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MOOC FANTASY V2 – Recueil de productions des Mages du savoir

FANTASY V2 – Recueil de productions des Mages du savoir Dans cette version 2016 du MOOC

Dans cette version 2016 du MOOC FANTASY, trois parcours vous étaient proposés, parmi lesquels le parcours Mage. Pour le terminer, il fallait, entre autres, réussir avec brio soit l’activité « Magie du savoir », soit l’activité « Magie de création ».

Impr essionnés par la qualité du travail, et à la demande de bon nombre d’entre vous, voici quelques unes des productions en question.

Elles sont classées sans ordre particulier, diffusées avec l’aval de leur auteur et sous licence Creative Common s BY NC ND . Leur affichage dépend de leur publication sur la plateforme.

Ce recueil rassemble les productions « Magie du savoir » .

BONNE DÉCOUVERTE !

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Table des matières

(Nom des auteurs)

capi- chou

4

Cronos

8

DrEvil

10

evinz

13

fleur21

16

GeovaneJ

19

Isilwen

21

lilith_yorlane

26

Lilmakine

28

mephi740

32

patchoquel

33

Xime

35

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capi - chou

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Cronos

Hérité des héros des chansons de gestes médiévales, les héros typiques des histoires de Fantasy se doivent de correspondre à un idéal chevaleresque, parangon de courage, de sacrifice de soi et d’altruisme. À l’instar de Lancelot du Lac et ses pairs, Renart, ou Bayard, dit « le chevalier sans peur ». Néanmoins, les productions de Fantasy actuelles te ndent plus à concevoir des protagonistes plus humanisés, afin que le lecteur (souvent jeune) puisse s’y identifier. Le héros de l’histoire sera souvent un enfant, comme Garion (La Belgariade, de David Eddings) ou Conan (le cycle de Conan le Barbare, de Rob ert Howard) dont le lecteur suivra les aventures tout du long de la vie du personnage jusqu’à son âge adulte.

Il arrive parfois que les héros soient déjà de grandes personnes ou des adolescents, tels Richard Cypher (l’Épée de Vérité, de Terry Goodkind) ou Toubib (les Annales de la Compagnie Noire, de Glen Cook). Dans le cadre du récit initiatique, les héros auront presque tous en commun un départ pour l’aventure suite à un événement inattendu. Ils partent de leur état d’enfant de fermier, analphabète, malhabile, pour suivre un entraînement auprès d’un mentor ou d’un groupe d’amis soudés et fidèles pour l’aider

à se découvrir et devenir le champion, le héros, à accomplir son destin et, très souvent, à faire triompher le Bien sur le Mal, la Lumière sur le s Ténèbres.

Tous les personnages dans l’entourage du héros seront dotés de qualités et de talents inouïs pour l’aider, qu’ils soient guerriers au corps à corps, archer émérite ou mage érudit. Ils agissent en communauté, que ce soit en leur nom et dans leur intérêt, mais la plupart du temps, ce sera dans celui du Monde, pour le protéger des forces du Mal en accomplissant une prophétie, par exemple. Les antagonistes seront, bien entendu et évidemment, des concentrés de haine et de malveillance n’ayant pour se ul et unique but que d’instaurer le règne tyrannique de leur dieu ou seigneur.

A contrario, nous pouvons tout aussi bien avoir affaire à un personnage unique entouré d’un petit

groupe d’amis. Seulement, cet individu sera d’apparence à inspirer la crainte et l’effroi, tel Guts (Berserk, de Kentarô Miura) avec son bras mécanique et son épée imposante. Ou bien Geralt de Riv (le cycle du Sorceleur, d’Andrzej Sapkowski), chasseur de monstre aux yeux de chat, mutant contre nature. Ce mercenaire loue ses épées à ceux qui le peuvent pour tuer une créature nuisible aux humains, tout en se faisant insulter et discriminer. Geralt a néanmoins une certaine morale, tel que de ne jamais s’en prendre aux humains innocents ou aux créatures intelligentes inoffensives pour le s Hommes, comme les dragons, par exemple.

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Citons notamment Elric de Melniboné (de Mickaël Moorcock), empereur albinos, rejeton indésirable, sorcier et nécromant, addict aux drogues et plus particulièrement aux âmes dont se nourrit son épée démoniaque, Stor mbringer, véritable entité vivante. Elric cherche continuellement un moyen pour se débarrasser de sa dépendance envers elle, ainsi que des liens le retenant envers Arioch, dieu du Chaos. L’empereur de Melniboné sait montrer autant d’altruisme pour défendre ses gens et son empire que d’égoïsme quant à sa situation. Il dégage une force sans commune mesure pour vaincre ses ennemis que de faiblesse morale et physique lorsqu’il lutte contre son épée maudite.

La quête de ce genre de personnage sera plus personnelle et introspective que dans l’intérêt du bien commun. S’il faut sauver le monde, ce ne sera pas parce qu’ils veulent bien le faire, mais plutôt parce que quelqu’un doit le faire, sans qu’il soit question là de destinée (ou rarement).

Ce qui caractérise un héros de Fantasy doit également prendre en compte l’aspect de son histoire, afin qu’il puisse coller au cadre. Que donnerait un Cellendhyll de Cortavar (l’Agent des Ombres, de Michel Robert) dans l’univers du Disque - Monde (de Terry Pratchett) ? Ou Aragorn (du Seigneur des Anneaux, de John Tolkien) avec Stormbringer en mains, à la place d’Anduril ?

Le héros idéal à mes yeux, qu’il soit une femme ou un homme, pourrait être un personnage ambivalent. Droit dans ses bottes, fidèle à ses idéaux et ses principes de vie, presque psychorigide pour justifier sa rigueur. Son passé l’aurait marqué, aussi bien moralement que physiquement, aurait vécu des moments tragiques ou marquants et en porterait encore les stigmates. Expert dans bien des domaines, avec des prédilec tions, mais pas le meilleur au monde, pour qu’il puisse s’améliorer en rencontrant des maîtres. Bon bretteur, mais peut se faire battre par plus fort encore. Un certain sens de l’humour qui trancherait avec sa mentalité droite. Capable de se faire des amis tout comme des ennemis, envers lesquels il ne lâcherait rien, jusqu’à la fin.

En le voyant, les gens se diraient (ou le lecteur) se diraient que c’est un « badass », ou un dur à cuire. Ce qui pousse notre héros à aller à l’aventure ne sera pas par élan d e justice ou un intérêt pour les plus faibles, de protéger le monde d’une catastrophe ou pour une prophétie. Non, il agirait pour des motifs plus personnels, mais pas une pauvre vengeance méchante et futile. Il serait, par exemple, le seul rescapé d’un vil lage qui a essuyé un raid et chercherait alors à retrouver les responsables, après un long entraînement pour s’endurcir. Une fois chose faite et qu’il aurait apaisé les âmes des ses anciens amis, il poursuivrait sa route à travers le monde avec plusieurs p éripéties et finirait sa vie, soit l’arme à la main, soit de vieillesse et de fatigue.

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D

rEvil

De l'Egypte à la Grèce en passant par la Scandinavie. De l'antiquité à nos jours, d'Ariane à Jeanne D'Arc,

la littérature classique nous a parfois offert quelques rares héroïnes. La littérature de fantasy au sens

large, de sa naissance à aujourd'hui, a fai t preuve du même sexisme. L'apparition des héroïnes de fantasy en tant que telle, au delà du simple faire - valoir, remonte à environ un siècle. Sa démocratisation depuis une poignée de décennie fait bien sûr écho à l'évolution positive du rôle des femmes da ns les sociétés modernes occidentales. Et si elle apparaît aujourd'hui dans toute sa diversité, on peut quand même dégager quelques traits caractéristiques qui la distingue de la ménagère de moins de 50 ans.

Après tout, une héroïne se doit d'être exceptio nnelle au moins un petit peu.

Le premier critère d'exception de ces héroïnes est souvent une grande beauté. A t'on déjà vu une héroïne laide ? Des peu charismatiques c'est une chose, des antipathiques pourquoi pas mais des laides jamais ! Autant les hommes ont ce droit mais pas les femmes, surtout les héroïnes, et encore plus en fantasy. L'héroïne de fantasy sera aussi avant tout une guerrière (d'Agnès De Chastillon à Xena), de temps à autre une sorcière (Galadriel ou Katrina Van Tassel) et plus rarement ni l'un ni l'autre. Si quelques une échappent à ce destin violent (la princesse Bouton d'Or de Princess Bride), elles vivent quand même dans une époque troublée qui les oblige à un minimum de résistance.

Car forcément, à héroïnes exceptionnelles, époques exc eptionnelles, dystopique ou non.

A part dans la fantasy jeunesse, ce sont très majoritairement des adultes voir de grande athlètes (de

Jane Yellowrock à Bloodrayne). On peut voir plus rarement quelques adolescentes (Hermione Granger,

la Lyra de la boussole d'Or ou La Belle Fauconnière de MZ Bradley) même si cela semble se développer

en particulier dans la mouvance des films de science - fiction pour adolescents (de Hunger Games à Maze Runner ou la série The 100).

Il est à noter que ces héroïnes, adultes et at hlétiques, possèdent les mêmes caractéristiques « viriles

» que les collègues masculins. En combattant le femme se pare d'attributs masculins, comme si les deux sexes avaient des façons de se battre radicalement différentes. Ce qui devrait sans doute nous interroger sur le caractère genré des attributs héroïques dans nos sociétés.

Si les héroïnes de fantasy de la première moitié du XXème siècle (Sonya la rouge) sont souvent des

garçons manqués à la psychologie rudimentaire. La profondeur dans la psychologie de ces héroïnes va

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venir plus tardivement en parallèle avec l'évolution des mœurs et de la place de la femme. Désormais plus que de simple guerrières à l'esprit masculin leur psyché devient plus complexe et plus riche et probablement plus crédible.

Un bon exemple de l'évolution de la psychologie des héroïnes est à chercher dans la Bite Lit. Tout comme Dracula à son époque était un « méchant » torturé et complexe, les implications morales de la Bite Lit font de leurs héroïnes des personnages plus compliqués .

Si Buffy reste un archétype de combattante, son questionnement moral ne cesse d'évoluer et de se complexifier.

Dans les caractéristiques communes des héroïnes, surtout si les auteurs sont des hommes, on trouve la solitude et le célibat.

Quelle soit paria (Bloodrayne) ou princesse, elles sont seules ou accompagnées de très peu d'amis ou de proches (la Gabriel de Xena). Elles sont régulièrement errantes ou à l'inverse attachées à un seul lieu (Galadriel et la Lorien ou Buffy et Sunnydale). Encore plus que l e héros qui finit par se ranger ou qui possède un doux foyer, l'héroïne n'a pas quelqu'un d'aimant qui l'attends quelque part. Ses attributs exceptionnels l'isole des autres et ce, pour toujours. Son destin semble toujours plus tragique que celui des homme s.

Même si des héroïnes sauvent le monde, elles ont quand même plus tendance à sauver le quartier ou leurs proches (de Eowyn à Jessica Jones). Sauver le monde entier c'est plus un truc de super - héros masculins. Certaines héroïnes de fantasy font preuve de peu d'empathie et d'une certaine brutalité (la Valéria de Conan ou Jirel de Joiry), si elles recherche aussi l'argent et le pouvoir, ce genre de traits égoïstes sont plus l’apanage des héros.

Nos héroïnes ont des motivations plus nobles en générale, même s i les histoires de vengeance marchent aussi avec elles. Elles montrent un peu plus de scrupules que les hommes en général( Amberle dans Les Pierres Elfiques de Shannara). Là encore les clichés sur la place des femmes ont la vie dure.

Un des seuls points su r lequel elles semblent se distinguer, mais cette réflexion est très personnelle et subjective : les héroïnes de fantasy ne croient en rien à part elles - mêmes. Elles semblent plus indépendantes que leur homologues masculins.

Malgré les parangons genrés (bo nté, errance, célibat) et les traits héroïques obligatoires (destiné hors du commun, maitrise des armes), les héroïnes de fantasy ont gagné leur légitimité avec le temps. Si la science - fiction et les supers - héros restent empêtrés dans des considérations de genre les héroïnes de la fantasy ont gagné leurs lettres de noblesse. On trouve parmi elles un large spectre d'archétypes et de styles désormais. Et c'est tant mieux.

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evinz

Il s'agira ici de dresser le portrait du héros de fantasy en présentant brièvement ses caractéristiques physiques, psychologiques et morales. Nous citerons quelques exemples tirés d'ouvrages et/ou de films et séries télévisées pour étayer notre propos.

Le héros de fantasy est dans la majorité des cas un jeune hu main, homme ou femme, entre la préadolescence (Harry Potter lorsqu’il entre à Poudlard) et le presque adulte (Bela Swan dans Twilight, Buffy Summers après le lycée). Son jeune âge ne l’empêche pas de faire preuve de beaucoup de maturité et de perspicacité. Daenerys Targaryen a à peine quinze ans lorsqu’elle se retrouve à la tête de son khalasar après la mort de son mari et la naissance de ses dragons. L’adulte ne peut être un héros de fantasy qui est un être en devenir, dont la quête le conduit à découvrir qui il est. Dans Jumanji, Allan Parrish est le premier à avoir joué à Jumanji, coincé dans le jeu plusieurs années, il est libéré par deux enfants, Peter et Judy, qui sont dorénavant les maîtres du jeu. Ce sont eux les véritables héros car ils ont tout à a pprendre.

En général, le héros de fantasy n’est ni beau ni laid. Il est de taille plutôt normale, ni trop gros ni trop maigre, en bonne forme, ce qui lui permet de faire face sans trop d’efforts à des situations nécessitant rapidité, agilité et endurance. On pense à Frodon Saquet et son long voyage vers la Montagne du destin, à Harry Potter lors de ses différentes péripéties (ses rencontres avec Voldemort notamment). En revanche, ses adjuvants, amis le plus souvent, peuvent être moins svelte, c’est le cas d e Samwell Tarly, l’ami de John Snow et frère juré de la garde de nuit dans Trône de fer de G.R.R. Martin ou encore de Sam, le compagnon de route qu’a donné Tolkien à Frodon dans Le Seigneur des anneaux.

Il peut être doté de caractéristiques physiques, d’un e grande intelligence ou de pouvoirs magiques. Dans tous les cas, il est amené à devoir se dépasser. Buffy Summers en qualité de tueuse de vampires, possède une étonnante force physique. Bran Stark perd l’usage de ses jambes mais il développe ses dons de v ervue et doit tout de même mener à bien sa quête. Thymara dans Les Cités des Anciens de Robin Hobb, a des griffes qui lui permettent de grimper facilement aux arbres et font d’elle une bonne cueilleuse.

Il est rare que les héros de fantasy soit illettré, i nculte ou idiot. Il a certaines connaissances. Il est souvent malin si ce n’est instruit. Harry Potter qui a pourtant grandi chez les Dursley, une famille de la banlieue bourgeoise, qui est allé dans une école où il était raillé à cause de ses vêtements, sa petite taille et parce que son cousin Dudley faisait la loi dans la cour de récréation (et chez lui !), a beaucoup de réflexion et une certaine instruction.

John Snow en arrivant au mur est rejeté par les jeunes recrues de la garde de nuit, ses futurs fr ères, car il sait manier les armes, il est le bâtard d’un seigneur, Lors Eddard Stark de Winterfell, les autres hormis Sam Tarly, sont des gens du peuple.

Tyrion Lannister n’est pas un guerrier, il parvient tout de même à tuer certains ennemis et c’est sa grande culture, son intelligence et sa ruse qui lui permettent de rester en vie à plusieurs reprises et de devenir main du roi pour un temps.

Le héros de fantasy est le plus souvent curieux et tolérant, il a de la considération pour autrui. Il est générale ment honnête, généreux et charitable. Il accepte assez facilement les personnes, mondes, créatures qu’il rencontre, bien qu’ils soient différents de ce qu’il connaît. Il a envie d’apprendre. Harry Potter d’emblée ne considère pas Dobby l’elfe de maison com me un servant mais comme un être à part entière qu’il appelle Monsieur, ce dont Dobby s’étonne beaucoup. Daenerys Targaryen est mariée contre son gré au Khal Drogo, le roi des Dothrakis. D’abord révulsée par leurs coutumes, elle tâche de découvrir petit à petit leur univers pour mieux les comprendre et pouvoir diriger aux côtés du Khal qu’elle finit par aimer. Elle apprend leur langage.

Lucie dans Le Monde de Narnia, rencontre le faune Tumnus sans trop s’en étonner. Ils prennent le thé ensemble. Elle inform e vite ses frères et sœurs des problèmes que connaît le monde de Narnia car elle se sent concernée et souhaite agir tout comme Arthur dans Arthur et les Minimoys. Le héros est sensible et ne supporte pas l’injustice. Daenerys cherche à libérer tous les esc laves qu’elle croise sur sa route. Hermione, bien qu’elle ne soit pas la protagoniste de l’histoire - même si on peut penser qu’Harry ne serait pas un héros s’il n’avait pas Ron et Hermione, ses deux fidèles compagnons à ses côtés - prend régulièrement la défense de Neville et tente coûte que coûte de rendre libres les elfes de maison de Poudlard.

La curiosité du héros de fantasy lui joue parfois des tours tout comme sa témérité, son impétuosité et son entêtement. Il n’aime pas se plier aux règles. Il se co nsidère comme un électron libre et peut parfois faire preuve de prétention car il a tendance à exceller dans plusieurs domaines. C’est le cas d’Harry Potter qui se retrouve bien souvent au mauvais endroit, au mauvais moment comme le dit d’ailleurs le profe sseur Rogue lui - même. C’est ainsi que dans le second volet de ses aventures, La Chambre des secrets, il arrive toujours sur les lieux où se trouvent les personnages pétrifiés. On pense également à John Snow, Arya Stark, Althéa Vestrit, Lyra Parle d’Or, et Maltha Vestrit.

Doté d’une force de caractère, même s’il peut parfois montrer des failles, il fait face aux événements sans se laisser abattre, sans laisser place à la tristesse ou l’indécision. Il prend les choses en mains. Il

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est réactif, astucieux et pe rsévérant. Il sait cerner les gens même s’il lui arrive d’être dupé. C’est bien souvent un meneur. Harry Potter comprend très vite que Draco Malfoy n'est pas quelqu'un de fréquentable. Khal Drogo est mort et leur fils Raegho meurt avant de naître, Daenerys poursuit tout de même son but : regagner le trône de fer. Elle brûle le corps de son défunt mari et de la maegi qui a haté sa mort et du brasier naissent ses dragons. Les Stark ne font pas confiance aux Lannister. Il fait parfois passer ses enjeux après l es autres pour qui il peut être encourageant et rassurant. Lyra lorsqu’elle retrouve son ami Roger tente de le rassurer (La Boussole d’or, Phillippe Pullman). Harry réconforte Hermione lorsque Ron commence à sortir avec Lavande dans La Coupe de Feu.

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fleur21

- Bonjour, Bienvenue à l’agence « Héros un jour, Héros toujours ». Que puis - je faire pour vous ?

- Bonjour. Je suis ménestrel de mon état et j’aimerais suivre un héros afin d’écrire LA balade qui le fera passer à la postérité.

- Vous avez tapé à la bonne auberge. Avez - vous une idée de qui vous recherchez ?

- Euh ….

- Bon, voyons ce que nous pouvons vous proposer. Avez - vous une préférence quant au sexe ?

- Non, pas vraiment. Tout de même, les héroïnes sont rares de nos jours. Parce que bon, elles sont

gentilles ces demoiselles de la nuit, chasseuses de vampires, héroïnes de bit lit. Je pense à Zoey, Anita,

voir même Buffy ! Trop urbain tout ça. Je fais dan s la high fantasy moi, voyez - vous. Je cherche un élu avec une quête à mener, entouré de compagnons valeureux. Je ne veux pas sortir de mon royaume médiévalisant. Alors bon, il y a bien Keleana … mais elle fait un peu froid dans le dos comme assassineuse. R estons sur du basique, partons pour un homme.

- Allons - y pour un homme. Quelle tranche d’âge ?

- Dans l’idée n’importe quel âge conviendrait. Mais avouons que les meilleurs héros sont quand même

ces petits jeunes qui s’ignorent, à qui il faut tout apprendr e. Disons, je ne sais pas moi … le même âge que Pug quand il est envoyé en esclavage au travers la faille chez les Tsuranis. Ou, Garion ? Il avait quel âge au début de sa quête de l’Orbe ? 16 ans ? Allez, va pour 16 ans.

- Donc je récapitule. Vous voulez u n jeune homme de 16 ans, un élu mais pas seul.

- Oui, oui. Un jeune homme simple. Même si cela permet de pouvoir rentrer dans des intrigues de

pouvoir, je ne veux pas d’un héros de trop haut lignage, comme Travis par exemple. Je ne sais pas moi … un jeune fils d’aubergiste, comme Roland qui est devenu le plus jeune Haut - conteur, ou encore un fils de forgeron comme Lorn. Quoique lui, il a un peu perdu la tête quand même ! Après sa captivité et sa contamination par l’Ombre, il est devenu beaucoup trop instabl e pour moi. Et puis il fait un peu cavalier seul quand même, ça penche un peu trop vers l’heroïc fantasy, avec sa quête de vengeance. Même la présence du prince Alan et de la garde d’Onyx ne suffit pas créer une compagnie.

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- Bon donc un jeune homme de bass e extraction dans la fleur de l’âge sans trouble psychologique entouré d’amis et de guides. C’est bien cela ?

- Oui, quand je vous disais que Keleana elle fait froid dans le dos, Lorn Askariàn lui il frise le

démoniaque. Moi, je veux quelqu’un qui soit qua nd même facile à vivre. Je veux dire, je ne veux pas un caractériel comme l’autre barbare là, Golgoth, le traceur de la Horde. Même si lui, pour le coup, il a un sacré groupe avec lui, dans sa quête. 23, ils sont !

- Et il lui faut un petit pouvoir ? Une c ompétence particulière ?

- C’est un élu quand même. Il va bien falloir qu’il est un petit plus. Mais dans l’idée, il ne faut pas qu’il le sache au début. Il doit être amené à le découvrir ou à le développer, comme Lanfeust et son don du forgeron. Après, sa grandeur d’âme peut lui suffire… ou alors on peut lui découvrir une ascendance prestigieuse, comme Gendry par exemple.

- Bon, et ce jeune homme, il doit ressemblait à quoi ?

- Ouh, là. Moi, le physique m’importe peu. Tant qu’il s’assume ! Parce que bon au final, des gars comme Silk ou encore Lock Lamora, on ne sait jamais trop à quoi ils ressemblent vraiment, tellement ils arrivent à rentrer dans leur rôle! Après, ceux qui ont des physiques difficiles, comme Tyrion par exemple, ça en fait des gens au carac tère un peu trop … acerbes !

- Et pour donner un peu de piquant à vos ballades, vous lui voulez un petit vice ? Un petit penchant ?

- Malheureux ! C’est d’un héros dont vous parlez, et que je cherche. Suffit déjà d’avoir évoqué Lock

Lamora, ce vil voleur, sans moralité aucune. Non, il lui faut un cœur pur, innocent. Il fautera, mais pèchera plus par naïveté que par malice. Je ne veux pas d’un Jaime Lanister, même s’il semble s’amender dernièrement …

- Hum… Je crois que j’ai ce qui il vous faut : Fitz !

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Zoey : La maison de la nuit – P. C. Cast et Kristin Cast Anita : Anita Blake – Laurell K. Hamilton Buffy : Buffy contre les vampires (serie télévisée) – Joss Whedon

Pug : Les Chronique de Krondor – Raymond E. Fe ist Garion : La Belgariade - David Edding Travis : la couronne des 7 royaumes – David B. Coe Roland : Les Haut - Conteurs – Olivier Peru et Patrick McSpare Lorn Askariàn (le prince Alan et de la garde d’Onyx) : Haut - Royaume – Pierre Pevel Golgoth : La Horde du Contrevent – Alain Damasio Lanfeust : Lanfeust de Troy (bande - dessinée) – Christophe Arleston Gendry : Le trône de Fer – George R. R. Martin Silk : La Belgariade - David Edding Lock Lamora : Les salauds gentilshommes – Scott Lynch Tyrion, J aime Lanister : Le trône de Fer – George R. R. Martin Fitz : L’assassin royal – Robin Hobb

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GeovaneJ

Lorsqu’on utilise le terme de « héros », on imagine souvent un être fort et courageux, intelligent, intègre, d’une beauté indiscutable. Il, ou elle, est protecteur, infaillible. C’est un nom élogieux et positif. Néanmoins, imaginer que cette définition suffirait au héros de Fantasy serait une erreur. En effet, le personnage central de Fantasy peut prendre plusieurs formes, à savoir homme, femme, bête, êtres irréels et imaginaires. On sait du héros de Fantasy qu’il a une mission, qu’il mène une quête ou qu’il défend quelque chose d’important pour le monde auquel il appartient. C’est un être imparfait qui porte sur ses épaules, la plupart du temps, de lourdes responsabilités. Il est souvent accompagné par un groupe d’individus qui l’aide et le soutient. On pourrait alors se demander si les similitudes du héros de Fantasy d’une oeuvre à l’autre s’arrêtent ici, ou si ce personnage présente d’au tres traits communs au genre. Il serait alors bon de découvrir les caractéristiques physiques du héros de Fantasy d’une part, ainsi que les caractéristiques psychologiques et morales d’autre part. Nous pourrions alors nous demander si le portrait que nous nous faisons du héros de Fanatsy connait ses limites et découvrir lesquelles. Dans un ordre purement chronologique, le premier héros auquel nous pourrions nous intéresser est Frodon, du Seigneur des anneaux de Tolkien. Frodon est un hobbit, un être de petite taille, ni beau, ni laid, et dont la force se mesure à son courage. Il n’est en effet pas doté de muscles extraordinaires, ni de pouvoirs magiques qui le rendraient plus puissant. Notre image du héros, telle que nous avons pu la rencontrer plus tôt dans les récits merveilleux, et plus précisément dans la légende du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde, en prend donc un sérieux coup, et se démarque donc bien des récits passés. Cette perspective donne par ailleurs à croire, qu’un héros peut se cacher derrière chacun d’entre nous. Il peut être un enfant, comme dans le Monde de Narnia, de C.S Lewis, un animal, un être hybride, mi - homme, mi - bête, beau ou laid, il n’y a pas de règle en la matière. Cela ne s’applique pas forcément pour la Dark Fanatsy, et en particulier pour le monde vampirique. Il nous a été donné de constater depuis Entretien avec un Vampire d’Anne Rice, sorti en 1974, et adapté en 1994, puis Buffy contre les vampires, de Joss Whedon, sorti en 1997, que les héros du genre sont souvent d’une beauté extraordinaire, irréelle et bouleversante. Une beauté qui va de pair avec une éternelle jeunesse, et qui fascine l’adolescent auquel le genre s’adresse. Si les premiers vampires étaient des êtres effrayants qui appartenaient plutôt au domaine de l’horreur, force est de constater que la donne a changé. Pour autant un personnage laid, ou physiquement monstrueux ne peut - il pas être considéré comme un héros lui aussi. En effet, si nous prenons la bête, de l’oeuvre L a belle et la bête, réadaptée au cinéma récemment, le personnage est certes repoussant et aspire plus de la crainte et de la méfiance. Cependant, en se conduisant de façon chevaleresque, il devient sympathique aux yeux du lecteur, ou spectateur. Nous pouvo ns donc conclure qu’il n’y a pas vraiment de règles physiques lorsqu’il s’agit du héros de Fantasy. Malgré le fait qu’un être séduisant attirera plus facilement la confiance, par rapport à un être repoussant ou effrayant, l’aspect moral démontrera qu’il ne faut sans aucun doute pas se fier aux apparences. Si nous reprenons l’exemple de Frodon, nous constaterons que le personnage est un être bon, un ami fidèle, un hobbit volontaire et courageux. Pouvons - nous cependant en conclure pour autant que si le person nage de Fantasy ne présente pas un physique avantageux, il serait mis en valeur par une morale sans faille ? Les choses sont en réalité plus complexes. En effet, si le héros doit posséder quelques qualités, elles divergeront d’une œuvre à l’autre. Pour êtr e plus juste, il faudrait parler d’une ligne de conduite dont le héros de Fantasy s’éloignerait parfois ? Là encore nous pourrions citer l’exemple de Frodon qui manque à plusieurs reprises de céder au pouvoir et à la beauté de l‘anneau qu’il doit

détruire. C’est d’ailleurs souvent dans ses moments que les compagnons d’infortune du héros s’avèrent d’une aide précieuse. Nous pourrions remarquer cependant certaines similitudes entre ces héros divers et variés. Il s’agit le plus souvent d’êtres torturés, soit p ar un passé lourd et difficile, soit par la quête qui lui incombe. Ainsi, Frodon est torturé par l’anneau qu’il porte et par le poids de sa responsabilité. Les enfants de Narnia ont dû fuir la guerre et deviennent responsables de l’équilibre du monde de Na rnia. Plus récemment, Harry Potter est orphelin, il porte le poids de la prophétie. Ou bien encore, Elena Gilbert de Vampire Diaries vient de perdre ses parents. Elle est le double mortel de Katherine Pierce, une femme vampire impitoyable contre laquelle e lle doit se protéger avec ceux qui l’entourent. Mais le héros de Fantasy n’est pas figé dans un camp ou un autre, il peut évoluer au cours de l’histoire et passer de personnage secondaire à celui de personnage principal, comme Angel dans Buffy contre les v ampires, qui devient le héros du Spin - off de la série originale. C’est aussi le cas pour le personnage de Klaus Michaelson dans Vampire Diaries, dont le Spin - off, The originals, relate les aventures de la famille Michaelson. À cet égard, le personnage de N iklaus nous offre un bel exemple psychologique de personnage torturé, tantôt ennemi, tantôt héros et dont la morale est largement discutable. Ce personnage, mi - vampire, mi - loup - garou est complexe, et totalement amoral. Il n’hésite pas à tuer et détruire po ur arriver à ses fins. Cependant il demeure un personnage attachant et empathique. Le spectateur s’émeut de son passé difficile et des liens qui l’unit à ses frères et sœurs. Nous pourrions donc conclure qu’un héros de Fantasy doit avant tout s’attirer la sympathie du lecteur, ou spectateur. Pour cela l’auteur doit créer des émotions et une certaine complexité du personnage ou de l’histoire, qui passe par un physique atypique, beauté extraordinaire ou laideur douloureuse, morale discutable, mais qui se just ifie à travers le texte. Nous aurions pu encore évoquer la Fantasy légère où l’auteur tourne en ridicule le héros pour amuser le lecteur, ou le spectateur comme Arthur et ses chevaliers, revisité par Alexandre Astier. Si les limites de la Fanatsy sont cel les que le lecteur veut bien lui donner, il serait peut - être juste d’envisager que les limites du héros sont détenues par l’imagination de l’auteur qui saura susciter notre intérêt ou nos émotions.

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Isilwen

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lilith_yorlane

Portrait type du héros/de l’héroïne de Fantasy

Le héros de fantasy n’a pas nécessairement une carrure hors norme et est même plutôt chétif et banal mais présente une caractéristique physique particulière, qui le rend facilement reconnaissable : Harry Potter a une cicatrice en forme d’éclair sur le front(ses yeux sont le seul trait physique qu’il a hérité de sa mère), Elric de Melniboné est albinos, Ewilan a les yeux violets, Seyonne a le physique tant reconnaissable des Ezzariens et Kvothe est roux aux yeux verts (ce qui est fort rare pour un héros, beaucoup moins pour un adjuvant, mais je m'en tiendrais à le citer seulement ici, son cas relevant de celui, particulier, des héros solitaires de l'heroic fantasy).

Il n’est pas parfait non plus : il doute, de ses propres capacités voire de ses alliés qui lui apporteront pourta nt le soutien nécessaire à l’accomplissement de sa quête – l’exemple le plus évident ici, est certainement celui de Sam Gamgee et Frodo Baggins (Saquet) : Frodo doute de Sam, l’accuse de vouloir s’emparer de l’anneau, met en doute sa loyauté pour que, fina lement, celui - ci le sauve et le soutienne sans faille jusqu’au bout, prêt à mourir avec lui. On peut aussi prendre l’exemple de Seyonne, héros des Livres des rai - kirah de Carol Berg, qui remet toujours en doute la sincérité d’Aleksander, prince derzhi, qui a été son maître puis son ami après son affranchissement.

Le héros doute, donc, mais peut aussi – souvent – verser dans l’orgueil et devenir présomptueux (bien malgré lui) : Harry Potter, au début du tome cinq, est révolté lorsque Ron Weasley devient préf et, estimant que cette distinction aurait dû lui revenir plutôt qu’à son ami à cause des épreuves qu’il a traversées. Dans un autre univers, Elric, d’une constitution fort défaillante, se retrouve plusieurs fois à cours des médicaments, n’en n’ayant pas (a ssez) emporté avec lui et manque de mourir : dans le premier tome, cela permet à Yyrkoon de les jeter par- dessus bord, sa lourde armure et lui, puis de s’autoproclamer roi. Dans le deuxième tome, il se retrouve à bout de force au milieu du désert et est sa uvé de justesse par un habitant de Quarzhasaat. Quoi qu’il en soit, cet orgueil et/ou cette présomption, fera grandir le héros, de gré ou de force, en l’amenant soit à de nouvelles épreuves (le pays des Songes dans le cas d’Elric), soit en le faisant réaliser qu’il n’est pas seul face aux épreuves qu’il traverse (Ron est proche de Harry mais est rarement valorisé, (entre autre) selon Dumbledore).

Mais ces défauts sont souvent vite oubliés puisque le héros (ou l’héroïne !) de fantasy véhicule bien d’autres v aleurs morales : compagnons sont de races et/ou d’origines (sociales ou géographiques) diverses :

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- Selim a toujours vécu dans la cité (HLM) tandis qu’Ewilan vit dans un quartier riche

- Harry est fils unique, adopté à contrecœur par sa tante alors qu’He rmione est née - moldue (de

personnes sans pouvoirs magiques) et Ron est le dernier garçon d’une famille de 7 enfants (la dernière, Ginny a un an de moins que Ron) - Seyonne est esclave et Aleksander est prince des derzhi, qui ont réduit en esclavage le peup le de Seyonne.

Fort de cette diversité découlant de son ouverture d’esprit, le héros de fantasy lutte pour le bien de l’humanité ou de son monde, rejetant toutes formes de discrimination (sociale et raciale) et d’égoïsme :

- Harry Potter accepte sa mort ( inévitable pour vaincre celui - dont - on - ne - doit - pas - prononcer - le - nom) parce qu’il ne veut plus voir quelqu’un mourir pour lui ou à cause de lui.

- Elric part en voyage, convaincu que ce qu’il apprendra durant cette année servira les intérêts de son peuple et de son pays (rendre à Melniboné sa gloire passée) - Seyonne n’a de cesse de lutter pour rendre à l’Ezzarie (son pays natal) son indépendance et à son peuple sa sécurité.

- Eragon nettoie (en éliminant Galbatorix) et recréer la caste des dragonniers tout en s auvant le Monde du joug du tyran.

Ces exemples démontrent d’une dernière chose importante à noter, indissociable du héros de fantasy : il a un destin à accomplir, il est doté d’une mission, qu’il le sache ou non. Mais ce destin ne se réalisera pas de lui - m ême : le héros sera poussé par les événements et traversera les épreuves qui le feront grandir, réfléchir et évoluer tout au long de son ou ses voyage(s) (parce que le héros voyage ! dans son monde ou entre plusieurs, invariablement), jusqu’à l’accomplisse ment de son destin.

Bibliographie :

Harry Potter de J.K. Rowling Le cycle d’Elric de Michael Moorcock La quête et les mondes d’Ewilan de Pierre Bottero Le seigneur des anneaux de J.R.R Tolkien L’Héritage de Christopher Paolini Les Livres des rai - kirah de Carol Berg Les Chroniques du tueur de roi de P. Rothfuss

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Lilmakine

Pourquoi et comment le personnage d'un récit devient - il un héros de fantasy ? Quel héros faut - il être pour satisfaire les rêveries d'un lecteur avide de sensations et d'émotions ?

Un héros a un destin

Le héros du récit de fantasy a été appelé, convoqué par un sage reconnu par les autres personnages. Ce mentor est venu le chercher et lui révèle qu'un danger menace. La prophétie l'assure, lui seul peut le dé samorcer. Les jeunes adultes de La roue du temps de Robert Jordan en sont le parfait exemple. Pour différentes raisons et après quelques réticences, ils acceptent leur mission. Cette prophétie acceptée devient alors leur destin. Elle est leur responsabilité, leur but et ils ne peuvent pas y déroger.

Tout héros d'ailleurs, ne se révèle que s'il y a un danger : un homme surpuissant, qui inquiète l'intégrité d'une population, une entité ancienne qui se réveille et qui cherche vengeance. Le monde féérique, conn u dès le départ ou découvert, n'effraie pas, ou très peu le héros qui a été choisi. Il a des talents ou des dons

Il sait pratiquer la magie, c'est un expert dans un domaine martial, il est physiquement puissant. Bref, il est spécial.

Conan, le héros muscul eux et surpuissant de Robert E Howard vit de nombreuses aventures. Parfois le don est caché au début du récit. Il sera révélé en temps utile et est parfois même l'élément instigateur du récit.

Les pouvoirs de Sauveuse d'Emma Swan dans la série télévisée On ce upon a time apparaissent au moment opportun, quand elle accepte de croire ce que lui dit son fils. Lors du passage à l'adolescence, la transformation physiologique du corps se double de l'apparition de pouvoirs magiques ou spéciaux attendus et redoutés par le reste de la communauté. Par exemple, Théodora Van Alen dans les Vampires de Manhattan de Melissa de la Cruz va devoir apprendre à vivre avec cette différence.

Un héros est charismatique

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Il attire à lui des compagnons utiles. Temporaires ou permanen ts selon les cas, ils sont des soutiens

durant les combats, savent le réconforter dans les coups durs, le conseiller dans ses décisions. Il a

relativement confiance en eux, même si des traîtres peuvent apparaître pour les besoins d'un ressort dramatique. S 'il faillit, ses amis le remettent dans le droit chemin.

Il sait lui - même convaincre des personnes qui au départ n'avaient pas forcément envie de le suivre. Il est déterminé, ce qui amène les autres à croire également dans sa mission. C'est par exemple She a Ohmsford, jeune héros des Chroniques de Shannara de Terry Brooks. Sauvé par hasard des gnomes par Panamon le voleur et Keltset le troll, il renverse une situation désavantageuse en réussissant à faire de ces hors - la - loi aguerris des compagnons de route .

Pour mériter de tels compagnons, il doit prouver qu'il mérite leur confiance.

Le poids des origines familiales

Le héros de fantasy a souvent une origine familiale secrète ou mystérieuse. S'il est orphelin, un de ses objectifs va être la recherche de son o rigine. Si le héros appartient au départ au monde réel, il peut avoir des difficultés à s'adapter, se sent en décalage avec son entourage. Bastien, de l'Histoire sans fin de Michael Ende, se sent négligé par son père et est exclu par ses camarades : il se réfugie dans la lecture d'un livre volé et découvre un univers merveilleux dont il devient en quelque sorte le sauveur.

L'histoire de la famille peut être ancrée dans l'histoire de son peuple, sa contrée. Il est alors le descendant d'une lignée de héros. L'enfant renouvelle l'exploit de ses parents. Dans la septologie Harry Potter, les parents de Harry et de plusieurs de ses compagnons ont déjà prouvé leurs compétences et leur vaillance.

A la différence des contes de fées traditionnels, les parents ne sont pas au départ, une menace directe pour leur enfant.

Par exemple, Lyra dans à la croisée des mondes de Phillip Pullman qui cherche à tout prix à savoir qui sont ses parents et qui découvre plus tard que ses parents sont une menace.

Il sait prendre les bonn es décisions, en tout cas il le croit

Un héros a des principes moraux et s'y tient. Il a accepté un jour sa mission, il a donné sa parole , il a par hasard sauvé une belle femme comme Richard Cypher dans l'épée de vérité de Terry Goodkind, en bref, il assu me d'avoir traversé le miroir. Dans tous les cas, il continue.

Le héros est « humain », il n'est pas infaillible et peut commettre des erreurs. Même remis en cause par son groupe, sa foi les éclaire au final. Le destin lui a donné des responsabilités que lui seul doit porter. Ce poids le conforte, et même en proie aux doutes ou à un abattement passager, il est le meneur, il est le décideur. Par la force de sa détermination, il impose le respect et l'unanimité, ce qui peut amener d'autres personnages à se dé passer et à découvrir une force intérieure qu'ils avaient oubliée. Frodo, dans Le seigneur des anneaux de J.R.R Tolkien, succombe à la tentation, mais réussit finalement à la surmonter.

Un héros de fantasy tel que je viens de le décrire peut apparaître, ma lgré sa complexité, fade dans sa droiture. Il est donc possible que le héros principal soit affublé d'un défaut physique, psychologique ou moral, mais sans exagération, car il doit rester à mon avis séduisant et captivant. Un héros complètement estropié, e xcessivement amoral ou complètement irrécupérable me semble difficile à suivre dans un récit lié au merveilleux, et cela quelles que soient la qualité de l'écriture du récit et l'originalité du scénario.

Il n'y a pas à mon sens un héros de fantasy, mais de s héros.

Bien qu'appartenant au même sous genre de l'heroic fantasy, le Conan de Robert Howard n'est pas l'Elric de Moorcock. Conan est physiquement puissant, Elric est chétif. Chaque héros possède d'autres caractéristiques qui vont l'aider à survivre et m ener sa mission à bien. Même s'ils suivent une même ligne directrice, ils savent se démarquer par leur caractère, et parfois aussi par le message qu'ils véhiculent. Les adolescents en révolte rejettent la société moderne déshumanisée, irrespectueuse de la nature et individualiste. Le monde merveilleux est souvent pré - industrialisé et presque utopique, n'était la menace qui y pèse.

Dans la fantasy mythique, les héros sont retravaillés pour être mis au goût du jour. Leur psychologie est approfondie, leur quêt e est modernisée. On a plaisir à retrouver des héros de contes de fées dans d'autres situations, l'art de l'auteur est alors de proposer une histoire surprenante mais crédible à des héros comme Arthur Pendragon ou Le petit Chaperon Rouge, qui devient elle- même le loup. Quand les héros sont des héroïnes, le ton change : les femmes prennent leur vie en main, elles sont indépendantes et fières. Elles ne sont plus seulement des faire - valoir ou des tueuses impitoyables et

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cruelles, mais des personnages révélateu rs de la transformation de la société et de l'émancipation des femmes. Il y a peu d'amours pour le héros principal dans la fantasy en général. En revanche, la romance torturée, quasi impossible ou exacerbée est essentielle dans la dark fantasy.

A mon sens, un héros de fantasy se caractérise par l'acceptation de son destin et la façon dont il va réussir la mission qui lui a été confiée. Mais la quête n'est en fait qu'un prétexte, un objectif visible, pour montrer l'évolution et la transformation d'un personn age qui peut avoir comme objectif inconscient de retrouver sa liberté, de faire la paix avec son passé, ou plus simplement de passer à l'âge adulte en révélant sa force intérieure et sa confiance en soi.

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mephi740

Lorsque je pense au hé ros de fantasy, je ne peux m'empêcher de voir Elijah Wood écarquillant ses grands yeux bleus et saisissant l'anneau précieux Et pourtant, avant de voir les films de Peter Jacksons, j'avais lu et relu Le Seigneur des anneaux et imaginé mon propre Frodon. J'avais aussi déjà dévoré bon nombre de livres du genre. Une chose est sûre : je n'ai jamais imaginé Sylvester Stalone dans ce rôle ! Il est trop grand, trop fort, trop brute, trop ! Le héros de fantasy porte en lui une fragilité dont témoigne souvent s a petitesse. Il est mal dans sa peau car il souffre souvent d'un manque affectif : il peut avoir subi la mort d'un de ses parents, voire des deux. Frodon et Harry Potter sont orphelins, Bastien dans l'Histoire sans fin et David dans Le Livre des choses per dues ont perdu leur mère. Lyra dans La Croisée des Monde de Pullman ne découvre ses parents qu'alors qu'elle est adolescente mais on ne peut dire qu'elle comble alors son manque car ses parents ne lui témoignent pas d'affection et cherchent plutôt à l'utiliser. Le héros de fantasy tient beaucoup du héros de conte à l'image du Petit Poucet, seul contre tous mais il hérite aussi du héros épique demi - dieu qui, comme Ulysse, fait des erreurs et reste donc humain Frodon montre son humanité contre l'avis de ses amis en épargnant Gollum et en lui faisant confiance : cette faiblesse s'avérera décisive puisque c'est Sméagol qui provoquera finalement la destruction de l'anneau. Notre héros peut aussi montrer une certaine ressemblance avec le héros de la nouvelle fantastique surtout lorsqu'il s'agit de fantasy urbaine comme Neverwhere de Gaiman. Le personnage commence par douter de l'existence du surnaturel. L'autre monde, le Londres souterrain, celui qui côtoie le nôtre, déclenche d'abord la suspicion et la terreu r de Richard qui finira par s'effacer peu à peu du monde réel. Le plus souvent, il s'agit de héros masculins. Certes, il existe des héroïnes dans l'univers de la fantasy, Alice en étant l'une des premières. Cependant, les filles apparaissent plus rarement en rôle principal. Dans La Croisée des mondes, Lyra, une des héroïnes les plus attachantes du genre, finit par partager « l'affiche » avec Will, son alter ego. Dans La Quête de l'oiseau du temps, superbe bande dessinée de Loisel et Le Tendre, Pelisse, hype rsexy avec son fourreux, semble mener le groupe mais je ne vous

dévoilerai le subterfuge qui dévoile sa facticité. Pas facile d'être une fille dans l'univers de la fantasy ou alors il faut être gothique et vampire et encore : les maux sont autres Un e autre caractéristique du héros de fantasy est sa quête mais sa première mission est déjà de la

il se connaît mal et a souvent un pouvoir qu'il ignore, notre héros se cherche et son

trouver Comme

caractère messianique en charge de sauver l'univers se ré vèle en cours de récit. Harry Potter, au début de la série, ne sait pas qu'il est sorcier, il ne connaît pas encore la prophétie et ignore qu'il est destiné à affronter Voldemor, le prince des ténèbres. La plupart du temps, le héros, élu, réussit sa missi on et le monde est sauvé du mal, c'est l'eucatastrophe de Tolkien. Il faut dire qu'il possède toutes les qualités nécessaires pour cela : il a le sens du sacrifice, il est courageux et souvent vertueux. J'ON dans Le Grand Pouvoir du Chninkel constitue un c as particulier puisque Van Hamme définit le scénario comme une « version décalée du nouveau testament » Sa quête aboutit plus ou moins puisqu'il réalise la prophétie « La paix reviendra quand les trois uniras », mais les trois seigneurs s'unissent pour co ndamner J'ON en le crucifiant. Sa mort déclenchera l'anéantissement de tout ce qui vivait sur Daar car le dieu U'N est un « maître jaloux et rancunier ». Seuls survivront quelques Tawals velus, nos ancêtres finalement ! Ce portrait du héros de fantasy est forcément très incomplet : le temps me manque et je n'ai pas encore trouvé le livre qui arrêtera son cours Pour simplifier, il emprunte son caractère et son apparence à tous les genres qu'il côtoie mais ce qui fait son intérêt, c'est sa singularité qui le rend digne de figurer à côté d'autres grands héros de la littérature.

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patchoquel

Mon héros de Fantasy

Héros ou Héroïne ? Je me suis posé la question, la plupart du temps les héros sont des jeunes hommes. Même quand l’auteur choisit une héroïne comme Lyra dans « A la croisée des mondes », celle - ci n’existe que accompagnée de son « dæmon » au nom masculin, P antalaimon et elle est d’abord décrite comme une sauvageonne chez qui toute trace de féminité a été gommée.

Mon Héros est un jeune adolescent, qui ne connait pas grand - chose de son environnement, qui se trouve un jour projeté hors de son quotidien par un é lément perturbateur, comme Eragon trouvant un œuf de dragon, Frodon du Seigneur des Anneaux qui se voit confier l'Anneau de Sauron ou même Harry Potter qui reçoit une lettre l'invitant à se présenter lors de la rentrée des classes à l'école de sorcellerie de Poudlard.

Comment est - il physiquement ? Ni grand ni petit, ni beau ni laid, il se distingue peut être par une marque qui sera pour lui autant un inconvénient, perpétuelle moquerie de ces tourmenteurs ou un signe de reconnaissance insoupçonnée de sa puis sance ( Harry Potter n’a - t - il pas survécu à l’attaque de Voldemort ? ) .

Confronté à la bêtise des jeunes de son âge, à la méchanceté des hommes, il comprend le rôle qu'il a à jouer dans le conflit entre le Bien et le Mal, celui d'un Élu destiné à faire tr iompher le Bien. Et cela lui fait peur … et quelques fois il doute, il fuit, confronté comme tout un chacun à ses angoisses, ses moments de doute. Il est Humain, ce n’est pas un monstre, ni une machine mais un être fait de chair qui se reconnait parfois lâ che.

Le héros doit accepter la souffrance et les larmes, la perte d’un être cher. Il connait également des situations comiques, embarrassantes et sentimentales, c’est ce qui en fait un être de chair et de sang.

Il est entouré d’amis qui ont leur propre his toire et leurs propres capacités et surtout qui sont comme lui plein de doutes et de contradictions.

C’est l’armée de Dumbledore avec notamment un intellectuel maladroit mais riche en connaissances, poltron qui va se comporter de façon extrêmement héroïqu e comme Neville Londubat qui va d’ailleurs tuer le dernier horcruxe. Et que dire d’Hermione qui est une fille très intelligente, studieuse et déterminée, qui suscite parfois l’exaspération mais c'est aussi une fille très sensible et dotée d'un

grand cœur e t de Ron Weasley qui est sarcastique, passionné et susceptible, mais fait preuve d'impressionnantes capacités tactiques, comme en témoigne son don pour les échecs sorciers.

Le héros va découvrir ses pouvoirs magiques, et poursuivre sa quête aidé aussi par un mentor, Brom dans « Eragon » ou un magicien comme Gandalf du Seigneur des Anneaux, ou Dumbledore dans « Harry Potter ».

Au cours de son parcours le héros franchit des obstacles, résout des énigmes, trouve des objets qui s’avèrent merveilleux comme la ca rte du Maraudeur, la cape d’invisibilité ou même les portolains dans « Harry Potter » autant d’objets qui permettent d’investir l’imaginaire par des trouvailles qui entrent en résonance avec l’espace virtuel.

Commençant le cycle en tant qu'adolescent, il d evient adulte grâce ou à cause de toutes les aventures qu'il a menées et du combat final qu’il a remporté.

Mais le point commun à tous les héros de Fantasy n’est - il pas la recherche de soi - même, la découverte de sa propre histoire, de son cheminement vers le monde de l’Adulte ?

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Xime

Je souhaite vous présenter Diana Bishop, la trilogie de Déborah Harkness "Le livre perdu des

sortilèges". (Deborah HARKNESS "Le livre perdu des sortilèges" édition Poches 2011)

Diana Bishop est le personnage principal. La l'histoire se situe dans notre univers et à notre époque. Il

est important de préciser que nous autres, humains, n'avons pas conscience de notre co - existence

avec des êtres surnaturels, comme le sont les sorcier s(ères), vampires et démons. Diana est une

sorcière qui est allée à Oxford faire une année sabbatique dans le cadre de ses recherches

universitaires. Professeure d'histoire de l'alchimie. Elle fait des recherches sur les origines de la science

à partir des récits alchimiques.

E lle refuse ses pouvoirs magiques. Elle souhaite vivre une vie d'humaine. A l'adolescence elle tourne

"le dos à tout ce qui touchait à la magie, je (Diana) me plongeai dans ce qui fait l'adolescence

fut mon intellect qui me permit de quitter Madison. ( je mis dans les

études une ardeur telle que l'héritage magique familial n'avait plus de sens". Sauf qu'elle utilise ses

pouvoirs sans se rendre compte (quand elle réfléchit - page 316, quand elle fait du s port(page 67),

quand elle fait du cheval page 360)

humaine

"(page

20)

"Ce

)

On peut la définir comme une femme moderne et indépendante. Sportive, elle fait du jogging, de

l'aviron et du yoga.

Nous avons une présentation des pouvoirs magiques de Diana page 361, ils sont très étendu s, vont de

la précognition, aux marqueurs élémentaires (prédisposition à maîtriser un ou plusieurs éléments)

terre, air, feu, eau. Diana possède des capacités pour la sorcellerie (faire des enchantements) ainsi que

des pouvoirs magiques.

L a saga va présent er le voyage initiatique de Diana à la découverte de ses pouvoirs. Mais aussi, le droits

des ses êtres merveilleux d'être libres d'aimer ceux qu'ils veulent: Diana s'exprime: "alors, c'est ce que

redoute la Congrégation, dis - je à mi - voix. Ils craignent la naissance d'enfants qui ne seraient ni

vampires, ni sorciers, ni démons, mais tout cela à la fois. Que feraient - ils dans de cas?" plus loin pg

681, un autre personnage, Myriam :" Votre relation avec Matthew met toutes les créatures ici

présentes en danger. Cela va tout changer, ( Plus il y aura des créatures à approuver votre relation,

plus le risque qu'une guerre éclate est grand".

)

Diana présente la quête de la manière suivante page 692: "Si nous sommes en guerre, nous n'allons

pas nous battre pour un manuscrit ensorcelé ni pour ma sécurité ni pour notre droit à nous marier et

à avoir des enfants. Nous nous battons pour notre avenir à tous. ( Si nos enfants ne franchissent pas

)

l'étape suivante de l'évolution, ce seront les enfants d'autres. ( P ersonne ne subira ce genre d'enfer

sous prétexte qu'il ou elle aime quelqu'un qui lui est interdit. Je ne le permettrai pas."

Dans ces derniers mots "je ne le permettrai pas" on perçoit le caractère de Diana. Elle est impulsive,

mais assume ses choix.

C'e st un personnage, plein de charme, curieuse et intuitive.

Elle va apprendre la magie, pour cela elle utilisera ses pouvoirs et voyagera dans le temps.

)