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2017saison

2016Auditorium

du Louvre

2017saison 2016Auditorium du Louvre Conférences, colloque, films, clip & clap, concerts Du 15 mars au 19

Conférences, colloque, films, clip & clap, concerts

Du 15 mars au 19 mai

du Louvre Conférences, colloque, films, clip & clap, concerts Du 15 mars au 19 mai L’atelier

L’atelier au musée

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À l’occasion de la rénovation du musée Eugène-Delacroix, dernier atelier et appartement du peintre, l’auditorium du Louvre propose une programmation sur le thème de l’atelier et sa présence au sein de l’institution muséale. Colloque, conférences, films et concerts permettront ainsi de pénétrer au cœur de ce lieu où l’œuvre naît et se développe, fruit d’un travail individuel ou collectif, comme d’analyser les traces et les réminiscences qui demeurent au sein des musées.

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individuel ou collectif, comme d’analyser les traces et les réminiscences qui demeurent au sein des musées.
individuel ou collectif, comme d’analyser les traces et les réminiscences qui demeurent au sein des musées.

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Conférences et Colloque

Conférences

Mercredi 15 mars / 12 h 30

Secrets d’un chef-d’œuvre, la restauration des peintures de Delacroix à Saint-Sulpice

Conférence d’actualité de la recherche en histoire de l‘art

par Dominique de Font-Réaulx, musée national Eugène-Delacroix, et Marie Monfort, Direction des Affaires culturelles de la ville de Paris

La restauration des peintures murales d’Eugène Delacroix à la chapelle des Saints-Anges de l’église Saint-Sulpice s’est terminée en novembre 2016. Le peintre a apporté un soin particulier à ces compositions, sans cesse modifiées en cours de réalisation et préparées par une centaine d’esquisses. Cet ensemble de trois scènes, commandé à Delacroix en 1849 et achevé en 1861, a été peint à la cire et à l’huile avec une technique très sensible aux produits de restauration traditionnels. Leur restauration récente a révélé l’engagement sans failles, presque surhumain, de Delacroix dans cette entreprise. Rendue possible grâce à un financement complémentaire de l’État et de la Fondation du Patrimoine, elle a associé recherches archivistiques et études techniques, éclairant la genèse des peintures d’un jour nouveau. En rendant visibles certains détails et perspectives, cette restauration renouvèle l’approche, en termes d’histoire de l’art, de l’une des dernières œuvres du peintre et dévoile les secrets d’un chef-d’œuvre du patrimoine.

Dominique de Font-Réaulx est conservateur général au musée du Louvre, directrice du musée national

Eugène-Delacroix depuis 2013. Elle a été, pendant cinq ans, chargée de mission auprès d’Henri Loyrette, pour la coordination scientifique du projet du Louvre Abu Dhabi. Auparavant, elle a été conservateur au musée d’Orsay, en charge de la collection de photographies ; elle a commencé sa carrière comme conservateur de la collection de moulages du musée des Monuments français, de sa restauration et de son redéploiement. Elle a collaboré à de très nombreux catalogues et ouvrages et a été commissaire de plusieurs expositions, notamment : « L’Invention du sentiment » (2002, musée de la Musique), «Le daguerréotype français, un objet photographique» (2003, musée d’Orsay, The Metropolitan Museum of Art), «Dans l’Atelier» (2005, musée d’Orsay), « L’œuvre d’art et sa reproduction photographique» (2006, musée d’Orsay), «Gustave Courbet (1819-1877)» (2007-2008, Grand Palais, The Metropolitan Museum of Art, Musée Fabre de Montpellier), « Delacroix en héritage, autour de la collection Moreau-Nélaton» (2013, Musée E. Delacroix), « Objets dans la peinture, souvenir du Maroc » (2014, Musée E. Delacroix), « Une brève histoire de l’avenir » (2015-2016, musée du Louvre), «Mythes fondateurs. D’Hercule à Dark Vador» (2015-2016, Petite Galerie, musée du Louvre), « Delacroix et l'Antique » (2016, musée E. Delacroix).

Marie Monfort est conservatrice en chef du patrimoine, en charge de la conservation des œuvres d’art religieuses et civiles de la ville de Paris depuis 2013. Ce service gère les décors et les œuvres d’art des édifices religieux de la ville. Elle a en préparation une exposition sur les peintures religieuses du XVIII e siècle dans les églises de Paris. Elle a exercé préalablement à la mission de préfiguration de l’établissement public Paris-Musées et, de 1999 à 2010, comme conservatrice des antiquités et objets d’art du département des Hauts-de-Seine. Elle a publié plusieurs ouvrages et articles sur la peinture murale dans

les années Trente, notamment L’École joyeuse et parée (Paris, 2013), autour des décors des écoles de Paris, à l’occasion d’une exposition au Petit Palais. Elle est commissaire de l’exposition «Baroque des Lumières. La peinture des églises de Paris au XVIII e siècle », inaugurée en mars 2017 au Petit Palais.

jeudi 18 mai / 12 h 30

Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l’atelier au musée

Conférence de présentation de

l'exposition « Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l’atelier au musée » au musée Delacroix du 3 mai au 28 août

2017.

par Dominique de Font-Réaulx, musée national Eugène Delacroix

1 / Eugène Delacroix,

Saint Michel terrassant le dragon, Paris, église Saint-Sulpice © Ville de Paris – COARC – Claire Pignol

2 / J. Alaux, L'atelier

d'Ingres, musée Ingres,

Montauban © Montauban, Musée Ingres / Roumagnac

Pages 4

3 / Vent Moderne, 2015,

de Xavier Veilhan © Veilhan / ADAGP, Paris 2017, photo de Lucrecia Laurel

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Colloque

Samedi 18 mars / 9 h 30 – 20 h

Atelier/ateliers

Depuis le texte fondateur de Georgio Vasari, les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes, paru la première fois en 1550 à Florence, l’histoire de l’art s’est construite autour des grandes figures d’artistes au risque d’occulter derrière cette litanie de nom, la fabrique de l’œuvre d’art. Pourtant, dans l’atelier, la création artistique était bien souvent collective:

des petites mains, souvent anonymes, celles de collaborateurs, d’assistants ou d’élèves participaient à la réalisation des œuvres. Comment le nom en est-il venu à faire oublier la matérialité du travail artistique ? Peut-on réconcilier le corps de l’artiste avec celui de l’atelier ? Au-delà de l’histoire des représentations de l’atelier, que demeure-t-il de l’atelier au musée ?

Comment rendre sensible le processus de création ? L’atelier de l’artiste peut-il être muséifié ? Le musée, lieu de travail et de transmission, est-il un atelier comme les autres ? Cette journée veut revisiter la notion d’atelier, dans un cadre chronologique et géographique large, sous forme de quatre sessions de discussion sur les thèmes de la signature, du lieu, de la muséographie et de l’imaginaire.

En conclusion et pour élargir davantage le champ de la réflexion, l’historien Carlo Ginzburg parlera de « son » atelier avec les réalisateurs Jean-Louis Comolli et Ginette Lavigne qui, pendant plusieurs mois, ont filmé les différentes étapes de l’un de ses chantiers de recherches.

Comité scientifique :

Etienne Anheim, EHESS, Paris Charlotte Chastel-Rousseau, musée du Louvre Dominique de Font-Réaulx, musée national Eugène-Delacroix Charlotte Guichard, Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS- ENS), Paris Ségolène Le Men, Université Paris Nanterre Monica Preti, musée du Louvre François René-Martin, École nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris.

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Nanterre Monica Preti, musée du Louvre François René-Martin, École nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris. 3

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5 4 9h30 Introduction Dominique de Font-Réaulx, Charlotte Chastel-Rousseau, Monica Preti 10h 1. La signature

9h30

Introduction Dominique de Font-Réaulx, Charlotte Chastel-Rousseau, Monica Preti

10h

1. La signature Modérateur:Béatrice Fraenkel, EHESS, Paris

Signature en « me fecit », mais qui fait quoi? par Pierre-Alain Mariaux, Université de Neuchâtel

L’atelier, le nom, la trace : Jacques-Louis David et l’autographie en peinture par Charlotte Guichard, Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS-ENS), Paris

11h30

11. Le lieu Modératrice:Charlotte Chastel- Rousseau, musée du Louvre

Les ateliers d’Ingres : de l’école au tombeau par François-René Martin, École nationale supérieure des Beaux-Arts/ Centre allemand d’histoire de l’art, Paris

Un adieu au studio du lettré ? Artistes chinois et ateliers parisiens de 1920 à

1950

par Éric Lefebvre, Musée des Arts de l’Asie de la Ville de Paris, Cernuschi

14h30

111. La muséographie Modératrice : Dominique de Font- Réaulx, musée Eugène-Delacroix

De l’exposition à la création par Sébastien Allard, musée du Louvre Studio Paris par Xavier Veilhan, artiste

Suivi d'une discussion-rencontre sur l'actualité de l'atelier avec Sylvie Ramond, musée des beaux-arts de Lyon, commissaire de l'exposition «Henri Matisse. Le laboratoire intérieur », et Philippe Dagen, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, auteur de Artistes et ateliers.

16h

1v. L’imaginaire Modératrice:Nadeije Laneyrie-Dagen, École normale supérieure, Paris

« Faire du Grévin scientifique » :

reconstitutions archéologiques d’ateliers à l’Exposition Universelle de 1889 par Annick Fenet, UMR 8546 AOROC

(CNRS-ENS), Paris

Les ateliers de Monet à Giverny, de la mémoire à l’imaginaire par Ségolène Le Men, Université Paris Nanterre

18h

Conférence-projection Modératrice : Monica Preti, musée du Louvre

L’atelier sans fin. Une réflexion sur la mise en abyme par Carlo Ginzburg, historien

Conférence-projection suivie d’un débat avec Jean-Louis Comolli, réalisateur et écrivain, Ginette Lavigne, réalisatrice, et Gérald Collas, producteur Ina

Avec des extraits du film : Reproduction/ reproduction. « Ars imitatur naturam », de Jean-Louis Comolli et Ginette Lavigne, 2003-2006 – Ina.

« Je vous lirai un texte, en m’interrompant, ici et là, pour laisser place à quelques citations visuelles tirées d’un long documentaire intitulé Reproduction/reproduction. « Ars imitatur naturam », tourné entre 2003 et 2005 par Jean-Louis Comolli et Ginette Lavigne. Reproduction / reproduction était le titre d’un projet de livre sur Dante, auquel je travaillais depuis quelques années. Le film de Comolli et Lavigne documente la trajectoire d’une recherche en cours, avec ses tâtonnements, ses avancées et ses points d’arrêt. Un documentaire sur l’atelier d’un historien, donc:nous sommes, comme vous pouvez le voir, au centre de la question abordée au cours de cette journée. Mais quel est le lien entre le texte et le film ? La réponse est très simple : le premier n’aurait pas existé sans le dernier. Mon intérêt, préexistant, pour le thème de la mise en abyme, a été nourri du film et des riches discussions qui l’ont accompagné. Les citations du film montreront les éléments que j’ai développés, plus de dix ans plus tard, dans mon texte. Nous sommes, encore une fois, dans un atelier–un atelier sans fin, lié à un livre que je n’ai pas écrit et que peut-être je n’écrirai jamais. Qui sait?» Carlo Ginzburg

4 / Dante, Commedia, (détail : le réveil de Dante), Egerton 943, London, British Museum © The British Library

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Cinéma et Films sur l’art

Jeune public

Mercredi 5 avril / 15 h

Un drôle d’atelier

Un montage de films et de courtes séquences sur l’atelier d’artiste dans le cinéma d’autrefois. Avec Charlie Chaplin, Harry Langdon, Georges Méliès

A partir de 5 ans

« Une caméra dans l’atelier »

Les ressources du cinéma offrent à l’exploration de l’espace hautement symbolique que constitue l’atelier un outil précieux permettant de mettre en lumière une face cachée de l’art, celle révélant l’intimité de l’artiste et le processus créatif. En témoigne cette sélection de films de fiction plaçant l’atelier au cœur du récit et d’archives rares documentant peintres et sculpteurs au travail.

rares documentant peintres et sculpteurs au travail. Mercredi 19 avril / 12 h 30 Aristide Maillol,

Mercredi 19 avril / 12 h 30

Aristide Maillol, sculpteur

Fr., 1943, réal. Jean Lods, 27 min, num.

Filmé en 1942 à Banyuls, en zone libre où il s’est retiré après la déclaration de guerre, le sculpteur Aristide Maillol, « paysan catalan » simple et serein, puisant son inspiration dans la nature se dévoile dans son univers. Le réalisateur Jean Lods, beau-frère de Léon Moussinac, est l’auteur de nombreux documentaires dans les années 1930 puis dans les années 1950 pour le PCF. Dans les années 1940,il crée l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC) qui deviendra par la suite la FEMIS. Témoignage exceptionnel et unique sur l’artiste, le film ne fut diffusé qu’après la mort de Maillol en septembre 1944, victime d’un accident de voiture alors qu’il revenait de rendre visite à Raoul Dufy à Vernet-les-Bains.

Henri Matisse

Fr., 1946, réal. François Campaux, 25 min, num.

« Gage d’authenticité, la visite à Matisse sert de prétexte au reportage filmé. Le moyen de l’atteindre se double de l’occasion exceptionnelle de pénétrer chez lui. On le voit en conversation avec un vieil ami dans son domicile parisien ainsi qu’on le

suit prenant l’air dans son jardin niçois un carnet de croquis à la main. On l’observe de la même manière corrigeant l’accrochage de ses toiles

à l’occasion d’une exposition ou à un

autre moment faisant le portrait de

l’un de ses petits-fils. Les lieux et les gestes se renvoient les uns aux autres

à la façon dont le film entend lier la

vie et l’œuvre de Matisse en déplaçant son portrait à l’endroit même de l’acte de la création ». Christophe Viart, « Matisse déculotté par la caméra, Henri Matisse de François Campaux », Le court-métrage français de 1945 à 1968 (2), Antony Fiant et Roxane Hamery (dir.), Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2008.

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7 6 Jeudi 20 avril / 20 h Tous les matins du monde Fr., 1991, réal.

Jeudi 20 avril / 20 h

Tous les matins du monde

Fr., 1991, réal. Alain Corneau, 119 min, 35mm, d’après le roman éponyme de Pascal Quignard. Musiques de Marin Marais, Jordi Savall

Avec Gérard Depardieu, Jean-Pierre Marielle, Guillaume Depardieu, Michel Bouquet, Anne Brochet

À la fin de sa vie, Marin Marais, prestigieux violiste de Louis XIV, se souvient de son apprentissage avec Monsieur de Sainte-Colombe, grand maître de la viole de gambe. Professeur austère et intransigeant, ce dernier ne va pas de main morte avec son jeune élève ainsi que ses deux filles. Devenu veuf, le virtuose recherche en vain une perfection absolue dans son art. Brossant le portrait d’un musicien misanthrope et nostalgique retranché dans son univers, en pleine campagne, le film propose une réflexion sur la création et la transmission. La photo somptueuse d’Yves Angelo, les éclairages et les cadrages s’inspirent largement de la peinture du XVII e siècle, et notamment de Rembrandt, Vermeer, Philippe de Champaigne, Georges de la Tour, Lubin Baugin

Vendredi 21 avril / 12 h 30

Visite à Picasso

Bel., 1950, réal. Paul Haeserts, 20 min, 35mm, commentaire dit par Gérard Philipe

Dans ce premier film entièrement consacré à Picasso et tourné dans son atelier de Vallauris, Paul Haesaerts, déjà réalisateur d’un film sur Rubens en 1948 et par ailleurs critique d’art et peintre, rencontra plusieurs difficultés. L’impossibilité, d’une part, de refaire des prises car Picasso refusait d’agir en acteur, de recommencer un geste ou une expression. Et le projet, d’autre part, de filmer le dessin en train de se faire sans être « gêné » par le corps de l’artiste. Picasso s’avérant un acteur-né, la première difficulté fut aisément contournée. Et pour la seconde, Haeserts résolut la question par l’utilisation d’une vitre interposée entre la caméra et Picasso et sur laquelle celui-ci dessina au pinceau. Ce procédé permettait à la fois de porter à l’écran l’œuvre en cours de création et de rendre l’artiste visible derrière la représentation qu’il était en train d’élaborer. Ainsi, bien avant Clouzot et ses calques (Le Mystère Picasso, 1955), le film révélait de manière éclatante le processus créateur de Picasso.

André Masson. Les quatre éléments

Fr., 1958, réal. Jean Grémillon, 20 min,

35mm

Dernier film du cinéaste brutalement disparu, devenu par là son testament poétique, ce documentaire méditatif montre le peintre au travail. André Masson est l’artisan de son œuvre qui est captation, dans le paysage provençal au pied de la montagne Sainte-Victoire, des forces de la terre, de l’eau, de l’air et du feu. « On imagine souvent bien mal l’épuisement physique qu’engendre la création artistique. Je souhaitais en trouver les raisons dans l’accomplissement même du travail du peintre, et, pour cela, le surprendre dans son atelier, parmi des

rouleaux de papier blanc, des sacs de sable de Loire, des torchons mouillés, des bouquets de plumes ; surprendre ses

gestes en toute liberté (

de “repentir” comme disent les graveurs » Jean Grémillon, 1958.

),

sans possibilité

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8 7 Bram van Velde Fr., 1983, réal. Jean-Michel Meurice, 26 min, vidéo Vingt ans après

Bram van Velde

Fr., 1983, réal. Jean-Michel Meurice, 26 min, vidéo

Vingt ans après l’avoir filmé pour la première fois, Jean-Michel Meurice rencontre à nouveau le peintre abstrait Bram Van Velde à l’orée de ses 85 ans. Dans un jardin où il se promène en compagnie du peintre nuagiste abstrait Jean Messagier, ou dans son atelier, ils évoquent, en feuilletant son album de photographies, le long effort de Bram Van Velde vers la peinture qui a tout exigé de lui. Peu intéressé par le réel, c’est l’invisible qu’il tente de cerner. Il rend hommage à sa mère, qui a vécu avec ses enfants dans la plus grande des pauvretés, évoque sa rencontre avec Samuel Beckett et raconte la grande aventure que constitue pour lui l’acte de création. Ce portrait de Bram Van Velde (né en Hollande en 1895) est illustré par ses dessins et ses gouaches.

Samedi 22 avril / 15h

Edvard Munch, la danse de la vie

Norv., Suède, 1974, réal. Peter Watkins, 175 min, num.

Ce portrait atypique du peintre Edvard Munch dans ses jeunes années nous montre un artiste aux prises avec les conventions de la société puritaine de son temps. « Tournée en 1973, la biographie du peintre Edvard Munch par Peter Watkins était considérée par Ingmar Bergman comme un travail de génie. Le film assume sa subjectivité (le cinéaste y pousse son propre cri) et utilise une méthode révolutionnaire:un montage alchimique y mêle l’élaboration des tableaux, une chronologie bousculée par des réminiscences obsessionnelles, leitmotive d’une mémoire hantée par des scènes clés, des troubles physiques et métaphysiques, et des interventions de personnages qui, comme s’ils étaient interviewés, livrent états d’âme ou jugements moraux, sociaux, esthétiques. ». Jean-Luc Douin, Le Monde.

Mercredi 26 avril / 20h

Mr Turner

G.-B., 2014, réal. Mike Leigh, 150 min, num. Avec Timothy Spall, Dorothy Atkinson, Marion Bailey, Paul Jesson.

Mr. Turner évoque les dernières années

de l’existence du peintre britannique,

J.M.W Turner (1775-1851). Artiste reconnu, membre apprécié

quoique dissipé de la Royal Academy

of Arts, il vit entouré de son père qui

est aussi son assistant, et de sa dévouée

gouvernante. Il fréquente l’aristocratie, visite les bordels et nourrit son inspiration par ses nombreux voyages. La renommée dont il jouit ne lui épargne pas toutefois les éventuelles railleries du public ou les sarcasmes de l’establishment.

A la mort de son père, profondément

affecté, Turner s’isole.Sa vie change cependant quand il rencontre Mrs Booth, propriétaire d’une pension de famille en bord de mer.

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Vendredi 5 mai / 20h

Camille Claudel

Fr., 1988, réal. Bruno Nuytten, 175 min, num., musique de Gabriel Yared Avec Isabelle Adjani, Gérard Depardieu, Alain Cuny, Madeleine Robinson

Camille Claudel voue ses jours et ses nuits à sa passion, la sculpture. Soutenue par son père et son frère Paul, elle rêve d’entrer dans l’atelier du grand maître Auguste Rodin. Après lui avoir démontré

son talent et sa détermination à travailler avec lui, Rodin l’engage comme apprentie avec son amie Jessie. Camille tombe rapidement éperdument amoureuse du maître. Elle devient son égérie et ravive son imagination quelque peu éteinte. Très vite, elle travaille de plus en plus

pour Rodin

long-métrage en tant que réalisateur le chef opérateur Bruno Nuytten filme, à la demande d’Isabelle Adjani, cette histoire de passion entre deux artistes mais aussi de tyrannie. Les décors, qu’il s’agisse de l’atelier, de la campagne ou du dernier taudis où Camille s’enferme, sont conçus et filmés comme autant de sources qui viennent mettre en lumière la nature tragique de cet « amour ».

Pour son premier

Samedi 13 mai / 15h

La Belle Noiseuse

Fr., 1991, réal. Jacques Rivette, 240 min, 35mm, d’après la nouvelle de Balzac Le Chef d’œuvre inconnu. Avec Emmanuelle Béart, Jane Birkin, Michel Piccoli

Un peintre vieillissant est rongé par un secret qui l’obsède : l’abandon, il y a dix ans, d’un grand tableau qui devait être son chef-d’œuvre et dont sa femme était le modèle. L’arrivée d’un jeune couple dans sa propriété du Midi va lui permettre de reprendre cette œuvre et c’est la jeune femme, qui cette fois, lui sert de modèle. Pendant les cinq journées de pose, la tension va monter entre les différents protagonistes. Avec le thème de l’artiste retrouvant l’inspiration et reprenant goût à la peinture, Jacques Rivette questionne le mystère même de la création. Analysant les rapports du peintre et de son nouveau modèle, il poursuit sa réflexion sur le thème de l’artiste manipulant et « dévorant », au risque de se perdre lui-même, ceux qu’il approche.

», au risque de se perdre lui-même, ceux qu’il approche. Vendredi 19 mai / 12h30 Dans

Vendredi 19 mai / 12h30

Dans l’atelier de Mondrian

Fr., 2010, réal. François Levy-Kuentz, 52 min, num.

Tourné dans la réplique exacte de son atelier de Montparnasse, ce documentaire-fiction réincarne un Mondrian « vivant » et redessine sa

trajectoire artistique. Le film retrace la vie de Pieter Cornelis Mondriaan, dit Piet Mondrian (1872-1944), peintre néerlandais dont l’œuvre marque un tournant décisif dans l’histoire de la peinture moderne. D’abord influencé par le Cubisme, Mondrian invente au début des années 20 un langage universel

à partir de formes géométriques inédites

et de couleurs primaires. Avec Kandinsky et Malevitch, il est l’un des pionniers de l’abstraction pure, courant novateur qui a largement influencé l’art du XX e siècle.

Tourné dans la réplique exacte de son atelier du 26 rue du Départ à Paris, ce documentaire-fiction réincarne un Mondrian « vivant » passionné de danse et de jazz et redessine sa trajectoire artistique:des premières œuvres réalistes aux années mystiques, du mouvement de Stijl à son départ pour New York où il meurt en 1944. À partir d’archives

d’époque et d’entretiens avec l’écrivain et critique Michel Seuphor qui fut son compagnon de route le plus proche, ce film captivant nous fait revivre le cheminement intellectuel et humain qui

a mené Mondrian vers l’abstraction

géométrique, ce style si caractéristique qui en fait aujourd’hui encore l’une des grande figures de l’avant-garde artistique internationale.

Pages 6 et 7

5 / Henri Matisse de

François Campaux (1946) ©Argos Films

6 / Tous les matins du

monde d’Alain Corneau,

1991 © Tamasa Distribution

Pages 8 et 9

7 / Mr Turner de Mike

Leigh, 2014 © Diaphana

8 / Dans l’atelier de

Mondrian de François Levy-Kuentz, 2010 © Cinétévé

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Clip & Clap

Pépites visuelles, interviews, clips, « Clip & Clap » vous invite à une exploration de toutes les musiques en images.

Vendredi 21 avril / 20 h 30

Les ateliers du musicien

Séance présentée par Clément Lebrun et Christian Labrande. Avec la participation de Philippe Manoury.

Quel processus est à l’origine d’une œuvre musical, la notion d’atelier est elle pertinente pour la cerner ? Entre la naissance de l’idée musicale, sa réalisation puis sa transmission aux musiciens qui auront la charge de l’exécuter, le cheminement est complexe, fait de tâtonnement de retouches et de repentirs : visite guidée et en images dans quelques-uns des nombreux ateliers du musicien.

Il y a bien sur l’hagiographie que le cinéma a amplement popularisée d’Abel Gance à Ken Russel. Ces images

montrant l’œuvre jaillissant de la tête du compositeur : Monsieur de Ste Colombe dans sa cabane de murier, Mozart sur son lit de mort orchestrant son Requiem, Mahler concevant sa Symphonie des Mille dans sa cabane en

forêt

l’œuvre, selon George Sand, naissait de l’improvisation et qui préfigure l’écriture des jazzmen. L’atelier du musicien c’est également une expérience collective de création, auprès d’autres musiciens ou d’artistes d’autres disciplines. De Léonard de Vinci dont on disait

qu’il ne pouvait peindre qu’au son d’un luth à l’académie de Eustache Le Sueur qui mêlait musiciens, poètes et peintre dans une même dynamique créatrice ou encore les compositeurs minimalistes composant en assistant à une performance dans la Dream House de

New York

l’écriture induite par le rapport à l’électronique dans la musique en temps

ou encore Chopin dont toute

Jusqu’à la pratique de

réel de Philippe Manoury Et bien d’autres situations témoignant des voies multiples par lesquelles transite l’alchimie musicale

Parmi les archives filmées illustrant cette séance :

Amedeus de Milos Forman, Tous les Matins du Monde de Alain Corneau, Les Tontons Flingueurs de Georges Lautner, Magic Fire de William Dieterlé, Buena Vista Social Club de Wim Wenders, Les carnets d’esquisse de Beethoven, Water Walk de John Cage, Improvisations de Charlie Parker, Ella Fitzgerald

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Les carnets d’esquisse de Beethoven, Water Walk de John Cage, Improvisations de Charlie Parker, Ella Fitzgerald

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Concerts

Pépinière de talents située près de Francfort, l’Académie de Kronberg nous fait découvrir la richesse de son travail dans le domaine de la musique de chambre, véritable « atelier vivant » où se fabrique le concert. Une plongée dans l’univers de Beethoven et de John Cage complète cette visite de l’atelier du compositeur.

« Dans l’atelier du musicien »

Jeudi 27 avril / 12 h 30

Carte blanche à l’Académie de Kronberg (1/3)

Marc Bouchkov, Fumika Mohri,

violons

Walter Delahunt, piano

Franz Schubert Rondo brillant en si mineur pour violon et piano D 895 Johannes Brahms Scherzo en do mineur pour violon et piano extrait de la « Sonate FAE » Ernest Chausson Poème pour violon et piano opus 25 Eugène Ysaÿe Sonate n° 4 pour violon seul opus 27 n° 4 « Fritz Kreisler » Pablo de Sarasate Navarra, danse espagnole pour deux violons et piano opus 33

Vendredi 28 avril / 20 h

Carte blanche à l’Académie de Kronberg (2/3)

Anastasia Kobekina, Bruno Philippe,

violoncelles

Walter Delahunt, piano

Franz Schubert Sonate en la mineur pour violoncelle et piano D 821 « Arpeggione » Piotr Ilitch Tchaïkovski Pezzo capriccioso en si mineur pour violoncelle et piano opus 62

Max Bruch Kol nidrei pour violoncelle et piano Gian Carlo Menotti Suite pour deux violoncelles et piano

Concert précédé d’un hommage à Mstislav Rostropovitch pour les dix ans de sa disparition à travers une sélection d’images d’archives du grand violoncelliste, initiateur du projet de l’Académie de Kronberg.

Samedi 29 avril / 16 h

Carte blanche à l’Académie de Kronberg (3/3)

Mihaela Martin, Marc Bouchkov, Fumika Mohri, violons Adrien Boisseau, Timothy Ridout,

altos

Frans Helmerson, Bruno Philippe,

violoncelles

Johannes Brahms Sextuor à cordes n° 1 en si bémol majeur opus 18 Piotr Ilitch Tchaïkovski Sextuor à cordes en ré mineur opus 70 « Souvenir de Florence »

Mercredi 10 mai / 20 h

Dans l’atelier de Beethoven

(1/2)

Quatuor Takacs

Ludwig van Beethoven Quatuor à cordes n° 6 en si bémol majeur opus 18 n° 6 « La Malinconia » Quatuor à cordes n° 9 en do majeur opus 59 n° 3 Quatuor à cordes n° 16 en fa majeur opus 135

Jeudi 11 mai / 12 h 30

Dans l’atelier de Beethoven

(2/2)

Quatuor Takacs

Ludwig van Beethoven Quatuor à cordes n° 3 en ré majeur opus 18 n° 3 Quatuor à cordes n° 12 en mi bémol majeur opus 127

Vendredi 12 mai / 20 h

Dans l’atelier de John Cage

Cédric Pescia, piano

John Cage Sonates et Interludes pour piano préparé In a Landscape Suite for Toy piano Ludwig van Beethoven Bagatelles opus 119 Sonate n° 32 en do mineur opus 111

Concert-Atelier au Musée Delacroix

Dimanche 26 mars / 18h

Le public est invité, dans l'atelier du musée, à assister au moment privilégié où les artistes découvrent et interprètent une œuvre pour la première fois puis à un concert, aboutissement du travail de répétition. Une expérience musicale et visuelle proposée par le quatuor Cambini-Paris autour des œuvres de Haydn ; Dominique de Font-Réaulx évoquera, parallèlement à la performance musicale, la place de l’esquisse dans la peinture de Delacroix.

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9 / Quatuor Takacs © Ellen Appel

10 / Maurice Denis, Vue de l’atelier de Delacroix, place Furstenberg, musée Delacroix © RMN-Grand Palais / Gérard Blot

« L’atelier au musée »

Couverture : Monet dans son atelier avec le duc de Trévise devant la partie centrale du "Déjeuner sur l'herbe", 1920 © RMN-Grand Palais / Droits réservés

Mercredi 15 mars / 12 h 30

Conférence d’actualité de la recherche en histoire de l‘art

Secrets d’un chef- d’œuvre, la restauration des peintures de Delacroix à Saint-Sulpice

par Dominique de Font- Réaulx et Marie Monfort

Samedi 18 mars / 9 h 30 – 19 h

Colloque / Journée-débat

Atelier/ateliers

Dimanche 26 mars / 18 h Concert-atelier au Musée Delacroix

Quatuor Cambini-Paris

Mercredi 5 avril / 15 h

Cinéma jeune public

Un drôle d’atelier

Un montage de films et de courtes séquences sur l’atelier d’artiste dans le cinéma d’autrefois. A partir de 5 ans

Mercredi 19 avril / 12 h 30

Film sur l’art / cycle « Une caméra dans l’atelier »

Aristide Maillol, sculpteur

Fr., 1943, réal. Jean Lods,

27 min, 35mm

Henri Matisse

Fr., 1946, réal. François Campaux,

25

min

Jeudi 20 avril / 20 h

Cinéma / cycle « Une caméra dans l’atelier »

Tous les matins du monde

Fr., 1991, réal. Alain Corneau, 119 min, d’après le roman éponyme de Pascal Quignard

Vendredi 21 avril / 12 h 30

Film sur l’art / cycle « Une caméra dans l’atelier »

Visite à Picasso

Bel., 1950, réal. Paul Haeserts, 20 min, commentaire dit par Gérard Philipe

André Masson. Les quatre éléments

Fr., 1958, réal. Jean Grémillon, 20 min

Bram van Velde

Fr., 1983, réal. Jean-Michel Meurice, 26 min

Vendredi 21 avril / 20 h 30

Clip et clap

Les ateliers du musicien

Séance présentée par Clément Lebrun et Christian Labrande. Avec la participation de Philippe Manoury.

Samedi 22 avril / 15 h

Cinéma / cycle « Une caméra dans l’atelier »

Edvard Munch, la danse de la vie

Norv., Suède, 1974, réal. Peter Watkins, 210 min

Mercredi 26 avril / 20 h

Cinéma / cycle « Une caméra dans l’atelier »

Mr Turner

G.-B., 2014, réal. Mike

Leigh, 150 min

Jeudi 27 avril / 12 h 30

Concert / cycle « Dans l’atelier du musicien »

Carte blanche à l’Académie de Kronberg

(1/3)

Marc Bouchkov, Fumika Mohri, violons Walter Delahunt, piano

Vendredi 28 avril / 20 h

Concert / cycle « Dans l’atelier du musicien »

Carte blanche à l’Académie de Kronberg

(2/3)

Anastasia Kobekina, Bruno Philippe, violoncelles Walter Delahunt, piano

Samedi 29 avril / 16 h

Concert / cycle « Dans l’atelier du musicien »

Carte blanche à l’Académie de Kronberg

(3/3)

Mihaela Martin, Marc Bouchkov, Fumika Mohri violons Adrien Boisseau, Timothy Ridout, altos Frans Helmerson, Bruno Philippe, violoncelles

Vendredi 5 mai / 20 h

Cinéma / cycle « Une caméra dans l’atelier »

Camille Claudel

Fr., 1988, réal. Bruno Nuytten, 175 min, musique de Gabriel Yared

Mercredi 10 mai / 20 h

Concert / cycle « Dans l’atelier du musicien »

Dans l’atelier de Beethoven (1/2)

Quatuor Takacs

Jeudi 11 mai / 12 h 30

Concert / cycle « Dans l’atelier du musicien »

Dans l’atelier de Beethoven (2/2)

Quatuor Takacs

Vendredi 12 mai / 20 h

Concert / cycle « Dans l’atelier du musicien »

Dans l’atelier de John Cage

Cédric Pescia, piano

Samedi 13 mai / 15 h

Cinéma / cycle « Une caméra dans l’atelier »

La Belle Noiseuse

Fr., 1991, réal. Jacques Rivette, 240 min

Jeudi 18 mai / 12 h 30

Conférence de présentation d’exposition

Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l’atelier au musée

Par Dominique de Font- Réaulx

Vendredi 19 mai / 12 h 30

Film sur l’art / cycle « Une caméra dans l’atelier »

Dans l’atelier de Mondrian

Fr., 2010, réal. François Levy-Kuentz, 52 min

Programmateurs :

Christian Labrande, clip et clap Laurent Muraro, musique Monica Preti, histoire de l'art Pascale Raynaud, cinéma

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