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Franz Schubert

Franz Schubert « Schubert » redirige ici. Pour les autres significa- tions, voir Schubert (homonymie) .

« Schubert » redirige ici. Pour les autres significa- tions, voir Schubert (homonymie). Franz Schubert

Franz Schubert, par Wilhelm August Rieder, 1875

Œuvres principales

Symphonie n o 5 (1816)

Moments musicaux (1823-1827)

(1824)

Impromptus (1827)

Voyage d'hiver (1827)

Sonates pour piano D958, D959 et D960 (1828)

Le Chant du cygne (1828)

Franz Schubert (prononcé en allemand : [ˈfʁant s ͡ ˈʃuːbɐt]) est un compositeur autrichien né le 31 janvier 1797 à Lichtenthal, l'un des quartiers du neuvième arrondisse- ment de Vienne, et mort à Vienne le 19 novembre 1828.

Bien que mort à 31 ans, Schubert est l'un des plus grands compositeurs du XIX e siècle et le maître incontesté du lied.

1 Biographie

1.1 Enfance

Franz Peter Schubert naît le 31 janvier 1797 dans le fau- bourg viennois de Himmelpfortgrund, qui fait partie de la paroisse de Lichtental, en Autriche. Il est le douzième enfant d'une famille de quatorze, dont cinq atteindront

l'âge adulte. Son père Franz Theodor (1763-1830), ins- tituteur, lui donne ses premières leçons de violon, tandis que son frère Ignaz lui apprend le piano et le Kapellmeis- ter de l'église de Lichtental, Michael Holzer, l'orgue, le chant et la basse chiffrée ou basse continue. Dans le qua- tuor à cordes familial, où son père joue du violoncelle et ses frères Ignaz et Ferdinand du violon, il tiendra la partie d'alto. Dès 1808, Schubert est premier soprano de l'église de Lichtenthal [1] .

soprano de l'église de Lichtenthal [ 1 ] . Le Stadtkonvikt à Vienne. En 1808 il

Le Stadtkonvikt à Vienne.

En 1808 il est admis sur concours dans le chœur de la chapelle impériale de Vienne, ce qui lui permet d'étudier au Stadtkonvikt, ou Akademisches Gymnasium, internat viennois fréquenté par les fils de bonne famille où il bé- néficiera d'un enseignement de qualité mais qui par son aspect rébarbatif et sa discipline sévère rendirent Schu- bert quelque peu introverti et nostalgique du foyer fami- lial. Élève inconstant dans les disciplines autres que la musique où il excellait [2] , il étudie la théorie et la basse chiffrée avec Wenzel Ruzicka, organiste de la Cour, puis, à partir de 1812, la composition et le contrepoint avec Antonio Salieri, directeur de la musique à la Cour de Vienne. Il entre à l'orchestre du Konvikt comme second violon, puis monte en grade progressivement jusqu'à de- venir chef d'orchestre.

Au Konvikt, il fait la connaissance de quelques membres d'un groupe de jeunes idéalistes qui s’était formé à Linz :

Albert Stadler (1794-1888), Josef Kenner (1794-1868) et surtout Joseph von Spaun (1788-1865). Ces amis gui- deront ses premiers pas, le mettront en contact avec le milieu intellectuel de l'époque et constitueront le premier noyau de ce qui sera le cercle des schubertiens.

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2

1 BIOGRAPHIE

Pendant cette période de formation, Schubert com- mence à composer en dépit des réticences de son père. Dès 1810, ses premières compositions sont des fantai- sies et des danses pour piano, des lieder. Viennent en- suite des quatuors à cordes pour l'ensemble familial, des ouvertures, des ensembles vocaux pour la classe de Salie- ri et en 1813, sa 1 re Symphonie en ré majeur, D.82 et son premier opéra, Des Teufels Lustschloss, D.84.

1.2 Jeunesse

opéra , Des Teufels Lustschloss , D.84. 1.2 Jeunesse Franz Schubert, Stadtpark Vienne . Sa voix

Franz Schubert, Stadtpark Vienne.

Sa voix mue en 1813. Ses résultats scolaires, bons au dé- but, s’étaient peu à peu dégradés, et, bien qu'il puisse bé- néficier d'une dispense, il quitte le Konvikt pour entrer à l'école normale Sainte-Anne qui le préparera au métier d'instituteur qu'il exercera comme assistant de son père jusque fin 1816.

En 1814, il fait la connaissance, par l'entremise du groupe de Linz, du poète Johann Mayrhofer (1787-1836) qui lui inspirera de nombreux lieder, en 1815 celle de Franz von Schober (1796-1882), un des esprits brillants de l'époque qui aura un rôle déterminant dans sa vie sociale et intellec- tuelle. En 1815 toujours, dans le cadre de l'enseignement de Salieri, il rencontre le musicien Anselm Hüttenbren- ner (1794-1868), qui le mettra en contact avec le milieu de sa ville natale de Graz.

À seulement 17 ans, il compose sa Messe n o 1 en fa ma- jeur, D.105, pour le jubilé du centenaire de l'église de

Lichtental. Elle y est exécutée avec grand succès, et son père l'en récompense en lui offrant son premier piano. De 1814 datent aussi le Quatuor à cordes n o 8 en si bémol majeur, D. 112, la Symphonie nº 2 en si bémol majeur, D.125 et son premier chef-d'œuvre dans le domaine du lied, Gretchen am Spinnrade (« Marguerite au rouet »). Le quatuor à cordes familial s’étoffe. Il devient un en- semble de chambre, puis un orchestre qui connaîtra plu- sieurs chefs, dont Otto Hatwig, sous la direction duquel il jouera au Gundelhof à Vienne.

Les années 1815 et 1816 seront ses plus productives, avec des œuvres en tout genre. En février 1815, il compose sa Sonate pour piano nº 1 en mi majeur, D.157 ; en mars la Messe n o 2, en sol majeur, D.167, en juillet sa Symphonie nº 3 en ré majeur, D.200, en novembre la Messe n o 3 en si bémol majeur, D.324. En février 1816, il compose son Stabat Mater en fa mineur, D. 383, sur un texte allemand de Klopstock, en avril la Symphonie nº 4 en ut mineur « Tragique », D.417, en juillet la Messe n o 4 en ut majeur, D.452, à l'automne la Symphonie nº 5 en si bémol majeur,

D.485.

Durant cette période voient le jour plus de 200 lieder, parmi lesquels Der Wanderer, D.489.

Pendant cette période, il continue de suivre l'enseignement de Salieri. Il perçoit de plus en plus l'enseignement comme une activité contraignante qui bride sa création. Il tente d'y échapper en postulant pour un poste de chef d'orchestre à Laibach (aujourd'hui Ljubljana) au printemps 1816, et en essayant d'intéresser Goethe à un projet de publication de ses lieder, en vain.

1.3 Indépendance

Fin 1816, Schubert quitte l'école de son père et l'enseignement de Salieri. Il est hébergé en 1817 par son ami Franz von Schober, chez qui il logera à plusieurs re- prises par la suite. Cette année-là il entreprend six sonates pour piano et compose de nombreux lieder, dont Der Tod und das Mädchen (« La Jeune Fille et la Mort ») et Die Forelle (« La Truite »), op. 32, D.550.

À cette époque, l'horizon de Schubert s’élargit. Au qua- tuor familial et à l'église de la paroisse se substitue un public composé de jeunes intellectuels. Ses amis du Kon- vikt lui font connaître des personnalités comme le baryton Johann Michael Vogl, soliste de l'Opéra, et lui ouvrent les portes de salons bourgeois comme celui de la famille Sonnleithner, qui aidera à le faire connaître en program- mant ses œuvres dans des soirées musicales et en orga- nisant les premières publications, ou de la noblesse des Esterházy.

En 1818, après avoir repris provisoirement l'enseignement, Schubert devient le maître de mu- sique des enfants du comte Esterházy et accompagne la famille dans sa villégiature d'été à Zselíz en Hongrie (aujourd'hui Želiezovce en Slovaquie), où il compose

1.5

Années de maturité

3

de nombreuses œuvres pour piano à quatre mains, dont la Sonate n o 1 pour piano à 4 mains en si bémol, D.617 et les Huit variations sur un chant français, D.624, qui seront sa première œuvre instrumentale publiée (en 1822 comme op.10). De retour à Vienne, il emménage dans un logement qu'il partage avec le poète Mayrhofer. En été 1819, il accompagne Johann Michael Vogl dans un voyage en Haute-Autriche, notamment à Linz et Steyr, où naît l'idée de la composition du Quintette pour piano et cordes « La Truite », D. 667.

Dans les lieder de cette époque, Schubert s’ouvre à la poé- sie romantique, avec la mise en musique de poèmes de Novalis et de Friedrich Schlegel.

La première œuvre de Schubert à être publiée sera, en janvier 1818, le lied Erlafsee, D.586 sur un texte de May- rhofer, en supplément d'une anthologie illustrée sur les ré- gions et paysages d'Autriche. La première exécution pu- blique d'un de ses lieder, Schäfers Klagelied, D.121, aura lieu le 28 février 1819.

1.4 « Années de crise »

Les années 1819-1823 voient le style de Schubert évoluer très rapidement, délaissant de plus en plus les modèles hé- rités du passé. Ses compositions se raréfient et nombre des œuvres de cette époque restent inachevées. C'est le cas de l'oratorio Lazarus D.689, du Quatuor à cordes n o 12 en ut mineur, D.703, connu sous le nom de « Quartettsatz », ou de la Symphonie nº 8 en si mineur, dite « Inachevée », D.759. Cette période, dont les contours sont un peu flous, a reçu le nom d'« années de crise ». Le terme de « crise » est plutôt à interpréter au sens de « bouleversement ». En effet, en-dehors de l'intense évolution stylistique qui l'amène à reconsidérer des genres dans lesquels il avait déjà composé de nombreuses œuvres (quatuor, sonate, symphonie, messe…), on constate un repositionnement de l'orientation littéraire avec une place prépondérante accordée aux poètes romantiques (Schlegel, Rückert, Pla- ten), un changement dans ses rapports avec le public et jusqu'à une modification de la graphologie [3] .

À cette époque, la notoriété de Schubert dépasse le cadre des salons littéraires et de l'orchestre d'amateurs du Gun- delhof, et il peut tenter de conquérir le grand public avec des œuvres dramatiques comme le singspiel Die Zwilling- sbrüder (« Les Frères jumeaux »), D.647 ou la féerie Die Zauberharfe (« La Harpe enchantée »), D.644, qui se- ront représentées à l'été 1820 au Theater an der Wien. Le succès n'est pas retentissant, mais son nom commence à se faire connaître, ce à quoi contribuent les exécutions de ses lieder par Johann Michael Vogl. En 1821, l'éditeur Diabelli publie à compte d'auteur son opus 1, Erlkönig (« Le Roi des aulnes »), D.328, composé en 1815.

Le cercle des schubertiens s’étend. On y compte dé- sormais aussi des peintres comme Leopold Kupelwie- ser (1796-1862), Ludwig Schnorr von Carolsfeld (1788- 1853) et surtout Moritz von Schwind (1804-1871). Schu-

bert fréquente personnellement Friedrich Schlegel [4] . Ses théories sur l'art et celles de son frère August Wilhelm, dont il avait mis des poèmes en musique dès 1816, auront une influence déterminante sur son esthétique.

À partir de 1821, les réunions d'amis autour de la musique de Schubert s’institutionnalisent et prennent le nom de « schubertiades ». En 1821 également, il devient membre de l'influente Société des amis de la musique de Vienne, après une candidature malheureuse en 1818.

Les opéras qu'il compose en 1822 et 1823, Alfonso und Estrella (sur un livret de Schober) et Fierrabras sont beau- coup plus ambitieux que les ouvrages précédents mais, en partie à cause d'intrigues propres au milieu du théâtre, ne seront pas représentés. Il en va de même du singspiel Die Verschworenen (« Les Conjurés »). Le 20 décembre

1823 a lieu la première de Rosamunde, pièce de Helmina

von Chézy pour laquelle Schubert a composé la musique de scène. La musique est accueillie favorablement mais la pièce est un fiasco et disparaît de la scène après deux représentations.

Fin 1822-début 1823, Schubert contracte une infec-

tion vénérienne. Différents indices (symptômes, dérou- lement ultérieur de la maladie) laissent penser qu'il s’agit de syphilis [5] . Il effectue vraisemblablement en octobre

1823 un séjour à l'Hôpital général de Vienne [6] . Par la

suite sa santé, malgré quelques rémissions, ne cesse de se dégrader, ce à quoi contribue le traitement au mercure habituel à l'époque.

1.5 Années de maturité

Dès la Fantaisie en ut majeur « Wanderer », op.15, D.760, composée fin 1822 et publiée en 1823, Schubert avait réussi à achever une grande œuvre au style totalement personnel. En 1823, le cycle de lieder Die schöne Mül- lerin (« La Belle Meunière »), D. 795 avait ouvert une nouvelle page de l'histoire du lied. À partir de 1824, il est en pleine maîtrise de son style et les inachèvements se raréfient. Les lieder témoignent d'un nouveau chan- gement d'orientation littéraire : les poètes romantiques cèdent peu à peu la place aux poètes du pessimisme et de la résignation. Déjà Wilhelm Müller faisait partie de cette école ; les nouveaux poètes auxquels se consacrera Schubert seront les Autrichiens Leitner, Seidl, les Alle- mands Schulze et bientôt Rellstab et Heinrich Heine. Sa santé défaillante et les attaques répétées de la maladie ont certainement leur part dans cette vision du monde pessi- miste ou résignée [7] .

Après l'échec de Rosamunde, il abandonne pour un temps la composition d'œuvres dramatiques. En 1824, il com- pose peu de lieder (parmi lesquels les derniers sur des poèmes de Mayrhofer) et se consacre essentiellement à la musique de chambre avec les Variations pour flûte et piano, D.802, l'Octuor pour cordes et vents, D. 803, le Quatuor à cordes n o 13 en la mineur « Rosamunde », D. 804, le Quatuor à cordes n° 14 en ré mineur « La Jeune

4

2 SON ŒUVRE

Fille et la mort », D. 810, la Sonate « Arpeggione », D.821.

À l'été de cette année, il retourne avec la famille Este- rházy à Zselíz et compose une série d'œuvres pour pia- no à quatre mains, dont la Sonate n o 2 en ut majeur, ou « Grand Duo », D.812, et les Variations en la bémol ma- jeur, D.813. Les souvenirs musicaux de Hongrie inspire- ront le Divertissement à la hongroise, D.818.

En 1825, il découvre la poésie de Walter Scott, qui lui ins- pirera dix compositions, dont les sept chants tirés de Das Fräulein vom See (« La Dame du lac ») qui seront publiés en 1826, en édition bilingue. L'un de ceux-ci, Ellens drit- ter Gesang (« Troisième chant d'Ellen »), D.839, attein- dra très vite une immense popularité sous le nom d'Ave Maria.

L'été de 1825 est consacré, en compagnie de Vogl, à un grand voyage à Linz, Steyr, Salzbourg, Gastein et Gmunden. Ils y donnent une série de concerts consacrés entre autres aux chants de Walter Scott et à la Sonate nº 16 en la mineur, D.845. À Gastein, Schubert compose la Sonate nº 17 en ré majeur, D.850 et commence la Grande Symphonie en ut majeur, D.944, qu'il achèvera l'année suivante.

Sa notoriété s’accroît et ses œuvres sont jouées par de grands instrumentistes, comme Ignaz Schuppanzigh ou le pianiste Carl Maria von Bocklet. Ses premières sonates publiées (D.845 et D.850) lui sont payées un bon prix par les éditeurs et font l'objet de critiques positives dans des journaux de Francfort et de Leipzig. En 1825 il est élu comme membre suppléant au directoire de la Société des amis de la musique [8] .

En 1826 il compose le Quatuor à cordes n o 15 en sol ma- jeur, D. 887 et la Sonate nº 18 en sol majeur, D.894, qui sera publiée comme op.78.

1.6 Dernières années

Fin 1826, il semble que le goût du public n'ait pas suivi l'évolution de sa musique : une exécution projetée de la Symphonie en ut majeur est abandonnée, des disparités dans le cercle des schubertiens se font jour au sujet d'un quatuor à cordes ou de la Sonate en sol majeur. Schubert recadre pour un temps ses compositions. Aux sonates il fait suivre deux séries d'Impromptus (D.899 et D.935). Dans le domaine de la musique de chambre, il compose deux grands trios pour piano et cordes en si bémol majeur, D. 898 et en mi bémol majeur, D. 929.

En mars 1827 meurt Ludwig van Beethoven. Schubert participe comme porte-flambeau à la grande cérémonie de ses funérailles. La disparition de celui qui était re- connu comme le plus grand musicien du temps semble agir comme un élément libérateur et durant les vingt mois qui lui restent, Schubert va accumuler les chefs-d'œuvre, à commencer par le cycle de lieder Winterreise (« Le Voyage d'hiver »), D. 911.

lieder Winterreise (« Le Voyage d'hiver »), D. 911. 50 Schilling 1978 monnaie d'argent commémorative de

50 Schilling 1978 monnaie d'argent commémorative de l'Autriche. 150 ans de la mort de Franz Schubert

Le 12 juin 1827, il est élu comme membre titulaire du directoire de la Société des amis de la musique [9] . Le 19 juin, il commence la composition de l'opéra Der Graf von Gleichen, D.918, sur un texte de Bauernfeld, en dépit de l'interdiction par la censure d'une pièce mettant en scène un cas de bigamie. À l'été, il effectue un voyage à Graz.

Un an après la mort de Beethoven, le 28 mars 1828, a lieu le premier concert totalement consacré à ses œuvres. C'est un grand succès, un peu éclipsé toutefois par la pré- sence à Vienne de Niccolò Paganini. À l'automne, Schu- bert emménage chez son frère Ferdinand. Bien qu'atteint de syphilis, après deux semaines de maladie, il meurt de la fièvre typhoïde (ou typhus abdominal) [5] le 19 novembre 1828 à 31 ans. Sa dépouille reposa d'abord au cime- tière de Währing, non loin de celle de Beethoven, avant d'être transférée en grande pompe en 1888 dans le « car- ré des musiciens » du cimetière central de Vienne, où sa tombe avoisine aujourd'hui celles de Gluck, Beethoven, Johannes Brahms et Hugo Wolf.

2 Son œuvre

Article détaillé : Liste des œuvres de Franz Schubert.

À sa mort à l'âge de trente et un ans seulement, Schubert laisse un millier d'œuvres. Environ une centaine d'opus sont publiés de son vivant, ce qui est peu au regard de sa productivité, mais plus que ce que Robert Schumann ou Frédéric Chopin auront publié au même âge. La ma- jeure partie des œuvres publiées de son vivant sont des lie- der, des danses, ou des compositions pour piano à quatre mains, mais on y trouve aussi le Quatuor à cordes n o 13 en la mineur « Rosamunde », D. 804, trois sonates pour pia- no (D.845, D.850 et D.894), le Trio pour piano et cordes

3.1

Musique symphonique

5

n o 2 en mi bémol majeur, D. 929, la Fantaisie en ut majeur « Wanderer », op.15, D.760. (ut=do)

La publication de ses œuvres s’étendra sur tout le XIX e siècle ; elle sera virtuellement terminée avec l'achèvement de la Première édition complète, réalisée sous la direction de Johannes Brahms pour son centenaire en 1897. Une nouvelle édition complète (Neue Schubert Ausgabe) est en cours.

La partie centrale de son répertoire constitue ses plus de six cents lieder, composés sur des textes des plus grands poètes de la langue allemande (Klopstock, Goethe, Schiller, Rückert, Heine), de ses amis (Johann Mayrho- fer, Karl Theodor Körner, Joseph von Spaun, Franz von Schober, Johann Chrysostomus Senn, Matthäus Kasimir von Collin), de poètes étrangers tels que Walter Scott, William Shakespeare ou Pétrarque ou encore de poètes dont la notoriété est due à ses lieder (Wilhelm Müller).

Le baryton Johann Michael Vogl, très célèbre à l'époque, devenu l'ami et l'admirateur de Schubert, a largement contribué à faire connaître les lieder, tout comme le baron Carl von Schönstein et la cantatrice Anna Milder. Cer- tains lieder connaîtront même un succès retentissant.

Schubert a écrit pour tous les genres musicaux, excepté le concerto. Influencé par Haydn et Mozart, son art est cependant très différent. Il ne fut pas reconnu de son vi- vant, de nombreuses œuvres n'ayant été jouées pour la première fois que bien après sa mort. Pourtant, son sort eût pu être différent. Il avait adressé son lied Erlkönig à Gœthe qui ne lui répondit jamais, bien que ce remar- quable opus fût composé sur l'un de ses plus célèbres poèmes Wer reitet so spät durch Nacht und Wind »). Il est vrai que Gœthe n'a sans doute pas ouvert le do- cument. De plus, Beethoven lui-même ne lui prêta que bien peu d'attention (malade, renfermé sur lui-même et de plus en plus désabusé et irascible, le maître ne se pré- occupait guère de ses contemporains). Néanmoins dans un article du 3 mai 1831 paru dans le Theaterzeitung, Anton Schindler (biographe contesté de Beethoven) men- tionne une rencontre tardive de 1827 où Beethoven, après avoir reçu Schubert et examiné ses lieder, se serait excla- mé : « Vraiment chez ce Schubert, il y a une étincelle divine ! ».

La plus grande partie des œuvres de Schubert (les lieder, en particulier le Winterreise, les dernières symphonies, certains impromptus, l'ultime Sonate nº 21 en si bémol majeur, D.960, le Quintette pour deux violons, alto et deux violoncelles, D. 956), est marquée par le rythme sans répit des pas du Wanderer, cheminant en une quête désespérée d'un ailleurs sans cesse poursuivi et jamais atteint.

3 Compositions majeures

Le catalogue complet de l’œuvre de Schubert a été établi en 1951 par le musicologue autrichien Otto Erich Deutsch (abréviation D. pour « Deutsch-Verzeichnis ») [10] .

3.1 Musique symphonique

La numérotation des symphonies de Schubert, après les

six premières, a posé problème après la découverte pro- gressive des partitions de nombreux projets de sym- phonies, abandonnés par le compositeur à divers états d'avancement. La Symphonie en ut majeur, D.944 dite

« Grande Symphonie » reçut ainsi le numéro 7 après sa

découverte en 1838 par Robert Schumann. La découverte de l’« Inachevée » dans les années 1860 lui fit attribuer le numéro 8, choix entériné dans l'ancienne édition com- plète qui la place après les symphonies achevées.

Le respect de la chronologie a fait numéroter la

« Grande » après l’« Inachevée », lui donnant ainsi le nu-

méro 9 et libérant le numéro 7 qui a été parfois attribué à la symphonie D.729, avec quatre mouvements complets mais partiellement orchestrés. La nouvelle édition du ca- talogue de Otto Erich Deutsch donne les numéros 7 à l’

« Inachevée » et 8 à « la Grande » [11] , mais le recours

aux numéros du catalogue original est souvent nécessaire

pour éviter les confusions.

Les Fragments symphoniques, D.615 que l'on datait de 1818, se sont révélés à l'analyse constitués de fragments de trois symphonies : deux mouvements fragmentaires de 1818, quatre mouvements fragmentaires (dont un scherzo virtuellement achevé) de 1821, et des esquisses pour trois mouvements datant de 1828, qui ont été réalisées par di- vers auteurs (Gülke, Newbould, Bartholomée) et ont reçu le numéro D.936A. Cette dernière œuvre, que la mort a empêché Schubert de terminer, est parfois appelée 10 e Symphonie.

Fragment symphonique en ré majeur, D.2B

Symphonie n o 1 en ré majeur, D.82 (une demi-heure environ) - 1813

Symphonie n o 2 en si bémol majeur, D.125 (une demi-heure environ) - 1815

Symphonie n o 3 en ré majeur, D.200 (une demi- heure environ) - 1815

Symphonie n o 4 en ut mineur, dite « Tragique », D.417 (une demi-heure environ) - 1816

Symphonie n o 5 en si bémol majeur, D.485 (une demi-heure environ) - 1816

Symphonie n o 6 en ut majeur, dite « La Petite », D.589 (une demi-heure environ) - 1818

Fragments symphoniques en ré majeur, D.615

Fragments symphoniques en ré majeur, D.708A

Symphonie n o 7 en mi majeur, D.729 (1821) - 111 mesures orchestrées, complétées entre autres par Weingartner et Brian Newbould (une demi-heure environ) - 1821

6

3 COMPOSITIONS MAJEURES

Symphonie n o 8 en si mineur, dite « Inachevée », D.759 (1822) (une demi-heure environ) - 1822

Symphonie n o 9 en ut majeur, dite « La Grande », D.944 (une heure environ) - 1825

Symphonie n o 10 en ré majeur, D. 936A, reconsti- tuée à partir de fragments (un peu plus d'une demi- heure) - 1828

3.2 Musique pour piano

3.2.1 Sonates pour piano

Article connexe : Sonate pour piano.

Sonate n o 1 en mi majeur, D.157

Sonate n o 2 en ut majeur, D.279

Sonate n o 3 en mi majeur, D.459

Sonate n o 4 en la mineur, D.537

Sonate n o 5 en la bémol majeur, D.557

Sonate n o 6 en mi mineur, D.566

Sonate n o 7 en mi bémol majeur, D.568

Sonate n o 8 en fa dièse mineur, D.571 (fragment du premier mouvement)

Sonate n o 9 en si majeur, D.575

Sonate n o 10 en ut majeur, D.613 (deux mouvements inachevés)

Sonate n o 11 en fa mineur, D.625

Sonate n o 12 en ut dièse mineur, D.655 (exposition du premier mouvement)

Sonate n o 15 en ut majeur « Reliquie », D.840 (in- achevée)

Sonate n o 21 en si bémol majeur, D.960 (environ 40 minutes)

3.2.2 Autres pièces pour piano

Zwei Scherzi für Klavier, D.593

Marches militaires pour piano à 4 mains, D.733 (la plus célèbre étant la première en majeur)

Valses Sentimentales, D.779

Sonate “Grand Duo” pour piano à 4 mains, D.812

Variations en la bémol majeur pour piano à 4 mains,

D.813

Mélodie hongroise pour piano, D.817

Divertissement à la hongroise pour piano à 4 mains, D.818 (reprend le thème de D.817)

Divertissement à la française pour piano à 4 mains,

D.823

Huit impromptus, D.899 et D.935

Drei Klavierstücke, D.946

Allegro en la mineur « Lebensstürme », D.947

Valses Nobles, D.969

Hüttenbrenner variations, D.576

3.3 Musique de chambre

3.3.1 Sonates

3.3.2 Trios

Trio à cordes en si bémol majeur, D. 471 (inachevé)

Trio à cordes en si bémol majeur, D. 581

Adagio pour piano et cordes en mi bémol majeur " Notturno ", D. 987

3.5

Musique chorale

7

3.3.3 Quatuors

Quatuor à cordes n o 5 en si bémol majeur, D. 68 (ne comporte que deux mouvements, deux autres étant probablement perdus)

Quatuor à cordes n o 9 en sol mineur, D. 173 (opus posthume)

Quatuor à cordes n o 10 en mi bémol majeur, D. 87 (op. 125 n o 1)

Quatuor à cordes n o 11 en mi majeur, D. 353 (op. 125 n o 2)

Quatuor à cordes n o 13 en la mineur « Rosamunde », D804 (environ une demi-heure)

3.3.4 Quintettes

Quintette pour piano et cordes « La Truite », D. 667 (environ 36 minutes)

3.3.5 Octuor

3.4 Musique vocale (lieder)

Franz Schubert a écrit plus de six cents lieder, parmi les- quels :

Erlkönig (« Le Roi des aulnes »), op.1, D.328, d'après un poème de Goethe

Gretchen am Spinnrade (« Marguerite au rouet »), op.2, D.118

am Spinnrade (« Marguerite au rouet »), op.2, D.118 Manuscrit de l ' octuor D.803 •

Manuscrit de l'octuor D.803

Der Tod und das Mädchen (« La Jeune Fille et la Mort »), opus 7 n o 3, D.531 d'après un poème de Claudius

Auf dem Wasser zu singen (« À chanter sur l'eau »),

D. 774

Die Forelle (« La Truite »), op. 32, D.550

Cycle Die schöne Müllerin (« La Belle Meunière »),

D. 795

Recueil Das Fräulein vom See (« La Dame du lac »), op. 52, D.839, dont le Ellens dritter Gesang est cé- lèbre aujourd'hui sous le nom d'Ave Maria.

Cycle Winterreise (« Le Voyage d'hiver »), D. 911

Recueil Schwanengesang (« Le Chant du cygne »),

D. 957

Der Hirt auf dem Felsen (« Le Pâtre sur le rocher »),

D.965

3.5 Musique chorale

185 chorals, dont :

An die Sonne, D.439

Das große Hallelujah, D.442

Gesang der Geister über den Wassern, D.538 et

D.714

Der 23. Psalm, D.706

Gott in der Natur, D.757

Der Gondelfahrer, D.809

Coronach, D.836, op.52.4

Zur guten Nacht, D.903

Nachtgesang im Walde, D.913

8

4 INFLUENCES OU EMPRUNTS

Ständchen (Grillparzer), D.920

Mirjam’s Siegesgesang, D.942, op. post.136

3.6 Musique sacrée

Messe n o 1 en fa majeur, D.105

Messe n o 2 en sol majeur, D.167

Messe n o 3 en si bémol majeur, D.324

Messe n o 4 en ut majeur, D.452

Messe n o 6 en mi bémol majeur, D.950, comprenant le célèbre « Et incarnatus est » du Credo

Stabat Mater en fa mineur, D. 383

Magnificat en do majeur, D. 486

Deutsche Messe (« Messe allemande »), D.872

Hymnus an den heiligen Geist (« Hymne au Saint- Esprit »), D.948

Tantum Ergo en mi bémol majeur, D.962

3.7 Opéras

Der Spiegelritter, D.11, singspiel en trois actes, livret de Kotzebue (fragments du premier acte)

Des Teufels Lustschloss, D.84, singspiel en trois actes, livret de Kotzebue d'après Joseph-Marie Loaisel de Tréogate

Adrast, D.137, livret de Johann Mayrhofer (8 numé- ros complets et 4 incomplets)

Der vierjährige Posten, D.190, singspiel en un acte, livret de Körner

Fernando, D.220, singspiel en un acte, livret de Stad- ler

Claudine von Villa Bella, D.239, singspiel en trois actes, livret de Goethe (ont survécu uniquement l'ouverture et le 1 er acte)

Die Freunde von Salamanca, D.326, singspiel en deux actes, livret de Mayrhofer

Die Bürgschaft, D.435, opéra en trois actes d'après Schiller (premier et deuxième actes, un numéro fragmentaire du troisième)

Die Zauberharfe, D.644, féerie en musique en trois actes, livret de Hofmann

Die Zwillingsbrüder, D.647, singspiel en un acte, li- vret de Hofmann

Alfonso und Estrella, D.732, opéra romantique en trois actes, livret de Schober

Die Verschworenen, D.787, singspiel en un acte, li- vret de Castelli

Fierrabras, D.796, opéra héroïco-romantique en trois actes, livret de Kupelwieser

Rosamunde, D.797, musique de scène pour le drame romantique de Helmina von Chézy

Der Graf von Gleichen, D.918, opéra en deux actes, livret de Eduard von Bauernfeld (esquisses)

4 Influences ou emprunts

4.1 Littérature

4.2 Théâtre

4.3 Cinéma

1933 : Leise flehen meine Lieder - Schuberts unvol- lendete Symphonie de Willi Forst

1940 : Fantasia de Walt Disney (Ave Maria)

1941 : New Wine de Reinhold Schünzel (Ave Ma- ria, Symphonie no. 7, Symphonie no. 5 , Symphonie inachevée, etc)

1947 : Un merveilleux dimanche d'Akira Kurosawa (séquence finale bâtie sur la Symphonie inachevée)

1948 : La Belle Meunière de Marcel Pagnol avec Tino Rossi dans le rôle de Schubert

1966 : Au hasard Balthazar de Robert Bresson (So- nate pour piano en la majeur, D.959, 2 e mouvement)

1975 : Barry Lyndon de Stanley Kubrick (Trio en mi bémol majeur, op. 100, D. 929, 2 e mouvement)

1978 : Préparez vos mouchoirs de Bertrand Blier (Mélodie hongroise en si mineur, D. 817)

1983 : Et vogue le navire… de Federico Fellini (Mo- ment musical en fa mineur interprété sur verres mu- sicaux)

4.4 Musique

9

1983 : Mortelle Randonnée de Claude Miller (lied Der Hirt auf dem Felsen, D.965)

1983 : La Belle Captive de Alain Robbe-Grillet (Quinzième quatuor à cordes par le Quatuor Alban Berg)

1985 : Trois hommes et un couffin de Coline Serreau (Quintette en ut majeur, D. 956, 2 e mouvement)

1989 : Crimes et Délits de Woody Allen (Quatuor à cordes n o 15 de Schubert)

1989 : Trop belle pour toi de Bertrand Blier (Im- promptus, op. 90 n os 2 et 3, Andantino de la Sonate en la majeur par Odette Gartenlaub ; Wiegenlied, op. 98, D. 498, par Elly Ameling et Dalton Baldwin)

1989 : Nocturne indien d'Alain Corneau (Quintette en ut majeur, D 956)

1990 : La Discrète de Christian Vincent (Ungarische Melodie, D.817)

1994 : La Jeune Fille et la Mort (Der Tod und das Mädchen) de Roman Polanski

2003 : Buongiorno, notte de Marco Bellocchio (Mo- ment musical n. 3, D 780)

2004 : Comme une image d'Agnès Jaoui (lied An die musik, D 547)

2006 : Le Concile de Pierre de Guillaume Nicloux (lied Du bist die Ruh)

2007 : Hitman de Xavier Gens (lied Ave Maria) - ainsi que dans le jeu vidéo qui l'a inspiré Hitman :

2009 : The Limits of Control de Jim Jarmusch (Quin- tette en ut majeur, D. 956 , 2 e mvt)

90 D. 899, 3 e mvt)

2012 : Amour de Michael Haneke (Impromptus Op.

90 No. 3)

2014 : Mademoiselle Julie de Liv Ullman (Piano Trio N° 2, D. 929 - E bémol 2 e mvt. Andante con moto)

2015 : La Tête Haute, d'Emmanuelle Bercot (Piano Trio N° 2, D. 929 - E bémol 2 e mvt. Andante con moto)

4.4 Musique

Reprises de l'Ave Maria (Ellens dritter Gesang)

1966 : Joan Baez (album Noël)

2008 : Mylène Farmer (chanson cachée album Point de Suture)

2008 : Beyoncé (album I Am Sasha Fierce)

2009 : MUCC (Sanbika, album Kyutai)

Reprise de la Sérénade

The Platters - My Serenade

Hommages

1970 : Mike Brant - Mr Schubert I Love You

5 Notes et références

[1] (de) Walther Dürr et Andreas Krause (éd), Schubert- Handbuch, Kassel, Bärenreiter, 2007, 684 p. (ISBN 376182002X, OCLC 37492979), p. 9

[2] Schneider 1957, p. 35

[3] (de) Ernst Hilmar et Margret Jestremski (éd.), Schubert Enzyklopädie, vol. 1, Tutzing, H. Schneider, coll. « Veröf- fentlichungen des Internationalen Franz Schubert Insti- tuts » (n o 14), 2004, 953 p. (ISBN 3795211557, OCLC 56686201), p. 429

[4] Krause 2007, p. 28

[5] Hilmar 2004, p. 401

[6] Krause 2007, p. 31

[7] Atteint fin 1823 d'un exanthème du cuir chevelu on dé- cide de le tondre et porte une perruque quelque temps. Il se plaint aussi de douleurs des bras ; tout cela le rend dé- pressif mais en 1824 tout rentre dans l'ordre

[8] Krause 2007, p. 48

[9] Krause 2007, p. 49

[10] Otto E. Deutsch, Franz Schubert. Thematisches Verzeich- nis seiner Werke in chronologischer Folge. Bärenreiter, Kassel 1978, (ISBN 3-7618-0571-3).

[11] Franz Schubert Werkverzeichnis Der Kleine Deutsch, Kas- sel, 1983, p. 184 (D.759) et p. 233 (D.944)

10

6 VOIR AUSSI

6 Voir aussi

6.1 Bibliographie

Écrits

Franz Schubert, Correspondances. Textes choisis et présentés par Willi Reich. Pré- face de Michel Dalberto. 1997, 192 p. Toulouse, Le Pérégrinateur éditeur (ISBN

Ouvrages sur Schubert

Agathe Périer Audley, Franz Schubert, sa vie et ses œuvres, Didier, 1871, 356 p. (Notice BnF n o FRBNF300372723)

Alfred Einstein, Schubert, Portrait d'un musi- cien, Paris, Gallimard, 1958, et collection Tel,

1997.

Marcel Schneider, Schubert, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Solfèges » (n o 4), 1957, 192

Paul-Gilbert Langevin, Franz Schubert, un symphoniste méconnu, Scherzo, 1976.

Brigitte Massin, Franz Schubert, Fayard, Paris,

1977, 1400 p. (ISBN 2-213-00374-2)

Paul-Gilbert Langevin, Schubert après Schu- bert, un grand dossier historique et musical, L'Éducation musicale, 1978.

Paul-Gilbert Langevin, Franz Schubert et la symphonie, éléments d'une nouvelle perspec- tive, La Revue Musicale, 1982.

Frank Gauduchon, Le paradoxe du somnam- bule éveillé, essai sur la création chez Schubert, thèse de doctorat, 1981.

Paul-Gilbert Langevin, Les Symphonies de Schubert, discographie critique, Harmonie,

1984.

Rémy Stricker, Franz Schubert, Le naïf et la mort, Paris, Gallimard, Bibliothèque des Idées, 1996.

Xavier Hascher, Franz Schubert, coll. « L'Esprit curieux » n o 15, 1998, Le Pérégri- nateur éditeur, Toulouse

Philippe Cassard, Franz Schubert, Actes Sud, Arles 2008.

Olivier Bellamy, Un hiver avec Schubert, Buchet-Chastel, 2015, 280 p. (ISBN 978-2-283-

6.2 Iconographie

Iconographie sur le site Gallica de la Bibliothèque nationale de France.

6.3 Articles connexes

6.4 Liens externes

Catalogue Schubert : moteur de recherche sur le ca- talogue complet des œuvres de Schubert, avec liens vers les partitions et les textes traduits des poèmes.

6.5 Partitions

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11

7 Sources, contributeurs et licences du texte et de l’image

7.1 Texte

Franz Schubert Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Franz_Schubert?oldid=136266520 Contributeurs : Tarquin~frwiki, Med, Jloriaux, Alvaro, Vargenau, Looxix, Orthogaffe, Vincent Ramos, Ellisllk, JacquesD, Kelson, Choplair, Gérard, Zerioughfe, HasharBot, Daba, Koyu- ki, P-e, Ratigan, Robbot, JX Bardant, Sebjarod, Spooky, Jastrow, Nguyenld, Archibald, Phe, Marc Mongenet, MedBot, Mbcmf217, ChrisJ, Luna04, Iznogood, Oblic, Xmlizer, Marcus2~frwiki, Phe-bot, Leonard Vertighel, JB, Bibi Saint-Pol, Efilguht, Seherr, Yves1953, Goliad- kine, Hbbk, Trace, Ste281, Poleta33, Schwarzer Stern, Leag, Sombrero~frwiki, Bob08, Neuceu, Fourvin, JujuTh, Pabix, Ludo Thécaire, Titzel, Bbullot, Padawane, Florent(84), DiamondDave, DocteurCosmos, Gede, MisterMatt Bot, Chobot, Peter17, Ludo29, Taguelmoust, David Berardan, Probot, SCh, Yelkrokoyade, Pok148, Cris041, Laff, Hanpoine, Coyau, RobotQuistnix, N'importe lequel, Gpvosbot, Cæ- ruleum, EDUCA33E, YurikBot, LeonardoRob0t, Eskimbot, Zelda, Guillom, Lézard, B-noa, CaptainHaddock, Ico, AvatarFR, Kaicarver, Askywhale, Saint-Loup, Trassiorf, Loveless, H2O, Cottard, Mutatis mutandis, MelancholieBot, Shawn, Stephane8888, Chlewbot, Joseph- banjo, Polmars, Pautard, ObiWan Kenobi, Frank Renda, Aldébaran, Fagairolles 34, Hautbois, Sylenius, Gonioul, Xofc, Didisha, Olmec, SashatoBot, Maitre So, Malost, Malta, 307sw136, GaMip, Lacrymocéphale, Regismo, Gemini1980, Keanur, Gronico, VKaeru, Kokin, YSidlo, Paradox~frwiki, NicoV, Frania Wisniewska, Broune, Xavier M., Thijs !bot, Grook Da Oger, Grimlock, Romainbehar, Marvoir, Albi92, En passant, Voxhominis, Creasy, Trimmo, Flying jacket, Le Pied-bot, JAnDbot, Pichasso, Kaoh, Calcineur, Arkanosis, Lefort, Fm790, Insted, Melindaoba, .anacondabot, IAlex, Lool13, Sebleouf, Verbex, Schiller, Richynet, Aymeric78, Tinodela, Mazeppa, Piston, Tejgad, Jordan Girardin, Rei-bot, Valrog, Salebot, Neogeo~frwiki, Zorrobot, Jfavre, Isaac Sanolnacov, Ardus Petus, Idioma-bot, Priper, TXiKiBoT, Localhost, VolkovBot, Aulnes, Manuel Trujillo Berges, BlueGinkgo, Fabrice75, Mandariine, Chicobot, Moyg, Gian-2, Pt- botgourou, Abdoucondorcet, Gz260, Xbx, SieBot, YonaBot, Jean.Bomber, Patachonf, Louperibot, Shakki, Fguyot, Punx, Pymouss, Da- vidBourguignon, Gozor136, JLM, Kyro, Wanderer999, Infierno, OKBot, Ligério, Alecs.bot, Garfieldairlines, Vlaam, Lilyu, Pierregil83, DeepBot, GLec, ToePeu.bot, Nonopoly, Quentinv57, Lauriot, Superjuju10, King Willan, Alexbot, Une Ame, Tristan Liardon, Eric-92, 1se- go7, HerculeBot, WikiCleanerBot, GrandCelinien, Letartean, SilvonenBot, ZetudBot, Julien1978, Polca, Guillaume70, AkhtaBot, Ghis- lain Montvernay, Gugus15, Varmin, Numbo3-bot, Louis-evv, Géodigital, LinkFA-Bot, Micthev, Luckas-bot, Amirobot, Ladonne, Zandr4, GrouchoBot, Sodamaxx, Moibb, Aadri, Datadream, Robert Ferrieux, Penjo, Gisling, Clement9431, D4m1en, Soren56, Azurfrog, Xqbot, RibotBOT, Rubinbot, GhalyBot, Feloy, Kanabiz, LucienBOT, Alex-F, LeMiklos, D'ohBot, Margaux.vuillermoz, Boungawa, Skull33, Ro- bert Landon, MastiBot, Coyote du 57, Lomita, Lostinthiswhirlpool, TobeBot, RedBot, Afetism, Louis-EVV-CH, AndréMarchal, Buisson, Bobodu63, Dowwjones, Masterdeis, Toto Azéro, Sombresprit, Frakir, Husky Dream, Thucyd, EmausBot, Salsero35, Schubertbach, Kilith, EoWinn, Kopitar, Sisqi, ZéroBot, Gyrostat, Justinetto, Aubéto, Franz53sda, Jolek, Roazhon2, Geoffroy Pignal, ChuispastonBot, Little- jazzman, Bdc43, Marc-André Beauchamp, Jules78120, Βερναρδ, Leodekri, TheWize, Jflm, Antaj7co, 0x010C, MerlIwBot, Zebulon84, OsvaldoP, LoveBot, OrlodrimBot, Le pro du 94 :), Maurice47, Ireneeh, Nikola Bruxelles, Plopinou, Poisson23, Titlutin, Mattho69, Dachary Laurent, Realpolitik, JYBot, Enrevseluj, Millenar, AutoritéBot, OrikriBot, DamTESC, Steph77, YaniXdu93, Leox62, Housterdam, Club JAIRO fr, Leodegar, Berlin-George, Addbot, Freshgod, Baguy, Jhenry1, Synthwave.94, Poissons1957, BerAnth, HunsuBot, NB80, Paul- Eric Langevin, Do not follow, XYZABCAZERTY, RobokoBot, Pedro Django, Paeonia22, Hhhhfeyjctvazertyuio, INCONITOLOLOLOL, Gzen92Bot, Flahute62, OT38, Bocklef, Num8178, Freakencies et Anonyme : 632

7.2 Images

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de_la_Medusa_%28Museo_del_Louvre%2C_1818-19%29.jpg Licence : Public domain Contributeurs : Inconnu Artiste d’ori- gine : Inconnu<a href='https://www.wikidata.org/wiki/Q4233718' title='wikidata:Q4233718'><img alt='wikidata:Q4233718' src='https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/ff/Wikidata-logo.svg/20px-Wikidata-logo.svg.png' width='20' height='11' srcset='https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/ff/Wikidata-logo.svg/30px-Wikidata-logo.svg.png 1.5x, https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/ff/Wikidata-logo.svg/40px-Wikidata-logo.svg.png 2x' data-file-width='1050' data-file-height='590' /></a>

12

7 SOURCES, CONTRIBUTEURS ET LICENCES DU TEXTE ET DE L’IMAGE

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7.3 Licence du contenu