Au sommaire

Edito : 1er tour: réactions en vrac
p.3 : Ados et politique
Je pense que je ne suis pas la seule à voix, ce qui montre que beaucoup plus
être choquée des résultats du premier ont été convaincus en 2017. p.4 : Meeting politique/prof de
tour. Je ne suis pas la seule, Amélie, guitare
Enfin une des choses qui a le plus cap-
par exemple, dit son "dégoût" : « Je
té mon attention et que je retiendrai p.5 : Les primaires et les métiers
suis dégoûtée que ce soit Marine Le
de ces élections, c'est le taux d’absten-
Pen qui passe au second tour mais p.6 : Ulysse nuit gravement à la santé
tion qui s'élève à plus de 22 %, c'est
pour Emmanuel Macron, je ne le con-
plus que les scores des candidats en p.7 : le syndrome d'Ehlers-Danlos
naissais pas vraiment. Je me suis inté-
tête. En fait, ce sont ceux qui ont déci-
ressée à lui après ». Sarah, elle, pose p.8 : le handicap
dé de ne pas s'intéresser à l'élection
une question pleine de bon
qui ont remporté le 1er tour ! Pour moi
sens : « Plein de personnes critiquent p.9-10 : Rencontre avec François
le second tour s’annonce donc inquié-
Marine Le Pen mais à la fin on se de- Martel et les comédiens du CEPI
tant. Vous saurez le résultat quand
mande qui a voté pour elle ! Il doit bien
vous lirez ces lignes mais ça ne dira p.12: le misanthrope/Studio monstre
y avoir parmi ceux qui réagissent cer-
rien des surprises à venir. En atten-
tains qui ne sont pas honnêtes ». Je p.13-14 : Studio monstre suite
dant, nous avons ouvert un peu nos
suis aussi choquée par le fait que Ma-
colonnes à la politique : un reportage p.15 : La musculation chez les ados
rine Le Pen a autant augmenté son
dans un meeting du second tour, une
pourcentage par rapport à cinq ans p.16-17: Musique classique et comé-
petite enquête sur la difficulté à inté-
auparavant : 18,5 % en 2012 et 21,30% dien
resser les ados...
en 2017, c'est une progression énorme
Ilham Derouiche p.18 : Le cirque
et elle progresse aussi en nombre de
p.18 : La course du lac

p. 19 :Le raid aventure

Couv et der ©keskon attend, Mai
2017.

Imprimé à 900 exemplaires par
Jouve, 733 rue St Léonard, 53100
Mayenne

ISSN : 2107-5190 Collège René Des-
cartes, 98 bd Blossac, 86 106 Châtelle-
rault.

Directeurs de publication : Jacques
Arfeuillère et Séverine Lenhard

Projet soutenu et financé exclusive-
ment par la ville de Châtellerault et
Atelier théâtre au collège de Dangé avec Studio Monstre, p12-14
la Communauté d’Agglomération du
Pays Châtelleraudais. Merci à eux !
Partenariat avec le « 4 », pour des
ateliers vidéo avec José Bourdon et
des ateliers images avec Aïssa
Kandila. Merci !

Journalistes : Johanna Andreau, Remi Boulay, Maxime Bussereau, Aurélie
Cretté, Eléa Degeorges, Ilham Derouiche, Vanessa Dugué, Noémie
Enain, Melvin Ferdonnet, Adèle Furet, Camille Goossens, Ana
Hommelet, Abdessamad Kassous, Audrey Lagarde, Thomas La-
marre, Tom Le Guillou, Lucas Martineau, Jade Nespoux, Cindy
Philipponeau, Mathéo Poirault, Julie Pouzin, Coline Raffoux,
Laurine Royer, Raphaël Tribot, Lindsay Van Horde, Alix Vaucelle.
« Ado'pter la politique ?
Quand on a quatorze ans, ce n'est pas tou-
jours facile d'avoir une opinion politique. Et
on ne peut pas dire que le sujet est parmi
les préférés des ados. En plus, il est bien
difficile de s’y retrouver en matière d’infor-
mation politique. Petite réflexion à l’occa-
sion des présidentielles sur ce rapport entre
l’ado et le politique.

méthode réside dans la constitution du panel :
tout le monde est-il vraiment pris en compte ? Il
est donc difficile de dire que ces sondages sont
fiables. C'est pour cela que lorsque vous tombe-
rez sur un sondage, examinez le bien avant
d'affirmer que c'est vrai.
Maintenant parlons d'internet et des réseaux
sociaux. Il faut que vous sachiez qu'il n'y a quasi-
ment aucune loi sur la circulation de l'informa-
tion sur internet. Cela veut dire que n'importe
qui peut diffuser n'importe quoi. Tout à l'heure,
©Keskon attend

je vous parlais du rôle de contre-pouvoir et bien
comme il n'y a aucune barrière contre les ru-
meurs, n'importe qui peut exercer ce rôle sur
Internet. Il y a également les sites négationnistes

P
qui nient des parties de l’histoire et qui veulent influencer
les gens à penser comme eux, il faut donc se méfier des
our commencer il faut savoir que les médias ont sites sur lesquels nous allons.
un rôle important sur l'opinion publique car ils
ont pour but d'exercer le rôle de contre-pouvoir. Les mé- Comment se forge-t-on des opinions politiques lorsqu'on
dias ne sont jamais impartiaux. Selon les chaînes TV ou les est adolescent?
journaux que vous lisez, sachez que cela peut vous in- En dehors des médias, lorsqu'on est adolescent, il y a aus-
fluencer sur vos idées politiques. Il y a des médias de si le rôle de l'entourage (famille, amis, etc.). Et là, il est
droite et des médias de gauche. Pour éviter d'être influen- difficile de dire qui influence qui. Il arrive que des adoles-
cé, il faut donc avoir l'esprit critique, c'est-à-dire juger par cents ne soient pas du tout du même avis politique que
soi-même ce qui vous semble correct ou incorrect, bien leurs parents par exemple.
ou mal, vrai ou faux, fiable ou non, etc. Et ça, c’est déjà le
Il est vrai qu'au collège le sujet politique est moins abordé
premier obstacle quand on frappe à la porte des sujets
entre amis en général car c'est un sujet qui « fâche » ou
politiques.
pour certain un sujet assez inconnu. Il y a des adolescents
qui ont des idées politiques bien définies et d'autres ado-
Comment savoir si ce que l'on entend est fiable ou non ? lescents qui sont perdus ou désintéressés par la politique.
Commençons par les sondages, leur rôle est d'évaluer ou Même si vous êtes adolescent et que vous n'avez pas la
de mesurer une opinion. Mais sont-ils si fiables qu'ils pa- moindre opinion politique, vous pouvez vous informer en
raissent? Les sondages ont toujours existé sous diffé- demandant à votre entourage ce qu'ils pensent de cer-
rentes formes et ils sont aujourd'hui accessibles sur la tains candidats, vous pouvez vous informer également
presque totalité des médias. Ils sont donc très importants avec l'aide des débats politiques surtout en période
car ils peuvent influencer voire manipuler l'opinion d'un d'élections présidentielles ou encore en regardant les pro-
grand nombre de personnes. Il faut savoir que les son- grammes des candidats. Quoi qu’il en soit, il faut aussi
dages sont souvent faits à partir d'un millier de per- qu’on s’aperçoive qu’on est à peu de temps de notre pre-
sonnes, ils utilisent donc la méthode des quotas qui quali- mier vote…
fie un nombre précis de personnes. Le problème de cette Audrey Lagarde
De la guitare
Tous ensembles ? électrique au luth
Michel Gendre a 59 ans et est pro-
Macron, notre futur prési- fesseur de guitare depuis 24
ans. Parcours d’un musicien que

«
dent ? Si c'est le cas, nous
toutes les musiques intéressent.
avons voulu le connaître. Et
comme le Vendredi 28 avril à
l'Angelarde avait lieu un mee- J’ai commencé à jouer à
ting de 2ème tour d'Emmanuel l'âge de 18 ans », révèle-t-
Macron, nous sommes parties il, c’est-à-dire pas si tôt
en reportage. que ça ! Il habite à Tours mais enseigne

N
aux élèves du Conservatoire Clément
Janequin de Châtellerault. S’il est deve-
nu professeur, c’est par hasard, en fai-
ous pouvons donc vous
sant des études au Conservatoire de
décrire l'organisation et
©Keskon attend

Tours. Il y a quelques années il ne pen-
l'ambiance d'un meeting
sait pas devenir professeur. Avant de
de présidentielle.
devenir prof, il faisait des études d'an-
Tout d'abord rendez-vous à 18h30 glais et la guitare, c’était pour le loisir.
pour attendre l'ouverture des portes Aujourd’hui, et c’est ce qui fait sa parti-
à 19h sachant que le meeting commençait à 19h30, il fallait attendre cularité, il joue également du luth et de
1heure. Donc, un meeting, c'est d'abord une file d'attente ! la guitare ancienne et donc, son style de
musique est plutôt ancien et médiéval :
Il y avait déjà environ mile personnes qui était présentes. Les gens dans
ça date de la Renaissance et du Moyen
la file s'impatientaient car M. Macron avait du retard. Pendant l'attente,
âge pour le luth et la guitare ancienne et
des personnes plutôt alcoolisées chantaient la marseillaise et répétaient
du XX et XXIe siècle pour la guitare
des slogans d'autres candidats comme «La France aux Fran-
sèche.
çais ».Ambiance !
L'ouverture des portes s'est faite bien après 20h00. Et comme plus de Michel passe plusieurs heures par jour
personnes étaient là que le nombre prévu parles organisateurs, pour sur sa guitare qui ne le quitte pas. Car il
respecter la jauge, un bon nombre de personnes ont dû aller dans une est aussi artiste et se produit sur
autre salle. scène. « Mon premier instrument a été
Dans la salle la clarinette », confie-t-il tout en révé-
lant que c'est le seul de sa famille à
Rentrées dans la salle où Emmanuel Macron présentait son programme, jouer d'un instrument. Pour lui une jour-
impossible de trouver une place assise ! Entre les places réservées aux née au Conservatoire, c'est environ 6/7
élus de la communauté, celles de la presse et celles sur l'estrade réser- heures de cours, des ensembles et des
vée aux caméras et journalistes de télévisions, il ne restait pas grand réunions. Il travaille trois jours par se-
chose pour le public local. Un monsieur vient nous avertir que M. Ma- maine au Conservatoire de Châtellerault
cron aura du retard et n'arrivera pas avant 20h30. Attente ! où il reçoit à peu près 8 élèves par jour.
L'entrée de Emmanuel Macron se fait enfin sous les applaudissements, « Pour moi, c’est un métier difficile »,
les hurlements : «ON T'AIME MACRON » « MACRON PRESIDENT !». Il explique-t-il. « Ce n’est pas simple de
enchaîne ensuite par quelques poignées de mains aux élus de Châtelle- faire apprendre la guitare aux élèves. ».
rault et il commence enfin son discours avec une heure de retard. Tout
le long de son discours, on peut entendre des applaudissements et on Pour devenir professeur de guitare, il
comprend vite que certaines personnes pensent que M.Macron est «le faut aussi passer de durs concours. Pour
sauveur de la France ». Le meeting se finit par le chant de la marseillaise monter un concert, c'est difficile car il
par le candidat et le public. faut bien savoir ses partitions et bien s'y
connaître. Et quand on a l’expérience de
Notre impression ? Eh bien, Le temps nous a plutôt paru long du fait que Michel, on affronte cela facilement. Il
de 18h à 22h30 nous n'avons pas mangé. Mais un meeting est assez faut dire qu’il a connu un peu toutes les
drôle à voir de notre point de vue ! musiques : au cours de sa jeunesse, il a
Bilan de ce meeting : on a récupéré un drapeau de la France. également joué dans un groupe de rock
et de jazz
Adèle Furet & Julie Pouzin
Johanna Andreau
Tu veux faire quoi toi plus tard ?
« Je veux être maîtresse » et « moi, je serai pilote de chasse ». Dans la
cour de récré, on parle beaucoup de ses rêves d’avenir. Keskon attend a
enquêté de la primaire au collège. Alors, en 2017, qu’est-ce qu’on veut
faire plus tard quand on a entre 7 et 12 ans ?

A
garçons et la beauté et les enfants, c’était pour les filles.
ujourd'hui, il y a, avec le progrès, plus de mé- Pourtant, c’est un peu contradictoire avec les pratiques
tiers possibles qu’au 20ème siècle. C’est donc des uns et des autre pendant l’enfance. Contrairement à
sans doute plus dur de faire un choix surtout lorsqu’on est ce que l'on pourrait penser, maintenant les garçons et les
jeune. Et c’est avec cette idée dans la tête que nous avons filles n'ont plus tant de différences que cela et jouent sou-
demandé à plusieurs élèves de plusieurs niveaux scolaire, vent aux mêmes jeux : les garçons jouent aux poupées
de 7 à 12ans ce qu’ils voulaient faire plus tard. avec leurs sœurs et les filles s'amusent aux pompiers avec
Première constatation : il n’y a pas vraiment de mode sur leurs frères.
le rêve de métier contrairement à ce que l’on pourrait
La nouveauté, on va aller la chercher dans l’évolution de la
penser et de nombreuses réponses nous ont étonnées ou
société. C’est vrai que nos grands-parents, quand l’ordina-
même fait rire. Question égalité des genres, nous avons
teur n’avait pas envahi nos vies, ne rêvaient pas d’être
remarqué que les filles pouvaient avoir envie de faire des
informaticiens comme de nombreux jeunes aujourd’hui.
métiers «destinés » aux garçons et vice versa. C’est Inès,
Ce qui est permanent, c’est peut-être cette majorité d’en-
par exemple, en CE2, qui nous confie qu’elle aimerait être
fants qui savent ce qu’ils veulent faire quand ils sont en-
« kebabeuse » (faire des kebabs) car elle adore ça et que
core petits, mais qui ne le savent plus quand ils grandis-
comme ça, elle pourra gagner de l’argent tout en man-
sent. Ils comprennent qu'ils ont encore le temps, et si
geant ce qu’elle aime. C’est encore Ashley, en 5e, qui dit
d'autres cherchent avec pertinence leurs voies profession-
qu’elle veut être pompière car elle aime l’action et veut
nelles, ils ont devant eux beaucoup de temps.
sauver des vies. Et qui affirme haut et fort que ce n’est pas
un métier que pour les garçons.
Ana Hommelet, Lindsay Van-Horde Horde
Une certaine « tradition » cependant

Si l’on met de côté Ilham, qui déclare
qu’elle veut être dentiste car « elle aime
voir les gens souffrir et leur arracher
des dents », on peut tout de même
constater qu’on retrouve un peu les
grandes traditions aujourd’hui encore
dans les rêves de métiers. Chez les
filles, ça résiste, ce sont plus les mé-
tiers esthétiques (coiffeuse, maquil-
©Keskon attend

leuse…) et également tout ce
qui est en rapport avec
l’école (maîtresse, di-
rectrice…) qui persis-
tent dans les ré-
ponses. Chez les
garçons, les métiers
d’action revien-
nent plus
(pompiers, poli-
ciers, avocat…) et également
les métiers qui touchent à
l’informatique. Comme si la
technique, c’était pour les
Ulysse nuit gravement à la santé

©Keskon attend
U
Alban Guillemot, de l'autre côté de la scène, est le tech-
n titre curieux, qui pourrait faire fuir. C’est nicien qui crée des univers surprenants entre le paysage
pourtant le réconfort que nous nous sommes sonore et le documentaire artistique.
accordés après les multiples efforts que nous avons
Alors pourquoi ce titre ? Parce qu’Ulysse, comme le
fournis lors de notre brevet blanc. C’était un mardi de
rappelle ce spectacle, c’est pas vraiment un héros : il
février, un spectacle que les élèves de troisième du
sacrifie ses copains, trompe sa femme, trucide les pré-
collège René Descartes sont allés voir. Et surtout écou-
tendants… Cette pièce résume bien les aventures
ter : la pièce "Ulysse nuit gravement à la santé" de la
d'Ulysse tout en détaillant bien des passages cultes
compagnie Le Cri de l'Armoire au théâtre Blossac mé-
comme le cyclope, les sirènes et le retour d'Ulysse chez
lange en effet slam, conte et musique de façon tout à
lui. Et ça nous conduit à voir bien différemment toutes
fait originale. Marien Tillet nous raconte de manière
ces histoires. J'ai particulièrement aimé les moments de
expressive les péripéties les plus célèbres d'Ulysse en
slam et les différents points de vue, celui d'Ulysse et
intégrant à son texte du slam et du violon. Mais le prin-
celui de Penelope, sa femme qui a dû l'attendre pen-
cipal musicien de cette pièce est Mathias Castagné qui
dant 20 longues années (on se demande pourquoi !).
est guitariste, compositeur, arrangeur et improvisateur.
Pour conclure, je dirais qu'Ulysse nuit gravement à la
Nous avons pu d'ailleurs écouter sa musique qui accom-
santé car nous n'avons toujours pas de remède.
pagne Marien Tillet mais aussi quelques solos improvi-
sés de guitare. Le dernier de cette équipe artistique est Julie Pouzin

©Keskon attend
Le plaisir avant tout…
Wendy, une jeune fille de 19 ans de Châtellerault, est atteinte du syndrome
d'Ehlers-Danlos qui ne lui facilite pas la tâche pour réaliser son rêve de
danseuse. Cependant elle ne va rien lâcher et y arriver…

Douleurs permanentes
« Je vois flou et double la jour-
née. Le soir quand je mange, j’ai
d’énormes crampes. Quand
vient le moment de me coucher,
tout mon corps se paralyse, je
ne peux plus bouger… La nuit je
dors très mal à cause de mes
douleurs et de mes blocages
respiratoires », continue-t-elle.
Ses blocages respiratoires sont
dus aux capteurs qui sont mal
''reliés'' à son cerveau. Elle dort
avec un matelas à mémoire de
forme, un oreiller à mémoire de
©Keskon attend

forme, et elle a aussi un cou-
sin... à mémoire de forme pour
s'asseoir. Quand elle reste as-
sise ou debout trop longtemps
cela lui fait très mal, elle doit va-
« Je me déboîte de la tête aux des articulations). Malheureuse-
rier ses positions.
pieds » ment, ces gens courent aussi le
risque d'être aveugles plus tard. La danse, sa vie
Le syndrome d'Ehlers-Danlos est un
groupe de maladies génétiques « Si je ferme les yeux, je ne sens Le seul endroit où elle se sent épa-
caractérisées par une anomalie des pas mon corps...» nouie et où elle se sent bien et nor-
tissus conjonctifs c'est-à-dire des male, c'est au sport. « Je veux mon-
Pour éviter un maximum de luxa-
tissus de maintien qui enroulent et trer aux gens que quand on veut
tions et de subluxations, elle porte
maintiennent tous les muscles, or- réaliser ses rêves, il suffit d'y croire.
des orthèses (genouillères, chevil-
ganes, articulations, tendons etc. La vie est belle, et je veux trans-
lières et coudières). Elle doit aussi
Ce syndrome est très rare puisqu'il mettre ma joie de vivre aux per-
mettre des vêtements compressifs
ne concerne que 5000 personnes sonnes, transmettre mon bonheur.
(gants, pantalons, gilets, chaus-
dans le monde entier. Les tissus J'ai 2 heures de kiné pour travailler
settes, ceinture lombaire) pour sti-
conjonctifs de Wendy sont donc la proprioception tous les mercredis
muler ses capteurs car elle ne sent
trop souples ce qui fait que toutes à vie. Je veux construire mon avenir
pas son corps. « Si je ferme les
ses articulations sont instables, pas autour du sport et j'y parvien-
yeux, je ne sens pas mon corps.
protégées, ni maintenues. « Je me drai !!!» Plus tard, elle veut cons-
Dans la vie de tous les jours, je me
déboîte de la tête aux pieds, je me truire son avenir autour de la
prends, sans cesse, les murs, les
fais des luxations et des subluxa- danse, plus spécialement autour de
portes, j'attrape les objets à côté, je
tions à longueur de temps » nous a- la Zumba en devenant prof. Et nous
fais tout tomber, je suis maladroite,
t-elle confié. Les personnes ne doutons pas qu’elle y parvien-
tous mes membres craquent du
atteintes de ce syndrome ont des dra…
matin au soir, j'ai mal, il n'existe
récurvatums (déformations du ge- Noémie Enain, Jade Nespoux et
pas un moment où je ne souffre
nou), avec l'hyperlaxité (élasticité Coline Raffoux
pas… ».
Vivre avec un handicap
12 millions de français ont un handicap, 80% ont un handicap invisible, 1,5 millions sont atteints
d’une déficience visuelle et 850 000 ont une mobilité réduite. Comment vivre avec son handicap au
quotidien ? Trois témoignages pour K’eskon Attend

©Keskon attend
Claude et Aurélie
du sa main
Anais, 15 ans a per us a confié Claude, sourd depuis
sa naissance, ne se se
nt pas du tout différent
04. Elle no Quand il veut commun des autres.
le 13 mars 20 ent
iquer, il y parvient san
s problème. « Ne pas
ça a été vraim ne change pas grand-ch entendre, ça
que pour elle ifférente
ose », confie-t-il de faç
on un peu surprenante.
elle se sent d aussi que la parole lui Mais il dit
très difficile, nous
manque à des moments
particuliers pour ses en
x autres, elle pendant, grâce à la lan fan
par rapport au t pas
gue des signes que pa
rlent couramment ses
ts. Ce-
lle ne pourrai la lecture sur les lèvres proches, et à
aussi dit qu'e eur du
, il arrive parfaitement
à comprendre les autre
rti r en te e- shirt dehors p reux, il ne pense pas qu
'entendre est vraimen s. Il est heu-
so i ont t indispensable pour êtr
ns. Ses amis lu e heureux.
regard des ge ins être Quant à Aurélie, 15 an
ncer et de mo s, elle est aussi malen
tendante depuis 3 ans.
permis d'ava ap, mais raconté comment cela
s'est produit. A l'âge de Elle nous a
m p le xé e p ar son handic coup de corne de brum 12 ans, son frère lui a
co e, c’est donné un
plus soutenu e dans l’oreille gauche
celle qui l'a le ule qui le vit plutôt bien sauf , ce qui a déchiré son
tym pan. Elle
gr an d -m èr e. « C’est la se répondent : ''t'es sour
quand elle doit faire rép
éte r les ge ns et que les gens lui
sa leur et à de ou quoi ?''. Ça la ve
ndre ma dou xe énormément, car la
peut compre uligne- gens ne connaissent pa plupart des
e confier », so s son handicap, il n'y a
qui je peux m ais ne vent. Au collège, c'est que ses amis proches
qu i le sa-
le . Se lo n se s proches, An parfois difficile pour ell
e car elle n’entend pa
t- el jours le sent les professeurs, et s ce que di-
ais, elle a tou elle ne les fera jamais
se plaint jam e rien comme si de rien n'étai répéter. Elle essaye de
faire
it comme si d t, même si c’est parfo
sourire, elle fa . essaye de faire avec ma is diffi cile su rto ut au collège, elle
é son handicap lgré tout.
n'était malgr Cindy, Aurélie.
Les comédiens, ça s'entraîne !
Pour le temps d’une séance, la classe journalisme a eu le privilège de participer à un
training de comédiens en compagnie de François Martel et de ses élèves.
Mais qu’est-ce qu’un training et qu’est-ce qu’on y fait ?

©Keskon attend
U
vient au centre en prenant une pose occupant le plus
n training, c’est l’entrainement des d’espace possible, puis d’autres se rajoutent en pre-
comédiens avant de passer sur scène. nant une pose à leur tour, toujours en touchant la
Mais ce n’est pas une simple répétition personne les précédant. A un moment, il faut, pour
de texte ou une relecture de scénario. C'est comme se rajouter, crier une phrase, qu’elle ait du sens ou
un échauffement, c'est très physique... et très rigolo ! pas. Cette règle donne des résultats assez amusants
Lors d’un training, nous nous mettons tous en cercle comme Rémi qui s'écrie : "Vous voulez une chopine ?
dans une salle. Après un rapide échange de noms, ", Raphaël qui avec un accent anglais un peu bizarre
François, metteur en scène et prof de théâtre, prend fanfaronne : "J’aime le bœuf à la menthe ! " ou en-
la parole et nous conduit à travers plusieurs activités. core Thomas qui hurle : "Et merde ! Où sont mes tar-
Tout d’abord, nous frottons notre corps afin de nous tines ?! ", puis Abdessamad qui lui répond :"Je les ai
échauffer. Puis, nous faisons plusieurs exercices pour mangées hier soir ! ".
stimuler notre corps, nos voix, par exemple en criant
Nous avons beaucoup aimé ce training. Nous avons
"EH OUI ! " tout en bougeant nos bras. Après, on
pu nous amuser en découvrant le quotidien des co-
s'occupe de l'énergie, on doit la transmettre à nos
médiens sous la direction de François Martel, qui
voisins en frappant dans nos mains et en criant des
d’ailleurs, ne cessait de nous répéter de ne pas avoir
couleurs (ROUGE ! VERT ! BLEU ! ). Parfois, aussi, il
honte de nos actes, même si des fois, nous étions
faut que tout le monde échange de place.
dans des situations un peu gênantes !
Ensuite, nous avons dû occuper tout l’espace de la
pièce en prenant une position fixe. Une personne Camille Goossens et Rémi Boulay
Le théâtre, ça s'enseigne
Nous avons rencontré la troupe de comédiens qui ont joué la pièce revisité du Misanthrope
composé de Mary Demesy , Clément-Amadou Sall, Manon Lavillenie, Antoine Jacquim, Claudie
Lacoffrette et leur professeur François Martel. Nous avons pu leur poser quelques questions sur
leur relation avec le théâtre.
défouler à fond. D’autres voulaient sortir de la timidi-
té ou encore d’autres ont été poussés par leur pro-
fesseur.
Dans le conservatoire, ils sont environ une dizaine
d’élèves par classe donc tout le monde se connait et
ils sont tous très investis dans leurs projets. Ils ado-
rent leurs professeurs qu’ils considèrent comme leurs
amis, d’ailleurs, tout le monde se tutoie. Mais ils sont
aussi très respectueux envers eux.

©Keskon attend
Une fois leur premier projet amorcé, ils doivent faire
un gros travail "à la table" puis ils répètent en
moyenne au moins 5 fois par jours non-stop.
Mais même avec autant de préparation, les comé-
François Martel est un comédien, metteur en scène diens sont toujours un peu anxieux avant leurs scènes.
mais également un professeur de théâtre au conserva- Lors de leur première représentation, certains ont tel-
toire de Poitiers (CEPI). Depuis tout petit, François lement stressé qu’ils se sont mis à pleurer, ou ont
Martel a toujours été très énergique et dès son en- même fait un malaise !
fance, il a commencé à faire du théâtre notamment en Et malgré tout le mal qu’ils se donnent, ils subiront
camping, même s’il avoue qu’il jouait n’importe quoi ! toujours des critiques négatives, parfois même agres-
S’il est devenu comédien, c’est parce qu’il aimait le sives. Et même si ils les prennent parfois très mal, ils
risque, l’adrénaline que lui procure la scène, jouer tout se remettent en question et ils cherchent à améliorer
et n’importe qui, être quelqu’un d’autre que lui- ce qu’il faut pour être de meilleurs comédiens !
même.
‘’Quand on est humain on n'a qu’une vie et quand on
François Martel est ensuite devenu un metteur en
est comédien on en a plusieurs,’’ dit Manon Lavillenie,
scène assez particulier puisqu’il fait des représenta-
l'une des 5.
tions dans des lieux peu conventionnels. Par exemple,
Qu’il soit professeur ou qu'ils soient élèves, le théâtre
il avait fait un spectacle intitulé ‘’La piscine’’, qui s’est
représente pour eux bien plus qu’une passion, c’est
joué comme son nom l’indique, dans une piscine ! Il
leur identité.
tient ses idées de ses professeurs, de compagnies ou
même des fois du lieu en particulier. Camille Goossens et Rémi Boulay
Aujourd’hui, il a décidé de devenir professeur en con-
servatoire de théâtre. Il a
environ 80 élèves avec les-
quels il travaille tous les ans
pour monter des pièces.
Du côté des élèves
Être apprenti-comédien,
c’est du boulot ! Nos 5 co-
médiens sont tous élèves
dans le conservatoire où
enseigne François Martel.
Ils ont tous commencé le
théâtre pour différentes
raisons. Certains vou-
©Keskon attend

laient sortir tandis que
d’autre voulaient juste se
Le Misanthrope new age Monstrueusement efficace !
Comment dépoussiérer un classique ?
C’est ce que se sont demandé François
Martel et ses élèves. Alors ils ont tenté
quelque chose d’improbable : présenter
A lors le doss du jour, c'est notre compagnie pré-
férée. Nous les avons déjà rencontrés sur les
journées PEAC que nous avons couvertes pour le rectorat
et nous les retrouvons avec plaisir à Dangé-Saint Romain,
le Misanthrope de Molière d’une façon pas si loin de chez nous. « Studio Monstre », c'est une com-
plus récente à une bande de collégiens ! pagnie de théâtre avec des comédiens qui sont d'ailleurs
beaucoup plus gentils que ne le laisse prévoir le nom qu'ils
se sont donné. Ils font des représentations, des collabora-
tions comme celle qui nous intéresse aujourd'hui avec un
établissement scolaire. A la manœuvre, Théophile Sclavis
et Pauline Bléron, animateurs de l'atelier et bien sûr comé-
diens. Lui, c'est sa deuxième année avec ces élèves et il les
connaît bien. Il « drive » en souplesse, fait des difficulté un
atout et c'est assez bluffant de voir que de la diversité de

©Keskon attend
ces élèves, les deux professionnels parviennent à proposer
quelque chose de construit et de très efficace. « Ils ne sont
pas toujours faciles mais ils sont participants et souvent
généreux », disent-ils.

C onnaissez-vous le Misanthrope de Molière ?
"Une pièce très longue et ennuyeuse" diront la
plupart des collégiens. Et pourtant, François Martel, pro-
Côté élèves

Alors côté élèves, on n'est pas avare de commentaires. Je
fesseur au conservatoire de Poitiers et ses élèves ont su vous les livre en vrac.
la faire apprécier à plusieurs classes de collégiens. « Pour moi le projet théâtre m'apprend à mieux parler à
Entre scènes alternées ou même simultanées, nous l'oral et à être moins timide » me déclare Léandre, reprise
n’avions pas vraiment le temps de nous ennuyer. Il faut par Clara qui dit à peu près la même chose. « J'aime bien le
dire que l’absence de scène traditionnelle pour les comé- fait que l'on apprend en s'amusant, et le fait qu'il y a une
diens a également beaucoup aidé à l’immersion dans représentation à la fin de l'année »affirment Cassandra et
l’histoire. En effet, le public était disposé de façon à ce Élisa . « On peut dire se que l'on pense sans qu'il y ait de
que les comédiens jouent tout autour de nous. Ils accapa- jugement et on peut se défouler »disent Lola et Athena.
raient tout de suite plus l’attention du spectateur. La On le voit, c'est très positif dans le ressenti des élèves. Il
pièce était également plus courte, les plusieurs heures de faut dire aussi que les heures de théâtre sont sur les heures
textes ont été réduites en seulement une demi-heure. de cours, et beaucoup nous ont dit que c'était sans doute
A la fin de la pièce, nous avons entendu un texte assez un des motifs principaux de leur goût pour l'activité. Et
court d’un des personnages qui critiquait tout le monde c'est vrai que dans ces ateliers, on trouve des rires, de
par le biais d’une vidéo avec un langage familier. Ça a l'amusement , des cris …ce que l'on ne trouve pas très sou-
bien fait rire le public qui ne s’attendait pas à un langage vent dans les cours « normaux ».
de ce style avec une pièce de Molière !
Et puis, il y a cette représentation de fin d'année qui a
La réalisation.
beaucoup marqué les élèves l'an dernier. Ils attendent
Pour réaliser une pièce de cette envergure, il leur aura donc la nouvelle avec impatience. Les élèves n’apprennent
fallu plusieurs mois d’arrangement de texte et de répéti- pas dès le début la thématique finale du spectacle (ils ne
tions. Ils ont d’abord réalisé un travail à la table pour savent pas toujours que tout ce qui a été travaillé conduit à
comprendre le texte tous ensemble, car même eux ça et qu’ils ont eux-mêmes partici-
avaient du mal à cerner certains aspects de la pièce ! Ils pé à l'écriture) Les élèves s'y pré-
ont ensuite découpé le texte afin d’en garder le plus inté- parent donc mais avec beaucoup
ressant sans pour autant nous perdre dans le scénario. Ils de stress mais bon l'année der-
ont ensuite fait des répétitions dites à l’italienne, c’est-à- nière c’était une réussite alors
dire qu’ils se sont récité le texte sans le jouer. pourquoi pas cette année... D'au-
Au final, cette pièce aura conquis la majorité des per- tant que nombreux sont ceux qui
sonnes ayant vu la pièce. Ils ont même eu droit à de nous ont dit que cette activité
beaux compliments, comme celui de Tom qui a dit : ’’On avait réglé beaucoup de leur timi-
entendait beaucoup moins les rimes que dans d’autres dité ou de la crainte des autres.
versions. C’était plus fluide et chanté !’’. En bref, c’était
une très bonne représentation que nous reverrions sans Ilham Derouiche, Adèle Furet,
©Keskon attend

hésitation ! Abdésamad Kassous, Maxime
Goossens Camille et Boulay Rémi Bussereau
Une génération entière sur scène
Amener vers le théâtre tout un niveau de collège, c'est le pari du projet « Equilibres » au collège Belle
Vue de danger St Romain. L'an dernier, ils ont présenté une pièce jouée par tous les6èmes. Cette année,
ils continuent avec les mêmes en cinquième. C'est le pari des 3T de Châtellerault associés à Studio
Monstre une compagnie de théâtre de Poitiers. Explications de Vincent Olivier, médiateur aux 3T.

Vincent Olivier. « Pour qu'ils puissent
profiter davantage de ce que le
théâtre apporte en termes de forma-
tion de l'individu ». Alors cette an-
née, les 5èmes travaillent sur une
pièce de l'autrice Marilyn Mattei qui
écrit des textes pour adolescents. Le
but étant de créer un spectacle à
partir de sa pièce pour la fin de l'an-
née.
Travailler avec des professionnels
C'est la compagnie qui choisi la thé-
matique du spectacle pour l'année.
«Ce qui est intéressant, c'est que la
©Keskon attend
compagnie a vraiment établi un vrai
schéma précis de ce qu'elle veut
faire, même si ça peut paraître par-
fois abstrait toutes les impros qu'ils
font, on sait que ça va se rejoindre et

O
que ça va former quelque chose de
demande pour le partenariat. Et Stu-
cohérent »nous raconte Vincent Oli-
n sait que les écoles et dio Monstre a été choisi car il avait
vier. Car tout le monde sait bien que
collèges des communes envie d’expérimenter de nouvelles
l'initiation au spectacle ne peut se
rurales ont des difficultés pour aller choses avec des adolescents.
passer de l'expertise et de la pré-
au théâtre à cause des frais de trans- De quoi s'agit-il ? sence de professionnels.
port et de l'éloignement des salles
«Le projet est de 60 heures dans Si le projet continue mais avec de
de spectacle. Si on veut intéresser
l'année » nous raconte Vincent Oli- nouveaux élèves, le projet ne se fera
les jeunes au spectacle vivant, il faut
vier. La première année a été consa- peut être pas avec une troupe de
donc faire venir le théâtre dans les
crée à aider les élèves à savoir placer théâtre mais avec une troupe de
établissements scolaires. Et c'est là
leurs voix et avoir une bonne pos- cirque ou de danse ; c'est à voir pour
qu'intervient l'idée d'un partenariat
ture sur scène, à prendre la mesure les prochaines années.
entre une compagnie théâtrale, Stu-
de ce que c'est que le spectacle vi-
dio Monstre, et un collège rural, le Pour Les trois T, le plus important
vant. A la fin de l'année a eu lieu une
collège Belle Vue. L'idée, elle vient n'est pas le rendu du spectacle, mais
reproduction de plusieurs petites
des trois T, l'organisme qui se charge le chemin que les élèves ont parcou-
improvisations sur scène à Dangé-St
de la programmation des salles de ru pour arriver au résultat ; peu im-
Romain-même.
théâtre de Châtellerault. Avec l'aide porte qu'il soit bon ou mauvais. «Le
de l'état, on a pu commencer dès Pour cette année, il a été question projet pour nous sera dans tous les
l'an dernier. «On a décidé de monter de savoir s'il fallait reprendre les cas réussi, les personnes timides
un projet que s'appelle ''Équilibres'' mêmes élèves ou de nouveaux seront plus sûres d'elles, un groupe
pour l'équilibre des villes avec les 6èmes. Le collège voulait que ce se sera créé et il y aura de moins en
campagnes mais aussi l'équilibre soient les 6èmes mais Studio moins d'inégalités » nous explique
personnel des élèves »nous explique Monstre préférait continuer l'aven- Vincent Olivier. Et ça, c'est irrempla-
Vincent Olivier. Les trois T ont choisi ture avec les mêmes. «On a trouvé çable.
le collège Belle Vue car il a été l'un ça intéressant d'aller plus loin avec
les même élèves » nous explique Adèle Furet
des collèges à faire le plus vite la
Une autrice qui aime l’adolescence !

©Keskon attend
M
jeunes, c’est l’organisation qui n’est pas toujours au ren-
arilyn Mattei est l’autrice qui travaille dez vous.
avec la compagnie Studio monstre
Depuis ses débuts, Marilyn a écrit une dizaine de pièces
pour ce projet. D’abord destinée à la
dont trois qui sont commercialisées mais ça ne rapporte
scène elle-même, Marilyn étudie à la fac d’Aix en Pro-
quasiment pas d’argent. « Un auteur touche environ
vence. Lorsqu’elle passe son master, elle doit tenir un
cinquante centimes du livre voire parfois moins », dé-
projet sur deux ans. La première année, elle fait une
voile-t-elle. Quand Marilyn a été contactée par les diri-
mise en scène mais décide d’arrêter la deuxième année
geants de Studio monstre, c’était pour travailler autour
car cela ne lui plaisait pas. « Il fallait que je trouve un
de ses textes car ils étaient mis en scène autour des ados
autre projet, mais étant donné que j’avais qu’un an pour
et de l’autorité. Le but était de faire travailler trois
le faire donc je me suis dit que j’allais aller au plus
groupes sur différentes saynètes. A la fin, les trois
simple, que j’allais écrire. »
groupes donneront naissance à un petit spectacle grâce
C’est sans doute son plaisir pour la lecture qui l’a pous- aux scènes étudiées. Ils les retravaillent à leur goût un
sée à écrire ses propres pièces de théâtre. Elle explique : peu en fonction de leurs envies tout en restant dans le
« J’ai d’abord écrit des textes pour les adolescents sans thème. Avec la compagnie Studio monstre, Marilyn a pu
travailler avec eux. Puis, après la première représenta- pour la première fois travailler avec des 5èmes. « C’est
tion de mon premier texte, Recracher Vomir, par des un plaisir », conclut-elle. Maxime Bussereau
adolescents, j’ai vraiment eu envie
de travailler avec les jeunes. » Elle
trouvait formidable le talent des
jeunes mais aussi la maladresse
dont ils faisaient preuve parfois.
« Dans le milieu professionnel, ils
savent faire leur boulot très bien,
mais moi au bout d’un moment ça
ne m’intéresse plus ». Elle écrit
pour les adolescents pour
« essayer de voir ce qu’il y a dans
leurs têtes » et tant pis si ça ne
plait pas toujours aux adultes. Ce
qui est plus difficile à gérer avec les
Les gros
abdos pour
les ados ?
Ils sont de plus en plus nom-
breux, les ados qui rêvent de
pectoraux et de tablettes de
chocolat. C’est vrai qu’en
France avec 3000 salles de
sport, 4 millions de
membres, la tendance est
assez générale. Mais n’y-t-il
pas des risques à courir le
muscle trop tôt ? Réponse
d’un médecin généraliste,
Gilles Gabillard qui appelle à
la prudence.
©Keskon attend

C
Des risques psychologiques
’est vrai que plus de 65 % des membres
Mais il y aussi les risques psychologiques, car dans le
des clubs de sports ont plus de 35 ans.
sport, il faut être le meilleur, le premier. Il faut tou-
Cependant la population se met de plus
jours en faire plus pour être le meilleur jusqu'à pren-
en plus tôt à la musculation et les jeunes de 15/20
dre les plus gros risques. « La pression morale mise
ans vont de plus en plus à la salle de sport, plusieurs
sur le jeune, la peur de l’échec, le rejet sont suscep-
fois par semaine, durant parfois, en moyenne, 4
tibles de générer de l’angoisse », craint le doc-
heures par jour. Il y a pourtant beaucoup de risques
teur. Pour contrer les effets de cette vie, il est im-
et dangers d'aller se muscler trop jeune.
portant d’avoir une activité physique régulière et ce
D’abord parce que c’est un milieu où il y a du do- à tout âge à condition que cette activité reste lu-
page. Une frange non négligeable de pratiquants se dique.
doperaient pour augmenter leurs performances
Alors si on veut se muscler, mieux vaut attendre un
sportives pour plus de résultats. De plus, les salles de
peu. Quand on a 14/15 ans, et qu’on compte le faire
sports vendent des créatines achetées sur internet,
comme nous l’ont dit de nombreux jeunes, on peut
popularisent différents produits chimiques dont on
patienter deux ou trois ans, garder une activité spor-
craint que certains ne soient cancérigènes. Mais
tive, ne pas oublier d’en prendre du plaisir. Les ab-
même quand la pratique est saine, il y a risque. « Se
dos, les ados ont le temps de les surdévelopper.
muscler rapidement me paraît dangereux. Si une
jeune personne porte beaucoup de poids sur ses Aurélie, Cindy, Laurine
épaules, cela peut engendrer des problèmes à la co-
lonne vertébrale, » explique le médecin.
Paroles et musique 
La salle du nouveau théâtre a
accueilli le 17 mars un concert
présenté par l'association ‘’les
amis de Laurie Clément’'
mettant en scène deux  très ta-
lentueux artistes : Alain Carré
et François René Duchâble. 

©Marie-Pierre Mass

François René Dûchable
Portrait d’un célèbre pianiste connu et reconnu mondialement, François René Dûchable. Qu'est ce qu'une

«
vie consacrée à la musique ? La réponse est surprenante, le pianiste aurait bien aimé être scier du bois !

ne savais pas encore que je déteste- Le terroir français
J'ai commencé le piano à rais les répétitions avec les parte-
« J'ai toujours privilégié les petites
l'âge de 4 ans mais je n'ai naires et l’ambiance des salles de
villes et même les villages pour mes
jamais cherché à devenir musicien concerts traditionnelles ».
concerts aux grandes villes, le terroir
professionnel» commence Mr Dû-
… à la folie, passionnément? Pas du français a une carrière très active à
chable. « Au contraire, j'étais bien
tout… l'étranger ».
plus attiré par la nature que par la
pratique de la musique profession- « Le piano n'a jamais été ma passion, La réconciliation
nelle et la vie de voyage que j'ai su- ce que j'aime et j'aimais c'était scier
« La rencontre avec Alain Carré, co-
bie ». du bois, marcher, faire du vélo, ob-
médien, qui fut fructueuse et enri-
server la nature et la montagne… Je
Mal vécues chissante, a permis ma réconciliation
me suis soumis à ce qu'on m'a impo-
avec la scène et les concerts. En effet
« J'ai très mal vécu mes premières sé pour passer quelques heures au
je ressentais un profond malaise
auditions, non pas à cause du trac piano ».
dans ma vie professionnelle ». Un
mais plus parce que je m’ennuyais
Mr Dûchable explique qu'il n'a jamais malaise que vivait François René
profondément et que je n'aimais pas
eu de rythme scolaire car, à l'époque Dûchable depuis trente ans.
m'exhiber en public. De plus j'avais
en 1952, il n'y avait pas de classe à
un statut spécial, je prenais des cours Je ne vis plus du tout le piano de la
horaires aménagés, il travaillait donc
seul puisque je n'étais âgé que de 11 même façon. Jeune, c’était un objet
par correspondance. De plus, étant
ans alors que les autres avaient 16 et à maîtriser, de défoulement, un en-
naturellement doué pour le piano il
17 ans ». nemi presque ! Mais maintenant,
pouvait passer moins de temps à
c’est un ami que j'enveloppe, que je
« J’ai su très tôt que je ferais du pia- travailler. Ayant plus de temps libre,
prends dans mes bras...
no mon métier parce que j’étais il pouvait se reposer en regardant la
''conditionné'' par le discours de télé et en collectionnant des timbres, « Bien que ma vie aille mieux depuis
mes parents. Autour de moi tout le par exemple, avoir une vie qu’il qua- 15 ans, cela ne m'empêche pas de
monde m'a poussé à faire ce métier, lifie de plus libre. dire qu'après 45 ans de bons et
et j'en étais extrêmement malheu- loyaux services, je me retire définiti-
« Par contre, lorsque ce n’étaient pas
reux puisque je vivais dans l'angoisse vement de la scène l'année pro-
les œuvres imposées par le conser-
d'une vie qui ne me correspondait chaine. Je ne veux pas mourir sur
vatoire et que c'était pour le loisir,
pas. Une vie qui se consume dans les scène ».
j'adorais la musique et je jouais prati-
voyages et dans les villes, deux Propos recueillis par Raphaël Tribot
quement tout le répertoire du pia-
choses que je détestais. De plus, je
no! »
Comédien a 4 ans !
Alain Carré est un célèbre comédien belge reconnu
mondialement. Quel est son parcours ? Et qu’est-ce
qu’une vie consacrée à la comédie ? Rencontre.

Comment faire tout. Il faut y consacrer beaucoup
pour être un bon de temps, toute sa vie même. Si
comédien ? bien qu’Alain Carré lui-même pas-
sait peu de temps avec sa famille il
« Si on veut vrai- y a quelques années. Alors s’il de-
ment exercer ce vait donner un conseil à ceux qui
métier dignement, aimeraient se lancer, il leur dirait
si on veut pouvoir « Ou tout, ou rien. ».
percer, il faut
d’abord avoir plu- Pour Alain Carré, le théâtre a chan-
sieurs cordes à son gé sa vie, c’est sa vie. Espérons
arc. Être comédien, qu’il joue encore aussi longtemps
être metteur en qu’il le souhaite !
scène, être capable
d’écrire, adapter Goossens Camille
des romans en
pièce de théâtre,
« Paroles et
A
travailler avec
lain Carré a commencé d’autres, être très ouvert et ne pas
la comédie très tôt, à compter son temps, ni son éner-
gie. Et je crois que si on fait ça, on y
musique »,
l’âge de 3-4 ans grâce à son père
arrive. Le talent, c’est important, est, selon nous, une des formes les
qui a toujours voulu qu’il devienne
mais il faut aussi beaucoup de tra- plus achevées de la musique clas-
comédien. Ils travaillaient tous les
vail. C’est la première partie de la sique. François René Duchâble au
jours ensemble, son père lui faisait
voie des comédiens. Mais il ne faut piano et Alain Carré de sa voix
mémoriser des poèmes de 4 ou 6
pas oublier que c’est un métier de puissante et langoureuse s'allient
vers. Lorsqu’il les connaissait par
relation publique. Il faut rencontrer et se complètent d'une extraordi-
cœur, il avait le droit d’aller jouer.
beaucoup de gens, aller voir des naire façon. Sur le thème d'un
Il a arrêté de travailler avec son
spectacles et des expositions de grand artiste défunt (cette fois-ci
père à l’âge de 10 ans. « Ça a été la
peintures, rencontrer des poli- Jacques Prévert), des textes écrits
grosse crise. On n’arrivait plus à
tiques. On passe de courtes nuits. par ce dernier puis des partitions
travailler ensemble, on riait. Enfin
Parfois on est fatigué. Alors je di- pour piano qui s'allient avec, sont
c’était plus très sérieux ! »
rais que l’autre partie de la voie, choisis pour réaliser un spectacle
 Un jour, ils sont allés écouter un
c’est d’avoir une bonne santé. » grandiose. Entre envolées lyriques
professionnel qui dit des poèmes.
et envolées musicales, le public a
« Mon père connaissait très bien
été transporté à travers de nom-
cet artiste qui était professeur. Il Depuis plus de 5 ans, Alain Carré
breux univers. Certains se sont
me présente et il me demande si je n’enseigne plus, il vit seulement de
même mis à fredonner les mu-
veux suivre des cours. J’ai dit oui. » la scène. Au début, il souhaitait
siques et à réciter les poèmes en
Il a continué de suivre ses cours que tous ses élèves deviennent
cœur avec les artistes !
pendant 7 ans, puis quand il a eu comédiens professionnels. A la fin,
Un spectacle que nous ne sommes
son BAC, il est entré au conserva- il aurait souhaité qu’aucun ne le
pas prêts d’oublier !
toire de Bruxelles. Cela fait mainte- devienne. La vie de comédien est
nant 40 ans qu’il a commencé la difficile, beaucoup de comédiens- Tribot Raphaël et
scène. travaillent très peu, voire pas du Goossens Camille
« L’aire du trapèze ? » Facile…
La classe "circus" du Conservatoire Nationale de Cirque de
Châtellerault a présenté la scène "Oups" durant la semaine du
3 au 9 avril. Des artistes, mais aussi des lycéens. Petite présen-
tation de l’option cirque du Lycée Berthelot.

et fait du cirque depuis 2ans. Elle a découvert ce
sport en Bretagne, dans sa région d'origine grâce
à une amie qui en faisait, Liam, et elle est arrivée
à Châtellerault avec cette amie aussi pour faire
l'option arts du cirque au lycée Marcelin Berthe-
lot. Elle est spécialiste du cerceau aérien et de la

©Fabien Busseteau
danse grâce aux 10h d'entraînement qu'elle effec-
tue chaque semaine. Aujourd'hui, Ivy ne fait plus
de cirque dans sa ville d'origine car elle fait déjà
beaucoup d'heures par semaine et elle espère
tout comme Paul inté-

D
urant la semaine du 3 au 9 avril, les pre- grer une école de
mières de la classe circus du lycée Marcelin cirque au Canada et
Berthelot ont présenté trois soirées de suite faire du cirque un mé-
leur spectacle intitulé "Oups". Ce spectacle tier.
de 1h30 était rythmé par toutes sortes de numéros de
Paul, c’est Paul Lon-
cirque (échelle, corde, vélo, cerceau et même clown) et
guebray, 17 ans, un
entre chaque numéro, deux élèves, par des interven-
autre élève de pre-
tions comiques, présentaient l'histoire du cirque de sa
mière. Il fait du cirque
création à aujourd'hui sous une forme humoristique.
depuis 10 ans, c'est-à-
Oups était assisté par les secondes circus qui s'assu-
dire depuis l'âge de 7
raient de la sécurité (mise en place des tapis...). Une
ans. Il a commencé le
bonne manière pour tous ces lycéens pas comme les
cirque dans sa ville
autres de montrer ce dont ils sont capables.
d'origine, Reims et est
La classe de première « circus » venu à Châtellerault il
y a 2 ans pour pouvoir
La promotion des premières circus 2016-2017 est la concilier le cirque et
18ème promotion. Il faut tout d'abord savoir que l'op- l'école grâce à l'option
tion cirque est basée sur le volontariat et qu'il y a un
arts du cirque. Il a
peu plus de 12h de cirque par semaine. Le lycée Marce- commencé le cirque
lin Berthelot étant un des seuls lycées de France à avoir par du cerceau, puis du
cette option, il y a chaque année beaucoup de candida-
trapèze et de la voltige
tures pour en faire partie. équestre mais est
D'autant plus que le Con-
maintenant spécialisé
servatoire National de dans la corde lisse.
©Fabien Busseteau

Cirque de Châtellerault est Actuellement, il s'en-
très réputé pour ses très traîne environ 9h30
bons professeurs et cours. par semaine au Con-
Deux parcours… parmi servatoire de Châtelle-
rault. Après son bac,
d’autres
Paul espère pouvoir intégrer une école supérieure de
Un garçon, une fille, tous cirque au Canada et faire du cirque un métier, car c'est
deux ont choisi cette for- pour lui une passion.
mation. Ivy Lirzin a 17 ans
Ana Lhommedet
©Fabien Busseteau
La flamme ne s’éteint pas !
Retour sur la dernière édition (fin février) du « Feu au lac » sous le beau soleil de la forêt
de Châtellerault. Une course pédestre organisée par l'association "Courir dans Châtelle-
rault". Cette course est populaire et rassemble beaucoup de participants avec des objec-
tifs et des niveaux différents. Nous sommes allés à leur rencontre. 3...2...1... C'est parti !

intéressés aux différents
types de coureurs qui par-
ticipent à la course du Feu
au lac ! Tout d'abord, il y a
ceux qui courent pour
s'entraîner comme Valérie
Linossier. Elle s'est alignée
sur le 24km car l'idée,
pour elle, était de se pré-
parer à un futur trail de
30km un mois plus tard.
Elle a trouvé la course et le
parcours très plaisant ; en

N
pôles complexes : les Inscriptions plus la météo était super, le par-
ous avons directement ( en ligne, par courrier, sur place.. ), cours bien balisé. Valérie compte
couru à la rencontre des le balisage dans la forêt (trois cir- certainement reparticiper à la
organisateurs et plus particulière- cuits différents et qui se croisent) et course du feu au lac.
ment de Xavier Brouard, fondateur l’administration (arrêtés préfecto-
Il y a aussi les "relax" comme
et principal organisateur de cet raux, ravitaillement dans la forêt et
Claude Berthouin qui participait à la
événement sportif. Il raconte que la à l'arrivée).
course pour son propre plaisir et
course est née il y a huit ans pour
Pour résumer, c'est une organisa- son bien être. Tout comme Valérie
valoriser le site de la forêt. Du fait
tion complexe financièrement et en il ne visait pas les podiums et a
que la course se déroulait là-bas,
termes de main d'œuvre et qui trouvé le parcours varié et satisfai-
l'emblème de la grenouille s'est
peut varier du tout au tout. Xavier
rapidement imposé, d'où son sur-
explique que l'organisation d'un
nom : "la course des grenouilles".
évènement aussi important que
Cette année, du haut de ses 1300
celui ci demande six mois de prépa-
participants, le Feu au lac s'inscrit
ration.
depuis de nombreuses années
comme étant la plus grosse course Des coureurs très divers
de la région. Xavier explique : " Mais l’essentiel, ce sont quand
C'est quasiment une organisation même ceux qui mettent le short ce sant sous une magnifique météo.
semi-professionnelle, il y a 90 per- jour-là. Nous nous sommes donc
sonnes qui y travaillent avec trois On a aussi rencontré Maëlle Maron,
compétitrice dans l'âme qui, elle,
ne venait pas juste pour gambader
dans la forêt ! Elle explique qu'elle
adore courir que la course étant
installée juste à côté de chez elle,
c'était l'occasion de courir sur ses
terres. Elle visait les podiums fémi-
nins et les a d'ailleurs remportés !
Tom Le Guillou et Maxime
Bussereau
« Raides » de sport
Le raid aventure est un rendez-vous châtelleraudais
de la jeunesse bientôt trentenaire ! Pour sa 27ème
édition, du 18 au 23 avril, il a réuni, à nouveau, 32
équipes de jeunes de 13 à 20 ans pour une véri-
table aventure sportive et… humaine.

C ’est bien sûr une semaine sportive composée de plusieurs épreuves,
du mardi au vendredi. C’est bien sûr une compétition le samedi, di-
manche ; c’est bien sûr pour occuper les vacances de Pâques et propo-
ser une animation. Mais c’est aussi une vraie aventure dont on sort, à chaque fois,
différent.
Le raid aventure a été créé en 1991 à Châtellerault. « Il a
été mis en place suite à une discussion entre les anima-
teurs sportifs de l'époque » raconte Lucie Bourgeolet, or-
ganisatrice de l’événement. Le but de ces épreuves spor-
tives était de dynamiser le secteur du lac de la forêt. On
peut dire que cet objectif est atteint. Mais c’est aussi, et
c’est toujours le cas, de créer un esprit d'équipe entre les
jeunes.
Mettre ensemble plutôt qu’en compétition
Il y a eu, cette année encore, au total 32équipes de 4 ados,
soit mixtes, soit masculines ou soit féminines, en compéti-
tion. Alors que pendant les premiers raids, seulement 16
équipes de 4 pouvaient participer. La participation se dé-
veloppe, toujours avec cette idée qu’on mette ensemble
tous ceux qui veulent partager l’aventure. Et on n’hésite
pas à mélanger filles et garçons, ce qui se fait trop peu en
sport !
« Après une chute des inscriptions lors des 19e et 20e édi-
tions, nous sommes complets depuis et nous refusons
même du monde depuis 2ans » raconte Lucie Bourgeolet.
Les épreuves sont radeau, kayak, parcours aquatique, tir à
l'arc, parcours sportif naturel, VTT Trial, descente en rap-
pel, tyrolienne, parcours accrobranche, et une course
d'orientation en nocturne.
Le raid fonctionne avec les éducateurs sportifs de de la
mairie de Châtellerault ainsi que des associations telles
que le club de spéléo, le club alpin français et les jeunes
sapeurs-pompiers.
C’est une semaine fatigante, marrante. A la fin, on est con-
tent d'avoir fait toutes ces épreuves, d'avoir passé une
semaine avec ses amis, et peut être même content de son
classement dans la compétition !
Adèle Furet et Ana Hommelet

©Keskon attend ©Keskon attend

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