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A.-J. WITTERYCK

PRÉSIDENT DE LA LIGUE ESPÉRAN- TISTE BELGE, PRÉSIDENT D'HONNEUR DES GROUPES ESPÉRANTISTES DE HASTINGS ET DE BRUGES, MEMBRE DU LINGVA KOMITATO, ETC.

COURSD'ESPERANTO,

GRAMMAIRE COMPLÈTE

accompagnée d'exercices avec clef.

5 CENTIMES.

Le présent ouvrage est destiné aux personnes qui possèdent les règles élémentaires de la gram- maire française et qui désirent apprendre l 'Esperanto sans l'aide d'un professeur.

Édition de l'Imprimerie ■ DÉ LUSTHOF

GRANDE AVENUE, 136. STEENBRUGGE.

= A.-J. WITTERYCK =

PRÉSIDENT DE LA LIGUE ESPÉRAN- TISTE BELGE, PRÉSIDENT D'HONNEUR DES GROUPES ESPÉRANTISTES DE HASTINGS ET DE BRUGES, MEMBRE DU

LINGVA KOMITATO, ETC.

COURS D' ESPERANTO,

GRAMMAIRE COMPLÈTE accompagnée d'exercices avec clef.

2

5

CENTIMES.

*

Le présent ouvrage est destiné aux. personnes qui .possèdent les règles élémentaires de la gram- maire française et qui désirent apprendre l'Esperanto sans l'aide

d'un professeur.

Edition de l'Imprimerie DE LUSTHOF „ GRANDE APENUI:, 136. STEENBRUGGE.

BELGA LIGO ESPERANTISTA.

Honora Prezidanto : Princo Leopoldo, Duko de Brabant. Prezidanto : A.-J, Witteryck, Steenbrugge. Vicprez. : L. Cogen, Ninove. L. Champy, 17, r. Richard, Anvers.

Ĝenerala Sekretario : H. Petiau, St Lievens-

laan, 60, Gent. Kasisto : F. Mathieux, 15, Avenue Bel-Air, Uccle.

Direktoro de la Oficiala Organo : Fr, Schoofs,

45, kleine Beerstraat, Antwerpen.

Oficiala Organo

Belga Esperantisto

MONATA REVUO. REDAKCIO : Sinjoro Fr. Schoofs, Kleine Beerstr., 45, Antverpeno. Renseignements : Sinjoro H. Petiau, c Ĝenerala Sekretario, Boulevard St Liévin, 60, Gand. — Prière d'ajouter un timbre pour la réponse.

« L'effort que fera tout homme de notre inonde européen en consacrant quelque temps à l'étude de l'Esperanto, est telle- ment minime et les résultats qui peuvent en découler sont tellement immenses, qu'on ne peut pas se refuser à faire cet essai. » TOLSTOÏ.

Cours d' Esperanto.

PREMIÈRE LEÇON.

UNUA LECIONO.

I. Alphabet.

a b e ĉ d e f g g h ĥ i j ĵ k l m

o

p r s ŝ t u ŭ v z.

n

Les lettres gardent partout le son alphabé- tique et se prononcent comme en français, excepté les suivantes, qui sonnent:

e comme ts dans tsar

ĉ

g

»

»

tch » tchèque

g

» gant

» dj » adjudant h (aspiré) comme dans haie

ĥ (guttural) comme ch flamand

j

comme y dans

j

»

j

»

jour

s

»

s

»

»

ch

»

u

»

ou long

ŭ

»

ou bref.

yeux

salut

chat

Les voyelles ne sont ni courtes ni longues et se prononcent:

a

comme dans chat

e

»

»

été

o

»

»

mot

i

»

»

titre.

L'accent

tonique se place toujours

sur l'avant-

dernière syllabe : patro (père) ; soi fo (soif). L'Esperanto possède les diphtongues ah et, eŭ

qui

ne forment qu'une seule syllabe : on pro-

nonce donc morgaŭ (demain) en accentuant

sur mor et non morgaŭ.

Les

lettres y, q, w, x n'existent pas en

Esperanto. Il n'y a pas de lettres muettes dans cette langue.

H. Vocabulaire.

Observation préliminaire. — Si l'on ajoute

une des lettres

o, a, i, e au radical d'un mu , on

en forme respectivement un substantif (o). un

adjectif

Exemples :

Parolo = parole Parola — verbal

Parole — verbalement Ĝoje — joyeusement

Paroli = parler. Ĝoji = se réjouir.

(a), un verbe (i) ou un adverbe (e). —

Ĝojo = joie

Ĝoja = joyeux

Nous distinguons quatre sortes de mots:

1° Les mots internationaux, c. à d. ceux que la plupart des langues emp runtent à la même source et dont l'usage est pour ainsi dire déjà international. Ces mots, très nombreux, et qui exigent peu d'étude, doivent toutefois se conformer aux règles de l'orthographe phonétique de I'Espe- ranto. — Eu voici des exemples :

Oncle = Onklo Professeur = Profesoro Théâtre = Teatro Télégraphe = Telegrafo Station = Stacio Province Provinco Mètre = Metro Secrétaire = Sekretario

Famille = Familio Machine

Société = Societo Automobile = Aŭtomobilo

Cigare == Cigaro Centaine = Cento Tabac = Tabako Sergent = Sergento.

= Maŝino

20 Les mots simples, c. à d. des radicaux qui Ont été choisis d'une façon logique en donnant autant que possible la préférence à la forme qui est ia plus internationale. — Exemples :

Neveu

Nevo

 

_

Vill e

Table = Tablo

= Urbo

=

= Arko

== Fero

= Ovo

=

.-= Neste,

Sablo

Oleo

Homme = homo *

Homme =

Ami • = Amiko

Garçon=.- Knabo

Jean

Hélène = He leno Bruxelles = Bruselo

V iro (masc.) Sable

Aie

Fer

Oeuf

Huile

Nid

=

Johano

.Poisson = FiloVoie

=

Voj o

Oiseau = Birdo

Crochet -_= hoko

Chat = halo

Forme = Formo

Chien = Hundo

Blé

=

Greno

Bue

=

Strato

Livre

=

Libro

Maison = Domo

Anneau = Bingo

Vapeur

= Vaporo

Champ = Kampo Oreille = Orelo

Bateau = Ŝipo Chasser = Ĉasi Ecrire = Skribi

Oeuil= Okulo

Voler = mugi **

Cheveu = Haro Terre = Tero Pomme = Ponto

Akvo

Dormir = Dormi Scier = Segi Courir = Kuri

Eau

=

Vendre = Tend

Chute = Falo Année = Jara Chandelle = Kandelo

Principal = Ĉefa Rond = Ronda heureux = Feliĉa

 

Homo

 

Flugi

l'être humain en général. se mouvoir dans l'air.

30 Les mots composés, qui 'obtiennent par la simple réunion Lies éléments, en ayant soin de faire précéder le mot déterminé par le mot déterminant. — Exemples :

Ĉashundo = Chien de chasse Vaporŝipo = Bateau à vapeur Orelringo = Boucle d'oreille

Terpomo

=

Pomme de terre

Akvofalo = Chute d'eau (cascade)

Jarlibro

= Annuaire

Ĉefurbo — Capitale Kampodomo = Maison de campagne Skribotablo = Table à écrire (pupitre).

Observation. — Par raison d'euphonie on peut intercaler une des terminaisons gramma- ticales (o, a, e, i) entre les radicaux qui ser- vent à former les mots composés.

40 Les mots dérivés. Ceux-ci sont d'une acquisition particulièrement facile, grâce à une série d'affixes, dont le sens est constant.

Nous donnons ici la liste de ces affixes.

1. PREFIXES.

1. Mal- indique le contraire:

facila, facile

malfacila, difficile

fermi, fermer

malfermi, ouvrir

2. Bo- indique la parenté résultant d'un ma- riage :

filo, fils bofilo, beau-fils, gendre frato, frère bofrato, beau-frère

3. Ge- indique collectivement les deux sexes : (')

patro, père

sinjoro, monsieur gesinjoroj, mesdames et

gepatroj, parents

messieurs

4. Ek- indique une action qui commence-ou qui est momentanée:

kanti, chanter ekkanti, commencer à chanter

ekkrii, s'écrier

krii, crier

5. Re- marque réitération, répétition, retour:

diri, dire

doni, donner redoni, rendre

rediri, redire

6. Dis- marque désunion, séparation, disper- sion:

semi, semer

dissemi, disséminer

ĵeti, jeter disĵeti, éparpilles'

(0 ) Dans les mots formés au moyen du préfixe

ge il ÿ a

idée de pluralité; ils s'emploient donc uniquement au pluriel, qui se forme toujours par l'adjonction de la lettre j.

Il. SUFFIXES.

13.

-ej marque le lieu affecté à ce qu'indique le radical:

Observation. Il est è remarquer que les suffixes s'ajoutent au radical avant' les terrai- raisons o, a, e, i.

1. -id marque le sexe féminin :

avo, grand-père

servisto, serviteur servistino, servante

avino, grand'mère

2. -id marque l'enfant, le descendant

reĝo, roi

ĉevalo, cheval c evalido, poulain

reg ido, prince

preĝi, prier

pré ejo, église

lerni, étudier

lernejo, école

14. -uj marque ce qui contient, ce qui porte, ce qui renferme :

sukero, sucre

sukerujo, sucrier .

piro, poire

pirujo, poirier

Franco, français Francujo, la France

15. -ing marque l'objet dans lequel on intro- duit partiellement la chose représentée par le radical:

3. -et forme des diminutifs :

ĉambro, chambre cambrelo, chambrette

ridi, rire

rideti, sourire

4. -eg indique l'augmentatif:

pluvo, pluie

pluvego, averse

plori, pleurer

ploregi, sangloter

granda, grand

grandega, énorme

5. -ad marque une action de durée :

plumo, plume plumingo, porte-plume f fingro, doigt fingringo, dé

1G. -ec indique de façon abstraite une qualité, un état :

blanka, blanc

mola, mou

blankeco, blancheur moleco, la mollesse

17. -aĵ indique un objet ayant la qualité expri- mée par le radical (idée concrète) :

pafo, coup de fusil pafado, fusillade

tranĉi, couper

bona, bon

bonaĵo, une chose bonne

nova, neuf

novaĵo, une chose neuve, une nouvelle

tranĉadi, taillader

6. -er indique l'élément, le fragment, l'unité partielle :

hajlo, grêle

hajlero, Brel n

/afro, feu

fajrero, étincelle

7: -ar marque une réunion, une collection:

arbo, arbre

ŝtupo, marche (d'escalier) ŝtuparo, escalier

arbaro, bois

8. -ad indique un habitant, un partisan

urbo, ville

Kristo, Christ Kristano, Chrétien

urbano, citadin

9. -estr indique un chef:

ŝipo, vaisseau ŝipestro, capitaine de vaisseau pilage), village vilaĝestro, bourgmestre d'un village

10. -ul marque l'être caractérisé par la qualité qu'indique le radical :

riĉa, riche

riculo, homme riche

avara, avare

avarulo, un avare

11. -ist marque l'artisan ou la personne qui s'occupe spécialement de ce qu'indique le radical:

1S. -uni marque un penchant à — ou signifie:

avoir l'habitude de —, être enclin a ce qu'indique le radical :

kredi, croire

labori, travailler laborema, laborieux

19. - ebl marque la possibilité, ce qui peut être :

kredema, crédule

legi,

lire

legebla, lisible

vi

voir

videbla, visible

20. -ind marque ce qui mérite d'être —, ce qui est cligne de

laudi, louer laŭdinda, louable bedaŭri;; regretter bedaŭrinda, regrettable

21. -ig signifie faire, rendre autrui ou une chose ce qu'indique le radical

juna, jeune

ebria, ivre

junigi, rendre jeune ebriigi, enivrer

22. -id signifie se faire, devenir ce qu'indique le radical.

malsana, malade malsaniĝi, devenir malade

maljuniĝi, vieillir, devenir vieux

maljuna, vieux

pano, pain

panisto, boulanger

ŝteli, voler

ŝtelisto, voleur

23.

-cj et -dj sont des suffixes diminutifs de caresse pour les noms propres ; le pre-

mier pour le masculin, le dernier pour le féminin; on les place après la 2 e , 3', 4'

ou 5 ,, lettre du noua:

12. -il marque un instrument, un outil :

kudri, coudre

kudrilo, aiguille

haki, hacher

hakilo, hache

6

7

Nikolao, Nicolas

Nicjo

ou Nikcjo

Mario, Marie

ou Nikoĉjo ou Nikolĉjo Manjo, ou Marinjo.

24. -um indique un rapport non défini :

mano, nain

manuamo, manchette

kruco, croix /crucumi, crucifier.

Exercices.

A. Sur les mots composés.

1) Traduisez : Jarcento, pafarko, fervojo, bird nesto, kantlibro, ĉielarko, dormoĉambro, pom- arbo, preglibro, novjaro, legolibro, legoĉambro, rondforma, skribocambro, fishoko, fisoleo, ĉef- sergento, pirforma, birdovo, arma, ovforma.

B. Sur les mots dérivés.

I. PRÉFIXES.

2) Traduisez : Malg randa, malbona, bopatro,

re-

gefratoj, geamikoj, ekplori, ekvidi, kudri, disdoni, diskuri.

I4. SUFFIXES.

3) Traduisez : Reĝino, virin o, katido, birdido, nesteto, hoketo, fiŝego, ĉambrego, parolado, casado, grenero, sablero, homaro, pregaro, vilaĝano, Bruselano, urbestro, provincestro, bonulo, junulo, kantisto, telegrafisto, segilo,

flugilo.

4) Traduisez: Legejo, amikejo, pomujo, ta- bakujo, cigaringo, kandelingo, avareco, boneco, molaĵo, ovajo, laudema, dormema, kredebla, lernebla, leginda, kantinda, plorigi, ridigi, riĉigi, ebriiĝi, Johanĉjo, Helenjo,

C. Mixte.

5) Traduisez: Danko, danka, danki, danke,

jarcentulo, malfeliĉulo, malgrandulo, malsan- ulo, malsanulejo, urbestraro, paroladeto, gojeco, reformi, reformema, fiŝisto, fiŝvendisto, arbar- eto, arbetaro, preĝareto, vilaganino, cigarujo,

arano, lernejestro, malmolaĵo, malnovajo,

malfacilajo, knabineto, kantaro, kantareto,

kanteto, pluveti, kantistino.

kamp

GRAM MAIRE.,

CHAPITRE PREMIER.

DEUXIÈME LEÇON,

DUA LECIONO.

I. De l'article.

1. L'article défini est toujours la, quels que soient le genre, le nombre ou le cas: ,

La

kuzo

= Le cousin

La herbo

= L'herbe

La geedzoj

= Les époux

La najbarinoj = Les voisines.

2. L'article indéfini n'existe pas :

Un petit-fils = Nepo Une demoiselle = Fraŭlino Des enfants = Infanoj. 3. Par raison d'euphonie on peut élider la lettre a de l'article:

a) après une préposition finissant par une voyelle :

La chair du mouton = La viando de l' ŝafo ou : de la ŝafo.

b) devant les mots commençant par une

voyelle :

L'âme de l' homme = L' animo de l' homo ou : La animo de la homo.

II. Du substantif.

4. Le substantif est caractérisé par la termi-

naison -o, quel que soit le genre :

Peintre

Marraine

Bière

Verre (à boire) = Glaso.

= Pentristo

=

Piero

=

Baptopatrino

5. Le pluriel du substantif se marque

invariablement par l'adjonction d'un -ĵ, qui ne déplace pas l'accent tonique et ne modifie pas

le son de l'o :

Les fleurs = La floroj Les couleurs = La koloroj Les personnes = La personoj.

III. De l'adjectif.

6. L'adjectif est invariablement caractérisé

par la lettre finale -a :

Content = Kontenta Beau

Aveugle

=

Bela

Blinda

Agréable = A grabla.

7. L'adjectif s'accorde en nombre avec le

substantif ou le pronom auquel il se rapporte. Il forme son pluriel, comme le substantif, par

l'adjonction de la lettre j :

VI. Du verbe.

11. L'infinitif présent est caractérisé par la terminaison -i :

Des tapis verts = Verdaj tapiŝoj

Les murs épais = La dikaj muroj.

IV. De l'adverbe.

8. Pour former d'une racine un adverbe, on

y ajoute la voyelle e :

Habitude

Habituellement = Kutime

Eternel

Eternellement = Eterne.

= Kutimo (racine: kutim)

=

Eterna (racine: etern)

marie (manger); trinki (boire).

12. Tous les verbes se conjuguent régulière- ment et ne changent ni pour les personnes, ni pour les nombres; il suffit donc de retenir pour chaque temps une seule forme :

-as caractérise le présent:

Mi

amas (J'aime) — Vi amas— Li amas,

Ni

anisas — Vi amas — Ili amas

-is caractérise le passé:

9. Cette règle ne s'applique qu'aux adverbes

dérivés; il existe en outre une classe de mots simples, c. à d. de racines qui sont adverbes par nature, et auxquelles on ne doit rien ajou-

ter; en voici des exemples :

Mi faris (Je faisais, j'ai fait) — Vi faris, etc.

-os caractérise le futur:

Mi havos (J'aurai) — Vi havos, etc.

Ĉiam (toujours);

neniam (jamais); hodiaŭ

-us caractérise le conditionnel :

(aujourd'hui); hieraŭ (hier); morgaŭ (demain); iam (un jour); jes (oui); ne (non); nun (mainte- nant); nur (seulement); preskaŭ (presque); tiam (alors); tre (très); tuf (tant de suite); jam (déjà); kial (pourquoi); kiam (quand); kie (où); kiel (comment) ; kiom (combien) ; mem (même, moi-, toi-, soi-); ci (thème, jusqu'à); ankaŭ (aussi); ankoraŭ (encore); ofte (souvent).

V. Des pronoms personnels et des possessifs :

Prou. poss.

Mi !rotais (Je trouverais) — Vi trovus, etc.

(Mon-

-u caractérise l'impératif-subjonctif :

Venu (Viens — Venu). — Ni montra trons). — Ke li fumu (Qu'il fume).

13. L'interrogation est formée par le mot cu

qui correspond au français est-ce que, à moins

que la proposition ne contienne déjà un inter- rogatif :

Ĉu vi vokis?

Appeliez-vous?

Ĉu li estas malsana? Est-il malade?

?

Kiam

10.

Pron. pers. Adj. poss.

ili

venos

Quand viendront-ils ?

 

ç 1re pers.

mi

'2e »

vi

Singulier

r

li

 

3e »

(

ŝi

gi

mia

la

mia

via

la via

lia

la lia

Sia

la ŝia

Gia

la Jiu

Kin estas en la domo? Qui est dans la maison?

14, La négation est marquée par la particule ne, à moins que la proposition ne contienne déjà une négation:

Mi

ne 1re pers. ni nia du la nia

vi via.

bas.

Je ne doute pas.

Pluriel 2e

la via

la venis. ilia

Ĉu vi ne foriros? Ne partirez-vous pas?

Personne n'est venu.

Neniu

3e

»

ili

ilia

Observations. 10 La 2e pers. du singulier possède aussi les formes ci, cia, la cia. qui correspondent au français

tra, ton, ta, le tien, la tienne. — Ces mots sont rarement

usités.

20 On peut supprimer l'article avant les pronoms pos-

sessifs et dire : Tiu mono estas mia ou bien :

Tiu mono

estas la mia. (Cet argent est le mien).

30. Pour la 3e pers. du singulier on emploie gi (ĝia, la ĝiaj

tiu d'êtres au sexe non

quand il s'agit de choses, d'animaux

déterminé ; en parlant de l'homme, on dira donc:

(ü estas mortema. (Il est mortel.)

VII. Ce l'accusatif.

15. Le complément direct se met à l'accusatif,

qui se forme par l'adjonction d'un -n au nomi- natif singulier ou pluriel du substantif ou du

pronom, et des adjectifs qui s'y rapportent :

La malamikoj detruis la urbon. (Les enne

tais détruisirent la ville.)

- Ili prenos la belajn krajonojn. (Ils pren-

dront les beaux crayons.)

Tiuj knaboj calas lernemaj; liai mi amas

ilin.(Cesgarçonssontstudieux;pour cette raison je les aime.) mi Kiamricevis vian longan leteron, mi tujlegisfin.(Quandjereçusvotrelongue lettre, je la lus aussitôt.)

Karolo perdis la kajeron de mia fratino

Sofio. (Charles a perdu le cahier de ira soeur Sophie.)

Ekzerco.

6) Traduku: La onklino kaj (et) ŝiaj nevinoj estas en la laborejo. La infanetoj ludas (jouer) kun (avec) la katoj kaj la hundoj. kial la geedzoj

ne iras al (e)) Bruselo? Tiu (celle) knabino skribis bele, eĉ belege. Ĉu vi ĉasas ofte, junulo? Mi ĉasas neniam. Tiu viro estus ridinda, se li farus tion (cela). Iru al la lernejo. miaj infanoj, kaj lernu bone. Ni manĝos pomojn kaj pirojn.

hodiaŭ; ĉar (car) mi estas mal-

saneta. Ekpluvas. Ĉu vi jam retrovis la pafil- eton de via bofrato ? La skribisto * mallaŭdas la

avarajn riĉulojn. L'avareco estas malagrabla.

La ŝafidoj ludas sur (dans) la verdaj herbejoj. La

infano prenis la mangilaron de la tablo kaj dis- ĵetis ĝin en (dans) la ĉambro. Malfeliĉe, Sofinjo,

la juna filino de mia kuzo estas blinda. Ni for- irus, se (si) ne pluvus. La biero estas bona trinkajo. Morgan ni ricevos belajn florojn de

tiu fraulino.

Mi ne ma agis

7) Traduku: La piroj moligis tial ke vi

jetadis ilin. Dormigu la infaneton. Tiu skribo- tablo ne estas fermebla. Ĉu via onklino estas Bruselanino ? La hundo soifas : ni donu akvon

al ĝi. La servistino malfermis la birdejon kaj

ĉiuj (Ions) birdoj forflugis (forflugi = s'en- voler) La kantestro de tiu malgranda vilaĝo

La viando de l' hundo ne

estas ankaŭ pentristo.

estas bona mangajo por (pour) la homoj. Ĉu via fratino trovis la plumujon de nia amikino? La maljuna najbaro de via profesoro estas tre avara. Li clonas neniam eĉ unu (une) moneron al mal-

riĉaj personoj. Karolĉjo, mi bedaŭras ke vi preskaŭ ĉiam ludas; estu lernema, tiam vi iĝos

feliĉa vira. Mi ne trovas mian krajoningon; donu

al mi la vian; mi tuj redonos

gin al vi. Tiu

sinjoro havas agrablan kampodomon. Via infano bavas tre belan hararon. La tabako mal-

sanigas ofte la knabojn.

Skribisto celui dont la profession est de faire des

traduit aŭtoro ou verk-

écritures. — L'écrivain, auteur, se

isto.

12

CHAPITRE II.

TROISIEME LEÇON.

TRIA LECIONO.

VIII. De l'accusatif.

16. Pour plus de clarté et quand la préposi- tion n'y suffit pas, on met à l'accusatif, outre le complément direct, le mot (substantif, pronom, adverbe de lieu) qui marque la direction vers, c. à d. qui indique le but d'un mouvement, ainsi que les adjectifs qui s'y rapportent :

La birdo flugas en la grandan ĉambron.

(L'oiseau vole dans la grande chambre; — c. à cl. d'un autre lieu dans la grande chambre.)

Mais on dira sans l'n : La

birdo flugas en la

granda ĉambro, si, étant déjà dans la chambre, l'oiseau y vole; car ici il n'y a pas de mouvement, vers la chambre.

Observation. — Les prépositions al (à)

et gis

(jusqu'à) marquait suffisamment l e mouvement

vers, ne réclament pas ia caractéristique -n; on dira donc :

Li kuras (fis la muro. (Il court jusqu'au

mur.)

Mi iras al Parizo. (Je vais à Paris.)

Mais on pourrait exprimer également cette dernière idée en disant : Mi iras Parizon.

17. Le complément qui indique une date, une

époque, une mesure ou une valeur peut être exprimé avec une préposition, alors il reste au nominatif, ou sans préposition, mais en ce cas, il prend la caractéristique -n :

Le deux janvier. — Je la dua de Januaro, ou La duan de Januaro.

J'y resterai trois joui s. —.11i restos tie dom

tri lagoj, ou Mi restos tie tri tagojn.

Cette toile est longue de quatre mètres.

Tiuoutoloestaslongajelevai-metroj, Tiu loto estas longa kvar metrojn.

Mon chapeau coûte cinq francs. MM ĉapelo

kostas po kvin frankoj ou Mut ĉapelo hostie kvin frankojn.

IX. Les degrés de comparaison

18. Le comparatif de l'adjectif ou de l'adverbe

se forme à l'aide des mots suivants :

pli

ol

= plus,

que

malpli

ol — moins

que

fiel

kiel = aussi

que:

13

Mia frato estas pli granda ol Mon frère est plus grand que moi:

Mia frato estas malpli granda ol mi. = Mon frère est moins grand que moi.

a Mia frato estas tiel granda kiel Mon frère est aussi grand que moi.

Im

Mia frato k uras pli rapide ol

w Mon frère court plus vite que moi.

' Mia frato kuras malpli rapide ol Mon frère court moins vite que moi.

r4

a Mia trafo kuras tiel rapide kiel Mon frère court aussi vite que moi.

Observation. — Si que se rend par tiel ke : Mir

frato kuris tiel rapide ke li falis. —

vite qu'il tomba.

Mon frère courait s

19. Le superlatif relatif s'obtient par l'emploi'

des mots suivants:

(la) plej

el = le plus

de

Paulo estas la plej granda el miaj fratoj; li kuras la plej rapide el ni. = Paul est le

• plus grand de mes frères; il court le plus vite de nous.

20. Le superlatif absolu se forme à l'aide

du met tre :

Oktavino estas tre granda; ŝi kuras tre rapide. — Octavie est très grande; elle court très vite.

X. Des nombres.

21. Les numéraux cardinaux sont toujours

invariables :

1 =

(11111

40 = kvardek

2 = du

50 = kvindek

3 100 = cent

tri

4 =

kvar

1.000 = mil

5

kvin

1.000.000 = miliono

fi =

ses

1.000.000.000 = milmiliono

7=

8=

sep

ok

11

= dek-unu

9 —

naŭ

12

= dek-du

10

=

dek

23

= dudek-tri

20

=

dudek

34

= tridek-kvar

30

=

tridek

1866 = mil okcent sesdek-ses 11633 = dek-unu mil sescent tridek-tri.

22. Les numéraux ordinaux, étant de vérita-

bles adjectifs, se forment des numéraux cardi-

14

naux par l'addition de la terminaison adjec- tive -a :

unua, dua, tria, kvara, kvina, sesa, sepa, oka, naŭa, deka, dek-unua, dek-dua, centa, mila.

Le23.nombre-substantif se forme réguliè- rement du nombre cardinal par l'adjonction de la terminaison substantive -o. enuo (unité) ; dek-duo (douzaine); cento (centaine).

24. Le nombre adverbial se forme du nom-

bre cardinal par l'addition de la terminaison adverbiale -e:

unue (premièrement); due (deuxièmement); deke, kvare, k. t. p. (= kaj tiel plu = litté-

ralement : et ainsi davantage = etc.)

25. Les nombres fractionnaires sont carac-

térisés par le suffixe -on :

duono (1/2); kvarono (1/4); kvar dek-duonoj

(4/12); la kvarona parto (la quatrième pal tie); laboro duone farita (un ouvrage à moitié fait).

26. Les nombres multiplicatifs sont carac-

térisés par le suffixe -obl la duoblo (le double); kvarobla (quadruple);

kvinobla (quintuple); trioble (triplement).

27. Les nombres collectifs sont caractérisés par le suffixe -op :

duope (à deux); kvarope (5 quatre).

XI. Des prépositions.

28. Les principales prépositions sont:

al, à, vers

per, par, au moyen de

en, dans, en el, hors de

lui, au sujet de por, pour (idée de but)

sub, sous

pro, pour (id. de cause)

sur, sur

ĉe, à, chez

super, au-dessus de

ekster, en dehors de

post, après

inter, entre

Ois, jusqu'à

ĉirkaü,kontraŭ, contreautour de

kun, avec

sen, sans

(à l'opposé de)

dum, pendant

malgraŭ, malgré

laŭ, selon

krom, hormis

apud, auprès de

pretia., outre

anstataŭ, au lieu de escepte, excepté tra, il travers

da, de (voir observ.) po, à raison de (antaŭ, devant

trans, au delà de

malantaŭ, derrière.

15

Observation. — La préposition da s'emploie seulement après les trots impliquant mesure,

CHAPITRE III.

poids, nombre, quantité:

Glaso da vino. (Un verre de vin). — kilo- gramo da fromaĝo. (Un kilogramme de

fromage.)—Dek-duo da forkoj. (Une dou- zaine de fourchettes.—huile da mebloj. (Beaucoup de meubles.)

29. Quand aucune préposition ne rend exac- tement l'idée qu'on désire exprimer, on se sert de la préposition générale je :

Plenigi vazon je sablo. (Remplir un vase de sable.)

Mi trinkas je via sano. (Je bois à votre

santé.)

Ekzercoj.

R) Traduku : Unu tago estas sepono de

semajno (semaine), k nabino, kiun (quel) aĝon

(âge) vi havas ? Mi havas ok jarojn. Mi estas dekjara. Kiun daton (date) ni havas hodiaŭ? La dudek-sesan de Junio, mil naŭcent naŭ. Kvin- oble kvar estas (aŭ •faras) dudek. Ni iris duope. Eiffelturo * estas alta (haut, élevé) tricent metr- ojn. Cu via fratino iras jam al la lernejo? Jes, ŝi jam iras tien. Dek-duo da ovoj kostas nun unu kaj duonan frankon. La infanoj kuras en la domon. Donu al mi : unue, tri kilogramojn da viando kaj due, duonan kilogramon da fromaĝo. Malgraŭ la malbona vetero (temps) ** ni eliros. Duni tiu tempo (temps) ** la infanoj devis lerni. Plenigu la glasojn je akvo.

9) Traduku: Tiu kato estas pli granda ol via hundo. Mia libro estas malpli utila (utile) ol (la) via. Laŭ mi, la biero estas tiel bona kiel la vino. Karolo skribas la plej bele el ĉiuj (tous) knaboj de la lernejo. La filo de la meblisto bavas la plej belan el la cigaringoj de la jun- uloj de la vilaĝo. Cu tiu junulino ne kantis pli agrable ol la fratino de l' capelisto? Nun mi skribas per, pri, por kaj pro Esperanto. Kioma horo estas? (Quelle heure est-il?) Estas la sepa (horo sous-entendu). Estas dek minutoj post la oka. Estas la naŭa kaj kvarono. Estas la deka kaj duono. Estas kvarono antaŭ la dek- dua. Estas dek minutoj antaŭ la sepa:

* La tour Eiffel. Les noms propres, ne s'appliquant qu'à un seul objet et le désignant d'une façon précise, ne doivent pas être accompagnés de l'article:

Francujo (La France); Esperanto (L'Esperanto.) ** Temps se rapportant z la température se traduit par vetero: quand il implique une durée, il se rend par tempo.

QUATRIEME LEGON.

XII. Des conjonctions.

KVARA LECIONO.

30. Les principales conjonctions sont:

kaj, et

sed, niais

aŭ, ou

ke, que se, si (condit.)

ĉu, si (interr. indir.)

ĉu

ĉu, soit

nek, ni

soit

nek

nek, ni

ni

ĉar, car, parce que,

puisque

kvankam, quoique

kvazau, comme si

antaŭ ol, avant de

anstataŭ, au lieu de

por ke, pour que.

31. Les conjonctions sont suivies :

a) de l'indicatif, quand le fait est présenté com- me certain :

Kvankam li estas malsana. (Quoiqu'il soit

malade.)

Mi opinias ke Adolfo resaniĝos. (J'estime

qu'Adolphe guérira.)

Mi estas feliĉa liai ke ri estas diligenta. (Je

suis heureux que vous soyez diligent.)

b) du conditionnel, quand il y a supposition ou

condition :

Se vi raina malsana, mi iras ĉe vin. (Si vous

étiez malade, j'irais chez vous.) Se vi volus, vi estus feliĉa. (Si vous vouliez, vous seriez heureux.)

c) de l'impératif-subjonctif, quand il y a une idée de but, de finalité, c. â d. quand la locution afin que est sous-entendue :

Ordonu, ke li venu. (Ordonnez qu'il vienne.) Estas necesa, ke ii venu. (Il est nécessaire qu'il vienne.)

Por ke oni rekompencu miri, konvenas ire vi

gin meritu. (Pour qu'on vous récompen- se, il convient que vous le méritiez )

32. Antan ol, anstataŭ et por sont régulière-

ment suivis de l'infinitif:

Antaŭ

ol foriri, li salutis la societanojn.

(Avant de partir, il salua les sociétaire-).

Anstataŭ babiladi, laboru, (Au lieu de ba-

varder, travaillez.)

Por esti feliĉa, oni !levas labori. (Pour être

heureux, on doit travailler.)

33. XIII. Tableau de mots simples circonstanciels, corrélatifs.

SENS

GÉNÉRAL

INDIVI -

DUALITÉ

-u

I

QUALITÉ

-a

2

CHOSE

-o

3

INTERRO- kiu

GATIFRELATIF

qui, quel,

kia

quel,

kio

quoi, que,

 

ou

lequel

quelle

quelle

 

(personne

espèce de

chose

.

ki

ou chose)

 

tiu

tia

tio

celui, ce.

tel

cela,

DÉMON- STRATIF

cette (telle

(telle

telle chose

 

ti-

pers. ou

espèce)

 

telle chose)

COLLECTIFDi TIF

TRIBUTIFou DIS-

ci-

ĉiu

chacun,

chaque,

tout (ch.

pers. ou

eh. chose)

iu

Ĉia

chaque

(toute)

espèce

ia

ĉio

tout,

chaque

(chose)

io

LIEU

-e

4

kie

POSSESSIF

-es

.5

kies

I

MANIÈRE

-el

6

kiel

MOTIF

-al

7

kial

TEMPS

-am

8

kiam

QUANTITÉ

9

-om

kiom

 

à

qui,

comment,

dedont qui,

de quelle

pourquoi

quand

combien

 

manière

tie

ĉie

partout

ie

r

ties

-tiel

tial

tiam

tiom

de celui-là,

ainsi,

pour cela,

autant,

d'un tel

de telle

parséquentcon-

alors

tant

manière

ĉies

à tout le monde, de' chacun

ies

ĉiel

de toute

manière

iel

ĉial

pour tout

motif

ial

ĉiam

toujours

iam

ĉiom

le tout

iom

1

1

 

quelqu'un

une

quelque

 

à

(de)

d'une

pour un

une ;ois,

un peu,

INDÉFINI

oit certain

certaine

chose,

quelque

quelqu'un

manière

motif

un_ jour

quelque '

(pers. ou

espèce

tainechose une cet.-

part

quelcon-

quelcon-

peu

i- chose)

 

que

que

 

neniu

nenia

nenio

nenie

nenies

neniel

nenial

neniam

neniom

NÉGATIF

ne

pers.

ne ,

ne

rien,

ne

à (de)

ne

1aucun1e pour

ne

pas

ne

aucun

aucune

aucune

ne

personne

d'aucune

ne

du tout,

veni-

(aucune p.

espèce,

clause

nulle part

manière,

motif

jamais

rien

ou chose)

aucun

nullement

Observations. — A) Les termes rien, aucun, personne,

nulle part, jamais ont par eux-mêmes un sens affirmatif. Comme tels, ils devraient se traduire respectivement par io, iu, iu, ie, iam. Ce n'est que quand la particule négative française ne est exprimée ou sous-entendue, qu'ils se ren- dent en Esperanto par nenio, neniu, etc., lesquels sont d'ailleurs composés de ne et de io, in, etc. avec n eupho- nique intercalé. EXEMPLE: Je n'ai jamais rien dit nulle part à personne.

Mi neniam diris ion ie al iu.

e) Le tableau ci-dessus constitue un vrai chef-d'oeuvre de concordance. Les mots qui s'y trouvent ont, comme tous les autres, leur place dans le dictionnaire; mais étant de ceux qui reviennent le plus souvent dans le discours, leur étude sera singulièrement facilitée par une exposition d'en- semble, qui. permettant de les embrasser d'un seul coup d'oeil, fait voir en meure temps l'idée logique qui a présidé à leur formation. logique

Pour faciliter l'étude du tableau ci-dessus nous en-

les élèves à apprendre d'abord la première colonne

verticale, et ensuite une ligne horizontale. On possèdera ainsi la clef complète du tableau. I es autres mots se dédui-

sent de ceux-ci; ou les apprendra peu à peu par l'usage.

gageons

Voici une phrase qui, quoiqu'elle paraisse un peu bizarre, peut contribuer à faciliter l'étude d'une ligne horizontale:

lam ia viro iel (rouis ion ie; in diris al li lai: tio estas

ies; donu al mi nom. — Cette phrase comprend en effet les neuf mots de la quatrième ligne. Elle se traduit : Un

jour un homme quelconque, d'une manière quelconque, trouva quelque chose quelque part; quelqu'un lui dit pour une raison quelconque: cela est à quelqu'un; don- nez-moi un pou.

XIV. Des pronoms réfléchis.

34. Les pronoms réfléchis sont identiques

aux pronoms personnels, sauf pour la 3e per- sonne, où le pronom réfléchi est si, tant au pluriel qu'au singulier.

Ces pronoms prennent la marque de l'accu- satif dans les mêmes conditions que les sub- stantifs

Mi lavas

Je me lave.

Ci

vundis

Tu te blessas.

Li

mortigos sin. = Il se tuera.

11i

vestes nin. = Nous nous babillerions.

Vi

amas vin. = Vous vous aimez.

Ili

purigos sin. = Ils se nettoieront.

35. Du pronom si on forme l'adjectif posses-

sif sia. Il est à remarquer que ce dernier ne s'emploie que devant le substantif, exprimant la personne ou la chose, dont la possession est attribuée au sujet de la proposition ; dans les autres cas on se sert pour la 3e pers. de lia pour le masc. sing., sia pour le fém. sing., dia pour le sing., sans détermination de sexe ; et de ilia pour le pluriel :

La instruistino forgesis sian libron.

L'institutrice a oublié son livre (sou livre

à elle). La instruistinoj forgesis siajn librojn.

(Leurs livres à elles.)

La instruistino forgesis lian libron.

(Le livre de son fils, par exemple.)

La instruistino forgesis' sian libron.

(Le livre de sa fille, par exemple.)

La instruistino forgesis iliajn librojn.

Les livres de ses élèves (:Hast. ou fém.), Par exemple.

Li parolas pri l' azeno kaj pri ĝia obstineco.

= Il parle de l'âne et de son entêtement.

Observation.— On n'emploie jamais sia quand le possédé est le sujet lui-même. C'est la consé- quence de la règle; car le possédé étant sujet de la proposition, le possesseur ne peut pas l'être :

(Le maître est sorti et son élève ne le trouve pas.) La mastro eliris kaj lia lernanto ne trovas lin.

20

Ekzercoj.

10) Traduku: Apud la muro mi trovis tiun belan monujon. Tiu papero (papier) estas pli blanka ol la neĝo (neige). Vestu vin rapide kaj ne prenu tian malbelan sed tiun ci * novan ĉapelon. Kies estas tiu i paperujo? Nenies. Kion li volis (vouloir) diri al vi? Nenion. Kiu akompanos (accompagner) min ? Ni ĉiuj, sinjoro- 11) Traduku: Tiu maljuna virino iris al la preĝejo; ŝia edzo ankaŭ iris preĝejon. Mi ne estas kontraŭ via opinio. Mia inkujo (inko = encre) kostas tri frankojn. Hieraŭ mi ne iris en

la ĝardenon. 'Tri dudekonoj kaj sep dudekonoj

estas dek dudekonoj aŭ duono. Estas la dek- unua kaj tri kvaronoj. Estas la sesa kaj kvindek

minutoj. Iu sonorigas (sonner). Mi ne vidas iun tie. Kiu estas tie? Kiuj estas la tagoj de la

semajno? La libroj kiujn vi pruntedonis (prêter)

al mi estas tie. Tiu arbo estas tre ;randa. Cu vi

montris al mi tiun leteron (lettre)? Tin i ringo estas por vi. Mi aĉetos tiujn segilojn. Ĉiu amas sin mem. El iuj miaj amikoj, li estas ia plej bona. Ŝi legis iun libron kiun ŝi ricevis. Neniu estis apud la pordo. Mi vidis neniun ĉe vi.

12) Traduku: Kia lingvo (langage) ĝi estas! Kian leteron vi skribis ? Kiaj ĉarmaj infanoj estas (la) viaj ! Kiajn belajn librojn vi legis?

Niai vi ne venas al nia kunveno (réunion)? Kiam ni iros al Bruselo? Kie estas la lernejo? Kien vi iris hieraŭ? Kiel vi fartas (farti = se porter)? Kies libro estas tiu Ci? Kio pasas (pas- ser) rapide? La tempo. Kion li volis montri al

vi? Kiom kostas tio? Kiom da ĉevaloj estis tie?

.Je kioma horo vi venos morgaŭ? Kiu parolas Esperanton? Kiuj estas la monatoj de l' jaro?

Kiun karesis (caresser) la infano? Kial vi punis (punir) tiun infanon ? Mi ĵus (justement) trovis

la plumojn, kiujn vi perdis.

13) Traduku : La juna kuracisto (médecin) disdonis almozojn (aumônes) al iuj malriĉ- uloj de la vilaĝo, kvankam, bedaŭrinde, li ne estis riĉa. Antaŭ ol ekparoli. oni (on) devas pri- pensi (pensi = penser). Vi estas prava, (esti prava = avoir raison), mia amiko ; kaj tiuj, kiuj

diras la orelon estas malpravaj. Kiam venos via

aminda (aimable) fratino? Si ,ĵus venis tien ci.

La patrino iros al la teatro kun sia filo kaj liaj

filinoj. La filineto de la vilaĝano iras ĉe sian

avinon ; ŝi marŝas (marcher) rapide kaj eĉ kuras.

La

patro parolas al sia filino liaj ŝiaj amikinoj.

Mi

havas la saman (même) libron kiel vi. Mi

diros nenion nenie pri via malsano, do (donc)

vi neniel bezonas (bezoni = avo ir besoin)

mal-trankviligi (trankvila = tranquille) pro tio.

Le mot Ci marque ce qui est le plus près : Tia (celui - là),

tiu Ĉi (celui-ci)' — ti e (Li); tir Ci (ici),

21-

CHAPITRE IV.

CINQUIEME LEÇON.

KVINA LECIONO,

XV. Des participes.

36. Les verbes possèdent deux espèces de

participes: les participes actifs et les participes

passifs. — Ces participes s'expriment au présent, au passé et aussi au futur. Exemples:

I. Participes actifs:

A/ prés. : amanta = aimant (qui aime). B/ passé: aminta = ayant aimé (qui a aimé). c/ futur: amonta = devant aimer (qui aimera).

IL Participes passifs:

A/ prés.: amata = étant aimé (qui est aimé). B/ passé : amita = ayant été aimé (qui a été aimé). c/ futur : amota = devant être aimé (qui sera aimé).

37. Les participes servent à former les temps composés et apportent à l'Esperanto une riches- se et une souplesse qu'on ne rencontre à un si haut degré dans aucune autre langue. Tous ces temps se forment au moyen du verbe esti (être) qui est le seul auxiliaire en Esperanto; — on n'emploie jamais comme tel havi (avoir). Exemples :

I. Voix active:

Mi estas amanta. * _ J'aime.

»

»

aminta.

= .l'ai aimé.

» amonta. ** = Je suis devant ou allant aimer.

»

Mi estis

amanta. * = J'étais aimant.

»

» » amonta. ** = J'étais devant ou

» aminta.

= J'étais ayant aimé.

(J'avais aimé).

allant aimer.

(J'allais aimer.)

Mi estos amanta. * = Je serai aimant.

 

(J'aimerai.)

» aminta.

»

=

Je serai ayant aimé.

(J'aurai aimé.)

» amonta. ** = Je serai devant ou

»

allant aimer.

Ces formes insistent sur l'action qu'elles montrent comme étant en trais de s'accomplir.

Ces Cormes marquent l'imminence de l'action.

22

Il. Voix passive:

Mi estas amata. = Je suis étant aimé. (Je suis aimé.)

» » (Imita. = Je suis ayant été aimé. (J'ai été aimé.)

» » amota. = Je suis devant ou allant être aimé. (Je serai aimé.)

Mi estis amata. = J'étais étant aimé. (J'étais aimé.)

» » amita. = J'étais ayant été aimé. (J'avais été aimé.)

» » amota. = J'étais devant ou allant être aimé. (.J'allais être aimé.)

Mi estos amata. — Je serai étant aimé.

(Je serai aimé.)

»

» amita. = Je serai ayant été aimé. (J'aurai été aimé.)

»

» amota. = Je serai devant ou allant être aimé.

 

38.

Le par ou le de qui' précède le complément

d'un verbe passif se traduit par de : La domo

estas konstruata de via frato. (La maison est

(étant) construite par votre frère; — c. à d.:

Votre frère construit la maison.

39. Certains verbes intransitifs se conjuguent

en fi français avec l'auxiliaire être, cc qui leur donne une apparence de verbes passifs; par ex-

emple : je suis tombé, j'étais venu. Il ne faut

pas s'y laisser tromper; leur participe est en

inta et non pas en ita, puisque ces verbes,

n'étant pas transitifs ne peuvent pas avoir la forme passive. Il en est de même de tous les verbes en iĝi (devenir tel), qui sont toujours intransitifs ; exemples :

Je suis tombé. = Mi estas falinta. (Mi falis.) .J'étais venu. = Mi estis veninta.

Il sera devenu riche. = Li estos riĉiginta. 40. Les participes peuvent être employés

comme substantifs, comme adjectifs ou comme

adverbes; ils prennent alors la terminaison carac- téristique de ces parties du discours, et en suivent les règles en ce qui concerne les nom- bres et les cas :

Ili estis Iegantaj, kiam vi alvenis.

Ils étaient lisant, quand vous arriviez.

La parolinto venos baldaŭ.

La personne qui a parlé viendra bientôt.

Mi vidis ilin fumontajn.

Je les ai vus étant (eux) sur le point de fumer.

Li parolis fumante.

11 parla en fumant. Ili estas perditaj. Ils sont perdus. 41. Le participe futur n'existe pas en français, mais il est facile d'en comprendre le sens et l'usage :

23

Pasero kaptita estas pli bona ol agio kaptota. Un passereau attrapé vaut mieux qu'un aigle à prendre. Neniu konas la tempon venontan. Personne ne connaît le temps qui viendra.

42. La permutation des temps n'étant pas uni-

forme dans toutes les langues et pouvant donner lieu à des équivoques, n'est pas admise en Esperanto; par exemple la phrase « Je viens demain » doit être traduite: Mi venos morgaŭ.

On emploie le futur, parce que l'action doit s'accomplir dans un temps futur.

XVI. De la construction des phrases.

43. Grâce aux caractéristiques des mots, gerce

à l'accusatif et aux diverses prépositions qui ne laissent aucun doute sur les autres fonctions des mots, l'Esperanto possède une liberté d'al- lure inconnue aux autres langues; ce qui permet de modifier l'ordre des mots, soit pour donner plus de force à .l'idée eu mettant un mot en bonne place, soit par raison d'euphonie. Aussi l'Esperanto se prête d'une façon remarquable à la traduction et à l'émission naturelle de la pensée. La construction des phrases nous laisse donc la plus grande liberté : on consulte l'oreille en visant avant tord à la clarté. Pour donner un exemple de cette liberté de construction, voici quatre manières d'exprimer une même idée:

Mi vidis pian fraton en la hotelo.

Vian /raton mi vidis en la boldo.

En

la hotelo mi vidis vian )(raton.

En

la botelo vian (raton mi vidis.

XVII. La ponctuation.

44. Il est d'usage en Esperanto de séparer par

une virgule tous les membres de phrases, donc toutes les propositions; par conséquent on met la virgule devant toutes les conjonctions et les pronoms relatifs. — En dehors de cette parti- cularité on suit les règles générales qui sont communes à la plupart des langues.

Ekzercoj.

14) Traduku : 'l'in infano estas batita (battre) de sis patro, tial lie gi ne volis labori. Tiu hundo estas batota per bastono (bâton) de sia mastro (maître), tial ke gi forkuris. Tiuj lernantoj estas batotaj, tial ke ili ne estas lernemaj. La ŝtelistoj estas timataj (craindre) de (qui. Ni éros ad la kunveno por aŭskulti (écouler) laparoladon

21

farotan de lia (trafa Moŝto (*) Tolstoï. Iru ĉiam antaŭen, ne timante la dangeron (clamer). ;

( 5 ) Moŝto est un titre de politesse : Via Grafa Moŝto (Monsieur le Comte); Lia Rega Mosto (Sa Majesté le Roi);

Lia Princa Mosto (Son Altesse le Prince); Lia Episkopa

Moto (Sa Grandeur l'Evêque).

15) Traduku: En la lingvo (langur) Espe- ranto ni vidas — kaj ni estas sendube pravaj — la estontan duan lingvon de ĉiu instruita homo. Ni estas vestitaj (habiller) de (depuis) tri horoj. Tiu ĉi libro estas presita (imprimer) en Brugo. Revidinte mian karan (citer) patrinon, mi ĝojis. Tuj kiam Ia tego estos kovrinta la teron, ni for- lasos (quitter) la kamparon. Kiam ni revenir, mia patrino diris, ke, nenion skribinte, ŝia plej maljuna fratino estis alveninta. La pordo (porte) de la ĉambro estis ŝlosita (fermer à ciel) de la servis hm. Ries estas tiu libreto ? Estas mia. La ĉirkaŭajoj rie nia urbo estas ire amasaj de ni.

16) Traduku : Mi estas prenonta (*) la libron; sekve (par conséquent), la libro estas prenota de mi. Li estas fermanta (*) la pordon; sekve, la pordo estas fermata de li. Li estas skribinta (*) leteron; sekve, la letero estas skribita de li. Ili estas fumantaj (*) cigarojn; sekve, lacigaroj estas fumataj de ili. Ni estas lernantaj (*) Espe- ranton; sekve, Esperanto estas lernata de ni.

Vi estis helpanta (aider) (*) vian fratinon; sekve,

via fratino estis helpata rie vi. Vi estis dononta lecionon (leçon); sekve, la leciono estis donota

de

vi. Vi estos faranta (*) vian laboron; sekve,

la

laboro estos farata de vi.

 

(*) Il est plus simple de dire : Mi prenos

;

— Li ferm-

as

;

-- Li skribis

;

— Iii fumas

;

— Ni Lernas

;

Vi

helpis

;

Vi faros

 

17) Traduku: La edzigo (mariage) de mia kara frato okazis (arriver, avoir lieu) la sesan de Septembro, mil naucent kvar. Tradukante tirets leteron, mi fumis bonegan cigaron. Li estas forgesinta (*) iman nomon. Li ne estis perdinta (*) sian tabakujon. Tio okazas eu ;osta (juste) tempo (**). t'or retrovi in perditan (nuit).devoslabori tempon,vi tageliaj nokte

— Li' ne

( 1) II est. plus simple de dire: Li forgesis

;

perdis (^^) Cela tombe à point_ Voilà une traduction bien fran-

çaise, mais qui constitue un gallicisme. 11 est à remarquer que les idiotismes (gallicismes, flandricismes, etc.) ne peu- vent jamais se traduire mot à mot, niais bien d'après leur sens. Cela s'applique même aux idiotismes qui seraient communs à plusieurs nations, car ils n'en restent pas moins

des illogismes, qui pourraient n'Être pas compris par cer- tains peuples.

25•

CORRIGÉ DES EXERCICES

DES

CINQ LEÇONS PRÉCÉDENTES.

N. B. — Les traductions suivantes qui permettent à l'élève de vérifier l'exactitude de son travail, peuvent à leur tour servir comme thèmes. En ce cas les exercices des pages 10, 14, etc. serviront de clef.

Première leçon. (Page 10)

A. — Sur les mots composés.

1) Siècle, arc à tirer, chemin de fer, nid d'oiseau, livre de chant, arc-en-ciel, chambre à coucher, pommier, livre de prières, nouvel an, livre de lecture, chambre de lecture, rond (de

(orme circulaire), chambre à écrue (bureau),

hameçon, huile de poisson, sergent-major, piri- forme (en forme de poire), oeuf d'oiseau, pisci-

forme (en forme de poisson), ovale (en forme d'oeuf).B

. Sur !es mots dérivés.

L

PRÉFIXES.

2) Petit, mauvais, beau-père, frères et soeurs, amis et amies, se mettre à pleurer, apercevoir, relire, recoudre, distribuer, se disperser en courant.

3)

II. SUFFIXES

Reine, femme, chaton, petit d'oiseau,

petit nid, petit crochet, grand poisson, grande chambre (salle), discours, chasse, grain de blé, grain de sable, humanité (collection des hom- mes), recueil de prières, villageois, Bruxellois, bourgmestre d'une ville, gouverneur d'une pro-

vince, homme bon, jeune homme, chantre, télé- graphiste, scie, aile.

4) Chambre de lecture, lieu de réunion d'amis, pommier, blague à tabac, fume-cigare, chandelier, avarice, bonté, chose molle,omelette, louan-

geur (enclin à donner des louanges), dormeur

(qui aime ù dormir), croyable, qui peut être étudié digne d'être lu, digne d'être chanté, faire pleurer, faire rire, s'enrichir, s'enivrer, petit Jean, petite Hélène.

'_n6

C. Mixte.

17)Remerciement, reconnaissant; remercier, en remerciant, un (homme) centenaire, un mal- heureux, un petit homme, un homme malade, infirmerie, autorités de ville, petit discours, joie, réformer, réformiste, pisciculteur, vendeur :de poissons, petit bois, broussailles (bois de petits arbres), petit recueil de prières, une villa- geoise, étui à cigares, campagnard, chef d'école, une chose dure, une vieillerie, une chose diffi- cile, fillette, recueil de chants, petit recueil de chants, petit chant, bruiner, chanteuse (canta-

trice).

Deuxièmeleçon. (Page 14.)

18)La tante et ses nièces sont dans l'atelier. Les petits enfants jouent avec les chats et les chiens. Pourquoi les époux ne vont-ils pas à Bruxelles? Cette fille écrivait joliment (1 tes bien), même très ,joliment (magnifiquement). Chassez-vous souvent, jeune homme? Je ne chasse jamais. Cet homme serait ridicule, s'il faisait cela. Allez à l'école, mes enfants, et étudiez bien. Nous mangerons des pommes et des poires. Je n'ai pas mangé aujourd'hui ; car je suis in- disposé. 11 commence à pleuvoir. Avez-vous déjà retrouvé le petit fusil de votre beau-frère ? L'écrivain blâme les richards avares. L'ava- rice est désagréable. Les agneaux jouent dans les vertes prairies. L'enfant enleva le service de la table et le jeta ça et là dans la chambre. Malheureusement, la petite Sophie, la jeune fille de mon cousin, est aveugle. Nous partirions, s'il ne pleuvait pas. La bière est une bonne boisson. Demain nous recevrons de belles fleurs de cette demoiselle. 7) Les poires se ramollirent parce que vous les avez jetées continuellement. Faites dormir le petit enfant. Ce bureau ne peut être fermé. Votre tante est-elle Bruxelloise ? Le chien a soif :

donnons-lui de l'eau. La servante ouvrit la volière et tous les oiseaux se sont envolés. Le chef de chant de ce petit village est aussi peintre. La chair (viande) du chien n'est pas une bonne nourriture pour les hommes. Votre Sceau' a-t- elle trouvé le plumier de notre amie ? Le vieux voisin de votre professeur est très avare. Il ne donne jamais, pas même une pièce de monnaie à de pauvres personnes. Petit Charles, je re- grette que vous jouiez presque toujours; soyez studieux, alors vous deviendrez un, homme heureux. Je ne trouve pas mon porte-crayon ; donnez-moi le vôtre; je vous le rendrai aussitôt. Ce monsieur a. une agréable maison de cam- pagne. Votre enfant a une très belle chevelure. Le tabac rend souvent les garçons malades.

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Troisièmeleçon. (Page 18)

8) Un jour est un (le) septième d'une semaine. Fillette, quel âge avez-vous ? J'ai huit ans. Je suis âgée de dix ans. Quelle date avons-nous aujourd'hui? Le 26 juin, 1909. Cinq fois quatre font 20. Nous allions a deux. La tour Eiffel est haute de 300 mètres. Est-ce-que votre soeur va déjà à l'école? Oui, elle y va déjà. Une douzaine d'oeufs coûte maintenant 1 1/2 fr. Les enfants

courent dans la maison (ils

y entrent en cou-

rant). Donnez-moi : premièrement, 3 Kgr. de viande et deuxièmement 1/2 IKgr. de fromage. Malgré le mauvais temps. nous sortirons. Pen- dant ce temps, les enfants devaient apprendre. Remplissez les verres d'eau.

9) Ce chat est plus grand que votre chien. Mon livre est moins utile que le vôtre. Selon moi, la bière est aussi bonne que le vin. Charles écrit le plus joliment (le mieux) de tous les garçons de l'école. Le fils de l'ébéniste a le plus beau filme-cigare des jeunes gens du village. Est-ce que cette fille ne chantait pas plus agréa- blement que la soeur du chapelier? Maintenant j'écris au moyen de, au sujet oie, pour et à cause de l'Esperanto. Quelle heure est-il ? Il est 7 heures. Il est 8 h. 10 m. Il est 9 1/4 lires. Il est 10 1/2 lires. Il est le quart avant 12 hres(12 tires moins le quart). Il est 10 minutes avant 7 lire s

(7 lires moins dix).

Quatrièmeleçon. (Page 23)

10) Près du mur j'ai trouvé ce beau porte- monnaie. Ce papier est plus blanc que la neige. Habillez-vous rapidement et ne prenez pas ce vilain, mais ce nouveau chapeau-ci. A qui est ce

pou te-feuille-ci? A personne. Que voulait-il dire

à vous? (Que voulait-il vous aire ?) Ilion. Qui

m'accompagnera? Nous tous, monsieur. 11) Cette vieille femme allait à l'église; son mari aussi est allé à l'église. Je ne suis pas contre votre opinion. Mon encrier coûte trois francs. Hier je ne suis pas allé au jardin. Trois vingtièmes et sept vingtièmes font dix vingtiè- mes ou un demi. Il est 11 hres 3/4. Il est 6 lires 50 m, Quelqu'un sonne. Je ne vois pas quelqu'un là. Qui ést là? Quels sont les jours de la se-

maine? Les livres que vous m'avez prêtés sont là. Cet arbre est très grand. Est-ce que vous m'avez montré cette lettre? Celte bague est pour vous. J'achèterai ces scies. Chacun aime soi- même. De tous mes amis il est le meilleur. Elle lisait chaque livre qu'elle reçut. Personne n'était

à

la porte. Je n'ai vu personne chez vous.

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12) Quel langage cela est-il l Quelle lettre écriviez-vous? Quels charmants en fonts que les vôtres ! Quels beaux livres avez-vous lus? Pour- quoi ne venez.-vous pas à notre réunion? Quand irons-nous à Bruxelles? lift est l'école? Où alliez-vous hier? Comment vous portez-vous?

A qui est cc livre-ci? Qu'est-ce qui passe vite? Le

temps. Que voulait-il vous montrer? Combien cela coûte-t-il ? Combien de chevaux y avait-il

là? A quelle heure venez-vous demain? Qui parle l'Esperanto ? Quels sont les mois de l'année ? Qui l'enfant caressait-il ? Pourquoi punissiez-voue (ou: avez-vous puni) cet enfant? Je viens de trouver les plumes que vous avez perdues. 13) Le jeune médecin distribuait des aumônes

ii tous les pauvres du village, quoique, malheu-

reusement, il ne fût pas riche. Avant de parler ois doit réfléchir. Vous avez raison, mon ami; et ceux qui disent le contraire ont tort. Quand

viendra votre aimable saur? Elle est justement

venue ici (elle vient d'arriver). La mère ira au

théâtre avec son fils et ses filles (les filles du file). La fillette du villageois va chez sa grand' mère; elle marche vite et court même. Le père cause à sa fille et à ses amies (les amies de sa fille). J'ai le même livre que vous. Je ne d irai 'rien mille part, au sujet de votre maladie, donc vous n'avez aucunement besoin (il n'y a pas lieu) de vous inquiéter à cause de cela.

Cinquième leçon. (Page 26.)

Cet enfant est battu par son père, parce

qu'il (l'enfant) ne voulait pas travailler. Ce chien sera battu avec un bâton par son maître, parce qu'il s'est enfui. Ces élèves seront battus, parce qu'ils ne sont pas studieux. Les voleurs sont craints de tous. Nous irons à la réunion pour écouter le discours qui sera fait par son Excellence le Comte Tolstoï. Allez toujours en avant, sans craindre le danger. 15) Dans la langue Esperanto nous voyons — et nous avons sans doute raison — la future deuxième langue de chaque homme instruit. Nous sommes habillés depuis trois heures. Ce livre-ci a été imprimé à Bruges. Ayant revu ma chère mère, je me réjouissais. Aussitôt que la neige aura couvert la terre, nous quitterons la campagne. Quand nous revenions, ma mère dit

que, n'ayant rien écrit (sans avoir rien écrit),

sa plus jeune soeur était arrivée. La porte de la chambre avait été fermée à clef par la servante.

A qui est ce petit livre? C'est le mien. Les alen-

tours de notre ville sont très aimés de nous.

14)

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16) Je suis devant prendre (Je vais prendre) le livre; par conséquent, le livre est devant être

pris (va être pris) par moi. (Je prendrai le livre; par conséquent, le liure sera pris par moi.) Il est

fermant (il ferme) la porte; par conséquent, la porte est étant fermée par lui. Il est ayant écrit (Ii a écrit) une lettre; par conséquent, la lettre est écrite par lui. Ils sont fumant <