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UV1 : Généralités et électrocinétique des régimes continus

Exercices
GENERALITES

I - Dimensions

1) Les dimensions en électricité.

a) Quelles sont les dimensions d'un champ électrique, d'une tension, d'une résistance ?

b) La tension aux bornes d'un condensateur de capacité C lors de la décharge dans


t

une résistance R est donnée par u(t) = U0 e RC . Donner les dimensions de RC.
L
c) Déterminer les dimensions de et LC . (L est le coefficient d'auto-induction d'une
R
bobine)

2) Les dimensions dans d’autres domaines

Mécanique classique :

Quelles sont les dimensions d'une force, d'une pression, d'une énergie, d'une
puissance ?
La constante de gravitation G a-t-elle une dimension ?

Mécanique des fluides :

a) Coefficient de viscosité.

Pour caractériser la nature de l'écoulement, visqueux ou turbulent, d'un fluide dans une
canalisation on définit un nombre appelé nombre de Reynolds ℜ.
D.V.ρ.
ℜ=
η
où D est le diamètre de la canalisation
V la vitesse du fluide
ρ la masse volumique du fluide
ℜ nombre sans dimension

Déduire de l'équation aux dimensions celle du coefficient de viscosité du fluide η .

b) Analyse dimensionnelle.

L'expérience a montré que la force subie par une sphère immergée dans un fluide en
mouvement dépend :

- du coefficient de viscosité η du fluide.


- du rayon r de la sphère.
- de leur vitesse relative v.

Exercices UV1-UV2
Trouver l'expression de cette force en la supposant de la forme F = kη x r y v z (k est un
coefficient numérique sans dimension).

II – Unités : Quelques unités pratiques de pression (non traité en TD).

a) L'unité pratique couramment utilisée par les techniciens du vide est le torr
(abbréviation de TORRICELLI) ou mm de mercure. Combien un torr vaut-il de
pascal ? La masse volumique du mercure est ρ = 13,6t / m 3 ?

b) En météorologie les pressions sont exprimées en hPa. Combien la pression


atmosphérique normale (760 torr) vaut-elle d'hectopascal, de kgf / cm 2 ?

c) Dans les revues anglaises les pressions sont couramment exprimées en psi ou en
lbs /in 2 . Il en est de même sur les pneumatiques des véhicules et des cycles.
1 psi = lbs / in 2 = 1 pound-weight per square inch, 1 pound-weight = 0,453 kgf et
1 inch = 2,5410 −2 m .
Donner la valeur de la pression atmosphérique en psi.

Réponses a) 1 torr = 133,3 Pa b) 1013,25 hPa ou 1,033 kgf/cm2 c)14,7 psi

III – Calculs de variations et d’incertitudes.

1) Calcul de variations : variation de puissance en régime sinusoïdal

La puissance dissipée par effet Joule dans un dipôle linéaire est donné par la fameuse
relation P= 1UI cos(ϕ) , dans laquelle U et I sont les amplitudes de la tension et de
2
l’intensité aux bornes de ce dipôle, et ϕ le déphasage entre eux.

a) quelle est la puissance dissipée pour un dipôle avec U=2V, I= 100mA et ϕ=45° ?
b) Ce même dipôle subit une variation sur U de +20mV et sur I de –5 mA, le déphasage
restant constant. Utiliser le calcul différentiel pour trouver la variation de puissance
consommée.
c) On cherche à compenser cette variation de puissance par un ajustement du
déphasage ϕ. Trouver par un calcul différentiel la variation de ϕ qui annule la
variation de puissance constatée en b).

James Joule (1818-1889), physicien anglais,est célèbre pour ses travaux en


thermodynamique et en électricité. Cette celèbre loi a été une étape pour la
vérification expérimentale de la conservation de l’énergie.

2) Calcul d’incertitudes : résistance équivalente

Deux dipôles résistifs de résistances R1 et R2 et d’incertitudes relatives respectives p1 et


p2 sont montés en dérivation ; On appelle p l’incertitude relative de la résistance
équivalente obtenue.
R1
a) Montrez que p s’exprime uniquement en fonction de x= , p1 et p2.
R2
b) Exploiter ce résultat pour répondre à la question suivante : je possède deux
résistances ayant une tolérance (incertitude relative) identique. Si je les monte en
parallèle, la tolérance de la résistance équivalente sera-t-elle la même ?

Exercices UV1-UV2
ELECTROCINETIQUE

I - Conduction

1. A travers une section droite S d'un fil conducteur en cuivre sont passés N électrons en
un intervalle de temps ∆t. Le sens de comptage de l’intensité est opposé au sens de
déplacement des électrons.

a) Calculer la charge électrique ∆q transportée par ces électrons puis l'intensité I du


courant électrique supposé constant traversant le fil.

b) En supposant que chaque atome de cuivre libère un électron libre, calculer la


vitesse Ve de déplacement d'ensemble des électrons dans le conducteur en
fonction des données. On connaît la masse molaire du cuivre MCu et sa masse
volumique ρCu

c) A.N. pour N=7,3.1020 ∆t=15,0 s S = 3 mm2 MCu = 63,5 g.mol-1 ρCu = 8900 Kg.m-3
NA = 6,02.1023 mol-1 e = 1,60.10-19 C , calculer l’intensité I, la norme du vecteur
densité de courant j puis Ve.

2. Semi-conducteur intrinsèque

Dans un matériau semi-conducteur, le transport de l'électricité est assuré par deux


types de porteurs de charge : les électrons portant la charge -e = -1,6.10-19 C et les
"trous" portant la charge +e. Dans un semi-conducteur intrinsèque le nombre
d'électrons par unité de volume est égal au nombre de trous par unité de volume. Soit
n cette grandeur.

Sous l'action d'un champ électrique les deux types de porteurs vont se déplacer en
sens inverse.
→ →
Soient J N et J P les densités de courant
E dues respectivement aux charges
+
- négatives et positives.
- La vitesse d'un porteur de charge soumis

+ à un champ électrique E est
+
- proportionnelle à E , le coefficient µ de
proportionnalité étant appelé mobilité
du porteur.
Les mobilités des électrons µN et des trous µP sont différentes.
a) Etablir la relation liant la conductivité σ au nombre de porteurs, à leur charge et à
leur mobilité.
b) Application : Dans le silicium intrinsèque le nombre de paires électron-trou par unité
de volume est n=1,5.1010 cm-3 et les mobilités des porteurs sont µN=1350 cm2 V-1 s-1 et
µP=480 cm2 V-1 s-1

II – Associations de dipôles résistifs

1. Trois résistances égales R sont connectées comme l'indique la figure. Quelle est la
résistance mesurée entre A et B ?

D
A A B
C

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2. Déterminer dans chaque cas la valeur de la résistance équivalente entre les points
A et B
2R 0,5 R R
A

R 2R 2R R

B
2R 0,5 R

R0
R B
R1 R2
α
A
A B

R3 R4
R
α∈[-Π,Π], ci-dessus α<0

R 4R E 4R
A C
G

12R R 12R

B H
D F
R 6R 6R

Entraînement : dans le circuit ci-dessus, déterminez également la


résistance équivalente vue entre C et D, entre E et F (on suppose A et B
déconnectés).

Georg Ohm (1789-1854), scientifique allemand, se passionne pour les mathématiques


et l’électromagnétisme, au point d’abandonner son projet de fonder une famille. La
loi fondamentale qu’il établit à Berlin ne lui a même pas permis d’obtenir un poste
d’enseignant titulaire !

III – Diviseur de tension, diviseur de courant

Déterminer les grandeurs recherchées en fonction des données du problème.


Vcc Vcc Vcc
I1 ?
R1

R1 R R I I2 ?
R2
VS ? VS ?
VS ? R 10R I3 ?
R3
R2 R R
R 10R
Exprimer les intensités en
fonction de I et des Gi =
1/Ri.

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IV – Circuit à une maille

R1 R a) Dans le circuit A,
I déterminer l’expression
de I en fonction des
E1 E1 données.
R3 3R
E2 E2
b) Dans le circuit B, c’est
UAB que l’on recherche.
R2 R
A B
Circuit A Circuit B

V – Etude d’un réseau par plusieurs méthodes.

On considère le réseau linéaire représenté ci-dessous, comprenant 2 générateurs


idéaux et 4 dipôles résistifs.

a) Déterminer littéralement l’intensité I circulant dans la résistance R par les méthodes


suivantes : 2R1 R
A B

• Les lois de Kirchhoff I


E 2R1 R1 I0
• Le théorème de superposition

Vérifiez bien que le nombre d’inconnues est égal aux équations que vous avez
écrites !

b) On constate qu’une variation de la valeur de R1 ne provoque aucune modification


de l’intensité I. En déduire la relation vérifiée par E, R1 et I0 pour qu’il en soit ainsi.

Gustav Kirchhoff (1824-1887), physicien allemand, a apporté sa plus grande


contribution en spectroscopie et non sur les célèbres lois qu’il établit pendant ses
études à l’université de Königsberg.

VI – Réseau atténuateur

Rh
A Vs
a) Calculer le rapport d’atténuation α = en
V1
Re fonction des données.
V1 R VS
b) Quelle relation doivent vérifier les dipôles pour que
la résistance d’entrée (vue entre A et B) soit égale à
B R ? Cette relation est supposée satisfaite pour la
suite.
Vs
c) AN : On choisit le rapport α = à 0,50 ainsi que R à 100 Ω. Donner les valeurs de Re
V1
et Rh.

Exercices UV1-UV2
Rh Rh Rh

VN Re V2 Re V1 Re R VS

On met bout à bout N cellules précédentes ce qui constitue le réseau atténuateur. Un


générateur, idéal ou non, est sensé être connecté sur les bornes libres du réseau et
impose donc la tension VN. Les tensions disponibles sont alors VN, VN-1 … V1 et VS.
Vs
d) Déterminer l’expression de en fonction de α et N.
VN
e) Pour un générateur de tension ayant une fém E et une résistance interne RG, dans
quelle mesure sa tension à vide diffère-t-elle de celle à ses bornes (VN) après
connexion au réseau ?
f) Pour un générateur de tension ayant une fém E et une résistance interne RG, sa
tension après connexion au réseau dépend-t-elle du nombre N de cellules ?
g) Donner les valeurs numériques de tous les éléments pour que le cahier des charges
suivant soit respecté :
- les tensions disponibles doivent être de 8,00 4,00 2,00 1,00 Volts (à 1% près)
- le générateur a une fém E et une résistance interne RG = 50Ω.
- ce dernier ne doit pas débiter plus de 1 mA
- le réseau doit être composé d’un nombre minimal de dipôles.

A déterminer : fém E du générateur ; N, nombre de cellules ; α, R, Rh et Re.

VII – « double triangle »

Soit le réseau ABCD. Calculer la résistance équivalente R entre A et B.

a b

A B
c

a
b
D

Entraînement : quelle serait la résistance équivalente entre C et D, en supposant les


nœuds A et B déconnectés d’un circuit externe ?

Arthur Kennelly (1861-1939), ingénieur électricien américain, a notamment proposé


l’utilisation des nombres complexes dans la théorie des régimes sinusoïdaux. Il a
également envisagé l’existence d’une couche atmosphérique ionisée qui expliquerait
les reflexions des ondes radio.

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VIII - Puissance

1) Adaptation d’impédance (en puissance)

Un générateur de f.e.m E, de résistance interne r alimente une résistance R. Comment


varie la puissance dissipée dans R en fonction de R (E et r sont fixés, et R est un
paramètre que peut choisir l’utilisateur) ? Commenter.

2) Transport de l’électricité

Un générateur débite un courant d'intensité I dans un récepteur travaillant sous une


tension V' à travers une "ligne" constituée par deux fils de résistance totale r.
On définit le rendement η de la ligne par le rapport de la puissance P' disponible aux
bornes du récepteur à la puissance P fournie par le générateur.
On désigne par V la ddp aux bornes du générateur. Evaluer η en fonction de r, P et V.
Discuter.

IX - Etude des réseaux

1) Exercice

Déterminer pour chaque circuit le générateur de Thévenin et de Norton équivalents


entre les bornes A et B en fonction des données du circuit :
E A

A E R
RG R I0
A R
R
E R R I0
B B B

Circuit 1 Circuit 2 Circuit 3

2) On considère le réseau de conducteurs ci-dessous. Calculer le courant I dans la


résistance R située entre A et B en appliquant successivement :

R A

I
E
R 2R I0 R
R

B
a) La méthode des circuits équivalents.

Elle consiste à simplifier progressivement le réseau en utilisant les transformations


générateur de tension → générateur de courant, résistance équivalente à des
associations de résistances, générateur de courant équivalent à des associations
de générateurs… jusqu'à l'obtention d'une seule maille dans laquelle le calcul de I
est immédiat.

b) Le théorème de Norton.

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c) Le théorème de Thévenin.

3) Reprendre l’étude faite à l’exercice IV en utilisant :

- Le théorème de Thévenin
- Le théorème de Norton
- Le théorème de Millman

Léon Thévenin (1857-1926), ingénieur polytechnicien en télégraphie, établit un moyen


de simplifier les réseaux complexes dans le cadre du développement des transmissions
télégraphiques à longue distance.

Edward Norton(1898-1983), ingénieur américain, a écrit 3 publications officielles dont


aucune ne mentionne le circuit équivalent qui lui est associé. L’équivalence de Norton
figure dans un mémoire technique de la société AT&T dans laquelle il était employé.

Jacob Millman (1911-1991), ingénieur américain spécialisé en RADAR puis professeur à


l’université de Columbia, est reconnu pour la publication de plusieurs ouvrages de
référence en électronique et en informatique.

X – Problème : régulateur à diode Zéner.

On considère le montage suivant, mettant en œuvre une diode Zéner 1N5521A de


tension zéner UZ de 4,3 Volts et dont les caractéristiques sont jointes ci-après sur sa fiche
de données « data sheet ».

Le générateur de tension est supposé idéal et de fém E>Uz. La résistance de charge Rc


peut prendre n’importe quelle valeur.

Valeurs numériques (en valeur absolue) : E=8,6 V R=1kΩ RZ = à déterminer Uz = 4,3 V.

U
R A I I

UZ U
E Rc US
Zéner
1
Pente ≈
Rz
B
1) Remplacer la partie linéaire du réseau comprenant E, R et RC par son générateur
équivalent de Thévenin.
2) A quelle condition sur RC
a) la diode est-elle bloquée (bloquée ⇔ I=0)?
b) la diode est en mode « Zéner » (c’est-à-dire UAB > Uz) ? A.N.
3) On suppose la diode en mode Zéner.
a) D’après les données du constructeur, donner une évaluation de la valeur de
Rz.
b) Remplacer la diode par un dipôle linéaire équivalent.
c) On suppose que la f.é.m du générateur varie légèrement d’une quantité dE.
dUs
Evaluer en tenant compte du fait que R et RC sont grandes devant RZ.
dE
d) Justifier alors la dénomination de « régulateur » de tension.

Exercices UV1-UV2
Exercices UV1-UV2
Exercices UV1-UV2
XI – Problème : modèle dynamique de montage amplificateur à transistor.

Dans ce problème une modélisation d’un montage à transitor bipolaire est proposée :
aucune connaissance particulière de ce composant n’est requise.

iB
A

Rg hfe.iB
1
Rp hie
hoe

1) Remplacer la partie « générateur » comprenant e, Rg et Rp par son


générateur équivalent de Thévenin.
2) Donner les dimensions de hie, hfe et hoe ( ce sont les paramètres hybrides du
transistor qui sont référencés dans les fiches de données constructeur)
3) Déterminez la fém du générateur de Thévenin équivalent du montage
global déterminé par les bornes A et B, en fonction de hie, hoe, e et Re avec
Re = (Rg//Rp )+ hie et l’hypothèse Rg<<Rp.
4) Comment définiriez-vous le gain en tension AV de ce montage ? Faire l’AN
avec les valeurs typiques du constructeur pour les hxx et en prenant Rp=
10kΩ, Rg = 50Ω.

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UV2 : électrocinétique des régimes variables
Régimes transitoires

I - Charge et décharge de condensateurs.

1) Charge du condensateur.
On considère un condensateur C. On le charge sous une ddp V.
On donne C = 100 µ F, V = 1000 Volts.

a) Quelle est la charge de ce condensateur ?


V C b) Quelle est l'énergie W emmagasinée dans ce condensateur ?
A.N.

2. On débranche le générateur. Un deuxième condensateur identique


est alors relié au premier (le générateur ayant été préalablement
r
débranché) par l'intermédiaire d'une résistance r.
a) lorsque les deux condensateurs ont atteint leur état d'équilibre,
quelle est la charge de chacun d'eux ?
C C
b) Quelle est la d.d.p aux bornes de chaque condensateur ?
c) Quelle est l'énergie totale W' emmagasinée dans les
condensateurs ?

3. Etude du phénomène transitoire.


i
A B a) Etablir l'équation différentielle permettant de calculer à chaque
r instant la charge q B .
qA qB
C C b) Résoudre cette équation et en déduire à chaque instant la valeur
du courant i dans la résistance (Cond. initiales : t = 0 q B = 0).
c) Faire un calcul direct de l'énergie totale W" dissipée dans la
résistance r. Comparer avec les résultats de la 1ère question.

Michael Faraday (1781-1867), scientifique anglais, a notamment découvert


l’induction électromagnétique et a posé les fondements de l’électrochimie.
C’est plutôt bien pour un fils de famille modeste qui a arrêté ses études très tôt (il
fut apprenti à l’âge de 14 ans) ! Son attirance pour les ouvrages scientifiques a
permis à cet autodidacte la carrière qu’on lui connaît.

II – Mesure d’une résistance élevée. Résistance de fuite.

Pour mesurer une résistance R élevée, de plusieurs mégohms, on réalise le montage


électrique ci-dessous :
Le voltmètre utilisé a une résistance infinie.

U0 V C R

1 2

• On abaisse l'interrupteur double dans la position 0 → 1 ; lorsque le


condensateur C = 10 µF est chargé, le voltmètre électronique V indique la tension
U o = 6,00 V.
• On ouvre l'interrupteur : au bout du temps t 1 = 20 s, le voltmètre V indique la tension
U1 = 5,10 V.
Exercices UV1-UV2
• On charge de nouveau le condensateur sous la tension U0 (interrupteur dans la
position 0 → 1) puis on abaisse brusquement l'interrupteur dans la position 0 → 2 ; au
bout du temps t 2 = t 1 = 20 s, le voltmètre indique la tension U 2 = 4,60 V.

1) Modéliser le condensateur C imparfait comme une association d’un condensateur


parfait de même capacité et d’une résistance de fuite Rf. En déduire les valeurs de
cette résistance de fuite R f du condensateur ainsi que de la résistance R.
2) Dans la dernière expérience, déterminer à quels instants :
• le condensateur est-il déchargé de la moitié de son énergie totale ?
• la tension à ses bornes est-elle la moitié de la tension initiale ?

III – Réseau à deux mailles

Dans chacun des réseaux à deux mailles représentés ci-dessous, le condensateur est
déchargé à l'instant t = 0 où on ferme l'interrupteur K. La résistance du générateur de
tension est négligeable.
L L
r r
i1 i1

i2 R C i2 R
1 2

i C
K K
+ +
E i E

A. Montage 1. On suppose R > r. Déterminer :

1) Les courants i1(t) et i2(t) dans la bobine et dans R.


2) l'instant t o où le courant i(t) débité par le générateur de tension est maximum.
Tracer le graphe i(t).
3) Calculer t o et i max si L = 10 mH, C = 5 µF, r = 100 Ω, R = 200 Ω et E = 2 V.

B. Montage 2. Déterminer :

1) l'équation différentielle en i 2(t) ,


2) la loi d'évolution du courant i 2(t) dans la résistance R, pour les valeurs
L = 1 H, C = 10 µF, r = 100 Ω , R = 1000 Ω , et E = 200V.
3) le courant minimal (i 2 )min et la tension maximale Umax aux bornes
du condensateur.

Régime sinusoïdal forcé

I - Modèles équivalents

1) Le schéma réel d'une capacité imparfaite est représenté sur la fig. a. Il peut être
 1 
commode de remplacer ces deux éléments R et C en parallèle  R >>  par
 Cω 
deux éléments R' et C' en série (fig. b) tels que l'impédance entre les points A et B
soit la même dans les deux schémas.
C
A B R’
C’
R
a b

Exercices UV1-UV2
1
Calculer R' et C' en fonction de R, C, et ω . Montrer que puisque R >> , C' = C.

2) De même, le schéma réel d'une self imparfaite est représenté sur la fig. a. (R<<L ω ).
Il peut être commode de le remplacer par le schéma de la fig. b. Calculer L' et R'
en fonction de L, R et ω pour que l'impédance entre A et B soit la même dans les
deux schémas ?
A B
A B L’
R L

R’
a b

II - Modèle du Quartz

1) Donner l'impédance complexe Z du circuit représenté sur la figure (entre les


points A et B).
A
2) Etudier les variations de l'impédance en
i
fonction de la pulsation ω . Pour alléger
l’écriture des expressions, on pourra se servir
C 1 1 1
de ω 0 = ainsi que ω1 = + et si
LC LC LC '
C’
ω
L possible les variables sans dimension et
ω0
i’ i’’ ω
ω1

B
3) Ce circuit est alimenté par une tension sinusoïdale v = V0 cos ωt . Calculer les
amplitudes complexes des trois courants : I , I ' , I" . Donner pour chaque courant
l'amplitude et la phase dans chaque gamme de pulsation. Comparer les
amplitudes de i' et i".

III - Etude de circuit

Le circuit représenté sur la figure ci-dessous est alimenté par un GBF avec v(t)=Ecos(ωt).

u(t)
1) On se place dans le cas
l’impédance du
R 1
condensateur vérifie la relation = R . Déterminer

explicitement i(t) en fonction de E, R et ω.
2) Déterminez la puissance moyenne fournie par le
C générateur au circuit.
C
i(t) 1
3) Déterminer, toujours avec la condition ω = ,
RC
l’expression de la tension u(t) aux bornes de la
résistance R.
v(t)=Ecos(ωt)
4) Donner l’expression de la puissance moyenne
consommée par R. Comparer au 2).

Exercices UV1-UV2
Entraînement : on pourra refaire cet exercice en remplaçant le condensateur de droite par
une inductance pure dont l’impédance vérifie la relation Lω = R.

IV - Compensateur

Soit le circuit suivant : L


R iL

i
A B
R iC

On admet (la démonstation est possible, si on a le temps !) que l’impédance


L
complexe Z AB est réelle et vaut R quel que soit ω si la relation R = est vérifiée,
C
ce que l’on supposera pour la suite.

1) On soumet cette portion de circuit AB à une tension sinusoïdale v = Vm cos ωt .


Calculer modules et arguments ( Φ ) des courants I, I L , IC .

2) Calculer le produit tgΦ L . tgΦ C , en déduire le déphasage entre les courants


i L et i C .
Quelle relation doit lier R à la pulsation ω pour que les courants i C et i L soient
π
déphasés de ± par rapport à la tension v ?
4

Un compensateur de Pedersen est en fait constitué par deux résistances égales R


intercalées entre deux inductances et deux capacités 2 C, comme l'indique la figure,
L
telles que R= .
C
L/2 L/2
iL M R N

i α
A B
β
iC

2C M' R N' 2C

De plus, la fréquence de la tension sinusoïdale alimentant le circuit est telle que


π
i C et i L soient déphasés respectivement de ± par rapport à v.
4
3) Construction de Fresnel :
Représenter les courants I c et I L et la tension V sur une construction de Fresnel.
En déduire la représentation des tensions aux bornes des bobines, des résistances
et des condensateurs. Un curseur se déplace sur chacune des résistances R. Quelle
V π
doit être la position de chacun d'eux pour que v α − v β = m cos(ωt + ) ?
4 2

Exercices UV1-UV2
V – Puissance en régime forcé

1) Amélioration du cos φ d'une installation.

Un récepteur placé entre A et B est alimenté par une tension efficace V imposée
(voir figure suivante).

V Z

B
Le récepteur est caractérisé par une impédance Z et un facteur de puissance cos
Φ . Pour améliorer le facteur de puissance de cette installation on place en
dérivation entre A et B un condensateur de capacité C. Quelle valeur faut-il
donner à C pour obtenir la meilleure utilisation pour le réseau EDF ?

2) Adaptation de l'impédance d'utilisation.

Soit un générateur de f.é.m e = E m cos ωt et d'impédance interne Z' = R '+ jS' Ce


générateur débite dans un tronçon extérieur caractérisé par une impédance
Z = R + jS (voir figure).
Comment choisir R et S pour que la puissance active dépensée dans l'impédance
Z soit maximale ? (On dit alors que l'on a adapté l'impédance d'utilisation à celle
du générateur).

i
Z’
générateur Z utilisation

3) Adaptateur d'impédance.

Un générateur de f.é.m e = E m cos ωt a une impédance interne qui se réduit à


une résistance R'. Il alimente une impédance d'utilisation Z = R + jS imposée. Pour
obtenir le maximum de puissance dans l'impédance équivalente entre A' et B' on
intercale entre le générateur et l'appareil d'utilisation un "adaptateur" composé de
deux impédances Z1 et Z 2 montées selon le schéma de la figure ci-dessous. Les
résistances de Z1 et Z 2 sont négligeables ; on désigne par S1 et S 2 leurs
réactances respectives.
A’ Z1 A

générateur
Impédance
R’ Z2 Z d’utilisation

Exercices UV1-UV2
B’ B
Trouver les valeurs optimales de S1 et S 2 .
(On posera x = S 2 et y = S 2 + S1 + S ).
Application numérique : R' = 10 Ω ; l'impédance d'utilisation est caractérisée par
une résistance R = 1 Ω et une inductance de 0,1 H ; fréquence f = 50 Hz.

Problème : étude d’un réseau échelle (non traité en TD)

On considère le réseau "‚échelle" à courant alternatif de la fig. 1, supposé‚ infiniment


long : Z1 et Z2 représentent les impédances complexes des portions de circuit
schématisées par les rectangles correspondants.

A A
Z1/2 Z1 Z1 Z1 Z1

Z2 Z2 Z2 Z2 ∞ Z0

B B
Fig. 1.

1.
a) Montrer que l'impédance ZAB = Z 0 équivalente à ce réseau entre les points A et
1/ 2
 Z 12 
B vaut  + Z 1 Z 2  .
 4 
Conseil : puisque le réseau est par hypothèse de longueur infinie, on ne change
pas son impédance "caractéristique" Z0 en branchant une "cellule" de plus à
gauche des points A et B (représentée en pointillés sur la fig. 2).

A
A’
Z1/2 Z1/2

Z2 Z0

B’
B
Fig. 2.

b) Z1 est l'impédance d'une bobine de résistance nulle et de coefficient de self-


induction L ; Z 2 est l'impédance d'un condensateur sans pertes de capacité C.
Calculer Z 0 en fonction de L, de C, et de la pulsation ω de la différence de
potentiel sinusoïdale qu'on impose entre les points A et B.

c) Pour quelle pulsation ω 0 le comportement du réseau entre A et B passe-t-il


brusquement de celui d'une résistance pure à celui d'une réactance pure ?
Calculer la puissance électrique moyenne P absorbée par le réseau en fonction
Exercices UV1-UV2
de Z0 et de la valeur maximum I 0 de l'intensité du courant en A, pour ω < ω 0 ;
pour ω > ω 0 .

2. On "isole" par la pensée l'élément de réseau représenté sur la fig. 3, et l'on appelle
Vn et Vn + 1 respectivement les amplitudes complexes de la tension entre les
points ( A n , B n ) et ( A n + 1 , B n + 1 ) .

An An+1
Z1

Z2 ∞

Bn Bn+1
Fig. 3.

1
Z0 − Z1
V 2 , sachant qu'à droite de A
a) Montrer que le rapport α = n+1 est égal à n +1
Vn 1
Z0 + Z1
2
et Bn +1 le réseau reste de longueur infinie.
Pour cela on calculera Vn en fonction de Z1 , Z 0 , I n .

b) Exprimer ce rapport en fonction de L, C, et ω lorsque les conditions sont celles


de la question 1.b) pour ω < ω 0 ; pour ω > ω 0 .

c) Calculer alors le module α de α en fonction de Ω = ω / ω 0 , où ω 0 est la


pulsation particulière définie au 1.c). Tracer l'allure du graphique représentatif
correspondant pour 0 < Ω < 2 (on calculera les valeurs numériques de α pour
Ω = 1,25 et Ω = 2 .)

3. Avec des bobines de coefficient de self-induction L = 10 millihenrys et des


condensateurs de capacité‚ C, on veut réaliser, suivant le schéma de la fig. 1
(question 1.b), un "filtre passe-bas" destiné à transmettre toutes les tensions
sinusoïdales de fréquence ν < 1600 Hz.

a) Calculer en microfarads la capacité des condensateurs C à utiliser.

b) Sachant qu'il existe entre les points A 1 et B1 (fig. 2) une différence de potentiel
de valeur efficace 1 volt et de fréquence 1000 Hz, calculer la valeur efficace de
la d.d.p. entre A 4 et B 4 (fig. 1).

c) Même question que ci-dessus, mais pour une fréquence de 2000 Hz.

d) En conclusion de cette étude, justifier l'appellation de filtre passe-bas.

Exercices UV1-UV2
Annexe : Formulaire de mathématiques pour l’électrocinétique
I – Déterminants

a b
= ad − bc (produit « en croix »)
c d

a b c a b c
d e f = aei + bfg + cdh – ceg – bdi – fha d e f
g h i g h i
Cette méthode de calcul (règle de Sarrus) ne s’applique qu’aux déterminants 3x3.

II – Equations différentielles linéaires à second membres constants.

1er ordre : u&(t)+ Au(t) = C avec A et C constantes.

Equation sans second membre u& (t )+ Au (t ) = 0


Equation caractéristique (EC) associée r + A = 0 d’où r=-A et u(t)=αexp(-At)

C
Solution particulière (SP) u(t)=constante=
A
C
La solution générale est u(t)=αexp(-At) + avec α constante à déterminer en fonction
A
d’une condition initiale (généralement une valeur connue u(t=0+)).

2ème ordre : &&(t) + Au&(t) + Bu(t) = C


u

Equation sans second membre &&(t) + Au&(t) + Bu(t) = 0


u
Equation caractéristique EC : r2 + Ar + B = 0
3 cas :
* 2 racines réélles, r1 et r2 , u(t)=αexp(r1t) + βexp(r2t)
* racine double r12, u(t)=(α +βt)exp(r12 t)
* 2 racines complexes conjuguées r1,2 = a ± jb,
u(t)= exp(at) (αcos(bt)+ βsin(bt)) OU(au choix)
u(t)= α exp(at) cos(bt+ϕ)
C
Solution particulière (SP) u(t)=constante=
B
C er
Solution générale : u(t)= αexp(r1t) + βexp(r2t)+ (1 cas)
B
C ème
u(t)=(α +βt)exp(r12 t)+ (2 cas)
B
C
u(t)= α exp(at) cos(bt+ϕ)+ (3ème cas)
B
C ème
ou u(t)= exp(at) (αcos(bt)+ βsin(bt))+ (3 cas)
B

Le couple de constantes (α,β) ou (α,ϕ) reste alors à déterminer en fonction de 2


&(t = 0+)
conditions initiales qui seront en général des valeurs connues de u(t=0+) et u

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III – Nombres complexes.

Règles de calcul :

Z = Z1 + Z 2 alors attention : Z ≠ Z1 + Z 2 et Arg Z ≠Arg Z1 +Arg Z 2

Z = Z1.Z 2 , Z = Z1 . Z 2 et Arg Z = Arg Z1 +Arg Z 2

Z = Z1 / Z 2 , Z = Z1 / Z 2 et Arg Z = Arg Z1 -Arg Z 2

Z = a + jb : Arg Z = Arctg(b/a) si a>0, π-Arctg(-b/a) si a<0 (faire une figure)


Z = Z e jϕ : Arg Z =ϕ

Remarque : Argument d’un réel positif =0, d’un réel négatif = π.

Pour s’entraîner…

1) Equation différentielle du premier ordre

3 2E
Soit l’équation différentielle u&(t)+ u(t) = . Déterminer littéralement u(t) sachant que
RC RC
u(t=0+)=E (R , E et C sont des constantes positives).

2) Equation différentielle du second ordre

Résoudre numériquement l’équation différentielle

&&(t) + 10 3 u&(t) + 10 5 u(t) = 10 5 (V.s-2)


u

avec les conditions initiales u(t=0+)=0 V et u&(t = 0+) =106 V.s-1

3) Nombres complexes

1 x
Soient Z1 = 1+ jx , Z 2 = 1+ jQ(x − ) , Z 3 = 1− x 2 + j .
x Q
Déterminer le module et l’argument de ces trois nombres complexes (x est un réel positif et Q
une constante positive).

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