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Pétrochimie de gaz naturel

Université d’ELOUED

Chapitre 1 : Généralités sur le gaz naturel Chapitre 2 : désacidification du gaz naturel

Pétrochimie de gaz naturel

1. Généralités sur le gaz naturel

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1.1. Origine :

Les plus anciens documents existant sur les manifestations du gaz naturel concernent les « feux éternels » du Moyen-Orient, (trois millénaires avant notre ère). Les Chinois furent sans nul doute les plus grands foreurs avant l’emploi des méthodes modernes. Plusieurs siècles avant J-C (Jésus crée), ils avaient mis au point des techniques de forage pour obtenir du sel, Ils rencontraient parfois des accumulations de Gaz Naturel. Le Gaz

était alors capté en tête de puits par des tubes, et servait à alimenter les chaudières ; il assurait

en outre l’éclairage des rues et des halles.

1.2. Etat actuel

Après avoir définitivement imposé sa suprématie, le pétrole va faire l’objet d’une guerre sans merci. Il est indubitable que l’histoire du Moyen-Orient est écrite à l’encre du pétrole. Les enjeux stratégiques de cette matière première essentielle dont à l’origine de principaux accords déterminants de la région, à l’instar du traité Franco-anglais «’GEORGE PICOT’–‘MARK SYKES’».Mais il faut attendre l’entre deux guerres pour voir les accords entre compagnies pétrolières détrôner les accords d’états.

A la fin des années 50 les hydrocarbures (pétrole et gaz) représentent 50% des sources

d’énergie dans le monde. Il est facile de comprendre que les années 50, qui consacrent les hydrocarbures comme première source d’énergie dans le monde vont également imposer une stratégie mondiale de diversification des zones d’approvisionnement, notamment pour les pays consommateurs dépendants des gisements extérieurs. Il n’est donc pas étonnant que ce soit à cette période que les gisements de Hassi Messaoud, Hassi R’mel …. soient découverts en Algérie colonisée, ainsi que d’autres gisements en Afrique (Libye, Gabon et Nigeria entre autres).

A l’orée de l’année 2000, et après l’effondrement du bloc socialiste, la concentration au

Moyen Orient de la production mondiale d’hydrocarbures est plus que jamais un élément déterminant de la sécurité et de la stabilité dans le monde. Toutes les nations reconsidèrent leurs alliances respectives en fonction de cette donnée essentielle.

1.3. Le gaz dans le monde et en Algerie

1.1.1. Gaz naturel dans le monde

a. Réserves de gaz

Ces réserves, bien que limitées sont très importantes et les estimations concernant leur taille continuent de progresser à mesure que de nouvelles techniques d'exploration ou d'extraction sont découvertes. Les ressources de gaz naturel sont abondantes et très largement distribuées à travers le monde. On estime qu'une quantité significative de gaz naturel reste encore à découvrir.

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Les réserves prouvées sont celles qui pourraient être produites avec la technologie actuelle. Le Moyen-Orient et Europe Eurasie se partagent à eux deux environ les trois quart des réserves mondiales de gaz naturel (respectivement 40,5% et 33,6% du total). Les réserves mondiales de gaz naturel ont plus que doublé au cours des vingt dernières années et s'élevaient en 2010, à 187,1 trillion de mètres cubes (trillion=10 12 ). Le ratio mondial des réserves prouvées de gaz naturel par rapport à la production à son niveau actuel est entre 55 et 60 ans. Ceci représente le temps restant avant l'épuisement des réserves en supposant que les taux actuels de production soient maintenus. Le graphe présent dans la figure-1-1 représente la répartition des réserves gazières des premiers pays dans le monde en 2010 :

21,02% 1,69% 25,30% 2,39% 2,65% 15,75% 2,79% 3,23% 13,55% 3,68% 3,97% 3,99% Russie Iran Qatar
21,02%
1,69%
25,30%
2,39%
2,65%
15,75%
2,79%
3,23%
13,55%
3,68%
3,97%
3,99%
Russie
Iran
Qatar
Turkménistan
Arabie saoudite
États-Unis
Émirats arabes unis
Nigeria
Venezuela
Algérie
Iraq
AUTRE

Fig-1-1-Répartition des réserves de gaz naturel en 2010

La carte présente dans la figure-1-2 représente la répartition des réserves mondiales du gaz en 2010 pour chaque continent en Gm 3 et en pourcentage

en 2010 pour chaque continent en Gm 3 et en pourcentage b. Production mondiale du gaz

b. Production mondiale du gaz naturel

Asie pacifique

Fig-1-2-Répartition des réserves mondiales du gaz naturel pour chaque continent (en 2010)

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Les principaux pays producteurs en 2010 étaient les Etats-Unis et la Fédération de Russie avec respectivement 19,3% et 18,4% de la production mondiale. D'autres Etats possède également une certaine importance tels que le Canada, l’Iran, Quater, Norvège, Arabie Saoudite, l'Indonésie, l’Algérie, Pays-Bas. Ces pays ont représenté à eux seuls plus de 23,5% de la production totale de gaz naturel en 2010. A noter que l'Amérique du Nord et Europe & Eurasie produisent 58,6% de la production globale. La production mondiale totale en 2010 était de 3193,3 milliards de mètres cubes en croissance de 7,3% par rapport à l'année 2009. Une croissance sensiblement plus élevée que la moyenne annuelle sur la période 2009-2010. Bien que la production ait augmenté dans toutes les régions, la croissance la plus rapide a été enregistrée à l’Asie Pacific et en Moyen-Orient. Le graphe présent dans la figure-1-3 représente la production mondiale du gaz naturel de 1970 jusqu'à 2010.

Production du gaz naturel dans le monde 2880,9 3000 2507,8 2500 2178,7 1910,6 2000 1790,2
Production du gaz naturel dans le monde
2880,9
3000
2507,8
2500
2178,7
1910,6
2000
1790,2
1492,3
1298
1500
1079,9
911,8
1000
500
0
1970
1975
1980
1985
1990
1995
2000
2005
2010 Années
Mtep

Fig-1-3-Production du gaz naturel dans le monde ***Remarque : Mtep (mégatonne d'équivalent pétrole soit 1 000 000 tep)

La tonne d’équivalent pétrole (symbole tep) est une unité d’énergie. Elle est notamment utilisée dans l'industrie et l'économie. Elle vaut, selon les conventions, 41,868 GJ parfois arrondi a 42 GJ, ce qui correspond environ au pouvoir calorifique d’une tonne de pétrole "moyenne" . Cette unité a remplacé, de fait, la tonne équivalent charbon. Elle ne fait pas partie du système international d'unités.

Équivalences des principales formes d’énergie

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Différentes

matières

(gaz,

essence,

mazout,

bois,

charbon,

etc.)

sont

utilisées

comme

producteurs

énergétiques.

Elles

ont

toutes

des

pouvoirs

calorifiques

inférieurs

(PCI)

spécifiques. C'est-à-dire qu'une tonne de charbon ne produit pas la même quantité d'énergie qu'une tonne de pétrole, une tonne de mazout, etc. Ainsi, une tep équivaut à environ 1,5 tonne de charbon de haute qualité, à 1 100 normo-mètres cubes de gaz naturel, ou encore 2,2 tonnes de bois bien sec. Voici quelques facteurs de conversions utilisés notamment par l'Agence internationale de l'énergie :

par l' Agence internationale de l'énergie : c. Consommation mondiale en gaz naturel Le gaz naturel

c. Consommation mondiale en gaz naturel

Le gaz naturel représente près du quart de la consommation énergétique mondiale. Cette consommation a considérablement augmenté au cours des 30 dernières années. Les principaux pays consommateurs de gaz naturel en 2010 étaient les Etats-Unis, avec 21,7% de la consommation totale et la Fédération de Russie, avec 13,0%. Selon les statistiques de BP (British Petroleum), le taux de consommation du gaz représente 23.5% de la consommation mondial de l’énergie en 2009, et cette consommation peut atteindre à 26.32% en 2030. Les pays consommateurs de gaz naturel plus de 50% de la consommation mondial sont USA, Fédération de Russie, Canada, Allemand, Iran, Bretagne. Le graphe présent dans la figure-1-4 représente la consommation mondiale du gaz naturel de 1965 jusqu'à 2010.

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Pétrochimie de gaz naturel Université d’ELOUED Fig-I-4-La consommation mondiale du gaz naturel (1965-2010) 1.1.2. LE

Fig-I-4-La consommation mondiale du gaz naturel (1965-2010)

1.1.2. LE GAZ NATUREL EN ALGERIE

a. Développement de l’industrie de gaz naturel en Algérie :

L’Algérie a une importe industrie du gaz naturel, et un important producteur de gaz au niveau mondial. Depuis 1980, l’Algérie est devenue l’un des grands exportateurs mondiaux de gaz naturel. Une

particularité à souligner est que l’Algérie a pu réaliser diverses installations de liquéfaction de gaz naturel qui lui permettent de le commercialiser sous forme liquide et le transporter dans

des méthaniers vers le marché extérieur (Etats-Unis, Europe

Parallèlement à ce mode de transport l’Algérie a pu transporter son gaz par des gazoducs reliant directement Hassi R’mel à l’Europe, c’est ainsi qu’elle exploite actuellement le fameux gazoduc transméditerranéen qui relie l’Algérie à l’Italie et la Slovénie via la Tunisie.

etc.).

b. Richesse Algérienne en gaz naturel

L’Algérie possède des réserves immenses en gaz naturel à savoir le champ de Hassi R’mel, qui est le plus grand à l’échelle mondiale et celui de Ain- Salah qui sera exploité en l’année 2002. L’Algérie est placée au dixième rang en 2010 avec taux de 2,4% environ des réserves mondiales. La production de gaz naturel en l’Algérie atteindra 72,4 Mtep en 2010. Actuellement l’Algérie c’est le quatrième exportateur dans ce secteur après la Russie, Quatar et Iran.

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7.9 7.6 8.0 7.2 7.0 6.0 5.3 4.4 5.0 4.0 3.1 3.0 2.0 1.3 0.6
7.9
7.6
8.0
7.2
7.0
6.0
5.3
4.4
5.0
4.0
3.1
3.0
2.0
1.3
0.6
1.0
0.2
0.0
1970
1975
1980
1985
1990
1995
2000
2005
2010
Années
Mtep

Fig-1-5-La production du gaz naturel en Algérie (1965-2010)

c. Les réserves gazières en Algérie :

En 2010 les réserves prouvées de gaz naturel sont estimées à 45000 milliards m 3 . Au cours des dix dernières années les bassins de Berkine et d'Illizi ont enregistré les taux de réussite les plus élevées dans l'exploration, avec respectivement 51% et 50%. Parmi les autres bassins de Berkine qui se classent comme les plus fructueux figure le bassin d’Oued Mya ou ils ont effectué une autre découverte de gaz et de pétrole en 2002, ainsi que les bassins de Timimoune et Hassi Messaoud .

1.4. TYPES DE GAZ NATUREL

L’apparition d’une phase liquide dépend des conditions de température et de pression dans le réservoir et en surface. Ceci conduit à distinguer les types de gaz naturel suivants :

1.2.1. Gaz sec

ne formant pas de phase liquide dans les conditions de production, c’est à dire que les condition dans le réservoir et en surface se trouvent tous deux en dehors du domaine diphasique, le gaz est concentré en méthane et contient très peu d’hydrocarbures plus lourds que l’éthane.

1.2.2. Gaz humide

Formant une phase liquide en cours de production dans les conditions de surface, il est moins concentré en méthane.

1.2.3. Gaz à condensât

Formant une phase liquide dans le réservoir par condensation, au cours de la remontée dans le puits, le gaz se refroidit avec formation de liquide en surface, la phase condensée est riche en constituants lourds.

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1.2.4. Gaz associé

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Coexistant dans le réservoir avec une phase huile (gisement de pétrole). Le gaz associé

comprend le gaz de couverture (phase gazeuse présente dans le réservoir) et le gaz dissous.

Le tableau 1-1 montre l’analyse de quelques gaz naturels produits dans différentes région du monde. La teneur en éthane, propane, butane s’accroît dans les gaz associés que dans les gaz secs, qui sont caractérisés par une teneur élevée de méthane. La gazoline composée essentiellement des hydrocarbures lourds comme les composés de pentane et de l’hexane dont leur condensation se passe dans les conditions normales et pratiquement inexistantes dans les gaz secs. La teneur en impuretés : N 2 , CO 2 et H 2 O se distingue beaucoup d’un gisement à l’autre.

   

GAZ ASSOCIES

   

GAZ SECS

 

Composition

Arabie

Saoudite

Libye

Abu dabie

Kuwait

Venezuela

Hassi

Messaoud

El agreb

Hassi R’mel

Abu Guise

Egypte

hollande

Méthane

48,1

66,8

76,4

78,3

85,0

60,7

 

38,8

83,5

91,6

81,3

Ethane

18,6

19,4

8,1

12,6

8,0

23,1

 

25,5

7,9

4,9

2,9

Propane

11,7

9,1

4,7

5,1

4,4

12,2

 

20,3

2,1

1,4

0,4

Butane

4,6

3,5

2,6

0,6

2,0

2,4

 

9,5

1,0

0,6

0,2

Gasoline

2,9

1,2

1,8

0,8

-

 

- 3,2

-

0,1

-

Azote N 2

0,3

 

- 0,3

-

0,4

 

- 5,3

-

 

0,4

14,3

CO 2

11,1

 

- 4,4

1,6

0,2

1,5

 

2,7

0,2

1,0

0,9

H

2 S

2,7

 

- 1,7

0,1

-

 

-

 

-

-

 

-

-

TOTAL

100

100

100

100

100

100

 

100

100

100

100

Tableau-1-1 L’analyse de quelques gaz naturels produits dans différentes régions du monde.

1.5. CARACTERISTIQUES PHYSIQUE DE GAZ NATUREL

Au stade final de son exploitation, les gaz naturel peut être caractérisé par les propriétés

suivantes :

1.3.1. Densité

Pour un gaz la densité est définie par le rapport de sa masse volumique à celle de l'air dans les

conditions déterminées de la température et de pression.

1.3.2. Pouvoir calorifique

C'est la quantité dégagée par la combustion d'une unité de volume du gaz, mesurée dans les

conditions de référence. Le pouvoir calorifique pour le gaz naturel s'exprime en (j/m 3 )

Il existe deux valeurs de pouvoir calorifique :

Pétrochimie de gaz naturel Pouvoir calorifique supérieur : (PCS)

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C'est la quantité de chaleur dégagée lorsque tous les produits de combustion sont ramènes à la température ambiante, l'eau formée étant liquide.

Pouvoir calorifique inférieur : (PCI)

C'est la quantité de chaleur dégagée lorsque tous les produits de combustion sont ramènes à la température ambiante, l'eau restée à l'état vapeur.

1.3.3. Composition chimique d'un gaz naturel

La composition chimique d'un gaz c'est la nature des hydrocarbures et les autres constituants qu'il renferme, leur importance relative dans le mélange et leur fraction volumique ou moléculaire. La composition chimique d'un gaz est utilisée pour étudier la vaporisation et calculer certaines de ces propriétés en fonction de la pression et la température. Tous les hydrocarbures présents dans le gaz naturel appartiennent à la série des paraffines de formule générale : CnH2n+2 .A cela s’ajoute : N 2 , H 2 S, CO 2 . En faible quantités (traces) on trouve l’Argon (L’argon est un élément chimique, de symbole Ar et de numéro atomique 18, Masse atomique :39,948), l’Hélium, (condensat, GPL) et de l’eau salé.

à la composition molaire

Le gaz en provenance des puits suivante :

producteurs de Hassi R’mel

Tableau 1.2 : Composition molaire de gaz traité à Hassi R’mel

COMPOSITION

%MOLAIRE

N

2

5.56

CO 2

0.20

CH 4

78.36

C

2 H 6

7.42

C

3 H 8

2.880

IC 4 H 10 NC 4 H 10 IC 5 H 12

0.62

1.10

0.360

NC 5 H 12

0.480

C

6 H 14

0.590

C

7 H 16

0.560

C

8 H 18

0.450

C

9 H 20

0.370

C 10 H 22 C 11 H 24 C 12 H 26

0.270

0.210

0.570

TOTAL

100.00

Pétrochimie de gaz naturel 1.6. Qualité de gaz naturel

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Selon la teneur en composant lourd, le gaz naturel est considéré comme riche (cinq, six gallons

ou plus d’hydrocarbures extractibles par pieds cubes) ou pauvre (moins d’un gallon

d’hydrocarbures extractibles par pieds cubes).

Normalement, le gaz naturel tel quel après extraction n’est pas apte au transport, ni à une

utilisation commerciale ; il nécessite une première transformation. En effet, le gaz naturel

commercial se compose presque exclusivement de méthane, et d’éthane, à défaut de

composants connus comme l’eau qui doivent être extraits du gaz naturel brut. Le transport par

gazoduc impose également des spécifications quant à la qualité du gaz.

Dans tous les cas de figure, le gaz nature doit être traité afin d’en éliminer la vapeur d’eau, les

solides et les autres contaminants et d’en séparer certains hydrocarbures (GPL, condensât) qui

ont une valeur plus élevée séparés que mélangés.

1.3.4. Critères de qualité

Le gaz naturel doit correspondre à des exigences de qualité pour être transporté, distribué

dans les meilleures conditions de sécurité des personnes et des ouvrages, la continuité des

services et l’optimisation des performances chez l’utilisateur.

a. Le point de rosée «eau»

Le point de rosée «eau» est la température à laquelle se produit le début du changement de

phases pour une température donnée. C’est une fonction croissante de la pression de la teneur

en eau dans le gaz. Cette variable est utilisée pour apprécier les risques associés à la présence

d’eau. Cette dernière peut se condenser ou former de la glace ou des hydrates.

b. La teneur en H 2 S et SO 2

Ces impuretés provoquent une corrosion acide de l’acier et de cuivre, H2S et C2O existants

naturellement dans certains gaz. On limite leur concentration dans le gaz pour rendre la

corrosion négligeable.

c. L’indice de Wobbe :

L'indice de Wobbe se définit comme étant le quotient entre le pouvoir calorifique supérieur

(PCS) du gaz et la racine carrée de sa densité par rapport à l'air.

L'indice de Wobbe est une des caractéristiques techniques principales du gaz naturel, c’est un

indicateur de l’interchangeabilité des gaz carburant ou combustibles (c'est-à-dire gaz naturel,

GPL, gaz de ville) et il est souvent défini dans les spécifications d'approvisionnement en gaz et

les services publics de transport.

W = pcs / d 0

Pcs : pouvoir calorifique supérieur

d0 : représente la densité dans les conditions normales.

d. Les teneurs en produits odorant

Les risques liés aux fuites de gaz exigent que celle-ci soient détectables, certains gaz naturels

contiennent des Mercaptans «R-SH» qui sont des odorants naturels.les gaz naturels dont le

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niveau d’odeur naturel est nul ou insuffisant doivent subir une odorisation complémentaire, et

la

sécurité de l’utilisation.

on utilise généralement le « tetrahydrothiophene C 4 H 8 S». Ce dernier est nécessaire pour

C 4 H 8 S ». Ce dernier est nécessaire pour C'est un gaz incolore et

C'est un gaz incolore et inflammable, avec une odeur très caractéristique, si

bien qu'il est ajouté dans le gaz consommable pour déceler d'éventuelles

fuites.

e. La teneur en soufre total

Elles doivent être limitées pour minimiser les émissions d’oxyde de soufre dans l’atmosphère et

pour éviter les condensations acides des produits de combustion.

1.7. LES TECHNIQUES DE TRAITEMENT DU GAZ NATUREL

1.3.5. Traitement de gaz

Le traitement du gaz naturel consiste à séparer les constituants présents à la sortie du puits tel

que l’eau, les gaz acide, et les hydrocarbures lourds pour amener le gaz à des spécifications de

transport ou des spécifications commerciales.

La répartition de ces traitements entre les lieux de production et de livraison résulte des

considérations économiques.

Les principaux traitements qui sont effectués sont :

Une première étape permet de réaliser la séparation de fractions liquides éventuellement

contenues dans l’effluent du puits, fractions liquides d’hydrocarbures (gaz associé ou à

condensât), et l’étape de traitement qui suit dépend du mode de transport adopté.

Le gaz naturel ainsi que ses différentes fractions peuvent être transportées sous forme :

Gaz naturel comprimé (transport par gazoduc).

Gaz du pétrole liquéfié (GPL).

Gaz naturel liquéfié (GNL).

Produits chimiques divers (méthanol, ammoniac, urée …etc.).

Certains composants du gaz naturel doivent être extraits soit pour des raisons imposées par les

étapes ultérieures de traitement ou de transport, soit pour se conformer à des spécifications

commerciales ou réglementaires.

Il peut être ainsi nécessaire d’éliminer au moins partiellement :

L’hydrogène sulfuré H 2 S : toxique et corrosif.

Le dioxyde de carbone CO 2 : corrosif et de valeur thermique nulle.

Le mercure : corrosif dans certains cas.

L’eau conduisant à la formation d’hydrates.

Les hydrocarbures qui se condensant dans les réseaux de transport.

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Les spécifications à respecter pour le gaz traité sont liées aux conditions de transport par gazoduc, ces spécifications de transport visent à éviter la formation d’une phase liquide (hydrocarbure ou eau), le blocage de la conduite par des hydrates et une corrosion trop importante. On impose dans ce cas une valeur maximale aux points de rosée (eau et hydrocarbures). La valeur du point de rosée hydrocarbures dépend des conditions de transport et peut être par exemple fixée à 0°C pour éviter tout risque de formation de phase liquide par condensation. Dans le cas d’un gaz commercial, les spécifications sont plus sévères et comprennent également une fourchette dans lequel doit se situer le pouvoir calorifique. Des spécifications typiques pour un gaz commercial sont présentées sur le tableau suivant :

Tableau 1-3 Spécifications typiques pour un gaz commercial

PCS

Point de rosée HC

Teneur en eau

Teneur en C + 5

39100 à 39500 (KJ/m 3 )

Inférieur à – 6°C.

Inférieure à 150ppm Vol.

Inférieure à 0,5% mol.

Compte tenu de la différence entre les spécifications de transport et les spécifications commerciales, un traitement complémentaire peut être requis avant que le gaz ne soit envoyé dans le réseau de distribution. Le traitement réalisé pour obtenir les spécifications de transport peut être accompagné d’un fractionnement dans le but d’obtenir une fraction liquide comprenant les GPL (propane et butane) et éventuellement l’éthane.

1.8. TECHNIQUES DE REINJECTION DE GAZ

1.3.6. Objectif de la réinjection

La récupération des hydrocarbures liquides. Elle est limitée par suite de la condensation au niveau des réservoirs et permet de :

Maximiser l’extraction des hydrocarbures liquides en balayant les gaz humides.

Produire un potentiel optimal en condensât et GPL sans avoir recours au torchage des gaz excédentaires, d’où une meilleure flexibilité d’exploitation des unités de traitement de gaz.

Réduire cette condensation par le maintien de pression.

1.3.7. Principe de réinjections

Pour pouvoir réinjecter le gaz sec dans le gisement, il faut le porter à une pression suffisante qui puisse vaincre la pression naturelle de gisement. Ceci revient à fournir une certaine anergie au gaz à réinjecter en le comprimant à des pressions plus élevées. Ce transfert d’énergie est

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réalisé par des grands compresseurs, et entraînés par des turbines à gaz ou des moteurs d’une haute puissance unitaire.

2. Le procédé de Désacidification du gaz naturel

2.1. LE BUT DE LA DESACIDIFICATION

Le but de la désacidification d’un gaz brut est d’extraire tout ou partie des gaz acides (CO2 et /ou H2S) qu’il contient pour satisfaire des spécifications, qu’elles soient d’ordre commercial ou de procédé.

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Gaz brut

Gaz naturel avec de l’H 2 S et/ou du CO 2

Gaz désulfuré

Gaz naturel dont l’H 2 S et le CO 2 ont été retiré

Gaz acide

Tout gaz qui mélangé à de l’eau forme un acide

Désacidification

Procédé dans lequel on retire le gaz acide du gaz brut

Amines

(ou alkanolamines), produit utilisé en absorption chimique des gaz acides

Absorption (physique et/ou chimique)

L'absorption par opposition à adsorption consiste à joindre la molécule absorbée à une autre ce qui entraîne la disparition de cette dernière par transformation ou modification chimique. Alors que dans l'adsorption, la molécule adsorbée n'est pas dégradée et demeure dans sa forme originelle, mais n'est plus en suspension dans le solvant

Adsorption

L'adsorption, à ne pas confondre avec l'absorption, est un phénomène de surface par lequel des molécules de gaz ou de liquides se fixent sur les surfaces solides des adsorbants selon divers processus plus ou moins intenses.

Table 1: Quelques termes utilisés dans la désacidification

2.2. LA COMPOSITION DU GAZ

1.3.8. Le gaz brut : Le gaz naturel contient principalement :

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Pétrochimie de gaz naturel Université d’ELOUED Le gaz naturel contient aussi des contaminants, parmi lesquels :

Le gaz naturel contient aussi des contaminants, parmi lesquels :

naturel contient aussi des contaminants, parmi lesquels : Le gaz carbonique ou CO2 est présent dans

Le gaz carbonique ou CO2 est présent dans tous les gisements, mais en concentration très variable est corrosif en présence d’eau diminue le pouvoir calorifique du gaz naturel. II cristallise facilement dans les basses températures

L’hydrogène sulfuré (H2S) est extrêmement toxique et corrosif certain gisement (Lacq en France) atteignent une teneur de 15 % volume

L’oxysulfure de carbone (COS) et le disulfure de carbone (CS2) :

leur présence est Née à une forte présence H2S dans un effluent gaz

Les impuretés dans le gaz brut doivent être enlevés pour atteindre les spécifications du gaz commercial ou d’injection.

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1.3.9.

a.

Le gaz commercial H 2 S

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La teneur en H2S est en général de 1.5 à 4 ppm vol. maximum

Sa forte toxicité impose des traitements spécifiques permettant de diminuer sa teneur

en fonction des spécifications de transport ou commerciales. Risques de toxicité et d’inflammation lors de la mise à I’atmosphère permanente ou accidentelle

b.

Soufre total et autres contaminants

Teneurs maximales en composés soufrés : de 50 à 150 mg/Sm3 maximum

Sont aussi considérés comme des impuretés, les composés soufrés qui sont les plus gênant mais aussi I'oxygène, I'azote et même des atomes métalliques tels que le nickel et le vanadium.

c.

CO2

La teneur en CO2 est de 2 à 3 % molaire maximum

Le CO2 diminue le pouvoir calorifique du gaz naturel car il ne fournit pas de chaleur de

combustion. II doit être éliminé quand le gaz doit être refroidi dans certains domaines de température (cristallisation bouchages).

Ci-dessous exemple de spécifications de gaz commercial (butane et propane)

de spécifications de gaz commercial (butane et propane) Figure 2.1: Exemple de spécifications de gaz commercial

Figure 2.1: Exemple de spécifications de gaz commercial

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2.3. LE FONCTIONNEMENT DE LA DESACIDIFICATION 1.3.10. LES IMPURETES A ELI MINER

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On distingue habituellement les quatre cas principaux suivants :

élimination du CO2, élimination de l'H 2 S, élimination de H 2 S + CO2,

Nous pouvons faire une première sélection des procédés en fonction de la pression partielle de

gaz acide dans le gaz brut et de la spécification du gaz traité.

La

pression partielle d’un constituant d’un mélange gazeux est égale à la pression qu’il aurait

s’il

remplissait seul le volume occupé

II

existe différents procédés de désacidification en fonction de la présence de différentes

impuretés par exemple :

COS et CS2, donnent avec la MEA des composés non régénérates entraînant des pertes de solvant, ce qui rend préférable dans ce cas le choix d'une amine secondaire comme la DEA. COS et CS2, sont plus facilement éliminés par des solvants physiques (Sulfinol, Selexol). Seuls quelques procédés sont économiquement sélectifs envers H2S au détriment du CO2. Pour des pressions partielles faibles ou moyennes, I'utilisation d'une amine comme la MDEA est le meilleur choix. Pour des pressions plus élevées, le choix pourra se porter vers des solvants physiques comme le Selexol Certains procédés deviennent moins économiquement intéressants (investissements, consommation d'énergie) pour des débits importants de gaz à traiter, comme les tamis moléculaires.

consommation d'énergie) pour des débits importants de gaz à traiter, comme les tamis moléculaires.
consommation d'énergie) pour des débits importants de gaz à traiter, comme les tamis moléculaires.
 

COS

CS 2

RSH

HCN

HC

H

2 0

Lourds

 

Amine

MEA

M

M

F

C

NON

NON

 

DGA

C/M

C/M

M

 

F

NON

 

DEA

M

 

F

C

NON

NON

 

SNEA-DEA

M (*)

M

M/F

C

NON

NON

 

DIPA

F

 

F

C

NON

NON

 

MDEA

NON

 

NON

C

NON

NON

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Carbonate

CATACARB

C/M

C/M

NON

 

NON

NON

 

BENFIELD

C/M

C/M

F

F

NON

NON

 

GIAMMARCO-V

M

M

F

C

NON

NON

 

ALKACID

M

M

M

C

NON

NON

Table 2: Absorption des impuretés du gaz à traiter - solvants chimiques

 

COS

cs 2

RSH

HCN

HC

H

2 0

Lourds

 

SELEXOL

C/M

C

C

C

C/M

 

C

PURISOL

C

C

C

 

C/M

 

C

RECTISOL

C

C

C

C

C/M

 

C

SULFINOL

C

 

C/M

C

M/F

NON

Table 3: Absorption des impuretés du gaz à traiter - solvants physiques

 

COS

cs 2

RSH

HCN

HC

H

2 0

Lourds

 

Tamis

C

C

C

C

   

C

moléculaires

 

Iron sponge

C

C

C

C

   

Table 4: Absorption des impuretés du gaz à traiter - lit solide

C : Élimination presque complète

M : Élimination environ 50%

F : Élimination faible

1.3.11. L’ABSORPTION ET LA REGENERATION

II existe un grand nombre de procédés disponibles industriellement, chacun ayant un domaine

d'application spécifique.

Certains procédés deviennent moins économiquement intéressants (investissements,

consommation d'énergie) pour des débits importants de gaz à traiter, comme ceux utilisant les

tamis moléculaires.

En général, il est courant que plusieurs procédés puissent convenir à une application donnée :

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chimique

physique

chimique et physique

adsorption physique

fractionnement cryogénique (CO2 seulement)

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Désacidification à l’amine

La désacidification à I’amine (DEA, MEA MDEA) est la plus utilisée dans le groupe Total. Les

amines les plus utilisées sont :

dans le groupe Total. Les amines les plus utilisées sont : TEA / MDEA (Méthyldiéthanolamine) 3N(CH2CH2OH)2

TEA / MDEA (Méthyldiéthanolamine) 3N(CH2CH2OH)2 DGA (Di-glycol-amine) C4H11NO2

MDE (Monoéthanolamine) C 2 H 7 NO

DEA (Diéthanolamine)

C 2 H 7 NO DEA (Diéthanolamine) HN(CH 2 CH 2 OH) 2 Le process de
C 2 H 7 NO DEA (Diéthanolamine) HN(CH 2 CH 2 OH) 2 Le process de

HN(CH 2 CH 2 OH) 2

H 7 NO DEA (Diéthanolamine) HN(CH 2 CH 2 OH) 2 Le process de désacidification du
H 7 NO DEA (Diéthanolamine) HN(CH 2 CH 2 OH) 2 Le process de désacidification du

Le process de désacidification du gaz brut dépend des principes suivants :

À une basse température et une haute pression, I’amine réagit avec I’H2S et le CO2 et absorbera facilement ces gaz À une haute température et une basse pression, H2S et le C02 seront facilement séparés de I’amine

L’unité de traitement à I’amine peut être divisée en deux parties :

partie absorption partie régénération

partie absorption partie régénération
en deux parties : partie absorption partie régénération Figure 2.2 : Schéma de principe de la

Figure 2.2 : Schéma de principe de la désacidification à l’amine

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L’absorption

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Pour enlever le gaz acide du gaz brut, celui-ci doit être au contact avec une solution d’amine. Une solution d’amine est une solution alcaline qui attire et absorbe les gaz acides comme l’H 2 S et le CO 2 . Il y a une réaction chimique entre la solution d’amine (base faible) et le gaz acide (acide faible). Ceci est appelé <procédé d’absorption>. Ce procédé prend place dans une colonne appelée « contacteur » (ou absorbeur). Le gaz brut entre en contact avec la solution d’amine le gaz acide est absorbé mais les hydrocarbones restent dans le gaz Quand le gaz désulfuré sort en tête de colonne il contient moins de 16 ppm (partie par million) H 2 S et moins de 50 ppm de CO 2 . Mais ces concentrations dépendent surtout du type d’amine utilisé. L’amine qui sort en fond de colonne a absorbé du gaz acide (HS 2 et CO 2 ) elle est appelée « amine riche ». L’amine riche doit être régénérée pour pouvoir de nouveau être utilisée.

être régénérée pour pouvoir de nouveau être utilisée. Figure 2.3: Colonne d'absorption « contacteur » La

Figure 2.3: Colonne d'absorption « contacteur »

La régénération

Enlever le gaz acide de l’amine riche est appelé « régénération ». L’opération se fait dans une colonne appelée « régénérateur d’amine ». L’amine régénérée est appelée « amine pauvre » On utilise généralement de la vapeur basse pression (4-5 bars) pour la régénération de la solution riche dans la plupart des procédés, et en particulier, ceux utilisant des solutions d'amine. Quand l’utilisation de vapeur est impossible, la régénération peut se faire par four à chauffage direst ou par fluide caloporteur (« hot oil »).

Pétrochimie de gaz naturel

Université d’ELOUED

Pétrochimie de gaz naturel Université d’ELOUED Figure 2.4: Colonne de régénération 2.4. LES EQUIPEMENT UTILISE DANS

Figure 2.4: Colonne de régénération

2.4. LES EQUIPEMENT UTILISE DANS LE PROCEDE DE LA DESACIDIFICATION A L’AMINE

UTILISE DANS LE PROCEDE DE LA DESACIDIFICATION A L’AMINE Figure 2.5: Schéma de principe d’une unité

Figure 2.5: Schéma de principe d’une unité de désacidification

1.3.12. Contacteur d’amine (colonne d’absorption)

Le but de contacteur d’amine est de désacidifier le gaz brut en utilisant une solution d’amine. Le gaz acide est absorbé quand il y a contact avec la solution d’amine. Le gaz brut passe d’abord dans des filtres qui retiennent les gouttelettes d’hydrocarbure et des petites particules solides, qui peuvent causer des moussages (bulles) si ils ne sont pas retirés.

Pétrochimie de gaz naturel

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La solution d’amine pauvre entre par le haut de la colonne. Dans la colonne elle descend et

rempli le plateau avant de descendre sur les plateaux suivant tout en se chargeant de gaz acide.

sur les plateaux suivant tout en se chargeant de gaz acide. La haute pression et la

La haute pression et la basse température dans la colonne

assurent que l’H 2 S et le CO 2 soit absorbé par l’amine.

La circulation d’amine descend chaque plateau, elle absorbe

de plus en plus d’H 2 S et de CO 2 .

Figure 2.7: Principe de fonctionnement du contacteur d'amine

Quand

pratiquement saturée en H 2 S et CO 2 lesquels ont été absorbé

dans le gaz brut.

Cette amine saturée est appelée amine riche. Elle doit être

l’amine

arrive

en

fond

de

colonne

elle

est

En s’écoulant sur les plateaux

l’amine s’enrichie avec le gaz

acide H 2 S +CO 2

En remontant au travers de

l’amine le gaz brut s’appauvrit

en gaz acide

Comme la solution d’amine

descend la colonne et le gaz

remonte cette colonne, chaque

fluide doit passer entre les trous

de chaque plateau.

Ces fluides en opposition sont

appelés fluides à contre courant.

Le contre courant permet le

contact entre chaque fluide et

permet l’absorption du gaz

acide par la solution d’amine.

Figure 2.6: Colonne d'absorption Le gaz brut au contact de

l’amine se libère du gaz acide H 2 S

et CO 2 et l’amine se charge en

gaz acide

H 2 S et CO 2 et l’amine se charge en gaz acide 22 2 è

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régénérée avant d’être utilisé à nouveau.

Quand le gaz atteint le haut de la colonne d’absorption pratiquement tout le gaz acide a été

retiré. Le gaz en tête de colonne est composé principalement d’hydrocarbone.

Le gaz hydrocarbone qui contient peu ou pas de H 2 S et CO 2 est appelé gaz épuré. Le gaz épuré

sortit du haut de la colonne continu vers le process pour du gaz commercial ou du gaz réinjecté

« surtout pour le offshore ».

La réaction chimique quand la solution d’amine absorbe l’H 2 S et le CO 2 est une réaction «

exothermique » Ce qui veut dire produit de la chaleur. Donc la température de l’amine riche

dans le fond de la colonne est supérieure à la température de l’amine pauvre qui entre en tête

de colonne. La réaction exothermique dans la colonne d’absorption augmente donc la

température de la solution d’amine.

1.3.13. Ballon de flash

En passant à travers l’absorbeur, l’amine absorbe quelques hydrocarbures avec L’H 2 S et le

CO 2 . Les hydrocarbures se dissolvent facilement dans l’amine riche, et peuvent donc être

facilement séparés.

Le rôle du ballon de flash est de séparé ces hydrocarbures de l’amine riche. Dès que le flot

d’amine riche arrive dans le ballon de flash, sa pression et sa vitesse baisse.

Les gaz hydrocarbures sortent par le haut du ballon de flash. L’amine riche sort par le fond du

ballon de flash vers la colonne de régénération, ou l’H 2 S et le CO 2 seront retirés.

1.3.14. Régénération d’amine : La fonction de la régénération d’amine est la suivante :

séparer l’H 2 S et le CO2 de I’amine riche renvoyer de I’amine régénérée vers la colonne d’absorption via le bac de stockage

S et le CO2 de I’amine riche renvoyer de I’amine régénérée vers la colonne d’absorption via

La colonne de régénération retransforme I’amine riche en amine pauvre en séparant I’hbS et le

CO2 de la solution d’amine. Ceci s’appelle « la régénération ».

Dans la colonne de régénération la pression est moins élevée que dans la colonne d’absorption

de même que la température est plus élevée. L’amine riche est régénérée à basse pression et

haute température ce qui favorise la séparation.

La solution d’amine riche rentre dans la colonne de régénération dans la partie haute de la

colonne.

Elle est réchauffée par les vapeurs qui cheminent au travers de la colonne.

Comme la température augmente l’amine riche libère de plus en plus de gaz acide (H 2 S et CO 2 ).

Ce gaz acide sort par le haut de la colonne.

Pétrochimie de gaz naturel

Pétrochimie de gaz naturel Université d’ELOUED Les vapeurs de DEA qui passe au travers de l’amine

Université d’ELOUED

Les vapeurs de DEA qui passe au travers de l’amine riche à contre courant se charge en gaz acide (H 2 S et CO 2 ) et l’amine se libère du gaz acide Figure 2.8 Principe de la régénération d'amine

1.3.15. Rebouilleurs

Rappel : de la chaleur apparaît quand l’amine absorbe l’H 2 S et le CO 2 dans la colonne d’absorption (réaction exothermique). Dans la colonne de régénération la réaction est complètement à l’opposé (réaction endothermique). Le gaz acide et la solution d’amine se séparent facilement quand on leur apporte de la chaleur. La réaction chimique absorbe la chaleur. La solution d’amine relâche le gaz acide à une température de 100°C et au dessus. Le rebouilleur est en liaison avec le fond de la colonne de régénération apportant de la chaleur dans celle-ci. Une partie de l’amine pauvre passe au travers des rebouilleurs ou elle est chauffée à une haute température. De l’eau de reflux est aussi vaporisée, c’est ce qui explique pour beaucoup la puissance importante du rebouilleur qui, non seulement doit fournir la chaleur de réaction d’absorption mais aussi la chaleur de vaporisation de cette eau. Cette amine pauvre retourne dans la colonne sous forme de vapeur. Cette vapeur remonte la colonne et se charge en H 2 S et CO 2 .

Elle se condense au fur et à mesure de sa remontée sur les plateaux au contact de l’amine plus froide. De l’eau de reflux se condense aussi pendant cette remontée.

l’eau de reflux se condense aussi pendant cette remontée. Figure 2.9: Principe du rebouilleur 24 2

Figure 2.9: Principe du rebouilleur

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1.3.16. Condenseur de tête et ballon de reflux

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Le gaz acide est entraîné en haut de la colonne par les vapeurs d’amine. Les vapeurs sont

refroidies dans le condenseur de tête. Les gaz acides sont séparés des condensats dans le ballon

de reflux.

Les condensats récupérés dans le ballon de reflux sont renvoyés dans le haut de la colonne. Ce

reflux froid condense les vapeurs d’amine chaude dans les vapeurs de gaz à l’intérieur de la

colonne. Ceci pour éviter les entraînements d’amine dans les effluents en tête de colonne (perte

d’amine).

Le gaz acide sort du ballon de reflux vers des unités de traitement soit pour être brûlé à la

torche.

1.3.17. Les échangeurs

Le schéma de principe ci-dessous représente un

échangeur pour lequel le fluide, qui passe côté tube,

pénètre dans la boîte de distribution par la tubulure

inférieure. Une plaque de séparation de passe force son

passage dans les tubes du faisceau.

Figure 2.10: Principe de l'échangeur

A l’autre extrémité du faisceau, le fluide est dirigé dans

les tubes au-dessus de la plaque de séparation de passe

avant de sortir par la tubulure supérieure de la boîte de

distribution.

1.3.18. Pompes de recirculation d’amine et réfrigérant

1.3.18. Pompes de recirculation d’amine et réfrigérant La solution d’amine pauvre circule depuis le fond de

La solution d’amine pauvre circule depuis le fond de la colonne de régénération au travers des

pompes de recirculation. Le flux principal (env. 90% de la solution d’amine pauvre) retourne

dans la colonne d’absorption en passant par l’échangeur de tête

Le réfrigérant (échangeur de tête) réduit la température de l’amine avant son entrée dans la

colonne d’absorption.

1.3.19. Filtres d’amine

Les filtres nettoient l’amine pauvre avant de la renvoyer dans la colonne d’absorption. L’amine

chargée d’impuretés passe au travers d’un filtre à cartouche (filtrage des particules solides-

génératrices de moussage- > 50 microns) et d’un filtre à charbon actif (extraction des HC). Une

périodicité de réfection de la filtration est définie en fonction des analyses de l’amine.

Pour prévenir les moussages, une injection de produit à base de silicones est faite dans

l'absorbeur.

1.3.20. Reclaimer amine :(Seulement pour MEA avec eau non inhibé « formation de sels »)

Dans la solution d’amine qui circule dans le système des composés de sel se forment. Le «

reclaimer » d’amine retire ces indésirables composés de sel de la solution d’amine.

Pétrochimie de gaz naturel

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L’amine « reclaimer » est du type rebouilleur (échangeur de chaleur). Il vaporise l’amine

solution, la chaleur ainsi appliquée renverse la réaction chimique qui cause la formation de ces

composés de sel.

Les impuretés chimiques ne peuvent pas bouillir. Elles sont collectées dans le fond du

reclaimer. Après un certain temps le reclaimer est mis hors service et les impuretés sont

enlevées.

Approximativement 10 % de la solution d’amine qui circule dans les filtres est recyclée ans le

reclaimer. Ce qui donne à peu près 1% du total du débit d’amine.

1.3.21. Appoint d’amine

Une partie de l’amine est perdue durant le process (entraînement dans le gaz, évaporation

etc…) et un appoint est nécessaire depuis le tank de stockage.

1.3.22. Appoint d’eau

Les pertes en eau sont permanentes. La vapeur d’eau sature le gaz traité, le gaz du ballon de

flash ainsi que le courant de gaz acides sortie régénérateur. Un appoint est donc aussi

primordial.

2.5. LES FONCTIONS DES DIFFERENTS EQUIPEMENTS

1.3.23. Filtre gaz brut entrée unité

Enlever les hydrocarbones liquides et les fines particules solides entraînées dans le gaz brut

(ceci pouvant entraîner des moussages de la solution d’amine dans le process)

1.3.24. Colonne contacteur amine (colonne absorption)

Mettre en contact I’amine pauvre (régénérée) avec le gaz brut

Tout le gaz acide doit être absorbé par la solution d’amine

Que le gaz en tête de colonne soit propre (moins de 16 ppm H2S)

1.3.25. Dispositif d’arrêt d’entraînement liquide

Empêcher les entraînements de liquide dans le gaz désulfuré en tête de colonne (Perte

d’amine)

1.3.26. Ballon de flash amine riche

Séparer les hydrocarbones et les vapeurs de

gaz brut de I’amine riche par une baisse de

pression et de vitesse de I’amine riche (flash - les

vapeurs se séparent et sortent par le haut du

ballon, I’amine riche sort par le fond du ballon).

Figure 2.11: Flash Drum

riche sort par le fond du ballon). Figure 2.11: Flash Drum 26 2 è m e

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1.3.27. Filtre d’amine

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Enlever les impuretés de la solution d’amine pauvre. Ces impuretés peuvent provoquer des

moussages qui peuvent provoquer des damages sur les équipements. La solution est de passer

au travers d’un filtre mécanique et ensuite d’un filtre à carbone.

1.3.28. Filtre mécanique

Enlever les saletés et les autres parties solides de la solution d’amine

1.3.29. Colonne de régénération

la

d’amine arrivant des rebouilleurs.

Permettre

mise

en

contact

La vapeur d’amine :

de

la

solution

d’amine

riche

avec

les

vapeurs

augmente la température de I’amine riche

monte le gaz acide vers le sommet de la colonne. (le gaz acide chaud quitte la colonne sous forme de vapeur)

1.3.30. Le condenseur de reflux et le ballon de reflux

Le gaz acide chaud en tête de colonne de régénération va dans le ballon de reflux en passant au

travers d’un condenseur de tête (condenseur de tête)

Les fluides sont séparées entre liquide et gaz dans ce ballon de reflux et sont renvoyés via une

pompe dans la colonne de régénération Le gaz acide sortie de colonne va vers un process

traitement de gaz acide ou vers la torche.

1.3.31. Rebouilleurs

Il apporte la chaleur nécessaire pour faire évaporer une partie de I’eau contenue dans la

solution d’amine. Cette vapeur est utilisée comme vapeur de stripping On utilise de la vapeur

basse pression (4-5 bars) pour la régénération de la solution riche dans la plupart des procédés,

et

en particulier, ceux utilisant des solutions d'amine.

1.3.32.

Régénérateur (reclaimer) d’amine Procédé à la ME A

II

prend une petite quantité d’amine pauvre et la purifie en augmentant sa température.

Quand tout le liquide est changé en vapeur il retourne dans la colonne de régénération. Tous

les solides restent dans le ballon.

1.3.33. Pompe de recirculation d’amine pauvre

Elle véhicule I’amine pauvre du tank de stockage jusqu’à la colonne d’absorption

1.3.34. Aéroréfrigerant d’amine pauvre

Ils permettent de contrôler la température d’amine plus froide que la température du gaz brut

quand il entre dans la colonne d’absorption.

A cette température :

I’amine pauvre absorbe le gaz acide les hydrocarbones ne sont pas condensés ou absorbés par la solution Si I’amine est trop chaude elle n’absorbera pas le gaz acide Si I’amine est trop froide elle absorbera les hydrocarbones

est trop chaude elle n’absorbera pas le gaz acide Si I’amine est trop froide elle absorbera

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2.6. LES EQUIPEMENTS DE SECURITE

1.3.35. Clapet de sécurité fond absorbeur

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Toutes les colonnes d’absorption des unités de désulfuration en très haute pression (env. 70

bars) sont équipées d’un clapet à flotteur dont le rôle est d’obturer la conduite de sortie de

fond .

1.3.36. LES ANALYSEURS

a. Détecteur H2S

Le détecteur d’H2S permet de déceler la présence anormale de gaz toxique. Plusieurs appareils sont disposés à des endroits « sensibles » des unités de désulfuration, afin de prévenir la salle de contrôle d’une éventuelle fuite d’H2S.

b. Explosimètre

Conçu pour mesurer et afficher des concentrations de gaz ou vapeurs combustibles sur une

échelle de 0 à 100% LIE ( Limite Inférieure d’Explosivité ).

c. Le chromatographe VISTA 3100

Le chromatographe analyse le gaz acide riche. Ceci afin de régler l’unité de manière à obtenir

une concentration en H 2 S de 75%.

d. Le sulfurimètre

Mesure continue, rapide et précise, de la teneur en H 2 S de la DEA ou MDEA après

régénération.

e. Le Monocolor

Le monocolor est employé, pour contrôler la quantité d’H 2 S dans le gaz désulfuré avant le

lavage à la soude et après le lavage à la soude.

f. Analyseur de CO2

Mesure en continu la teneur en CO 2 dans le gaz lavé avant le lavage à la soude.

g. Le PH mètre

Un PH mètre à la sortie eaux de réfrigération des échangeurs mesure le PH et permet de

détecter une fuite dans les réfrigérants

2.7. LOCALISATION DE LA PEOCEDE DE DESACIDIFICATION

L’unité de désacidification se situe dans la partie traitement gaz. Comme nous avons pu le voir

précédemment, le rôle d’une unité de désulfuration sert à extraire tout ou partie des gaz acides

(CO2 et /ou H2S) qu’il contient pour satisfaire des specifications, qu’elles soient d’ordre

commercial ou de procédé.

Si cette fonction s’arrête il est facilement compréhensible que cela va engendrer de sérieux

problèmes en ce qui concerne la qualité des spécifications du gaz délivré en aval de l’unité.

L’installation d’une unité de secours en parallèlle n’étant pas envisageable (coût,

encombrement), on peut donc dire que ce type d’unité est à haute criticité pour le process.

Pétrochimie de gaz naturel

Université d’ELOUED

Pétrochimie de gaz naturel Université d’ELOUED Figure 2.12: Localisation de la désacidification dans le process 2.8.

Figure 2.12: Localisation de la désacidification dans le process

2.8. PARAMETRES DE FONCTIONNEMENT 1.3.37. NORMAL OPERATING

a. Importance des paramètres d’une unité de désacidification

Les paramètres de fonctionnement d’une unité de désulfuration en normal operating sont

contrôlés par les équipements de régulation de chaque équipement.

L’exploitation des différents équipements de I’unité consiste à leur faire assurer le plus

longtemps possible un fonctionnement aux paramètres désirés.

Les paramètres de désulfuration, pression, température et niveau permettent de satisfaire à la

spécification de teneur en H2S / CO2.

La pression La pression de désulfuration dans I’absorbeur est dépendante de la pression du gaz à traiter.

Les pressions du ballon de flash, de la colonne de régénération et du rebouilleur ont été fixées

par le procédé, c’est un paramètre d’optimisation de la régénération.

La température : C’est aussi un paramètre essentiel au fonctionnement. Le niveau : Lui seul garanti le temps de séjour des liquides.

Avec une unité en service normal les contrôles suivants devraient être faits.

Observer les variations de niveau, de pression, de température et des instruments de contrôle de flux pour voir si ces derniers contrôlent bien dans les gammes désirables appropriées. Le diaphragme de positionnement des vannes de contrôle doit fonctionner. Pour cela I’opérateur, en liaison avec la salle de contrôle, et selon les possibilités du

contrôle doit fonctionner. Pour cela I’opérateur, en liaison avec la salle de contrôle, et selon les

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site, devra de temps en temps, s’assurer en effectuant une manoeuvre d’ouverture ou de fermeture complète sans restriction. Les niveaux à vue devront être drainés et nettoyés de temps en temps pour les lectures fausses. Paramètres typiques d’une unité de désulfuration :

Absorbeur : Pression du gaz à traiter Ballon de flash : entre 5 et 15 bar Colonne de régénération : entre 1.5 et 1.8 bar Rebouilleur : entre 115 et 130 deg C

1.3.38. SECU OPERATING

a. Alarmes et sécurités

Deux niveaux de protection sont assurés par des capteurs différents Les capteurs et vannes assurant une fonction sécurité sont distincts des organes de contrôle du procédé Les vannes pour I’arrêt sont distinctes Les systèmes de sécurité peuvent être testés sans arrêt de production II existe un système de protection pour les surpressions / dépressions Le système de décompression est connecté à la torche ou à un évent

2.9. CONDUITE DE LA DESACIDIFICATION

1.4.1. DEMARRAGE DE L’UNITE

Avant I’ouverture des puits et la mise en service de la séparation, I’unité de désacidification

doit être en service.

La procédure de démarrage de cette unité sur chaque site fait I’objet d’une procédure OPERGUID particulière (format d’écriture des procédures) Pour la mise en circulation de la solution d’amine I’opérateur est en charge :

Du contrôle de la mise en disponibilité de I’installation. Du contrôle visuel de toutes les vannes manuelles Du contrôle de la position en auto des vannes automatiques Du line-up du circuit d’amine :

de la colonne absorption

ballon de flash

colonne de régénération

rebouilleur

retour sur le bac de stockage

La même opération doit être effectuée sur les différents réseaux de gaz .

Une fois que le line-up est effectué, la circulation de I’amine peut être lancée vers I’absorbeur

par la pompe de charge. Dès que le niveau est correct la circulation d’amine se poursuit au

travers du ballon de flash, vers la colonne de régénération et le tank de stockage

Lors que la circulation est effective on pourra mettre en service les rebouilleurs pour pouvoir

atteindre une température de fond de colonne. A partir de cet état, et dès que la chaîne de

séparation est démarrée, on peut alors ouvrir les vannes de gaz sur I’entrée et sur la sortie de

I’unité (il est souvent recommandé de torcher le gaz en sortie d’unité tant que la/les

spécification(s) n’est pas atteinte).

Pétrochimie de gaz naturel

Points clés

Université d’ELOUED

Mise sous pression de I’unité de désacidification avant la mise en circulation :

pour ce faire, regonfler I’unité soit depuis le pipe expédition, soit celui d’injection ou le gisement L’injection des produits chimiques (rappel : le silicone -Si-O- évite les moussages lors de I’absorption du gaz brut par la solution d’amine).

1.4.2. MISE A DISPOSITION

Suivant les différentes mises à dispositions nécessaires de l’unité, il ne faut jamais oublier que

le gaz acide est très nocif.

Rappel :

Lorsqu’il est présent à de fortes concentrations, l’Hydrogène Sulfuré (H 2 S) paralyse les nerfs

olfactifs, ce qui le rend indétectable et d’autant plus dangereux.

L’H 2 S peut ainsi être à l’origine de graves troubles oculaires, respiratoires, voire cérébraux. Une

exposition de courte durée à de fortes concentrations d’H 2 S (de l’ordre de 500 à 1000 ppm)

entraîne rapidement une paralysie respiratoire pouvant conduire à la mort.

Effets néfastes sur la santé

conduire à la mort. Effets néfastes sur la santé Table 5: Les effets de l’H 2

Table 5: Les effets de l’H 2 S

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SEUIL OLFACTIF

ODEUR FORTE

Exposition

IRRITATION OCULAIRE TROUBLES OCULAIRES GRAVES PERTE DE L’ODORAT TROUBLES RESPIRATOIRES GRAVES - DANGER MORTEL TROUBLES GRAVES DU SYSTEME NERVEUX CENTRAL, PARALYSIE RESPIRATOIRE= MORT IMMEDIATE

2.10. LA CORROSION

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1.4.3. L’origine de la corrosion dans les unités de désacidification

Le matériel utilisé dans les unités de désulfuration (colonnes de régénération, vannes

automatiques, tuyauteries, etc.) subit des détériorations souvent très importantes provoquées

par des agents corrosifs présents dans le gaz brut (H2S, CO2, mercaptans, etc.).

En outre, d’autres facteurs concourent à activer la corrosion sur les unités :

augmentation de la concentration de la solution d’amine (>400 g/l) ; introduction accidentelle à la suite d’arrêt d’unités, d’eau non traitée (eau incendie) contenant des sels acides et minéraux, formation (à la suite du vieillissement de la solution) d’acides aminés contenus dans les résidus de MDEA ; « Battage » des tubes dans les échangeurs, les rebouilleurs, à-coups de fonctionnement, élévation des températures (principal facteur d’accélération de la corrosion). La corrosion est activée et complétée dans les unités de désulfuration par I’érosion due à une

vitesse excessive du fluide dans les tuyauteries et les vannes automatiques dans lesquelles se

produit une détente importante (fond absorbeur, fond ballon de flash).

1.4.4. Points sensibles à la corrosion

C’est sur le matériel exposé à la circulation de MDEA chaude que Ton trouve les plus graves

atteintes de la corrosion.

fond absorbeur, vanne de détente, (érosion/corrosion) ; vanne automatique (formation de calcite/corrosion) ; échangeurs amine/amine (des faisceaux et des vannes inox doivent être montés) ; rebouilleurs (faisceaux et calandre) ; colonnes de régénération (partie supérieure) ; lignes de circulation

1.4.5. Moyens pour combattre la corrosion

Éliminer la corrosion électrochimique par des protections cathodiques. Contrôler le bon état des protections installées.

Veiller à ce que les tresses soient remises en place lors des travaux sur les échangeurs.

Éviter I’introduction d’air dans la MDEA :

au stockage ;

en utilisant uniquement I’eau déminéralisée pour la dilution pendant la réfection des filtres.

Pétrochimie de gaz naturel

Université d’ELOUED

Maintenir la température d’entrée MDEA dans I’absorbeur à une valeur raisonnable, compatible avec la fréquence des engorgements Faire fonctionner les colonnes de régénération à une pression la plus basse possible. Maintenir une teneur H2S dans la DEA régénéré < 1,2 g/l tout en conservant un taux de rebouillage qui ne soit pas excessif. Maintenir la concentration de I’amine > 380g/l.

2.11.

TROUBLESHOOTING

SI, POURQUOI ? ALORS !

1.4.6. ENGORGEMENT COLONNE D’ABSORPTION

Si la différentielle de pression (différence de pression entre le haut et le bas de la colonne)

augmente on peut penser que l’on a un début d’engorgement.

Ce qui signifie que le niveau d’amine sur les plateaux de la colonne augmente.

Pour remédier à ce problème il faut contrôler l’injection de silicone et peut être l’augmenter.