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| ants oF wi S ¥ , » é we Z ° ; ~ » ‘eS ey 5 a. yO a3 - Les nouveaux Aventuriers: i ae PU dt) aT meal pete) Ue ee ee lial Rec Renta enters peels ae as ore me Oe ee One Ce ey Re oy Rr ed irra cte ee ct rete fren eect Se Seah TE de la Publication : Jean-Pierre PUTTERS occas COMITE DE REDACTION: Laurent et Jean-Marc Chabrol, Bertrand Collett, See ae ete Ret) Pee re ences Ome ee eee cet Pe ee LT George, Pierre Pattin, Eric Pigani, Mari Rogers, Jean-Marc Toussaint, T. Trecker, Jack Tewksbury. eRe eee ees ESE Colic Peretti ithe tra er SOMMAIRE East Toner cS cod LES FILMS D'AVORIAZ page 8 eae te tig ge sere a ate rer Port riod a os 2 ra mT Cang ac) Premed rors DNs oe GLEE SA ieee tae EP ae ea amass oon Sires foresa eNOS aeenVe Pea aes fo enon road eae ean oo Psa aR res aU zo) panes Les nouveaux aventuriers: uO ge) ed Met en ote sg rr eee seen rea RUN eg Peisd aie nea oad aes ed Ped [ees Rey enor gate Ta CANO fra) Photogravure et composition: EF-B. Rien ee eee tis ee eae peered a) Dy Snag Pen eae ey Breen Cee eee eed ek ea Oc eo aa ca TWILIGHT ZONE (bas) (4): XTRO (hav1), VIDEODROME (bas) DTULZS == eee =Gens de Grenoble, i sévit sur 1033 FM une émission de radio sympa qui nihésite pas a parler de ciné-fantasté- que. , « Rocambole ‘i Teoran > et la revue des films fantas tiques pars rbcomment -THE DAY AFTER, de Nicholas Meyer, promet de nous donner un avant-goat Ses ravages probables dune troisieme guerre mondiale. La promo passée & Gannes justifiait de son étonnant bud- get et nous montrait des scenes Sneroyables. C'est le procédé ala film- catastrophe »: avant, pendant et aprés la bombe. Linguiétude puis Vaffole ment, les dernitres provisions faites Gans ia paniqueet aV’arrache, le choo et enfin toute la derniére partie qui nous montre les survivants reduits 4 l'état do véritables morts-vivants dans a grande confusion de V'aprés-guerre Stomique. Des images brutales et det ‘moyens colossaux pour impressionner A toute fore. =n nouveau fanzine (trés jolt) est aru, Au sommaire le festival du Rex ‘st comment s'équiper pour y aller, des BD, deux nouvelles (des bonnes, les meiileures.., des articles divers et ¢a Sappelle. GNOMUS. St je vous dis ‘encore que le prix est de 18f et que Ton. out commander a Eric Malmasson,55, Fue Gutemberg 75015 Paris, aurez: vous vraiment une excuse pour avoir OBJECTIONS, c'est aéja plus chaua. Crest contre Varmée, la torture, les médailles, 1a violence et tout ce que Thomme glorifie pourtant a longueur années. Ga informe aussi sur la fagon Webtenir son statut dobjecteur de conscience (y auraient pu appeler oa ‘Snon-violent » mais c'étalt trop fran: (gals: contre les non-violents, il aurait fallu des «violents >, vaut mieux dire ‘“objectour » pour terrifier wn peu mon- ‘Sieur tout le monde). Bref, Ia rubrique cinoche est tonu par Pierre Pattin, mon Hewsenant (eu, non! un de noe potes..). Labonnement est de 1 our un an et 30 numéros mais vous Pouver faire un numéro d'essat en le Commandant (14f) a Objections, BP 10 75261 Paris cedex 06 ot que la paix soit 1 ~Caprain Bad Productions (authenti- que!) nous offre un ourieux MODERN HORROR, film asser sangiant & pre- rmiére vue, qui devrait rejouir les ama: tours, Deux jeunes gens pratiquant la magio noire sont acoldentellement tues, Tis vont revenir tourmenter let vivants en s'emparant de leur esprit et fen les forcant a tuer leurs semblables. On note la présence au générique de notre collaboratrice Mari Rogers. =Keith Barish Prod. ont acquis les Grits pour I'éoran de WAR DAY, roman Co-serit par Whitley Strieber (WOLFEN, THE HUNGER) et James Kunetka, un drame post-nucléaire dont Costa Gavras assurera Ia réalisa- tio. =Vieux projet annoncé voici mainte- nant plusieurs années et avorte, SPACE VAMPIRES, d'aprés le roman de Colin Wilson, refait surface pour ttre realise par Tobe Hooper sure sce nariode Dan 0’ Bannon qui, lui, mettra en scéne RETURN OF THE DEAD (en 3- D) que devait réaliser Hooper. Ce der- nler devrait ensuite satteler hun emake de INVADERS FROM MARS, Gont la premiére version datant de 1052 et réalisée par W.C. Menzies a pu aire (re)ascouverte par beaucoup Glamateurs frangais grace a son édi- tion en vidéo cher GOR sous le titre LES ENVAHISSEURS DE LA PLA: NETE ROUGE. =Notre nouvelle recrue, Mari Rogers, est également [heroine de THE WOMAN IN HELL'S CRYSTAL qui raconte Mhistolre d'une jeune fille, spe Glaliste des réles du cinema d'épou- ‘ante, appelée a tourner une suite de PLAN NINE FROM OUTER SPACE. Commence pour elle une série de reves atroces of surviennent le diable et ses Assistants qui va se montrer étre une Séritable “promonition. Quand on pense que Yon a des collaboratrices Comme cela aux USA. ef quon est encore ruede la Rochefoucauld !notule Al'américaino, Cest Adire que la plupart des scones joutes par les acteurs seront uleérieurement incorpo- res dans de fabuleux decors. Ceol dit Ie film est frangais, ch out! Le scenario ‘met en scéne une réature mi-androide, michumaine qui a'allie a une jeune fille pour atteindre «Les Récifs », myste Fieux endroit régnant sur toute Ia galaxie, La photo ei-dessus représente Ie décor d'un bar de lespave, celle d'en bas la fabrication d'un tunnel a Vinfint et son systeme de glaces. Comme tout nous avons toutes les chances dele voir tun jour sur nos Gorans de telé, Allez la France! ~Aprés Vabandon de John Landis (LOUP GAROU DE LONDRES, TWr LIGHT ZONE), c'est au tour de Walter ‘Hill (LES GUERRIERS DE LA NUIT, 48 HEURES) de se déclarer intéressé par luneadaptation dela célebre bande des- singe américaine DICK TRACY. =Crest officiel: Roger Moore rempile ‘une septieme fois. Sous la direction de John Glen, il sera & nouveau 007 dans = BONS BAISERS DE BERLIN », Atcen: ‘Hon 4 tes rhumatismes, Rozen. Appelé par tun roi pour aélivrer son Foyaume du pouvoir dun soroler ‘superméchant, Pour ce faire il semet 4 Ia Techerohe de trois éléments magi- ‘ques indispensables 4 sa lutte. On y Fencontre des eréatures pas possibles, lun geste d'érotisme, des combats san- Glants, une photographie solgnée et plein d'effers spéclaux. Brof, de Tnérote-fantasy en plein délire.. No BLIND ALLEY est le nouveau thriller de Larry Cohen LE MONSTRE EST ‘VIVANT, LES MONSTRES SONT TOU: JOURS VIVANTS, MEURTRES SOUS CONTROLE). Uhistoire, gardee dans Yo plus grand secret, tourne autour du persounage d'un enfant de 2 ans. ‘Apres BLIND ALLEY, lo réalisateur va sincéresser 4 trois nouvelles produc- tions: dabord un film de suspense traitant du eome-back @'un metceur en ‘céne rate ;ensuite, une adaption de Dr. ‘Strange, célébre personage de comics coréé par Stan « Spiderman > Lee enfin Ia reprise d'un projet_abandonné depuis deux ans: AIRPORT 2000, qui poursuit la série fructueuse des catas- frophes aériennes en tout genre, ot ot cette foisci, c'est ni plus ni moins guiun UFO qui engloutit Favion. réalisé par ‘Mark -« Class 84 » Lester, CHRISTINE. oJ. Carpenter, et UACCIDENT réalisé ar Cronenberg, on annonce déja. la {nise en chantier de « CREEPSHOW II + pour début 84 et des ENFANTS DU Mals: Stephen King ne doit plus savoir ou donner de la ta¢e.. ~En attendant DEATH STAR sorti en oat aux Etats-Unis, la New World Pic- tures (Fanelonne éourie de Roger Cor- man) nous propose SPACE RAIDERS, Thistoire d'un Jeune gargon accidentel- Jement emmenté par des pirates inters- follaires 4 la recherohe d'un trésor: TREASURE ISLAND version galactl que en somme , «Bre: king Away. Lorsqu'il ext en forme, Yates peut alors now offrir des oeuvres réalistes,réa- lisdes avec brio et humour. Mais Isai auss re parfos supert ‘el et mieleux. el, Yates a del bberément abandonné personna- ges et atmosphere au profit de Fepique etd spectoculare En ces temps de « Star Wars > ft de cEsTr > le public en eta ‘enu & attend plus qu'un sim- ple modele de travall conscien ‘leu nourrl de SFX. Ce public attend maintenant de ces films es performances humaines Sralsemblables alnst que des situations plaustbles au sein des productions. d'horrorantasy +a mang le coche te situe sur tn plantte Krull, un monde longtemps divisé entre’ deux nations en ‘guerre. Elles sont sur le point de fe réconcller lors gu mariage du prince Colwyn Ren Mars hall) et de In princesse Lyssa Alysette Anthony). Mais leur Photos de cette page KRULL. Ci-dessus le méchant de Phistore. En bas : Peter Yates dirige Ken Marshall nuit de nove est brusquement Interrompue par a béte,barbare Interplanétaire, &t sa horde de zombies les Slayers. llsenvahlse Sent le chateau du jeune couple, {went pratiquement tout le monde, et enlevent la princesse Le prince par che avec son armée de voleurs, autres phénomenes. I alors ‘confrontés & une mult tude de perils surnaturels toute Tong de leur chemin, jusqu'ay 6G de la « bite», un Valaseau, spécial qui ressemble a une Le film est tr8s. démonstratif dans son ensemble, ce qul nest as toujours un mai Aprés tout fee films de « Fantasy: Advent ress ne sont guére plus évolués ‘gue ler conter de fées pour fnfante. Ce sont des histoires Simpleties “dans. lesquelles le Bien combat le Mal. Is ne diff tent d'entre eux que par des Aetailsseénaristiques. . Lucas ta fait que reprendre toutes es Conventions du genre en les réa: eptant eu goat du. jour. Le résultat (Star Ware): une ambiance, une atmosphire bien plus proche de nous, et une his. foire «vale» Crest exactement ce que Yates sa pas su faire avec Keull. Le ‘manque de détails. Tout le long 4 Film, on cherche & compren- Quand aur acteurs, its sont plu: tt ovens. Lysette Anthony Joue une agréable princesse hide Scmptueus Costumes décorer | sentation une severe tole. | Le flim était tne pazodie de | Toutfois Strange Invaders | Taquillages sont imprescion- | mentdépendantedeson réalisa. | films d’épouvante, Pas une | ne vautpas uniquement que par ee es ree ei | ae ur ee ee | ede teepteren ike Gertaines sctnes sont trésréus- | autre, moins standardisée, plus | actionetdetouches humour | dres qu integralt une prowesse fies, telles que calle de la | forte, Krall auraitalore € un | 42m le style du Loup-Garou | technique de Rick Baker dans “Veuve bien qu'elle ratentisse | film interessant. Alors que tel | d@ Londres. Avec Stramge | un ensemble varié aux multiples iceyte duit Lemaquitage | quel next q'ne oeerete | Havadere noun avone drat | ascens comigue. Ete fete caesar ae | Semen netizens | Geen desmte | gman ascers Stes . Picbesl DEES. comme L'Invasion des pro- ‘montre une photo} est méme un fanateurs de sepulture ou plus proche de nous, I série TV Les Envahisseurs. Paul Le Mat (American Graf fiti)yjoue le role d'un entomo- logiste qui décousre la présence entraterrestees et cherche convaincre une journaliste {Nancy Allen) pusune fonction: naire (Louise Fletcher) de leur existence, La verte finit pat ‘Simposer tout le monde et ‘iverses poursuites sengagent Les extraterrestres ont exch de particulier quils ont pris Tappa: Fence et les manieres des habi tants dune petite ville des ‘années 50, date de leur arcivée Sur tere. $1 fait quils deambu- Tent dans ies rues de New York 25 ans apres, avec les mémes wétements et ia méme coupe de cheveux. Cependant il ne s agit d'un deguisement. Le table aspect rappeile ptt ETT. que Raquel Welch, ce qui nous vaut quelques seines de Semaquilloge assez croustillan- | gog irésstible. tes. Les effets spéciaus ont été | Le film est parfois confus mais Cones par toute une équipe de semble, soutenu par une di spécialistes, dont Martin Mali- | tribution paisante et une photo Voie. qui ont tous travallé sur | —graphie trés réussie (loin de la STRANGE INVADERS Mise en | Car Strange Invaders, bien | Ges films comme The Thi Tnvasse du. psycho-killer Seine Michae! Laughin Produt | qu'un peu moins reussique son | Hurlements, Scammers on | moyen. fonctionve. corecte bor Water Coblons Ecrt por Wi | prédécesseur, merite d'etre vu: | Gat People, Et bien ecucun Strange Invaders es le fam € est un film futile mais intel | genre eux soit aussi connu que | deuxieme volet dune tilogie ue J gent et surtout acontre-courant | Rob Bottin ou Tom Burman la | «strange > dont le trolsieme ot . de quelque mode fantastique | plupart des effets speriaux sont | devrait sinttuler The Adven- Alte ouse Piet | que ee soit Temarquables. La decomposi- | tures of Philip Strange. Cher (mrs Benjamin, Fora Lews | Michael Laughlin a commence | {ion d'un individu et se transfor. ise Avon lady), Michosi | a faire du cinéma en Californie | ation en sphive ‘lewe, par .M. LE BESCOND Lemer Wie Cone Diona ‘comme producteur. Ila produit id Margaret) UnfimOrion/EM. | parexemple, The Whisperers (1967), Joanna (1968) et Strange Invaders, dont nous | Macadam a deux voles de | vous annoncions Ia production | Monte Hellman (1971) En 1978 dans notre numéro 26, est. a | son. attention est aftirée par ronne Le | Fartcle d'un jeune critique. de inspire | film William Condon. Aprés nent pas grand-chore | T'avoir rencontré il lil propose ft public francais quoique son | dlécrire un film, ce qui donnera premier fm, Strange Beha- | Strange Behavior. (Tien: ca Mentireciasaecotettigue | me raprelic que fe dots eovcoer favorable outresAtlantique. TI | mon article a Steven). serait dommage de passer outre | Strange Behavior (conau fe second film comme il serait. | parattll sous un autre titre, frrone de croire avoir 8 faire 4 | Dead Kids) mettait en scene lune sérieZqueleonguedugenre | un groupe d'adolescents qui de celles qui alimentent les | acceptaient. pour gagner de drive-in américains (en alte argent, de servir de eobaves & nance avec les paychorkiles), | des expériences psychiatriques, THE DEAD ZONE Mise en scene ! Cronenberg. Seino Je. Boom apres Stephen King Musique ‘Michael Komen. vee Christopher Walken, Brooke om, Anthony Zerbe, Colleen uhurs et Martin Sheen, Un fm Question de mode ou pas la réu- tion de deux fortes personnal: tes du monde cinematographi- queestdeplusen plusa Forigine Ge la production d'un film Aprés Romero-Argento, Spiel- berg-Lucas fou Landis ou -Hoo- per) ou bien Coppola.Wenders, Entre autres associations true: fueuses, nous avons drat, pr6- fentement, & Cronenberg-King. Le cas de Stephen King est éanmoins marginal dans la Imestire of est Ecrivain avant etre seénarste. Toutefols, nul dloute ql représente une sorte ‘de monstre dans son domaine et ue sa narration a quelque Chose de einematographique I f dallleurs rencontre, Jusqu’a Maintenant, une superbe bro- chette ‘de metteure. en scéne Pour vieuallser ses idées: Brian e Palma (Carrie), Tobe Hoo: per (Les Vampires de Salem). Sianley Kubrick (The George Romero erection sols Conese (Christine) Précisons que The Dead Zone est en vente le produit dune association multiple. Aux deux hom préctés il faudraitajouter elut du producteur, Dino de Laurentiis (King Kong, ‘qui ne seat pas contente de fnancer Te projet ‘mals a aussi participe ln creo- tion du produit final, Cest sur Son initiative, par exemple, que ‘ous ne voyons pas Christopher Walken faire autant partie de ses visions. que Cronenberg Faurait vou Il faut enfin citer Debra Hill Ia collaboratrice de John Carpenter (Assaut, Hal- Ioween 1,2,3, The Fos. N York, 1997) qui a organise production de The De: Zone. The Dead Zone est done ut matizre devénement. Drautant plus que pour la premiere fis, exception faite de Fast Com- pany (film réalisé entre Rage &1 Chromosome 3 et mettant fn sedne des courses de voiture), Cronenberg n'a pas Gert le set rio. Quand on connalt Ia spi= cificite de Funivers scronenber- sien» (cf. MM n 26). on est, droit d’apprehender de tele p mices, Neanmoins certains romans de King correspondent ‘asser bien aux aspirations dit Cincaste canadien. Etaprés tout, SiTauteur de Seanners surat Cujo ou Christine qui ne Cconcernent pas des alterations hhumaines ordre organique ow psvehique, on Timagine parfais ement faire siens les sujets de Carrie, ‘The Shining, ou ‘The Dead Zone. En effet ce dernier met en scéne im jeune professeur qui, a la suite d'un coma long de cing ans «di 4 un accident de volture, ‘decouvre la faculte de percevel Te passé ou le futur des person ‘nesdont touche la main. Il réa lise méme qu’en visionnant le futur d'un individu rencontre tune sorte espace vierge, une one morte, aT aide de laquelle tentrevoit Ia possbilite de modi fier Tavenir de Tindividu sus: yomme. On le volt le suet est iche, et it difficile pour Jeffrey Boam d'adapter le ‘oman. Son travail a consisté 3 arouper les trois histires div ented livre et lee montrer du Point de vue d'un seul person age. Or manifestement le film touffre de ces diffcultes adap fation, Carne suit pas de ligne directrce précise et quol qu'on fen pense, c'est le meilleur moyen de capter Pattention du Spectateur. Pour combler ce angue d'unité les auteurs sont ‘lore. condamnés @ accumuler des. séquences-chocs. Si fait ‘une fois déerit le don supra naturel que possdde Christo pher Walken on assiste & une succession d'épisodesmettant fen scéne ce don. Vépisode du tueur de Castle Rock par exem- ple n'a pas grand-chose a fait favec le reste du film. En fat il existe un lien, trop ténu prob Ulement, qui tend & unifier tous ces segments le fait que pls le heros vit sea + visions» plus i ralise Tampleur de son don, Ce qui nousinvitea comparer le film de Cronenberg & Braine- torm avec lequel il entretient plusd'un point commun. Le plus Simple est la présence de Chris- {opher Walken en tte 'affiche On ‘etrouve, également. st on imet de cdte le contexte de char Ave film, un sujet similaire: ta possibilité pour un tiers de vivre Fexpérience d’un individu. I est assez intéressant, et logique= iment satistaisant, de constater ‘que Trumbull a choisiVelectro- Rique la plus sophistiquée pour habiller son histoire quand Cro- nenberg r'utllise aucun autre ‘ccessoire que le corps human, Ci-dessus: STRANGE INVADERS. Autres scénes : THE DEAD ZONE. ‘Lun faisant un film de science fiction, Fautre un fin fantasti- que. Le dernier element qui fe Fes deus films est la relative fai- blesse de In structure narrative comme mentionné dans le para graphe precedent Cependant The Dead Zone reserve quelques surprises et prend son veritable envol avec Farrivée de Martin Sheen. A ce moment le heros trouve “une finalite& utilisation de son don ‘et surtout Ia fin du fl, qu elt ‘uss episode des élections, est absclument superbe. Non seule ‘ment la sedne est magistrale contientvelle quelques ides ‘Ulsuellement efficaces (Vutlise tion de Tenfant, la balle qui casse Pampoule ou le gror-plan Sur Newsweek et le revolver et, en outre, donne-telle au don de CChiistopher Walken une portée jusqualors confines dans aneedotique. Cette seule scene, par sa force et probablement parce qu'elle est finale, emporte Fedhesion du spectateurau film tout entier. La musique de Michael Kamen, puissant, sim pliste mais adequate et compe fente (peaufine Telficacité de ensemble, ‘Yves-Marie LE BESCOND — MM. :Paul Nach, votre nom se ‘espagnol des années 7075 qui fit ime sorte disge dor et une paride Partadierement profes Vous tes tourné rbd ime mentaine de fm fartowtiques durant cette erode. Aimiee vous portculere =PN.: Jal toujours aimé le Cinéma fantastique mais le {rand probleme en Espagne est fue les. producteurs sont tes réticents envers le fantastique Je suis done tent de tourner ‘autres types de films égale- = Oui, mais ce n’état pas le cas ‘durant lo période que je mention ras pulsquily eut pres dune een toine de tres de tournés dont une Donne trentame ou vous appara =Jal tourné pros de 90 films Gans ma carriére dont une tonne moitié de films fantasti- ques. Effectivement, apres La Marea del Hombre Lobo (1968, sort cher nous sous le titre Les vampires du Dr Dracula) et surtout apres le suceds de La Noche de Wal purgis (1970, La Furie des Vampires), beaucoup de pro ducteure se sont intéressés au ‘genre fantastique. De Ia est par- Hie toute Ta série des loups- ‘arous suivie de plein d'autres Productions, jusqu’en 1976. eu prs od tal alors le seul & ‘efendre encore ce cinéma. Vous étes alors diigé par des réalisateurs come jation Aired, Ml-Bonns Lon Klenovsy et ur tout Javier Aguirre ovee ses tr bors El Jorobado de la Mor- gue c El Gran Amor del Poul Naschy, en novembre 83, av premier Festival de Bruxelles. En bas : dans le rle du loup-garou de LA BESTIA Y LA ESPADA MAGICA Conde Dracula (1972) et pus | de ouer sous une direction que de vous avez décidé de passer der | Se mettre en scbne ot méme? rela Perce? | Sag dot, cat en ps =Lexplication en est fort sim- | facile de dliger lorsque Fon ple: Encore une fois le fantast- | porte un lourd maquillage ‘que winteresse plus les produc- | Comme celui du loup-qarou par feursespagnals.et tousces real. | exemple, qui est en outre un des sateurs tournalent souvent | Oles les plus difficiles: aust Gavantage pour argent que par | bien du point de vue sportf que passion pour le fantastque: du | du point de vueeu, car ona vite este certains se. sont mas {alt de tomber dans le ridicule st feconvertis dans le pom q lent d'etre autor’ en Espa fe. Les critiques, espagnols frouvent que mes films actuels Fon en fait trop = Dans pratiquement tous vos fms ‘onnote une complasance évidente Si Bos desscbnesérotiques Pour sear a imerencants que ceux | ous Férodame est ndusocioble cla Je oul oblige de tout faire | 44 921e fertstaue Imokméme: trouver de argent, | —Je pense que Térotisme fait tmoccuper du tournage, jouer, | parle de la ve et lorsque fécris cic Cela devenuunevinitae | une histolre fantastique la Stcesete fe vouaiscontinuer | neces cnclure des actnes tourner ce genre de Hime rotiques simpose dele-méme. Gola vient de Finerteur de mot, Un de vos melleurs rls, & mon est naturel ois et clu que vous tener juste 3 ‘ment dans El Jorobade de la | ~Mois dans certains fms cos Morgue cheznous:Le Bossu | nes poaisent quosinent plaquées de Ia Morgue) ci: ous ste: | 3 histore, presque grates, non ‘done digé por Javier Agurre: ne | si on songe @ El Hetorno del penser vous pas qui es pis aié | Hombre Lobo, par exerple? So Coie Z2% 4 ve, Mi Co at as Je erois que non; dalleurs le ‘ieme du Vampirisme est erie fue et cela est tree important. Te'sang ca peut etre erotique fuss. L’histore de la comtesse Bathory que je connals trés bien et dont on a reprise personage ‘dans El Retorno del Hom! Lobo ex également érotique ‘Meme chose pour Gilles de Ras, ste de pense que toute Fhistoire {du crime et de la violence est tubs lige a Perotisme. Ah bon? Je ressore putt colo ‘ne confrontation des forces de te: Tamour,Terotame, Thumour ‘mime aust ete et de mort les (gression: [a haine les meurtres et futres seies sangionts Le sévice (3 fouours compris dilews dans te genre de fms. (2) =Mais dans la mort il existe aussi une charge érotique ly a des personnes qui prennent du plaisir ver eouler le sana, Pre- fez un personnage comme Dra la, est He ala fols ala mort eta Térotiame. = Dane wos fms vous sembles vou low métanger les myshes. Par exemple dans lfm dort rous par Bathory, le loup-gorou, des sor erica Dr dolgt tis age Sarou; or & autres spoques Oh 0 Butworque cela snot souvent a fin dun gore. Vous nivez pos eur de fare cure Toutodes Jaime beaucoup tous ces rythes et Jespere ne pas Tes ilustrer de maniere parodique: tu relournes. aux_anciens femps tous ces mythes éralent deja mélanges. Pour lepoque de Universal ceeait diferent: ily ‘eat une floraison dans. les Snnées trent et ensuite vinrent les parodies. Mais moi je suls quasiment seul, je ne fais pas aires, je lutte pour ce ‘inema, ces ts diferent. Ceci fit je dois vivre auss! et pour ‘celal mest arvivé de parodier tun peu mon propre personn: Par exemple dans. B Noches Senor Monstruo (voir article dans MM. 27] 00 Frankenstein, Quasimodo et Dracula Interviennent, Jat a parodier mon. personnage du Toupegarou; est tres penible our mot. ~Jastement sur ce probltme du ‘We jaca note une question gue gue part ipanique dons ‘mes ‘port ob ou tenga for gue est un genre partculerement Aifete:extce que vous mae pas Doro limpression de fare tre rec des snes qui au dépant se codon séreuses ou postcues? En fat le pubs réoot tours En haut: EL RETORNO DEL HOMBRE LOBO. CCieontre: EL JOROBADO DE LA MORGUE (Le Bossu de la Morgue). =Le public va voir mes films pout Se dstraite et se dépenser Si se libere comme cela tant mieux Jene comprends pas tour jours les reactions du public mals méme dans les films de Fellini ou de Visconti on note le méme genre de réactions alors pourquol pas dans les mins? = Vous ne persez pas que ce pube Savoure porfos ces entures 0 Second degré? ou voum ne vou ‘tues pas «Je nl pas tour cette Scene comme Fara di»? Le public va voir mes films Dour se dstraite et se depenser, Fil se libére comme cela tant mieux. Jene comprends pas tou jours les réactions du public mals meme dans les filme de Fellini ou de Visconti on note le mame genre de reactions, alors pourquoi pas dans les miens? Vous ne penser pas que ce public savoure porfos cer avenues ot Second degre? ou vous neous ‘tes par «len pos ieurné cote scene comme Juris di»? = On ne doit pas penser & ces hoses tu dots prendre le risque ‘Sita a vu cette setne dune cer taine maniere tw la tournes comme cela et C'est tout En France on ne oit ps un fim sur tos de tous ceux. que vous fournes. Comment stfectuent a prospecton e a vente auprés des Days érangers: dé on ne les voit Droguement jonas au marche di fim 3 Cannes = Crest un probleme qui regarde les producteurs. Je ne produls jamais mies films. Mais je crois Au'ls marchent bien dans cer- fains pays comme Allemagne, halle, méme parfois les USA. dans un certain cult, bien sir ‘mals ils marchent bien tout de ‘méme. Cette année, |e pense que ous présenterons des films aut marché & Cannes. Et puls La Espada Magica mon dernier film, béndhiciers dun circuit Paramount tres Important, fespere que cela aidera a fale connaltre mes ‘autres films. Bestia y Sipres seujses vos socnoricn, te vote wnat nom ealleurs Jacinto Molina semble cuss! bien trib fae de Io. grande. perode des ‘ames trente améneaines que di ema britannique de le Hemmer lennes Queles sont les péiodes ~Pour mo il existe tris écoles 4u cinéma fantastique interes antes ou tout du moins que je ‘connals trés bien cat ignore un peu malheureusement le Cinéma italien des années ixante; ce sont celles de pressionnisme allemand, de Hammeret les productions de inversal des années trente. Et puis ily @ encore une influence {Hes importante dane mes films, 16 celle de la peinture. Jaime beaucoup eet art et pour mot les deus plus grands peintres sont Goya e Solana. Ce dernier s'est ‘compu dans des scenes de tor tures, de sadisme et cestabsolu 3 fantastique. Je pense qu'ls rm’ont tous deux inpire dans la fabrication de mes films = Vous over interprété le rdle de Dractlo, du Dr Pevot de slack "éventreur de doers specres dea mmomie et un peu tous les grands Personnages du cin fartast ‘que, mais pourquol cette pasion Spéciique Pour celui ce Waldemar Danintky, c'est a-dire le loup {garou, que vous aeejous une dou ane de fois ensivon? ‘Pour moi c'est le plus intéres- fant car c'est un des rares qui soit vraiment un homme, avec tne vie presque normale, ~ savas dt queique port que est un personnage auguel le spec leur identfe et qu peut travers cette image de Thome qui se ‘dedouble, dun Dr Jekyll et Mr Hixde en quelque sore, Roger ses instincts usd’ bien sexuels que Imeurirers, ses pulsions ogress, faut dre que fe pork, & Fépoque, de vos fils ob le person age est un des pus ousages. des specioteus espagnols et que ced se posal aloe sous Fronco. = L'idée me parait bonne mais i un personnage sentimental Dans mae privée je ne suis pas ‘ads optimiste et ai mis beau coup aspects tragiques dans et homme qul lutte ainsi contre Son destin Parce qu'en fait, depart ne veut pas tuer, Crest lun heros ala fois complexe dane ‘2 personnalité et attirant par son cbte spectaculaite Dessous: LES VAMPIRES DU DR. DRACULA. Autres photos : LA BESTIA Y LA ESPADA MAGICA. Vous nave jamais 6 tenté par ‘ane adaptation du mythe de Fran Keensten semble que cect mar ‘que 8 votre fimoaraphie? =Jaime beaucoup ce mythe ‘mals je n'ai quére la possbiite de tourner un film la-dessus en Espagne, pour la raison bien simple quil agit d'un person- nage qul a €t€ souvent parodié chez nous et personne ny crolt plus. Fai deja propose plusieurs Scripis a des producteurs mais Ils n'ont jamais ete intéresses. Mals cette année je feral un film a sketches dane. un desquels Finterpréterat_mo-meme le ‘monstre de Frankenstein =Eh Hen cest une bonne now well. mois pusque nous resenons 2 vote production ‘setuelle, jo remarque’ que vous aver 6a tourné un fm ovee le Japon evant La Bestia y la Espada Magiea ls cole El Carnaval de las Bestias: power vous hous donnerime idee du scenario? Crest une histoire originale aut porte sur le cannibalisme mais traitée d'une facon assez curieuse.Ca dépeint les aventu res dun bandit criminel “gui Sévit au Japon, puis en Thal Tande ot qui atterit en Espagne, Une équipe de japonais le recherche alors pour Fabattre I se réfugie dans une maison of i Sapercevra vite a ses dépens {que la famille qu y vita des cou fumes assez particuligres. (On constte un peu dans tous les pays des péiodes feries pour inéma fontastique ol surg toute Sine production toute ne Sele buds cela cee. brusquerent: & quoi ce phenomene est di apres voua? Je pense qu'il agit tout sim. plement d'un probleme de satu ation: on a pu remarguer la tméme chose avec le western pa exemple. Au bout d'un moment Te public dit «non, ca suffit.= de me dls tot de méme que 2s periods fasts pour le anima Janiasigue correspondaint sou tent ddesstodes files ou niveau sceal Comme sTangosse aise, diautres productions connues ‘Sagi lla emprants notontaires, hommages decres ou carément d'un mangue d'imagini ‘momentané? Cect est portlere ‘ment flogran dan un im comme El Retorno del Hombre Lobe par exomole =Crest sans doute que J'aime auiant innovation que la contl= le mal de wore. le rsque de guerre ourguol pas. se refoulaient as ‘au moyen de spectacles imagina Fes de fue dare une autre dimen Son My a peurstre des aspects ‘tant Pbérateurs que masochsies Fededons Oui, c'est une explication pos- sible mais iy a muss! que le public aime le bon cinéma fan- {astique ‘et parfois lee res Sepuisentelles-mémes, les pror ductcurs.s‘essoutflent et. on Femarquealorsune désatfection du publi. On romarque asses souvent dans tos flms des stations ou mime parts des scénes entéves iste ite dans le cinéma fantas! que. Avec La Noche de Wal rg, qui avait és bien mar Che et est un de mes meilleurs Scripts Javals reeree un mythe mais également effectue la répe- tition de personnages deja exis. tants. Dans Latidos de Panico [voir M.M. 27) je feprends un personnage que Joue dans El jo Surge dela Tumba. I'y-a tout de meme une ligne ‘commune dans le fantastique et puiscela est peut-dtre aussi da A ‘mon amour pour ce cinéma Vous choissser souvent des pérlodes du 19" sel, ou meme ‘want, pour stuer Tacion de tos « pense aInquisicion, EL Caminante La bestia y Ia Espada Magiea, cix.!époque vous efraieselle harme en Tenoisageont mane décor de un de vs fms? =e suis en effet amoureux de Glassicisme et ll me. par sécessaine de retourmer 8. N08 Facines parla voie culturlle et puis de toute facon je n'aime Sure époque actuelle car tout St ts frold, tres agressif, le ‘monde de Fargent, tou ca =En fst état és querer aus 1 moyen dye le. fort powvat femparer desbiens du fable par (one, dans lo socét ndustille -plotaton et de trav ent antables? fa ps reer tout —Peut-ttre mais ce qui mint esse aussi cet la thea es suaions et de ces epoques les costumes, les decors les his: foives, ete: Dallleurs dane La Bestia y In Espada Magica tous les personnages sont futhentiques, & part le loupe Garou, les costumes également =On rote dans ce fm une scone iharakin gut semble aser fle ft tes démonctrate’ out tes ous documenté sur ce rte pour la ~Oul jal respecté cette tradi- Hon qui se pratique encore aujourdhul. En_principe ‘c'est Toujours fe meilleur am ou un parent de la personne qui doit ensuite la décapiter. Le samou- Fal place d'abord un petit banc derriere son dos parce quil ne peut mouri le corps en arritre fe ne serait pas dione, puis i enroute le polgnard dun linge pout ne pase couper ls doiats tt avoir ains la foree de souvrit Te Centre. Cet se fait horizonta: ement d'abord, sur toute la lar sgeur du corps, puls il reléve le Dolgnard Jusqu'a.sa_poltrine Ensuite lest deeapte parla per Sonne qui se flent derrere ful Gest une seéne tres poignante les Japonals présents sur le Plateau étaient tres solennels, tres émus par cela. Quand Jal fait le script je me suis intéressé AThistoire du Japon et je pense avoir respect® toutes les trad tions auss! bien au niveau des utes que des comportements. De méme pour In patie se pos: sant en Espagne! Jai montré {qu'il existait aussi une inquts tion parallel qui_commettat es crimes un peu ala maniere ‘du ks Kix klam A une certaine Spoque. L'authenticité me sem ble ts importante dans des ims comme celubla. Et puis est aus une histoire romanti- ‘gue;ilya dela violence eidem- ‘ment mals moins que dans mes précédents films Jespare beau ‘coup dans cette production car pour mol le cinéma fantastque 2 ete une continuelle frustra- fon. Les Journalistes espagnols rmfont toujours démoli et com- mencent ceulement 4 me recon. haltre aujourdhut = Comment se sont efetude les rapparts hispanorippors sur le tournage? ~Ce fut tres difficile: les japo- fais sont terribles, intrans. sant. avais parfois des idées ‘que Voulas placer dans le film fais ils me. disalent non Finsistal mais toujours « non! = Heureusement javais avec moi ‘mon directeur de la photogra hie qui est espagnol et qui ta- ‘alle toujours sur mes films: Je ‘moccupals asst des éclaienges tte: mals fétals un peu perdu Je avais pas Thablude de ce syle de travail res rigoureux. Je eros savoir que vous aver haltérophle; cela vous enmuie +4 den parler ou pas = Non, pas dt tout. En fait étals architecte de profession et puis, fa 64 joueur de football, Ian= ‘cour de poids et, effectivement, hhaltérophile. Jah pratique ce Sport pendant 22 ans et Jal été plusieuts fos champion d'Espa- fgne Jal &1e 33 ols sélectionné fans des rencontres internatio ales Et pus je me sul blessé gravement et Jai di abandon- fer. A Tépoque on cherchait quelqu’ua diassez fort pour Incarnerlerble du foup-garou et est ainsi qu’a démarré ma car- ‘ere cinématographique. = Quels sont vos actuels proets dae fe domaine du cinmo fants ‘que? Je travallle sur un film qui tralte de Thistoire d'un vel acteur de cinéma. fantastique ‘ui se retire et qui joue son per. Sonnage cinématographique dans In vie reelle. Paimerais y faite un hommage a des acteurs comme Vincent Price ou Lon ‘Chaney. Ex puts je termine un film qui s'appelle Le Dernier Kamikaze qui montre Texalte- tion absolue dela violence a tra. vers histoire d'un assassin. Ja Dénefielé d'un budger important pour ce tournage etjecrols qu'il fst assez reussl, es dur et effi. iin a pas dhitore de Walde ‘or Denirsky peéuue dans immé at? =Non,je pense que est afin de ce personage. du loup-garou parce que deja eat un sale pu Sant, le masque est tres dur Une galerie de portraits ‘et de personnages impressionnants pour Paul Neschy EL GRAN "AMOR DEL CONDE DRACULA, LA VENGANZA DE LA MOMIA et INQUISICION. porter, les séances de equi Tage sont es longues et je ne sis plus st jeune: En oute. sje Tefaieais un film sur ce héros jo Woudrats le faire tres bien avec lun gros budget. Done cela Aepend aussi du succes de La Bestia y la Espada Magica. Aon sujet un enftique espagnol a dit quavee ce film le cinema fantastique espagnol devenait adulte Bae ero ec rbe ifn, Entretie: ierre ‘PUTTERS pestis 18 ter Festival International du Cinéma Fantastique et de I’Imaginaire BRUXELLES y 1983 Cest du 4 av 12 novembre 1983 que se tint & Bruxelles ce premier festival organisé par Gilbert Verschooten. Cette manifestotion simposa d'emblée comme un mode du genre et offrit plus d'une qua rantaine de films aux amateurs Prafiquement tous ls talisateurs des, films présentés en compétition étcient présents et donnérent des conféronces de presse journolisres. Des francais Francs Leroi, Joan Rollin et Raphasl Delpard & Harry Bromley Davenport (qui commence sa conférence de presse couché par tere tla termine assis surla table ‘officielle, aux metteurs en scine allemands, polonais ou islands. Et Puls on notait encore la présence de Giger, auteur de Vaffche du fes- tival, de John Gilling (doux de 5 étaient présentés on section rétrospedive: Linvasion des Morts-Vivants et La Femme Reptile, (voir MIM. 24), de Thércine principale du Secret de la ‘Momie, on peut pos déctre, faut voir... enfin celle de 'acteur réa- lisateur espagnol Jacinto Molina [Poul Naschy) qui venoit presenter s0s deux derniers films et auquel fut remis un prix spacial du festival pour Fensomble de son couvre, Sur le plan de la rétrospecive s'effectuit un aspect du cinéma belge @ travers des films aussi differents que Les Lavres Rouges, Mal- pertuis, Au Service du Diable, Belle ov Michaella, ainsi qu'un choix de films anglais tes que Le Retour de Frankenstein, Fran- kenstein et le Monstre de lEnfer, Le Voyeur ou Une Ques tion de Vie ou de Mort (outre les deux films de John Gillin). Le festival étant compéttif]en void les couvressélectionnéer ainsi que les prix attibués. Les Etats-Unis ne_présentaient que deux films, eux qul se taillent toujours une large place dans ce genre de competition. furent Just Before Dawn (SGurvivancs), de Jeff Lieberman et Time Walker (Le Voy ‘geur du temps) de Tom Kennedy. Le premier Sinstalle confortablement sur la trame des ‘Jeunes sympas qui viennent camper dans lun coin desert. On passe son temps 3 se demander quelle est la part de Vendredt 13, de Massacre a la Tronconneuse 0 de Délivrance dans ce produit sans surpri- Ses et pulson init par se laiser entrainer Par intrigue mais sans vraiment ressentir le grand frisson, Pout le second, Time Walker, imagination et Thumour sont heureusement au rendez Vous 8 travers cette histoire d'une momie écouverte dans un compartiment secret du tombenu de Toutankhamon et qu'on réveille accidentellement pat la radio-ectivité, Elle ‘est pas contente du tout car on lula volé les léments qui lui permettraient de rejoindre son monde: c'est quil alten effet d'un etre Strange qui fut appelé & Pépoque « Le voya- sgeur du temps». Ce qui demarre comme un Elassique sous-prodult se révale en fait abou tir 8 une ceuvre achevée et Ton ne *ennie as une minute La RFA. présentait également deux films Das Zweite Gesicht (la Seconde vue) de Dominik Graf et Kamikaze 1989 de Wolf Gremm, un film deja visionné & Avoriaz 83. LaSeconde vise est histoire dune jeune fille vietime de visions qui se rattachent au sul- ide d'une ferme quelque 90 ans plus tot et laquelle elle va finir par s'identifie par amant interposé. C'est interessant et bien ficelé. Kamikaze 1989 se veut plus sociale Gul se passe deja a présent et qui pourrait laréalité de demain. Les médias ationales 8 la conquéte du po Soir (de grandes sociétés internationales pos Ssédent déjs lo putssance et les tevenus de Certanes petites nations cect de nos ours), lineation progressive du bon peuple bon jour Guy Lun et Patric Sabatier vous voyes bien que ees peine de la slence-ieton {out cela dans un thriller du futur of Rainer Werner Fassbinder jose les ant-héron dans le rble d'un fic désabuse. Crest a vo toute urgence Fess rcs ne aac Forcast one ns app na Pato Le Brésl proposait O Segredo Da Mumia (Le Secret de la Momie) d'Yvan Cardoso (voir le compte-rendi du festival de ‘Sitges danse N25), curs aust savoureun et parodique: quant ala Pologne, elle nous bffrait Wilezyea (La Louve) de Marek Pies. trak, Une ceuvre esthétisante facon opérette fet au scénario innovateur. Ici il sagtt d'un Toup-gerou, qui se transforme & Toccasion réellement en louve et qui prend possession du corps d'une jeune femme. tout eect sur fond de révolution polonaise. C'est bien filme, comportant de bonnes idées, peut-8re tn peu Fonguet quand méme. Lislande recueillit tous les suffrages, sau peutétre ceux des spectateurs, avec Husid ‘La Maison) de Egil Edvardsson. C'est assez long aussh surtout parce qulIne s'y passe pas rand chose, mals constitue un bien beau Sujet pour notre camarade Denis Tréhin. Une femme voit surgi tout un passe inquidtant et des personnages qui semblent devoirconcer- nner sa propre famille, alors qu'elle vient de ‘nstaller dans une nouvelle maison. Halla: Cinations? Reincarnation? Bre. ya pérlen la demeure La Yougoslavie faisait tr8s fort avec trois films d'excellente qualité. Ritam Zlocina (Lefiythme du Crime) de Zoran Tadic offait le meilleur scénario avec histoire de cet homme qui a réussi a pereer ce « rythme dit Crime’ 8 travers une multitude de cas p is, meurtres ou agressions, sétant dévoulé ‘dans sa ville Il établiten effet des statisti ‘ques tras poussées qui parviennent a démon- ter qu’un cycle sétabit et qu'on peut ainsi prédire a quelques détails pres le leu, hew et la nature de la prochaine agression. Le second ne brillait uere par le fantastique de son sujet puisque Tajna Nikole Tesle (Le Secret de Nikola Tesla) de Kreto Pape traite de la vie de cet inventeur qui, el Reich avec son orgone il faut dire qu'il devenait un peu fou vers la fin.), prétendalt avoir découvert le secret de «I'energie inépuisable ». On y Femarquait tout de _méme la. présence Orson Welles ainsl quune trés remarqua- ble Beauté plastique. Le dernier film yougos- lave, Gost! lz Galaisije,de Dusan Vukatic était autre quece bon vieux Les Visiteu: de la Galante deja vu au festival de Sitges (Colr MM, 28). Cesthilarant et sans pré- tention et ca rafraichit entre deux couvres plus confuses. Puisque nous sommes en train de rire, o pourrait peut-éte passer par Italie qui now Drésentalt enfin son Hereule (Hercules pour les USA) de Lewis Coates. C'est plutot spe cial, on ne sait trop & quel degre le prendre mais en tout cas le thermométre «affole! Umour se site & deux niveaux: celui qui ‘est woul parle réalisateur et l'autre le me'l- leu, qui est engendré par le jeu de Lou Fer ‘igno, execrable (oi est Ia noblesse de notre bon vieux Steve Reeves?),et sans doute aussi par des personnages et un scénario dificile ‘ment eredibles. Zeus et les deux déesses sont ‘eux seuls quelque chose d'inracontable. On Le Canada faisait dans animation avec son Rock and Rule de Clive A. Smith qui traite d'une histoire 4 la Phantom of favee méchant & la clé révant d's plandte. Le principal interét réside dans les ‘musiques de Cheap Trick, Debbie Harrie. Lo Feed, etc. ainsi que dans une animation hhaute en couleurs et un montage explosit La France nous livrait Cris de Maxime Debest: monsieur se tape la bonne qui tue accidentellement la filet de madame qui ‘esteratraumatisée par lamort de son enfant aqui, enfin, viendra hanter la felicite. des amants coupables. En termes freudiens on ‘vous expliguerait ca en trois mots, mai cinéma a prend trols bonnes demichesres. ‘On finit pourtant par se laisser prendre & cette atmosphere ala Thérdse Ragu of ch les amants eyniques se trouvent autant vict- mes de leur culpabilité que des phénomenes CRIS de Maxime Debest En bas : ROCK AND RULE. Xtro, de Harry Bromley Davenport, reprd- sentait la Grande-Bretagne et consti sans aucun doute le film le plus «public» du festival. Ce n'est pas tant quilsoie d'une qua- litéstupéfiante mais c'est bien fat, ca fone: tionne, ca déménage et en plus c'est drdle par endroit Tout pour plate (voir compte-rendu 4u festival de Sitges dans ce numéro ainsi ‘que Fentretien avec le réalisateur) Litlande, avec Outeasts de RW. Simmons recueilt le grand prix du festival et une mention du jury de la critique. Dans une ‘communauté paysanne une fille est trrémé- iablement tenue a T'écart; on Taccuse de sorcellerie. Puls elle rencontre un magicien Aquila prendra en charge et dont elle tomibera Amoureuse. C'est tres lent, tres long aussi (deux heures) et quoique plastiquement et historiquement interessant.on ge surprend & Sassoupie un brin Espagne avait tout misé sur un seul homme: Paull Naschy, qi présentait. ses deux derniers films ainsi qu'une oouvre plus ancienne, El Retorno del Hombre Lobo, Dans ce dernier, Waldemar Daninsky et une soreigre sont mis & mort pour leurs crimes par Fingutsition. Quelques sidcles plus tard es pilleurs de tombes vont malencontreuse- ‘ment retire le poignard planté dans la poi trine de Waldemar, ce qui engendrera de nouvelles catastrophes. Crest tres referentiel A pas mal de filme ause bien au niveau des ces (Dracul musique (Ennio Morricone principale Avec Latidosde Panico nous voici Fé ‘que contemporaine sun marl et sa Jeune mak tresse sévertuent supprimer'épouse sgénante acoups hallucinations, de spectres ‘ou de chevalier en armure qui vont la mena- er, La malheureuse, cardiaque, en perdra la vie mais apparition d'un vrai chevalier sor- tant de sa tombe viendra remettre les choses en ordre. Ca joue pas mal sur le gore et Féro- tisme et on savoure lentement sans trop se fatiquer Vencéphale. La Bestia ¥ ta Espada Magica est d'une facture tout a fait diferente. I 'agit dune corproduction avec le Japon tournge dine manigre beaucoup plus rigoureuse. It le per- sonnage de Waldemar Daninsky, ce bon Vieux loup-garou, partage la vedette avec un samoural qul tente de Taider & vaincre la ‘malediction qui plane suru. On y contemple de beaux combats, une chouette photogra: Dhie ainsi que des costumes et des decors {outa fait reussis. Il faut ajouter que Faction se passe au 16" slécle et que aspect authen- tique a été recherche. IIs'agt certainement ‘dumeilleur film de Paul Naschy en tant que ‘ealisateur (voir entretien dans ce numéro! Photos heut et bas : HERCULE. Retournons en France (ce qu'on a bien di fini par devoit faire) pour yremarquer rien moins que trois films en. compéttion. On connait bien La Nuit de la Mort, de ‘Raphael Delpard qut fut presenté en rempla- cement du Clash, son dernier film, t12s fattendy. Cette histoire de vielllards défiant le temps grdce au cannibalisme et du destin de la pauere file uttant pout sa vie et prise fu piege reste passionnante et non denute humour nl de possi, ‘nous offait son dernier film, La sate (voir MIM. 13) mélant le tismne, la plaidoirie écologique et Une poésie certain. Une Jeune fille est rame fee accidentellement a une vie artficille et Seul le sang humain lui permettra de survi tre. Cest une manisre adrolte de prolonge- ment di mythe vampiique dans un monde Contemporain avec une certaine dose de dé ‘cette quéte perpet ‘semblant de vie inutile. Le ralisateur €voqua 2 sa conférence de presse existence d'une le pour un fin completement dfferente ob Ton pouvalt PALMARES : Mellus afes spéiaus: Rosh melleure photographie | Hustd, ur seénario: Das Zweite Gesiel rmolleure intrpréation femrine: Lila Tho- | }) Fiadottie Sons Husid, mellaure temptation | masculine Fabyan Sovagonie dar-Ritam | Zlocima, vice de plus cigiele Ritam Zlo= ‘eine, mellewe mise en. seine: Gostt Te Galaksije. rand prx du leva! Outeasts, pedels presse ‘Hated ave une menton pour ‘Outeasts. Pix specal du festval 9 Paul No chy pout Fensemble de son eruvre et pour son travail sir La Bestia y la Espada Magica. Prix du public: Xtro. [Grrr TNE T eT TSE Francis Leroi était _venu présenter Le Démon dans Ile également bien conn ‘chez nous mals encore inédit en Belgique, Le Scenario en est ingenieur, inhabituel et pas- sionnant.falsantsurgirlefantastique dans le Quotidien et surprit au festival ’Avoriae of ilfutprimitivementselectionné.On peut sou halter d'autres tentatives de ces. trois ‘auteurs. qui collaborent toujours &laurs set harlos, pour une éclosion prochaine d'un ‘nouveau fantastique francais. Aen croie les lettres que nous recevons il faudeat s'aten- dre a une nouvelle vague avant qu'il soit longtemps. Ilya trop d'adolescents jouant de leur super 8 ou de leur caméra video pour {que cola nvaboutisse pas & quelque chose de Photos ¢-dessus: LE DEMON DANS LILE détonnant dici quelques années. Tenez le ‘coup les gars, on vous aidera.- En attendant on ne peut que se (licver de cette tentative d'un festival da cinéma fan {astlquequl des sa premiere manifestation, ‘monlté son srieux, son intérét et surtout son respect pour ee genre que nous aimons Jean-Pierre PUTTERS. traverseront les slacles sans probleme. FESTI oe SITGES, LA COMPETITION Crest d'Allemagne que nous parvint ascé tisme glacé des legendes nordiques ethérées Feuer und Schwert (Le Feu et 'Acler) propose une dffcile démarche filmique pro ‘he de Fintimisme faussement impersonnel alson pinch fut prestement vom par ‘certains conformistes de Ia mise Cette adaptation tres libre de Ts Teeult est pourtant magnifige par une fabu leuse photographie (@ mi-chemin entre Nuvt ten et Alekan) composant des plans une esthétique proche de celle des tolles de mat tres Itallens, et par ln virginale beauté Antonia Preser, Pactrice principale. Prix de ta photog: Peter Walker n'a jamais ¢16 chéri par les cingphiles de pissotieres. C'est Evidemment Ignorer certains propos graves et délirants auillstrerent certains de ses films, comme par exemple House of Mortal Sin (la rel Sion, pas i ssinte que ca. House of Whip: ord (réflexion sur Tarbitrare de Fincaree- ‘atlon) et son dernier-n¢ plliculaire présenté 2 Sitges, House of the Long Shadows. Correctement realisée, cette ceuvre parfots gothiquement austere a le mérte de réunit ‘evant la coméra les quatre derniers géants Jégendaires du fantastque anglo-américain: Cashing, Price, Lee et Carradine, parodique- iment maitres deuvre d'une intngue batie ‘autour d'une demeure fouseement hantee Prix du seénario et prix dinterpret Hon masculine pour la bande des quan Harry Bromley Davenport est bien auss fou ‘que son foutu chelad ouvie, XTRO. Somp- fucusement éclalré par un chef-op fou du bleu-nuit eristallotde, douloureusement 2ébré deflashs graphiques d'une somptueuse pulssance hortfique ¢voquant les. cache Tats plastiques d'un derome Bosch, cette bande" démentclle se permet également orchestration de scénes Gore vomitives jamais égalées a Fécran des fantasmes cis ‘matographiques. Davenport, parle biais des ‘tranges maletices dun hime «visit» nous convie au sein dun univers enfantin totale. ment déroutant duquel surgissent des ‘marionnettes animées de venues vivantes, & Savolr, un clown naln, un pantin militaire et Une panthére notre. Autant Vous préciser toutde sulte que ce clown hysterique fervent adepte de Lon Chaney, a vite fet de nous emontrer que le rire le plus gras strangle vite en hurlement de terreur aux confine de Fincertitude, la 00 est tale la «chose» INTERNACIONAL ULC en 1-8 (CTUBRE CK ‘Alan Arkin nous avait autrefois efrayé par Son admirable composition de paychopathe pour Seule dans Ia Nuit. Dans Return of Captain Invincible, il nous fait pister de rite au cu de sa prestation grotesque et rdi- Calle. Philippe Mora, eralisateur,en voulant pasticher le mythe du superman ne parvient 4u'8 nous livter une poussive parodie cmmerdante, Heureusement, comme dans {oute metde cinématographique, un instant de génie subsite, au cours duquel Christo het Le pousse la chansonnette en dansant fa Javanaise,entouré de jeunes danscuses dont les dentelles et dessous fetichomaniagues, Incrovablement bandulatoires, faisaient apparaitreécran fombre d'un Russ Meyer iilare Prix des effets spéciaur. Film courageux et difficile (de sureroit non fantastique), le Pura Sangre de Luls ‘Ospina (représentant du rareelnoche colom- bien) proposait le seul discours veritable- ment ‘engage du festival pulsqu'l tente ‘analyser le processus politico-ocial qui pousse les victimes ordinalres du fascisme Sid-américain a. se compromettre dans @immondes trafies pour se hisser au niveau ‘dela = rerpectabilitg» lel un magnat indvs- tril a besoin de transfusions sanguines pe CCi-dessus : ALONE IN THE DARK. En bas : Jack Sholder, e réalisateur, et HB. Davenport, coli dXTRO, en pleine euphoric. {ées, Pas de probléme: on zigoulle des ado- lescents préalablement. abrutis. par des shoots de coctine et le tour est ous, Soutent par les sbirescapitalistes des USA, la dict {ure fasciste colombienne fondee sur un inorme trafic de poudres blanches prend les allures apocalyptiques d'une seringue acante shooteuse de mort, Le fascisme est a poudre des bourreatx de Phistoire Tenebrae n'est plus a presenter. Un p'ut mot tout d’méme. Argento, le personnage, est tout 8 fait sympathique, ses films beaucoup moins, La sublimation fascinante, sordide et quotidienne du. meurtre Argentofesque (Gxcoptes ceux de Suapiria ct Inferno) releve pour le moins d'une thase douteuse- ‘ment reactionnaire. Arguant que son cino- cheest un constat amer d'une tale éeartelee par les spectres carnassiers du terrorisme et de la crise économique. nen demeure pas moins que Dario Argento drape volontiors Ses tueurs déments dattribute iéologiques et vestimentaires fort proches de ceux qui Semble vouloir condamner. Ass. p rons-nous dans son ceuvre, la fragiité Sexuellement ambigué d'une Eva Robins (flash-back de Tenebrae) ou Fextraordi- naire rituel sadicomasochiste du mannequin tleur de Profondo Rosso, dont le délire ‘ementel est bien loin du quotidien. C'est 1 auil faut chercher le réve du fantastique. mn sir dans ce domaine qu'a chotst Gorlenter Le Dernier Combat, Luc Bee son, son metteur en scene. Fabsleuse ballade post-apocalyptique emplie de douleur et espotr, cette pelloche conte une quate ‘amoureuse écorchée par la violence, la sol fude et In-méchanceté, Besson refait le monde, couleur damour et de tendresse Grand prix du festival et prix de la eri- tique. Ca bouge du cété fantastique néozflandals, qui nous donne aprés un premier faux pet ttletruck) une aruvre enfin serieuse, de radition mystique trouvant ses racines dans le chef-d'eeuvre de Peter Welt, The Last ‘Wave Ils'agit de The Last Tribe, vivante Ilustration des vielles légendes aux sources Incertaines. Ii le héros dt ‘maudite, sidentife & Fecherchait.justem fameuse « tribu perdue». Superbement real sée et dune approche relativement difficlle, Fineantation magique du réallsateur vaut principalement par une splendide seene ont Fique? un corps'en levitation se déplace au fein d'entrelacs caverneux sous les regards Gtrangement moris de momies décharnées. Allegorie de la caverne chere & Peter Weir. Martin Landau, Jack Palance, Donald Ples- sance et Erland Van Lidh forment le quatior ‘démentiel de Alone in the Dark, trouduc: lesque pantalonnade dotée d'une conception filmique magistrale au moyen de laquelle, Jack Sholder nous invite sulvte le chemine tment parodique de trois doux tarés échappés d'un asile. Le prégénérique est concu de facon extraordinaire (Landau simagine effroyablement castr6 par son_psychiatre ddevenu boucher, le reste un peu moins. Mais fulimporte, Jack Palance, cet acteur fabu- feux, crave écran et promene sa superbe tronche d'éeorche vif dont un seul ictus gr ‘macant vaut toutes les compétences surfaites, des crdmes du casting international, rejo {gnant facilement le panthéon genial Mi < HOUSE ON THE SORORITY ROW* n'est Fen moins qu'un pisso-kller de plus, qui pisse de travers & tort et a travers. Nal | Bert. |, Gordon, fameux spécialste américain es films & grosses bébétes, nous lire avec STHE COMING» une superbe incursion dans le domaine nécromancien. Une fillet injus tement accuse de sorcellerie au 178me sit ‘le, posséde Vesprit d'une jeune fille de notre époque afin de camer son innocence. Rema ‘guablement mis en scéne, le film de Gordon fait preuve dune eisance confirmée dans orchestration de fort jolles psychoses a Vinterieur et ona sémarré Out fs font un peubalorsrouges dllfews, enfin bllons vers pt. ms Taspect en est flkionque en ~Ce qui ne Wétalt pas c'est que ‘nous navions plus Bernice Stee gers pour refaie cette fn, on a 4G employer une doublure et tourner cette derniere sctne de Faguf qui éelate, ee = Qui fo trés Alten, encore une jos, la reference esti eden = Oui, peut-étre, en fait on mia ppavé 750 livres pour un jour de fournage alors bon, 21 plongé quot =A travers toutes ces fins se demande un peu ce que ti auras aime fe personnellement En Jat Thstore se scinde apparemment en deus partes La socale avec fetour de cet ire hurain aupr ‘des sien laste dune mip pourquoi comment, et aut part Minoan agressive de ces Gtres venus dialews, Tu. peur peutétre jstement rows dire ce ‘ue tu auras are réllemen! fae quel aura ete ton propre fra =Mon histoire originale était “davantage tournée vers les per sonnages de cette famille Favals tourné pas mal de sctnes dans cette optique mais beau coup ont été coupées et ils ont préfere rajouter plutot de Fraction. Je pense que sine per- sonne disparait alnst pendant tun tel laps de temps, peu Importe la raison, et quelle revient, elle trouve quelque chose de different et les rap- ports sont ingulétants. Je crois ‘gue cest cette situation qui me Dassionnait surtout. Pulsque tu Insintes sur ce final, je suppose ‘que de toute facon i devaits'en aller d'une maniere ou dune Auvee son fis cu sans ll? Parce cue Bd Temmine = Jene sas pas trop. Aw début je woulale faire ‘histoire dela Femme, on éerit peu de roles en tant quhérolne pour les fem: mes, mais ¢a ne sest pas ter. mniné comme Je le souhaitals Astu gout des éiéments per sonnels au touage qui néient es prévus dons le scenario? —Non,e'était préparé et puis si ‘tu changes quelque chose tu as tout de suite un gars en costard «qt viens te prendre Te bras tele Secoue et te menace (ce que fas Justement Davenport avec, le ‘lend. Non, le seul true cest eu par Tout. Dé le garcon les eostu- ‘miers Favait habillé tres bien, alors que c'est un gosse qui fait de la moto, qui est casse-cou, ‘ete-de froiszais ses vetements de femps en temps pour le remettre Unpeuplus naturel, fessayats de le salir un peu, quoi ‘Maquillages pour XTRO. Ci-dessous : Barry Richardson, responsable des chevelures ddans LA GUERRE DU FEU. Sate eS Suinemecue ae ode nde os exes! | | Oui, on voulait faire quelque chose détrange de sexvel ass, mals le speciateur le rec ‘comme veut et ce n'est pas for ‘cément la seule explication. ~ Tuparles de connotetions sexu: les jetaréte oven que tu éooaues la poése. mais lo scene de acco choment es absolument homie, est dun mauwois got e trowe. Enfr je vewe are de masvas gout dors le bon sens da terme, cat dre ogress. choquant, en dehors des normes possbles et support. bes non? ~ Ah oui? moi je la trouve excel- lente, bizare, inattendue quot Ces inattendu pour le moins, en fet on pouuat surtout satendre 8 ce que la personne ne sorte pas Sous Sa forme adute da verre de 1a ferme: Pourquot ce chote? f ‘quai doileurs pu revenr et tre «dg possédé par la eréatre. non? ~Ehvbien.c'estune scene qui me plalsait et que vals preva une maniere differente au ‘depart. de pensals & une espace fe liquide epais qui sortrat de tous les orifices dela femme et de cette glee natrat le person hhage, Mas je pense que la sctne fest bien comme ‘cela, plus ‘utranciére peut-dre mais plus fficace aussi Je pense ce que ical souvent Samuel Arkoff de TALP.:« Nothing succeeds like excess (een n'a plus de suceés aque Feacish (Cest tout de mime dissex mou as gout Jin =Peu importe, ca fonetionne ‘comme cela. J'ai voulu montrer ‘quelque chose que nous savons Impossible, que le. spectateur salt btre impossible mais qu'on présente tout de mime; a la limite c'est du surrealism. ~ Out, du rest awe extraterestres ren cmpossible ene faut peut @ire pas raisonner ‘en notions umaines =Il_y avait des gens que cela ‘tnait quand meme me disant Mais c'est pas possible, hein? 2 va trop vite, non?» etc. Peu Importe, on Ta fait, c'est intan- tané. Du moment que ea choaue et que ca marche c'est Teasene Sel pour mo. ~ Comment stverastu ton fim par rapport aux lossiques invsions extraterrestes dex andes cin ‘quante oméncaines Sle Imvac sion of the Saucer Memo. Invasion of the body Snat- hers, cic? Je nen ai pas. vu beaucoup mals je pense qu’a cette epoque fon ne pouvait pas trop montrer les choses, on! suggéralt. C'est, presque ce que je reproche a des films comme “Alten et plus encore & The Hunger of tout fest montré & travers des voles, 4u brouillard, c'est tres ext sant mais on se dit « Questce ‘ul passe Ia?» On voudralt Dresque éearter les rideau. = Pouriantla sere finale de The Hunger ne poricipe guire dun effort de suggestion, ca. dre. Oui, Dick Smith a fait du trds ton tiavail mals ce nest rien & cote de ce qui avait été prévu et ful a ete coupe par In suite. Nous, nous. avone cholsl de rmontrer les creatures, de fare de Texcts, tant pis, c'est un choix ~dstement comment étoient ant imées les derees erature et di Comment ontelles #6 congue et Ioriquées? =Eh bien, i n'y en avait que “deux, non? Out daccord, mois & part de deus ca fast dda plasters: par qui ontelles eté desindes. qu ena oneu le design? Eh bien au debut il sagissait de dessins de Christopher Hobbs. C'est un sculpteur et un peintre qui est consultant dans fdes musees d'art & Londres. IL ‘est venu sur le flm eta dessing ‘quelques projets. Le premier onsirau départ avait davan- tage forme humaine. Et puts is font essaye de faire quelque chose de plus étrange, ranspar ent méme, du sple latex mais en plus translucide demaniere& 0 quion_puisse éclairer par ‘derrtte et le vendre plus tree Mais cit wes difficile & faire ‘car le costume aurait été trop lourd. Bref, nous avons. passé des heures a dicuter des effets Spéciaus et de la forme de ces Features. Nous avons faconng in modele en plare apres les dessins de Christopher qui etait bbasé la fois sur le design et sur les mensurations exactes di personnage qui se tendrait 3 FinterieurL& dessus on appli ‘que une matitre qu se démou lea par la suite et qui sera en quelque sorte le negatif du cos {ume divise en plusieurs parties. Crest lndedane que Ton coule dlatex ou un truc comme ea et ‘qu Sera le prothese finale dont ‘on habilleraTacteur.Celle-i est peinte ensuite et on volt alors comment ca fonctionne. De toute facon il va toujours des problemes, sans arr Ceci e'état pour te premier monstre mals ros quel second rietat en Jat quione espace de robot anime eiectroniquement? Oui, cétait_une_machinerie ‘exremement couteuse qui mar chait' merveilleusement_ bien, Cest-adire qui ougeait un peu comme on voulaltear se sont les divers angles de vue et les mou vvements de camera et du robot oordonnés qul devatent donner Pilluson qu’ marchat. En fait Arestat la méme place cr les filspartaient de ln creature. ‘alent sous le sol et talent relies ‘aux machines et rdinateurs qul la contdlaient. I y avait une dizaine de gars qui alent, Cte Sophistiqué. Les types alent Superccontents deux et de leur robots nous disnient « Quest ce que vous voulez que ca fasse?» et Ia chose. agit bougeait une jambs, tourmait la tte et levait_un bras. = Hi quys!» et tout ca Ouais, état Imerveillewx et puis au moment de demarrer: «nothing il ne ‘voulait plus rien fa = Moisi atout de méme foncionné pur Tetoumage, on lev Guoluer tn pew. Non, i n'a pas bougé du tut juste un petit mouvement de I tte comme ca. Ea fait on a ete Studio par Ia site, Cait v ‘ment épique, les gens ne se dou fent pas de ces difficutesla mais ce fut affreux et marrant ‘en mame temps. Comme ca justement is wort le savoir Mais) out de mime un thue qui me chiffone: pourqut deux apparencesdifrentes pour des eratures qui son censses re ientiques en principe? =enesalspas pour changer un ,peutstre. St le pectateut Fetonne. tant. mieux! I vaut soit surpts lute ue se dive = Ah encore cel Tats le ont pave poor voir un spectacle, on leur en a foun, uot Oui mais ls peusent sétonner ‘Sgolement de ‘conterpler dew ‘modes de reproduction totalement Aifrenss ches ces tres extra tor resis Le ponte des ceufe avec file dans on cocon n'a en @ vor ‘use laccouchernend montré prea fablerene yo tout de ce un probleme déontolosigue au niveau fdes sconces nates Ts sont Imomnaferes ov pos? On sen fout, cest pas amu: Sant, non? Fait changer un pew ‘quot Je sus content que ce soit Surprenant. Dans ce genre de film i ne faut pas trop ehercher Togique ou alors tu vas tour. ner Le Voleur de Bicyetette. Si tu prends Dr Jekyll and Mister Hyde et que tous les ing minutes Jekyll se change fen Hyde de la méme facon, le spectateur se dit Bon, cava,on compris! », faut eviter Ia epe- tition, non? mettre de Forigina Tite, de humour. ~ Au niveau de humour le persone nage de bo francase. file au par, ‘est aser ben cerné La reference rose fran parler du syle Jai Chie ce con merde!» sone assez ‘uthentque et suprend joeuse ‘ment dans a VO. En plus ele et folie lle nus le monte un pet sous touts les faces dare le lm Oui, et puis c'est une excel lente’ actrice, on a répét au moins dix fois cette scene, Je cherchals a faite le plus veridi- AMAD MOVIES on rieque sa vie pour Informer : Jean-Pierre Potters, Xiro et H.B. Davenport. ‘que possible: alors on recom mengait:« Fait chier cet espoce decon!. »ete.etlesproducteurs \enaient et nous disaient« Bon, est pas important, laissez tom bers. Mais mol je tenals & ca. Fessayais aus! de protéger les acteurs de la grande machine ‘uss bien technique que hi ‘chigue. En fait mon job avant tout cest de diriger les acteurs et cest ca qui me plait, En tant que spectater, tu a8 un = Jaime tous les films. Je pense = Out mais ton choix s'est tout de mame port aut le genre jontast due wee un thrler Gu pet e rat locker @ ce sie et puis erste Bids i cx plein asap + Oui, parce que cest difficile & faite, ein? On évolue dans un monde of tout peut etre poss. bie, on peut tout se permettre: tu orientes le spectateur vers un ‘illeurs, tle conduis comme ti ie eat cen Sere cere xs sir le méme genre Dienous 7 pou es projes immédats? prépare quelque chose pour année prochaine qui tourne autour dtuneexperience interes Sante. A savoir la passation a Stade mortel puis le révell thera Deutique. Tu vois, pendant que ues minutes la personne est morte eta percu des sensations, ‘ai envie de faire quelque chose laedessus, rappeler?Erfn danse fest ce ‘Que tu os envi de dire? Ca me penser @ ce conte d edgar Poe 00 tin hypnotseur parle a um malade et clus meu alors qui eto description de ce que percolt le dons lourdelcor dentine & parler deli qui le questonne Ta onnas cee histor? =Non, mais ca me donnerait surement des idées. Mon film cere le personnage d'un gars u genre Url Geller, tu vos, ailleurs Jal vu une personne comme ful quia fait une ‘émonstration devant mes yeux fetid n'y avalt aucun truc, Je sila Sir. Jai Teil pour les effets sp&- cau, hein? Par exemple fe sals ‘que. Gell ‘des prodults chimiques Mais 1a, Javais am ‘meme ma Culler et J la tenis par les deux mains. Le gars a passé sex dois at mili et je entais Tobjet se plier douce- ment. J'ai conserve Ia cuillere est extraordinaive ressé aux phenomeres pareps =I y a toujours quelque chose aqui se passe et que tu ne peux txpliquer. Ce n'est pas tant aie Fy crols, ce que je dis cest que Fok constate des choses, ou mon seulement des manfesta Hons certeines se produtsaint ris 20 également éiaent énoncés dis opera estas cu des toro tage posable ow alors endrat deta propre lettin Ct fc ant ef icompréhensble mos Hse facon, mas conti ton ist Ovi, ces le personnage pine! al qui pratique ce genre ‘explolts dont on parle et qui a tin accident qui le soumet 8 ce passage et A cetle experience, Mais je ne veux pas trop en dire Tavdessus, Crest encore 8 Tétat de projet. Par contre Pai un tute sjet qui lest pas fontas- fique et qui ee rapporte a This. toire d'un avocat au Kenya en 1953. pendant le proces. de Kenyatta et de la revolte des Mau Mau en 1952 alors subissalent la répression brtan higue. Le projet mintéresse et me permettrat de changer un peu de sivle Twas sgné la musique du fm co tt possedals une formation m cule ou depart? = Oui Jesus un planiste raé en aquelgue sorte. Je minteressais ficlassique mais ai vite ww que Jenauraisjamais a classe inter: nationale. Bon, alors je connais sais le fils de Nicholas Ray et Nicholas m'a beaucoup aidé & ddemarter. il éte quasiment un pare pour moi et de toute facon est"une personne trés gene. reuse, hela maintenant dispe ‘Une question ttle & présent = ts Entretion at tro: Jean- Pierre PUTTERS ‘sons faut erie que ls dition woul promouvet Ie pro: ede SD." plutot que Je filo “ae anetantoes Dyes fade ‘Kenge hisorgue ~ sé Mi Findlay realsateurnew sora vai did de x mete 8 Ia Cette pero es e point de depart ‘Fane nouvelle generation defingen ont let mteuts se cml Sent nous balancer toutes sorts de Costs Inconprucs au travers. di Strooe there! de Brace Math ‘Apnés te suits - aoe USA; ln | 11 st rgreable que lef de ane Sencla’ure de | Lamont Sohne, Space Humes te «Detlare Seances — ‘adventures in the erp sone" Ue Former an Comes Bang ao | Gourde eae tee “Comming Ava» (Western) de Ferd. | France que dane sa version plate Les nando Baldi;le Major Compagmies | tfete ssmblaientpourtant (is ‘on decige de jouer & nowseau le es, et le port des lunetes 3D {ne da tell En France ones | Naural cealmmen le geht (ats @cLhome au rages de | «Hane de ches fnaecer qoaed ee enes ie ‘eran ae ‘3 bouge quand meme i Le premier tlm de cote nowvele | SSue'de la 3D. I Tout eptrer ue Ngoée vest une production ‘Pars- | Cote owei evel a rou am place ‘mount: «Friday the 130VPart in | Sertable ‘nu rong des techniques SDs, stguell: de la stquele de | Snematographiqurs ‘Vendredt 13> deicatement sppele cen France: «Surtes en'3 Dine Jean Mate TOUSSAINT PARASITE re Pout ceux quln'euraient pas la tience d'attendre I’année prochaine, on me brie de signaler qu’il est possible de commander ‘ces numéros directement a la revue. Bon, je retourne hiberner... ae SOMMAIRE DES NUMEROS DISPONIBLES: Chaque — nu 18 francs. Exem- | 15: Les films d’horreur espagnols, dossier D. Pleasence. plaires disponibles: | 16: Dorian Gray & V'éeran, Le «Chat noiry & Téeran. du numéro 15 au | 17: Les Cirques de Vhorreur, Les «Psycho-Killers 27. Frais de port | 18: Le cinéma fantastique mexicain, les actualités. gratuit a partir | 19: Entretien Dario Argento, Les films dllsa» ete d'une commande Les Films de Espace (Alien, Star Wars», ete) de deux exemplai- Les films d’horreur anglais, dossier Riccardo Freda, res. Sinon: 5F de | 22: Dossier Lucio Fulei, les maquillages amateurs, ete. frais de port. La série des «Draculan, «Mad Max In, T. Savini, | Canis a Dossier D. Argento, entretien avec R. Harryhausen, mmande aha, /25: Les films’ de Tobe’ Hooper, enteien Dick Smith Ccctter Pare G26: La sétle des cmad Max», «Zombien, Cronenberg par Le Retour du Jedbs, «Creepshow, ts ed. Bondy ee 2 ccsm cue in rutan tomo ae foucauld 75009 PARIS. VBE ET DEBATS & A + fw =. id ¢ a J i = x DT : & ag x Jamie Lee Curtis et Adrienne Barbeau, outre leurs qualites de comédiennes, wimposent parfaitement. Leurs atteibuts y sont pour ‘quelque chose Edité par Aveo Embassy et distribue par Polygram. Bonne duplication HALLOWEEN 2 (USA) réal.: John Car. penter ‘Avec Jamie Lee Curtis, Donald Pleasenece. action se déroule dans tm hépital de Los Angeles, abritant pour la cireonstance, un fueur fou (et invincible aw demeurant) ses futures victimes, son tobi presse de le rec ptr des patients anamimesexdormis re pas s'y tromper, ee film est une nd ‘gence scénaristique flle, Quimporte, Hal Toween 2 ne joue pas cette carte-l, mals plutht celle de la subilitescénique. En ple [a réalisation se distingue ‘outumiere eu genres Le Sujet, trait fort habllement, nous Fovic Michael Myers nous propose différentes rmanlaresd'occire ses victimes, et toutes ne sont pas ingénieuses, elles n'en demeurent pas moins Intressantes de par Feffrot pro fut, sans reccurir a Thémoglobine. Une fgageure tentée et eussie par John Carpen- fer, qui signe telson second meilleur film apres The Thing Le premier trés bon paychohile, En prime, une devinette& hurler de rte (@ ne toutefoisressortirqu’en cas d'urgence) ='Mon premier se termine lof! commence "Mon tout étant un peyeholkller de féte, Réponse logique : Halloween 2. Ete public enthousiaste applaudit bien fort! Mais'au fait, killer estil? dite et disiribue par Thorn Emi. Duplica- tion assez neigeuse NEW-YORK 1997 (Usa) réal Carpenter Avec: Kurt Russel, Lee Van Cleef, Ernest Borgnine, Donald Pleavence, Adrienne Bar John A force de rapporter du frie, Johnny pouvait se permetire den réclamer un peu Il Fobtint Et 'empressa de lereplacer dans un film. Le Sur un sénarto peu novateur, pubatirun film transcendan Sliples offrant des possiiltésdingues Mats Ine fat rien. La alization nest pas par. ‘gnce non plus Johnny seraitll impuissant & diriger des productions d'envergure? Les slennes en plus! Son budget, Carpenter Putilisa & recon: truire des quarters de N-Y, des caves infec tes, un énorme ring. des engine sophistiqués, eta rénover des acteurs decrépis. Et malgre leur volonte commune, tous ces braves types ont mangusé le coche, Car dés le debut, on savait.On savait que le bon présk dent serait sauve, que Plissken sen tireral ‘ain et sauf, que la chienlit serait vaineve. Bref, on savait que tout rentrerait dans ordre. Méme sila fin se revéle amusante et assezinattendue, ensemble laisse a specta- {eur un godt de trop peu. Eaité par AVCO Embassy et distribué par Polygram. Bonne duplication. L'EQUIPEE DU CANONBALL (OSA) real: Hal Needham Int: Burt Reynolds, Roger Moore, Jack Elam, Farrah Faweett, Adrienne. Barbeau, Dean’ Martin, Sammy’ Davis dr, Dom de Lule Gn connait fe goat du réalisateur pour les films virls @ cascades multiples, Lutem ancien cascadet personnalite forte (ef. Burt Reymalde in Cours apres mol, Sheriff, et autres Smo- key & The Bandit part. XII_). Pourtant, Hal Needham réussit avee ce flim un éton nant cocktail parodique, n'évitant mall feusement pas quelques Tourdeurs. Dues en partie Acertains gage vaseun, heritage de ses Drécédents navets. En fait le film n'a que Dour mérite de mettre en scéne une galerie rsonnages délirants, chacun usant de tout son savotr pour derider le spectateur oger Moore se parodie jusqu'a extreme, et tendosse pour la eireonstance le costume de ‘James Bond, I abime a volonté son image ‘espion distingu, n’hésitant pas & 'Sgrath sqner lutememe. C'est un regal ‘Tack Elam, ul essemble comme un frére & Marty Feldman. Nous le retrouvons en doc: teur fou, dont obsession premigre est de faire des pigires. La pauvte Farrah aura fort ‘faire pour évter devessembler une pelote ‘aépinglest ‘Quant aux autres, bien quils s'vertuent & donner une quelcongue consistance comique leur re, ils ne parviennent pas souvent & ‘attver notre attention. Meme Burt Reynolds Sefface devant le earicaturel Roger Moore Vous ne lirez pas le génerique de fin. Car ‘comme tout le monde, vous regarderes Tes chutes de rournage, ot Burt Reynolds oublie son texte, Dom de Luise éclate de rite ats milieu de sa replique et Roger Moore repond pout les autres Mas Ia Vi-attenue Fimpact et la spontandite de la sequence. alte et distribu par UGC. Duplication cor. LA MORTE-VIVANTE (France) réal ‘Jean Rollin Ing: Marina Pierro, Francoise Blanchard, Mile Marshall, Jean-Pierre Bouyxou.- ‘Maladroit et ringard Rollin, fidele 3 lui-méme,réalize un nouveau rnanar. Comme toujours, il ne s'embarrasse pas d'insigafiants details, comme la divec- Hon d'acteu, la eahrence du scenario mais Ven ati ew an?) et dans un ordre didee snéral, de la mise en scene. Francoise Blanchard, fraichement sortie de fa tombe «par sceident > annonce quelques tribes de dialogue, alors que Marine Pierro deambule dans les jardins et les souterrains d'un chateau (en fait, un simple pavillon bourgeois) en quote de victimes pour son Peution encore considérer Jean Rollin comme poste du cinéma fantastique? Commne victime de Vindigence de ses bud gets? Ou doit-on conclure qu'il se complait & fourner dans. des conditions proches. de Famateurisme.? Un rapide coup dcril sa filmographie apporte, & mon sens, une Lajaguette annonce une sortie simaltanée en video et au cinéma, Détrompez-vous, il ne Sagit pas de_publicie mensongere. La ouble-programme au Brady. On eomprend dite ot distribué par Cinéthaque Duplica En ce qui concere ce film, certains mi bres de la rédaetion me prient de vous signa ler que eet avis. négatit nrengage que mol GARGOYLES (USA) real: PW.L. Nore Int,: Cornel Wille, Bernie Cosey, Jennifer Sal Signalons tout d'abord & Tintention de nos sympathiques leeteurs.que Gargoyles n'est Hen d'autre qu'un vuigaire telefilm améri cain. Ce que VIP omet bien entendu de pre ee ee Serréférantaune ancienne légende indienne, un sclentfique esa fille recherchent un pré cleux ouvrage de démonologie En route ils Secouvrent chez un viellard fsol. Te sque- lette d'une gargoulle,et subissent aussie Fattaque de monstres démoniaques. UU sen sult une lutte entre le valeu fesseur, et les fameuses gargoulles dete sa fil en otage. ux pro- ue dire, un tl lage? Cedars de scénario pitoyable Une telle accumilation de défauts et erreurs confére & ce film Fapparence qu'il donne A ses bestioles, Mise- rable Eat et distribué par VIP, Duplication assez sombre INFERNO (lal) réal.: Dario Argento ‘Avec: Alida Vall, Sacha Pitoelf, Daria Nico lodi, Leigh Me Closkey. Suite du précédent, A savoir Suspiria, Tnferno lui est en tout point inférieur. Ft pourtant ave une telle Mstoire, nous nour sions de grands, 2s grands espoirs, Cet chee, prinelpalement di. une ambiance foppressante ‘voulue mais. désespe travers de la gorge. Que diefforts dans Ta Surenchére sanguignolan tir & quoi? Du Le baroque d'Argemto nerve pl charm. Couleurs erues et agressives, lun res bizarres volla selon Argento la Tecette Pour arrver A créer une atmosphre. pou abou Seules deux scenes réellement angoissantes tayent ce morne film. La premiere, lorsque Daria Nicolodi recherchant ses clefs ton bes dans un ‘agressee Me en firme, est chareu elui qui eroit tre son seuveur, Le tout se eroulant dans ‘un marals new-yorkals Infeste de rate. La fin, quant a elle, sombre dans la ga driolle_ La Mater Tenebrarum devient un ‘kment de comique Involontaie, tant son apparition semble superflue et grotesque. Edité et distribu par CBS/FOX. Bonne duplication HORREUR DANS LA VILLE (USA) xéal.: Michael Miller ‘Avec Tunique Chuck Norris ‘Chuck Norris nous revient. Ci-contre : MAD MISSION. 33 Exploits divers, notamment en karat ‘On sacrifie & la mode, Tepouvante fat son ‘apparition, Mélange peu savant. Scenario baiiant Nos salles doubles programmes seront heut reuses, et leurs spectateurs, peu exigeants pour la plupart i est vrai, aus GCR, qui ne regarde pas Ala dépense, offre tune bonne duplication pour ce navet. ¥'a pas 8 dire, on est chouchou MAD MISSION (Hong-Kong) réal: Erik Tsang Int: Samuel Hul, Karl Mak. Film humoristique sane prétention, Mad ‘Mission présente 'agréable particularité de ne Jamas se prendre au sérieux. Nous ass tons dune incroyable succession de gage, de cascades diverses, et de combats de robots! Etpeu importest tout cola semble assez pa wre, Pessentiel est de constater que Ton ne ‘Sennule pas, méme si certains passages fré- ent dangereusement la btise eta vulgaité pparitio d'un tueur a gage, sosie de Clint Eastwood, ravira les amateurs de cinéma-bs, ce clin d'l Sajoutant 3 d'autres [Nous ne patlerons pas de histoire, dont on ne salt sl sagit d'un vol de diamants d'un chantage a la drogue, ou d'un feuilleton de Goldorak ‘Mad Mission constitue le spectacle dal pour cell (ou celle) quia toujours cherch¢ le apport entre un compteur electrique et une sardine de la Baltique Ealte et distribue par Dynasty. Duplication Amateurs de thrillers et de films espionne ‘ges gadgets,nous vous signalons que WAR NER HOME VIDEO sort Operation Ton- terre, le meilleur James Bond selon les fv ‘es Chabrol. Qu'en pense le pere Collette? Notons Ia sortie de L’Antigang ches le ‘méme éditeur, film policier deviant parfols danse Fantastique (cla mort de inguigtant Henry Sila). Quant a NIAGARA VIDO, is. Gditent un interessant thriller de Sidney Lumet (Plage Mortel, The Verdict), The Deadly Affair, avec Maximilien Shell James Mason, et Simone Signoret. Vous free tort de bouder votre pla Léon TROUGNARD P.CC. Jean-Mare & Laurent Chabrol et Ia participation de Bob Di Cilla, LES NOUVEAUX AVENTURIERS : HARRISON t comparé son persons & ceux interprétés jadis par les plus grands ~ Gable, Bogard ou Grant. De film en film, ila développé un nouveau type de héros cinématographique, plus proche de la bande dessinge que du sep- tidme art. Dirigé par les réalisateurs les plus cotés du moment, les «wonder boys d’Hollywood [alias Spielberg et Lucas}, Ford est devenu en Fespace de quelques films la nouvelle incarnation dy héros américain .. ce qui n'est fina lement que justice pour un comédien FORD A travers c tains grands films de qualité indiscutable, il surgit aussi de nouveaux dont les débuts remontent & 1966! Né a Chicago un 13 juillet 1942, Har son Ford commenca & jouer sur les planches tres tot dans le cadre de tour- nes estivales qui le proménent & tra. vers le Wisconsin. En 1963, apris s'étre Gtabli en Ci ult pendant theatrales pris sous contrat par la Columbia, alors a la recherche de nou: ux talents; Son premier réle & Vécran lui est confié dans + Un ‘Truand> [Dead on a merry go round réalisé par Bernard Girard, et dans lequel il se trouve opposé a James Coburn. L’année suivante, Ford appa- rait dans deux productions d'esprit complétement different: tout d'abord dans A Time for Killing, de Phil Karl- son puis dans une comédie insipide de Clive Donner Luv. Aprés dix huit mois de bons et loyaux services, Ford reprend son indépendance et «passe & nnemi a savoir la compagnie Unie Les deux eénes : BLADE RUNNER. CGi-contre : LES AVENTURIERS DE UARCHE PERDUE. Ci-dessus : Harison Ford et sa dou- ‘lure dons BLADE RUNNER. Dessous GUERRE ET PASSION. En bos Harrison Ford himself versal; ilse trouvera vite cantonné dans les rales de cow boys courageux, et par: ticipera notamment a de nombreux épi sodes des feuilletons «Gunsmoke > (extrémement eélebre aux USA a lépo: que) et «The virginian> (Le Virgi- nen). Sulte a ses prestations western- héroiques, il est alors engage aux cotés de James Caan dans « La brigade des cowboys » [Journey to Shiloh] réalisé par William Hale; ce film lui donnera occasion de tenir son premier réle ‘marquant dans sa carriére, entouré des ‘jeunes espoirs » de la Universal Commence alors une longue retraite pour le futur Han Solo, dont ilne sortira qu’en 1973 avec son réle clé du person: nage de Bob Falfa dans « American raffiti >, second film d'un jeune met: teur en scene inconnu du nom de George Lucas (rappellons pour mémoire que Ford avait joué vant dans le Campus (Ge: Straight) de Richard Rush en 1970) » American graffiti» nous présente enfin Vesquisse du héros «la Harrison Ford>: maniant un humour le plus souvent ‘eynique, Ford donne du personnage de Falfa une épaisseur faisant défaut aux autres personnages de second plan. Sa decontracté, sir de lui et prestation ne passera pas inapercue aux yeux de son metteur en scene, deja plongé dans la conception avancde de Son prochain film, «western de espace » censé raviver a la fois Fengouement pour les films de Science Fiction et les super productions a héros ddes années cinquante... Pour Harrison Ford, la gloire va enfin se manifester & Taube d'une nouvelle carriére et le rap- peler sous les sunlights (dépité par le peu de propositions dignes dinterét qu'on lui avait faites au terme de sa période « cowboy», Ford s'était méme reeyclé comme .. charpentier Lorsque George Lucas commenca a songerau «casting » nécessaire au tour- nage de « La guerre des étoiles », il lui sembla important de dénicher t acteurs relativement inconnus, pour faciliter [identification de son jeune public potentiel avec ses héros. Comme Ie fit 8 'époque remarquer Ford lui- méme, «la beauté du film de George résidait dans ensemble de son casting, n'y avait pas une téte d'affiche et deux autres personnes... était Carrie, Mark motmemels, A Tissue du film, une évi dence s'imposa: Harrison Ford avait indéniablement la stature d'un grand acteur. Composant son personnage ‘comme le premier anti-heros séduisant du space opéra, dans un genre traditi nellement manichéen, Ford parvient a donner une certaine réalité a son per- sonnage de pirate spatial, Faisant preuve d’un cynisme gamin, saupoudi d'un mélange irrésistible, et profonde- ment original, de gaucherie (derriere laquelle Solo dissimule ses sentiments) et d’humour (sa verve gouailleuse). Han jale donna a Ford Foceasion de brosser Tun des personnages les plus « adulte » de la sérle De tous les acteurs qui participerent & «La guerre des étoiles », Harrison Ford fit le seul a enchainer sur des films d’importance égale et 8 y rempor- ter les plus grands succés, tout en fai- sant preuve d'une modestie exemplaire. Se ant trés vite d'amitié avec Lucas, Ford se trouve ensuite contact par ce dernier qui lu propose directement le premier role du nouveau film d'aven- ture de Steven Spielberg, les seuls élé- ments de l'histoire consistant en une rie de dessins effectues par Jim Ste- ranko et montrant un intrépide explora- teur aux prises avec de méchants nazis. Enthousiasmé par le script, Harrison Ford quitte le laser de solo pour le fouet ct le feutre fatigué d’Indiana Jones; Sa ‘contribution au « look = final de ce der niler nest pas des moindres: c'est lul qui fen choisit Thabillement, l'apparence hirsute et fatiguée, les chapeaux mous et les blousons, dessinant par touches successives un homme si peu doug en apparence pour +a grande venture » que chacya de ses exploits susciterait immédiatement l'admiration, mais aussi Ihilarité du public. Encore u fois, Ford a vu juste et obtiennent lun nouveau succes phénoménal. Ford continue de travailler son image de justicier fatigué dans le merveilleux «Blade Runner » de ridley Scott, of il inearne Rick Deckard, policier du futur chargé de localiser et de déttuire une Equipe de «répliquants » (Androides) dissimulée dans un Los Angeles dantes. que. Jouant sclemment sur deux regis- tres trds différents, un mélange de réti- cence et d'obstination, mais aussi de puissance, de pesanteur et de mélanco- lie, Ford compose de facon magistrale un des personnages de privé les plus humains du cinéma de Sf, Paralléle- ment a ces super productions, Harrison ford diversifie ses apparitions: il appa- rait aux e6t6s d’Henry Winkler et sally Field dans Heroes, ou il tient le role d'un ancien soldat du vietnam. On le voit également dans la séquelle des « Canons de Navarone », « Ouragan Vient de Navarone », dans «Un Rabbin au Far West ci meme dans « Apocalypse Now »deF. F. Coppola. Preuve de sa diversité et de ‘son aptitude a jouer tous les rdles qui semblent présenter un certain interét pour lui, Harrison Ford reste cependant, bbon gré mal gré. la personification du nouveau héros, dans la lignée des per- Sonnages campés en leur temps par John Wayne ou Clint Eastwood. Ford a posé définitivement une nouvelle dis- tance vis-a-vis du héros et de ses spec- tateurs; humour quill introduit cons- tamment dans ses répliques permet de rappeler le caractére purement imagi- naire d'Indiana Jones ou de Han Solo: Son jeu décontracté entretient un mélange de suspense et d'ironie qui le approche beaucoup des personages propres au «comics» amricains, dont ses personages sont héritier direct. Ford, par ailleurs, tout comme Sean Connery avec 007 ou Christopher Lee avec Dracula, s'est vu immédiatement catalogue aprés «Les aventures » comme le nouvel archetype heroique, mais loin de s'en plaindre intéressé N° 1 s'estime heureux de sa présente situa- tion: pour lui, un film ne présente d'inte- ret que s'il apporte quelque chose de dif- {erent des autres. Notre mercenaire de espace favori ne va pas tarder a mettre en pratique cette opinion puisqu'll aimerai enchainer aprés «Indiana, de la Mort » (Touné au Shri Lanka) avec une comé- die. Sill semble momentanément exclu de seconde trilogie de vus depuis Tongtemps. Apres une aussi longue absence sur les écrans le personnage de Bond/Connery a Evolué; ce pourrait étre Ia suite en temps réel des Diamants Sont Eter- nels: maintenant il semble s'ennuyer tun peu, il est quasiment mis sur une voie de garage, partageant son temps entre instruction de jeunes recrues et le maintien de sa forme et de ses qualités intellectuelles. Pour ce faire on utilise dans de faux raids dont il ne connait que le scénario approximatif et oi gon intul- tion et ses reflexes doivent intervenir pour les mener a bien. Dans celul qui ‘nous est montré au départ il est tue & Tissue de sa mission et cela nous rap- pelle immédiatement la séquence pré- genérique de Bons Baisers de Rus- sie od SPECTRE. entraine ses hom- mes @ abattre James Bond. L'ssue de cet entrainement nous montrait méme un personage que V’on croit étre le vrai Bond succomber a cette chasse Vhomme impitoyable. Done la réfé- rence est immédiatement donnée et on peut y aller. Puis nous voyons l'organisation SPECTRE, toujours aussi avide de pouvoir et dargent, dévoller ses plans ‘avec un eynisme émouvant. Il y a sans doute autant de mysanthropie que dintérét financier dans cette ironique réplique de Blofeld :« Nous vendons des armes & tous les partis en présence : sur le marché de la mort SPECTRE. est impartial »! Enfin la réunion se poursult avec l'annonce du grand projet : déro- ber deux bombes nucléaires aux forces de fOtan et ne les restituer que contre tune rancon exorbitante. Bond a cette fois deux affaires sur les bras :récupérer les engins meurtriers et se défendre des coups de la cruelle Fatima, expédiée par Blofeld a ses trousses pour le supprimer. Dure beso- gne qu'il ménera pourtant a bien avec son habituel brio. Kershner a réussi la la fois son propre film et un pur « James Bond » dans la tradition du genre et c'est une gageure qui n’était pas évidente au départ, dautant que Jamais Plus Jamais se ‘veut tout aussi efficace dans les scenes ‘action (la bagarre avec le géant dans le centre d’« épuration », la poursulte & moto, les divers combats) que dans les scénes d'opposition typiquement bon- iennes du héros avec le super- méchant de histoire (scéne dans le casino notamment, puis sur le yacht) ou encore lorsqu’il manipule humour, souvent cynique, coutumier de tous les james Bond ». Le style de réplique ful- gurante genre + nous avons fait le bon choix : ta chambre ou la mienne > alors ‘qu'un engin déposé par Fatima vient justement d’exploser dans la chambre de Bond ou encore ce «il n’aurait pas da prendre de polsson + lorsque le pauvre garde a entrée de la réception grimace de douleur sous les coups précédem- ment recus. Humour qui semble tout droit sorti des premiers films tandis que d'autres effets, plus grossiers encore quiassez efficaces (les chaussures de Fatima aprés explosion qui la pulvé- rise, la mort du colosse transpereé de récipients_pharmaceutiques), parais- sent plutot issus des aventures & la Roger Moore. Il ne faudrait pas oublier non plus les séquences sous-marines, tout a fait réussies, qui sont dues & Ricou Browning; eh oui, celui-la méme qui incarnait la « créature du lac noir» lorsqu’elle était filmée en plongée. Mais le plus innovateur, et le plus pas- sionnant aussi, consiste dans la relec- ture des personages usuels de la série. La Bond girl est une petite fille gatée, charmante et peu aventureuse, l'enné- ‘mie farouche est une mytho-psycho- ‘ymphomane, M se révéle d'une précio- sité curieuse et d'une irresponsabilité, feinte peut-etre, mais en tout cas alar- ‘mante, Q, lu, reste la grosse surprise du film (qu’on se remémore ses réflexions crispées de Goldfinger.) laissant per- cer sa véritable nature (ah ces Anglais, quels dissimulateurs, tout de méme!) en se réjouissant a lavance des éléments ‘sexe et violence » que Bond symbolise d'aprés lui et qui se plaint amérement de toute cette bureaucratic... Et puls il y ‘@ encore cette pauvre Moneypenny, odieusement sous-employée ceite fols ‘on attend un gag ou quelque chose mais rien ne vient et puis ily a surtout 'exé- cuteur en titre des vilénies Smershien- nes, Largo, dont la paranoia éclate & evidence et qui ressent Ia lutte enga- gée avec Bond davantage comme un plaisir que comme son strict devoir. Il sait que l'agent secret est IA pour