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Calvin, Jean (1509-1564). Traité de la justification. 1693. 1/ Les contenus accessibles sur le site

Calvin, Jean (1509-1564). Traité de la justification. 1693.

Calvin, Jean (1509-1564). Traité de la justification. 1693. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica

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1

liiflA

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A

DE

I

LA

TE

TUSnpCATIONv

1

JEÀ2S

P

A

j

J1

PAR

C:

S

CALVÎN.

Trsduit in Latin de fon Inftimion de U Religion Chrétienne.

Paï

de

Labkune,

1b an Réfucié à Schoonhoven

Paftcut

A AMSTERDAM;

Chex

J

JsAN

STDC

ÇA

ims

L,

K9li«.r-ftraat.

LXXXXIII.

~1115 tC

AVERTISSEMENT.

IL y a long temfs epte les

bonnes âmes

jouprent

après une Tradu&ionde

llnjiitutton de la Religion Calvin

ment du

Sièclefaffé four

ïinfiruBion, &* pour la

Chrétienne

que compofa vers le commence-

confolationdes Egltfcsnaif-

fantes deFrance. Cet cellent Ouvrage tel qu'il eiï en Franpis efifi peu

ex-

intelligible en une infinité

à caufe des

d'endroits

changemens extraordinaires

x

qui

AVERTISSEMENT.

qui

font arriver â nôtre

Langue J depuis le Régne

de

ne peut prefque plus

François Premierqu'on s'en

fervir. J'avoue

ceux

que

qui nedemandent qu'âs'inf-

ftrûire ne laijfentpas d'y trouver les inftruBibnsqu'Us tZMaisil

pourtant demeurerd'accord

faut

y cherchent.

que fi prefentement ce Li- vre étoittraduit du Latin,

l'édificationqu'ils en reti- rent feroit infinimentplus

outre

qu'il y ne le li- le liroient

fent point qui fans doute fi le Langage en étoit moins rude &

a

grande

bien

des gens qui

moins

avertissement; moins éloigné de celui

qui

eft maintenanten ufage* 11

efi furprenant que jufqui- çi ilnefe foit trouve

entrepris ce vû la grandeuti-

per-

ait

fonne qui travail lité

qui

gue

qu'en euffentreçu ceux

n entendent pas la Lan- Latine. Dieu ma mis

coeurde ^entreprendre

la

^achever puis

au

6^ fefpére qu'il me fera de

grace

que je ne ïentreprens que pour fa gloire y Qp pour

Ten

(édificationdelEglife.

donne

auj ourd'hui un Ef.

fai.

f unification plutôt qu'une autre cefi

Et fa

j'ai choifi la

matière de la

3

W* ue

avertissement:

atte matièreétant îa-

que bregé de tout ce que la Re- ligion Chrétienne contient

d'inflru&ions Jdutaires gp* de tonfolationsfolides jour ceux qui t entendent;

pouvoit tropfehafier de la mettre en état d'être bien entenduedu peuple

on ne

fur tout dans

deve-

un temps

l'intelligence en e&

nub'fi néceffaire. Ceux qui

peine d'exami-

fentiront que

prendrontla ner ce Traité

j'ai fait mes effortspour donner une TraduBion fi-

LeCba-'

pitre ii i &!cs

feptfui--

vans du

5. Livre

deTInf-

titution

delle queje me fuis moins

attaché

à polir quà le rendre

mon fiile

clair

&'

que

AVERTISSEMENT.

m fu*s **art*

î#* fi je

?uelquefois des tours de dans

desendroits ou Uétoitim-

lahin ce riefi que

de

faire autrement

à caufc du différentgénie

des deux Langues.

flatte qu'on acceptera ces

le me

faiblesefforts mon unique but dans cette Traduction n étant que d'aider à con. en hmnu

fondre t orgueil liant l'homme,& en exal- tant la miférkorde de Dieu, Qf le méritede le fusChrift nôtre Eternel Rédempteur, car ceft en cettefeulemifé- rkorde Qp en ce feul mé- rite que notre foi embraffe cr

AVERTISSEMENT.

& nullementen nos œu-

vres que çonfifte nôtre commeon le

luftificatwn va voir d'unemanière$lau

re Qfdémonftrative*

TRAt

TRAITE

D L A

JUSTIFICATION.

CHAPITRE PREMIER-

De là

fffjiificatiohpar foi Qf premièrement du terme dejuftifier Qfdâ la naturede la

tioni,

Jufttfiça*

Ai expliqué ailleurs aflèz d'exacti- tude ce iêmblc $

avec

comment u

ne rcjte qu un

ieiîl

A

Traite de la feulrefuge delalutauxhom-

par la

Loi

mes,fçavoir la foi., puisqu'il

cft véritable que

ils fonttousmaudits. Il me

fembleencore que j'ai fùffi- fammentfait voir ce que

ceft

ces de

que

Dieu elle communi-

la foi

quellesgrâ-

quels

que

à l'homme &

fruits elle produit en lui. Or dit le réduit

tout

ce que j'ai c'eft que nousrece-

à ceci

vons & que nous poffedons par la foi Jefus Chrift qui

nous eit, prelëntépar la bon-

té de Dieu,

&

qu'en partie

à lui nous obtenons

cipant

double grâce. La pre-

à

une

mière, qu'étantréconciliez

JuBifiçation.

fon

3

à Dieu

par au lieu d'avoir un Juge au

Ciel pour

innocence;

nous condamner,

avonsun Pere mifë-

nousfemmes

Efprit,

nousy ricordieux& propice. La

féconde

que fàn&ifiez par fon

pour nous adonnerà la làin-

teté&à l'inftocencede vie. à la

Quant

qui

en a été

régénération,

eft la feconde grace il

autant

parlé

que

néceflkire.Pour

je l'ai jugé

ce qui regarde la Juftifica- cette matiére a été

tion plus légèrement touchée, premièrement parce qu'il étoit d'une néceflîté indifl penfàblè dè faireconnoître

A2

que

4 Tratte de U

une vertu

oifive&de(Htuéedes bon-

la foi n eft

que

pas

nes œuvres

encore que ce

foit par la feule foi que nous obtenonsen la miiericorde

de Dieu une

jufticegratui-

te ï & en fécond lieu,

ce

fçaioir quelles font les bonnesœuvresdes

Saints tie de la

queftionque avonsà traiter. Il fautdonc nous con-

par-

n'étoit pas moinsné-

qu'il

ceuaire de

ce quifait une par- nous

maintenant que fidérions plus au long ce

poinâ de la Juftification

la foi & que nous le

par

considérionsde tellemaniè-

re, quil nous fouvienne. que

7~/?~<9~.

J

'y

9

/t <

t

3uecejlle principal article

c la

Religion ne, afin que bien loin de le

Chrétien-

négliger nous apportions toutenotreattention& tout

notreloin car commenous n'avons aucun Fondement

pour établir nôtre falut fi

y

état

nousne

fçavons en quel

eft

nousfemmes auprès de Dieu

& quel

Ion jugement &

égard

&la crainte

& volontç à nôtre

nous n'avons aiiflî aucun

fondement pour nous édi-

fier en

la piété

de Dieu.

de bien entendrecette ma- tière paraîtra mieux par l'in- telligenceque nous en au-

Mais lanéçeffité

rons.

A

3

«,

6 Traité de la

11.

Cependant pour

pre-

il faut que

que fignifient ces

n'échouer point désie

mierpas ce quiarriveront f\ nous difputions d'unecho-

ie incertaine nous

expliquionspremiére. ment ce

Ce que

c'eft

nu'erre

juft.fic

devant

Dieu.

c expreflîons:Etrejuftifié de-

jttftifiê

vantDieu,Qf être

far la foi oufar les Œuvres.

Celui-làeft devant Dieu,

dit être juftifié

quicftaéputé

jugement

jufte devant fon

qui

lui cft

&

çonlequence de là juftice eft

car comme

agréable en

l'iniquité

abominabledevant auflï le pécheur

trouver grace devantfa face

Dieu

ne

peut

cq

lufiification. y

1

réputé tel. Car par

entant quepécheur & tandis

qu'il

péché, là le manifeftela colere& la

tout où le trouve le

eft

Dieu. Celui-

vangeancede

donc eit juftifié qui

n'eft

mais

pointréputépécheur

jufte

& un tel homme peut

fubfifter devant le Trône

Dieu, devantle-

pécheurs font

judicialde

tous les

quel

renverfez& rendusconrus.

homme

après avoir un

Suppofonsqu'un

accufeà

tort, été examiné

par

foit

équitable,

dira

Juge

renvoyé ab-

fous&déclaréinnocent on

qu'un juftifié dans les formesde la

tel hommea été

A 4

lui-

8 Traité de la

Ainfi nous difons

qu'il

pé-

juftice.

l'hommeeft juftifié de-

eft

que

vant Dieu lors

réparé du nombre des

&qu'il a Dieu pour

de

pour l'appui la le-

cheurs,

le témoin&

Ce que

c'cU

qu'être

jufttàe'

les

par

oeuvics

& par

la foi.

la

juitice. Quant a

expreflîon

conde

nous di-

s fbnsquel'hommeeft juftifié

devantDieu

lors

par fes oeuvres

& fi iàinte,

la vie de cet hom-

pure mériteà cauiêde cela

que me eft fi

qu'il Dieu lui rende témoi-

que gnage de fa juftice fon

lors

l'intégrité de fès œuvres

état de répondre & de

devant ou bien

par

Siègejudieial

que cet

en

homme i

eft

jr

Jufiification. <

de fàtisfoiredevantle juge-

mentde Dieu. Au contrai-

dit juftific

re, celui-làfera

la foi, qui

étant exclus

par

de la juftice desœuvres,em-

juftice de laquelle

comparoît devantla facede Dieu, non comme pécheur maiscom-

Jeliis étant revêtu il

brafleparla Chrift de

foi la

me jufte. Ainfinousdifons, ne

pour

d'unemaniére fimple

Défini-

tion de

la Jufti-

Scatiou.

nous exprimerque

que

devant Dieu

nôtre

eft une acceptation, par la- Dieu nous recevant

en fa

juftes. quoi nous ajoutons que cette juftice connue en

juftice

quelle

grace nous tient pour

A

la

Traité de

la

to la lémiflïondes péchez, 1 t &

que lajufticede Jeius Chrift nouseft

en ce

imputée.

1 II. Nous avons

w

conhrmer ce

plu-

que

fieurs témoignagesde l'Ecri-

turc pour

nous difons & ces témoi-

gnages fontfi clairs qu'on

ne peut

nier

ne toit la

que ce

propre lignification du mot

&

même la uiitée.

fignification la Mais parce qu'il

recueillir

plus

fèroit trop long de

tous ces témoignagespour

les uns avec

les

les autres,

il (ïiffira de dire

comparer

chofe en manière

quelque d'avertifTement à

liront ce Traité & cette

ceux qui

ma-

luflification. 1 1 matiére s'éclaircirad'elle- même. J'en alléguerai donc

en petit nombre

plusexprés.

quand S. Luc rapporteque

le

&:

quandJeius Chrift pronon-

A.

m.n.pr~~v~o.vm

a,

maisdes

Premièrement

ouï

Jeiùs 5

19.

Luc 7.

3 s.

peuple ayant

jaftijia

Chrift

ce,

Dieu

que la Safiemea êtêju-

ftifièepar tous fes enfans

que

cela ne veut pas dire

hommes communiquent à Dieufàjuftice puis que la, demeure

les

juftice entière en lui

toujours quoi que

l'en

qu'ils,

tout le mondetâche de

dépouillerj

puiffent

du

ou bien

rendrela dôéhïne

fàlut jufte puis qu'elle

eft

lop H.

iz

Tïaitédeta

çftmfte de foi-même: mais

Jcfenseft

il cft

fa parole la loiian-

ceux dont

que ont attribué à

parlé

Dieu & à

ge qui contraire lors que

Chrift reproche

leur étoit due'. Au

Jelus

aux Pha-

1 rifiens cft ils fç jufiifient

eux-mêmes, il ne veut pas dire qu'ils tâçhaflent d a-

elir

faiiàiit

leur

ambitionils faifoientleurs

dforts

en bien

la

juftice mais il veut faire

fentir,

que pouflèzpar

pouraquerir l^i repu-

julles quoi

C'eft ce

que mieux entendre ceux

tation d'être

qu'ils fuflentvùidesde tau-

%cjuftice.

peuvent

luftifi

cation.

12

ceux qui font verfezdansla LangueHébraïque qui ap-

pelle coupables, non feule-

ment ceux

qui fentent maisceux-làmême fontcondamnezcomme

qui blement méchans&

font vérita-

le

qui tels. Car lors que Bethfà-

bée dit

& fon fils coupables dire

qu'ils

qu'elle Salomonferont elle ne veut

le feront effectivement&

qu'ils

mes,e elle te

ment,

ront

pas

feront chargez décrû-

qu'elle

feule,

plaint &fbnfils fe-

expofèz à opprobre 8c

rang

des

qu'ils ferontmisau

malfaiteurs& de ceux

qui méritentd'être condamnez.

1. Rois

1. si*

Et

GaU

f.S.

iA

Traité de la

Et il paroitpar

que Latin ne fe peut autrement être

prendrequepour

le fil du tex-

ce Verbe mêmeen

repu-

c'eit dire relati-

à

te,

té jufte, vement, commeon parle

& qu'il n'emportepoint une

qualité

d'effet.

Quant

au

noustrai-

fojet prefentque

tons,

lors

que

l'Ecriture

S. Paul dit, a prévu

fi ce n'eft

que que Dieu jttftifieles Gentils far la foi que pouvons-

nous entendre

que par la foi il les reçoit

comme juftes&leur impu-

te la juftice ?

quand il dit, que Dieujuf- croît

tifie le méchantqui

D'ailleurs

en

luftification. ir

Rom.

en Je fus Cbrift,

quelpeut

paroles délivreles mé-

4«$«

être le fèhsde ces

finon

qu'il chansde la damnation que

leur impie'té méritoit ? Il

parle encore plus

ment, car il conclut de cettemanière

lui

efl celui quieftmort Qfqui il

il

claire-

Qui fera ce- condamnera? Cbrift i

efi rejfufiité

Qui

nous.

qui

eft-ce qui con-

Jefus

Rom.

l. jj.

qui

pluseft,

eftaffisà la dextre de Dieu

prie même pour

(S* il

Car c'eft tout de même que

eft-ce

accufera ceuxque Dieu

ab-

s'il difbit

fout ?

damnera ceux dont

Qui

Chrift a pris la caufè en

main

i<J Traité de la

Aiain pour être leur Avocat

&

défendre? Ju-

qui

pourles

ftiherddncneft autre cho-

fe finon abfbudrecelui

étoit accufé tout de mê- que fi fon innocence

me

étoit

approuvée. Cepen- Dieu nous

que TintercefEon de il nenousab- entant que nou$ mais enî

dant, quoi juftifiepar

JefùsCnrift,

foutpoirit

foyons

ce qu'il

en

ihnocens nous répute juftes

Jefus CkiA gratuite* nous ne le

que en nous-mêmes. eft

explique

qui

ment, quoi

foyonspas C'eft ce

dansla Prédicationde Saint

Paul au iî. du Livre des

Au

Actes,

17

Justification.

Il

t 1.

fi

A&es, quand il

chezjom hommesfrères

dit: o/rf-

Aa.

1

IÎ. 3$.

la

rémiffton des pécher

& que

fefus

de toutes

vousnave^

la loi

que vous efl annoncée par

Cbrifi

les chofes dont

fu être jujlifie^ par

deAdoy/iy quiconque croit lui.

en lui

voyonsque cationeft mifèdans ce Pat

fage

péchez, commeune expli-

cation. Nous

la Juftification eft

œuvres. Nous voyons que c'eft une pure grace en Je- fus Chrift. Nous voyons de

enfin que la fatisfadion

eft juftifié par la

Nous

Juftifi-

après la ràniflîon des

voyonsque

otée aux

B

je-

18 Traité de la

Jefus Cftrift eft

parce

que un tel bien. De cette ma.

niéré

interpofée

par Jefùs

que c'cft

Cbrift

nous obtenons

lorsqu'il eft dit quele

dire

juftice dont

revêtu par aucun mé-

qu'aprés

pardon de

réputé

il fut

Péages*defiendit du Tcm-

pie jtiftifié enfa maifon

Luc

4* nous ne pouvons pas

qu'ileât aquisla

il étoit

»«. 14-,

rite de les oeuvres mais

nousdevonsdire, avoir obtenu le

les péchez

devantDieu. Car en

pointjufti-

jttfté effetv il -ne fot

maispar

fié parfôdignitéderfes oeu-.

vrcs,

don gratuite.

une-abfolu-

Ainfi S. Am-

broifè

lîijujication.

10

broifèa eu raifbn

de dire

Sudc

<p* la confejfton de nosfé-

cbe^,eft

nôtrevéritable fu-

preau-

me ï 18

SermonSermon

10.

fiifiçation.

IV.

Mais pour ne difpu- fur la

ter

du terme fi nousconfide-

rons bien la ehofe en elle-

même,2 il

plus

fignification

auranulledif-

n'y

ficulté: car S. Pauldansfon

Epître aux Ephefiens fe fert

lors

Dieu

du mot

d'acceptation

que

quil veut affurer

housjuftifie. Nousjommes,

dit-il? frêdeffline^ifour étre

adoptera

Epbef.'

l<

1.

S.

Dien, par le fus

Chrift félon le bon flaifir de fa volonté à U louan- ge de la gloire de fa grace

B

par

I

2O Traité de la

par laquelle il nousa acce-

1 ou rendus

agréables

ptez

en fon Fils bienaimé. Par

ces

fierautre chofe que ce

paroles il ne veutfigni-

i

nous juftifie gratuite-

Ton Epitre

aux

Dieunous répu- ace & il ne

fa

Juftification en la

qu'il

».diten d'autres endroits que

Dieu

Rotn.(

J

j. 1).

ment* t Et en

Romains il dit d'abord que nous fbmmes juftifiez

entant que te tels

par gr balance point à faire confî-

fier nôtre

rémi(Tiondes péchez.Auf-

fi David,, dit-il

quoiconjïfie la béatitude de l'homme a qui Dieu inu pute la jufiiee(ans les œu-

exprime

en

vres

Inftifî cation.

21

1res quand il dit. Bien-hetu veux font ceuxdont les mi- qutte^font far donnéesÇ$*

dont les féche^font couverts.

p

Bien-heureuxl* hommea qui

le Seigneur n*aura point im- futé fon fécbé. Certaine-'

mentil ne traite

partie de la Juftification maisdelajufbfication tou-

te

David ena donnélui-même

la définition

noncebienheureuxceux qui

8.

làd'unc

pas

entière. Or il déclareque

lors qu'ilpro-

pardongratuit

tellement

oppo-

ont obtenu le

de leurs péchez

qu'il paroîtqu'il regarde ces

deux

choies comme

fccs être juftifié,Gr' êtreu-

I:~m.

< 7-

B3

nn

t.Co-

tint.

îS.

tz

nu four coupable. Maisil y

traité de la

a

encore plus fort

dis

il enfei-

auquel le Jômmairede

par-

unPaflage

pour prouver ce que je

c'eft celui

gne, que l'Evangile eft de nous ré- concilieravec Dieu

Dieu nous veut re-

5

19.

ce

que cevoir en grace par Jefùs Chrift ne nous imputant foint nos fécbe^f Qu'oq

life la fuite du texte on

&

verra qu'immédiatement

Çhrift

de pé-

après il ajoute que

quietoitpur,

che a été

nous,

& net

fait péché pour cette

défignantpar

expreflîon le moyen

i

de no-

tre réconciliationavecDieu:

1

or

luftification. t

or il n'entend autre chofè

par le termede réconcilier,J

cjuejultifier.

qu'il

En effet, ce

dit dansun autre lieu,

jçavoir que nousfommes

rendus juftesfar tobéijfan- cede Jeiùs Chrift ne fçau^.

roit recevoirun bon fi nousn'étions

ftesen lui & horsde nous-

mêmes.

fens,

réputezju-

Rom,

"9-

V,

Mais parcequ'Ofian-,4

un

je ne içat quel

Erreur

l'O-

iander.

der a introduit de nôtre1

temps

monftrede juftice eflènciel-

le,

n'ait

par laquelle bien qu'il

pas

voulu abolir la

ju-

gratuite

2 il l'a néan-

c

ftice

moins tellement envelop-

B

4

pee

Traité

ne

de la

«

24

É

péedctenebres,que lesâmes

pieufes

comprendre la grace de

fçauroient bien

Je-

fusChriIl enunetelleobicu- rite'j il eft néceffaircde réfu-

teruntel «Égarementd'efprit,

ou-

avant

de

que pafferplus tre.Premiérement,cette ipé-

culation n'eft

curiofité. Il ramallè

voiië uneinfinitéde Paflà-

Ta-

qu'une vaine

je

ges de l'Ecriture, pour

ver que

prou-

Jefus Chrift eft un

nousfbm-

nous, &

avec

que mesun aveclui maiscom* me c'eftune choie

que per- ionnene conteftç c'eft une

preuvequi

eft

fûpèrfluë. Ce-

commeil n'obièr-

pendant,

ve

luft~catioaa. 2 y

_1

-11.1- r:

cii îc uciiuc

VC point tjuci

cette

nie dans des liensdontil ne

fe peut débanaflcr. Pour nous

ibmmcsunis à Jefus Chrift

la vertu fecrettede fon

par Efprit,ilne nouseft pas diffi-

nous,

unité,il fe jette lui-m^-

qui fçavonsque

cilede foudretoutesles dif- ficultez.Cethommedont je

parle s'étoit

cho(èqui approchoit fortde

pn lapenfeequ'avoient lesMa-

forgé quelque

avoien

a

l'ameétoit de

q

nichéens

que l'eflencedeDieu. De cette

erreuril s'en eft forgé uneau-

tre, ç'eft

qu'Adam a été de

mage

Dieu, parcequ'a-

qu'il explique

forméà Fi,

vant

là

Traité de la

vantfachûtcjeius Cnntt a~

ddtinépourêtre le la nature humai-

voit été Patron de

ne.Mais çommeje veuxêtre

court j'infifterai lèulement le

fur ce

fujet requiert,

nousfonv

que

Ofianderdit que

mesun avec Jelûs Chrift. Je

le confeffe.Maisje lui nie que

Jefus Chrift ioiç

nôtre. Iedi$

établii?

} effencede

mêlée avecla

auffiquec'eltlâns r^ifonqui{

tire

ce principepour

les illufions fçavoir^ue le, fus, Chrift nouseftjuftice,

Dieuéternel,

parcequ'il eft la lôurce de

la juftice & la

juftice mêmede Dieu.ïeprie les Leéfceursde me pardon-

ner

htftification.

17

ner) fi je de

en peu

queje

touchemaintenant paroles des points

me rclèrvede déduire

l'ordrele

bien qu'il

de

parceque

Or

pré-

ailleurs

requiert ainfi.

protefte que parce mot

jufticeeflençielleil

ne

tend que de renverfercette

nouslbmmes

opinion que réputezjuites

à caufècîcIe-

fusChrift, toutefoisil fait

voir affez clairement qu'il

ne fe contente pas de lajufti- nousa été

ce

l'obëiflàncede IeiùsChrift

& le fàçrifice de fà mort nous

lommes juftes

ment en Dieu, par uneinfu-

qui

aquilèpar

puisqu'ils'imagineque

iùbftancielle-

fion

28 Traité

de la

1%

fionde foneflence.Carc'eft

la raifon qui

fôû-

teniravec tant de véhémen-

l'obligeà

que nonfeulementIefus

maisle Père& lït

ce,

Chrift

habitenten nous, ce

prit

je

que

confefle être veritable,

mais je dis

un mauvaisièns. il fâloit

qu'il le prend en

examinâtla maniére

font en Iéliis

qu'il

d'habiter,lçavoir,que le Pè-

re &

l'Efprk Chrift: & commetoute plé-

nitudede Divinitéhabiteen

lui,

donsDieuentièrement.Ain.

auflî par lui

nous poffé-.

fi tout ce qu'il met en avant, duPere&derEfprit, iëpa-

rémentde

Jeius Chrift, ne tend

Itsfiification. 29

l

en détourner les

tend

{impies &àles en éloigner.

De

plus, lange fubftanciei parlequel Dieu s'écoulant en nous,

qu à

il introduitun mé-

nous fait une même. Car il

que pour rien que

yonsunisàJefùsChrift par

nousfb-

partie de foi-

compteprêt

&

la vertu de ion

qu'étantnôtre f affefesmembres fi foneC. fencen*eftmêléeavecla nô- tre. Maisfur tout, en foute-

Efprit Chef il nous

nant que la jutticeque

avonseft celledu

nous

Pere & de

félonleur Divinité,

l'Efprit

il découvremieuxce

qu'il penfe,ceft que nousnefom-

mes

îo mes pas

traité de la feulement juitifiei

par lagracé du Médiateur,^ quela juftice nenous eft, ni

fimplement,ni du tout offer-

te en fa

mais que la juftice

perfonne

nous participons à

de Dieu,

efleiicicllement avecnous.

quand Dieueft uni

VI. S'ildilbit feulement, Jefus Chriften nous ju-

eft

par une

nôtre Chef,non feu^

q«e ftifianteft faitnôtre,

cortjon&ion eflTendeîle &

qu'il

lètnententant qu'il eft hom-

iœ9mmparée qu'ilfait dé-

nousl'eflencede

couler fur

fintture Divine il fe pour-

toit

repaître agréablement

pcnfée.avec moins

de

de cette

Je

l~~J~~c~tiosz.3t

n

t

q

1-0

de

lors onièpouroitpaiïèrd'en-

trer en

danger: & peut-êtrequ a-

diipute.

Maiscom-

mele principequ'ilprend eft en

commece poifïbn qui eft extrê-

troublel'eau

qui eft à Tentour & cache

jettantfè bavequi

mement noire,

moyen

les

par ce

qu'il a, lefquelles fontentrès

grand nombre. Ainfifi nous ne voulonsfouffrirvolontai- yementqu'on nousraviflèli feulenousdonne

queuës

juftice, qui la confiancede nous

glori-

fier denôtreialut, il Faut que nous rèfiftionsfortementà

tinetelkillufion. Ofiahder en toute cette difrutc étend

ces

îi

traité de U

ces deuxmots de

jVç/wp &

deux choies.

de juf~~eY~ Car félonlui nous fommes non feulement

juftifiez être réconciliezà Dieu

pour

quand il nous pardonne gra-

tuitement nos fautes

mais

être juftes réellement

juftice

pour

en forte que la

n'eft

nousfoit

gratuitement imputée, mais

intégri-

pas une juftice qui

une fàinteté& une

l'effencede Dieu

qui

Pire. D'ailleurs, il nieouver- Chrift foit

nôtre juftice, entant qu'il eft

notre Sacrificateur, & efiàcant nos péchez

té,

que réildeen nous, nousinC

tement queJeius

qu'en

il ait

ap-

Iuftification.

33

appaiféla colèrede Dieu: il

feulement quecetître

veut

qu'il cft Dieu éternel & la vie.

lui convienneentant

Pour prouver le premier ar-

ticle, fçavoir que nous juftifie non feulement

pardonnant nos pé- chez, maisauflien nousré- il demande fi

Dieu

ennous

générant Dieulaiffeceux qu'il

tels qu'ils étoient

juftifie de leur

nature,ou s'il ychangequel-

quechofe.

pas difficile.le dis

Laréponfen'eft

que com- ne peut en eft

me lefus Chrift point être divifé

qu'il

demême,dela luitification

& delafanétification;ce font

m

C

deux

34 cIrattê de la

deux choies

puis que cn&nible&

iniepafàbles nous les

recevons

conjointement avec lefus Chrift. Tous

ceux donc que Dieu reçoit en grâce, illesrevêtaulîide

il

eiprit d'Adoption par

la

reformeà

vertu duquelil les

fon image. Ueneftdemême du

Soleilne peut-être

boleil. EnefFet,fila

que

clané du

féparée «lela chaleur,dirons

la terre

nous pourtant

que

eft échauffée par

pu éclairée

la clarté,

la chaleur?p

par On ne içauroit trouverrien

de plus propre que

comparaiibnpour

cetee

terminer

c«diiî&ent;LeSoleildonne

vi»

1 unification. 35

la terre 8c la rend

Vigueur à

féconde par fa chaleur il

fes rayons. Voi-

là une liaifonmutuelle& in-

ieparable.Cependant la rai-

ion ne eft

qui

transféréà l'autre.Il y a une

fèmblableabfurdité

l'éclaire par

permet pointque à ïxxn(bit

propre

en ce

ce

dit Ofiander, car il conr

diverfes.

que fond deux

graces Parce que Dieu renouvelle

tousceux quil acceptegra-

tuitement

8c

pouf juftes lesmet en état de me-

qu'il ner une vie fainte il mêle le don du renouvellement avec

l'acceptationgratuite, & veut que ces deux chofcs

C i

n'en

5. Cor.

£. JO.

traité de la

1

3<î

b 4%

a.-

n

turc en

en ioient qu unc.Or 1 Ecri-

les joignant enfem-

ble les fépare toutefoisdit

tin&ement,

afin que la va- de Dieu

riété des

nousfoitd'autantmieuxma-

nifeftée. Car

graces

ces paroles de

• S*Paul ne font

fluês que

a été

pas (ùper- leiùsChrifl nous

&

donné pour juftice

iàn&ification. D'ailleurs

qu'en nous voulantexhorterà la

té & à k faintetéde vie il

toutes les fois

pure-

motif le aquis,

bonté

nous proposepour

felut

qui

nousa été

ramourde Dieu& la

de lefus Chrift il fait voir affez clairement, qu'êtrejuf- tifiez?

J unification.

$7

tihcz & être faitsnouvelle s

créatures ne /ont

une

pas même cho/è. Ce n'eft

pas tout. Quand Ofiandcrvient

à l'Ecriture,il corrompt touç

autantde Paffègesqu'il

allè-

gue. S. Pauldit, quela foiefi

imputéea juftice a ceux qui ne travaillentpointymaisqui

croient en celui quijuftifie le

méchant: 8ç il

explique ce-

En un

motjij

me témérité

tre

auxRomains.Il déguife mê-

la par rendre jufte.

corrompt avecla mu

tout le Chapi-

de

TEpitre

quatrième

allé-

gué ci-4eflus

xaaccufation contreles Elus

me ce Paflàgeque j'ai

Gj^ti intente*

8

Rom.

4 4.

Rom.

8.J}.

C

C

3 2

de

38 Traité de la

de Dieu Dieue(l

jtiftifie, comme s'il y

2

celui qui étoit dit

fuffent réellementju f 1

qu'ils

tes.

Cependant, il paroit d'uneimaniéreévidente, que

F Apôtreparle finalement

de l'abfolution par

le

tourné de nous il ne faut

laquelle eil dé-

jugement de Dieu

pourcela,qu'examiner l'An- tithefe. Ainfi Odander ne

découvrircombien

que ionlèntiment eft frivole,tant

dansla raifon principalequ'il dansles Pa'flà-

allègue, que de l'Ecriture

fait

cite.

qu'il

ges

11neraifonne pas mieux,lors qu'il dit, quelafoi a été im- putée à e/ibrahamàjuftice g

par-

luflification. 39

parce qu ayant embraiie le-

JusChrilt,

de Dieu &Dieu même, il a- voit chemine Sevécu julfce-

ment. Car la juitice dont il

cit

tout le cours delà vocation de ce Patriarche, mais piû^ tôt le S. Eiprit nousveut ap-

cjuieillajuiHce

ne s'étend pas à

parlé

prendre que bien- qu'Abra- ham eut été doué de vertus

excellentes, &

perie-

qu'en

vérant daas l'exercicede ces

vertus il y eût fait de très- ce n'étoient

grands progrés

pas

Tavoient rendu agréable$•

Dieu

avoit

produit cet

toutefois ces venus qui i

& que ce

qui

effet avoit été

C 4

qu'iJ

Traité de la avoir embrafïé

foi la miféricorde qui lui

qu'il

40

la

par

étoit

offerte par lapromeffe.

D'où il s'enfuit,que Dieu en

jufti fiant l'homme

n'a é-

aucun mérite com-

me S. Paul le conclut tres- bien de ce Pallage qu'il al-

lcgue. VI I. Ce

gar4à

qu'il ajoute

que la foi n'a

juftifier par

enfuite, la forcede

même & qu'elle ne juftifie

point

elle-

Ie-

qu'entant qu'elle reçoit

fus

Chrift

eft

tre's-vérita^

ble & nous en demeurons d'accord. Eneffet, fi la foi elle-même &

par une

juftifioit par

propriété intrinfê-*

que>2

.lu~if~cat~ots. go. e se 41

elle

que,comme l'on parle

ne juftifieroit qu'à demi cil

toujours

parce qu'elle foible&

cette juftice ne nous aquer-

roit

falut. Or

qu'il allègue contre nous. Nous

difons^u'àproprementpar-

ler

rien abfolumentde ce

&

ainfi

imparfaite

qu'une partie de notre

nous n'imaginons

c'ert Dieulêul qui nous

J

enfuite de

quoi

juftifie

noustransféronscelaà klùs

Chrift,qui nousa été donné

être

troifiéme lieu,

nôtre juftice. E n

pour

nous compa-

rons la foi à un vaiflèau

car fi nous n'allons à lefus

Chrift vuideso^g^^

&

ayanc

.sté. d~l~a

4t

ayant la bouche de lame

Quvcrte,pouramfidire,nôus ne fommespas capables de

Jerecevoir.

que

D'où il

paroît

pas

nousne lui ôtons

la

de juftifier, puis que

qu'on

le

reçoit

vertu

nous difons

la foi, avant que de rece-

par voir fa juitice. Quant autres extravagances de ce

aux

ilnya perlbnne

comme

Sophifte,

qui

lors

lefus Lhl'1~ tout

même

les rejette

dit

ne

que la foi eft

de

qu'un

tre-

qu'il

s'il difoit

que

vaifleaude terre eft le

for qui y enfin,

eft renfermé. Car

ce font deux chofes

qu'on peut également dire;

que

purification.rot;

43

la toi

nous juitihe en

que

nous offrant lefus Chtïft quoiqu'elle n'aitde foi-mê- ni va-

me aucune

leur & qu'un

dignité

vaiffeaude

d'or enrichie

terre rempli celui qui le donc

nence de mêlerla

qu'il y

trouve. le dis

a de

l'imperti-

foi qui

n'en qu'un inilrument, avec

IefusChrift

matériellede

eft la cauie

qui

nôtre juftice

temps &

&

eft en même

qui

l'Auteur &le Miniftred'un fi grand bénéfice.On doit fè

iouvenir, au

nousavonsfait voir, com- mentle motdefoile doit en- tendre lorsqu'il s'agitdelà 1 unification.

redeque déja

t>

VIII.

44

Traité de U

VII I. Il

plus

poulie lachple

qu'ilpar-

bien

loin,lors

le dela manière4e recevoir

Iefus Chrift car il dit

que intérieure eft re- le miniftére de la

çûë par parole extérieure,pour nous

la parole

jfairepaflfcrparce moyen,du

Sacerdocede Iefus

Chrift

perfonne du Média- Divinité éternelle.

Il eft certes très-véritable

que iûs Chrift maisnous difons

qu'il

éternelledeDieu, bienqu'en

&de la teur, à fa

le-

nousne divifcns pas

eft lui-même la parole

fonPère

nousréconciliantà

en la chair, il nousait com-

muniqué lajuftice 5 & qu'il

m

luftification.

J_

J_

4j

ï

autrement ac-

aquérirla jufti.

lui-même

Maisi! plaît à

kius

ne

pouvoit complir l'Officede Média-

teur nous

ce, 7 qu'en étant Dieuéternel

&

Ofianderdedire

que Chrift étant Dieu &hom-

me, il nousa été

à 1

& nonà

fait juftice,

égard defanature Divine,

de fanature

l'égard humaine.Orfi celaconvient

proprement