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Correction

daprs problme Ensemble Cachan option conomie anne 2004.


n
1 1 1 (1 p )n +1 1 (1 p )n +1 1
1.a xn = k +1
= = . xn car p 2 donc 1 p < 1 .
k =0 p p 1 1 p p 1 p 1
1
1.b x n +1 = x n + x n donc (x n ) est croissante. Pour tout n , pn 2 donc
p0 pn +1
n
1 1 1 (1 2)n +1
xn = = 1 . La suite (x n ) est croissante et majore, elle converge donc vers un
k =0 2k +1 2 11 2
certain rel x . Puisque x 0 x n 1 , la limite x 0 x 1 or x 0 > 0 donc x ]0,1] .
n
n
1 1 1
2.a Avec les notations du 1., f (p ) = lim x n . x n = k +1 = car p1 ,, pk p0 . A la
p p p p p 0 1
n +
k =0 0 1 k k =0 0

1 1 1 1 1
limite, on obtient f (p ) . Or p0 > q 0 donc p0 1 q 0 do f (p ) mais f (q ) + >
p0 1 q0 q 0 q 0q1 q 0
donc f (p ) < f (q ) .
2.b Supposons p q et considrons le plus petit indice tel que p q . Quitte changer p et q , on peut
n n
1 1
supposer p > q . Notons x n = et yn = . Pour n , on a
p
k =0 0 pk p
k =0 0 pk
n n
1 1 1 1
xn =
p0 p1 k = p pk
et yn =
q 0 q 1 k = q qk
avec p0 p1 = q 0 q 1 0 . Comme dans la
n n
1 1
question 2.a, puisque p > q , on a lim
n +
p p
k =
< lim
n +
q q
k =
donc f (p ) < f (q ) . Finalement
k k

p q f (p ) f (q ) .
3.a Montrons par rcurrence sur n la proprit : P (n ) = yn existe et yn ]0,1] .
La proprit est bien entendu vraie au rang 0. Supposons la vraie au rang n 0 .
Par hypothse de rcurrence yn existe et yn > 0 donc pn = E (1 + 1 yn ) existe et par suite yn +1 = pnyn 1
aussi. Comme pn 1 + 1 yn < pn + 1 , on a pnyn yn + 1 < pnyn + yn car yn > 0 . La premire ingalit
donne yn +1 = pnyn 1 yn 1 et la seconde donne yn +1 = pnyn 1 > 0 . Ainsi yn +1 ]0,1] et la rcurrence
est tablie. De plus, durant la dmonstration de celle-ci, on a vu yn +1 yn ce qui assure la dcroissance de
la suite (yn ) .
1 y1 1 1 y 1 1 1 yn
3.b x = y0 = + = + + 1 == + ++ + .
p0 p0 p0 p0 p1 p0 p1 p0 p0 p1 p0 p1 pn p0 p1 pn
3.c Considrons p = (pn )n . p est une suite dentiers, p0 = E (1 + 1 y 0 ) 2 car y 0 = x 1 et enfin p est
une suite croissante car pn = E (1 + 1 yn ) et que la suite (yn ) est dcroissante. Comme
n n
1 yn 1 1 1
x n 0 , on peut affirmer lim = x autrement dit
k =0 p 0 pk p0 pn p0 pn 2 k =0 p 0 pk
n +

f (p ) = x . Comme ceci vaut pour tout x ]0,1] , on conclut que f est surjective (et finalement bijective).
4. On reprend les notations du 1.
() Supposons quil existe N tel que pour tout n N , pn = pN . On a alors, pour tout n N ,
n N
1 1 1 1 1
xn = +
p0 p0 p1
++ +
p0 p1 pN p0 p1 pN
p
k =1
k
donc
N

1 1 1 1
x = lim x n = + ++ + .
n + p0 p0 p1 p0 p1 pN p0 p1 pN (pN 1)
() Supposons x . On peut crire x = a b avec a ,b * . En reprenant les notations du 3.,
montrons par rcurrence quon peut crire yn = an b avec an * . Au rang 0, la proprit est vraie et si
elle est vraie au rang n alors yn +1 = pn yn 1 = (pnan b ) b = an +1 b avec an +1 entier qui est
ncessairement strictement positif car yn +1 lest. La rcurrence est tablie. Puisque la suite (yn ) est
dcroissante, la suite de terme gnral an = byn lest aussi, or cest l une suite dentiers naturels, elle est
donc stationnaire et il en est de mme de la suite (yn ) . Il en dcoule que la suite (pn ) dfinie par
pn = E (1 + yn1 ) est elle aussi stationnaire et limplication est dmontre.