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Introduction

La maîtrise de soi est un tremplin nécessaire à toute réussite, qu'il s'agisse de la vie
privée, d'études, d'examens ou de la vie professionnelle. Ce n'est pas une faculté
innée, mais tout le monde peut l'acquérir et la développer à condition de bien s'y
prendre. Je vous propose ici un véritable plan d'entraînement pratique pour arriver à
cette maîtrise de soi, à cette volonté sur soi-même qui caractérisent les fortes
personnalités. La méthode proposées sur ce site vous explique comment dominer
vos émotions, maîtriser vos instincts, éviter la dispersion de votre énergie et la
concentrer sur vos objectifs. Vous apprendrez à rester imperturbable en toutes
circonstances, à ne pas laisser vos émotions et vos sentiments se lire sur votre
visage, à dominer votre nervosité (ou au contraire lutter contre la mollesse), à ne pas
vous laisser influencer par les autres, à ne jamais réagir à chaud (mais après
réflexion), à faire un plan et à vous y tenir et par conséquent à acquérir une
personnalité forte, à avoir du caractère et à régner sur votre corps comme sur votre
esprit.

Si vous voulez faire de votre vie ce que vous aurez décidé qu'elle serait, rien ne vous
sera plus profitable que de développer cette maîtrise de soi qui vous donnera
d'immenses possibilités et qui suscitera en outre l'admiration et le respect de votre
entourage.

Voici maintenant, pour vous, la méthode autodidactique "Comment acquérir la


maîtrise totale de soi" complète, présentée ici en 12 leçons, qui vous donnera un
grand nombre de conseils pratiques et de pistes à suivre dans ce domaine.

PREMIÈRE LEÇON

La maîtrise de soi est une qualité importante à cultiver si l'on veut véritablement
conduire son destin. Il est facile d'observer que l'on peut classer les individus en
deux catégories : d'une part, ceux qui semblent être le jouet des événements, qui
paraissent subir leur destinée et qui dépendent des autres; d'autre part, ceux qui
semblent décider de leur avenir, avoir un plan et s'y tenir; être totalement
indépendant de l'opinion ou de l'action des autres et dominer les événements au lieu
d'en être l'esclave. Les premiers disent qu'ils n'ont pas de chance, et des
seconds on dit que tout leur sourit...

En réalité, il n'y a là ni malchance pour les uns, ni chance pour les autres. C'est
uniquement une question d'attitude dans la vie. Ceux qui ne possèdent aucune
maîtrise de soi accusent la malchance, les événements ou les autres, de tous les
malheurs qui leur surviennent. Celui qui est maître de lui, au contraire, sait qu'il est
responsable de ses succès comme de ses échecs ; il ne cherche pas ailleurs les
responsabilités qui lui sont propres. Il réussit généralement facilement (au moins en
apparence) parce qu'il a l'habitude de se maîtriser lui-même, première condition à
remplir pour dominer les événements et contrôler son destin.
Examinons de plus près, face aux diverses circonstances de la vie, l'attitude de celui
qui est maître de lui et celle de celui qui est dominé par ses instincts, par les autres,
et en conséquence par les événements :

Le premier : Le second :
Donne l'impression d'un certain laisser-aller,
Se fait remarquer par son attitude
voire d'une certaine mollesse, ou au contraire
extérieure énergique, calme, posée.
d'une agitation stérile.
Résiste aux jouissances immédiates et Se laisse tenter par toutes les satisfactions
réfléchit à ce qui est le plus profitable à immédiates, résiste mal aux impulsions, aux
long terme . envies.
N'accepte une information ou une Se laisse convaincre facilement par les autres
opinion qu'après en avoir froidement (que ce soit par les médias ou par son
analysé le bien-fondé. entourage).
Manque de ténacité lorsqu'il a un objectif à
Sait se montrer persévérant et tenace
atteindre se montre souvent superficiel et
lorsqu'il s'est fixé un objectif ; il va au
trouve de bonnes raisons pour interrompre
fond des choses et jusqu'au bout.
son effort.
Maîtrise son corps : il s'impose C'est son corps qui le maîtrise : rejette
volontiers de l'exercice physique, volontiers la fatigue physique occasionnée
contrôle son poids, évite les excès parle sport, aime être couché ou assis, ignore
alimentaires, se méfie de l'alcool, des les régimes alimentaires, abuse facilement
drogues, des habitudes telles que le des plaisirs de la table, de la boisson, du
tabac, le jeu, etc. tabac, voire du jeu.
Résiste facilement aux sentiments de Est facilement la proie de ses sentiments :
vanité, de jalousie, d'envie, de haine ; vanité, désir de paraître, jalousie, colère,
en tout cas, il les contrôle suffisamment haine. Se contrôle mal et laisse extérioriser
pour ne pas les laisser ces
transparaître. sentiments intérieurs.
Résiste aux grandes passions qu'il sent Se laisse aller à des excèslorsqu'il est le
naître en lui. siège d'une grande passion.
Contrôle totalement ses paroles ;
Connaît souvent des excès de langage qu'il
celles-ci ne dépassent jamais sa
regrettera ensuite ; il manque souvent de
pensée. Il sait être discret, respecte le
discrétion et subit les conséquences d'un
secret des confidences qu'on a pu lui
bavardage excessif.
faire.
Cherche à s'améliorer et à acquérir N'imagine pas que l'on puisse par la volonté
avec les années un plus grand contrôle lutter contre ses défauts et les remplacer par
de soi, plus de sagesse. des qualités.
Accuse volontiers les autres ou les
Se sent pleinement responsable de ses
circonstances des mécomptes qui lui
actes bons ou mauvais.
adviennent.
Exerce volontairement ou non une
Subit toutes les influences, sans même en
influence considérable sur son
être conscient.
entourage.
S'accepte tel qu'il est et lutte contre ses Fait parfois de la mythomanie dans le but de
faiblesses ou lacunes par un effort de donner de lui-même une image différente de
volonté. la réalité.
Compte exclusivement sur lui-même,
Cherche dans la chance, le hasard, les
sur ses efforts, pour assurer sa
relations, la réussite de ses projets.
réussite.

Si par hasard vous avez l'impression d'avoir plus souvent les attitudes de la colonne
de droite plutôt que celles décrites à gauche, ne vous inquiétez surtout pas. Et cela
pour deux raisons :

La première raison, c'est que la nature humaine spontanée, normale, nous pousse
tout naturellement aux attitudes du laisser-aller ; il est tellement plus facile de
répondre aux sollicitations d'agrément et de jouissance qui s'offrent à nous ; il est
tellement plus agréable de profiter de la bonne chère que d'y résister, et on se sent si
bien après un verre ou deux d'apéritif ! Il est tellement plus facile de laisser sa colère
s'extérioriser que de la contenir ; il est tellement plus simple de prendre un
tranquillisant ou d'allumer une cigarette, que de lutter par des moyens
psychologiques ou psycho-physiologiques contre l'angoisse ; il est tellement plus
simple d'absorber les informations de la télévision plutôt que de lire un journal avec
attention et un oeil critique ; il est tellement plus rassurant de rejeter la responsabilité
de nos ennuis sur la faute, l'agressivité, la négligence des autres, plutôt que de battre
sa coulpe ; il est tellement plus simple d'attribuer nos échecs à la malchance et le
succès des autres à une chance insolente. La tendance naturelle (et il n'y a là rien de
culpabilisant) c'est d'aller vers la facilité ; l'attitude contraignante, artificielle, c'est de
S'astreindre à une totale maîtrise de soi. Malheureusement, tout progrès réalisé par
l'homme depuis la création, s'est traduit par une lutte contre la nature extérieure
(progrès technique) ou contre sa nature propre (progrès moraux, civilisation). La
bonne voie, c'est celle de la difficulté hélas ! C'est la lutte et l'effort qui seuls peuvent
nous permettre d'acquérir une personnalité supérieure.

Il n'entre ici aucune considération morale, mais la simple recherche de l'efficacité


personnelle. Seul celui qui acquiert une parfaite maîtrise de soi peut espérer accéder
à un niveau élevé de réussite personnelle ou professionnelle.

La deuxième raison de ne pas vous inquiéter est que la maîtrise de soi s'acquiert
assez facilement par un entraînement adéquat et des efforts bien dirigés. Nous
venons de montrer que la maîtrise de soi n'est pas une chose naturelle. Ce n'est
donc pas (à de rares exceptions près) une attitude innée. Bien sûr, par leur
tempérament, certains y sont plus facilement portés que d'autres. Celui qui est très
nerveux et très sensible aura plus de mal à se contrôler qu'un être peu sensible et
lymphatique. Mais, quel que soit votre caractère et quelles que soient vos tendances
naturelles, soyez assuré que par un simple effort de votre volonté vous acquerrez la
maîtrise de vous-même, vous dominerez vos émotions, vos sentiments, et garderez
en toutes circonstances votre calme. Votre volonté se développera et vous saurez
atteindre vos objectifs avec persévérance. "Mais, direz-vous, s'il s'agit d'un effort de
volonté, je ne réussirai pas, car manquant de maîtrise de moi, je manque aussi de
volonté." Rassurez-vous encore, la volonté se cultive et les premiers efforts que nous
vous demanderons seront extrêmement légers. Peu à peu, vous acquerrez un peu
plus de maîtrise de vous, d'où plus de volonté, ce qui vous donnera la possibilité
d'améliorer encore ladite maîtrise de soi, etc. C'est le contraire du fameux cercle
vicieux! Ici, plus le temps passera, plus vous aurez de volonté et d'empire sur vous-
même. Il vous sera alors facile de passer à l'échelon suivant. Relisez bien cette
première leçon et répétez-vous ceci :

La maîtrise de soi n'est pas innée ; tout le monde peut l'acquérir

DEUXIÈME LEÇON

Nous avons affirmé : "la maîtrise de soi s'acquiert". Oui, mais comment ?

Pour avoir la réponse à cette question, il faut bien comprendre l'un des principes
enseignés par William James, le grand psychologue américain. Il nous a appris ceci :
"on admet facilement que l'action suit la pensée, mais il est important de savoir qu'à
l'inverse la pensée suit l'action".

Qu'est-ce que cela signifie ?

Il est clair que lorsqu'une pensée naît en nous, elle a pour conséquence naturelle
logique d'engendrer un mouvement ou une attitude.

Exemple : j'ai soif, je le ressens; je réfléchis et je décide d'ouvrir une bouteille d'eau.
Tout cela s'est passé dans mon cerveau. A ce moment, je tends le bras vers la
bouteille. La pensée (soif bouteille d'eau) a engendré une action (tendre le bras).

Autre exemple : j'approche la main d'une bouteille d'eau chaude que j'effleure. La
pensée que je risque de me brûler me fait rapidement reculer et provoque un
mouvement de rétractation générale de mon corps. La pensée (crainte de la douleur)
engendre une action (mouvement de recul).

Encore un exemple : je vois un enfant qui se précipite sous une voiture lancée à
grande vitesse : j'imagine l'accident, mon visage reflète l'effroi, mon cœur palpite. La
pensée (imagination de l'accident) a provoqué une action (le mouvement des
muscles de mon visage exprimant l'effroi).

On pourrait multiplier les exemples. Il est clair que de nombreuses pensées


aboutissent à une action, que l'influence de la pensée sur l'action est considérable.

Mais ce que beaucoup de gens ignorent, c'est qu'à l'inverse, une attitude, des
mouvements, des gestes ont une répercussion sur notre psychisme. Ici, c'est l'action
qui influence la pensée ; le geste, le mouvement qui agissent sur notre psychisme.
De cette observation naît toute une thérapeutique de notre psychologie personnelle.
William James a en effet observé que nous pouvions modifier profondément (mais
petit à petit) notre psychisme en adoptant des attitudes extérieures correspondant à
l'objectif désiré. En d'autres termes, cela signifie que si je cultive une attitude
extérieure qui est celle de la maîtrise de soi, ce ne sera pas simplement une façade,
mais peu à peu, je deviendrai maître de moi totalement, réellement, dans mon
psychisme profond.

Si j'ai une attitude extérieure, une apparence de nonchalance, de laisser-aller, je ne


pourrai pas améliorer ma maîtrise de moi, car cela entraînera une attitude
psychologique de paresse, de mollesse, de négligence.

Inversement, si je prends très souvent l'attitude extérieure, l'apparence de quelqu'un


de résolu, de décidé, de volontaire, mon esprit de décision, ma volonté se
développeront.

Si je me laisse aller à des mouvements de tapotements des doigts ou de battements


de pied lorsque quelque chose m'impatiente, il est peu probable que je devienne
moins impatient et me maîtrise bien. Mais rien qu'en agissant sur ces signes
extérieurs de l'impatience, je peux modifier ce côté impatient de mon caractère.

Voilà donc une règle fondamentale du comportement psychologique humain. Grâce


à cette règle, celui qui veut s'améliorer peut acquérir les qualités qui lui semblent
utiles et lutter contre les défauts qui lui nuisent.

Nous allons voir comment ce principe doit s'appliquer pour obtenir la maîtrise de soi.

Mais pour l'instant, relisez plusieurs fois cette règle :

Si l'action suit souvent la pensée, à l'inverse la pensée suit l'action

et son application pratique :

Nos attitudes extérieures influencent directement


et durablement notre psychisme : on peut acquérir
une qualité en adoptant les attitudes et expressions
reflétant habituellement cette qualité.

TROISIÈME LEÇON

Nous avons vu, dans la première leçon, que nous avons en nous, de nombreuses
tendances naturelles qui sont à l'opposé de la maîtrise de soi. C'est dommage, mais
nous sommes ainsi faits.
Il faut donc lutter contre un certain nombre de défauts qui nous empêchent d'être
maître de nous.

Passons-les en revue et voyons comment les combattre;

1. le laisser-aller : Il se traduit par une attitude passive devant les événements.


En général, il va de pair avec une négligence corporelle ou vestimentaire. Celui qui
possède la maîtrise de soi n'est pas passif devant les événements son attitude
physique est celle de l'énergie : il se tient droit, il a une poignée de main ferme (mais
sans excès), il articule bien, il a une apparence soignée parce qu'il a la volonté de
répéter chaque jour, malgré leur monotonie, les gestes de toilette ou d'entretien
vestimentaire nécessaires. Il ne perd pas de temps à rêvasser, vautré dans un
fauteuil, mais tire profit de chaque minute, ce qui ne l'empêche pas de prendre aux
heures de son choix le délassement dont il a besoin. Lorsqu'il lit ou écoute de la
musique, il n'est pas avachi, ramolli. Il garde, même dans la détente, une attitude
contrôlée. Le laisser-aller mental se combat donc en luttant d'abord contre tout
laisser-aller physique.

2. la jouissance immédiate : Celui qui ne sait pas résister à ses impulsions est
tenté de satisfaire immédiatement les mille et un désirs qui naissent en lui. Il fait
chaud, il ne résiste pas à la boisson glacée ou au sorbet dont il a envie. Il désire une
cigarette, et bien qu'il sache qu'il fume trop, il l'allume aussitôt. Il travaille chez lui,
mais on l'appelle au téléphone : il cesse de travailler pour répondre à la sollicitation
d'un ami qui veut se distraire, etc.

Celui qui est maître de lui résiste aux sollicitations et réfléchit avant de céder ; tantôt
il cédera en toute connaissance de causes, tantôt il ne cédera pas. Il faut s'entraîner
à résister aux multiples tentations qui s'offrent à nous. Il ne s'agit pas de vivre en
ascète et de vous refuser tout agrément, mais il faut réfléchir à votre attitude
générale dans ce domaine. Avez-vous tendance à résister ou au contraire cédez-
vous trop facilement à la tentation ? Pour commencer une rééducation dans ce
domaine, il faut s'astreindre à des efforts minimes, donc faciles. Exemple : vous
marchez, vous avez froid car c'est l'hiver. Vous avez, au bout d'un moment, envie
d'une boisson chaude. Au lieu d'entrer immédiatement dans un café, regardez
l'heure et différez de cinq minutes la satisfaction de ce besoin. C'est facile et, en
multipliant les "reports" de cette sorte, vous contrôlerez de mieux en mieux les
petites impulsions, les désirs de jouissance, de satisfactions, de plaisirs immédiats.

La maîtrise de soi commence avec des contraintes aussi simples que celles-là. Tout
le monde peut facilement arriver à différer ainsi de quelques minutes la satisfaction
d'un désir.

3. l'inactivité : Prendre l'habitude de rester inoccupé sans en souffrir, est


extrêmement néfaste. Cela fait évidemment partie des attitudes de laisser-aller que
nous avons déjà évoquées. L'inactivité engendre la paresse qui provoque l'inaction !
C'est un cercle vicieux.

Il faut à cet égard observer deux choses : d'une part, pendant l'adolescence, les
étudiants ont dans de nombreux pays cinq mois de congé par an (sans parler des
samedis et dimanches) ; cela n'est pas fait pour créer et entretenir le goût de
l'activité. De sorte que beaucoup trouvent ensuite fort pénible les conditions de travail
qui sont celles de la vie économique moderne : cinq semaines de congé (moins en
Suisse) au lieu de cinq mois, cela peut sembler l'enfer. Il faut du temps pour se
rééduquer. D'autre part, la puberté et l'adolescence sont des périodes de la vie où
l'organisme est soumis à une transformation profonde qui provoque une grande
fatigue. Entre 14 et 22 ans, on se sent facilement très fatigué, et on éprouve un
besoin physique d'inactivité. Cela n'a rien d'anormal, ce qui ne veut pas dire qu'il ne
faille pas faire quelques efforts pour lutter contre cette nonchalance naturelle.

Mais le drame c'est de conserver au-delà de 23, 24 ou 25 ans, ces habitudes


d'inaction. Arrivé à l'âge adulte, l'homme doit se réaliser par son activité. Il faut donc
prendre de bonnes habitudes assez vite si l'on ne veut pas rester inactif toute sa vie.
Et lorsque le mauvais pli a été pris, le travail fait réellement souffrir. Qu'y a-t-il de plus
pénible que de devoir travailler pendant quarante ans si ce travail est une contrainte
permanente rendue inévitable par le besoin de gagner sa vie !

L'homme qui est maître de lui n'a généralement pas de problèmes de cet ordre.
L'activité lui est familière et elle lui procure des satisfactions. Il n'en souffre pas, il
l'apprécie.

Luttez donc contre l'inactivité. Refusez de rester un quart d'heure ou une demi-heure
inoccupé. Ne tuez pas votre temps à entendre une musique que vous écoutez à
peine, ou à regarder un programme de télévision que vous subissez passivement. Et
passionnez-vous pour ce que vous faites. Plus vous vous sentirez concerné par
votre travail, plus vous y prendrez intérêt, et plus il vous semblera facile de
l'accomplir. Vous ne sentirez pas le temps passer. N'hésitez pas à augmenter la
durée de votre travail pour atteindre vos objectifs. Ne mesurez pas votre effort.

Notez bien que ces considérations ne se veulent absolument pas moralisantes ; elles
sont uniquement dictées par le désir de vous aider à être plus heureux et plus
efficace dans la réalisation de vos objectifs.

Par conséquent, vous mettrez en pratique ces conseils très simples :

• n'acceptez pas de rester inoccupé en dehors des heures de détente que vous
aurez préalablement fixées.
• ne vous laissez pas distraire de votre travail lorsque vous avez décidé de vous
y consacrer.
• habituez-vous à vous donner à fond à votre travail, et travaillez davantage.

Et après vous être bien pénétré de cette leçon, retenez ces règles afin de les mettre
en pratique :

• luttez contre toutes les formes de laisser-aller


• refusez les jouissances immédiates : différez-les
• rejetez toute forme d'inactivité : travaillez mieux et plus
QUATRIÈME LEÇON

Continuons à passer en revue les défauts contre lesquels il faut lutter pour avoir la
maîtrise de soi.

Rappelons les trois premiers :

1. le laisser-aller
2. le désir de jouissance immédiate
3. l'inactivité

4. l'influençabilité : Le mot n'est pas très joli, mais il désigne une attitude passive
qu'il faut rejeter. La publicité, l'information écrite, la télévision, la communication avec
autrui, exercent constamment une pression sur vous, pression à laquelle il faut savoir
résister. Ne vous précipitez pas chez le commerçant le plus proche pour acheter le
dernier gadget dont on parle; ne vous laissez pas influencer par l'opinion de tel
chroniqueur ou de tel journaliste de la télévision. N'agissez pas sans réfléchir dans le
sens conseillé par tel ou tel ami en qui vous avez confiance. Faites fonctionner votre
sens critique afin de ne pas être le jouet docile de cette masse d'infor-mations et de
suggestions qui vous submerge. Souvenez-vous de l'une des règles énoncées par
Descartes : "ne jamais recevoir une chose pour vraie que je ne la connusse être
telle". Pour être maître de soi, il faut résister en permanence aux jugements tout faits
et aux suggestions. C'est une attitude fondamentale à cultiver. Agissez seulement en
fonction de vos propres réflexions, des opinions que vous aurez acquises
personnellement et après une décision que vous aurez préalablement bien pesée.

5. la dispersion : L'un des maux dont on souffre le plus à notre époque, c'est le
manque d'attention et le manque de concentration. Développer son attention et son
pouvoir de concentration fait de toute évidence partie de la re cherche d'une plus
grande maîtrise de soi.

Exemple : vous lisez un ouvrage sérieux et vous perdez le fil du texte en pensant à
autre chose, tandis que vos yeux continuent à parcourir les lignes ; puis, lorsque
vous prenez conscience de votre distraction, vous constatez que vous êtes une page
et demie plus loin, sans avoir la moindre idée de ce que vous avez eu sous les yeux.
Voilà un cas fréquent de manque d'attention. Si vous êtes totalement maître de vous,
vous êtes capable de fixer votre attention sur ce que vous avez décidé de lire et vous
y parvenez sans vous laisser distraire.

Autre exemple : vous avez une décision importante à prendre. Vous devez y
réfléchir pour peser soigneusement le pour et le contre. Mais pendant que vous
faites le point votre esprit se laisse entraîner par d'autres pensées. Une ou deux
minutes après, vous vous en rendez compte et vous revenez à votre sujet de
réflexion principal;, puis votre esprit vagabonde de nouveau. Voilà un cas typique de
manque de concentration qui ne se produirait pas si vous aviez une plus grande
maîtrise de vous.
Exercice pour développer l'attention extérieure :
Cet exercice est connu sous le nom de "marche consciente". Profitez d'une
promenade solitaire pour essayer de prendre conscience de tous les mouvements.
du corps qui accompagnent la marche. Vous soulevez le pied gauche et vous le
faites passer devant le pied droit. Essayez de sentir le mouvement intérieur des
muscles de vos mollets et de vos cuisses. Puis le pied se pose : percevez la
sensation du choc du pied contre le sol. Ensuite faites les mêmes observations
lorsque c'est le pied droit qui va se soulever et avancer. Analysez aussi les
sensations qui se produisent par le mouvement de balancement de vos bras.
Essayez aussi de percevoir les sensations des vêtements qui se déplacent sur votre
peau au cours de ces mouvements. En prenant conscience de mouvements de votre
corps et de sensations auxquels vous n'êtes pas attentif habituellement, vous
développerez votre capacité d'attention. Au début, vous ne ferez que quelques pas
ainsi, puis davantage et ensuite vous marcherez quelques minutes, de façon
consciente, votre attention étant uniquement portée sur les sensations que nous
venons d'indiquer.

Exercice pour développer votre pouvoir de concentration intérieure:


Placez-vous devant un grand mur vide. Regardez-le et imaginez qu'avec une craie
ou un marker en feutre, vous dessinez un très grand carré de 1 m à 1 m 50 de côté.
Efforcez-vous de voir la craie marquer le mur et de suivre lentement des yeux ce
tracé, côté par côté.

Autre exercice :
Prenez un ouvrage difficile. Lisez-en dix lignes en vous efforçant de ne pas vous
laisser distraire. Relisez plusieurs fois si vous n'avez pas tout compris. Le lendemain,
lisez de nouveau ce texte et ajoutez-y dix lignes supplémentaires en procédant de la
même façon.

De cette leçon retenez bien deux règles que vous essaierez de mettre en
application :

• Résistez aux influences de la publicité, de l'information, de vos amis.


N'acceptez une chose pour vraie qu'après l'avoir passée au crible de votre
esprit critique.
• Luttez contre la dispersion mentale. Essayez de développer votre attention
extérieure et votre concentration intérieure.

CINQUIÈME LEÇON

Vous le voyez, ces leçons vous donnent un grand nombre de conseils pratiques.
Mais il ne suffit pas de lire ces leçons et ces conseils pour acquérir la maîtrise de soi.
Seule la pratique peut vous donner les résultats que vous escomptez.
Avant de poursuivre et d'aborder d'autres sujets, nous allons vous donner des
conseils vous permettant de tirer le meilleur parti de ce cours.

Une bonne habitude consiste à porter sur soi une petite carte sur laquelle on inscrit
la règle que l'on veut suivre. Vous l'aurez dans votre portefeuille, porte-billets ou sac
à main, de façon à la retrouver plusieurs fois par jour ou la prendre en main à
moment perdu (en cours de transport, ou pendant que l'on attend à un guichet).

Sur cette carte, vous inscrirez par exemple "lutte contre le laisser-aller" en gros. Puis,
en dessous, les points clés, ou le résumé de ce que vous avez lu dans ce cours.

Exemple :

Lutte contre le laisser-aller :

• bonne tenue vestimentaire


• attitude physique droite
• voix ferme
• articulation nette
• propreté méticuleuse

Vous pourrez également faire figurer en bas de cette fiche une formule
d'autosuggestion, point sur lequel nous nous arrêterons dans quelques instants.

Exemple : « en toutes circonstances j'ai une attitude dynamique » ou « je me tiens


chaque jour de plus en plus droit et j'articule de mieux en mieux ».

Ainsi, vous reprendrez cette fiche et ferez porter vos efforts pendant une semaine sur
le point qu'elle évoque. Si nous prenons le cours depuis le début, vous aurez déjà
cinq fiches :

1. lutte contre le laisser-aller


2. lutte contre la jouissance immédiate
3. lutte contre l'inactivité
4. lutte contre l'influençabilité
5. lutte contre la dispersion.

Ce sera donc un programme pour cinq semaines, programme que vous compléterez
avec les leçons suivantes. Venons-en maintenant à l'autosuggestion.

Tout le monde a entendu plus ou moins parler de la fameuse méthode créée par
Emile Coué. Après avoir connu une vogue considérable entre les deux guerres
mondiales, elle tomba un peu dans l'oubli. Ce fut la réaction contre un engouement
excessif. Il n'en reste pas moins vrai que l'autosuggestion peut jouer un rôle
déterminant dans la modification de nos attitudes mentales, problème qui nous
préoccupe dans la recherche de la maîtrise de soi.

L'autosuggestion est basée sur une observation scientifique des psychologues, que
William James a résumée ainsi :
« Toute idée fortement implantée dans notre cerveau porte en elle une force
intrinsèque de réalisation »

Ce qui veut dire qu'en dehors de tous les autres facteurs qui peuvent intervenir
favorablement dans le même sens, une idée fortement ancrée dans notre esprit aura
en elle-même, une tendance à se réaliser, à se traduire par des faits.

Si je me pénètre de l'idée que je suis plus calme, je deviendrai plus calme par ce
seul fait. Bien sûr, si je fais, en plus des efforts, le résultat sera d'autant meilleur.
Mais le simple fait de se pénétrer de l'idée aide à atteindre l'objectif.

Vous voyez tout le profit que vous pouvez tirer de ce principe. L'autosuggestion en
est la plus simple application, mais c'est le même principe qui explique la suggestion
mentale à distance, c'est-à-dire l'art d'influencer les autres à distance, phénomène à
priori surprenant et pourtant d'une réalité incontestable!

L'autosuggestion a précisément pour but de nous imprégner des idées-forces


correspondant à nos objectifs. Elle consiste simplement à se répéter mentalement,
ou à voix basse si on est seul, une formule positive résumant l'objectif désiré,
l'attitude souhaitée, la qualité à améliorer.

Exemple :
je suis de plus en plus actif, mon travail me passionne de plus en plus.

ou encore :
je suis de plus en plus attentif, ma concentration s'améliore chaque jour.

Vous répétez la formule que vous avez choisie, de dix à vingt fois le matin, autant à
midi et autant le soir, au lit, avant de vous endormir. Veillez simplement à rédiger des
formules d'autosuggestion positives :

Vous dites : mon attention se développe de plus en plus.


et non : je suis de moins en moins distrait.

D'autre part, chaque fois que vous le pourrez, vous essaierez de voir en pensée les
résultats de votre autosuggestion : si vous vous répétez : « je me tiens de plus en
plus droit », voyez-vous mentalement dans cette attitude, dans la rue, à l'université,
ou au bureau avec des amis, etc.

Vous ajouterez donc à votre carte-résumé, comme nous vous l'avons conseillé, une
formule positive d'autosuggestion que vous utiliserez trois fois par jour pendant une
semaine (ce qui n'empêchera pas de la relire à chaque fois que, dans la journée,
vous reprendrez en main votre carte).

En résumé :

• préparez-vous des cartes-résumé pour les cinq préceptes déjà


étudiés
• rédigez-vous des formules d'autosuggestion
• commencez cette semaine à vous attacher à suivre le premier
conseil, puis passez au second la semaine prochaine

SIXIÈME LEÇON

Il y a encore bien des défauts contre lesquels il faut lutter pour acquérir la maîtrise de
soi. Nous allons voir aujourd'hui quelques attitudes qu'il faut rejeter pour être
indépendant et maître de soi.

1. la vanité, la présomption, la fatuité, l'orgueil

Voilà des défauts contre lesquels il faut lutter, car ce sont des défauts qui sont liés à
nos relations avec autrui et qui marquent une réelle dépendance de l'opinion des
autres, dépendance que l'on s'efforce de compenser en essayant de paraître
supérieur (ce qui ne trompe pas longtemps). Si vous êtes orgueilleux ou prétentieux,
c'est que vous êtes soucieux de l'effet que vous produisez. Or, être maître de soi,
c'est être indépendant des autres, dirait Monsieur de La Palice. Ce sont donc des
défauts à éliminer, si vous en êtes atteint. Attention ! l'orgueil et la fatuité sont à
distinguer de la fierté. Vous pouvez avoir de la fierté, surtout envers vous-même,
vous pouvez éprouver une satisfaction à avoir bien accompli une tâche, à avoir
réussi un examen pour lequel vous avez fourni un effort, à avoir acquis une plus
grande maîtrise de vous-même. Cela n'est pas négatif et n'est pas interdit. Ce qui
l'est, en revanche, c'est d'étaler ses propres mérites pour essayer d'éblouir autrui.

2. l'envie, la jalousie

Là encore, il s'agit d'un sentiment de dépendance envers les autres. Luttez contre les
sentiments d'envie. Si telle personne se trouve dans une situation enviable, faites ce
qu'il faut pour y parvenir. Au lieu d'envier négativement quelqu'un, cherchez à voir
quelles qualités lui ont valu ces succès. Et si vous venez, vous, d'essuyer
des.échecs, analysez-en courageusement les causes. Soyez indépendant, refusez
les sentiments d'envie.

3. la haine, le ressentiment

Voilà encore des attitudes négatives qui vous mettent dans des relations de
dépendance envers autrui. Vous n'avez rien à gagner en entretenant en vous de tels
sentiments. Efforcez-vous de les éliminer. Ils vous feront plus de mal à vous que
vous n'en ferez à l'autre par votre vengeance !

4. la curiosité envers les autres


La curiosité envers les choses est excellente. Vouloir en savoir plus, cherchez à
comprendre le monde qui nous entoure est parfait. Ce que nous rejetons dans notre
recherche de la maîtrise de soi, c'est la curiosité pusillanime à propos des affaires
des autres. Vous avez des gens qui ne cessent de vous poser les questions les plus
indiscrètes. Ne soyez pas de ceux-là ! Ne posez à quelqu'un une question le
concernant que dans un but bien précis, et non pour satisfaire uniquement votre
curiosité. Celui qui est maître de lui reste secret, ne se livre pas volontiers, et
inversement reste discret et ne fait pas des autres la cible de sa curiosité.

5. la manie de la justification

Si vous êtes indépendant des autres, vous ne chercherez pas non plus, à l'inverse
de la curiosité, à livrer tous vos secrets, à justifier toutes vos actions. Agissez avec
indépendance et n'éprouvez pas le besoin d'expliquer à tout propos ce que vous
faites, comment vous le faites et pourquoi vous le faites. Avoir le besoin de se
justifier montre qu'on se place dans une position de dépendance envers celui à qui
l'on s'adresse. Etre maître de soi, c'est refuser cette dépendance.

Exercice :

voyez parmi les cinq attitudes de dépendance que nous venons d'évoquer, celles
qu'il vous arrive trop souvent d'avoir. Classez-les par ordre décroissant et notez sur
une fiche que vous devrez lutter contre ces tendances.

Prenez cette fiche avec vous. Chaque jour, faites le point,


en fin de journée, pour voir si vous avez cédé à
ces tendances ou si vous avez résisté.

SEPTIÈME LEÇON

Celui qui est maître de lui a une attitude extérieure calme, posée, pondérée, sereine.
Il ne s'impatiente pas, il ne laisse pas lire ses sentiments sur son visage et
naturellement il ne se met jamais en colère.

Voyons dans cette leçon et la suivante comment vous allez maîtriser votre
apparence extérieure. On aura, pour ces questions, recours au principe déjà évoqué
"la pensée suit l'action". En effet, en vous efforçant progressivement de maîtriser les
manifestations physiques, vous dominerez totalement vos sentiments et vos
émotions.

Cette partie du cours est extrêmement importante, car ce sont les petits efforts que
vous ferez porter sur votre attitude extérieure qui vont modifier progressivement votre
tempérament profond et qui vous donneront la maîtrise complète de vous-même.
Répétons cette phrase : ce sont les petits efforts que vous ferez porter sur votre
attitude extérieure qui vous donneront peu à peu la maîtrise complète de vous-
même.

Luttez contre la colère et l'emportement : Bien entendu, celui qui est


coléreux de nature, ne peut éviter par un simple effort qu'une agression le mette en
colère. C'est un travail de patience qui est à entreprendre. Il faudra commencer par
limiter la durée de réaction extérieure de colère. Puisque vous ne pouvez pas du jour
au lendemain éviter l'explosion due à un événement qui vous touche, essayez
d'abord de stopper les manifestations extérieures de la colère, dès que vous aurez
pris conscience de votre état. A ce moment-là, vous pouvez reprendre la situation en
main :

• commencez par respirer à fond et lentement.


• ralentissez tous vos mouvements, afin d'éviter de prolonger votre colère par
des gestes saccadés ou brutaux.
• parlez lentement et à voix plus basse.

Ce sont ces trois points qui vous permettront de ne plus succomber à la colère.
Grâce à ce triple contrôle, vous réduirez de plus en plus la durée de votre colère,
jusqu'au jour où la sentant monter en vous, vous la maîtriserez instantanément par la
respiration lente et profonde et par le contrôle de la voix.

Si vous ôtes de nature coléreuse, vous compléterez votre entraînement par


l'autosuggestion : « je maîtrise ma colère de mieux en mieux » ou « je sens venir ma
colère et je la domine de plus en plus rapidement ».

Si vous n'êtes pas coléreux de nature, mais simplement sujet à des accès
occasionnels, le triple contrôle "respiration - gestes - parole" sera suffisant pour
éviter progressivement toute manifestation extérieure de ladite colère.

Un mot sur la respiration profonde : le contrôle par la respiration s'effectue par une
respiration lente et régulière.

Inspirez lentement par le nez en vous efforçant de faire durer l'expiration deux fois
plus longtemps que l'inspiration. Certaines personnes obtiennent un résultat encore
meilleur en marquant un temps d'arrêt (une seconde ou deux entre l'inspiration et
l'expiration, ainsi qu'entre l'expiration et l'inspiration, ou seulement dans l'un des deux
cas). Essayez et voyez ce qui vous convient le mieux.

En résumé, vous lutterez contre la colère par le triple contrôle suivant :

• respiration profonde
• ralentissement des mouvements et gestes
• abaissement du rythme et du niveau de la voix

Faites-vous une carte-résumé.


HUITIÈME LEÇON

Nous allons passer à une manifestation moins violente que la colère. Il s'agit de
l'impatience.

Vous allez vous efforcer de contrôler l'impatience en analysant les manifestations


extérieures par lesquelles elle se traduit chez vous.

L'impatience se manifeste généralement d'une des façons suivantes :

• mouvements de mains ou de doigts : tapotements ou agitation d'un objet


(crayon, stylo, clefs, etc.) ;
• mouvements de pieds : agitation et battement d'un ou des deux pieds
lorsqu'on est assis, ou trépignements lorsqu'on est debout ;
• mouvements expressifs de la bouche et des yeux traduisant l'impatience ·
souffle plus rapide
• rythme précipité de la parole. Il peut y avoir d'autres manifestations selon les
individus.

L'impatience et surtout ses manifestations extérieures sont beaucoup plus faciles à


contrôler que la colère. Il vous suffira donc de procéder comme ceci :

Faites une liste des manifestations extérieures personnelles de votre impatience.


Vous l'inscrirez sur une fiche et vous vous ferez un programme de lutte contre ces
manifestations extérieures. Vous commencerez par le plus facile (par exemple ne
pas tapoter des doigts) et vous ferez porter votre effort sur ce point jusqu'à ce que
vous soyez satisfait des résultats. Puis vous passerez au point suivant. Remarquons
au passage que vous aurez peut-être sur vous une ou plusieurs autres fiches
correspondant à d'autres points à travailler. C'est précisément le but de ces fiches,
de vous remettre en pensée plusieurs fois par jour les points sur lesquels doivent
porter vos
efforts.

Comme pour la colère, vous n'avez à vous attaquer qu'aux manifestations


extérieures de
l'impatience. La transformation intérieure suivra ultérieurement, sans effort
supplémentaire.

En résumé :

Il faut entreprendre une lutte contre les manifestations extérieures de l'impatience.

Pour commencer, faites une fiche personnelle sur laquelle vous inscrirez les
manifestations qui vous sont propres.
NEUVIÈME LEÇON

Si nous ne sommes pas flegmatiques de nature, nous avons souvent le défaut de


réagir avec excès à des paroles, à des spectacles, à des événements.

Vous êtes allé à un concert que vous avez beaucoup aimé. Pour extérioriser votre
satisfaction, vous employez des expressions hyperboliques "ce concert était
absolument fantastique, phénoménal, et ce chef d'orchestre est un véritable génie".
Pour renforcer vos paroles, vous donnez à votre visage une mimique exprimant que
cela dépassait tout ce qu'on peut imaginer et pour faire bon poids, vous
accompagnez le tout d'un balancement de la tête et du haut du corps, lequel donne
son élan à votre bras droit que vous dirigez de gauche à droite et de haut en bas.

Autre exemple : un de vos amis vous annonce une nouvelle qui vous surprend là
encorevous allez employer une expression exagérée accompagnée d'un regard
écarquillé, de mouvements de sourcils et de geste de la main ou du bras.

Encore un exemple : vous entendez une détonation ; vous sursautez et vous vous
retournez en direction du bruit comme mû par un ressort.

Et un dernier exemple vous avalez un médicament dont le goût est désagréable vous
faites une grimace montrant votre déplaisir et vous dites : c'est tout simplement
abominable.

Ces quelques exemples montrent que nous avons tendance, pour mieux faire
comprendre nos sentiments, à exagérer nos réactions et à prendre des mimiques
excessives. Celui qui désire être maître de lui évitera tout excès de ce genre. Il ne
manifestera pas ses sentiments ou sensations par des réactions démesurées. Votre
objectif doit être de rester impassible en toute circonstance. Un pneu éclate à côté de
vous : au lieu de sursauter et de bondir, vous vous retournerez calmement. Vous
avalez quelque chose qui a mauvais goût : vous exprimerez (si cela est nécessaire)
votre opinion par un mot juste, sans excès et surtout sans grimaces. De même, si
vous vous brûlez en mangeant quelque chose de trop chaud ou si vous vous faites
mal au doigt en bricolant. Vous veillerez dans toutes ces circonstances à avoir une
réaction contrôlée et en rapport avec l'importance des faits.

Naturellement, cela ne veut pas dire que, si on vous annonce une nouvelle triste
(quelqu'un qui vous apprend que son conjoint est décédé), vous allez rester de
marbre. Rien ne vous empêchera dans un cas comme celui-là, d'exprimer votre
compassion par une expression appropriée du visage. L'essentiel est que vous
décidiez volontairement de montrer votre sentiment. A l'inverse, si vous devez
convaincre un client, ou un représentant de votre maison, de la qualité
exceptionnelle de tel nouveau produit qui vient d'être réalisé, vous ne manquerez pas
d'être enthousiaste et de témoigner cet enthousiasme par vos paroles, votre visage
et même vos gestes.

Là encore, ce qui est important, c'est que vous décidiez volontairement d'exprimer tel
ou tel sentiment.
Vous constaterez d'ailleurs que si vous êtes impassible en règle générale, lorsque
votre visage s'animera pour un motif valable, cela sera d'autant mieux perçu et
apprécié de vos interlocuteurs.

A part les cas où il est utile de souligner des sentiments ou des sensations par le
visage, la voix, le vocabulaire, les gestes, vous vous ferez une règle de rester
impassible en toutes circonstances.

Comme nous venons de le voir, cela s'applique d'une part, aux réactions devant des
événements qui se produisent devant nous, ou que l'on nous rapporte, d'autre part, à
l'expression de nos idées, sentiments ou sensations. Dans un cas, il y a réaction,
dans l'autre, action spontanée, mais dans les deux cas, il faut apprendre à lutter
contre ces mouvements exagérés.

La conquête de soi-même, l'entraînement à la maîtrise de soi commencent par là.


Vous y attacherez une importance particulière. C'est grâce à la maîtrise de ces
expressions extérieures que vous ferez des progrès dans la maîtrise profonde de
vous-même.

Faites d'abord le point de vos faiblesses

1. avez-vous tendance à exagérer les mouvements de bras ou de mains lorsque


vous parlez ?
2. avez-vous tendance à parler trop fort lorsque cela correspond à vos sentiments
intérieurs (enthousiasme, ou mécontentement par exemple) ?
3. avez-vous tendance à employer un vocabulaire hyperbolique ?
4. avez-vous tendance à exagérer les mimiques de votre visage pour renforcer
l'expression de vos sentiments ?

Commencez par vous améliorer sur les points les plus faciles. Faites-vous une carte
résumé. Notez les points sur lesquels doit porter votre effort.

Vous serez surpris de voir après quelques semaines d'entraînement à quel point ce
contrôle des réactions extérieures entraîne une maîtrise intérieure de plus en plus
grande. Un programme d'amélioration sur ce point pourrait presque à lui seul
transformer une personnalité. En vérité, vous venez d'apprendre l'un des grands
secrets qui conduisent à la maîtrise de soi.

Rappelez-vous donc cette règle :

Il faut lutter contre toute manifestation de réaction ou d'expression excessive sur le


visage, dans la voix, par les mots et par les gestes.

DIXIÈME LEÇON
Vous avez certainement des projets personnels destinés à améliorer la qualité de
votre vie : projets matériels ou projets professionnels ou projets de perfectionnement
personnel.

Puisque vous vous intéressez à la maîtrise de soi, vous faites partie des individus qui
désirent tirer le maximum de profit des ressources qui sont en eux, et qui veulent
acquérir une personnalité plus forte. Vous avez donc une motivation très positive sur
ce plan et un désir d'obtenir des résultats. Mais il ne suffit pas de désirer les choses,
il faut les obtenir, et généralement cela demande un effort. Là encore il ne suffit pas
de faire un effort dans l'enthousiasme initial, mais il faut persévérer.

Et c'est alors que les choses deviennent plus difficiles. S'il est relativement simple
d'entreprendre l'effort initial, il est malheureusement plus ardu de persévérer dans
ledit effort. Cela demande un nouvel effort ! Combien d'entre nous abandonnent un
magnifique projet et se privent d'extraordinaires résultats parce qu'ils n'ont pas su
persévérer. Vous connaissez la triste aventure du chercheur d'or qui creuse, qui
creuse, et qui, par lassitude, décide d'arrêter ses recherches et de cesser de
creuser... alors qu'il n'était plus qu'à cinquante centimètres du filon aurifère. Les
difficultés ne doivent pas nous arrêter et quand on est maître de soi on ne doit jamais
suspendre ses efforts tant que l'on n'a pas atteint son but. Il est facile de se décider à
faire un effort, même intense, en vue d'obtenir un certain résultat, mais il est
beaucoup plus difficile d'avoir de la continuité dans l'effort. S'il y a un domaine où la
maîtrise de soi se constate aisément, C'est bien celui-là, car celui qui règne sur lui-
même sait S'imposer régularité et continuité dans ses entreprises.

Voilà donc une nouvelle occasion de faire une analyse personnelle et de voir si vous
manquez à cette règle de régularité et de continuité dans l'effort. Si vous avez
l'impression que c'est un de vos points faibles, il faut entreprendre une rééducation
de votre volonté dans ce domaine.

Vous commencerez par des choses faciles. Par exemple, vous avez décidé de
brosser votre costume tous les matins : vous vous fixerez un point de repère
quotidien : disons après le petit déjeuner ; alors, sous aucun prétexte, vous ne
renoncerez à brosser votre costume.

Autre exemple : le dentiste vous a conseillé en plus du brossage habituel des dents
le matin, de faire un brossage le soir. Faites-vous une règle absolue de ne pas
l'oublier.

Encore un exemple : vous décidez d'apprendre l'anglais par vous-même. il est


conseillé dans ce cas d'étudier un peu chaque jour. Vous vous efforcez d'y travailler
tous les soirs sans exception pendant six mois. Eh bien, pendant ces six mois vous
vous refuserez d'aller vous coucher sans avoir fait votre étude quotidienne.

Si vous rentrez un soir très fatigué, vous vous contenterez peut-être de réviser la
leçon de la veille pendant deux ou trois minutes, mais vous ne faillirez jamais à la
règle que vous vous serez fixée.

Commencez donc par de très petites choses et vous ferez peu à peu des progrès.
Faites-vous une fiche pour y porter cette règle à ne jamais oublier :

Pour réussir, il ne suffit pas de faire un effort intense de courte durée, il faut au
contraire s'astreindre à la continuité dans l'effort.

ONZIÈME LEÇON

Vous avez eu au cours des leçons précédentes des indications précises sur la façon
de vous entraîner à la maîtrise de soi. Aujourd'hui, nous allons vous donner des
exercices complémentaires qui vous aideront et qui parferont votre programme
d'amélioration personnelle.

Exercice n° 1 :

Lisez un article de journal. Soulignez toutes les phrases où l'auteur émet une opinion
personnelle sans donner de preuves suffisantes (chiffres précis, statistiques,
précisions de noms, de lieux, exemples authentifiables, etc.). Cet exercice vous
habituera à ne pas vous laisser influencer par des déclarations ou affirmations sans
preuve.

Exercice n° 2 :

Résumez un article de journal en le ramenant à 15, 20 ou 25% de sa longueur


initiale. Gardez votre résumé pendant une semaine. Refaites alors un résumé de
votre résumé en le raccourcissant de moitié. Cet exercice développe votre attention
et votre concentration.

Exercice n° 3 :

Choisissez trois sujets de réflexion extérieurs (la guerre atomique, le dirigisme


économique, la culture la plus répandue dans votre région, etc.) ou personnels (vos
prochaines vacances, l'amélioration de vos revenus, votre vie familiale, etc.) ou un
mélange des deux. Avec un réveil ou un compte-minutes, réfléchissez à chacun des
trois sujets, successivement pendant une minute. Veillez à ne pas quitter le sujet
pendant la minute qui lui est consacrée : vous ne devez penser ni aux deux autres
sujets ni, bien sûr, à autre chose. Cet exercice développe la concentration.

Exercice n° 4 :

Dès que vous rencontrerez au cours d'une lecture, un mot inconnu ou mal perçu,
faites-vous une règle de prendre immédiatement votre dictionnaire pour en
rechercher le sens exact. C'est un exercice d'autodiscipline qui naturellement
favorise la maîtrise de soi et bien sûr enrichira votre vocabulaire.

Exercice n° 5 :
Décidez que tel jour, à midi, vous sauterez votre repas (vous boirez en revanche
beaucoup d'eau et si vous aimez cela, une tasse de café ou de thé). Exercice
d'affermissement de la volonté et de la maîtrise de soi.

Exercice n° 6 :

Placez-vous dans des circonstances où vous êtes baigné par le bruit (une avenue
très bruyante ou de la musique très rythmée et très forte). Efforcez-vous dans ces
circonstances de lire sans vous laisser distraire par le bruit. Essayez aussi de
réfléchir à un sujet que vous aurez choisi.
Exercice de maîtrise de soi et de concentration.

Exercice n° 7 :

Habituez-vous au froid et au chaud. Profitez de journées d'hiver très froides pour


sortir sans excès de vêtements, de façon à ressentir le froid lorsque vous quittez
votre intérieur. Au lieu de vous contracter, ce qui ralentit la circulation du sang dans
les membres concernés et vous
empêche d'avoir moins froid, détendez-vous au contraire et réchauffez-vous par une
marche accélérée. Habituez-vous à n'avoir chez vous que 18°. Inversement, en été,
supportez d'être relativement couvert pendant les grosses chaleurs. S'habituer à
supporter le froid et la chaleur contribuera à accroître votre maîtrise de soi.

Exercice n° 8 :

Evoquez mentalement des souvenirs, mais pas uniquement en images. Essayez de


ressentir le souvenir des sons, des odeurs, du goût, du toucher. Nous sommes très-
habitués à évoquer par notre mémoire des sensations visuelles du passé, moins
celles des autres sens. Faites donc porter votre effort sur cette mémoire auditive,
olfactive, gustative ou tactile. Au début, c'est assez difficile; puis on fait rapidement
des progrès. Exercice de concentration et de mémoire.

Exercice n° 9 :

Si votre activité est surtout intellectuelle, mettez à votre programme quotidien cinq
minutes de gymnastique ou de jogging, ou si votre emploi du temps le permet, une
heure de marche. Si, inversement votre activité est surtout physique, mettez à votre
programme quotidien une demi-heure d'étude de votre choix ou de lecture de qualité.
Cet exercice vous donnera de l'équilibre et favorisera la maîtrise de soi.

Exercice n° 10 :

Etendez-vous sur le sol ou sur un lit très ferme. Restez absolument immobile
pendant 30 secondes, puis une minute, puis deux, trois ou cinq minutes. Surtout, ne
raidissez pas vos muscles, détendez-les tous au contraire pour continuer cet
exercice sur la maîtrise de votre corps à une détente salutaire.
DOUZIÈME LEÇON

Nous avons vu ensemble ce qu'il ne fallait pas faire et ce qu'il fallait faire pour
acquérir la maîtrise de soi. Faut-il redire qu'il ne vous suffira pas de lire le texte de
ces leçons pour acquérir la totale maîtrise de vous-même ? Ces leçons il faudra,
certes, les lire et les relire, pour bien vous en pénétrer ; mais il faudra surtout mettre
en application les conseils qu'elles contiennent. Vous vous aiderez aussi des fiches-
résumés qui vous rappelleront les grandes lignes de votre action à divers moments
de la journée. Enfin, vous aurez recours à l'autosuggestion pour vous aider à
acquérir les bons réflexes et les bonnes attitudes mentales.

Pour tirer le meilleur parti de ce cours, il faut que vous fassiez un plan personnel
d'entraînement à la maîtrise de soi. Passez bien en revue tous les points sur lesquels
vous ne respectez pas les règles que nous avons énoncées. Classez-les par
importance (celles auxquelles vous manquez souvent ou gravement) et par ordre de
difficultés (les points sur lesquels vous sentez que vous pouvez obtenir une
amélioration rapidement). A partir de là, vous créerez votre programme personnel de
développement de la maîtrise de soi.

Ce programme pourra d'ailleurs déborder le cadre de la maîtrise de soi et comporter


un plan d'amélioration personnelle sur d'autres points : approfondissement de la
culture, étude d'une langue, développement de la mémoire, lutte contre la timidité,
entraînement à l'art de parler, etc.

Au début, vous aurez peut-être le sentiment d'être pris dans un carcan ne vous
laissant plus de liberté, plus de temps libre et ne comportant que des efforts. Puis,
peu à peu, vous constaterez que les choses deviennent plus faciles et l'effort plus
naturel. Plus vous aurez de volonté, plus vous vous maîtriserez, plus il vous sera
facile de progresser davantage. Vous finirez par acquérir les bons réflexes, et les
attitudes qu'aujourd'hui vous devez adopter par un effort conscient deviendront
spontanées et inconscientes. Ce sera la preuve que vous avez gagné la partie.

Pendant toute la période d'entraînement vous aurez des échecs. Que cela ne vous
décourage pas, car c'est tout à fait naturel. Comme nous l'écrivions au début de ce
cours, la maîtrise de soi va à l'encontre de nos tendances naturelles. Chassez le
naturel, dit le proverbe, et il revient au galop. Il n'est donc pas surprenant que vous
connaissiez des hauts et des bas, que vous subissiez des échecs, que vous ayez
des régressions. Il n'est pas possible de modifier notre nature profonde en quelques
jours. C'est un effort qui demande généralement plusieurs mois, bien qu'on remarque
souvent des résultats dès les premières semaines. Cependant pour être maître de
vous de toutes les façons que nous avons voquées et dans toutes les circonstances,
il vous faudra de trois à douze mois. N'abandonnez pas votre effort après quelques
semaines, ce serait dommage. Sachez que le succès est au bout du chemin. En
poursuivant votre effort, vous triompherez et vous aurez alors en vous une force qui
vous donnera une puissante personnalité. Vous pouvez faire partie de ceux que l'on
envie pour leur parfaite maîtrise d'eux-mêmes. La maîtrise de vous-même vous
permettra de triompher des obstacles et d'atteindre tous les buts que vous vous
fixerez. Vous pourrez placer la barre très haut, car vous aurez en vous tout ce qu'il
faut pour réussir ou pour acquérir ce que vous saurez nécessaire à la réussite. Vous
vous maîtriserez vous-même, mais votre personnalité s'imposera tout naturellement
auprès des autres et vous aurez aussi tout pour maîtriser votre destin. Vous
réussirez votre vie parce qu'elle sera telle que vous l'aurez choisie et parce que vous
saurez toujours trouver en vous l'énergie nécessaire à la réalisation de vos desseins.
La maîtrise de soi permet de trouver le bonheur dans la vie intérieure, dans la vie
sentimentale et dans la vie professionnelle. La clé du succès est entre vos mains.

http://cf.geocities.com

Autres méthodes autodidactiques disponibles sur ce site :

Comment acquérir une mémoire prodigieuse ?

Comment "tricher" aux examens ?

Comment devenir un as en calcul mental ?

Comment se concentrer en 6 étapes ?

Comment développer votre charisme ?

La clé de la réussite pour vos études : l'enfichage

Comment développer votre


charisme ?

Introduction

Le charisme est-il un talent inné ou une qualité qui s'acquiert ? Selon Tony
Alessandra, nous pouvons tous développer notre charisme, car il est à notre portée.

En décomposant le charisme en ses éléments clés - l'art de parler, l'adaptation,


l'écoute et le pouvoir de persuasion -, la méthode proposée ci-dessous illustre
l'importance de maîtriser chacune de ces habiletés et nous apprend à les pratiquer et
à les raffiner de manière à assurer notre succès. En nous enseignant l'art de mettre
les gens à l'aise, de les inspirer et de soulever leur enthousiasme, cette méthode
nous donne l'occasion de libérer le pouvoir charismatique qui sommeille en nous et
qu'aucune école de gestion ou de personnalité ne saurait nous procurer.

Projetez votre meilleur message silencieux

" Les premières impressions sont des impressions durables. "


" La première impression est la seule impression qui compte et la seule qui est
durable. "
" Vous n'avez qu'une chance de faire une bonne première impression. "

Je suis sûr que vous avez déjà entendu de telles remarques, probablement très tôt
dans votre vie. En fait, j'irais plus loin et je dirais que vous projetez une image de
vous?même avant même d'ouvrir la bouche.

C'est ce que j'appelle votre " message silencieux " et il inclut une foule de hoses, de
votre maintien à votre degré d'optimisme. Bref, c'est votre manière d'être sur les
plans physique, émotif et intellectuel et ces signaux silencieux influencent
profondément la première impression, ou l'image, que les autres ont de vous.

Bien entendu, il n'y a pas que l'image, mais celle?ci est importante. Comme vous le
savez maintenant, le succès dans la vie ne repose pas uniquement sur le mérite et
l'effort. L'image, plus particulièrement lorsqu'elle est étayée par une bonne
performance, représente une force puissante. Une mauvaise première impression,
produite par les mauvaises paroles, une tenue mal choisie ou une attitude transpirant
l'indifférence ou l'incompétence, crée des obstacles qui peuvent ruiner des relations
avant même qu'elles ne commencent à s'ébaucher.

En réalité, nous avons tous des opinions sur ce que nous aimons ou n'aimons pas
chez les autres. Si vous entendez un étranger rire à gorge déployée à l'autre bout
d'une pièce, vous porterez probablement un jugement hâtif sur cette personne et ce
jugement sera positif ou négatif. Le fait est que vous jugez si le comportement de
cette personne s'accorde avec la situation même si vous ne la connaissez pas ou ne
lui avez pas parlé et même si vous ne savez pas de quoi elle parle.

Nous nous laissons tous influencer par l'image des gens. Par exemple, des
chercheurs au Texas ont demandé à un homme de 31 ans d'enfreindre la loi en
traversant une rue au feu rouge. Lorsque cet homme portait un costume fraîchement
pressé et une cravate, il y avait 3,5 fois plus de gens qui lui emboîtait le pas que
lorsqu'il ne portait qu'une chemise de travail et un pantalon ordinaire. Ainsi, un
uniforme acceptable, dans ce cas une tenue d'affaires, produisait une première
impression tellement positive qu'elle encourageait les gens à faire confiance à un
étranger au point d'enfreindre la loi.

UNE PREMIÈRE ÉTAPE CRUCIALE


Si une personne correspond à ce que nous jugeons acceptable, elle a
automatiquement une longueur d'avance quand il s'agit d'exercer sur nous une
influence positive. Lorsque nous rencontrons des gens qui nous plaisent d'emblée,
nous avons tendance, du moins au début, à interpréter tout ce qu'ils disent ou font de
manière positive. Certains considèrent que cette première impression favorable est
une question de présence, tandis que d'autres parlent d'énergie ou d'aura. (Ce
dernier terme est trop semblable au mot halo pour que je puisse croire que j'ai une
aura, mais il y a des gens qui préfèrent ce mot!)

Peu importe le terme que vous utilisiez, ce qu'il faut retenir ici est que les gens qui
ont une présence et de l'énergie ou une aura sont capables de préserver la réaction
enthousiaste qu'ils inspirent aux autres. Or, cette réaction enthousiaste découle
d'une première impression favorable - et elle persiste généralement bien au-delà de
celle-ci. C'est ainsi que nous nous mettons à admirer des gens avant même d'en
savoir très long sur eux.

Comme ces personnes suscitent rapidement et sans effort l'admiration des autres,
elles ont un énorme avantage au chapitre des relations humaines. Dites-vous que
votre habileté à forger des liens et à établir de bonnes relations avec les autres est
ce qui vous aidera à avoir plus de charisme.

L'ARC-EN-CIEL QUE VOUS DÉGAGEZ

Vous vous faciliterez peut-être les choses si vous considérez votre message
silencieux comme ceci: imaginez que vous êtes entouré d'un arc-en-ciel. Les
«couleurs» de cet arc-en-ciel d'énergie représentent les différents aspects de votre
personnalité. Il y a cinq teintes dans cet arc-en-ciel particulier et certaines de ces
teintes sont plus vives que d'autres.

Ces teintes correspondent à l'aspect émotif, l'aspect psychologique, l'aspect


intellectuel, l'aspect spirituel et l'aspect physique de votre être. Ensemble, ces
aspects composent le message silencieux que vous dégagez. Dans le présent
chapitre, je traite d'abord de chacun de ces aspects, puis je vous suggère des façons
de renforcer le message silencieux que vous projetez.

Dans la nature, les bandes de couleur des arcs-en-ciel n'ont pas toutes la même
intensité. Il en va de même des arcs-en-ciel des gens. Ils émettent tous différentes
sortes d'énergie à divers degrés et je crois que nous conviendrions tous que les plus
beaux arcsen-ciel, qu'ils soient réels ou imaginaires, sont ceux qui comportent le plus
de couleurs et les couleurs les plus intenses.

L'aspect émotif

L'énergie émotionnelle est faite de nombreuses composantes, mais, aux fins du


présent ouvrage, les plus importantes sont l'attitude positive, l'enthousiasme et la
maîtrise de soi.

La puissance de l'attitude positive


Notre attitude mentale colore et façonne notre réalité. Colin Powell, fils d'immigrants
jamaïcains, est parti des rues du Bronx pour devenir président de l'Instance
collégiale des chefs d'étatmajor et l'un des hommes les plus respectés en Amérique.
Dans son best-seller intitulé An American Journey, il décrit les treize « règles » qui
orientent sa vie. Bon nombre de ces règles se fondent sur la valeur intrinsèque de
l'optimisme, notamment:

Tout ne va pas aussi mal que vous le croyez. Les choses paraîtront moins pires
demain matin.

C'est faisable!

Ne laissez pas des faits défavorables faire obstacle à une décision judicieuse!

Ne vous laissez pas conseiller par vos peurs ou des oiseaux de malheur.

L'optimisme perpétuel est un multiplicateur de puissance.

Les optimistes du genre de Powell croient généralement que le pouvoir ou le contrôle


viennent de l'intérieur. Ils estiment qu'ils sont toujours responsables de leur succès.
En outre, comme ils considèrent que la plupart des problèmes peuvent être
solutionnés, ils sont généralement disposés à prendre des risques qui
décourageraient des personnes plus craintives.

Question: Investiriez-vous votre argent dans un projet qui a 80 p. 100 de chances de


réussir ou dans un projet qui a 20 p. 100 de chances d'échouer? On a posé cette
même question aux différents sujets d'une étude. Ils ont tous choisi le premier
énoncé, sans exception, même si les deux énoncés sous-entendent exactement le
même degré de risques. Les personnes véritablement optimistes transforment la
peur en un défi.

Avez-vous tendance à voir le petit nuage dans un ciel bleu ? Si c'est le cas, vous
vous privez d'une foule de choses et le mieux que vous puissiez probablement
espérer est de rester coincé dans votre présente situation.

En vérité, il y a un principe immuable de la vie qui fait que l'objet sur lequel nous
nous concentrons se multiplie. Broyez du noir et vous ne verrez autour de vous que
des choses apocalyptiques. Pensez de manière positive et vous ne verrez plus que
les bonnes occasions à saisir.

Nous ne sommes pas esclaves des circonstances mais libres d'interpréter la vie
comme bon nous semble. Par exemple, l'actrice Geena Davis, lauréate d'un Oscar, a
quitté une petite ville rurale de la Nouvelle-Angleterre pour tenter une carrière au
cinéma à New York. Comme elle n'arrivait pas à décrocher le moindre rôle, elle a
essayé de trouver du travail comme mannequin. Comme elle ne décrochait pas
d'emploi dans ce domainelà non plus, elle a travaillé comme serveuse, puis comme
vendeuse dans un grand magasin. On ne cessait de lui dire qu'elle était trop vieille (à
23 ans) pour réussir comme mannequin.
Cela ne l'a pas empêchée de persister jusqu'à ce que le producteur Sidney Pollack
finisse par remarquer sa photo dans un catalogue et lui propose un petit rôle. «
Lorsque je repense à tout cela maintenant, dit-elle, il me semble que cette
inébranlable conviction que la chance me sourirait un jour était pure naïveté, mais je
n'ai jamais envisagé de tout laisser tomber pour retourner dans ma petite ville. Je me
disais toujours que j'allais bientôt avoir ma chance. »

L'élixir de l'enthousiasme

Votre attitude positive est généralement en vous. Cependant, votre enthousiasme


reflète la façon dont vous projetez cette attitude positive, qui devient alors apparente
sur votre visage, dans votre voix et dans vos gestes. Il arrive que nous nous sentions
enthousiasmés par nos idées, mais nous avons peur de le montrer. Pourtant, ne
croyez-vous pas, comme moi, que les gens qui nous influencent le plus sont ceux qui
sont capables d'exprimer ouvertement ce qu'ils ressentent en leur for intérieur.

Un de mes amis se souvient d'avoir fait le tour du bureau d'un client et d'avoir
remarqué sur les murs des petites pancartes n'affichant que des messages
sottement négatifs, par exemple: « Il est difficile de prendre son envol comme un
aigle lorsqu'on est un dindon», «Même une journée de vacance gâchée vaut mieux
qu'une bonne journée au travail» et ainsi de suite. Tous les messages que les
employés voyaient chaque jour étaient négatifs. Peu étonnant, s'est dit mon ami plus
tard, que le moral des troupes dans cette entreprise n'ait pas été très bon.

La plupart des gens aiment s'entourer de gens qui respirent le bonheur et qui
s'intéressent à tout, que ce soit au travail ou dans leur vie de tous les jours. Il faut
dire que l'enthousiasme est très communicatif. Il se répand. Mais il en va de même
du manque d'enthousiasme. Il n'en tient donc qu'à vous.

Nous avons probablement tous travaillé avec des gens qui se montraient négatifs à
l'égard de leur travail, de l'entreprise qui les embauchait, de leurs collègues, de leur
environnement et du monde entier et qui se sentaient encore plus mécontents quand
- oh surprise! - ils n'obtenaient pas la promotion espérée. Ces personnes choisissent
de causer des problèmes plutôt que d'en résoudre et c'est pourquoi il n'est pas
étonnant que rien de bon ne leur arrive jamais.

La façon dont le monde vous accueille est dans une large mesure le reflet de votre
propre attitude. Du début à la fin de toute réunion avec une autre personne, vous
êtes sur scène vous êtes évalué par cette personne, que celle-ci le fasse
consciemment ou inconsciemment. Je ne vous suggère pas de vous composer un
masque qui vous donne l'air faussement heureux. Au contraire, je vous rappelle
simplement que vous devez prendre conscience que les autres relèvent chacune de
vos paroles, chacun de vos gestes et chacune de vos expressions ou de vos
impressions - plus particulièrement lorsqu'ils vous rencontrent les premières fois - et
qu'ils vous aideront ou vous nuiront lorsque vous essaierez d'établir des
communications honnêtes, sincères et empreintes de confiance.

Si toute votre attitude est joviale, prometteuse et qu'elle transpire votre tolérance des
différences, vous dégagerez un message positif. D'autre part, si vous vous montrez
critique, pessimiste et peu réceptif à tout ce qui ne vous est pas familier, vous
transmettrez un message négatif. Devinez maintenant quelle attitude vous permettra
d'obtenir les meilleurs résultats lorsque vous chercherez à influencer des gens ?

Un lien presque envoûtant

Personne n'a jamais exploité le principe de l'attitude positive plus efficacement que
Franklin D. Roosevelt. Victime de polio à l'âge adulte, Roosevelt n'acceptait ni que
les gens le prennent en pitié ni qu'ils se sentent malheureux pour lui. Au lieu de cela,
raconte l'historien Garry Wills, le président souriait et plaisantait, faisant semblant de
s'amuser, même lorsqu'il « marchait » difficilement en déplaçant son poids d'une
jambe à l'autre en s'aidant avec des prothèses. C'était pour lui un martyre qu'il
transformait en agréable promenade. Et même lorsqu'il tombait, il devenait encore
plus exubérant, même s'il lui fallait l'aide de plusieurs hommes forts pour se remettre
sur ses pieds.

Ses plaisanteries et son incessant flot de paroles déguisaient sa propre souffrance


qui, selon certains, créait en lui un lien d'empathie avec les Américains éprouvés par
la Crise et las de la guerre. Avant que sa maladie débilitante ne le frappe à l'âge de
39 ans, Roosevelt avait été un privilégié de la vie et on l'avait parfois considéré
comme un poids léger en politique. Lorsque la polio a eu raison d'une de ses jambes,
il a décidé de ne pas laisser ce handicap le détruire - et c'est ainsi qu'il a développé
un lien presque envoûtant avec de vastes segments de la population américaine.

Privilégier une attitude positive «posée »

Pour préserver votre image, vous devez aussi apprendre à vous maîtriser
émotivement. Selon un vieux dicton, « ceux qui se commandent eux-mêmes
commandent les autres ». Cela est vrai, mais il faut pour cela avoir la discipline
personnelle voulue pour maîtriser ses sentiments personnels lorsqu'on se sent sur le
point d'exploser.

Si vous faites une excellente première impression, mais que vous laissez par la suite
les autres vous mettre hors de vous au point de dire et de faire des choses que vous
regrettez plus tard, c'est cette facette de votre personnalité dont on se souviendra.
Sachez que l'image que l'on cultive pour projeter une attitude positive et de
l'enthousiasme peut être détruite en un instant et qu'il faut alors faire d'énormes
efforts pour réparer les dommages et en neutraliser les effets négatifs.

Un cadre supérieur, que j'appellerai Harry, cherche généralement à projeter l'image


d'une personne juste, sensible, compétente, soucieuse des autres et, surtout,
sereine dans les moments difficiles. Malheureusement, son tempérament explosif est
pour lui une menace continuelle. Lorsqu'il explose et laisse sortir son venin plus
personne ne se sent en sécurité. E

Un cadre supérieur, que j'appellerai Harry, cherche généralement à projeter l'image


d'une personne juste, sensible, compétente, soucieuse des autres et, surtout,
sereine dans les moments difficiles. Malheureusement, son tempérament explosif est
pour lui une menace continuelle. Lorsqu'il explose et laisse sortir son venin, plus
personne ne se sent en sécurité. Et une fois sa crise passée, personne n'ose plus le
regarder droit dans les yeux tant qu'il n'a pas retrouvé son rôle du bon vieux Harry,
leader sage et imperturbable.

Harry a besoin de ce que j'appelle une attitude positive « posée », c'est-à-dire du


pouvoir de se calmer et de s'empêcher de dire des choses qu'il regrettera par la
suite. Une personne peut éviter bon nombre de disputes si elle décide de ne pas se
mettre sur la défensive. En effet, la rétroaction, qui n'est généralement pas mauvaise
en soi, peut être comme de l'huile sur le feu lorsqu'on interprète mal l'intention du
message reçu.

Voici un exemple. Je me trouvais un jour chez un couple d'amis. Je discutais


tranquillement avec madame X lorsque son mari, qui était un peu en retard, est
rentré l'air piqué. Montrant le col de sa chemise, il a crié rudement: « Où as-tu fait
nettoyer cette chemise ? » Craignant les reproches, bon nombre de femmes auraient
contre-attaqué. D'une voix calme et sans modifier le langage de son corps, cette
femme lui a simplement donné le nom du nettoyeur à sec, ajoutant d'une voix
égale:« Pourquoi me le demandes-tu ? » Son mari lui a alors répondu que c'était la
première fois qu'un nettoyeur à sec faisait du bon travail et qu'il voulait que ce soit lui
dorénavant qui s'occupe de nettoyer toutes ses chemises.

Comme cet exemple l'illustre bien, il y a des moments où il vaut mieux réagir à une
menace ou à une critique en faisant une pause, en se mordant la langue et en
maîtrisant son langage corporel et ses gestes tant que la tempête n'est pas passée.
Comme cela arrive parfois, on s'aperçoit alors qu'il n'y a pas vraiment de crise ou
que l'on a supposé erronément que l'autre personne nous critiquait. Quelle que soit
la situation, le simple fait de ne pas perdre son calme peut désamorcer la crise ou,
dans le pire des cas, ne pas aggraver la situation.

N'oubliez pas ceci: les gens croiront toujours que ce que vous dites dans vos pires
moments se rapproche davantage de ce que vous êtes vraiment que ce que vous
leur servez avec grand soin lorsque vous êtes de meilleure humeur.

L'aspect psychologique

L'arc-en-ciel de votre image comprend aussi l'aspect psychologique de votre


personnalité. L'émotif et le psychologique se recoupent dans une large mesure. Pour
les besoins du présent ouvrage, disons que le côté émotif de votre personnalité
représente ce que vous ressentez par rapport à vous-même et à vos buts, tandis que
l'aspect psychologique de votre personnalité traduit ce que vous pensez de vous-
même et de vos buts. Pensez-vous que vos buts sont réalisables ? Pensez-vous être
une personne qui peut agir ?

Comme vous le savez, ce que vous pensez de vous-même peut directement


influencer votre charisme. Récemment, Jack Canfield, grand motivateur et expert en
estime de soi, a publié en collaboration avec Mark Victor Hansen un ouvrage intitulé
Bouillon de poulet pour l'âme, qui se voulait une source d'inspiration pour les gens.
Trente maisons d'édition avaient refusé son manuscrit, après quoi son agent avait
abandonné toute autre tentative de le faire publier.
En dépit de cela, Canfield a persévéré, passant de kiosque en kiosque à la foire de
l'American Booksellers Association pour ne récolter qu'une autre série de refus. « Le
secret de la persévérance consiste à renforcer son estime de soi afin d'être capable
de ne pas se laisser démolir par les rejets et de saisir la prochaine occasion qui se
présente, explique-t-il. L'estime de soi est cruciale. Je suis d'ailleurs la preuve
vivante de la validité de ce point de vue. »

Il en est en effet la preuve vivante, car il a fini par se trouver un éditeur. Il avait raison
depuis le début - il s'agissait d'un livre que l'Amérique attendait. En dix-huit mois, 1,5
million d'exemplaires se sont vendus aux États-Unis. Presque du jour au lendemain,
Canfield, qui devait 50 000 $ sur sa carte de crédit, a réalisé un bénéfice net de 1
million de dollars sur un ouvrage qui, selon ce qu'on lui avait dit, ne se vendrait pas.

Accentuer le positif

On estime que chaque personne a plus de 50 000 pensées par jour. Combien de vos
pensées sont négatives ? Nous devons parfois faire un grand nettoyage du
printemps pour nous débarrasser des idées négatives qui se sont incrustées dans
notre esprit. Nous débarrasser de nos idées destructrices est comme se débarrasser
de toute autre mauvaise attitude - il faut y mettre du temps et des efforts.

Les méthodes les plus efficaces pour se débarrasser de telles idées sont les
techniques de visualisation et les affirmations. Les affirmations sont des énoncés
positifs sur soi-même que l'on se répète sans cesse en esprit jusqu'à ce qu'elles
soient programmées dans notre subconscient. La visualisation, ou l'« imaginérie»,
comme disait Walt Disney, consiste à se représenter soimême en esprit tel que l'on
voudrait être.

Vous avez entendu le vieux dicton: « Je le croirai quand je le verrai », n'est-ce pas ?
Eh bien, le contraire est aussi vrai. « Je le verrai quand je le croirai! » Les
affirmations et les visualisations peuvent ne pas nous sembler vraies au début. Il se
peut même qu'elles ne soient pas vraies. Cependant, elles peuvent le devenir.

Par exemple, savez-vous ce qui se passera si vous n'arrêtez pas de vous répéter
que vous êtes nul pour vous rappeler du nom des gens ? Eh bien, vous ne vous
améliorerez jamais dans ce domaine. Par conséquent, si vous vous surprenez à
vous dire: « Je ne suis pas doué pour me souvenir du nom des gens », arrêtez tout
de suite et dites-vous: « Je n'ai aucune difficulté à me souvenir du nom des gens. »

Pensez maintenant à l'effet que produiraient sur vous des pensées comme « Je me
sens vraiment très bien aujourd'hui » ou « Je peux perdre cinq kilos » ou encore « Je
suis très fort lorsqu'il s'agit d'amener les gens à adopter mon point de vue ». Tout ce
que vous vous dites à répétition finit par influencer ce que vous vivez en réalité.

Notez vos affirmations et affichez-les dans un endroit stratégique, au-dessus de


votre bureau, sur le miroir de la salle de bain ou sur le tableau de bord de votre
voiture. Ainsi, non seulement les verrez-vous souvent, mais elles auront de
meilleures chances de vous rester dans la tête. Utilisez des affirmations et des
visualisations pour vous représenter le succès lui-même et l'effet qu'il produira sur
vous. Imaginez dans les moindres détails comment vous vous sentirez lorsque votre
patron vous félicitera de votre bon travail, lorsque votre auditoire au grand complet
sera suspendu à vos lèvres ou lorsque vous verrez toutes les têtes se tourner
d'admiration sur votre passage.

Vous avez tout à gagner

Vous avez tout à gagner à vous parler positivement. Par exemple, pendant tout le
temps qu'il a passé à rédiger son livre, Canfield ne cessait de dire aux gens: « Nous
sommes en train d'écrire un bestseller. » Cette phrase était pour lui une affirmation.

Mais il est aussi allé beaucoup plus loin. Un jour, il a pris la liste des best-sellers
dans le New York Times et il y a ajouté le nom de son ouvrage dans le même
caractère. Il a ensuite encadré cette liste et l'a accrochée au mur. Il s'imaginait aussi
en train d'être interviewé sur son livre à la télévision.

Ce sont là des visualisations. Canfield a continué à affirmer et à visualiser son


succès jusqu'à ce qu'il l'obtienne. Nombreux sont les gens qui connaissent les
affirmations et qui croient même qu'elles peuvent être efficaces. Cependant, peu font
l'effort d'utiliser cette méthode, même s'il existe d'excellents ouvrages et programmes
audio sur la façon de développer une attitude psychologique plus positive. Sachez
que ces outils existent si jamais vous en avez besoin.

L'aspect intellectuel

Le troisième aspect de votre image personnelle a trait à la façon dont vous avez
développé ce que vous avez entre les deux oreilles. Il s'agit de votre côté intellectuel.
Je ne parle pas ici de votre quotient intellectuel ou des connaissances qui vous
permettent de gagner lorsque vous jouez à Quelques arpents de pièges. Je parle
plutôt de la profondeur et de l'étendue de vos connaissances, c'est-à-dire de votre
condition mentale. La plupart d'entre nous avons une bonne mesure d'intelligence.
Cependant, nous sommes seuls à décider si nous allons profiter de notre intelligence
au maximum ou si nous la laisserons moisir ou s'ankyloser faute d'utilisation.

Votre esprit peut-il saisir les concepts abstraits que vous lisez dans le Wall Street
Journal ou dans une revue spécialisée dans votre domaine ? Pouvez-vous saisir les
complexités d'un problème que vous explique une personne dans un domaine
complètement étranger au vôtre ?

Pouvez-vous examiner une question d'un point de vue diamétralement opposé au


vôtre ? Pouvez-vous comprendre des idées qui viennent d'une culture différente de
la vôtre ou de personnes que vous n'aimez pas ? Êtes-vous capable de persévérer
lorsque vous savez qu'il vous faudra beaucoup de temps pour convaincre les gens
de voir les choses de votre point de vue ou lorsque l'enjeu final risque d'être très
élevé ?

Développer votre esprit pour pouvoir accomplir des tâches plus exigeantes et à plus
long terme vous donnera l'endurance dont vous aurez besoin lorsque viendra le
moment de courir un marathon mental. Voici d'autres façons de renforcer votre esprit
:
• Prenez des cours dans un domaine qui vous a toujours intéressé mais que vous
n'avez jamais exploré, par exemple des cours d'histoire de l'art, d'art dramatique ou
de géologie.

• Apprenez à jouer d'un instrument de musique. Si vous préférez, vous pouvez aussi
apprendre à faire de la plongée sousmarine.

• Engagez-vous à vous enseigner vous-même une nouvelle et difficile habileté: la


navigation par les astres, la cuisine gastronomique, l'origami ou la fabrication du vin.

• Joignez-vous à un groupe s'intéressant aux affaires extérieures, à un club


d'investissement ou à un cercle de lecture. Cela vous permettra de discuter de
questions intéressantes et de rencontrer des conférenciers.

• Prenez un abonnement à une série coûteuse de livres ou de concerts. En


dépensant une somme élevée, vous vous sentirez obligé d'en avoir pour votre
argent.

• Enfin, voici un test sur votre discipline mentale: écoutez une émission-débat de jour
à la télévision sans faire de remarques sur l'intelligence des participants!

Un autre bon exercice pour stimuler votre intellect consiste à prendre l'habitude de
ne pas mettre d'étiquettes sur les gens. Lorsque vous assistez à une soirée et qu'on
vous présente un autre invité comme étant un «agent d'assurance-vie », ne reculez
pas de deux pas, même mentalement. Ne reculez pas non plus s'il s'agit d'un
«vérificateur du Bureau du revenu», d'une «débutante», d'un «agent de liberté
conditionnelle» ou d'un « plaisancier ».

Sachez que les suppositions que vous faites peuvent finir par contrôler votre
comportement et vous nuire. Par exemple, vos idées préconçues sur les comptables,
que vous jugez d'emblée fades et ennuyeux, ou sur les professeurs, que vous
trouvez prétentieux et réservés, ne rendent probablement service ni à ces personnes
ni à vous-même et elles risquent de tuer dans l'oeuf ce qui aurait pu devenir des
relations précieuses.

Pour maximiser votre charisme, essayez de voir au-delà des étiquettes. Par
exemple, évitez de négliger les opinions d'un simple « commis » et d'accorder une
trop grande valeur à celles d'un « consultant ». Il faut avoir une grande force
intellectuelle pour ne pas tomber dans le piège qui consiste à confondre le spécifique
et le général. Si vous pouvez prendre l'habitude d'apprécier le côté humain des gens
et de ne pas les juger uniquement d'après ce qu'ils sont, vous mériterez leur respect
- et vous apprendrez peut-être quelque chose.

Avez-vous des connaissances approfondies?

Contrairement au vieux dicton, ce que vous ne savez pas peut vous nuire. J'entends
par connaissances approfondies la mesure dans laquelle vous connaissez votre
domaine de compétence. Plus vous en savez sur votre domaine, plus vous aurez de
l'influence.
Supposons que vous soyez un vendeur et que les premières phrases que vous
prononciez montrent que vous avez très mal saisi la situation de votre client. Au lieu
de penser que vous êtes une personne très compétente qui peut l'aider et qu'il
devrait vous écouter, ce client se demandera sans doute si vous n'avez pas fait
quelque cours minable par correspondance ou comment il se débarrassera de vous
pour faire affaire avec un autre représentant. Bref, dans un tel cas, l'étendue de vos
connaissances ne vous aura pas donné beaucoup de crédibilité.

Les gens charismatiques font souvent une bonne première impression non pas parce
qu'ils sont plus fins que les autres, mais parce qu'ils savent mieux se préparer. Au
bout du compte, a dit un sage, on en dit toujours plus que l'on en fait! Qu'à cela ne
tienne! En élargissant vos connaissances, vous pourrez faire exception à cette règle
cynique et, dans certains cas, vous pourrez même neutraliser une première
impression initialement défavorable.

Par exemple, un journaliste du nom de Dave cherchait un emploi dans un pays


étranger où il venait de s'installer. Il avait fait une mauvaise première impression à un
employeur potentiel lorsque celui-ci lui avait posé une question facile sur l'histoire
politique de son pays d'adoption et qu'il n'avait pas su y répondre. L'employeur ne
guettait qu'une telle gaffe pour l'éconduire.

Dave avait passé toute la journée suivante dans une bibliothèque à faire un cours
accéléré d'histoire. II était ensuite retourné chez l'employeur potentiel, un éditeur, et
avant que celui-ci ne puisse se débarrasser de lui, il s'était mis à parler en détail de
la politique passée et présente du pays. Il avait nommé tous les politiciens des
cinquante dernières années, en mentionnant leur parti, leurs triomphes, leurs
défaites et même des anecdotes sur leur vie personnelle!

D'abord ennuyé de revoir Dave, l'éditeur avait vu son irritation se transformer en


admiration lorsqu'il s'était rendu compte à quel point Dave était bien renseigné.
Impressionné, il avait tout de suite indiqué à Dave une personne qui pourrait
l'embaucher. Toujours à l'étranger, Dave connaît aujourd'hui une carrière de
journaliste couronnée de succès. Des connaissances étendues, bien qu'apprises sur
le tard, ont sauvé Dave et changé sa vie.

Avez-vous des connaissances variées ?

Si une personne n'avait besoin que de connaissances étendues dans un domaine


précis pour faire une bonne première impression, tous les chimistes s'entendraient
d'emblée les uns avec les autres, tout comme les policiers avec d'autres policiers ou
les taxidermistes avec d'autres taxidermistes. Mais quel genre de relations ces
personnes auraient-elles avec le reste du monde?

La diversité de vos connaissances est ce qui vous permet de vous engager dans des
conversations intéressantes. Comme l'a dit un jour l'écrivain O. Henry, les
conversations banales sont comme des raisins dans le pain sans goût de l'existence.
Mais les conversations banales n'ont rien de banal; elles agissent comme lubrifiant
dans tous les échanges entre les gens.
Par conséquent, pour établir des relations, il est généralement très utile d'être
renseigné sur une grande variété de sujets en dehors de son domaine de
compétence. En fait, les recherches ont montré que plus les gens ont l'impression
d'avoir des choses en commun, plus ils s'entendent bien. Ainsi, en accroissant vos
connaissances dans une variété de domaines, vous pourrez plus facilement trouver
des sujets pour faire bonne impression et vous ferez plus facilement bonne
impression sur un plus grand nombre de personnes.

Un jeune officier de la marine qui venait de se fiancer devait rencontrer des parents
de sa future femme. C'était la première fois qu'elle lui présentait des membres de
son imposante famille et il était plutôt nerveux. Imaginez sa surprise lorsque le
patriarche du clan est venu le saluer et s'est mis à lui poser toutes sortes de
questions intelligentes sur les armes navales. Ses sentiments d'isolement et
d'appréhension envolés comme par miracle, le jeune homme s'est laissé gagner par
l'enthousiasme, heureux d'avoir une conversation aussi intéressante avec un civil
très calé en artillerie navale.

Le jeune officier n'a jamais oublié combien le vieil homme l'avait mis à l'aise. Et il n'a
jamais découvert comment un civil avait pu en apprendre aussi long sur la vitesse
initiale et les coups à la minute des canons de trois pouces et des canons de cinq
pouces. Peut-être le patriarche était-il très bien renseigné, mais peut-être aussi
cherchait-il à mettre le jeune homme à l'aise. Peu importe le cas, il avait réussi à
établir instantanément avec lui des rapports durables.

Comment pouvez-vous acquérir des connaissances sur toutes sortes de sujets ?


Vous en avez constamment l'occasion. S'il y a une chose qui ne manque pas dans
notre culture, c'est bien l'accès à l'information. Vous pouvez lire des livres et des
magazines, vous promener dans internet, prendre des cours, aller au théâtre et au
cinéma et suivre des ateliers. Les possibilités ne manquent pas. Toutes ces activités
vous aideront à développer votre habileté à tisser des liens avec les autres et, par
conséquent, à rehausser votre charisme.

L'aspect spirituel

La quatrième composante de l'arc-en-ciel de votre charisme est le côté spirituel de


votre personnalité, et il n'est nullement question ici de vos sentiments religieux. Selon
ma définition, votre côté « spirituel » est en quelque sorte la dynamique entre vous et
les personnes sur lesquelles vous cherchez à exercer une influence positive; c'est le
lien de confiance que vous réussissez à créer en vous montrant soucieux des autres,
plein de générosité et animé du sens d'un but supérieur ou d'une conscience du
Bien. C'est ni plus ni moins le contraire de l'égocentrisme.

Récemment, j'ai été frappé par les hommages que j'ai entendus à la suite du décès
de l'industriel David Packard. Bien entendu, on a louangé son génie créateur,
soulignant qu'il n'avait que 538 $ en poche et un vieux garage abandonné comme
atelier lorsqu'il a commencé à bâtir Hewlett-Packard, une entreprise de 31 milliards
de dollars et le plus grand fabricant d'ordinateurs en Amérique après IBM. On le citait
sans cesse comme «l'une des figures les plus influentes dans l'histoire des affaires
aux États-Unis ».
Outre les éloges sur sa gestion avisée et ses idées progressistes, on relatait de
nombreuses anecdotes sur David Packard, l'homme. Il n'aimait ni l'ostentation ni la
vanité et on se souvenait de lui pour sa générosité, sa chaleur, son souci des autres
et la confiance qu'il témoignait à ses employés (qui l'appelaient Dave). Nombreux
étaient ceux qui disaient de lui qu'il était aussi dévoué aux gens qu'à la technologie
et à de bonnes pratiques commerciales.

Un de ses amis se souvenait d'une anecdote qui datait de l'époque, vingt ans plus
tôt, où il n'était encore qu'un cadre intermédiaire. Il se préparait à faire un important
exposé et, par chance, il avait rencontré Packard dans le parking. Ce dernier lui avait
demandé s'il était prêt. Il lui avait répondu par l'affirmative, mais avait ajouté qu'il se
sentait très nerveux. Packard, un homme parmi les plus riches et les plus puissants
en Amérique, lui avait passé un bras autour des épaules en lui disant que cela était
bien naturel.

Il lui avait ensuite suggéré qu'il pourrait peut-être se faciliter la tâche en imaginant
pendant son exposé qu'il parlait à un grand ami. « J'avais devant moi une personne
vraiment humaine, pleine d'empathie, qui savait comprendre mes inquiétudes », se
rappelle cet homme qui est maintenant à la tête d'une autre firme d'électronique.

Diriger par l'exemple

Un autre cadre se souvient d'avoir fait une présentation à laquelle assistait Packard
et quelques dignitaires. Après leur avoir dit au revoir, Packard était revenu pour aider
à ranger les chaises pliantes. « Il en prenait trois dans chaque main et il descendait
au sous-sol pour les ranger, a raconté ce cadre. C'est alors que je me suis dit que
j'avais devant moi un homme qui dirigeait par l'exemple. »

Bref, Packard n'a jamais oublié que la politesse et la délicatesse ne se démodent


jamais. Son côté humain ajoutait à son charisme déjà très considérable. En dernière
analyse, on peut même dire que c'est pour son charisme, de même que pour sa
philanthropie, qu'on se souviendra de lui. Il se souciait des autres et c'est là l'essence
de la dimension spirituelle qui influence les gens.

Par conséquent, pour rehausser votre charisme par votre message silencieux, vous
devez être sensible aux émotions des autres. Vous devez donc avoir de bonnes
antennes, car votre sensibilité est un net atout pour votre charisme: votre message
fera savoir aux autres que vous êtes une personne correcte et bien élevée.

L'aspect physique

J'ai gardé cette dernière composante de l'arc-en-ciel de votre personnalité pour la fin
car je ne voulais pas que vous pensiez que tout ce qu'il vous faut pour réussir est
l'allure d'un beau parleur. C'est un peu comme si on disait que le candidat ayant le
curriculum vitx le plus attrayant, préparé professionnellement sur du papier de
qualité, devrait toujours obtenir le poste à combler. De toute évidence, c'est la
personne derrière le curriculum vitx, c'est-à-dire son expérience, ses réalisations et
son intégrité, qui devrait avoir le plus d'importance.
Mais posez-vous maintenant la question suivante: Que pensera-t-on d'un curriculum
vitx tout froissé ou taché de graisse, truffé de fautes d'orthographe et de grammaire
et structuré de manière tout à fait confuse et illogique? Peu importe l'éducation
huppée ou la carrière brillante d'un candidat, celui-ci n'aura probablement aucune
chance s'il n'arrive pas à produire un curriculum vitx qui est au moins conforme aux
normes minimales d'acceptabilité.

Dites-vous qu'il en va de même de l'image physique. Peu de gens se laisseront


duper longtemps par une personne qui n'a rien d'autre que de beaux vêtements, une
tenue soignée, un sourire agréable, une poignée de main ferme, de vagues
connaissances et un semblant d'enthousiasme et de sincérité. Mais il faut avoir
toutes ces choses pour pouvoir bien faire valoir nos autres qualités et vertus.

Les premières impressions physiques

« L'habit ne fait pas le moine, mais il communique un message au sujet de la


personne qui le porte », écrit Frank Pacetta, grand maître de la motivation, dans son
ouvrage intitulé Dont Fire Them, Fire Them Up. « Le message peut être juste ou
absolument trompeur, mais il n'en est pas moins un message. Nous ne sommes pas
sophistiqués ou civilisés au point de ne pas remarquer la poignée de main molle, le
regard fuyant ou les chaussures mal cirées. »

Comme je l'ai expliqué plus tôt, nous avons tous une foule d'opinions sur ce que
nous aimons et attendons - tout comme sur ce que nous n'aimons pas ou
n'attendons pas. Par exemple, si votre apparence ne s'accorde pas avec l'opinion
que votre interlocuteur se fait d'une apparence acceptable, vos échanges seront
minés dès le départ car cette personne sera distraite par tout ce qui la dérange chez
vous, que ce soit votre coiffure négligée ou votre palette de couleurs mal assorties.

Un acheteur m'a raconté qu'il avait été sollicité un jour par un vendeur qui, au
premier coup d'oeil, lui avait semblé impeccable: des cheveux bien coiffés, un
costume bien coupé, des chaussures de qualité, une mallette en cuir, un stylo cher,
enfin tout ce qu'il faut. Puis le vendeur s'était assis et avait croisé les jambes,
révélant des chaussettes blanches.

Il m'a dit qu'il avait été tellement étonné par cette incongruité qu'il avait complètement
perdu le fil de la conversation. Vous devinerez que le vendeur n'a pas conclu de
vente. Je ne sais pas si ce vendeur souffrait d'une maladie de peau qui l'obligeait à
porter des chaussettes blanches ou si c'était simplement de l'ignorance de sa part,
mais cette faute de goût avait détruit la première impression qu'il avait faite sur
l'acheteur. Et il n'a jamais eu la chance de faire une deuxième bonne impression.

Des changements faciles

Heureusement, l'image visuelle est l'une des choses les plus faciles à changer. J'en
ai une expérience de première main. Lorsque j'ai commencé ma carrière de
conférencier, je portais des costumes très conservateurs qui me donnaient l'air d'un
banquier. Puis j'ai reçu de précieux conseils de Bill Gove, le premier président de la
National Speakers Association et une légende dans le domaine. Il m'a dit: « Tony, tu
essaies de projeter une image qui ne correspond pas à ce que tu es. Tu essaies de
parler comme quelqu'un que tu n'es pas et de te donner un genre qui ne te
ressemble pas. Tu essaies de projeter une image trop astiquée et trop conservatrice.
Penses-y, tu es un Italien de New York. Tu auras beaucoup plus de succès si tu
trouves le style qui te convient. »

J'ai commencé à modifier mon style trop guindé et j'ai même commencé à parsemer
mes discours de petites plaisanteries bien new-yorkaises. Lorsque je me suis senti
plus sûr de moi, j'ai commencé à porter des costumes italiens à double boutonnage
qui me donnaient l'impression d'être davantage moimême. Je me sentais plus à
l'aise. Maintenant, j'ai l'impression que mes vêtements reflètent mieux la personne
que je suis vraiment. Je dois ajouter que les gens ont réagi très positivement à ces
changements.

Quelle est l'image qui vous convient ?

C'est bien beau les conseils que les gens peuvent vous donner sur votre tenue
vestimentaire, mais il est surtout important que vous réfléchissiez à l'image que vous
voulez projeter. Cette image s'accorde-t-elle avec la culture de votre organisation ou
de votre entreprise ? Une grande société qui avait traversé une difficile période de
rationalisation avait décidé de faire du vendredi la «journée du décontracté ». On
encourageait les employés à créer une atmosphère détendue en s'habillant de
manière plus « relax ».

Le premier vendredi, un directeur que tout le monde trouvait crispé et compulsif


s'était présenté au travail dans un ensemble flambant neuf de style « western » : des
blue jeans soigneusement pressés, une ceinture à grosse boucle en argent, une
chemise bien empesée, un petit mouchoir noué autour du cou et des bottes très
soigneusement cirées qui n'avaient jamais vu la moindre éraflure, sans parler d'un
cheval. Il semblait sortir tout droit d'un rôle de figuration dans quelque comédie
musicale du Far West! Sa tenue « relax » ne faisait rien pour arranger son image de
directeur autoritaire et déconnecté qui n'aurait jamais pu apprendre à se détendre
même s'il avait pris des cours.

Ce que je veux dire ici est que l'apparence compte et que pour être crédible, il faut
avoir l'air de ce qu'on est. Il n'existe pas de règles bien définies sur ce qu'il faut
porter, mais il y a certaines lignes directrices que vous pouvez suivre. Voici la
question clé que vous devez vous poser: «Mes vêtements s'accordent-ils avec
l'impression que je veux faire sur les gens ? »

Comme l'a écrit l'auteur Marcia Grad : « Notre apparence est l'annonce que nous
faisons au monde. » On dit que le président John R Kennedy a passé quinze
minutes à se coiffer les cheveux avant de descendre de l'avion Air Force One pour
être accueilli par une foule à Berlin. « Ce n'est pas Jack Kennedy, mais les ÉtatsUnis
qui descendront de cet avion », a-t-il expliqué. Il en est de même pour nous tous - les
gens ne voient pas seulement nous, mais aussi ce que nous choisissons de dire de
nous-mêmes.

Ayez l'air sain


je ne crois pas avoir besoin de vous convaincre que vous ferez meilleure impression
sur les gens si vous êtes en bonne forme physique. Nous sommes tous attirés par
les gens qui ont l'air sains. N'est-ce pas l'un des plaisirs de regarder les jeux
olympiques ?

Il existe d'innombrables ouvrages et des dizaines d'experts qui peuvent vous mettre
sur la bonne voie. Vous constaterez à moyen ou à long terme, c'est-à-dire une fois
que votre corps se sera habitué à l'exercice, que non seulement vous aurez
meilleure mine, mais que vous vous sentirez aussi mieux dans votre peau. Votre
estime de vous-même s'améliorera probablement et vous vous sentirez sans doute
plus sûr de vous-même.

Bref, vous serez plein de vie. Les gens remarqueront la différence car votre énergie
renouvelée et votre aura auront un effet positif sur vous-même et sur tout votre
entourage.

Commencez tout de suite à mieux vous alimenter

Nous savons tous que nous sommes ce que nous mangeons. Il existe toutes sortes
d'ouvrages et de cours sur l'alimentation qui peuvent vous en apprendre beaucoup
plus que ce que je vous dirai ici. Mais j'ai quand même un excellent conseil à vous
donner: connaissez-vous vous-même.

Nous ne réagissons pas tous aux aliments de la même façon. Par conséquent,
commencez par surveiller vos réactions. Par exemple, de nombreuses personnes se
sentent très énervées après avoir mangé du chocolat. Dans mon cas, c'est le
contraire: le chocolat me rend léthargique.

De même, certains de mes collègues s'abstiennent toujours de manger un gros


repas avant de faire une importante conférence, car ils craignent que cela ne leur
enlève de leur vivacité. Pour ma part, je mange toujours un repas complet ou je fais
une séance d'exercices rigoureux et, dans un cas comme dans l'autre, je me sens en
pleine forme. Si je m'affamais ou si je restais là à ne rien faire pendant des heures
avant ma conférence,) e suis certain que je n'obtiendrais pas d'aussi bons résultats.

Bref, découvrez ce qui vous convient le mieux. Songez même à noter ce que vous
mangez et la façon dont vous vous sentez après. Faites des expériences en
mangeant différents aliments à différents moments. N'oubliez pas qu'une énergie
débordante rehausse toujours le charisme.

Autres signes physiques

Outre vos vêtements et votre condition physique, il y a d'autres aspects de votre


apparence qui contribuent à la première impression, bonne ou mauvaise, que vous
produisez. Votre poignée de main, comme dit Pacetta, doit être énergique et ferme.
Prenez soin cependant de ne pas exagérer!

Il y a aussi un élément plus subtil: le contact visuel. Réfléchissez un moment à la


puissante force que représente le contact des yeux dans notre culture. Nous attirons
l'attention d'un chauffeur de taxi ou d'un maître d'hôtel en « attirant leur regard sur
nous ». Nous flirtons du regard, mais lorsque nous évitons le contact des yeux, nous
signalons aux autres que nous ne nous intéressons pas à leurs propos ou même que
nous ne croyons pas ce qu'ils disent.

Par conséquent, le contact des yeux est un élément important pour créer un lien
avec quelqu'un. Si vous êtes timide ou si vous avez l'habitude de communiquer
davantage avec les sons et le toucher, vous oubliez peut-être de regarder les gens
droit dans les yeux. Dites-vous que le contact visuel est vital - non pas seulement
lorsque vous saluez votre interlocuteur, mais pendant toute la conversation.

Votre posture est aussi très importante. Les personnes influentes ont l'air sûres
d'elles-mêmes et enthousiastes parce qu'elles se tiennent « fièrement, mais sans
ostentation », comme l'écrit Grad. Cela signifie se tenir la tête haute et les épaules
en arrière, sans crisper les muscles. Si vous avez passé des années à vous tenir le
dos rond ou à mettre tout votre poids sur une jambe, vous aurez besoin d'un peu de
pratique pour prendre l'habitude de vous tenir droit, mais le jeu en vaut la chandelle.
Non seulement ferez-vous meilleure impression, mais vous vous sentirez aussi
beaucoup mieux.

La plus courte distance entre deux personnes

Le dernier élément qui entre en jeu lorsque vous voulez faire une bonne première
impression est votre sourire. Comme le contact visuel, le sourire est une petite chose
qui produit beaucoup d'effet. Dans notre culture, nous nous attendons généralement
à ce que les gens sourient lorsque nous les rencontrons.

Le pianiste et comédien Victor Borge a pour sa part décrit le sourire comme étant «
la plus courte distance entre deux personnes ». Un sourire chaleureux est ce qu'il y a
de mieux pour se présenter à quelqu'un car cela prépare magnifiquement le terrain
pour la discussion qui suivra.

Bon nombre de personnes croient qu'elles sourient lorsqu'elles desserrent un peu les
lèvres. Regardez-vous dans le miroir et souriez. Rapprochez-vous du miroir et
examinez votre sourire. Souriez-vous vraiment ou faites-vous une sorte de grimace ?
Votre sourire a-t-il l'air sincère ou forcé? C'est là le meilleur test pour évaluer votre
sourire !

Si vous ne faites que bouger les lèvres, vous ne souriez pas vraiment. Regardez les
vedettes, les politiciens et les présentateurs à la télé. Leur sourire n'est peut-être pas
toujours sincère, mais ces personnes savent certainement faire un beau sourire.

TRUCS UTILES POUR VOUS METTRE SUR LA VOIE D'UNE MEILLEURE IMAGE

Voici quelques trucs utiles qui vous aideront à projeter une image positive

1. Une image gagnante commence par une bonne image de soi. Comme l'a écrit
Robert L. Shook dans son ouvrage intitulé Winning Images, une bonne image de soi
ne suit pas le succès, elle le précède. Une personne qui a une piètre image d'elle-
même peut duper certaines personnes dans certains cas, mais elle ne pourra jamais
réussir à moins de venir à bout de son problème d'image.
Dans son best-seller intitulé The Revolution Within, la féministe Gloria Steinem écrit
qu'elle a eu un choc lorsqu'elle s'est vue à la télévision pour la première fois. Ce
qu'elle a vu était une jolie blonde mince et de taille moyenne, qui parlait d'une voix
assurée, mais plutôt ennuyeuse et monotone. Cependant, ce qu'elle ressentait en
son for intérieur lorsqu'elle faisait des entrevues s'apparentait davantage à l'image
d'une ronde brunette de Tolède, trop grande et au visage trop rond, qui parlait d'une
voix qui menaçait sans cesse de se briser sous le coup de quelque émotion
inacceptable.

Bon nombre de gens ont une image d'eux-mêmes qui ne correspond pas à la réalité.
Vous pouvez avoir une image négative de vous-même, comme Steinem, que vous
communiquez subtilement à toutes les personnes que vous rencontrez. Si vous avez
l'impression d'être une personne trop grande, obèse ou peu attirante, vous
manquerez d'assurance et les autres s'en apercevront.

Il se peut aussi que vous ayez une image trop positive de vous-même. Peut-être
croyez-vous que vous avez fière allure, alors qu'en réalité vous êtes mal habillé, avec
dix kilos en trop et une coiffure qui aurait grandement besoin d'être rafraîchie.

Quel que soit le cas, vous devez vous analyser, et peut-être demander à vos
proches de vous analyser car, comme j'ai cherché à le démontrer tout au long du
présent chapitre, votre image est importante et vous pouvez faire quelque chose
pour l'améliorer! Pour découvrir comment les autres vous voient, faitesvous prendre
en photo ou sur un vidéo lorsque vous avez l'impression d'être à votre avantage.
Demandez qu'on prenne des gros plans et examinez-les soigneusement. Que voyez-
vous que vous aimez ou n'aimez pas ?

Demandez ensuite à vos meilleurs amis de vous donner leur opinion non seulement
sur votre apparence, mais aussi sur votre maintien, votre façon de parler et ce que
votre voiture, votre maison, votre mallette ou vos autres biens matériels révèlent de
vousmême. Promettez-leur de ne pas en prendre ombrage et ne vous fâchez pas si
ce qu'ils disent ne vous fait guère plaisir! Demandez-leur ensuite de vous dire ce
qu'ils pensent de vos compétences et de votre degré d'enthousiasme, de sincérité et
d'intégrité.

2. Choisissez bien votre garde-robe. Très souvent, nous accumulons nos


vêtements au hasard, avec un article en solde ici, un achat impulsif là, quelque
cadeau de Noël - sans nous soucier beaucoup de leur effet sur notre image et sans
nous demander s'ils vont bien ensemble. En fait, vous avez probablement vu des
gens étendre leur garde-robe pour ensuite tout gâcher en portant toujours la même
chemise et la même cravate à rayures ou en mettant trop de bijoux clinquants qui
s'entrechoquent bruyamment dès qu'ils bougent. Ainsi, vous pouvez améliorer votre
garde-robe, mais si vous ne savez pas bien choisir et agencer vos vêtements, vous
continuerez à projeter une piètre image. Prenez toujours soin de bien harmoniser les
couleurs et les motifs et de choisir des accessoires assortis, c'est-à-dire qui ne jurent
pas avec l'ensemble.

En général, nous avons tous une ou deux toilettes dans lesquelles nous nous
sentons particulièrement à notre avantage. Cependant, nous avons tendance à les
garder pour des occasions spéciales. Si c'est votre cas, essayez d'avoir trois, quatre
ou même cinq toilettes de ce genre, ce qui vous permettra de faire particulièrement
bonne impression tous les jours.

Si vous ne savez pas exactement ce qui vous va le mieux, consultez une amie ou un
collègue qui vous semble avoir du goût, ou même une conseillère vestimentaire. Ces
personnes choisiront souvent des choses qui vous iraient bien, mais que vous ne
songeriez jamais à essayer.

Si une conseillère vestimentaire vous apparaît comme un luxe coûteux, dites-vous


que ses conseils sont gratuits si vous achetez vos vêtements dans le magasin où
elle travaille, et certaines conseillères vestimentaires se chargeront même de faire
vos achats moyennant un taux horaire raisonnable, ce qui peut vous faire gagner
beaucoup de temps. En plus, comme vous pourrez compter sur des vêtements bien
coupés qui vous iront bien, vous en aurez probablement plus pour votre argent.

3. Pour un effet maximum, refaites-vous un brin de toilette. Avant de se rendre à


une réunion en fin d'après-midi ou en début de soirée, les hommes devraient songer
à utiliser un rasoir portatif et une petite trousse de toilette pour faire disparaître les
traces de leur fatigue de la journée. De même, les femmes devraient elles aussi avoir
avec elle une trousse de maquillage, une brosse à cheveux et même une paire de
boucles d'oreille ou quelques autres accessoires pour se refaire une beauté et peut-
être même un moral.

4. Évitez les habitudes et les maniérismes irritants. Il est rare que les gens qui
font bonne impression se couvrent la bouche ou le nez, se grattent la tête,
mâchouillent un crayon, jouent avec un élastique ou découpent une serviette de
table en miettes pendant qu'ils parlent. Marcia Grad dit que ces mauvaises habitudes
sont des « voleuses de charisme » et elle inclut dans celles-ci

• Tirer sur ses vêtements

• Pianoter sur un bureau

• jouer avec un crayon ou un stylo

• Griffonner

• Faire tinter des clés ou de la monnaie

• Se ronger les ongles

• Se curer les dents

Non seulement ces manies rendent-elles vos paroles plus difficiles à comprendre,
mais elles nuisent aussi énormément à votre image.
5. Choisissez des outils professionnels de la meilleure qualité. Ne lésinez pas
sur les choses qui amélioreront votre image, comme vos cartes d'affaire, votre papier
à lettres, vos stylos et votre mallette. Au bout du compte, du papier à lettres et des
accessoires de qualité supérieure ne vous coûteront pas beaucoup plus cher, mais
vous aurez l'air et vous vous sentirez plus professionnel.

6. Recherchez les gagnants et évitez les perdants. Les attitudes sont toujours
contagieuses. Par conséquent, soignez votre bienêtre émotif en choisissant des amis
qui veulent sincèrement vous voir réussir et qui savent vous encourager. Posez-vous
aussi des questions sur ce qui vous entoure: Comment avez-vous décoré votre
maison ou votre appartement ? Et votre bureau ? Est-il moche ou invitant?

Lisez des ouvrages de motivation. Écoutez de la musique gaie. (Avez-vous déjà


entendu des airs de banjo qui soient tristes ?) Allez voir des films drôles ou écoutez
des émissions de variété qui vous font rire.

Réduisez consciemment vos expositions à des choses négatives, que ce soit les
potins de vos collègues, la violence dans les médias ou vos propres idées noires.

7. Prenez l'habitude de traiter toute personne - du concierge jusqu' au sommet


de la hiérarchie - comme s'il s'agissait de la personne la plus importante au
monde. Cela signifie que vous remplacerez l'arrogance par l'empathie - ce qui n'est
pas une tâche facile pour un grand nombre de gens. Cependant, il s'agit d'un
véritable test de caractère et, de temps à autre, vous apprendrez une leçon
importante d'une personne « peu importante ».

Dans son ouvrage intitulé The Seven Habits of Highly Effective People, Stephen
Covey raconte une merveilleuse histoire au sujet d'un capitaine qui avait repéré une
lumière traversant la brume et se dirigeant vers son navire de guerre. Le capitaine
avait demandé qu'on envoie un signal lumineux: « Nous sommes sur une trajectoire
de collision et nous vous avisons de changer votre trajectoire de 20 degrés. »

En réponse, il avait reçu le message suivant: « Il est souhaitable que vous changiez
votre trajectoire de 20 degrés. »

Le capitaine avait alors répondu: « Je suis le capitaine. Vous feriez mieux de modifier
votre trajectoire de 20 degrés. »

Cette fois-ci, le message de réponse disait: «Je suis un matelot de deuxième classe.
Vous feriez mieux de modifier votre trajectoire de 20 degrés. »

Furieux, le capitaine avait renvoyé un dernier message: «Je suis un navire de guerre.
Modifiez votre trajectoire de 20 degrés.»

Le matelot lui avait alors répondu: « Je suis un phare. » Le capitaine avait changé de
trajectoire.

8. Faites des compliments sincères. Lorsque les gens font du bon travail, il arrive
souvent qu'ils ne se le disent pas ou même qu'ils ne le croient pas vraiment. Par
conséquent, ils apprécieront que vous leur disiez.
Même la personne la plus endurcie se soucie de ce que les autres pensent, peu
importe ce qu'elle puisse en dire. « Je peux sentir les effets d'un bon mot pendant
des mois », disait Mark Twain, l'un des écrivains les plus accomplis et les plus
spirituels de son époque.

9. Ne vous contentez pas de le dire. Faites-le. Bien qu'ils soient importants, les
mots ne valent pas grand-chose. Pour être crédible, vous devez soutenir vos propos
par des actions. Soyez très conscient que c'est vous qui donnez le ton, tant en
apparence qu'en réalité, plus particulièrement si vous occupez un poste de direction.
Cultivez la philosophie du « faites ce que je fais » plutôt que celle du « faites ce que
je dis ».

Vous pouvez démontrer votre sincérité en faisant tous les jours ce que vous prêchez.
Par exemple, un gestionnaire demandait à ses subordonnés d'être des modèles de
fermeté lorsqu'il s'agissait de refuser des cadeaux de clients qui pourraient s'attendre
par la suite à un traitement de faveur. Réputé adorer les sucreries,

ce gestionnaire avait reçu en cadeau deux tartes au chocolat. On dit que, fidèle à ses
principes, il avait eu une larme - et probablement un tiraillement dans l'estomac -
lorsqu'il avait retourné les tartes avec un petit mot. Tout le monde dans le bureau
avait surveillé ce qu'il allait faire - et il le savait. Il avait été fidèle à sa parole.

10. Faites de la forme physique un style de vie et non une corvée. Vous n'avez
pas besoin d'être membre d'un luxueux club de conditionnement physique ou de
faire de l'exercice sur un appareil stationnaire pour garder un corps qui transpire la
vitalité. Oubliez spandex, chronomètres et chevillères et suivez simplement les
conseils qui suivent:

• Prenez l'escalier au lieu de l'ascenseur, que ce soit pour monter ou pour


descendre, au bureau ou chez vous.

• Prenez votre bicyclette pour vous rendre au magasin acheter le litre de lait écrémé
dont vous avez besoin.

• Oubliez la voiturette et faites du golf un véritable exercice.

• Faites une promenade dans la nature au lieu de regarder un film sur la nature à la
télévision.

• Invitez un ami que vous rencontrez souvent à prendre un peu d'air frais. Lorsque
vous vous rencontrez pour discuter, convenez de le faire pendant une promenade et
non devant une tasse de café ou une bière. Vous ne vous en porterez que mieux
tous les deux.

Parlez avec autorité


A la Convention nationale démocrate de 1988, lorsque Bill Clinton, alors gouverneur
de l'Arkansas, a dit dans son discours en faveur de Michael Dukakis: « Pour
terminer... », un grondement s'est répandu dans toute la salle. Il allait enfin finir son
discours !

Heureusement pour lui, son discours de 1992, au cours duquel il acceptait sa propre
candidature, a reçu de bien meilleures notes. En fait, certains ont dit que c'était le
meilleur discours de sa vie. Non seulement cela était-il important pour lancer sa
première campagne présidentielle, mais ce discours a fait oublier à tout le monde
combien il avait été mauvais quatre ans plus tôt.

Trois points importants se dégagent de cette histoire. Premièrement, on n'est jamais


trop bon ou trop expérimenté pour ne pas tenir compte des principes fondamentaux
de l'art de parler en public. Deuxièmement, il peut arriver qu'on fasse un mauvais
discours, sans pour autant perdre son charisme, comme le montre le cas de Clinton.
Et, troisièmement, le point le plus important: le pouvoir de communiquer efficacement
avec des groupes de gens peut faire une différence critique dans une carrière.

En fait, une étude menée par AT&T et l'université Stanford a révélé que le meilleur
indicateur du succès professionnel et de la mobilité ascendante d'une personne est
sa maîtrise de l'art de parler en public. Malheureusement, divers sondages montrent
que ce que les adultes craignent le plus (même plus que la mort), c'est de parler en
public.

Voilà une réalité bien paradoxale: ce qui peut le mieux aider la carrière d'une
personne est aussi ce qu'elle craint le plus! Dans le présent chapitre, J'essaierai de
calmer votre peur de parler en public.

J'essaierai de le faire parce que la maîtrise de l'art de parler en public n'est pas
seulement ce qui étaye le mieux le charisme, mais c'est aussi l'une des compétences
les plus en demande dans le monde d'au)ourd'hui. Les organisations ne sont-elles
pas constamment à la recherche de personnes qui peuvent efficacement

Parlez avec autorité

A la Convention nationale démocrate de 1988, lorsque Bill Clinton, alors gouverneur


de l'Arkansas, a dit dans son discours en faveur de Michael Dukakis: « Pour
terminer... », un grondement s'est répandu dans toute la salle. Il allait enfin finir son
discours !

Heureusement pour lui, son discours de 1992, au cours duquel il acceptait sa propre
candidature, a reçu de bien meilleures notes. En fait, certains ont dit que c'était le
meilleur discours de sa vie. Non seulement cela était-il important pour lancer sa
première campagne présidentielle, mais ce discours a fait oublier à tout le monde
combien il avait été mauvais quatre ans plus tôt.

Trois points importants se dégagent de cette histoire. Premièrement, on n'est jamais


trop bon ou trop expérimenté pour ne pas tenir compte des principes fondamentaux
de l'art de parler en public. Deuxièmement, il peut arriver qu'on fasse un mauvais
discours, sans pour autant perdre son charisme, comme le montre le cas de Clinton.
Et, troisièmement, le point le plus important: le pouvoir de communiquer efficacement
avec des groupes de gens peut faire une différence critique dans une carrière.

En fait, une étude menée par AT&T et l'université Stanford a révélé que le meilleur
indicateur du succès professionnel et de la mobilité ascendante d'une personne est
sa maîtrise de l'art de parler en public. Malheureusement, divers sondages montrent
que ce que les adultes craignent le plus (même plus que la mort), c'est de parler en
public.

Voilà une réalité bien paradoxale: ce qui peut le mieux aider la carrière d'une
personne est aussi ce qu'elle craint le plus! Dans le présent chapitre, J'essaierai de
calmer votre peur de parler en public.

J'essaierai de le faire parce que la maîtrise de l'art de parler en public n'est pas
seulement ce qui étaye le mieux le charisme, mais c'est aussi l'une des compétences
les plus en demande dans le monde d'au)ourd'hui. Les organisations ne sont-elles
pas constamment à la recherche de personnes qui peuvent efficacement vendre des
produits, soumettre des propositions, présenter des rapports et expliquer des idées.
Et ce n'est pas une coincidence si 50 % des clubs d'animateurs pour banquets et
réceptions se forment au sein de grandes sociétés privées ou publiques.

De nos jours, les gens sont habitués aux animateurs professionnels à la télévision et
ils tolèrent de moins en moins bien les communicateurs qui ne maîtrisent pas l'art de
parler en public. Ils ont mis la barre plus haute, ce qui signifie que vous devez avoir
un niveau de compétence plus élevé pour faire passer votre message.

QU'EST-CE QUE L'ART DE PARLER EN PUBLIC ?

En fait, nous parlons presque toujours en public - ce n'est que la taille de l'auditoire
qui change. (Au fait, l'auditoire peut souvent etre surevalué. Winston Churchill, l'un
des plus grands orateurs du xxe siècle, disait ne pas être impressionné de voir 10
000 personnes se rassembler pour l'entendre parler. « Il y en aurait dix fois plus qui
viendraient me voir me faire pendre! », disait-il avec esprit.).

Parler en public peut prendre diverses formes: on peut faire un discours devant un
auditoire nombreux lors d'une tribune publique; on peut soumettre une proposition
dans une salle de conférence où sont rassemblés les membres d'un conseil
d'administration; ou on peut s'adresser à une autre personne de manière formelle,
dans une situation de vente, par exemple. Si vous faites une présentation ennuyeuse
ou dépourvue de professionnalisme, vous risquez de faibles applaudissements dans
le meilleur des cas, mais vous pourriez aussi rater une vente ou même compromettre
votre réputation.

Par exemple, le chemin menant à la Maison-Blanche est jonché de carcasses


d'hommes capables des deux partis qui avaient une vision, de l'expérience et des
compétences, mais qui n'ont absolument jamais appris à maîtriser l'art de parler en
public. Vous devez donc prendre conscience qu'il est très important, voire même
extrêmement important de savoir s'exprimer efficacement.

Les exposés sont autant d'occasions de se perfectionner, d'être reconnu et


d'accroître son prestige. Les orateurs efficaces se font une réputation d'experts vers
lesquels les gens se tournent pour des conseils. Par conséquent, si vous pouvez
vous tenir fermement sur vos deux pieds et exprimer vos pensées clairement et
logiquement, vous aurez déjà fait un grand pas pour avoir du charisme.

COMMENT DÉVELOPPER VOS HABILETÉS À PARLER EN PUBLIC ?

Nous avons tous assisté à des présentations ennuyeuses faites par des orateurs à
peine qualifiés pour diriger « en silence » des groupes de prière! En général, nous
écoutons ces gens pendant des heures sans pouvoir deviner où ils veulent en venir
ou ils nous endorment carrément avec leur voix monotone ou leurs transparents
impossibles à lire. Quel que soit le cas, le résultat est le même: nous perdons intérêt
et nous nous sentons démotivés. (Feu Mgr Fulton J. Sheen, évêque et éducateur, a
dit un jour à son auditoire: « Lorsque vous m'applaudissez au début de mon
discours, c'est de la foi; lorsque vous le faites au milieu, c'est de l'espoir. Mais, mes
chers amis, lorsque vous m'applaudissez à la fin, c'est de la charité! »).

Pour éviter de faire pitié, vous devez apprendre à maîtriser l'art de parler en public.
Dans le présent chapitre, vous découvrirez des trucs simples pour surmonter le trac
et vous préparer à faire un bon exposé. Vous y trouverez aussi des indicateurs utiles
pour améliorer votre image vocale et apprendre à vous servir de six éléments clés -
c'est-à-dire vos yeux, votre vi . sage, vos Mains, vos bras, vos Jambes et votre
posture - qui donneront plus de force à vos communications verbales et vous
permettront de projeter des attitudes et des émotions positives, comme une grande
ouverture d'esprit, une grande disponibilité aux autres, un enthousiasme débordant
et de la délicatesse d'esprit.

APPRENEZ À SURMONTER LE TRAC

Il arrive à presque tout orateur, acteur, musicien et artiste de scène d'avoir le trac,
lequel se manifeste par des paumes moites, une voix hésitante et des genoux mous
comme du coton. Très souvent, les gens qui ont le trac évitent les contacts visuels
ou ils se mettent à marcher de long en large ou à se balancer sur leur chaise.
Lorsqu'ils ouvrent la bouche, ils parlent parfois d'une voix monotone ou présentent
un visage sans expression. Leur comportement est le signe qu'ils sont très mal à
l'aise et qu'ils ont probablement ce qu'on appelle des papillons dans l'estomac.

Si le trac ne disparaît jamais complètement, les professionnels savent, comme l'a dit
Art Linkletter, que l'on peut forcer les papillons à voler en formation. Bref, on peut
apprendre à maitriser le trac.

Premièrement, vous devez comprendre que le trac est une réaction très normale.
Personne n'y est imperméable. La première fois que Démosthène, grand orateur de
la Grèce antique, a parlé en public, il a tellement bégayé et il s'est exprimé de
manière tellement maladroite que son auditoire l'a chassé par ses rires.

Démosthène s'est alors retiré chez lui où il a passé des semaines seul à
perfectionner l'art de parler en public. Il a surmonté ses bégaiements en se mettant
des cailloux dans la bouche et ses essoufflements en récitant de la poésie tout en
grimpant des collines. Et il a fini par avoir tous les auditoires d'Athènes suspendus à
ses lèvres.

Cicéron, le brillant orateur romain, disait lui-même: «Je pâlis au début de chaque
discours et tous mes membres et mon âme tremblent. » Le trac frappait même
Churchill qui disait que l'angoisse qu'il ressentait avant de prendre la parole lui
donnait l'impression d'avoir un gros bloc de glace au fond de l'estomac. En outre,
l'actrice Katherine Hepburn est bien connue pour son trac extrême chaque fois
qu'elle doit paraître en public. Si l'angoisse et le trac peuvent assaillir des
communicateurs aussi célèbres et talentueux, tout le monde peut en être victime.

RECHERCHEZ L'ANGOISSE POSITIVE

Vous pouvez surmonter le trac si vous adoptez la bonne attitude. Si vous vous
sentez bien dans votre peau et à l'aise devant votre auditoire et votre sujet - c'est-à-
dire si vous êtes bien prépare et si vous faites de véritables efforts pour faire passer
votre message - vous vous sentirez de taille à monter sur le podium. En effet, si vous
avez la bonne attitude et que vous êtes bien préparé, vous pourrez transformer une
peur paralysante en une angoisse positive qui vous permettra de conserver tous vos
moyens.

Il arrive que le simple fait de reconnaître que nous nous sentons angoissés nous
aide à atténuer notre angoisse. N'oubliez jamais que si vous parlez en public, c'est
parce que vous êtes l'expert. Les personnes qui vous demandent de vous adresser à
un public croient que vous avez quelque chose de valable à leur communiquer. En
outre, les personnes dans votre auditoire croient que vous avez quelque chose à leur
apprendre.

Par conséquent, votre première tâche consiste à découvrir ce que votre auditoire a
besoin de savoir, puis à vous préparer à livrer votre message aussi clairement et
avec autant de force que possible. Engagez-vous fermement et sincèrement à tout
donner à votre auditoire et vous découvrirez que vous concentrer sur les gens et sur
leurs besoins vous aidera à oublier votre propre gêne. Voici quelques petits trucs
utiles qui vous aideront à surmonter le trac :

• Prenez soin de bien maîtriser votre sujet. Soyez un expert.


• Répétez votre exposé. Exercez-vous une fois, puis faites votre exposé devant
une caméra vidéo, si cela est possible.
• Établissez des rapports avec les gens en les appelant par leur nom ou faites
référence à des choses et des personnes que votre auditoire peut reconnaître.
Si vous le pouvez, liez-vous d'amitié avec au moins une personne dans la
salle avant de commencer à parler. En parlant, regardez des personnes
précises dans l'auditoire.
• Essayez toujours de vérifier à l'avance où vous serez placé pour parler et où
se trouve le matériel audiovisuel, s'il y a lieu.
• Assurez-vous que vous êtes habillé pour l'occasion. Il vaut toujours mieux être
trop chic que trop décontracté.
• Utilisez votre propre style. N'essayez pas d'imiter quelqu'un d'autre.

Et voici une dernière ligne directrice qui est absolument indispensable : n'oubliez pas
de respirer. Une bonne part des malaises physiques que cause le stress sont
attribuables à un manque d'air. Au besoin, placez une petite affiche sous vos yeux
pour vous rappeler de respirer.

Comment devenir un as en calcul


mental ?
Voici des procédés permettant de faciliter les calculs que l'on est à même d'effectuer
journellement : soit comme écolier, comme élève, ou comme étudiant, soit comme
acheteur lorsqu'on veut vérifier rapidement le montant d'une note, soit dans l'exercice
des professions commerciales, bancaires, techniques et autres lorsqu'il s'agit, par
exemple, d'évaluer mentalement l'ordre de grandeur d'un résultat numérique ou
même de déterminer exactement celui-ci. La plupart de ces techniques de calcul
sont issus des méthodes utilisées par les calculateurs prodiges. Vous trouverez
d'ailleurs sur cette page, plusieurs tours de magie de calculateurs prodiges, basés
sur les techniques de calcul instantané.

Calcul mental et opérations arithmétiques rapides

ADDITION
Pour effectuer mentalement une addition dont les nombres sont donnés oralement, il
y a intérêt à opérer, ainsi que le faisait Inaudi, dans l'ordre selon lequel les chiffres
sont énoncés, en allant des unités d'ordre supérieur aux unités d'ordre inférieur,
c'est-à-dire selon l'ordre inverse adopté dans le calcul écrit.

Lorsqu'il n'y a pas de retenues, l'opération est assez simple.

Soit, par exemple, à additionner trois mille cinq cent trente deux et quatre mille trois
cent vingt-cinq, que nous écrivons en langage parlé afin que les conditions soient les
mêmes qu'oralement.

On calcule mentalement

• trois mille et quatre mille font sept mille


• cinq cents et trois cents font huit cents, ce qui fait sept mille huit cents
• trente et vingt font cinquante, ce qui fait sept mille huit cent cinquante
• deux et cinq font sept, ce qui donne comme résultat final : sept mille huit cent
cinquante-sept.

Quand il y a plusieurs retenues, l'opération est un peu plus compliquée, tout en


restant relativement simple.

Soit, par exemple, à additionner huit mille cinq cent trente sept et trois mille sept cent
quatre-vingt-douze.

On calcule mentalement

• huit mille et trois mille font onze mille


• cinq cents et sept cents font mille deux cents le nouveau résultat partiel est
donc douze (11 + 1) mille deux cents ;
• trente et quatre-vingt-dix font cent vingt ; le nouveau résultat partiel est donc
douze mille trois (2 + 1) cent vingt ;
• sept et deux font neuf ; le résultat définitif est donc douze mille trois cent vingt-
neuf.

Il est à remarquer que l'on peut simplifier ces opérations mentales en négligeant les
termes mille, cent, etc. Ainsi, l'on dira : huit et trois onze, au lieu de - huit mille et trois
mille font onze mille.

SOUSTRACTION
Ici, la marche de l'opération mentale est très différente de celle du calcul écrit. On
utilise la méthode des compléments qui consiste à remplacer la soustraction par
un calcul de complément, suivi d'une addition.

On appelle complément d'un nombre la différence entre la plus petite puissance de


10 (10n) qui est supérieure à ce nombre, et ce nombre lui-même.

Ainsi, le complément de 735 est 265. On a en effet :


1 000 - 735 = 265

Cela étant, soit à soustraire sept cent trente-cinq de quatre mille cinq cent trente-six.

Le complément de 735 s'obtient, chiffre par chiffre, à partir de la gauche, deux, six,
cinq : 265.

On ajoute ensuite ce complément à 4 536 selon la méthode donnée pour effectuer


mentalement une addition. On obtient 4 801. De ce nombre on soustrait 10n (ici 1
000) ce qui donne 3 801 qui est la différence cherchée.

Voici un second exemple :

Soit à effectuer :

82 432 - 7 854

On calcule le complément de 7 854 :

10 000 - 7 854 = 2 146

On ajoute ce complément à 82 432 :

82 432 + 2 146 = 84 578

On soustrait 10 000 de ce résultat intermédiaire et l'on obtient la différence


cherchée : 74 578.

74 578 est bien égal à 82 432 - 7 854

MULTIPLICATION
La multiplication de deux nombres entiers revient à additionner les produits partiels
des diverses unités dont ils sont composés.

Ainsi, la multiplication de 728 par 35 se traduit par l'opération suivante :

(700 + 20 + 8) (30 + 5) = 700 x 30 + 700 x 5 + 20 x 30 + 20 x 5 + 8 x 30 + 8 x 5.

Comme les nombres sont énoncés : sept cent vingt-huit multipliés par trente-cinq, il
est préférable, en calcul mental, d'inverser l'ordre des produits partiels, en
calculant d'abord le produit de 728 par 30 et en lui ajoutant ensuite le produit de 728
par 5.

On dira :

Le produit de sept cents par trois est égal à vingt et une centaine, soit deux mille
cent.
Le produit de vingt par trois est égal à six dizaines ce qui fait en tout un total
provisoire de deux mille cent soixante.

Le produit de huit par trois est vingt-quatre, ce qui donne un produit définitif de deux
mille cent quatre-vingt-quatre.

On multiplie de même 728 par 5 et l'on fait le total des deux résultats en additionnant
mentalement les unités de même ordre.

Bien entendu, ici encore, on peut négliger les termes mille, cent, etc.

Faisons maintenant quelques remarques permettant de simplifier les multiplications


dans un grand nombre de cas.

• La multiplication d'un nombre entier ou décimal par 10, 100, 1 000,


Ion est immédiate puisqu'elle revient à ajouter 1 , 2, 3, n zéros à la
droite du nombre ou à reculer la virgule de 1, 2, 3, n rangs sur la
droite et à remplacer, s'il y a lieu, les unités manquantes par des
zéros.
• Pour multiplier un nombre par 0,1, 0,01, 0,001, etc., on le divise par
10, 100, 1 000, etc.
• Pour multiplier un nombre par 0,2, 0,3, 0,02, 0,03, etc.,! on le divise
par 10, 100, etc., et l'on multiplie le résultat par 2, 3, etc.

Exemple : 534 x 0,02

534 : 100 = 5,34

5,34 x 2 = 10,68.

Pour multiplier un nombre par 9, 99, 999, etc., on le multiplie par 10, 100, 1
000, etc., et l'on soustrait le nombre du résultat.

Exemple : 134 x 99

134 x 100 = 13 400

13 400 - 134 = 13 266.

Pour multiplier un nombre par 11, 101, 1 001, etc., on le multiplié par 10,
100, 1 000, etc., et l'on ajoute le nombre au résultat.

Exemple: 632 X 101


632 x 100 = 63 200

63 200 + 632 = 63 832.

Exemple: 14 x 11

140 + 14

Résultat 154

Mais il existe une autre technique, bien plus ingénieuse, pour multiplier un nombre
par 11. On effectue très rapidement une multiplication par 11 en additionnant
successivement, à partir de la droite, les chiffres significatifs du multiplicande.

Exemple: 14 x 11

Les unités du résultat valent 4 (comme le multiplicande)

4+1=5

Comme l'addition précédente n'a pas générée de retenue, les centaines du résultats
sont égales aux centaines du multiplicande, soit 1

Résultat 154

Autre exemple : 3 789 x 11

9 + 8 = 17 ; 1 (retenue) + 8 + 7 = 16 ; 1 (retenue) + 7 + 3 = 11 ; 1 (retenue) + 3 = 4.

Résultat : 41 679

Cette technique pour multiplier par 11 est utilisée par les calculateurs prodiges dans
certains tours de magie. Avec un peu d'habitude, cette méthode permet de réaliser
des multiplications par 11 instantanément (le temps d'écriture du résultat est égal au
temps de calcul).

Pour multiplier un nombre par 19, 29, 39, etc., on le multiplie par 20, 30, 40,
etc., et on le retranche du résultat.

Exemple: 253 x 29

253 x 30 = 7 590

7 590 - 253 = 7 337.


Pour multiplier un nombre par 21, 31, 41, etc., on le multiplie par 20, 30, 40,
etc., et l'on ajoute le nombre au résultat.

Exemple : 432 x 31

432 x 30 = 12 960

12 960 + 432 = 13 392.

Pour multiplier un nombre par 5, 50, 500, etc., on le multiplie par 10, 100, 1
000, etc., et l'on prend la moitié du résultat. On peut ainsi diviser le nombre
par 2 et multiplier le résultat par 10, 100, 1 000, etc.

Exemple: 462 x 50

462 x 100 = 46 200

46 200 : 2 = 23 100.

Pour multiplier un nombre par 0,5, 0,05, 0,005, etc., on lé divise par 2, 20,
200, etc.

Exemple : 832 x 0,05

832 : 2 = 416

416 : 10 = 41,6.

Pour multiplier un nombre par 0,25, on en prend le quart.

Exemple : 844 x 0,25

844 : 4 = 211.

Pour multiplier un nombre par 2,5, 25, 250, etc., on le multiplie par 10, 100,
1 000, etc., et l'on prend le quart du résultat. On peut aussi diviser le
nombre par 4 et multiplier le résultat par 10, 100, 1 000, etc.

Exemple : 84 x 2,5.

84 x 10 = 840

840 : 4 = 210.
Pour multiplier un nombre par 0,125, on le divise par 8.

Exemple: 24 x 0,125.

24 : 8 = 3.

Pour multiplier un nombre par 1,25, 12,5, 125, etc. , on le multiplie par 10,
100, 1 000, etc., et l'on prend le huitième du résultat. On peut aussi diviser
le nombre par 8 et multiplier le résultat par 10, 100, 1 000, etc.

Exemple 0,72 x 12,5

0,72 x .100 = 72;

72 : 8 = 9;

Ces quelques exercices signalés, venons-en maintenant, et comme nous l'avons


précédemment indiqué, à des opérations arithmétiques qui, par la rapidité de leur
exécution et parfois par leur complexité, rappellent les exercices effectués par les
calculateurs prodiges. Les plus intéressantes se rapportent à des extractions de
racines, à l'expérience du calendrier, à la mémoire des nombres, et, accessoirement,
à des multiplications et à des divisions effectuées mentalement.

En ce qui concerne les multiplications, voici certains procédés permettant de faire


rapidement quelques produits simples.

1 - Multiplication de deux nombres compris entre 10 et 20.

On ajoute, à l'un de ces nombres, les unités de l'autre, puis, à la somme indiquée
comme dizaines, on ajoute le produit des unités.

1er exemple : soit à effectuer le produit 12 x 18

On calcule mentalement :

12 + 8 = 20 dizaines

2 x 8 = 16

Produit cherché :

20 diz. + 16 = 216.
2ème exemple : soit à effectuer 15 x 19

On calcule mentalement

15 + 9 = 24 diz.

5 x 9 = 45

Produit cherché :

24 diz. + 45 = 285

Remarque : dans ces calculs, comme dans les suivants, on néglige les mots dizaines
et centaines.

2 - Multiplication de deux nombres de deux chiffres dont les dizaines sont les
mêmes.

On ajoute, à l'un, les unités de l'autre et on multiplie cette somme par le chiffre des
dizaines. Au produit, considéré comme dizaines, on ajoute le produit des unités.

1er exemple : soit à effectuer : 46 x 49

On calcule mentalement :

46 + 9 = 55

55 x 4 = 220 diz.

6 x 9 = 54

Produit cherché :

220 diz. + 54 = 2 254.

2ème exemple : soit à effectuer : 85 x 87

On calcule mentalement :

85 + 7 = 92

92 x 8 = 736 diz.

5 x 7 = 35

Produit cherché :

736 diz. + 35 = 7 395


Remarque : si le chiffre des dizaines est 9, on peut procéder comme suit. On
cherche le chiffre qu'il faut ajouter à chacun des facteurs pour obtenir 100 et on fait le
produit des chiffres obtenus ; le résultat représente les deux derniers chiffres du
produit. Les deux premiers chiffres de celui-ci s'obtiennent en retranchant du
multiplicande le chiffre qui manquait au multiplicateur pour arriver à 100, et vice
versa.

Exemple : soit à effectuer : 95 x 98

On calcule mentalement :

95 + 5 = 100

98 + 2 = 100

5 x 2 = 10

95 - 2 = 93 ou 98 - 5 = 93

Produit cherché :

9 310

3 - Multiplication de deux nombres de deux chiffres terminés par le même


chiffre.

Au produit des dizaines, considéré comme centaines, on ajoute le produit, considéré


comme dizaines, de la somme des dizaines par le chiffre des unités, puis on ajoute
le carré des unités.

1er exemple : soit à effectuer 95 x 54

On calcule mentalement

9 x 5 = 45 centaines

9 + 5 = 14

14 x 4 = 56 diz.

45 cent. + 56 diz. = 506 diz.

4 x 4 = 16

Produit cherché

506 diz. + 16 = 5 076

2ème exemple : soit à effectuer 72 x 32


On calcule mentalement :

7 x 3 = 21 cent.

7 + 3 = 10

10 x 2 = 20 diz.

21 cent. + 20 diz. = 230 diz.

3x3=9

Produit cherché :

230 diz. + 9 = 2 309

4 - Multiplication de deux nombres de deux chiffres terminés par 5.

Au produit des dizaines, considéré comme centaines, on ajoute la moitié de la


somme des dizaines, puis 25 au résultat.

Exemple : soit à effectuer 35 x 75

On calcule mentalement :

3 x 7 = 21 cent.

(3 + 7) / 2 = 5

21 + 5 = 26 cent.

D'où le produit cherché :

2625

Lorsque la somme des dizaines est impaire, on en prend la moitié par défaut et on
adjoint 75 au lieu de 25.

Exemple : soit à effectuer : 35 x 65

On calcule mentalement :

3 X 6 = 18 cent.

(3 + 6) / 2 = 4,5

On ne conserve que 4

18 + 4 = 22 cent.
D'où le produit cherché :

2 275

5 - Carré d'un nombre quelconque terminé par 5.

On ne tient pas compte du 5 et on multiplie le nombre restant par celui qui le suit
immédiatement ; ensuite, on accole 25 au produit.

1er exemple : soit à effectuer 85 ²

On calcule mentalement :

8 x 9 = 72

D'où le carré de 85 :

7 225

2ème exemple : soit à effectuer : 345 ²

On calcule mentalement 34 x 35 par le procédé donné en (2).

On obtient 1 190.

Le carré de 345 est donc 119 025

6 - Multiplication réalisée sans inscrire les produits partiels.

Le procédé n'est pas, à vrai dire, une méthode de calcul purement mental, mais il
permet de donner très rapidement le produit de deux nombres.

A) Le multiplicande et le multiplicateur ont deux chiffres significatifs.

Soit à multiplier 78 par 83. On pose l'opération comme de coutume, c'est-à-dire

78
83
-------------
6 474

Et l'on effectue mentalement les calculs suivants :

a) 8 X 3 = 24 ; on pose 4 sous les unités et l'on retient 2.

b) On fait la somme des produits en croix des quatre chiffres des unités, c'est-à-dire
7 x 3 = 21 ; 8 X 8 = 64 ; total 85 ; on ajoute la retenue 2, ce qui donne 87 ; on écrit 7
à la place des dizaines et l'on retient 8.
c) On effectue enfin le produit des deux derniers chiffres 7 x 8 = 56 ; auquel on ajoute
le reste 8, ce qui donne 64 ; on pose 64 à gauche du chiffre des dizaines et l'on a le
produit : 6 474.

Remarque : il est préférable d'ajouter immédiatement chacune des retenues. Ainsi,


on ajoute 2 à 21, ce qui donne 23 et l'on calcule : 23 + 64 = 87.

B) Le multiplicande et le multiplicateur ont trois chiffres significatifs.

Soit à multiplier 695 par 327. On pose l'opération :

695
327
-------------
227 265

Et l'on effectue, comme précédemment, les calculs suivants :

a) 5 X 7 = 35 ; on écrit 5 au-dessous des unités et l'on retient 3.

b) 9 X 7 = 63 + la retenue 3 = 66 ; 5 x 2 = 10 ; total 76 ; on écrit 6 en avant de 5 et on


retient 7

c) 6 x 7 = 42 + la retenue 7 = 49 ; 5 x 3 = 15 ; total 64 ; 9 x 2 = 18 ; 64 + 18 = 82 ; on
pose 2 et on retient 8.

d) 6 X 2 = 12 + la retenue 8 = 20 ; 9 x 3 = 27 ; 20 + 27 = 47 ; on pose 7 et on retient


4.

e) 6 X 3 = 18 + la retenue 4 = 22 ; on pose 22.

Le résultat cherché est 227 265.

Remarque : si le multiplicateur n'a que deux chiffres, on peut remplacer le chiffre des
centaines par un zéro. Bien entendu, une remarque analogue peut être faite à
propos d'une multiplication quelconque.

Exemple : Soit à multiplier 735 par 28. On pose l'opération :

735
028
-------------
20 580

Et l'on effectue mentalement les calculs suivants

a) 5 X 8 = 40 ; on écrit 0 au-dessous des unités et l'on retient 4.

b) 3 X 8 = 24 + la retenue 4 = 28 ; 5 X 2 = 10 ; total 38 on pose 8 et l'on retient 3.


c) 7 x 8 = 56 + la retenue 3 = 59 ; 5 X 0 = 0 ; 3 X 2 = 6 ; total 65 ; on pose 5 et l'on
retient 6.

d) 7 x 2 = 14 + la retenue 6 = 20 ; 3 x 0 = 0 ; total 20 ; on pose 0 et l'on retient 2.

e) 7 x 0 = 0 plus la retenue 2 ; on pose 2 et l'on obtient le produit définitif : 20 580.

C) Le multiplicande et le multiplicateur ont quatre chiffres significatifs.

Soit à multiplier 8 673 par 4 589. On pose l'opération

8 673
4 589
-----------------
39 800 397

Et l'on effectue mentalement les calculs suivants

a) 3 x 9 = 27 ; on écrit 7 au-dessous des unités et l'on retient 2.

b) 7 X 9 = 63 + la retenue 2 = 65 ; 3 x 8 = 24 ; total 89 ; on pose 9 et l'on retient 8.

c) 6 X 9 = 54 + la retenue 8 = 62 ; 3 X 5 = 15 ; 7 x 8 = 56 ; total 133 ; on pose 3 et


l'on retient 13;

d) 8 x 9 = 72 + la retenue 13 = 85 ; 3 x 4 = 12 ; 6 x 8 =48 ; 7 X 5 = 35 ; total 180 ; on


pose 0 et l'on retient 18

e) 8 X 8 = 64 + la retenue 18 = 82 ; 7 X 4 = 28 ; 6 x 5 = 30 ; total 140 ; on pose 0 et


l'on retient 14.

f) 8 X 5 = 40 + la retenue 14 = 54 ; 6 X 4 = 24 ; total 78 ; on pose 8 et l'on retient 7.

g) 8 X 4 = 32 + la retenue 7 = 39 ; on pose 39.

Le produit cherché est 39 800 397.

D) Le multiplicande et le multiplicateur ont un nombre quelconque de chiffres


significatifs.

Lorsque le multiplicande et le multiplicateur ont chacun plus de 4 chiffres significatifs,


le mécanisme de l'opération ne change pas, mais il devient assez compliqué. Ainsi,
soit à multiplier 238 756 par 12 321. On devra effectuer les calculs suivants :

a) 6x1= 6

b) (5 X 1) + (6 x 2) = 17
c) (7 x 1) + (6 x 3) + (5 x 2) = 35

d) (8 x 1) + (6 x 2) + (7 x 2) + (5 x 3) = 49

e) (3 x 1) + (6 x 1) + (8 x 2) + (5 x 2) + (7 x 3) = 56

f) (2 x 1) + (3 x 2) + (5 x 1) + (8 x 3) + (7 x 2) = 51

g) (2 x 2) + (3 x 3) +(7 x 1) + (8 x 2) = 36

h) (2 x 3) + (3 x 2) + (8 x 1) = 20

i) (2 x 2) + (3 X 1) = 7

j) 2x1=2

DIVISION
Remarque : les symbole / et : ont ici exactement la même signification ; ils
représentent tous les deux l'opérateur de la division. J'ai cependant préféré utiliser le
symbole / ("slash") sur cette page, pour des raisons purement visuelle : il se voit
mieux que les deux points.

La méthode la plus habituellement employée en calcul mental est calquée sur le


procédé utilisé dans la division écrite. Il n'y a donc pas lieu de la décrire.

En revanche, il est intéressant de signaler quelques procédés particuliers.

Pour diviser un nombre par 2, on le décompose en deux parties : l'une


formée par le plus grand nombre de dizaines divisible par 2 et l'autre par un
certain nombre d'unités. On effectue la division de ces deux parties et on
fait le total des deux moitiés.

Exemple: 158 / 2

On a 15 dizaines. On en prend 14 et il reste 18 unités.

140 / 2 = 70

18 / 2 = 9

70 + 9 = 79

Remarque : on peut également arrondir le nombre à la dizaine supérieure, prendre la


moitié de celle-ci et soustraire du résultat la moitié de ce que l'on a ajouté.

Exemple: 658 / 2

658 + 2 = 660
660 / 2 = 330

330 - 1 = 329

Pour diviser un nombre par 3, on le décompose en deux parties : l'une


formée par le plus grand nombre de dizaines divisible par 3 et l'autre par un
certain nombre d'unités. On effectue la division de ces deux parties et on
additionne les résultats.

Exemple : 255 / 3

On a 25 dizaines. On en prend 24 et il reste 15 unités.

240 / 3 = 80

15 / 3 = 5

80 + 5 = 85

Remarque : on peut également arrondir le nombre à la dizaine supérieure, prendre le


tiers de celle-ci et soustraire du résultat le tiers de ce que l'on a ajouté.

Exemple : 477 / 3

477 + 3 = 480

480 / 3 = 160

160 - 1 = 159

Pour diviser un nombre par 4, on en prend deux fois la moitié :

Exemple: 538 / 4

538 = 540 - 2

540 / 2 = 270

270 - 1 = 269

269 = 270 - 1

270 / 2 = 135

135 - 0,5 = 134,5

- De même qu'en ce qui concerne la multiplication, la division d'un nombre entier ou


décimal par 10, 100, 1 000 Ion est immédiate puisqu'elle revient à placer une virgule
à 1, 2, 3, n rangs vers la gauche à partir des unités, ou à reculer la virgule de 1, 2, 3,
n rangs vers la gauche, et à remplacer par des zéros les unités manquantes.

- Pour diviser un nombre par 0,1, 0,01, 0,001, etc., on le multiplie par 10, 100, 1 000,
etc.

- Pour diviser un nombre par 0,2, 0,3, 0,02, 0,03, etc., on le multiplie par 10, 100, 1
000, etc., et l'on divise le résultat par 2, 3, etc.

Exemple: 84 / 0,03

84 x 100 = 8 400

8 400 / 3 = 2 800.

- Pour diviser un nombre par 5, 50, 500, etc., on le divise par 10, 100, 1 000, etc., et
l'on multiplie le résultat par 2. On peut aussi multiplier d'abord par 2 puis diviser le
résultat par 10, 100, 1 000, etc.

Exemple : 480 / 50

480 / 100 = 4,8

4,8 x 2 = 9.6.

- Pour diviser un nombre par 0,05, 0,05, 0,005, etc., on le multiplie par 2, 20, 200,
etc.

Exemple : 537 / 0,05

537 x 20 = 10 740

- Pour diviser un nombre par 0,25, on le multiplie par 4.

Exemple : 125 / 0,25

125 x 4 = 500

Pour diviser un nombre par 2,5, 25, 250, etc., on le divise par 10, 100, 1 000, etc., et
l'on multiplie le résultat par 4. On peut aussi multiplier d'abord le nombre par 4 et
diviser le résultat par 10, 100, 1 000, etc.

Exemple : 1 600 / 25

1 600 / 100 = 16

16 x 4 = 64.

- Pour diviser un nombre par 0, 125, on le multiplie par 8..


Exemple : 1 / 0, 125

1 x 8 = 8.

- Pour diviser un nombre par 1,25, 12,5, 125, etc., on le divise par 10, 100, 1 000,
etc., et l'on multiplie le résultat par 8. On peut aussi multiplier par 8 et diviser le
résultat par 10, 100, 1 000, etc.

Exemple : 60 / 12,5

60 / 100 = 0,6

0, 6 x 8 = 4,8.

Remarque : pour diviser un nombre par 1,25, on peut en prendre les 4/5.

Exemple : 85 / 1,25

85 / 5 = 17

17 x 4 = 68.

- Pour diviser un nombre par 0,75, on en prend les 4/3.

Exemple : 63 / 0,75

63 / 3 = 21

21 x 4 = 84.

- Pour diviser un nombre par 7,5 ou 75, on le divise par 10, 100, 1 000, et l'on prend
les 4/3 du résultat.

Exemple : 2 400 / 75

2 400 / 100 = 24

24 / 3 = 8 ;

8 x 4 = 32.

- Pour diviser un nombre par 1,5, on prend les 2/3.

Exemple : 75 / 1,5

75 / 3 = 25

25 x 2 = 50.

Ou :
75 x 2 = 150

150 / 3 = 50.

- Pour diviser un nombre par 15, 150, on le divise par 10, 100, et l'on prend les 2/3
du résultat.

Exemple : 6,3 / 15

6,3 / 10 = 0,63

0,63 / 3 = 0,21

0,21 x 2 = 0,42.

- Pour diviser par 6, 8, 9, 12, 15, 18, etc., on opère par divisions successives.

On a, en effet

6=3x2

8=4x2

9=3x3

12 = 6 x 2 ou 4 x 3

15 = 5 x 3

18 = 6 x 3 ou 9 x 2

Exemple 136 / 8

136 / 4 = 34

34 / 2 = 17

Ou :

136 / 2 = 68

68 / 4 = 17

Exemple: 132 / 12

132 / 4 = 33

33 / 3 = 11
Ouf ! C'est fini ! Vous avez tout compris, ou je recommence ?? Le compte est bon ?
Alors on arrête. Passons à un calcul d'un niveau encore plus extraordinaire : celui
utilisé par les plus grands calculateurs prodiges de la planète. Les démonstrations
des calculateurs prodiges sont rarement présentées comme des effets magiques,
mais plutôt comme les exploits d'un cerveau supérieur. Je ne citerais qu'en passant
les quatre effets de calculateur prodige que les magiciens ont mis à leur répertoire, à
savoir :

• La détermination du jour de la semaine de n'importe quelle date annoncée par


un spectateur
• Prédiction ou divination d'un nombre pensé mentalement par un spectateur
• La réalisation d'un carré magique dont le total est imposé à l'avance par un
spectateur
• L'extraction ultrarapide de racines cubiques

Vous comprendrez que je ne peut pas laisser en libre circulation sur Internet tous les
tours des grands magiciens et calculateurs prodiges, même si j'en connais un certain
nombre. Parmi les 4 tours cités ci-dessus, je vais tout de même vous en expliquer un
maintenant, car, en plus de son côté sensationnel, il peut entrer dans le cadre du
développement et de l'utilisation de la mémoire. Il s'agit de l'extraction ultrarapide de
la racine cubique d'un nombre.

Si d'autres tours de magie de ce type vous intéressent, vous pouvez néanmoins


m'écrire, afin que je vous envoie en privé (par mail) le tour, ce qui évite de le laisser
en permanence sur Internet. Il ne faut pas oublier qu'un tour dont tout le monde
connaît le secret n'est plus un tour de magie.

Extraction Rapide de Racines Cubiques


La démonstration se déroule de la manière suivante: le magicien demande à un
spectateur de choisir n'importe quel nombre compris entre 1 et 100, de l'élever au
cube, et d'annoncer le résultat obtenu. Le magicien donne instantanément la racine
cubique du nombre annoncé. Pour réaliser ce tour, il faut d'abord mémoriser les
cubes des nombres de 1 à 10. Les voici:

1-1

2-8

3 - 27

4 - 64

5 - 125

6 - 216

7 - 343
8 - 512

9 - 729

10 - 1000

Si vous voulez connaître des techniques de mémorisations pour retenir ces 10


nombres, vous pouvez consulter la page "Les techniques de mémorisation" de mon
site. Mais n'oubliez pas que pour ce tour, c'est avant tout la rapidité qui compte (à
éviter, donc, les concaténations dont le décodage serait plus long que le calcul de la
racine cubique elle-même ...).

Un examen rapide de cette table montre que chaque cube se termine par un chiffre
différent. Ce chiffre correspond à la racine cubique dans tous les cas sauf 2 et 3, et 7
et 8. Pour ces quatre cas, le dernier chiffre du cube est égal à la différence entre la
racine cubique et 10.

Pour voir comment cette information est utilisée par le calculateur prodige,
supposons qu'un spectateur annonce le cube 250047. Le dernier chiffre de ce
nombre est 7, ce qui indique immédiatement au calculateur que le dernier chiffre de
la racine cubique est 3.

Le premier chiffre de la racine cubique est alors déterminé de la manière suivante :


supprimez les trois derniers chiffres du cube (quel que soit le nombre de chiffres le
composant) pour ne retenir que les chiffres restants. Dans cet exemple, il s'agit de
250. Dans la table ci-dessus, 250 se trouve entre les cubes de 6 et de 7. Le plus petit
de ces deux chiffres - en l'occurrence 6 - correspond au premier chiffre de la racine
du nombre annoncé. Par conséquent, la réponse correcte est 63.

Prenons un autre exemple afin que tout soit bien clair. Si le spectateur vous annonce
le nombre 19683, le dernier chiffre, 3, indique que le dernier chiffre de la racine
cubique est 7.

Éliminons les trois derniers chiffres dans 19683, ce qui nous laisse 19, qui est situé
entre les racines cubiques de 2 et de 3. Le plus petit de ces deux chiffres est 2 ; par
conséquent, la racine cubique de 19683 est 27.

A vrai dire, un calculateur prodige professionnel apprendrait par cœur les cubes de
tous les nombres entre 1 et 100 (en utilisant la méthode des tables de rappel que
vous connaissez), et utiliserait cette information pour calculer des cubes plus élevés.
Mais la méthode que je viens de vous décrire est simple, et l'effet qu'elle permet de
produire spectaculaire pour un public profane. Curieusement, il existe des règles
encore plus simples pour trouver des racines de puissances supérieures à trois. Il est
particulièrement facile de calculer des racines cinquièmes, n'importe quel nombre et
sa puissance cinquième se terminant par le même chiffre.

Un dernier point, même si j'ai déjà eu l'occasion de le dire sur mon site, concernant
les tours de magie. A la fin du tour, ne dites absolument rien de la méthode
utilisée, aux spectateurs curieux qui vont venir vous questionner. Laissez-les dans le
doute, dans le mystère le plus total. Dites leur par exemple que vous avez
simplement un don exceptionnel en matière de calcul mental, ce qui les agacera
encore plus car ils ne pourront pas, en effet, dire le contraire !

Introduction

A notre époque plus qu'à aucune autre, l'homme souffre d'un mal psychologique bien
connu : la dispersion. L'agitation des villes, la tension nerveuse qu'engendrent la
plupart des professions actuelles, la surabondance de l'information et le matraquage
publicitaire auxquels nul n'échappe, tout cela fait que l'on fixe moins bien son
attention, que l'on éprouve de plus en plus de difficultés à se concentrer.

On lit un livre et l'on s'aperçoit tout à coup que les yeux ont poursuivi le parcours des
lignes, mais que l'esprit est ailleurs : on a perdu le fil de la pensée de l'auteur, on
repart en arrière pour retrouver le passage ou l'on s'est dispersé.

Dans un magasin, c'est la vendeuse qui vous dit un prix pour un autre, ou qui se
trompe dans l'addition manuelle ou dans la frappe sur la caisse enregistreuse :
distractions dues au manque d'attention, son esprit ayant vagabondé ailleurs.

En automobile, vous prenez tous les jours la route de gauche à tel carrefour. Un jour
où vous devez aller à droite pour une course, vous tournez quand même à gauche
parce que c'est votre habitude et que vous n'avez pas été assez attentif au moment
où vous approchiez du croisement. Manque de concentration.

On pourrait multiplier les exemples de dispersion mentale, de manque d'attention et


de concentration. Il est évident que cette dispersion et ce manque de concentration
nuisent à la qualité de notre vie quotidienne et professionnelle. Cela nuit également
beaucoup à la qualité de notre personnalité. On est moins efficace lorsqu'on est
insuffisamment concentré. On retire beaucoup moins d'un livre, d'un article, d'un
dossier, d'une conférence lorsqu'on est trop peu attentif.

Une bonne attention qui reste fixée sur ce qui nous intéresse à tel moment
déterminé, c'est la meilleure façon d'enrichir notre mémoire d'un maximum de faits,
de données, d'informations qui peuvent nous être utiles. D'ailleurs le développement
de l'attention et de la concentration est un excellent moyen d'améliorer la mémoire.
Plus l'attention est bonne, meilleure est la mémoire.

Avez-vous remarqué, par ailleurs, combien il est désagréable de chercher à se


concentrer sur un sujet auquel on veut réfléchir ou que l'on désire étudier, et de
constater qu'à plusieurs reprises l'esprit a fui ailleurs et que l'on pense à toute autre
chose ? Au contraire, celui qui sait se concentrer acquiert une efficacité
extraordinaire dans sa réflexion ou dans son étude.

Le Pr. Walter a consacré plusieurs années à étudier le phénomène de l'attention et à


expérimenter les moyens pratiques de l'améliorer. Il a ensuite préparé une méthode
destinée à développer notre pouvoir d'attention et de concentration. Cette méthode
vous sera révélée ici, sur cette page, dans quelques secondes.

Après avoir bien compris le phénomène de l'attention et de la concentration vous


trouverez dans cette méthode de très nombreux exercices pratiques, faciles et
intéressants. Très vite vous ferez des progrès et vous arriverez après quelques mois
à avoir une maîtrise totale de vos pensées. Quel que soit votre degré d'inattention ou
de dispersion, vous apprendrez à fixer votre attention sur un sujet précis jusqu'à ce
que vous décidiez volontairement de passer à autre chose. Et lorsque vous
réfléchirez, lorsque vous voudrez diriger votre concentration sur telle ou telle pensée
intérieure, vous resterez fixé sur cette pensée et éliminerez sans effort toutes les
images mentales qui ne sont pas en rapport avec votre préoccupation. C'est un atout
considérable que de pouvoir maîtriser totalement ses pensées.

Vous constaterez aussi qu'enfin de compte, le développement de votre concentration


est un moyen simple d'aboutir tout naturellement à la maîtrise de soi (cela fait l'objet
d'une leçon spéciale).

Je suis persuadé que l'étude de ce cours vous apportera beaucoup. Si vous voulez
être capable de profiter de chaque minute de votre existence et de tirer le meilleur de
tout ce que vos cinq sens vous apportent, développez votre pouvoir d'attention et de
concentration. Suivez attentivement le cours ci-dessous, et vous en retirerez des
avantages considérables.

Comment bien se concentrer ?


Nous allons maintenant voir comment il faut se concentrer pour étudier, réfléchir ou
rédiger. Tout entraînement de la mémoire doit commencer par un entraînement à la
concentration.

Il existe deux type de concentration : la concentration immédiate, dont nous avons


besoin pour observer avec soin un document, un visage, un événement, un
spectacle, un monument, un tableau, et la concentration prolongée dont nous avons
besoin pour étudier, apprendre, retenir, rédiger, calculer, penser, réfléchir. Nous
parlerons ici essentiellement de la concentration prolongée, qui est indispensable,
par exemple, pour passer une épreuve écrite durant un examen.

Plus vous vous concentrerez facilement, plus les souvenirs se graveront rapidement
et profondément dans votre esprit. Nous allons donc vous apprendre à vous
concentrer et c'est un entraînement auquel il faut vous appliquer tout
particulièrement. Beaucoup d'entre nous (vous peut-être qui lisez cette page web) se
plaignent d'avoir du mal à se concentrer. Vous verrez qu'en suivant les méthodes
que nous vous conseillons, vos facultés de concentration vont se trouver multipliées.

Observons tout d'abord que pour une durée limitée, vous pouvez vous concentrer sur
tout ce qui vous plait : vous pouvez regarder la lampe de votre chambre, vous
pouvez observer une personne qui passe dans la rue, vous pouvez regarder vos
chaussures ou la couverture d'un livre.

Cela prouve, par conséquent, que votre pouvoir de concentration est


soumis à votre volonté.

Remarquons ensuite que nous nous concentrons facilement sur ce qui nous
intéresse. Lorsque vous avez faim et que vous faites votre menu au restaurant, vous
ne vous laissez pas distraire, vos pensées ne vagabondent pas. De même lorsque
vous lisez un article sur une chose qui vous passionne (votre sport favori, le cinéma,
le théâtre, la musique, la photo, les voitures, ou même l'électronique peut-être) vous
n'avez aucune difficulté à vous concentrer sur cet article.

Faisons maintenant le point en ce qui concerne votre cas personnel :

Prenez une feuille de papier, et divisez-la en deux colonnes comme le tableau ci-
dessous : à droite, vous allez faire la liste des questions ou occupations pour
lesquelles vous éprouvez des difficultés à vous concentrer, et à gauche, vous
noterez les sujets, questions ou occupations sur lesquels vous vous concentrez
facilement.

Concentration facile Concentration difficile


Il y a neuf chances sur dix pour que la colonne de gauche contienne la liste des
choses qui vous intéressent le plus et celle de droite celles qui vous intéressent
moins ou que vous connaissez moins. Cela vous aidera à comprendre les méthodes
par lesquelles vous pouvez augmenter votre pouvoir de concentration.

Mais posons-nous tout de suite cette question

Qu'est-ce au fond que la concentration ?

La concentration, c'est la faculté de fixer son attention sur un sujet ou une


occupation volontairement choisie en se refusant à laisser aller cette
attention vers d'autres sujets qui la sollicitent.

Autrement dit, parmi toutes les images et pensées qui peuvent évoluer dans notre
cerveau, nous devons faire un choix en faveur de celles que nous avons décidé de
suivre et repousser celles qui sont étrangères.

Il faut remarquer que la difficulté n'est pas de choisir le sujet sur lequel on veut se
concentrer, mais plutôt d'éliminer l'intrusion de pensées extérieures qui, comme par
malice, cherchent à occuper l'esprit pour chasser celles qu'on veut suivre. De ce fait,
la concentration est surtout une action de défense contre des incursions extérieures.
Pour mieux se concentrer, il faut d'abord s'armer contre ces envahisseurs du
cerveau. Nous allons voir comment, à travers les 6 étapes de la concentration.

PREMIÈRE ÉTAPE POUR VOUS CONCENTRER

Il ne faut pas croire que l'on peut se concentrer dans n'importe quelles conditions. Si
vous devez vous concentrer sur une étude, il faut d'abord vous isoler du monde
extérieur. Choisissez un cadre favorable à l'étude. Il vous faut du calme, de la
lumière, une température normale, du silence. Rien n'est plus préjudiciable à la
concentration que des bruits, surtout ceux qui se répètent et qui crispent.

Choisissez aussi un siège confortable où vous êtes assis assez droit, une table d'une
hauteur adéquate.

Ce cadre de travail est important pour deux raisons. D'abord parce que vous ne
pouvez vous concentrer et étudier que si ces conditions de calme et de confort sont
respectées, ensuite parce que vous arriverez à créer chez vous un réflexe
conditionné de concentration en vous replaçant à chaque fois dans les mêmes
conditions matérielles d'étude. Votre esprit prendra automatiquement une attitude
éveillée, attentive, concentrée lorsque votre corps se retrouvera placé dans les
mêmes conditions matérielles. Vous aurez donc beaucoup plus de facilité à vous
concentrer au fur et à mesure que l'habitude s'encrera.

Retenez bien ce point :

Choisissez un cadre propice à la concentration et habituez-vous y.

DEUXIÈME ÉTAPE POUR VOUS CONCENTRER

Votre cadre choisi, il faut qu'une fois installé, vous n'ayez pas de motif de distraction.
Il faut donc éliminer tout ce qui, autour de vous, pourrait être sujet d'évasion.
Éloignez le roman que vous lisez à vos heures de distraction, la documentation ou le
matériel relatif à vos prochaines vacances ou à vos loisirs habituels, les cartes
routières, votre journal, votre revue préféré, votre baladeur, etc.

Ne vous placez pas devant votre fenêtre. D'abord parce que vous recevrez la lumière
de face, ensuite et surtout parce que ce que vous apercevez par votre fenêtre peut
être un sujet permanent et répété de distraction. Ce sont des petits détails, mais ils
ont une grande importance surtout lorsque l'on veut s'entraîner à une meilleure
concentration.

Bien entendu, il faut éliminer la proximité de la télévision ou de la radio, ainsi que le


va et vient de personnes autour de vous. Pensez aussi à éteindre votre téléphone
portable, ou toute autre source qui serait susceptible de vous déranger. Enfin,
éliminez quelques facteurs matériels personnels : la faim, la soif, etc. Si vous devez
vous déranger pour aller boire ou pour croquer un biscuit, cela interrompt votre
rythme de travail. Buvez un grand verre d'eau, croquez un biscuit (au germe de blé,
c'est bon pour le cerveau) ou un morceau de chocolat avant de commencer à
travailler. Ou bien ayez ce verre d'eau et ce biscuit à portée de la main (mais pas
sous les yeux).

Tout ceci semble évident, mais si vous êtes interrompu une fois par les informations
à la radio, deux fois par une personne qui entre et qui sort ou qui vous parle, une fois
parce que vous devez aller boire, dix fois par les spectacles de la rue, quatre fois par
la sonnerie de votre téléphone portable, ne dites pas que vous ne savez pas vous
concentrer. Dites que vous ne vous placez pas dans des conditions où la
concentration est possible.

Par conséquent pour être capable de vous concentrer, suivez bien le second principe
:

Éliminez les causes matérielles de distraction et d'interruption.

Retenons déjà les deux premiers principes à appliquer pour obtenir une bonne
concentration
• Choisissez un cadre propice.
• Éliminez les causes matérielles de distraction.

Dès aujourd'hui, mettez ces règles en application dans tous les cas où vous désirez
vous concentrer correctement.

TROISIÈME ÉTAPE POUR VOUS CONCENTRER

Êtes-vous physiquement en forme pour effectuer un travail intellectuel suivi ? Nous


avons parlé de l'oxygénation du sang et du rôle du sang pour irriguer le cerveau.
Nous avons parlé aussi des éléments chimiques nécessaires à l'activité des cellules
cérébrales. Pour plus de conseils sur l'alimentation du cerveau, vous pouvez
consulter la page Comment "tricher" aux examens ?

Si vous n'avez pas respecté (volontairement ou non) les règles d'hygiène que nous
avons préconisées, ou si vous vous trouvez dans un état de fatigue excessif, ne
cherchez pas à vous concentrer sur vos sujets d'étude. Si vous insistez, vous vous
fatiguerez davantage. Comme vous serez fatigué, vous n'avancerez pas dans votre
étude, vous vous surmènerez, vous serez pris dans un cercle vicieux. Par
conséquent si vous n'êtes pas en forme physiquement, ne cherchez pas cette
concentration qui vous fuirait. Reposez-vous, quitte à vous lever une heure plus tôt le
lendemain. Et avant de vous coucher, allez respirer un peu d'air frais en faisait une
demi-heure de marche.

Contrôlez votre forme physique et votre hygiène de la mémoire à l'aide du tableau ci-
dessous.

Alimentation adaptée à l'effort intellectuel oui non

Oxygénation des poumons hebdomadaire


oui non
et quotidienne
insuffisantes
normales (8
Heures de sommeil (moins de 6
heures)
heures)

Consommation de tabac ou de cigarettes non trop

Consommation d'alcool non oui

Fatigue générale non oui

Si vous avez 3 réponses ou plus dans la colonne de droite, vous ne pouvez pas
raisonnablement espérer vous concentrer facilement. C'est sur ces points-là que
doivent porter vos efforts avant de pratiquer des exercices de concentration.
Pourtant il peut arriver que, malgré une bonne hygiène cérébrale, vous ne vous
sentez pas complètement en forme un jour ou l'autre. Dans ce cas il faut simplement
faire une petite cure de rafraîchissement avant de vous mettre au travail.

Faites 10 minutes de marche, puis prenez une douche. Si vous n'avez pas la
possibilité de prendre une douche, passez-vous de l'eau froide sur le visage. Puis
buvez un verre d'eau fraîche, de lait, de thé glacé, ou de café glacé (si vous le
supportez bien). Vous pouvez alors vous mettre au travail et vous concentrer
facilement.

N'oubliez de toute façon pas le 3ème principe :

Ne vous concentrez que si votre forme physique vous le permet.

QUATRIÈME ÉTAPE POUR VOUS CONCENTRER

Nous allons aborder maintenant les conditions intérieures psychologiques d'une


bonne concentration.

Reprenons l'expérience faite précédemment. Vous avez fait un tableau à deux


colonnes. A gauche vous avez inscrit la liste des sujets et occupations pour lesquels
vous n'avez pas de mal à vous concentrer. A droite, ceux pour lesquels vous
éprouvez des difficultés de concentration. Nous avions ainsi vérifier qu'il est facile de
se concentrer sur les sujets que l'on aime et difficile sur les sujets que l'on n'aime
pas. Cela signifie par conséquent que des facteurs émotionnels, sentimentaux et
subjectifs interviennent pour commander ou non la concentration.

La non-concentration est un peu comme un réflexe de défense contre les sujets qui
ne nous plaisent pas suffisamment. Votre inconscient repousse l'étude ou la lecture
qui lui déplait. Ceci amène donc tout naturellement à la conclusion suivante : il faut
que le sujet sur lequel vous voulez vous concentrer vous plaise.

Mais, direz-vous, on peut par obligation avoir à étudier précisément des choses qui
ne plaisent pas.

Pour vous faire accepter avec bonne volonté ces sujets sur lesquels vous vous
concentrez mal, il faut que vous preniez suffisamment conscience de leur intérêt.
Examinez soigneusement les raisons qui vous poussent à faire cet effort : le diplôme
que vous voulez obtenir, les recherches que vous voulez mener à bien, la situation
plus brillante que vous désirez, l'admiration de vos supérieurs, bref, ce qui constitue
votre objectif et pour lequel vous faites un effort d'étude et de concentration.
Pénétrez-vous bien de cette image et de cet objectif avant de vous mettre à l'étude.

Allons plus loin encore ; pour faciliter cet effort et pour que votre esprit mesure mieux
l'importance de votre objectif (donc de l'étude qui vous permettra de l'atteindre) vous
allez faire ceci : prenez deux cartes (dimension carte postale) ; sur l'une résumez, en
un ou deux mots, ce qui vous arrivera si vous vous concentrez et si vous vous
mettez à l'étude avec constance ; sur l'autre inscrivez ce qui vous arrivera si vous ne
vous concentrez pas, si vous laissez votre esprit perdre un temps précieux en
rêveries, si vous vous laissez aller. Mieux, vous pouvez dessiner (aucune importance
que vous dessiniez bien ou mal) ce qui se passera si vous vous concentrez, et ce qui
se passera si vous ne le faites pas Placez ces deux cartes devant vos yeux,
regardez-les bien, surtout si votre attention faiblit, si votre esprit cherche à
vagabonder.

En mettant ainsi par écrit (mots ou dessins) avantages et inconvénients, vous vous
pénétrez intérieurement de l'importance de votre sujet. Votre esprit acceptera alors
beaucoup mieux l'effort de concentration que vous lui demandez.

Mettez en pratique cette quatrième règle :

Pénétrez-vous bien du but que vous atteindrez grâce à votre concentration.

En résumé, pour obtenir une concentration correcte, vous appliquerez maintenant les
4 principes déjà étudiés

• Choisissez un cadre propice.


• Éliminez les causes matérielles de distraction.
• Soyez sûr de votre forme physique.
• Pénétrez-vous bien de votre but.

Exercice

Fermez les yeux, représentez-vous le chiffre 1. Lorsque vous le voyez clairement en


pensée, représentez-vous le chiffre 2 en ayant parfaitement effacé de votre pensée
l'image du chiffre 1.

Continuez ainsi jusqu'à 10.

Cet exercice est un excellent entraînement à la concentration.

CINQUIÈME ÉTAPE POUR VOUS CONCENTRER

Il vous est peut-être arrivé de vouloir vous concentrer sur une lecture, mais que
malgré vos efforts, votre attention se détourne constamment, vous ne progressez
pas. Cinq fois, dix fois vous devez reprendre votre lecture à la phrase précédente
pour essayer d'enchaîner.

Cela peut provenir des différentes causes que nous avons déjà analysées, mais cela
peut très bien être la conséquence d'un autre facteur : vous n'avez pas une base de
connaissances suffisantes pour aborder cette lecture.

Si vous demandez à un enfant de douze ans de lire un passage du Discours de la


Méthode de Descartes, il n'arrivera pas à se concentrer et après en avoir lu trente
lignes il sera dans l'incapacité de vous expliquer ce qu'il a lu. Il aura d'ailleurs lu
"machinalement", car dès la lecture de la première phrase, son attention se sera
portée sur autre chose.

Il en est de même pour chacun de nous : si nous abordons une lecture à propos de
laquelle nous ne possédons pas de connaissances suffisantes, notre esprit ne
pouvant comprendre la totalité de ce qui est écrit, il s'évade, puisqu'il a besoin de se
fixer sur quelque chose et que nous ne lui offrons qu'un aliment qu'il ne peut
assimiler.

C'est pourquoi, lorsque vous éprouvez des difficultés à vous concentrer sur une
lecture un peu ardue, il faut vous poser cette question : "Ai-je les connaissances de
base indispensables à la compréhension de ce texte ?". Si vous répondez
négativement, il faut évidemment remédier à cet état de choses en faisant des
lectures préparatoires.

Vous gagnerez souvent beaucoup de temps en lisant préalablement un, deux ou


même trois ouvrages plus faciles, plutôt que de progresser péniblement dans la
lecture d'un ouvrage qui n'est pas encore à votre portée.

Quelquefois, la difficulté à se concentrer peut provenir non du fond de l'ouvrage,


mais de sa forme. Il se peut que les questions traitées dans ce livre soient à votre
portée, mais que l'auteur use d'un vocabulaire très riche et très précis. De ce fait, le
sens de certaines phrases vous échappe parce que vous ignorez le sens de
plusieurs mots.

Là encore votre attention risque de s'éclipser, parce que vous ne comprenez pas
instantanément le sens de ce que vous lisez. Le remède est simple, il faut consulter
un dictionnaire pour tous les mots dont vous ignorez le sens ou dont le sens est trop
imprécis pour vous.

Il suffit de rencontrer, dans une phrase, deux ou trois mots que vous ne comprenez
que "vaguement" et le sens général de la phrase vous échappe "totalement". Ne
laissez jamais passer un mot sans en chercher la signification dans votre
dictionnaire.

Que ce soit pour le fond de l'ouvrage ou pour le vocabulaire qu'il contient, ne


négligez jamais la cinquième règle indispensable à votre concentration :

Assurez-vous que vous possédez les connaissances de base


indispensables à la lecture que vous entreprenez.

SIXIÈME ÉTAPE POUR VOUS CONCENTRER

Nous avons déjà parlé de l'importance de vos objectifs personnels. Nous avons dit
que votre concentration est plus facile si vous prenez pleinement conscience de
l'importance de la lecture ou du travail que vous entreprenez. Néanmoins, pour que
votre concentration soit parfaite, il faut que vous assuriez à votre esprit un intérêt
immédiat. Il faut que vous arriviez à prendre un intérêt suffisant à ce que vous lisez
ou étudiez.

Comment vous passionner pour ce que vous devez lire ?

Tout d'abord, en vous pénétrant bien des avantages que vous retirerez de cette
lecture, non plus comme précédemment en fonction de vos objectifs à long terme,
mais en fonction de l'utilité directe de votre étude. Par exemple en lisant tel ouvrage
d'initiation à l'électronique, vous saurez que cela vous permettra de mieux
comprendre ultérieurement certains composants électroniques.

Ensuite, en vous posant un certain nombre de questions : pourquoi ce livre a-t-il été
écrit, quel est le but de l'auteur, qui était-il ? Bref, en recherchant le sens profond de
l'ouvrage ou de l'œuvre de l'écrivain, vous arriverez à augmenter l'intérêt que vous
porterez à votre lecture, et votre concentration en sera facilitée.

A ce propos, ne manquez jamais de lire la préface et la table des matières. Dans la


préface ou l'introduction, l'auteur cherche en général à faire comprendre en quelques
pages pourquoi il a écrit son livre et ce qu'il a voulu présenter, expliquer ou
démontrer. Quant à la table des matières, elle vous donne une vue d'ensemble de
l'ouvrage, elle le résume.

En lisant et relisant la préface, vous augmenterez votre intérêt pour l'ouvrage que
vous voulez lire. C'est pourquoi avant de vouloir concentrer votre attention sur une
lecture un peu ardue, il faut respecter la sixième règle :

Cherchez à accroître votre intérêt immédiat pour l'ouvrage que vous lisez.

Voici terminé l'exposé des six points-clés de la concentration dans l'étude. Ne


cherchez pas à vous concentrer si vous négligez volontairement ou non l'un de ces
six points. Rappelons-les sous une forme résumée :

1. Choisissez votre cadre.

2. Éliminez les causes de distraction.

3. Soyez physiquement en forme.

4. Pénétrez-vous de votre but.

5. Ayez les connaissances de base.

6. Augmentez votre intérêt immédiat.

Pour vous souvenir de ces 6 points, construisons une "concaténation" avec la


première syllabe de chaque mot-clé.
Nous obtenons :

CADISFOR - BUCONINT

Avant d'en terminer avec cette importante question, voyons comment retrouver une
meilleure concentration, lorsqu' au cours de votre étude votre attention s'échappe et
laisse pénétrer des idées étrangères.

Première chose à faire : reprendre profondément conscience de votre objectif


personnel. Pensez fortement à ce qui vous attend si vous menez votre étude à bon
terme et songez aussi, clairement, à ce qui se passera si vous ne gardez pas une
concentration suffisante pour terminer votre étude.

Seconde chose : retrouvez dans votre livre le point exact où vous avez perdu votre
concentration et marquez le d'une croix au crayon. Voyez si ce n'est pas la difficulté
de compréhension qui a causé votre évasion (étape 5) et dans ce cas, remédiez-y.

Si ce n'est pas le cas, reprenez votre lecture et marquez à chaque fois d'une croix le
passage où votre attention s'est relâchée. Si vous avez plus de 3 points dans la
même page, inutile de continuer.

Arrêtez-vous une demi-heure, prenez l'air, marchez un peu, buvez une tasse de café
ou un grand verre d'eau, recherchez dans la liste CADISFOR - BUCONINT quelles
causes vous empêchent de vous concentrer, et en trouvant la cause vous trouverez
le remède. Dans ces conseils sur la concentration, nous avons la plupart du temps
pris comme exemple la concentration dans l'étude, mais, il va de soi que le schéma
CADISFOR - BUCONINT est valable aussi bien pour la concentration prolongée
dans d'autres domaines : par exemple pour vous concentrer sur la rédaction d'un
rapport ou sur la préparation d'un exposé que vous avez à faire.

Pour terminer l'étude des problèmes de l'attention et de la concentration, nous vous


recommandons d'éviter deux choses :

1. La lecture - rêverie. Pendant que vous lisez, même un roman distrayant, ne vous
laissez jamais aller à la rêverie à propos d'une idée ou d'un mot que vous rencontrez.
Cela irait à l'encontre même de tout ce que vous faites par ailleurs pour développer
votre concentration. Il faut vous créer de bons réflexes conditionnés. Vous lisez, cela
doit signifier pour votre cerveau "obligation de me concentrer sur ce que je lis",
"défense de rêver". Si vous voulez rêver, fermez votre livre, changez de place,
installez-vous dans un fauteuil confortable et rêvez. Mais interdisez-vous le mélange
"lecture -rêverie". C'est un mélange empoisonné.

2. La lecture - berceuse. Beaucoup de personnes lisent avant de s'endormir. Il n'y a


rien à redire à cela. Mais à condition que l'on arrête consciemment de lire, que l'on
se couche et que l'on s'endorme ensuite. Pour les mêmes raisons que celles qui
viennent d'être données au paragraphe "lecture - rêverie", il ne faut pas utiliser cette
lecture du soir pour passer progressivement de l'état de veille à celui de demi-
sommeil, le livre étant ensuite abandonné à la hâte avant de s'endormir
profondément. Ne lisez jamais lorsque vous sentez le sommeil venir et votre
attention s'évanouir.
Exercice

Voici un exercice qui vous entraînera à vous concentrer sur un seul sujet et en même
temps à creuser un problème sans vous laisser distraire.

Tout d'abord, voyez si vous appliquez bien les 6 règles que nous venons d'étudier
pour la concentration.

Ensuite, prenez un objet quelconque : examinez-le en songeant à sa fabrication et à


ses origines, même lointaines.

Exemple : vous prenez un couteau : il est fait de bois et d'acier ; le bois a été tourné,
taillé, percé. Ce bois provient d'arbres, ces arbres ont été abattus par des hommes,
etc. La lame est en acier ; l'acier provient de fer et du charbon, le fer est extrait du
minerai, etc.

Voyez jusqu'où vous pouvez remonter pour toutes les parties constituant l'objet en
question. La difficulté est de ne pas vous laisser entraîner par des pensées externes.

Le processus normal de mémorisation

J.C. MICHEL

Je vous propose ici un programme complet de développement de la


mémoire, en vous enseignant des techniques de mémorisation concrètes,
et applicables dans tous les cas où vous avez besoin de votre mémoire (au
travail, à la maison, pour vos études, etc.).
Introduction

Bien souvent on entend des gens dire : "Comme Untel a de la chance, il a une
mémoire extraordinaire..." C'est que tout le monde se rend compte de l'importance
de la mémoire aussi bien dans la vie courante que dans la vie professionnelle. Dans
la plupart des professions, la mémoire est un outil précieux. Ceux qui disposent
d'une mémoire meilleure que la moyenne bénéficient donc d'un atout important.
Néanmoins, s'il existe des "mémoires exceptionnellement bonnes", il y en a vraiment
très peu qui soient mauvaises.

Pourquoi et comment vous pouvez développer votre mémoire d'une


façon étonnante

Vous serez peut-être surpris de me voir affirmer ceci "Je peux vous aider à acquérir
une mémoire véritablement extraordinaire". En effet, si vous croyez que votre
mémoire est médiocre et insuffisante, dites-vous bien que c'est uniquement parce
que l'on ne vous a jamais appris à vous en servir. Si vous apprenez, vous serez
surpris de voir comment votre mémoire peut fonctionner et devenir excellente.

Faisons d'abord une curieuse constatation. A l'école, on a commencé par vous


apprendre à lire et à compter, car cela est indispensable à l'apprentissage de toute
chose. Mais jamais on ne vous a enseigné l'art d'apprendre et d'utiliser
intelligemment votre mémoire. Et pourtant, lorsqu'on connaît les mécanismes de la
mémoire, lorsque l'on sait en tirer parti, on peut réduire l'effort d'apprentissage de
moitié et retenir de façon durable. Pour beaucoup d'étudiants la méthode
d'apprentissage reste le rabâchage, la répétition mécanique jusqu'à ce que cela
entre. Pourquoi apprendre comme on le faisait il y a un siècle, alors que l'on peut
profiter de techniques modernes et efficaces ?

De même, vous rencontrez des gens qui vous disent qu'ils n'arrivent pas à se
souvenir des noms des personnes ou de leurs numéros de téléphone. Mais que font-
ils pour remédier à cet état de choses ? Rien. Rien, parce qu'ils ne savent que faire.
Pourtant, si l'on agit avec méthode, on peut connaître par coeur cinquante ou cent
numéros de téléphone.

J'ai eu la chance pendant mes études secondaires de rencontrer un professeur qui


m'a appris à me servir de ma mémoire, qui m'a montré comment on pouvait étudier
plus facilement, qui m'a appris à retenir définitivement tout ce qui m'était utile dans
mes études comme dans la vie courante. Cela a tellement changé ma vie, tellement
simplifié mon travail que je n'ai cessé de penser à partager ce précieux savoir avec
d'autres et à améliorer ces prodigieuses techniques mentales. Après des années de
recherche et de perfectionnement, j'ai décider de rassembler toutes ces méthodes ici
sur mon site, sous le nom de programme de développement de la mémoire, afin que
le maximum de monde puisse en bénéficier.
Le programme de développement de la mémoire enseigné ici permet à chacun de
nous de multiplier les capacités de sa mémoire en apprenant à en connaître les
mécanismes pour bien s'en servir. Ce programme peut vous permettre d'acquérir en
quelques semaines une mémoire étonnante.

Ceux qui ont étudié cette méthode parviennent sans difficulté à réciter l'ordre des 52
cartes d'un jeu que l'on effeuille devant eux. Ils apprennent en quelques soirées et en
se distrayant le nom des 300 stations du métro parisien dans leur ordre sur chaque
ligne. Ils sont capables de réciter les 700 décimales du nombre Pi. ils connaissent le
code des 95 départements français, et peuvent vous donner instantanément la liste
des 75 rois de France ou le nom des sept muses de l'antiquité.

Vous y parviendrez facilement, vous aussi, si vous étudiez le programme de


développement de la mémoire . Naturellement, son but n'est pas de vous apprendre
à faire de telles prouesses, même si c'est amusant, mais le fait que tout le monde
puisse les réussir nous montre ce que l'on peut obtenir d'une mémoire correctement
entraînée.

Les méthodes dévoilées ici permettent de tout étudier en moitié moins de temps et
avec moitié moins d'effort. Et en plus, elle vous apprend à retenir de façon durable.
Vous pourrez lire dans votre cerveau comme si ce que vous lui avez confié y était
gravé.

Dans la vie courante, ces méthodes donnent des résultats aussi extraordinaires.
Vous n'aurez plus besoin de noter vos rendez-vous, vous retiendrez sans effort les
numéros de téléphone, les codes postaux, les noms et les visages, les horaires, les
tarifs, l'endroit où vous rangez les choses, ce que vous avez à faire demain à 17
heures ou dans quinze jours à midi. Votre mémoire est là pour cela.

Le célèbre psychologue William James a dit que nous n'utilisons que le dixième de
nos ressources cérébrales. C'est tout à fait exact et c'est pourquoi, en apprenant à
en utiliser un tout petit peu plus, on obtient des résultats étonnants.

Encore un exemple : des centaines de milliers de personnes ont suivi pendant six
ans ou plus des cours de langue au lycée pendant leurs études secondaires. Après
ces six années d'études, ils sont presque tous incapables de parler la langue
étudiée. Avec des méthodes de mémorisation appropriées, comme celles
enseignées ici, vous comprendrez comment il faut s'y prendre pour apprendre une
langue étrangère. Certaines méthodes permettent, en effet, à un débutant
d'apprendre à parler correctement une langue en cinq ou six mois. Pourquoi ? Parce
que l'enseignement traditionnel ne repose pas sur les principes naturels
d'apprentissage d'une langue alors que des méthodes modernes le font.

Il en est de même pour toutes les autres activités de la mémoire : il faut connaître les
bonnes techniques de mémorisation, car une bonne mémoire ce n'est pas une
question de don, c'est une question de méthode. Vous aussi, vous pouvez
développer votre mémoire à un degré que vous n'imaginez pas actuellement. Et
l'étude du programme de développement de la mémoire sera pour vous une activité
de détente, agréable et passionnante, car chaque leçon vous apprendra quelque
chose de nouveau et chaque jour vous constaterez que votre mémoire est plus
efficace que la veille.

Tout le monde a "de la mémoire"

En effet, nous avons tous de la mémoire. Et si nous déclarons volontiers que nous
avons une "mauvaise mémoire", c'est tout simplement que nous savons mal nous en
servir. Tous, nous retenons un certain nombre d'idées, de faits, de données.
Heureusement d'ailleurs, car sans cela la vie serait impossible.

D'où vient alors que nous retenons le nom de certaines personnes et pas celui
d'autres, d'où vient que nous retenons certains rendez-vous, alors que nous devons
nous reporter à notre agenda pour d'autres, d'où vient que nous pensons à faire
certaines choses et que nous en oublions d'autres, d'où vient en général que nous
retenons certaines données et que nous en oublions certaines autres.

La réponse est très simple : lorsque nous retenons bien quelque chose, c'est que
nous avons mis en oeuvre, consciemment ou inconsciemment, un processus de
mémorisation efficace. Lorsque nous ne retenons pas quelque chose, c'est que ce
processus de mémorisation n'a pas été correctement suivi.

Pendant longtemps on a imaginé que la mémoire était comparable à un énorme


fichier dans lequel s'emmagasinaient les renseignements, notions, données, etc. A
l'appui de cette conception, on remarqua que dans certaines maladies mentales on
perdait le souvenir d'un certain nombre de notions, comme si un certain nombre de
fiches étaient détruites.

Si le cerveau conditionne l'exercice de la mémoire, cela a pour conséquence que la


mémoire est une fonction du cerveau et que, comme toutes les fonctions cérébrales
elle peut être entraînée, développée. Le cerveau ne "contenant" pas la mémoire,
comme le dit Bergson, il n'y a pas de "bons récipients" et de "mauvais récipients".
C'est la façon dont la mémoire a été exercée, entraînée qui varie d'un individu à
l'autre.

Le cerveau fonctionne donc comme tout autre organe de notre corps et pour
fonctionner correctement, il est bon de lui assurer une certaine hygiène, ce que nous
étudierons prochainement. Il faut aussi le maintenir en activité si nous ne voulons
pas le laisser "rouiller". Cela est précisément l'objet de ce cours.

Vous pouvez améliorer considérablement votre mémoire

De ce que nous venons de voir il résulte que si nous connaissons bien le processus
de la mémorisation, nous pouvons l'appliquer méthodiquement aux données que
nous voulons retenir.
De même que la gymnastique du corps développe et fortifie les muscles, de même
les exercices de ce cours développeront et fortifieront votre mémoire.

Mais pour développer un muscle ou pour lancer le poids il ne faut pas faire n'importe
quoi. Il faut appliquer certains principes qui font que votre effort aura un résultat
maximum pour une dépense d'énergie minimum.

Dans le domaine de la mémoire les choses se passent de la même façon. Ce n'est


pas en accablant votre mémoire et en la faisant fonctionner n'importe comment que
vous obtiendrez un bon résultat.

Dans ce cours vous allez peu à peu découvrir les techniques qui vous permettront
d'obtenir des résultats extraordinaires. Vous apprendrez à faire fonctionner votre
mémoire "en douceur", sans fatigue cérébrale inutile et vous serez émerveillé de voir
qu'elle devient de plus en plus sûre, de plus en plus fidèle.

Grâce à l'entraînement que nous vous proposons et aux techniques qui vous seront
enseignées, vous allez multiplier considérablement la capacité de votre mémoire. Le
grand psychologue américain William James a écrit : "Nous n'utilisons que le dixième
de nos facultés cérébrales". Cela s'applique naturellement à la mémoire, comme aux
autres facultés de l'esprit.

Vous avez donc en théorie la possibilité de multiplier par dix les possibilités de votre
mémoire. Cette multiplication par dix est peut-être ambitieuse, mais ce qui est
certain, c'est que, quel que soit le niveau actuel de votre mémoire, vous allez
l'améliorer considérablement grâce à ce cours. Vous allez pouvoir tirer de votre
mémoire des ressources que vous ne soupçonnez pas actuellement. Et plus votre
mémoire fonctionnera, plus vous emmagasinerez de souvenirs, plus vous aurez de
facilités.

Comme dans bien d'autres domaines, ce qui différencie deux individus, ce ne sont
pas tellement les dons naturels, mais la connaissance de bonnes techniques et la
volonté de les appliquer.

Appliquez les techniques que nous allons vous enseigner et vous aurez une
excellente mémoire. En résumé :

BONNES TECHNIQUES = BONNE MÉMOIRE

Vous allez donc faire fonctionner davantage votre mémoire. En effet, vous n'aurez
plus besoin de noter autant, désormais vous mémoriserez. Il ne faut surtout pas
croire qu'en faisant davantage appel à votre mémoire, vous allez la surcharger. Bien
au contraire, plus votre mémoire travaillera, meilleure elle sera et plus vous aurez de
choses en mémoire, plus il vous sera facile d'en retenir davantage. Nous reviendrons
sur ce point important.

Voici quelques indications sur ce que vous pourrez demander à votre mémoire
lorsque vous l'aurez entraînée avec les méthodes données sur ce site
www.gecif.net :
• vous retiendrez facilement le nom de toutes les personnes qui vous seront
présentées
• vous vous souviendrez de vos rendez-vous, des courses et des achats que
vous devez faire
• vous retiendrez sans prendre de notes les cinq, dix, vingt ou cinquante idées
maîtresses d'une conférence que vous entendrez
• vous vous souviendrez toujours des endroits où vous rangez les choses
• vous retiendrez toutes les dates de l'Histoire ou de l'actualité contemporaine
sans difficulté
• vous vous rappellerez les numéros de téléphone
• vous retiendrez des morceaux de musique en entier
• vous pourrez donner l'appellation d'un vin en le goûtant (mais oui, c'est une
question de mémoire et de méthode)
• vous apprendrez plus facilement et plus rapidement les langues étrangères
• vous retiendrez les règles de grammaire et l'orthographe ; si vous voulez vous
souvenir si un mot prend un p ou deux p, vous ne l'oublierez plus jamais, il
vous suffira de consulter votre mémoire
• vous pourrez faire un exposé sans vous servir de notes
• vous apprendrez à utiliser les temps morts de la journée pour améliorer votre
mémoire et enrichir vos connaissances
• vous apprendrez à vous concentrer sur une idée, un sujet ou une étude
pendant tout le temps que vous voudrez, sans vous laisser entraîner à des
pensées extérieures
• vous deviendrez imbattable à tous les jeux où la mémoire joue un rôle
important : mots croisés, scrabble, jeux de cartes, etc.
• vous apprendrez à étudier correctement, et par conséquent toute étude vous
semblera désormais facile
• vous vous souviendrez des horaires de trains ou d'avions, de listes, tarifs, etc.

Et vous trouverez certainement de nombreuses autres utilisations de votre mémoire


en fonction de vos besoins personnels. Pascal n'a-t-il pas dit: « La mémoire est
nécessaire pour toutes les opérations de l'esprit. » ?

Les différentes techniques de mémorisation

Vous trouverez sur ce site différentes techniques de mémorisation, qui, après un


certain entraînement, vous permettront de mémoriser des centaines d'informations
en tous genres (liste de mots, dates de l'histoire, suite de nombres, listes d'objets,
autant de numéros de téléphone que vous voulez, etc.). A titre indicatif, voici
quelques performances que j'ai pu atteindre en appliquant ces méthodes, et vous les
réaliserez vous aussi si vous suivez le cours de développement de la mémoire de ce
site :

• mémorisation puis restitution d'une liste de 100 mots qu'on vous dicte
oralement (la restitution pouvant se faire dans un ordre quelconque)
• récitation des 200 premières décimales du nombre pi
(3.14159265358979323846264338 etc. etc...)
Bien utilisée, votre mémoire peut aussi vous aider pour le calcul mental. Comme
précédemment, l'utilisation d'une mémoire entraînée en association avec une
méthode ingénieuse peut donner des résultats surprenants, comme par exemple :

• l'extraction, de tête, de la racine cubique d'un nombre (par exemple on vous


donne 185193, et après seulement 5 secondes de réflexion (sans calculatrice)
vous répondez "57 !" : en effet 57 est bien la racine cubique de 185193, car
185193 = 57x57x57)
• une personne écrit, sans vous les montrer, une dizaine de nombres sur un
papier, puis vous montre le papier : vous lui donnez instantanément la
somme de tous les nombres !

Les méthodes mises en oeuvre pour réussir ces numéros sont celles utilisées par les
calculateurs prodiges, car il s'agit de deux exemples de tours de magie de
calculateurs prodiges. Mais l'application de ces techniques peuvent aussi rentrer
dans le cadre du développement de la mémoire, et c'est pourquoi leurs secrets vous
seront dévoilés sur ce site.

Bientôt, si vous suivez sérieusement les cours, les conseils, les méthodes, et les
techniques de mémorisation dévoilés sur ce site, vous serez capables de réaliser les
quatre exploits donnés ci-dessus, et bien plus encore, comme par exemple :

• Comment retenir l'ordre des cartes d'un jeu de 52 cartes ?


• Comment retenir facilement toutes les dates de l'histoire ?
• Comment retenir des centaines de numéros de téléphones ?
• Comment retenir 100 nombres de 2 chiffres ou 100 nombres de 4 chiffres ?
• Comment retenir une partie de dames ou une partie d'échecs ?
• Comment retenir le code des 95 départements français ?
• Comment retenir, sans prendre de notes, un cours ou une conférence ?
• Comment retenir instantanément un nombre d'une longueur quelconque ?
• Comment retenir des tarifs ou des horaires, de trains ou d'avions ?
• Comment retenir les 700 premières décimales du nombre Pi ?

Il ne s'agit là que de quelques exemples d'application que j'ai pu réellement réaliser


en utilisant les méthodes enseignées sur ce site, libre à vous d'utiliser ensuite les
méthodes pour mémoriser tout ce dont vous avez besoin de garder en tête, que ce
soit pour la vie de tous les jours, pour vos études, ou pour épater vos amis.

Une chose est sûre : tout le monde peut y arriver, ce n'est qu'une question de
méthodes et d'entraînement.

Un premier exercice

Avant d'aller voir les différentes techniques de mémorisation, vous allez faire un
premier exercice, avec vos méthodes actuelles de mémorisation, qui vous permettra
de mesurer votre évolution par la suite.
Voici les 40 premières décimales du nombre PI. Essayez, à votre manière et à votre
rythme, de les mémoriser, afin d'être capable de les réciter :
Pi = 3,1 4 1 5 9 2 6 5 3 5 8 9 7 9 3 2 3 8 4 6 2 6 4 3 3 8 3 2 7 9 5 0 2 8 8 4
1971

Si actuellement, sans méthode, vous avez des difficultés à retenir ces 40 chiffres
(dans l'ordre), ne vous inquiétez pas, c'est tout à fait normal. Vous verrez plus tard
qu'avec une technique de mémorisation appropriée ce genre d'exercice ne vous
posera plus aucun problème, et vous en demanderez même encore plus (par
exemple, vous pourrez mémoriser sans difficulté les 200 premières décimales, et
même plus !).

Maintenant, pour commencer le programme de développement de la


mémoire, cliquez ici.

Plan :

Processus normal de mémorisation

Les associations imagées

Les articulations chiffrées

L'hygiène du cerveau

La mnémotechnie

Les tables de rappel

Méthode des localités

La mémoire dans la vie courante

Du temps perdu qui rapporte

Ce cours sur le processus normal de mémorisation est structuré en 8 leçons.

Il est conseillé de lire une seule leçon par jour, dans le but d'assimiler, de retenir, et
de mettre en pratique tous les conseils qui y sont donnés. Afin que ces cours vous
soient le plus profitables possible, prenez le temps de faire sérieusement et
consciemment tous les exercices indiqués à la fin de chaque leçon. Votre objectif
étant de vous imprégner durablement des conseils et des méthodes enseignés dans
ce programme, vous devez habituer votre mémoire à travailler de manière régulière
(je travaille un peu tous les jours), progressive (chaque jour je travaille un peu plus
que la veille), et continue (je ne m'arrêterai pas dans une semaine, je ne m'arrêterai
pas dans un mois, mais j'ai l'intention de faire travailler ma mémoire pour plusieurs
années).

N'hésitez pas non plus à commencer à vous faire des fiches-résumé sur lesquelles
vous récapitulez les principes importants à appliquer, et les règles à suivre, donnés
dans chaque leçon.

LE PROCESSUS NORMAL DE MÉMORISATION : Leçon n°1

Les 3 facteurs qui président à l'enregistrement des idées, des faits ou des données,
sont :

1. l'impression

2. l'association

3. la répétition

C'est dans cet ordre qu'il faut les mettre en action. Si vous négligez l'un de ces
facteurs cela ne vous empêchera pas forcément de retenir. Mais lorsque vous
désirez retenir consciemment et durablement quelque chose il est indispensable de
suivre le processus complet : impression, association, répétition.

C'est ce qui explique que nous retenons par exemple le nom d'une personne
rencontrée à une réunion et que nous n'arrivons pas à nous souvenir du nom d'une
autre personne présente à la même réunion. Dans un cas vous avez accordé une
attention suffisante à la personne (impression), vous avez peut-être établi dans votre
esprit (consciemment ou inconsciemment) certaines associations relatives à cette
personne, et son nom a été mentionné plusieurs fois (ou vous l'avez répété
intérieurement).

Dans l'autre cas vous n'avez peut-être pas fait suffisamment attention (d'où une
impression insuffisante) ou bien vous n'avez fait aucune association ou vous n'avez
pas entendu ou répété son nom.

A des conditions d'enregistrement différentes, correspondent des intensités


de souvenir différentes

1 - FIXEZ BIEN LES IMPRESSIONS

Voici comment vous devez procéder pour que les souvenirs se fixent bien.

1 - 1 Ayez l'intention et faites attention


La première condition pour bien fixer les impressions est de le vouloir. Pour cela il
faut avoir un intérêt réel pour la personne ou la notion dont on veut se souvenir. Vous
aurez toujours beaucoup de difficulté à fixer votre attention sur quelque chose qui ne
vous intéresse pas. C'est pour cette raison que vous ne vous souvenez pas du nom
de gens que vous avez eu l'occasion de rencontrer mais qui ne vous intéressent pas
réellement.

De même si vous n'avez pas l'intention préalable de vous rappeler quelque chose,
vous risquez de ne pas y prêter une attention suffisante. Cela explique pourquoi vous
avez du mal à vous rappeler certaines choses que vous avez vues, mais que vous
ne pensiez pas avoir à évoquer ultérieurement. Exemple : combien de personnes y
avait-il en même temps que vous hier chez le boulanger ?

Cette règle, c'est Freud lui-même, le père de la psychanalyse, qui nous l'enseigne :

"L'intention est un facteur essentiel pour tout souvenir et pour tout oubli"

Nous nous souviendrons des choses dont nous avons l'intention de nous souvenir et
nous oublierons ce que nous avons (nous ou notre inconscient) l'intention d'oublier.

En termes plus simples la règle de Freud se traduira pour nous sur le plan pratique
par :

Pour retenir quelque chose, il faut le vouloir consciemment

Pour avoir une bonne mémoire, il est indispensable de fixer convenablement votre
attention et de vous entraîner à ne pas vous laisser distraire. C'est ce que l'on
nomme "la concentration".

C'est pour cela que nous vous avons déjà fait faire des exercices de concentration.
Ces exercices de concentration bien que ne faisant pas jouer la mémoire,
contribuent très largement au bon fonctionnement de celle-ci.

N'oubliez donc pas cette règle suivante :

Pour bien fixer les impressions, il faut savoir se concentrer

Si vous marquez une pièce de métal avec un poinçon, la marque sera d'autant plus
profonde que vous aurez tapé fort. Il en est de même avec la mémoire. Une image
sera d'autant mieux fixée que l'impression aura été forte. Si vous avez vu un jour un
avion s'écraser contre un immeuble, c'est une image que vous n'oublierez jamais. Si
vous avez vu une personne se noyer sans pouvoir lui porter secours, vous ne
l'oublierez pas non plus. C'est pourquoi il faut essayer d'associer à des images fortes
les notions que nous ne voulons pas oublier.

Supposons par exemple que l'un de vos clients importants vous demande de
l'appeler au téléphone samedi prochain après dîner. Nous vous indiquerons
comment aider votre mémoire à vous rappeler ce coup de téléphone en temps
opportun. Mais dès maintenant il faut savoir que vous diminuerez vos risques d'oubli
si vous associez en pensée cet appel téléphonique à une image forte. Imaginez-
vous un instant en train de téléphoner à votre client et voyez le en train de signer un
chèque important en couverture d'une commande. Inversement représentez-vous
votre client en colère en train de vous expulser de son bureau en vous reprochant
d'avoir oublié de lui téléphoner. Tout cela ne prend en pensée que quelques
secondes et pourtant des associations imagées aussi simples que celles-là peuvent
améliorer votre mémoire sans aucun effort pénible de votre part.

Plus loin nous vous expliquerons comment la méthode des associations imagées
peut vous rendre des services considérables dans tous les domaines où s'exerce
votre mémoire. La règle que nous venons d'exposer explique pourquoi on a intérêt à
toujours utiliser des images mentales fortes et mêmes insolites ; car ce qui est fort
ou insolite reste bien mieux gravé dans la mémoire.

Rappelez-vous donc cette règle :

Pour faciliter le souvenir, créez-vous des images mentales fortes

Exercice n°1

Vous allez refaire un exercice que vous avez déjà fait, et qui consistait à compter sur
votre mémoire pour penser à faire demain soir une chose particulière. Mais cette fois
vous allez penser à faire quelque chose de précis à l'extérieur : par exemple, penser
à téléphoner à un ami demain avant dîner, ou penser à aller chez le pharmacien
après votre travail. Essayez d'appliquer la méthode préconisée des "images fortes".
Par exemple : imaginez vous torturé par la douleur parce que vous aurez oublié de
passer chez votre pharmacien, ou celui-ci en train de vous faire de violents
reproches, etc.

Exercice n°2

Choisissez un ouvrage difficile, d'un auteur connu pour son style aride et abstrait (par
exemple Pascal, Descartes ou Proust). Commencez en lisant une dizaine de
phrases. Puis reprenez chaque phrase en ne passant à la suivante qu'après avoir
pénétré parfaitement le sens de ce que vous lisez. Prenez un dictionnaire s'il y a lieu.
Avancez chaque jour d'une dizaine de phrases en relisant ce que vous avez vu les
jours précédents. Au bout d'une semaine, mettez par écrit ce que vous avez retenu.
C'est un des meilleurs exercices qui existe pour le développement de votre capacité
mentale (mémoire et concentration). Lorsque vous aurez terminé ce cours, il faudra
le mettre en pratique au moins 2 ou 3 fois par semaine.

Retour au début du cours sur le processus normal de mémorisation

Fin de la leçon n°1 sur le processus normal de mémorisation

LE PROCESSUS NORMAL DE MÉMORISATION : Leçon n°2


A la leçon précédente nous avons vu que pour bien fixer les impressions, il fallait :
Avoir l'intention et faire attention

Nous allons étudier maintenant le deuxième facteur : Bien observer.

A la leçon n°3, nous passerons au troisième et dernier point : Les classifications.

1 - 2 Observez bien

Lorsqu'il s'agit de se souvenir, l'attention doit prendre une forme plus précise ; c'est
l'observation. Pour bien vous souvenir d'un tableau de maître, il ne faut pas vous
contenter d'y prêter une certaine attention. Il faut d'abord s'en faire une idée
d'ensemble, puis il faut en étudier les détails.

A partir du moment où il s'agit de retenir quelque chose qui comporte différents


éléments ou différents aspects, il y a lieu d'observer. Nous verrons aussi en étudiant
l'association que celle-ci nécessite parfois l'observation d'éléments autres que la
notion ou l'objet à retenir lui-même.

Pour apprendre à mieux observer, entraînez-vous à examiner les choses sous leurs
différents aspects et en vous servant de tous vos sens : regardez l'allure générale et
la couleur, touchez, sentez, goûtez, écoutez, examinez le poids, le volume, analyser
la dureté, etc. Plus vous mettez de sens en action, plus vous vous souviendrez
aisément.

L'observation de la chose à retenir est essentielle. C'est cette observation qui va


produire un premier enregistrement de cette chose dans la mémoire. Rappelez-vous
de la règle suivante :

Vous ne pouvez pas espérer trouver ultérieurement dans votre mémoire


plus que vous n'y avez mis.

Les lacunes de notre mémoire proviennent en grande partie d'un enregistrement


défectueux, c'est-à-dire d'une impression insuffisante.

Lorsque vous voulez retenir un texte ou une poésie, observez attentivement le choix
des mots, le rythme des phrases. Laissez les images que suggère l'auteur se former
dans votre esprit.

Pour retenir des mots, des idées, il faut les imager. Pour retenir des abstractions, il
faut essayer de les concrétiser, de les voir sous une forme imagée.

Lorsqu'il s'agit de retenir des notions ou des faits multiples, on peut faciliter leur
enregistrement par des abréviations et des schémas. C'est grâce à des symboles et
des schémas que l'on peut retenir plus facilement des réactions chimiques, des
expériences de physique, ou des formules mathématiques. Mais ces symboles et
abréviations peuvent vous aider dans des domaines différents. Cherchez en des
applications dans votre profession ou dans vos études.
Comment observer ?

"Observer", tout le monde sait ce que cela veut dire, et pourtant on observe
généralement très mal. Supposons que vous ayez à observer un monument, l'Opéra
par exemple. Si vous procédez comme 99 personnes sur 100, vous laisserez sans
doute aller votre regard de long en large, de haut en bas, d'un détail à un autre, etc.
Si, 48 heures après, on vous demande une description précise de l'Opéra, vous
aurez bien du mal à la faire. Pourquoi ? Parce que vous avez regardé mais pas
observé. Comment observer ?

a) Commencez par observer les formes générales rectangles, triangles, sphères,


ainsi que leur répartition.

b) Examinez les dimensions et les proportions longueur par rapport à la hauteur, etc.

c) Examinez l'architecture : façade, angles, colonnes, fenêtres, étages, toits, etc.

d) Examinez les détails : corniches, sculptures, ferrures, motifs décoratifs, etc.

En procédant ainsi, vous faites une observation réelle qui laissera dans votre
mémoire une impression durable.

Cette méthode d'observation n'est pas valable uniquement pour les monuments ; elle
s'applique à tout paysage, tableaux, objets, plantes, visages, etc. Passez toujours
par les étapes suivantes :

- observation de la forme générale, du volume

- observation et évaluation des dimensions et proportions

- structure générale (allure, aspect, style, couleurs, etc.)

- examen des différentes parties

- examen des petits détails à l'intérieur de ces parties.

Mais pour retenir ces observations méthodiques, il faut les faire en vous posant
des questions et en formulant les réponses :

Quelle est la forme du toit ? Le toit à une forme triangulaire.

La hauteur est-elle plus importante que la largeur ? Non, la hauteur est inférieure
d'un quart à la largeur.

Combien y a-t-il de colonnes ? Il y a 8 colonnes sur la façade.

Que représentent les sculptures situées au pied du monument ? Ces sculptures


représentent des batailles de l'Antiquité, etc.

Exercice n°3
Continuez l'exercice de concentration n°2 de la leçon n°1.

Exercice n°4

Voici un exercice de concentration assez facile et néanmoins excellent. Comptez à


rebours en partant de 200 jusqu'à 2, en sautant les nombres de 3 en 3.
N'abandonnez pas avant la fin, et concentrez-vous dés le départ pour aller jusqu'au
bout.

200 - 197 - 194 - 191 - 188 - etc.

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Fin de la leçon n°2 sur le processus normal de mémorisation

LE PROCESSUS NORMAL DE MÉMORISATION : Leçon n°3

1 - 3 Classification

L'enregistrement des idées, des notions, des faits est facilité par la classification. La
classification consiste d'une part à regrouper des données analogues, d'autre part à
rattacher ces données à un groupe plus général.

Imaginons par exemple que vous deviez mémoriser les 20 objets suivants :

journal bouton crayon tasse pantalon


cravate lunettes verre écharpe assiette
cafetière pipe ciseaux allumette couteau
soulier bouteille lampe fil livre

Vous retiendrez plus aisément ces objets en les groupant autour d'une même idée.
On peut par exemple classer ces objets selon 3 catégories :

• Autour de l'idée de repas, vous grouperez :

- bouteille, verre, cafetière, tasse, couteau, assiette.

• Autour de l'idée de toilette et vêtements, vous grouperez :

- cravate, ciseaux, fil, bouton, pantalon, soulier, écharpe.

• Autour de l'idée de détente et de lecture

- journal, lunettes, livre, lampe, pipe, allumette, crayon.


Comme vous le voyez, avant de constater que l'on peut faire une classification
dans une collection d'objets, il faut bien observer l'ensemble de ces objets, ce qui
exactement la phase précédente à la classification, comme nous l'avons vu à la
leçon n°2. Mais une fois classé en 3 catégorie, notre tableau de 20 objets est bien
plus facile à retenir : ça valait donc bien le coût d'observer.

Ce classement des objets en différentes catégories, peut très bien être une simple
réorganisation ou tout un rangement, en fonction de la nature des informations à
mémoriser. On parle parfois de classer, de ranger, d'organiser, de trier, de
simplifier, etc. mais toute ces actions correspondent à la même phase du processus
normal de mémorisation : la classification des informations.

La classification peut se faire mentalement, mais, s'il s'agit de notions complexes, il


est recommandé de faire un tableau synoptique. C'est le cas par exemple de
l'ensemble des cours de toutes une année scolaire, dans une matière donnée : le
programme est découpé en chapitre, eux-même structurés en cours, eux-même
divisés en leçons. Dans ce cas, un tableau synoptique aidera grandement à la
mémorisation de l'ensemble des information :

Exemple de tableau synoptique : la classification des différentes leçon d'un


programme scolaire :

CHAPITRE 1

Cours n°1

Leçon n°1

Leçon n°2

Cours n°2

Leçon n°1

Leçon n°2

Leçon n°3

Leçon n°4

Cours n°3

Leçon n°1

Leçon n°2

Leçon n°3

CHAPITRE 2
Cours n°1

Leçon n°1

Cours n°2

CHAPITRE 3

etc.

Ainsi structuré, l'ensemble du programme scolaire est très facile à retenir (bien plus
que s'il été décris dans un texte, occupant un seul paragraphe sans retour à la ligne,
avec des phrases longues, et d'une longueur d'une page entière).

Prenez par exemple le plan de ce programme de développement de la mémoire : il


est structurés en différents cours, eux-même divisés en plusieurs leçons. Ainsi
organisé, et représenté dans un tableau synoptique comme ci-dessus, l'ensemble
des information est très facile à mémoriser.

Des informations bien organisées, avec une présentation claire, adoptant une
classification logique, et respectant une structure agréablement rangée, seront
toujours bien plus facile à mémoriser et à retenir que des informations mélanger,
brouillon, entassée, voire illisible. Ceci étant vrai aussi bien sur le papier que dans
votre tête. Pour mémoriser des donnée, il faut commencer par les ranger et les
organiser de manière logique sur le papier. Une fois que les donnée seront
clairement organisée, alors on pourra les mémoriser.

Le tableau synoptique est d'un usage général. Alors que le schéma ou les
abréviations ne sont que des transcriptions simplifiées de données qui se prêtent à
cette schématisation ou abréviation, le tableau synoptique peut, lui, être employé à
chaque fois qu'il est nécessaire d'avoir une vue d'ensemble d'une question même
complexe.

Voici une règle importante à retenir pour la mémorisation :

Si on veut retenir efficacement des informations, il faut commencer par les


organiser, les ranger, ou les classer.

Exercice n°5

Voici un exercice amusant que vous pourrez réaliser à vos moments perdus et qui
prouve que votre mémoire réelle peut être améliorée considérablement. En outre,
c'est un excellent exercice de développement de la mémoire immédiate et de la
concentration :

Vous prenez un jeu de cartes, vous tirez une carte, vous la nommez (par exemple
"valet de trèfle") puis vous la retournez, face cachée. Vous tirez une autre carte, vous
nommez la première carte tirée puis cette nouvelle carte ; et vous la retournez. Vous
tirez une troisième carte, vous nommez les deux premières cartes tirées, puis cette
troisième carte que vous retournez. Et ainsi de suite. Notez votre score la première
fois que vous ferez cet exercice ; vous verrez que grâce à votre entraînement
méthodique et progressif vous améliorerez bientôt vos résultats.

Ultérieurement vous pourrez refaire le même exercice en tirant les cartes deux par
deux, puis trois par trois. C'est évidemment un excellent exercice pour les joueurs de
cartes qui retiendront beaucoup plus facilement les cartes déjà jouées dans une
partie.

Pensez à refaire cet exercice de temps en temps, si vous voulez vous améliorer,
notamment pendant vous temps perdus. Sachez que si vous occupez tous vos
temps perdus (attende d'un bus, temps mort dans une file d'attente, etc.) à entraîner
votre mémoire, vous pouvez augmenter considérablement votre pouvoir de
mémorisation et de concentration. Nous verrons tout au long de ce programme,
d'autres exercices à appliquer pour occuper utilement et efficacement vos temps
perdus.

Vous êtes en train d'améliorer considérablement le fonctionnement de votre


mémoire. Vous allez découvrir des possibilités nouvelles. Songez à votre but en
étudiant ce programme de développement de la mémoire. Pensez à tous les
avantages que vous donnera une meilleure mémoire et une meilleure technique
d'apprentissage.

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Fin de la leçon n°3 sur le processus normal de mémorisation

LE PROCESSUS NORMAL DE MÉMORISATION : Leçon n°4

Avant d'étudier les associations, question très importante qui sera abordée à partir
de la prochaine leçon, nous allons faire quelques exercices de récapitulation et de
rappel.

Exercice-test de lecture

Lisez le texte ci-dessous, attentivement, mais une seule fois, puis passez au
questionnaire ci-dessous

TEST DE LECTURE

Près de Château-Thierry, le six mars dernier, s'est produit un curieux déraillement


d'un train de marchandises se rendant le soir vers l'entrepôt. Sur les trente-huit
wagons composant le convoi, seize contenaient du gas-oil et dix-huit autres du vin.
Deux wagons-citernes de 40 mètres cubes de gas-oil et quatre citernes de vin ayant
été endommagés, un mélange de gas-oil et de vin se répandit sur la Nationale
longeant la voie ferrée, ce qui provoqua le glissement dans le fossé d'un transport
routier de 10 tonnes, chargé d'huile. Heureusement, il n'y eut aucun blessé grave et
seul le conducteur du camion a eu de légères contusions.

Questionnaire de contrôle de l'exercice-test de lecture n°5

Répondez aux questions suivantes :

1. Où se dirigeait le train de marchandises ?

2. Y avait-il plus de wagons de vin ou plus de wagons de gas-oil ?

3. Combien de wagons-citernes de vin furent endommagés ?

4. Y eut-il plus de vin renversé que de gas-oil ou l'inverse ?

5. Combien y avait-il de wagons en tout ?

6. A quel moment de la journée a eu lieu l'accident ?

Inscrivez vos réponses sur un papier comme ci-dessous :

1 : .................................................

2 : .................................................

3 : ..................................................

4 : ..................................................

5 : ..................................................

6 : ..................................................

Contrôlez vos résultats.

Ce test constitue un exercice de concentration et vous montre que l'on a


généralement trop tendance à se laisser impressionner par des chiffres en oubliant
les notions et les rapports simples.

Révision :

Révisez les leçons 1, 2, et 3 du cours sur le processus normal de mémorisation.

Exercice n°6

Essayez de retrouver de tête, et notez-les par écrit, les différentes subdivisions des 5
premières leçons : titres, sous-titres, règles énoncées.

Exercice n°7
Détendez-vous et laissez vos yeux se diriger vers le plafond. Tracez par la pensée
un grand A majuscule sur ce plafond, un A de 50 centimètres ou 1 mètre. Lorsque
vous le voyez bien clairement effacez-le et passez à la lettre B ; puis à la lettre C. Ne
dépassez pas 4 ou 5 lettres la première fois. Il ne faut évidemment pas se laisser
distraire et entraîner à d'autres pensées ; plus tard, vous ferez cet exercice avec le
plus grand nombre de lettres possible, jusqu'à ce que vous vous laissiez distraire.

Exercice n°8

Ceci est un exercice de concentration et de rappel. Sans les relire au préalable,


essayez de remettre directement par écrit, et dans l'ordre, tous les principes étudiés
dans ce cours, ainsi que les exercices.

Exercice n°9

Faites la liste des 15 dernières personnes auxquelles vous avez parlé, jusqu'au
moment où vous avez commencé cet exercice.

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Fin de la leçon n°4 sur le processus normal de mémorisation

LE PROCESSUS NORMAL DE MÉMORISATION : Leçon n°5

2 - LES ASSOCIATIONS

Créez des Associations

C'est là le véritable secret des bonnes mémoires.

William James a écrit :

"Le secret d'une bonne mémoire est le secret de former des associations multiples et
diverses avec toute donnée que nous souhaitons retenir ...
... Chaque association devient un crochet à laquelle elle pend, un moyen de la
remonter à la surface si elle n'y est plus".

Par conséquent l'association est à la fois indispensable pour la fixation des souvenirs
et pour leur rappel ultérieur.

C'est pourquoi nous disions au début de ce cours que plus une mémoire fonctionne,
plus elle est efficace. Plus vous avez de souvenirs dans votre mémoire, plus il vous
est facile de créer une association entre la chose nouvelle à retenir et une donnée
enregistrée antérieurement.
Les souvenirs et les informations déjà gravés dans votre mémoire vous aident à y
accrocher de nouvelles connaissances : c'est la raison pour laquelle, plus vous avez
de choses en tête, et plus il vous est facile d'en mémoriser d'autres.

Prenons un exemple : vous ouvrez un livre d'archéologie traitant du Trésor d'Augst


(près de Bâle). Vous lisez :

"Les monnaies sont dans un parfait état ; elles sont frappées des effigies de
Constantin le Grand, de Constant 1er et de Constance II. Des lingots portent eux,
l'effigie de l'usurpateur Magnence". Si vous connaissez Constantin, Constant 1er,
Constance II et Magnence, vous vous souviendrez de cette description. Mais si vous
ne connaissez rien de ces quatre personnages, il vous sera extrêmement difficile de
vous souvenir du contenu de ce trésor et vous oublierez rapidement de quand il date.
Si auparavant, vous avez acquis quelques connaissances relatives à Constantin
(l'empereur qui octroya la liberté au Christianisme, celui qui a transféré la capitale de
l'Empire Romain à Byzance, d'où son nom de Constantinople), si vous savez
qu'avant de mourir Constantin a partagé l'Empire entre ses trois fils : l'Empire
d'occident à Constantin II et Constant l'Empire d'orient à Constance, si vous savez
que Constantin II a été tué en voulant s'emparer des états de Constant, que ce
même Constant, dix ans plus tard, a été assassiné par un émissaire de Magnence
qui usurpa son trône, que Magnence chercha à s'entendre avec Constance pour
partager l'Empire avec lui, si vous savez que Constance n'était pas plus
recommandable que Magnence, car il avait fait assassiner ses oncles, les frères de
son père Constantin, et leurs enfants, ses cousins, à l'exception de Julien (qui
deviendra l'Empereur Julien), toute cette histoire compliquée prendra un peu plus
corps et vous vous souviendrez plus facilement de ce que contient le trésor d'Augst.

Nous avons choisi cet exemple, car il illustre la difficulté que rencontrent beaucoup
d'étudiants. Ils veulent préparer un examen et ont beaucoup de peine à retenir les
matières du programme parce qu'il leur manque des connaissances antérieures. Il
est très difficile de tout apprendre de la Révolution Française si vous n'avez pas, au
cours d'années scolaires précédentes, accumulé peu à peu des connaissances sur
cet événement.

Pour retenir quelque chose, il faut pouvoir associer cette chose à une
donnée que vous avez déjà en mémoire.

Il sera donc parfois très utile, lorsqu'on veut étudier une science, le droit, l'histoire,
une langue ou quoi que ce soit d'autre, de commencer par des manuels élémentaires
qui vous donneront des bases pour faire les associations que demande une étude
approfondie.

Ce ne sera pas une perte de temps, bien au contraire, que d'étudier un ouvrage
élémentaire conçu pour les débutants. Vous le lirez facilement et vous acquerrez le
vocabulaire et les notions spécialisées qui sont nécessaires pour aborder une étude
d'un niveau plus élevé.

Naturellement, encore faut-il être motiver pour retenir les connaissances


élémentaires. Combien de lycéens, par exemple, se sont plantés le jour du BAC,
parce que, après 3 années de travail au ralenti, sans motivation ni concentration
(durant les classes de seconde, première, et terminale) ils se sont "mis au travail"
(comme ils disent) au début du mois de mai, deux mois avant le BAC ! Toute
information est bonne à être mémorisée, surtout les informations élémentaires, qui
serviront de base pour des études plus poussées par la suite. Par exemple, tout ce
que l'on apprend en second, est utile à savoir lorsqu'on sera en terminale, mais pour
cela, il faut retenir et mémoriser les cours pendant la classe de seconde.

Comment faire des Associations ?

Les associations naturelles, logiques sont évidemment excellentes, mais il y a des


cas où l'on ne peut pas faire d'associations logiques.

Même si elles sont "tirées par les cheveux", les associations vous rendront de bons
services. Nous en verrons des cas dans l'étude de la mnémotechnie.

Si vous voulez vous souvenir du nom d'une personne que vous rencontrez, essayez
de faire le maximum d'associations au sujet de cette personne et de son nom. Par
exemple, essayez de connaître la profession de cette personne et dites vous
"Monsieur Delbart est inspecteur des Ventes comme mon ami Leduc". Observez ses
traits et établissez des associations ; il a une moustache grande comme une brosse
à ongles ce Monsieur Delbart. Lorsqu'on vous l'a présenté il bavardait avec une amie
de votre épouse, Madame Morin. Pensez "Monsieur Delbart est aussi un ami de
Madame Morin". Revoyez-les bavarder tous les deux dans le coin du salon où ils
étaient lorsque vous êtes entré. Pensez que son nom Delbart ressemble un peu à
celui de vos clients Delbecque, mais que physiquement ils sont très différents. Ainsi
vous avez réalisé des associations multiples.

Vous pouvez même faire des associations stupides du type "calembour" : Madame
Morin, mord un fruit (et vous vous la représentez en train de mordre un fruit). Cela ne
rime à rien, mais c'est efficace. On peut même dire que plus l'association est ridicule,
plus elle est efficace.

Pourquoi vous souvenez-vous de la carte de l'Italie mieux que de celle de la


Hongrie ? Parce que vous avez associé sa forme à celle d'une botte, tandis que vous
n'avez pas eu de point de repère pour la Hongrie.

Lorsque vous cherchez à vous souvenir de quelque chose, évoquez les idées ou les
circonstances qui y sont associées.

Pour vous souvenir d'un vers qui vous échappe, pensez aux vers précédents ou aux
suivants et récitez-les.

Pour vous souvenir où vous avez rangé votre appareil de photo, essayez de vous
rappeler quand vous l'avez utilisé la dernière fois. Revoyez-vous en train de vous en
servir puis revoyez-vous rentrant chez vous posant l'appareil dans l'entrée, puis plus
tard disant "je vais le ranger". Vous avez alors de fortes chances de penser à ce
moment à l'endroit où vous l'avez rangé.
Pour retrouver le nom de quelqu'un, revoyez cette personne dans les circonstances
où vous l'avez rencontrée la dernière fois. Repensez à ses paroles, à ses gestes.
Essayez de revivre les circonstances de votre rencontre.

Procédez toujours de cette façon pour vous rappeler. Ne cherchez pas à vous
souvenir brutalement de la chose que vous voulez retrouver, mais repensez aux
détails connexes, faites des associations, cernez le problème sans l'attaquer de
front. Si vous recherchez le nom d'un poète de la Pléiade, ne butez pas en vain sur
le nom qui vous échappe. Citez à haute voix (ou en les murmurant) ceux auxquels
vous pensez Ronsard, Du Bellay, Pontus de Thyard, Daurat, Jodelle ... répétez-les,
citez même d'autres écrivains et, finalement, il y a de fortes chances que vous
retrouviez le nom du poète qui vous échappait. Si en quelques minutes vous n'avez
pas retrouvé, abandonnez la recherche pendant deux minutes, pensez à autre
chose, puis reprenez vos recherches toujours par associations.

Nous verrons plus loin le rôle essentiel que jouent les associations en
mnémotechnie.

Pour penser à faire quelque chose ultérieurement.

Imaginons que vous partiez en voyage dans huit jours, par le train, pour rendre visite
à un parent. Vous voulez penser à acheter des chocolats dans la galerie marchande
de la gare. Comment être sûr de ne pas oublier ?

Vous allez créer une association entre une action dont vous êtes sûr qu'elle se
produira, et l'achat que vous ne voulez pas oublier.

Dans cet exemple, vous allez obligatoirement acheter votre billet. Comment associer
l'achat de ce billet à l'achat des chocolats ? C'est très simple, vous allez vous
imaginer en train de vous présenter au guichet et recevoir de l'employé, un énorme
tas de chocolats. Vous allez bien vous représenter cette scène mentalement, bien
voir en pensée, le détail, l'employé qui vous pousse tous les chocolats par le guichet.

Lorsqu'une semaine plus tard vous arriverez à la gare, vous ne penserez à rien, mais
lorsque vous arriverez devant le guichet pour prendre votre billet, vous pouvez être
certain que vous reverrez l'image absurde du tas de chocolats et cela vous fera alors
penser, au bon moment, à aller acheter vos chocolats.

Autre exemple : vous voulez vous souvenir d'emporter votre rasoir électrique en
voyage. Rien de plus simple. Vous vous représentez mentalement en train de passer
votre valise au rasoir électrique, comme si vous vouliez raser des poils sur le cuir.
Lorsque vous prendrez votre valise, cette image vous reviendra automatiquement à
l'esprit.

Au début insistez pendant 20 ou 30 secondes sur l'image mentale qui doit assurer
le rappel. Par la suite, vous verrez qu'il vous faudra beaucoup moins de temps.
Préférez toujours des images en mouvement. Plus l'image est frappante par son
comique ou son côté exagéré, plus elle reviendra facilement.

Exercice n°10
Vous allez de nouveau essayer de penser à faire quelque chose demain, à un
moment quelconque. Pour vous y aider, cherchez à associer cette chose à plusieurs
actions que vous êtes sûr de réaliser demain ; ou bien encore associez cette chose à
différents objets que vous êtes sûr de regarder demain (votre brosse à dents, votre
lacet de chaussure, la porte de votre bureau, etc.). Ainsi vous provoquerez sans
doute des associations qui, demain, vous feront spontanément penser à ce que vous
vouliez ne pas oublier.

Exercice n°11

Voici un exercice destiné à développer vos facultés de synthèse et de rappel. Pour


retrouver les données que vous allez rechercher, vous allez essayer de faire des
associations, d'évoquer les idées annexes qui peuvent se rattacher aux idées que
vous voulez retrouver.

Prenez une feuille de papier et inscrivez le titre d'un sujet à propos duquel vous avez
déjà des connaissances. Par exemple : le Canada, Napoléon, les images fractales,
l'électronique, la photographie, les plantes vertes, etc. Puis essayez de rassembler -
en les notant sur la feuille - toutes les connaissances que vous avez sur le sujet.
Rattachez aussi tous les souvenirs que vous pouvez posséder à ce sujet (par
exemple pour Napoléon vous vous souvenez de certains détails du Musée des
Invalides, d'une visite au Château de Fontainebleau, etc.).

Retour au début du cours sur le processus normal de mémorisation

Fin de la leçon n°5 sur le processus normal de mémorisation

LE PROCESSUS NORMAL DE MÉMORISATION : Leçon n°6

3. LA RÉPÉTITION

La répétition est un principe connu du fonctionnement de la mémoire. C'est la


méthode que les enfants emploient tout naturellement lorsqu'ils commencent à
apprendre quelque chose.

La répétition est un facteur puissant de mémorisation. Elle peut, en mettant en jeu


des réflexes mécaniques de votre cerveau, vous permettre de vous souvenir de
choses pour lesquelles vous n'avez aucun intérêt et pour lesquelles vous n'avez fait
aucune association. Ainsi vous pouvez, à force de répétition, retenir un poème dans
une langue qui vous est totalement inconnue.

Cette mémoire purement mécanique est bien meilleure chez les enfants que chez les
adultes. Elle diminue avec l'âge. En revanche la faculté de faire des associations
multiples augmente avec les années. Par conséquent ce qu'on perd d'un côté est
largement compensé de l'autre.
Indépendamment de cette mémoire mécanique, la répétition joue un rôle important
dans la fixation des souvenirs, et cela à tout âge.

Répétez ce que vous venez d'apprendre et faites-le à intervalles. N'essayez pas de


tout vouloir emmagasiner d'un coup. Au contraire revenez à la charge plusieurs fois.

Lorsque vous étudiez quelque chose, révisez dès que possible ce que vous avez
appris. Pour faciliter cette révision, et revoir rapidement toutes les informations
imortantes d'un cours à retenir, vous pouvez tenir à jour un cahier personnel, dans
lequel vous inscrivez clairement les informations que vous voulez retenir, afin de
pouvoir les réviser facilement et rapidement. Pour plus détails sur la tenue, le rôle, et
l'utilisation d'un tel cahier, vous pouvez consultez le cours consacré à l'enfichage.

Pour retenir un nom, une adresse, répétez-les mentalement plusieurs fois, en même
temps que vous cherchez à faire des associations.

Saint Thomas d'Aquin nous donnait d'ailleurs le même conseil dans sa "Somme" :

"Il faut méditer fréquemment ce que nous voulons retenir"

Et Aristote notait :

"Le temps surtout est destructeur"

Nos souvenirs sont grignotés peu à peu par le temps si nous ne faisons rien pour y
remédier. Or, le remède est simple : la révision.

Révisez ce que vous avez appris et le souvenir retrouve une nouvelle vigueur. Mais
attention, la révision ne doit pas être une simple répétition mécanique, ou une
relecture passive du cours en pensant à autre chose. Maintenant que vous
commencez à avoir des connaissances en matière de mémorisation, vous devez
procéder à une révision active, qui demande de la concentration, avec l'intention
de vouloir mémoriser consciemment les informations (c'est à dire mettre en oeuvre
volontairement un processus de mémorisation, sans "attendre" que les information
se gravent seules dans le cerveau : faire des associations, raccrocher l'information à
un souvenir déjà connu, fermer les yeux et visualiser des images mentales rappelant
l'information à mémoriser, etc.).

Or, pour que cette révision ne soit pas trop longue il faut la préparer. Des cahiers
personnels contenant les vers que vous voulez retenir, les dates de l'histoires, les
chiffres, vos propres phrases mnémotechniques, les tableaux synoptiques, des
graphismes bien illustrés, les formules de mathématiques ou de physique, les verbes
irréguliers, etc., vous aideront à rafraîchir en peu de temps les souvenirs qui
allaient s'effacer si vous ne les aviez pas réactivés. Vous trouverez toutes les pistes
à suivre et les conseils pratiques pour la tenue d'un tel cahier, favorisant la
mémorisation, dans le cours sur l'enfichage.
De même, en marquant au crayon les idées essentielles d'un ouvrage vous pourrez
le réviser en une heure, au lieu de le relire intégralement.

La Loi de Jost.

Le Psychologue Jost a étudié la rapidité de mémorisation d'un texte en fonction du


nombre de lectures.

Il a montré que, par exemple, si on lit un texte six fois coup sur coup, on le retient
beaucoup moins que si on le lit six fois, à cinq minutes d'intervalles.

D'autres psychologues comme Piéron, ont cherché l'intervalle idéal, celui qui donne
les meilleurs résultats. Nous mêmes, nous avons fait différentes expériences qui
prouvent que, suivant ce que l'on a à retenir, l'intervalle idéal entre les lectures
s'échelonne de 10 minutes à 16 heures. En-dessous de 10 minutes la relecture est
superflue, au-dessus de 16 heures une partie a déjà été oubliée.

Il ne faut pas prendre cela au pied de la lettre, mais cette règle prouve simplement
que l'on a intérêt, lorsque l'on veut étudier le plus rapidement possible, à reprendre
par exemple l'étude du matin le soir.

Supposons que vous vouliez apprendre l'anglais apprenez une leçon le soir et
révisez-la le lendemain matin, puis le lendemain soir avant ou après l'étude de la
nouvelle leçon. Si vous apprenez, en même temps, l'anglais, la comptabilité,
l'algèbre, la physiqe, la géographie, fractionnez votre travail en séances assez
courtes : une demi-heure par exemple, de façon à alterner et à réviser suffisamment
tôt après la première étude.

Cette loi de Jost peut sur le plan pratique s'exprimer ainsi :

Il faut faire une révision suffisamment vite pour que la précédente lecture ait
encore une trace assez profonde, mais suffisamment tard pour que cette
révision ne représente pas un effort superflu.

Pour l'étude courante, nous vous conseillons une révision 5 ou 6 heures après. Puis
selon les cas, une révision trois semaines après et enfin 5 ou 6 mois après.

Il est très important pour vous de déterminer avec précision votre rythme optimum de
révision. Par des essais successifs, vous verrez si vous avez intérêt à réviser la
leçon étudiée à 17 heures, le soir vers 22 heures ou plutôt le lendemain matin. Une
leçon étudiée le matin entre 9 et 10 heures sera révisée vers 15 - 16 heures ou 18
heures selon ce que vous aurez observé.

Vous êtes en train de vous doter d'une mémoire puissante et fidèle. Vous
constaterez rapidement que vous pouvez obtenir beaucoup de votre mémoire, à
condition de l'utiliser correctement. Nous vous apprendrons à retenir davantage en
faisant moins d'effort, simplement parce que vous connaîtrez les bonnes méthodes
de mémorisation.
Avec une mémoire bien entraînée vous allez accumuler plus facilement un plus
grand nombre de connaissances. Ce sera un atout fantastique dont vous profiterez
toute votre vie. Nous ne vous demandons que quelques semaines d'effort et de
volonté. Ne cédez pas au réflexe simpliste qui consiste à dire : "J'ai compris, il est
inutile que je fasse les exercices". Même s'ils vous paraissent superflus, il faut
absolument faire les exercices recommandés. Le succès vous sera alors assuré.

Exercice n°12

Essayez de retenir la liste de mots suivants, en vous créant des images mentales
fortes. Prenez le temps de bien les visualiser, et construisez des associations entre
ces images pour toutes les retenir, et pouvoir ensuite réciter la liste complète :

cigare chemise sorcière avion


lunettes lion fumée chocol
arbre coffre roi balanc
ficelle pavé journal fourche

Exercice n°13

Revenons à l'observation. C'est une faculté qui n'est jamais trop développée.

Voici un exercice d'observation facile à faire dans la journée. Arrêtez-vous 15


secondes devant une vitrine de bazar, parfumeur ou épicier. Observez bien tout ce
qui s'y trouve. En continuant de marcher, essayez de vous remémorer le maximum
d'objets de la vitrine.

Retour au début du cours sur le processus normal de mémorisation

Fin de la leçon n°6 sur le processus normal de mémorisation

LE PROCESSUS NORMAL DE MÉMORISATION : Leçon n°7

4 - LA MÉTHODE CUMULATIVE-RÉPÉTITIVE

Nous avons dit que la répétition était un phénomène essentiel dans le processus de
mémorisation. A elle seule, la répétition est une méthode pouvant servir à retenir
bien des choses ; seulement, il faut procéder méthodiquement et progressivement.

Par exemple, si vous voulez apprendre des poésies, des morceaux choisis, ou des
extraits de pièces de théâtre, vous pouvez procéder de la façon suivante :
Chaque jour, vous apprenez 5 ou 10 vers (suivant votre capacité d'assimilation) et
vous répétez ce qui a été appris précédemment ; au bout de 10 jours, vous aurez
retenu 100 vers ; dès lors, vous réviserez un jour sur deux une tranche de 50 vers
(des 100 premiers) ; puis lorsque vous serez à 150 vers, vous réviserez une tranche
de 50, un jour sur trois, etc. Ainsi, en quelques mois, vous pouvez apprendre des
centaines de vers somme toute avec peu d'effort, sauf celui d'être régulier.

Cette méthode basée sur la répétition est celle qu'emploient (malheureusement mal)
les écoliers pour toutes leurs leçons ; seulement ils n'appliquent généralement que la
partie "répétitive" de la méthode et négligent la partie "cumulative'' ; ils apprennent
(et oublient !) au jour le jour ; au moment des examens, ils doivent pratiquement tout
réapprendre. Au contraire, en pratiquant la révision journalière que nous avons
suggérée vous avez toujours tout parfaitement en tête.

Avec cette méthode vous pouvez retenir des tas de choses ; vous pouvez très bien
apprendre de la sorte 3 ou 4 dates de l'Histoire chaque jour ; rapidement, vous en
connaîtrez des centaines (nous verrons plus loin les méthodes mnémotechniques
pour les dates de l'Histoire, mais la méthode cumulative-répétitive garde néanmoins
son intérêt). Vous pouvez également apprendre grâce à la méthode cumulative-
répétitive un grand nombre de formules mathématiques, physiques ou chimiques.

Cette méthode convient aussi pour apprendre du vocabulaire dans une langue
étrangère (de préférence sous forme de courtes phrases), la liste de tous les
exemples de votre grammaire allemande ou la liste des verbes irréguliers anglais,
etc.

Elle s'applique aussi aux étudiants qui préparent un examen ; ils peuvent faire des
tableaux synoptiques ou des résumés et les apprendre à raison de 2, 3 ou 5
résumés par jour, avec révision des précédents par tranche de 10 ou 15.

Le gros avantage de cette méthode est qu'elle maintient toutes les données
enregistrées parfaitement en tête à tout moment, et toutes avec le même degré de
précision.

Ces révisions peuvent paraître longues à faire. En fait, elles font gagner du temps,
car si l'on n'a rien oublié, la révision est une simple lecture qui se fait rapidement. La
méthode cumulative-répétitive prend moins de temps que la prétendue révision que
l'on entreprend trois ou six mois après la première étude, a un moment où l'on a
presque tout oublié. Le mieux, pour ne pas à avoir à réviser, c'est encore de ne rien
oublier et de tout garder en mémoire.

L'exemple que nous venons de donner pour l'étude d'une pièce de théâtre en vers,
n'est qu'une illustration de la méthode. Pour certains, une révision quotidienne
pendant une semaine, c'est trop. Cela dépend aussi de ce que l'on étudie.

Beaucoup d'étudiants ont adopté le rythme suivant :

o cours le matin ; révision aussitôt après le cours (cette révision a lieu


après le contrôle que l'on fait soi-même pour vérifier que l'on "sait").
o 1ère révision, le soir
o 2ème révision, 2 ou 3 jours après
o 3ème révision, la semaine suivante
o 4ème révision, de 3 semaines à 5 semaines plus tard
o 5ème révision, de 4 à 6 mois plus tard.

Mais pour chacun le rythme optimum des révisions est différent. Il importe de
déterminer le vôtre. Cela se fait par tâtonnements. La règle idéale est celle-ci :

Il faut entreprendre une révision suffisamment tôt pour que l'on n'ait pas
oublié, mais pas trop tôt, sinon c'est de l'énergie inutilement dépensée. Le
moment idéal est celui où l'on commence juste à oublier une partie de ce que
l'on a étudié.

Nous trouverons tout au long de ce programme, de multiples occasions d'employer


cette méthode cumulative-répétitive.

Exercice n°14

Choisissez deux textes de même nature : pièce de théâtre, poésie, texte de science
ou de droit, histoire, littérature, bref quelque chose qui vous intéresse.

Ces deux textes doivent être de longueur et de difficulté identiques.

Apprenez-les et fixez-vous un rythme de révision différent pour chacun. Par exemple

pour le texte 1 :

• étude le matin
• 1ère révision aussitôt
• révision le soir
• révision 3 jours après
• révision 7 jours plus tard
• révision 11 jours plus tard (*)

pour le texte 2 :

• étude le matin
• 1ère révision aussitôt
• révision le lendemain soir
• révision 5 jours après
• révision 15 jours plus tard, c'est-à-dire en même temps que la révision
marquée (*) pour le texte 1

vous avez donc fait une révision de plus pour le texte 1.

Attendez un mois sans réviser, puis vérifiez vos connaissances du texte 1 et du texte
2. Si elles sont identiques, c'est que le rythme adopté pour le texte 1 vous a fait
gaspiller de l'énergie. Si vous connaissez bien le texte 1 et pas suffisamment le texte
2, c'est que le rythme de révision 1 est meilleur pour vous que le rythme 2.
Ainsi, peu à peu, vous déterminerez votre propre rythme optimum de révision.

Exercice n°15

Prenez une feuille de papier et essayez de noter tous les souvenirs qui vous restent
de la période où vous aviez entre 10 et 15 ans. Complétez cette liste au cours des
jours qui suivront, au fur et à mesure que vous aurez des souvenirs qui vous
"reviendront".

Après une semaine passez à la période de 6 à 10 ans. Puis la semaine d'après, de


votre plus tendre enfance (0 à 6 ans).

Pour chaque souvenir essayez d'évoquer une image du passé. Vous serez surpris
du nombre de souvenirs que vous laissent votre enfance et votre adolescence.

Exercice n°16

Application de la méthode cumulative-répétitive :

Révisez un cours, dont vous avez besoin dans le cadre de vos études, mais que
vous n'avez pas revu depuis longtemps, en appliquant la méthode cumulative-
répétitive. Vous serez surpris de voir à quel point vous pouvez retenir facilement
l'ensemble du cours.

Retour au début du cours sur le processus normal de mémorisation

Fin de la leçon n°7 sur le processus normal de mémorisation

LE PROCESSUS NORMAL DE MÉMORISATION : Leçon n°8

5 - L'ENFICHAGE

Cette leçon est particulièrement destinée aux lycéens et aux étudiants soucieux
d'acquérir une méthode de travail efficace et une technique de mémorisation "à long
terme", dans le but d'accumuler en tête plusieurs années d'études.

Diagramme d'acquisition d'un savoir :

Commençons par découvrir ensemble le diagramme d'acquisition d'un savoir, qui


représente le processus normal de mémorisation, lors de l'apprentissage d'une
nouvelle connaissance :
Ce diagramme est structuré en 4 phases

• L'apprentissage
• La compréhension
• La mémorisation
• L'utilisation

Malheureusement dans la pratique on veut trop souvent passer de la phase


d'apprentissage à la phase d'utilisation du savoir, en négligeant les phases de
compréhension et de mémorisation.

Combien de fois a-t-on voulu utiliser un théorème qu'on venait juste d'apprendre par
cœur sans le comprendre ? Trop souvent sans doute. Et dans ce cas on a du mal à
utiliser le théorème, car on a voulu aller trop vite en sautant les phases de
compréhension et de mémorisation (ou plus exactement sans avoir pris le temps
de comprendre le théorème et de le mémoriser). Ainsi, si un mois plus tard on doit
utiliser ce même théorème, ne l'ayant pas compris on ne l'a naturellement pas
mémoriser, on devra alors recommencer à zéro la phase d'apprentissage, et on
aura l'impression de ne pas progresser.

C'est pourquoi les phases de compréhension et de mémorisation sont


indispensables, afin d'apprendre les choses une bonne fois pour toutes, et de s'en
rappeler efficacement le jour où on a besoin de les réutiliser (pour une interrogation
ou à un examen par exemple).

Pour retenir efficacement un cours ou une connaissance, il faut prendre le temps de


travailler les phases de compréhension (en posant des questions claires au
professeur et en enregistrant les réponses) et de mémorisation (par l'apport de
techniques efficaces de mémorisation, que nous verrons plus tard), qui, comme on
vient de le voir, sont très importantes, et sont indissociables. En effet, il est
quasiment inutile de mémoriser bêtement et aveuglément une leçon qui n'a pas été
comprise, et inversement, il serait dommage de ne pas retenir pour toujours un
concept que l'on a très bien compris.

Commentaire du diagramme d'acquisition d'un savoir


Comme nous pouvons le voir sur le diagramme ci-dessus, les 4 phases du
diagramme d'acquisition du savoir sont indispensables et il ne faut en négliger
aucune. Lors de l'apprentissage d'une nouvelle connaissance, il faut donc pensez à
utiliser consciemment ce diagramme, en insistant sur les phases de
compréhension et de mémorisation trop souvent négligées. A retenir :

• avant de vouloir comprendre un concept, il faut avoir appris la


base théorique du cours
• la mémoire retient bien plus facilement un cours si vous l'avez
compris
• pour conserver une information en mémoire, il faut l'utiliser
régulièrement

Mais rappelez-vous aussi que pour réussir, il ne suffit pas de faire un effort initial
intense de courte durée, il faut au contraire s'astreindre à la régularité et à la
continuité dans l'effort, et avoir l'intention de le faire et de s'y tenir. Cela veut dire
que faire un gros effort de travail pendant une semaine, puis tout abandonner ensuite
ne servirait à rien. Vous devez au contraire vous habituer à travailler de manière
régulière (je travaille un peu tous les jours), progressive (chaque jour je travaille un
peu plus que la veille), et continue (je ne m'arrêterai pas dans une semaine, je
n'abandonnerai pas mes efforts dans un mois, mais j'ai réellement l'intention de me
mettre au travail efficacement pour plusieurs années).

Remarquez au passage qu'il est naturellement bien plus facile d'accomplir et de


réussir un travail régulier, continu, et progressif, que de conduire en mener à bien
un travailler "en dent de scie" (je fais des efforts pendant quelques jours, puis j'arrête
d'un coup de travailler, et une semaine après je me remet tout doucement au travail,
etc.), un travail "au ralenti" (je n'apprend, qu'en moitié et superficiellement, un cours
sur deux, et je prend donc un retard considérable qu'il me serra impossible à
rattraper par la suite), ou un travail "en pointillé" (le premier jour je travaille, le
deuxième jour je ne fais rien, le troisième jour je travaille, mais là, je ne fais que
revoir le cours du premier jour, et rattraper ce que je n'est pas vu le deuxième jour,
sans progresser).

Donc rappelez-vous de cette règle :

Ayez l'intention de travaillez de manière régulière, progressive, continue.

L'enfichage : se construire un mémo

L'idée de l'enfichage est la suivante : mettre par écrit toutes les notions de base que
l'on veut retenir, afin de pouvoir s'y référer rapidement lorsqu'on en a besoin, mais
aussi dans le but de les mémoriser et de les graver dans notre tête. Pour cela, vous
pouvez utiliser un cahier ou un carnet personnel, que nous appellerons le mémo.
Cette idée paraît très simple, et elle l'est réellement, mais encore trop de lycéens ou
d'étudiants la néglige. Et pourtant elle est d'une efficacité redoutable pour progresser
durant l'année scolaire, ou toutes votre carrière estudiantine, sans oublier les cours
importants ou les notions de base au fur et à mesure que les trimestres passent.

Prenons un exemple simple : Qui ne s'est jamais posé Ia question suivante :


Combien vaut le sinus de 30° ?

1 / 2 ? (racine de 2) / 2 ?? ou bien (racine de 3) /2 ???

Pour obtenir la réponse, chacun a sa solution ; on peut demander au camarade qui


est à côté de nous (mais vat-il nous donner la bonne réponse ?), on peut effectuer un
calcul rapide sur la calculatrice ou fouiller dans les notes que l'on a entrées dans sa
calculatrice, on peut encore tenter de recherche la réponse dans le classeur ou le
livre de mathématiques, mais encore faut-il que le classeur soit bien rangé ou que le
livre contienne la réponse recherchée. Mais aucune de ces méthodes classiques que
tout le monde utilisent n'est efficace, pour 2 raisons :

• Soit parce qu'on n'a finalement pas mémoriser la réponse (demander au


camarade, ou effectuer le calcul), et que la prochaine fois que l'on voudra
connaître le sinus de 30°, on va encore se poser Ici question, on n'aura
toujours pas la réponse en tête, et on va à% nouveau perdre du temps à
chercher la solution sans trop savoir où la trouver...
• Soit parce qu'on aura mis beaucoup trop de temps à trouver la réponse, sans
même être sûr de la trouver (fouiller dans la calculatrice, dans le livre, ou dans
le classeur en désordre). Par exemple, après 10 minutes de fouille intensive
(et donc fatigante et déconcentrante) dans le classeur mal rangé, on peut très
bien s'apercevoir que la réponse n'y figure pas, et se rappeler, en effet, que
c'est dans le classeur de math de l'année dernière que sont inscrites les
formules de trigonométrie. On aura alors simplement perdu du temps, sans
avancer le travail, mais surtout en n'ayant toujours pas la réponse !

La question du « sinus 30° » étant une question (comme des dizaines d'autres) que
l'on se posera tout au long de notre carrière de lycéen (de la seconde à la
terminale, et même encore après) pourquoi ne pas se faire une bonne fois pour
toutes une fiche claire, juste, facile et agréable à lire, qu'on garderait à portée de
main, et sur laquelle on mettrait la valeur du sinus et du cosinus des angles usuels
souvent utilisés (30°, 45° 60° et 90°) ? Ainsi, chaque fois que l'on voudra connaître
une valeur, si on ne l'a pas en tête, il suffira de sortir notre fiche, et on aura alors
instantanément une réponse juste, sans perdre du temps, ce qui nous permet de
continuer le travail efficacement, sans s'être déconcentré.

C'est ça l'enfichage : mettre sur fiche tout ce dont on a besoin, et qu'on a du mal à
retenir du premier coup. De plus, chaque fois que l'on utilisera une fiche, non
seulement nous obtenons les informations voulues très rapidement, mais en plus ces
informations se graveront chaque fois encore un peut plus dans notre tête, car
nous aurons visualisé toujours la même représentation. Et si un jour on n'a pas
les fiches sous les yeux (à un contrôle ou lors d'un examen par exemple), aucun
problème : leurs contenus nous apparaîtrons clairement en tête si on les a
visualisés, utilisés, et réfléchis régulièrement, car les informations seront alors
gravées dans le cerveau.

Vous devriez donc, à partir d'aujourd'hui, rédiger une fiche (nous dirons «enficher»)
pour chaque thème que vous voulez retenir, dans le but d'obtenir des réponses
instantanément en consultant toujours les mêmes fiches régulièrement, et ainsi
favoriser la mémorisation définitive les informations. La consultation fréquente des
même fiches favorise les phases d'impression et de répétition, qui font partie du
processus normal de mémorisation. Vous pouvez bien sûr faire des fiches sur toutes
les connaissances que vous avez régulièrement besoin, ou que vous avez du mal à
retenir alors que vous en aurez besoin dans quelque mois (histoire, langues,
mathématiques, géographie, sciences, technologie, etc.)

L'ensemble des fiches que vous allez réaliser va constitué votre Mémo, que vous
utiliserez durant plusieurs années, tout au long de vos études. Ce mémo est le vôtre,
il vous est entièrement personnel, vous y mettez les fiches que vous voulez, vous
le montrez à qui vous voulez (à personne si vous le souhaiter), vous le présentez et
vous l'organisez comme vous voulez. Personne ne vous notera ou ne vous jugera
sur le contenu de votre mémo. Alors allez-y, défoulez-vous ! Mais avant de
commencer, il est recommandé de suivre les quelques conseils pratiques de
rédaction donnés ci-dessous, et qui sont le résultats de plusieurs d'années
d'expérience.
Conseils pratiques à suivre pour rédiger des fiches dans le mémo

Comme nous venons de le voir, le mémo a deux fonctions différentes

• Nous donner instantanément les réponses correctes à toutes les questions


que l'on se pose fréquemment
• Nous permettre de mémoriser rapidement et définitivement toutes ces
réponses, afin de ne plus hésiter la prochaine fois que la question nous sera
posée, et d'être alors sûr de la réponse !

Le mémo est donc un formidable outil qui peut nous permettre, s'il est bien utilisé
(consultation fréquente, lecture rapide, fiches claires), de progresser rapidement et
efficacement dans toutes les matières. Mais si on veut que la consultation du mémo
favorise la mémorisation des informations, il faudra respecter les conseils suivants
lors de la rédaction des fiches :

• Les fiches doivent avant tout être claires, faciles à lire, et ne contenir que le
minimum indispensable à retenir en un premier temps
• Chaque fiche devra posséder un titre simple, et ne devra concerner qu'une
seule notion à la fois
• Écrire assez gros, lisiblement (sans surcharges ni ratures), éventuellement en
lettre capitales (plus facile à mémoriser), et utiliser des couleurs
• Illustrer vos fiches avec des graphismes, bien plus faciles à mémoriser
que du texte : croquis, tableaux, schémas, dessins, courbes, ... clairement
commentés (avec des flèches) et le tout en couleurs. Rappelez-vous qu'à
l'origine le cerveau ne sait mémoriser que des images, et pas du texte !
• Mettre en évidence (encadré, écrit en rouge, etc.) le principal à retenir
• Ne pas surcharger les fiches d'exemples numériques
• Si un thème est un peu compliqué, le décomposer en 2 fiches : les notions
simples de base sur une première fiche, et le reste (détails, exemples, et
complément de cours) sur une autre fiche « complémentaire ».

Dernier conseil pratique à propos de votre mémo : il est vivement conseiller de


prendre un cahier (ou un petit carnet) plutôt que de rédiger vos fiches sur des feuilles
volantes ou sur des fiches bristol. L'avantage du cahier, est que toutes les fiches
resteront toujours ensemble (quand on parle d'une "fiche", il s'agit concrètement
d'une ou plusieurs page de ce cahier, traitant du même sujet). Alors que si vous
rédiger sur des feuilles volantes, elles seront dispersées un peu de partout, vous
n'aurez jamais avec vous la fiche dont vous avez besoin, et surtout, à force de prêter
vos fiches à tout le monde, certains de vos camarades (peu scrupuleux) les
garderaient pour eux, sans vous les rendre, vous ne saurez plus à qui vous avez
prêter quelle fiche, et ces fiches profiterez plus à ceux qui n'on fait aucun effort
pour se confectionner un mémo, qu'à vous qui avez rédiger soigneusement vos
fiches.

L'organisation du mémo est également importante. Pensez, par exemple, à maintenir


à jour une table des matières sur la première page, pour retrouver rapidement une
page traitant d'un sujet précis. Vous pouvez aussi faire un mémo par matière, si vous
ne voulez pas par exemple mélanger les math et l'anglais sur le même carnet.
Toutes ces remarques et tous ces conseils sont le résultats de plusieurs années de
vécu, de pratique et d'observation dans les classes, notamment au lycée (aussi bien
en tant que prof qu'en tant qu'élève).

Exercice :

Vous allez dès aujourd'hui commencer votre mémo. Prenez un cahier ou un carnet
neuf, et rédigez-y votre première fiche, en respectant les conseils donnés, et en
résumant une leçon que vous avez vue récemment dans vos études (conseil :
laissez la première page de votre mémo vide pour y pouvoir y mettre plus tard une
table des matières).

Pensez par la suite à rédiger régulièrement de nouvelles fiches dans votre mémo, ne
contenant que les informations minimales sur une leçon, et à consulter régulièrement
votre mémo dès que vous en avez besoin. N'oubliez pas non plus que plus votre
mémo contiendra de fiches, plus vous le consulterez fréquemment, et meilleur sera
l'enregistrement des informations dans votre cerveau : vous aurez alors acquis un
rythme de travail efficace, mais pas fatiguant (apprentissage progressif et régulier
des connaissances, sans "forcer" pendant toute une journée de révision).

Retour au début du cours sur le processus normal de mémorisation

Fin de la leçon n°8 sur le processus normal de mémorisation

Les associations Imagées

Les techniques de mémorisation


Les associations imagées
Ce cours sur les associations imagées est structuré en 3 leçons. Il est conseillé de
lire une seule leçon par jour, dans le but d'assimiler et de retenir toutes les
informations qu'elle contient, et de mettre en pratique tous les conseils qui y sont
donnés. Afin que ces cours vous soient le plus profitables possible, prenez le temps
de faire consciemment tous les exercices indiqués à la fin de chaque leçon. Votre
objectif étant de vous imprégner durablement des conseils et des méthodes
enseignés dans ce programme, vous devez habituer votre mémoire à travailler de
manière régulière (je travaille un peu tous les jours), progressive (chaque jour je
travaille un peu plus que la veille), et continue (je ne m'arrêterai pas dans une
semaine, je ne m'arrêterai pas dans un mois, mais j'ai l'intention de faire travailler ma
mémoire pour plusieurs années).

Pensez à vous faire des fiches-résumé sur lesquelles vous récapitulez les principes
importants, et les règles à suivre, donnés dans chaque leçon.

LES ASSOCIASSIONS IMAGÉES : Leçon n°1

La méthode des associations imagées

Commençons tout d'abord par un nouvel exercice-test

Exercice-test :

Lisez pendant 2 minutes la liste de mots ci-dessous dans le but d'en retenir le
maximum :

chapeau enveloppe maison bouton chat


téléphone argent crayon chaussette livre
cactus anguille veston tourne-vis phare
gâteau bureau dentelle riz hameçon

Cachez ensuite cette liste.

Essayez maintenant de réciter cette liste de mots dans l'ordre. Vous n'y parviendrez
sans doute pas. Essayez alors de vous remémorer le plus grand nombre possible de
mots de cette liste. Vous constaterez qu'il vous en manque beaucoup. Vous avez
tout simplement employé une mauvaise méthode.

Comment retenir une nomenclature par la méthode des associations


imagées ?

Si vous voulez retenir une liste comme celle de l'exercice-test dans l'ordre et sans
effort, vous devez procéder comme ceci : vous allez créer une série d'associations
en chaîne, partant du premier mot et se terminant au dernier. Ces associations
seront forcément baroques, cocasses ou stupides, car nous vous avons
volontairement donné une liste très hétérogène. La seule règle qui compte est de
bien visualiser les associations. Formez les images très clairement dans votre
esprit, car ce sont elles qui vont vous aider à retenir les mots.
Voici, entre des dizaines d'autres possibilités, une chaîne d'associations que vous
pouvez construire.

Vous vous représenterez un chapeau melon dans lequel est placé un téléphone ;
l'écouteur de cet appareil est hérissé de piquants, car c'est un cactus ; cet écouteur-
cactus est désagréable à manier pour le monsieur qui téléphone, sans compter qu'il
parle la bouche pleine d'un gâteau ; mais, surprise ! dans ce gâteau, il y a une petite
enveloppe, qui s'ouvre et d'où s'échappe de l'argent ; un des billets de banque est
roulé et il en sort une anguille qui se sauve et se réfugie sous le bureau, ce bureau
est d'un style particulier, car il a la forme d'une maison, dont la cheminée est formée
par un énorme crayon, qui comme une fusée, saute, vole et va aboutir dans le
veston de notre homme ; veston assez curieux, lui aussi, car il est tout en dentelle
et au bouton du centre, pend ... une chaussette dans laquelle est suspendu un
tourne-vis ; tourne-vis fusée, lui aussi, qui s'envole et aboutit dans un bol de riz que
mange un chat ; ce chat prend un livre sur la tête, s'enfuit et se réfugie sur un phare
d'auto ; ce phare projette sa puissante lumière sur un hameçon géant.

Prenez bien soin de vous représenter en image les différentes associations ; par
exemple, voyez le crayon s'envoler du "bureau-maison" comme une fusée et atterrir
dans le veston ; voyez le chat recevoir le livre sur la tête, etc. Alors, vous retrouverez
sans effort la liste des 20 mots.

Et cet enregistrement est durable. Vous pouvez recommencer le lendemain à réciter


cette liste, car vous retrouverez encore très facilement la chaîne des associations
alors que sans méthode, vous auriez oublié 50% des mots.

Ce qui compte c'est le résultat final, c'est-à-dire le fait que vous ayez mémorisé les
20 mots en tête. Peu importe les associations que vous faites, personnes ne les
verra. Vous êtes la seule personne qui visualise ces associations. Sachez aussi que
plus une association imagée est drôle ou ridicule (exemple : le chat avec un livre sur
la tête), meilleur sera l'encrage dans le cerveau, et vous la mémoriserez plus
facilement. Alors n'hésitez pas à vous construire des associations puissantes, qui
sortent de l'ordinaire, dans le but de marquer votre esprit, et donc de les garder en
mémoire.

Cette méthode peut trouver de nombreuses applications dans l'étude des sciences
naturelles, de la physique ou de la géographie. Prenons un exemple. Vous voulez
retenir les principales industries de la Belgique. Vous allez commencer par faire un
tableau synoptique ou simplement une liste des mots que vous devez retenir.
Ensuite, vous les associez en chaîne par la méthode indiquée.

Faites l'expérience avec nous :

Industries de la Belgique : sidérurgie, industrie du zinc et du plomb, céramique,


verrerie, cristallerie, textile, constructions mécaniques, industrie chimique, industrie
alimentaire, chaux et ciments, cuirs et peaux.

Pour faciliter cet assemblage, vous procéderez par symboles : la sidérurgie sera
symbolisée par une poutre d'acier, le mot vitrail représentera l'industrie du plomb et
la verrerie, un comptoir de café l'industrie du zinc, une cornue représentera
l'industrie chimique, une chaîne de saucisses l'industrie alimentaire ; le textile sera
symbolisé par une bobine de fil, la chaux et le ciment par par un chantier, le cuir par
une chaussure, les peaux par une fourrure, la cristallerie par une coupe, l'industrie
mécanique par un moteur.

D'où la liste : poutre d'acier, vitrail, comptoir de café, cornue, saucisses, bobine,
chantier, chaussure, fourrure, coupe de cristal, moteur.

Exercice :

Construisez une chaîne d'associations imagées avec la liste des principales


industries Belges, en vous servant des mots-clés indiqués ci-dessus (une poutre
d'acier volant dans un vitrail, qui se brise, etc.).

Pour éviter les confusions entre différents pays, vous ne symboliserez pas toujours la
même industrie par le même mot : l'industrie du cuir sera symbolisée suivant les
pays, par un gant, une ceinture, un sac à main, etc. De plus, vous rattacherez le
premier mot de la chaîne au nom du pays. Par exemple, vous visualiserez un
ensemble de poutres d'acier assemblées de façon à former le mot BELGIQUE.
Voyez ensuite ces poutres se disloquer et aller défoncer un vitrail, etc.

N'ayez pas peur de construire des associations audacieuses ou même idiotes.


L'important, répétons-le, est de bien voir ces images en pensée. Cherchez à mêler
des images en mouvement (comme le crayon, le tourne-vis, le livre de notre premier
exemple) avec des images fixes. Cela facilite la mémorisation de la chaîne.

Il faut remarquer que dans le cas où l'ordre des mots à retenir n'a aucune
importance, vous êtes libre d'utiliser les images des mots dans l'ordre que vous
voulez, pour construire votre histoire imagée.

Si vous avez souvent l'occasion de recourir à cette méthode des "associations


imagées", vous parviendrez à construire les chaînes en deux ou trois minutes, soit
en beaucoup moins de temps que ce qu'exige l'étude mécanique classique, et pour
une mémorisation bien plus durable.

LES ASSOCIASSIONS IMAGÉES : Leçon n°2

Les images mentales

Dans de nombreuses techniques d'amélioration de la mémoire, on a recours à des


associations d'images mentales. Il faut absolument s'entraîner à former clairement
de telles images (ce qu'on appelle "visualiser"). Nous allons donc vous donner
quelques conseils et exercices à ce sujet.

Tout d'abord comprenons bien que les images qui se forment dans notre cerveau se
retiennent beaucoup plus facilement que les idées abstraites. C'est normal, car le
cerveau n'est fait, à l'origine, que pour retenir des images, des odeurs, ou des sons,
c'est-à-dire les sens que tout être vivant (humain ou animal) a besoin pour vivre. Or
les idées abstraites (les nombres, les nom propres, ou de manière générale les mots
ne représentant pas un objet visuel) sont une invention de l'homme, mais qui est en
décalage total avec le processus naturel de mémorisation.

Prenons un exemple. Voici des vers de La Fontaine

Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé

Et de tous les côtés au soleil exposé

Six forts chevaux tiraient un coche.

Et voici maintenant trois vers de Paul Valéry

Tu n'as que moi pour contenir tes craintes.

Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes

Sont le défaut de ton grand diamant ...

Essayez de les apprendre par cœur et vous constaterez qu'il est beaucoup plus
facile de retenir les trois vers de La Fontaine que ceux de Paul Valéry. Pourquoi ?
Tout simplement parce que le premier est riche en images concrètes alors que le
second évoque des idées abstraites. Et si vous cherchez à vous représenter
mentalement la scène évoquée par La Fontaine, cela ne sera pas difficile et cela
vous aidera considérablement à retenir les trois vers. Faisons un essai ensemble :

• 1er vers : représentez-vous mentalement un chemin qui monte, il est couvert


de sable, il comporte des creux, des ornières, de gros cailloux :

Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé ...

(est-ce qu'en fermant les yeux, vous arrivez à vous représenter ce chemin ?)

• 2ème vers : un soleil torride tombe verticalement sur ce chemin bordé de


buissons bas, mais sans arbres

Et de tous les côtés au soleil exposé ...

Relisez les deux vers et représentez-vous la scène mentalement comme sur


une photo ou sur un écran de télévision. Il faut que vous visualisiez cette
scène.

• 3ème vers : deux rangées de gros chevaux tirent une voiture avec difficulté :

Six forts chevaux tiraient un coche.


Si vous arrivez à bien vous représenter la scène, vous retiendrez facilement ces trois
vers, parce qu'ils évoquent des images concrètes, facile à visualiser
mentalement, et donc à mémoriser naturellement.

Il n'en va pas de même avec les vers de Paul Valéry qui sont plus longs à apprendre,
car ils ne correspondent pas à des images que l'on peut se représenter.

Il est important de vous habituer à former des images mentales avec clarté et
précision, car c'est en formant des images que l'on facilite le processus de
mémorisation et c'est en associant des images que l'on peut, comme nous le verrons
plus loin, réaliser de véritables prouesses de la mémoire (comme par exemple retenir
l'ordre des cartes d'un jeu de 52 cartes, ou encore réciter les 100 premières
décimales du nombre Pi).

Pour vous entraîner à former des images mentales dans votre tête, faites les
exercices suivants :

Exercice n°1

Vous fermez les yeux et vous vous représentez successivement

• un chat
• une horloge
• un arbre
• un dictionnaire
• une chaise
• un ami que vous connaissez bien
• une voiture
• un crayon
• une ampoule électrique
• etc. (faites-vous ensuite d'autres listes).

Pour chaque objet, essayez d'obtenir une image aussi précise que possible. Il est
probable que vous aurez à l'esprit diverses images du même objet ou du môme être.
Cela n'a pas d'importance. Revenez sur les mêmes images et fixez sur elles votre
attention intérieure. Après quelques instants, passez à un autre objet.

Exercice n°2

Toujours les yeux fermés, représentez-vous deux objets côte à côte ou l'un sur
l'autre :

• un crayon posé sur un livre


• une paire de lunettes posée sur un journal
• une fourchette à côté d'une assiette
• une chaise à côté d'une armoire
• une chaussure à côté d'une brosse
• un peigne à côté d'un flacon
• un pneu à côté d'une pompe à essence
• etc. (continuez ensuite la liste)
Exercice n°3

Toujours les yeux fermés, essayez d'assembler mentalement trois objets :

• une clef, une boîte d'allumettes et une montre


• puis un verre, une assiette et une cuillère
• puis une paire de chaussures et un pantalon
• puis un chien, un chat et un ballon
• etc. (continuez ensuite la liste)

Exercice n°4

Vous allez maintenant essayer de vous représenter une scène animée. Entraînez-
vous avec des scènes purement imaginaires, car c'est ce type d'images qui vous
sera utile lors des exercices de mémorisation.

Exemple :

• imaginez une cuillère qui plane et qui plonge ensuite dans un bol de café.
• Puis un marteau qui cogne tout seul sur un clou.
• Puis un couteau qui coupe un drap en deux.
• Puis une bouteille d'encre qui se renverse sur une nappe.
• Puis un oiseau qui plonge dans un lac,
• etc.

Associez deux objets quelconques mais dont l'un est en mouvement vers l'autre et le
heurte. Cet exercice est important, car lorsque vous devrez associer deux objets en
pensée, vous aurez une image plus durable dans votre cerveau si l'un des
objets est en mouvement.

Exercice n°5

Imaginez toute une scène où il y a un personnage central (vous) parmi d'autres et où


il se passe quelque chose. Vous êtes par exemple à la poste en train de recevoir un
mandat. Vous êtes dans une boulangerie en train d'acheter du pain. Vous êtes avec
des amis en train de jouer aux cartes, ou en train de prendre un verre, ou en train de
discuter. Vous êtes dans le train en conversation avec le contrôleur des billets, etc.

Tous ces exercices sont indispensables, car la représentation mentale imagée est un
facteur essentiel dans le processus volontaire de mémorisation : elle permet de
retenir les associations de façon durable.

Important ! Les exercices ci-dessus ne doivent être faits que graduellement et non
pas à la suite. Vous ne passez au deuxième exercice que si vous sentez que vous
réussissez bien le premier, puis au troisième lorsque vous maîtriserez bien le
deuxième. Faites-en un ou deux par jour pendant quelques semaines.

La production à volonté d'images mentales ou visualisation, joue également un rôle


considérable dans les techniques de développement personnel pour améliorer
l'image de soi ou pour atteindre des objectifs. Nous ne pouvons pas entrer ici dans le
détail car nous sortirions complètement du domaine de la mémoire, mais il ne faut
pas ignorer la grande loi psychologique découverte par le Pr William James :

"Toute idée fortement implantée dans notre cerveau possède une force
intrinsèque de réalisation".

Cela veut dire que lorsqu'une idée est bien implantée en nous, indépendamment de
tout ce que nous pouvons faire pour la réaliser, elle produit, à elle seule, des forces
qui nous conduisent invisiblement vers sa matérialisation. Or, pour bien implanter
une idée dans notre esprit, il faut pouvoir la "visualiser", c'est-à-dire se la représenter
volontairement et consciemment sous forme d'images mentales.

Les techniques de télépathie, de téléhypnose, suggestion à distance, auto-


suggestion, etc., font également largement appel à la visualisation.

Vous avez donc intérêt à accorder beaucoup de soin à cet entraînement de façon à
pouvoir "visualiser" le plus rapidement possible un objet, un animal, un personnage
ou une action. Plus l'image est précise, plus elle est nette, plus la mémorisation (ou
l'association en vue de la mémorisation) sera efficace.

Au début vous aurez peut-être l'impression que vous ne pouvez pas fixer
durablement l'image mentale de l'objet. Cela est tout à fait normal. Les choses se
passent comme si l'objet apparaissait dans notre "champ de vision mental" puis
s'estompait rapidement. C'est presque toujours ainsi. Il suffit alors d'évoquer de
nouveau l'image qui persistera un peu plus longtemps, mais disparaîtra encore, etc.

Pour les scènes animées, vous arriverez peu à peu à pouvoir suivre un véritable petit
film intérieur constitué par une succession d'images, à la manière d'un petit dessin
animé mental, nous y reviendrons.

Vous aurez l'occasion de mettre en pratique ces techniques de visualisation dans de


nombreuses leçons de ce programme de développement de la mémoire, notamment
lors de l'apprentissage des techniques de mémorisations évoluées (pour les
articulations chiffrées, les tables de rappel, ou la méthode des localités). Mais dès
maintenant préparez-vous en faisant les premiers exercices. Et entraînez-vous
chaque jour un peu plus, jusqu'à ce que vous maîtrisiez bien la visualisation.

La règle à noter sur vos fiches-résumé, et à appliquer dès aujourd'hui, pour ce cours
est :

Pour retenir une information, il faut la visualiser mentalement.

LES ASSOCIASSIONS IMAGÉES : Leçon n°3

La technique de la liste-repère
Vous trouverez dans cette leçon deux planches de dessins qui vont vous permettre
de retenir instantanément une liste de vingt mots n'ayant aucun rapport entre eux.
Par exemple, une liste de courses à faire.

Voici les deux planches de dessins, elles contiennent 26 objets en tout :


Vous remarquerez que les objets ont tous une forme qui rappelle une lettre de
l'alphabet. Il vous suffira de regarder attentivement ces dessins pendant quelques
instants pour les retenir très facilement. Lorsque vous connaîtrez bien ces deux
planches de dessins, vous disposerez alors d'une liste repère de 26 objets concrets
connus de vous dans un ordre déterminé, celui de l'alphabet et qui vous permettra,
comme nous allons le voir, de retenir une liste de 26 notions ou objets quelconques.

Remarquez certaines astuces dans le choix des objets, comme par exemple :

• B = Borgne = lunettes
• C = Croissant = lune
• R= Robinet
• S = Serpent
• T = Tire-bouchon
• U = Huuuuuuu ! = fer à cheval
• X = ciseaux
• Y = whisky = verre
• etc.

Vous n'aurez aucune difficulté pour retenir ces 26 objets, ou inventer des astuces
mnémotechnique vous permettant de les retrouver. Pensez au passage à mettre une
dimension visuelle à vos astuces mnémotechnique : représenter-vous mentalement
les objets ou la forme des lettres (imaginez par exemple la lettre O rebondir plusieurs
fois sur le sol, vous rappelant ainsi le ballon).

Comment retenir instantanément une liste ?

Imaginons maintenant que vous ayez les courses suivantes à faire :

o acheter un journal
o mettre une lettre à la poste
o passer prendre vos photos chez le photographe
o déposer chez votre médecin des radiographies
o acheter du beurre, du pain, des oeufs, de la confiture, un steak
o téléphoner à votre ami Dupont

Cette liste a été établie au hasard, et non pour les besoins de l'exemple.

Pour la retenir, il vous suffit d'associer chaque mot significatif de vos courses à l'un
des objets de votre liste repère. Vous vous représentez mentalement et aussi
clairement que possible les deux objets associés.

Je commence donc par associer le journal au compas. C'est facile, je me représente


un compas en train de tracer un cercle sur mon journal.

La paire de lunettes avec la poste ou la boîte aux lettres, c'est moins évident, mais je
vais simplement m'imaginer en train de jeter des lunettes dans une boîte aux lettres.
C'est comique, mais cela se retiendra d'autant plus facilement. Je me représente
bien cette scène, mentalement. Ainsi, plus tard, en pensant aux lunettes, je verrai
automatiquement la boites aux lettres dans laquelle je les jète !
La lune et les photos ? Je vais m'imaginer que dans le ciel, la lune n'est pas véritable
mais qu'il y a, dans le ciel, une immense photo de la lune. Je pourrais aussi
m'imaginer un appareil de photo géant placé devant la lune et en train de la
photographier. Ou me représenter la lune dans le viseur de mon appareil de photo
personnel. N'importe laquelle de ces images me permettra de retrouver l'association
lune-photo.

Voici maintenant mon médecin. Pour l'associer à arc (4ème objets de ma liste repère),
c'est facile : je me le représente dans son cabinet en train de tirer à l'arc sur des
radiographies. Stupide, mais infaillible pour associer arc, médecin et radiographies !

Je passe à "beurre" : je pique le trident dans une grosse motte de beurre, je


m'imagine un pain, calé sur la béquille, les oeufs écrasés par la presse ; je regarde
dans les jumelles et j'y aperçois une pyramide de pots de confitures. Je pique la
bougie au centre d'un steak (ou je chauffe un steak sur une bougie).

Pour le téléphone à Dupont, je me représente Dupont en train de téléphoner sous un


parapluie.

Ces associations sont très faciles à faire. Avec un peu d'habitude on les fait
instantanément. Chaque fois que vous le pourrez, essayez d'introduire du
mouvement (comme jeter les lunettes dans la boite aux lettres) ou du comique (le
médecin tirant à l'arc sur des radios).

Pour retrouver la liste des courses à faire, on procède de façon inverse :

• Première course : lettre A. A, c'est le compas ; je revois le compas sur le


journal. J'ai donc retrouvé instantanément "journal".
• Deuxième course : lettre B. B, c'est la paire de lunettes. Je la jetais dans une
boite aux lettres. Je pense donc à ma lettre.
• Après B, ce sera C, puis D et ainsi de suite.

Avec cette méthode, vous pouvez retenir une suite de 26 mots quelconques très
facilement, et en plus dans un ordre particulier.

Cela peut servir à retenir des courses, des nomenclatures ou la liste des localités
d'une ligne de chemin de fer. Il s'agit ici de mots sans signification. Il faut alors
procéder par à-peu-près et transformer d'abord chaque nom de ville en un mot
concret qui vous le rappellera : Caen, Lisieux, Le Havre, Melun, Rouen, Elbeuf
seront représentées par exemple par : canne, lit, cadavre, melon, roue, bœuf, etc.
Ensuite, c'est le mot canne que vous associerez à compas, puis lit à lunettes, etc.

Vous pourrez ainsi apprendre très vite les douze, quinze ou vingt stations d'une ligne
de chemin de fer, ou encore, les localités que vous devez traverser pour effectuer en
voiture un certain parcours. Ainsi, vous n'aurez pas besoin, en conduisant, de
consulter votre itinéraire. Vous prenez vos dessins dans l'ordre de l'alphabet et vous
retrouvez instantanément le nom des villes ou des villages à traverser
successivement.
Exercice n°6

Apprenez les 26 objets de la liste-repère. Pensez bien que cette liste-repère vous
servira par la suite, dans le vie de tout les jours, bien au delà de cet exercice. Prenez
donc le temps de vous créer des astuces mnémotechniques ou des associations
pour bien la retenir. Vous allez sûrement mémoriser du premier coup certains objets,
sans aucun truc mnémotechnique (parce que l'association objet-lettre est tout à fait
naturelle pour vous), alors que vous aurez du mal à en mémoriser d'autres. Si
vraiment un des objets ne vous plait pas, ou que vous n'arrivez pas à le retenir,
n'hésiter pas à le changer et à en trouver un autre à la place, qui vous conviendra
mieux. L'important est que vous ayez votre propre liste-repère. Cette liste est la
vôtre, elle doit être adaptée à votre imagination, afin que vous la mémorisiez le plus
naturellement possible, et que vous retrouviez rapidement les 26 objets qu'elle
contient, dans l'ordre, en faisant référence aux 26 lettres de l'alphabet.

Exercice n°7

Une fois que vous connaîtrez bien votre liste-repère, vous pouvez tenter ce petit tour,
digne d'un grand magicien, et qui épatera vos amis :

Vous demandez à un ami de préparer par écrit, sans vous la montrer, une liste de 10
objets de son choix.

Ensuite, vous lui demandez de vous donner oralement ces objets, un après l'autre.
Pour retenir de tête toute la liste, à chaque objet qu'on vous donne vous allez créer
mentalement une association imagée avec les objets de votre liste-repère :

• vous associez le 1er objet de votre ami au compas


• puis le 2ème objet que votre ami vous donne, vous l'associé aux lunettes,
• etc. jusqu'au 10ème objet, que vous associez au parapluie

Ensuite, pour lui réciter la liste d'objet, il vous suffit de parcourir votre liste repère, et
vous retrouverez automatiquement les associations que vous avez faites, et donc la
liste que votre ami vous a donné oralement !

Mieux encore : demandez un chiffre entre 1 et 10 à votre ami. Imaginons par


exemple qu'il choisisse 8. Vous savez que la 8ème lettre de l'alphabet est le H (qui
correspond aux jumelles dans votre liste-repère), et vous pouvez donc lui indiquer
instantanément le 8ème objet de sa liste (celui que vous avez associé aux jumelles) !

Avec un peu d'entraînement, vous pouvez même tenter ce tour non pas avec 10
mots, mais avec une liste de 20 ou 25 mots. Si vous réussissez une telle
performance (ce qui est à la portée de tout le monde, après un certain entraînement),
vous allez commencez à faire des jaloux du côté de ceux qui n'ont aucune méthode
de mémorisation !

En dehors de son côté spectaculaire, n'oubliez pas que cet exercice est avant tout un
entraînement efficace pour votre mémoire, sur deux points :
• il vous permet de réviser et d'utiliser votre liste-repère, ce qui évite de l'oublier
• il vous oblige aussi à former rapidement des associations imagées, avec des
mots dont vous ne vous attendez pas

Pour ces deux raisons, n'hésitez pas à refaire cet exercice, régulièrement, dés que
l'occasion se présente (à la fin d'un repas entre amis, par exemple).

Exercice n°8

Retenez par la méthode des associations imagées les principales ressources de


l'Espagne :

vin raisins cuirs mercure olivier


bovins fer pêche oranges chevaux
plomb textiles citrons ânes cuivre

Un dernier mot sur votre liste-repère

Le meilleur moyen pour connaître par cœur toutes votre liste-repère de 26 objets,
sans avoir à réfléchir trop longtemps pour retrouver ces objets, est de l'utiliser au
quotidien. Faite confiance à votre mémoire, utilisez-la, mettez-la à l'épreuve dés que
vous en avez besoin. Et même si un jours vous n'avez pas besoin de mémoriser une
liste de mots en utilisant votre liste-repère, il y a toujours des possibilités pour réviser
votre liste-repère et faire ainsi travailler votre mémoire :

• vous pouvez vous remémorer, pendant vos temps morts (lorsque vous êtes
dans une file d'attente, sans rien faire, par exemple), votre liste repère en
visualisant clairement chacun des 26 objets.
• vous pouvez aussi refaire l'exercice n°7 à un autre ami, ou le tenter avec
encore plus mots

Les articulations chiffrées


Voici maintenant une méthode d'application extrêmement vaste : la méthode des
articulations chiffrées. Nous étudierons ce système progressivement, afin de vous
le faire assimiler sans effort excessif et surtout de façon à vous familiariser
complètement avec cette méthode. Pour que le système des articulations chiffrées
vous donne un résultat maximum, il faut que vous puissiez jongler avec les
équivalences "chiffres-articulations" et que vous traduisiez instantanément les
chiffres en sons et les lettres en chiffres. Vous verrez que c'est très simple, et que
cette technique permettra de mémoriser facilement des tonnes d'information.

Exemple d'application de cette méthode : vous retiendrez très facilement tous les
numéros de téléphone de vos amis (plus de 100 si vous le souhaitez), ou encore
autant de dates de l'histoire que vous voulez, et vous serez en mesure de les
restituer instantanément et sans erreur. Vous verrez aussi à la fin de ce cours une
technique, basées sur les articulations chiffrées, pour retenir les 100 premières
décimales du nombre Pi = 3,1 4 1 5 9 2 6 5 3 5 8 9 7 9 3 2 3 8 4 6 2 6 4 3 3 8 3 2 7
9 ... !!!

Mais attention, j'insiste sur le fait que, s'agissant d'une méthode à apprendre et à
assimiler, une simple lecture passive de cette page ne vous serait d'aucun effet. Ce
qui compte c'est l'assimilation et l'application pratique de la méthode (c'est à dire
entraîner votre cerveau à utiliser la méthode), ce qui va bien au delà de la simple
lecture, et qui ne se fera pas en 5 minutes. De plus, pour une assimilation efficace et
durable, ce cours (comme tous les cours de mémorisation de ce site), doit être
travaillé progressivement et régulièrement.

Vous pouvez librement enregistrer, distribuer, ou imprimer les leçons et les conseils
donnés. Il est même fortement recommandé d'imprimer la méthode sur papier, et de
la garder chez soit pour deux raisons :

• pouvoir l'assimiler tranquillement, calmement, et progressivement


• pouvoir la relire de temps en temps, si vous en aviez besoin

Voici quelques recommandations pour utiliser au mieux ce cours sur les


articulations chiffrées:

Le cours est structuré en 4 leçons distinctes :

• Leçon n°1 : Apprentissage de la méthode


• Leçon n°2 : Suite de l'apprentissage de la méthode
• Leçon n°3 : Fin de l'apprentissage de la méthode
• Leçon n°4 : Exemples d'application des articulations chiffrées :

 Retenir les dates en histoire


 Application aux sciences
 Application à la géographie
 Comment retenir le code des 95 départements français ?
 Pour retenir les numéros de téléphones
 Pour retenir les 100 premières décimales du nombre Pi
 Mesures anglaises et mesures marines

Les 3 premières leçons concernent l'apprentissage progressif de la méthode. La


leçon n°4 donne des exemples concrets d'application et d'utilisation de cette
méthode des articulations chiffrées.
Il est conseillé de ne travailler (et pas simplement lire) qu'une seule leçon par jours
afin de s'imprégner progressivement de la méthode. Chaque leçon contient plusieurs
exercices d'application pratiques. Prenez le temps de faire sérieusement ces
exercices. Vous trouverez en bas de cette page les corrigés des exercices des 3
premières leçons.

Travailler une leçon signifie :

• Lire une première fois la leçon attentivement


• Prendre le temps de faire sérieusement tous les exercices d'application
• Si possible, mettre en pratique la méthode ou les conseils donnés, dans la
vie de tous les jours
• Relire la leçon le lendemain, avant de passer à la leçon suivante

Le meilleur moyen pour retenir une méthode de mémorisation est de l'appliquer dans
la vie de tous les jours. A partir de la leçon n°4 (au 4ème jours d'apprentissage) vous
serez en mesure d'appliquer cette méthode des articulations chiffrés pour mémoriser
autant d'information que vous voulez. De plus, vous vous apercevrez d'un
phénomène merveilleux, qui est une des clés d'une super-mémoire : plus vous avez
d'informations mémorisées dans la tête, plus il vous sera facile d'en mémoriser
d'autres, car vous vous servirez de ce que vous avez déjà en tête pour y
raccrocher et retenir plus facilement de nouvelles données. Vous mémoriserez
alors encore des centaines de nouvelles informations, de plus en plus facilement, de
plus en plus rapidement, et votre cerveau, qui sera alors bien entraîné à cet exercice,
n'aura aucun mal à tout retenir : vous aurez tout simplement activer la zone du
cerveau consacré à la mémoire, qui est pour l'instant endormi à 90% chez la plupart
des personnes qui ne savent pas utiliser leur mémoire (parce qu'on ne leur a jamais
appris à le faire). Une personne possédant une super-mémoire (comme ce sera
votre cas dans quelques jours), mémorise naturellement des tonnes d'informations
pour 2 raisons distinctes :

• enrichir ses connaissances et sa culture générale


• mais aussi pour entraîner son cerveau au quotidien et garder le mécanisme
de mémorisation imposé par telle ou telle méthode. L'exemple typique est la
mémorisation des 100 premières décimales du nombre Pi : ce n'est, en
général, pas pour enrichir ses connaissances que l'on fait un tel exercice (un
tel exploit), mais c'est pour exercer le cerveau à mémoriser, et pour manipuler
la méthode de mémorisation elle-même, dans le but de l'utiliser avec de plus
en plus d'agilité

N'oubliez jamais que le cerveau est un muscle, et que comme tous les muscles, il a
besoin d'entraînement au quotidien (en plus d'une bonne alimentation et d'une
hydratation suffisante) pour fonctionner au maximum. Donc ce qui compte, je le
répète, c'est la mise en pratique et l'utilisation au quotidien de la méthode. Votre
expérience et votre entraînement à mémoriser, après avoir appris ce cours, est aussi
important que le cours lui-même, et ça, ce n'est pas marquer dans les leçons.

Voici maintenant les 4 leçons du cours sur les articulations chiffrées, à travailler en
4 jours (une leçon par jour) :
Les articulations chiffrées : Leçon n°1

Le principe des articulations chiffrées est le suivant :

Il est évident qu'il est plus facile de retenir des mots ayant une signification, plutôt
que des nombres de 5, 6 ou 10 chiffres.

La méthode des articulations chiffrées consiste justement à traduire des chiffres en


mots. Le but est de pouvoir convertir des nombres longs (abstraits pour le cerveau)
en mots représentants des objets visualisables, dont les images seront facilement
enregistrées par le cerveau. N'oublions pas, qu'à l'origine, le cerveau ne ne sait
mémoriser que des images visuelles, des odeurs, ou des sons : les nombres sont
une invention de l'homme, incompatible avec les données mémorisées naturellement
par le cerveau.

Pour convertir un nombre en un mot, on a établi le système suivant : à chacun des


dix chiffres 0 à 9 correspond une consonne ; à l'aide de ces consonnes, on peut donc
traduire un nombre par un mot. Les voyelles et les sons nasaux (on, an, un, etc.)
n'ont pas de signification ; on n'en tient pas compte.

Exemple : 4=R 5=L

54 se traduira par un mot ayant L et R dans sa prononciation, comme par exemple


LIRE

45 donnera r-l, soit relais

454 se traduira par r-l-r, soit relire

inversement, "le bien et le mal" se traduira par 59535

Si vous devez vous souvenir que tel tableau dont vous avez souvent besoin se
trouve à la page 454 de votre encyclopédie, il est infiniment plus facile de vous
souvenir du mot "relire" et de l'associer au tableau en question.

Vous retiendrez alors la phrase : il me faut souvent relire le tableau des ...

Il faut savoir également que les lettres muettes (h par exemple) ne sont pas prises en
considération ; en revanche des lettres qui amènent à la prononciation une liaison
consacrée par l'usage doivent être traduites.

Exemple :

Dans "un chat et une souris", "un", constituant un son nasal, ne se traduit pas; les
voyelles et les sons nasaux ne se traduisent pas.

Tandis que dans : "un homme et une femme", le son "n" se faisant entendre : il sera
donc traduit en chiffre. La phrase équivaudrait à "un nomme é une femme". Vous
allez comprendre comment.
Voici donc la liste complète des consonnes correspondant aux dix chiffres. Au lieu du
mot consonnes, nous dirons désormais "articulations" car ce sont les sons qui
comptent et non l'orthographe. Ainsi F ou PH auront la même valeur tandis que G
dans Georges aura la même valeur que J

Cela étant, voici la liste

• 0 = s, z, ou ç
• 1 = t ou d
• 2 = n ou gn (prononcé nië)
• 3=m
• 4=r
• 5 = l, ll (prononcé l ou mouillé : ille), y (y consonne comme dans
yoga)
• 6 = j, g (lorsqu'il se prononce j), ch (prononcé che)
• 7 = k, q, ch (prononcé k), g (prononcé gue), gu
• 8 = f, v, ou ph (prononcé f)
• 9 = p ou b

En un premier temps, nous allons apprendre aujourd'hui seulement les quatre


premiers chiffres :

• 0 = s, z, ou ç
• 1 = t ou d
• 2 = n ou gn (prononcé nië)
• 3=m

Voici comment Aimé Paris, créateur du système, vous aide à retenir l'articulation
principale correspondant à chaque chiffre :

• s ressemble à deux zéros superposés


• t et d n'ont qu'un jambage et sont des dentales
• n a deux jambages
• m a trois jambages

C'est absurde, mais c'est efficace. Vous pouvez trouver d'autres trucs pour retenir la
correspondance chiffre / articulation, mais le mieux est d'utiliser réellement la
méthode. Sa mémorisation viendra alors automatiquement.

Ce n'est pas l'orthographe des mots qui compte, mais seulement la prononciation.
C'est pour cela que ph et f représentent le même chiffre, c (devant un e ou un i)
représente le même chiffre que s; tandis que c (devant a ou o) lorsqu'il se prononce
k, représente le même chiffre que k ou qu.

Exemple de conversion d'une phrase en chiffre :

Deux naines = 122 et non pas 1220 car le s final de naines ne se prononce pas.
étaient dans la maison = 11030 et non pas 11032 car le n de maison ne se
prononce pas.

En résumé, on ne tient compte que des sons consonnes prononcés et uniquement


de leur prononciation, non de leur orthographe. Les s ou x marquant le pluriel ne se
prononcent pas, donc on n'en tient pas compte. Les n associés à une voyelle
donnent un son nasal mais ne se prononcent pas n; on n'en tient pas compte.

Le x lorsqu'il est prononcé se traduit par k-s; Taxi = ta-ke-si = 170.

Nous allons apprendre à manier ces articulations et leur transcription dans les
exercices.

Ainsi nous vous demanderons de traduire en chiffre un mot tel que douane ou
domino :

• douane = d - n = 12
• domino = d - m - n = 132

Inversement, trouvez un ou plusieurs mots pouvant remplacer le nombre 20.

20 = n - s = noce, niaise, naseau, nasse, Nice, nazi, naisse, naissait, un essai,


énoncé, annonçait, annonçons, anisé, etc.

Remarque sur le codage des articulations chiffrées :

• à un mot donné, il ne correspond qu'un seul nombre possible


• mais pour un nombre donné, il y a généralement plusieurs mots (ou morceau
de phrase) qui y correspondent

Exercice n°1

Écrivez à côté de chacun des mots ci-dessous sa traduction en chiffre

Centaine :

Dame :

Démon :

Nîmes :

Tu m'étonnes :

Donne-moi ton seau :

As-tu des mains ? :

M'aimes-tu, toi ? :
Mène ton âne ici :

Deux naines étaient dans sa maison :

Cliquez ici pour voir le corrigé de l'exercice n°1

Exercice n°2

Trouvez un ou plusieurs mots pour traduire chacun des nombres ci-dessous

10 :

21 :

13 :

302 :

Cliquez ici pour voir le corrigé de l'exercice n°2

Retour au début du cours sur les articulations chiffrées

Fin de la leçon n°1 sur les articulations chiffrées.

Les articulations chiffrées : Leçon n°2

Voici aujourd'hui 3 nouveaux chiffres avec leurs articulations :

• 4=r
• 5 = l, ll (prononcé l ou mouillé : ille), y (y consonne comme dans
yoga)
• 6 = j, g (lorsqu'il se prononce j), ch (prononcé che)

et voici le conseil d'Aimé Paris pour les retenir :

• r ressemble à quatre en capitales d'imprimerie (ou bien dites, en faisant rouler


le r : quatrrre)
• l représente 5 parce que L représente 50 en chiffres romains
• j manuscrit a une boucle comme un six

Mais le mieux pour les retenir est de passer directement aux exercices pratiques
d'applications.

Ce système parait un peu bizarre au premier abord, mais vous allez voir qu'il donne
lieu à des procédés mnémotechniques extrêmement intéressants. Accordez donc
beaucoup d'attention aux explications théoriques concernant les articulations
chiffrées. Il faut que vous les connaissiez parfaitement.
Avec un peu de pratique, n se traduira pour vous immédiatement par 2, et 8
correspondra tout de suite à f, v ou ph.

Les applications du système vous étonneront.

Nous y reviendrons dans quelques temps.

Pour apprendre et retenir les articulations des 7 chiffres que nous avons vus dans les
deux premières leçons, rien n'est meilleur que la pratique et l'utilisation réelle de la
méthode. Alors voici deux nouveaux exercices d'application :

Exercice n°3

Traduisez en chiffres

Jetez-les :

Nous lirons :

Tu l'achèteras :

Charrette :

Deux chats dans la rue :

Relis-moi cette lettre :

Châlons sur Marne :

Le chemin de Damas :

Je jouerai tous les jours :

Changez-moi cela :

Cliquez ici pour voir le corrigé de l'exercice n°3

Exercice n°4

Trouvez au moins 5 mots pour traduire chacun des nombres suivants :

45

56

64

Cliquez ici pour voir le corrigé de l'exercice n°4

Retour au début du cours sur les articulations chiffrées


Fin de la leçon n°2 sur les articulations chiffrées.

Les articulations chiffrées : Leçon n°3

Voici maintenant la traduction des trois derniers chiffres :

• 7 = k, q, ch (prononcé k), g (prononcé gue), gu


• 8 = f, v, ou ph (prononcé f)
• 9 = p ou b

et le "truc" conseillé par Aimé Paris :

• k ressemble à un sept (ou bien dite ka-sept, cassette)


• f manuscrit a deux boucles comme le huit (ou bien pensez à f'huit, fuite, ou
encore imaginez-vous 2 fèves rondes une au dessus de l'autre représentant
de chiffre 8)
• p ressemble à un neuf (ou bien pensez à b'euf, neuf), b est un neuf renversé.

Pour retenir l'ensemble des 10 articulations, Aimé Paris nous donne ces quelques
vers de sa conception

Sot, Tu Nous Mens, Rends Les Chants Que Fit Pan !

où vous retrouvez, en majuscule, les 10 articulations dans l'ordre. Mais, comme vous
le savez déjà, vous retiendrez plus facilement les 10 articulation si vous trouvez de
vous-même votre propre astuce mnémotechnique.

Comme vous connaissez sans doute déjà les 7 premières, et il ne nous reste qu'à
faire des exercices avec les 3 dernières.

Remarque :

Dans la confection des mots ou des phrases mnémotechniques, il y a lieu de


remarquer que les voyelles placées au début d'un mot peuvent faciliter votre
transcription.

Par exemple : 15 peut se traduire non seulement par toile ou dalle, mais en étoile ou
idéal ou étole.

De même le zéro se traduisant par s ou z, 51 pourra donner latte, laiteux, mais aussi
par solide (051), solde(051) ou soldat (051), dans le cas où le zéro au début n'est
pas significatif.

Exercice n°5

Traduisez les phrases suivantes en chiffres

Pharmacie :
Le boeuf :

Le pouvoir :

Du café :

La cabine :

Le krach financier :

Buvons encore :

Elevage de porcs :

Voici la bonne garde :

Sa bonne foi l'a bien sauvé :

Lycée La Fayette :

Filez sur le Cap Kennedy :

Avouez que c'est bien fait pour lui :

Cliquez ici pour voir le corrigé de l'exercice n°5

Exercice n°6

Trouvez au moins 7 mots (ou membres de phrases) pour traduire les nombres
suivants :

78 :

97 :

Cliquez ici pour voir le corrigé de l'exercice n°6

Retour au début du cours sur les articulations chiffrées

Fin de la leçon n°3 sur les articulations chiffrées.

Les articulations chiffrées : Leçon n°4

Nous avons maintenant fini l'apprentissage de la méthode des articulations chiffrées.


Bien que vous ayez déjà trouvé, j'en suis sûr, plusieurs domaines d'application de
cette méthode pour retenir ce que vous n'êtes jamais arrivé à retenir, nous allons voir
dans cette leçon n°4 quelques exemples concrets où les articulations chiffrés
peuvent vous aider à réaliser des miracles, à vous dépasser, et même à étonner
votre entourage. Les exemples que nous allons voir sont les suivants, mais libre à
vous d'utiliser la méthode des articulations chiffrées dès que vous en avez besoin :

Retenir les dates en histoire

Application aux sciences

Application à la géographie

Comment retenir le code des 95 départements français ?

Pour retenir les numéros de téléphones

Pour retenir les 100 premières décimales du nombre Pi

Mesures anglaises et mesures marines

Retenir les dates en histoire

Il est très facile de retenir de nombreuses dates en les transcrivant en articulations.


On se contentera de transcrire les trois derniers chiffres d'une date, car on sait
toujours si l'évènement a eu lieu avant Jésus-Christ, avant l'an 1000, ou après.

Voici des exemples :

• Fondation de Rome : 752 avant Jésus-Christ. 752 k-1-n, ce qui suggère le mot
"colline", d'où la phrase "Rome fut fondée entre 7 collines".
• Contre l'armée romaine, Soissons fut la revanche (486)
• Bataille de Poitiers : A Poitiers, Charles Martel chasse les Sarrazins de nos
communes (732)
• Soumission des Lombards et des Saxons : Lombards et Saxons,
Charlemagne conquiert (774)
• Charlemagne est sacré ... quelle magnificence (800)
• Excommunication de Robert le Pieux : son blâme à Robert le Pieux le Pape
envoie (998)
• Pour la Première Croisade, tous les Chrétiens s'emballent (1095)
• Exécution des Templiers : avec Philippe le Bel, l'ordre des Templiers ne sera
plus maintenu (1312)
• Bataille de Crécy : Philippe IV perd Crécy, l'Anglais poursuit sa marche (1346)
• Au siège de Calais, on eut l'âme héroïque (1347)
• Folie de Charles VI : Charles VI étant fou, trouva la vie moins bonne (1392)
• Après la mort de Jeanne-d'Arc, la situation de la France semblait sans
remède (1431)
• L'avènement de Louis XI, des provinces rajoute (1461)
• François 1er arrive et fait aimer les toiles (1515)
• A St. Barthélémy, on massacre le huguenot (1572)
• Henri IV à Ivry : la chance le pousse (1590)
• Pour tous les Protestants, l'Edit de Nantes fut une loi bien vue (1598)
• Quelle bataille magnifique que Denain (1712)
• Le traité d'Utrecht rompt avec la coutume (1713)
• Au traité de Paris, la France fut plus habile que jamais (1763)
• Convoquer les Etats Généraux, à Louis XVI convint peu (1789)
• Valmy récompensa une dure campagne (1792)
• Robespierre à son tour meurt sous le couperet (1794)
• Austerlitz fut une grande victoire pour nos fusiliers (1805)
• Pour Napoléon, la bataille de Waterloo fut fatale (1815)
• Louis XVIII revient, la France le fêtera (1814)
• Mais dix années après en exil finira (1824)
• L'intrigue de Charles X pour le trône fut noire (1824)
• Louis-Philippe donna une chartre fameuse (1830)
• La IIème République un instant fait rêver (1848)
• Mais Napoléon III prend le pouvoir sans action violente (1851)
• Troisième République et l'Empire fut cassé (1870)

Vous pouvez sans difficulté trouver des phrases de ce genre pour toutes les dates
historiques que vous désirez retenir. Vous avez même intérêt à créer ces phrases
vous-même. Vous les retiendrez d'autant mieux.

Histoire de la Belgique

Début du règne des cinq rois de Belgique (et fin du règne du roi précédent) :

• Léopold 1er fut le contraire d'un roi maudit (1831)


• Léopold II - Au Congo, il posa les premiers jalons (1865)
• Albert Ier - Le roi-soldat fut aussi bon (1909)
• Léopold III succéda à son père tragiquement mort (1934)
• Baudouin prit le trône pour éviter une révolte (1951)

Quelques autres dates

• 7 février 1831 : Constitution - Avec la Constitution c'est un immense espoir


qu'on vit monter (qu'on = 7, vit = V, F = février, m = 3, t = 1)
• 1885 : Léopold II prit personnellement possession du Congo et de ses terres
inviolées (85)
• 1908 : Léopold II donne le Congo à la Belgique : Léopold donne sa
possession à son pays et le Congo Belge se fit (08)
• 1960 : Indépendance du Congo. Mais vint un jour où les Belges en furent
chassés (60)
• 1947 : Création du Benelux : Benelux, trois pays qui veulent voguer dans la
même barque (47)

Histoire de la Suisse

• Pacte perpétuel entre les trois premiers cantons d'Uri, Schwyz et Unterwald :
c'est la base de la Confédération qu'on a bâtie (1291)
• Calvin s'établit à Genève pour soutenir la Réforme, de peur qu'elle n'échoue
(1526)
• Attaque des Savoyards. Les Savoyards attaquent les Genevois : l'heure du
siège sonne (1602)
• Dans la Confédération le Canton de Vaud se met (1803)
• Le pacte des cantons catholiques voulait se libérer de toute férule (1845)
• La Constitution moderne enfin arriva (1848)
• Achèvement du tunnel du Simplon : Sous la montagne au Simplon, les
Suisses veulent passer là (1905)

Histoire du Canada

• Verrazano désigne la région ouest sous le nom de Nouvelle France : pour la


France quel honneur ! (1524)
• Jacques Cartier prend possession du pays au nom du roi de France, au-delà
de la mer (1534)
• Le Traité d'Utrecht donne l'Acadie, Terre Neuve et la Baie d'Hudson aux
anglais : A Utrecht les Anglais ne se contentent pas que de mots (1713)
• Traité de Paris. La France cède la Nouvelle France à l'Angleterre : Au traité de
Paris la domination anglaise devient plus forte que jamais (1763)
• La création de la Confédération Canadienne fit un effet choc (1867)
• L'indépendance au sein du Commonwealth est reconnue par l'Angleterre : une
mesure bien échue (1926)

POUR RETENIR LES DATES COMPLEXES

En général pour retenir les dates il suffit de retenir les 2 derniers chiffres puisque le
siècle est forcément connu. Mais il y a des périodes de l'histoire comme la
Révolution où il s'est passé tellement d'évènements que l'on doit obligatoirement
retenir le quantième (c'est à dire le rang du jour dans le mois, entre 1 et 31), le mois
et l'année. Pour ces dates nous suivrons l'ordre suivant :

• à la fin de la phrase nous placerons comme toujours les articulations chiffrées


correspondant à l'année
• au début de la phrase, les 3 premières articulations nous indiqueront le
quantième (entre 01 et 31) et le mois. Si le quantième ne comporte qu'un
chiffre, nous placerons en première articulation le son S ou Z, traduit par zéro.

Quant aux mois, ils seront traduits par le code suivant :

• Janvier = 1 = t (à l'exclusion du d, gardé pour décembre)


• Février = 2 = n
• Mars = 3 = m (comme Mars)
• Avril = 4 = r
• Mai = 5 = 1
• Juin = 6 = j, ch
• Juillet = 7 = k, c(dur), comme Coupe du monde 98
• Août = 8 = f (à l'exclusion du v, gardé pour novembre)
• Septembre = 9 = b, p
• Octobre =10 = 0 = s, z
• Novembre = v
• Décembre = d

Exemples
20 juin = N S Jj

5 mai = 05 mai = S L L

10 août 1792 : abolition de la Royauté. Au début de la phrase on placera d s f et à la


fin 92 = b n. On peut imaginer la phrase : Dans sa fougue, le peuple abolit la royauté
qu'il ne trouvait plus bonne.

Vous possédez maintenant un outils puissant pour retenir toutes les dates de
l'histoire qui vous intéressent. A vous de l'utiliser sans modération.

Exercice n°7

Trouvez des phrases mnémotechniques basées sur les articulations chiffrées pour
retenir les dates suivantes :

1582 - Grégoire XIII réforme le calendrier

1610 - Henri IV est assassiné par Ravaillac

1635 - Louis XIII fonde l'Académie Française

1685 - Louis XIV révoque l'Edit de Nantes

1778 - Début de la guerre d'Indépendance des Etats-Unis

1830 - Les Belges se rendent indépendants des Pays-Bas

1860 - Napoléon III fait rattacher Nice et la Savoie à la France

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Application aux sciences

Nous voulons retenir que le squelette humain se compose de 211 os. 211 se traduit
par n t (ou d) t (ou d) ; nous pouvons construire des phrases se terminant par
"dedans" ou "deux t" Il n'y a plus qu'à placer le son "n" avant.

Exemple :

Squelette est un des mots prenant deux t

ou bien

Le squelette du corps humain est l'ensemble de nos os dedans.

Autre exemple :

Voici une phrase que nous vous proposons pour retenir le nombre de vertèbres de
chaque groupe. Vous savez qu'il y a 33 vertèbres. Remarquons au passage qu'il est
facile d'associer ce mot vertèbre à momie (momie = mm = 33). Ces vertèbres sont
classées en 5 groupes

• 7 vertèbres cervicales
• 12 vertèbres dorsales
• 5 vertèbres lombaires
• 5 vertèbres sacrées
• 4 vertèbres coccygiennes

Pour retenir sans erreur ces 5 nombres, construisons une phrase en rapport avec les
vertèbres et composée des articulations suivantes :

• 7=K
• 12 = D N
• 5=L
• 5=L
• 4=R

par exemple :

Les vertèbres du cou au dos nu sont liées en un long rang (vous remarquerez que
sont = zéro et que "en un" ne se traduit pas en chiffres).

Si vous préférez renoncer à momie pour 33, rajoutons le mot "même" à votre
phrase :

Les vertèbres mêmes du cou au dos nu sont liées en un long rang.

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Application à la géographie

On vous a sans doute déjà signalé que le Rhin et l'Elbe ont la même longueur : 1127
km, ce qui donne t-t-n-k. Il est facile de trouver la phrase :

Le Rhin et l'Elbe sont deux fleuves teutoniques.

La production de blé est en millions de tonnes :

• pour la France : 10 millions de tonnes


• pour les U.S.A. : 35 millions de tonnes
• pour l'U.R.S.S. : 70 millions de tonnes

Pour retenir ces 3 nombres, vous pouvez former les 3 phrases suivantes :

• En France, il y a du blé pour tous (10)


• Aux U.S.A. comme partout le blé va au moulin (35)
• En U.R.S.S. la production de blé est planifiée par de véritables ukases (70)

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Comment retenir le code des 95 départements français ?

Cela vous intéressera sans doute de connaître les numéros d'identification des
départements français. Ce numéro est celui qui figure notamment sur les plaques
d'immatriculation des automobiles. Apprendre par cœur, sans véritable méthodes de
mémorisation, les 90 nombres représenterait un travail considérable et des jours
d'étude et de révision, pour un résultat médiocre : on deux ou trois jours vous auriez
déjà tout oublié.

Au contraire en procédant comme nous vous l'indiquons, ce sera un véritable jeu et


vous n'aurez rien à apprendre. Il vous suffira de relire quelques fois la liste des
phrases que vous allez constituer sans difficulté. Il faut savoir que cette méthode a
été créée entièrement par des psychologues conseils.

Voici donc une liste de phrases mnémotechniques courtes et simples qui permettent
de retrouver instantanément le code d'un département. Le nom du département est
généralement évoqué, plus ou moins directement dans la phrase, par un
assemblage de mots qui en rappellent la prononciation. Le dernier ou les deux
derniers sons "consonnes" (c'est à dire les articulations) indiquent le code du
département, selon la méthodes de codage des articulations chiffrées.

Exemple :

Pour les Bouches du Rhône, la phrases mnémotechnique est :

A la bouche, seul le bon vin est admis

Dans cette phrase mnémotechnique :

• bouche rappelle Bouches du Rhône


• Admis = d-m = 13 = numéro du département

Pour retenir cette phrase, représentez-vous une bouche goûtant un bon vin

Voici à présent la liste des 95 phrases mnémotechniques qui vous permettront de


retenir tous les codes des départements :

• Ain - Un hun s'écrit sans t


• Aisne - Verlaine écrivit sans haine
• Allier - Un allié est un ami
• Alpes de Haute Provence - allo ! Prouvez-moi que j'ai tort
• Hautes Alpes - Hôtels alpins, voyez là-haut
• Alpes Maritimes - A mari, fille doit un Jour songer
• Ardèche - La dèche, c'est être à sec
• Ardennes - Jambon d'Ardennes. fumé au feu
• Ariège - L'Ariège n'est pas un arrière-pays
• Aube - Jusqu'à l'aube, les jours de fête, on danse
• Aude - La belle Aude avait bien sûr une jolie tête
• Aveyron - L'aviron est un sport où chaque rameur doit se donner
• Bouches du Rhône - A la bouche, seul le bon vin est admis
• Calvados - C'est au Calvados que les Normands font leur fameux trou
• Cantal - Quant au Cantal
• Charente - La gérante aime toucher
• Char. Maritime - Il la charma pour mieux l'attaquer
• Cher - Chère Diva !
• Corrèze - Je suis encore aise de ne pas tituber
• Corse - La Corse fut longtemps rattachée à Nice
• Côte d'Or - Côtes de nuit, vins plus qu'honnêtes
• Côtes du Nord - En cothurnes arriva une nonne
• Creuse - Creuser la terre, on déteste ou on aime
• Dordogne - Dors donc, c'est le bonheur
• Doubs - Doux comme doux nid
• Drôme - Dromadaire ignore la neige
• Eure - Chaque heure est unique
• Eure et Loire - Heureux Éloi, qui fut nommé roi nouveau
• Finistère - Finis tes nappes
• Gard - Gare aux hommes sots
• Haute Garonne - Hoggar pays des blancs manteaux
• Gers - Le froid gerce les mains nues
• Gironde - Elle gronde parfois, maman
• Hérault - Même les héros meurent
• Ille et Vilaine - Elle est vilaine cette moule
• Indre - Peindre mal, c'est moche
• Indre et Loir - Un très louable pèlerinage, c'est la Mecque
• Isère - Il sert de bonnes noix de Grenoble avec du vin mauvais
• Jura - Il jura qu'il n'avait jamais bu
• Landes - Lande de forêts et de sable rose
• Loir et Cher - L'oie, chair délicate est délicieuse rôtie
• Loire - La Loire, grâce à ses châteaux, est majestueuse comme une reine
• Haute-Loire - Ôte-moi mon rhume
• Loire Atlantique - La rate haletante se dilate et c'est le rire
• Loiret - L'orée du bois se met à brûler
• Lot - Le lot s'il est gros rend riche
• Lozère - L'eau sert à naviguer, même aux rafiots
• Maine et Loire - Menez l'oie au repos
• Manche - La manche de cet habit de soie est lisse
• Marne - La Marne, bataille célèbre et victorieuse lutte
• Haute Marne - L'eau de la mare reflétait la lune
• Mayenne - Moyennes élevées, et on rend l'âme
• Meurthe et Moselle - Mort et maux hélas sont toujours à l'heure
• Meuse - Mesure le lit
• Morbihan - Le chien mord bien le chat
• Moselle - Cette demoiselle a un bon look
• Nièvre - La fièvre du malade s'élève
• Nord - Dans le Nord on cultive les tulipes
• Oise - L'oiseau craint la chasse
• Orne - L'avare craint que l'or ne chute
• Pas de Calais - Pas de clés pour les bourgeois nus
• Puy de Dôme - Le puits est au bout du chemin
• Pyrénées Atlantiques - Même bâillonné le pirate agira
• Hautes Pyrénées - Les Hautes Pyrénées ne s'escaladent pas avec une
échelle
• Pyrénées Orientales - Au soleil les pierres d'orient changent
• Bas Rhin - Les brins d'herbe se transforment en gigots
• Haut Rhin - Au train où vont les choses, il sera vite chauve
• Rhône - Le clown boit du rhum dans son chapeau
• Haute Saône - L'eau du seau gelée peut se casser
• Saône et Loire - Sonnez l'heure du combat au couteau
• Sarthe - Sortez le canon
• Savoie - Sa voix était gamine
• Haute Savoie - Trop haute sa voix est un cri
• Seine (Paris) - Paris, capitale des Gaules
• Seine Maritime - La Samaritaine était cachée
• Seine et Marne - Ce n'est morne politique que celle d'un démagogue
• Yvelines - Avelines, dragées délicieuses surtout au café
• Deux Sèvres - Ces deux sœurs ont une taille de guêpe
• Somme - Une somme, sachez-le, peut être fausse
• Tarn - Mieux vaut tard mais bien faite
• Tarn et Garonne - Trop tard à la gare et le voyage est fini
• Var - Ma vareuse me va mieux
• Vaucluse - Cluse veut dire verrou
• Vendée - O, joli vent des voiles
• Vienne - Viens chez moi si tu es fauché
• Haute Vienne - L'eau de vie donne de la fougue
• Vosges - Vos jeux sont trop vifs
• Yonne - La lionne voit bien
• Territoire de Belfort - Belle force que celle du paysan
• Essonne - Elle sonne la cloche du bedeau
• Hauts de Seine - Jamais obscène, un beau nu
• Seine-Saint-Denis - Cinq nids d'oiseaux encore abimés
• Val de Marne - ça va mal et ce n'est pas rien
• Val d'Oise - Des Valois la lignée fut belle

Les phrases qui vous sont données ne sont peut-être pas les meilleures qui soient.
Elles ont été faites avec l'aide de quelques volontaires, qui ont bien voulu collaborer
avec nos psychologues. Même si les phrases sont cocasses ou absurdes, on les
retient très bien.

Exercice n°8

Commencez par apprendre les mots qui symbolisent chaque département :

• Ain : hun
• Aisne : Verlaine
• Allier : allié
• etc.

Pour cela, relisez la liste en cachant la partie de droite par une feuille et récitez le
mot symbole ou les mots symboles correspondant. Lorsque vous connaissez bien la
correspondance, essayez de retenir la phrase mnémotechnique. Si une phrase se
montre rebelle à vos efforts, cherchez à construire vous-même une autre phrase. Par
exemple, imaginons que vous ayez du mal à retenir Pas de clés pour les
bourgeois nus (qui fait allusion aux bourgeois de Calais). Vous pourrez créer une
autre phrase telle que : Il ne faut pas caler aujourd'hui les jeunes !

Les phrases mnémotechniques ci-dessus ont été créées en moins d'une heure,
c'est-à-dire en consacrant moins d'une minute à chaque département. Il est donc
probable que de meilleures phrases puissent être trouvées. N'hésitez pas à créer les
vôtres, vous les retiendrez beaucoup mieux.

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Pour retenir les numéros de téléphones

Pour aborder le domaine de la vie moderne, voici comment vous pouvez transcrire
les numéros de téléphone : Vous traduirez les chiffres par le système des
articulations chiffrées en faisant une phrase en rapport avec le quartier, le nom, la
profession, le caractère de la personne dont vous voulez retenir le numéro de
téléphone.

Exemples :

14.84.01.71 Jean RIVAL (Avocat) bien souvent doit revoir ses deux codes

32.35.95.04 René LEBART est mon ami le plus souriant

16.46.00.46 Pierre COURTIN fait partie des gens riches sans argent

85.16.92.04.02 Lycée La Fayette à Champagne Sur Seine

Pour les numéros de votre région, vous pouvez vous dispenser de retenir les 2
premiers chiffres qui sont communs à tous les numéros. Vous n'aurez alors que 8
chiffres à mémoriser par la méthode indiquée.

Ces petites phrases sont absurdes mais elles se retiennent facilement et pour
longtemps. Vous pouvez les mettre sur votre agenda au fur et à mesure que vous les
inventez et il suffira de les relire de temps à autre pour connaître, sans erreur
possible, 20, 50, 100 ou même 200 numéros de téléphone. En outre, vous vous
amuserez toujours en cherchant des phrases mnémotechniques en rapport avec les
personnes en question.

De plus, comme vous le savez, pour que la mémorisation de ces phrases soit le plus
efficace possible par les associations imagées, il faut que votre phrase (et donc votre
images la représentant, et à laquelle vous pensez lors de la mémorisation) soit une
action, soit en mouvement, soit drôle, soit choquante, dans le but de marquer l'esprit.
Dans les exemples donnés ci-dessus, pour René LEBART on pourra s'imaginer
René LEBART lui-même en train de sourire exagérément (à la limite d'une
grimasse). Ainsi, l'association imagée rappelle la personne concernée par le numéro
de téléphone, représente une action visuelle facile à mémorisé (ici un visage connu
en train de sourire), et est en lien avec le numéro de téléphone à retenir grâce aux
articulations chiffrés.

Autre méthode pour retenir les numéros de téléphone :

Les tables de rappel, qui constitue une autre technique de mémorisation traité sur ce
site, permettent également de retenir les numéros de téléphone, suivant une
méthode un peu différente. A vous de choisir celle qui vous convient le mieux.

On peut évidemment appliquer le même système pour les adresses, mais cela
présente moins d'intérêt.

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Pour retenir les 100 premières décimales du nombre Pi

Le nombre Pi a un nombre infini de décimales, mais on a calculé ici les 100


premières. Les retenir ne présente pas un intérêt considérable, mais c'est une
performance de la mémoire que vous pouvez maintenant réaliser. La liste est
constituée de la suite de chiffres ci-dessous :

Pi = 3,1 4 1 5 9 2 6 5 3 5 8 9 7 9 3 2 3 8 4 6 2 6 4 3 3 8 3 2 7 9 5 0 2 8 8 4 1 9 7 1 6 9
399375105820974944592307816406286208998628034
8253421170679

Pour retenir une telle suite, on peut procéder comme ceci :

vous décomposez le nombre en petits morceaux de 2, 3 ou 4 chiffres permettant de


construire un mot par la méthode des articulations chiffrées. On commence avec
trois ou quatre chiffres et si l'on ne trouve pas de mot, on passe à deux.

Commençons :

1415 = t (ou d), r, t (ou d), 1. Cela commence bien, on voit tout de suite le mot
tarentule (grosse araignée méditerranéenne)

9265 = p (ou b), n, ch (ou j), 1. Là on ne trouve pas de mot de quatre syllabes, alors
on essaye avec les trois premières :

926 : on trouve facilement panache.

5358 : ... trop difficile

535 : ... pas facile non plus

53 : ... lime, lame


58 : ... louve, élève, éléphant

979 : peut donner pick-up, paquebot

323 : donnera monument

846 : donnera virage, fourrage, forage, fourche

264 : nageur, nageoire

338 : main mauve, mime vieux,

32 : moine, mine, minet, manne,

79 : guêpe, képi, coupe, cape, etc.

On continue ainsi.

Ensuite, il suffit de construire une chaîne, un dessin animé, avec les mots que l'on a
trouvés, afin de retenir ces mot dans l'ordre par la méthode des associations
imagées : Je me représente une tarentule grimpant sur un panache de plumes, du
milieu duquel jaillit une longue lame (comme un sabre) qui se transforme en queue
d'éléphant ; l'éléphant court et monte sur un paquebot au milieu duquel un
monument se dresse. Au dessus du monument il y a une grande fourche et sur le
côté une nageoire que saisit une main mauve (main gantée de mauve) ; cette main
est celle d'un moine qui curieusement porte un képi.

Et voilà déjà trente décimales d'avalées ! Et l'histoire est beaucoup plus facile à
retenir que 141592653589793238462643383279. Pour la suite nous avons le choix
entre deux méthodes : ou bien on continue l'histoire : du képi pendent des lacets
(50) qui soutiennent un niveau (28), etc. Ou bien on commence une nouvelle histoire
avec lacet et niveau, ou avec leçon neuf, ou Lausanne (502), etc. Les 100 premières
décimales de Pi peuvent être ainsi traduite en 3 ou 4 petites histoires imagées.

Vous n'êtes naturellement pas obligé de vouloir mémoriser les 100 décimales du
premier coup, et vous pouvez vous limiter à 50 ou même à 20 décimales en un
premier temps, ce qui serait déjà une bonne performance. Une fois que vous
maîtriserez ce premier lot de décimales, et que vous connaîtrez bien vos histoires
imagées, alors vous apprendrez doucement les décimales suivantes, en poursuivant
vos histoires.

Nous verrons plus tard, dans le cours sur la méthode des localités, comment
mémoriser les 700 premières décimales de Pi. La technique sera légèrement
différente.

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Mesures anglaises et mesures marines


Et voilà pour finir un dernier petit exemple pour illustrer l'application des articulations
chiffrées.

Les mesures anglaises et marines sont des nombres que l'on oublie tout le temps,
car nous nous en servons peu. Avec quelques phrases mnémotechniques
s'appuyant sur les articulations chiffrées, vous ne les oublierez plus jamais.

• Pour faire un mètre, il manque au yard un petit rien (petit rien = 914 ; 1 yard =
0 m 914)
• Le pouce ne doit pas se confondre avec l'annulaire (annulaire = 254 ; 1 pouce
= 2 cm 54)
• Le pied est une drôle de mesure (mesure = 304 ; 1 pied = 0,304 m)
• Les pintes de bière, chacun les choque (les choque = 567 ; 1 pinte = 0,567
litre)
• Avec un mille marin tu files un nœud (tu files un nœud = 1852 ; 1 mille = 1852
mètres)

Remarquez au passage que cet exemple (comme la mémorisation des 95


départements français) combine parallèlement 2 techniques de mémorisation :

• La mnémotechnie
• Les articulations chiffrées

Nous y reviendrons plus tard, mais retenez déjà qu'une bonne mémoire utilisera
souvent plusieurs techniques de mémorisations à la fois : chaque technique a un rôle
précis, mais c'est l'associations des différentes méthodes qui, utilisées
simultanément, permet d'arriver à réaliser des exploits (retenir les 700 décimales de
Pi, ou mémoriser l'ordre des cartes d'un jeu de 52 cartes, par exemple).

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Exercice n°9

Formez des phrases mnémotechniques, en utilisant les articulations chiffrées, pour


retenir les données suivantes :

• Le pourcentage d'azote dans l'air est de 79%.


• La population de l'Espagne est de 31 millions d'habitants.
• Celle des États-Unis de 183 millions d'habitants.
• L'Europe compte 559 millions d'habitants.
• L'étain fond à 228°.
• L'or fond à 1075°.
• La distance de la terre à la lune est de 384 400 km.
• La circonférence de la terre est de 40 076 km.
• Le nombre d'or vaut 1,618034
• Le nombre e (base du logarithme Népérien) vaut 2,718281
• Le nombre Pi vaut 3,141592
• 1 Euro vaut 6,55957 Francs
• Le code secret de ma carte bancaire est xxxx (remplacer mentalement xxxx
par votre véritable code secret, sans oublier de rattacher dans la phrase
mnémotechnique, l'objet auquel appartient ce code : carte bancaire, autre
carte, accès Internet, code PIN de téléphone portable, etc.)

Exercice n°10

Prenez les numéros de téléphone de 5 de vos amis et trouvez une phrase


mnémotechnique pour vous en souvenir.

Exercice n°11

Apprenez les phrases vous donnant les codes de 10 départements de votre choix.

Conseil : représentez-vous les phrases de manière imagée, si possible avec une


action, afin de les mémoriser plus facilement.

Si cet exercice vous intéresse, apprenez demain le code de 10 autres départements.


Puis apprenez-les tous à raison de 10 tous les deux jours, un jour sur deux étant
consacré à la révision (méthode cumulative-répétitive).

Retour au début du cours sur les articulations chiffrées

Fin de la leçon n°4 sur les articulations chiffrées.

Corrigé des exercices n°1 à n°6

Corrigé de l'exercice n°1

Centaine 012 (et pas simplement 12. Le zéro du début est important, il compte car le
C de Centaine se prononce S. Si un jours par exemple, vous mémoriser le code ou
le numéro de votre carte bancaire avec la méthode des articulation chiffrées, les
zéros placés au début du code sont aussi significatif que tout autre chiffre).

Dame 13

Démon 13

Nîmes 23
Tu m'étonnes 1312

Donne-moi ton seau 12310

As-tu des mains ? 113

M'aimes-tu, toi ? 3311

Mène ton âne ici 321220

Deux naines étaient dans sa maison 12211030

Retour à l'exercice n°1

Corrigé de l'exercice n°2

Traduction de nombres en mots ou expressions

10 = tasse, tousse, tous ces, tissu, tisser, tissait, douce, danse, dix ans, des sots,
des eaux, dessous, dessus, disons, disant, doux cieux.

21 = nettoie, nette, n'as-tu, nid doux, note, nota, noté, Annette, sonnette.

13 = tome, dame, atome, Edam, idem, Thomas, t'aime, dôme, ton mot, ta main, tes
maux, tu m'as, Dumas.

302 = maisonnée, aime son nid, moissonner, mécène, mécénat, ami sans nom, mont
sans nuées, mais sans nous, mes cent noix.

Retour à l'exercice n°2

Corrigé de l'exercice n°3

Jetez-le = 615

Nous lirons = 254

Tu l'achèteras = 15614

Charrette = 641

Deux chats dans la rue = 16154

Relis-moi cette lettre = 45301514

Châlons-sur-Marne = 6504342

Le Chemin de Damas = 5631130

Je jouerai tous les jours = 6641564


Changez-moi cela = 66305

Retour à l'exercice n°3

Corrigé de l'exercice n°4

Traduction de nombres en mots ou expressions

45 : relis, relent, relié, râle, roule, roulé, roulant, roulis, rouleau, airelle, sérail,
enroule.

56 : le chat, logé, le chais, le chien, louche, loucher, longe, lange, linge, lèche,
alléché, luge, liège.

64 : chair, cher, chère, jour, jarre, jonc rond, j'erre, je ris, joueras, j'aurai, char,
chariot, charrue, charron, j'eux ri, jury, juré, juron, jurons.

Retour à l'exercice n°4

Corrigé de l'exercice n°5

Pharmacie : 8430

Le boeuf : 598

Le pouvoir : 5984

Du café : 178

La cabine : 5792

Le krach financier : 5747820

Buvons encore : 98074

Élevage de porcs : 586194

Voici la bonne garde : 80592741

Sa bonne foi l'a bien sauvé : 09285908

Lycée La Fayette : 505853

Filez sur le Cap Kennedy : 8504579721

Avouez que c'est bien fait pour lui : 87098945

Retour à l'exercice n°5

Corrigé de l'exercice n°6


(traduction des nombres en mots ou expressions)

78 = gaffe, couffin, couve, couvée, couvait, qu'a fait, qui va, qui veut, camp fou, gant
fin, cou fin, qui est fin, qui a faim.

97 = bouc, pique, Pâques, bac, bec, bique, baquet, paquet, beau cas, bouquet,
bougon, bague, bon goût.

Retour à l'exercice n°6

Retour au début du cours sur les articulations chiffrées

Fin du cours sur les articulations chiffrées

L'hygiène du cerveau

L'hygiène du cerveau

Ce cours sur l'hygiène du cerveau est structuré en 4 leçons.

Il est conseillé de lire une seule leçon par jour, dans le but d'assimiler, de retenir, et
de mettre en pratique tous les conseils qui y sont donnés. Afin que ces cours vous
soient le plus profitables possible, prenez le temps de faire sérieusement tous les
exercices indiqués à la fin de chaque leçon. Votre objectif étant de vous imprégner
durablement des conseils et des méthodes enseignés dans ce programme, vous
devez commencer dès aujourd'hui à habituer votre mémoire à travailler de manière
régulière (je travaille un peu tous les jours), progressive (chaque jour je travaille un
peu plus que la veille), et continue (je ne m'arrêterai pas dans une semaine, je ne
m'arrêterai pas dans un mois, mais j'ai l'intention de faire travailler ma mémoire pour
plusieurs années).

L'HYGIÈNE DU CERVEAU : Leçon n°1


COMMENT ASSURER AU CERVEAU DES CONDITIONS DE FONCTIONNEMENT
FAVORABLES ?

Sachons tout d'abord que notre cerveau reçoit du sang, comme les muscles de nos
bras ou de nos jambes. Il en reçoit même une quantité considérable : de 2 000 à 2
200 litres de sang passent dans notre cerveau en 24 heures. Cela représente 400
fois le volume total de notre sang.

Cette circulation du sang dans le cerveau est d'ailleurs activée, par exemple, sous le
coup d'une émotion ou d'une activité cérébrale intense. Inversement, elle se ralentit
pendant le sommeil. Des mesures de laboratoire extrêmement précises ont en effet
montré que l'émotion forte ou le travail cérébral intense font monter la température
du cerveau de 0,1° ; inversement pendant le sommeil la température descend de 0,1
à 0,3°. Ceci met donc en évidence le rôle de l'irrigation sanguine dans le
fonctionnement du cerveau.

Or le sang, vous le savez, a besoin d'oxygène. Pour faciliter votre travail intellectuel
et notamment pour que votre mémoire fonctionne bien, il faut assurer à votre sang
une oxygénation suffisante. Comment ? D'une part en prévoyant au moins une
journée par semaine au grand air. D'autre part en interrompant vos séances de
travail intellectuel par une "pause - oxygène". Si vous êtes étudiant par exemple,
toutes les heures ouvrez votre fenêtre et respirez bien à fond pendant une ou deux
minutes. Remarquez au passage que cette "pause-oxygène" est le rôle (à l'origine)
d'une récréation à l'école ou au lycée. N'étudiez pas non plus dans une pièce où
l'atmosphère est viciée ou enfumée par le tabac. Méfiez-vous aussi des appareils de
chauffage qui "mangent" votre oxygène (poêles à charbon, radiateurs à gaz, à
butane, à pétrole, à catalyse). Par conséquent, la première règle à suivre pour que
votre mémoire soit meilleure, c'est :

Assurez régulièrement à votre sang une oxygénation suffisante.

Rechargez vos batteries la nuit

La seconde règle à suivre, c'est de dormir suffisamment. Cela parait évident, mais
pourtant bien des gens qui se plaignent d'une mémoire déficiente ne songent pas
qu'en dormant trop peu, ils nuisent au fonctionnement normal de leur cerveau, donc
de leur mémoire. Après une bonne nuit, le cerveau et la mémoire seront prêts à
accomplir de meilleures performances. Suivant les individus, il faut compter un
minimum de 7 à 8 heures de sommeil pour un adulte et 9 heures pour un étudiant de
16 à 22 ans.

Pour résumer le mécanisme mis en oeuvre la nuit pendant que vous dormez, sachez
que durant le sommeil, le corps fabrique toute l'énergie indispensable au bon
fonctionnement de votre cerveau, pour le lendemain. Si vous ne dormez pas assez,
votre cerveau n'aura pas suffisamment de cette "énergie", et il fonctionnera alors "au
ralenti" (difficulté pour se concentrer, impossibilité de retenir les choses, "coup de
barre" réguliers, etc.). Retenez aussi que le café ou les vitamines ne remplaceront
jamais un sommeil profond de 9 heures, mais doivent être utilisés en complément
du sommeil pour vous donner un réveil énergique, après une grande nuit de
sommeil, et vous apporter du tonus pour toute la journée. Mais sans sommeil, pas de
tonus ...

Deuxième règle d'hygiène de la mémoire :

Dormez suffisamment.

Ne détruisez pas votre mémoire

Nous disions que tout le monde peut améliorer sa mémoire en appliquant des
techniques correctes de mémorisation. Cependant, de bons résultats ne peuvent être
obtenus que si les organes physiologiques qui concourent au fonctionnement de la
mémoire, sont et demeurent en bon état. Ces organes ce sont les centres nerveux et
le cerveau. Tout ce qui nuit au système nerveux et au cerveau nuit automatiquement
à la mémoire.

Le tabac est-il néfaste à la mémoire ? La réponse est variable suivant les individus,
et il est évident qu'un gros fumeur sachant se servir de sa mémoire, aura en
apparence une mémoire meilleure qu'un non fumeur n'ayant jamais entraîné
correctement sa mémoire.

Néanmoins, si l'on veut faire des comparaisons entre des individus comparables, on
constate que le tabac a généralement une influence néfaste sur la mémoire.

Une enquête statistique célèbre qui a fait beaucoup de bruit a révélé que parmi les
élèves sortis de Polytechnique, la proportion de fumeurs augmentait
proportionnellement aux rangs de sortie. Autrement dit, il y avait moins de fumeurs
dans les 20 premiers que dans les 20 suivants, etc. Ceci ne constitue pas une
preuve formelle, mais il semble cependant que le tabac soit un obstacle au plein
rendement de notre mémoire.

Pourtant, le fumeur a quelquefois l'impression que sa cigarette l'aide a se concentrer


et à raisonner. Cela peut être vrai sur l'instant, mais à long terme tout porte à croire
que le tabac nuit à la mémoire. Et spécialement après 40 ans les gros fumeurs sont
plus nombreux que les non fumeurs à se plaindre d'une mémoire défaillante. Nous
pensons donc qu'il est prudent de faire cette recommandation pour l'hygiène de votre
mémoire. La troisième règle à suivre sera donc :

Ne fumez pas.

Méfiez-vous de l'alcool

Si vous voulez garder à votre mémoire toute sa souplesse il faut éviter l'alcool.
Indiscutablement l'absorption régulière d'alcool amène un affaiblissement de la
mémoire.
Mais ce qu'il faut aussi savoir, c'est que lorsqu'on est sous l'influence même légère et
occasionnelle de l'alcool, la fixation des souvenirs est fortement diminuée. Plus
on absorbe d'alcool, moins les souvenirs se fixent.

Tout le monde sait qu'on garde très peu de souvenirs des évènements vécus en état
d'ivresse. Un simple bon repas "bien arrosé" diminue les facultés de fixation du
souvenir pendant les quelques heures qui suivent. Il faut donc éviter toute absorption
d'alcool, même sous forme légère (vin, bière) lorsqu'on a à étudier ou lorsqu'on doit
suivre des cours ou assister à une conférence. La quatrième règle à suivre est :

Évitez l'alcool.

Donnez à votre corps son carburant indispensable : à consommer sans


modération !

Pour que l'ensemble de votre corps (cerveau, muscles, système de digestions, etc.)
soit en fonctionnement permanent (sans coup de barre ou fatigue passagère),
sachez qu'il doit aussi être suffisamment hydrater. En effet, l'eau est un aliment
indispensable à votre corps et surtout à votre cerveau lorsqu'il doit travailler
intensivement. Lorsque vous devez vous concentrer sur une étude pendant plusieurs
heures (lors d'un examen par exemple), pensez à boire régulièrement (un verre
d'eau toutes les 30 minutes, même si vous ne ressentez pas la soif ou l'envie de
boire), et à renouveler régulièrement cette eau dans votre corps.

Rappelez vous aussi, qu'en temps normal (sans parler d'effort cérébral intense),
nous devrions boire au moins 3 litres d'eau par jour et par personne, pour satisfaire
les besoins de notre corps, et afin qu'il fonctionne au meilleur ses capacités. La
cinquième règle à suivre sera :

Buvez beaucoup d'eau.

Enfin, sachez que certains médicaments peuvent entraîner des pertes de mémoire
temporaires :

o les antidépresseurs contenant de l'imipramine, amitriptyline,


désipramine, nortriptyline, etc.
o les tranquillisants à base de lorazepam, oxazepam, alprazolam,
chlorazépate, halopéridol, trifluopérazine, thioridazine, chlorpromazine,
chlordiazepoxyde, diazepam.
o d'autres médicaments contre le mal de mer, ou des analgésiques,
antiallergiques, antiinflammatoires contenant de la scopolamine, du
propranolol.

Attention ! Les noms ci-dessus ne sont pas les noms des spécialités, mais les noms
génériques de la substance active qu'elles contiennent. Lisez donc bien les notices
de ces types de médicaments si vous devez les utiliser par ordre de votre médecin.
En résumé, retenez ces six règles d'hygiène de votre cerveau :

1 - Oxygénez votre sang régulièrement.

2 - Dormez suffisamment.

3 - Ne fumez pas.

4 - Évitez l'alcool.

5 - Buvez beaucoup d'eau.

6 - Méfiez-vous de certains médicaments.

Exercice -Test N°1

C'est un test préliminaire, pour mesurer les capacités actuelle de votre mémoire.

Voici une liste de mots. Regardez-la attentivement pendant 2 minutes. Puis cachez
ce tableau et inscrivez aussitôt sur un papier tous les mots dont vous vous souvenez
(en 1 minute au maximum).

casserole chaise tambour voilier


savon banane tapis lettre
baleine épingle bouchon canon
sandale rivière sac plume
tableau vase corde médaille

Comptez combien de mots vous avez retenus :

• Si vous en avez retenu de 18 à 20, c'est excellent !


• de 15 à 17 c'est encore bien ;
• de 10 à 14, vous êtes dans la moyenne ;
• en dessous de 10, cela prouve que vous ne savez pas encore vous servir de
votre mémoire, mais ce n'est pas grave.

De toute façon, rassurez-vous car nous vous enseignerons plus loin une méthode
extraordinaire pour retenir une telle liste dans l'ordre ; c'est la méthode des
associations imagées.

Exercice N°2

Voici maintenant un exercice de synthèse très simple. Il consiste à retracer votre


emploi du temps d'hier, minute par minute, de manière à avoir le tableau complet de
votre journée. Si vous avez un "trou" de mémoire, faites autre chose et
recommencez à chercher dans un quart d'heure ou une demi-heure.
L'HYGIÈNE DU CERVEAU : Leçon n°2

DE QUOI SE NOURRIT NOTRE CERVEAU ?

L'activité cérébrale, tout comme les exercices musculaires s'accompagne


d'échanges et de transformations chimiques. Bien entendu ce ne sont pas les
mêmes substances qui satisfont aux besoins des muscles et à ceux du cerveau.

De nombreuses expériences ont établi que les cellules nerveuses et cérébrales ont
besoin de calcium. Un appauvrissement excessif en calcium provoque des troubles
nerveux allant de la simple nervosité, à l'insomnie et aux crampes. C'est pourquoi
certains sédatifs sont à base de calcium.

D'autre part on a constaté que l'activité psychique s'accompagnait d'une perte


d'acide phosphorique et de sels de calcium dans les urines. Il faut donc, de toute
évidence compenser ces pertes de phosphore et de calcium, de préférence par
l'alimentation : le fromage (spécialement les pâtes non fermentées, gruyère,
hollande, chester), les oeufs, le germe de blé, les amandes, noix et noisettes, et de
manière générale les céréales et les fruits secs, apportent à l'organisme un bon
équilibre phosphore-calcium.

Un autre élément important pour le bon fonctionnement de la mémoire est le


magnésium. C'est malheureusement un élément qui ne se trouve qu'en quantités
limitées dans nos aliments. Il se rencontre néanmoins dans le pain complet, le germe
de blé, le chocolat, les légumes verts et certaines eaux minérales.

Une autre substance qui constitue un aliment remarquable du cerveau est l'acide
glutamique. On l'a parfois appelé acide de l'intelligence. A l'état naturel on le trouve
dans le foie, le lait, la levure de bière. Enfin les vitamines du groupe B favorisent et
facilitent le travail intellectuel. On les rencontre dans le yogourt, la levure de bière,
les noisettes, les amandes, le germe de blé.

Si vous aimez les médecines naturelles, n'hésitez pas à consommer de la racine


d'angélique. Elle vaut largement le ginseng dont on connaît les vertus. La racine
d'angélique se prépare de la façon suivante. Coupez une grosse racine d'angélique
en deux ou en quatre si elle est très grosse. Laissez sécher un peu et grattez
l'intérieur avec un couteau. Consommez l'équivalent d'une petite cuillérée à café.

Quelles applications pratiques allons-nous tirer de tout cela ? D'une part, nous
saurons qu'en cas de travail intellectuel intense, nous avons intérêt à consommer
ces aliments en proportions plus importantes : la plupart sont de consommation
courante, donc faciles à trouver ; d'autres comme le germe de blé et la levure de
bière se trouvent surtout dans les magasins d'aliments de régime ou les pharmacies.

Pendant les périodes d'effort intellectuel intense, nous veillerons à avoir une
alimentation riche en protéines (oeufs, viande, poissons, foie (à ce propos ne croyez
pas que le foie de veau, très cher, soit le seul à avoir des qualités : le foie de génisse
ou le foie de porc sont d'une grande richesse en protéines, vitamines, acide
glutamique, etc.)), très digeste (viandes grillées, légumes cuits à la vapeur ou à l'eau)
en évitant l'excès de graisses, de farineux, de sucres. On mangera peu à la fois,
donc si besoin est, plus souvent (un yogourt ou un morceau de fromage à 11 h et à
16-17 h). En effet, l'estomac surchargé amollit les fonctions cérébrales : pendant que
le système digestif travaille à plein régime, le corps ne s'occupe plus suffisamment
du cerveau, qui fonctionne alors au ralenti).

En dehors de l'alimentation naturelle, on peut compléter ce régime par l'absorption


de certaines spécialités pharmaceutiques ou compléments alimentaires, à base de
phosphore, d'acide glutamique, et de vitamines B 12.

Parmi les autres aliments recommandés citons : le germe de blé, la lécithine de soja,
la levure alimentaire (fraîche ou en comprimés), la laitance de poisson. Vous
trouverez ces produits dans les magasins de régime.

La laitance de poisson est riche en acide désoxyribonucléique. Vous le savez, cet


acide, en abrégé A.D.N. est une substance essentielle à la régénération de la cellule
vivante et notamment de celles du cerveau.

Nous déconseillons formellement aux étudiants d'utiliser au quotidien certains


excitants intellectuels qui donnent un "coup de fouet" temporaire, mais suivi d'un
"coup de pompe". Ces excitants (Guronzan, vitamine C, etc.) doivent être pris
exceptionnellement (lors d'un examen écrit de plus de 4 heures par exemple), et en
quantité raisonnable. De même les tranquillisants sont à proscrire, à l'exception de
certains calmants inoffensifs (genre calsédine, sympathyl, atarax, phénergan, sédatif
PC) qui peuvent être utilisés pour éviter l'anxiété à un examen ou pendant les jours
qui précèdent (il existe aussi des tisanes qui apaisent l'anxiété, la tension nerveuse
votre pharmacien vous conseillera).

Fiez-vous à votre mémoire.

Plus on doute de sa mémoire, moins on s'y fie. Moins on s'y fie, moins on veut s'en
servir. Moins on s'en sert, moins bien elle fonctionne. Alors on s'y fie encore moins.
C'est un cercle vicieux.

Mais vous pouvez aussi renverser la vapeur :

Fiez-vous à votre mémoire et elle aura l'occasion de fonctionner plus


souvent : elle s'améliorera.

Si vous suivez tout le cours de développement de la mémoire enseigné sur ce site,


vous allez étudier des méthodes qui vous permettront de multiplier par 2, 3, 5 ou 10
les possibilités de votre mémoire. Faites un nouveau départ et ayez confiance en
elle. Plus vous appliquerez ces techniques, plus vous ferez fonctionner les
mécanismes qui vous aident à enregistrer et restituer ce dont vous voulez vous
souvenir, et plus ces mécanismes fonctionneront avec facilité.

N'essayez pas d'imposer immédiatement un effort considérable à votre mémoire,


mais dès demain demandez lui un tout petit peu plus qu'aujourd'hui.

Donc si vous voulez l'améliorer :


Ayez confiance en votre mémoire et faites-la fonctionner tous les jours un
peu plus

Les deux exercices d'aujourd'hui ont pour but de vous aider à prendre confiance en
votre mémoire.

Exercice n°3

Vous allez compter sur votre mémoire pour penser à faire demain soir une chose
quelconque. Par exemple sortir un livre de votre armoire ou de votre bibliothèque et
le poser sur votre table. Imaginez-vous donc, demain, rentrant chez vous. Au
moment où vous ouvrirez la porte, il faut que vous pensiez à sortir ce livre. Ne notez
cela nulle part, ne faites pas de nœud à votre mouchoir, faites confiance à votre
mémoire. Simplement aujourd'hui pensez à votre retour chez vous demain soir et
demandez à votre mémoire de vous aider à songer à votre livre. Allez regarder ce
livre dès ce soir pour bien savoir de quel livre il s'agit. Pensez à cette action que vous
ne devez pas oublier ; pensez-y deux ou trois fois ce soir, et faites confiance à votre
mémoire.

Exercice n°4

Apprenez par cœur ces 4 vers de Boileau, et pensez à les réciter demain soir en
rentrant chez vous :

Selon que notre idée est plus ou moins obscure

L'expression la suit, ou moins nette ou plus pure.

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement

Et les mots pour le dire arrivent aisément.

L'HYGIÈNE DU CERVEAU : Leçon n°3

COMMENT DÉVELOPPER VOTRE POUVOIR DE CONCENTRATION ?

Avant de terminer l'étude de la physiologie du cerveau, nous allons passer


aujourd'hui à une leçon très importante sur la concentration.

Savoir se concentrer est indispensable au développement de la mémoire. L'attention


et l'observation des faits dépendent d'une concentration correcte sur ces faits.

La concentration est la faculté de maintenir notre attention sur un sujet déterminé


sans nous laisser distraire par d'autres pensées. C'est d'ailleurs une faculté
extrêmement précieuse pour toutes nos activités mentales.
On peut dire que la concentration dont nous avons besoin pour mieux retenir une
information est de deux ordres, bien qu'il s'agisse naturellement de la même faculté.

Il y a la concentration immédiate, dont nous avons besoin pour observer avec soin
un document, un visage, un événement, un spectacle, un monument, un tableau, et
la concentration prolongée dont nous avons besoin pour étudier, apprendre, retenir,
rédiger, calculer, penser, réfléchir.

La concentration immédiate demande à être pratiquée à volonté, instantanément et


en toutes circonstances. Elle requiert aussi l'aptitude à changer de sujet rapidement.
Par exemple si on vous présente 4 ou 5 personnes à tour de rôle, vous vous
concentrez sur leur nom et sur leur visage pendant un temps très bref, puis vous
serez attentif à ce qu'elles vous diront ou montreront, etc.

La concentration prolongée, pour l'étude ou la réflexion, nécessite un autre


entraînement, que vous trouverez sur la page "Comment obtenir une concentration
totale en 6 étapes ?" de ce site.

Pour l'instant nous allons apprendre à développer notre concentration immédiate à


l'aide de quelques exercices.

Ces exercices peuvent améliorer votre pouvoir de concentration à un degré


extraordinaire, mais il faut les faire très consciencieusement. Ces exercices peuvent
vous sembler difficiles, ne vous en inquiétez pas, faites-les simplement le mieux
possible.

Exercice n°5 (concentration)

Prenez un objet (pendulette, clef, bibelot) ; regardez-le attentivement pendant 30


secondes, puis fermez les yeux et essayez de vous le représenter de façon précise.
Si certains détails ne sont pas parfaitement nets, regardez-le à nouveau, puis
refermez les yeux, etc., jusqu'à ce que vous puissiez vous représenter l'objet très
nettement.

Exercice n°6 (concentration)

Voici un exercice connu sous le nom des "tiroirs cérébraux". Choisissez 3 sujets de
réflexion : par exemple, un projet que vous avez, un sujet scientifique ou littéraire, et
un souvenir personnel (vacances, voyages, etc.). Consacrez 3 minutes de réflexion à
chacun des trois sujets. Pendant les 3 premières minutes, ne pensez qu'au sujet
n°1 ; puis passez au sujet n°2 et ne pensez qu'à cela pendant 3 minutes ; enfin,
passez au sujet n°3. Il faut pendant chaque phase éviter de se laisser distraire et
surtout ne pas penser aux deux autres sujets.

Exercice n°7 (concentration)

Représentez-vous le visage d'une personne que vous voyez souvent ; vous


constaterez que vous en avez bien l'impression générale, mais que les détails vous
échappent. Vous compléterez votre observation lorsque vous reverrez la personne et
vous recommencerez l'exercice, jusqu'à ce que vous obteniez une représentation
parfaitement nette.

Exercice n°8 (concentration)

Faites cette expérience amusante qui développera votre pouvoir d'attention et de


concentration auditives. Allumez la radio, puis diminuez progressivement le volume ;
réglez votre appareil le plus bas possible, juste assez fort pour comprendre ce qui
est dit. La faible intensité du son vous oblige à vous concentrer. Ne prolongez pas
cet exercice au-delà de 3 minutes.

L'HYGIÈNE DU CERVEAU : Leçon n°4

PARTICULARITÉS DE CERTAINES MÉMOIRES

Nous allons reprendre aujourd'hui l'étude de la physiologie du cerveau. Nous nous


excusons auprès de ceux de nos élèves qui pourraient trouver ces leçons un peu
fastidieuses, mais elles méritent d'être étudiées avec soin, car elles vous permettront
de bien comprendre les mécanismes de la mémoire et de tirer un meilleur parti des
applications que nous vous enseignerons plus loin.

D'abord quelques mots sur l'amnésie, l'asthénie et la cyclothymie.

Il ne s'agit pas d'étudier les différentes maladies du cerveau et de la mémoire, car ce


cours n'est pas fait pour soigner des "malades" mais pour vous permettre de tirer le
maximum de vos facultés mentales.

Tout le monde a entendu parler de cas d'amnésie, où le malade a un comportement


parfaitement normal en toutes choses, mais il a perdu totalement le souvenir de son
passé. Il ne sait plus qui il était, où il est né, où il a vécu, etc. Le fait que sous
l'influence d'un choc physique ou émotionnel, l'amnésique retrouve parfois tous ses
souvenirs, prouve bien que les souvenirs n'ont pas été détruits. Comme nous le
disions précédemment, c'est donc la faculté de "lire" ces souvenirs qui est en défaut.

Il y a une autre maladie de la mémoire qu'il nous est impossible d'ignorer, car nous
pouvons tous y être sujets un jour ou l'autre, c'est l'asthénie.

Qu'est-ce que l'asthénie ? C'est tout simplement une fatigue excessive du cerveau
qui provoque un fonctionnement déficient de celui-ci. Ou pour l'expliquer d'une façon
imagée, l'asthénie est à peu près au cerveau ce qu'est "le claquage" pour un muscle.

L'asthénie est assez fréquente en cas de surmenage intellectuel, notamment chez


les étudiants qui préparent un examen. L'asthénie se traduit pas une sensation
générale de grande fatigue, par des palpitations, des malaises pouvant aller jusqu'à
l'évanouissement. A un degré moindre, elle provoque des névralgies, migraines,
nausées, etc. En cas d'asthénie, le malade ne peut plus tirer de son cerveau et tout
spécialement de sa mémoire le quart de ce qu'il obtient normalement. Avec plus de
fatigue, il obtient moins de résultats.

La meilleure solution pour éviter l'asthénie, est d'habituer le cerveau à travailler tous
les jours un peu, progressivement, sans lui imposer d'un coup une charge
intellectuelle trop importante. Par exemple, si vous préparer un examen, il sera bien
plus efficace de travailler régulièrement tous les jours pendant une année, plutôt de
de concentrer la charge de travail, que votre cerveau ne supporterait pas, le dernier
seulement.

En suivant les principes d'hygiène exposés dans ce programme et en appliquant les


méthodes de travail et de mémorisation qui y sont préconisées, vous éviterez
l'asthénie, car vous pourrez apprendre plus en vous fatiguant moins et vous fournirez
à votre cerveau des conditions de fonctionnement lui permettant de ne pas défaillir.

La cyclothymie, sans être une vraie maladie du cerveau (du moins lorsqu'elle est à
l'état bénin) mérite quelques mots, car beaucoup de gens en souffrent.

La cyclothymie se traduit par une succession d'états euphoriques et dépressifs ou de


périodes de grande activité cérébrale et d'indolence. Lorsqu'il est en période
ascendante, le cyclothymique est capable de faire de grands efforts, il agit plus
facilement, il ne sent pas la fatigue, il se concentre aisément, il retient tout, il travaille
de façon efficace sans que cela lui conte. Puis survient une phase descendante où
l'effort lui devient pénible, où il piétine dans l'action, où le travail cérébral lui coûte, où
la concentration est difficile et où la mémoire peine.

Selon les individus les différences entre périodes ascendantes et descendantes sont
plus ou moins accusées. De même la durée du cycle est variable : une quinzaine de
jours chez certains, chez d'autres, un mois, trois mois ou même six mois.

Si vous avez l'impression que vous êtes cyclothymique, vous avez intérêt à connaître
l'ordre de grandeur de votre cycle. Il suffit pour cela de noter sur un agenda vos
périodes d'effervescence et vos périodes de dépression. Il est possible, grâce à la
volonté et à l'auto-analyse, de déplacer les cycles, notamment en écourtant les
périodes de dépression. Ceci peut permettre d'éviter de se trouver au moment d'un
événement important (nouvelle situation professionnelle, examen, etc.) dans une
phase de dépression. Pour cela, il faut stimuler physiquement l'organisme par des
exercices de gymnastique ou du sport, faire des lectures aptes à changer les idées
ou à enthousiasmer, bref, modifier l'impulsion physique et mentale.

Nous allons continuer aujourd'hui nos exercices de concentration.

Exercice n°9 (concentration)

Choisissez un poème ; lisez-le lentement et attentivement en vous arrêtant sur


chaque mot important pour évoquer de façon précise l'image correspondante. Ne
vous laissez pas distraire par des associations personnelles sans rapport avec le
poème.

Exercice n°10
Refaites l'exercice n°6 (tiroirs cérébraux) avec les mêmes sujets qu'hier.

Exercice n°11

Refaites l'exercice n°8 avec la radio.

Révisez les leçons 1 à 3 de ce cours sur "l'hygiène du cerveau", en notant sur une
fiche-résumé l'essentiel des leçons à retenir et à appliquer (règles à suivre, conseils,
etc.).

Vous êtes en train de vous doter d'une mémoire puissante et fidèle. Vous
constaterez rapidement que vous pouvez obtenir beaucoup de votre mémoire, à
condition de l'utiliser correctement. Nous vous apprendrons à retenir davantage en
faisant moins d'effort, simplement parce que vous connaîtrez les bonnes méthodes
de mémorisation.

Avec une mémoire bien entraînée vous allez accumuler plus facilement un plus
grand nombre de connaissances. Ce sera un atout fantastique dont vous profiterez
toute votre vie. Nous ne vous demandons que quelques semaines d'effort et de
volonté. Ne cédez pas au réflexe simpliste qui consiste à dire : "J'ai compris, il est
inutile que je fasse les exercices". Même s'ils vous paraissent superflus, il faut
absolument faire les exercices recommandés. Le succès vous sera alors assuré.

La mnémotechnie

La mnémotechnie

La mnémotechnie a pour but de faciliter le souvenir de données difficiles à retenir par


la mémoire pure. Elle est spécialement utile pour retenir des nombres ou des listes
de mots n'ayant pas ou peu de rapports entre eux. Elle est utilisée par les étudiants
qui doivent emmagasiner de nombreuses données chiffrées en géographie, en
science, en mathématiques, de nombreuses dates en histoire, en littérature, etc. De
même ceux qui participent à des jeux de radio ou de TV basés sur la mémoire font
souvent appel à la mnémotechnie. Il faut bien souligner que la mnémotechnie
combinée aux autres méthodes de mémoire naturelle étudiées dans ce cours peut
donner d'excellents résultats. En outre la mnémotechnie dans certaines de ses
techniques vous entraîne à visualiser des images mentales et à créer rapidement
des associations imagées, ce qui constitue un excellent exercice général de
développement de la mémoire.

Nous allons étudier ici la forme la plus primaire, la plus simpliste de la mnémotechnie
: les concaténations.

Les concaténations
Dès les premières années, à l'école, on a recours à la mnémotechnie : par exemple,
pour retenir les conjonctions de coordinations, certains professeurs enseignent la
liste suivante :

"Mais, ou, et, donc, or, ni, car"

que l'on retient par la phrase :

"Mais où est donc Ornicar ?"

Puis plus tard, on apprend en Géométrie :

"Le carré de l'hypoténuse Est égal, si je ne m'abuse, A la somme des carrés Des
deux autres côtés."

Encore quelques exemples scolaires :

Vous retiendrez plus facilement la liste des Césars en apprenant les trois mots
suivants, dont chaque syllabe correspond à la première syllabe du nom d'un
empereur :

Césautica, Claunegalo, Vivestido

César, Auguste, Tibère, Caligula Claude, Néron, Galba, Othon Vitelius, Vespasien,
Titus, Domitien

Cet assemblage de syllabes n'a pas de sens, mais la phonétique des 3 mots les rend
faciles à retenir.

On appelle ces chaînes de mots des concaténations.

Vous n'avez peut-être pas de dictionnaire à portée de main, et vous voulez sans
doute vérifier la définition exacte de ce mot concaténation (ce qui est une démarche
tout à fait normale si ce mot est nouveau pour vous). Alors je vous livre ici la
définition donnée dans le Larousse :

CONCATÉNATION (nom féminin) : " Enchaînement des éléments constitutifs d'une


phrase, ou de plusieurs chaînes de caractères mises bout à bout. "

Donc si je vous donne les 3 mots suivants :

• il
• fait
• beau

et que je vous demande de les enchaîner les uns aux autres (c'est-à-dire de les
concaténer), vous allez créer la phrase suivante :

"il fait beau"


Cette phrase "il fait beau" est tout simplement la concaténation des 3 mots "il",
"fait", et "beau".

De même, le mot "ordinateur" est la concaténation des 4 syllabes suivantes :

• or
• di
• na
• teur

Voila pour la définition d'une concaténation, voyons maintenant l'utilisation des


concaténations dans la pratique, à travers différents exemples.

Les couleurs de l'arc-en-ciel, dans leur ordre spectral, sont données par le mot
suivant : VIBUJOR :

Violet, Indigo, Bleu, vert (représenté par U) Jaune, Orangé, Rouge

Il suffit donc de retenir la concaténation "VIBUJOR" pour avoir en mémoire, et pour


toujours, les 7 couleurs de l'arc-en-ciel dans l'ordre.

Lorsque les enfants devaient apprendre la liste des départements et des préfectures,
ils se servaient volontiers d'astuces mnémotechniques comme celle que voici :

Quelle que soit la chaleur, on se sent encore aise si on est vêtu de tulle (Tulle)
(Corrèze)

Une autre recette permet aux étudiants de connaître la valeur de pi dix chiffres après
la virgule en comptant le nombre de lettres de chaque mot de la phrase :

"Que j'aime à faire apprendre un nombre utile aux sages"

Que = 3 lettres
j = 1 lettre
aime = 4 lettres
à = 1 lettre
faire = 5 lettre
etc.

ce qui donne : 3, 1415926535

Voici les 3 autres vers qui avec la phrase précédente forment un quatrain vous
permettant de retenir 30 chiffres après la virgule :
Immortel Archimède, artiste, ingénieur, Qui de ton jugement peut priser la valeur ?
Pour moi ton problème eut de pareils avantages.

Remarque : Cette méthode mnémotechnique suffit pour retenir les 30 premiers


chiffres de pi après la virgule, mais n'est pas adaptée pour en retenir plusieurs
centaines. Nous verrons, plus loin dans ce programme, des techniques plus
sophistiquée permettant de retenir plus de 100 décimales du nombre pi (ou toutes
autres listes de chiffres, de longueur quelconque, comme par exemple des dizaines
de numéros de téléphone).

Et comment retenir les 12 signes du zodiaque ? Ces signes, dans l'ordre, sont les
suivant :

Bélier, Taureau, Gémeaux, Cancer, Lion, Vierge, Balance, Scorpion, Sagittaire


Capricorne, Verseau, Poisson.

Là encore, la concaténation va nous permettre de créer une petite phrase, qui n'a
certes aucun sens, mais qui est inoubliable car elle sonne bien, et surtout, qui est
bien plus facile à retenir que les 12 signes eux-même. Il suffit pour cela de ne garder
que la première syllabe de chaque signe du zodiaque, et de former 4 mots de 3
syllabes chacun, ce qui donne :

Bétaugé, Canlivi, Bascorsa, Caverpoi

Astuce pour retenir une telle concaténation : répétez la 15 fois consécutives


(sans la lire, mais en vous la remémorant, de tête), à voix haute, en marquant un
temps de pause d'une seconde entre chaque répétition. Essayez, après vous ne
l'oublierez plus jamais !

Les spécialistes des problèmes de vente enseignent à leurs élèves que, pour réussir
une vente, il faut passer par les quatre stades suivants (remarquez que le problème
est le même dans l'enseignement ...) :

• Capter l'ATTENTION
• Créer l'INTÉRÊT
• Susciter-le DÉSIR
• Provoquer l'ACTION

Vous vous souviendrez de ces quatre phrases en pensant à l'opéra de Verdi,


"AIDA".

Retenir les noms des neuf Musés et celui des arts qu'elles représentent n'est
vraiment pas facile. Mais si l'on retient la petite histoire suivante, on n'a aucun mal à
retenir ces dix-huit mots associés deux à deux :

"C'est l'histoire de Clio, reine polie, astre pur, qui allie l'éloquence à des talents de
comédien tels, que souvent de tragiques phénomènes en résultent : pour faire taire
son cœur - elle danse au rythme musical de deux harpes : ainsi elle agit mais rate
tout.

Vous retrouverez aisément par les mots ou les assonances les neuf muses :

Clio (histoire)

Polymnie (poésie lyrique)

Uranie (astronomie)

Calliope (éloquence)

Thalie (comédie)

Melpomène (tragédie)

Terpsichore (danse)

Euterpe (musique)

Erato (élégie)

Ces quelques exemples d'utilisation des concaténation ne sont donné qu'à titre
d'illustration. Maintenant c'est à vous de créer vous propres concaténations, ou
autres astuces mnémotechniques de mémorisation, pour retenir ce dont vous avez
réellement besoin de retenir, dans le cadre de vos études par exemple. Dans tous
les cas, n'oublier jamais les 3 principes suivants :

• Vous êtes en principe le seul à connaître vos propres concaténations. Elle ne


sortiront jamais de votre tête (ou de votre carnet si vous les notées sur un
carnet personnel), et personne ne vous jugera sur vos concaténations, alors
n'hésitez pas à faire marcher votre imagination : le seul objectif est que la
concaténation soit inoubliable !
• Plus la prononciation de la concaténation est originale, sonne bien, et sort de
l'ordinaire, et meilleure sera sa mémorisation. De plus, dans ce cas, il n'y aura
pas d'ambiguïté sur le rôle de la concaténation. Exemple : si je vous dit
"VIBUJOR", vous pensez tout de suite aux 7 couleurs de l'arc-en-ciel, et pas à
autre chose.
• Dernier point : vous aurez plus de facilité à retenir une concaténation que
vous avez découverte vous-même, plutôt qu'une concaténation déjà "toute
faite". Il ne faut donc pas se limiter à ce qui existe déjà, mais il faut au
contraire innover et inventer de nouveaux trucs mnémotechniques
(concaténations ou autres) afin de retenir tout ce dont vous avez besoin de
retenir. Les astuces de mémorisation déjà inventées ne sont pas toujours
faites pour retenir ce qui vous intéresse personnellement.
Exemples de concaténations et d'astuces mnémotechniques en
mathématiques et en physique :

Et voici maintenant du concentré en matière de mnémotechnie : il s'agit de 4


exemples concrets et utiles, que nos amis lycéens en STI électronique apprécieront
particulièrement :

Exemple 1 : quelle est la dérivée des fonctions sin(x) et cos(x) ?

A cette question, même le mathématicien confirmé (votre prof de math, par


exemple), marquera toujours quelques secondes de réflexion afin de donner une
réponse sans faute. En effet, entre les dérivées d'un côté, les primitives de l'autre,
les sinus, les cosinus, et surtout un éventuel signe moins ( - ) qui peu se glisser au
milieu, on a vite fait de tout mélanger, et de se tromper, surtout avec le stress d'un
examen ou d'une intéro en plus !

Pour éviter les doutes, voici une méthode d'une efficacité vraiment extraordinaire et
pourtant très simple. Elle est basée sur la concaténation, et vous permet de répondre
à la question "Dérivée de cosinus ?" en moins d'une seconde et sans aucun
risque d'erreur !

Avant tout, voici les véritables dérivées de sinus et cosinus :

• La dérivée de sinus est cosinus


• La dérivée de cosinus est moins sinus

Remarquez au passage, que pour faciliter la mémorisation, le signe " - " est écrit en
toute lettre.

Ce qu'il faut retenir, c'est que, pour les dérivées, sinus donne cosinus et cosinus
donne moins sinus, ce qui peut s'écrire de la manière suivante :

SINUS COSINUS MOINS SINUS

Cette phrase veut dire (COSINUS n'est écrit qu'une seule fois dans la phrase mais il
sert 2 fois) :

• sins(x) --> cos(x)


• cos(x) --> - sin(x)

Elle donne bien les fonctions dérivées de sinus et cosinus. Comment retenir cette
phrase ? La concaténation va justement nous aider à cela. Prenons par exemple la
première syllabe de chaque mots dans SINUS COSINUS MOINS SINUS : cela
donne SI CO MO SI. Pour l'instant, ça ne veut rien dire, mais déjà, si on retient le
mot SiCoMoSi, il suffit à lui seul pour nous rappeler SInus donne COsinus, et
COsinus donne MOins SInus.
Essayez de trouver un mot ou une phrase simple dont les consonnes principales
sont S C M S. Il y a, par exemple, l'expression "C'est comme si". Elle se décompose
en 2 parties :

• "C'est co" : remplace SI CO, et veut dire sin(x) --> cos(x)


• "comme si" : remplace CO M SI, et veut dire cos(x) --> moins sin(x)

Donc en retenant simplement la phrase "C'est comme si", elle vous indique
instantanément, sans erreur, et bien plus vite qu'une analyse du cercle trigo, quelles
sont les dérivées de sin(x) et cos(x).

Et pour les primitives ? L'erreur serait de refaire une seconde concaténation. On


mélangerait alors les 2, et on ne serait plus laquelle sert pour les dérivées, et laquelle
sert pour les primitives. Pour les primitives il suffit de remarquer qu'il s'agit toujours
de l'opposé de la dérivée :

• la dérivée de SINUS est COSINUS, donc la primitive de SINUS est MOINS


COSINUS
• la dérivée de COSINUS est MOINS SINUS, donc la primitive de COSINUS est
SINUS

Il faut donc avoir en tête et à coup sûr seulement les dérivées (pour cela on retient
simplement "C'est comme si", tout en sachant l'utiliser rapidement, ce qui, comme
toute nouvelle méthode, demande un minimum d'entraînement), et si on veut
connaître une primitive, on passe par les dérivées, et on inverse le signe du résultat.

IMPORTANT : les méthodes mnémotechniques en mathématiques ne dispense pas


de comprendre le réel phénomène mathématique mis en jeu (par exemple, savoir ce
qu'est une dérivée, ou savoir retrouver la dérivée de cos(x) en analysant un cercle
trigo ou la courbe de la fonction y=cos(x)). Le rôle de ces méthodes
mnémotechniques en mathématiques est d'obtenir instantanément une réponse qui
sera toujours juste, et sans hésitation (ce qui est important, par exemple, face à un
examinateur ou le jours d'une intéro). La mnémotechnie répond donc à la question
"Quelle est la dérivée de sin(x) ?", mais ne répond en aucun cas à la question
"Pourquoi la dérivée de sin(x) est cos(x) ?". A cette question, la mnémotechnie
répond : "C'est comme ça" !!! :-))

Exemple 2 : relation dans un triangle rectangle

Dans un triangle rectangle (Pythagore), le sinus et le cosinus d'un angle sont donnés
par les deux relations suivantes :

(côté opposé) / (hypoténuse) et (côté adjacent) / (hypoténuse). Mais qui est le


sinus et qui est le cosinus ???

Là encore, on ne le sait jamais, et c'est tout à fait normal : ces formules font partie de
celle que tout le monde mélange, et vous n'êtes pas le seul dans ce cas. Mais la
concaténation peut encore une fois nous donner un repère solide, définitif, et
infaillible.

La réalité est : sinus=(côté opposé) / (hypoténuse) et cosinus=(côté adjacent) /


(hypoténuse)

Simplifions un peu la masse d'information à mémoriser : comme les deux


dénominateurs sont toujours "l'hypoténuse", on la supprime, et l'information
importante à mémoriser est :

sinus --> opposé et cosinus --> adjacent

Il faut donc raccrocher le mot SINUS au mot OPPOSE, et le mot COSINUS au mot
ADJACENT. Prenons la première syllabe de chaque mot : SIN OP COS A.
Essayez de trouvez un mot, ou une phrase, à partir de ces 4 syllabes.
Il y a, par exemple, l'expression suivante (ce n'est pas la seule) : "Le synoptique
causa". Cette concaténation se décompose en 2 parties :

• synoptique : remplace SIN OP et veut dire sinus --> côté opposé


• causa (verbe causer) : remplace COS A et veut dire cosinus --> côté
adjacent

Les exemples de concaténations en trigonométrie ne manquent pas. Vous avez


maintenant tous les outils nécessaires pour vous construire vos propres
concaténations. Par exemple, combien vaut la tangente d'un angle ? Sinus sur
Cosinus, ou bien Cosinus sur Sinus ? A vous de jouer. Je ramasse les copies dans 5
minutes ! :-)))

Exemple 3 : dans un condensateur, qui est en avance, le courant ou la


tension ?

Cette question fait appel à la notion de déphasage, que l'on voit en physique : entre
le condensateur et la bobine, le déphasage entre le courant et la tension n'est pas le
même : dans un cas, la tension sera en avance par rapport au courant (le courant
sera donc en retard), et dans l'autre cas la tension sera en retard (le courant sera
donc en avance). Mais qui est en avance dans la bobine ? Qui est en avance dans le
condensateur ?? Là encore, comme pour les dérivées, on a vite fait de s'embrouiller,
pour ne pas dire de s'embobiner (elle était facile ... :-))).

Voici une méthode qui vous permettra désormais de trouver instantanément la


réponse (plus rapidement que le physicien, qui va analyser dans sa tête les
phénomènes physique mis en oeuvre dans la bobine ou le condensateur, avant de
vous répondre). Mais voici pour vous, l'astuce qu'utilise sans vous le dire les profs de
physique : il vous suffit de retenir un seul mot, le mot "civil" :

CIVIL
Quel rapport y a-t-il entre le mot "civil" et le déphasage en physique ??
Décomposons ce mot en 2 parties distinctes :

• C I V : signifie que dans le condensateur (C), le courant (I) est en avance


devant la tension (V)
• V I L : signifie que dans la bobine (L), la tension (V) est en avance devant le
courant (I)

L'ordre des lettres dans le mot "civil" vous indique donc instantanément l'avance ou
le retard, de la tension ou du courant, dans le condensateur ou dans la bobine. C'est
magique ! :-))

Exemple 4 : quelle est la constante de temps d'un circuit RL ?

Ce dernier exemple illustrera l'utilisation de la mnémotechnie, à son niveau le plus


bas, et pourtant d'une efficacité redoutable. Jugez plutôt :

Tout le monde sait que la constante de temps d'un circuit RC est égale au produit
RxC. Mais quelle est la constante de temps d'un circuit RL ? Là encore, on ne sait
jamais (y compris le prof de physique ... ) si c'est R/L ou L/R. Voici une technique
inoubliable : la lettre L vous fait penser à quoi ? A une aile d'oiseau, en plume, très
légère, s'envolant vers le haut. La lettre R vous rappelle la TERRE, lourde, qui reste
en bas. Conclusion, quelle est la constante de temps du circuit RL ? L/R bien sûr :
l'aile en haut, et la terre en bas !! :-)))

Certes, vous pouvez trouver tout cela un peu tiré pas les cheveux (et dire que tout ça
vient des profs eux-même ! ...), mais c'est justement pour cela que vous ne
l'oublierez plus jamais. N'oubliez pas que pour garder une information en mémoire,
il faut choquer l'esprit.

Allez, pour le plaisir, mais ce n'était pas prévu, je vous donne une dernière astuce
mnémotechnique, toujours en lien avec l'électronique : une diode a 2 bornes, l'anode
et le cathode. Mais qui est la borne positive ("le +") et qui est la borne négative ("le
-") ?? Décidément, je n'ai que des questions qui fâchent ... n'est ce pas ? Voici ce
qu'il suffit de retenir pour ne plus jamais vous trompez sur ce point : l'anode nous fait
penser à un âne (gros animal). La cathode nous fait penser au chat (petit animal).
Qui est le plus grand ? L'âne ou le chat ? Le plus, c'est l'âne, donc sur une diode, le
+, c'est l'anode. Donc n'oubliez jamais :

L'âne est plus grand que le chat

• âne = grand --> anode = plus


• chat = petit --> cathode = moins

Si avec tous ça vous n'avez pas 20/20 à votre prochaine intéro de physique,
rappelez délicatement à votre prof de physique (photos à l'appuie), que le chat est
réellement plus petit que l'âne, au cas où il n'aurait pas de chat chez lui ou d'âne
dans sa classe ! :-)))

Voilà, c'est ça la mnémotechnie, mais je le répète, le but n'est pas de se contenter de


ce qui existe déjà dans ce domaine, mais l'objectif de ce site est de vous donner
tous les outils (et les idées) afin que vous puissiez vous aussi (oser) construire
vos propres concaténations ou astuces mnémotechniques. Les quelques
exemples donnés ici (en électronique) ne sont qu'un extrait de ma collection
d'astuces mnémotechniques que j'ai mise au point, utilisée, et améliorée durant
toutes mes études. A vous maintenant de vous construire votre propre collection, qui
vous servira de base solide pour enregistrer de nouvelles connaissances par la suite.
Si des concaténations existent, c'est que des personnes les ont inventées. Alors
pourquoi pas vous ?

Exercice d'application n°1 :

Construisez une concaténation pour retenir le code des couleurs, utilisé en


électronique, dont les 10 couleurs dans l'ordre sont les suivantes :

• Noir
• Marron
• Rouge
• Orange
• Jaune
• Vert
• Bleu
• Violet
• Gris
• Blanc

Attention au piège : Noir est la première couleur, mais correspond au chiffre 0, et


Blanc est la 10ème couleur mais correspond au chiffre 9. Il y a donc un décalage,
entre le rang de la couleur dans votre concaténation, et le chiffre qu'elle représente.
Par exemple JAUNE, qui sera en 5ème position dans votre phrase, ne correspond pas
au chiffre 5 ! La concaténation ne vous donne que l'ordre des couleurs, mais ne vous
donne pas directement le chiffre correspondant. Nous verrons plus tard des
techniques de mémorisation qui permettront de faire un lien direct entre les couleurs
et les chiffres.

Exercice d'application n°2 :

Construisez une concaténation pour retenir les Sept Merveilles du Monde Antique :

• La Grande Pyramide d'Égypte


• Le Phare d'Alexandrie
• Les Jardins suspendus de Babylone
• Le Temple de Diane, à Ephèse
• Le Mausolée d'Halicarnasse
• La Statue de Zeus, de Phidias
• Le Colosse de Rhodes

N'employer qu'une syllabe ou deux pour chaque merveille.

Comment retenir la liste des 71 rois de France ?

Vous allez tout simplement faire des concaténations en prenant les rois 5 par 5 ;
comme il y en a 71, cela ne vous fait qu'une quinzaine de phrases à retenir. Vous
verrez plus tard, dans les méthodes évoluées, des techniques de mémorisations
vous permettant de retenir ces 15 phrases dans l'ordre. Mais pour l'instant, rien ne
vous empêche de vous construire une 16ème concaténation, en prenant le mots
principal dans chacune de vos 15 phrases.

Il est préférable que vous fassiez vous-même vos concaténations ; vous les
retiendrez beaucoup mieux et surtout, vous ferez beaucoup plus facilement la
"traduction". Cependant, pour vous montrer un exemple, voici quelques
concaténations sur les rois de France.

Les premiers sont les plus difficiles à mettre en concaténation car leurs noms sont
compliqués ; il faut aussi veiller à bien distinguer les "Childéric", les "Chilpéric", les
"Childebert".

Les cinq premiers rois sont:

• Pharamond
• Clodion
• Mérovée
• Childéric
• Clovis

Entre mille autres possibles, voici une phrase mnémotechnique :

Le marin voit le phare, (clos par la mer) qui le dirige et que l'eau vise.

Comme toute concaténation qui se respecte, c'est un peu tiré par les cheveux, mais
c'est efficace.

D'ailleurs cela va mieux avec des rois ayant des noms moins barbares :

• Philippe VI
• Jean II
• Charles V
• Charles VI
• Charles VII

peuvent donner :

File ici, dis-je en deux mots, car les chats, cinq, six, sept fois griffent.
Nous ne vous donnons pas d'autres exemples, d'une part parce que vous êtes déjà
plié en deux, et surtout ,répétons le, vos propres concaténations seront beaucoup
plus efficaces. Justement, les 2 exercices suivants vont vous permettrent de vous
entraîner à ce petit jeu :

Exercice d'application n°3 :

Voici les noms des rois de France, du 36ème au 40ème (ce sont les premiers Capétiens)
:

• Hugues Capet
• Robert II (Le Pieux)
• Henri 1er
• Philippe 1er
• Louis VI

Formez une concaténation pour retenir l'ordre de leur avènement.

Exercice d'application n°4 :

Voici les noms des rois de France, du 55ème au 59ème :

• Louis XI
• Charles VIII
• Louis XII
• François 1er
• Henri II

Formez une concaténation pour les retenir dans l'ordre.

CONCLUSION

On dit de la mnémotechnie qu'elle remplace la mémoire mais ne la développe pas.


Ce n'est pas tout à fait exact. Il est vrai que retenir des dates d'histoire par la
mnémotechnie n'améliore pas votre aptitude à retenir des dates par la mémoire pure.
Mais la mnémotechnie par sa pratique constitue une excellente gymnastique de
l'esprit, habitue à manier rapidement les associations et entraîne le pouvoir de
concentration. Il ne faut donc pas minimiser l'intérêt de la mnémotechnie qui
contribuera indirectement à donner plus de souplesse à votre mémoire pure.

Les concaténations sont faciles à faire et vous pouvez très bien en former pour
retenir une liste de mots ou de noms. Par exemple, pour vous souvenir des
principales villes d'un itinéraire ou pour vous souvenir du nom de 5 ou 10 personnes
que vous rencontrez ou qui participent à une conférence, etc...
Les concaténations sont toutefois nettement insuffisantes pour des listes ou des
nombres plus longs.

C'est pourquoi, pour obtenir une "super-mémoire", ces méthodes mnémotechnies


doivent être utilisées en complément des procédés beaucoup plus habiles, mais plus
lourds à mettre en oeuvre, que nous étudierons ultérieurement. Il s'agit des
méthodes suivantes :

• Les associations imagées

techniques de mémorisation
Les tables de rappel
Avant de commencer ce cours sur les tables de rappel, vous devez avoir vu les deux
cours ci-dessous :

• les association imagées


• les articulations chiffrées

La méthode des tables de rappel est de loin la méthode de mémorisation la plus


puissante parmi toutes les méthodes dévoilés sur ce site. Cette méthode est utilisée
par certains illusionnistes, dans des tours comme le suivant :

• on dispose 50 objets sur une table


• le magicien entre dans la salle et regarde la table quelques minutes
• on bande les yeux du magicien, afin qu'il ne puisse plus voir les objets posés
sur la table
• le magicien est en mesure de réciter la liste des 50 objets

Dans ce tour, le magicien ne fait qu'utiliser la technique de mémorisation des tables


de rappel, enseignée ici.

Ceci n'est qu'un exemple d'utilisation, parmi tant d'autres, des tables de rappel. Vous
découvrirez tout au long de ce cours d'autres applications incroyables, et d'autres
tours de magie basés sur les tables de rappel. Mais en échange d'être une méthode
vous permettant d'accomplir des exploits, la technique de mémorisation des tables
de rappel est un peu plus lourde à mettre en œuvre que les techniques classiques.

Ce cours sur les tables de rappel est structuré en 12 leçons :


• Leçon n°1
• Leçon n°2
• Leçon n°3
• Leçon n°4
• Leçon n°5
• Leçon n°6
• Leçon n°7
• Leçon n°8
• Leçon n°9
• Leçon n°10
• Leçon n°11
• Leçon n°12

Dans le but d'assimiler progressivement la méthode des tables de rappel, il est


conseillé de ne travailler qu'une seule leçons par jours. Ce cours sur les tables de
rappel constitue donc pour vous un programme de travail de 12 jours.

Les 12 leçons de ce cours ont été étudiées afin que vous vous imprégniez
progressivement et durablement de la méthode. Chaque leçons contient 2 exercices
à faire, pour mettre en pratique les nouvelles connaissances de la leçon, mais
surtout la technique des tables de rappel dans son ensemble.

Prenez le temps de faire les 24 exercices de ce cours, car c'est eux, en plus de
l'apprentissage de la table de rappel, qui vont progressivement habituer votre
cerveau à utiliser cet outils de mémorisation formidable.

Les tables de rappel : Leçon n°1

Supposons que vous connaissiez par cœur, avec le numéro d'ordre, 100 mots
numérotés de 1 à 100 et que vous ayez à retenir une liste de 100 objets (par
exemple d'un catalogue). Il vous serait facile d'établir une association entre chacun
des 100 objets et chacun des mots que vous connaissez par cœur.

Exemple :

Si le n° 1 de votre liste connue par cœur est le mot "toit" et que le premier objet de
votre liste est "chemise", vous ferez une association telle que : "pour sécher des
chemises on peut les mettre sur le toit" et vous vous représenterez cette scène. Vous
procéderez de même pour le second objet, etc.

Si on vous demande ensuite quel est le premier objet, vous saurez que c'est celui qui
est associé au mot "toit" et vous retrouverez sans effort et instantanément votre
association (aussi biscornue soit-elle) et, par suite, l'objet en question ("chemise"
dans notre exemple). Il est très important de se remémorer les associations, non pas
en accolant les mots entre eux, mais en faisant mentalement une association
imagée. C'est cette image que le cerveau retiendra.
Mais comment connaître par cœur 100 mots et leur numéro d'ordre ? Voici la table
que l'on a établie en se servant des articulations chiffrées :

• 1 toit
• 2 nuit
• 3 mont
• 4 roi
• 5 lion
• 6 chat
• 7 gant
• 8 feu
• 9 pot
• 10 tasse

Vous remarquerez que cette table est facile à retenir puisque les mots se traduisent
par leur transposition habituelle, grâce aux articulations chiffrées. Cette table, faisant
le lien entre un numéro fixe et un mot connu, est appelée en mémorisation une table
de rappel.

Exercice n°1

Apprenez les dix premiers mots de la table de rappel (n°1 à n°10).

Exercice n°2

Essayez de retenir dans l'ordre, en les associant aux 10 premiers mots de la table de
rappel, les 10 mots suivants. Pour cela, il vous faut réaliser les associations
suivantes :

• vous associez le mot TOIT de la table de rappel au mot LIVRE de la liste (en
vous imaginant, par exemple, un toit recouvert de livres)
• puis vous associez NUIT et CAVE
• puis MONT avec PAIN
• etc. jusqu'au 10ème mot (TASSE et ABRICOT)

Procédez très vite en associant en pensée les 2 images, quelle que soit l'étrangeté
de votre association qui vous vient à l'esprit :

livre cave pain tournevis bassine


chaise peinture rideau cinéma haricot

Sans regarder la liste de mot, et uniquement avec les informations que vous avez
mémorisées, répondez aux questions suivantes :

• Quel est le 4ème mot de la liste ?


• Quel est le rang du mot "chaise" ?

Récitez ensuite la liste dans l'ordre.


Retour au début du cours sur les tables de rappel

Fin de la leçon n°1 sur les tables de rappel

Les tables de rappel : Leçon n°2

Aujourd'hui nous apprendrons la deuxième liste de la table de rappel (de 11 à 20) :

• 11 tête
• 12 tonneau
• 13 diamant
• 14 taureau
• 15 étoile
• 16 donjon
• 17 dogue
• 18 divan
• 19 taupe
• 20 noce

Exercice n°3

Retenez les dix mots suivants à l'aide de cette 2ème table de rappel.

papier crayon orange plume cigare


corbeille épingle bouteille sapin crabe

Sans regarder la liste de mot, et uniquement avec les informations que vous avez
mémorisées, répondez aux questions suivantes :

• Quel est le rang du mot "cigare" ?


• Quel est le 8ème mot de cette liste ?

Récitez ensuite la liste dans l'ordre.

Exercice n°4

Quels sont les mots de la table de rappel correspondant à : 8 - 3 - 9 - 2 - 5 - 7 - 4 - 1 -


6?

Retour au début du cours sur les tables de rappel

Fin de la leçon n°2 sur les tables de rappel

Les tables de rappel : Leçon n°3


Apprenez les mots de la 3ème table (du n°21 au n°30) :

• 21 natte
• 22 naine
• 23 cinéma
• 24 sonnerie
• 25 nouille
• 26 niche
• 27 nougat
• 28 nymphe
• 29 nappe
• 30 maison

Exercice n°5

Entraînez-vous à associer mentalement un mot quelconque avec l'un des mots de la


table de rappel. Puis passez à un autre mot et associez-le avec le mot suivant de la
table, etc. Lorsque vous aurez fait 4 ou 5 associations, essayez de les retrouver
mentalement en partant des mots de la table de rappel. Recherchez mentalement le
mot que vous avez associé à natte, puis celui que vous avez associé à naine, etc.

Exercice n°6

Quels sont les mots de la table de rappel qui correspondent aux nombres suivants :

3 -12 - 13 - 2 - 17 - 15 - 5 - 7 - 6 - 18 - 16 - 8 - 14 - 11 - 9 - 1 - 19 - 20

Retour au début du cours sur les tables de rappel

Fin de la leçon n°3 sur les tables de rappel

Les tables de rappel : Leçon n°4

Nous allons aujourd'hui simplement réviser les 3 leçons précédentes, dans le but de
bien assimiler tout ce que nous avons déjà vu sur les tables de rappel, et sans
donner à votre mémoire de nouvelles informations.

Revoyez les leçons n°1, n°2 et n°3 sur les tables de rappel.

Révisez les tables de rappel de 1 à 30.

Exercice n°7
Quels mots des tables de rappel correspondent aux nombres suivants :

1 - 3 - 5 - 6 - 7 - 12 - 13 - 14 - 15 - 19 - 21 - 22 - 28 - 30

Contrôlez vos réponses.

Exercice n°8

En utilisant les tables de rappel de 1 à 12, mémoriser les 12 mots suivants. Pensez
bien à former mentalement de réelle associations imagées entre les mots de la liste
à retenir et les mots de la table de rappel, afin que ces associations vous reviennent
par la suite :

chat écran scie robinet esquimau rasoir


fleur pistolet entonnoir voiture arc parapluie

Sans regarder la liste de mot, et uniquement avec les informations que vous avez
mémorisées grâce aux tables de rappel, répondez aux questions suivantes :

• Quel est le rang du mot "pistolet" ?


• Quel est le rang du mot "scie" ?
• Quel est le 5ème mot de cette liste ?
• Quel est le 11ème mot de cette liste ?

Récitez ensuite la liste dans l'ordre (de 1 à 12), puis dans l'ordre inverse (de 12 à 1).

Si vous avez "des trous de mémoire" et que certaines associations ne vous


reviennent pas, c'est que vous n'avez sans doute pas pris le temps de former et
d'imaginer vos associations. Recommencer en revoyant la liste, et concentrez-vous :
il est important de prendre le temps de bien visualiser dans votre esprit les
associations imagées que vous voulez retenir. Et n'oubliez pas que plus une
association est rigolote, drôle, ou même "osée", plus vous aurez de facilité à vous en
rappeler.

Vous verrez par la suite, qu'avec l'habitude, vous mettrez de moins en moins de
temps à former des associations imagées durables.

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Fin de la leçon n°4 sur les tables de rappel

Les tables de rappel : Leçon n°5

Apprenez la 4ème liste des tables de rappel :

• 31 mouton
• 32 mine
• 33 momie
• 34 marin
• 35 moulin
• 36 mouche
• 37 moka
• 38 mauvais
• 39 myope
• 40 rose

Ce cours sur les tables de rappel peut vous paraître un peu fastidieux, mais ne
l'escamotez pas. Vous allez bientôt découvrir de prodigieuses applications des tables
de rappel.

Exercice n°9

Quels mots de la table de rappel correspondent aux nombres suivants :

1 - 2 - 4 - 5 - 6 - 9 - 10 - 11 - 13 - 15 - 18 - 20 - 23 - 24 28 - 30 - 33 - 37 - 40

Exercice n°10

Comme vous avez dû faire des progrès depuis le début de ce cours, vous pouvez
vous attaquer à des choses de plus en plus difficiles. Voici une liste hétéroclite de 20
objets. Vous disposez de seulement 2 minutes pour mémorisez cette liste en utilisant
les tables de rappel (de 1 à 20). Vous répondrez ensuite aux questions posées, sans
regardez la liste.

C'est à vous, vous avez 2 minutes ...

cartable cintre radio feuille maquette


téléphone gant bougie plume disque
pomme tenaille poupée casserole carte
fourchette cheval planète œuf bateau

Stop, les 2 minutes sont terminées. Maintenant, sans regarder la liste de mot, et
uniquement avec les informations que vous avez mémorisées grâce aux tables de
rappel et à vos associations imagées, répondez aux questions suivantes :

• Quel est le rang du mot "bougie" ?


• Quel est le rang du mot "téléphone" ?
• Quel est le rang du mot "planète" ?
• Quel est le 10ème mot de cette liste ?
• Quel est le 14ème mot de cette liste ?
• Quel est le 17ème mot de cette liste ?
Récitez ensuite la liste dans l'ordre (de 1 à 20), puis dans l'ordre inverse (de 20 à 1).

Si vous êtes arrivé à faire cet exerce, félicitations ! Vous venez de franchir un cap
dans le développement de votre mémoire. Pensiez-vous, il y a un mois, que vous
seriez capable aujourd'hui de réaliser cet exercice ? Comme quoi une bonne
méthode, ça compte. Mais ce n'est pas fini : l'objectif de ce cours sur les tables de
rappel, est que vous sachiez faire le même exercice, non plus avec 20 mots, mais
avec 100 mots. Si vous poursuivez vos efforts, vous pourrez y arriver sans problème.
Vous êtes à 7 leçons (et donc à 7 jours) de la victoire. Tenez bon.

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Fin de la leçon n°5 sur les tables de rappel

Les tables de rappel : Leçon n°6

Apprenez la 5ème liste de la table de rappel

• 41 rideau
• 42 reine
• 43 rameau
• 44 rire
• 45 rouleau
• 46 rocher
• 47 requin
• 48 ravin
• 49 ruban
• 50 lance

Exercice n°11

Révisez les tables de rappel entre 1 et 50.

Exercice n°12

Vous disposez maintenant d'une table de rappel à 50 mots (de 1 à 50). Il est
important de réviser ou d'utiliser fréquemment cette table de rappel afin de ne pas
l'oublier. Dans le tableau suivant, nous vous avons indiqué 25 nombres (dans un
ordre quelconques) compris entre 1 et 50. Quel est le mot, de la table de rappel,
correspondant à chacun de ces nombres ?

23 7 38 11 42
9 21 34 40 19
31 5 28 14 3
17 37 50 24 39
6 15 22 45 30

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Fin de la leçon n°6 sur les tables de rappel

Les tables de rappel : Leçon n°7

Aujourd'hui encore il faut apprendre la suite de la table de rappel :

• 51 lutin
• 52 lune
• 53 lime
• 54 larron
• 55 lilas
• 56 linge
• 57 lingot
• 58 louve
• 59 lampe
• 60 chaise

Cette étude vous semble peut-être un peu longue, mais vous allez bientôt voir
quelles magnifiques possibilités vous apportera la connaissance des tables de
rappel. Associées à d'autres méthodes de mémorisation, comme la méthode des
localités, les tables de rappel vous permettront de réaliser de véritables exploits, et
d'atteindre avec votre mémoire des performances que vous n'imaginiez pas il y a
quelques jours. Courage et patience.

Exercice n°13

Quels mots de la table de rappel correspondent aux nombres suivants :

9 - 11 - 12 - 21 - 22 - 24 - 28 - 31 - 39 - 42 - 44 - 47

Exercice n°14

C'est le jeu de Kim que pratiquent les scouts et que vous pourrez réaliser avec
quelques amis.

Vous placez sur la table une vingtaine d'objets. Les participants sortent pendant ce
temps. Lorsque vous avez terminé, ils rentrent et peuvent observer la table pendant
une minute. Vous recouvrez la table d'une couverture et chacun écrit la liste des
objets dont il se souvient.

C'est celui qui en a noté le plus d'objets qui fait une nouvelle exposition d'objets en
en ajoutant ou en en retranchant.
Attention, dès lors, à ne pas mettre sur la liste des objets qui ne sont plus sur la
table.

Avec le technique des tables de rappel, vous devriez être un champion à ce jeu !

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Fin de la leçon n°7 sur les tables de rappel

Les tables de rappel : Leçon n°8

PROUESSES DE VOTRE MÉMOIRE

Puisque vous avez été assez persévérant pour apprendre les tables de rappel de 1 à
60, voici une application très amusante de ces tables.

Le tour des 50 mots

C'est le tour que vous pouvez maintenant réaliser devant des amis. Il a été pratiqué
sur la scène par des illusionnistes n'ayant ni plus ni moins de mémoire que vous. Il
suffit de connaître la table de rappel.

Demandez à l'un des spectateurs de noter sur une feuille les mots qui seront cités
par les autres spectateurs en ayant soin de donner à chaque mot un numéro d'ordre.
Il commencera naturellement par : un, deux, trois, etc ... Puis les autres personnes,
donnent chacune à leur tour un mot, à la cadence d'un mot toutes les 5 secondes par
exemple.

Supposons que les premiers mots cités soient

1 - livre

2 - phono

3 - tissu

4 - papier

5 - roue

6 - lampe

Aussitôt qu'un nom est donné, vous créez une association avec la table de rappel ; si
elle est stupide, vous la retiendrez aussi bien que si elle est logique. Par exemple,
vous pensez :

1 - un toit a la forme d'un livre

2 - la nuit c'est agréable d'écouter un phono


3 - une montagne de tissus ce serait curieux

4 - les rois ont toujours aimé manger du papier

5 - dans les cirques les lions font la roue

6 - le chat qui renverse une lampe est affolé.

Ces associations ont été faites au hasard en deux ou trois secondes. Pour mieux les
retenir, il faut les "visualiser" c'est-à-dire qu'en même temps que vous faites
l'association, vous essayez de la voir en pensée :

1 - Voyez un livre servant de toit à une maison.

2 - Voyez-vous en train d'écouter un phono la nuit.

3 - Imaginez une montagne recouverte de pièces de tissu, ou mieux, un tissu volant


qui se couche doucement sur la montagne afin de la recouvrir (pensez à mettre du
mouvement dans vous associations imagées).

4 - Imaginez le rois en train de manger du papier, d'en reprendre encore, et de se


bourrer ainsi jusqu'à l'étouffement, etc.

Lorsque vous êtes arrivé à 50 vous allez aussitôt pouvoir réciter les 50 mots en
reprenant, dans l'ordre, les 50 premiers mots de votre table de rappel :

• Toit vous fera souvenir de Livre


• Nuit vous rappellera le Phono, etc...

Pratiquement, lorsque vous aurez fait ce tour deux ou trois fois, vous pourrez réciter
les 50 mots à la cadence de 1 mot par seconde ; quelquefois, vous mettrez deux ou
trois secondes pour retrouver l'association que vous aviez créée mais, de toute façon
cela ne sera pas long et vous stupéfierez toute l'assistance !

Mais voici qui est plus fort : vous allez pouvoir retrouver sans erreur, à la demande
des spectateurs le 24ème ou le 33ème mot de leur liste :

• 24 pour vous c'est sonnerie : vous retrouverez aussitôt le mot associé à


sonnerie
• 33 pour vous c'est momie : vous retrouverez aussitôt le mot associé à momie

Inversement, si l'on vous redonne un mot de la liste, par exemple "tabouret", vous
vous souviendrez avoir associé "tabouret" à "moulin", par exemple, et vous pourrez
dire que tabouret est le 35ème mot de la liste. L'effet est prodigieux !

Pour débuter, faites le tour avec 20 mots seulement. Évidemment, le tour ne serait
guère plus difficile avec 100 mots, mais ce serait un peu long et lassant pour
l'auditoire pour un effet sensiblement identique.
S'agissant ici d'un tour de magie (ou de mémoire), il ne faut bien sûr rien dire sur la
méthode employée. Si les spectateurs vous questionne pour en savoir un peut plus
sur vos techniques de mémorisation, répondez-lui tout simplement que vous avez
une mémoire hors du commun, sans méthode particulière, et que très peu de
personnes dans le monde sont capables de réaliser une telle performance.

Vous pouvez aussi leur dire très simplement que vous avez 50 "tiroirs" dans la têtes,
numérotés de 1 à 50, que vous pouvez ouvrir, remplir, et refermer à volonté. Mais il
faut s'arrêter à l'image des tiroirs, sans entrer dans les détails des tables de rappel.

A l'inverse, si vous expliquiez réellement le méthode employée pour réaliser le tour


(ici, les tables de rappel), tout le public serait terriblement déçu car il n'y aurait plus
rien de magique, et vous n'auriez pas, à leur yeux une super-mémoire comme ils le
croyaient. Pire encore, certaines personnes penseraient même que vous n'avez pas
de mémoire du tout, et que c'est pour cela que vous avez besoin d'utiliser des
méthodes, alors que eux ne les utilisent pas !!

Le tour des 10 nombres de 4 chiffres

Voici un autre tour que vous pourrez réaliser lorsque vous aurez un peu
d'entraînement avec le tour des 50 mots et lorsque vous aurez appris les tables de
rappel de 1 à 100. Néanmoins, pour vous entraîner, vous pourrez le réaliser dès
maintenant à condition de n'utiliser que des nombres composés de groupes de 2
chiffres dont vous connaissez la traduction dans la table de rappel.

Vous demandez 10 nombres de 4 chiffres, par exemple :

1 - 2343

2 - 7581

3 - 6217

4 - 2141

5 - 3628

6 - 8710

7 - 4413

8 - 7115

9 - 8334

10 - 2737

Puis, vous allez procéder comme ceci pour les mémoriser :


Vous utilisez la table de rappel de 1 à 9 et, pour les 10 vous utiliserez le mot "seau"
qui correspond en réalité à zéro. Puis vous évoquez mentalement les 2 mots
correspondant aux 2 groupes de 2 chiffres que forme chacun des nombres de 4
chiffres.

Exemple : 2343 est décompose en 23-43 soit CINÉMA et RAMEAU dans la table de
rappel.

Comme 2343 est le nombre n°1, vous associez alors CINÉMA et RAMEAU au mot
"toit" (vous vous imaginez un écran de cinéma miniature entouré de rameaux et posé
sur un toit) puis vous procédez de même pour le deuxième nombre, etc.

Vous retenez ainsi aisément les 10 nombres et vous pouvez, comme précédemment,
citer le 7ème nombre ou bien donner le numéro d'ordre de tel nombre cité par un
spectateur.

Le 10 a été remplacé par zéro car le groupe 10 peut figurer dans les nombres cités
ce qui compliquerait les choses et pourrait amener des confusions. Le groupe de
chiffres 00 qui peut figurer dans un nombre sera représenté par le mot sauce (sau =
0, ce = 0).

Si vous pratiquez souvent l'exercice, vous pouvez tenter l'expérience avec 10


nombres de 6 chiffres ce qui n'est pas aussi difficile que cela en a l'air.

Souvenez-vous bien que, pour bien réussir ces tours, il faut surtout "visualiser" les
associations et les faire vite. La crainte de faire une association trop stupide inhibe le
débutant et lui fait perdre du temps. Il faut faire l'association tout de suite de façon à
utiliser les 3, 4, 5 secondes suivantes à "visualiser" l'association. L'important n'est
pas la recherche de l'association, mais c'est de la visualiser suffisamment
longtemps pour pouvoir la retenir.

Pour ne pas se tromper dans l'ordre des chiffres, il faut toujours procéder dans le
même ordre à savoir de gauche à droite, de haut en bas, du centre vers l'extérieur.

Ainsi dans notre exemple il faut placer l'écran de cinéma à gauche des rameaux ou
au-dessus des rameaux ou, à l'intérieur des rameaux. C'est pourquoi nous avons
entouré l'écran de cinéma avec les rameaux.

De la sorte au moment de la restitution on ne risque pas de traduire "rameaux-


cinéma" au lieu de "cinéma-rameaux".

En dehors du tour, ce procédé peut évidemment servir à retenir des listes de


nombres dans la vie professionnelle (barèmes, tarifs, etc.).

Exercice n°15

Retenez, par la méthode indiquée dans "le tour des 50 mots", les 30 mots suivants :

gruyère chien revue clé


bière ampoule violon table
fusil savon vélo tableau
stylo banane avion vase
pantalon océan cube carrosserie r

Réciter ensuite la liste dans l'ordre.

Exercice n°16

Retenez les nombres suivants par la méthode indiquée dans "le tour des 10 nombres
de 4 chiffres" :

3107 3541 2316 1218 4320

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Fin de la leçon n°8 sur les tables de rappel

Les tables de rappel : Leçon n°9

Apprenez la suite de la table de rappel :

• 61 château
• 62 chaîne
• 63 chemin
• 64 chariot
• 65 chalet
• 66 juge
• 67 gigot
• 68 cheveu
• 69 chapeau
• 70 caisse

Courage, vous êtes bientôt au bout !

Exercice n°17

Quels mots de la table de rappel correspondent aux nombres suivants :

17 - 3 - 35 - 26 - 12 - 45 - 53 - 42 - 49

Exercice n°18

Retenez les nombres suivants :


3107 5312 6115 2362 3447.

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Fin de la leçon n°9 sur les tables de rappel

Les tables de rappel : Leçon n°10

Apprenez la suite de la table de rappel :

• 71 couteau
• 72 canon
• 73 camée
• 74 croix
• 75 clou
• 76 cage
• 77 cocon
• 78 café
• 79 coupe
• 80 fusil

Et pour changer un peu de sujet, nous allons étudier la passionnante question de la


mémoire gustative, appliquée au domaine de la dégustation des vins.

Comment la mémoire peut vous aider à devenir un "connaisseur" en vins

Qui n'aimerait réussir comme certains dégustateurs, à reconnaître un vin en le


goûtant et à en désigner le cru. Cette performance est moins une question de finesse
gustative qu'une question de mémoire. Les spécialistes, à force de goûter de
nombreux vins en retiennent mieux les caractéristiques que vous, simplement parce
qu'ils bénéficient de répétitions et d'associations que vous n'avez pas l'occasion de
faire.

Vous pouvez néanmoins réussir à étonner votre entourage par votre connaissance
des vins en procédant méthodiquement.

Achetez par exemple une bouteille de chacun des vins suivants :

• Nuits-Saint-Georges
• Morgon
• Châteauneuf-du-Pape
• Bourgueil
• Saint-Julien

Puis versez-en dans des verres numérotés de 1 à 5. Faites une liste des vins
correspondant aux 5 numéros. Puis goûtez et essayez de bien les distinguer sans
regarder le numéro. Vérifiez ensuite. Il est inutile d'en boire beaucoup. Vous pouvez
recracher la gorgée après en avoir avalé une ou deux gouttes seulement. Pour
faciliter votre tâche, rincez-vous la bouche à l'eau entre chaque essai. Refaites
l'exercice les jours suivants.

Aidez votre mémoire en portant sur une carte de France les localités correspondant
aux crus en question.

Lorsque vous connaîtrez parfaitement cette première série, vous passerez à une
deuxième série, par exemple, uniquement des Bordeaux :

• St. Julien
• St. Estèphe
• Pauillac
• Graves
• St. Emilion.

Puis vous passerez aux Bourgognes, puis aux Côtes du Rhône, puis à tous les vins
blancs, etc. Enfin, vous comparerez dans un même cru, une bouteille récente et une
vieille année. Il est difficile, sauf talents spéciaux, d'aller plus loin. Cependant, en
procédant méthodiquement et en révisant périodiquement votre savoir, vous pourrez
reconnaître un vin en le goûtant.

Aidez-vous pour cet exercice de la vue et de l'odorat, de façon à avoir de multiples


associations.

Pour compléter votre savoir, vous avez intérêt à connaître par cœur les "grandes
années". Pour cela, vous pourrez utiliser l'une des méthodes mnémotechniques déjà
étudiées ou l'une de celles que nous verrons plus loin (méthodes des localités et des
articulations chiffrées).

Naturellement vous n'avez à retenir que les 2 derniers chiffres du millésime.

Les grandes années sont pour la plupart des vins

1937 - 1942 - 1943 - 1945 - 1947 - 1949 - 1953 - 1959 - 961 - 1964 - 1966 - 1967 -
1969 - 1971 - 1975 - 1978 - 1979 - 1981 - 1983

Ce qui revient à retenir les nombres suivants

37 - 42 - 43 - 45 - 47 - 49 - 53 - 59 - 61 - 64 - 66 - 67 - 69 - 71 - 75 - 78 - 79 - 81 - 83

Il n'est d'ailleurs pas indispensable de retenir cette liste dans l'ordre.

Exercice n°19

Quels mots de la table de rappel correspondent aux nombres suivants :

24 - 37 - 43 - 54 - 62 - 66 - 68 - 70

Exercice n°20
Suivez à la télévision le prochain tirage du loto, et mémoriser les numéros sortant en
utilisant les tables de rappel.

Chaque tirage comporte 7 numéros (6 numéro + le numéro complémentaire). Les


tables de rappels peuvent même vous servir à stocker plusieurs tirages, de la
manières suivantes :

• table de rappel n°1 à n°7 : 1er tirage (le n°7 est le numéro complémentaire)
• table de rappel n°11 à n°17 : 2ème tirage (le n°17 est le numéro
complémentaire)
• table de rappel n°21 à n°27 : 3ème tirage (le n°27 est le numéro
complémentaire)
• table de rappel n°31 à n°37 : 3ème tirage (le n°37 est le numéro
complémentaire)
• etc.

Encore une fois, les tables de rappel sont vos propres tiroirs, à vous de les organisez
pour y stocker tout ce que vous voulez.

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Fin de la leçon n°10 sur les tables de rappel

Les tables de rappel : Leçon n°11

Apprenez la suite de la table de rappel :

• 81 fête
• 82 vigne
• 83 femme
• 84 forêt
• 85 filet
• 86 affiche
• 87 fagot
• 88 fève
• 89 faux-pas
• 90 poisson

Exercice n°21

Réviser les tables de rappel de 1 à 90.

Exercice n°22

Quels mots de la table de rappel correspondent aux nombres suivants :

61 - 43 - 57 - 59 - 71 - 74 - 80 - 76 - 51 - 24 - 17 - 30 - 85
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Fin de la leçon n°11 sur les tables de rappel

Les tables de rappel : Leçon n°12

Et voici la fin de la table de rappel, de 91 à 100 :

• 91 bâton
• 92 bonnet
• 93 pomme
• 94 pré
• 95 balai
• 96 pigeon
• 97 bague
• 98 bouffon
• 99 bonbon
• 100 danseuse

On peut aussi avoir besoin d'utiliser 00 dans un ensemble de nombres. 00 se


traduira par sauce, comme déjà signalé.

Le nombre zéro correspond lui au mot seau.

Cela vous a peut-être paru un peu fastidieux, mais la connaissance de cette table de
rappel va vous permettre de réaliser des performances nouvelles.

Pour retenir instantanément une série de nombres de 2 chiffres

Il faut naturellement connaître par cœur la table de rappel. Supposons que vous
désiriez retenir une série de nombres commençant ainsi :

12, 7, 53, 16 ...

Ces nombres correspondent aux mots : tonneau, gant, lime, donjon.

Vous avez alors le choix entre deux méthodes :

• soit d'associer ces mots en chaîne par la méthode des associations imagées
• soit de les associer avec ceux de la table de rappel, elle même, dans l'ordre
numérique :

1. toit - tonneau

2. nuit - gant
3. mont - lime

4. roi - donjon, etc...

La deuxième méthode, utilisant la table de rappel, est bien plus rapide, et permet en
plus un effet supplémentaire : vous pouvez ressortir sur demande le 5ème ou le 13ème
nombre de la liste.

Exercice n°23

Par l'une des méthodes indiquées, retenez instantanément la liste de nombres


suivants :

47 - 93 - 28 - 51 - 23 - 41 - 32

Exercice n°24

Quels mots de la table de rappel correspondent aux nombres suivants :

71 - 83 - 26 - 31 - 43 - 6 - 16 - 54 - 8 - 61 - 73 - 88 - 59 - 93 - 28 - 14 - 39 - 00 - 21 -
44 - 0 - 27 - 60 - 72

Voila terminé le cours sur les tables de rappel. Vous disposez maintenant d'un
formidable outils de mémorisation : vous vous êtes créés dans la tête 100 tiroirs, que
vous ouvrez, remplissez, fermez, ou videz à volonté !

Un dernier mot sur l'entretien de ces tiroirs :

Ne négligez-pas leur utilisation : pour que ces tiroirs fonctionnent, il faudra les
actionner tous les jours. En d'autres termes, pour ne pas oublier vos tables de
rappel, utilisez-les un peu tous les jours. Vous pouvez soit les utilisez naturellement
parce que vous en avez besoin pour votre travail, soit les utilisez pour épater vos
amis, ou encore les utiliser durant les temps mort : récitez dans votre tête les tables
de rappel (ou remémorez-vous ce qu'elles contiennent) pendant vos moment perdu
(attente dans une file d'attente, dans les transport en commun, etc.).

Retour au début du cours sur les tables de rappel

Fin du cours sur les tables de rappel


Les techniques de mémorisation
La méthode des localités
La méthode des localités utilisera à un moment les tables de rappel. Il faut donc si
possible maîtriser les tables de rappel avant de voir ce cours sur la méthode des
localités.

Cette méthode est d'application plus facile que celle des tables de rappel mais elle
ne s'applique que difficilement à des mots abstraits (sauf si on peut les symboliser
rapidement par un objet visuel concret). Elle est surtout pratique pour les listes
d'objets, mais nous verrons un peu plus loin qu'elle a d'autres applications.

Ce cours est structuré en 4 leçons. Comme d'habitude, il est conseiller de ne


travailler qu'une seule leçon par jour, afin d'assimiler progressivement la méthode :

• Leçon n°1 : Apprentissage de la méthode


• Leçon n°2 : Comment retenir 100 nombres de 2 chiffres ou 100 nombres de 4
chiffres ?
• Leçon n°3 : Comment retenir l'ordre des cartes d'un jeu de 52 cartes ?
• Leçon n°4 : Autres applications pratiques des différentes méthodes de
mémorisation :

 Comment retenir une partie de dames ou une partie d'échec ?


 Comment retenir, sans prendre de notes, un cours ou une
conférence ?
 Comment retenir instantanément un nombre d'une longueur
quelconque ?
 Comment retenir des tarifs ou des horaires, de trains ou d'avions
?
 Comment retenir les 700 premières décimales du nombre Pi ?

La méthode des localités : Leçon n°1

Voici en quoi consiste la méthode des localités

Vous avez déjà sans doute remarqué à quel point le cerveau a une grande facilité à
mémoriser le plan d'un local connu. Prenez par exemple votre maison. Fermez les
yeux, et imaginez que vous entrez par la porte d'entrée. Vous voyez très bien cette
porte, et si vous l'ouvrez (toujours dans votre imagination), vous voyez dans le
moindre détails l'entrée de votre maison, puis le couloir, et vous pouvez ainsi visiter
mentalement toutes les pièces de votre maison : la cuisine, le salon, votre chambre,
etc. Non seulement vous avez en tête tout le plan de votre maison dans le moindre
détail, mais en plus vous n'avez fait aucun effort pour le mémoriser : il s'est gravé
dans votre esprit naturellement, au fil du temps. La méthode des localités va vous
permettre d'utiliser au maximum cette faculté de votre cerveau à retenir le plan de
votre maison, en faisant travailler la zone du cerveau relative au déplacement dans
l'espace (zone de mémorisation puissante), plutôt que la zone relative au langage et
à la réflexion (zone du cerveau "intelligente", pour faire un calcul immédiat par
exemple, mais moins destinée à la mémorisation à long terme).

Choisissez une pièce que vous connaissez bien, votre chambre par exemple, et
affectez un numéro d'ordre à chacune des parties suivantes :

• N° 1 la porte par laquelle vous entrez


• N° 2 le mur situé à gauche en entrant
• N° 3 le coin placé entre le mur de gauche et le mur de face
• N° 4 le mur de face
• N° 5 la fenêtre
• N° 6 le coin situé entre le mur de face et le mur de droite
• N° 7 le mur de droite
• N° 8 le coin suivant
• N° 9 le sol
• N° 10 le plafond (le lustre)

Pour retenir une liste d'objets dans un certain ordre, par exemple : pain, chat,
télécommande, poireau... il vous suffit de placer en imagination le pain devant la
porte, le chat devant le mur de gauche, la télécommande dans le coin suivant ou sur
un meuble occupant ce coin, le poireau sur le mur de face ou sur un meuble y
attenant, etc.

C'est extrêmement simple et l'expérience vous montrera que vous retiendrez


facilement les objets ainsi placés dans une localité. L'avantage de ce système est
qu'il évite de faire une véritable association.

Pour retenir 100 noms il suffit de choisir une fois pour toutes dix pièces que vous
connaissez bien et que vous adopterez pour chaque dizaine. Par exemple :

• Votre chambre pour les nombres de 1 à 10


• La salle à manger ou le séjour de 11 à 20
• La cuisine de 21 à 30
• La salle de bains de 31 à 40
• L'entrée de 41 à 50
• Le bureau où vous travaillez de 51 à 60
• etc...

Chaque pièce étant divisée comme indiqué plus haut, vous pourrez exécuter le tour
des 50 mots mémorisés et restitués avec encore plus de facilités que par les tables
de rappel mais à condition de demander à vos amis uniquement des noms d'objets.

Dans la pratique, le système des localités permet de retenir des listes de mots qui
sont énumérés devant vous, même rapidement, car l'association du mot et de la
localité est immédiat, elle se visualise instantanément.

Si vous voulez atteindre à la virtuosité dans l'utilisation de votre mémoire, la méthode


des localités vous permettra d'y réussir.
Grâce à cette méthode, vous pourrez retenir instantanément 100 nombres de 2 ou 4
chiffres, retenir l'ordre des cartes d'un jeu que l'on effeuille devant vous ou rejouer de
mémoire une partie de dame. Nous vous expliquerons comment.

De toute façon, vous avez intérêt, même si vous ne cherchez pas la virtuosité, à
vous constituer 30 ou 60 localités (l'idéal étant 100) et à les apprendre.

Exercice n° 1

Constituez-vous une liste de 20 premières localités et apprenez-la.

Exercice n°2

Mémoriser les 20 mots suivants, en plaçant les mots à chacune des localités 1, 2,
3, ... . Vous verrez à quel point on peut aller vite grâce à cette méthode :

lunettes disque photo radiateur assiette


carte béret béquille coussin ciseaux
fromage ours rabot colle pierre
masque clou gâteau règle trompette

Fin de la leçon n°1 de la méthode des localités

La méthode des localités : Leçon n°2

COMMENT RETENIR 100 NOMBRES DE 2 CHIFFRES OU 100 NOMBRES DE 4


CHIFFRES

Pour retenir une série de nombres de 2 chiffres, il vous suffit d'associer les mots
correspondant à chaque nombre de 2 chiffres (de vos table de rappel) à une localité.

Exemple : 36 - 25 - 77 - 41, etc.

Vous placez une mouche (36) devant la porte de votre chambre puis un plat de
nouilles (25) devant le mur de gauche puis un cocon (77) devant le coin suivant, etc.

Si vous connaissez bien votre table de rappel et vos localités la rapidité d'exécution
de cet exercice peut être considérable car il n'y a aucune association à trouver. Il
suffit de bien se représenter les choses en imagination.

Pour 100 nombres de 4 chiffres, il suffit de placer 2 mots-clés à chaque localité.

Pour 3625, vous placez la mouche puis à côté, à droite, un plat de nouilles sur la
porte, et ainsi de suite.

Remarquons que lorsque vous avez plusieurs mots à associer dans un certain ordre
(soit avec un mot de la table de rappel, soit avec une localité) il est important de
pouvoir les retrouver dans le bon ordre. Pour cela, adoptez l'ordre logique de lecture,
c'est-à-dire de gauche à droite ou de haut en bas.

Dans l'exemple ci-dessus il faut placer la mouche au dessous du plat de nouilles, ou


à sa gauche, ce qui vous indique que 36 vient avant 25.

Si vous n'avez que 50 nombres de 4 chiffres à retenir, vous pouvez décomposer


chaque nombre de 4 chiffres en 2 nombres de 2 chiffres. Chaque nombre de 4
chiffres se retrouve en prenant le mot clé des localités impaires et celui de la localité
qui suit immédiatement.

Vous n'aurez pas plus de difficulté avec,10 nombres de 20 chiffres, chaque nombre
étant constitué par les 10 groupes de 2 chiffres placés dans chaque localité.

Exercice n°3

Constituez-vous 20 nouvelles localités (de 21 à 40) et apprenez-les.

Exercice n°4

Retenez par la méthode des localités les nombres suivants :

74 - 23 - 70 - 92 - 93 - 75 - 24 - 61 - 25 - 64 - 65

Signalons que ce sont les indicatifs téléphoniques des 12 premiers départements


classés dans l'ordre alphabétique Ain, Aisne, Allier, Alpes de Haute Provence,
Hautes Alpes, Alpes Maritimes, Ardèche, Ardennes, Ariège, Aube, Aude, Aveyron.

Exercice n°5

Retenez les 10 nombres de 4 chiffres suivants en plaçant 2 mots-clés par localité :

3281 - 2362 - 8334 - 6541 - 3922

1075 - 8977 - 4506 - 2337 - 9126

Fin de la leçon n°2 de la méthode des localités

La méthode des localités : Leçon n°3

COMMENT RETENIR L'ORDRE DES CARTES D'UN JEU DE 52 CARTES ?

Cette performance est en réalité issue d'un tour de magie, qui m'a été communiqué
par un grand magicien. Je vous en révèle ici le secret en exclusivité, car ce tour est
basé sur la méthode des localités, et que réaliser un tel exploit rentre tout à fait dans
le cadre du développement de la mémoire, et vous avez aujourd'hui tous les atouts
pour le réussir.
Vous pourrez réussir cette performance avec un peu d'entraînement. Il faut d'abord
commencer par bien assimiler la concordance entre les cartes et la table de rappel
spéciale que nous vous indiquons ci-dessous :

Les trèfles :

• 1 - As de Trèfle aster
• 2 - Deux de Trèfle notaire
• 3 - Trois de Trèfle moteur
• 4 - Quatre de Trèfle trèfle à quatre feuilles
• 5 - Cinq de Trèfle cintre
• 6 - Six de Trèfle cidre
• 7 - Sept de Trèfle cèdre
• 8 - Huit de Trèfle huître
• 9 - Neuf de Trèfle tabatière
• 10 - Dix de Trèfle toaster
• 11 - Valet de Trèfle valet
• 12 - Dame de Trèfle cartomancienne
• 13 - Roi de Trèfle mouton

Les Carreaux :

• As de Carreau accroc
• Deux de Carreau lunettes
• Trois de Carreau marin
• Quatre de Carreau quatre roues
• Cinq de Carreau larron
• Six de Carreau charrue
• Sept de Carreau carreau
• Huit de Carreau fourreau
• Neuf de Carreau bourreau
• Dix de Carreau tour
• Valet de Carreau vélo
• Dame de Carreau damier
• Roi de Carreau râteau

Les Cœurs :

• As de Cœur casque
• Deux de Cœur duc
• Trois de Cœur mégot
• Quatre de Cœur catogan
• Cinq de Cœur lingot
• Six de Cœur musique
• Sept de Cœur secours
• Huit de Cœur brique
• Neuf de Cœur nuque
• Dix de Cœur disque
• Valet de Cœur wagon
• Dame de Cœur mariée
• Roi de Cœur roquet

Les Piques :

• As de Pique aspic
• Deux de Pique nappe
• Trois de Pique trique
• Quatre de Pique robe
• Cinq de Pique lapin
• Six de Pique chapeau
• Sept de Pique cape
• Huit de Pique piqûre
• Neuf de Pique bonbon
• Dix de Pique hérisson
• Valet de Pique valise
• Dame de Pique veuve
• Roi de Pique nègre

Les mots de cette table de rappel pour les cartes ont été choisis par différents
moyens :

• les uns par similitude de son avec les noms des cartes (aster = as de trèfle ;
cintre = cinq de trèfle)
• d'autres en gardant pour la valeur des cartes les sons des articulations
chiffrées : r étant carreau pour les cartes de 3 à 10, on a :
o trois de carreau = m r marin
o six de carreau = ch r charrue
• enfin d'autres sont basés sur des "astuces"
o lunettes = deux verres = deux carreaux = deux de carreau
o mariée = "reine de cœur" dame de cœur
o damier = carrés = carreaux = dame de carreau.

Bien que tout ceci soit un peu "tiré par les cheveux", il n'en est pas moins vrai que
grâce à ce système, il est facile d'apprendre rapidement le code des 52 cartes.
Ensuite, c'est l'entraînement qui vous amènera à les connaître sans aucune
hésitation.

Si certains mots de la table de rappel des cartes vous déplaisent, ou que vous
trouver de meilleures associations avec d'autres mots, rien ne vous empêche de
vous créer votre propre table de rappel des cartes : vous aurez plus de facilité à la
retenir.

Pour retenir l'ordre des cartes d'un jeu que l'on effeuille lentement devant vous, vous
placez le mot correspondant à chaque carte dans la localité correspondant à son
rang.

Supposons que les 3 premières cartes soient dix de trèfle, deux de pique, valet de
cœur, correspondant à toaster - nappe - wagon
Vous placez aussitôt, mentalement, le toaster devant la porte de votre chambre, la
nappe devant le mur de gauche, etc.

Vous serez surpris de constater que cette performance est beaucoup moins
compliquée qu'elle ne le paraît et qu'elle ne demande que relativement peu
d'entraînement. Il faut simplement bien connaître vos localités et la table de rappel
des cartes.

Exercice n°6

Apprenez 20 nouvelles localités de 41 à 60.

Exercice n°7

Prenez treize cartes d'une même couleur (trèfle par exemple) et apprenez leur code.

Exercice n°8

Mélangez les 13 cartes de trèfle et effeuillez-les en plaçant chacun des mots-codes


dans les 13 premières localités.

Récitez les cartes dans l'ordre.

Indiquez quelle est la 5éme carte, la 9éme, et la 12éme.

Si vous éprouvez quelque difficulté, faites l'exercice en ayant sous les yeux le code
des 13 trèfles.

Fin de la leçon n°3 de la méthode des localités

La méthode des localités : Leçon n°4

Vous avez maintenant à votre disposition 4 outils formidables pour mémoriser,


retenir, ou restituer toutes sortes d'informations :

• Les associations imagées


• Les articulations chiffrées
• Les tables de rappels
• La méthode des localités

Nous allons voir dans cette leçon quelques exemples d'application de ces méthodes,
qui, comme vous le verrez, sont souvent utilisées simultanément :

Comment retenir une partie de dames ou une partie d'échec ?

Comment retenir, sans prendre de notes, un cours ou une conférence ?

Comment retenir des tarifs ou des horaires, de trains ou d'avions ?


Comment retenir les 700 premières décimales du nombre Pi ?

Mais l'application de ces méthodes ne se limite pas à ces quelques exemples, alors
n'hésiter pas à faire fonctionner votre imagination et votre faculté à innover pour
trouver des dizaines d'autres idées d'utilisation de votre mémoire, qui vous rendront
bien des services pour vos études ou dans la vie de tous les jours. Vous possédez
maintenant une super-mémoire, alors pensez à l'entretenir et à vous en servir sans
modération !

Comment retenir une partie de dames ou une partie d'échecs ?

Le damier se compose de 100 cases ; on joue sur 50 d'entre elles. Tout pion se
déplaçant d'une case à une autre, on peut codifier son déplacement en indiquant le
numéro de la case où il était et le numéro de la case où il a été mis ; C'est d'ailleurs
ainsi que se jouent les parties par correspondance sur Internet. L'ensemble de la
partie peut donc se codifier de la façon suivante : 16-22 ; 37-31 ; etc. Il vous suffit
alors d'appliquer l'une des méthodes qui viennent d'être exposées pour retenir tous
les coups de la partie, constitués chacun d'un couple de 2 nombres à 2 chiffres.

Pour les échecs, la méthode est un peu moins précise, car les pions ont une
dénomination différente : néanmoins la méthode reste parfaitement applicable.

Comment retenir, sans prendre de notes, un cours ou une


conférence ?

S'il s'agit d'un exposé oral que vous devez faire, vous le diviserez généralement en
un certain nombre de parties, chacune d'elles pouvant être résumée en un mot. Ces
mots, vous les retiendrez aisément grâce à la table de rappel. Si vous disposez d'un
peu d'expérience oratoire, vous multiplierez les divisions, et, par suite les jalons,
avec votre table de rappel, puisque vous disposerez de 100 jalons. Si vous avez plus
d'habitude, vous vous contenterez de 5 ou 10 divisions.

Inversement, vous pourrez retenir une conférence à laquelle vous assistez. Comme
vous ne connaissez pas le plan d'avance, vous allez procéder par petits fragments.
Dès qu'une idée-clé aura été utilisée par l'orateur, vous l'associerez au mot n° 1 de
votre table de rappel puis vous ferez de même avec les idées suivantes. Vous
pourrez alors, en rentrant chez vous, reconstituer toute la conférence par écrit si
vous le désirez grâce aux 20, 30, 50 ou 80 jalons que vous aurez retenus.

Certaines personnes réussissent mieux avec la méthode des localités : essayez et


voyez le système qui vous convient le mieux.

Remarque : Lorsque l'on veut retenir par des méthodes mnémotechniques des mots
abstraits, il faut les remplacer le plus souvent par un mot concret ou une image
concrète qui peut l'évoquer. La formation des associations et des images est alors
plus facile.

Exemples :
• la faim peut se remplacer par un gastronome bien en chair, ou par un homme
maigre, décharné, affamé.
• la peur : par une souris, par un enfant apeuré.
• l'ivresse (même morale) : par un clochard ou simplement par une bouteille.
• etc.

Avec l'habitude ces transpositions sont très faciles à réaliser.

Retour au début du cours sur la méthode des localités

Comment retenir instantanément un nombre d'une longueur


quelconque

Voici un tour extrêmement facile à réussir et qui ne demande que peu


d'entraînement. Lorsque vous l'aurez fait 3 ou 4 fois vous le maîtriserez rapidement.

Soit le nombre : 5.766.168.709.141.

Vous le découpez d'abord en tranches de 2 chiffres 5.76.61.68.70.91.41

Deux solutions sont possibles pour retenir cette suite de nombres :

• Par la méthode des localités : vous associez 5 (lion d'après votre table de
rappel) à une localité, 76 (cage) à une autre, etc.
• Par les associations imagées : vous faites une chaîne de mots : lion-cage-
jeton-cheveu-caisse-bâton-rideau. Et vous retenez tout simplement cette liste
par la méthode des associations imagées étudiée dans un cours précédent,
en vous créant une histoire imagée, comme un petit dessin animé, faisant
intervenir tous les mots dans l'ordre.

Encore un fois, c'est à vous de choisir la méthode qui vous convient le mieux.

La méthode des associations imagées permet de retenir facilement et


instantanément un nombre de 20 ou 30 chiffres ou 3 nombres de 8 à 10 chiffres.

Retour au début du cours sur la méthode des localités

Comment retenir des tarifs ou des horaires, de trains ou d'avions ?

Le système des articulations chiffrées permet de retenir aisément des horaires de


trains. Vous pourrez ainsi retenir toutes les heures de départ pour certaines
destinations vous intéressant. Il suffira de traduire les 4 chiffres indiquant l'heure par
des consonnes et d'en faire un mot :

10 h 24 deviendra : t-s + n-r soit tissu noir par exemple

Vous pouvez aussi lier deux mots de la table de rappel tasse-sonnerie.

Pour retenir les tarifs, vous aurez intérêt :


• tantôt à utiliser les tables de rappel
• tantôt à constituer vos propres mots avec le système des articulations
chiffrées
• tantôt à combiner les deux

Retour au début du cours sur la méthode des localités

Pour retenir les 700 premières décimales du nombre Pi

Le nombre Pi a un nombre infini de décimales, mais on a calculé ici les 700


premières. Les retenir ne présente pas un intérêt considérable, mais c'est une
performance de la mémoire que vous pouvez maintenant réaliser. La liste est
constituée de la suite de chiffres ci-dessous :

Pi = 3,1 4 1 5 9 2 6 5 3 5 8 9 7 9 3 2 3 8 4 6 2 6 4 3 3 8 3 2 7 9 5 0 2 8 8 4 1 9 7 1 6 9
399375105820974944592307816406286208998628034
825342117067982148086513282306647093844609550
582231725359408128481117450284102701938521105
559644622948954930381964428810975665933446128
475648233786783165271201909145648566923460348
610454326648213393607260249141273724587006606
315588174881520920962829254091715364367892590
360011330530548820466521384146951941511609433
057270365759591953092186117381932611793105118
548074462379962749567351885752724891227938183
011949129833673362440656643086021395016092448
077230943628553096620275569397986950222474996
206074970304123668861995110089202383770213141
694119029885825446816397999046597000817002963
12377381342084130791451183980570985

Comme nous l'avons déjà vu dans le cours sur les articulations chiffrées, pour retenir
une telle suite, on peut commencer à procéder comme ceci :

vous décomposez le nombre en petits morceaux de 2, 3 ou 4 chiffres permettant de


construire un mot par la méthode des articulations chiffrées. On commence avec trois
ou quatre chiffres et si l'on ne trouve pas de mot, on passe à deux.

Commençons :

1415 = t (ou d), r, t (ou d), 1. Cela commence bien, on voit tout de suite le mot
tarentule (grosse araignée méditerranéenne)

9265 = p (ou b), n, ch (ou j), 1. Là on ne trouve pas de mot de quatre syllabes, alors
on essaye avec les trois premières :

926 : on trouve facilement panache.

5358 : ... trop difficile


535 : ... pas facile non plus

53 : ... lime, lame

58 : ... louve, élève, éléphant

979 : peut donner pick-up, paquebot

323 : donnera monument

846 : donnera virage, fourrage, forage, fourche

264 : nageur, nageoire

338 : main mauve, mime vieux,

32 : moine, mine, minet, manne,

79 : guêpe, képi, coupe, cape, etc.

On continue ainsi.

Ensuite, il suffit de construire une chaîne, un dessin animé, avec les mots que l'on a
trouvés, afin de retenir ces mot dans l'ordre par la méthode des associations
imagées : Je me représente une tarentule grimpant sur un panache de plumes, du
milieu duquel jaillit une longue lame (comme un sabre) qui se transforme en queue
d'éléphant ; l'éléphant court et monte sur un paquebot au milieu duquel un
monument se dresse. Au dessus du monument il y a une grande fourche et sur le
côté une nageoire que saisit une main mauve (main gantée de mauve) ; cette main
est celle d'un moine qui curieusement porte un képi.

Et voilà déjà trente décimales d'avalées ! Et l'histoire est beaucoup plus facile à
retenir que 141592653589793238462643383279. Pour la suite nous avons le choix
entre deux méthodes : ou bien on continue l'histoire : du képi pendent des lacets
(50) qui soutiennent un niveau (28), etc. Ou bien on commence une nouvelle histoire
avec lacet et niveau, ou avec leçon neuf, ou Lausanne (502), etc. On aura donc 24
histoires pour la totalité des 700 décimales de Pi, si chaque histoire traduit 30
décimales. Il restera à retenir l'ordre des histoires. Vous y parviendrez aisément par
la méthode des localités ; vous placez la tarentule dans la première localité, le lacet
dans la seconde, et ainsi de suite.

De la sorte, vous retiendrez le premier mot de chaque histoire correspondant à


chaque groupe de 30 décimales. Ce procédé vous permettra de réciter sur demande
les chiffres du 60ème au 90ème, par exemple.

Autre méthode : vous associez le premier mot, à celui de la table de rappel :

• tarentule associé à toit


• lacet associé à nuit, etc.
Le regroupement par paquet de 30 décimales permet donc un effet supplémentaire :
vous pourrez avec un peu d'habitude indiquer sur demande la 423ème décimale.
Comme les histoires font 30 décimales, la 420ème décimale est située à la fin de la
14ème histoire (14 x 30 = 420) et la 423ème est donc le 3ème chiffre de la 15ème histoire. Il
faut connaître la table de multiplication par 3 jusqu'à 24. Dans l'exemple cité on
calcule de tête 3 fois 14 = 42 donc 30 fois 14 = 420. A partir de 421 on est dans la
15ème histoire. La 423ème décimale est donc bien le 3ème chiffre de la 15ème histoire.
Bien sûr pour cela, il faut que chaque histoire traduise exactement 30 décimales.

Vous n'êtes naturellement pas obligé de mémoriser les 700 décimales du premier
coup, et vous pouvez vous limiter à 300 ou même à 100 décimales en un premier
temps, ce qui serait déjà une bonne performance. Une fois que vous maîtriserez ce
premier lot de décimales, alors vous en apprendrez doucement un second. Encore
une fois de plus, la progression de vos efforts ne doit pas êtres brutale (au risque de
tout laisser tomber un jour car la quantité d'information à retenir vous parait trop
importante), mais doit se faire de manière continue et durable, dans le but d'assimiler
la méthode et les connaissances mémorisées pour toujours.

Grâce aux outils dont vous disposez maintenant, vous devez trouver le système le
mieux adapté à votre problème personnel. Mais n'hésitez pas à combiner ensembles
les différentes méthodes :

• Les associations imagées


• Les articulations chiffrées
• Les tables de rappels
• La méthode des localités

Retour au début du cours sur la méthode des localités

Exercice n°9

Apprenez 20 nouvelles localités de 61 à 80.

Exercice n°10

Apprenez le code des 13 cartes suivantes (carreau).

Exercice n°11

Mélangez 8 trèfles et 8 carreaux.

Effeuillez les cartes une à une et retenez-en l'ordre en utilisant la méthode


préconisée.

Refaites cet exercice une demi-heure plus tard en reprenant les 13 carreaux et 5
trèfles.

Si cet exercice vous intéresse, apprenez dans les jours qui viennent les codes des
cartes cœur et pique, puis augmentez progressivement le nombre des cartes. Après
quelques jours d'entraînement, vous arriverez à retenir l'ordre des 52 cartes.
Exercice n°12

Imaginons que les idées d'une conférence soient

déséquilibre budgétaire - inflation - hausse des salaires - achats de biens de


consommation par les travailleurs - accroissement de la demande - hausse des
prix - grèves - hausse des prix de revient - fermeture des marchés étrangers -
sorties d'or.

Trouvez des images matérielles symbolisant ces idées et retenez-les soit par une
chaîne (méthode des associations imagées), soit par la méthode des tables de
rappel, soit par la méthode des localités.

Exercice n°13

Apprenez par la méthode de votre choix les heures de départ et d'arrivée de cinq
trains que vous êtes susceptible de prendre.

Retour au début du cours sur la méthode des localités

Fin du cours sur la méthode des localités

La mémoire dans la vie courante

La mémoire dans la vie courante


Ce cours sur la mémoire dans la vie courante est structuré en 6 leçons.

Il est conseillé de lire une seule leçon par jour, dans le but d'assimiler et de retenir
toutes les informations qu'elle contient, et de mettre en pratique tous les conseils qui
y sont donnés. Afin que ces cours vous soient le plus profitables possible, prenez le
temps de faire consciemment tous les exercices indiqués à la fin de chaque leçon.
Votre objectif étant de vous imprégner durablement des conseils et des méthodes
enseignés dans ce programme, vous devez habituer votre mémoire à travailler de
manière régulière (je travaille un peu tous les jours), progressive (chaque jour je
travaille un peu plus que la veille), et continue (je ne m'arrêterai pas dans une
semaine, je ne m'arrêterai pas dans un mois, mais j'ai l'intention de faire travailler ma
mémoire pour plusieurs années).
Pensez à vous faire des fiches-résumé sur lesquelles vous récapitulez les principes
importants, et les règles à suivre, donnés dans chaque leçon. Ces fiches vous
aideront plus tard pour revoir rapidement l'ensemble du programme.

Maintenant que nous avons étudié les trois grands facteurs de la mémorisation :
Impression, Association, Répétition, voyons-en à travers ce cours les applications
pratiques.

LA MÉMOIRE DANS LA VIE COURANTE : Leçon n°1

Comment retenir les noms et les visages ?

Nous avons déjà fait plus haut quelques suggestions à ce propos. Revoyons tout
cela systématiquement. En général on n'oublie pas les visages mais c'est surtout le
nom que "l'on n'arrive pas à remettre sur le visage".

D'abord parce que le nom est un élément abstrait et artificiel ; ensuite parce que pour
le visage il suffit de le "reconnaître'' tandis que le nom il faut se le "rappeler". Se
rappeler est plus difficile que reconnaître. De toute façon la méthode que nous
préconisons ici vous permet de vous souvenir en même temps du nom et du visage.

a) Faites bien attention à la personne. Ne soyez pas distrait lorsqu'on vous


présente quelqu'un.

b) Écoutez bien le nom et essayez de le voir mentalement.

c) Regardez bien le visage et répétez le nom mentalement ou si cela est possible


verbalement : "Je suis très heureux de faire votre connaissance Monsieur Lafond".

d) Commencez l'observation des détails : visage, mains, vêtements, etc.

e) Faites des associations avec des détails et répétez le nom ; ces associations,
répétons-le, peuvent être artificielles, cocasses, ridicules cela n'a aucune importance.
Monsieur Lafond tenait un verre à la main lorsqu'on vous l'a présenté. Vous pensez :
je vois le fond de votre verre, Monsieur Lafond. Vous regardez ses yeux et vous
pensez "Vous avez les mêmes yeux que mon cousin Henri, Monsieur Lafond" ... etc.
Chaque association vous donne l'occasion de faire une répétition du nom.

f) Intéressez-vous à cette personne. Essayez d'apprendre le maximum de choses à


son sujet. Vous aurez ainsi d'autres occasions de faire des associations.

g) Notez le nom de la personne sur votre carnet. N'hésitez pas à demander à votre
interlocuteur l'orthographe de son nom.

N'oubliez pas que le principal est que vous poussiez retrouvez le nom de la personne
(Monsieur "Lafond") la prochaine fois que vous la verrez.

Si vous l'avez oublié, c'est aussi un moyen habile de redemander à quelqu'un son
nom sans l'offenser. Au lieu de dire "je vous prie de m'excuser, mais je ne me
souviens pas de votre nom", vous sortez votre stylo et vous lui demandez
simplement "voudriez-vous me donner l'orthographe exacte de votre nom ?"

En tout cas, vous ferez toujours plaisir à quelqu'un en inscrivant son nom sur votre
agenda.

Lorsque vous aurez un peu d'entraînement, la méthode que nous venons de vous
recommander vous permettra de retenir rapidement les noms de plusieurs
personnes qui vous seront présentées à la suite. Il ne vous faudra que quelques
secondes pour faire une ou deux associations et répétitions. Ensuite lorsque les
présentations seront terminées vous pourrez repenser à chacune des personnes
présentes et compléter vos associations et informations à leur sujet.

La méthode des "experts"

Et maintenant voici une méthode à employer pour retenir rapidement un grand


nombre de noms. Supposons par exemple que vous soyez à une réception ou que
vous participiez à un congrès. Vous désirez retenir le nom de 10, 20, 30 personnes
qui vont vous êtes présentées. Cette méthode est employée par les artistes du
music-hall qui retiennent instantanément le nom de 20 ou 30 spectateurs. Elle est
basée sur la méthode des associations imagées et nous en avons déjà donné un
exemple dans le cours sur le processus normal de mémorisation (Madame Morin,
dans la leçon n°5). Le procédé consiste à faire immédiatement une association entre
la personne qui est devant vous et un mot ayant une assonance voisine de son nom.
On peut procéder même avec des "à peu près", l'essentiel étant d'aller vite et surtout
de bien se représenter en imagination l'association que l'on a créée.

Quelques noms pris au hasard

Clément, Filliol, Gutron, Gascart, Pirou, Morand,

• Clément : nom que vous associez à "ciment" ou à "qui ment"

• Filliol : à fille ou à votre filleul


• Gutron : à "goutons" ou "glouton"
• Gascart : à "lascar" ou "gaz de car"
• Pirou : à "pierre" ou à "perron"
• Morand : à "mourant" ou à "marron".

Bien entendu, l'important est de bien vous représenter les choses en pensée.
"Voyez" ce Monsieur Clément qui est devant vous, subitement transformé en statue
de ciment. Puis Monsieur Filliol, habillé comme votre filleul (ou bien imaginez-le
tenant votre filleul par la main), etc.

Une autre méthode encore

Une méthode très efficace consiste à se représenter mentalement la personne dont


on veut retenir le nom "habillée" d'une façon qui créera une association avec le nom.

Je rencontre Monsieur Lescure. Je pense à cure, curé.


En même temps, je me représente mentalement et aussi fortement que possible
Monsieur Lescure habillé en curé. Pour que l'image soit plus forte, je lui ajouterai un
ou deux accessoires : un ostensoir ou un encensoir ou un calice. Ainsi, lorsque je le
reverrai, cette image me reviendra à l'esprit : le curé ... cure ... Lescure... et je
retrouverai son nom.

On peut, comme on le voit, procéder par à-peu-près car les noms sont rarement
aussi simples que Boucher ou Boulanger :

• avec Delors, je ferai un orfèvre,


• avec Lamboulet, un joueur de boules,
• avec Lavigne, un vigneron,
• avec Le Bouhec, un éboueur,
• avec Robin, une couturière (robe) ou un Robin des Bois.

La méthode n'est pas applicable à tous les noms, mais lorsqu'elle peut être utilisée,
elle est très efficace.

Exercice n°1

Avec cinq personnes de votre entourage, construisez des associations dans le but
de lier leur nom à leur visage ou à leur apparence.

LA MÉMOIRE DANS LA VIE COURANTE : Leçon n°2

Comment retenir votre emploi du temps et ne pas oublier vos rendez-vous ?

Lorsque vous avez plusieurs choses à faire et plusieurs rendez-vous, vous pouvez
très bien vous fier à votre mémoire en établissant votre horaire la veille.

Pour cela, il suffit de créer des associations entre les choses que vous comptez faire,
dans l'ordre où vous comptez les faire.

Exemple : supposons que vous deviez en sortant de chez vous passer à la poste
pour expédier un paquet, puis de là, téléphoner à Monsieur Reboul pour obtenir un
rendez-vous. Vous devez aussi penser à acheter des enveloppes. Ensuite à 9 h 30
votre client Fauré vous attend. En le quittant vous comptez aller à 10 h 30 chez un
autre client, Monteil. A 11 h 30, vous devez aller à la gare attendre un collaborateur
de votre maison.

Procédez comme suit :

Vous vous représentez quittant votre domicile en disant à votre épouse : "je vais à la
poste". Imaginez-vous ensuite au guichet des paquets recommandés. Voyez
l'employé vous rendre votre monnaie et vous dire "Téléphonez à Reboul". Lorsque
vous avez terminé de téléphoner à Reboul, imaginez qu'en sortant de la cabine vous
trébuchez sur des morceaux d'enveloppes. Puis imaginez-vous achetant les
enveloppes. Sur l'enveloppe qui se trouve au-dessus du paquet vous lisez Fauré 9 h
30. Imaginez ensuite Fauré prenant congé de vous et vous disant "Monteil vous
attend à 10 h 30". Puis imaginez vous sortant de chez Monteil. Un gros écriteau est
placé sur la porte avec une flèche et le mot "Gare".

Vous le voyez, il est inutile de chercher des associations compliquées. Il ne faut que
quelques secondes pour établir toutes les associations nécessaires. Là encore,
l'important est de bien "voir" les images en pensée.

Le lendemain en partant de chez vous, vous penserez immédiatement à aller à la


Poste, puis chaque occupation vous fera penser à la suivante. Les images purement
artificielles que vous aurez formées reviendront au moment opportun pour vous
rappeler ce que vous comptiez faire. Et si par hasard vous aviez une hésitation à un
moment quelconque, il suffirait que vous repreniez la chaîne d'associations depuis le
début - comme pour réviser - et vous retrouverez généralement le maillon manquant.

Comment retenir où vous avez rangé quelque chose ?

Il faut d'abord avoir l'intention de le retrouver. C'est lorsque vous rangez l'objet qu'il
faut établir les associations. Par exemple vous rangez vos photos de vacances dans
un tiroir de votre bureau. Elles vont se trouver à côté de votre passeport et de votre
mètre pliant. Créez, par exemple, une image d'un passeport où il y aurait une photo à
chaque page ; imaginez ensuite toute une série de photos rangées bout à bout et
votre mètre pliant à côté, mesurant la longueur totale.

Là encore ces associations n'ont aucun sens, mais elles lieront dans votre esprit les
photos, le passeport et le mètre. Vous verrez que vous n'aurez aucune hésitation
pour retrouver la place de l'un de ces trois objets.

Comment retenir une liste de courses ou d'achats ?

Vous pouvez employer la méthode indiquée pour l'emploi du temps, si vous avez un
grand nombre de courses différentes à effectuer.

S'il ne s'agit que de retenir une liste d'achats, n'hésitez pas à recourir à la méthode
des associations imagées. Si vous retenez spontanément un ou deux achats
quelconques, la liste des autres suivra automatiquement.

Dès maintenant, refusez-vous à faire des listes de choses à acheter. Retenez-les.


C'est très facile grâce aux méthodes préconisées et, de plus, vous ferez rapidement
des progrès. Vous irez beaucoup plus vite à faire vos associations imagées après
quelques jours d'entraînement. En outre, c'est une façon de faire fonctionner votre
mémoire et, vous le savez, plus vous lui demanderez, plus elle vous donnera.

Exercice n°2

Voici une liste d'achats


Étudiez-la. Formez rapidement une chaîne d'associations imagées, vous permettant
de lier tous ces éléments, avec des images mentales fortes. Dans une heure
essayez de reconstituer la liste.

Cahier Oranges Coton hydrophile


Encre Camembert Pastilles contre la toux
Biscottes Dentifrice Beurre

Exercice n°3

Essayez de vous souvenir du nom des professeurs que vous avez eus avant l'âge de
15 ans. Vous verrez qu'en général ce sont ceux qui enseignaient vos matières
favorites dont vous avez gardé le souvenir. Ce qui prouve que l'affectivité joue un
rôle quant à l'intensité du souvenir.

LA MÉMOIRE DANS LA VIE COURANTE : Leçon n°3

Comment retenir un morceau de musique ?

La mémoire auditive est généralement très développée chez les musiciens. On sait
que Mozart reconstitua de mémoire le Miserere de la Chapelle Sixtine après deux
auditions seulement.

Quelquefois le don musical s'épanouit en même temps qu'une bonne mémoire


musicale, mais ce n'est pas toujours le cas. C'est ainsi que l'on cite le cas de
Paderewski, le célèbre pianiste polonais, qui, étant jeune, n'était pas capable de
retenir une œuvre musicale mieux qu'un autre enfant.

Pourtant son esprit était vif : il pouvait jouer trois parties d'échecs à la fois, en
gagnant très souvent. Il apprenait également sans difficulté les poésies ou les textes
qui l'intéressaient.

Bien que déjà musicien, il n'avait pas une mémoire musicale supérieure à la normale.
D'où cela venait-il ? Tout simplement parce qu'il ne l'avait pas entraînée
correctement. En effet, un jour un professeur sut lui faire découvrir les thèmes et le
sens profond de certaines œuvres et dès lors sa mémoire musicale se développa
prodigieusement. Très vite il put apprendre des Symphonies tout entières. Il avait 15
ans.

Cela signifie par conséquent que la mémoire musicale, comme les autres, se
développe par entraînement et par la compréhension.

Analysez un morceau de musique, décomposez-le en différentes parties,


comprenez-en le sens profond et l'enchaînement. Il vous sera alors beaucoup plus
facile de le retenir.

Voyons maintenant comment procéder pour retenir un morceau de musique. Il va de


soi que pour retenir une œuvre musicale quelconque il faut avoir la possibilité de
l'entendre un nombre de fois d'autant plus grand que le morceau est long. En
général, c'est donc grâce au disque que vous apprendrez un morceau de musique.
Pour cela, vous procéderez comme suit

a) Écoutez d'abord le morceau une fois attentivement, pour acquérir une impression
générale.

b) Ensuite réécoutez-le pour analyser les différentes parties (les différents


mouvements s'il s'agit d'une œuvre classique, les différents couplets et refrains s'il
s'agit d'une chanson). Relevez les similitudes et différences qui peuvent exister entre
différentes parties. Au besoin réécoutez, en revenant en arrière, les parties
semblables ou voisines l'une après l'autre.

c) Réécoutez le début et la fin.

d) Essayez de reconstituer en fredonnant le début et la fin.

e) Réécoutez le disque pour retenir d'autres fragments.

f) Faites le point des "trous" que vous pouvez avoir et réécoutez plusieurs fois ces
passages.

g) Réécoutez l'ensemble du disque et essayez de le reconstituer entièrement.

Bien que cette méthode soit beaucoup plus simple en pratique que sur le papier, il
n'est pas nécessaire d'obtenir le résultat en une seule séance, surtout au début.
Vous pouvez très bien exécuter les points a et b, le premier jour, c et d le second
jour, f le troisième et g le quatrième jour.

Vous constaterez d'ailleurs que les premiers morceaux ainsi retenus vous donneront
beaucoup plus de mal que les suivants. En vous entraînent à apprendre des
morceaux de musique ou des chansons, vous ferez des progrès considérables, ce
qui confirme une fois de plus qu'il n'y a pas lieu de craindre de surcharger la
mémoire, au contraire : plus vous emmagasinez de matériaux, plus les associations
sont faciles ; plus vous vous entraînez, plus vous vous construisez des repères, plus
votre mémoire devient souple et docile.

Exercice n°4

Pratiquez l'exercice de mémoire auditive décrit dans la leçon en vous servant d'un
CD, d'une cassette, ou d'un fichier MP3. Écoutez le morceau. Essayez de
reconstituer le début en le fredonnant. Puis essayez de reconstituer la fin.

Repassez le morceau pour retenir d'autres fragments. Puis repassez-le encore de


façon à combler les "trous" que vous pourriez avoir. Vous devez arriver à connaître
tout le morceau par cœur. Si vous n'y parvenez pas en une seule séance (maximum
20 minutes), reprenez le morceau les jours suivants.

LA MÉMOIRE DANS LA VIE COURANTE : Leçon n°4


Comment retenir ce que vous lisez ?

Il existe deux manière de "lire" : la lecture passive, et la lecture active.

La lecture passive consiste à lire dans le but de se distraire ou de passer le temps,


souvent en pensant à autre chose et en laissant son esprit divergé. En procédant
ainsi, il ne faut pas espérer retenir plus de 10% de ce que vous avez lu.

Si vous voulez retenir ce que vous lisez, vous devez procéder à une lecture active,
que nous allons décrire maintenant.

La première chose à faire est d'être bien tranquille pour lire. Sinon votre attention
sera distraite. Lisez donc avec attention, en vous concentrant essentiellement sur
votre lecture, et avec l'intention de la retenir, c'est le premier point.

Ensuite ayez un crayon à la main et marquez les paragraphes importants, les idées-
clés, les notions dont vous voulez vous souvenir.

Votre lecture terminée, revoyez tous les paragraphes et morceaux marqués au


crayon ; fermez votre livre et essayez de les reconstituer.

S'il s'agit d'un ouvrage assez long, revoyez chaque jour les paragraphes marqués la
veille puis faites une révision hebdomadaire. S'il vous faut retenir un certain nombre
d'idées de façon précise et ordonnée, vous pouvez utiliser les tables de rappel ou la
méthode des localités dont nous parlerons plus loin.

Comment retenir ce que vous devez étudier ?

Lorsqu'il s'agit d'étudier systématiquement, procédez comme ceci :

1. Assurez-vous que vous comprenez bien tout. Ne passez pas à un autre


paragraphe avant d'avoir parfaitement compris le sens du précédent.

2. Ayez l'intention de retenir ce que vous devez étudier. C'est toujours le même
principe. Il faut d'abord vouloir réellement pour pouvoir.

3. Intéressez-vous à ce que vous devez étudier. Ne vous contentez pas de lire.


Réfléchissez à ce que peut vous apporter cette étude. Pensez aux applications
pratiques que vous pouvez en tirer. Motivez-vous.

4. N'apprenez pas trop à la fois. Il est inutile de faire un gros effort pour apprendre
beaucoup et en une seule fois. Si vous vous fatiguez, l'assimilation diminue. C'est
donc du gaspillage d'énergie. Au contraire en étudiant peu à la fois, vous apprendrez
sans effort. Si vous devez apprendre 120 vers, faites 4 séances d'étude de 30 vers,
chacune durant 20 minutes par exemple et non pas une séance de 2 heures pour
tout apprendre. Mais pour cela, pensez à planifier vos périodes de travail.
5. Ne décomposez pas trop ce que vous apprenez. Ceci n'est pas en opposition
avec le paragraphe précédent. Nous voulons dire que si vous avez 30 vers à
apprendre, il ne faut pas les apprendre par 2 à la fois, mais en 3 groupes de 10 par
exemple. Sinon vous perdrez la vue d'ensemble et vous aurez plus tard du mal à
retrouver l'enchaînement entre les vers.

6. Étudiez à heures fixes. En étudiant chaque jour à heures fixes votre esprit
s'habitue à enregistrer à cette heure là. Cela devient pour votre cerveau un réflexe
conditionné. Vous apprendrez plus vite avec moins d'effort. Le soir avant de
s'endormir, est un excellent moment pour l'étude. De même le matin au réveil.

7. Révisez souvent. Répétez souvent ce que vous avez appris. Revoyez trois,
quatre, cinq fois les mêmes choses. Il faut réviser dès que possible ce que vous avez
appris. C'est dans les 24 heures qui suivent votre étude que vous oubliez le plus. Ne
laissez pas passer plus de 24 heures avant de réviser. Mais ne révisez pas avant 5
ou 6 heures (Loi de Jost). Recherchez votre rythme personnel optimum.

Pour mieux apprendre un texte difficile

Pour retenir le sens d'un texte qui vous semble difficile essayez la méthode
suivante : lisez attentivement chaque phrase et réécrivez-la à votre façon, dans
votre style, d'une manière plus simple même si elle est plus "délayée".

Lorsque vous relirez votre propre prose, vous serez étonné de constater comme le
sujet vous est devenu familier et plus facile à assimiler.

Cette méthode est à conseiller aux parents qui veulent aider leurs enfants à mieux
comprendre un poème difficile (même si les jeunes enfants retiennent très facilement
des choses qu'ils ne comprennent pas). En faisant réécrire à l'enfant, en prose
simple, une poésie difficile il tirera un meilleur profit de sa mémorisation "par cœur".

Pour plus d'informations sur le processus optimum à mettre en œuvre pour étudier
efficacement, vous pouvez consulter aussi la leçon sur l'enfichage, le cours sur le
processus normal de mémorisation, ou la page Comment "tricher" aux examens. Ne
négligez pas non plus l'hygiène de votre cerveau.

Exercice n°5

Prenez un livre instructif ou un article de revue de caractère documentaire. Lisez


pendant 10 minutes ou un quart d'heure, crayon en main, en procédant comme il a
été indiqué au début de la leçon. Votre lecture terminée, révisez les passages
marqués.

Vous constaterez alors combien cette lecture vous laisse une impression bien plus
durable que beaucoup de lectures faites auparavant.

Exercice n°6

Essayez de vous souvenir du nom d'au moins six de vos camarades d'enfance que
vous fréquentiez lorsque vous aviez entre 5 et 10 ans.
LA MÉMOIRE DANS LA VIE COURANTE : Leçon n°5

Comment apprendre les langues étrangères ?

Si vous voulez parler une langue il faut arriver à "penser" dans cette langue, ce qui
signifie que vos pensées doivent s'exprimer directement à l'aide des mots étrangers
sans passer par une traduction systématique du français à la langue étrangère.

Cela parait très difficile au premier abord, et pourtant on y arrive en suivant la


méthode que nous vous indiquons.

Pour arriver à penser dans la langue il faut d'une part disposer d'un vocabulaire de
base suffisant, d'autre part savoir agencer les mots en phrases de façon
automatique.

Dans les deux cas il s'agit bien sûr d'une question de mémoire, mais d'une question
de mémoire mécanique. Si votre mémoire devient raisonnée, logique, vous perdez
toute la spontanéité nécessaire pour parler une langue.

C'est pourquoi il ne faut pas essayer de retenir un mot anglais, par exemple, comme
la traduction d'un mot français. Il faut au contraire, associer le mot anglais
directement à la notion correspondante ou à l'objet correspondant. Ceci veut dire
qu'il ne faut pas apprendre en répétant bread-pain ; bread-pain ; pain-bread ; pain-
bread ; etc. mais se représenter visuellement du pain et répéter bread, bread,
bread.

De la sorte vous associez directement la notion de pain au mot correspondant bread.

Cela n'est qu'un premier progrès. En étudiant de la sorte vous allez vous constituer
un vocabulaire, mais vous n'allez pas savoir vous en servir. or, pour parler anglais, il
ne suffit pas de juxtaposer des mots anglais les uns derrière les autres ; il faut les
agencer sous forme de phrases, conformément à la manière britannique. Cet
agencement des phrases, c'est la syntaxe qui nous l'enseigne.

Mais si nous apprenons les règles et si nous avons à réfléchir à l'application de ces
règles en parlant, nous allons là encore perdre toute spontanéité.

L'application des règles de syntaxe et de grammaire doit se faire mécaniquement,


sans effort de réflexion. Pour y parvenir, il n'y a guère qu'un moyen c'est de connaître
de mémoire plusieurs phrases modèles mettant en application la règle en question.

Si vous connaissez les phrases suivantes en anglais

"J'aurais pu le rencontrer si ...

"Nous aurions pu déjeuner avec lui si ...

Vous n'aurez aucune difficulté à construire toutes les phrases du même type. Cela
vaut infiniment mieux que de commencer à vous demander quelles règles il faut
appliquer pour traduire le conditionnel passé du verbe pouvoir, compte tenu du fait
que ce verbe pouvoir n'a que deux temps en anglais : le présent et le passé.

Il faut donc emmagasiner toutes les règles de grammaire, sous forme d'exemples
concrets. Pour les étudiants qui doivent passer un examen nous ne pouvons pas
donner de meilleur conseil que celui-ci :

Apprenez par cœur tous les exemples qui sont donnés dans votre grammaire ;
faites-en une liste et révisez sans cesse cette liste jusqu'à ce que vous la
possédiez parfaitement.

Maintenant que nous avons vu la façon dont il faut apprendre la syntaxe, revenons à
l'étude du vocabulaire. La meilleure façon d'apprendre un mot, c'est de l'apprendre
dans une phrase. Au lieu de posséder un outil, vous posséderez en même temps
une utilisation de cet outil. Au lieu d'apprendre le mot "bread", apprenez plutôt à faire
de courtes phrases telles que "here, we eat much bread" (= ici nous mangeons
beaucoup de pain). Répétez la phrase en anglais plusieurs fois en en comprenant la
signification, mais sans regarder le texte français.

Pour retenir le vocabulaire étranger, on peut quelquefois établir une liaison avec un
autre mot français ayant la même consonance que le mot étranger ou facile à
associer au mot français :

Exemples pour l'anglais

1. Voiture - char - car

2. Voleur - roublard - robber

3. Sac - bagage - bag

4. Verre - glace - glass

5. Plume - penne - pen

6. Timbre - estampiller - stamp

7. Livre - bouquin - book

8. Prise, poignée - agripper - grip

9. Rusé - canaille - canny

10. Deviner - qu'est-ce ? - to guess

11. Déluge, inondation - flot - flood

12. Eclat, lueur éblouissante - éclair - glare

13. Coup d'œil - lancer un coup d'œil - glance


14. Diriger - manier - to manage

15. Espèces - encaisser - cash

16. Pièce - poche - patch

17. Légende (d'un dessin) - captivant - caption

18. Moudre - grain - to grind

19. Colporter - pédaler - to peddle

20. Tapis - pas rugueux - rug

A notre avis, cette méthode n'est pas à généraliser sauf lorsqu'elle repose sur une
étymologie commune entre le mot anglais et le mot jalon, (comme les exemples 1 et
5 ci-dessus). Mais elle peut, de toute façon, être efficace lorsqu'on bute à diverses
reprises sur un même mot ; c'est surtout pour cela qu'il faut connaître cette méthode.

Il résulte de tout ceci que pour apprendre une langue, il faut répéter des phrases
dans la langue, jusqu'à ce que ces phrases pénètrent bien dans votre esprit et s'y
gravent.

Lisez le texte dans la langue étrangère ; regardez la traduction pour en connaître le


sens puis répétez, répétez, répétez la phrase étrangère.

Répétez à haute voix pour habituer votre langue à la prononciation et pour mettre en
jeu en même temps votre mémoire auditive.

En cela, les méthodes de langues comportant des cassettes sont remarquablement


efficaces. En dehors de vos heures d'étude, vous pouvez écouter la cassette tout en
étant occupé à autre chose, simplement pour aider l'enregistrement mécanique des
phrases par votre mémoire. La méthode Réflexe-Orale avec cassettes ou disques
permet d'étudier seul avec beaucoup de succès elle est basée sur les principes que
nous venons d'énoncer.

Si vous n'avez pas de cassettes, vous pouvez très bien vous en confectionner un
jeu, en enregistrant vous-même vos phrases modèles en anglais. Pensez aussi que
votre ordinateur, équipé d'une carte son, est un outil formidable pour apprendre
l'anglais : vous pouvez y enregistrer des dizaines de phrases, les réécouter dans un
ordre quelconques, échanger facilement vos phrases modèles avec vos amis qui
veulent eux aussi apprendre l'anglais, etc. Voila enfin une utilité pratique de votre
carte son, autre que de faire des bruitages dans un jeu ou au démarrage de
l'ordinateur !

Encore quelques conseils qui vous aideront à apprendre les langues :

o Étudiez un peu chaque jour,


o Pendant les premiers mois, n'essayez pas de parler lisez beaucoup à
haute voix ; laissez les tournures s'imprimer dans votre esprit et un jour,
tout naturellement les phrases se formeront et vous parlerez.
o Révisez souvent les mêmes textes.

En résumé, souvenez-vous que l'étude d'une langue doit se faire surtout par
enregistrement mécanique, pour créer des associations mécaniques et restituer
naturellement plus tard les phrases dont vous aurez besoin.

Exercice n°7

Trouvez des mots vous permettant de faire une association (de son ou de sens)
entre les mots français et anglais ci-dessous :

Mots français Inscrivez ci-dessous le mot d'association Mots ang


Chagrin Grief
Éloge Praise
Bouteille Flask
Avide gourmand Greedy
Anecdote Story
Grogner To grumb
Farine Flour
Fermeture Lock
Soin Care
Pierre précieuse Gem
Scintiller To glitte
Exiger To requi
Ample Capacio
Crayon Pencil
Tremper To sop
Mince Thin

Pour voir une correction de cette Exercice n°7, cliquer ici.

LA MÉMOIRE DANS LA VIE COURANTE : Leçon n°6

Comment retenir l'orthographe et éviter les fautes ?

Vous le savez, on a l'habitude de distinguer l'orthographe grammaticale et


l'orthographe d'usage.
L'orthographe grammaticale consiste à donner aux mots des terminaisons qui sont
commandées par les règles de grammaire : indication du genre ou du nombre pour
les articles, les noms, les adjectifs, les pronoms et les verbes.

Pour avoir une bonne orthographe grammaticale, il faut donc connaître la grammaire.
Si votre orthographe est défectueuse, il faut donc commencer par la révision de votre
grammaire. Vous vous en ferez un résumé comme indiqué un peu plus loin.

Comment retenir les particularités d'orthographe des mots

Pour connaître l'orthographe d'un mot devant lequel on hésite, il faut consulter un
dictionnaire. Mais vous avez sans doute constaté que c'est presque toujours le
même genre de difficultés qui vous arrête. Par exemple, devant les redoublements :
faut-il un 'n" ou deux "n" ? Faut-il un "p" ou deux "p" ? Comment éviter de retomber
sans cesse dans les mêmes erreurs ?

Une méthode infaillible

Pour éviter les doutes, voici une méthode d'une efficacité vraiment extraordinaire et
pourtant très simple. Elle est basée sur la méthode des associations imagées.

Supposons que vous hésitiez sur l'orthographe de "manoir". Faut-il deux "n" ou un
seul ? vous vous en assurez dans le dictionnaire et vous constatez qu'il faut un seul
"n". Pour ne plus jamais l'oublier vous faites une association avec un mot dont vous
savez qu'il n'y a forcément qu'un "n", par exemple "Noix". Et vous créez une
association imagée entre manoir et noix. Représentez-vous un manoir miniature
dans une coquille de noix ou un manoir construit avec des noix, ou faites toute autre
association imagée entre manoir et noix.

De même pour vous souvenir que patronage ne prend qu'un "n", vous vous
représenterez par exemple une salle de patronage avec un sac de noix devant la
porte.

Ainsi, lorsque vous retrouverez le mot manoir ou le mot patronage, vous retrouverez
votre association et vous ne ne risquerez plus de vous tromper. Patronage - noix,
donc un seul "n". Et êtes sûr que tous les mots que vous avez associés à un noix ne
prennent qu'un seul "n".

Lorsque vous aurez fait plusieurs associations de ce genre, il vous sera facile de
rajouter un mot nouveau à une association imagée déjà établie. Par exemple, pour
retenir qu'il ne faut qu'un seul "n" à cane (femelle du canard), vous pourrez très bien
rajouter à votre image "patronage noix" une cane que vous vous représentez avec
ses canetons dans la salle de patronage.

Ceci prouve, encore une fois, que plus vous avez de choses en tête, plus il vous sera
facile d'en associer de nouvelles, qui en plus d'augmenter vos connaissances,
consolideront les associations déjà existantes.
Les possibilités d'application de cette méthode sont extrêmement vastes et vous
pourrez ainsi retenir tous les mots avec n, nn, p, pp, m, mm, etc. Vous pouvez aussi
bien l'utiliser pour retenir la finale des mots : "eau" ou "au" etc.

Lorsqu'il s'agit de mots abstraits comme atteler, attente, atterrir, vous formerez les
associations imagées avec un mot concret de la même famille ou vous créerez une
image évoquant le mot. Atteler sera retenu par le mot attelage, atterrir par l'image
d'un avion qui est en train de se poser, attente par un personnage assis sur une
banquette dans une salle d'attente, etc.

Comment retenir les règles de grammaire et d'orthographe

L'observation est d'abord essentielle. Pour éviter les hésitations, la meilleure façon
est de composer vous-même des phrases comportant les mots qui vous font hésiter
ou les différentes applications des règles de grammaire.

Exemple :

- le jour précédant son arrivée, j'ai reçu une lettre de lui

- le mois précédent, il m'avait également écrit

- Annie s'est coupée

- Annie s'est coupé du pain

- Le roi anoblit ce vaillant guerrier

- Le travail ennoblit l'homme

- Il faut pallier ces inconvénients rapidement (et non pallier à)

- C'est au XVIIème siècle que la littérature française a été le plus brillante

- C'est la plus brillante de toutes les époques

- Elle était tout émerveillée et toute triste en même temps

- On n'aime pas toujours la vérité

- De tout temps, en tout cas

- Il progressait par degrés

- Il avait trois cents francs et deux cent cinquante dollars

- De quatre-vingts à quatre-vingt-quatre ans, il peignit encore beaucoup

Les Concaténations
Lorsqu'il s'agit de retenir des listes de mots faisant exception à une règle, on peut
construire des concaténations ou des phrases, mêmes très simples, réunissant ces
mots.

Exemples :

- liste des mots ne faisant pas le pluriel en ous mais en oux :

"Viens mon chou, mon bijou, sur mes genoux, avec tes joujoux prends ces
cailloux pour chasser les hiboux couverts de poux"

- liste des adjectifs en al faisant leur pluriel en als :

"Dans mon pays natal, où les gens sont pourtant jovials, eut lieu - c'était fatal - un
combat naval ; heureusement ce fut le combat final parce qu'il faisait glacial dans
ce paysage fractal".

Le carnet d'orthographe

Un carnet d'orthographe dans lequel vous noterez tous les mots qui semblent
présenter une difficulté peut vous être utile pour réviser facilement et efficacement.
Ce carnet peut être tout simplement une partie de votre mémo. Ceci ne vous
empêche pas - bien au contraire - d'appliquer la méthode des associations imagées.

Nous vous suggérons de classer les mots dans votre carnet en fonction des sons ou
des groupes de lettres qui les composent. Prenez deux pages par son et adoptez les
subdivisions données un peu plus loin.

C'est en voyant et revoyant des exemples que vous saurez quand et comment
appliquer les règles de grammaire. Créez vous un petit carnet comportant toutes les
petites phrases sur lesquelles vous avez eu une hésitation. Recherchez dans votre
grammaire ou dans votre dictionnaire la forme correcte et inscrivez-la. Chaque soir
relisez votre liste. Très rapidement vous connaîtrez par cœur toutes les formes qui
peuvent vous faire hésiter actuellement.

En résumé : observez attentivement, répétez en revoyant régulièrement les


mêmes exemples, employez les associations imagées pour l'orthographe d'usage.

Grâce à ces méthodes, vous ne referez pas deux fois la même faute.

Subdivisions d'un carnet d'orthographe

1. a, à ,â, as, at, ât.

2. am, an, anc, and, ant, end, ent, en, em.

3. ch, sh, sch.


4. un "d" ou deux "dd".

5. é, ée, er, té, tié.

6. ai, aie, ais, ait, aix, è, ê, ei, es, et, êt.

7. eu, eux, euf, oeuf, eul, eur.

8. f, ph.

9. h.

10. i, il, id, if, is, it, iz, î, y.

11. ay, ail, aille, eil, eille, ueil, ouil, ouill, ey, oy, uy, yeu.

12. in, im, ain, aim, ein, en, ien,

13. j, ge, gi.

14. L et LL.

15. m et mm.

16. n et nn.

17. o, of, op, oc, os, ô, au, aud, aut, eau.

18. oi, oie, ois, oit, oix, oua, wa, qua.

19. on, onc, ond, ons, ont.

20. ou, oû, où, oue, oud, oubs, oup, our, out, oux.

21. ouin, oint, oing, ouen.

22. p et pp.

23. SI ss, c, ce, ci, ti, tion, tiel, ciel, ssion.

24. t et tt, th.

25. u, ue, us, ut, û, eu.

26. un, um.

27. x, cs, gz, ct, cc, ks.

28. z, se, si.


Exercice n°8

Formez des associations imagées pour retenir l'orthographe des mots suivants :

loup : moule, colonne, colossal, pétrole, boule, culotte

bille : colline, ballon, pellicule, selle, bulle

Corrigé de l'exercice n°7

Mots français Inscrivez ci-dessous le mot d'association Mots ang


Chagrin grief, grave Grief
Éloge appréciation Praise
Bouteille flacon Flask
Avide gourmand gredin Greedy
Anecdote histoire Story
Grogner grommeler To grumb
Farine fleur de froment Flour
Fermeture loquet Lock
Soin chérir Care
Pierre précieuse gemme, j'aime Gem
Scintiller cligner To glitte
Exiger requérir To requi
Ample spacieux Capacio
Crayon pinceau Pencil
Tremper soupe To sop
Mince fine Thin

Retour à l'exercice n°7

Retour au début du cours sur la mémoire dans la vie courante

Fin du cours sur la mémoire dans la vie courante

Le temps perdu qui rapporte


Du temps perdu qui rapporte

Nous l'avons déjà dit : votre mémoire sera pour vous un instrument docile et fidèle à
condition de lui faire confiance et de la faire fonctionner le plus souvent
possible.

Si vous vous rendez esclave d'un agenda que vous consultez dix fois par jour, vous
aurez de plus en plus besoin de cet agenda.

Inversement, si au lieu de consulter votre agenda vous faites appel à votre mémoire
dix fois par jour pour vous rappeler tous vos rendez-vous, votre mémoire
s'améliorera constamment.

Ce programme vous donne par ses exercices, l'occasion d'entraîner régulièrement


votre mémoire à de meilleures performances. Vous consacrez sans doute chaque
jour un moment à ces exercices, et c'est déjà très bien. Mais il faut aussi tirer parti de
tous les temps morts de la journée : pendant les transports ou pendant les moments
d'attente.

Que pouvez-vous faire pendant ces temps morts ? Comment pouvez-vous


transformer ces temps morts en temps productifs ? Il n'y a que l'embarras du choix :

1. Vous pouvez réviser mentalement les notions que vous avez apprises récemment
ou non : vous récitez tel poème ou tel passage en prose, vous récitez les dates de
l'histoire ou les formules de physique que vous avez retenues par les différentes
méthodes que nous préconisons.

2. Vous pouvez faire une récapitulation aussi complète que possible de ce que vous
avez lu ou appris la veille ou dans la journée.

3. Vous pouvez faire une révision de tout ce que vous prévoyez de faire le
lendemain, puis la semaine suivante, puis le mois prochain.

4. Vous pouvez pratiquer un jeu d'observation avec les vitrines, les visages ou les
monuments qui se présentent sous vos yeux, ce qui constitue un très bon
entraînement à l'observation et à la concentration.

5. Vous pouvez pratiquer le jeu des cartes à nommer : vous tirez une carte, vous la
nommez puis vous la retournez. Vous tirez une autre carte, vous nommez la
première carte tirée puis cette nouvelle carte. Vous en tirez une troisième, etc.

6. Vous pouvez faire des exercices de calcul mental.

7. Vous pouvez vous remémorer vos tables de rappel, ou votre liste-repère.

8. Vous pouvez consulter vos fiches-résumé.


L'essentiel c'est de mettre à profit ces 5, 10, 15, 20 minutes quotidiennes de temps
morts qui représenteront 30, 60, 90 ou 120 heures par an de temps productif à votre
profit. Ces temps perdus étant répartis équitablement sur toute l'année, vous
augmentez la régularité de vos efforts en les occupant utilement et efficacement (je
travaille ou je révise un peu tous les jours), ce qui permet de vous rafraîchir la
mémoire périodiquement. N'oubliez pas que les capacités cérébrales sont surtout
une question d'entraînement. Faites donc vôtre la règle suivante, à rajouter sur vos
fiches-résumé, mais surtout à appliquer tous les jours :

Supprimez vos temps morts : utilisez-les pour entraîner vos fonctions


cérébrales.

Exercice n°1

Demain, utilisez vos temps morts comme indiqué ci-dessus.

Exercice n°2

Apprenez, après l'avoir constituée, la liste des 20 dernières localités (81 à 100).

Comment "tricher" aux examens ?

Soyons clair : je n'ai nullement l'intention sur cette page, de vouloir vous mettre dans
l'illégalité totale lors de votre prochain examen. J'ai tout simplement rassemblé des
trucs et des idées, auxquels personne ne pense lors d'un examen, qui ne vous
seront naturellement jamais communiqués au lycée par vos professeurs, et qui,
pourtant, vous donneront un avantage presque déloyal sur les autres candidats.

Voici révélés, en 12 secrets, toutes les ruses pour avoir une longueur d'avance aux
examens, par rapport aux autres :

Premier secret : Les Anti-sèches

Deuxième secret : Comment connaître les sujets à l'avance ?


Troisième secret : Traitez à l'avance les sujets que vous attendez

Quatrième secret : Dopez-vous

Cinquième secret : Passez vos examens avec tous les livres dont vous rêvez

Sixième secret : L'astuce des champions olympiques

Septième secret : Pour avoir une super-pêche

Huitième secret : Comment réussir aux QCM même si vous ignorez les
réponses ?

Neuvième secret : Comment augmenter vos résultats de 20 % ?

Dixième secret : Comment influencer le correcteur à distance ?

Onzième secret : Comment acquérir une mémoire prodigieuse ?

Douzième secret : Le plus important

Premier secret

Les Anti-sèches

Si on veut travailler le moins possible, les anti-sèches semblent être une des
solutions pratiques. Pas besoin de rabâcher des textes ou des données : on les
copie sur un bristol A6, on les classe avec un index facile à repérer avec les doigts et
on glisse le bristol entre ses jambes sous prétexte de prendre un mouchoir dans sa
poche. Il n'y a plus qu'à écarter légèrement les cuisses et à les glisser doucement de
gauche à droite pour lire.

J'ai fait cela. Et je ne vous conseille pas de le faire. Pourquoi ? Parce que j'ai fait une
découverte qui est encore meilleure.

Il est trop bête de se faire prendre en train de tricher. Cela peut mettre un terme
brutal à vos études et vous poursuivre toute votre vie. Par contre,. je vous conseille
DE FAIRE QUAND MÊME DES ANTI-SECHES ET DE NE PAS VOUS EN SERVIR.

Quels avantages y a-t-il à cela ?

• La constitution d'une anti-sèche est le meilleur exercice de préparation aux


examens que vous puissiez imaginer. Vous êtes obligé de synthétiser
l'information, de vous concentrer sur l'essentiel, et le fait de copier et de
recopier vous met les éléments en tête.
• Le fait, d'avoir ces informations sur soi exerce presque un pouvoir magique.
Cela donne confiance en soi. Cela donne un contact physique avec ces
informations. Cela stimule la mémoire.

Essayez : vous verrez, les résultats sont extraordinaires. Mais n'oubliez pas : ne
sortez en aucun cas vos anti-sèches !

Mais il ne faut pas attendre la veille de l'examen pour faire des anti-sèches. Il est
bien plus efficace de réaliser des fiches-résumé tout au long de l'année, et de s'en
servir également tout au long de l'année. Ainsi, le jour de l'examen, en connaîtra très
bien nos propres fiches, et on aura tout en tête ! Pour plus de détail sur ce point,
cliquez ici

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Deuxième secret

Comment connaître les sujets à l'avance ?

Ne volez pas les sujets et ne soudoyez personne. C'est risqué et cela ne sert pas à
grand chose.

Livrez-vous plutôt à une analyse détaillée des sujets des années précédentes. Voyez
quels sujets tombent le plus souvent. Voyez de quelle façon ils sont proposés.

Ne négligez pas, pour votre recherche, le formidable outil de communication que


représente Internet. En effet, grâce à Internet, vous pouvez entrez en contact avec
des anciens élèves, des profs, voire même des examinateurs !

S'il en existe, procurez-vous les corrigés des sujets sortis les années précédentes et
potassez-les.

Demandez leur avis à vos professeurs, aux étudiants qui ont déjà passé et réussi le
même examen. Devenez un expert en sujets.

Je l'ai fait et, dans 80 % des cas, les sujets qui tombaient comptaient parmi ceux que
j'attendais.

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Troisième secret

Traitez à l'avance les sujets que vous attendez

Je ne vous demande pas de traiter TOUS les sujets mais ceux auxquels vous vous
attendez le plus.
Si vous vous retrouvez le jour de l'examen avec un sujet que vous connaissez par
cœur, que vous avez déjà traité, vous gagnerez un temps précieux pour rendre une
copie parfaite, et, mieux encore, cela vous insufflera une confiance en vous
extraordinaire.

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Quatrième secret

Dopez-vous

Je ne sais pas si vous êtes intelligent. Moi j'ai une intelligence moyenne et plutôt
lente. Or, au moment des examens, vous avez vraiment intérêt à être très intelligent
et rapide.

Comment faire ?

La solution que j'ai adoptée était DE NE JAMAIS BOIRE DE CAFÉ. Je ne buvais de


café QUE LE JOUR DE L'EXAMEN.

Or, le café est une drogue puissante. Cette drogue est 10 fois plus efficace si vous
n'y êtes pas accoutumé.

Vous pouvez aussi utiliser la vitamine C sous forme d'Acerola. L'Acerola est une
cerise qui contient plus de vitamine C que vous ne pouvez l'imaginer. Prenez-en 1
gramme toutes les heures. Il existe aussi d'autre solution comme le Guronsan ou un
Juvamine (vitamine C) : on en prend 1 le matin, avant le début de l'épreuve, et après
une bonne nuit de sommeil (9 heures).

Vous trouverez de l'Acerola sous forme de pastilles dans les magasins diététiques, le
Guronsan en pharmacie, et Juvamine en super-marché.

N'oubliez pas que pour fonctionner votre cerveau a besoin d'être correctement
alimenté. Prendre des vitamines (en quantité raisonnable) le jour d'un examen, c'est
tout simplement donner au cerveau l'alimentation dont il a besoin pour rester
concentré, et donc être en activité continue, pendant 4 à 8 heures.

Penser aussi à boire beaucoup d'eau (de préférence une eau minérale avec
beaucoup de magnésium, c'est bon pour le cerveau), et à renouveler régulièrement
cette eau dans votre corps. Le cerveau sera alors correctement hydraté, et ne
s'endormira pas au bout d'1 heure 30 (comme c'est le cas en temps normal).

Le dernier aliment indispensable à votre cerveau est l'oxygène. Or, une salle
d'examen, avec 30 personnes qui travaillent à font ne vous apportera peut-être pas
toujours toute l'oxygène nécessaire. Contre ce problème vous avez plusieurs
solutions :
• soit vous mettre prés d'une fenêtre ouverte
• soit demander de sortir régulièrement (toutes les 2 heures environ), quitte à
vous faire accompagner, pour aller prendre une grande bouffée d'oxygène à
l'extérieur. C'est en principe le rôle d'une récréation, oxygéner le cerveau,
mais le jour d'un examen, y'a pas de récré : c'est à vous à y penser ...
• soit demandé à votre pharmacien des gélule à base de ginkgo. Le ginkgo est
un arbre d'Asie, dont une des propriété est d'augmenter l'oxygénation du
sang, et d'améliorer la circulation cérébrale.

Méfiez-vous des gélules soit disant "magiques", vendues aux étudiants aux dates
des examens. Comme de partout, il y a les vraies et les fausses. Voici la liste des
plantes qui ont un réel effet sur le fonctionnement du cerveau, ou qui contribuent à
améliorer son irrigation sanguine. Avant d'acheter des gélules miracles pour la
mémoire (en pharmacie ou ailleurs), vérifiez si elles utilisent bien une ou plusieurs de
ses plantes dans leur composition :

• le ginkgo (arbre d'Asie)


• le ginseng (plante d'Asie)
• la petite pervenche
• l'éleuthérocoque (plante de Sibérie)
• la lécithine de soja

Pour plus de détails sur les aliments dont se nourrit votre cerveau, vous pouvez
consulter la page "L'hygiène du cerveau".

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Cinquième secret

Passez vos examens avec tous les livres dont vous rêvez

Là, il y a une astuce : il ne s'agit pas des examens réels, mais de RÉPÉTITIONS des
examens.

Procurez-vous des feuilles d'examen. Si vous n'en avez pas, demandez à un


examinateur ou à un ancien comment est la feuille et photocopiez-en un modèle.

Levez-vous à la même heure que le jour où vous devrez aller à l'examen. Faites tout
"comme si"... mais utilisez tous les livres dont vous avez besoin.

Utiliser les livres dans ces circonstances vous permettra de les mémoriser bien plus
fort que dans des circonstances ordinaires, car vous aurez simulé "le stress" de
l'examen, qui va vous pousser à être plus attentif.

Essayez, vous verrez !

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Sixième secret

L'astuce des champions olympiques

Les champions olympiques suivent des entraînements psychologiques pour avoir le


moral le jour J. Une des clés est la répétition de phrases positives. Je vous mets ci-
dessous les morceaux de phrase dont vous avez besoin et vous n'aurez plus qu'à
remplir selon vos besoins.

• Je sais que je peux ...........................


• Je me libère des ...........................
• Je suis de plus en plus ...........................
• Rien ni personne ne pourra ...........................
• Je parviens aisément à ...........................
• Je me concentre sur ...........................
• Je me débarrasse des ...........................
• Je suis maître de ...........................
• J'ai le pouvoir de ...........................
• Chaque fois que je ...........................
• ........................... de plus en plus facilement.
• ........................... dans tous les domaines.
• ........................... à partir de maintenant.
• ........................... à chaque fois que je passe un examen.
• ........................... si je le veux vraiment.
• ........................... à tous points de vue.
• ........................... même devant un
• ........................... examinateur.

Si vous voulez connaître toutes les ficelles pour acquérir la maîtrise totale de vous-
même, cliquez ici.

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Septième secret

Pour avoir une super-pêche

Promettez-vous une récompense. Je ne vous parle pas de la voiture que vous a


promis votre père si vous réussissez, ou du chèque que vous a promis votre
marraine. Il faut choisir quelque chose qui vous fasse réellement plaisir, à vous.

Par exemple, passez une journée entière à :

• lire des romans policiers


• lire du Barbara Cartland
• voir des films
• faire l'amour avec votre petit(e) ami(e)
• faire de la planche à voile
• etc.

Faites une liste des trucs les plus fous, et choisissez-en un. Mais souvenez-vous :
pour obtenir la récompense il faudra absolument réussir !

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Huitième secret

Comment réussir aux QCM même si vous ignorez les réponses

Il y a de plus en plus de Questionnaires à Choix Multiples (QCM) dans les examens.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que c'est plus facile à corriger et théoriquement plus objectif.

Les réponses sont généralement rédigées de façon à vous induire en erreur. Pour
contrer cette stratégie du rédacteur, NE LISEZ JAMAIS TOUT DE SUITE LES
RÉPONSES. Lisez d'abord la question, donnez mentalement ou à l'aide d'un mot-
clef votre réponse, puis cherchez la réponse qui correspond le mieux.

Si vous n'avez aucune idée de la réponse, commencez par ÉLIMINER LES


RÉPONSES FAUSSES. Il y en a généralement que vous savez fausses.

Cherchez ensuite des indices dans la question elle-même, en la comparant aux


réponses.

Vous vous rendrez souvent compte que les éléments de réponse exacte sont
répartis sur plusieurs réponses et réunis dans une seule réponse. C'est sûrement la
bonne.

Les réponses plus longues sont statistiquement plus souvent les bonnes.

Les réponses qui emploient un vocabulaire plus simple, moins technique, sont
souvent les bonnes.

Entraînez-vous. Vous le verrez, ces quelques règles de bon sens peuvent augmenter
considérablement vos notes.

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Neuvième secret

Comment augmenter vos résultats de 20 %

Toutes les études qui ont été faites sur les examens montrent que 20 % des erreurs
proviennent d'une lecture trop hâtive du problème ou du sujet.

En prenant plus de temps pour lire le problème ou le sujet, en soulignant les mots
principaux, vous éviterez ces 20 % d'erreur... et vous gagnerez 20 % !

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Dixième secret

Comment influencer le correcteur à distance

Non, je ne vais pas vous parler de magie noire, de télépathie, ou d'hypnose. Désolé.
Par contre, il y a de multiples façons pour influencer un correcteur. Il suffit de vous
mettre à sa place.

1. Rendez-lui la tâche facile.

Tout ce qui rendra votre copie plus lisible améliorera vos résultats. Aérez votre copie.
Écrivez lisiblement. Utilisez des stylos de couleurs pour mettre en relief et souligner.
Au besoin, regardez attentivement les astuces utilisées par les revues pour soutenir
la lecture et inspirez-vous-en. Prenez un stylo plus gras pour l'introduction, mettez
des inter-titres, etc.

2. Soignez particulièrement l'introduction et la conclusion

Tous les tests de mémorisation montrent que ce sont les deux éléments dont un
lecteur se souvient le mieux.

Les examinateurs n'échappent pas à cette règle. Ils auront oublié une partie de ce
que vous avez écrit dans le développement, mais se souviendront de votre
introduction et de votre conclusion, qui conteront donc pour une part importante dans
l'attribution de votre note finale.

3. Rendez, une feuille impeccable.

Cela peut paraître évident, mais vous n'imaginez pas les feuilles avec ratures,
froissées ou maculées qui sont rendues. Lavez-vous bien les mains, assurez-vous
que votre stylo ne fuit pas, éviter de mettre des tonnes de blanc (correcteur), relisez
pour enlever les fautes d'orthographe, bref soyez POLI et ATTENTIONNÉ vis-à-vis
de votre correcteur au travers de la feuille que vous rendez.
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Onzième secret

Comment acquérir une mémoire prodigieuse ?

C'est bien connu : au lycée on vous demandera toujours de mémoriser des tonnes
d'informations (plus ou moins utiles pour la vie de tous les jours), mais on ne vous
dira jamais comment les mémoriser. Pourtant, des méthodes efficaces de
mémorisation existent, afin de pouvoir mémoriser autant de données que vous
voulez. Mais ces techniques de mémorisation ont depuis toujours été gardées
secrètes, en partie par les illusionnistes, et par les calculateurs prodiges. Cependant,
ces puissantes techniques de mémorisation sont à la portée de tout le monde, et il
est bien regrettable que l'éducation nationale n'ait jamais pensé à les intégrer aux
programmes scolaires. A l'école primaire, avant de vous demander de lire, on vous a
bien enseigner une méthode de lecture ? Oui ou non ? Avant de vous demander de
savoir compter, on vous a donné toutes les techniques pour le faire, en vous
expliquant les mécanismes de l'addition, de la division, etc. Mais au lycée c'est tout à
fait différent : on vous demande avant tout de retenir comme vous le pouvez des
centaines d'informations, sans vous donner la moindre technique de
mémorisation : à vous de vous débrouiller pour savoir "comment" retenir tout ça !!
La plupart des lycéens échouent à cause d'une mémoire mal (ou pas du tout)
utilisée, mais ce n'est pas leur faute : on ne leur a jamais dit que des techniques de
mémorisation efficaces existaient. Mais les profs eux-même connaissent-ils ces
méthodes de mémorisations dont je vous parle ? Rien n'est moins sûr. Quoi qu'il en
soit, vous trouverez sur mon site, en cliquant ici, toutes les techniques de
mémorisation dont vous avez besoin au lycée, et dont vous ne soupçonniez même
pas l'existence, il y a 5 minutes. Et sachez-le, la mémoire c'est comme les
connaissances : ça se travaille, ça évolue, et si on applique les bonnes méthodes, on
en a de plus en plus avec l'habitude. En revanche, sans aucun entraînement de votre
part, votre mémoire régressera de jours en jours. Avec un peu d'entraînement, les
méthodes dévoilées sur ce site vous permettront, par exemple, de réaliser les
performances suivantes :

• Retenir l'ordre des cartes d'un jeu de 52 cartes


• Retenir facilement toutes les dates de l'histoire
• Retenir des centaines de numéros de téléphones
• Retenir 100 nombres de 2 chiffres ou 100 nombres de 4 chiffres
• Retenir une partie de dames ou une partie d'échec
• Retenir le code des 95 départements français
• Retenir, sans prendre de notes, un cours ou une conférence
• Retenir instantanément un nombre d'une longueur quelconque
• Retenir des tarifs ou des horaires, de trains ou d'avions
• Retenir les 700 premières décimales du nombre Pi

Les techniques de mémorisation existent (même si vos professeurs ne vous en ont


jamais parlées, ce qui serait regrettable), il serait donc dommage de s'en priver,
surtout au lycée où on en a le plus besoin.
Un dernier conseil : n'écouter plus les personnes qui vous disent "Vous n'avez pas
de mémoire !" pour vous rabaisser. Vous êtes seul maître de votre mémoire, et
n'avez pas besoin, à partir d'aujourd'hui, de ces gens là (certains profs, parfois) pour
évaluer, et pour exploiter, toutes les capacités de votre mémoire. Grâce aux
techniques de mémorisations que vous allez découvrir, vous pourrez largement leur
prouver le contraire !

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Douzième secret

Le plus important

Le secret le plus important de cette page, c'est de... RELIRE ces 12 secrets, ET
SURTOUT DE LES APPLIQUER RÉELLEMENT. Si vous les lisez seulement une
fois, vous n'en retiendrez que 10 à 20 %. Mais les lire, ce n'est pas les appliquer ...

Or, c'est du concentré de réussite !

C'est en lisant et en essayant ses techniques que vous parviendrez au succès.

N'oubliez pas : ces techniques ont fait leurs preuves !

Je vous souhaite avec tout ça de réussir haut la main vos examens, aussi bien ceux
de vos études que ceux que la vie vous fera passer toute votre vie.

Le secret de ceux qui retiennent tout :


l'enfichage

Diagramme d'acquisition d'un savoir :

Commençons par découvrir ensemble le diagramme d'acquisition d'un savoir, qui


représente le processus normal de mémorisation, lors de l'apprentissage d'une
nouvelle connaissance :
Ce diagramme est structuré en 4 phases

• L'apprentissage
• La compréhension
• La mémorisation
• L'utilisation

Malheureusement dans la pratique on veut trop souvent passer de la phase


d'apprentissage à la phase d'utilisation du savoir, en négligeant les phases de
compréhension et de mémorisation.

Combien de fois a-t-on voulu utiliser un théorème qu'on venait juste d'apprendre par
cœur sans le comprendre ? Trop souvent sans doute. Et dans ce cas on a du mal à
utiliser le théorème, car on a voulu aller trop vite en sautant les phases de
compréhension et de mémorisation (ou plus exactement sans avoir pris le temps
de comprendre le théorème et de le mémoriser). Ainsi, si un mois plus tard on doit
utiliser ce même théorème, ne l'ayant pas compris on ne l'a naturellement pas
mémorisé, on devra alors recommencer à zéro la phase d'apprentissage, et on aura
l'impression de ne pas progresser.

C'est pourquoi les phases de compréhension et de mémorisation sont


indispensables, afin d'apprendre les choses une bonne fois pour toutes, et de s'en
rappeler efficacement le jour où on a besoin de les réutiliser (pour une interrogation
ou à un examen par exemple).

Pour retenir efficacement un cours ou une connaissance, il faut prendre le temps de


travailler les phases de compréhension (en posant des questions claires au
professeur et en enregistrant les réponses) et de mémorisation (par l'apport de
techniques efficaces de mémorisation, que vous trouverez sur ce site dans le
programme de développement de la mémoire), qui, comme on vient de le voir, sont
très importantes, et sont indissociables. En effet, il est quasiment inutile de
mémoriser bêtement et aveuglément une leçon qui n'a pas été comprise, et
inversement, il serait dommage de ne pas retenir pour toujours un concept que l'on a
très bien compris.

Commentaire du diagramme d'acquisition d'un savoir


Comme nous pouvons le voir sur le diagramme ci-dessus, les 4 phases du
diagramme d'acquisition du savoir sont indispensables et il ne faut en négliger
aucune. Lors de l'apprentissage d'une nouvelle connaissance, il faut donc pensez à
utiliser consciemment ce diagramme, en insistant sur les phases de
compréhension et de mémorisation trop souvent négligées. A retenir :

• avant de vouloir comprendre un concept, il faut avoir appris la


base théorique du cours
• la mémoire retient bien plus facilement un cours si vous l'avez
compris
• pour conserver une information en mémoire, il faut l'utiliser
régulièrement

Mais rappelez-vous aussi que pour réussir, il ne suffit pas de faire un effort initial
intense de courte durée, il faut au contraire s'astreindre à la régularité et à la
continuité dans l'effort, et avoir l'intention de le faire et de s'y tenir. Cela veut dire
que faire un gros effort de travail pendant une semaine, puis tout abandonner ensuite
ne servirait à rien. Vous devez au contraire vous habituer à travailler de manière
régulière (je travaille un peu tous les jours), progressive (chaque jour je travaille un
peu plus que la veille), et continue (je ne m'arrêterai pas dans une semaine, je
n'abandonnerai pas mes efforts dans un mois, mais j'ai réellement l'intention de me
mettre au travail efficacement pour plusieurs années).

Remarquez au passage qu'il est naturellement bien plus facile d'accomplir et de


réussir un travail régulier, continu, et progressif, que de conduire et mener à bien
un travailler "en dent de scie" (je fais des efforts pendant quelques jours, puis j'arrête
d'un coup de travailler, et une semaine après je me remets tout doucement au
travail, etc.), un travail "au ralenti" (je n'apprend, qu'en moitié et superficiellement, un
cours sur deux, et je prend donc un retard considérable qu'il me serra impossible à
rattraper par la suite), ou un travail "en pointillé" (le premier jour je travaille, le
deuxième jour je ne fais rien, le troisième jour je travaille, mais là, je ne fais que
revoir le cours du premier jour, et rattraper ce que je n'ai pas vu le deuxième jour,
sans progresser).

Donc rappelez-vous de cette règle :

Ayez l'intention de travaillez de manière régulière, progressive, continue.

L'enfichage : se construire un mémo

L'idée de l'enfichage est la suivante : mettre par écrit toutes les notions de base que
l'on veut retenir, afin de pouvoir s'y référer rapidement lorsqu'on en a besoin, mais
aussi dans le but de les mémoriser et de les graver dans notre tête. Pour cela, vous
pouvez utiliser un cahier ou un carnet personnel, que nous appellerons le mémo.
Cette idée paraît très simple, et elle l'est réellement, mais encore trop de lycéens ou
d'étudiants la néglige. Et pourtant elle est d'une efficacité redoutable pour progresser
durant l'année scolaire, ou toute votre carrière estudiantine. La tenue et la
consultation fréquente et réguliète d'un mémo permet de garder en tête tout ce qui a
été vu durant les années d'études, sans oublier les cours importants ou les notions
de base au fur et à mesure que les trimestres passent.

Prenons un exemple simple : Qui ne s'est jamais posé Ia question suivante :


Combien vaut le sinus de 30° ?

Pour obtenir la réponse, chacun a sa solution ; on peut demander au camarade qui


est à côté de nous (mais va-t-il nous donner la bonne réponse ?), on peut effectuer
un calcul rapide sur la calculatrice ou fouiller dans les notes que l'on a entrées dans
sa calculatrice, on peut encore tenter de recherche la réponse dans le classeur ou le
livre de mathématiques, mais encore faut-il que le classeur soit bien rangé ou que le
livre contienne la réponse recherchée. Mais aucune de ces méthodes classiques que
tout le monde utilise n'est efficace, pour 2 raisons :
• Soit parce qu'on n'a finalement pas mémorisé la réponse (demander au
camarade, ou effectuer le calcul), et que la prochaine fois que l'on voudra
connaître le sinus de 30°, on va encore se poser la question, on n'aura
toujours pas la réponse en tête, et on va à nouveau perdre du temps à
chercher la solution sans trop savoir où la trouver...
• Soit parce qu'on aura mis beaucoup trop de temps à trouver la réponse, sans
même être sûr de la trouver (fouiller dans la calculatrice, dans le livre, ou dans
le classeur en désordre). Par exemple, après 10 minutes de fouille intensive
(et donc fatigante et "déconcentrante") dans le classeur mal rangé, on peut
très bien s'apercevoir que la réponse n'y figure pas, et se rappeler, en effet,
que c'est dans le classeur de math de l'année dernière que sont inscrites les
formules de trigonométrie. On aura alors simplement perdu du temps, sans
avancer le travail, mais surtout en n'ayant toujours pas la réponse !

La question du « sinus 30° » étant une question (comme des dizaines d'autres) que
l'on se posera tout au long de notre carrière de lycéen (de la seconde à la
terminale, et même encore après) pourquoi ne pas se faire une bonne fois pour
toutes une fiche claire, juste, facile et agréable à lire, qu'on garderait à portée de
main, et sur laquelle on mettrait la valeur du sinus et du cosinus des angles usuels
souvent utilisés (30°, 45° 60° et 90°) ? Ainsi, chaque fois que l'on voudra connaître
une valeur, si on ne l'a pas en tête, il suffira de sortir notre fiche, et on aura alors
instantanément une réponse juste, sans perdre du temps, ce qui nous permet de
continuer le travail efficacement, sans s'être déconcentré.

C'est ça l'enfichage : mettre sur fiche tout ce dont on a besoin, et qu'on a du mal à
retenir du premier coup. De plus, chaque fois que l'on utilisera une fiche, non
seulement nous obtenons les informations voulues très rapidement, mais en plus ces
informations se graveront chaque fois encore un peu plus dans notre tête, car
nous aurons visualisé toujours la même représentation. Et si un jour on n'a pas
les fiches sous les yeux (à un contrôle ou lors d'un examen par exemple), aucun
problème : leur contenu nous apparaîtra clairement en tête si on les a
visualisés, utilisés, et réfléchis régulièrement, car les informations seront alors
gravées dans le cerveau.

Vous devriez donc, à partir d'aujourd'hui, rédiger une fiche (nous dirons «enficher»)
pour chaque thème que vous voulez retenir, dans le but d'obtenir des réponses
instantanément en consultant toujours les mêmes fiches régulièrement, et ainsi
favoriser la mémorisation définitive les informations. La consultation fréquente des
même fiches favorise les phases d'impression et de répétition, qui font partie du
processus normal de mémorisation. Vous pouvez bien sûr faire des fiches sur toutes
les connaissances dont vous avez régulièrement besoin, ou que vous avez du mal à
retenir alors que vous en aurez besoin dans quelques mois (histoire, langues,
mathématiques, géographie, sciences, technologie, etc.)

L'ensemble des fiches que vous allez réaliser va constituer votre Mémo, que vous
utiliserez durant plusieurs années, tout au long de vos études. Ce mémo est le vôtre,
il vous est entièrement personnel, vous y mettez les fiches que vous voulez, vous
le montrez à qui vous voulez (à personne si vous le souhaitez), vous le présentez et
vous l'organisez comme vous voulez. Personne ne vous notera ou ne vous jugera
sur le contenu de votre mémo. Alors allez-y, défoulez-vous ! Mais avant de
commencer, il est recommandé de suivre les quelques conseils pratiques de
rédaction donnés ci-dessous, et qui sont le résultats de plusieurs années
d'expérience.

Conseils pratiques à suivre pour rédiger des fiches dans le mémo

Comme nous venons de le voir, le mémo a deux fonctions différentes

• Nous donner instantanément les réponses correctes à toutes les questions


que l'on se pose fréquemment
• Nous permettre de mémoriser rapidement et définitivement toutes ces
réponses, afin de ne plus hésiter la prochaine fois que la question nous sera
posée, et d'être alors sûr de la réponse !

Le mémo est donc un formidable outil qui peut nous permettre, s'il est bien utilisé
(consultation fréquente, lecture rapide, fiches claires), de progresser rapidement et
efficacement dans toutes les matières, et d'enregistrer plusieurs années d'études
dans notre tête. Mais si on veut que la consultation du mémo favorise la
mémorisation des informations, il faudra respecter les conseils suivants lors de la
rédaction des fiches :

• Les fiches doivent avant tout être claires, faciles à lire, et ne contenir que le
minimum indispensable à retenir en un premier temps
• Chaque fiche devra posséder un titre simple, et ne devra concerner qu'une
seule notion à la fois
• Écrire assez gros, lisiblement (sans surcharges ni ratures), éventuellement en
lettre capitales (plus facile à mémoriser), et utiliser des couleurs
• Illustrer vos fiches avec des graphismes, bien plus faciles à mémoriser
que du texte : croquis, tableaux, schémas, dessins, courbes, ... clairement
commentés (avec des flèches) et le tout en couleurs. Rappelez-vous qu'à
l'origine le cerveau ne sait mémoriser que des images, et pas du texte !
• Mettre en évidence (encadré, écrit en rouge, etc.) le principal à retenir
• Ne pas surcharger les fiches d'exemples numériques
• Si un thème est un peu compliqué, le décomposer en 2 fiches : les notions
simples de base sur une première fiche, et le reste (détails, exemples, et
complément de cours) sur une autre fiche « complémentaire ».

Dernier conseil pratique à propos de votre mémo : il est vivement conseiller de


prendre un cahier (ou un petit carnet) plutôt que de rédiger vos fiches sur des feuilles
volantes ou sur des fiches bristol. L'avantage du cahier, est que toutes les fiches
resteront toujours ensemble (quand on parle d'une "fiche", il s'agit concrètement
d'une ou plusieurs page de ce cahier, traitant du même sujet). Alors que si vous
rédiger sur des feuilles volantes, elles seront dispersées un peu de partout, vous
n'aurez jamais avec vous la fiche dont vous avez besoin, et surtout, à force de prêter
vos fiches à tout le monde, certains de vos camarades (peu scrupuleux) les
garderaient pour eux, sans vous les rendre, vous ne saurez plus à qui vous avez
prêter quelle fiche, et ces fiches profiterez plus à ceux qui n'on fait aucun effort
pour se confectionner un mémo, qu'à vous qui avez rédiger soigneusement vos
fiches.
L'organisation du mémo est également importante. Pensez, par exemple, à maintenir
à jour une table des matières sur la première page, pour retrouver rapidement une
page traitant d'un sujet précis. Vous pouvez aussi faire un mémo par matière, si vous
ne voulez pas par exemple mélanger les math et l'anglais sur le même carnet.

Toutes ces remarques et tous ces conseils sont le résultats de plusieurs années de
vécu, de pratique et d'observation dans les classes, notamment au lycée (aussi bien
en tant que prof qu'en tant qu'élève).

Exercice :

Vous allez dès aujourd'hui commencer votre mémo. Prenez un cahier ou un carnet
neuf, et rédigez-y votre première fiche, en respectant les conseils donnés, et en
résumant une leçon que vous avez vue récemment dans vos études (conseil :
laissez la première page de votre mémo vide pour pouvoir y mettre plus tard une
table des matières).

Pensez par la suite à rédiger régulièrement de nouvelles fiches dans votre mémo, ne
contenant que les informations minimales sur une leçon, et à consulter régulièrement
votre mémo dès que vous en avez besoin. N'oubliez pas non plus que plus votre
mémo contiendra de fiches, plus vous le consulterez fréquemment, et meilleur sera
l'enregistrement des informations dans votre cerveau : vous aurez alors acquis un
rythme de travail efficace, mais pas fatiguant (apprentissage progressif et régulier
des connaissances, sans "forcer" pendant toute une journée de révision).

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