Actuellement, sur les réseaux sociaux, une campagne est menée à mon

encontre, à l'initiative de Céline Pina, visant clairement à me salir.

Dans un post datant du 16 juillet, il m'est reproché de soutenir le régime
d'Erdogan. En relisant ce post, je lis "au-delà de la Turquie et du cas Erdogan,
que je ne connais pas assez pour me risquer à donner un avis...". Il me semble
que les choses sont claires, je rends hommage au peuple souverain et à la
démocratie.

Il m'est reproché d'être un soutien de Marwan Muhammad. Certes, j'ai partagé
une photo publiée sur sa page, où l'on voit un enfant, réfugié, donner son biscuit
a un policier à la frontière hongroise. Dans les commentaires accompagnant
cette photo, je vante le geste de cet enfant, un geste d'humanité.
Je n'ai jamais été, de près ou de loin, lié au fondamentalisme ou à l'intégrisme
musulman. Je suis Mohamed Saou, français, musulman et républicain.

Enfin, on me reproche de ne pas avoir apprécié un dessin de Charlie Hebdo,
représentant les victimes du séisme en Italie comme des plats de pâtes. Je n'ai
jamais été un lecteur assidu de Charlie Hebdo, ce qui ne m'a pas empêché de
dénoncer l'horrible tuerie qui a touché ce journal en janvier 2015.
Ces personnes qui mènent cette campagne, diffamatoire, à mon encontre
devraient être un peu plus justes et dire également que j'ai dénoncé,
farouchement, tous les attentats ayant touché notre pays ces dernières années
(Paris, Nice, Saint Etienne du Rouvray...).

Tous ces écrits qui me sont reprochés défendent des valeurs de démocratie, de
liberté, d'égalité et de fraternité, des valeurs qui me sont chères et défendues
par le mouvement dont je fus le représentant dans le département du Val d'Oise.

Parce que l'intérêt général doit toujours s'imposer, parce que nous sommes à
deux semaines du premier tour, parce que l'heure n'est pas à la polémique, je
fais le choix de me mettre en retrait de la campagne d'Emmanuel Macron tout en
restant un fidèle soutien.
Le mouvement En Marche a fait le choix de donner sa place à la société civile,
cette société civile que j'ai incarné et que je continue à incarner. La société civile
c'est aussi des femmes et des hommes qui ne sont pas toujours du même avis et
qui, parfois, n'ont pas le discours, lisse, auquel les politiques nous ont habitué.

Je tiens à remercier les 4000 marcheurs de mon département qui, chaque jour,
ont œuvré pour donner au mouvement l'aura qui est le sien aujourd'hui.

Mohamed Saou

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