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M ÉMOIRE

N O T E S U R L’ I MAG IN A IR E

Histoire de Mémoire et Arme de Guerre


Grenoble 2010

Gabriel Babel.

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INTRODUCTION.
I saw the best minds of my generation destroyed by mad-
ness, starving hysterical naked, dragging themselves
through the negro streets at dawn looking for an angry fix,
angelheaded hipsters burning for the ancient heavenly con-
nection to the starry dynamo in tje machinery of night...

HOWL
Carl Solomon.

Ce livre est présenté comme une réponse à la commande de montrer mon travail personnel durant
l'année 2009/2010 dans l'École des Beaux arts de Grenoble. Où ce sont produites diverses expérien-
ces, remises en question autour de l'Art Actuel. Montrant mon travail de manière globale en relation
avec ce qu'il m'entoure, ainsi que ma vision personnelle du monde et de l'Art Contemporain. Parler
aujourd'hui de l'Art le rend chaque fois plus compliqué, trouble et peu concluant, de sorte qu'il est
facile de se perdre dans les discours théorique. Déjà par la diversité et la multiplicité propre de l’
emplacement esthétique contemporaine qui fait que l'art actuel se met lui-même en crise. Alors je
propose une introduction afin d’éclaircir l’origine de mes sources.
Il est aujourd'hui difficile de ne pas mentionner Walter Benjamin avec "L'œuvre d'art et ça repro-
ductibilité technique", où on touche de prés la conception de la perte des limites de production et la
perte de ce qui est original et de l'aura dans l'œuvre d'art, ce texte contient presque toute une trame
de recherche sur le sujet de l'œuvre d'art et sa mimesis, j’ai remarqué aussi un texte écrit par Neil
Leach, "La saturation de l'image" où on parle de l'extase de la communication dans l'actuelle so-
ciété médiatisé, où on construit un parallèle théorique entre Leach et cet autre penseur, cette fois
Français, Jean Baudrillard celui qui affirme ce questionnement en disant "Nous vivons dans un
monde où il existe chaque fois plus une information, et chaque fois moins signification".
Un autre livre qui m'a accompagnée dans mes recherches est le livre d'Anna maria Guasch "Le der-
nier art du XXème siècle. Du post-minimalisme au multiculturel", ce livre réunit dans une lecture
simple, l'artiste et les textes en rapport avec le post-minimalisme en arrivant jusqu'à l'aspect multi-
culturel, il propose un texte à la fin qui a mon sens est très important "Le discours sur la décoloni-
sation dans l'empire de l'art.
Ces dialogues entre documents et pensées, sont le reflet de la théorie du coté commercial de l art
forment aussi un réseau économique de production
Mes travaux sont le résultat d’une lecture appropriée et institutionnalisée dans ma vie d’étudiant.
Pas en rapport avec cette problématique, je crois qu'il est juste d'indiquer que mon regard à été in-
fluencé par ces textes.

Maintenant pour conclure et essayer de thématiser ma pensée, je vous propose une histoire qui
s’appelle « Histoire de mémoire et arme de guerre", où je raconte de manière anecdotique une his-
toire, dans lequel se reflète la histoire de mon travaille.

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Histoire de mémoire et arme de guerre

Au commencement de mon travaille, je ne savais pas comment construire cette mémoire et com-
ment elle pouvait se présenter. J avais beaucoup d’idées à formuler mais il est difficile pour moi de
m’exprimer en français, donc ça ne me facilite pas les choses. Histoire de clarifier ma démarche, je
vous fais partager une anecdote.

Un jour comme les autres, je me rendais en cours aux beaux arts, toujours en pensent à la construc-
tion de ma mémoire… c’est une problématique qui me dérange et m’obsède. J’étais complètement
perdu dans mes pensées afin de trouver des réponses… Sur le chemin, le regard fixait au sol, et tou-
jours pensif je tombe nez a nez sur une arme, vous savez ce jouet en plastique… très content de ma
découverte, je prendre cette arme et m’extasie un instant, la contemple avec beaucoup curiosité.
Dans ce moment de contemplation ou je fais expérience de cette arme en plastique, un flash-back
me heurte, je n était plus a Grenoble ni sur la route, j étais chez moi à Santiago du Chili, mais cette
fois j’avais 9 ans, je me trouvais devant mon jardin. Si je me souviens bien, on habitait à cote d’un
lycée et devant il y avait la maison de Salvador Allende, président du Chili dans les années 70, dans
la routine de mon enfance, j’avais toujours la tête penchée vers le sol aussi, ma direction était tra-
cée, j’allais vers ma rue mais avant ca je devais traverser le parking du lycée, car ma maison étais
enferme dans une espèce d’impasse. Sur le chemin, j’ai trouvé un arme en plastique sur le sol, tout
content et impressionné par sa beauté, mon imagination commençait à me submerger, je n’étais plus
moi, tout a coup je devenais un cow-boy qui avait un autre regard, mon regard ne fixait plus le sol,
j’avais une trajectoire, un but, une envie de viser quelque chose. Mon regard envers la réalité a été
corrompu par cette arme

Après ce flash back, j’ai compris que ma mémoire me sert de réponse et que se plonger dans le pas-
sé me permet d’envisager le regard vers le futur dans la continuité de mon histoire.
Aujourd’hui, cette arme a un autre impact sur moi, car je ne suis plus un enfant, mais un artiste.
Dans la problématique de mon travail, il n’était plus question de prendre pour cible quelque chose
ou de devenir quelqu’un d autre… Maintenant cette arme me met dans une position ou je me sens
obligé de me questionner, que vais-je faire de cette arme ? Quelles sont mes cibles ? Si je vise et tire
quelles seront les conséquences ?…
Dans ce cadre la, je donne une aura a cette arme, ce qui lui apporte un statu, un statu esthétique. La
première parti de mon travail sera donc de vous montrer comment cet objet devient une mutation ou
un mimesis de la pensée. Plus loin, je vous montrerai ce qu’est devenue cette arme, ce que j’en ai
fait…

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Cercle Rose.
A la création du projet des Cercles Rose, mon envie était de mettre en place une activité autonome
par rapport aux autres pratiques artistiques.
En exposant cette "sphère" comme élément décoratif dans l’espace publique, par sa position et par
sa couleur rose qui s’impose. Le fait de répéter cet élément dans l’espace publique rappelle le sys-
tème de répétition publicitaire, c’est une sorte de matraquage. Je ne pourrais pas expliquer mon
choix pour cette forme « sphérique », peut-être pour son aspect esthétique et décorative. Je ne peux
pas non plus associer cette forme a l’art minimal a cause de sa couleur « rose », qui en effet fait plus
référence au pop’art.
Je vous propose juste cette forme parfaite qu’est le cercle, qui instaure un jeu de regards chez le
spectateur, La plus belle liberté que puisse avoir l’art, c’est de se suffir a lui-même par sa simple
présence. L expérience est le résultat de ce travail, le signe de la sphère est un signe paradoxal. Mes
choix ne sont peut-être pas pensés, mais ils discutent le présent dans la réalité des choses.
Pour moi, cette sphère rose dans l espace publique, c’est la contradiction de l art, c’est pour moi un
moyen de créer un objet qui transmet des notions esthétiques sans pour autant les mettre en crise,
mes sphères existent par elles-mêmes, elles s’imposent a nous de manières autonome.Dewey est le
premier au sein de la philosophie de l art américaine, à avoir orienté l’observation vers l expérience,
lui donnant un sens particulier qu’il définit ainsi:

l expérience est le résultat, le signe et la récompense de cette interaction de l organisme et de


son environnement qui, lorsqu'elle est portée a son accomplissement, transforme l'interaction en
une participation et une communication. Dans la mesure ou les organes des sens, avec le disposi-
tif moteur qui leur est associé, sont les moyens de cette participation, tout ce qui en déroge, que ce
soit d un point de vu théorique ou pratique, est a la fois l' effet et la cause d une expérience vita-
le diminuée et affaiblie, de l'esprit et de la chaire ont tout leur origine, fondamentalement, dans la
crainte de ce que la vie pourrais réserver. Elles sont la marque d une contraction et d un retrait.

Mon travail a surement été influencé par cette philosophie. Il traverse cette pensé philosophique
plus dans l’idée que dans la réalisation plastique du projet.
A l’heure actuelle, la manière et la forme sont de simples protocoles, ce qui traduit différentes poli-
tiques. Notre pensé manifeste les choses qui nous semblent attirante et choquante, mais la simplici-
té d une forme, aussi contradictoire qu’elle soit, provoque le questionnement, il faut donc combler
ce manque. Mon travail se regarde tout simplement, il ne parle pas, il s’expérimente.

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Expérience

Pour pouvoir parler de mon travail, il


est nécessaire de lui donner un re-
gard vers le passé, ma vie fracturée
par l'exil vers une culture imposante
comme la culture Européenne, fait
que mon regard envers l'art est ac-
compagné par un discours évasif,
corrosif et tricheur. Ma vie s’est
faite absorbée par la multiplicité des
regards et la perte de l'union d'elle-
même. Ma pensée qui fonctionne
comme la prothèse de tout un fonc-
tionnement, un monstre qui fait de
moi quelqu’un sans critères et errant.
Telle a été, ma pensée.
La politique du fonctionnement des
Ecoles d'Arts a désillusionné mon
envie de créer et de diffuser sérieu-
sement mes pensées. Le changement,
le fait d’être dans deux différents re-
gards, comme celui de l'Amérique
latine et de la France, a fait que je
suis devenu un poète et un créateur
de rêves, mais cela ne signifie rien à
la fin. J’ai envie de pouvoir réunir
un jour cette fracture dans l’universi-
té que je fréquente, de nos jours le
berceau de nos rêves est la où j'ha-
bite actuellement. La copie heureuse
de l'éden, est un livre qui m'a beau-
coup aidé à comprendre sur la prati-
que de l'art contemporain de nos
jours, ainsi que comment l'homme et
son ingénuité font d’elle un mystère,
comment à l'intérieur de mes deux
regards, je me suis aperçu qu'une co-
pie unique et originale existait, celle
de la praxis.

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Work in Progress avec spectateurs. experience de 3 jours.

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Clip et video.

POP/ 3:00 stopmotion.

AXTER. 4:00

Blanche neige XXX./ 2:00.

Ces vidéos-clips sont une partie de


mon travail. ce sont des expérien-
ces vidéos courtes, ce sont des pe-
tites animations en petit format
influencées par le pop'art, simple
mais efficasse.
expériences courtes dans mon
parcours.

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PHOTOGRAPHIE

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PERFORMANCE

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Performance dans le Centre culturel 104, Paris.

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Performance dans le Centre culturel 104, Paris.

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FIN.

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Sandoval Gabriel
18 juin, 19:26
Ajouté : Saut de section

En conclusion, l'expérience qui s'est déroulé cette année 2009/2010, m'a fait prendre
du recul par rapport a mon propre travail. Maintenant de nouvelles expériences sont
a vivre, il faut que je prenne conscience de mes envi, mais surtout comment en faire
des oeuvres d'art en rapport a mon expérience. J'espère pouvoir produire de plus en
plus,mais de façon moins dispersé en me concentrant sur les valeurs de notre mé-
moire. Gabriel Babel.

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Sandoval Gabriel
18 juin, 19:30
Formaté : Blanc

Sandoval Gabriel
18 juin, 19:31
Texte ajouté

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