INTRODUCTION

Le secteur agricole occupe une place importante dans l'économie tunisienne. Il génère plus de 12%
du produit intérieur brut (PIB) et contribue activement à la création d'emploi avec une occupation de 16%
de la main d'œuvre active totale d’autre part il veille sur l'équilibre de la balance de paiement à travers les
exportations qui comptent 11% dans les exportations de biens, en plus évidement de son rôle majeur dans
la garantie de la sécurité alimentaire du pays. (APIA, 2016).

La Tunisie couvre 163000 km2 et compte 516000 exploitations détenant 5.3 millions d’hectares dont 4.9
millions d’hectares sont effectivement cultivés (APIA, 2016). Les principales spéculations agricoles, comme
elles sont représentées sur la figure 1, sont les céréales avec 1610000 ha, l’arboriculture fruitière 2155000
ha, les légumineuses avec 7700 ha, les cultures fourragères avec 384000 ha et les cultures maraîchères avec
162000 ha. Il existe en outre une superficie consacrée à la jachère qui fluctue en fonction des années et qui
représente environ 671000 ha.

Céréales
Légumineuses
Fourrages
Culture maraîchaire
Culture industrielle et autres
cultures
Arbroculture

Figure 1 : les principales spéculations agricoles en Tunisie. Source : (DG/EDA, 2004-2005).

On remarque que l’arboriculture est le plus vaste spéculation suivie par les céréales et les légumineuses qui
représentent toutes les deux 38% de la superficie des terres agricoles utiles.

Sur un autre niveau, les résultats de l’enquête réalisée, en 2004, par la Direction Générale des Etudes et de
Développement agricole (Tableau 1), montrent que le nombre d’exploitations, a évalué de 9.5% par rapport
aux années 94-95. Tandis que la superficie moyenne de l’exploitation a diminuée pendant la même période
de 9%. De même on remarque que la superficie agricole a enregistrée une diminution une légère
diminution qui est de 0.5%. Cette évolution peut être expliquée par le phénomène de morcellement et
partage des exploitations par les héritiers.

Tableau 1 : Evolution du nombre d’exploitations et de la superficie agricole. Source : (DG/EDA, 2004-2005).

Désignation Enquête Enquête Enquête Evolution
61-62 94-95 04-05 1994/2004
Nombre
d’exploitation 326 471 516 9.5%
(en milliers)
Superficie agricole
utile (1000 ha) 5206 5295 5271 -0.50%

Superficie
moyenne de 16 11.2 10.2 -9.00%
l’exploitation (ha)
Superficie agricole
par habitant (ha) 1.2 0.6 0.5 -16.60%

D’autre part, on remarque, sur le tableau 2, que le nombre des exploitations dont la taille est moins de 50
hectares a été, d’après l’enquête réalisée entre 1961 et 1962, de 312.000 unités et elle a eu une
augmentation pour atteindre les 457.000 unités, d’après l’enquête réalisée entre 1994 et 1995, et les
502.000 unités d’après l’enquêtes réalisée entre 2004 et 2005.

Cette évolution est beaucoup plus localisée dans les exploitations de taille de moins de 50 hectares.

Cette augmentation au niveau du nombre et de la superficie des petites et moyennes exploitations.000 hectares dans les années 1994-1995 pour devenir 3.349.000 hectares dans les années 2004-2005. Cette évolution était en d’épie de la superficie des exploitations de taille de plus 50 hectares qui a passée de 1. Source : (DG/EDA.778. 2004-2005). a poussée l’état à donner une plus grande importance à cette catégorie d’exploitation.000 hectares e 1994-1995 à une superficie de 1.946.000 hectares en 2004-2005. on remarque d’après le tableau 3. Source : (DG/EDA.490. l’augmentation de la superficie des exploitations de 50 hectares qui représentaient 3. Tableau 3 : Evolution de la superficie agricole utile selon la taille. 2004-2005) Unité : millier Taille de Enquête 1961-1962 Enquête 1994-1995 Enquête 2004-2005 l’exploitation Nombre % Nombre % Nombre % Moins de 5 ha 133 41% 251 53% 281 54% De 5 à 10 ha 73 22% 92 20% 109 21% De 10 à 50 ha 106 32% 114 24% 112 22% De 50 à 100 ha 9 3% 10 2% 10 2% 100 ha et plus 5 2% 4 1% 4 1% Total 326 100% 471 100% 516 100%1% En ce qui concerne la superficie des terres agricoles. Tableau 2 : Evolution du nombre des exploitations selon la taille. Unité : 1000 Ha Talle de Enquête Enquête Enquête Taux l’exploitation d’évolutio 1961-1962 1994-1995 2004-2005 n% superfici % superficie % superficie % e Moins de 5 ha 318 6% 471 9% 556 11% +18% De 5 à 10 ha 531 10% 643 12% 757 14% +18% De 10 à 50 ha 2275 44% 2235 42% 2177 41% -3% Total moins de 3124 60% 3349 63% 3490 66% +4% 50 ha De 50 à 100 ha 583 11% 645 12% 651 12% +1% .

En ce qui concerne les légumineuses alimentaires.25%passant de 102.03 . Source : (DG/EDA.000 hectares dans les années 04-05.000 hectares dans les années 04-05. Tandis que la superficie consacrée à la culture légumineuses a subi une baisse de l’ordre de 0. leur grain ou caryopse se présente soit nu lorsqu’il a perdu ses enveloppes sous l’effet du battage (blé).531. 2. En Tunisie. Tableau 4 : Evolution de la superficie consacrée à la récolte des céréales et des légumineuses.100 ha et plus 1499 29% 1301 25% 1127 22% -13% Total 5206 100% 5295 100% 5271 100% 0% Culture des céréales et des légumineuses 1. soit vêtu lorsque ses enveloppes sont restées attachées ou soudés au grain après battage (orge).052 Légumineuses 102 77 -0. 2004-2005) Unité : millier hectares Désignation Enquête 94-95 Enquête 04-05 Taux d’évolution (%) Superficie Superficie Céréales 1531 1610 +0.052% passant de 1. Elles jouent un rôle important dans l’enrichissement de la fertilité des sols. Importance de la culture des céréales et des légumineuses : Les céréales sont de la famille des graminées. Evolution de la superficie consacrée à la culture des céréales et des légumineuses : D’après le tableau 4.000 hectares dans les années 94-95 à 77. les superficies agricoles consacrées à la culture des céréales ont connus une légère augmentation de l’ordre de 0.000 hectares dans les années 94-95 à 1. les céréales et les légumineuses à graines sont considérés comme des produits stratégiques dans l’alimentation humaine et animale dans le pays.25 Total 1633 1687 +0. elles constituent une source importante en protéines aussi bien dans l’alimentation humaine qu’animale.610.

Il sert à déterminer le rendement d'une céréale avant la récolte. Le tableau 5 présente les caractéristiques de quelques grains. Cependant il peut aussi permettre de vérifier si un grain a été conservé dans de bonnes conditions. Source : (ITCF. 1989) Espèce de grains Poids spécifique (kg/m2) Poids de 1000 grains (grammes) Blé 750 à 850 43 (35 à 50) Orge 650 à 750 45 (40 à 50) Mais 750 à 850 330 (280 à 380) Colza 600 à 690 5 (3. 3. Avril 2015). le poids spécifique. Caractéristiques physiques des grains : Les grains peuvent être caractérisés par plusieurs critères physiques: le poids de 1000 grains. donc d'un problème de conservation.3. Poids de 1000 grains : C'est un critère plutôt agronomique qui rend compte de la bonne formation et alimentation des grains et dépend essentiellement de la date et de la densité de semis ainsi que de la protection antifongique. Tableau 5 : Poids spécifique et celui de 1000 grains.1.2. en effet une baisse du poids de 1 000 grains entre la mise en cellule et la vidange d'un lot rend compte d'une perte de matière sèche. Ce poids de 1000 grains généralement calculé à la norme commerciale d'humidité peut aussi être exprimé par rapport à la matière sèche. Angle de talus : .5 à 7) Tournesol 380 à 485 53 (35 à 70) Soja 680 à 780 165 (94 à 235) Pois 750 à 850 300 (150 à 400) 3. 3. 3. la teneur en eau des grains et les impuretés. la forme (dont dépend la porosité d'une masse de céréales). Source : (ONAGRI. (ITCF. Le poids spécifique peut être influencé ainsi par deux éléments . Poids spécifique : C'est une caractéristique des grains qui dépend principalement de la forme et du poids de 1000 grains. 1989).La hausse de la production des dérivés de céréales et la baisse des superficies consacrées à ces types de culture a fait de la Tunisie un pays importateur des céréales qui a présenté en 2014 un taux de 45% du total des importations des importations en industrie agro-alimentaire.

les facteurs de la récolte. Chaussat et Chapon (1981) mettent en évidence une relation directe entre le poids du grain et sa vitesse de germination pour différentes espèces. Chaussat et Bouinot (1984) parlent de la prédétermination physiologique des semences.1995) Figure 2 : Les différents facteurs impliqués dans la qualité germinative des semences (d'après Côme.L'angle de talus nommé aussi angle de repos est une propriété physique des graines et plus spécifiquement pour les poudres ce qui n’existe pas dans les liquides et ce n’est pas une mesure très logique pour une poudre parce que la plupart des poudres montrent quelque degré de cohésion. l’angle de talus varie de 27 à 30° et elle est typiquement de 30° pour assurer un écoulement libre. Les facteurs avant récolte correspondent. la variété. Ainsi. les facteurs après la récolte et les facteurs de la germination (figure 2). 1993). Au sujet des céréales. entre autres : . depuis sa création sur la plante mère jusqu'à sa reprise d'activité. Source : (Mémoire de Y. Source : (ITCF. Principaux facteurs agissants sur la qualité et la quantité des céréales et des légumineuses : L'ensemble des facteurs qui interviennent au moment de la germination mais aussi tout au long de la vie d'une semence. la qualité germinative d'une semence est fonction de son génome mais aussi de multiples facteurs que Côme (1993) regroupe en quatre catégories : les facteurs avant la récolte. 4. exerce une influence sur le comportement de cette semence lorsqu'elle est mise à germer. Par exemple. L'espèce. Généralement. la taille ou le poids des semences sont quelques uns des facteurs génétiques qui peuvent avoir une influence sur la qualité germinative des semences. 1989). Crosaz .

la dissémination et la conservation du pathogène. le nettoyage et le triage peuvent intervenir.à l'âge de la plante mère. S'agissant des facteurs après récolte. L'âge des semences peut aussi modifier les conditions nécessaires à leur germination. produits phytosanitaires. Si l’une des trois composantes est égale à zéro. Ces événements sont le contact.. il est clairement établi que la durée et les conditions de conservation des semences jouent un grand rôle. l’infection. 5.. il n’y a pas de maladie. Elle est parfois réalisée par un hyphe fin produit directement par la spore ou le mycélium ou le plus souvent par une pointe de pénétration formée par une appressorie..1995). pluie et lumière) . raccourcisseurs de paille) . tous les traitements auxquels les semences sont soumises après leur récolte peuvent avoir une incidence sur leurs propriétés germinatives (Côme.) qui se déposent sur la plante sont appelées inoculum. la date de récolte est donc importante. l’aire de ce triangle représenterait le niveau de la maladie dans une plante ou une population de plantes. Source : (Mémoire de Y. Le contact ou pollution (inoculation en anglais) se réalise quand un pathogène se met en contact avec une plante. La longueur de chaque côté est proportionnelle à l’implication de sa composante dans la sévérité de la maladie. par les ouvertures naturelles ou par les blessures. La pénétration directe est réalisée chez la plupart des champignons. Maladies fongiques : L’interaction plante hôte.à la position des semences sur la plante mère . notamment les conditions thermiques (Barton.aux techniques culturales (fumure. le séchage. L’hyphe fin ou la pointe de . Cette chaîne d’événements implique les changements chez la plante et chez le pathogène durant une saison et d’une saison à une autre. 1936). Pour de nombreuses espèces (céréales. Le fragment mycélien ou la spore en germination pénètrent dans la plante directement. Par exemple. . Les propagules du champignon pathogène (spores. pathogène et environnement est généralement considérée comme formant un triangle appelé «le triangle de la maladie» dont chaque côté représente l’une des trois composantes. c'est certainement le stade de maturité des semences au moment de leur récolte qui intervient principalement dans la germination . Concernant les facteurs de la récolte.. Crosaz . tournesol). . 1993). Une série d’événements plus ou moins distincts se réalisent et conduisent au développement de la maladie. Si les trois composantes de la maladie peuvent être quantifiées. . fragments mycéliens. sclérotes.au climat (température. la pénétration.

aboutissant à différents degrés de protection. De nombreux champignons se trouvent dans/sur les semences et organes de multiplication des plantes qui les disséminent. Ainsi. Les animaux. les plantes hôtes répondent par divers mécanismes de défense. Ces champignons peuvent croître pendant peu de temps sur de tels tissus avant d’attaquer le tissu sain. L’infection commence quand le pathogène s’installe dans les cellules ou tissus sensibles de la plante hôte et se procure des éléments nutritifs. Beaucoup de champignons sont disséminés par les courants d’air qui les transportent à différentes distances en fonction de la turbulence et la vitesse de l’air. Elles affectent l’intégrité structurale et les processus physiologiques des cellules hôtes.pénétration perce la cuticule et la paroi cellulaire des plantes par l’intermédiaire de force mécanique associée à une dégradation enzymatique. Ces propagules fongiques présentes dans le sol peuvent être transportées par les eaux de pluie ou d’irrigation qui coulent à la surface du sol. D’autres peuvent pénétrer par divers types de blessures qui peuvent être fraîches ou anciennes et consistent en un tissu lacéré ou mort. La période entre l’inoculation et l’apparition des symptômes est appelée incubation. Elles peuvent aussi être ramenées en bas par les gouttes des eaux de pluie ou d’irrigation par aspersion quand elles sont suspendues dans l’air. d’autres. Ainsi. Les symptômes changent continuellement. plus ou moins rapidement. le pathogène croit et/ou se multiplie de façon à envahir la plante plus ou moins rapidement. les symptômes. dits biotrophes. Pour réagir aux pathogènes. de la sensibilité à la résistance. certaines spores peuvent être transportées à quelques centaines ou milliers de mètres alors que d’autres à plusieurs kilomètres ou même des centaines de kilomètres. en particulier les insectes. Quand l’infection réussit. les hydathodes et les lenticelles. Nombreuses substances telles que des enzymes et des toxines sont libérées par les pathogènes dans les plantes hôtes. certains champignons pathogènes. Une variété de plante sensible correspond à un pathogène virulent et une variété de plante résistante correspond à un pathogène avirulent. Quand les spores sont sur la surface des plantes. Certains champignons pénètrent dans les plantes par les ouvertures naturelles telles que les stomates. dits nécrotrophes. apparaissent. elles peuvent être projetées dans toutes les directions par les éclaboussures des eaux de pluie ou d’irrigation par aspersion. Pendant l’infection. Ainsi. la plupart des champignons pathogènes adhèrent aux corps des animaux qui se déplacent entre les plantes . L’eau est un important facteur de dissémination des spores et des fragments mycéliens. sans les tuer. tuent les cellules et utilisent ensuite leurs contenus. sont aussi des vecteurs de dissémination des propagules. à partir de leur apparition jusqu’à la mort complète de plante. obtiennent leur nourriture à partir de cellules vivantes. qui sont les changements visibles dus à la maladie.

la lutte biologique. 2008) La lutte chimique est caractérisée par l’application de fongicide en pulvérisation ou en saupoudrage directement sur la partie aérienne de la plante ou bien sur le sol qui va accueillir la plante ou la semence et dans d’autre cas sur les semences mêmes. accroitre la quantité et amélioré la qualité de la production. (Nassraoui B. (2008). essentiellement. (Nassraoui B. Il est soumis à une autorisation avant sa mise sur le marché et suit des exigences réglementaires très strictes. homologués. 2008). Les champignons sont également disséminés par l’homme avec le contact direct et le matériel qu’il utilise en agriculture. 7. Dans les quatre cas présumé. met à la disposition des unités de production des semences et des agriculteurs. du consommateur et de l’environnement dans les conditions recommandées d’emploi. Nassaoui B. . Les spores de dissémination sont produites activement par les champignons durant la saison favorable pour propager la maladie tandis que les spores de conservation sont produites par les champignons pour surmonter la saison défavorable. la lutte génétique. tous en indiquant la matière active et les quantités du produits conseillés à utiliser. La réglementation vise à s’assurer de l’innocuité du produit vis- à-vis de l’utilisateur. la liste des différents produits. (Nassraoui B. la lutte intégré. la lutte culturale. différents méthodes de luttes on été développés parmi les quelles on trouve la lutte par la mise en quarantaine. la lutte physique. a subdivisé les maladies fongiques en maladie transmises uniquement. 2008). En ce qui concerne les maladies.et d’une plante à une autre. les substances actives sont des molécules chimiques qui ont une action phytosanitaire efficace et sélective de protection de la semence. entre autre et non transmise par les semences. de traitement des semences. 6. Pour surmonter à ces maladies. soit à travers les semences soit à travers les débris infectés de la culture précédente. Un produit de traitement de semences est l’association d’une ou plusieurs substances actives et de formulant dit « inertes ». D’autre part. Les produits de traitement : La Direction Générale de Protection et du Contrôle de la Qualité des Produits. Méthodes de luttes contre les maladies fongiques : Les maladies fongiques peuvent être transmises soit à travers le sol. le traitement des semences doit être effectué pour minimiser et rendre même nul le risque d’attaque de la plante par les maladies fongiques.

7.1. des colorants… Les tensioactifs et les émulgateurs ont la propriété de réunir et de maintenir ensemble de façon stable deux liquides incompatibles. des tensioactifs ou des mouillants. la taille et le poids de la semence. Evolution des substances actives : Le mode d'action des substances actives a évolué. De nouvelles possibilités sont offertes grâce à l’amélioration des techniques d’application des produits sur semence.2. Des éléments nutritifs destinés à favoriser la germination des plantules peuvent ainsi être appliqués sur la semence. Ils ne modifient ni la forme ni la taille de la semence. la stabilité. des produits de contact aux produits pénétrants puis aux produits systémiques. Pelliculant et enrobant : Les pelliculant correspondent à l’application d’un film microporeux à la surface de la semence. Lors de l’utilisation des semences par l’agriculteur. . 7. des solvants organiques ou de l’eau. La sélectivité s'est améliorée. Ils améliorent la couverture et l’homogénéité du traitement.1. Les spectres d’efficacité sont plus larges et la durée d’action a augmenté de quelques semaines à plusieurs mois après le semis. ils améliorent le confort de l’utilisateur au moment du semis en supprimant les poussières et en facilitant l‘écoulement des semences dans le semoir. les enrobant modifient la forme. Ils améliorent la précision du semis.1. la compatibilité et l’homogénéité des produits en limitant les poussières et en facilitant le nettoyage des appareils.1. Ils améliorent l’action de la ou des substances actives en condition de culture. l’utilisation des poudres pour poudrage a été remplacée par des poudres ou des liquides appliqués par pulvérisation. Les formulant comprennent. en proportion égale es constante pendant tout le procédé d’application du produit et ceci à des doses très faibles. Les quantités utilisées par quintal de semences diminuent et la biodégradabilité en éléments simples est plus rapide. Actuellement. Les formulant : Ils ont pour objectif de rendre possible l’application et la tenue de la ou des substances actives sur le grain. des émulgateurs. 7. Ceci a permis d’améliorer la mise en œuvre. des dispersants. Par contre.

les produits homologués se présentent sous forme liquide et dans certains cas sous forme de poudre soluble dans l’eau. selon les variétés ou les caractéristiques de production d’un lot.En Tunisie. Différences physiques des graines : Les graines de chaque espèce ont des caractéristiques propres de forme (ronde. de largeur. de poids. . 1. de largeur.1. choix des précédents culturaux. des analyses sont réalisées pour orienter le choix et le réglage des appareils. désherbage optimal et protection contre les maladies. rugueux. Les procédés de calibrage et de traitement des semences et des légumineuses 1. de volume. Principe du triage des semences : Les grains. C’est cet ensemble de connaissances souvent lié à l’expérience des opérateurs qui guidera le réglage de chaque appareil de triage. Des différences de longueur. longue…) et de nature des téguments (lisse. ont des caractéristiques différentes de longueur. poilu ou barbu). A chaque étape du procédé de fabrication. de rugosité… C’est la connaissance de ces différences que le responsable d’une station de semences va mettre à profit pour séparer et éliminer les graines étrangères et les grains malades d’un lot de semences brutes. selon les espèces. d’épaisseur et de PMG (poids de 1000 grains) existent également. La réussite du triage commence dès la multiplication au champ. d’épaisseur. Ils contribuent à l'élimination des graines indésirables. Les agriculteurs- multiplicateurs suivent un cahier des charges précis. facilitant ensuite le triage en station. Ces dernières varient pour une espèce.

Ces caractéristiques vont guider le choix des grilles des nettoyeurs séparateurs et des cylindres pour les trieurs alvéolaires. On choisit les grilles en fonction de la forme des graines. Triage selon la forme des semences : Chaque forme de grain est caractérisée par une longueur L une largeur l et une épaisseur e. le responsable du triage (et/ou l’opérateur) dispose de grilles à perforations allongées ou rondes et de cylindres à alvéoles longues ou rondes dont le principe est de retenir ou de laisser passer les graines d’un flux de semences. . 2007) 1. Source : (GNIS.2. Figure 3 : Les différences physiques des graines.

ont des caractéristiques de longueur. La table densimétrique. sépare les grains selon leur densité grâce à une vibration sur un coussin d’air. Un nettoyeur-séparateur va permettre de trier uniquement sur la largeur. de largeur. Les trieurs alvéolaires séparent les grains selon leur longueur. de poids et de densité. d’épaisseur. outil de précision spécifique aux stations de semences. Figure 4 : Triage selon la forme des grains. Les grains denses restent davantage en contact avec la table et se séparent des plus légers. de forme et de couleur. Source : (GNIS. Le trieur optique sépare les grains et les impuretés selon la couleur et la forme des grains. de volume. Choix des technologies utilisées selon les caractéristiques des grains : Les graines. selon les espèces.3. . A chacune de ces caractéristiques du grain sont associés une technologie de triage et un type d’appareil que l’opérateur utilisera pour séparer les graines selon cette caractéristique. l’épaisseur et selon le comportement du flux de graines dans un courant d’air en aspirant les déchets légers. 2007) 1.

l’amplitude des mouvements. l’intensité de la ventilation.. Pré-nettoyeur : Le pré-nettoyeur permet d’éliminer une partie des déchets contenus dans la semence brute provenant des parcelles de multiplication.1. Il permet d’améliorer la qualité du travail des appareils suivants. .. petites brisures) et élimine grâce à ses grilles les déchets grossiers (paille. Il aspire les déchets légers par ventilation (enveloppes du grain. mottes de terre) et les très petites graines. De plus. Figure 5 : Technologie utilisé selon les caractéristiques des graines. pour chaque type d’appareil. 2.. la pente. 2007) 2. Appareils de triage des semences : Chaque appareil de triage a des caractéristiques technologiques propres qui lui permettent d’éliminer tel ou tel type de déchets indésirables dans un lot de semences. le responsable du triage dispose de nombreux choix de réglages. Source : (GNIS. comme le calibre des grilles et des alvéoles.

Ebarbeur : L’ébarbeur est utilisé uniquement pour l’orge. . 2. Source : (GNIS. Figure 6 : Le pré-nettoyeur. 2007). Il est indispensable pour débarrasser les graines de cette espèce de leurs barbes.2. facilitant par la suite les opérations de triage au niveau de la station et le semis par les agriculteurs.

Source : (GNIS. le triage s’effectue uniquement sur les caractéristiques de largeur. Figure 7 : Ebarbeur.3. Cependant. L’opérateur dispose d’un large choix de grilles (10 à 20 pour le tri des semences de céréales à paille) pour adapter les réglages en fonction de l’espèce travaillée et de la nature des déchets à éliminer. . d’épaisseur et selon le poids du grain par aspiration des déchets légers. Nettoyeur séparateur : Le nettoyeur séparateur élimine la plus grande partie des déchets en pourcentage. 2007) 2.

L’un élimines les grains ronds (gaillets. Grâce à des cylindres cribleurs.5. Ils éliminent les graines ovales. On travaille en batterie de deux trieurs alvéolaires. Ces graines n’ont pas pus être éliminées par les grilles des appareils précédents. 2007) 2. L’opérateur dispose d’un choix de 5 à 10 cylindres pour les céréales à paille afin d’adapter ses réglages en fonction de l’espèce travaillée et de la nature des déchets à éliminer. longues ou rondes dont le diamètre est identique à celui de la semence. 2. vesces) ou cassés. Calibreur : Le calibreur élimine les grains de faible diamètre. facilitant ainsi par la suite le travail de la table densimétrique. Source : (GNIS. Figure 8 : Nettoyeur séparateur.4. Trieur alvéolaire : Les trieurs alvéolaires séparent les graines d’après leur forme. . il permet d’homogénéiser un lot de semences. orges dans le blé). l’autre les grains longs (folles avoines.

6 : Table densimétrique : La table densimétrique sépare les grains de formes et de dimensions voisines mais de densités (poids spécifique) légèrement différentes. La semence est entraînée sur un coussin d’air. Si le mécanisme paraît simple. entrent en suspension et s’écoulent vers d’autres sorties. . la vitesse de vibration. les plus légers. C’est sans doute le plus performant pour finaliser le triage d’un lot de semences. Source : (GNIS. l’inclinaison longitudinale et latérale de la table et la puissance de la soufflerie. parasités ou cassés. La table densimétrique est un outil spécifique des stations de semences. 2007) 2. le bon fonctionnement de cet appareil exige 5 réglages : le débit des grains. Les grains les plus denses restent davantage en contact avec la table et se déplacent vers certaines sorties . Figure 9 : Calibreur. C’est généralement son débit. malades. échaudés. qui conditionne le débit de toute la chaîne. en moyenne de 150 quintaux/heure.

persistance…) tient compte des analyses sanitaires des lots bruts de semences qui arrivent dans les stations (et donc des éventuelles maladies présentes qui varient d’une année sur l’autre et du niveau de contamination) ainsi que du type de protection recherchée. Principe et technique de traitement des semences : Le traitement des semences est indispensable pour lutter contre les maladies transmises par les semences et pour protéger les jeunes plantes contre les parasites naturellement présents dans le sol. Il assure également une protection contre des attaques précoces de maladies et de parasites en végétation. Le choix de la ou des substances actives (mode et spectre d’action. . Source : (GNIS. Figure 10 : Table densimétrique. 2007) 3.

l’helminthosporiose de l’orge dont le mycélium se conserve dans les enveloppes et parfois à l’intérieur du grain.En céréales à paille de nombreuses maladies peuvent se transmettre par les semences : la septoriose et la fusariose dont les mycéliums se conservent à la surface des grains (parfois à l’intérieur pour Fusarium roseum). produits systémiques). forme un cylindre de grains à l’intérieur duquel la coupelle de liquide projette. Une protection efficace des semences nécessite d’appliquer de façon homogène sur toute la surface des semences une quantité précise de matières actives adaptées à ces différentes maladies et ravageurs (produits de contact. rouille brune. Appareil de traitement des semences : Les appareils de traitements industriels permettent d’appliquer des matières actives à la bonne dose. la carie dont les spores sont retenues dans le sillon central et au niveau de la brosse. L’appareil de traitement va permettre d’apporter une quantité précise de matières actives. Puis le mélangeur ou "trommel" brasse la semence grâce à un mouvement rotatif. Si la surface du grain n’est pas entièrement couverte par les produits. rouille jaune. le charbon couvert de l’orge dont les spores adhèrent aux enveloppes. On trouve un appareil de traitement à débit continu. c’est la porte ouverte aux maladies.Les attaques précoces de maladies (oïdium. bien répartie sur la surface des grains et avec une bonne adhérence des produits. . Il termine l’enrobage et la fixation du produit sur la semence. piétin-verse. septoriose. Appareil de traitement à débit continu : L’application du produit sur la semence est réalisée dans la chambre de pulvérisation.Les larves d’insectes (essentiellement celles du taupin et de la mouche grise). La semence. pesage…) évite les risques de surdosage ou de sous . en arrivant dans la chambre de pulvérisation. le charbon nu du blé ou de l’orge dont le mycélium se conserve au niveau de l’embryon. par la force centrifuge. septorioses). y compris dans le sillon. 4. débitmètre.Les maladies de types ‘’fontes de semis’’ présentes dans le sol (fusarioses. et un appareil de traitement en Batch. vitesse de rotation du disque atomiseur. Un ensemble de réglages et de contrôles à toutes les étapes du traitement (dosage des produits.) et d’insectes (pucerons). principalement les corbeaux. . fusariose. .Les oiseaux.1. 4. Le traitement des semences permet de lutter contre ces maladies mais également contre de nombreuses autres agressions : . le produit de traitement.

2. le réglage des machines intègre de très nombreux paramètres (plus de 100 sur les nouvelles machines) tenant compte en particulier : . Ce procédé permet plus de souplesse de travail. Réalisé par des techniciens spécialisés. PMG.des caractéristiques de chaque lot.de l’espèce et de la variété. Appareil de traitement en Batch : Le traitement en batch permet d’appliquer des liquides ou des poudres. de l’épaisseur du film recherché. Le temps d’application est de quelques secondes. 2007) 4. La semence reçoit la quantité de produit nécessaire. éventuellement de façon successive. Une quantité définie de semences arrive dans un mélangeur fixe à fond tournant. suivi . connues avec précision grâce aux analyses (états sanitaires. humidité.de la dose idéale à appliquer. .dosage. . des propriétés de la formulation… Figure 11 : Appareil de traitement à débit continu. calibre…). Source : (GNIS. successivement dans un ordre choisi par l’opérateur.

le nettoyeur-séparateur poursuit le tri en fonction de la taille des .1. dans le cas de l’orge. Chaque appareil à ses performances propres. 5. après ce triage. élimine les barbes de cette espèce. l’ébarbeur.). Source : (GNIS. Chaine de triage et de traitement des semences : Pour éliminer toutes les graines étrangères (autres céréales. La succession de ces appareils est appelée chaîne de triage. Figure 12 : Appareil de traitement en Batch.. adventices.d’un mélange de finition pendant lequel les échanges par frottement finissent de parfaire le traitement. C’est leur succession et leur complémentarité qui permettent l’élimination de tous les déchets.. les stations des semences utilisent toute une série d’appareils de triage. 2007) 5. on passe directement au traitement. Puis une porte s’ouvre afin de vidanger la totalité des semences. Chaîne de triage : Le pré-nettoyeur permet d'enlever les déchets les plus grossiers .

2007) 5. Les trieurs alvéolaires opèrent une sélection en fonction de la forme des grains.déchets et élimine la plus grosse partie des déchets. mais seuls la complémentarité des appareils. Du produit brut à la semence certifiée : . permettent aux professionnels du triage d’éliminer toutes les graines étrangères. le choix des grilles et le réglage des vitesses. sont ainsi éliminées d'emblée. Les petites particules de terre. les enveloppes des grains. la paille. finalise le triage en séparant les grains selon leur densité. Enfin la table densimétrique. échaudés ou germés. Chaque appareil a ses caractéristiques propres. Source : (GNIS.2. Figure 13 : chaîne de triage des semences. éliminant les grains malades. outil de précision spécifique aux stations industrielles. par exemple. Puis d'autres machines prennent le relais. tandis que le calibreur élimine ceux de faible diamètre (notamment cassés) et homogénéise le lot de semences.

germés) . Pour cela. 2007) . les graines de mauvaises herbes et les grains inaptes à germer (brisés. Source : (GNIS. permet de réaliser cette transformation et d’assurer un niveau de qualité élevée. cailloux. Figure 14 : Chaîne de triage et de traitement des semences. terre). alliée au savoir–faire des opérateurs d’une station de semences. ceci quelle que soit l’année et les conditions de culture qui auraient pu perturber le programme de désherbage ou favoriser le développement d’adventices particulières. toute une série d’appareils spécialisés toujours plus performants. échaudés. très supérieur aux normes officielles. parasités.Le responsable de la station de semences doit éliminer d’un lot de semences les déchets gênant la régularité du semis (paille.

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