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Rapport d’activités 2009

Centre social protestant Vaud

«Toute l’année le CSP vient


en aide aux personnes en
difficulté. En mars, à vous
de les aider, donnez !»

Slogan de l’appel de mars 2009


Impressum
Ce rapport a été réalisé par l’ensemble des
collaboratrices et des collaborateurs.
Responsable: Evelyne Vaucher Guignard
Statistiques: Caroline Regamey
Illustrations: Agence Trio; les dessinateurs des
numéros des Nouvelles de l’année: François Ma-
ret et Tirabosco. Photographies: Hélène Tobler
Maquette: WGR, Lausanne
Réalisation: Jacqueline Yung
Correctrice: Evelyne Brun
Imprimerie: Paperforms SA, Villars-Sainte-Croix
Centre social protestant Vaud
Rue Beau-Séjour 28
1003 Lausanne
Tél.: 021 560 60 60
Fax: 021 560 60 61
Courriel: info@csp-vd.ch
Site Internet: www.csp.ch
CCP: 10-252-2

2
Introduction 5 Collaboratrices et collaborateurs
bénévoles 43
Rapport du Comité 6
Direction 7 Comptes 2009
– Bilan au 31 décembre 45
Remerciements 8
– Recettes et dépenses 47
– Subventions et contributions 48
Secteurs sociaux – Remerciements 48
– Accueil 9
– Consultation conjugale et familiale 11
L’Association 49
– Consultation juridique 14
– Jet Service (jeunes et travail) 17
Editions La Passerelle 50
– La Fraternité, service social pour
personnes étrangères 21
Les CSP dans les autres cantons 51
– Point Fixe, prévention du VIH/sida 26
– Service social polyvalent (SSP) 29

Prévention de l’endettement
non maîtrisé des jeunes
– Projet commun du SSP et de Jet Service 33

Politique et recherche sociales 34


– Consultations et prises de position 35

Secteur sociocommercial 36
– Ramassage et vente d’objets d’occasion

Secteurs de soutien
– Administration 39
– Bénévolat 40
– Communication, Editions La Passerelle 41
– Ressources humaines 42

3
11’260 consultations dont 2’936 en
permanences ont été données à 6’280
personnes, dont 5’302 nouvelles situations.
13 lieux de consultations dans le canton.

736 consultations ont été données


à des professionnel-le-s.

11 séances collectives
d’information juridique.
134 personnes touchées.

145 interventions de
prévention sida.
25’000 personnes touchées.

4
Introduction
«Le maillon fort, c’est vous !»
Un message à nos donateurs et à nos donatrices en 2009 le disait ainsi: «Chaque participation
compte: celle des personnes qui viennent nous consulter, avec leur histoire, leur parcours, leur
courage. Celle des personnes qui travaillent au CSP, avec leur savoir-faire, leur attention, leur
perspicacité. Et la vôtre, décisive ! Celle qui permet que cela continue.»
Chaque «maillon» compte. Il n’y a que des «maillons» forts, importants, qui ont chacun leur
rôle à jouer ! Mais il importe d’en prendre soin. Prendre soin des personnes accueillies au CSP;
de celles qui travaillent à les accueillir; des personnes et des instances publiques ou privées
qui soutiennent ce travail.
Les personnes qui s’adressent au CSP affrontent des crises, personnelles ou collectives. Pren-
dre soin d’elles, c’est leur offrir un soutien qui leur donne ou leur redonne leur place, leur rôle,
leur voix au chapitre dans la recherche de solutions.
Les personnes qui travaillent au CSP, salariées ou bénévoles, ont ressenti le contrecoup des
difficultés vécues par l’institution. Elles ont fait face à diverses raisons de démotivation: per-
67 personnes sistance des soucis financiers, désaccords ou conflits avec la directrice, lenteurs de l’analyse
pour 45.16 postes institutionnelle à répondre aux questions sur «comment sortir de la crise ?», longue attente du
à plein temps retour à meilleure fortune et du rétablissement des salaires. Et aussi, une crainte, que le CSP
+ 1 apprentie et qui sortira de la tourmente ne soit plus vraiment le CSP avec ses valeurs, son originalité, son
3 stagiaires approche globale des situations, son respect des personnes, son ouverture à tous et à toutes…
Ou encore, la crainte que les mêmes problèmes persistent, sans aucun changement.
Les donateurs et les donatrices, qui soutiennent le CSP à cause de la qualité de son travail, à
cause des compétences et des qualités professionnelles de ses collaborateurs et de ses colla-
boratrices, demandent aussi des mesures pour redonner une base financière correcte à cette
institution, pour que ce bon travail continue. Des réserves qui couvrent tout juste le déficit
budgété ? Cela ne suffit pas, cela doit changer. Mais sans perdre ce qui fait l’originalité et la
qualité des services qu’accomplit le CSP !
Prendre soin de chacun de ces «maillons» qui font la force du CSP et lui permettent de remplir
sa mission, c’est agir en même temps à plusieurs niveaux et de plusieurs façons.
C’est se battre à la fois pour:
• reconstituer des réserves et une marge de manœuvre financière pour le CSP,
• rétablir les salaires, valoriser le travail et sa qualité,
• développer une façon adéquate de «visibiliser» ce travail, le défendre clairement auprès
Répartition des des subventionneurs, le faire connaître concrètement aux donateurs.
consultations en Tout cela pour que ce travail soit au service des personnes qui en ont besoin; que ce travail garde
fonction du domicile: sa qualité, évolue, se développe pour répondre aux besoins de la façon la plus adéquate.
Les activités menées au CSP durant cette année 2009 se rattachent de façon ou d’autre
Canton de Vaud 98%
à ces objectifs, cette mission, ce défi. Le travail de premier plan (services à la population,
Lausanne région 61%
consultations, prévention, magasins d’occasion), et à l’arrière, les tâches «de soutien» qui le
Lausanne 35%
rendent possible: recherche sociale, statistiques, communication, administration, secrétariat,
comptabilité.
Durant toute cette année 2009, les divers «maillons forts» ont fait leur part. L’histoire de cette
année en détail, vous allez la découvrir au fil de ces pages, une activité après l’autre, avec les
personnes qui l’ont accomplie, et qui la racontent. Ces «maillons forts», c’est aussi vous ! C’est
aussi votre histoire. Merci d’en être, merci de la continuer avec nous.

Hélène Küng, directrice

5
Rapport
du Comité
Nous avons vécu une année intense, exigeante, mais toujours Sur le plan politique, le CSP s’est prononcé en faveur du finan-
passionnante et riche en enseignements. cement additionnel et temporaire de l’Assurance Invalidité,
Le cap est tenu et si le CSP ne navigue pas encore sur un long estimant que nous devons nous montrer solidaires, que l’AI
fleuve tranquille, les grosses turbulences sont derrière nous. est l’affaire de tous et que cette mesure est indispensable
pour éviter la suppression de l’aide à des personnes atteintes
dans leur santé.
Le Comité demeure préoccupé par la situation financière du
De même, le CSP a participé au lancement de l’initiative visant
CSP. Les comptes de l’année 2009 présentent encore un déficit,
à accorder aux étrangers le droit de vote et d’éligibilité aussi
même si celui-ci est nettement réduit par rapport à 2008. Une
sur le plan cantonal. Là aussi solidaire, le CSP estime juste
analyse plus fine de la situation montre cependant que le bud-
que des personnes contribuant à l’économie et au bien-être de
get serré et les charges ont été tenus, grâce notamment aux
notre canton jouissent des droits civiques sur le plan canto-
efforts et à la solidarité de toute l’équipe œuvrant au sein du
nal car c’est un facteur important d’intégration. L’initiative a
CSP, ainsi qu’à une augmentation ciblée des subventions. Ce
abouti et les Vaudois seront appelés à se prononcer sur cette
constat nous permet d’être raisonnablement optimistes pour
importante question d’ici à 2012.
2010.
Dans une situation financière toujours fragile, le CSP n’a pas
encore de marge de manœuvre pour répondre à de nouvelles Le Comité s’est modifié cette année avec le départ de M. Patrick
précarités, mais la situation s’éclaircit et l’embellie est à por- Felberbaum, remplacé au poste de délégué du Conseil synodal
tée de main. par Mme Pascale Gilgien; Mme Chloé Maire et M. Jean-Philippe
Cand sont remplacés par Mme Nicole Pletscher et M. Olivier Fa-
vre en tant que délégués de l’équipe des collaboratrices et des
Le Comité a ratifié les conclusions et les recommandations du collaborateurs. Que toutes et tous soient ici remercié-e-s.
groupe de pilotage chargé par l’Assemblée générale de procé-
der à une analyse institutionnelle du CSP.
Je tiens également à remercier ici toutes les personnes, sala-
Le mode de fonctionnement du CSP n’est pas remis en ques-
riées et bénévoles, qui travaillent d’arrache-pied au sein du
tion car il est globalement adéquat mais des ajustements sont
CSP en faisant souvent mieux avec moins, sans oublier bien
nécessaires. Son fonctionnement participatif, à savoir la ma-
sûr nos subventionneurs, et tous les donateurs et toutes les
nière et le rôle des organes où s’exerce cette participation,
donatrices qui ont permis cette année encore au CSP de pour-
doit par exemple être mieux défini et précisé.
suivre le travail qui est le sien.
De même, le CSP doit se doter d’outils pour améliorer sa
gouvernance.
Le Comité est confiant que les décisions prises cette année
La directrice du CSP a ainsi mandat de proposer un panel de
permettront de remettre à flot le CSP mais aussi lui assureront
mesures à même d’atteindre les objectifs fixés, comme no-
de jouer le rôle prépondérant qui est le sien dans le contexte
tamment d’instaurer un système d’indicateurs de la perfor-
politique, économique et social actuel.
mance des prestations offertes par les services du CSP ou de
mettre sur pied une nouvelle politique optimisant la recherche Il s’agit non seulement de pérenniser le travail essentiel que
de fonds. les différents secteurs du CSP fournissent mais aussi d’ac-
compagner ou d’anticiper les changements rendus nécessai-
res par l’évolution des besoins des trop nombreux «laissés-
Pour la première fois de son existence, le CSP a été audité par pour-compte» de notre société.
le Contrôle cantonal des finances (CCF). Le CSP a passé avec
succès et honneur ce premier contrôle. Le CCF se déclare glo-
Anne Baehler Bech, présidente
balement satisfait de la manière dont l’institution utilise et
gère les subventions cantonales tout en émettant quelques
recommandations pour améliorer encore la gestion analytique
de notre comptabilité et de notre service financier.

6
Direction
Défis et aspects
marquants en 2009
Pilotage et organisation générale Partenariats
• Poursuite de l’effort financier pour la survie du CSP et la • Plateforme Asile Migration (Appartenances, Caritas-Vaud,
tenue du budget 2009, dans un contexte général de crise: l’EPER, Français en Jeu, le CSP, le SAJE, les Médiateurs Egli-
difficultés accrues pour les personnes sollicitant le CSP, ses-Réfugiés). Recherche d’un dialogue plus efficace avec
mais aussi pour les partenaires (subventionneurs; autres le Canton (EVAM, SPOP, DINT).
institutions; donateurs). • Partenaires sur la brèche: Mobilet’ avec le Semestre de mo-
• Gros investissement en temps pour les suites de l’analyse tivation région lausannoise a vécu une réorganisation. TEM
institutionnelle et la recherche de solutions pour l’orga- ACC’Ent a soutenu, avec Jet Service, les jeunes en forma-
nisation et les finances. Réflexion et solutions à moyen tion passant du système de l’aide sociale au système des
terme; quelques résultats rapidement utiles notamment bourses. Le SAJE (Service d’aide juridique aux exilé-e-s)
pour les subventions et la recherche de fonds. travaille dans des restrictions financières de plus en plus
• Equilibre à rechercher entre le nécessaire travail de survie difficiles.
(à court terme) et la nécessaire vision à (re)développer à • Engagement pour la récolte de signatures pour l’initiative
moyen et plus long terme: choix stratégiques, position du «Vivre et voter ici» et pour la votation sur le financement
CSP dans le travail social aux plans cantonal, position des additionnel provisoire de l’Assurance Invalidité.
CSP au plan romand et suisse, vision d’avenir. • Association des CSP: travail sur la communication commu-
• Prise en compte d’une double charge pour l’équipe: d’abord ne, les prises de position, la veille stratégique à dévelop-
le travail «normal» très exigeant au service des personnes per, les liens avec la Fédération des Eglises protestantes et
en difficulté, mais aussi la dynamique de «survie» (austé- l’EPER.
rité budgétaire) et de recherche de solutions pour la suite • Avec l’Eglise réformée (EERV) (Synode, paroisses, régions):
(analyse institutionnelle). approfondissement de la collaboration, du soutien et de la
reconnaissance de la mission spécifique du CSP.
Secteurs et projets
• Délégation au responsable administration et finances, du Recherche de fonds
suivi du secteur social polyvalent dans la régionalisation • Contact régulier avec les «grands donateurs».
voulue par le programme cantonal de prévention de l’endet-
• Travail sur les courriers aux donatrices et aux donateurs
tement ainsi que des relations au sein de la Plateforme de
pour améliorer le contact écrit avec eux.
Gestion de budget spécialisée (GBS), comprenant l’Unafin
(Unité d’assainissement financier de la ville de Lausanne), • Travail sur le fichier: élimination d’adresses à double (en-
Caritas-Vaud et le CSP. viron 1.2% du fichier).
• Processus de changement en cours ou en préparation pour • Sollicitation ciblée de quelques fondations et donateurs et
le Pôle Intégration (Fraternité), avec la fin du mandat confié donatrices pour des soutiens ponctuels.
au CSP au 31 décembre 2009, et pour Point Fixe (réorgani-
sation du dispositif cantonal de prévention VIH/sida). Formation pour la directrice
• Gestion de conflit au pôle animation (Fraternité): échec de • Séminaire sur don et engagement («La Main Tendue» et
la recherche d’une solution concertée. Décision par la di- l’Ecole d’études sociales et pédagogiques, deux jours);
rectrice de licenciement de deux collaborateur-trice-s et Atelier logiciels et recherche de fonds, Swissfundraising
du gel provisoire de l’activité depuis la fin de l’été 2009. (un jour).
• Suivi régulier du projet RaVeO et des transformations me-
nées en 2009.
• Contact avec le nouveau réseau «Economie sociale et soli-
daire» vaudois.

7
Remerciements
Départs, arrivées Durant l’année 2009, les personnes engagées au CSP ont ainsi
Merci aux collègues qui ont terminé leur activité au CSP, bien- assuré la poursuite des activités en étant déjà sous respon-
venue aux arrivant-e-s ! sabilité du Bureau cantonal. Leur rapport d’activité ne figure
donc plus dans le rapport d’activité 2009 du CSP1.
Fraternité La page du mandat se tourne, mais l’intégration reste une
préoccupation et un engagement constants de La Fraternité,
Intégration: La reprise du mandat de promotion de l’Inté-
par ses différentes activités notamment de consultation et de
gration par le Canton a imposé au CSP les départs de Claudia
travail collectif, ainsi que du CSP dans son ensemble.
Gessler (pour le service d’Intégration du canton de Fribourg),
de Migjen Kajtazi, Tania Allenbach-Stevanato et Fanny Spichi-
ger qui poursuivront leur engagement sous l’égide du Bureau Fin du projet RaVeO: une porte grande ouverte
cantonal vaudois pour l’intégration. Le secrétariat de La Fra- RaVeO: Ramassage et vente d’objets d’occasion. C’est le nom
ternité perd en outre une dotation de 10% de travail dévolu à d’une activité de longue date du CSP, par ses magasins et bou-
la promotion de l’intégration. tiques de seconde main. C’est aussi le nom d’un projet qui aura
Animation: L’activité d’animation est interrompue avec la fin connu plusieurs années de recherche de solutions, et de re-
de travail de Dounia Benyamina et de Hernan Vargas. mises en question, pour donner une nouvelle santé financière
à cette activité. De 2006 à fin 2009, le projet a fait un état
des lieux, analysé les difficultés, proposé des améliorations
Service social polyvalent (de locaux, de cadre de travail, de sécurité, de contact avec
Arrivée de Jovanka Favre, en renfort du travail de gestion de les donateurs et la clientèle…), mis en place une nouvelle or-
budget spécialisée et désendettement. Jovanka Favre assure ganisation pour le ramassage et la vente, tout cela grâce à
la consultation à Bussigny. une motivation remarquable, contre vents et marées, tant des
bénévoles que des salariés du secteur et du projet, ainsi qu’au
Ramassage et vente d’objets d’occasion soutien financier des fondations suivantes: Loterie Romande,
Ernst et Young, Victorinox, Winterhilfe, Sophie und Karl Bin-
Départs de Cristian Olaya et d’Alfredo Rogante.
ding Stiftung, Fondation Emile et Odette Moser, Otto Gamma-
Arrivées de Larbi Abbad à la Blécherette puis à Yverdon, de Stiftung, Fondation du Centre patronal.
Nathanël Duttweiler, Frédéric Roulet, Lefrad Amar à la Bléche-
A l’heure où l’économie sociale et solidaire, le recyclage, le
rette, de Jérémie Bard à Payerne.
développement durable se signalent de plus en plus comme
Projet RaVeO: Départ de Gabrielle Schick, assistante de des «incontournables», le secteur «Ramassage et Vente» re-
projet. nouvelé est prêt à relever le défi et à accueillir encore mieux
les amateurs et les amatrices d’occasions.
Fin du mandat de promotion de l’intégration: Hélène Küng, directrice
une page difficile à tourner
La Fraternité du CSP, par son service social pour personnes im-
migrées, a une longue expérience des questions d’intégration.
Le mandat de promotion de l’intégration des étrangers dans le
canton de Vaud lui avait été confié par la Confédération depuis 1 Voir le site du Bureau cantonal pour l’intégration: http://www.
2001, en particulier la gestion de quatre antennes régionales vd.ch/fr/autorites/departements/dint/population/bureau-
à Bex, Nyon, Yverdon et Renens. cantonal-pour-lintegration-bci/, ou encore le rapport 2009 du
En 2008, la décision du Département de l’intérieur de repren- DINT, pp. 47 et 48: http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/
dre ce mandat a été une nouvelle difficile, tant pour le CSP rag/2009/3_dint_09.pdf
que pour de nombreux partenaires. Nous avons participé à la
demande du canton à l’élaboration de la phase de transition,
dans le souci du maintien de la qualité des prestations à ses
bénéficiaires, et de la continuité de la collaboration avec les
pouvoirs publics et d’autres partenaires dans les différentes
régions et communes vaudoises.

8
Secteurs
sociaux
Accueil
Comment définir l’accueil au CSP ? Ne pas avoir réponse à tout….
Le travail que nous faisons quotidiennement au service des Un matin, une dame de Lausanne veut absolument une infor-
personnes que nous recevons à l’Accueil pourrait être vu mation juridique par téléphone, ce que nous ne faisons pas.
comme répétitif. Or, à chaque nouvelle situation, nous nous Nous offrons une permanence le lundi matin pour les per-
trouvons devant une problématique différente, un autre sonnes qui viennent pour la première fois, des rendez-vous
parcours de vie. Il n’existe donc pas de réponse toute faite, que nous «ouvrons» tous les 16 du mois pour le mois sui-
il faut prendre le temps d’écouter, de chercher à comprendre vant. Cette dame voulait que nous lui donnions «un règlement
et à bien cerner la ou les demandes, ne pas montrer de signe concernant les versements des services sociaux en cas d’ac-
de stress quand la situation est déstabilisante, respecter la tivité lucrative».
personne dans son intégralité, ne pas être intrusif dans sa Cette dame a été très mécontente, car nous n’avons pas ré-
vie privée quand bien même nous devons poser des questions pondu comme elle l’entendait à sa demande. Un ton pointu et
souvent intimes pour pouvoir l’orienter. une dernière phrase: «En tout cas, je suis très mécontente de
Nous devons aussi savoir poser des limites quand les deman- vos services !»
des sont hors de propos, irréalisables ou sortent de notre do- Que faire, que dire ? Où mettre la limite du service person-
maine d’action, nous donner le temps de la réflexion, en parler nalisé ? Notre besoin de rationaliser les réponses à apporter
avec les collègues. se heurte parfois au besoin de souplesse et de flexibilité des
Malgré la satisfaction d’avoir pu orienter ou aider de nom- personnes qui nous consultent…
breuses personnes, il n’est pas facile pour nous parfois de
donner une autre réponse que celle qu’attend une personne
dans le désarroi. Paradoxes de l’Accueil
Poser des limites par rapport à certaines exigences, en
Eclairages sur le vif fonction des possibilités du CSP, de la disponibilité de nos
consultants et entendre la question: mais vous aidez pour
Dix-sept ans d’expérience quoi finalement ?
Une collaboratrice riche d’une expérience de dix-sept ans Entendre les usagers (et les autres) se plaindre de la difficulté
témoigne: «A l’Accueil, chaque journée est différente, im- à nous atteindre et les mêmes personnes, une fois au bout du
prévisible, variée et enrichissante. En voici un petit échan- fil, appréciant le temps que nous leur consacrons.
tillon au fil des heures: difficultés financières, problèmes
conjugaux, permis, budget, séparation, logement, contrat,
recours, ou des questions telles que: -organisez-vous des Réseau
camps de vacances ? où se trouve le Galetas ? avez-vous Deux personnes de l’Accueil participent à un réseau «Santé
de la documentation sur le divorce ? j’ai besoin d’une aide mentale et précarité», qui nous permet de mieux saisir le
bénévole, en avez-vous ?… quotidien vécu en situation de précarité et également de faire
»Il n’est pas toujours évident d’être confronté à des per- connaître nos services et ses limites aux partenaires.
sonnes plus démunies que soi; mais leur permettre de
déposer leur fardeau en les écoutant avec respect, sans
jugement, les guider dans leur démarche, les orienter le Equipe
plus précisément possible est un travail motivant et pas-
sionnant.»
BERGER Astrid 0.20
DEVILLE Ginette 0.55
Mot reçu d’une usagère: «Je voudrais également vous dire PLETSCHER Nicole 0.75
combien j’apprécie les dames qui répondent avec écoute et SCHMINKE Claire 0.20
empathie à la réception du CSP en ce moment. Cela fait telle- WENGER-BOGHOSSIAN Catherine 0.50
ment de bien de se sentir soutenue et je les en remercie.»

9
Statistiques
Les collaboratrices de l’Accueil de Beau-Séjour ont traité pres-
que 20’000 demandes en 2009. Cela représente une moyenne
de 1656 demandes par mois, 76.3 par jour ouvrable.

Réception
La réception proprement dite, qui consiste à accueillir les per-
sonnes se présentant pour un rendez-vous pris, à transmettre
des téléphones, etc. représente 62% du travail des collabora-
trices. La grande majorité de ces actes est faite par téléphone
(80%), et une sur cinq de façon directe (en face à face).
En 2009, plus de 1’000 prestations de ce genre ont été accom-
plies en moyenne mensuelle.

Accueil
Le travail d’accueil consiste à comprendre et à traiter
directement les demandes. Il s’agit d’écouter les personnes,
de bien comprendre la nature de leur demande, afin de
pouvoir effectuer au mieux l’adressage interne ou externe
des nouveaux usagers-ères. Cela représente 38% du travail
des collaboratrices, avec la nécessité de savoir gérer
l’urgence, l’espoir d’une solution toute faite, et parfois
l’incompréhension, la détresse ou le mal être, ou l’agressivité,
tout en gardant calme et sérénité !
Les 17% des demandes sont traitées en face à face, la grande
majorité (83%) par téléphone. Au total, 640 accueils ont été
effectués par mois en moyenne en 2009, ce qui en représente
30 par jour ouvrable.

10
Consultation conjugale Nous voyons aussi que la manière dont chaque couple affronte
les problèmes du quotidien a une influence sur sa bonne santé:
et familiale comment définit-il le problème, comment se renseigne-t-il sur
les solutions possibles, comment communique-t-il, comment
se soutient-il, quelle collaboration se met en route. Nous sa-
Le secteur reçoit les couples qui souhaitent échanger au sujet vons combien la prise en compte de ces éléments en consul-
de leurs difficultés de couple en présence d’un-e profession- tation peut bien souvent aider le couple à sortir de la crise et
nel-le neutre et bienveillant-e. surtout à éviter des crises ultérieures.
Ce secteur travaille sous mandat de l’Etat de Vaud. Il fait par- Le travail de guidance parentale permet aussi d’aborder les
tie de la Plateforme consultation conjugale Vaud (Plateforme) deux niveaux importants que sont le niveau conjugal et le ni-
qui regroupe les trois institutions Caritas, Profa et le CSP. veau parental pour accompagner les couples face aux tâches
éducatives. La guidance permet d’aborder les différences
au sein du couple, particulièrement par rapport aux familles
Consultations d’origine et les questions de modèles de transmission.
Enfin, au niveau conjugal, nous entendons souvent des couples
Les chiffres nous dire que c’est la première fois depuis bien des années
qu’ils se retrouvent à deux en venant consulter ! Ce peut être
Les chiffres sont en légère hausse par rapport aux deux der-
l’occasion de renforcer la cohésion au sein du couple et de
nières années.
parler de nouveaux projets à deux !
Toutefois des plages de consultation restent libres. Point
positif: les délais pour les prises de rendez-vous sont plus
courts. Activités collectives
Les annulations de dernière minute sont assez fréquentes
et ces plages libérées ne peuvent que rarement bénéficier à Plateforme consultation conjugale Vaud
d’autres personnes.
C’est à la consultation conjugale et familiale du CSP qu’est re-
venue l’organisation de la Plateforme consultation conjugale
Types de demandes en 2009. Ses buts principaux sont de coordonner le travail,
Nous faisons le constat que les couples viennent de plus en promouvoir les prestations et offrir aux professionnel-le-s
plus tard, lorsque beaucoup de problèmes se sont accumu- des séminaires de perfectionnement.
lés. Ils désirent se donner une «dernière chance» qui est
souvent bien ténue. Parfois l’un des deux a déjà pris la dé- Promotion-prévention
cision de séparation et saisit l’occasion de la consultation
Durant cette année, une équipe de six personnes venant des
pour l’annoncer à son partenaire.
trois institutions a travaillé à un projet de promotion-préven-
Les décisions de séparation sont donc plus nombreuses, tion auprès des responsables des ressources humaines et des
à toutes les étapes de la vie, notamment, ce qui est assez services sociaux des grandes entreprises du canton.
nouveau, au moment de la retraite.
Un des objectifs était de les sensibiliser aux problématiques
Les demandes «tardives» de consultation nous ont inci- de couple et à leurs conséquences éventuelles dans l’entreprise
tés à nous interroger sur la façon de prévenir et d’agir en (baisse de motivation au travail, maladie, absentéisme…).
amont en nous posant les questions suivantes: quels sont
L’autre objectif était de savoir si notre prestation était
les besoins des couples aujourd’hui et comment mieux y ré-
connue et quelle en était la représentation afin de faire mieux
pondre ? Comment inciter les couples à venir en parler en
connaître notre travail.
conseil conjugal ?
D’une manière générale, nous avons rencontré un intérêt pour
les problématiques de couple et les possibilités d’aide dans
ce domaine. A plusieurs reprises, il nous a été demandé de
Types de prestations fournies donner un aperçu plus explicite de notre prestation dans le
Parmi ces besoins, celui de parler des nombreux soucis du matériel de publicité qui leur était fourni.
quotidien comme le partage des tâches, l’éducation des en- A la suite de ces demandes, nous avons élaboré, sous la forme
fants et tout ce qui tourne autour de l’organisation familiale d’une affichette, un texte donnant une idée assez large de
nous semblent être une réalité des couples contemporains différents sujets concrets qui peuvent être abordés dans
dont les deux conjoints travaillent. nos consultations et des possibilités de soutien qu’offre le
conseil conjugal.

11
Groupe d’accompagnement de personnes sépa- Région d’Oron et de Payerne
rées/divorcées Les deux autres consultations sont plus récentes: Payerne
Malgré deux interventions à la radio, sur RSR1 et RSR2, ainsi (2004) et Oron (2007), respectivement à 30 et 20%, offrent
qu’une annonce dans notre journal des Nouvelles, ce Groupe moins de plages de consultation et sont sporadiquement rem-
n’a pas pu avoir lieu en 2009, le nombre de participants étant plies. Le travail de promotion a continué: contacts et envois
insuffisant. de mailings au CMS, à la justice de paix et aux médecins de la
région de Moudon.
Rencontres avec le réseau Le 30 avril, rencontre avec les psychologues, psychomotri-
ciennes et logopédistes scolaires de Moudon.
Rencontres avec le centre d’accueil MalleyPrairie et la
fondation Violence et Famille Article sur la consultation conjugale dans le journal du Cour-
rier (région d’Oron).
Ces rencontres commencées en 2008 ont pris fin en juin 2009.
Elles nous ont permis de partager nos préoccupations au sujet
de la violence conjugale et échanger autour de nos pratiques Rencontre annuelle des conseillères et conseillers
dans les situations de violence conjugale. La collaboration conjugaux des quatre CSP
continue de manière ponctuelle avec les partenaires de ces Cette rencontre a eu lieu en mars 2009 au CSP de Genève pour
deux institutions. partager nos expériences dans notre travail dans les CSP et
approfondir un sujet ensemble, à savoir en 2009 les thèmes de
Journée plénière de réflexion l’emprise et de la jalousie.
Cette journée a réuni les directeurs et directrices, les
conseillères et conseillers conjugaux et les réceptionnistes Formation continue
des trois institutions le jeudi 3 décembre à Crêt-Bérard. Séminaires - formations
Nous avons invité le professeur Jean Kellerhals qui a dirigé L’équipe a suivi diverses formations et séminaires, notam-
l’Institut de sociologie à l’Université de Genève et Philippe ment dans le domaine de la sexologie, de la thérapie systémi-
Lechenne, conseiller conjugal et directeur de l’Office protestant que et de la dépendance au jeu.
de consultation conjugale et familiale de Genève. M. Kellerhals,
qui a fait de nombreuses recherches sur le couple et la famille,
a exposé les différents changements observés dans notre Supervisions
société ces dernières décennies. Avec l’aide de M. Lechenne, Tous les conseillers conjugaux ont suivi des supervisions in-
qui a une longue expérience dans un service de consultation dividuelles qui sont indispensables au vu de la complexité de
conjugale romand, nous avons réfléchi aux implications de ces certaines situations rencontrées.
changements sur notre pratique ainsi que sur la spécificité de Nous continuons la supervision de groupe commencée en 2008
la consultation conjugale. avec nos collègues de Caritas, avec la participation du profes-
seur Nicolas Duruz.
Contacts avec le réseau
Région Lausanne Engagement
Une conseillère a participé à un après-midi sur le thème «Cou- Les collaboratrices et les collaborateur du secteur sont enga-
ple et argent» dans le cadre de la Plateforme GBS (Unafin, Ca- gé-e-s dans le Comité de l’Association des conseillers conju-
ritas et CSP). gaux (ACC) et pour la formation des conseillères conjugales et
des conseillers conjugaux au Cefoc à Genève.
Région d’Yverdon
L’antenne d’Yverdon (actuellement à 50%) existe depuis plus
de trente ans. En 2009, le service de CCF a été très sollicité Equipe
et il a même obtenu le meilleur résultat en nombre d’entre-
tiens depuis plusieurs années. La très bonne collaboration
entre le secteur CCF du CSP et le CSR s’est poursuivie durant BOREL Antoine 0.50
l’année écoulée. Les liens avec la direction, les réceptionnis- COURVOISIER Marie-France 0.30
tes et les collègues des institutions sociales ou partenaires GENTON MEIER Esther 0.30
sont excellents. Le conseiller conjugal a régulièrement par- JUVET Jelena 0.30
ticipé au «Café contact» réunissant les représentants des LORENZ Dominique 0.70
institutions sociales et psychosociales d’Yverdon. PRADES Véronique 0.40 stagiaire

12
Statistiques
Situations Nouvelles Nombre de
situations consultations
Consultations Lausanne, Yverdon, Payerne, Oron 269 199 966
Consultations à professionnel-le-s 18
Total des consultations 984
Situations de couples 227 160 843
Situations de personnes seules 42 39 123
Nombre de personnes concernées 496 359

Lieux de consultation
Les 53% des consultations ont eu lieu à Lausanne, 24% à Yver-
don, 19% à Payerne et 4% à Oron.
En termes de domicile, 38% des consultations sont données
à des usagers-ères domicilié-e-s dans la région de Lausanne,
53% dans le reste du canton et 9% à des habitant-e-s de can-
tons voisins; 19% des consultations sont données à des per-
sonnes qui habitent Lausanne même.

Consultation
En tout 269 situations ont été suivies, représentant 496 per-
Lieux:
sonnes.
Les situations suivies depuis l’année précédente ou plus long-
Lausanne
temps sont au nombre de 70 et représentent 26% de l’ensem- 53% des consultations
ble des situations. Yverdon-les-Bains
Pratiquement toutes les consultations ont lieu sur rendez- 24% des consultations
vous et en face à face. Payerne
Au total, 84% des consultations sont des consultations de 19% des consultations
couples, 16% des consultations de personnes venues sans leur Oron
partenaire.
4% des consultations
En termes de situation, 86% sont des situations de couples, et
14% des situations de personnes venues seules.
Le nombre moyen de consultations par situation est de 3.6.

Qui sont-ils, qui sont-elles ?


Parmi les couples,
• presque huit couples sur dix (79%) sont mariés;
• en tout, 80% des couples ont des enfants, soit 87% des cou-
ples mariés et 62% des couples non mariés;
• presque les deux tiers des couples (64%) sont des couples
dont les deux partenaires sont d’origine suisse. Dans
18% des cas, les partenaires sont tous deux d’origine
étrangère. Environ un couple sur six (16.5%) est d’origine
binationale.
Parmi les quelques personnes qui consultent seules,
• on trouve à parts égales hommes et femmes.
• Ils et elles sont neuf fois sur dix marié-e-s;
• et ont, sept fois sur dix (69%), des enfants.

13
Consultation juridique Pas un cas, un système !
Un jour, M. Lamda est victime d’un accident. Après quelques
mois, l’assureur accident lui indique que son genou ne gué-
Consultations rit pas comme il devrait et que, de ce fait, il ne s’agit plus
d’un accident mais d’une maladie. Ce n’est plus de son res-
sort. Licencié dans l’intervalle, M. Lambda s’adresse néan-
Le secteur, composé de cinq juristes, met à la disposition de
moins à l’assurance perte de gain maladie de son ancien em-
la population vaudoise des consultations juridiques d’accès
ployeur, qui lui indique ne pas être compétente puisqu’il n’a
gratuit et ouvertes à toutes et à tous.
pas souscrit un passage de l’assurance maladie collective à
l’individuelle. Ce n’est plus de son ressort. Pour débrouiller
Dans tout le canton la situation, M. Lambda s’adresse alors à sa protection ju-
Une permanence sans rendez-vous, dont l’objectif est de pou- ridique. Celle-ci refuse d’intervenir, le litige étant apparu
voir traiter les urgences, a lieu hebdomadairement dans les avant le début de son affiliation. Ce n’est pas de son ressort.
locaux de Beau-Séjour à Lausanne. Sinon, les personnes sont Quant à l’assurance invalidité, elle soutient que le problème
reçues en consultations sur rendez-vous à Lausanne ainsi que de genou n’est pas invalidant. Ce n’est pas non plus de son
dans neuf lieux du canton. Ces consultations décentralisées se ressort. M. Lambda dépose finalement une demande à l’aide
tiennent dans les Centres sociaux régionaux, chaque semaine sociale, qui examinera elle aussi sa compétence. Etour-
ou à quinzaine selon les lieux. dissante sensation à laquelle nous sommes confronté-e-s
chaque jour à la vue de ce manège de «réorientations».
Déplacée à Lausanne en 2007 à la suite de l’incendie qui a ra-
La question n’est plus quel est le problème ? Mais plutôt,
vagé le Centre social régional de l’Ouest lausannois, la consul-
comment faire pour renvoyer la personne sans avoir rien à
tation de Renens a repris ses quartiers en 2009 dans les nou-
débourser, règlement à l’appui ?
veaux locaux de ce CSR.
Notre avenir de juriste est malheureusement assuré à déni-
Le Service social des paroisses de Payerne a été dissous en
cher les failles dans les règlements d’exclusion de chacune
2008. Il a néanmoins continué de financer la consultation de
de ces institutions et pour tenter de rappeler à chacun sa
Payerne, qui se tient dans ses propres locaux, jusqu’à fin
responsabilité collective. Si les usager-ères sont toujours
2009.
plus procédurier-ères c’est qu’ils-elles sont à bonne école
A la suite d’un différend concernant le financement de la et que beaucoup d’institutions, pour des motivations bud-
consultation, le Centre social protestant s’est vu contraint de gétaires, ont perdu de vue la raison de leur existence: assu-
suspendre ses consultations juridiques au Centre social inter- mer collectivement les risques de la vie.
communal de Vevey-Montreux durant les quatre derniers mois
Pour tenter de résister à ce système, grâce aux dons, notre
de l’année 2009.
consultation essaie de rester ouverte à tous et toutes, sans
Une organisation provisoire a été mise en place pour que les autre critère d’accès qu’un peu de patience...
personnes puissent accéder à une consultation, malgré ce dif-
férend avec les autorités régionales.

Prestations Activités collectives


Les juristes sont des généralistes et les problématiques qui
leur sont soumises ont trait à de nombreux domaines du droit. Présentations collectives
La consultation peut consister en une simple information ou «séparation - divorce»
un conseil donné sur le moment. Selon la complexité de la Mises sur pied en 2008, les séances de présentation collective
question soulevée, elle peut aussi déboucher sur un travail sur les droits des conjoints en cas de séparation ou de divorce
de suivi plus ou moins conséquent. Certains dossiers restent se sont poursuivies à Lausanne à un rythme d’environ une fois
ainsi ouverts pendant plusieurs années. par mois. Le but de ces présentations est de dispenser des
L’ampleur et le nombre de suivis n’étant pas planifiables, et informations générales sur le sujet à un groupe de personnes,
certaines démarches, telles que recours et oppositions, de- libérant ainsi des consultations individuelles pour des pro-
vant être accomplies dans le délai imparti sous peine de ne pas blèmes plus pointus et personnels.
être recevables, les juristes doivent composer avec un stress
important dans la gestion quotidienne de leurs activités.

14
Cours et enseignement Equipe
Forts du succès rencontré en 2008, deux juristes du secteur
ont à nouveau dispensé à deux reprises, en collaboration avec
La Fraternité, une formation en droit des étrangers destinée Le secteur juridique offre un soutien au Service social po-
aux professionnel-le-s. Ce cours a concerné une centaine de lyvalent et à La Fraternité. Par ailleurs, un juriste assure en
personnes. tandem avec un-e travailleur-se social-e les consultations
sociojuridiques hebdomadaires du Service Droit des jeunes de
Par ailleurs, deux juristes ont assuré des mandats d’enseigne- Jet Service, à Lausanne et à Vevey. Le secteur se tient aussi
ments à l’EESP (Ecole d’études sociales et pédagogiques) en à disposition du secteur administration pour des questions
matière de prestations sous conditions de ressources (subsi- juridiques ponctuelles (droit du travail, des successions, des
des pour les primes d’assurance maladie, prestations complé- assurances sociales, etc.). Il participe au demeurant de façon
mentaires AVS/AI, bourses d’études). importante à tous les groupes de travail et commissions du
Centre social protestant (Commission du personnel, Commis-
Prises de position sion de communication externe, Commission d’information et
En collaboration avec la chargée de politique et recherche de communication interne, Commission des Nouvelles, analyse
sociales, le secteur a participé à la rédaction des réponses institutionnelle, fondation LPP Copré). Il envoie également une
aux consultations législatives pour lesquelles le Centre social déléguée de l’Equipe au Comité.
protestant a été sollicité en 2009.
FRICK Claudia 0.75
GAFNER Magalie 0.75
Lieux:
GERTSCH Florent 0.55 (+ 30% à Jet Service)
Bex, Lausanne, Montreux, HARTMANN Antoine 0.90
Morges, Nyon, Orbe, VAZQUEZ Mercedes 1.00
Payerne, Renens, Vevey,
Yverdon-les-Bains

Statistiques
Usagers Nouveaux Nombre de
usagers consultations
Consultations Lausanne et autres lieux du canton 1’906 1’573 2’874
Permanence 260 221 266
Conseils à professionnel-le-s 265
Total 2’166 1’794 3’405

En plus de la consultation individuelle, onze séances d’infor- Dans la consultation


mation collective «Séparation-divorce» ont été réalisées. El-
Les suivis d’années précédentes concernent 372 situations
les ont permis de toucher 134 personnes, dont une dizaine a
(17% des situations) et sont en augmentation.
ensuite demandé un rendez-vous individuel.
Les 72% des consultations ont lieu en face à face et sur ren-
Plus de 260 consultations ou conseils ont en outre été donnés
dez-vous, 23% par téléphone, 5% par e-mail ou courrier.
à des professionnel-le-s d’autres services sur des questions
juridiques. Une consultation sur onze (8.5%) est donnée en permanence
à Lausanne.
Les trois quarts des usagers-ères (76%) ne consultent qu’une
Lieux de consultation seule fois; 14% consultent deux fois; 10% consultent trois fois
La consultation juridique est présente dans dix lieux du can- ou davantage dans l’année.
ton, couvrant ainsi la majorité des régions d’action sociale.
En termes de domicile, on note que 29% des usagers-ères sont
domicilié-e-s à Lausanne et 26% dans la couronne lausannoise
(total de 55.4% pour Lausanne Région). Les 41% des usagers-
ères habitent dans les autres régions du canton.

15
Qui sont-ils, qui Et les prestations
sont-elles? Près de 2’200 Face aux demandes qui leur sont adressées, les juristes:
• La clientèle est forte- situations • fournissent des avis juridiques et d’autres sortes d’expli-
ment féminine, puis- 63% de femmes cations aux personnes dans 82% des cas,
que composée de 63% 37% d’hommes • effectuent des investigations, des vérifications et d’autres
de femmes et de 37% 45.6 ans en moyenne types de suivi dans 19% des cas,
d’hommes.
• rédigent différents types de courriers dans 14% des cas,
• Les personnes mariées
ou en partenariat enregistré représentent plus de la moi- • entament une action judiciaire auprès des tribunaux ou
tié de la population qui consulte le service (57%); 19% des rédigent un recours dans 5.2% des cas.
personnes sont divorcées, 3.2% veuves. Les personnes cé- Pour 37% des consultations, un travail particulier de suivi est
libataires sont sous-représentées: 20%. effectué par les juristes, hors temps de consultation. Des dé-
• La moyenne d’âge est de 45.6 ans, sans guère de différence marches juridiques, des actions judiciaires et des recours y
entre les sexes. sont également entrepris.
Les 8.2% des personnes sont en âge de retraite (AVS).
• Un peu moins de six usagers-ères sur dix sont Suisses et
plus de quatre de nationalité étrangère. Il y a proportion-
nellement davantage d’hommes étrangers (48%) que de
femmes (41%). Motifs de consultations
Parmi les personnes de nationalité étrangère, un peu plus
Droit de la famille 46%
de la moitié sont titulaires d’un permis d’établissement
(contributions
(C, 52%), un tiers ont un permis de séjour annuel (B, 33%)
d’entretien, séparation,
et environ 16% disposent d’un titre de séjour précaire
divorce)
(permis F, L, N) ou n’ont pas de titre de séjour.
Assurances sociales 18%
• Les 7.7% des usagers-ères sont au bénéfice ou en attente
d’une prestation de l’assurance invalidité. Droit des étrangers 10%
17 autres domaines 51%
Leurs motifs de consultation
Les motifs de consultation touchent par ordre d’importance:
• des problèmes de droit de la famille dans 46.5% des cas, et
principalement (dans l'ordre): contributions d'entretien,
séparation, divorce, relations personnelles, etc.;
• des problèmes liés au droit des assurances sociales, dans
17.6% des cas, et principalement (dans l'ordre): assurance
invalidité, assurance maladie et subsides, prestations
complémentaires, assurance chômage;
• des problèmes de droit des étrangers, dans 10% des cas;
• les 51% des motifs de consultation touchent d'autres
domaines du droit – soit exactement 17 autres domai-
nes. Dans plus de 5% des cas: droit du travail, aide so-
ciale, droit pénal, loi sur les poursuites, droit du bail.
Et dans une moindre mesure (dans l'ordre): droit des suc-
cessions, droit administratif, autres contrats, droit de la
consommation, etc.
Les motifs de consultation touchent en tout vingt domaines
du droit.

16
Jet Service tuations se sont révélées lourdes et ont souvent nécessité un
suivi à long terme, reportant ainsi la surcharge de TEM ACC’Ent
vers notre service.
Secteur destiné aux jeunes 16-25 ans
Pour les jeunes hors formation, notre travail a été le plus sou-
vent un appui dans les démarches visant une entrée en forma-
Introduction tion et une aide généraliste.
Nous rencontrons également des personnes faisant appel à
Axe curatif Jet Service pour des difficultés globales démontrant l’extrême
Année après année, des jeunes entre 16 et 25 ans franchissent précarité et la complexité de leurs situations.
le seuil de Jet Service dans le but de trouver de l’aide concrète Ces jeunes doivent faire face à de l’endettement, un manque
et directe aux problèmes rencontrés. Que ce soit lors de nos de formation, des lacunes scolaires et ont souvent déjà passé
permanences ou sur rendez-vous, notre travail vise à permet- par des mesures d’aides (RI, TEM, Le Repuis, SEMO, etc.) sans
tre à ces jeunes d’accéder à une formation ou de s’y maintenir. que leur situation soit améliorée. Ces jeunes se retrouvent
Nous les aidons à mobiliser leurs ressources pour trouver des en dehors des mesures existantes et ne savent plus à qui
solutions à des situations critiques, complexes et difficiles. s’adresser. Ils et elles vivent chez leurs parents, des copains,
La difficulté est humaine, sociale, financière, familiale, affecte des squats et si le système D est de rigueur, il ne résout pas
parfois la santé et crée souvent un obstacle à l’insertion. la déprime.

Axe préventif Service Droits des jeunes (Lausanne et


Offrir de l’aide individuelle n’est pas notre seul objectif. Nous Vevey)
travaillons également à développer une vision préventive de La permanence sociojuridique proposée le jeudi après-midi
notre action. Que ce soit par l’insertion professionnelle ou la à Lausanne et le lundi en fin d’après-midi à Vevey (partena-
prévention des ruptures de formation, au travers de notre riat avec Ginkgo et le Service Jeunesse de Vevey) ne désem-
travail dans des associations comme le SEMO, TEM, ACC’Ent ou plit pas.
la prévention de l’endettement non maîtrisé des jeunes, l’an-
La particularité de cette permanence (consultation donnée
née 2009 aura été riche en développements.
par un juriste et un-e travailleur-euse social-e) permet
L’articulation de notre action curative et préventive s’inscrit d’aborder le problème juridique et le problème social et fi-
dans la mission du CSP. nancier qui l’accompagne généralement. Ce duo aide à envi-
sager la problématique dans son ensemble et à trouver des

Consultations solutions le plus rapidement et efficacement possible.


L’ampleur du suivi varie de cas en cas. Cela va de la simple
information en passant par un courrier pour débloquer une
Permanences apprenti-e-s et jeunes
situation, des négociations avec des tiers (parents, admi-
en formation
nistration, employeurs, etc.), à un recours ou à des démar-
Les problématiques rencontrées sont souvent complexes. No- ches juridiques plus ou moins importantes.
tre intervention vise à assurer la poursuite de la formation,
souvent mise en péril par le déséquilibre budgétaire et les
soucis financiers. Bourse du travail
A partir de septembre 2009, les jeunes bénéficiant du pro- Après une année 2008 difficile (62% d’offres d’emplois en
gramme FORJAD (programme d’insertion par la formation moins par rapport à 2007), nous avons constaté une légère
professionnelle mis sur pied par le canton) ont vu leur situa- remontée en 2009 (+ 11%). Quant au nombre de placements
tion changer puisque le régime des bourses a pris le relais effectués, il a augmenté de 14%. En 2009, 69 employeurs ont
du RI (revenu d’insertion). Cette modification a provoqué une fait appel à la Bourse du travail pour un total de 227 places
importante surcharge de travail pour les conseillers et les de travail.
conseillères de TEM ACC’Ent et a entraîné un glissement de leur Jet Service est sollicité par des personnes privées, de petites
activité professionnelle vers la gestion administrative des et moyennes entreprises pour de la mise sous pli, manuten-
dossiers des personnes suivies, tâche jusque-là accomplie par tion, baby-sitting, nettoyages, aide de bureau, vente, service,
les travailleurs et les travailleuses sociales des CSR. etc.
Les conseillers-ères de TEM ACC’Ent se sont donc adressé-e-s Simple intermédiaire, Jet Service met en contact, rapidement
à notre service dans les cas, nombreux, où se posaient des et gratuitement, des jeunes demandant un emploi avec des
questions de dettes (arriérés, poursuites et actes de défaut employeurs et des employeuses de la région lausannoise. Les
de biens), de gestion budgétaire et administrative complexe entreprises se chargent d’établir les contrats de travail et de
(subsides, bourse d’étude et d’apprentissage, etc.). Ces si- payer les salaires. Nous assurons un suivi du placement des

17
jeunes afin de les aider à négocier au mieux ce délicat passage La mesure ACC’Ent fait l’objet d’une convention de collabo-
vers le monde du travail. ration entre TEM et le Service de prévoyance et d’action so-
Malgré la faible fréquence des offres d’emploi, la Bourse du ciale.
travail reste importante pour les jeunes et pour Jet Service.
En effet, elle est souvent la porte d’entrée débouchant sur une L’association Mobilet’
prise en charge plus globale.
! L’association Mobilet’ est un partenariat entre Jet Service,
le Centre vaudois d’aide à la jeunesse et l’Association de
Activités collectives la Maison des Jeunes. Elle gère le Semestre de motivation
de la région lausannoise (SEMO), le Bilan, information et
orientation (BIO +) ainsi que le BIP jeunes (Bâtir l’intégra-
Le travail de réseau que nous menons avec différents parte-
tion professionnelle).
naires reste au centre de nos actions. Cette mise en commun
des expériences de terrain et des réflexions se concrétise au ! Depuis onze ans, le SEMO est au service de l’insertion so-
travers des partenariats mis en place au cours de ces der- cioprofessionnelle des jeunes. Les jeunes sont encadré-e-s
nières années: site internet CIAO, association TEM et Mobilet’, par une équipe de professionnel-le-s et bénéficient d’ate-
programme de prévention de l’endettement non maîtrisé des liers, de stages et de mises à niveau scolaires. 357 jeunes
jeunes (voir page 33). ont été suivi-e-s en 2008-2009.
! Le BIO+ accueille des jeunes qui ne peuvent bénéficier du
TEM SEMO et qui viennent des communes de l’Ouest lausannois
ou qui sont envoyé-e-s par le SPJ (service de protection de
L’association TEM (Transition école-métier) a fêté ses 10 ans
la jeunesse) et le CSIR (Centre social d’intégration des ré-
d’activités en 2009. Ce travail de terrain au service des ap-
fugiés). Cette mesure a concerné 94 jeunes en 2008-2009.
prenti-e-s en difficulté et des entreprises formatrices a été
reconnu par les autorités vaudoises par l’inscription de TEM ! Le BIP jeunes en est à sa deuxième année d’activité. C’est
dans la nouvelle loi sur la formation professionnelle. une mesure d’insertion pour des jeunes adultes du pro-
! Les conseillers et les conseillères aux apprenti-e-s (CApp) gramme FORJAD ayant pour objectif de trouver une place
interviennent pour trouver des solutions pour les appren- de formation. 32 jeunes ont bénéficié de cette mesure en
ti-e-s en difficulté au cours de leur formation profession- 2008-2009.
nelle. Après l’intervention des CApp, 74% des jeunes pour-
suivent leur formation. Pour l’année scolaire 2008-2009, Site internet CIAO: www.ciao.ch
853 apprenti-e-s ont été suivi-e-s par les huit CApp.
Nous sommes responsables du chapitre «Formation et tra-
! Les intervenant-e-s sociopédagogiques (ISPe) offrent des vail». En 2009, nous avons procédé à la mise à jour et à la
appuis scolaires et un soutien dans la gestion des problè- réécriture de certaines informations, en vue de la refonte du
mes de communication, personnels, financiers ou fami- site en 2010. Nous avons répondu à 169 questions.
liaux. En 2009, 97 apprenti-e-s ont bénéficié d’un appui.
Nous sommes également responsables du chapitre «Argent»,
! Les cours d’Appuis Apprenti-e-s (App-App) ont été mis sur
avec nos collègues du Service social polyvalent (voir Préven-
pied dans le Nord vaudois en partenariat avec des associa-
tion de l’endettement non maîtrisé des jeunes, page 33).
tions régionales. Ce sont 170 jeunes qui ont pu bénéficier
d’appuis en petits groupes (3 à 4 personnes) pour une som-
me de 5 francs grâce à l’aide des partenaires régionaux.
L’Association TEM est un partenariat entre Jet Service (CSP Equipe
Vaud) et le Centre vaudois d’aide à la jeunesse (CVAJ). Pour la
gestion des prestations Capp et ISPe, TEM a reçu un mandat de ARBEL PASSAMANI Anouk 0.55
la Direction générale de l’enseignement postobligatoire. BLANC BOVAY Cosette 0.50*
DUPERTUIS Christine 0.70
ACC’Ent GERTSCH Florent 0.30
Depuis fin 2006, TEM, via la mesure ACC’Ent (Accompagnement OLAYA Françoise 0.70
en Entreprise), participe au programme FORJAD. L’année 2009 RECROSIO Pascal 0.75
a été marquée par la transition de ces jeunes du RI au sys- TADIC Alexandre 1.00
tème des bourses d’études. Fin 2009, 450 jeunes en formation
*Renforcement du secteur en lien avec le programme
étaient suivi-e-s par 24 intervenant-e-s ACC’Ent. La réussite
de prévention de l’endettement non maîtrisé des
des jeunes s’étant présenté-e-s aux examens finals en 2009
jeunes: de janvier à novembre; dès décembre: engage-
est de 89% (48 jeunes ayant réussi leur formation contre 5
ment de durée indéterminée.
échecs).

18
Statistiques
Usagers Nouveaux Nombre de
usagers consultations

Permanence Apprenti-e-s et jeunes en formation 361 307 760


Service Droits des jeunes 182 154 277
Sous-total 543 461 1’037
Bourse du travail 179 155 201
Consultations CIAO 219 219 219
Consultations parents / professionnelles 89 89 89
Total 1’030 924 1’546

Note: le total d’usagers-ères indiqué représente le nombre • Parmi les jeunes en formation, un petit nombre se trouve
exact de jeunes et non le total des usagers de chaque perma- encore à l’école obligatoire (6%), 4% en transition, 60% sont
nence, qui est supérieur (certains jeunes consultent plusieurs dans une formation de degré secondaire 2, et 30% dans une
permanences). formation de niveau tertiaire.
• Parmi les jeunes qui ne sont pas en formation (ni en em-
Signalons qu’en plus des chiffres ci-dessus, on dénombre ploi), 62% sont soit en recherche de formation, soit dans
environ 500 «passages» de jeunes dans les locaux afin d’ap- une phase intermédiaire entre rupture et reprise de forma-
porter ou de venir chercher une information, compléter un tion, soit sans solution aucune (14%). Les 31% bénéficient
dossier, etc. d'une prestation sociale (chômage, revenu d’insertion).
Enfin, 5% sont en pause entre deux activités (interruption
Au total, 94% des consultations sont dispensées à des jeunes,
assumée, break).
et 6% sont des réponses à des demandes de professionnel-le-s
d’autres services, ou d’autres acteurs en présence (parents, • Les 17% des jeunes ont entre 15 et 17 ans, 33% entre 18 et
écoles, etc.). 20 ans, 35% entre 21 et 25 ans.
Les 75% des consultations ont lieu en face à face, 15% par e- La moyenne d'âge est de 21.4 ans pour l'ensemble; les
mail, et 9% par téléphone. usagers-ères des permanences sont un peu plus âgé-e-s
(moyenne 22 ans). Celles et ceux de la Bourse du travail
sont un peu plus jeunes (moyenne 19 ans).
Consultations et permanences
• Ils et elles sont pour 67% de nationalité suisse, 33% de na-
En tout 106 jeunes sont suivi-e-s depuis l’année précédente,
tionalité étrangère. Il y a davantage de jeunes hommes de
voire depuis plusieurs années. Cela représente 15% des situa-
nationalité étrangère (38%) que de jeunes femmes (29%).
tions.
Parmi les jeunes qui consultent les permanences, près de qua-
tre sur dix (37%) reviennent une ou plusieurs fois en consul- Qui ?
tation. C’est la permanence Apprentis et jeunes en formation Jeunes femmes 54%
qui recueille la plus forte fréquence de consultations: 41% des Jeunes hommes 46%
jeunes consultent le service plusieurs fois (19% deux fois, 22% En formation 58%
trois fois ou plus). Moyenne d’âge 21,4 ans
Dans la consultation seule (sans CIAO), 89% des consultations
ont lieu en face à face, 10% par téléphone. Motifs
Permanence apprentis
Problèmes
Qui sont-ils, qui sont-elles? financiers 66%
• Des jeunes femmes dans 54% des cas et des jeunes hommes Bourses 32%
dans 46% des cas. Dettes 20%
• Les 58% des jeunes sont en formation, 10% en emploi. Problèmes familiaux 26%
Celles et ceux qui ne sont ni en formation, ni en emploi re- Service Droits
présentent presque un tiers des usagers (32%). Les jeunes des jeunes
hommes sont proportionnellement plus souvent dans cette Bourses 20%
situation. Devoir d’entretien 15%
Conflits de travail 15%

19
Les jeunes non suisses possèdent pour 45% un permis
d’établissement (C); 43% ont un permis de séjour annuel Service Droits des jeunes
(B), dont 8% un permis B étudiant; 13% des usagers ont un Les problèmes liés aux bourses y occupent aussi la première
titre de séjour précaire (permis F, L, N). place, présents dans 20% des cas, avec des demandes de re-
cours. Les problèmes en lien avec le devoir d’entretien repré-
Les 50% des jeunes habitent Lausanne même, 20% dans la
sentent 15% des demandes, et les dettes 10%.
couronne lausannoise (71% pour Lausanne Région). Trois
jeunes sur dix sont domicilié-e-s dans les autres régions On trouve dans 17% des cas certaines questions juridiques
du canton. (séparation, garde d’enfants) et celles liées à la justice (peti-
tes infractions: tags, vols, amendes par exemple).
On trouve ensuite des problèmes de conflits de travail dans
Motifs de consultation dans les permanences 15% des cas.
Permanence Apprenti-e-s et Jeunes en Les problèmes qui touchent au statut légal (asile, permis,
formation renvois) sont présents dans 11% des cas.
Des problèmes d’ordre financier sont présents dans deux de- Des problèmes familiaux apparaissent dans 12% des
mandes sur trois (66%): d’abord les questions liées aux bour- situations.
ses (dans 32% des consultations), ensuite des problèmes de
On trouve ensuite, et dans une moindre mesure (entre 7% et
dettes (dans 23% des cas), puis des questions liées au devoir
10% des cas), des problèmes liés à des contrats, à l’adminis-
d’entretien (dans 10% des cas).
tration, à des assurances, au logement.
Des problèmes d’ordre familial se présentent dans un quart
des consultations (départ du domicile familial, difficultés fa-
miliales, problèmes de devoir d’entretien).
Des problèmes administratifs sont présents dans 15% des
cas.
Les motifs de consultation ayant trait à des questions d’ap-
prentissage apparaissent dans 15% des cas: surtout des pro-
blèmes à trouver une place d’apprentissage (12%).

20
La Fraternité de défense des chômeurs et chômeuses (ADC) à la rédaction
commune d’une lettre adressée à MM. les Conseillers d’Etat
Jean-Claude Mermoud et Philippe Leuba. Notre interpellation
Le secteur offre des consultations sociales aux personnes a donné lieu à une réponse qui pourra être favorablement uti-
étrangères, pour les questions administratives, sociales et lisée dans les cas où des problèmes subsisteraient à ce sujet.
juridiques. Il faut souligner que depuis l’envoi de notre lettre conjointe
à fin novembre 2009, ni l’ADC ni La Fraternité n’ont rencontré
Il est un lieu de compétences ressources pour les autres pro-
de nouvelles situations de personnes se voyant suspendre le
fessionnel-le-s sur toutes les questions liées au domaine de
versement de leurs indemnités de chômage pour cause de per-
la migration et des personnes étrangères.
mis de séjour en attente de renouvellement auprès du SPOP.
En 2009, le secteur a été marqué par d’importants change-
ments: la perte de deux de ses trois pôles de compétences, ce
qui a impliqué une réorganisation profonde. Transformation de permis
La transformation des permis F en B a été rendue impossible
lorsque les requérants, bien qu’autonomes financièrement,
Centre de compétence intégration - CCI vivaient dans un appartement de l’EVAM (Etablissement
Depuis 2001, La Fraternité du Centre social protestant assu- vaudois pour l’accueil des migrants). Nous avons collaboré
mait les tâches de promotion de l’intégration dans le canton avec des députés qui ont déposé une interpellation au Grand
de Vaud sur mandat de la Confédération, mandat confié sur la Conseil. A la suite de nos recours, le Service de la popula-
base de notre longue expérience des questions d’intégration. tion a dû changer sa pratique quant aux traitements de ces
Or, le Département de l’intérieur (DINT) a décidé de reprendre dossiers.
ce mandat en totalité dès 2010, l’année 2009 étant une année
de transition. Nous regrettons la perte de ce mandat et conti-
nuerons nos engagements afin de favoriser l’intégration au Les succès
sens le plus large du terme. L’année 2009 a donc été une année L’année 2009 a également été marquée par l’obtention ou
de changements induits par les décisions fédérale et canto- le renouvellement d’autorisations de séjour. Ces situations,
nale, et une intense année de transition pour notre secteur. parfois désespérées, réglées souvent après des années de
lutte, nous ont confortés dans notre travail.
Salle de rencontre et d’animation «La Frat’»
A la suite de problèmes internes et de licenciements, le pôle
animation est suspendu dès septembre 2009. Les activités Notons qu’un de nos clients a offert un très beau concert de
socioculturelles qui y étaient organisées et l’ouverture de la guitare classique dans la salle de La Fraternité, en faveur du
terrasse le samedi matin se sont donc arrêtées. Un groupe de CSP et ce afin de nous remercier pour le suivi de sa situation
travail a été créé pour réfléchir à la suite de l’organisation et ayant abouti à la délivrance d’une autorisation de séjour.
de l’animation de notre salle afin que La Fraternité conserve
sa tradition de lieu d’accueil. La salle continue d’être utilisée
pour des activités du CSP et est toujours à disposition ou
louée aux associations ou pour des soirées privées. Activités collectives
Nouveautés
Consultations Coordination vaudoise «Aucun enfant n’est
illégal»
Retards administratifs La Fraternité s’est engagée avec force dans la Coordination
Dans le rapport d’activités 2008, nous avions mis en avant les vaudoise de la campagne nationale «Aucun enfant n’est
lourdes conséquences sur les plans psychique et administratif illégal», lancée en 2008, qui vise à sensibiliser le public aux
qu’engendraient les retards accumulés par le Service de la conditions de vie des jeunes vivant en Suisse sans statut légal.
population (SPOP) dans le traitement des demandes qui lui Elle milite pour le respect des droits des enfants sans-papiers
étaient adressées. Nous avions alors soulevé les risques et revendique en particulier le droit à la formation post-
que ces retards pouvaient engendrer pour les personnes au obligatoire et à l’apprentissage. Elle demande également la
chômage. régularisation facilitée des enfants et de leur famille, ainsi que
l’interdiction de mettre des mineurs en prison par mesures de
En 2009, nous avons été forcés de constater que la situation
contrainte. La Coordination vaudoise, qui regroupe le Collectif
n’avait pas évolué de manière favorable, bien au contraire.
vaudois de soutien aux sans-papiers, l’EPER, le SSP-VPOD et
Nous avons alors décidé de collaborer avec l’Association
La Fraternité du CSP, a sollicité des députés du Grand Conseil

21
pour déposer une initiative cantonale demandant le droit à En novembre, une deuxième conférence de presse a été orga-
la formation duale en apprentissage. Une de nos collègues a nisée à l’occasion de la publication du Rapport d’observations
participé à l’élaboration de l’argumentaire défendu ensuite 2009. Une de nos collègues y est intervenue en tant qu’experte
par M. Melly, député, en plénum. dans le domaine du droit des étrangers et des femmes victi-
mes de violence conjugale risquant de perdre leur autorisa-
tion de séjour à la suite de la séparation d’avec leur conjoint.
Initiative populaire pour le droit de vote et
d’éligibilité des étrangers Lors de son assemblée générale, l’ODAE romand a pu comp-
ter sur la présence et le soutien de Mme Ruth Dreifuss et de
La Fraternité a été directement sollicitée pour participer au
M. François Couchepin, ancien chancelier de la Confédération.
lancement de l’initiative pour le droit de vote et d’éligibilité
des étrangers au niveau cantonal. Les rapports entre l’ODAE romand et l’ODAE suisse ont suscité
de nombreuses rencontres et discussions demandant un in-
En avril 2009, l’assemblée générale de lancement de cette ini-
vestissement certain de la part de La Fraternité. Par ailleurs,
tiative s’est tenue dans nos murs.
nous avons continué à signaler des situations qui ont fait l’ob-
jet de fiches, disponibles sur le site www.odae-romand.ch.
Suivi
Formation pour les professionnel-le-s Plateforme nationale pour les sans-papiers
sur la Loi sur les étrangers et Commission protestante romande suisses-
Deux journées destinées aux professionnel-le-s concerné-e-s immigrés (CPRSI)
par l’application de la Loi sur les étrangers en lien avec la Loi La Plateforme nationale pour les sans-papiers a continué son
sur l’asile et les Accords sur la libre circulation des person- activité en 2009 en étant le seul groupe de pression, avec la
nes ont été mises sur pied en collaboration avec le secteur CPRSI dont nous sommes également membres, à tenter de
juridique. Un deuxième module d’approfondissement est aussi convaincre les conseillers nationaux et les conseillers des
proposé sur un thème plus précis. Etats de refuser la modification du Code civil visant à interdire
la possibilité de se marier pour les migrants avec un statut de
Groupe de travail «Femmes migrantes séjour précaire. La Fraternité a été la cheville ouvrière de ce
victimes de violence conjugale» travail de lobby.
Ce groupe de travail a continué de fonctionner à l’interne du La CPRSI a également travaillé toute l’année sur ce sujet prin-
CSP. Malgré une recherche de fonds intensive, nous nous som- cipal et a édité une brochure à l’intention des paroisses et
mes vus contraints de refuser de mettre en œuvre le projet en de toute personne intéressée à la question des mariages bi-
question, par manque de moyens financiers. nationaux. Dans cette brochure est inclus un «Jeu de l’oie»
montrant le véritable parcours du combattant qu’est devenue
Nous avons néanmoins continué les contacts au niveau ro-
aujourd’hui la procédure de mariage pour ces couples
mand en participant au groupe de travail «Femmes migrantes
(www.eglisemigrationvd.com).
et violence conjugale», avec lequel nous avons rencontré Mme
Roth Bernasconi pour discuter d’un soutien à sa motion au Malgré ce travail de lobby, le Parlement a accepté cette modi-
Conseil national. Nous avons également pu envoyer des rap- fication qui entrera en vigueur en janvier 2011. Nous restons
ports d’information à deux commissions de l’ONU (CEDEF et Co- convaincus que cette interdiction de se marier en Suisse pour
mité des droits de l’Homme), qui ont par la suite condamné la les migrants avec un statut de séjour précaire ne respecte pas
Suisse notamment pour son manque de protection envers les la Constitution qui garantit le droit au mariage et constitue
femmes migrantes victimes de violence conjugale et demandé une nouvelle discrimination envers les étrangers.
une modification de la loi actuelle.
Nous continuons un travail d’appui aux politiciens sensibili- Vie de secteur
sés à la question, en fournissant des arguments et des com- La perte du mandat «Centre de Compétence pour l’intégra-
pléments d’informations. tion» a provoqué le départ de quatre collègues. De plus, nos
deux collègues du pôle animation ont été licenciés en été
2009. Tout cela a provoqué un immense bouleversement au
Observatoire romand du droit d’asile et des sein de notre équipe, fait de tristesse et de frustration. En
étrangers-ODAE l’espace de quelques mois, nous avons été contraints de
L’année 2009 a été très chargée pour cette association, dont prendre congé de six collaborateurs-trices avec qui nous
avons eu énormément de plaisir à travailler tout au long de
La Fraternité est membre fondateur et membre du Comité.
ces dernières années. Nous les regrettons vivement et leur
Au printemps 2009, une conférence de presse sur les droits souhaitons plein succès pour la suite de leurs activités.
des enfants migrants en Suisse a été organisée à La Fraternité, Nous remercions chacun d’entre eux pour leur profession-
à l’occasion de la publication de la note thématique consacrée nalisme et leur engagement en faveur de l’intégration et des
à ce sujet. droits des migrant-e-s.

22
Equipe
CONCHA Alfonso 1.00 Promotion de l’intégration des étrangères et
FADINI Anna 0.70 étrangers dans le canton de Vaud
KILIC Mustafa 0.70
MAIRE Chloé 0.80
ALLENBACH-STEVANATO Tania 0.50 jusqu’au 31.12
MERLO Francisco 0.80
GESSLER Claudia 0.70 jusqu’au 30.03
MORIER Brigitte 0.80
KAJTAZI Migjen 0.80 jusqu’au 31.12
0.70 dès le 01.06
SPICHIGER Fanny 0.70 jusqu’au 31.12
PAYOT Jacqueline 0.70
SCHWAB-NGAMIJE Myriam 0.60

Salle de rencontre et d’animation «La Frat’»

BENYAMINA Dounia 0.50 jusqu’au 30.09


VARGAS NINO Hernan 0.30 jusqu’au 30.09

23
• Quatre personnes sur dix ont une autorisation de séjour
Statistiques annuelle, 12% possèdent un permis d’établissement et 49%
se trouvent en situation légale précaire (permis L, F, N,
Usagers Nouveaux Nombre de renouvellement) ou n’ont pas de titre de séjour.
usagers consultations Les 64% des usagers-ères reviennent plusieurs fois en consul-
Consultations 552 317 1’878 tation: 32% consultent deux ou trois fois, 13% quatre ou cinq
Permanence sociale 783 783 632 fois, 15% entre six et dix fois, et 4% plus de dix fois.
Permanence sans-papiers 562 562 469 Les 76% des personnes sont domiciliées dans Lausanne Ré-
Sous-total 1’897 1’662 2’979 gion, 23% dans le reste du canton. Presque six usagers-ères
Conseils à professionnel-le-s 83 sur dix habitent à Lausanne même (57%).
Total 3’062 • Des problèmes liés au statut sont amenés dans neuf
consultations sur dix (renouvellement ou transformation
de permis, regroupement familial, perte de statut, natura-
La majeure partie des consultations sollicitées par des pro- lisation, mariage, violence conjugale, etc.).
fessionnel-le-s d’autres services concerne des questions de • 42% des motifs de consultation concernent des problèmes
statut légal des personnes. liés à la famille, ce domaine étant en augmentation.
Globalement, 88% des consultations ont lieu en face à face, • 17% des demandes concernent des questions d'assurances
11% par téléphone. sociales ou de prestations sociales.
• Des questions en lien avec le mariage sont présentes dans
86% de personnes de 12% des cas, en nette augmentation.
nationalités étrangères, • La violence conjugale, liée à des problèmes de statut,
14% de personnes suisses concerne 8% des consultations.
32% des couples sont mixtes • Des problèmes liés à l’emploi apparaissent dans 7% des
consultations, et
• des problèmes liés à la santé ou administratifs dans 6%
Qui sont-ils, qui sont-elles ? des cas.
La clientèle est un peu plus souvent féminine: on recense 53% • Toute une série d’autres motifs de consultation apparais-
de femmes et 47% d’hommes. Dans les permanences, 22% des sent dans une moindre mesure: des problèmes liés à des
consultations sont des consultations de couples. dettes ou à d’autres problèmes financiers, à la formation,
Les 86% des usagers et des usagères sont de nationalités au logement.
étrangères. Plus de la moitié des couples qui ont consulté les
permanences sont des couples mixtes suissss-étranger-ère 37% des consultations en
(56.3%). permanence,
63% dans la consultation
Dans la consultation sur rendez-vous: individuelle
• Les 552 usagers-ères sont de 88 nationalités différentes.
• On trouve 57% de femmes et 43% d’hommes. Permanence sociale
• Trois personnes sur dix sont européennes, surtout d’Es- • La permanence a reçu des femmes pour 39%, des hommes
pagne, du Portugal et de pays d’Europe de l’Est. Les per- pour 37% et des couples pour 24%. La moitié des couples
sonnes extra-européennes viennent surtout d’Afrique reçus sont des couples mixtes dont l’un des partenaires
(38%) et d’Amérique du Sud (22%). est Suisse ou Suissesse.
• La moyenne d’âge est de 38.5 ans, 37.5 ans pour les fem- • Parmi les 783 personnes reçues, 42% sont de nationalités
mes, et 39.9 ans pour les hommes. européennes dont un quart proviennent d’un pays d’Europe
• Plus de huit personnes sur dix (83.3%) sont âgées de 20 de l’Est. Les personnes extra-européennes proviennent
à 49 ans; 21% des hommes, contre 12% des femmes, sont surtout d’Afrique (28%) et d’Amérique du Sud (23%).
âgés de 50 ans et davantage. Seules 4.1% des personnes • 88 nationalités différentes sont dénombrées.
sont en âge AVS, 3% des femmes et 6% des hommes.

24
• Un tiers des personnes de nationalité étrangère disposent
d’un permis annuel (B, 34%) et 18% possèdent un permis Problèmes familiaux en
d’établissement (C). augmentation, surtout
mariage : 35%
Les 52% sont dans une situation légale précaire ou sans
titre de séjour valable.
Les 76% des personnes sont domiciliées dans la région lau- Parmi les demandes adressées à la permanence, on trouve
sannoise. Les 60% habitent Lausanne même. dans la majorité des cas une question liée au statut légal (ob-
Des problèmes liés au statut sont présents dans presque tention d’un titre de séjour; regroupement familial, etc.).
toutes les demandes; dans 64% des cas, des questions ou pro- Les 49% des demandes concernent la famille: des questions
blèmes liés à la famille sont amenés. Dans 43% des cas, ce liées aux enfants, aux membres absents, ainsi qu’au mariage,
sont particulièrement des problèmes de statut en lien avec à la séparation ou au divorce. Dans cette permanence aussi,
des projets de mariage, séparation, divorce qui sont expo- la question du mariage est très présente, puisqu’elle figure
sés. La question du mariage devient prééminente, puisque ce comme motif dans 37% des cas.
motif se présente dans plus du tiers des consultations (35%,
Une demande sur quatre (24%) concerne des problèmes de lo-
en augmentation). Des problèmes de logement, de santé, de
gement, d’assurance maladie, d’emploi et de formation, et des
formation ou d’emploi, d’argent apparaissent dans 22% des
problèmes financiers.
situations.

Permanence «sans-papiers»
Parmi les 562 personnes qui ont consulté cette permanence,
• 43% étaient des femmes, 37% des hommes et 20% des
couples. Les deux tiers des couples reçus étaient des
couples mixtes dont l’un-e des partenaires est Suisse ou
Suissesse.
• 28% proviennent de pays d’Afrique; 25% proviennent de
pays d’Amérique du Sud ou centrale. Les 43% des usagers-
ères sont Européens, dont un quart d’Europe de l’Est.
• 66 nationalités différentes sont présentes.
• 17% des personnes sont mariées, 60% célibataires, 20% di-
vorcées ou séparées.
• 38% des personnes ont des enfants.
• 75% des usagers étrangers sont sans titre de séjour
valable.
Les 76% sont domiciliées dans la région lausannoise et 62% à
Lausanne.
Parmi les personnes sans-papiers,
• 40% proviennent d’Afrique, 28% d’Afrique noire et 12%
d’Afrique du Nord,
• 32% d’Amérique du Sud ou centrale,
• 25% d’Europe, dont presque la moitié de l’Est,
• et 4% d’Asie.
Les 38% des personnes sans statut légal ont des enfants.
Les 77% des personnes sont domiciliées dans Lausanne Région,
et 64% à Lausanne même.

55% domiciliés dans la région


lausannoise
45% dans le reste du canton

25
Point Fixe au SEMO à Aigle (trois ateliers «questionnaire») et à l’OPTI
(Organisme de perfectionnement scolaire, de transition et
d’insertion) de Morges (quatre ateliers «sexualités»).
Prévention du VIH/sida
«Safersex Airlines»: des sketches dans le
Ce secteur assume la prévention du sida dans le canton de train ou le bus
Vaud, sur mandat de l’Aide suisse contre le sida et du canton. L’équipe a animé une dizaine de petits sketches, dans les
Il développe un axe de prévention des autres maladies sexuel- trains, le bus et le métro.
lement transmissibles, ainsi qu’un travail de réflexion plus L’idée était de se déguiser en hôtesse de l’air et de repren-
large sur la sexualité en direction des jeunes, au moyen d’ate- dre les consignes de sécurité données dans les avions afin
liers spécifiques. de les adapter à un discours de prévention du VIH/sida.
Nous avons touché environ 400 personnes.
Axe Prévention Ce fut un véritable succès notamment auprès des jeunes,
certains ont même ôté leurs écouteurs de leurs oreilles pour
Cet axe du travail du secteur est dirigé par la collaboratrice mieux nous entendre, ont carrément applaudi, d’autres nous
de Point Fixe, qui coordonne et anime une équipe de jeunes ont félicités, surtout pour l’aspect ludique de l’opération.
adultes spécialement formés pour intervenir à l’aide du bus
itinérant ou dans des ateliers de prévention. Ruban rouge dans les commerces
L’équipe est intervenue au moyen d’ateliers spécifiques dans Nous avons organisé une action «ruban rouge» en collabora-
les institutions spécialisées suivantes: Le centre Orif (Organi- tion avec Vogay (Association vaudoise de personnes concer-
sation romande pour l’intégration et la formation) à Pomy, Le nées par l’homosexualité). Quarante commerces du centre de
Home chez nous, l’Institution de Lavigny, le Foyer UCF (Union Lausanne ont été d’accord de faire porter le ruban rouge, soit
chrétienne féminine), l’EVAM (Etablissement vaudois d’accueil à leur personnel soit sur les mannequins des vitrines. Ces
des migrants), le SEMO (Semestre de motivation) à Aigle, l’Eco- commerces ont reçu également des préservatifs et des bro-
le hôtelière de Glion. chures d’information.

Formation à l’écoute de jeunes concernés par Multiplic’ados


l’homosexualité Nous nous sommes engagés auprès de quatre établissements
A la demande de la psychologue de l’Ecole hôtelière de scolaires d’environ chacun 1000 élèves, pour y assurer une
Lausanne, l’équipe a conçu et mené plusieurs ateliers animation spécifique: 40 élèves bénévoles ont préparé des
pour les délégués de classe. Il s’agissait de les préparer stands et des animations pour leurs camarades. Ces actions
à recevoir les témoignages d’étudiants concernés par ont eu lieu durant les pauses, récréation et midi.
l’homosexualité. Comment accueillir ces jeunes et les
soutenir dans leur vécu. Ces ateliers ont été conçus et
Stands
conduits par des membres de notre équipe eux-mêmes
concernés par l’homosexualité. Il s’agit pour les élèves de monter un stand sur lequel ils dis-
tribuent des brochures d’informations, un questionnaire qui
leur permet d’entrer en contact avec leurs camarades et ainsi
Jeux de la Francophonie à Beyrouth de répondre à leurs questions. Ils et elles discutent avec eux
Le stand et tout le matériel conçu pour le Paléo Festival a des contenus, donnent des préservatifs avec mode d’emploi,
été prêté à la demande de l’OMS (Organisation mondiale de la et des rubans rouges.
santé) section Onusida, pour animer et sensibiliser les jeunes Ils organisent eux-mêmes leur décoration: affiches proposant
participants aux moyens de se protéger et à l’utilisation quelques «messages clés», mise à disposition d’un grand pan-
du préservatif dans le cadre des Jeux de la Francophonie à neau d’expression libre par exemple.
Beyrouth.
Ils peuvent procéder à un sondage sur les pratiques en termes
de prise de risques.
Actions autour de la journée mondiale du sida
le 1er décembre Ateliers
Afin de sensibiliser les élèves à cette journée, nous avons Les élèves volontaires reçoivent une formation afin de dispen-
participé, en collaboration avec les infirmières scolaires à des ser une information sida dans les classes de leur établisse-
ateliers au Collège de Bex (quatre ateliers «questionnaire»), ment. Ces informations sont ciblées et préparées à l’avance

26
avec l’équipe qui les suit et les encadre durant la journée où muns, tels que le Paléo et la coordination des témoignages de
ils ont été eux-mêmes «animateurs». personnes vivant avec le VIH/sida dans les écoles romandes
Les élèves apprennent ainsi à s’exprimer en public, à connaî- en collaboration avec l’association «Réalités de vie+».
tre quelques règles pour le bon fonctionnement d’un atelier.
Un des buts de cette manière de faire «prévention par les Rénovation du dispositif VIH/sida Vaud
pairs» est que les élèves prennent conscience des vrais (ReDiViVa)
moyens de transmission du sida et de contrer ainsi les idées Le coordinateur de Point Fixe a mené la phase 2 du projet de
préconstruites des élèves (comme le fait de croire que le sida janvier à juin 2009 visant à étudier la faisabilité des mesu-
se transmet par la salive). res dégagées dans l’expertise.
Il a mené ce projet en conduisant avec Mme Weber (Profa) et

Axe coordination M. Derendinger (OFSP) trois groupes de réflexion et de tra-


vail dans les domaines de la prévention pour la population
générale et les jeunes sous l’angle de la santé sexuelle, la
Coordination vaudoise 1er décembre prévention pour les hommes ayant des relations sexuelles
Le coordinateur de Point Fixe a préparé et animé cinq réunions avec les hommes (HSH), et le soutien psychosocial aux per-
de travail avec les partenaires vaudois pour mettre sur pied sonnes vivant avec le VIH/sida.
les différentes actions liées à la Journée mondiale du sida. Ce mandat a été validé par M. Pierre-Yves Maillard (chef du
Le thème 2009 était: «C’est le sida qu’il faut exclure pas les DSAS) en septembre 2009, et a donné suite à une 3e phase
séropositifs.» qui permettra d’implanter les mesures proposées, à savoir
la création d’un centre de compétences en santé sexuelle, la
création d’un Checkpoint, lieu de consultation VIH spécifique
Migration et intimité
aux hommes gays, et la mise en place de nouvelles syner-
Les quatre médiateurs de l’Afrique subsaharienne et les trois gies dans le cadre du soutien et de l’accompagnement des
médiateurs latino-américains sont encadrés par le collabora- personnes VIH +. Cette 3e phase débutera en janvier 2010 et
teur de Point Fixe. Ils ont développé leurs activités de préven- se terminera en décembre 2010.
tion dans les lieux de vie de leurs communautés respectives.
Ils interviennent en moyenne quatre fois par mois de manière
régulière à Point d’Eau, dans les boutiques, dans les bars et
dans les fêtes multiculturelles pour sensibiliser et informer
par rapport au VIH/sida et aux différentes infections sexuel-
lement transmissibles.
En chiffres
Prévention
ASS (Aide suisse contre le sida) Nombre d’interventions
Le coordinateur de Point Fixe a participé à cinq réunions de dans l’année: 145
comité qui s’est plus particulièrement penché durant l’année Nombre de personnes:
2009 sur la question de la vision et de la stratégie de la Fédé- environ 25’000
ration pour les quatre ans à venir. Ecoles post-obligatoires
et professionnelles: 21
Milieu carcéral Consultations indivi-
Il a organisé trois interventions avec les médiateurs dans le duelles: un total de 236
cadre de la prison de la Tuilière à Lonay à l’intention des 80 Par téléphone: 126 dont
détenu-e-s sur le thème du VIH/sida en lien avec la Journée 32 femmes et 94 hommes
mondiale du sida. Par courriel: 82 dont
22 femmes et 60 hommes
En face à face: 28
Coordination romande
Sites internet:
Le coordinateur de Point Fixe a préparé et animé en collabo-
www.pointfixesida.ch
ration avec la responsable de la communication interne de
7’200 visites annuelles
l’ASS trois journées à l’attention des partenaires du réseau
romand. www.sida-info.ch
24’000 visites annuelles
Ces réunions permettent aux différents partenaires romands
d’échanger sur leurs pratiques et de préparer des projets com-

27
Consultations Collaboratrices et collaborateur Migration et

individuelles intimité
Pour les personnes latino-américaines (0.2 poste)
Sandra Orozco, Cristina Baquero, Luis Carlos Garcia
Les personnes appellent Point Fixe pour se renseigner et faire Pour les personnes d’Afrique subsaharienne
part de leurs préoccupations concernant le sida. (0.4 poste)
Chantal Ngarembe-Buffat, Marie Amé, Jérôme Oue-
Les questions liées aux risques encourus lors de relations
draogo, Abdoulaye Pakoddtogo
bucco-génitales forment la majorité des demandes de la di-
mension «risques selon les pratiques sexuelles». Stagiaire EESP
Deborah Pagano
Les demandes d’information quant au test de dépistage arri-
vent en deuxième position.

Equipe Equipe du bus


de prévention
Nicole Brzak
CAND Jean-Philippe 0.95 Lukas Buri
QUARTENOUD Josette 0.83 Alexandre Dayer
Baptiste Dufaux
Charlotte Gilliard
Elodie Gloor
Antonin Haab
Christelle Joly
Aude Lagadec
Cédric Lungwa
Mathieu Quiquerez
Cosette Rémy
Joëlle Rochat
Alexandre Romero
Maulde Theiler
Sibylle Thévenaz

28
Service social lisée» (GBS). Pour le traitement des situations présentant un
degré de gravité moindre (soit, selon les définitions adoptées

polyvalent par le canton, un endettement inférieur à l’équivalent de deux


ou trois mois de salaire brut), le canton a décidé d’activer le
volet «action sociale» des CSR, qui ont désormais la charge de
proposer des prestations de «gestion de budget standard».
Cette réorganisation des prestations d’aide à la gestion du
Le travail du Service social polyvalent (SSP) comporte plu- budget et à l’assainissement financier va de pair avec un
sieurs facettes, dont le dénominateur commun est le thème de découpage géographique qui attribue des zones spécifiques
l’endettement et du surendettement. à chaque institution partenaire du projet. Désormais, le SSP
propose également des consultations régulières dans le Nord
vaudois (Yverdon et Cossonay) et la Broye (Payerne), ainsi
Le terme «polyvalent» garde cependant toute sa pertinence que dans la ceinture lausannoise où notre nouvelle collègue,
dans la caractérisation des activités du secteur. Toute per- Jovanka Favre, tient consultation dans les locaux du Défi à
sonne peut en effet contacter le SSP pour des problémati- Bussigny.
ques sociales qui ne se résument pas nécessairement à l’en-
dettement et au surendettement, même si cette question Les personnes souhaitant se faire accompagner dans une
est à la base de la plupart des demandes reçues. Polyvalent, démarche d’assainissement financier sont orientées sur l’un
le SSP l’est également dans sa conception du travail, en re- ou l’autre des services mandatés par le biais d’une ligne té-
fusant de considérer la question de l’argent indépendam- léphonique unique appelée «Info Budget», qui est entrée en
ment des autres difficultés qui peuvent toucher les person- fonction le 4 mai 2009. Le SSP répond à une partie des appels
nes rencontrées. L’ensemble de la situation des personnes de la permanence, en tournus avec les autres services enga-
qui consultent est ainsi systématiquement prise en compte gés dans ce projet. La ligne «Info Budget» est conçue comme
(travail, famille, santé, etc.), afin de pouvoir proposer un une permanence-conseil confidentielle visant à prévenir et à
accompagnement le plus adéquat possible. lutter contre le surendettement. La dimension préventive du
projet répond à la fois à un souci de prévention primaire et à
la volonté de désengorger les services spécialisés, dont l’ac-
L’essentiel de l’activité du SSP réside dans les consultations tivité est essentiellement curative. Actuellement, la majorité
individuelles. Le secteur continue en parallèle à développer des des appels relève d’un besoin d’ordre curatif.
activités de prévention et de formation. En tant que membre
de Dettes Conseils Suisse (DCS) et de l’Association romande
Lieux de permanence
des services d’assainissement de dettes (ARSAD), le SSP par-
et consultations
ticipe également au travail et aux réflexions sur les questions
d’argent et de dettes sur les plans romand et suisse. Lausanne, Bussigny,
Cossonay, Payerne,
Yverdon-les-Bains
Consultations
individuelles Activités collectives
Durant l’année 2009, le dispositif cantonal de lutte contre Programme de prévention de l’endettement
le surendettement développé dès 2007 a déployé ses effets. non maîtrisé des jeunes
Outre une volonté de renforcer le pôle de la prévention et celui Les actions de prévention de l’endettement non maîtrisé des
de la formation, le canton a décidé de réorganiser, de dévelop- jeunes se sont poursuivies en 2009 avec succès. Voir le chapi-
per et de régionaliser le dispositif en matière de prestations tre qui est consacré à cette activité en page 33.
d’aide à la gestion du budget et à l’assainissement financier,
dans l’optique de rendre ces prestations plus largement ac-
cessibles. Le canton a mandaté trois organismes, l’Unafin, le
Formation
Centre social protestant et Caritas, pour renforcer ou déve- Multiplier les connaissances est depuis longtemps une volonté
lopper une activité spécialisée dans le domaine de l’argent et et une réalisation du secteur.
des dettes. Ces institutions, réunies dans le cadre d’une Pla- Pour la troisième année consécutive, l’Etat de Vaud (DSAS) a
teforme, ont pour mandat d’intervenir lorsque l’endettement reconduit le mandat des cours de l’«aide à la gestion» desti-
n’est pas ou plus maîtrisé et lorsqu’il y a surendettement, en nés aux assistants sociaux des autorités d’application: quatre
fournissant une prestation dite de «gestion de budget spécia- sessions de trois jours ont eu lieu.

29
Avec la nouvelle répartition voulue par le canton en matière enseignant-e-s sur les questions d’argent dans le cadre de la
d’appui aux personnes qui ont des problèmes d’argent, cette Haute Ecole pédagogique.
formation a tout son sens. Des actions plus ponctuelles ont été sollicitées par diver-
Plusieurs services privés ont demandé des cours traitant des ses associations pour une animation autour de questions de
problématiques d’argent et de désendettement, adaptés à leur pauvreté, de santé, d’argent et de dettes… Enfin, nous avons
public. répondu à plusieurs sollicitations d’étudiant-e-s pour leur
Nous poursuivons aussi la formation autour de ces mêmes travail de maturité ou de mémoire dans le cadre de HES autour
questions avec des étudiant-e-s HES et également des éduca- des problématiques d’endettement.
trices-teurs de la petite enfance.
Une formation continue pour les assistant-e-s sociaux-ales
spécialisé-e-s en désendettement des trois services manda- Equipe
tés par l’Etat s’est créée en 2009. Cette formation est animée
par l’Unafin et le CSP.
BAQUERO Cristina 0.80
Enfin, en partenariat avec nos collègues de Jet Service, nous
BORER DELAFONTAINE Vreneli 0.80
achevons nos travaux pour réaliser la formation continue des
FAVRE Jovanka 0.70 dès le 01.07
FEUSIER Corinne 1.00
GENTILI Florence 0.70
JEAN-MAIRET Michèle 0.50
TZAUD Karine 0.80
Statistiques

Usagers Nouveaux Nombre de


usagers consultations
Consultations 262 142 1’450
Permanence 282 274 296
Sous-total usagers-ères 544 416 1’746
Conseils à professionnel-le-s 284
Total des consultations 2’030

Le service a en outre participé à l’animation de la ligne télé- Les 38% des usagers-ères ne consultent qu’une seule fois le
phonique «InfoBudget» mise en activité au mois de mai. Les service, et ce surtout dans le cadre des permanences.
collaboratrices ont répondu dans ce cadre à un peu plus de Parmi celles et ceux qui reviennent plusieurs fois en consul-
300 appels qui ne sont pas comptabilisés ici et s’ajoutent au tation, 56% consultent deux ou trois fois, 24% quatre et cinq
volume total d’activité. fois, 13% de six à dix fois, et 4% consultent un nombre de fois
Les 60% des entretiens ont lieu en face à face, 35% par télé- supérieur (jusqu’à 33 fois).
phone, et 5% par courrier électronique.
Globalement, le service consacre 89% de son activité de Qui sont-ils, qui sont-elles?
consultation à la gestion de budget spécialisée (concernant le Ce sont
surendettement): cela représente 83% des demandes d’autres
• pour 56% des femmes et pour 44% des hommes;
professionnel-le-s et neuf consultations sur dix d’usagers-
ères. • 49% de personnes mariées, 27% de célibataires, 20% de
personnes divorcées, 3% de personnes séparées et 2% de
En tout 128 personnes sont suivies depuis une ou plusieurs
personnes veuves;
années. Elles représentent 24% de l’ensemble des situations.
• la moyenne d’âge est de 41.6 ans, sans différence entre les
sexes;
• 16% des usagers-ères ont moins de 30 ans et 6.7% seule-
Gestion de budget spécialisée ment ont 60 ans ou davantage; moins de 4% sont en âge
dans neuf cas sur dix: AVS; la grande majorité des usagers-ères ont entre 30 et
en tout 1’803 consultations 50 ans;

30
• un peu plus de la moitié sont de nationalité suisse (55%); • a consacré 282 entretiens à des personnes endettées
parmi les personnes de nationalité étrangère, 67% sont ti- ou surendettées dans le cadre de 218 prises en charge
tulaires d’un permis d’établissement (C); brèves;
• 6% des usagers-ères reçoivent une prestation de l’assu- • et a suivi 299 situations de personnes surendettées pour
rance chômage, 6% sont bénéficiaires du Revenu d’inser- lesquelles des informations particulières ont été récol-
tion (RI), 6% sont au bénéfice d’une rente de l’assurance in- tées. Ces situations ont généré un volume de 1’285 consul-
validité ou en attente d’une prestation de l’AI. Environ une tations en 2009.
consultation sur dix est donnée à une personne concernée Presque les deux tiers (64%) de ces situations sont des nou-
par l’AI. velles situations de l’année et sont relevées à ce titre dans la
statistique des services constituant Dettes Conseils suisse.
Couronne lausannoise: 55% • Ces 299 situations représentent 445 adultes et 326 en-
Autres régions: 45% fants. Les adultes endettés sont au nombre de 361 et les
deux sexes sont représentés à parts égales.
Les usagers-ères proviennent de toutes les régions du canton.
• Les deux tiers des personnes (66%) ont entre 31 et 50 ans.
Les habitant-e-s de la couronne lausannoise constituent 55%
des usagers et les personnes provenant des régions plus éloi- • Ce sont pour 43% des couples, dont les quatre cinquièmes
gnées représentent 45% des usagers. Une personne sur treize ont des enfants; pour 39% des personnes vivant seules, et
(7.8%) habite Lausanne même. pour 18% des familles monoparentales. Au total, plus de la
moitié des ménages ont des enfants.
• Les 50% sont de nationalité suisse, 50% de nationalités
Les motifs de consultation recouvrent étrangères.
par ordre d’importance:
• Les 30% des personnes n'ont pas de formation profession-
• des problèmes de surendettement dans 90% des cas;
nelle achevée; un peu moins de la moitié (48%) a un niveau
• des problèmes administratifs dans presque trois consul- de formation de degré secondaire 2 (apprentissage, bac-
tations sur dix (28%), plus de huit fois sur dix associées à calauréat), et 12% a achevé une formation professionnelle
un surendettement; supérieure (université, haute école).
• des problèmes de gestion (dans 20% des cas), plus de neuf • Dans sept ménages sur dix (70%), les revenus proviennent
fois sur dix associés à un surendettement; d'une activité salariée; dans 31% des situations, des pres-
• des problèmes liés à la santé dans 18% des cas, sept fois tations d'assurances sociales sont touchées (chômage,
sur dix associés à un surendettement; perte de gain, assurance invalidité), dans 6% des situa-
• des problèmes d’assurances sociales ou de prestations tions des contributions d’entretien ou pensions alimen-
sociales (15% des cas), plus de sept fois sur dix associés à taires sont reçues et dans 5% de l’aide sociale.
un surendettement; • Le revenu moyen est de 4’677 francs.
• des problèmes de logement, dans une consultation sur dix, • Dans seulement 4% des cas, l’endettement est très récent
quasi systématiquement en lien avec un surendettement; (moins d’une année); dans 20% des cas, il est d’un à deux
• puis des problèmes de travail (9% des cas), de chômage ans; dans 81% des cas, il est de trois ans et davantage. Les
(8.5% des cas), des difficultés familiales. 50% des ménages concernés sont endettés depuis plus de
cinq ans.
A noter que les conseils requis par les professionnel-le-s
d’autres services sociaux portent essentiellement sur les Le montant total des dettes recensées s’élève à 15’633 mil-
questions financières, de gestion de dettes et d’assainisse- lions de francs.
ment financier, ainsi que sur des questions administratives. Le montant moyen des dettes est de 52’285 francs.
Dans 244 situations (82% des situations), pour lesquelles on
Statistique Gestion de budget spécialisée totalise un montant total de 11’523 millions de dettes, le dé-
(GBS, surendettement) tail des dettes est relevé.
Le SSP fait partie des trois services spécialistes du désendet- • Dans 81% des cas, on trouve des dettes concernant des
tement réunis au sein de la Plateforme GBS vaudoise. leasing, des emprunts hypothécaires, des dettes com-
En 2009, le Service social polyvalent: merciales et des factures diverses - factures médicales,
téléphone, électricité, garagiste, assurances, des amen-
• a dispensé 236 consultations sur ce sujet à des profes- des etc. pour un montant total de 3'267’858 francs, et
sionnel-le-s d’autres services ou à des personnes proches avec un montant moyen de 16’504 francs.
d’usagers endettés ou surendettés;

31
• Dans 68% des situations, des dettes fiscales (impôts) sont • des modifications de la situation familiale dans 42% des
présentes, pour un montant total de 2'707’592 francs. Le cas: séparation, divorce: 23%; fondation d’une famille:
montant moyen s'élève à 16’311 francs. 10% ; naissance d'enfant(s): 9%.
• Dans 56% des situations, les dettes concernent des ar- • la maladie, accident, invalidité, ou la dépendance dans
riérés auprès des caisses maladie pour un montant 25% des cas;
total de 795’978 francs. Le montant moyen s'élève à • des crédits à la consommation, dans 22% des cas;
5’853 francs.
• l’échec d’une activité indépendante, dans 11% des cas.
• Dans 53% des cas, on trouve des crédits à la consom-
Parmi les prestations fournies, et outre les conseils en ma-
mation, pour un montant total de 3'555’096 francs et un
tière de dettes fournis dans tous les cas, figurent essentiel-
montant moyen de 27’559 francs.
lement:
• Dans 32% des cas, l'endettement concerne des décou-
• un assainissement financier est présent dans 43% des cas,
verts de cartes de crédit ou de cartes clients. Le mon-
24% avec remise et 19% sans remise,
tant total est de 413’266 francs et la moyenne s'élève à
5’231 francs. • un soutien pour vivre avec les dettes dans plus du tiers
des situations (35%),
• Dans 11% des situations, les dettes concernent des
emprunts auprès de proches (famille, ami-e-s), pour • et des démarches afin de faire valoir des droits à des pres-
un montant total de 337'577 francs, soit en moyenne tations sociales dans un quart des situations.
12'056 francs.
Parmi les raisons de l'endettement, qui sont souvent cumu-
lées, on trouve principalement: Motifs d’endettement
• des difficultés de gestion administrative et financière, Difficultés de gestion: 59%
notamment par influence de la société de consommation, Niveau du revenu: 47%
dans 59% des cas; Modifications de la situation familiale 42%
• le niveau du revenu dans 47% des cas: une diminution du Maladie, invalidité, accident 25%
revenu (notamment due au chômage), dans 32% des cas;
et des salaires trop bas (working poor), dans 15% des
cas.

32
Prévention de Chapitre «Argent» du site Ciao
Toujours dans le cadre du programme cantonal de prévention
l’endettement du surendettement, ainsi que du partenariat entre le CSP et le
site www.ciao.ch, les deux secteurs ont continué à assurer la

non maîtrisé gestion du chapitre «Argent», qui fournit aux jeunes inter-
nautes des informations sur l’argent, le budget, la consomma-

des jeunes tion, les dettes et les poursuites, les coordonnées des ser-
vices auxquels ils peuvent s’adresser et qui leur permet de
poser des questions de manière anonyme. Nous avons ainsi
Déploiement des actions par le Service social répondu à 50 questions. Chaque question-réponse du chapitre
polyvalent et Jet Service en 2009 «Argent» a été lue 297 fois. Nous avons également mis à jour
la partie informative en vue de la refonte du site en 2010.

Lancé en 2007 et financé par le canton et les communes vau-


doises, le programme de prévention de l’endettement de la Projet de film documentaire
population vaudoise (www.vd.ch/dettes) s’est poursuivi en Enfin, pour compléter et enrichir l’action préventive du CSP, Jet
2009. Service et le SSP ont décidé en 2009 de se doter d’un outil sup-
plémentaire pour intervenir en et hors milieu scolaire. Nous
avons opté pour un projet de réalisation d’un film vidéo docu-
Actions en milieu scolaire mentaire, en collaboration avec un collectif de trois réalisa-
trices, qui vise à donner la parole aux jeunes sur leur rapport
Le CSP a continué ses actions en milieu scolaire, en coordi- à l’argent et à la consommation. Un financement mixte (public
nation avec le Département de la formation, de la jeunesse et privé) est recherché pour ce projet.
et de la culture. Outre le modèle d’intervention en direction
des apprenti-e-s, à travers onze ateliers animés au CPNV Le travail de prévention de l’endettement en direction
(Centre professionnel du Nord vaudois) deux autres modè- des jeunes que nous effectuons depuis 2007 existe dans
les ont été développés en début d’année. L’un en direction d’autres cantons suisses et d’autres pays européens. Nous
des élèves de l’OPTI (Organisme de perfectionnement, de nous sommes d’ailleurs inspiré-e-s des expériences menées
transition et d’insertion), où nous avons animé onze ate- ailleurs pour élaborer nos actions. En été, nous nous sommes
liers; et l’autre pour des gymnasien-ne-s, à travers une ac- rendu-e-s en Belgique, qui est un des pays pionniers en ma-
tion-pilote menée au gymnase de Nyon (dix ateliers). Nous tière d’éducation financière, de prévention de l’endettement
avons travaillé en étroite collaboration avec les directions et d’aide au désendettement. Nous y avons rencontré des pro-
et les enseignant-e-s des établissements concernés. Ces fessionnel-le-s du travail social, du conseil juridique, de la
trois modèles ont été évalués et validés par la HEP (Haute médiation de dettes, de la prévention, etc. pour des échanges
Ecole pédagogique). Ils ont aussi été très positivement ap- de pratiques et de réflexions très fructueux.
préciés par les enseignant-e-s et les jeunes en formation.

Dans ce cadre, nous avons aussi proposé une sensibilisation


à la problématique de l’endettement et du rapport à l’argent à
tou-te-s les enseignant-e-s.
La deuxième partie de l’année a été consacrée à la pérennisation
de l’action de prévention dans les établissements touchés. A
l’EPSIC, l’action a été poursuivie par les enseignant-e-s, sans
l’apport du CSP. Ailleurs, des actions supplémentaires ont
parfois été demandées au CSP en vue de la réappropriation de
l’action par l’établissement.
La prochaine étape visera la mise à disposition de l’action de
prévention à d’autres écoles professionnelles et gymnases du
canton.

33
Politique et recherche et de l’expérience des collègues des secteurs concernés. Elle
a également contribué à la rédaction de prises de position sur
sociales des questions d’actualité. Cf. ci-après.

Interventions
Statistiques Comme chaque année, la sociologue a été sollicitée sur des
sujets en lien avec ses recherches ou prises de position.
Au cours du premier trimestre, la chargée de politique et
recherche sociales a exploité et traité les statistiques des Elle a répondu à des demandes des médias.
secteurs de consultation du CSP pour le rapport d’activités, Elle est intervenue lors de conférences, de colloques ou dans
pour les rapports spécifiques concernant certaines activités le cadre de formations, à la demande des autorités sociales, de
des secteurs (par exemple Gingko, ou les consultations juridi- hautes écoles, d’organisations professionnelles et d’associa-
ques dans les CSR), et en vue des demandes de subvention. Elle tions, sur les questions de précarité et de pauvreté en Suisse,
s’est également chargée de traiter les informations requises sur l’aide sociale, sur la situation de jeunes en difficulté et les
dans le cadre de relevés statistiques particuliers, comme par problèmes de transition.
exemple celui de la Plateforme Gestion de budget spécialisée
(Vaud), et celui de Dettes Conseils Suisse, qui regroupe les
services spécialisés en gestion de dettes.
Recherche
Elle a poursuivi et terminé une enquête qualitative portant
Depuis quelques années, les demandes en matière de statisti- sur les risques de dépendance intergénérationnelle à l’aide
ques sont nettement plus importantes et plus fréquentes. Le sociale et sur les moyens de les limiter, conduite sur man-
travail nécessaire n’est plus cantonné au premier trimestre, dat du Département de la santé et de l’action sociale. Elle
et se déploie à différents moments dans l’année, en fonction a, dans ce cadre, effectué une étude documentaire, analysé
des demandes. des données administratives, effectué une investigation
dans plusieurs centres sociaux régionaux et mené une série
Soutien à programmes d’entretiens avec des professionnel-le-s de l’action sociale
de services privés et publics, ainsi qu’avec des bénéficiai-
Elle a poursuivi son accompagnement du programme de pré-
res de l’aide sociale. Elle a rendu son rapport au milieu de
vention de l’endettement non maîtrisé des jeunes mené dans
l’année.
les écoles conjointement par le Service social polyvalent et
Jet Service (voir p. 33), en participant à la coordination in-
terne des actions et de leur évaluation, à des réunions avec Participations
les mandants (DSAS et DFJC), avec les partenaires des écoles A l’externe, elle a participé en tant que représentante du
et avec les responsables de l’évaluation du programme (HEP), CSP aux réunions du Groupe de travail cantonal Prévention de
et à l’élaboration du plan de développement du programme. l’endettement non maîtrisé, réuni par le Secrétariat général
du DSAS, et au groupe de coordination des actions en milieu
Contributions internes scolaire, réuni par le DFJC, ainsi qu’à des réunions de pilotage
La chargée de politique et recherche sociales a contribué au en lien avec la recherche.
travail de commissions internes, contribué à la conférence
de presse de lancement de la campagne de mars, accompagné
des réflexions propres à certains secteurs sociaux, animé des
colloques consultant-e-s sur différents sujets de réflexion
réunissant les secteurs sociaux.
Elle a participé aux travaux du groupe de pilotage de suivi de
l’analyse institutionnelle. Au cours du premier trimestre, elle
a assumé le pilotage d’un groupe de travail sur les subven- REGAMEY Caroline 0.75
tions dans le même cadre et rendu son rapport accompagné de
recommandations au mois de mars. Elle a en outre conduit les
travaux de réflexion et d’élaboration d’indicateurs qualité du
travail social au CSP, ainsi que par secteurs.

Réponses à consultation et prises de position


Elle a assumé la rédaction des réponses du CSP à des objets
mis en consultation en 2009, avec l’apport des compétences

34
Consultations et prises
de position
En 2009, le CSP a pris position • à la consultation sur l’Avant-projet de loi vaudoise modi-
sur différents sujets fiant la Loi sur les prestations complémentaires AVS/AI
Dans le cadre de procédures de consultation, le CSP a (LVPC) visant l’introduction de prestations complémentai-
répondu: res cantonales pour familles et d’un régime de rente-pont
AVS pour les personnes salariées en fin de droit de chô-
• à la Consultation fédérale 06.3658 – Motion Heberlein. Me- mage, en octobre;
sures législatives visant à lutter contre les mariages for-
cés, en janvier; Ces réponses ont été élaborées grâce aux compétences et à
l’expérience de collaborateurs-trices des secteurs concernés
• à la consultation sur le Projet de modification de la loi par les différents sujets.
sur l’asile et de la loi fédérale sur les étrangers, en mars,
dans le cadre d’une prise de position commune à diverses Par ailleurs, le CSP a pris position dans le débat public sur
organisations; certains objets comportant de grands enjeux sociaux:
• à la consultation sur l’Avant-projet de révision du Code • au plan vaudois, en soutenant la campagne «Vivre et voter
civil (autorité parentale) et du Code pénal (art. 220), en ici» de promotion de l’initiative pour les droits politiques
mars sur le plan cantonal et en avril au plan fédéral dans le des étrangères et des étrangers sur le plan cantonal;
cadre d’une réponse commune des quatre CSP; • au plan suisse et avec les autres CSP, en soutenant la cam-
• à la consultation sur l’Avant-projet de loi vaudoise sur pagne pour le OUI au financement additionnel de l’AI.
l’harmonisation et la coordination de l’octroi des pres-
tations sociales et d’aide à la formation et au logement
vaudoises (LHPSV) visant l’introduction d’un revenu déter-
minant unifié, en juin;

35
Secteur sociocommercial
Ramassage et vente d’objets d’occasion
Les Galetas
Le projet de revalorisation (RaVeO: Ce projet n’aurait pas pu être mené à bien sans le soutien de
ramassage et vente d’objets d’occasion) la Loterie Romande et d’autres fondations. Nous les remer-
Au 31 décembre 2009 le projet RaVeO est arrivé à son terme. cions chaleureusement pour cette participation active au
C’est le projet de toute une équipe, depuis que le responsa- service d’une organisation permettant le recyclage d’objets
ble de l’administration et finances, Mike Winzeler, en a repris conjugué au soutien de personnes en difficulté.
la direction, en février 2008. En effet, c’est sous l’impulsion
du groupe de projet constitué de tous les responsables des
Galetas et Boutiques, de la responsable du Bénévolat, avec le
soutien des autres secteurs de l’administration, des ressour- Les Galetas, par un des responsables
ces humaines et de la communication, que chaque étape a été L’année 2009 fut, sans conteste, une année riche en émotions
accomplie. pour les Galetas. Aucun d’entre eux ne fut épargné de son lot
de changements et d’imprévus.
Les bénévoles ont été informés et écoutés à chaque étape afin
de faire bénéficier le projet de leur expérience. Grâce au don de 400’000 francs de la Loterie Romande, les
conditions de travail des collaborateurs bénévoles et salariés
Outre les travaux, décrits plus loin par un des responsables, ce
se sont considérablement améliorées. De nombreux travaux
projet comporte la mise en place d’un monitoring financier, qui
ont été faits dans les locaux des Galetas et un soin tout parti-
permet le suivi mensuel de l’évolution du chiffre d’affaires de
culier a été porté au bilan énergétique de ces derniers.
chaque lieu de vente. Une réflexion a été menée sur l’organi-
sation d’un nouveau modèle de fonctionnement. Celui-ci prend
en compte le modèle mis en œuvre pour le projet, qui met tous Galetas de la Blécherette
les Galetas en réseau, faisant ainsi bénéficier l’ensemble de Au Galetas de la Blécherette, l’isolation et le chauffage ont
l’équipe de la créativité, des compétences et des propositions été complètement revus et les gains de température sont im-
de chacun. Ce modèle a été formalisé dans un manuel d’orga- pressionnants. Il est enfin possible d’y travailler en hiver sans
nisation. Celui-ci prévoit par exemple un arrangement de rem- avoir à porter vestes et gants.
placement automatique quand un responsable est malade ou
Par la même occasion, les locaux de la Blécherette ont été mis
en vacances, permettant ainsi aux différents Galetas de conti-
en conformité incendie et électrique. Les aménagements et la
nuer à fonctionner toute l’année sans problème.
lumière y ont été repensés et améliorés et c’est maintenant
un lieu engageant et sympathique de commerce de seconde
main.

36
Ce Galetas n’a fermé qu’un mois pour les travaux impor-
tants. Par la suite, il a été partiellement ouvert à la vente
tout en continuant les travaux. Cette solution, si elle n’a pas
été exempte de nuisances et de complications, a permis de
conserver l’intérêt de la clientèle. L’inauguration du Galetas
de la Blécherette a eu lieu le 30 mai 2009.

Galetas de la Broye
Au Galetas de Payerne, des sources de chauffage supplémen-
taires ont été installées et le remplacement, encore en cours,
des portes et des fenêtres devrait amener, à terme, un réel
confort d’utilisation.
L’accessibilité et la convivialité de ce Galetas ont été amé-
liorées par l’adjonction de nouvelles places de stationnement
et par le réaménagement de sa surface de vente. Son espace
d’entreposage a été optimisé et il est maintenant possible
au responsable du lieu de gérer ses arrivages et ramassages
avec plus de facilité.

Galetas du Nord vaudois


Le Galetas d’Yverdon, contraint de déménager à la suite de la
résiliation de son bail, a trouvé place dans une halle neuve,
lumineuse et intelligemment construite.
Il a suffi de deux cabines «bureau et sanitaires», d’étagères et
de moquette pour rendre le nouveau Galetas opérationnel. Le
nombre des places de stationnement ayant doublé, le confort
des clients s’en est d’autant amélioré. En outre, sa proximité
avec la déchetterie en fait un élément incontournable de la
récupération et du commerce de seconde main sur la place
d’Yverdon. Son inauguration a eu lieu en septembre 2009.

Galetas de la Riviera
Le Galetas de Montreux fut pendant un moment dans la tour-
mente, le propriétaire des lieux ayant décidé de résilier le bail
de tous les locataires. Après moult péripéties et de nombreu-
ses séances de Conseil communal, la ville de Montreux a fina-
lement décidé d’acheter l’immeuble et, ainsi, sauvegarder les
nombreuses activités qui y ont trouvé refuge.
Cela n’a pas empêché le Galetas de Montreux d’aller de l’avant.
A la suite de la destruction d’une paroi et son remplacement
par une porte coulissante, il a été possible d’aménager un
local supplémentaire pour l’entreposage et le contrôle des Lieux:
objets. De nouveaux éclairages ont été installés et les sani-
taires, incroyablement vétustes, ont été changés. Le gain de Lausanne
confort est appréciable. Le Mont-sur-Lausanne
Montreux
Morges
Payerne
Yverdon-les-Bains

37
L’image des Galetas
Conjointement à ces travaux, les Galetas ont rajeuni leur image Equipe
avec l’adoption d’une nouvelle ligne visuelle et d’un nouveau
logo ainsi que par l’aménagement de leurs lieux de vente de
manière cohérente avec du mobilier contemporain approprié ABBAD Larbi 0.40 dès le 01.04
et des éclairages adaptés. AMAR Lefrad 0.80 dès le 01.03
BARD Jérémie 0.40 dès le 01.06
BATTAGLIA Jean-Luc 1.00
Conclusions BLANC Yves 1.00
Les collaborateurs et les collaboratrices bénévoles et sa- DEVILLE Daniel 1.00
larié-e-s ont participé avec entrain et constance aux trans- DUTTWEILER Nathanël 0.80 dès le 01.05
formations des Galetas. La surcharge de travail induite fut FAVRE Olivier 1.00
acceptée de bon cœur et ils-elles doivent en être chaleu- FORESTIER Pierre-André 1.00
reusement remercié-e-s. De plus, nombre d’entre eux ont BRAHIM Kaddour 0.80
amené d’intéressantes idées qui furent souvent mises en KILIC Mustafa 0.20
pratique. Leur énergie et leur engagement ont permis à OLAYA Cristian 1.00 jusqu’au 30.04
l’institution de faire de substantielles économies. ROGANTE Alfredo 0.40 jusqu’au 14.09
La quasi-totalité des travaux effectués était absolument ROULET Frédéric 0.80 dès le 01.05
nécessaire pour les adapter de la meilleure manière pos- SCHAFFTER Eric 1.00
sible à leur usage et améliorer le confort, qui est aussi une SIMON Greti 0.75
condition essentielle à la présence des bénévoles et à leur VON GUNTEN Fabienne 0.30
motivation à offrir de leur temps.
Et si quelques clients nostalgiques regrettent les «nids à
chenit» qu’étaient les Galetas, les nombreux compliments
reçus viennent confirmer l’intérêt de la clientèle pour des
locaux clairs et lumineux, en phase avec les tendances de
décoration pratiquées par la concurrence et les autres lieux
de vente.

38
Secteurs de Fichier
Les exigences en termes de gestion d’adresses des donateurs

soutien
et des donatrices ne cessent d’augmenter, et le secteur répond
au mieux avec l’outil informatique actuellement en place.

Secrétariat
Administration Les collaboratrices du secteur assument tous les travaux
nécessaires pour la communication écrite de l’institution, du
courrier aux Nouvelles, en passant par les procès-verbaux
Le secteur de l’administration est chargé de mettre à dispo- des séances de Comité, le journal interne, la mise en pages de
sition des autres collaborateurs-trices du CSP une structure documents, des livres des Editions, les dépliants présentant
leur permettant d’exercer leur métier et ainsi fournir les nos activités, constitution de dossiers et mise à jour de sup-
prestations de l’association. port de cours, etc.
L’année 2009 a été une année de consolidation des change- Elles font aussi face à toutes les urgences de chacun des sec-
ments entrepris les années précédentes. Le responsable du teurs, envois de lettres de recours par exemple.
secteur a assumé des charges supplémentaires dans le cadre
de l’analyse institutionnelle, ainsi que la poursuite de la réali-
sation du projet RaVeO et d’autres mandats.
ELENGA Romain 1.00
OLAYA Françoise 0.20
Comptabilité SCHICK Gabrielle 0.80 jusqu’au 31.12
En ce qui concerne la comptabilité, un accent particulier a été VIONNET Patrice 1.00
mis sur la centralisation de toute la facturation, qui permet- WINZELER Mike 1.00
tra, dès 2010, que toutes les factures soient émises et gérées YUNG Jacqueline 0.90
par ce service.
Apprentie
La comptabilité du CSP a fait l’objet d’un contrôle cantonal des SISCA Crystel 1.00 dès le 01.08
finances, qui met en évidence sa conformité avec les exigen- ILIEVA Marija 1.00 jusqu’au 31.07
ces de l’organisme de contrôle. Un certain nombre de propo-
sitions d’amélioration ont été formulées à cette occasion, qui Nettoyage
occuperont le secteur en 2010. CIMINO Pierrette 0.20
MARIOTTI Maddalena 0.20

39
Bénévolat
Tout au long de l’année, les activités concernant le bénévolat
ont suivi l’évolution du projet de revalorisation du secteur
Ramassage et vente d’objets d’occasion (RaVeO), plus particu-
lièrement la phase de transformation du Galetas de la Bléche-
rette, au Mont. Il s’agissait de renouveler et de renforcer les
équipes de bénévoles évoluant dans ce lieu de vente, en prévi-
sion d’une ouverture plus importante (horaires non-stop, par
exemple).
Comprenant la création, la réalisation et la diffusion de maté-
riel, un plan de communication fut établi, avec comme objec-
tif d’informer et de valoriser le bénévolat offert par le CSP. A
l’heure où ceux qui souhaitent s’engager privilégient plutôt
des tâches d’aide à la personne (accompagnement, leçons de
français, visites, etc.), un défi nous était lancé: convaincre le
plus grand nombre de candidats à s’engager dans un domaine
en apparence terre à terre et concret, voire rébarbatif, et leur
montrer les facettes intéressantes des activités à accomplir
sur un lieu de vente.
L’objectif quantitatif que nous nous étions fixé (trouver cent
nouveaux bénévoles rien que pour le Galetas de la Bléche-
rette) n’a pas été atteint, loin s’en faut. Difficile de placer de
nouvelles personnes dans un espace complètement vidé de
son intérieur et en chantier pendant plusieurs mois. Difficile
d’amener les «anciens et les anciennes» et les «nouveaux et
les nouvelles» à travailler ensemble quand les premiers nom-
Vente annuelle
més, qui s’étaient éloignés pendant les travaux, reprennent
tout doucement leur place, à leur rythme et en fonction de leur «Le choc qui fait du bien» continue à faire recette. Le public
capacité d’adaptation aux changements. Et des changements, se souvient, y revient, l’attend. Par prudence, nous n’avons
il y en a eu ! commandé que 10’000 plaques de chocolat. Elles ont quasi-
ment toutes été écoulées et un montant de 51’750 francs a été
Une agréable vitesse de croisière s’est finalement installée
encaissé. C’est grâce à l’implication de 51 paroisses de l’EERV
au Galetas de la Blécherette au cours du deuxième semestre,
qui ont joué le jeu en vendant le chocolat à la sortie des cultes
mais le recrutement doit continuer pour renforcer les équi-
et/ou sur un des 25 stands de rue qu’elles ont organisés. C’est
pes. Pour le Galetas du Nord vaudois à Yverdon-les-Bains et
grâce aussi à la mobilisation de la plupart des collaboratrices
celui de la Broye à Payerne, des recherches de bénévoles ont
et des collaborateurs du CSP qui ont consacré du temps et de
également été faites et doivent s’intensifier.
l’énergie à la vente sur quatre stands dans les rues de Lau-
Durant l’année, 234 bénévoles ont évolué dans les différents sanne, le vendredi et le samedi.
secteurs du CSP (administration, éditions, service juridique,
Frat’, RaVeO). Fin décembre 2009, compte tenu des engage-
ments et des démissions, les bénévoles actifs sont 214, soit
149 femmes et 65 hommes.

VIOGET Jacqueline 0.50


Mandat RaVeO 0.20

40
Communication et traditionnelle a permis au réseau d’Yverdon de se retrouver
pour découvrir un très bel espace lumineux, au son d’un or-

Editions La Passerelle chestre de jazz du lieu.

Site www.galetas.ch
Ce secteur assure la communication externe de l’institution
Nous avons aussi profité de mettre en place un petit site in-
en général, en travaillant avec l’ensemble des secteurs, ainsi
formatif, en lien avec le site du CSP, qui permet aux amateurs
que la gestion des Editions La Passerelle.
de brocante et autres usagers du Galetas de trouver tous les
Il a comme objectif de garantir la cohérence de la communica- renseignements et l’actualité de nos points de vente.
tion du CSP Vaud, en lien avec les trois autres CSP.

Bénévolat
Communication La collaboratrice du Bénévolat ayant reçu un mandat de recru-
Cette année 2009 a été une année de changements à tous les tement de nombreux bénévoles dans le cadre du projet RaVeO,
niveaux pour le secteur communication du CSP. Au niveau ro- ce fut l’occasion d’élaborer un matériel attrayant pour faire
mand, le groupe chargé de la communication a choisi de tra- connaître les possibilités de s’engager au CSP. «Joindre l’utile
vailler avec une nouvelle agence, Trio, ce qui a abouti sur une à l’agréable. Rejoignez notre équipe de bénévoles !» est le slo-
campagne de mars renouvelée mais aussi sur une nouvelle gan décliné sur le visuel, les affichettes, le flyer destiné à une
maquette pour notre journal les Nouvelles. distribution grand public, et le dépliant plus institutionnel de
Des secteurs en pleine évolution comme le Galetas, et en présentation du bénévolat au CSP, destiné aux partenaires et
conséquence le Bénévolat, ont fait appel à la communication. aux contacts particuliers.
Un travail de renouvellement complet a été fait, avec l’aide
professionnelle de cette même agence.
Campagne de mars de l’Association
des centres sociaux protestants
Galetas «Toute l’année, le CSP vient en aide aux personnes en diffi-
Nouvelle identité visuelle culté. En mars, à vous de les aider, donnez!»
Logo – camions relookés – signalétique extérieure L’Appel de mars a été articulé autour de plusieurs moyens de
et intérieure communication, notamment en diffusant un spot TV (un visage
Une nouvelle identité visuelle destinée à transmettre du pre- de femme passant de l’inquiétude au sourire plus tranquille)
mier coup d’œil le nouveau dynamisme que ce secteur vit à ainsi qu’en interpellant les jeunes et les moins jeunes à dé-
travers le projet de revalorisation a été élaborée. couvrir le mini site www.appel-de-mars.ch reprenant les élé-
ments du spot, et relayant les principales informations sur le
Les travaux de rénovation impliquaient aussi la mise en place
CSP et surtout incitant les visiteurs à faire un don !
d’une nouvelle signalétique, déclinant cette identité «nouveau
style» des Galetas.
Elle a été mise en place, avec des déclinaisons personnalisées «Nouvelles»
et suivant des modes différents selon les besoins des respon- Les quatre CSP se sont dotés d’une nouvelle maquette pour
sables dans chaque lieu de vente du canton. leurs Nouvelles. La volonté était de prendre une forme plus
modeste, de limiter les coûts de production et d’envoi par un
format plus standard, de passer à l’impression sur papier re-
Des designers pour une inauguration cyclé, tout en renouvelant notre image et en organisant mieux
à la Blécherette nos informations (rubriques régulières identifiables immé-
Les transformations ont abouti à deux inaugurations qui ont diatement), en les rendant plus proches des lecteurs et des
aussi été organisées en collaboration avec notre secteur. lectrices.
Celle de la Blécherette, le 30 mai, a permis à de jeunes desi- Les thèmes des numéros de cette année ont été:
gners d’élaborer des objets design en partant d’objets déni-
Mars (en commun avec les autres CSP): le P de Centre social
chés au Galetas.
protestant
Cette collaboration nous a permis de recevoir des médias du
Juin: Galetas de la Blécherette complètement rénové
monde de la décoration, agrandissant ainsi notre réseau de
contacts. De manière générale, l’événement a été bien couvert Septembre: Inauguration du Galetas du Nord vaudois/Dossier
par les médias (télévision, presse, internet, radio). sur la séparation
En septembre, ce fut au tour d’Yverdon de prendre ses nou- Décembre: «Le pauvre est une femme !»
veaux quartiers au chemin de la Chèvre. Une inauguration plus

41
Editions Apprentie/stagiaires EESP
Ce secteur est très ralenti. Les forces sont en effet mises
Pour la troisième année consécutive, nous accueillons une
prioritairement sur la communication, avec des développe-
apprentie pour le service administratif. Notre mission reste
ments nécessaires et bienvenus tels que l’intégration de la
identique et a fait ses preuves: offrir à un-e jeune en rup-
chargée de communication dans l’équipe des Galetas.
ture d’apprentissage, la possibilité de finaliser celui-ci dans
Heureusement qu’il peut compter sur les forces bénévoles de des conditions optimales. C’est ainsi que Marija Ilieva, notre
M. Daniel Belet pour ce qui concerne tout le traitement des apprentie de troisième année – secteur RH – administration
commandes de livres et de brochures. et finances a réussi ses examens et a obtenu son CFC, à notre
Toutes les publications disponibles sont visibles sur notre grande satisfaction. Elle entreprendra à la rentrée sa maturité
site internet: www.csp.ch/publications professionnelle. C’est Crystel Sisca qui a repris le flambeau et
nous nous réjouissons de la former et de l’accompagner.
C’est bien à regret que nous n’avons pu accueillir de stagiaires
VAUCHER GUIGNARD Evelyne 0.60 EESP cette année au sein de l’institution malgré notre offre.
Convaincu-e-s de l’importance de notre mission d’institution
formatrice, nous avons remis à disposition deux places de
stage dans les secteurs SSP et Fraternité pour 2010.

Ressources humaines A Point Fixe, nous avons eu la chance d’accueillir Déborah Pa-
gano pour un stage de trois mois et demi.

Analyse institutionnelle Commission de formation et de


La finalisation des cahiers des charges ainsi qu’un travail documentation professionnelles
d’évaluation des tâches qui puissent être déléguées par Cette année la CFDP a été bien sollicitée, puisque c’est 77 de-
la direction aux secteurs de soutien a nécessité encore de mandes qui lui ont été soumises et réparties comme suit: pour
nombreuses heures de travail au premier trimestre 2009. La la formation, pour la documentation, pour la supervision, pour
finalisation des cahiers des charges est restée en suspens, les colloques divers.
dans l’attente des impulsions des groupes 3 - Controlling et
2 - Organisation. La participation à ces deux groupes ainsi La demande des secteurs SSP et Jet Service, pour effectuer
qu’au Groupe de Pilotage tout au long de 2009 a été source de un voyage d’études en Belgique permettant de rencontrer les
travail et de disponibilité supplémentaires pour la RH. intervenants de l’Observatoire sur le désendettement, a été
accueillie avec grand intérêt par la CFDP. Cette formation a
représenté un grand encouragement pour les collègues de ces
Recrutement deux secteurs.
La réflexion entamée en 2008, autour des conditions de tra-
vail des collaborateurs au ramassage du Galetas de Lausanne,
s’est poursuivie entre la personne responsable des RH et le TARRIDEC Catherine 0.60
secteur. Il a aussi eu lieu dans le cadre du projet général de
revalorisation.
En outre, la commission du personnel, ayant été mandatée
pour mener une enquête sur les conditions de travail de l’en-
semble des collègues du Galetas, a été reçue par la RH à plu-
sieurs reprises sur la mise en œuvre des mesures annoncées
sur les contrats, les cahiers des charges, la formation, pour
l’ensemble des collaborateurs-trices de ce secteur.
Arrivées et départs de collaborateurs-trices, engagement
d’une nouvelle apprentie, accueil de stagiaires, remplacement
de congé maternité, suivis des maladies et accidents – 2009
a été pour le moins une année bien chargée en suivi et for-
malités administratives. Les procédures et tableaux de bord
élaborés et utilisés depuis maintenant trois ans permettent
de faciliter le travail de la chargée des RH et d’avoir, à fin 2009,
une vue d’ensemble, un suivi et un historique.

42
Collaboratrices et collaborateurs bénévoles
L’institution est très reconnaissante à toutes les personnes nommées ci-dessous pour leur engagement et le don de leur temps
dans les différents lieux d’activités.
Les personnes citées sont celles qui ont été actives pendant l’année 2009 (nous espérons n’en avoir oublié aucune, si cela était le
cas merci de nous en excuser).

Administration - Editions
Daniel Belet

Administration - Mise sous pli


Viviane Attia-Markwalder, France Betscha, Heidi Beyeler, Serge
Bourquin, Isabelle Carabillo, Janine Chanel, Denise Crottaz,
Floriane Doudiet, Marie Ducret, Max et Simone Ellenberger,
Etienne Favre, Chantal Guerne, Christiane Grandchamp,
David Huerta, Patrick Jaques, Claude Maeder, Eliane Mehraz,
Pier-Luigi Pagnoni, Nelly Perey, Aser Rodriguez, Marianne
Strahm, Lise Tauxe, Annie Thonney, Raymond Vincent, Julio
Zimmermann, Simone et Bernard Zurbrugg

Secteur juridique - Lausanne


Danielle Dutruit
Galetas de La Blécherette - Polyvalents
Claude Bietry, Walter Carvajal, Yves Lambert, Jean-Claude
Galetas de La Blécherette - Electrosouk
Le Roux, Henri Martin, Jacques Rollet, Roberto Sella, Jessica
Al Wandi, Pierre-Alain Andrey, André Lugrin, Philippe Maire,
Vaucher
François Mamin-Simon, Joao Pedral, Mariano Speggiorin
Galetas de La Blécherette - Taxateurs
Galetas de La Blécherette - Textiles
Rita Aylon, Anne-Lise Bersier, Eliane Bognot Bosshard, Sarah Yves Jobin, Thierry Lang, Jean Menthonnex, Jean Roulet
Cosandey, Colette Crausaz-Stoudmann, Anouk Fritsch, Maria
Isoz, Odette Jaton, Balbine Maninda, Thérèse Marbacher, Terrasse de La Frat’ - Restauration
Valentine Margot, Patricia Mezza, Anne Moriggi, Medalit Mury, Denia Balsiger, Maria Cristina Baquero, Helena Barbosa,
Anne-Marie Pauchard, Crista Pilet, Mauricette Redon, Marianne Ludovica Colella, Thierry Crausaz, Tobias Eisenring, Carlos
Steiner-Concha, Anne-Marie Tamburini, Gina Tamburini, Anne- Garcia, David Garcia, Kristen Gigase, Marc Gigase, Cristian
Marie Tréboux, Fabienne von Gunten, Ruth Wagner, Marianne Gomez, Alessandra Griffa, Heredia Lara, Florian Kissling, Jano
Wehrli Mateluna, Sandra Muri, Andres Pinilla Marin, Jhoana Ruffiner,
Nelson Ruffiner, Diego Vallarino
Galetas de La Blécherette - La Bonne Puce
Maria-Luisa Almeida, Graciela Berthoud, Anka Biolacur, Lausanne - Boutique des Escaliers-du-Marché
Barbara Binder, Dirk Claeys, Renate Cornaz, Marianne Zahra Assadi, Jacqueline Augugliaro, Margriet Baldoni,
Egger, Rosine Feller, Marie-Hélène Ischi, Maya Lammer, René Christian Ballenegger, Josiane Barraud, Magdi Bedwani, Nicole
Maleszewski, Jacques Monnier Raball, Anneliese Nussbaumer, Bénichou, Marta Biasi, Lise-Ariane Bornand, Anne-Marie
Janine Piguet, Anny Racine, Marguerite Reiser, Marie Reymond, Boutellier, Juliette Brull, Janine Chabloz, Pushpa Darekar,
Ellen Tissot Myriam Devaud, Nicole Dubois, Yvette Dubois, Christiane
Freymond, Jacqueline Geiser, Charlotte Graziano, Christine
Galetas de La Blécherette - La Malle aux Jouets Inglin, Robert Joosten, Liet Junod, Soazig Kolb, Elga Lendi,
Sylvie Berthoud, Lise-Ariane Bornand, Antoinette et Michel Françoise Locher, Simone Pauli, Sigrid Penard, Jean-Marie
Emch, Patrick Foulk, Cécile Rapin, André Reymond, Marlène Péquignot, Michèle Septfontaine, Sylvette Sibbald, Long
Rosero, Greti Simon, Anne Voirin, Abigail White Truong-Tan, Eva Wehrli, Jean-Daniel Wehrli, Andrée Zbinden

43
Le Galetas du Nord vaudois, Yverdon-les-Bains
Marie-Thérèse Celii, Suzanne Clerc, Bernard Deppierraz, Rose-
Marie Junod, Edith Linder, David Tharin, Lucienne Wyss, Ariane
Koehli, Nelly Scheidegger !

Le Bazardage, Morges
Marga Affolter, Jacqueline Berger, Anne-Lise Bourquin,
Marianne Cochet, Maria Da Conceicao Leal, Florence Depraz,
Mariette et René Germain, Dorette Guyen, Erika Laedermann,
Sébastien Lafond, Christiane Michoud, Josianne Monnier,
Claudine Morandini, Marie-Louise Morisetti, Miriam Pache, Jane
Richards, Michel Roux, Josette Schmidt, Denise Zambelli

Galetas de la Broye, Payerne


Anne-Marie Besson, Guy Boissieux, Rina Conchin, Georgette
Heiniger, Marie-Rose Hügli, Françoise Jaquier, Sylvette
Jeanmonod, Catherine Mauguen, Sylvie Reuille, Irène Ruchat,
Germaine Thévoz

Galetas de la Riviera, Montreux


Ezio Aïta, Hamide Aïta-Karakoc, André Bise, Reymond Bise,
Dominique Blazy Rime, Jasmina Bourquin, Ernesto Brawand,
Denise Depallens, Gérard Favre, Marie-Claude Gardiol, Futsum
Gebremariam, Jean Grandguillaume, Anthony Kern, Anneke
Knopf, Alban Kummer, Irina Le Torrivellec, Yvette Matti, Maria
Dolores Melis, Jeannette Mussilier, Eliane Otth, Samantha
Pavon, Corinne Perreten, Rose-Marie Regamey, Yvonne Ross,
Madeleine Ruffieux, Josette Tschannen, Ria Vermeulen,
Jacqueline Waser

44
Comptes 2009

Bilan au 31 décembre 2009


Actifs 2008 2009

LIQUIDITÉS
Caisses 11’814.20 28’854.30
Comptes de chèques postaux 227’677.50 435’965.13
Banques 25’104.10 31’731.50
264’595.80 496’550.93

RÉALISABLES
Titres 1’075’527.98 1’136’382.61
Débiteurs 30’541.00 39’417.30
Comptes courants secteurs 20’284.85 12’819.40
Comptes courants divers 30’510.40 29’042.40
Marchandises Galetas 50’000.00 50’000.00
1’206’864.23 1’267’661.71

ACTIFS TRANSITOIRES 153’217.00 177’262.22


153’217.00 177’262.22

IMMOBILISÉS
Prêts collaborateurs 3’475.00 2’675.00
Garantie de loyers 32’982.45 33’078.70
Prêts désendettement 8’843.85 17’827.95
Avances de frais 10’000.00 10’000.00
Mobilier et informatique 29’387.27 8’272.11
Véhicules 7.00 6.00
Immeuble Galetas Le Mont-sur-Lausanne 1.00 1.00
Investissements RaVeO Blécherette 0.00 256’125.71
Immeuble Galetas Payerne 12’000.00 1.00
96’696.57 327’987.47

FONDS BLOQUÉS
PPE Belle-Roche, Lot 4, av. Jomini 18 146’000.00 0.00

146’000.00 0.00

TOTAL 1’867’373.60 2’269’462.33

45
Passifs
2008 2009
FONDS ÉTRANGERS
Créanciers, dettes à court terme, y.c. passif trans. 538’401.95 615’366.35
Clients CSP 10’337.61 19’848.46
Comptes courants coéditions 10’934.90 12’736.30
Association suisse des CSP 22’990.65 25’605.45
Comptes courants charges sociales 82’433.80 123’843.25
Hypothèque BCV - Investissements RaVeO/roulement 0.00 475’000.00
665’098.91 1’272’399.81

FONDS AFFECTÉS/FONDS BLOQUÉS


Fonds de solidarité 66’012.20 66’012.20
Fonds de soutien aux femmes enceintes 2’985.50 2’850.10
Fonds désendettement 30’000.00 30’000.00
Fonds d’entraides privé I (PPE Belle-Roche) 146’000.00 0.00
Comité de soutien aux ex-yougoslaves 9’472.65 9’472.65
Budget des Autres (BdA) 14’354.94 277’731.74
Fonds Coup de pouce Jet 10’000.00 17’966.00
Fonds MaxMoney Jet 13’368.00 13’368.00
Don Loterie Romande 344’461.00 0.00
Fonds remboursement hypothèque 0.00 47’000.00
636’654.29 464’400.69

FONDS DE RÉSERVE
Fonds de création et développement 188’000.00 152’712.69
Fonds de réserve 0.00 0.00
Provision revalorisation salaires 140’000.00 140’000.00
Publications 20’000.00 10’000.00
Fonds recherche de fonds 72’334.07 30’100.07
Aménagement Galetas et boutiques 7’671.45 0.00
Fonds de roulement 232’807.64 232’807.64
660’813.16 565’620.40

Pertes et profits reporté


- Excédent de charges de l’exercice -95’192.76 -32’958.57

-95’192.76 -32’958.57

TOTAL 1’867’373.60 2’269’462.33

46
Comptes 2009
Recettes Comptes 2009 Budget 2009 Comptes 2008

Subventions 2’940’752.12 2’697’800.00 2’660’316.85


Contributions et dons 551’027.00 478’850.00 509’092.35
Recherche de fonds 1’330’508.23 1’448’000.00 1’364’427.27
Ventes d’objets d’occasion 1’175’924.06 1’410’000.00 1’356’858.96
Divers 539’569.00 343’690.’00 454’491.86
Sous-totaux 6’537’780.41 6’378’340.00 6’345’187.29

Perte d’exploitation 385’703.80 374’527.80 404’269.86


Totaux 6’923’484.21 6’752’867.80 6’749’457.15

Dépenses
Salaires et charges sociales 5’447’972.63 5’186’467.80 5’251’452.02
Frais recherche de fonds 214’272.05 244’400.00 232’517.25
Loyers et charges 530’915.21 512’500.00 475’564.10
Frais généraux 326’327.96 389’500.00 358’368.08
Cotisation et soutien 109’018.00 105’000.00 131’402.30
Frais divers 294’978.36 315’000.00 300’153.40
Totaux 6’923’484.21 6’752’867.80 6’749’457.15

47
Subventions et Contributions reçues en 2009
Confédération
OFAS Office fédéral des assurances sociales
subvention AVS (art. 101 LAVS) Fr. 25’000.00
ODM Office fédéral des migrations
mandat intégration des étrangers Fr. 135’000.00
Etat de Vaud
DINT Département de l’intérieur
mandat intégration des étrangers Fr. 110’000.00
DSAS Service de prévoyance et d’aide sociales (SPAS)
subvention pour services de consultations Fr. 1’324’785.00
DSAS Service de la santé publique
subvention pour prévention du sida Fr. 272’000.00
Ville de Lausanne Subvention pour consultations Fr. 740’000.00

Communes et CSR du canton de Vaud


Contributions et dons Fr. 215’796.00
Eglise évangélique réformée du canton de Vaud
subvention de l’EERV Fr. 267’500.00
subvention de la Région 12 EERV (Lausanne) Fr. 66’467.00
collecte générale annuelle 2009 Fr. 41’110.00
dons des paroisses et des régions Fr. 30’000.00

Aide Suisse Sida, Association de bienfaisance paroisse protestante,


Fondation Pierre Demaurex , Fondation H. de Groot, Fondation
Dr Alfred Fischer, DSR, Dubois Marius, Fondation pour
la solidarité avec les êtres humains dans le besoin, Fondation
Juchum, SVUP, Fondation Mary et Philippe Mylona, Fondation
microbiologie médicale, Fondation Fernando et
Rose Inverni-Desarzens. Fr. 300’780.00

Le CSP remercie toutes ses donatrices et tous ses donateurs pour leur soutien financier !
Merci également à toutes les communes qui ont soutenu les services du CSP par leurs dons. Merci à toutes les paroisses qui ont
contribué par des dons ou une collecte au travail du CSP.
Un chaleureux merci à nos fournisseurs pour leur collaboration et leur soutien. Nous remercions tout particulièrement Paper-
forms SA, Conseils et Impression à Villars-Sainte-Croix.
Grand merci aux pouvoirs publics pour leur soutien et leur reconnaissance du travail du CSP auprès des habitants et des ha-
bitantes de notre canton. Nous remercions particulièrement: le Département de la santé et de l’action sociale, le Service de la
prévoyance et de l’aide sociales, le Service de la santé publique, le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture,
le Département de l’intérieur, les Centres sociaux régionaux, la Ville de Lausanne.
Merci à la Loterie Romande, ainsi qu’à toutes les fondations mentionnées en page 36 qui ont soutenu le projet RaVeO.
Merci aux membres de l’Association du CSP Vaud pour leur contribution régulière.

A tous et à toutes, «maillons forts» d’un travail solidaire et engagé,


notre vive reconnaissance !

48
L’Association
Bureau de l’Assemblée générale
Présidente: Sophie REYMOND, théologienne
Vice-présidente: Monique GISEL, avocate
Secrétaire: Joëlle-Pascale ULRICH, correctrice

Commission de gestion
Christiane BOLANZ FAVRE, éducatrice spécialisée
André JACQUAT, éducateur social
Marie-Claude SAVARY, infirmière
Jean-Pierre THÉVENAZ, pasteur

Comité
Présidente: *Anne BAEHLER BECH, députée Verts,
secrétaire générale de l’ASLOCA Vaud
Vice-présidente: * Gioia CHRISTEN, directrice CMS, enseignante

Membres
* Pierre DESPONDS, ingénieur-économiste
Michel DIND, juge au Tribunal des assurances (EERV, Région 12)
Gabriel DUTOIT, rédacteur à Bonne Nouvelle (EERV, Région 12)
Olivier FAVRE, Galetas d’Yverdon (collaborateur CSP)
Pascale GILGIEN, déléguée du Conseil synodal
Jean MARTIN, ancien médecin cantonal
Jacques MONNIER RABALL, ancien directeur de l’ECAL
Maryse PERRET, infirmière, formatrice d’adultes
Nicole PLETSCHER, réceptionniste (collaboratrice CSP)
Anny RACINE, animatrice, bénévole CSP
* Nicole SCHNEIDER, diacre (EERV, Région 12)
Mercedes VAZQUEZ, juriste (collaboratrice CSP)
Voix consultative au Comité et au Bureau:
Hélène KÜNG, directrice
Mike WINZELER, responsable administration et finances

* Membres du Bureau

49
Editions La Passerelle CSP Vaud
Autorisations de séjour en Suisse. Présence,
regroupement familial, travail, assurances
sociales, etc. Un guide juridique.
Nouvelle édition, Magalie Gafner, 2008, 120 pages, 21 francs.

Parents célibataires. Un guide face à la loi.


Doudou Madeleine Denisart et Jean-Pierre Tabin,
nouvelle édition revue par Mercedes Vazquez, juriste.
En coédition avec Profa, 2008, 72 pages, 18 francs.

36 Chandelles. Nouvelles et billets pour carburer.


Sabine Dormond et Hélène Küng; illustrations
et graphisme Tassilo Jüdt;
préface Lova Golovtchiner, 2007, 150 pages, 28 francs
(en faveur du SAJE).

Divorcer. Aide-mémoire à l’intention des personnes


qui envisagent un divorce.
Juristes des CSP, 2006, 14 pages, 5 francs.

Se séparer. Aide-mémoire à l’intention des personnes


qui envisagent une séparation.
Juristes des CSP, 2007, 14 pages, 5 francs.

Couple et dettes. Petit guide juridique.


Juristes des CSP, 2003, 32 pages, 6 francs.

Duo-Duel. Etapes de la vie en couple.


Jean-Yves Savoy, en coédition avec Labor et Fides,
1995, 184 pages, 26 francs.

Minimum pour vivre. Etude de diverses normes.


Caroline Regamey, 1999, 280 pages, 25 francs.

Familles recomposées. Un guide juridique.


Juristes des CSP, 2005, 88 pages, 18 francs.

Couple et aventure. Le couple et l’arrivée de l’enfant.


Jean-Yves Savoy, 2003, 144 pages, 22 francs.

Aspects juridiques de l’union libre. Les silences


de la loi et leurs conséquences pratiques.
Juristes des CSP, 2001, 88 pages, 15 francs.

La vie devant eux. Guide pratique pour les 16-25 ans.


En coédition avec Pro juventute, 2006, 277 pages, 5 francs.

50
Les CSP dans les autres cantons

CSP Genève
Village-Suisse 14
CP, 1211 Genève 8
tél.: 022 807 07 00
fax: 022 807 07 01
info@csp-ge.ch

CSP Neuchâtel
Rue des Parcs 11
2000 Neuchâtel
tél.: 032 722 19 60
fax: 032 722 19 79
csp.neuchatel@ne.ch

Temple-Allemand 23
2300 La Chaux-de-Fonds
tél.: 032 967 99 70
fax: 032 967 99 79
csp.cdf@ne.ch

CSP Berne-Jura
Rue Centrale 59
2740 Moutier
tél.: 032 493 32 21
fax: 032 493 22 82
info@csp-beju.ch

www.csp.ch

51
Le Centre social protestant Vaud
est à votre service
Adresses des différents lieux
Tél.: 021 560 60 60
www.csp.ch

Service social polyvalent

Service de consultation juridique

Service de consultation conjugale et familiale

La Fraternité: service social pour personnes immigrées


Jet Service: service pour les jeunes de 16 à 25 ans

Point Fixe: service de prévention sida

Les Galetas: service de ramassage et vente d’objets d’occasion

Le CSP est aussi présent dans le canton

Service social polyvalent


Bussigny, Cossonay, Payerne, Yverdon-les-Bains

Consultation juridique:
Bex, Montreux, Morges, Nyon, Orbe, Payerne, Renens, Vevey, Yverdon-les-Bains

Consultation conjugale:
Oron, Payerne et Yverdon-les-Bains

Galetas, boutiques:
Lausanne, Le Mont, Montreux, Morges, Payerne, Yverdon-les-Bains

Jet Service:
Vevey

Vos dons sont bienvenus à notre CCP 10-252-2 !