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Rapport annuel 2009

A la mémoire de François Solliard, responsable organi-


sation et qualité du secteur formation, et formateur IPT
Valais, qui nous a quittés le 9 mai 2010.

François Solliard a porté haut la mission de la Fondation


pendant près de 20 ans, en s’engageant avec compé-
tence et générosité pour qu’IPT puisse offrir aux candi-
dats de nouvelles perspectives personnelles et profes-
sionnelles.

Nous garderons de François le souvenir lumineux d’un


homme chaleureux, d’un grand professionnel et d’un
collègue très apprécié.
sommaire

Martin Arnold, directeur de l’Union cantonale zurichoise des arts et métiers


et membre du Conseil de fondation IPT 4

Chiffre clé : salaires générés par les personnes placées par IPT 5

Christine Théodoloz-Walker, directrice générale 6

Prix de l’innovation sociale 7

Témoignage d’un candidat 8

Hilde Schwab, présidente de la Schwab Foundation for Social Entrepreneurship 10

Chiffre clé : personnes prises en charge 11

Témoignage d’une candidate 12

Chiffre clé : taux de placement 13

Témoignage d’un candidat 14

Processus 16

Instruments 17

Benchmarking 2009 18

Chiffre clé : entreprises partenaires 19

Statistiques 20

Témoignage d’un candidat Jeunes@Work 22

Bilan 24

Compte d’exploitation 25

Organisation 26

Bureaux et antennes 27

Ce rapport est en partie illustré par le photographe Robert Hofer et a été entièrement
financé par la Vaudoise Assurances à qui nous exprimons toute notre reconnaissance.
Martin Arnold, directeur de l’Union cantonale zurichoise
des arts et métiers et membre du Conseil de fondation IPT

Construire des ponts – pour nous tous!

Comparée aux autres nations européennes, la Suisse est confirmée. Chez IPT, tous ces facteurs sont réunis. Au final :
toujours bien positionnée : dette extérieure, taux de chô- un taux de réussite élevé et des relations partenariales de
mage, charge fiscale et croissance économique – elle arrive longue durée avec de nombreuses entreprises qui propo-
toujours dans le peloton de tête, toutes catégories confon- sent des emplois, et également avec les pouvoirs publics
dues. Sans doute que des circonstances favorables y ont qui soutiennent les démarches d’IPT. Les personnes suivies
contribué, mais ce sont surtout l’image que nous avons de ne sont pas simplement des « cas » que l’on gère, mais des
nous-mêmes et la structure de notre État, bâti sur les individus préparés de façon ciblée au monde du travail. Par
notions d’autoresponsabilité, d’autodétermination et de là, IPT contribue non seulement à délester fortement nos
subsidiarité, qui expliquent cette situation. Pour que cela institutions sociales, mais ouvre de véritables nouvelles
reste ainsi, il faut l’engagement et la disponibilité de tous perspectives aux personnes suivies. Ainsi sont jetées et
à fournir plus que ce qui est simplement requis ou attendu. créées les bases d’une nouvelle vie avant tout autonome
Au lieu d’en appeler à toujours plus d’Etat, notre société et qualitativement meilleure. Et c’est dans ces atouts, à mes
continue à privilégier l’initiative privée. yeux, que réside le succès principal des activités d’IPT.

Dans cet esprit, « IPT – Intégration pour tous » peut effec- Si donc IPT parvient à jeter une passerelle entre le secteur
tivement servir d’exemple. Depuis 38 ans, cette fondation social et l’économie, elle joue également un rôle de
privée fournit des prestations de services qui, dans les pays constructeur de ponts pour notre société. Des ponts qui
qui nous entourent, auraient été confiées aux seuls pou- mènent des personnes vers un avenir caractérisé par l’au-
voirs publics depuis bien longtemps déjà. En effet, réinté- todétermination. Des ponts qui permettent d’intégrer au
grer dans le monde du travail des personnes présentant un lieu de marginaliser des personnes de valeur.
handicap physique ou psychique est une tâche ardue. Si,
de plus, cette réinsertion se veut durable, il faut pouvoir Mes remerciements sincères vont ici à tous les collabora-
compter non seulement sur des collaborateurs et des diri- teurs et à tous les dirigeants d’IPT pour leur travail profes-
geants particulièrement qualifiés, mais œuvrer sur la base sionnel remarquable !
d’une formule « sur mesure » et justifier d’une expérience

4 Editorial
Chiffre clé 2009

14 millions

Le montant total estimé des salaires


générés par les personnes placées
par IPT dans l’économie privée en 2009.

Un chiffre supérieur au budget de


fonctionnement de la Fondation et qui
traduit l’efficacité économique du
modèle de réinsertion développé.

IPT intégration pour tous - Rapport annuel 2009 Rapport d’activité 5


Christine Théodoloz-Walker, directrice générale

IPT, pionnier et spécialiste du retour à l’emploi


L’intégration et la réinsertion professionnelle des personnes 5 ans. En outre, 70% d’entre eux ont plus de 40 ans, et un
atteintes dans leur santé ou en situation de handicap sont tiers plus de 50 ans. L’augmentation de l’âge moyen et de
les enjeux centraux des 5ème et 6ème révisions de l’assu- la période de sans emploi requièrent des instruments
rance-invalidité et représentent un défi majeur pour la encore plus pointus et une adaptation du processus de
société. Il en va de la dignité des personnes concernées, réinsertion. De nouveaux outils ont d’ores et déjà été déve-
de la cohésion sociale et de la pérennité de notre système loppés dans ce sens.
d’assurances.
Le renforcement de notre partenariat avec les médecins et
Précurseur dans ce domaine, IPT s’engage depuis près de les hôpitaux s’est confirmé. 15% des mandats confiés à IPT
40 ans pour offrir aux personnes les plus en difficulté face proviennent désormais de ce secteur. Par ailleurs, une étude
au marché du travail de nouvelles perspectives profession- de Boston Consulting Group a été conduite auprès des
nelles et personnelles. Le prix de l’innovation sociale que principaux acteurs suisses du domaine des assurances
nous a décerné la Fondation Paradies, à Zurich, récom- privées et sociales. Elle met en évidence des économies
pense le travail de pionnier et l’esprit créatif de notre entre- annuelles potentielles de CHF 120 millions en cas d’appli-
prise, et nous encourage à poursuivre sur cette voie. cation systématique d’une politique de case management
par les assureurs privés, ouvrant ainsi de nouvelles pers-
En 2009, près de 1'000 personnes prises en charge par IPT pectives de collaboration avec notre Fondation.
ont retrouvé un emploi durable. Soit un taux de placement
proche de 40%. Dans un contexte de crise économique et Pionnier et spécialiste. Deux principes fondamentaux de
de resserrement du marché de l’emploi, ce bon résultat a notre culture d’entreprise qui nous guident dans la réalisa-
été obtenu grâce à l’intensification de la collaboration avec tion de notre mission et le défi quotidien qu’elle représente.
les entreprises et l’investissement accru de l’ensemble des Par sa capacité d’innovation, son savoir-faire, ses instruments
collaboratrices et collaborateurs dans le soutien direct aux et ses réseaux, IPT apporte un complément indispensable
candidats. Parmi ces derniers, 90% sont des chômeurs de à l’important dispositif de réinsertion socioprofessionnel
longue durée, et 15% sont sans emploi depuis plus de mis en place dans notre pays.

6 Direction
Prix de l’innovation sociale

La Fondation IPT a remporté, conjointement avec la


Fondation pour le Travail (Stiftung für Arbeit) de Saint-Gall,
l’un des prix les plus importants dans le domaine de
l’entrepreneuriat social. Décerné pour la première fois par
la fondation zurichoise Paradies, ce prix 2009 récompense
des solutions innovantes mises en œuvre en matière
d’intégration professionnelle.

« Ce prix est une reconnaissance de la culture d’innovation


de notre entreprise ainsi que des prestations fournies en
faveur de la société et de l’économie, mais surtout en faveur
des personnes les plus fragiles face au marché du travail. »
Christine Théodoloz-Walker, directrice générale de la Fondation IPT

« Le travail de la Fondation IPT est d’un grand bénéfice pour


la société et un exemple pour tous ceux qui œuvrent sur ce terrain. »
André Hoffmann, vice-président du conseil d’administration de Roche Holding
et vice-président de la « Paradies-Stiftung für soziale Innovation »

« Marqué par la globalisation, le progrès technologique et la philosophie néo-libérale du


plus fort, le marché du travail actuel a fait de l’intégration professionnelle une tâche ardue.
Les exigences envers les travailleurs sont énormes. Celui qui, pour une raison quelconque,
ne fait pas partie des travailleurs flexibles, qualifiés, en bonne santé et constamment dis-
ponibles, doit se battre. Il en va de même pour les personnes qui ont des obligations, que
ce soient des enfants, des parents âgés, des conjointes ou conjoints, qui font valoir leurs
droits, mais aussi celles et ceux qui ont des lacunes dans leur scolarité ou leur formation
et – disons-le ouvertement – dont le niveau intellectuel ne permet pas de remplir toutes
les exigences requises par le monde du travail. Les limites et les opportunités sont très
proches. »

Extrait du discours de Monika Stocker, membre du Conseil de fondation de la


« Paradies-Stiftung für soziale Innovation »

Reconnaissance 7
Jean-Luc Ducarroz Méroz Ressorts, Genève

Il est un peu le ressort de l’entreprise. Celui qu’on ne voit


pas beaucoup mais qui est indispensable au bon fonction-
nement du mécanisme. « M. Ducarroz occupe un poste
essentiel, mais très difficile à définir car polyvalent. Il est en
quelque sorte notre plaque tournante », explique Michel
Gretz, responsable technique et commercial de Méroz
Ressorts. Cette société genevoise spécialisée dans la fabri-
cation de ressorts de haute précision emploie une vingtaine
de collaborateurs et produit plusieurs dizaines de milliers
de pièces par semaine. « Pratiquement, M. Ducarroz est
responsable de la gestion des stocks et de la finition. 80 à
90% des pièces que nous produisons transitent dans ses
mains. »

« Aujourd’hui, M. Ducarroz est le plus ancien


collaborateur de l’entreprise. Nous en sommes
très fiers. » G. Gretz, administrateur de Méroz Ressorts

8 Témoignage
Le placement IPT : qualité et durabilité
75% des personnes placées par IPT sont encore en emploi une année après leur enga-
gement, et 70% le sont toujours après deux ans.

Autonomie, débrouille, gestion du temps et des priorités, telles sont les qualités requises
pour ce poste. Autant d’atouts que possède Jean-Luc Ducarroz. « C’est vrai que je suis
très sollicité et que cela génère pas mal de stress. Mais j’ai mes petits trucs pour m’orga-
niser.» De ces choses qui ne s’apprennent pas en salles de cours, mais qui s’acquièrent
avec l’expérience.

Sans formation, Jean-Luc Ducarroz a travaillé pendant près de 15 ans comme encaveur,
avant de se retrouver au chômage, puis d’être orienté vers IPT à la fin 1998. Rapidement,
avec l’aide de la Fondation, il reprend des activités temporaires auprès du Service des
Espaces Verts de la Ville de Genève comme aide-jardinier, puis comme nettoyeur pour la
saison d’été à Genève Plage. S’en suit un stage d’observation de deux semaines en qua-
lité d’ouvrier chez Méroz Ressorts. Au bout, un engagement temporaire de 3 mois, pro-
longé par un contrat fixe dès janvier 2000.

« Cela a été notre première expérience avec IPT et avec la réinsertion »,


se souvient Gabriel Gretz, 78 ans et administrateur de la société.
« Aujourd’hui, M. Ducarroz est le plus ancien collaborateur de l’entreprise. « J’ai mes petits trucs pour m’organiser. »
Nous en sommes très fiers.» L’expérience aurait toutefois pu tourner court.
« A ses débuts, il nous avait prévenu vouloir partir en Afrique, mais il ne nous a jamais
quittés », raconte M. Gretz, dont l’entreprise accorde une importance particulière à la réin-
sertion. « Nous jouons un rôle important en permettant à des personnes restées plusieurs
années sans travailler de pouvoir se tester à nouveau dans un environnement profession-
nel. Au début, on les sent tendues, un peu paniquées, puis le sourire revient sur leur visage.
C’est une grande satisfaction en tant qu’entrepreneur. Malheureusement, tous les stages
ne peuvent pas se concrétiser en engagement. Cela est parfois difficile pour nous de devoir
dire non.»

Avec ses 10 ans d’activité au sein de l’entreprise, Jean-Luc Ducarroz en connaît désormais
tous les rouages et « fait son job » avec la même application. Le voyage en terres africaines
est, lui, toujours au programme, mais patientera encore. « Peut-être à la retraite. »

Témoignage 9
IPT:
un exemple en matière d’entreprises sociales –
et pas seulement en Suisse

IPT a relevé un défi majeur : réinsérer professionnellement des personnes en difficulté face
au marché de l’emploi. A l’heure actuelle, remplir cette mission avec succès, et d’autant
Schiller/myimage.ch

plus avec des moyens limités, semble relever de l’impossible. IPT a réussi, permettant
chaque année de réintégrer dans la vie professionnelle un peu plus de personnes atteintes
dans leur santé psychique ou physique. Pour ce faire, la Fondation a recherché de nou-
velles solutions, étendu ses partenariats avec diverses entreprises et poursuivi sans relâche
Hilde Schwab, ses objectifs ambitieux d’expansion sur l’ensemble du territoire national. Ainsi, elle a
présidente, Schwab démontré qu’il est possible de parer à la hausse constante des dépenses de l’AI en alliant
Foundation for Social esprit d’entreprise et humanisme.
Entrepreneurship
Nous avons rencontré Christine Théodoloz-Walker en 2005, lorsqu’elle figurait parmi les
finalistes suisses de la première édition de « L’Entrepreneur social de l’année ». À l’époque,
elle avait impressionné le jury non seulement parce qu’elle était l’unique candidate
romande, mais surtout pour la persévérance avec laquelle elle avait défendu, année après
année, la cause d’IPT, et ce malgré de fortes résistances locales. Durant cette période, IPT
a pu développer ses partenariats avec nombre d’entreprises.

Le concours « L’Entrepreneur social de l’année » a été créé par la Schwab Foundation for
Social Entrepreneurship pour détecter les entrepreneurs sociaux les plus méritants à tra-
vers le monde. Chaque année, sur 5 continents, quelque 1000 candidats
« En Suisse, IPT est devenu un modèle issus de 15 nations sont soigneusement évalués, puis 25 à 30 d’entre eux
pour nombre d’entreprises engagées admis au sein du réseau de la Fondation Schwab. L’objectif est de faire
sur le plan social. » mieux connaître ces entrepreneurs ainsi que leurs modèles innovants. Par
ailleurs, grâce à la Fondation, les lauréats de ce concours ont la possibilité de prendre part
au World Economic Forum. Ainsi, chaque année, 30 entrepreneurs sociaux se rendent à
Davos où ils sont appréciés comme conférenciers et experts.

En Suisse, IPT est devenu un modèle pour nombre d’entreprises engagées sur le plan social.
Elles sont rares en effet, celles qui ont su s’établir dans autant de cantons, en dépassant
les frontières linguistiques. Dès lors, plus rien ne devrait freiner son expansion dans les pays
voisins. Le besoin de tels modèles est énorme !

10 Reconnaissance
Chiffre clé 2009

2’486
Le nombre de personnes prises en
charge par IPT en 2009.

Leur profil a passablement évolué au


cours des dernières années avec une
augmentation de l’âge moyen et de la
durée de la période de non-emploi.

90% d’entre elles sont des chômeurs de


longue durée, dont 15% sont sans
emploi depuis plus de 5 ans. Près de
70% ont plus de 40 ans et 1/3 ont plus
de 50 ans.

Rapport d’activité 11
Diana De Seta Croce Verde, Lugano

« C’est un honneur de travailler pour la Croce Verde. On but lucratif, la Croce Verde est partiellement financée par
s’y sent comme dans une grande famille.» Diana De Seta des dons. Le travail de Mme De Seta est donc très impor-
a retrouvé le sourire et la confiance en soi. Une confiance tant.» Directeur de l’association, Carlo Casso poursuit :
envolée peu à peu après la perte de son emploi en 2004 et « Notre mission est d’assurer les soins pré-hospitaliers de
une longue période de chômage. Orientée vers IPT par son première urgence et le service ambulancier pour le bassin
assistante sociale, elle effectue un stage auprès de la Croce luganais, avec en moyenne plus de 20 interventions quoti-
Verde au printemps 2008. Une expérience doublement diennes. Nous proposons également des cours de forma-
positive. « Nous avions besoin d’une personne supplé- tion dans l’environnement des premiers secours, ainsi
mentaire pour renforcer notre équipe, explique Manuela qu’un service médico-dentaire.»
Casso-Beccarelli, responsable du service administratif.
Mme De Seta était motivée et appliquée. Nous avons choisi La Croce Verde Lugano fête cette année son centenaire.
de lui faire confiance.» Avec succès puisque le stage s’est Des festivités auxquelles Mme De Seta a activement contri-
prolongé en poste temporaire puis en poste à plein temps bué en soutenant l’importante communication effectuée
dès l’automne. pour la recherche de fonds. « Mon travail est très varié et
parfois créatif. Je dispose de beaucoup de liberté et cela me
Aujourd’hui, Diana De Seta gère une base de données de plaît. » Une satisfaction partagée par sa responsable. « Au
14'000 donateurs, avec tout ce que cela implique : contacts début, nous pensions engager quelqu’un pour du travail
téléphoniques, saisie informatique, gestion des courriers et de soutien. Peu à peu, elle a pris plus de responsabilités et
des abonnements. Une activité qui requiert autonomie, occupe aujourd’hui un poste indispensable. Sa personna-
rigueur et précision. « En tant qu’association privée sans lité apporte beaucoup à toute l’équipe. »

12 Témoignage
Chiffre clé 2009

38%
Le taux de placement enregistré par
IPT en 2009.

Au terme du processus de réinsertion,


982 personnes ont retrouvé un emploi
fixe ou temporaire. Par ailleurs, 1658
stages ont permis aux personnes prises
en charge de valider leur projet
professionnel en entreprise et/ou d’ac-
quérir de nouvelles compétences.
Gerhard Akermann
Centre pour personnes âgées de Lindenhof, Rümlang

« Un rêve d’enfant s’est exaucé » - Gerhard Akermann


rayonne de joie. Il avait toujours voulu travailler dans la gas-
tronomie ou comme boulanger / pâtissier. Mais qu’il puisse
un jour devenir cuisinier, il ne l’aurait jamais cru.

Comment se fait-il que quelqu’un qui a passé une partie


de sa vie professionnelle dans la vente et qui, à la suite d’un
accident et d’une maladie, s'est retrouvé très longtemps au
chômage, soit aujourd'hui ravi d’être cuisinier dans un
centre pour personnes âgées?

« En tout cas, personne n’a dit que


c’était immangeable… »

14 Témoignage
«A priori, il y a beaucoup de similitudes avec mon ancien Ce n’est pas la première fois que le centre pour personnes
poste de vendeur», explique Gerhard Akermann. Il aime âgées de Lindenhof travaille avec IPT. « Cela nous intéresse
beaucoup le contact avec les autres, est communicatif, toujours de fournir un travail à quelqu'un et de lui donner
ouvert et la satisfaction des clients lui tient vraiment à cœur. ainsi de nouvelles perspectives », explique Yolanda Schütz.
Il suffit d’être ouvert, de donner une chance aux gens, de
Accident, maladie, douleurs chroniques, ont longtemps découvrir ce qui se cache en eux.
écarté Gerhard Akermann du monde du travail. «Une
période difficile», déclare-t-il. Et puis, on lui a recommandé
IPT. L’approche très individuelle d’IPT a permis à la « La transformation de Geri Akermann depuis qu’il a
conseillère d’orienter M. Akermann vers un centre pour commencé à travailler chez nous est incroyable, il est
personnes âgées, où ses compétences et son expérience de comme le jour et la nuit. »
vendeur pouvaient être utiles.

« La transformation de Geri Akermann depuis qu’il a com-


mencé à travailler chez nous est incroyable, il est comme le
jour et la nuit », constate Yolanda Schütz, la directrice du
centre pour personnes âgées de Lindenhof. Si l’on observe
M. Akermann dans son environnement, la manière empres-
sée, gaie et motivée avec laquelle il travaille, ses rapports
chaleureux avec les résidentes et les résidents, on a l'im-
pression qu’il était auparavant dans un monde où il avait
le sentiment de ne plus être utile.

A la fin de son stage, il était clair que Gerhard Akermann


convenait très bien au centre pour personnes âgées. Tout
le monde appréciait son attitude et son travail. Malheu-
reusement, il n'y avait aucun poste vacant. «Est-ce que tu
sais cuisiner?», a demandé Mme Schütz. Après une jour-
née d’initiation auprès du chef de cuisine, les choses sont
devenues sérieuses: Gerhard Akermann a préparé un repas
pour un groupe de huit personnes. «En tout cas, personne
n’a dit que c’était immangeable…». C’est donc lui qui va
continuer à cuisiner pour les résidentes et les résidents de
ce groupe. Mais ses tâches ne s’arrêtent pas là: il doit faire
les menus, les courses, tout préparer. C’est Geri Akermann
le chef, mais toutes les décisions sont prises en commun.

Témoignage 15
Le processus de réinsertion IPT

MANDAT DE
COLLABORATION

ADMISSION DU
CANDIDAT DANS
LE PROCESSUS

1 BILAN
2 PRÉPARATION
3 PLACEMENT
4 SUIVI EN
SOCIO- À LA REPRISE ENTREPRISE
PROFESSIONNEL D’UNE ACTIVITÉ
PROFESSIONNELLE

> Préciser les compé- > Renforcer les > Faire se rejoindre > Garantir l’intégration
tences, les attentes compétences les besoins des du candidat en
et les motivations, personnelles, entreprises et les entreprise dans les
ainsi que les limita- sociales et compétences des meilleures conditions
tions occasionnées professionnelles candidats par un grâce à un suivi
par l’atteinte à la grâce aux modules placement fixe ou professionnel, à la
santé. de formation. temporaire. demande, gratuit
> Définir et valider le et illimité.
projet professionnel
par un stage
en entreprise.

Certifié EduQua et ISO 9001:2000, IPT garantit une prise en charge professionnelle, neutre et sur mesure.

Basé sur la culture du possible et le principe de co-responsabilité, le processus IPT est générateur d’opportunités.
Global et individualisé, il mobilise activement la personne qui devient l’acteur central de son projet professionnel, lui
permettant de gagner en autonomie et d’améliorer son potentiel de retour à l’emploi.

16 Métier
Les instruments IPT

1 Bilan socioprofessionnel

Entretiens individuels
Renseignements médico-socio-professionnels
Stages d’observation

2 Préparation

Modules de formation

> Gestion du changement Devenir acteur de son projet personnel et professionnel

> Raisonnement logique et communication Développer ses compétences de réflexion et de


communication dans l’environnement professionnel
et personnel

> P.I.E Construire et activer son réseau

> Vers une nouvelle activité professionnelle Elaborer un projet professionnel réaliste, réalisable et
durable, et le valider en entreprise

> Accès emploi Maîtriser les techniques d’offres de services et


s’entraîner aux entretiens d’embauche

> Atelier emploi Mener une campagne d’offres de services

Stages en entreprises

3 Placement temporaire et fixe

4 Suivi en entreprise gratuit et illimité

Métier 17
Benchmarking 2009
Les facteurs d’intégration

Pour la quatrième année consécutive, IPT intégration pour tous a mené une enquête sur
l’intégration en entreprise des personnes atteintes dans leur santé. Ciblée sur les entre-
prises de plus de 50 collaborateurs, essentiellement en Suisse alémanique, l’enquête 2009
se veut complémentaire de celle réalisée l’an dernier auprès de 1'700 entreprises,
romandes pour la grande majorité. Au total, 1958 entreprises représentant plus de
123'000 collaborateurs constituent la base de données. Réalisée en collaboration avec
l’Observatoire Universitaire de l’Emploi de Genève, l’analyse a mis en évidence un taux
d’intégration minimal de 2,9%. Ce sont ainsi 3'555 collaborateurs atteints dans leur santé
qui sont employés dans les entreprises participantes.

Parmi les facteurs pouvant faciliter l’intégration des personnes atteintes dans leur santé
en entreprise, nous en avons identifié 4 en particulier :
> la thématique est abordée dans la communication interne
> une personne de référence est désignée pour faciliter cette intégration
> des objectifs sont fixés en lien avec cette thématique
> l’accès aux fonctions de cadre est favorisé

Pourcentage des entreprises ayant répondu « oui »


aux questions sur les indicateurs d'intégration
45

40 42%
35

30

25
26%
20

15
16%
10

5 6%
0
Communication Personne de Objectif fixé Mesure d'accès aux
interne référence désignée fonctions de cadres

42% des entreprises interrogées abordent dans leur communication interne la question
de l’intégration de personnes atteintes dans leur santé. Dans 26% des entreprises, une
personne de référence est chargée de favoriser cette intégration et 16% se fixent des
objectifs dans ce sens : adaptation de postes, aménagement des horaires, mise à disposi-
tion de places de stages ou non-discrimination. 6% des entreprises favorisent l’accès aux
fonctions de cadres grâce à diverses mesures : horaires flexibles, travail administratif,
formation continue.
Notons également que sur les 24 derniers mois précédant l’enquête, une entreprise sur
cinq a engagé une ou plusieurs personnes atteintes dans leur santé et près d’une sur dix
reconnaît avoir fait preuve de discrimination positive.

18 Enquête
Chiffre clé 2009

10'488
Le nombre d’entreprises partenaires

qui constituent le réseau d’IPT en Suisse

et qui offrent, par des stages ou des

engagements temporaires ou fixes,

de nouvelles perspectives profession-

nelles aux personnes prises en charge.


Statistiques 2009

Profil des personnes prises en charge : durée du chômage


90% des personnes prises en charge sont des chômeurs de longue durée, et 15% sont sans emploi depuis plus de 5 ans.

11% 11%
15% 15%

de 0 à 12 mois de 0 à 12 mois

de 12 à 24 mois de 12 à 24 mois

de 24 à 60 mois
35% de 24 à 60 mois
35%
au-delà de 60 mois au-delà de 60 mois

39 % 39 %

Profil des personnes prises en charge : âge


Près de 70% des personnes prises en charge ont plus de 40 ans, et 1/3 ont plus de 50 ans.

12%

34%
20-29 ans
18%
30-39 ans

40-49 ans

50 ans <

36%

20 Statistiques
Provenance des mandats confiés à IPT
Plus de 60% des mandats sont adressés par les ORP. Ceux en provenance du secteur médical et hospitalier, ainsi que de
l’assurance invalidité, ont progressé ces 3 dernières années.

3% 5%
18%

Services sociaux, institutions spécialisées

Hôpitaux, médecins

13% ORP

Assurance invalidité

Assureurs privés/entreprises

61%

Situation des personnes à la fin de la prise en charge


Bien qu’inférieur à l’an dernier, le résultat de placement de près de 40% reste excellent compte tenu de la situation
conjoncturelle difficile de 2009.

4% Reprise d’activité

11% Arrêt maladie-accident supérieur à 2 mois

Attente de décision AI, médecin ou autre


5%
Attitude inadéquate
38%
4% Autres (décès, déménagement, sans nouvelles)

6% Emplois temporaires subventionnés

Formation

Inaptitude
13%
Non-adhésion au processus, refus de la mesure
11%
4% Reclassement AI, rente AI, stage AI, demande AI
3%

Statistiques 21
Sergio Palomino AON, Genève

Sergio Palomino gère aujourd’hui un portefeuille d’une Après 9 mois passés au chômage et des dizaines d’offres
trentaine de clients et collabore régulièrement avec des de services envoyées chaque mois sans succès, la confiance
interlocuteurs aux Etats-Unis, à Londres ou à Bruxelles. Le en soi s’égraine. « On se demande ce qui ne va pas dans
début de carrière de ce jeune courtier en assurances peut notre CV, on se remet en cause. Le doute s’installe. »
sembler exemplaire, mais son entrée sur le marché du tra- Orienté vers Jeunes@Work par sa conseillère ORP, Sergio
vail n’a pas été simple et témoigne des difficultés rencon- apprécie d’être responsabilisé à nouveau et peut profiter
trées par de nombreux jeunes diplômés. du réseau d’entreprises partenaires de cette division d’IPT.
« La conseillère Jeunes@Work s’appuie sur ses nombreux
Après des études bilingues français-anglais et l’obtention contacts auprès des entreprises genevoises pour nous
de son master HEI, Sergio Palomino a toutes les cartes en proposer les postes à repourvoir et les postes de stage en
main pour faire carrière dans le monde bancaire comme il rapport avec notre cible professionnelle. »
le souhaite. Les choses vont toutefois s’avérer plus compli-
quées que prévu. La faute notamment à la crise qui prend
de l’ampleur. « J’ai terminé mes études en automne 2008,
au moment où la crise se médiatise. Les entreprises dégrais-
saient et il était difficile pour un jeune de faire sa place face
aux profils plus expérimentés présents sur le marché. »

22 Témoignage Jeunes@Work www.jeunesatwork.ch


Et cela fonctionne. Une semaine après son entrée dans le
processus Jeunes@Work, Sergio effectue un stage auprès
de l’entreprise AON, spécialiste de la gestion des risques et
du courtage en assurances. L’expérience est concluante et
le jeune diplômé profite d’un poste vacant pour prendre
plus de responsabilités et se familiariser davantage avec le
métier de « broker » (courtier) durant les cinq mois de
stage. Séduit par ses capacités d’analyse et sa réactivité,
AON lui propose un contrat fixe début décembre 2009. Une
récompense pour Sergio qui apprécie la confiance témoi-
gnée. « C’est une situation win-win. Mon employeur peut
compter sur l’investissement d’un jeune motivé, et de mon
côté, je bénéficie d’une formation de terrain en entreprise.
Je suis très bien entouré et j’ai la chance de pratiquer un
métier captivant dans un environnement international. »

« Mon employeur peut compter sur l’investissement


d’un jeune motivé, et de mon côté, je bénéficie
d’une formation de terrain en entreprise. »

Romain Vanolli Head Romandie AON


« Offrir un stage est une grosse responsabilité pour l’entreprise »

« Notre collaboration a démarré il y a six mois et a déjà débouché sur deux engagements
fixes dans deux de nos secteurs phares (International et Healthcare). Nous en sommes très
satisfaits.

Accueillir des jeunes diplômés pour un stage est une grosse responsabilité pour l’entre-
prise, car ils arrivent avec d’énormes attentes et nous ne pouvons pas les décevoir. Il est
essentiel de leur consacrer du temps pour les encadrer et les coacher dans les tâches qui
leur sont confiées.

Le métier de « broker » est un métier encore relativement méconnu des jeunes diplômés
car il existe peu de formations académiques dans le domaine de la gestion des risques et
des assurances.

Il est important pour nous que le stagiaire puisse effectuer des tâches opérationnelles et
ne pas se cantonner à un rôle d’observateur. Cela lui permet de se confronter aux réalités
du travail en entreprise et, à nous, de pouvoir évaluer ses compétences et son potentiel,
et de lui proposer, si l’occasion se présente, un poste de junior avec des perspectives de
développement à la clé. »

Témoignage Jeunes@Work 23
Bilan

2009 2008

ACTIF 7'238'000.86 6'603'968.06

ACTIF MOBILISE 7'022'402.76 6'382'203.28

Disponible 3'937'422.82 3'735'277.17


Caisse, CCP et comptes bancaires 3'937'422.82 3'735'277.17

Réalisable à court terme 962'264.09 899'938.46


Débiteurs nets 812'990.86 765'219.10
Autres créances 149'273.23 134'719.36

Comptes de régularisation 2'122'715.85 1'746'987.65


Frais payés d'avance 154'793.70 27'843.10
Produits à recevoir 1'967'922.15 1'719'144.55

ACTIF IMMOBILISE 215'598.10 221'764.78

Cautions, garanties de loyer 215'598.10 221'764.78

PASSIF 7'238'000.86 6'603'968.06


FONDS ETRANGERS 3'043'454.94 2'172'308.45

Exigibles à court terme 1'627'347.46 758'464.55


Banque - lignes de crédit 537'504.66
Fournisseurs et autres créanciers 1'089'842.80 758'464.55

Comptes de régularisation 1'416'107.48 1'413'843.90


Frais à payer 131'985.13 810'313.90
Produits reçus d'avance 795'122.35 603'530.00
Provisions diverses 489'000.00

FONDS PROPRES 4'194'545.92 4'431'659.61

Capital et réserves libres 2'784'245.81 2'982'998.60


Capital de fondation 14'000.00 14'000.00
Capital libre 1'180'225.00 1'176'395.97
Perte reportée -1'654.45
Réserves libres 1'996'097.34 1'793'028.20
Résultat de l'exercice -404'422.08 -425.57

Réserves affectées 1'410'300.11 1'448'661.01

24
24 Chiffres
Compte d’exploitation

2009 2008

PRODUITS Recettes 12'825'936.34 14'660'896.35

Recettes propres 2'672'702.84 3'430'337.07


Produits de placements temporaires 1'446'279.70 2'004'370.30
Produits des cours, encadrements et divers 413'642.94 196'865.82
Produits prestations OCAI 360'395.00 178'837.55
Produits IPT Conseil, assureurs privés 452'385.20 1'050'263.40

Contrats de prestations 10'153'233.50 11'230'559.28


- Contrat de prestations OFAS 1'398'415.20 1'366'788.93
- SECO 5'726'892.50 6'243'398.00
- OFAS, XtraJobs 1'030'140.30 1'833'684.85
- Cantons (y compris actions sociales) 1'866'665.50 1'771'567.50
- Office fédéral des migrations 120'000.00
- Divers 11'120.00 15'120.0

CHARGES Dépenses 13'988'114.62 14'646'529.96


Salaires versés aux personnes placées en missions temporaires 1'577'435.53 2'192'561.18
Appointements du personnel IPT 9'187'287.27 9'847'100.27
Honoraires de tiers 170'163.10 114'722.65
Frais généraux 3'053'228.72 2'492'145.86

RÉSULTAT Excédent de produits (-) / charges (+) 1'162'178.28 -14'366.39


D’EXPLOITATION

RECETTES Recettes et dons à but spécifique 724'946.20 763'786.70


SPÉCIFIQUES Loterie romande 600'000.00 500'000.00
Divers dons, sponsoring 124'946.20 263'786.70

RÉSULTAT Résultat de l'exercice, excédent de produits (-) / charges (+)


DE L’EXERCICE avant attribution/dissolution des réserves 437'232.08 -778'153.09
Réserves : différence entre dissolutions (-) et attributions (+) -32'810.00 693'286.70
Prestations 2007 comptabilisées, non reçues en 2008 85'291.96

Excédent de charges de l'exercice 404'422.08 425.57

2009 2008
Jeunes@Work Genève, division d’IPT
Total des charges 569'069.11 448'482.77
Financement assuré par M. Patrick ODIER, associé senior LODH et Cie 389'069.11 400'982.77
Recettes provenant des prestations 180'000.00 47'500.00
Total des produits 569'069.11 448'482.77

Chiffres 25
Conseil de fondation (au 01.06.2010)

VICE-PRÉSIDENTE ET VICE-PRÉSIDENTS MEMBRES

Pour la Suisse italienne M. Luca Albertoni


Mme Mimi Lepori Directeur de la Chambre de commerce, de l’industrie
Consultante / Consono et de l’artisanat du Canton du Tessin (Cc-Ti)
Lugano Lugano

Pour la Suisse romande Mme Claudine Amstein


M. Olivier Sandoz Directrice de la Chambre vaudoise du commerce et
Directeur général adjoint de la Fédération des entreprises de l’industrie (CVCI)
romandes (FER) Lausanne
Genève
M. Martin Arnold
Pour la Suisse alémanique Directeur de l’Union cantonale zurichoise des arts
M. Klemens Sebastian Binswanger et métiers (KGV)
Directeur / Swiss Reinsurance Company Zurich
Zurich
M. Roland Duchoud
Directeur des ressources humaines / Assura
Pully

Prof. Yves Flueckiger


Vice-recteur Université de Genève / Faculté des sciences
économiques et sociales
Genève

M. Luc Recordon
Avocat et Conseiller aux États
Lausanne

Direction générale

Directrice générale
Christine Théodoloz-Walker

Directrice régionale - Suisse romande et Tessin


Lise Delaloye

Directeur régional - Suisse alémanique


Urs Grüter

26 Organisation
Bureaux et antennes

DIRECTION GÉNÉRALE BÂLE VALAIS


Rue de la Clergère 1 Altmarktstrasse 96 Rue des Condémines 36
1800 Vevey 4410 Liestal 1950 Sion
Tél. 021 925 92 00 Tél. 061 921 64 40 Tél. 027 327 62 20
Fax 021 925 92 09 Fax 061 921 64 41 Fax 027 327 62 21
dg@fondation-ipt.ch liestal@stiftung-ipt.ch valais@fondation-ipt.ch
Martigny
BERNE Rue de l’Hôtel de Ville 14
Neuengasse 21 1920 Martigny
3011 Berne Monthey
Tél. 031 310 12 80 Place de l'Hôtel-de-Ville 1
Fax 031 310 12 89 1870 Monthey
bern@stiftung-ipt.ch Sierre
Bienne Rue de la Bonne-Eau 18, 3960 Sierre
Rue Franche 2, 2502 Bienne
VAUD
FRIBOURG Av. Parc de la Rouvraie 3
Bd de Pérolles 55 1018 Lausanne
1700 Fribourg Tél. 021 644 04 04
Tél. 026 347 44 88 Fax 021 644 04 00
Fax 026 347 44 89 vaud@fondation-ipt.ch
fribourg@fondation-ipt.ch Bex
Bulle Av. de la Gare 14, 1880 Bex
Rue de Vevey 233, 1630 Bulle Nyon
Rte de l’Etraz 20B, 1260 Nyon
GENÈVE Yverdon
Rue du Lièvre 2-4 Rue des Pêcheurs 8E, 1400 Yverdon
1227 Les Acacias
Tél. 022 308 10 20 ZURICH
Fax 022 308 10 29 Hohlstrasse 511
geneve@fondation-ipt.ch 8048 Zurich
Jeunes@Work Tél. 043 399 71 20
Rue du Lièvre 2-4 Fax 043 399 71 29
1227 Les Acacias zuerich@stiftung-ipt.ch
Tél. 022 308 14 34 Winterthur
Fax. 022 308 10 29 Gertrudstrasse 17, 8400 Winterthur
info@jeunesatwork.ch

TESSIN
Via Besso 5
6900 Lugano
Tél. 091 800 10 40
Fax 091 800 10 49
ticino@fondation-ipt.ch
Chiasso
Corso S. Gottardo 54A, 6830 Chiasso
Giubiasco
Via Linoleum 7, 6512 Giubiasco

www.fondation-ipt.ch
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