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LARABITÉ HIER ET AUJOURDHUI : MYTHES ET PERSPECTIVE

Cours 1. Le 10/09/14

’ HUI : MYTHES ET PERSPECTIVE Cours 1. Le 10/09/14 ∑ Quelques définitions ∑ « L’identité

Quelques définitions

« L’identité humaine n’est ni naturelle ni stable mais elle résulte d’une

construction intellectuelle quand elle n’est pas inventé de toute pièces »

Qu’est ce qu’une arabité invite à poser la question de mythe. Parler de l’arabité

nous fait aussi parler de l’Arabie préislamique et de ses croyances païennes.

Toufic Fahd reste une référence dans la matière des mythes.

Il ne faut pas cependant mettre la mythologie arabe à la même place que les

mythes grecs qui sont des récits fabuleux, transmis par la tradition qui met en

scène des êtres incarnant des forces de la nature, des aspects de la condition

humaine.

L’arabité, du 7 e siècle à nos jours semblent avoir traversé deux étapes :

identitaires et politiques.

« La vérité de mythe est un effet de signification. La création des mythes, la

mythologie vécue spontanée n’est pas qu’un jeu logique qu’une activité

combinatoire et un exercice mis en l’ordre. Le mythe à sa manière de dire et

elle est logique. Mais le fond reste le plus important ; le mythe dit quelque

choses, à quelqu’un. » (L’encyclopédie universalise)

Eliade dit que « le mythe est un événement qui a eu dans le temps primordiale,

le temps fabuleux des commencement ».

Le petit robert voit que le mythe est une représentation idéalisée de l’état de

l’humanité dans un passé ou un avenir.

« le mythe est un langage, un système de communication, un message »

(Claude Levi Straus).

Chaque fois qu’un discours devient vérité ou perçu comme étant une vérité, il

«

y

a mythe » (Abi Rached).

Les mythes des origines et constructions identitaires.

Le terme arabité désigne les arabe du 7 e siècle se réfère à une sorte de proto-arabité qui

pourrait être mythiques puisque les sources sont invérifiables. Tabarî et Ibn al-Athîr ainsi

qu’Abu al-Fidâ’ (1273-1331), tout comme la Tradition, rattachent cette origine aux mythes

sacrés monothéistes de la Création. Les arabes descendraient de Qaḥṭân et ‘Adnân eux même

descendant de Sam fils de Noé. Il y a quatre éléments stables :

- Les origines (al-‘âriba, al-bâ’ida, (Qahtân, Sud) al-musta‘riba (Adnan, nord).

( Qahtân, Sud) al-musta‘riba ( Adnan, nord). - La nature et l’origine de la langue arabe.

- La nature et l’origine de la langue arabe. La langue arabe est une langue pure, celle

du Coran. Selon Ibn Hazm, Hud serait l’ancêtre des Qahtân.

- La tradition fait parler Adam l’arabe.

- L’oralité et les chaines de transmission sur les premiers siècles de l’islam peuvent

aussi construire des mythes.

Arabisation

Du 7 e au 13 e siècle l’idéologie prépondérante était de construire une oumma islamique.

Mais il y avait une diversité linguistique, politique, sociale et religieuse. Ceci fait qu’il eut une

civilisation florissante. Avec les Abbassides le pouvoir devient pluriel. C’est ainsi que les

Aghlabites ont régné 109 ans sur l’Ifriqiyya par une délégation de Harûn al-rashid. Il y avait

aussi des oppositions politiques comme les Umeyyade de l’Andalousie.

Le pouvoir politique sera secoué. Du temps des umeyyade est né le shu‘ûbiyya , un

mouvement anti arabe. Sous al-Ma’mûn, se mouvement va nier toutes qualités

civilisationelles évoluées des arabes. Ce mouvement était dirigé par les nouveaux convertis.

Il y a eu trois constants :

- L’islamité du pouvoir.

- Le système califal pour gérer la Umma et établir le règne de Dieu.

- L’arabité linguistique et administrative.

Le calife devait être descendant direct du prophète ou du Qureysh. Ainsi la

concentration de la légitimité du pouvoir qurayshite impliquait l’arabité du pouvoir, d’autant

plus que le Coran relevait déjà le caractère arabe du message révélé. Le caractère linguistique

va donner aux arabes un sentiment de supériorité sur les peuples conquis. L’arabisation

devient un instrument de pouvoir. La distinction entre arabité et arabisation, musulman et

islamisés a causé des crises.

Il y avait des tributs en Yethrib qui n’étaient pas forcément des arabes mais qui

parlaient l’arabe.

- On a fait descendu les arabes de Noé.

- L’arabe est langue sacrée

- La tradition était d’une transmission orale.

L’arabisation avait des raisons politiques, économiques, administratives et religieuses.

L’arabe devait être une langue de communication, d’administration et de culture.

L’arabité est une notion controversé

La question de l’arabité devait être en opposition avec les locuteurs des autres langues.

La persane, la berbère et la langue turque.

Sous les omeyyades et abbassides, les pouvoirs adoptaient le califat comme mode de

gouvernance, l’islam comme religion, l’arabe comme langue officielle. Tous ces facteurs ont

permis une arabisation rapide. Les tributs arabes se sont déplacés et sont installés dans les

quatre coins du royaume. En adherant à la nouvelle religion, les islamisés devaient tirés

d’avantage de la fiscalité. Cependant l’arabisation n’a pas supprimé les langues. Il y avait des

groupes ethniques qui ont protégé leurs identités en gardant souvent leurs langues, comme les assyriens, les arméniens, les mandéens, les coptes, les berbères, le perses etc. Ces « ethnies » ont opposé une résistance à l’hégémonie linguistique arabe. Ces résistants est caractéristique des anciennes civilisations continuent à résister. Aujourd’hui on parle des asservies et chaldéens en Irak, les Araméens en Syrie et en Irak, les Coptes en Egypte, les Berbères en Afriques du Nord, les Iraniens en Iran ainsi que les Turcs dans les pays turcophones. Des milliers de dialectes africains sont toujours existants. Il y a un regroupement chiite en Arabie Saoudite qui a gardé sa langue d’origine. Il convient cependant de nommer une nouveauté : en plus de leurs langues maternelles, ils ont aussi appris la langue arabe. Ainsi l’arabité linguistique était acceptée, ce fut le cas pour les iraniens, les berbères et les turcs. Ces derniers ont rejeté la langue arabe qu’ils jugeaient inadéquate avec leur identité.

Certains pays de l’extrême orientales ont eu d’autres rapports avec la langue arabe vu la distance.

Comment garder sa langue maternelle et satisfaire à l’exigence de l’arabité ? Ceci posait un problème. Comment s’accommodé un gouverneur ? Comprendre et pratiquer la juridiction islamique ? Ceci aussi posait un problème. Comment faire avec un Coran arabe intraduisible ? Les chiites se posaient cette question ? Alors ils devaient structurer le système de l’imamat.

Ralentissement de l’arabisation

Les premiers coups de freins sont donnés par les Croisades, de l’Antioche jusqu’à Jérusalem. Puis par les mongoles après la prise de Bagdad. Ces derniers seront efficaces en

Anatolie et en Turkestan. Ces deux événements seront coup fatale sur l’arabisation du 11 e au

15 e siècle.

Entre les 16 e et 18 e siècles, la vague d’arabisation a continué jusqu’avoir raison sur la langue copte. Toutefois, en Syrie, Liban et Palestine, l’arabe va dominer.

En Europe occidentale, ce sont les normands et espagnoles qui mettront un coup d’arrêt à la langue arabe, notamment en Sicile et en Espagne. Seul Malte va garder un dialecte arabe jusqu’à maintenant. Cependant, la campagne de l’arabisation va continuer notamment au Maroc et en Mauritanie.

A partir du 16 e siècle, la langue turque ne s’est pas opposée en Arabe. Cette dernière était encore la langue d’administration. C’est au 20 e siècle que la langue turque va s’opposer à la langue arabe. Tout le pays sera turquisé. Ce mouvement de turquisation donnera niassance de l’autre coté le mouvement panarabique.

L’arabisation et l’arabité devait subsister ou perdre du terrain. Pour des raisons

économiques, certains arabes vont émigrer soit vers les Amériques, soit en Indonésie ou

Maghreb comme les saoudites. D’autre part, un mouvement de ré-arabisation prendra son

essor au Liban et en Egypte. Tout ceci est aux 20 e -21 e siècles.

Le panarabisme:

Le panarabisme (voir enregistrement). Quelles sont les bases mythiques de cette

idéologie ? Il faut le faire remonter au mythe de la nation arabe. Cette notion qui sous-entend

rassembler les peuples arabes au nom des liens communs qui les unissent du point de vue

historique, géographique, économique et politique. Il prend ses bases sur la notion d’arabité

originelle qui précède l’islam, le slogan étant l’arabité seulement. On pourra le qualifié de

laic, fut un mythe idéologique car il recouvre deux notions. Ce mythe fut construit entre les

deux guerres mondiales par une intelligentsia séculaire arabe orientale. Ce fut néanmoins un

mythe fondateur car il a abouti à la création du parti Baath dans ces deux réalisations

irakienne et syrienne. « le proche orient étude : politique et militaire pges 699 à 709 » revue

politique étrangère n°3 de 1981.

Le parti bass et de la notion d’arabisme de quoi parle-t-on ?

Le panarabisme : les nationalismes

Les nationalismes se situent au 19ème siècle

Nationalisme restricitif

o Parti wafd

o Nassérisme

Nationalisme extensif

o Parti social nationaliste syrien. Ou PPs – parti populaire syrien

o Parti baath

Opposé au pouvoir central turc deux mouvements verront le jour le premier laïc, le

panarabisme, et le deuxième islamiste le panislamisme. Comment le panarabisme est-il né ? Il

faudrait remonter à 1798, Bonaparte, c’est la campagne d’Égypte. C’est l’opposition entre la

gb et la France. C’est une course de vitesse entre ces deux nations pour la domination du

bassin méditerranéen. Mais cette course d’influence va se faire au détriment de l’empire turc.

Tout le long du 19ème siècle cet empire déclinera laissant la place au gb, les français et les

russes.

En 1914 la turquie entre en guerre contre les alliés au coté de l’all. Pour empêcher le

morcellement des territoires arabes, les nationalismes du monde arabe se regroupent autour

d’un chef, le Cherif Hussein de la Mecque qui en 1916 obtient des gb par le protocole de

damas, la reconnaissance de l’indépendance des provinces arabes ds des limites géo allant du

golfe persique à la medd. Ni l’egypte et ni le maghbred ne font parti de ce protocole. Toutefois, les gb ne pouvaient pas tenir leur promesse, car d’une part, en mai 1916 ils avaient déjà signer avec la France les accords sykes picot. Ce qui fait qu’ils ne pouvaient pas tenir leurs engagement : Il s’agissait de se partager le monde arabe, ils avaient promis aux sionistes un foyer national juif en Palestine vient sceller ce projet. A l’issue de la guerre mondiale la stn partage l’empire turc en plaçant sous mandat français la syrie et le gd liban et sous mandat britannique, l’irak, la transjordanie et la palestine. Cette période sera connue sous la question d’orient dans l’histoire.

En réalité le premier rêve arabe aura vécu le temps d’une fausse promesse. Voilà le panarabisme qui a abouti à une impasse. Mais le mouvement a eu lieu.

Classification de ce panarabisme : il comprend deux tendances qui se croisent au point que quelque fois il est très difficile de les distinguer. La première, elle serait

essentiellement portée par des mvts restrictifs à idéologie nationaliste. La seconde se

caractériserait par des courants extensifs avec des idéologies régionalistes. Ds la première on trouve des egyptiens proche du pouvoir du nom de Urabi Pacha, Saad Zaghloul, gamal abdel nasser. (les rechercher). Les pères fondateurs de la deuxième catégorie se nomment :

Antoun Saadé et Michel Aflak.

Les nationalismes restrictifs :

la révolte de Urabi Pacha – fin du 19ème siècle. En 1881 se révolte contre le « roi ». le mot d’ordre fut « l’égypte pour les égyptiens ». la révolte aura des effets catastrophiques car elle va consacrer la présence britannique et l’hégémonie gb sur l’eg et le soudan qui va permettre au régime de se maintenir au pouvoir. Présence gb de 1881 à 1952.

Un autre mvt de meme nature idéologique verra le jour avec Saad Zaghloul. Il mourra empoisonné. Quand on parle de lui on parle du Wafd. Le wafd (la délégation – parti pol egyptien) en 1919 les nationaliste eg revendiquent l’indépendance de l’eg. Les mvts indépendantistes se regroupent autour de ce leader. Il va formé une délégation et ira à londres pour négocier l’indépendance. Cette délégation va obtenir la promesse de l’indépendance de l’egypte. fin du protectora le 21 février 1922. L’Angleterre gardera la défense militaire de l’egypte. le wafd donnera son nom au parti politique il sera associé au pouvoir dès 1923. C’est la date où l’egypte devient une royauté. Le succès obtenu avait de quoi inspiré d’autres mvts. L’insurrection syrienne contre la France est réprimée par le général gouraud en 1927.

Le 22 juillet 1952 les officiers libres renversent le roi Farouk et en finissent avec la royauté en egypte. en 1953 nasser prend le pouvoir en écartant ceux qui le gêne. L’homme le

plus populaire dans le monde arabe du 20ème siècle. Il sera aussi le symbole du nationalisme,

le symbole des revendications, le symbole de l’unité arabe. Il est considéré comme le héros

des gens du tiers monde. C’est un officier, et pas un idéologue.

* Un changement de régime, République : Il fait des réformes agraires. Il va

instaurer le socialisme arabe. Sur le plan éco et culturel il confisque les biens et les distribue.

Cette même année il lance les premières études pour le barrage d’Assouan. Il nationalise le

canal de suez suite aux problèmes liés au financement du barrage d’Assouan. C’est le début

du déclin des super puissances de l’époque : la gb, la fr, l’Italie, la russie, les usa. Zone de

fracture. C’est la que se situe le socialisme et la puissance visionnaire de nasser. Il n’a pas

financé son barrage, la russie lui propose de le financer. Création des pays non allignés (à

chercher). Il va parvenir à former un parti politique « l’union socialiste ».

En 1956, il va soutenir Boumediene contre la France. Sa suprématie sur le monde

arabe est effective à ce moment-là. Le parti baath de la syrie décide de s’unir avec l’egypte. le

mvt unioniste c’était avec la syrie. Le 22 février 1958 l’union est déclarée

Entre les deux pays, viendra se joindre le yemen, ce qui va donner la RAU – la

république arabe unie. On est dans une politique unioniste seulement rapidement des

dissensions vont apparaitre et en 1961 la syrie fait sécession et la fédération avec leyémen est

abolie. De la meme manière, le reve d’une unité arabe a durée le temps de 3 ans. Toutes les

tentatives qui suivront seront vouées à l’échec et notamment avec Kadaffi. Il est le père

fondateur de la lybie moderne.

Le parabisme extensif :

(PSNS) Parti social Nationaliste Syrien (PPS « Parti populaire Syrien »). Le peuple a

besoin de symbole qui doit se concrétiser sur une personne. L’homme de ce parti fut Antoun

Saadé (1904-1949). Il fonda le parti en 1934. Il était un chrétien orthodoxe libanais qui vécut

toute sa jeunesse dans une ambiance de recherche identitaire ainsi qu’instabilité politique.

Son idéologie fut basée sur l’identité déterminée par des données géographiques,

physiques et naturelles. Pour lui, le monde arabe se divise en quatre zones :

Le Maghreb ;

L’Égypte-Soudan ;

Les pays du Golfe ;

La Grande Syrie (formée de la petite syrie du Liban, la Jordanie et la

Palestine). Ils vont l’appeler le Croissant Fertile qui aura Chipre comme étoile.

Ce parti tentera plusieurs fois de prendre le pouvoir. La première tentative fut en juillet

Ce parti tentera plusieurs fois de prendre le pouvoir. La première tentative fut en juillet 1949 en Liban et Au Syrie. Celle de la Syrie marcha, l’autre a subit un échec. Cette même année, leur chef fut arrêté et exécuté. Toutefois, le parti survit. De plus en plus, les gens y adhéraient. Ils étaient très activiste en Syrie notamment. En 1950 ils furent interdits en Syrie à cause de leur influence. Désormais, ils vivront en clandestinité. Le deuxième coup d’État fut en 1961 au Liban. En 1970, Hafiz Asad prend le pouvoir et il va tolérer leur existence.

Pour Antoun Saadé, la nation régit du processus unificateur des milieux sociaux et physiques ambiant. Pour lui alors, l’origine ethnique ne décide. Pour lui, l’identité des arabes ne vient pas d’une descendance d’un ancêtre commun, mais plutôt par leur détermination par un milieu géographique. Il dit que la Syrie appartient aux syriens. La Syrie est une nation indivisible qui comprend la Grande Syrie, la Mésopotamie et le Sinaï.

L’objectif du parti fut de réaliser l’unification de la Grande Syrie historique. Pour cela, il n’accepte pas qu’une nation soit définit par la race ou par la religion. Il était pour une politique nationaliste et laïc. Les prétentions de ce parti qui s’appuie sur des forces paramilitaires (Qui est organisé selon la discipline et la structure d'une armée), cherchait à parvenir à l’instauration des nations terminales définies par les limites géographiques.

De son coté, le parti Baath Arabe Socialiste aura lui des prétentions régionalistes. L’homme de ce parti fut Michel Aflak (1910-1989), un grec orthodoxe. Il va élaborer une philosophie politique nationaliste arabe avec un groupe. Il va concevoir la théorie la plus achevée du panarabisme.

Leurs revendications : En 1935 : l’indépendance pour que l’histoire s’écrive avec

eux. En 1941, un groupe d’intellectuel se forma autours de lui et Salah al-Biṭâr. Ce groupe

sera plus tard le parti ba‘ṯ. Pas d’idéologie d’importation, mais des réflexions pour répondre à

la question suivante : qui sommes-nous ? et que pouvons-nous ? pour eux, les arabes forment

un seul peuple que définissent ; une langue, une culture, des données sociologiques et une

histoire commune.

L’idéologie consiste à prendre conscience de cette réalité, réintégrer l’Histoire en

réussissant l’Unité arabe par le combat d’idées. Leur slogan sera Unité, Liberté, Socialisme.

Ils refusent toute sorte de racisme, faisant de nationalisme et humanisme deux synonymes. Le

parti s’organise pour couvrir tous les domaines de la vie dans une citée, qu’il soit spirituelle,

culturelle, économique, etc.

Le parti se particularise par leur prise de position qui considère la religion comme une

donnée qu’il faut intégrer dans le projet national global et progressiste mais il ne faut pas que

la religion influence la politique. Il faut que l’idéologie du parti soit exempte de ce qui freine

la modernité. Le parti Baath devient une doctrine en perpétuel évolution.

Pour un parti moderne et un gouvernement qui puisse écrire l’Histoire e parti Baath

conditionne des déterminants primaires et secondaires :

Les déterminants primaires sont :

Une région pivot pour arriver à une entité.

Un leadership charismatique capable de galvaniser les masses au-delà des

frontières établies.

La configuration d’une menace. Mais il faut que cette menace soir réelle.

Les déterminants secondaires :

Langues

Géographie

Religion

Toutes ses conditions étaient réunies :

L’Égypte étant le pays pivot ;

Nasser étant le personnage charismatique ;

Israël étant une menace.

Le système prôné par le parti baath était difficile à mettre en place et à appliquer. Il

s’agissait d’une idéologie utopique puisque les arabes ne pouvaient pas avoir une réalité

collective pour une identité supranationale.

Avec le nassérisme, l’idéologie fonctionnait, mais depuis quelques décennies, ces

idéologies sont reliées par des mouvements islamistes.

Les mouvements fondateurs :

LE PANISLAMISME

Le hanbalisme : fondé par Ibn Hanbal (780-855). Cette école n’accepte pas le

concept de l’ijtihâd. Elle prêche pour l’unité de l’islam et les valeurs morales

au détriment des solutions purement juridique. Elle est littéraliste.

Ibn Taymiyya : il a voulu discipliner l’ijtihâd. Ibn Rušd le fera aussi.

L’islamisme contemporain :

Afghani va s’iilustrier par ses écrits contre l’idéologie matérialiste. Muhammad

‘Abduh prônait l’adaptation de la religion face aux nouvelles idéologies. Il

existe un islam qui n’est pas aveugle, qui accepte le raisonnement et qui

accepte la science selon les réformistes. L’islam accorde à l’homme une

certaine intelligence. Il ne fallait pas imiter les cultures étrangères, il fallait

aussi redonner à l’arabe sa noblesse. Il fallait aussi œuvrer pour l’unité du

monde arabe en vue de restaurer la umma. Ce réformisme se trouve entre le modernisme et le traditionalisme. Il va

développer des thèses religieuses et laïcisantes qui e veulent au service de la

nation arabe.

Les Wahhabites : ils seront les premiers à s’opposer aux ottomans. Il a été

fondé par Ibn ‘Abd al-Wahhab (1703-1791). Ce mouvement néo-hanbalite

s’oppose à toutes les innovations. Ce mouvement a pris de l’ampleur avec

l’adhésion d’Ibn Saoud qui se donnait pour mission de l’étendre à toute l’Asie.

C’est Muhhammad Ali Phacha qui l’a arrêté avec le soutient de France,

Angleterre et Turquie. Malgré la perte de la batail, l’idéologie persiste. La

constitution saoudienne ne tolère la présence d’aucune religion sur le territoire.

Les frères musulmans : certains font remonter l’idéologie de ce mouvement au

wahhabisme, d’autres le font remonter au salafisme. C’est en 1927 que le partit

fut fondé par Hassan al Banna. A ce moment, le parti wafd était aussi présent.

Le mouvement des frères musulmans était en opposition au parti wafd. Il était

aussi antioccidental et anti laïcité. Il s’agit d’une confrérie qui cherchait une

infranstructure solide et hiérarchisé. Tout musulman pouvait postuler après

avoir été assistant, apparenté et puis actif. Une élite pouvait être combattante

pour la guerre sainte. Cette procédure fut simplifiée, désormais il y a des

stagiaires et des membres actifs. Les membres s’organisent en réseaux. Très

tôt, le mouvement a eu droit à : presse, maison d’édition. Ils vont tout de suite

organiser des phalanges (katâ’ib) constituées de 12 membres. Des réseaux

sociaux se sont mis en place. Ils vont participer indépendant à la guerre entre

Israël et l’Égypte en 1948. Leur idéologie est l’application de la loi islamique. Il y a une suspension de la

charia. L’État idéal doit proposer nourriture, travail, logement et sécurité. Tant

que ceci n’est pas réuni, la loi ne peut pas être appliquée. Pour constituer l’État, il faut appliquer la charia. Il fallait abolir la constitution.

La propriété privée est réorganisée par la redistribution des biens par une

manière égalitaire. La zakat remplace l’impôt. Il fallait aussi lutter contre les

fausses confréries et la polygamie. Il fallait aussi se libérer par rapport aux

écoles juridico-théologique.