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Yves de Chartres et le droit canonique / par M. Paul Fournier, Source gallica.bnf.fr /
Yves de Chartres et le droit canonique / par M. Paul Fournier, Source gallica.bnf.fr /

Yves de Chartres et le droit canonique / par M. Paul Fournier,

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Fournier, Paul (1853-1935). Yves de Chartres et le droit canonique / par M. Paul Fournier,

Fournier, Paul (1853-1935). Yves de Chartres et le droit canonique / par M. Paul Fournier,

1898.

Chartres et le droit canonique / par M. Paul Fournier, 1898. 1/ Les contenus accessibles sur

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Couverture

inférieure

manquante

Début

d'une

séfte

eftcouteur

de

documents

YVESDECHARTRES

LE AR.OI

PROFESSEUR

A

LA

ET

T G A N ON IQ UE

PAR

M, Paul FOURNIER

FACULTÉ

DE

DROIT

DE L'UNIVERSITÉ

DE GRENOBLE

AUX

PARIS

BUREAUX

5,

RUE

DE

SAINT-SIMON,

1898

LA

5

REVUE

Fin

d'une

serin

de documents

en

couteuf

YVESDECHARTRES

/-J

'~J

LE

DROIT

ET

CANONIQUE

PAR

M. Paut FOURNIER

PROFESSEURA LA

FACULTÉ

DE

DROIT

DE

AUX

PARIS

BUREAUX

5,

RUE

DE

SAINT-SIMON,

1898

L'UNIVERSITÉ

LA

5

DE

GRENOBLE

REVUE

-JVES

.)~~

~T~L~E~)ROIT

DE

CHARTRES

CANONIQUE

1

le

fin

Peu

de canonisées

célèbre

du

x~

prélat,

siècle

et

qui

au

ont

joui

occupa

d'une

d'une

le

siège

commencement,

réputation

épiscopal

du

xn°

plus

de

étendue

Chartres

2. Élève

de Lanfranc

que

à la

à l'abbaye

du

Bec,

où

il avait

été

le condisciple

de

saint

Anselme,

il

tion

s'était

de

écrites

sances

formé

l'Église.

au

qu'il

cours

de

avait

bonne

Ainsi

d'un

heure

qu'on

long

et

acquises

à l'étude

des

lois

en

peut

laborieux

dès

sa

juger

d'après

épiscopat,

jeunesse

ne

d'une

médiocre

utilité.

niques

pour

motiver,

Nul

non

n'usa

plus

seulement

que

ses

lui

des

propres

et

lui

de

la

tradi-

ses

lettres,

connais-

furent

les

pas

textes

cano-

décisions,

mais

encore

nombreuses

les

consultations

questions

que

par

lesquelles

sa renommée

lui

il répondait

attirait,

 

aux

tant

du

royaume

rience

rieurs

la

société

que

des

personnelle

ecclésiastiques

chrétienne,

pays

sur

étrangers.

la

nécessité

de connaître

il composa

Aussi,

 

édifié

par

son

expé-

qui

s'impose

aux

supé-

le

droit

lui-même

et

les

des

institutions

de

collections

de

Une portion

des catholiques

Sans

faire

travaux

de ce mémoire

à Fribourg,

ici la bibliographie

relativement

a été

le 17 août d'Yves

récents

(Chartres,

lue au

1897.

Congrès

scientifique

international

seulement

Kres

de Char-

Lettres

(<a

Dom-

und

1 (dis-

seine

de Konigs-

d't'ues

sont

de Chartres,

A. Foucault,

1883, in-8)

j'indiquerai

Essai

Lucien

sur

quelques

tres d'a/M'M sa correspondance

saintlves,

browski./uo,

sertations

S<f«MM<y zu den ~tre/tM/)oM<tsc/:e)t

Merlet,

1885, in-8)

partie

évéque de Chartres,

Bischof

de Breslau.

Esn)ein,

(Ht6~o<Aet/Me

année

dans

<ra~ut<M et annotées

sein Leben

(Chartrés,

tMK CA<tr<e.

i88t);

und sein

/t)o

Werken,

A. Sieber,

Bischof

F;'N'/eK seiner

des investitures

des /i<!u~s

von

C/Mtr~'es

lettres

Zeit (dissertations

dans

les

berg.

i8!<5)

Chai'ires

p. mt)-178.

réimprimés

la ~Me~M)t

de

l'École

Je

citerai

de

7'eM</<et<ses, t,

<*<M</M, Sciences

de Chartres

CLXt

1889).

la Patrologie

les écrits

d'Yves

tels qu'ils

J'ai

latine

de Migne,

et CLX1Ï.

parfois,

au

qu'en

cours

de ce travail,

reproduit

adonnée

M. Merlet.

des fragments

des lettres

d'après

la traduction

1

-2-

textes

qui reçurent

dès

leur

apparition,

En réalité,

l'influence

d'Yves

canonique

se manifesta

sous

en tant qu'homme

les

écrits

qu'il

un

très

favorable

ac-

cueil

pement

qu'il exerça

dont jouirent ses successeurs.

de Chartres

deux

sur le dévelop- par l'action

et par le crédit

aspects

de gouvernement

légua

à ses contemporains

et à

Je me

influence.

divisé

le

seconde,

lui

droit

être

en

propose

Aussi

deux

canon,

après

attribués,

dans

cette

étude

de mettre

en lumière

cette

le présent

mémoire

sera-t-il

naturellement

parties.

tel

avoir

je

Comment

sera

donné

le sujet

la liste

Yves comprit

de

la première. des recueils

tàcherai

de déterminer

le

et

appliqua

Dans

la

qui doivent

rôle

de

ces

recueils

la synthèse

postérieures.

dans la transmission

du

droit

canonique

des

textes

qui fut

et dans l'élaboration

l'œuvre

des générations

de

PREMIÈRE

PARTIE

!1 est nécessaire,

tout d'abord,

de faire connaître

les principes

généraux

On

tous

de son épiscopat),

des exemples

d'agir.

d'après

ensuite

lesquels

Yves entendait

sa ligne

le

droit

canonique.

pas

dira

quelle (ceci conduirait

de

mais

ses

fut

de conduite,

non

sur

les points

à écrire

une histoire

propres

et

de

complète

à fournir

sa manière

en quelques

dispositions

matières

d'esprit

t.

Yves conçoit

le droit

ceptes qui proviennent

de l'Église

de sources

comme

un ensemble

très différentes.

de pré-

Ces sources

sont, d'après l'énumération

les décrétales

les règles

posées

des Pontifes

romains,

par

les Pères,

et enfin

faite parYves lui-même,

les canons

des conciles,

les lois promulguées

par

Je me permets de renvoyer le lecteur aux

Bibliothèque

études que j'ai consacrées à ces

6,

LVH

(t896), p.

645-

collections dans la

698 t. LVIII (i897). p. 28-T7. 293-326. 4)0-444.629 et suiv. Yves est incontestâ-

de l'École des chartes,

btement l'auteur de-ta ~MMM'MM;on peut affirmer aussi qu'it est l'auteur du

Décret; enfin it y tion dite Tripartita

entourage, sinon par lui.

dans son

a lieu de croire que les

(c'est-à-dire

deux premières parties

de tacoHec-

la collection

A) ont. été rédigées

3

les empereurs qui, les textes

en font

et les

insérés

rois

dans une

par

catholiques

lettre

L Ajoutez-y

la coutume,

d'Yves

et dans

son Décret

une

source

foi, est considérée

lui comme

du droit

2

ecclésiastique.

sources

lières

Testament,

empereurs

Mais

il faut

lui une

se garder

valeur

de croire

que

toutes

ces

aient

des Pères,

Les opinions

la loi divine,

elles

tirent

pour les décisions

céder

égale.

particu-

plus

force

mêmes

contenues

de l'Évangile

effet,

dans l'Ancien

3. Les lois des

pas

doivent

à la parole

prévaloir

ne sauraient

la loi ecclésiastique que leur a conférée

contre

en

l'autorité

que contre

de la sanction

La coutume

ciles

générales,

leur

de l'Église romaine

devenir

ne saurait

être opposée

aux décrétales

et aux con-

même

la loi

&. Et quant il leur

aux canons

des assemblées

conciliaires,

pour

faut l'approbation

du Pape

de l'Église

universelle

6

fait fréquemment

généraux

éparses

qui

dans

d'ensemble

mais

c'est

en

se

fondant

sur

des

canons

des

cette

approbation.

d'Yves

la

ce principe Vlle et Vllle

Sans

doute

pas

des

y

pas

qu'Yves

conciles

ces règles

une théorie

sources pose les fondements

usage

reçu

ont

les

œuvres

ne conctituent

respective

qui détermine

théorie.

valeur

il faut reconnaître

de cette

que l'évêque

En tous

de Chartres

cas, il n'hésite

à donner

romain.

Ce n'était

au milieu

une prépondérance

une

point de cette multitude

tâche

dans

les

autres,

provenant

manifeste

facile

que

de décisions

d'ailleurs

aux décisions

du pontife

celle de chercher

enchevêtrées

sa voie

les unes

dont

de sources

diverses

l'autorité

était inégale,

rendues

à des

dates

qui s'échelonnent

Cette énumeration se trouve en tête de la préface

f)eo-c<, tV, 194 et suiv. Joignez-y

qui

précède le Décret et

la Panormia d'Yves

3

(Patrologia latina, CLXI, 47). Cf. lettre d89, !M fine.

la lettre 184.

Contre t'Ëvangite,'née personalis nec episto!arisvatere debet sententia (lettre 222).

Quod etiam iegibus saecu)i cantum habemus,

Justinien) quascommendat

La

lettre 1S4 parle de la coutume

quas catliolici reges compo-

suerunt.etexaoctoritate

derunt(tettre242).UiMunteniminstituta)egumNoveHarum(its'agitd(-.i!Novet)es

romanae Ecclesiae cathoticispoputisse'vandastradi-

et servat romana Ecdesia

de

(lettre 2SO). quae legi non obsistit. Cf. Decret, IV,

partie delà T't'tpŒ)'

202 et suiv. Le c. 1 de la série du

que je crois rédigée par Yves ou sou" son influence,

sommaire qui la précède Non esseratam

MMe?MM.S~M .~p<M<oMe<M. Le sommaire du c. 3 de la série du

pape Marcel, dans ta première

est ainsi HbeUé

est ainsi résumé dans le

SM<e)t<MMt p?'ou<KCM<tssynodi sM!e

pape Sym-

jV<w esse rata concilia sine

màquedansta.mémecottection OMc<ort<<t<e <~M(o<tc<t.

4

sur

une période

de

plus

de dix

siècles,

s'accordant

couper

parfois

court

fort

à ces

mal quand

difficultés,

téristique

elles ne se contredisent

Yves possède

pour

ne point

ces

pas. Pour

un système

mériter

Yves

lois

d'interprétation

tout

trop carac-

?

d'être signalé avant

En homme pratique,

quelle

limite

se pose

si variées

une question.

obligatoires

Dans

sont-elles

Voici les quelques

principes

au moyen

donner

à cette

question il ne faut

D'abord,

une réponse pas considérer

desquels

suffisante.

toutes

il croit

pouvoir

les décisions

qui

se trouvent

à la

charge

dans

des

les règles

fidèles,

ecclésiastiques

une

obligation

comme

engendrant,

impérieuse.

Tantôt

l'Église

conseille,

tantôt

elle défend.

défense.

C'est

L'obligation

en somme,

elle

tolère,

tantôt

elle ordonne,

tantôt

de l'ordre

ou de la

peu

différente

de

naître

ne peut une forme

sous

que

un

la forme

cepte qu'Yves

habituelle,

reproduit

Avec lui, envisageons

la vieille distinction

du conseil

et

avec insistance.

maintenant

la portion

du droit

du

qui

pré-

con-

siste

ces ordres

portant

en effet,

nente

en ordres

est de

dans

positifs et ces défenses

savoir

ou en défenses

si cette

chrétienne,

péremptoires.

Sans doute

im-

sont obligatoires;

capital

vis-à-vis

mais

est immuable.

le point

obligation une autorité

de déterminer

des préceptes

11 y a,

l'Église

visible

et perma-

il est d'un

intérêt

la

qui de la loi cano-

liberté

est laissée

à cette

autorité

nique.

Là-dessus

Yves pose

canonique

en termes

contient,

très

fermes

le principe

sui-

contin-

au-dessus

à deux

sanctionne

dont

l'in-

vant

gents,

le droit

à côté

de préceptes

des règles immuables,

autorité.

placées

par conséquent

de l'atteinte

de toute

catégories.

La première

la loi éternelle,

fraction

Vous aimerez

entraîne

prochain et votre

qui s'appliquent

père

comme

Ces règles

appartiennent

que

le salut,

cœur,

est celle

est celle

des préceptes, assure

tels

de

dont l'observation

la damnation,

Dieu

ou

que ceux-ci

tout

votre

encore

par exemple et votre

votre

le Seigneur vous-même

mère.

bien

Honorez

La seconde

catégorie

mauvais

des défenses

ainsi:

à desoojets

en eux-mêmes;

est développé de !a~<M!ormM Cette

soit dans les manuscrits des collections d'Yves, soit en tête d'autres coiiee'

tions, soit isoïément.

au moyen âge,

tt

surtout dans la préfixe

préface

qui

se trouve en tête du Décret et

reproduite

a été très souvent

5

Vous

lation

ne tuerez

point.

de l'Église.

Telle

est la portion

immuable

En dehors

de ces

deux

clésiastique

ne présentent

catégories,

aucun

les préceptes

du

caractère

nécessaire

de là légis-

droit

ils

ec-

ne

sont

donc pas immuables.

du

d'être

droit

Cela est conforme

d'après

leur

fin,

lequel

ne

1. Or la valeur

au, principe

de

fonda-

l'Église,

mental

loin

d'assurer

canonique, en elles-mêmes

des âmes

les lois

que

de ces

sont

des moyens varie

Ainsi

suffit

s'harmoni-

le salut

moyens et les circonstances.

de Séville

2, il ne

encore

qu'elles

suivant

qu'Yves

pas

les époques,

aime

les contrées

justes,

à le redire

soient

après Isidore

il faut

que les lois

sent

Que

avec

le siècle

loi

et le pays

l'application

remédier

Pour

fidèles

en doit

être

le devoir

faite.

de

la

si une

l'autorité

qu'en

procédés loi, ou y substituer

cesse

de présenter

est

de

les

ces caractères,

cela

aux

elle

ecclésiastique

inconvénients

engendrerait

l'application.

peut de l'observation'de

recourir

à deux

dispenser loi nouvelle.

une

Yves s'étend

qu'une

sur

le dernier

qui

en

de ces

s'y rattache,

moyens.

celle

tant

que

législateur.

au Pape

!1 ne

savoir

traite

quel

con-

peu

question

guère

rôle appartient testation

des mesures

de

au

Pape Yves reconnaît

de dispense.

modifier

fut

Sans

possible, qui adoucissent

cela

le droit

de prendre

ecclé-

de

sa

hypo-

de les

des

l'application

est

une

Mais,

agitée

de la législation forcée

de cette

obligé

querelle

siastique

théorie

thèse,

observer?

antérieure, sur le droit

conséquence

en dehors

le Pape

peut-il

les canons

au

ou est-il

de la

La question

temps

investitures

contestèrent

quelques

Pascal

donner

3. En général,

ce

droit

les publicistes des Pontifes

papal,

opposés

au Saint-Siège chose

étrange,

scandale,

aban-

de

romains

écrivains

du parti

lorsque,

à leur grand

Il, en

concédant

les investitures

à Henri

se firent

V, parut

pas

la tradition

de Grégoire

VII, ne

faute

déclarer

saints

que

Pères.

de Nonantula

le

Pape

ne

peut

rien

contre

la tradition

des

Tel est,

par l'exemple,

l'enseignement

de Placide

souvent

ou de Geoffroy

de Vendôme

4. Il en sera

1 Lettre 60. Lettre t89. Cf. Décret, IV, 168. Cf. Mirbt, die Publizislik im Zet<<tK~ Gregors VII (Leipzig, 1894, in-8),

p.5S4etsuiv.

Voir

sur ce point le texte de Geoffroy de Vendôme,

Libelli de lite

/mpc-

)'ft<o?'ttm f< P<M!<t/!cMm(dans l'édition des Monumenta <3e)'m<MtMM),Il, p. 688.

–6-

ainsi

dans l'histoire

Pape

ecclésiastique.

quand où il suit

Aux yeux

des hommes

leurs

de

parti,

idées;

déplaît,

pouvoirs

le

peut

du jour

tout

il agit

d'après de conduite

de Chartres

propres

leur

ses

cette

effet,

ce

les

mais,

aucune

une

ligne

coûte

qui pour restreindre

en

sur

contradiction

ne leur

et enchaîner

son action.

la pensée à démêler.

Au premier semble

disait

déjà

abord,

difficile

le pape

d'Yves

question

que

décisions

de ce siège

nous plongeons

lettre

Yves répète une

Zozime

chose

c Changer

impossible,

de Lyon,

Pontifes

d'innover?

écrit

loi contre

des Pères,

c'est

nos

même

à l'autorité

en laquelle

apostolique,

par

car en nous

racines.

Et

vit l'antiquité

plus

loin,

dans

la même

Yves rappelle

le pas-

contenue

au

qu'il

le Pon-

en

adressée

au légat

Hugues de foi des

incapable

lettre,

de la profession

sage

romains, à conserver

à dire

Met'

tient

tife romain

effet,

Z~to'KMS, où le Pape s'engage

Est-ce

la tradition

de ses prédécesseurs.

dans

comme

la même

qu'il considère

en

Point

du

propres

tout;

termes

Yves

« Je ne

doute

pas

que,

contre

des

excès nouveaux,

il ne soit

possible

peu sympathique, les

portées

de

faire

des

lois

nouvelles.

plus

D'ailleurs,

aux

quoique lois nouvelles

il

se résume

Grégoire

mais enfin,

aux

le

fort

on

Papes

jamais

une

le

verra

de

son

la valeur

qu'il

les

loin,

par

contesta

dans

temps contre

légale.

emprunte

prêtres

les investitures,

déroger

n'en

plutôt

C'est

usages

Sa pensée

S a p e n s é e
à saint

à saint

que

de

phrase

chose

anciens.

grave

pour

C'est

chose grave,

sans doute;

cas échéant,

est

dépôt d'une

ce n'est

chose

ni impossible

conservateur,

elle

ni illicite.

puisqu'elle

consenti

étroit.

La papauté

garde à se laisser

un pouvoir

éminemment

mais

le

VII

et

de

a

tradition

n'a jamais

enfermer

ne cesse

la tradition

promulguer

dans

d'invoquer,

les liens d'un traditionalisme

dans

ses

écrits,

cependant

Grégoire

des

les décisions

il a revendiqué

Pères

ecclésiastique;

des

lois

le droit

Yves de Chartres

nouvelles

et en a usé.

bien

immodéré

aperçu

les inconvénients

du droit

que possèdent

qui résulteraient

d'un

les Papes

de légiférer;

usage

mais,

Le Liber de Aonore Ecclesiae, de Placide de Nonantula (ibid., p. 597), contient

un

partisans dévoues de ta réforme de Grégoire

devoir se défier de Pascal Il.

Évidemment les

passage qui semble plutôt restrictif du pouvoir

Pontife romain.

VII croient alors

législatif du

Lettre 50.

T –

sûr,

à coup

Papes

la législation

ce n'est

par

ecclésiastique.

On ne nie

ecclésiastique. On ne nie

pas lui qui leurs

pourrait

décisions,

pas lui qui leurs pourrait décisions,

réforment,

trouver

mauvais

que les

la partie, contingente

pas le droit

par

cela

de

seul

qu'on signale

l'abus

qui en peut

être

fait

<.

Au surplus,

Yves,

dans

la pratique

du gouvernement

ecclé-

siastique,

surtout,

non

sur

la possibilité qui résulteront

partout

de réformes

de

appliquer

compte

mais

législatives,

penses judicieusement

droit strict,

sur les tempéraments

accordées.

mission,

de

.à

de

dis-

le

qu'à

2. D

S'il fallait

faut

écrit

Yves, < les ministres

il

de l'Église

et à se retirer

que

n'auraient

du monde

renoncer

Pour

puissent

dit-il

canons

tard,

d'une

« En cette

à leur administration

leur

accomplir

les supérieurs < II est

permis,

user largement

du

droit

de dispense.

Lyon,

de tempérer

à l'utilité

d'un

grand

Sens

Daimbert,

de la

la rigueur

à l'archevêque

la

sévérité

 

des

nombre

3.

plus

veut

dissuader

 

Yves écrit

le danger

de

user

de

la

dis-

certains

textes,

et

un

sou-

à l'ar-

pour subvenir

à l'archevêque stricte

qu'il

application

loi ecclésiastique, entraînerait

qu'il

faut

il invoque

Cyrille

d'ailleurs,

autre

affaire,

de

sa

un

comme

graves

pense;

notamment

fragment

vent

dissensions,

pour

nous

croyons

avis,

saint

qui,

une

appuyer

passage

son

de

Augustin,

d'Alexandrie,

saint

plume

reviennent

adressée

sous

4. Dans

lettre

chevêque

de

Trèves,

Bruno,

Yves,

se

fondant

encore

l'autorité

de

saint

Cyrille

d'Alexandrie,

s'exprime

en

termes

membres

les parties

taire

c Pour

refaire

l'union

de l'Église

plaies

et

du

royaume,

par

erreur

du Christ

gâtées,

doivent

soit

travailler,

les

selon

soit à amputer

par

à panser

Ce serait,

le remède

grave

de la dispense,

lui, une

sur

ces

les

le fer

salu-

de

s'en

sont sauves,

pour empêcher

tenir

à la rigueur « nous

de la discipline devons

tempérer de la société

la ruine

là où la foi et la morale

les règles

chrétienne

ecclésiastiques

Des passages

de

ce genre

se rencontrent

presque

à chaque

t Ainsi

Yves

ne

nie

pas

appels

parce qu'il

signale

95 et

219.

'Leftrei90.

 

8 Lettre

55.

 

Lettre

171. On

retrouve

le

droit

les abus

plusieurs

qui appartient

qui peuvent

de ces

être

passages

en

tête

du

D~<:re< et de

la Pano'MM

Lettre

2)4.

au

faits

Pape de ce droit.

de connaitre

des

Cf. tettres

dans

le prologue

placé

8

des lettres

qu'il

page

C'est d'ailleurs

d'Yves;

il y revient

comme

à un thème

le seul

favori

doc-

la cé-

à la dispense

d'une

qu'il a consacré

exposé

trinal

lèbre introduction, du

âge,

ait fait

institution

de droit

canonique;

et des

en tête

si connue

qui précède

des canonistes

le Décret

théologiens

(nombre

d'autres

tl con-

Yves

moyen

et la /~MO)'<:

ou placée

de fois elle a été reproduite

recueils),

vient

en cette

isolément

n'est

autre

chose qu'un

traité

de la dispense,

de dégager

matière

les idées

1.

maîtresses

dont

s'est inspiré

A la notion

de la dispense

Yves

de Chartres

donne

la portée