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INTRODUCTION

Une ville véritablement « sociale » n’est pas une ville qui multiplie les services
aux plus démunis, mais une ville où ces services ne sont plus nécessaires. C’est
l’exclusion elle-même, en effet, que les politiques publiques doivent prévenir et
combattre – qu’elles concernent l’éducation, la formation, le logement, le déve-
loppement économique ou la culture…
Mais Lausanne, comme toutes les villes suisses, doit avant tout panser les plaies
de notre « société de marché ». Pallier les conséquences du chômage de longue
durée, abriter les familles expulsées de leur logement, réduire les risques liés à la
toxicodépendance, offrir une seconde chance à ses habitants faiblement qualifiés,
voire faiblement scolarisés.
Une part importante de l’effort incombe au service social. Il présente ici, de ma-
nière bien lisible, les missions que lui confient les autorités cantonale et commu-
nale, ses prestations et réalisations au service des Lausannoises et Lausannois en
difficulté. C’est l’occasion pour moi de remercier l’ensemble de ses collaborateurs
pour le travail qu’ils font au service des plus démunis.

Jean-Christophe Bourquin
Directeur de la sécurité sociale et de l’environnement

Janvier 2009

Près d’une personne active sur quatre, en Suisse, connaît l’insécurité sociale. Notre pays compte en effet près de
500 000 « travailleurs pauvres » (sur appel, temporaires, sous-occupés), 150 000 demandeuses et demandeurs d’emploi,
et 250 000 personnes à l’aide sociale, soit 900 000 personnes en situation précaire. Les centres urbains sont naturel-
lement les plus touchés par cette fracture sociale de grande ampleur. A Lausanne, plus de 8 % de la population active
est assistée. Chaque année, plus de 10 000 habitantes et habitants de notre ville font appel au service social Lausanne
(SSL), pour une aide ponctuelle ou durable.

Les missions et les prestations de ce service sont cependant mal connues, tout comme son organisation et sa collabo-
ration avec les nombreuses institutions privées qu’il mandate et subventionne.

Cette brochure est destinée à nos divers partenaires professionnels, aux usagères et usagers intéressés et plus
généralement à toutes celles et ceux qui souhaitent mieux nous connaître !

1
SOMMAIRE

1. NOS MISSIONS ET PRESTATIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4


1/ Accueillir les Lausannoises et Lausannois en difficulté sociale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

2/ Aider à regagner l’autonomie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5


Insertion – compétences de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Insertion – formation et emploi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Exercice des droits et procédures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Logement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Assurance maladie et soins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Assainissement financier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Famille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Lien social . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Mobilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

3/ Garantir le minimum vital . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 0

4/ Réduire les risques ................................................................................................. 11

2. NOTRE VISION DE SERVICE PUBLIC ...................................................................... 13

3. NOTRE ORGANISATION ............................................................................................... 14

4. VERS UN DISPOSITIF COHÉRENT ............................................................................ 16

5. NOTRE FINANCEMENT ................................................................................................. 22

6. LA PRÉVENTION ET LA RÉPRESSION DES FRAUDES ........................................ 23

7. QUELQUES RÉALISATIONS DU SSL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 4


8. COLLABORATION INTERINSTITUTIONNELLE ...................................................... 27

9. DÉFIS ET PERSPECTIVES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 8
ANNEXE 1 ..................................................................................................................... 30
ANNEXE 2 ..................................................................................................................... 32

Le service social Lausanne est le centre social régional (CSR), autorité d’application de la loi sur
l’action sociale vaudoise de la région d’action sociale (RAS) Ville de Lausanne.

2
LE SERVICE SOCIAL EN QUELQUES CHIFFRES

• 50 000 consultations d’appui social par année


• En permanence, 4500 ménages ou 7800 personnes bénéficiaires d’une aide sociale revue chaque mois en tenant
compte des éventuels revenus et frais particuliers du mois (plus de 100 000 paiements par an)
• 100 millions de francs d’aides financières individuelles en 2008 (dépenses brutes)
• 340 logements de transition sous-loués à des personnes expulsées de leur logement ou sans logement
• 248 collaboratrices et collaborateurs pour 185 équivalents temps plein
• 8 sites à Lausanne

Le service subventionne :
• 3 hébergements d’urgence (19 000 nuitées par an)
• 11 700 heures de cours dispensées chaque année à 1 750 personnes (formation élémentaire d’adultes)
• 16 000 courses de loisirs en faveur de personnes handicapées chaque année
• 87 000 seringues stériles échangées ou vendues chaque année pour réduire les risques liés à la toxicomanie
• 755 000 kilos de nourriture distribués par la centrale alimentaire de la région lausannoise

ABRÉVIATIONS

AI Assurance invalidité
CSR Centre social régional
DSSE Direction de la sécurité sociale et de l’environnement (Ville de Lausanne)
DSAS Département de la santé et de l’action sociale (Etat de Vaud)
LASV Loi sur l’action sociale vaudoise (régit l’action des centres sociaux régionaux, dont le SSL –
CSR de Lausanne)
LOF Loi sur l’organisation et le financement de la politique sociale
LP Loi sur la poursuite pour dettes et la faillite
OAI Office de l’assurance invalidité
ORP Office régional de placement
RAS Région d’action sociale (le canton de Vaud compte 11 régions d’action sociale, dont celle
de Lausanne)
RI Revenu d’insertion
SPAS Service de prévoyance et d’aide sociales
SSL Service social Lausanne

Pour faciliter la lecture des descriptifs des prestations du service, nous avons renoncé à féminiser systématiquement les expressions désignant des fonctions,
des professions ou des catégories juridiques ou statistiques (par exemple : « demandeur d’emploi »). De même, nous n’avons pas usé d’artifices graphiques
(tirets, parenthèses) pour introduire le féminin. Mais il va sans dire que, même formulées uniquement au masculin, ces expressions s’appliquent aux deux genres.

3
1. NOS MISSIONS ET PRESTATIONS
Les Lausannoises et Lausannois en difficulté sociale peuvent s’adresser au service social. Après analyse de leur demande, ils
sont renseignés sur les prestations dont ils peuvent bénéficier, que ce soit auprès du service ou auprès d’un organisme tiers.
Si nécessaire, une aide ponctuelle peut être accordée.

1/ ACCUEILLIR LES LAUSANNOIS EN DIFFICULTÉ SOCIALE

UNITÉ INFO SOCIALE



RECEVOIR LES USAGERS Le public Lausannois1 en difficulté sociale2
Le résultat Au guichet ou au téléphone, l’usager est accueilli.
Selon sa demande, il est adressé à la permanence
du service ou un rendez-vous est pris avec un
assistant social.



ANALYSER LEUR DEMANDE Le public Lausannois en difficulté sociale
Le résultat La demande et les besoins de l’usager sont identifiés.
L’usager est renseigné sur ses droits et obligations
et sur les prestations auxquelles il peut accéder.



RÉGLER LES DIFFICULTÉS TEMPORAIRES Le public Lausannois en difficulté sociale
(APPUI SOCIAL JUSQU’À 3 MOIS) Le résultat Le budget du ménage est établi. Lorsque cela s’avère
nécessaire et sous certaines conditions, une aide
financière ponctuelle est accordée. Les démarches
administratives urgentes sont effectuées.



ORIENTER ET RÉFÉRER Le public Lausannois en difficulté sociale
Le résultat Si nécessaire, et selon les difficultés rencontrées,
l’usager est orienté vers une unité du service en
vue d’une prise en charge ou adressé à un autre
service public ou privé compétent.

Notre engagement :
apporter une première réponse dans les 24 heures
Pour nous contacter
Chauderon 4
8h-12h et 14h-16h 30 (permanence, pas de rendez-vous)
T 021 315 75 11

1
Lausannoises et Lausannois inscrits au Contrôle des habitants, avec domicile principal et domicile de fait à Lausanne.
2
Difficulté concernant la situation financière, le logement, l’insertion socioprofessionnelle (par exemple en lien avec la
maîtrise de la langue française), l’assurance maladie et l’accès aux soins, l’isolement social, le handicap, notamment.

4
Le service social aide ses usagers à regagner la plus grande autonomie possible, dès que possible. Après un bilan, un plan
d’action personnalisé est mis en œuvre, si nécessaire avec le concours des unités spécialisées du service ou des institutions
privées mandatées par celui-ci. Nous signalons également quelques partenaires réguliers du service.3

2/ AIDER À REGAGNER L’AUTONOMIE


UNITÉ ACTION SOCIALE

EFFECTUER UN BILAN Le public  Lausannois en difficulté sociale pour lesquelles une aide


ponctuelle ne suffit pas.
Le résultat Les motifs de la demande d’aide sociale et si nécessaire
le parcours de l’usager sont renseignés. Les besoins d’inter-
vention sont identifiés. Les mesures urgentes éventuelle-
ment nécessaires sont prises.

ÉLABORER UN PLAN D’ACTION SOCIALE Le public  Lausannois en difficulté sociale pour lesquelles une aide


ponctuelle ne suffit pas.
Le résultat Des objectifs ont été fixés d’entente avec l’usager. Ils
s’intègrent dans un plan d’action sociale personnalisé qui,
selon les cas, peut faire l’objet d’un contrat signé par les
parties.

ORGANISER ET METTRE EN ŒUVRE Le public  Lausannois en difficulté sociale pour lesquelles une aide


UN PLAN D’ACTION SOCIALE ponctuelle ne suffit pas.
Le résultat L’usager et son assistant social ont effectué les démarches
auxquelles ils s’étaient engagés. Si nécessaire, un réseau
de spécialistes internes et externes au service est mobilisé.

Les domaines 1 Insertion - compétences de bases


Voir descriptif de chacun des
d’action sociale 2 Insertion - formation et emploi
neuf domaines d’action sociale,
pages 6 à 9 suivantes 3 Exercice des droits et procédures
4 Logement
5 Assurance maladie et soins
6 Assainissement financier
7 Famille
8 Lien social
9 Mobilité

ÉVALUER RÉGULIÈREMENT Le public  Lausannois en difficulté sociale pour lesquelles une aide


LES RÉSULTATS ponctuelle ne suffit pas.
Le résultat Les résultats atteints sont comparés aux résultats attendus.
Si nécessaire, de nouveaux objectifs sont fixés ou de nou-
veaux moyens sont mobilisés. Lorsque les objectifs sont
atteints, l’intervention prend fin.

3
Le processus décrit dans cette page est mis en œuvre par étapes au SSL. Il a fait l’objet d’une expérience pilote lancée en 2007, qui ne concernait
qu’une partie des usagères et usagers du service. Elaboré d’entente avec l’autorité cantonale, il peut encore faire l’objet de modifications.

5
Les domaines d’action sociale
Dans le cadre du plan d’action élaboré avec et pour leurs usagers, les assistants sociaux généralistes interviennent ou sollicitent
l’intervention de spécialistes, dans les domaines suivants :

A
Domaines dans lesquels l’aide
• est délivrée en lien avec la subsidiarité de la prestation financière du RI et pour laquelle la collaboration du bénéficiaire est
exigible au titre des articles 3 alinéa 2, 40 et 45 alinéa 2 LASV ;
• fait en principe l’objet d’un contrat avec l’assistant social généraliste (exceptions admises pour motifs fondés, validés et
renseignés au dossier).

1. Insertion - compétences de base Prestations assurées par l’unité insertion du SSL

Prestations assurées par les assistants sociaux généralistes Effectuer un bilan de compétences, si nécessaire proposer
des tests d’aptitude
Identifier les besoins des usagers • Compléter le bilan effectué par l’assistant social généraliste
• Orienter les usagers qui en ont besoin vers l’offre de en procédant à un bilan de compétences5 et/ou à des tests
compétences de base (voir ci-dessous) d’aptitude, etc.

Prestations assurées par les spécialistes mandataires du SSL Aider à l’élaboration d’un projet socioprofessionnel
(orientation et validation)
Offrir une formation élémentaire • Renseigner l’usager sur les métiers et les formations ;
• Dispenser une formation (alphabétisation, calcul, français l’aider dans sa recherche d’information (orientation)
langue maternelle et étrangère, informatique, etc.), permet- • L’accompagner dans l’élaboration d’un projet réaliste
tant d’atteindre le niveau de fin de scolarité obligatoire4 (correspond à son bilan de compétences) et réalisable
(correspond à une attente du marché de l’emploi)
• Dispenser une formation (gestion du budget, gestion admi- • Proposer si nécessaire des stages pratiques et autres
nistrative, etc.) permettant d’accompagner vers l’autonomie mesures d’observation et d’évaluation
du ménage privé
Aider à la mise en œuvre d’un projet socioprofessionnel
Mandataires du SSL • Définir les étapes de réalisation du projet
Lire et Ecrire, Français en Jeu, CEFIL (Le Relais), Retravailler • Proposer voire organiser les mesures nécessaires
CORREF, Centre Femmes (Appartenances) (inscription à l’ORP, mesure d’insertion, etc.)
Membres de la communauté d’intérêt pour la formation • Offrir le suivi nécessaire (coaching, évaluations périodiques)
élémentaire des adultes – ciféa
Partenaires SSL
Office régional de placement, Office d’orientation scolaire et
2. Insertion - formation et emploi professionnelle, institutions du dispositif de transition école-
métier, organisateurs de mesures d’insertion et centres de bilan
Prestations assurées par les assistants sociaux généralistes

Identifier les besoins de l’usager 3. Exercice des droits et procédures


• Identifier les situations dans lesquelles un soutien à
l’insertion socioprofessionnelle doit être offert et orienter Prestations assurées par les assistants sociaux généralistes
les usagers vers l’offre de prestations qui leur est destinée du SSL
(voir ci-dessous)
Accompagner l’usager dans les démarches qu’il doit
entreprendre pour faire valoir ses droits
• Accompagner l’usager dans les démarches qu’il doit

4
Voir annexe 1 : cadre de référence de la formation élémentaire des adultes.
5
Le bilan de compétences peut impliquer le recours à des stages en entreprise.

6
entreprendre pour faire valoir ses droits auprès de tiers – de ses droits et obligations et le conseiller lorsqu’un recours
employeurs ou assurances sociales notamment6 doit être envisagé. Le cas échéant, former le recours7
• Dans les situations complexes (questions concernant la
prévoyance professionnelle notamment), adresser les usagers Mandataires et partenaires SSL
auprès des permanences juridiques mandatées par le service Assurances sociales : Assuas, Pro Infirmis ; Droit du travail :
Centre social protestant ; Droit matrimonial : Centre social
Prestations assurées par les permanences juridiques mandataires protestant ; Droit des étrangers : La Fraternité du Centre social
et partenaires du SSL protestant, Tandem, Fleur de Pavé

Renseigner l’usager sur ses droits et obligations, l’assister


dans ses démarches, former des recours
• Conseiller l’usager dans les situations complexes. L’informer

B
Domaines dans lesquels l’aide
• relève de l’appui social offert aux personnes en difficulté, au titre de l’article 24 LASV, et intervient sur demande ou avec
l’accord du bénéficiaire uniquement ;
• ne fait en principe pas l’objet d’un contrat avec l’assistant social généraliste mais peut faire l’objet de contrats spécifiques
conclus avec des tiers (bail à loyer, contrat d’assurance, etc.).

4. Logement8 Attribuer un logement d’urgence (hébergement) ou de


transition
Prestations assurées par les assistants sociaux généralistes • Lorsque le maintien du logement ne peut être assuré,
proposer un hébergement ou, pour les familles avec enfants
Maintenir le logement mineurs, un appartement de transition
• Sous certaines conditions9, prendre en charge des arriérés • Assurer un suivi des sous-locataires (visite annuelle) et, dans
de loyer pour éviter une expulsion certains immeubles, tenir une permanence sociale périodique
• Si nécessaire, conseiller l’usager (aide à la gestion du loyer, • Exceptionnellement, aider à l’organisation du déménagement
sensibilisation aux règles et usages locatifs) et à l’installation ; dans des cas de rigueur (personnes âgées ou
handicapées), effectuer le déménagement
Prestations assurées par l’unité logement du SSL
Conserver les meubles
Maintenir le logement • En cas d’expulsion, conserver les meubles (garde-meubles
• Lorsque l’intervention de l’assistant social généraliste ne communal)
suffit pas : tenter une médiation avec la gérance
Les personnes en exécution forcée d’expulsion du logement
Aider à la recherche d’un logement peuvent être prises en charge directement par l’unité
• Animer des ateliers de recherche de logement logement, sans analyse préalable à l’info sociale10
• Délivrer une garantie de loyer au sens de l’article 257 Co

6
L’exercice des droits est le plus souvent liée à la subsidiarité du RI. L’usager doit obtenir les prestations des tiers auxquelles il a droit auprès des régimes
sociaux ou des employeurs dont elles dépendent, l’aide sociale ne devant pas s’y substituer.
7
Dans l’assurance invalidité, près d’un recours sur trois est admis, ce qui contribue à réduire substantiellement les charges de l’aide sociale cantonale.
8
Lorsque l’usager vit à l’hôtel et que les nuitées sont à charge du RI, la recherche d’un logement peut être exigible et faire l’objet d’un contrat (selon les règles
applicables aux domaines d’action sociale A).
9
Toutes les interventions sont précédées d’une évaluation. Le bénéficiaire doit être solvable – le cas échéant après octroi du RI ou d’une autre aide financière –
et son comportement conforme aux règles et usages locatifs dans le canton de Vaud. Les normes du RI en la matière doivent être respectées.
10
Voir annexe 2 : dispositif logement du service social.

7
5. Assurance maladie et soins • Préparer s’il y a lieu un désendettement ultérieur (pour le
cas d’une reprise d’emploi)
Prestations assurées par les assistants sociaux généralistes
du SSL Procéder au règlement amiable des dettes, judiciaire
(art. 333 LP) ou extra-judiciaire, éventuellement au dépôt
Renseigner l’usager sur ses droits et obligations, l’assister d’une faillite (art. 191 LP)
dans ses démarches • Mener les négociations avec les créanciers
• Assister l’usager pour qu’il soit assuré auprès d’une caisse • Intervenir en qualité de commissaire au règlement des dettes
maladie et pour qu’il touche le subside auquel il a droit • Suivre l’usager durant toute la période de désendettement
• Si nécessaire, l’aider à changer de caisse maladie11 • Accompagner et soutenir l’usager dans les démarches
• Inviter l’usager à consulter un prestataire de soins si des de dépôt d’une faillite personnelle si celle-ci est indiquée
problèmes de santé non traités sont signalés
• Si nécessaire, demander l’intervention de services tiers Le SSL est mandaté pour organiser et mener à bien, à Lausanne,
(Centre médico-social par exemple) le programme cantonal de prévention du surendettement
des ménages privés. Il organise des séances de sensibilisation,
Signaler à l’organe compétent les cas de suspension notamment destinées aux jeunes adultes et aux familles
d’assurance accueillant un enfant.
• Signaler à l’autorité cantonale compétente tout cas de
suspension pour que les démarches nécessaires au rétablis-
sement de l’assurance puissent être menées dans les meilleurs
délais 7. Famille
• En cas d’échec de cette démarche, signaler à l’usager la
possibilité de s’adresser à la Policlinique médicale universitaire Prestations assurées par les assistants sociaux généralistes
du SSL

Signaler au service de protection de la jeunesse les cas


6. Assainissement financier - de mise en danger du développement de l’enfant
désendettement • Conformément à la Loi sur la protection de la jeunesse,
signaler les situations où une mise en danger de l’enfant
Prestations assurées par les assistants sociaux généralistes est soupçonnée, en vue d’une évaluation et s’il y a lieu des
du SSL mesures de protection nécessaires

Aider les usagers à établir et gérer le budget de leur Informer les usagers des aides dont ils peuvent bénéficier
ménage (gestion de budget standard12) • Renseigner sur les prestations en cas de violence au sein de
• Conseiller les usagers dans la gestion de leur budget et la famille, problèmes conjugaux, etc.
si nécessaire les inscrire à un cours à cet effet
• Orienter les usagers endettés ou surendettés vers l’offre
de prestations qui leur est destinée (voir ci-dessous)
8. Lien social
Prestations assurées par l’unité d’assainissement financier
(unafin) du SSL Prestations assurées par les assistants sociaux généralistes
du SSL
Etablir la situation financière ainsi que, le cas échéant,
le passif de l’usager (gestion de budget spécialisée) Orienter les personnes qui le souhaitent vers l’offre
• Renseigner l’usager sur les possibilités et conditions de de prestations d’activités culturelles, sportives, etc.
désendettement subventionnée en tout ou partie par le service
• Procéder à une évaluation sociale et financière complète • Identifier les situations d’isolement social et proposer des
de la situation, établir le passif et déterminer les modalités activités permettant de renouer des liens
d’assainissement financier adéquates • Orienter les intéressés
• En cas d’impossibilité de procéder à un désendettement,
conseiller l’usager pour qu’il gère au mieux sa situation

11
Le changement de caisse est conseillé lorsque la prime est supérieure à la prime cantonale de référence pour le subside complet
auxquels les bénéficiaires du Revenu d’insertion peuvent prétendre. A défaut, l’assuré doit prendre à sa charge une part de la prime.
12
Le SPAS a défini la gestion de budget standard et la gestion de budget spécialisée.

8
Prestations assurées par les mandataires et partenaires du SSL

Prestations en faveur des personnes confrontées aux


difficultés psychiques

PRESTATION MANDATAIRE SSL


Consultations sociales GRAAP
Activités culturelles, sportives ou de loisir GRAAP
Ateliers CROEPI, L’Eveil

Prestations en faveur des personnes âgées

PRESTATION MANDATAIRE SSL


Consultations sociales Pro Senectute, AVIVO
Activités culturelles, sportives ou de loisir Pro Senectute, AVIVO, Mouvement des aînés, Connaissance 3

9. Mobilité

Prestations assurées par les mandataires du SSL en faveur des


personnes à mobilité réduite

PRESTATION MANDATAIRE SSL


Courses de loisirs avec prise en charge adaptée Transport Handicap Vaud et Taxi Services
Courses à domicile Alsmad, Croix-Rouge vaudoise
Activités culturelles, sportives ou de loisir Pro Senectute, Groupe du lac et des loisirs pour invalides
Consultation sociale spécialisée Pro Infirmis, Pro Senectute
Assistance en gare Compagna

9
Les Lausannoises et Lausannois indigents peuvent obtenir la prestation financière du Revenu d’insertion (RI). Ils doivent établir
leur situation financière en fournissant les pièces demandées. Le service procède à des vérifications.

3/ GARANTIR LE MINIMUM VITAL


UNITÉS CAISSE RI13



INSTRUIRE LE DROIT Le public Lausannois ayant droit au Revenu d’insertion (RI)
Le résultat Le droit au RI est établi après examen de la situation
du ménage et des conditions dans lesquelles ce dernier
sollicite l’aide sociale



VÉRIFIER L’INDIGENCE Le public Lausannois ayant droit au RI
Le résultat L’indigence est établie ; les vérifications prescrites par
l’Etat sont effectuées, sur la base des pièces requises pour
ces vérifications



VERSER LE RI Le public Lausannois ayant droit au RI
Le résultat Le RI est versé mensuellement, sous déduction des revenus
éventuellement obtenus par le ménage aidé durant le mois



CONSEILLER LES INDÉPENDANTS Le public Indépendants en difficulté temporaire au RI
Le résultat Le requérant du RI exerçant une activité indépendante
parvient à redresser sa situation économique. A défaut,
il renonce à son activité pour chercher un emploi.

Les pièces requises par le service social Au plus tard le …


1er jour 1er mois 3e mois
Pièce d’identité •
Dernière décision de taxation fiscale •
Extrait de compte bancaire ou postal •
Bail à loyer •
Personnes en emploi : fiches de salaire (si disponibles) •
Personnes exerçant une activité indépendante : comptabilité complète •
Toutes autres pièces requises par le service selon les circonstances • • •
Procuration générale14 •

13
Au moment où cette brochure est publiée (janvier 2009) le RI est assuré tant par l’action sociale que la caisse RI, les assistants sociaux délivrant
la prestation financière aux personnes qu’ils suivent. Courant 2009, les assistants sociaux pourront se consacrer entièrement à l’appui social,
à l’autonomisation des usagers ; la prestation financière du RI sera confiée au personnel administratif des unités de la caisse RI du SSL.
14
Par une procuration générale, le requérant de l’aide autorise le service à solliciter, en cas de doutes fondés ou de dénonciation, des renseignements
auprès de tiers tels que banques, assurances, bailleurs, etc.

10
Le barème du RI (2009) Des normes de loyer particulières
peuvent être applicables aux
Forfait entretien Loyer jeunes de 18 à 25 ans.
Personne(s) Montants Personne(s) Montants
1 1110 1 765
2 1700 2 915
3 2070 3 1350
4 2375 4 1350
5 2660 5 1700
6 2910 6 1700

Nos engagements :
une aide immédiate en cas d’urgence et une décision concernant l’octroi du RI dans les 10 jours

100'000'000.00

90'000'000.00

80'000'000.00

70'000'000.00

60'000'000.00

50'000'000.00

40'000'000.00

30'000'000.00

20'000'000.00

10'000'000.00

0.00
1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

Evolution des dépenses nettes d’aide sociale à Lausanne, de 1990 à 2008, en francs.

Le service social organise des programmes destinés aux personnes toxicodépendantes et marginalisées.

4/ RÉDUIRE LES RISQUES


UNITÉS DU DOMAINE TOXICOMANIE ET MARGINALITÉ



RÉDUIRE LES RISQUES LIÉS Le public Personnes toxicodépendantes qui s’injectent des drogues
À LA TOXICOMANIE Le résultat Les risques de contamination par le HIV ou les virus
hépatites sont réduits

Prestation Mandataires du SSL


Action menée dans le cadre d’un programme Echange de seringues Fondation ABS : Le Passage et Distribus
cantonal d’échange de matériel stérile Fleur de Pavé
conduit par le Département de la santé et de
l’action sociale, Service de la santé publique

11
ACCUEILLIR LE JOUR, NOURRIR, Le public  Toute personne exposée aux risques de la toxicomanie


FACILITER L’HYGIÈNE, SOIGNER et/ou de la marginalité
Le résultat Le public concerné peut se nourrir, se laver, bénéficier de
soins de premier recours ainsi que d’une information et
orientation sociales

Prestation Mandataires du SSL


Accueil de jour Le Passage, Caritas
Nourriture La Soupe, Le Passage, Caritas
Hygiène / Lessive Point d’Eau



ACCUEILLIR LA NUIT Le public Toute personne sans abri (« SDF »)
Le résultat Le public concerné a un lit pour la nuit

Prestation Mandataires du SSL


Hébergement d’urgence Sleep-In, Marmotte, Abri PC (hiver)
Permanence auprès Fleur de Pavé
des femmes qui se prostituent



OCCUPER, MOTIVER Le public Personnes toxicodépendantes et/ou marginalisées
Le résultat Le public concerné peut exercer une activité socialement
utile, retrouver un rythme de vie, renouer des liens

Prestation Mandataires du SSL


Activités d’occupation Sport’Ouverte, L’Eveil, Caritas



RÉDUIRE LES INCONVÉNIENTS DE LA Le public Personnes toxicodépendantes
« SCÈNE DE LA DROGUE » Le résultat Le public concerné peut se rassembler non seulement à
la Riponne mais également dans d’autres lieux adéquats.
Dans la rue, des activités de prévention et de médiation
sont déployées

Prestation Mandataires du SSL


La Terrasse (le Bistrot15) Fondation ABS
Travail social de rue Association du Relais – Rel’aids

A propos de la réduction des risques liés à la toxicomanie


La réduction des risques est un ensemble de mesures qui visent à ce que les personnes dépendantes traversent
la période de consommation de substances psychotropes avec un minimum d’atteintes sur les plans physique,
psychique et social afin de préserver et d’améliorer leurs chances d’une sortie ultérieure. Le service social prend
acte de la réalité des centres urbains où une population de personnes très marginalisées court de graves risques
sociaux et sanitaires à cause de sa consommation de produits psychotropes. Exposées tant à la perte de
leur emploi ou de leur logement qu’à des maladies graves telles que le VIH ou l’hépatite, ces personnes peuvent
aussi transmettre ces maladies à leur entourage. Sans encourager la consommation, et sans perdre de vue l’objectif
de l’autonomie des usagers, le service social tente de réduire ces risques, dans l’intérêt des personnes toxico-
dépendantes et de toute la population.

15
Un bistrot social remplacera la Terrasse si le Conseil communal accepte le projet.

12
2. NOTRE VISION DE SERVICE PUBLIC
LE SERVICE SOCIAL LAUSANNE ENTEND REMPLIR SES MISSIONS ET SERVIR SES
PRESTATIONS
• à la pleine satisfaction des autorités qui l’ont mandaté,
• dans le respect de la dignité, des droits et des devoirs des bénéficiaires.

Les autorités mandantes sont : l’Etat de Vaud, Département de la santé et de l’action sociale (DSAS) et la Ville de Lausanne,
Direction de la sécurité sociale et de l’environnement (DSSE).

Pour que cette vision de service public devienne réalité, le SSL se propose de

• prendre envers les ayants droit du service – autorités mandantes et bénéficiaires – des engagements précis et réalistes,
• se donner les moyens de tenir ces engagements en planifiant les actions nécessaires en autant de projets inscrits dans le cadre
des objectifs annuels des diverses unités du service,
• évaluer périodiquement dans quelle mesure le service tient ses engagements et prendre les mesures correctives nécessaires.

NOS 4 ENGAGEMENTS
Pertinence Nos prestations nous permettent de remplir nos missions et répondent aux besoins. Par exemple :
elles contribuent à l’autonomisation des usagers.

Diligence Nos prestations sont servies dans les délais. Par exemple : en cas de détresse et d’urgence, une première aide
est accordée dans les 24 heures.

Conformité Nos prestations sont conformes aux normes (lois, directives) en vigueur. Les non-conformités éventuellement
constatées lors d’audits internes ou externes donnent lieu aux mesures préventives nécessaires possibles
en l’état de la législation et admises dans le cadre des budgets alloués.

Transparence Le service informe le public au sujet de ses prestations ainsi que des résultats atteints – notamment en
termes de pertinence, de diligence et de conformité.

Lisez ce livre !
LAUSANNE EN MOUVEMENT
Une ville à l’écoute de ses exclus
Jonathan Rochat, avec la collaboration de Sébastien Soudière. Préface de Jean-Bernard
Racine. Photographies de Hugues Siegenthaler. Editions Autrement, 2006. Un livre publié
avec le soutien du service social Lausanne.

Une ville : Lausanne. Un projet : donner la parole à des bénéficiaires des services sociaux.
Par quelles ruptures en arrive-t-on là ? Comment vit-on le fait d’être assisté, fût-ce
temporairement ? Comment enraye-t-on (ou pas) la mécanique de la marginalisation ?

12 témoignages remarquables et poignants de bénéficiaires de l’aide sociale magnifiquement


recueillis.

13
3. NOTRE ORGANISATION
COMMENT LE SSL S’ORGANISE-T-IL ?
Le lecteur l’aura sans doute compris : le service social s’est organisé autour des missions et des prestations aux habitants.
Il s’agit donc d’une approche fonctionnelle, correspondant aux recommandations de « good practices » de la Conférence suisse
des institutions d’action sociale (CSIAS), avec une unité d’accueil et de première évaluation, une unité de prise en charge
généraliste et des unités d’interventions spécialisées. Ces dernières ne sont pas constituées autour de publics cibles tels que
les jeunes, les mères célibataires, les « 50 ans et plus », mais autour des problématiques sociales auxquelles chaque public peut
être confronté, telles qu’une insuffisance de formation, une perte de logement, un surendettement. Pour répondre à ces pro-
blématiques, chaque unité rassemble et développe des compétences spécifiques (formateur d’adulte, gestionnaire d’un parc de
logements de transition, commissaire au règlement amiable des dettes par exemple).

On relèvera enfin que le domaine « réduire les risques » réunit des activités de prévention qui, elles, s’adressent à des groupes
à risque identifiés. Les personnes rencontrées dans le cadre du dispositif déployé, peuvent être adressées à l’unité info sociale,
pour une prise en charge individualisée, dès qu’elles le souhaitent et qu’elles sont en mesure d’en remplir les conditions (par
exemple : présence aux rendez-vous fixés).

14
LE SERVICE SOCIAL LAUSANNE… UN CERTAIN ÉTAT D’ESPRIT

« Aujourd’hui, à n’importe quel moment de sa vie, chaque individu peut se trouver dans une situation
de précarité. Perte d’emploi, maladie, séparation et bien d’autres situations encore, peuvent l’amener
à devoir demander de l’aide ; un appui social d’abord, une aide financière si nécessaire, ensuite. Pour
certains, des « accidents de parcours » rapidement surmontés, pour d’autres des fractures de vie dont
le rétablissement prend parfois du temps et nécessite l’intervention de différentes personnes.
Souvent perçue comme honteuse, l’aide sociale, sous la forme du Revenu d’insertion, permet néanmoins,
par le biais des différentes prestations généralistes décrites dans cette brochure, de maintenir, parfois
retrouver, dignité, statut et vie sociale. C’est en tout cas ce que les unités info et action sociales
s’engagent à mettre en œuvre. Sans jugement, sans distinction, sans a priori, ces unités mettent à dis-
position de tout un chacun l’appui personnalisé nécessaire à se réapproprier un petit bout de sa vie. »

Anne-Marie Subilia
Cheffe du domaine info et action sociales

« Les collaboratrices et collaborateurs des unités “logement”, “assainissement financier” et “insertion”


mettent en oeuvre des compétences spécifiques au domaine qui est le leur. Ils collaborent étroitement
avec les collègues généralistes du “domaine info et action sociales” et leurs bénéficiaires. Ils accom-
pagnent ces derniers dans un “cheminement” souvent parsemé d’embûches, évaluent les options prises,
les réorientent si nécessaire.
Les responsables des unités “compétences de base”, “ institutions” et “mobilité” entretiennent une
collaboration soutenue avec des associations qui ont pour but d’apporter des services (consultations
juridiques, transports pour personnes à mobilité réduite, etc…) et des compétences (cours de français,
aide à la gestion administrative, etc…) à des Lausannois en butte à diverses limitations ou difficultés.
A l’écoute des besoins des travailleuses et travailleurs sociaux du terrain et de leurs bénéficiaires, nos
responsables d’unités évaluent les prestations, les recadrent et en définissent de nouvelles.
Des savoir-faire particulièrement variés au service de femmes et d’hommes vivant dans notre commune. »
François Félix
Chef du domaine prestations spécialisées

« Nous sommes présents et disponibles pour tout-e Lausannois-e se trouvant dans un moment précaire
de son existence ; notre rôle est d’assurer que chacun-e puisse bénéficier d’une vie décente et
de garantir le respect des droit fondamentaux de la personne économiquement faible ; notre travail
s’effectue en pleine coopération avec nos autres collègues, pour que le dernier filet de sécurité pour
les plus démunis, soit optimum et appliqué de manière uniforme à toute personne qui viendrait se
présenter dans nos locaux. »

Nadine Cossy
Cheffe du domaine caisses RI

« Le domaine toxicomanie et marginalité regroupe les prestations offertes par le SSL et celles des
institutions subventionnées, relevant de la réduction des risques (échange de seringues) et du dispo-
sitif couvrant les besoins élémentaires de la population marginale (hébergement d’urgence nocturne,
accueil de jour, nourriture et hygiène).
Le but de la réduction des risques est de permettre aux personnes dépendantes qui ne peuvent ou
ne veulent pas cesser de consommer des drogues de traverser cette période de consommation avec
le moins de dommage possible. Cela implique un contact avec les personnes, une prévention des
infections et une aide d’urgence. Les mesures prises dans ce domaine constituent le dernier rempart
contre la précarité et c’est pourquoi elles sont, pour la plupart, sans conditions d’accès. »

Geneviève Ziegler
Cheffe du domaine toxicomanie et marginalité

15
4. VERS UN DISPOSITIF COHÉRENT
Notre vision de service public place l’usager au centre de nos préoccupations. Nous sommes là pour l’aider à regagner son
autonomie, retrouver au sein de la société sa place d’acteur à part entière. Mais comment rester fidèle à cette vision, au
quotidien, lorsqu’elle est constamment mise à mal par l’ampleur des besoins, leur croissance constante, massive, et la relative
rareté des ressources ? La réponse réside dans le déploiement d’un dispositif cohérent intégrant service public et institutions
privées d’intérêt public subventionnées, les prestations des uns et des autres étant périodiquement revues, tant pour garantir
leur adéquation aux besoins que leur complémentarité.

Avant16 Après
Martin est reçu chaque mois par son assistant social. Martin a bénéficié d’un bilan social au terme duquel il a paru
Ce dernier procède aux contrôles prescrits, calcule le RI de nécessaire de l’inscrire aux cours « mieux gérer ses papiers »
Martin, le saisit sur Excel, l’imprime, et le transmet à un et « mieux gérer son budget », dont l’organisation a été de-
collaborateur administratif en vue de sa saisie dans le logiciel mandée à l’une des institutions subventionnées par le service.
cantonal Progres et en vue du paiement. Martin s’est inscrit à ces cours, qui l’aident à maîtriser ses
dépenses (il découvre les risques de l’achat à crédit), com-
Martin profite de ce rendez-vous pour apporter une pile de prendre le calendrier des impôts, différencier primes, partici-
factures et de correspondances administratives auxquelles il ne pations et franchises dans l’assurance maladie, effectuer ses
comprend pas grand-chose. Bien que très chargé, l’assistant paiements à l’échéance, etc.
social écoute Martin, répond à ses demandes, effectue cer-
taines démarches, notamment en matière d’assurance maladie. Martin est également adressé à l’unafin afin de préparer son
désendettement, même si celui-ci ne peut être initié immé-
Martin a des dettes et craint d’être à nouveau poursuivi par diatement. Martin découvre les possibilités de règlement
ses créanciers s’il trouve un emploi (à l’aide sociale, il est à amiable des dettes, judiciaire et extrajudiciaire. Il constate
l’abri de toute poursuite…). En outre, Martin a un jeune garçon qu’en cas de reprise d’emploi, une négociation pourra, sous
de 17 ans resté sans activité depuis la fin prématurée de sa certaines conditions, être engagée avec ses créanciers.
scolarité, deux ans plus tôt. A la maison, la situation est
tendue. Faute de temps cependant, l’assistant social de Martin L’assistant social de Martin ne s’occupe plus du budget de
ne peut intervenir dans cette situation. l’aide sociale mensuelle, désormais confié au seul collabora-
teur administratif et qui fait l’objet d’une seule saisie
... informatique. Aussi l’assistant social peut-il se rendre au
domicile de Martin pour y rencontrer le fils de 17 ans. Il lui
Le service comprend une unité d’assainissement financier propose un suivi par l’unité insertion du SSL, qui travaillera
(unafin). Cette dernière n’intervient pas pour les bénéficiaires de concert avec les dispositifs de transition école-métier
du RI. existants.

... Désormais, l’assistant social sollicite et coordonne l’action


des divers intervenants – formateurs d’adultes, spécialistes
Le service subventionne cinq institutions pour qu’elles dispen- du désendettement, éducateur du dispositif école-métier
sent une formation élémentaire, qui doit permettre à ses par exemple – jouant un rôle dans la prise en charge de
bénéficiaires d’atteindre le niveau de fin de scolarité obliga- Martin et des personnes faisant ménage commun avec lui.
toire. Il n’y a guère de lien, cependant, entre ces institutions Toute l’action sociale est désormais centrée, avec les mêmes
et l’assistant social de Martin. ressources, sur l’autonomisation plutôt que sur l’assistance.

Le changement concerne aussi bien le SSL que ses mandataires privés ; il bouleverse les habitudes des uns et des autres.
Mais chacune et chacun partage la même vision – l’usager au centre – et consent aux remises en question indispensables.

16
Avant, et après, l’adoption du rapport-préavis sur la politique sociale communale et les réformes menées au service social entre 2005 et 2009.

16
Barbara, 46 ans
Septembre 2005 – Extraits du livre Lausanne en mouve-
ment, Editions Autrement.
Je suis restée avec un acte de défaut de biens de
trois cent mille francs sur le dos… Ça veut dire que je ne
peux même pas louer un appartement à mon nom, rien.
Je dois tout faire avec un garant. Je me suis donc retrou-
vée avec deux enfants à charge, j’ai dû trouver un travail,
où j’étais occupée à cent pourcent pour peu de sous, j’ai
dû placer deux enfants, la petite avait trois ans et Mat-
thias cinq, m’acheter une voiture parce que je devais aller
travailler en ville et on vivait à la campagne… Enfin, tout
ça a duré six ans, on a eu cette vie jusqu’à ce que je
tombe malade. J’ai perdu la santé et le travail… Ça a été
très dur, parce que quand on a quarante ans, quand on tombe malade, quand on est divorcée,
quand on a deux enfants, et puis qu’on est une femme, ça fait un peu beaucoup ! Ce n’est pas
évident. Et s’adresser à l’assistance sociale, c’est toujours la dernière démarche qu’on fait : on essaie
de trouver des arrangements. Personnellement, il faut aussi l’accepter : c’est une drôle de situation,
c’est une étape dans la vie que de prendre conscience qu’on en est arrivé là. Je suis en arrêt ma-
ladie, j’ai quarante-trois ans, je suis une italienne avec le permis C, dépressive, deux enfants ! Je
reste au social jusqu’à soixante-sept ans ? Non, je ne peux pas, je ne veux pas…
Je me vois mal finir comme ça, je pense avoir les capacités pour faire autre chose. Mais
vous voyez, je suis fatiguée, je n’en peux plus, ça fait trois ans que je me bats tous les jours, je
n’en peux plus. Je le dis, je n’ai pas envie de finir à Cery dans une cellule parce que j’ai pété un
plomb, parce que j’ai décollé et que je n’arrive plus à atterrir, ou parce que j’avale trop de calmants.
Je suis arrivée à deux doigts de tout ça… de ne plus avoir envie de vivre…

Novembre 2007
Aujourd’hui, je suis monitrice pour enfants. J’ai suivi la formation de maman de jour, je
suis tellement contente de cette réorientation ! Je ne travaille pas encore assez pour être indé-
pendante, mais je fais quelque chose de nouveau et à 46 ans, chaque succès est un véritable suc-
cès ! Dans deux ou trois ans, pour exercer ce travail, il faudra un CFC ; je devrai trouver un employeur
qui s’engage à me former. J’ai un peu peur, vu mon âge… Enfin, il faut de la patience, et il me
reste deux ans pour avancer et pour que ce travail débouche sur quelque chose de solide ! Et puis,
il y a l’Association d’aide administrative (AAA), c’était une envie depuis des années : créer une
association pour aider des personnes en difficulté dans tout ce qui est tri des papiers, des factures,
de la boîte aux lettres, etc. Ce projet s’est réalisé cette année, ce n’est pas facile de le faire marcher,
mais il est là. C’est un bébé, il faut le faire grandir, et c’est ce que j’essaie de faire. Tout ça fait
en sorte que je me sens plus forte à présent. Bien sûr, je vis encore des moments difficiles, je suis
toujours dans une situation précaire, mais je vois les choses sous un autre angle, j’accepte mieux
ce qui m’arrive, et ça, c’est fondamental. C’est vrai que parfois je me dis que tout ça, c’est beaucoup
d’énergie pour de petits résultats : un peu de reconnaissance, un autre statut dans la société, être
regardée différemment par les gens… L’emballage est vital, oui, mais le cadeau reste tout petit.
Je pensais pouvoir évoluer un peu plus rapidement ; ça ne s’est pas passé, mais je ne regrette pas.
Au contraire, j’essaie et je vais continuer à essayer. Tout sauf me laisser abattre. Et puis, au fond
de moi, je le sais : les solutions existent et il me reste tellement de choses à faire !

19
Christel, 22 ans
L’important dans ma vie ? Ma famille. Elle me
soutient. Mon copain aussi. Il fait un apprentissage
d’ébéniste au Relais1, c’est là-bas que je l’ai rencon-
tré. J’y faisais un apprentissage de peintre en bâti-
ment, mais ça me convenait plus : on n’est pas
payé, on bosse comme tout le monde, j’avais plus
l’impression d’être une ouvrière qu’une apprentie. Je
me suis arrêtée à l’été 2007. De toute façon, le mé-
tier de peintre en bâtiment, j’aimais bien, mais ça
demande beaucoup d’efforts physiques. Je ne re-
grette pas mon choix, même si ce n’est pas une réus-
site ! Résultat : je ne sais pas vraiment ce que je veux
faire plus tard. J’ai toujours plein d’idées, d’envies,
j’essaie de me canaliser sur quelque chose mais c’est difficile. J’en ai marre de toujours
changer, changer ! C’est comme ça depuis la fin de ma scolarité, en fait : chômage, stages,
chômage, stages…

Mon rêve, ce serait de travailler avec des animaux, comme éleveuse ou dresseuse
de chiens par exemple. Mais comme je n’ai pas de formation et qu’il en faut une pour pou-
voir bosser, c’est ce qu’on m’a fait remarquer, en tous cas, lors d’un stage au zoo de Ser-
vion, il faut y aller pas à pas. J’avance donc avec ce que j’ai. Pour l’instant, c’est le service
social. J’ai de la chance, on m’aide, je ne suis pas sans rien, j’ai un toit, à manger, je
vis bien quand même.

Je n’en ai pas honte, je n’ai rien à cacher, mais je ne pourrai pas passer ma vie
comme ça.
C’est comme un rôle, l’aide sociale, une image de toi qui te tire vers le bas. Là,
je suis en train de me chercher et je veux trouver une formation qui puisse aboutir à
quelque chose, mais je ne peux pas rester toute ma vie à me dire : je suis aidée, je vis
avec l’aide des autres, je ne me débrouille pas toute seule. Je serais malheureuse si je
devais demander le social encore longtemps.
Heureusement, les choses changent. Petit à petit, ça prend du temps. Un point
positif : j’ai tout arrêté. Parce qu’il y a trois quatre ans, en sortant de l’école, je buvais
et je fumais pas mal. C’était comme une dépression finalement. Aujourd’hui, je sais que
j’ai changé, je suis mieux dans ma peau, stable avec quelqu’un… Oui, sur la bonne pente.

1 Association du Relais, entreprises d’insertion Relais-Services.

20
Adeline, 22 ans
Le service social, pour moi ? C’est avant tout
une personne. Présente pour m’aider, me conseiller
dans mes choix, m’orienter, me proposer des activi-
tés pour augmenter mes chances de ne plus être au
social. Assistant social, c’est un métier humain, et
pour ça, écouter et éviter de juger, c’est fondamen-
tal. Je me sens comprise, et c’est une chance.

J’ai 22 ans, je n’ai pas de travail, pas de for-


mation, pour l’instant je suis au social, mais ça ne
m’empêche pas de savoir ce que je veux. Etre édu-
catrice de la petite enfance. En sortant de la termi-
nale à options, tout ne s’offre pas à vous ! Apprendre
ce métier en entrant directement à l’IPGL1, non, je dois oublier. Je pourrais plus
facilement y arriver par d’autres moyens : un apprentissage d’assistante socio-éducative
par exemple. Ou un CFC et ensuite entrer à l’école. Je viens de terminer un suivi chez UTT 2,
ça m’a redonné la motivation de foncer, parce que c’est vrai qu’au bout d’un moment,
on baisse les bras. J’ai été confrontée à tellement de refus ! Mais je n’oublie pas cette
année passée dans une garderie, un stage rémunéré : je me suis tout de suite sentie à l’aise,
même sans connaître le métier. Une année magnifique ! Elle a beaucoup trop vite passé !
Tout me plaisait, jusqu’à la désinfection des jouets. J’étais avec des tout-petits, c’est moi
qui changeais les bébés, je faisais la préparation des repas avec le cuisinier, je les faisais
manger à la cuiller, etc. J’ai appris à m’en occuper et à les occuper, même les plus petits.
Tout me plaisait, j’étais vraiment dans mon élément.

C’était tellement bon de faire ce que j’aimais, de ne plus être à la maison aussi,
où c’était vraiment tendu. Aujourd’hui, je fais tout pour avoir des stages et obtenir un
contrat. Par le biais de Caritas3, je dois rencontrer prochainement un coach, une personne
du métier. Avec quelqu’un à mes côtés, je me dis que ce sera quand même un peu moins
dur. Ça prendra peut-être un peu de temps, mais je suis confiante, je vais y arriver.

1 Ecole supérieure en éducation de l’enfance.


2 Unité de transition au travail.
3 En référence à la mesure DUO de Caritas.

21
5. NOTRE FINANCEMENT
LES BASES LÉGALES
L’essentiel des activités du SSL relève des missions et prestations confiées aux CSR en vertu de la Loi sur l’action sociale vaudoise
(LASV), dont il est une autorité d’application. Cette loi institue les diverses prestations suivantes : prévention sociale, appui
social, RI (prestation financière et mesures d’insertion). Le financement des CSR est régi par la Loi sur l’organisation et le finan-
cement de la politique sociale (LOF), qui prévoit les catégories de prestations suivantes :

1 Prestations absolues Ces prestations sont obligatoires. Elles sont définies et octroyées selon des normes

 La prestation financière du RI est la seule prestation absolue.


cantonales identiques pour l’ensemble du territoire cantonal.

2 Prestations relatives Ces prestations sont obligatoires. Les autorités d’application en déterminent le volume

 La prévention sociale, la prestation d’appui social ainsi que les mesures d’insertion
requis en faveur de chaque bénéficiaire.

sont des prestations relatives.

3 Prestations optionnelles Ces prestations sont facultatives. Les autorités d’application décident de leur attribution.
Selon les cas, elles sont subventionnées ou non.

Les prestations relatives et optionnelles définies par la loi font l’objet d’un catalogue, élaboré par le Conseil de politique sociale
en vertu de l’article 10, lettre f LOF.

SOURCES DE FINANCEMENT ET CLASSIFICATION COMPTABLE


DES PRESTATIONS Intervention du
budget communal

Réglées par la LASV 1 Prestations absolues et Subventionnées • en cas de


relatives du périmètre Enveloppe forfaitaire de dépassement
subventionné frs 3 900.- environ de l’enveloppe17
par an et par dossier RI

2 Prestations relatives hors Non subventionnées mais •


périmètre subventionné devraient l’être ; ou subven-
tionnées partiellement

3 Prestations optionnelles Non subventionnées mais •


pourraient l’être

Réglées par convention 4 Prestations conventionnelles Subventionnées partiellement •


entre DSAS et SSL

Réglées par 5 Prestations communales Non subventionnées ; •


rapport-préavis communal ne doivent pas l’être
uniquement

Le SSL a déployé une comptabilité analytique pour mesurer le degré de couverture des coûts de toutes les prestations normale-
ment subventionnées, ou qui devraient ou pourraient l’être en l’état de la législation.

17
Les régions d’action sociale peuvent enregistrer des excédents de produits ou de charges. Les excédents de produits permettent – sous certaines
conditions et dans certaines limites – de constituer des réserves, dans lesquelles il est possible de puiser en cas d’excédent de charges.

22
6. LA PRÉVENTION ET RÉPRESSION
DES FRAUDES
Le service social n’ignore pas les attentes de la société envers les régimes sociaux dans le domaine de la prévention et de
la répression des fraudes. Il a pris toutes les mesures possibles en l’état de la loi :

PRÉVENTION
• Vérification de l’indigence dans chaque situation sur la base de la liste de contrôles prescrits par l’Etat et des pièces
requises pour ces contrôles ;
• Enquête complémentaire en cas de doute ou en cas de retour à l’aide sociale d’une personne ayant commis une fraude.

La vérification de l’indigence et l’enquête complémentaire ont cependant leurs limites :

1. Les contrôles ne portent que sur des périodes écoulées. La principale source de renseignements est la décision de taxa-
tion de l’année précédente, obtenue sur présentation à l’Administration cantonale des impôts d’une procuration signée par
les membres majeurs du ménage ;
2. Ils ne portent que sur les renseignements communiqués. Seuls les comptes bancaires ou postaux déclarés peuvent être
analysés (les autres sont protégés par le secret bancaire)18 ; aucun renseignement fiscal n’est communiqué pour 40 % des
dossiers (permis B, conjoints séparés ou divorcés) ;
3. Ils ne peuvent pas être systématiques dans tous les domaines : certains d’entre eux doivent faire l’objet de démarches
écrites et motivées (par exemple auprès des agences AVS ou des caisses de chômage), qui ne peuvent être effectuées qu’en
cas de doute fondé.

RÉPRESSION
• Décision de restitution et décision de sanction administrative dans tous les cas de perception indue due à une fraude ;
• Suite pénale dans tous les cas de perception indue impliquant une contravention à Loi sur l’action sociale vaudoise
et/ou un délit au sens du Code pénal.

Le service social Lausanne a pris toutes les mesures possibles, en dépit de moyens d’investigation limités. Pour
autant, il rappelle que l’immense majorité des bénéficiaires de l’aide sociale est véritablement sans ressources.
Et que tout un chacun peut se trouver contraint, un jour ou l’autre, de devoir solliciter cette aide.

18
Dès le 1er février 2008, les requérants de l’aide sociale doivent, dans le canton de Vaud, signer une procuration autorisant les centres sociaux régionaux
à demander, dans le cadre de leurs enquêtes, des renseignements auprès de diverses sources, notamment les banques, assurances privées, bailleurs, etc.

23
7. QUELQUES RÉALISATIONS DU SSL
Le service social doit beaucoup à ses collaboratrices et collaborateurs qui avancent régulièrement des propositions
novatrices, dans tous les domaines (l’organisation interne, les prestations aux habitants, la communication…).
Quelques exemples :

EASYSWAP
M. Jonathan Rochat, assistant social, est mandaté pour mener à bien un projet d’autonomisation de bénéficiaires de longue
date de l’aide sociale, en grande difficulté sur le marché du travail. Il lance plusieurs propositions intéressantes, accède à
une fonction de chef de projet. Avec l’aide de quelques collègues, il réunit cinq quinquagénaires qu’il met au défi d’avancer
eux-mêmes des propositions. Au fil des entretiens et autres brainstormings, une grande idée émerge : lancer sur internet un
réseau d’échange de biens et de savoirs. Le projet easyswap est né ! Après plusieurs mois de travail acharné, auquel partici-
peront aussi des chômeurs suivis par l’Office régional de placement et formés dans le cadre des emplois temporaires subven-
tionnés de la Ville de Lausanne, un concept très abouti et un site web de qualité sont présentés à la direction du service,
qui sollicitera le Fonds du développement durable de la Ville, afin de financer le lancement du site. D’autres sponsors sont
sollicités par l’association easyswap. Aujourd’hui, le site est opérationnel et rencontre un vif succès.

Inscrivez-vous sur www.easyswap.org !

easyswap est signalé sur l’île de la Banque cantonale vaudoise dans Second Life.

PARTICIPATION AU PROGRAMME FORJAD


L’unité insertion du service social est dirigée par Marcelo Valli. Depuis 2006, elle mène un projet pilote pour l’insertion
socioprofessionnelle des jeunes adultes (18-25 ans) au RI. Après avoir rédigé un rapport sur les parcours et les probléma-
tiques de JAD (jeunes adultes en difficulté), l’unité a développé ses prestations d’orientation et de conseil, suivant en
permanence quelque 240 jeunes. Elle a également joué un rôle clé dans le succès du programme cantonal FORJAD. L’Etat a
admis que les jeunes à l’aide sociale ne perdent plus, comme auparavant, leur soutien financier s’ils acceptaient de se for-
mer. Et les CSR ont multiplié les démarches pour trouver, avec les jeunes intéressés, des places d’apprentissage ou d’autres
formations reconnues. Depuis 2006, grâce aux efforts des unités action sociale et insertion, 183 jeunes Lausannois à l’aide
sociale ont entrepris une formation professionnelle.

24
LA FRINGOTHÈQUE
Mme Hélène Tschumi, assistante sociale, propose de créer une « Fringothèque », une bibliothèque d’habits et d’accessoires
pour enfants en bas âge. Le service la met en contact avec Textura, qui accepte d’accueillir la Fringothèque dans l’un de ses
magasins au centre ville. L’équipement nécessaire est financé grâce au Fonds pour projets spéciaux de la DSSE. Des bénéfi-
ciaires de l’aide sociale et des chômeurs travaillent à la Fringothèque, y retrouvent un rythme de vie et de travail, préparent
une insertion professionnelle durable.
La Fringothèque, rue de l’Industrie 10, Lausanne

SCENIC ADVENTURE
Constatant que de nombreux jeunes à l’aide sociale ont besoin de reprendre confiance en eux, de retrouver des repères après
plusieurs années de « glandouille », le service lance le programme d’insertion socioprofessionnelle Scenic Adventure, dont
il confiera la réalisation à l’Institut Démarche. 40 jeunes participent à une création artistique ambitieuse (ils composent la
musique, réalisent les images, écrivent les textes…) et donnent un spectacle public. En même temps, ils élaborent un pro-
jet professionnel et participent à des stages en entreprise. Une expérience très forte qui aide la majorité d’entre eux à s’en
sortir ! Michel Cleis, assistant social et musicien, a participé comme encadrant artistique à la première volée, en 2007, aux
côtés de nombreux autres responsables engagés et compétents.
L’an prochain, rendez vous au spectacle de Scenic Adventure !

25
PRÉVENTION DE L’ENDETTEMENT
Dès leur majorité, les jeunes sont constamment invités à accroître leur consommation, quitte à acheter à crédit. 80% des
personnes endettées ont contractés leurs premières dettes avant l’âge de 25 ans ! Les facilités accordées sont aussi multiples
que déraisonnables, les conséquences souvent dramatiques : la dette moyenne des personnes qui consultent l’unité
d’assainissement financier (unafin) du service social s’élève à près de frs 50 000.-, soit presque autant que leur revenu
annuel moyen. Le service a participé activement à la conception puis au lancement d’une campagne cantonale de prévention
du surendettement auprès des jeunes adultes au RI et auprès des nouvelles familles. Sous la direction de Sonia Charruau,
l’unafin a notamment organisé plusieurs séances de sensibilisation avec le Théâtre Caméléon et elle a également contribué
à la réalisation de la brochure « Petit manuel pour acheter et consommer sans dettes »19.
Pièce du Théâtre Caméléon « A la poursuite du découvert ». Lors des séances de sensibilisation aux risques du
« petit crédit à la consommation », les jeunes sont invités à jouer aux côtés d’acteurs professionnels et à proposer
eux-mêmes le comportement adéquat, permettant d’éviter les poursuites et saisies.

Photo Caméléon M. Ducret

PERMANENCE SOCIALE DANS LES IMMEUBLES


L’unité logement du service social, dirigée par Emmanuelle Garcia N’Diaye, s’est fortement engagé pour la réhabilitation
des immeubles abritant une majorité de logements de transition (relogement de familles expulsées). Dans l’un de ces
immeubles, elle a installé une permanence hebdomadaire et pris diverses initiatives pour développer les relations de bon
voisinage.
Lors de la fête des voisins, les enfants d’un immeuble occupé par des familles relogées par le service social
décorent les boîtes aux lettres. Une animation organisée chaque année par la permanence sociale de l’unité
logement tenue dans l’immeuble.

Photos SSL

19
http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/dsas/cd/fichiers_pdf/Petit_manuel_pour_acheter_et_consommer_sans_dettes.pdf

26
8. COLLABORATION INTERINSTITUTIONNELLE
Le système de sécurité sociale suisse est particulièrement complexe. Selon les situations, les usagers peuvent être confron-
tés à « l’effet carrousel » : les institutions ou services concernés se renvoient une même situation au lieu de coopérer. Dans
l’intérêt des usagers, le service social s’est engagé activement dans la collaboration interinstitutionnelle. Ci-après quelques
exemples.

COLLABORATION ENTRE SERVICE SOCIAL, OFFICE RÉGIONAL DE PLACEMENT (ORP)


ET OFFICE AI – PROJET MAMAC
Le projet Mamac a été initié par la Confédération. Il consiste en une prise en charge entièrement coordonnée entre l’Office
AI, l’ORP et le service ou centre social. Dans chaque canton, des projets pilotes ont été lancés. Dans le canton de Vaud, le
service social de Lausanne joue un rôle de précurseur.

Le principe du projet est simple : lorsqu’une personne émarge aux divers régimes (on parle alors de « cas complexe »…),
l’Office AI, l’ORP et le CSR délèguent leur répondant à un organe de gestion commun. Ce dernier détermine laquelle des trois
instances est compétente pour la prise en charge. Le bilan effectué par l’instance compétente vaut pour les deux autres ;
les mesures d’insertion ou d’intégration de chacune des trois instances sont accessibles aux deux autres.

COLLABORATION ENTRE SERVICE SOCIAL ET ORP

Séances d’information

Le service social organise régulièrement des séances d’information destinées aux chômeurs en fin de droit afin qu’ils
connaissent les conditions auxquelles ils peuvent solliciter la prestation financière du RI ainsi que, si nécessaire,
un appui social.

Projet RI 2

Lancé en 2009, le projet RI 2 fait suite à un rapport cantonal sur la collaboration des autorités du RI. Il vise à améliorer
cette collaboration pour assurer un continuum dans la prise en charge des bénéficiaires de RI. Le Service de l’emploi et le
Service de prévoyance et d’aide sociales ont retenu trois régions pilotes : Montreux, Yverdon et Lausanne.

COLLABORATION AVEC LE SERVICE DE PRÉVOYANCE ET D’AIDE SOCIALES (SPAS)


ET AVEC LES AUTRES CENTRES SOCIAUX RÉGIONAUX (CSR)
Le service social participe activement aux travaux menés en commun avec le SPAS et les autres CSR pour l’amélioration
continue de l’action sociale cantonale. Il est représenté au sein du conseil des régions d’action sociale, de la conférence
des directeurs de centres sociaux régionaux, ainsi que des groupes de travail permanents mis sur pied par le SPAS.

27
9. DÉFIS ET PERSPECTIVES

Michel Cornut
Chef du service social Lausanne

Dans certains quartiers, plus du quart de la population à l’assistance

Nous avons connu les trente glorieuses, le plein emploi, le développement, tardif mais néanmoins
remarquable, des assurances sociales fédérales : toute une période durant laquelle les aides sociales
cantonales et communales ne jouaient plus qu’un rôle marginal en Suisse. Avant que ne se produise,
dès 1990, un retournement spectaculaire. Le chômage explose et avec lui la demande d’aide sociale
publique. Lausanne versait 7 millions de francs d’aides financières individuelles par an en 1990,
elle en a versé plus de 100 millions en 2008. Dans certains quartiers de Lausanne, plus du quart de
la population est assisté.

Le service social de Lausanne fait face, avec toute la diligence requise par les situations de détresse
auxquelles il est quotidiennement confronté. Ses collaboratrices et collaborateurs sont mis à rude
épreuve mais ils se démènent pour que personne ne soit laissé sur le bord du chemin. Et sachant que
le service gère le « dernier filet social », les autorités lui ont heureusement accordé les moyens
supplémentaires indispensables.

La société craint les abus, exige des mesures. Nous en prenons acte et signalons que notre dispositif
de prévention et de répression des fraudes est désormais exemplaire. En même temps, nous rappelons
sans cesse que si la demande d’aide sociale augmente pareillement, ce n’est pas d’abord en raison
des abus, mais bien de la précarisation de l’emploi, des mesures d’économie prises dans le cadre
des assurances sociales fédérales, d’une immigration parfois mal accompagnée.

Dès 2005, une palette élargie de prestations

Peu à peu, le service offre, outre l’aide sociale traditionnelle, une palette élargie de prestations
répondant à la diversité des situations. Dès 2005, des aides accrues pour le logement d’urgence
ou de transition. Dès 2006, des programmes d’insertion socioprofessionnelle que la nouvelle loi sur
l’action sociale vaudoise (entrée en vigueur le 1er janvier de cette année-là) autorise enfin et que

28
nous destinons en priorité aux jeunes de 18 à 25 ans. L’aide change progressivement de nature.
Davantage que par le passé, elle devient subsidiaire aux efforts du bénéficiaire pour s’en affranchir,
avec un soutien désormais renforcé. Dès 2006, le service se voit confier les subventions aux institu-
tions sociales privées, pour mieux coordonner les prestations de ces dernières avec celles du service
public. Un dispositif social cohérent se profile, répondant aux objectifs et aux principes de la poli-
tique sociale communale, laquelle est désormais clairement définie par les autorités compétentes20.
Enfin, des programmes de prévention sociale voient le jour, le programme de prévention du sur-
endettement des ménages privés par exemple.

Vers de nouveaux rôles professionnels

Comme ailleurs en Suisse, les rôles des professionnels de l’action sociale changent en même temps
qu’évoluent législation et dispositifs. Normée jusque dans les moindres détails, la garantie du
minimum vital est confiée à des collaboratrices et collaborateurs administratifs. Alors que les assis-
tantes et assistants sociaux sont appelés à conduire le processus d’autonomisation des usagers, dans
chacun des domaines de l’action sociale (l’accès au logement, à l’assurance maladie, aux compétences
de base, à la formation et à l’emploi, notamment), en mobilisant autour d’objectifs dûment
définis un réseau de spécialistes (gestionnaires de logements de transition, éducateurs et formateurs
d’adultes, commissaires au règlement amiable des dettes, juristes, par exemple) – que ceux-ci soient
directement employés par le service ou non.
Ainsi les défis à relever dans les années qui viennent se précisent-ils. Nous devons négocier avec
chaque usager un contrat juste, qui exige sa participation, régulière et active, à la résolution des
problèmes qui l’ont conduit à solliciter le service, d’une part, un contrat qui lui garantisse tous les
soutiens indispensables, d’autre part. Nous devons délivrer une prestation financière diligente et en
tous points conforme aux normes en vigueur, mais aussi prévenir et réprimer la fraude. Nous devons
développer la collaboration interinstitutionnelle, pour gagner en efficience et en économicité.
Et par-dessus tout, continuer de tendre la main à tous les exclus, aussi difficile que cela puisse être
lorsque le nombre de ceux-ci ne cesse malheureusement d’augmenter.

Les réformes engagées au service social, tant en ce qui concerne les prestations que l’organisation,
de même que la vision du service public qui a guidé ces réformes, ont reçu l’aval des autorités
compétentes. Elles sont mises en œuvre par de nombreux cadres et collaborateurs/collaboratrices
très engagés, compétents et faisant preuve d’une grande conscience professionnelle, auxquels
j’exprime ici toute ma reconnaissance.

20
Voir le rapport-préavis 2005/51 sur la politique sociale communale.

29
ANNEXE 1

FORMATION ÉLÉMENTAIRE DES ADULTES – CADRE DE RÉFÉRENCE

Le présent document définit les conditions auxquelles une prestation fournie par une institution mandatée par le service social
Lausanne peut relever de la formation élémentaire des adultes subventionnée par la Ville de Lausanne. Il s’appuie sur

• les rapports-préavis adoptés par le Conseil communal concernant la Communauté d’intérêt pour la formation élémentaire des adultes
(ciféa) ;
• les documents publiés par ladite communauté, qui proposent notamment des définitions et des objectifs (notamment : rapport d’activité
2006 et « principe de formation élémentaire pour une nouvelle ciféa », version provisoire 7) ;
• la norme EduQua, qui détermine des conditions minimales à remplir dans le domaine de la formation en Suisse et que les institutions
membres de la ciféa se sont elles-mêmes engagées à respecter.

Par ailleurs, ce cadre de référence est conforme aux exigences posées par la loi vaudoise sur les subventions.

1. La prestation relève de la formation élémentaire


Conformité au rapport-préavis 1994/69

1 La formation élémentaire doit favoriser la compréhension de l’environnement social23. Sont réputés relever de la formation
élémentaire les formations permettant à leurs bénéficiaires de :
• Lire et écrire
• Communiquer en français : comprendre le français oral, s’exprimer à l’oral
• Saisir le sens d’un texte simple
• Utiliser un horaire, un plan de ville, remplir un formulaire administratif courant
• S’exprimer à l’écrit : rédiger un texte, une lettre, un curriculum vitae
• Compter : utiliser les quatre opérations de base, les pourcentages, savoir utiliser les mesures et les proportions
• Développer leurs aptitudes au raisonnement logique : mémoriser, trier, analyser, classer
• Utiliser l’outil informatique de base : word, excel, internet, messagerie électronique.

2 Dans chacun des domaines précités, la formation élémentaire permet à celles et ceux qui en bénéficient d’atteindre un niveau
de connaissances et compétences correspondant à celui de la fin de la scolarité obligatoire, voie secondaire à options.

3 La formation doit être dispensée de telle manière que les transferts de compétences soient facilités.

4 L’apprenant a le choix entre une formation partielle ou complète.

2. La prestation s’inscrit dans un cursus de formation cohérent


Conformité au rapport-préavis 1994/69

1 La formation élémentaire est dispensée de façon formelle suivant une logique de progression. Les différents modules doivent
être coordonnés en fonction de leurs prérequis et d’horaires compatibles24.

2 Les personnes suivant l’ensemble du cursus – quel que soit leur rythme – doivent être en mesure d’atteindre l’objectif fixé,
à savoir un niveau correspondant à celui de la dernière année de scolarité obligatoire.

23
Selon le rapport-préavis 1994/69 « octroi d’un soutien financier aux institutions privées dans le domaine de la formation élémentaire des adultes » : « Illettrisme, méconnaissance
de la langue française et très bas niveau de qualification constituent de sérieuses limites à l’intégration professionnelle et sociale. Ils sont un facteur d’inadaptation et de dépendance.
Ils peuvent constituer un danger pour la cohésion sociale (rupture du sentiment d’appartenir à une société dont on ne partage ni les symboles ni les richesses). La portée de ces handicaps
sociaux est très étendue puisque les conséquences se font souvent sentir sur plusieurs générations ». Suite à ce constat, la Municipalité écrit que « le rattrapage des connaissances
nécessite la mise en place d’une filière de formation pour adultes permettant – par un système d’unités capitalisables par exemple – d’amener ceux qui la suivent au niveau
correspondant à celui de la dernière année de scolarité obligatoire ».
24
Selon le préavis 1994/69 déjà cité : « L’intention de la Municipalité est de rassembler les associations privées concernées au sein d’une communauté d’intérêt pour la formation
élémentaire des adultes (CIFEA) afin de
• définir le champ d’action et le type d’intervention réservée à chacune ;
• d’identifier les lacunes et de formuler des propositions propres à les comble r;
• de rechercher des économies d’échelles (…). »
La volonté de construire un dispositif unique, structuré et cohérent est clairement à l’origine de la ciféa.

30
3. L’offre de formation est transparente
Conformité au critère de qualité EduQua no 3 (une présentation transparente des offres de formation et des options pédagogiques)

1 Pour chaque cours, sont au moins définis :


• Le public cible, exprimé en des termes tels que les besoins spécifiques auxquels le cours répond soient clairement indiqués
• Les pré-requis et la place du cours dans le cursus de formation élémentaire
• Les objectifs ou résultats attendus
• La durée
• Le prix (subventionné)
• Le programme
• La méthode d’enseignement et les supports utilisés

2 Les documents définissant les sept éléments précités sont des sources au sens de la norme EduQua. Ils répondent aux exigences
matérielles et formelles posées pour la certification EduQua.

4. La formation est adaptée aux publics cibles


Conformité aux critères de qualité EduQua nos 1 (des offres de formation qui satisfont le besoin général en formation et les besoins particu-
liers des clientes et des clients) et 2 (des acquis de formation durable pour tous les participants)

1 Le rythme, l’encadrement, les horaires et de manière générale la pédagogie de la formation doivent être adaptés aux publics de
la formation élémentaire.

2 L’apprenant doit pouvoir participer activement à la définition de ses objectifs de formation après que ses acquis aient été
identifiés et valorisés. La négociation des objectifs doit tenir compte, le cas échéant, des difficultés et des gênes de personnes
précarisées.

3 La formation est constituée d’étapes identifiables, ou d’unités capitalisables ou encore de modules clairement identifiables.

5. L’institution se donne les moyens de garantir la qualité de la formation


Conformité au rapport-préavis 1994/69, le soutien financier communal sera fonction de a/ l’adéquation du dispositif aux besoins existants
(notamment évaluée à la lumière de la fréquentation et de la provenance des usagers) b/ de l’efficacité du dispositif (capacité d’augmenter
de manière significative les connaissances et compétences des usagers). Conformité au critère de qualité EduQua no 6 (le souci de garantir
et de développer la qualité).

1 Les formations sont planifiées, puis réalisées ; la réalisation est évaluée et les expériences faites sont assimilées, afin d’être
bénéfiques aux formations suivantes. Pour chaque cours, les modalités d’évaluation (par exemple : test d’entrée/test de sortie)
sont renseignées.

2 Des documents ou sources en attestent et les résultats des évaluations sont communiqués au service social.

3 Les formateurs sont qualifiés (le service social peut demander des renseignements à ce sujet).

6. La formation est efficiente


Conformité au rapport-préavis 1994/69 (rechercher des économies d’échelle) et au critère qualité EduQua no 4 (des prestations orientées
vers la clientèle, économiques, efficientes et efficaces)

1 La subvention du service social est calculée selon le nombre de jours de cours et de participants aux cours, sur la base d’un prix
par jour et par participant convenu et sur la base d’une estimation du nombre de participants attendus.

2 D’éventuels écarts entre les prix demandés par une institution de formation élémentaire mandatée par le service social et les
prix moyens demandés par d’autres institutions (prix du marché) doivent être documentés et explicités.

7. Les principes de territorialité et de subsidiarité sont respectés


Conformité au rapport-préavis 2005/51 sur la politique sociale communale

1 Sous réserve des exceptions admises, la liste nominative (noms, prénoms, dates de naissance) des apprenants est communiquée
au service social qui peut vérifier leur domicile. Il n’est fait aucun autre usage de cette liste.

2 Pour les apprenants au bénéfice des prestations d’un régime social, la formation dispensée est facturée – dans toute la mesure
du possible – à ce régime. La liste de ces apprenants est communiquée, de manière distincte, au service social.

31
ANNEXE 2

LE DISPOSITIF LOGEMENT DU SERVICE SOCIAL

Le service social n’a pas pour vocation de proposer des logements (dans le canton de Vaud, cette mission relève des offices communaux du
logement). Il vient en aide à des personnes qui, sans son intervention, se trouveraient à la rue, en général suite à une expulsion.

Hébergement Logements Logements


d’urgence de transition sociaux Logements subventionnés
Logements du marché libre
Hôtels
Pensions

Le service social mandate des Le service social loue des apparte- Le service social loue des apparte-
institutions pour tenir des ments et les sous-loue à titre ments et les attribue à titre
hébergements d’urgence. En hiver, temporaire, le temps pour le sous- définitif, avec cession de bail ou
il ouvre son propre hébergement locataire de trouver un logement non, lorsque l’accès au logement
(Abri PC) durable autonome durable autonome ne paraît pas
possible

Mandataires SSL Parc de 140 appartements géré Parc de 200 appartements géré
Sleep-In par le service social par le service social
Marmotte
Partenaires SSL Partenaires SSL
Partenaires SSL Diverses gérances privées Diverses gérances privées
Divers hôtels et pensions Service du logement et des Service du logement et des
gérances gérances

Conception graphique : Isabelle Guillaume


Photographies : Hugues Siegenthaler (couverture, pages 15, 17 à 21, 28)

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