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Roger-Henri Guerrand. LES LIEUX Histoire des commodités | Hanan eceeberer sar tttand ber eeceeereetenss a tet ten ct arereeceds ELLOS SPRL TL aagagaegretacane : Sileretat heeermistiuaitattesteestt] ance catalog ea mateo Clin, Follies oC, wo 28 Des bruits et des odeurs En 1982, la Mainie de Paris a célébsé avec éclat ke eentenaire de la eevamseruction de F Hétel de Ville, décruic par les incea dies de la Commmune au mivis de thai 1871, Pour cette occasion, ila Gé publié un magnifique euvtage illust€ * comenanr — & ptemite rue — absolument tout sur ce prestigioux édifice, jiasqn’ la deseriprion des « gadgets technologiques » comeenant Ie chauffage, Meclairage, Je t¢léphone, les ascenseucs. Le per- sonnel n'a pas éé oublié, puisqu’on wouve meme dans ce Yolume un article abordent spéciatement les éehelles de waite- iment 3 la fin dtr stcle dernier + noms apprenons que plus de L000 personnes des deux sexes travaillaient en permanence, i ya cen: any, 4 !"Hbtel de ville de Paris. U s'agissair sans doute dane capéce patticuliére d'éiees bumaius. A aucun moment, dans un livge ronsaeeé A un éablissement fréquensé aussi pac tun saste public, parfois soumis 2 de longues attentes, les auteuts n'ont évoqad ley inscallacions saniveises dont il devait éure pourva. Ou bien le probléme de Vosu et des W.-C. a’aurai. vas &t€ traité dans son ensemble put les atchitectes de !'un des dlifices les plus imporcants de la capitale francaise ? Nous nous refascns 3 le ceviec. Hacore qu'avtc le: mépris des nécessirés physiologiques varee- rénisant lt bourgenisie Gut six siecle certe négligence ne scit pas 1. bie da Codeine dla vacomeracto de PtH ae Vln, 1982 18 Pin Biblicrkagye slmenbuimtve, 30 p impossible. On co» civerait d’auctes exemples & Patis, Ainsi, & VOpéra de Chades Garnier : le meture avait etvrisagé la ques- tioa des Iieus avec le plus complete indiffétence, N'éetivait-l pas, chaos Pétomnante monogtaphis qui] 2 fui-méme sedigee sur son ceuvic, Jes lignes suivanres : « Ja question des cuveues cr des pors’ eu, cour en faisam partic de U'archivectuce, n'est pas faite pour sévolurionner cet att®, » Tn conséguence, #3 TGpéia. quelques « retrats » sont désighés sur les plans mats leur quim: s‘avereit difficile - ni peut-éere & la Maitie... Oo devaic « prendre ses précautions » avan... ow « s¢ secsnir » pea- lant des heures. Ou encore se munir dun witensile, Cette pe terdue maitrise du comps, wpique chr xxx sécle bourgeois, avait gagné jusqu’a ta Russie des tsars, comme en a témoigne Nina Gowfinkcl?, Dans !2 bonne sucitté de Saint- Petrsbourg, il éiait de la dernitre impolicesse de s'édlipser va inaent d'un selon. D’oi au débur de ls Revolution qui se pro ‘posit aussi d'adftanchie le corps de prutiques abertantes, Pape position d’énarmes affiches, immédiatcment comprises dc tous, avec Ie conscil suivant = « Un instant de géne compiomet le santé pour des années. » Les Soviétiques se sont peur-éire débareassés des préjngé lor haat Pexescive des « basses fonccinns + «Ta lecture de ouage cité pls haut pemner d’en doucer pour les Frargais. Par zilleass, on dhoscherait vainemcnt, dens le vaste érenrail des thizes uni versivuires se eapportant 4 l'histoire des mocuts, quelques pré cisions en certe matiére, Pourtant, de prime abord, eettains tities sembicraicat alléchams, En 1925, Maurice Magendie eédigea, sur la poliiess: mondaine entic 1600 ct 1660, une somrme qui fait Loujours aucorité & A cette din, le brave homme avait dit fite les Mémoires d'Héroare, médecin du jeune Lonis XID, et il fa €pormwanté : « Cin est stupefait, éeriteil, quand on voit la OCR, L* Nonvel (ners ds Paris. 2 va, (816 LAAL. es its of dee eee bert d'allures ct de paroles que se peemettaient de nobles petsonnes en présence: du dauphin. » Bt, plus toin : « xi paslé des singuliens ecarts de langage d’Heari FY aver son fils, » Nous inelingas & pensce qu’avec ses principes de politesse petite. hourgcoise appliqués A la rompechension du xr wee, M. Magendie o' ait peu deze pas etés bien peéparé i la tiche au’ avait entreprise. ron plus que son jury de enlleyues 3 Veévaluer. Plus ps de nous, méme véserve prudenec chez ua historien ce la littératute du Grand Sitele, oi riche en individualités ban» ues et lbérées qu’ ignorent naticrellerent les manuels. Fras cis Bar, qui les a attentivemont ctudiées a bien souffert, Ini aussi + Les obscenités ne sont pas cases : il suffiea. que nous Vayors signalé... On acus patdoanera d'axoie donag quelqucs Fails de ce gense, » Dans ceuie perspective pudique, ni « cal + tie metde + ac figurent dans Vindex diessé pat cet aurene si decent qu’ll consent a admettre le ¢ tot », mais pas le « pet », alots que ce « aéphic » a suscité de nombres + dloges » chez les éettvsins de Ia période dont il waite, Ajoutons que les innombrebles éerits 3 la yloire du endian de Versailles Gucient peu pres rovalement le délicat sajer des maticics alvines reje- t€es quovidiconcment par les millicrs de personnes féquentant 1h cour jusqu’en 1780. A part yuolques dizaines de chaises pot- ccs et usage imprévu des bosqueis de Le Nome, rien on offer a ctait organise sérieusemont ct il faudrast peut-étte expliquer cette situation, Nous avons décidé de briser ce tabou, enureprise esquiss¢e il ya quinze ans — avec nce eneouragsments — par Mme le Dr Claude Maillard » son exsti, Preécieser &dicales, illnstsé avec ve. ‘humout sabi, n'a pas rencontd le succes qu'il metitait®, Cot 5. Le Goma bares on Bosc 08 we, dade Heal, 0 vray TO" ake p “2 bans, La Jeune Paaque, 19 din a 1.156 p.. aunbrevuee Mrtetions. ta avo atu ouvtage se Kiratait cependant aux toileutes publiques e 3 fal fait change le sujet & Ls wiade complere, vases de euit, chaises pereées ex commodités privées. Ce mobilier n'a pas renté Darn nique Laporte qui, dens son Hivicire de fa mende?, Sest plur tr ax€ sur les aspects psychanalytiques de la Chose. Sous langle historique, fl fut se Hlister do erevall piormier técernment enttepcis pat ‘Uhierty Gasnier pour un mémoire de PEeole des hauces Eudes en sciences sociales*, Sun anaromie du discours hygiéniste 4 propos des Iotrines paiisiennes un xne décke offte un esceptionnel inventaite de sourees ttop negligées par les chorchcuss de cecte pétiode, en méme temps que de vues trds péndirantes sur le sujet Ti tombera sous le sens que setigager dans fa vaie qui a Cee la nécre précencait des dangers extremes, Nous avons peiné sar une ligne de erére, mnenac€ de chuir dans deux abirnes. D'une par, celui da mesée technique, de l'autre, Penfer scatologi- que, avec Livresse de ses fragrances. Nous espérons avoir Schappé & ces pétils et ne privilegiane aucun des deux aspects de ta question Respiranc are: volupté, ranedt Te miasme ot tantdr ha jon quille, Alain Coxbin, premict historien de la sensibilité olfactive®, cous stinmisit dans une tache complécant la sicane. Los «licaxs et lew's accessoincs appariconeat & Vhistoite de Thygitne, et i était invéressant den faciicer enfin l'exact tepéinge spatio-tempotel, Les raisons pour fes- guelles on invemte un crrain marétiel, la fagon Gons om ath fixe ec dunt on parle de ce a quai i sere, ne sont pes invins importantes 4 dévermincr, Ce.cc analyse centers a’éeluirer, en dehors des aspects propremens érotiques, "évolation des rap- pores enurctenus pat les Hrancais avec lets ofganes sexuels ct sa significarion par rapporr aux valeuts qui sous leaden nots soci. cde dros of er eae Qu'il nous soit permis, on terminant, de regretres "absence d'une iconographic de qualieé concernant fe metériel utilisé chez. nous. Sur ce peint, les Anujio-Saxons om moneré depuis longtemps la voie en publiant Padmisables zeoueils qu’il fauc espérer voir un jour imite oie Pe Viggge ane Papa (H. Ravan, «LAW tle cant ds ly oe alr STN Bibbs ty Lesiiih ase wertgheecryttt tage Sercebery risa hey te Tet stean tt Tet eerirsetigee oat ieee 2325) agen ees ab sesratetissiattseteest SLEPT aOPETT Pete Tere y ra ® v « Gare l’eau | » Prolégoménes Si l'on en croit Varchinecte Eranyois Liger, qui se prit d'un. inter pasionné pout les problemes de I'éracuation des dgjec- lions hurnaines 3 fa fin du xr siécle?, fa quanticé ating rendue jar na komme en vingt-quarze heates toume autour de 1-250 grammes, ce qui, par an, atveint, 430 kilos. Liger ne four- nit pas de chiffre concernant la mariére fécale, nous Je eonmais- sons par ailleurs, 125 4 160 grammes pet jour. Voii done unc procuction aacurelle importante, impossible a diminuer, cro sant féguligrcment quand une population augenente ec ob! geaut, ne setait-ce que par sa puantent, 2 des mesares urgen- tes d’élimination. Mute avait choisi de pronet Vimitation de cerrains animaux, Dans le Devtéronome, le prophtie a en efifee écrit : ¢ Tu auras un lieu hors du camp et ¢/est Li que wu ites, ‘Tu auras unc béche dans ton équipement. Quatd tn iras t'2 ctoupie A I'écatt, an ercuseras et quand wu repamciras, 0 £e6oU- stiras tos excréments avec de fa terte. *» Les Tgypliens, quant 2 eux, rangcaient les feces aur noenbte de Teues idoles : il les adoraient sous In forme dus saeabéc. cet insecte fouille-merde, Sans doute avaieatils deja cécouvert les fonctions fertilisantes de H'excrément. Ex taut eas, leurs méde- ins reeonnaiswien: d’exuxosdinelses qualité thérapcuciques 2 Tatine, Selon Hérodote, un pharaon fut guéti d'une meladic a’yeux par urine dane femene qu'il éponsa ensaire. Ces vertas du pissat farent plus tard celebvees par Pline dans son Histoire naturelle « ainsi estil bon, pour Vétat général, de s'exongtet chaque matin sor les pieds. Dans les soins de la bouche, sien ne vaut un tincage avec ce divin fiquide, il appemte de Péclar 2 Pémail, Qui plus est, luring des eunugues s'avtre souyeraine pour rendre les femmes fécondes. Tes premiers hygiénistes du monde antique. dans leurs smaisons et dans Seuss vies, furenet les Romains + $'il n'est pas sli quiils aieor inventé le pou de chambre (matula ov zzatelle), fon sie que cet objet — dont on ignore la forme exacte — sppattenait au mabilict des salles & manger, Le mattre cu ses inviiés claquaient des doigts pour sc le faitc apporter pat un esclave, Ces vases étaient la phupurt du temps fabeiqués en bronze €: Cicéeon se moque des connaissewss qui ies scavaient pour savoir sls provenatenr des atcliers de Corinthe. Sains CE mene d? Alosandrie, au 1 sidcte ap. J.-C., s'éleva contre les ref. finés n’olilisant que cenx en argent, Comtrairement 3 ce qui a été souvent soutemu, Vempeteur Vespasien aa sien eu i voir avec l’établissement des latrines publiques & Rome — 3a fin dur nr sete ap. J.-C. sous Dio. clétien, on en comptuit 144 —, il se contenca de peelever un epic sut les atines que kes Soukons et les ranneurs zeuneillaient dans des sécipience disposés dans les tues 8 cor cfiec. Son fils Tites Pen blama. ainsi que I's racorté Suétone : « L empereat Ja} mic sous le nez ane pitce de monnaie provenant du pre: miet paiement ec lui demanda oi argent seotait mauvais “Non”, sépendit ‘Titus. Eb bien, dit son pére, 31 nous vient de Turines. » ‘Dans se 3* el sa 14° satires, Juvgnal vest indigné de Paci vité des spéculatents qui, pours eatichit, ne tépuxaiene devant aucurte espéce d'industrie. if fuscigeail les nicer, mat desi- save Foae > pnane les fermicts de 'urine. Le méme redoutable dénoncia- eur des turplindes de ses vonremtporains a relaté, dans sa céle- be satire contre les femmes. les cuvieux cires auxquels se livcaient Jes grandes dames tomaines devant I'autel de la Pudeur :« Giese IX que. 1a out, slles fone atréter lours lvidees, Ces Ii qu'clles inondene de jecs Ta sauue de bx dgesse + elles se chewuachent réciproquemcnt 1 se trémoussent sous les regards dc la Sane. » Moyen Age énomme et délicat Le soue! dés commodiiés prariynes o's pas 1€ ignoré du Moyen Age dont les médecins continuent le tradition antique d’examen anentif des urines. Au xr siéele, nous disposons dja d’ua uaité sur la quescion = il précise que Vutiet doie exe cx verte mince st blanc pour que les couleurs s'y distingnent mieux, Dans le Roman de Renart (xt sigcke), nous voyons ua mire aa seavail « Appostexmoi up orins! si vetrai dedans le mal. » Er voici examen « Loxs le prene et au soleil va Dorinal sas on haut leva Moult le regarde apertement Youtae et reiourne souvent. » Rien d’diontunt donc 3 ce qu'une chan, secordée on 1338 par Hambert 21, dauphio da Viennois, 4 un maiute vorrier, Poblige & tai fonrnir une redevance annuelle de 1 809 pices ont 432 ofinaux. Dans les mannscrits des xiv et xv« slécles, ‘on apercait ces récipients sous les Lies “Awcemil’s aux utines, Jes médecine le sont égalemear au déga- iconogeaphiques uts varies. Dany la Turse de Pathelin, celui- ei contrefait le malade ex dit «Ha, Maitre Jean, plus dares que pierres Fai chig deux petites crocies Koites, wondes comme pelotes Prondtai-je on atte clystére ? » A. core des vases de verre, existent des pois en tere appeles Aun riche avenir, mais aussi, pour les personnes de haute qua Jitg, les premiéses chases pereées de notte histoite, On connate calle d’Isabean de Bavitre, ganic de velouts bleu. et celle de Philippe fe Long, recouvere dune étoffe de laine uoire eppe- Iée « bruncwte », Pour sa part, le pudique Louis X1 disposait une « chuire de revit entourée de rideaux. Ses comptes révelent qu'il achelait de I'écoupe de lin, Lancétre ditect du papier hygiénique. du moins dans kes classes supétieutes, comme Ie provvent de aombteuses commandes des cois de Trance au Moyen Age Dans lex maisons de ville, Je systéme dc la fosse existe per- fois : sous Charles V, en. 1374, il est eajoine & « cous les pro- peigiaites, en la ville et faubourgs de Paris, Vavoit latrines et peivés suffisals ea leur maison +. D'aptty te commandant K. Quenedy?. habitation roucnnaise en posédait, branches sur des pubards creusés dans les amrizre-cours. Mais autics pos sibiliegs existent, atsestées par le ceume de « merderon >, « met deret » . toujours milisé i Valognes — on « merdercau s + il designe wne sorte de canal au debit és lent longeant fa cité ou caversent uae zone urbanisée*, Des fatrioes sont eonsieui- ros au-dessus, ce if sere & Pévacuation de tous les exctéments Inomains qu'on peut y jeter. Les fossés ct les conrtines des fern parts servent aussi a cet usage bon enfant. Ty plus étounan: create, ce sont les tues immondes, eae Orde, raz Busse-Fesse, Bougrerue, ruetle des Aisances, euls-de- 5. 1'Esbrucicm erecusice. ctsede of bittoie, do péapeenboe of el'secbileetere arbot sac que rhacjae ville possede 8 proximite du marché, A Troyes, cfest Ja tuc du Bois?. Au xvu sitcle, des magisttats vouluren interdite vette libre lazive, et il s’easuivit une émotion popu- faite, Une iélégasion, conduite pat un matte tissetand, alla procescer a! Hotel de Vile. « Messieuts, dic Ic porte-patole, nos péres y ent chié, j'y chions et nos enfants ¥ chicrous. » « {a Tuc du Bos, conclut un journaliste du xn déce, glosieusement maaintenue dans Ia jouissatice de ses droits, vit avec ceanspont ous les euls de ses wassaunt tevenir, a In maniére accoutuméc, Jui condce Mhomeage quits tai devaicnt, » Ta pratique courumte, cost done hien le + tour-asla-rue » ‘Nuit er jour, les geus jenent par les fenétres fes eaux asées, tes vorcles Jes plus diverses, les urines et méme les matitres feea- les, Trop heuretx poor ie passent. quand reteatit le cri anon ciateur « Gate dessous I» ou « Gare Fens [ », Les anecdotes fourmillent au sujet de grands personnages ayant regu le contena d'un pot de chambre sur la ete. Le roi Sint Louis, se promenant ttds t6t dons fes tues de Patis, ful un jour hoaoré de ce cadeatt et il lit accotder nne préeade A son auteur : ‘éeair un Geudiaat et il la metitait paisqu’il se levait dés Faube pour travaille. Al semble que les chitemex — cr les monsstéres — alent é1é twisen avance dans la recherche des emplacements les plus adé quats pour les lieux daissnces*. A Couey. Mune dos plus importantes foreresscs du Moyen Age, il exisait non seulernenc un hiciment sépaé servant de lateine, mais aussi un tetrait 3 chaque étage des touts : en encorbellement sur Ie aa du mur, il sejeatt ies matitres dans ie fossé. On voit encore anjourd hai quelques-usis de ces édicules dans les places fortes médiévales qui aubsistent, Hlles renferasent casi des fosses bien ventilées Viollet-le-Duc en fit vider plusicuts, longtemps prises pour des « oublicttes » ; elles comtenaient de Ia poudeetre et ces cestes de petits animaux, Tordee de Civeaus, dans sa parfuite comprehension dex besoitis de ses moines, n’a pas éludé fe probleme de Pévacun- tion des matigres fécalcs, si important pour ae communauté soumise la méme regfe de vie. Duns chaque abbage relevant des presctiptions de stint Bernard, les latrines fuenr roujours constnuites aa point bas des baciments, 2 Pendrvir ot wulsic Je cuisseau don le courant emportait les détritus et les exer. ments. Elles étaient situdes & Pextrémité dur dortoit opposée 2 Véglise celles de Royaumont existent coujours. I s'agissait @hunne sorte de couloir long de 32 m, lage de 2.35 m, baat de 7 om, recouve:t pur lence ot un arcs cm plein cintre ~ religs aujourd'hui par uo planchet « - et pottés par dex muts de 0,94 mm épaisseur ence Iesquels coutait fe tuisseau® Ainsi fe Moyen Age n’ignoie pas Vhygiéne (Seale la plus &€ mentaiie tout ea munifesiant, &l'égard de I'exetémear, un ton de Jiberté qui le fait participer anx espeecs comiques de V'exis: tence. Crest un des sappotts du rire dans la société médiévale et si Hueérarare en tire naturellemctis totes sottes d effets, Fle est rellemenc indépasrable en maliére de scatalogie nave qac beancenp dTecuvres de ce temps effayérent les chanstes du ane — e¢ du xx sigcle —, honrgcois envléremene acquis 4 ideal eastateur de leur clase + is se sont bien gwwdés dadaprer certains cexies en francais moderne et n'ont publié les autres que dans des versions éduleorées. Fvoquons par exemple Audigier. pacodic de chanson de geste en vers décasyllabes. Ia fallu autendre 1960 pout la voir pré sentée — ders une covue swvance ct avec: un grand luxe de pre cantions — par un professenr de luniversité de Louvain *. « Dépoviltens cette ccuwte ordusitre, éctie PCcudit médivviste, dc tous ses déwils nauséabonds, de I'sssaisonnement dexcé- ments et de ragotius infocts qui jadis ont ravi ds auciteuss dont les sens ne paraissaient pas exaccrbes par des spectacics, des, odeurs et des impressions gustauives d'une rare bestialicg. » gare Fea fo Joseph Peudhomme ne se ft pas mieux exprimé, sous Louis. Philippe... Fa fait, ceuie « €popeéc exerémenticlle » — comme fa jugeait Joseph Bédier — exc surrour enmayeuse, & pan quel- ques passages hient venus, cing lorsque Je hétos ementne sa pro- anise dens ua chmp of is s accroupissent simplement, en vis uray «Dame, dit Audigicr, ice mn'est bel Que noes fumemns bien notre pracl La fuméc m'en monte jusqu‘au cervel Bt ka flaieot m’ca vient jusqu'au muscl, » Plus tnquicranc, le fabliau de la merde raconte une cutieuse actne de menage A propos d'une ctotte qu’ ute Cpouse 2 arte chée au fondement de son mati et qu'elle kui fait goticer ea pie leant que c'est de la cire, Le délivar Rutcbeut, anteur du céle- be Miracle de Thenphife cr i'un de os premiers puttes yt ques, n'hesivera pas, dans Charlor le jus} et le beaie de lidere, 4 utiliser une dounce franchcmene scatologique : un jougleur, mécomtent de so sécompense, uae vulgaire pens, la tpporte au scigneur pleinc d'cxeréments. Peur-bire insteuit des méluits dG connus de la venstipation, Francois Villon, dans soa « Testa- men », patdonnera & tout le monde « Sinon aur trafites chiens matins Qui m’ont fait chier dutes crottes. » Poésie de 1’étron. Liobscssion des feces nous semble avoit connu -— au moins surle plan lirtéraite — une premitre apothéose au x¥e siécle Te fameux passage de Rabelais, « Comment Grandgonsier connu: Vespril. merveillews de Gargantur a Pinvention d'un lorche-cul +", a été reptis dans woures les anihologies of on insiste sur ce qui relie le curé de Meudon & Ppoque atécédenre. “Mais nombre d’anivetsitaifes onc cacare heaueoup de peine & ‘decepicr ce quills persistent & considercr comme des pratiques liiadissibies, cepidemen balayées par lu rationalisation pron pressive de la vic quotidiennc. Cest ainsi qu'on pont fie, dans tne these récente #, les lignes suivames : < Le roman [Gargan- jaa} nous parai: bien doigné de représcatet la civilisation bbrillante du rgac de Frunyois [*, En dépit de Théléanc, on imagine mal Babclas, si souvent grossiet, 4 Chambord ou a Fontainebleau. » J. honorable magister "2 vtaimemt aucune ide de la vie rGelle duns ces « chilccanx de rye », cous expérons en apporter la peewee. Rabelais s'est eallement isalé dans son Spactue : l'espelt des fbliaux se cettouve dans des farces dont ensemble na jamais été ciudi€ cx qui soot Phétitage direct des jongloass, Telle la Farce nouvelle of poxeuse di pet, qi datersit des premi@res années du evr si@cle'?, Blle met en scene Ie quetelle classicue de deux epoux. Corte fois, le mati, devant un juge, accuse 5% ferume Waveir liché un gros pet. Sa plainte nes: pas rvceve- ble, coc un couple légalemene uni constitae une seufe chai Pat ailleurs, si fa dame n’avait pas en de cal, son prétendent ne Yaurait cemainemear pas epousée. Ce que culirme ausitér Vaucusée - « Monsieur, je vous prouverai Que si tat que fir epuusee, ‘Tome Ja preanitce journée Quiavec Joi je fas couchés Mon cal fut la premi¢re pitce Par of ill me pit, somme toute. » Co n'eit la qu'uac amuseste pour le populaite. Les ratfings peuvent lite ’étzange Tsing de Beaulieu, pode d'un erotismme 12, teas LAE, Le Mayen Age ashe Gags de Sebel, Pass, Tes Talks Lege 1675.98) 9, Vane agement Stall Baki, L'cDare ve Fanny Mabe Lertres, 1973, 383 p. Wore Caatement Maktuil Pabnime, 7. , mais wilt cout de méme qui est pasler, en pleine Renaissance ! Un autre podte de ce temps, Gilles Corrozer , complérera cette envolée lyrique en écan: le ptemier i mercre en vess Vin- dispensable édicule « Rowrsit de grand cammodiré Soit aux champs ou en la cite caait auquel pe:sonne w’cntts Si ce n'en. pour purget son vehtte Retmait de grande dignité a le cul siod en majeste Rewait qu'on n’ose découstit Nile deseus du sidge oustic De peur, afin que je ne mente Que le fort parfum ne s'&eme Reucait of Yon se sent 2 aise Ilvaut bien mieux que je me aise Quempuanter de tes senteurs Le lecteur et Jes auditeurs. » Eo ce lieu de satisfaction solittire, nous sous phisons & wait ier régoliérement Montaigne qui n’a pas craint de nous confiet ss habitudes : « Les sois et les philosophes fientent, st les dames aussi... Je diras ceci de vetve ation = qu'il est besoin de la renvayer & cemtaines heutes prescrites et accrutnes e s'y foreer par contmme comme j'si fait... Dans toute les actions nauutelles, c'est celle que je soulfte plus imal voloaticts in'éuse inetrompuc. J'ai ve beaucoup de gens de guette incommodés du dériglement de leur vente ; le mien ct moi nous ne fail lons jamais au point de norce assignation, qui esi au sauc da lit, i quelque violente occupation ou maladie ne nous trouble. » «La décharge du venere » est décidément une affsite impor tante an temps de la Renaissance, puisque Luther sen occupe également, témoin anecdote suivante tisée de ses Props de iable + « Un gentilhomme, ayant été interrogé par sa femme sur la véracité de Partachement qu'il avait pour elle, il lui répondit : Je aime aucanc qu ‘tune bonne décharge de venure Tle fur courtoucée de cette sponse, mais, le lendentain, ila it monter a cheval ct al l'y retint coure la journée sans ou’ elle 9 pate Maa pitt satisfire ses besoins. Alors elle Ini dit : © seigneur, je sais ‘maintenant a quel point ta m’simes, je te conjure ce 1'en teoir [i dans l'atwehement que tu me pories. » Comme les médecins de son épogue, Luther ereit aux pro- piiétés thésapentiques de tous les excréments * « Je suis surpris, Getir-l, que Dieu ait mis dans la fiente des remédes si impor- ants et si utiles. On suit par expérience que la fiente de true auréte le sang et celle de eheval sent pour la pleurésie, La fiente de I"horame guérit les blessures ot les pusmales nites. La fiente de linc, melee & d’auties, s'emploic dans les cas de dysente- cic ; la fiente de vache, mélée avec des roses, est un fore boa de de I'épilepsie qui attaque les entancs, » Ces wérités stecearales ne son: pas ignarées des alchimistes qui ident aussi de |'excrémear dans leur recherche de Ja pierre philosophalc. Quant & lusine, toujouts considétée comme le mmieoie de lorganieme, suivant ha preseeiption hippectarique, elle devient la spécialité de charlatans qui sévicont longtemps en Occident avec les préventions les plus extravagantes + certains nvaffirnaiensils pas érre capables, a ha seule inspection de ses tarines, de déceler si une jeune personne cai viewge ! Signa. lons qu’a cette épogiae, le mot « urine » n'est guéte emplayé, on parle plucét ds eau » ou d’« éiat >! Tes pots a pisser se rencontzent parrout, on Jes voit figutce ars les invencaires de succession, mais les chemninges sont tel- lement pratiques, Brantéme taconie que Francais I aptés avoir honceé une dame de sa cour, se soulages dans un dure od un gentilhomme éualt caché derriére des fagots, Les cheises pereéos Connaissent toujours kt vogue, tous les monatques en possédent Catherine de Medicis en eur méme trois, dont ane tenduc de noir apts la mort €"Henri MT, von mari, Longue te régicide Jaeques Clément fut incroduir aupris d’Heati TIL, celuici se tenait sut sa chaise, la enbe de chambte sut ses pauls, et c'est dans cxt érat qu'il fur frappé, Nouons que le sitge 2 effer d'eau apparait 2 la fin du sr sitcle, mais c'est en Grande-Bresigre. Son inverter far un certain John Haringion (1561-1612). fils dune bitsede dHfenti YM, neveu e+ filleul de la teine Blisabcth, Traductear du Roliad furieux de VAcioste, c*étaic un pote obseur qui eur tun jour une idge pratique ; elle atendca deur siécles avant dlétre séelisée Odicux pudibonds Cermains piste froid commencent & protester conure la libencé qui rgne dans expression des hesoins natutels, Au premier rang d’entre cnx, I'ua des principaux édurcateurs de I'Occidenr, Etasme de Rorterdam, Dans son fameux De civiftere morn pucrifian ©, wa dassique jusqu’au x00 sigcle et fa principale source de Jecn-Baptiste de La Salle, poimce deja déja la morale houngeoise de La « discrétion » : « Il ext muvais pour la santé de setenit urine, honnéte de fa rendre en secret. Certains Iecommandent aux jeanes gens de retenir un yent en setrant Jes fesses, Pb bien | Il cst mal ¢’ataper une maladie en vou- Jont tre poli. Sil’cn peut sortie, il aur ie faire & P'écare, Sinon, il faut suivte le vieux peseepre t cacher le bruit par une wous. + Crest le début d'une longue suite de manucls, plus ex moins ingpités du Maitre: ls cecommandent tous aux enfants de pr eéder « secrteement et modestement » ?. Méme le pet n'est plus admis— par les moralisies, car il faadea plusteurs siteles ‘pour I'Giouifer dans la vie sociale de l'Occidene —, et ma autent a exprimé cette défense en vers « Mais de peter garde qu'il ne t’échappe Retiens cc vent et en dedans Vaitiape, Ferme le troa, joins les fesses ensemble, Br serre fort encore qu'il te semble Que Ja donleur ce dois tant rourmenter Comme uae femme approchant denfanter Caz pour un pet puant et infime Fair 3 la table, il n‘est homme ni femme Qui ne te cise que 12 es 4 outrance Lun des plas grands erchivilains de France. » ‘Un archevéque int plus loin, & bs Fin du siete, mais il a pres de deux cents ans d’avance 2 Voici en effet ce qu'il érit, sur un ton de vétitable pudenr victorienne : « IL n’est pas hennéte 2 un gentilhomme bien appris de se piéparct devant an cha- con pour aller 3 ses nécessités naturelles. Bt ayant-mis 6 Jes, il n’ese pas bien séant de se sevérie en présence a’ auinul Encore ne trouvé-je pas bon que cevenant d'icelles, il se lave les mains en présence Vane honnéce compagnie, pour ce que Ja raison pour laquelle il se lave teprésence quelque chose de maussade 4 Vimagination de ceux qui le woient. » ‘On comprend donc mieux dans quel comeexte aouvezu s'ins- crit Ia protestation de Montaigne : » Qu'a fair "action génieale aux hommes, si naturelle, si nécessaite ct si juste, pour a’et oser parler sans vergogne ct pour l’exclure des propos sétiewx ec églés ? Nous pronongens hardiment tuer, dérober, trahir ; ct cela, aous a’osetions qu’enicee les dents ? > Premiéres considérations architecturales A pattir du xvr sitele, nous commengons & disposer de plans complets de maisons et Ies ueités d'archireccure sc multiplien dls ne négligent pas ia question des « aisanecs s, claitement env sagée par des sutcurs qui ne sont fas forcement des specialise tes de la tise. Méprisant les gothiques qui s enfecmaiear dans ears logis comme dans des prisons — du moins "humaniste Henri Estienne Je prétendil® —, ils leur reprochent la mauvaise disposition des licux : « Quant & l'endmoit de la maai- son qu'il n'est pas honnéie de nommer et tometcis y est aéces- site, ik n'ont pas imité la narure quant 4 fot chorsir sa place. Cora lien qu elle a décounne si loin des yeux et du nez la plus vile cr malplaisaare pattie du corps, ils mettaiert cette panie dele maison 3 la vue d’un chacun et eomme en parde. » Cette observation d’Estienne se tettouve chez le médecia Loys Guyon : x Les latines, éecit-ll, toujouss pos¢es au plus Goninent flea de la raaison, ce qui devait éere le phis écarté, hors da nez cx des yeux, imitane la rarure, qui» posé en notre eorps les pat tics off se vident Jes immondices loin de noice nez et de nos your, » Ces deux apergus émancar d’obscrvatcurs ayant vécu dans des demeutes gothiques cr ils ne manquent pus dneért, malpré leur caractéte laconique : les lartines médiévales — elles ont rou tes Gigpary par suite d'aménagements posiésieurs — se situalent done tres souvent au centre des logis, Désormnais, on les sonhaitesait plus kelées. Dans ses Dialn gues, JeanLouis Vives, philesophee e: reformatear social, déctit, tune maison? aaisances sont au grenier, & cause de Vodeur, Dans les pidees, la famille se ser de pats. L’architecte iualien Serio, appelé a Fontainebleaa par Krancois It, montrera Gans son ouviage majew, différents types de maisons fran salses qui coafloment ce désir acuvean ddleignemeat des licux, aur dernier étage ou dans le jardin. Parfois aussi, déploruble pea ‘tique, attenants 4 la cuisine. (On efi: atiendu quelques précisions du plus geand noyaiewe de l'architecuure feanguise de li Renaissance, Philibert Delome Mais 'suteur du ebdtean d’Ance a’s pallé, dans son ccuxte Gente, que du probléme de te « vidange des cuisines, privés, cleaques, baigneties e: autres eux ianmondes » : « Principale- meat les urines et pisiats qui se doivenc écculer et vider bion Join, en quelque siviére, i faire sc peut, om bien dedans les case Peal fousée, 6 ean y const oidinairement, ou dedane les terees, qui de leur nature sont telles, que sitét quclles recoivent quelque eau, elle est incontinent englouric, bue et perdue. » Malhcureusement, pas un anot sur les fosses qui commencent & préoccaper séricacemeat les autorités : un antér du parlement de Paris du 13 septembre 1533 ofonne 4 nouveau — des dis- positions dans ce sens ayaient déja été prises au Moyen Age — I'établéssement des fosses fixes sous cheque maison, En noverm- lore 1539, les eésohutions fizées par le R2glement et oraownance pour tent Sa ville de Parts nette et bien parée sont nettemeat comminaioircs : « Enjoignons 3 tous propriéuaires des mabvens, hitcls ou demeures of il n'y a aueunes fosses de rettuit, quincontinent et seas délei ot & toute diligence ils en fassent fire. » On enregiscrera les constructions qui ea sont dépour- ‘ules €1 leuus passesseus servine comurzints de s*exécuter dans kes trois mois suivant Pinjonesion. Des paines rgoureuses sor pré- vues 3 |’égaed des contrevenanrs. Bien entendu, ces textes fe5- teront — en grande partie — lore morte. On en citerait d’autres concemant le province. Le parlement de Normandie, en 1519, presetit d'gtablir les privés 3 la pat- tie supérieure de fe maison. A Bordeaux, en 1585, ordie ext donn€ un propristaires de maisoas « d'établir fosses et retraite pour servie de laurines. Bst défondo aux habitants de la dite ville ex & tous autres de jeter en les nues d’icelle por les Ferdtres ou autres licux, otdutes, urines et aittres exux cst comompucs * », Touvefvis, Maftre Fifi — ainsi aomme-t-on Ie vidangeut et see nides ne peuvenc plus travailler sans congés, ni dans la journée ni 1'€té. Us deviennent ces chevaliers de la brune, se déplacant uniquement la nuit pour leurs besognes odorantes sut lesquelles nous reviendrons. eteet pectt roe rene eecctaeeessiisseeteaer seine Sierras etait pest pies 2 Chaises percées, thomas et bourdaloues Au temps de la libre pissette Le sor sitele, considéré — et présenté — A tort comme guindé pat ccux qui aot voulu en retenie délibérément que les aspects hétoiques et mystiques, conserve cuss, dans ses rap. ‘ports aver les fonctions d'exerétion, cette corale simplicité si sliffiile 3 reconquétir aujourd*hui, Le déveitemenc public des ofganes génitaux ne pose auaane question 2 lage d'or de la clystétomanie + cette pratique sera longtemps "un des piliers du comique francais et Moligre Iui-méme y aura recours. Bile donners lieu & une éconnante abondance de vextes. ‘endl son posttre dans une pesitioa Grotique bica conate sias pouvoie se rendre compte dur déroulemene exact de l'action préce év demment aux situations petmettant tous les quiptoquos. Les illustaccurs, cus non plus, n'ont pas manqué de s'emparct du sujet, classique depuis le Moyen Age, et qui se chante sur tous Jes tons «Maman, j'aime Robin Quand il ptend médecine TT veur que Lui tiene Je bassin ‘Maman, j'zime Robin, > rappotte que fe come de Brancas, chevalice d'honneur d' Anne d'Auttiche, isa un jour la main de la reine pour alter uriner contie Is tapissetie. Henti 1¥, en 1606, interdir de faire des ordures dans I'enclos du Louvre, sous peine d’un quait d’éca @amende. Le jour méme, Mademoiselle d' Ayre sutprenait fe dauphin en train de s'exonéter contre h rmuraille de la pidce on il se cenait » « Th | Monsieur, far dit-clle. jc vous y prends | Vous payerez an quar d'écu, » TL rougic ct ne sar que dire, reconeaissant avoir conerevents aux ordres de son pte. Cest le come de Lude, neveu de Monsieur de Schomberg, surneen- dant des Finances, quit entee chez son oncle et va droit 3 la chee minée od il s’exontxe abondamment, ce qui sustite hilatiré générale? Le pobre Berthod, se promeadnt & traxcts Paris Pour en faire la description en vers burlesques!, Sarréte soue dain dans la grande salle du Lowe « Tiens, teas, wists pas ua qui pissc Contre un piles, ba. par ma foi ‘out droit sous Pimage du Roi | » Un cémoignage de la fir du Grand Siede ¢ confirm cee liberté cutieuscment absence du monde des ‘Tragiques, ce qui apetmis de Voeculter : « Line dame de qualité, ayant 4 passer du faubourg Saint-Germain an quartict Saint-Bustache, pria un gentilhomme de ses amis de tui Jonner la anain, Comme ils étaient dans fa tue Dauphine. Penvie de pisser priv au cavalies, {s'approcha d'un sar et pissa sans songer qu’'l tenait la main Pune dame, Tout Je monde les regardait, cout le monde tiait et layer pissait tonjouss. Quand il cur faic et. ga’ Eu revena de son absence: "Excuse, dit il, Madame, si je vous ai fae ua peu attendre, c'est que ja) une fétention d’ urine qui ay incom. mode beaucoup” » Pour s’amuscr pls gailludement, on peu agit comme le comie de Guiche, gtand xi de Louis XIV : au 1. Joan Tlincass, prawns? sar Uonfimee er de pesene us ale touy KOS, 1SEL LURE. hace pects, hows or busedstnes cours d'un bal, ett 1658, il pissa tranguillomens dars fe man- chon Pune dame occupée 2 danser Les personnes du sext ne sont pas cm reste et fe mot de pudeur n'a gutre de signification au xvi sitde ; « Un jour, un garcon, est labbé ‘Vestn F'aing, mencit Madame de Cavore chez Madame de Chavigny. ''Mon pauste abbé. Ini dit-clle en passant dans unc prande sulle, courne la réte”, ot ells se mit 2 pisser dans unc cuvette. » Bussy-Rabotin tecome: que Mes- dames de Sault, de la Teémoille ct 1a marquise de la Fené, étant ailées 4 lu comédie, fitrent toutes trois pressées par un besoin qu elles savisfitent dans la loge oa elles se uouvaient, Puis, importunées par la maavaise odeue, elles pricent leurs excté: ments cx Jes jettient dans Le patteate, Ceus qpai sy trouvaienc accablerent dinjiutes les impudentes qui furent obligées de se retire. Voila wois bougresses qui n’awmient pas été offosquées de se voit chansonner, comme cela atsiva 3 kx pieuse Louise. ‘Angélique de La Fayette, demoistlic c"henneut d Anne ¢'sAu- tide, et. que Richelicu voulait jeter dans fes bras de Louis ST, Pout ayoir 11 wop fore, elle s’€.ait oublige dans fe chaznbte de In reine et Pincidenr Fir naturellement fa joie des chansonniers Petite Lafayerte Vowre cas nest pas net Vous aver fait pissetre Dedans le cabiner Ala bathe royale Fe méme, aux yeus de tous, Vous avex init 1a sale Ayant pissé sous vous, > Lovise-Angélique n’éait pas de vaille 8 supporter de pareil des indécenees : elle peit le voile au couvent de la Visitation, a Pats, rue Saint-Aateine, en 5632 Les épisodes qguc nous yeaunis de rappouter fon pasate beaue Lisefotte, la Princesse Palatine, cpouse du ftéte de Louis XIV. quia longtemps €:€ considérée comme une monstrueuse excep sion, explicable naturellement par aon texruir d”origine, N’éeait- ce pas une Allemand ? Ce qu'elle a de germanique — & cette fpoque —., c'est de 'étonner que les femmes trancaises — et la reine Marie-V/hetése pour cammencer —- parlent ouvertement de Jeuus egies devant les hommes. (ela ne se faisain pas outree Rhin, comme cela ne se fera plus du sour en France & purrir du xine sic. Mais pour cc qui est dune sorte de scatomanie qui canju- gue le verbs « chict » & tous les modes et 4 tous les temps, fa duchesse d°Orléans reste an exemple counu, cat elle a beav- coup écrit snr Je sujet. Certain lettre delle 3 sa tante, ("elec tice de Manovre, suscita longtemps la repulsion des gens de godt : edition Bruner, parue sous fe Second Empire ex pet- renduc compléte, ne la teptoduit pas‘. Madame, cn villégia- rate dans une maison de Foniaineblear, n'a pas de chaise per- ee Fille eat obligée duller dehors et ne chie pas ¥ son aise quand son cul ne porte sur rien. Suivent des considerations sur cene upétation si désagréable. Ce n'est pas avis de sa tanve qui lui épond parun long texce, véritable upologie de fa Chose oii cesutgissent tontes les croyances médicales du Moyen Age. Chioas partout, éctit la princesse, il n'y a rien de meilleur | Viveat les feancs-péteurs | Fn come époque sans complexes, o2 urine, oa défeque dene sans contrainte ct, plus encote peur-éue, on pete avec une intense satisfaction. Quelle belle authologie pourrait étre ras- semblée avec roa les textes consaeres 2. « celui qui meure fi Pins. tant qu'il commence 4 naitte » { Cette admirable definition reviem a Pabbé Corin, aradémicien us répandu deus Te 1a pha dlillers calle gui viene de parative au Meware de France (162), s08 hates pances, sore cb Pemadabce moncis, Spécialisce du jeu des €vigmes, il ea a inventé plusicwss pour le < zéphir »7. Citons ta plus charmante « Aucun oil ue me voir jamais Je suis plus fragile qu'va verse Men bruit imite le toanerre Tr je fis le bruit que je fais Pat moi Pun des sexcs ext touche D’one tite ficheuse influcace Fr Von cougit de me, naissance Comme on rongicait d'un péehé. Mesdames dont l'espeit charmant De in'expliquet osc entreprendre Gardes-vous bien de vous méjrendie Er de me faite en me nommant. » Ne résistons pas non plus 3 reproduire un passage de La Adjeme de Pes, aecibute & Saint-Heremond * wut ua per fait par hasard, Votre coeur, of fteus tant de pact, De moi pour jamais so setite, Voyex que dores en avant Vous me downez sujet de dite Que vous changez au moindre vent ! 5 ‘On pour faire plas simple, comme le tajpporte la Palatine van jour que le jeunc Louis XV smuffrait d'une colique venteusc, ‘Madame lui tendit na billet done la lecture le Et bien site 2. Resa des enon deco ionbs. par Chatles Cox, colle er acabire dea Bay 1613, hace dane Pes apm seeweiy wr Pasbatornwer de guekpnet «Vous qui, das Ayer des years impéeas ils sone dangeteux Ex pour vous en défaire Pecez | Pétez, vous ne sauriez mioux faire. » Malgeé les recommundations des livres de Gilles, les Francs oéceur feronr encore longtemps la Ji, arc Vappeobarion ai Corns médical, Ccluisc n'est pas mon plus partisan qu'on s oeune fiteee ear cet effort, pouttair danner la maladic de ta paeree. dss bien, pouscuol ae pas emperier son por de commnadné 2 Véplise, at ces 01 un Bossuet on ua Bourduloue fs ererniserait dans a chaire, ce qui. Fut eéquert Une certaine cassoletce... si . la mor sce av. Grand Sitcle que les vases de auir adaprés & la énomntnt: loues » ? phologie féminine ont 4¢ dénommés « bourdal te Tarousse du xor sitde 'affitmne, mais ne le prouve pas dans definition saivuate? : « Nom donné, @ a fin du xvtr st ay sonsmencement da Ah, & 46s Yes a snp et de perires dimensions, sur Ic foad desquels éeuit peint ua Gad emouré souvent de légendes grivoses. Ces vases farent ainsi appelés per allusion sas dure atx confidences de coure sone (ue secevait forcement (e fameux prticucu ésute Lewis Bour- daloue, en sa qualité de confewseur des dames de la cous. » Ce Fameus ocil, entousé de la phrase « Je t¢ vis », a’est viaiment scesté quiau svar siecle ct n'a rien a yor avec le rhle de Bour- diloue comme confesseur, Mais Pierce Larousse, insizutenr a= clétical, a suns doate confoudu I attnosphére « séricuse » d'un celai dae église, Il n’avait aucune cemple magonnigue aves cel ¢ idge de Paumosphére de liherté quis fution — dans les relations des catholiques avec leur re Amie Houclalous. , de Viton du Grand Dictnemate nies ale soe sel de Pee cue, 1867 34 chases pesos, choma ef beardeleane Bourdaloue, dans 'église profose des jéouites, tue Saint Antoine, pouvaic précher pendant prés de deux heures: il est atiesté que les bigotcs, towjomss us nombreuses @ venu écou- ter le grand sermonnsise, se munussaient, par precaution, dam petie vace. Ce pot i piser a certainemene donaé lien 2 un arisanat flo sissant, car il se confeccionna en tous matétiawx. Mazarin en pos sédait un cn verre et deux eo argent ; Louis XIV, également de ce métal er gravé aux acmes de France, Chez les bourgecis, on contents d'éain ou de cuivze, plus Kggee pour le voyage Parfois, Jes grands seigneuts doivent se contenter du maceste pot on terre, comme ce fut fe cas, un jour, pour la Pala tine - « On m’apporta ua pat de chambre en terre gue plcai sur une chaise de paille. Jétais dans le fort de Paction, yoill le pot qui se brise, Par bonlieur, je me tetins @ ure table sans quo! je scinis torabée... Feat je navais sauté prestement, Jes tessons za/auzaien: tertiblemene déchizéc, » De ce « thomas », autre terme fréquenr, peut-étie & cause de Manticane « Vide Thomas », olusicurs éerivains vont titer une tis comica presque incomprchensible de sos jours. Relivons léronnant Béroalde de Verville — chanoiae de Saint-Gatien, a Tours — dont Le Moyen de parvenrr, « monstmneux mélange erudition cx de yrossitreté, de savoir ot d’obscenice », au dire de Lazare Sainéan, contient deux savoutcuses histoizes oi le poe de chambre jane un t6le essentiel. La peemitre e'incitule « Conte du ttabe artaché au bord de I’éeuelle dune fernme pa une parce e: 2k eve supérieure dz mati par Vaueee », Un crube, écaappé du panier d'un poissonnier, se glise dans un thomas, Pendant la anit, Madame ve Ieve ct elle sxzase le crabe gui se réveille et happe la « fente mignarde >. Réveillé par les «is de sa femme, Monsieur faic apponet la cuandelle ex diz Paix, ma mic, jc lai ferai bien lacher prise, je sais le scerct, il me faur soufller eonure. » Ce qu'il fair aussités et le crabe, Jevant I'anire patte, Ie pince a la levee prés du rez, Le valet de pb DE,CAB, fe elle Scere Gr Ro, Alene A ar de chambre va chercher des dseaux, coupe lev deux bras de la héce ct comer ses maitres en liberté, La seconde histoire, « Come Gu moine pris comme une soutis >, nette cc qu'il advin. a ce bon pére, loge cacz des amis, On place ua pot sur sa chaise et 1 cbté uae satitre au ressore bandé, Tin pleine auie, volant faire de Pew, aotre cordelier se trompe, le ressort se détend ce voila Je cas diz moine bien sesté. Whurle ec on le dégage. Scarton, le maitte du builesque, devait ét1e obscdé pat les odeuts — il a soavent parlé ce la mauvaise haleine, certaine iment tits feéquente 3. 1 épaque 4 cause du manque d’ hygiene buceale, et il a plusieurs fois utilisé le pot de chambre dans ses ecuvtes, D'abord, dans Le Romer contéqae, Au cours d'une bayarve, Ragotin sc fouste Je pied dans un por dl’érain & on devia mander tun sesrutier pour le libéter en quelques coups de lime, Norons que toutes les aaberges ne movtaient pas de vase 2 In disposition des voyageurs 7 ccux qui ne sea munissaient pas dans leurs bagages se soulegesient nararellement dans les chominées. Dans la piéce insitulée Dox fapher d'Arméinte, le héres, pos ef chemise sur un halcoa, se fait copieuscment attoser, d'une feadtce auedessus, par ua duégne qiai lui vide un vase sur ba iéte on cfiant néiamoins . « Gare l'eau | » Er Don Japhet de sépondre «Gare l'eau | Bon Dieu ! La pourtituse ! Cor accideat ne promet ciea de boa. Ab, chicane de doggne, ou servante, ot démone, Tu mas tout compisie, pisseuse abominable, Sépulcte dos vivants, habitade du disble... » Of, la vilaiae recommence «La diablesse a redoublé be dose Exéctable guenon | Si c'était de Pea de rose On pintarait la soutftir par le grand fivid qu’il fai chales pone oma ot bosdbdiass Que maudic solem l'amour et les baleons mandits Dioi Ion sant tout couvere d’urine et sans hubits Meme sctne dans L'Brourdi, la premizre des comedies de Molitre* et Pune de celles qui furcac jouées avee suects jasqu’a sa mort, Dans cette farce dont les pessonnages sone inconsistants et les énisodes simplement juxraporés, Trufaldin jewe le contenu dun pot sur éandie 4... Mais pour vous régaler Du souei qui pont elle ici vous inquidee: Elle vous fait présent de eerte cassclerte. » Réponse de Léandre qui se peéparait & enlever Clie : «Fi, ccla sear manyais e je suis tour gate Nous sornmes découverts, ticons de ce cbt8. = Remarquons que le choix des aniterges, au xyur siecle, ac semble pas avoir é€ le méme sujet de plaisanteries qui le Renaissance. 1 aprts Liger, il dépend étroitement de ha classe sociale. Le vardinal de Richclieu preferiic le chanvie et Madaroe de Maincenon le laine mésinos. Avec les bourgeois, oa descend al éoupe el, cher les panvtes, herbes et vailloux fone Paffuire Les inzelleetuels se servent de pages axachées a des livres ou de leurs docaments personnels « Ft pour pri de sa peine sux grands veats dispersés Tous ses papiets servi a la chaise: percée «, Gertt le potte Mathur) Regnier", En désespoir de cause, i tesce toajonts les doiges 4 Suce tes doigts, canaille, Bene les tocehe pas sut cote mus dit tine insexipricn dix xvi sitele Recevoir sur sa chaise Lids utile, le pot de chambre n'est guére confortable, méme installé sar une chaise. Te xvi sitcle ve voir se répandsc, dens ouies kes classes posstelanres, une belle pitce 4 'ebénisceric deja apprécige dans les maisons toysles, 1a chaise peroge. Un inven taite de Versailles, sous Louis XIV, a donné le ebiffte de 274 chaises d'affaires, 208 simples avec le bassin on dessous 5 66 & layette. le bassin érant contenu cans un tivoir fern€. Livtés par siers, ccs meubles de qualité sont recouverts de velouts botdé de erépines ; ls renferment un bassin de fierce ow d’at- ont et comporcent pacfois uin gnéridon petmetiant de Lire ct d'écrize, Certains se préscavent avec le sitgs en forme de gros livies portant inscsiption suivante : « Voyage aux Pays-Bas. » a chambre dispose de sa chaise, elle est saagée dans une pice attenante, la gatcestobe ‘On sait que Lonis XIII, deja, recevait sur ce trone. D'aprts Tellemant, son bouton, Marais, lui auraie dit un jour: « ly a deus choses a youre métic: dort je ne me powrruis accommo: der. — Eh quoi? — De menget rout seul et de chier en compagnie. » Son fils Louis XIV fit de méme et Saint-Simon nous a monué le duc LouissJoseph de Vendome, petit-fils d'Henzi IV, prenant le plus grand plaisi: 2 cette vtitable céré- monic :« Ilse levait ascz t8¢3 l'armée, se metiait wut sa chaite pereée, y faisaie set leuces et y donnait ses ondres du matin, Qui avait aéfaice 2 lui, c'est-i-dire pour les officiers généraux et les ons discingués, Cétaic le temps de tui parler, Tl avait accou- uumé armée 2 cette infinite, TA, i! déjeuna.t & fonds, et sou- vent avez deur ou trois fumilicss, rehdait d’stiane, soit en man srcaar, soit on éeomtant, on ca dannamn des o-cires : ct toujours force specratcurs debout. Il fae passer ces hoateax devails pour fe bien connalcre. Il readait beaucoup ; quand le bassin écait plein, on Ic tirait et on le passait sous le nez de zoute Ia, compagnie pour ‘aller vider, et souvent plas dune fois. Le jour de barbe, le méme bassin dans lequel il venair de st soulager servait a lui (aise la basbe, C’erait une simplicicé de mecuts, 38 ehaies pein, conor st Bonaone selon lui, digne des premicts Romains, ct qui condaraait tour le faste et le supertly des succes. » Depuis quand lev monarques francais ont-ils eu a leur ser vice des valets de clwmbre pour s'occuper spécialement de leur chaise disiftires, eutrement die des « chevalices porte-cotoo », et jusqa’ai ces derniers poussaiene.ils les devoirs de lour charge, la question vaut d'étze posée, Nous avons une certitude pout Henri TY, le journal d’Hecoare W'établic : x Monsieur de la Court dit au dauphin : Monsieur, avez-vous pas entendu que pepaa dit que vous apprissiex 2 vous laver les mains tout seul oc A vous eorcher le cul ? — Oui, — Que ne tui disiez-vous qu'il ac le torchait pis lurméme ? — Je ncusse osé, ilam'eust donné le fouet, » Cette sctne se découlait le 23 septembre 1606, le feu Lonis XII avait alors cing ans. Marie de Médicis ent éga- Jemeat un potiexchaise et ce fut un homme, Nicolas Guillois 8. Bstce que lui auss! ?. Les privés sont au grenier Selon la formule du xvr siécle, Minsvallurion des commed: 6s continue & se faite au sommet de la maison, le médecin Louis Savor I'sffimme, an débu: du regne de Louis XM" : « Le sitge ct ouverture des privés sera au gales, dautant que s'il écait plus bas, la puanteut se pouttsir plas aisémeat sépan- dre par le comps de logis » ce qui ne peut attiver st, quand ils sort situcs aux Lenr les plas hauts, le ptopte de odeut étant de gagacr toujouss le haut. lls ne laisseront pouttant Pavoit un soupitail ov venouse qui pastera oucre Ii couvereute, » Lensemble de ia question 2 rete Epoque a été porfaitemene s¢sume par Francois Blondel, dans son celtbre Cours d'archi- secbere ; « Lion pourvoit 4 la neleté et 3 la eommodic€ des mir sons particulifres par ht construction de (osses d'aisunces qui do: vent etre aise profondes, bien woinées, baties de gros murs biew 13. Midhel Cation, Marie oe Mai, Pare, opaed, 198), 638 p Md Tsvchtceone Faas as batman aroun, Wad 39 Gpais et de honne maiiére, éloignées des puits, caves, citemes et attics Hews qui peuvent se ressentir de lene puanteur. faux s'il se peut kes fuiee ceaverser par des canaux qui pottent l'eau de quelque nusseau, o du moins des égours des piuics ; sinoa {fav avoir le soin de Jes vider de temps on temps. Tews st gos doivent dere av plus haut du basiment, c'ese-a-dire antane lcignds qu'il sc peur des appartements que l'on babire. Hlles doivent outre leurs sieges avoir des ents cu sovpicaux cul aboutissent dans le coir, Lear chausse doit €rre forte ct cons: tivite solidement. On les faic A Par’ avee des pots ce terre cuite plombée, cnchissée ct bien mastiqués an dans Vare et recon vyerts de bonne magennerie depu's le haur jusqu’ca bes, Ul fat au'lly ait de ces fosses on divers endroits les plus écattés du logis ex en quartité proportionnée & In grandeur de la famille gui y habiee, + Du groniet su tole, il n’y a qu'un pes que semblent avoir ‘ranch les habieants du Midi, si on en cioil le tCanoignage de Jean-Jacques Bouchard qui alla de Paris % Rome en 1630!°, Ce FichE Nibertin — il saconte, en carsréres grecs, des scenes de masturbation collective avec ses carmarades du college de Calvy qui sont uniques dans la linérauure frangaise de I"Age elas- sique — Geri en propres teames am sujet d”Aix, de Masseille ot AAdles ; « Leusoge des fosses de perwés n'y étant point regu, il fan: aller faire sev affaires sur les woits des maisons, cc qui cmpuancit Zort les logis et méme toure Ie ville, priscipalement lonsqu'l plow. » Bouchard ae nous dit pas si les dames levaient se prdtce aussi & un tel exereice, 3 moins d’édienties installs sur le toitures “& Patis, on scnconiic déja les privé rejeees 3 Pexteéminé unc alle de béciment dans un hétel parieulier dont le 2&8 dressé pat Varchitecte Charles Daviler : cing luneetes €la- blies prés de fa remise des camosses. Selon Piests Bullet" il four prendre grand soin des wuyaux de descence, « ea il n'y a 1, Eos Cunfoinns de Jk Rauhand, aver de so oyage de Fai & Route spottiaes ovig'ta pacmaibre iow & Pace 1K whiter posley thomas 2 brardaonas den de si subtil que la vapeur qui viens des matitres et des uti- acs, elle pase pat la moiadee petite ouveztate et infecte les mai sons ». D’oa la aécessité de poteries auy joins bien mastiqaés ou de tuyanx de plomb enfermés dans de la pierte de taille, tous fs atchitecies sont d’accord |-dessus 2 ceute Epoque. Bulle — qui acheva la potte Saint-Denis et deva le porte Saint Martia — prétend, dans un opneule!?, avoir couvé un moyen @’éliminer les mauvaises odeuts ptovenant des Heux, mas il ne sévéle pas son secret Trop peu de propriétaires parisicns sc souciewt de texpecter les Edits royame défi ancions ex toutes fes raisons de la cepi- tale ne sont pas équipées de fosses. En 1668, les commissaizes du Chatelet déciarent « qu’en la phapatt des quatticts, les pro- priétaizes des muisons se sont dispensés d'y faire dex Fesses et latrines, quoique ils aiear logé dans aucune ces dites maisons jusqu’'2 vingt et vinge-cing familles, ce qui cause en la plupact de si grandes puanteurs qu'il y a lieu dea craindre des incon- sénients facheux ». On croirait lice le exppore ¢une commis sion de salnbrité opérant cans les Twémes Heux, en 1914. Le Uualaire de Iz nouyelle charge de Heutenant de Poli Nicolas de la Reynie, par l'ordonnance du 24 septembte 1668, enjoindra & nouveau aux propriétaires Miastallation de locaux spéciaux pour tecevoir, dans les maisons mémes, routes marittes cxcrémentielles: Quelle ignorance administrative de ka bonne wadition } Un cappore de 1697 nous appread que cet tains habitancs du quattict Saint-Denis « se spat accoutnmés 4 jeter tan de jour que de nuit. dans les ntes par les fenértes de louis maispas toutes feurs caux, crdures, salerés, utincs ct mati c3 >, Il est difficile de les prendre sur le fait eat « le div désor- dhe artive ocdinairement de euit, dons ua temps atin re pet pas facilement icconnaitre l'endroit d’od vient Ja contraven- tion ». Un long combat commence. Ne scia.ticc qu'a Patis, pourane sige de tous les pouvoigs, il fandta plas de dewe 77 Olas ane tw fe de (ge aoe pe cui eu de eae 90 Sliarostle emaucaie cde? Pa sitales pour obliger les propziéeaites & ve plicr ax exigences de V'bygitac, comme nous le verrons peu 4 pov. Dans un tel contexte, on eoncoit que l'exercice da métier de vidangeur ne soit gnere lucracif ct I histoire de la eamoration des « gudouacds » est us obscure, Quel chefd"oeuvie aura il fallu réaliser pour éere introns maht-e vidangeu: ? Sars doute méconteats d’étre pea payés, les compagnors, en 1670, vet ent quiteet leurs maittes pour tcavailler libreremt, Tannée sui- yante, un arrét du perlement de Paris leur enjoiot de reveair cher leurs pattons, Mais Ia profession devia encore atiendce plus Ge vingt 2a8 uae socte de reconnaissance officielle. Dans I'at- sé du parlemect de Paris du 11 septembre 1696, Jes eraployeuts sont qualifiés de « maluss des basses cuvies, vidangeurs d’a- sanees, puts et cloagues de la ville et fauboungs de Paris ». Défense est faite 2 tots magons, manceuvtes om attites gens sans qualité ci entreprcndic leurs ouvtages, La police va les surveil- Tex de pits, pour dos tasons faciles& deviner :s'ils rouvent des cadavies ou des ossements dans les fosses, ils dowwent le décla- rer aussit6r au commissaite de quartiet. Cat oa découvre beeu- coup de choses, dans les profondeuss d'une maisoa, e¢ Seatson Te savait dé" eI ontendit des erie sans nombie D’enfamts jetés cans les privés Par maintes femmes indiscr2tes, » Mandites crottes de Paris Sculs certains quartiers du Caire ou de Caleutta peuvent mied’hai donner une idée du Patis du Grand Sigcle, ce quit pttcede Le laisse Tergcment deviner. Te poéte Clauce Le Pecir, Ditllé oa place de Greve, le 1” septembre 1662, pour avoir écrit Ze Bordel des Muses ® — il éait sans doute aussi coupable de 18 Yige sce 2D, Robe pas Ese Lnlte dar aside ome lbertingge a de, BN LY 42 bates percees, soemar of Souadaloues « bougretie » —, 1 laissé une suite de dizains, incitvlée Parse ridicule, qui tévele ke wai portrait de 'habitant de cemte gigan- resque lattine pour 500 000 petvenne « Mes souliers, mes bas, man manteau, Mon colet, mes gands, mon chap Sont passés ca meme teincur Er dans l'état of je me rois, Je me prendtais pour une otdute Si je ne me disais : c'est moi ! > Ecla boue de Pari, la voici, celle qu’en elfe-méme enfin un affroux marginal 2 os€ bs Aénoncer ¢ « Blixie d’exctéments pourtis, Maudies crottes de Paris, Bean de damnés abominbles, Matitre fécale denfer, Noites gringuenaudes" du Diable, Le Diable yous puisse écouffer ! > Daas cette capitale < de Vorduce et du pissat >, méme an Palais de Justice cr au Loavre, otf se croisent journellement des millicts de personnes, qui se génerait ? I tues atten: tion of Pon met les pieds dans les outs, les couleits et kes exca liers, Les bottes pottées ett permanence s‘imposent comme le modéle de chaussures Je plus adapré a Paris, Les retrasses des Tuileries sont. inabordables, elles echalent une odeur €pouvan- able, car chacua s'y excnéte tranquillement, 3 Vabri des ifs. Allefin du siécle seulement, un perticulier incon — 8s en ayance sur son temps — adressa 4 Louis XTV une demande de privilige pour des chaises percées 4 placer au Louvte, au Palais de Justice, dans divers endroits de Peris et jusque dans les fanbourgs® : « Elles seront faites de manitze bienséante et 4 ere de matdee qué sanache ane pile du fondemene. Co dit axjouet eagclon ip, Rapbatc pt AUG NAAN in Le Vie pret ib «ts mols maven, sges 5 Paice, ol at RN ste, 2 oO Uadine gua G ne paraitront pas ce q'elles se ent aucune sti. Pourquoi s’inguiéver de la meme et de la pisse, ne sont-elles pas des ttésots dont cettains médecins vantent toujours les qua- lités 2A la fin du xv sidcle, um médecia allemand — qui écrit en latin —, Chrstian-Ftanz Paullini, public un custage intiualé La Pharmacie de ts merde, Cesi-isdic 1 pres: que coutes les maladies, méme les plus graves, peuvent tire gué- ‘Hes au moyen de Iz merde et de Purine Ce livre aura plosieuss editions. Le Cul n’a pas encore de fois, aa xvir sitele, Ta vision uni vesstaire et petite-ourgeoise de Pépoque clasique n'est quae inystification ad wsam delphini et que Veascignement secon. dire 4 puissamment conctibué & établi, L'un des plus grands succts heéjainss de Age classique, mais ela ne se dit pas dans les menuels, fun L’Hivinire comigue de Tramcion, de Charles Sorel *!. Dans le ctoisiéme liste de son roman, Maucent raconte un séec qui ne dovait pas scandaliser ses contemporains, s'il 2 tout pour épouvanter un gent de collége du xix ou du 20 «--- Hafin, m’&ane couché sut le dos, une belle darac se vin: agenouiller prés de moi er, me Mersin un entonnaiz sur la bouche, ec tenant un vase, me dit qu’elle me youlait faire hoire d'une liqueur délicieuse. cuvrais défi le gosier phus large que celui de ce chantre qui avala uae souris en buvent, loss gus, sean un peu televée, clle pissa plas d'une pinre urine mesure de Saint-Desvs, qu'elle me fit eagorger. » Bn 1650, on pourra encore écrive un podme de onze stroplies intivalé Le Triomphe die Cul ar. » Ce projet a’eut math «On m'a dit qu'il a des defuuts Qui me eauseront mille max Cac il est fazouche & merveille Ii est dur comme tan diamant, Test sans yeux ct sans orcilles HL ne parle que satcrent 28, Nombicuss tudutins en ana et eg allemand chacer perc, hoon oF boerdabaes Mais aime et veux que mes vers Par tous Jes coins de Punivers in fassent vivre fa, memaue, > Tl reste A I'CEil de Bronze une bonne cearaine d années pour S'Spanonit sans contraintes ayant le Grand Ressecrement ordonné par les bourgeois. Car le demier siéde de la morar- chie sera également celui de Tépanoulsememt de la ssxologie 3 Quand soufflent les deraiers ¢ zéphits » Oi Ia rate se désopile Que n'a-t.om pas éerie sur la « rationalité » du siécle des phi losaphes | Hetisiers légitimes de Descartes, mais passent outre les limes que ce catholique sespectucur s*éiaic lnisméme fixées, aucun domaine de a vie religieuse, intelleccudlle cc sociale séchappait désormais 2 leurs investigations de plus en plas inuticuses, Ces esprits libétés de tour obscuransisme incar naicat Ie meilleur de la nouvelle dass montante tenant ferme ‘ment en bride ces bas instincts cestructeuts auxquels Ja noblesse n’avait que trap tendance 3 s'abandonner. Sa vie dissoluc n’en offeait-elle pas de déplorables exesnples que symbolisaic le mar- guis de Sade ou I'tcusre perverse de Chodeclos de Laclos, par aillears et inexplicablement un officiet du plus haut métive ec méme un bon mati Cette pieuse image Ieique, cepreduite a Vensi dans de nom: roux ouveages et que Ics bacheliers emportent dans leurs sou: vyenits, ae nous semble pourvant pas rendre compte dune cer- taine face de cette époque + apiés lc xv site, elle marque en France le second er suns doure le demicr age cer de la seatologie Ne ciaignons done pas de desceadre au plus profond de ce: sagen. ins ne Gath eas vakiatin ancestors Toe Dante dubai caies cists: que les bourgenis ne briseront etaimient qu’an xix: ele 1 is devin. payer cete tentative insensée par Vabliyarion de s'al- onger sur tes divans da Dr Freud ot de ses successes, Nous examinerons ensuite Je novel état de la tflexion scientifique concernant le setcoral et les cxpériences tentées pour eanaliser les déjections exrrémentielles. ‘Commencons par Ic plus léger, c¢ « réphie » taet sitele précédem. Iy « évidemmenr la figon médicale d’en pat jer at Combulusier, réyent de la facalté de médecine de Patis, s°y omploiers en deux volumes’, Avec unc condusicn saine Jes stuiciens avaieut raison, chacun doit étic libre de bicher des ‘yong cn tout temps, par en aul et pat en bas. L’ouveage de Pierre Hortauh. — profesenr 4 Ecole militaire — es. beaucoup pas dtdle avec un tere, L'Am de péser®, qui cnt ses promes ses. Il contient une préticuse typolagie des pets de province cour des bourgcoises, des paysunnes, des bergéees, beaucoup moins falsifigs qu’ Panis of nn raffine sue Aout, La Crunde Racyolopédie: du XI¢ siecfe cera Huttaulr, mais avec des pin- ceties ; « Son oustage le plus ennau 2t le plus cechorché des amavis est un thuité qui faie panie de la bibliochéque scalo- logique ¢1 dont nous ne sautions citer ici le titte, » Nous reve letons encore Hiwaire ef Avemrures de Milord Pes, ASME & ¢ Messiews Jes Vidangeus de da Ville ot Généralieé de Patis, seigneuss des busses couvres dat Royaune » + ce livre est signe d'un pseudonyme féminin, Jeatrne Hesse 13 ; Le Ditcours sur fs musique 2éplirionne, opascule Caeéticux ATsmmansel Mert, doyen de Péplise U’Alonc# ; « L'Art de désopaler ba rate on bed au 1M, tigi a tet oe males esta f ea ds pers ce rr do prpigue es ach 96s, (niggianchaitny det dives achocoliquese 20:50" gut ov cela du pjuge, Ee Nesp, cher Tlzets, (raz Penance, 1 Shae ot Sarma co Mend er cxtre aicgoiqae pr Mime U2 Ta, 1 EF E-Onae po onan wont eat pe 60 L268 On ine seu Je ware narra a E * spvand soto ces damnns + brenantt chase feuallet jer set. ke D., entremaié ale quelyner bonnes chores +, at Joseph Panckouke ? : L'svt de peter, pat Mercier de Compitgne. Ce libraite fait partie de la bande des encyclopédistes et i hutxe contre Pintolérance des « culs sersé » et plagiant Hurtaalt sans Je pomret* Cependant, la tradition éresmierme de maittive du cotps se manifeste dans Faction de Jean-Baptiste de La Sulle qui 4 cant fait poar Pinsrruction du peuple. Dane tom uaité de hone teauc’, if est calégorique 3 cet gard + « Hl est crs incivil de dhisscs sonic des vents Ge som corps, soit pat haut, soit pat bas quand migine ce serair sans faire aucurs bewie, lorsqu’en est ca, compagnie. Il est honteax ct indécent de le faire dune manitxe qu'on Duisse ée enendu des auctes, » Ua libre expression des imesting venteux scste done plus que jamais & la mode, mais ify a de nombreux amarouss pou: Séhandit aussi de la macitre etle-méme et de ses cuprices. Quel éditeur_hardi oseni selancer «Ze Fotrnpedie »* ax i he Chiropéddie +? ? Pari tes choses sttieuses de fa vie, i] faut en convenir, se situe I'étemnel déhat des constipés ot des foireux, dette types ¢?hommes que les caratérobaguies one tox de négli ger et que cormains aurenes da wir siecle n'ont pas hésicé & metre dicceremett en setae. Ainsi ceive stupéfiunte patodis de Zaire, uagélie de Voltaire, intinulée Gagwite pat son amtcut, M. de Combles, un ancien constiller & la cour des monnaies de Tyon ™, Dis Ladresse aux ctitiques, on admire la franchise du prupos : « Suycz de bonae foi, Messieuts ; conveace qu’l ne fallut poinr ere un médio- «te culsinier pout voit mis kes dtrons & tant de sates, souvent avec asscz de haut gout, et en comsezvant tontes les beautés de 5. A Galipal de Cote. 1756 6 Aa PO de de Rpablegc (175, 2 Ley Ropes a Beste sa gs ebebtorme, V5, Aine 330 izay So pate tag de a garde rae. Exeanes anit: sev ieligs3 us es rea pour la presence anne it isssch dem Atiées as ethers peur la simation du chef d'ccuvte que j'ai pasodi¢ presque moc 3 mot ? ‘Aa surplus, si vous persistez dans votre ctitique, je m’en bats les fesses. » Le spectacle sera enrichi d'un ballet « executé par des videngeuss ayanc cous une beane 3 merde sur la tere on guise de capachoa, et chaque main un bassin de chaise pet- eée de fer-Slanc, cont ils se servent comme des eymbuales, et ‘mélent leurs sons 2 ceux de I'orchestte dont les instuinents vont Avent, c¢ gui produit un effec merveilleux », L'action se déroule das les privés du sérail; les acteurs pottear des costumes rachés d'une cattaine coulcut et des arcessoites empructes aux cabi- nets. On les a affublés de noms sans équivoque ; Cucumane, sultan d’Biconic ; Pupartout, prince de Foiranee ; Cequire et Foirine, eschses du Soudan, ste Pour donner unc idée du ton de cere pitee — ous igno- rons delle a été a¢ellement représenice, mais ce nes sible —, citons 'aveu de Cieumane a Caquire «Je vous aime, Caqnire, et j'attends de wos cottes Tes memes sésultacs que eens de mes culones Je Pavouctai, mon ecur ne veut tien qu’ardemment ; Crotaller ne serait que m aimer faiblemen. De ‘ous mes intestins tel est le caractete, Je veux pour vos bemux yeux chier dus come pierre Si vou venue peut s'assctvit } mes goxts, Crottant & l'unisson, que mon soct sca doue ! Mais des nceuds de I’hymen l'étreinte dangereuse Me endrait malheureux avec une foireuse. » Br Pesclave de répondre < Sill dépend en effet ce mes croties secretes. Quel motel fur jamais plus heutcux que vous Peres, Les noms de eonseipés, cr d’amants et dépoux, Ces noms nous sont commu... » M, de Combles, rappelons-le, n'éuaie pas un queleongue fol- lpeted sone fer dae » wept» Le Prince Glacéet la Princesse Btincelante on La Princesse Sen- sible et fe Prince Typhon ; elles fuseat loin d’ aeindre le suc- cade son ceuvre matiresse, plusicuts fois :cumprimée, LBs torre secréte dt Prince Crogudiron ot de la Princesse Fotratte", lei, tout de méme. on donte dans le coavenable, mialgr€ des patronymes évocarenss, Pétaut, foi de Caca, sa file, Poizette, le ministre Conscipati. A cété de quelques morceaux assez gras, on gollte des pies charmantes, comme celle-ci «A une demoiselle qui avait envoyé dans une lettre bruit motecaux de pepier blanc a son arnant, ‘Voote présent m’a tout & fait vaiacu, Is, vosez. comme il me touche, Pour huit baisers qu'en revevta ton cu, Jien rendai cont & votre bouche, » A cette liste dgja trop longue, nous pourtions encore jain- die le Cowie d'Acaiou et de Zirphile *. ou iacerviennent des sénics malfaisants dont le puisance dépend d’un po de cham- bre eaché dans wn lieu seerec de leur chateau et gardé par un, chal. Quel urtivetsitaire en mal de chése ehoisira d’étudier les parades du Boulevard ? Arlequin s'y yautre maintenanc dans ‘a farce bien brennicusc od Ie batil de merde se vend pour du smiel 8. Les auteurs du genre « poissard » — cetelement oscul- 163 dans les histoires Ge la littérature frangaise alors que leur audience fu considérable — ne dédaignetont ras fe ragodt sca- tologique, Ainsi l'un des plas célébres d'entre cux, Chailes Ricat de Grandval, cont Je pire éerivalt déja des comédies da méme gente. En 1754, i) donneta histoire de Sirmp-ow-Cul, 40i de Merdeachine cx amant d’Bironic, Ces délicatesses ravis- salen: le comte de Mantcpes, ministre de Louis XV ct de Lonis XVI: il composait lui-méme des parades trés libres, jouées ensuite dans son chateau de Pontchartrain et son hétel de la uc de Grenells. Soulignons que l'inspitation « poissade » donneta lieu 2 soutes sonies de chansons populaires que l'on pproposait dans les tues. au moins 4 Paris : elles étaient souvent luserées par des scenes de miction +t de defecation. Un Gcrivain aussi sépandu dans le meilleur monde parisien que le potie Piron éerira en 1744, au moment de Ia convales« ence de Louis XV 2 Mety, une ode intituléc £'Fsrem rosa, Ce mozceau lui aurait valu som échoc 8 l'Académie frangaise, ee que nous avons du mal 2 admecers Ganz donr€ les moeucs de ce temps. 0 voici deux strophes signifieatives «Que yoieje ! O Ciel ! C'est un eran | Que fa matiére en cst louable | Il eet gros comme un saucisson Ee pamirait bien une table Cost I'ccuvie du plus grand des 10is, L'odeur, le godt seotent le crénc Tr jamais un aaus bourgeois Nien efit aeronché sans mactone Jnstumenc de noite bonbear, Tron, délice de le France, Je te eroquersis de bon cocur, Si je Cavais en ma puissance. Mais je vois Dumoulin prévent “Ye segarder dun cxil denvie Giel 111 porte sur toi ke deat, To dépit de La Peyconic ™, » Pour conchace sué cet état desprit, n‘oublions pas le succts remporté par I’nn des ouvrates de Swift que I’on se dépécha dloublicr par la suite, be Grand Mystbre ow Art de maciditer sir la garde-robe, snduit ds 1729 par un inquiétant jéeuite, fe péte Desfoataines #1: dénoreé pons ses débaaches, il Fut enietme 4 Bicéire ct a’en sort que gtace & Voltaire oman le darnany «phi» Se penchant sur « le grand mystéve de le chiesie », notte entés roscope développe ces considerations qui n’ont aucun métice de nouveauté pour les habitnés de la biudranuce scatologique ; clles sevésens seulement une forme plas liaéraire e plus spiri- tuelle que dens ¢’autres érits, De quelque forme que matitze se cevéte, énonce Swift, elle est pour le sage ua odje: de contemplaiion, La iransformation dun padding en étxen coe métive pas moins déire étudige que la nurction du blé dont 4s farine entre dans la composition de ce giteaw Il n'y a B qu'un lieu commun de la médecine chassique De méme, concernant la nécessie d/unc belle selle : « Vous ime faites chier | Quel compliment ! Que peut-on soulasiter de meilleur 4 aos plus chers amis que de cécharger leurs intestins, ces membranes si sensibles, dua Eadcau qui peut avoir de wer- sibles conséquences ot qui nous causc unc Fiayeur porpétuelle tant que nous n’en sommes pas quitees ? » Que l'odeur ex pect ces feces soient révelatewes, tous les médectos fe savent smnais ils n’en dient pes les conssquences détirantes auxquelles aboutit Swife, D'apsts lui, les saygesfommes prédiroac déser mais le destin un enfant pat examen de ses preenities éva uations. Alots, on verra les amants se glibset en secret dans les cabinets de leurs maitresses et inserroger leurs chives pexctes Dans ce nouveau miroir de le Fortune, le pimpane chapelain venta combien de temps il doit astendre avant de devenit &8. que, Tes fevenus et fe credit d’ua homme dépendront de ses cexerémens ; uo ne demandera pas & un homunc de definir son eamettre, mis In fagor dont il chic, Ta chiewie aceéders & la dignicé dle branche de |"femomie. Observsteur social, Swift vo. ‘que égalemen: dens son ouviage le sor. calamizeux des assanes cles grandes villes lorsqu'ils sone pris d'une envie pressante nous reviendrons sur le pajet de latrines publiques présearé par Vautenr de Gadhiver, qae Desfontaines avait aussi teaduit en 1727. A cit du marquis de Sade, Swift patalt uo peu « collégien » Ce Se Se ee neem « dubs pomologiques », nombreux & Paris a la fie du Louis XVI. Le copraphagie, puisya'il faur I'appeler par son nom, domine leeuvte du marquis e: spéciatemenc faliecie, Le charmante enfant en fait elle-méme ['éloge : « En général, on Ss trompe sur les exhaluisoas du caput azorteane de aos diges- ions ; elles n'ont ricn de malsaio, rien que de urts agréable T n'est rien & qaoi l'on s'accourume asser facilement qu’a tes iter un iron ; ea mange-t-on ? C'est délicieux, C'est abso: Jumenc la saveur piquantc de olive, » Un tel langage ae pré semtait aucun caxactére seandaleux pout les lecteurs des ccuvtes ‘présentées au début de ce chapitre Dans sa familiarité avec 'ex- rément, Sade ext le demier témoin de l’Ancien Régime des mocurs Francaises ‘Thomas tonjouts fidéle Puisque les fonctions d'€yacuction restent toujours un sujet petmanent Whilacicé, il est aofma! que le mavériel en usage ne progresse guére, Le pat de chambre continue se cariére avec cependant la substitution ce la faience et de la porcelaine at métal qui finissait pat sentir. On en ouxts ent Chuine, en Sexe, en Delit et les diverses manufactures toyales fabriquent de belles séties de ces objets, trop sarement vsibles aujourd'hui = ils figu- reat pati les cadeaux les plus apprécigs. Duns l'une de ses leures, Madame Du Deffaad temercie vivement Madame de Choiseul, ferame du ministic, pour Venvoi d'une belle pitce de potcelaine & usage intime. Elle est si biew tournée que ses domestiques lui ont die qu'il fallait lutliser comme soupiere. Et voici une ancedate, rapportée par Madame Campan, sur le facétieux Louis XVI, Avant appris que a comtessc Diane de Polignae s'éiait cntichée de Benjamin Franklin, un moment la coqueluche de Pasis, le roi commands 4 I manufacture de gond sexifea io darsices «siphon» Striss un vase de nuit au food dugucl figuesic Veffigic d l'Améticain-er envoys d ladame. . a“ Ce brave « thomas » » fait natarellement l'objet de vers de auutliton et d’énigrnes ceptoduites dans le Mercure patani. Ainsi Ja suivante, de juin 1714 «Je suis aussi poll mais plus blane cue loi, Tieppeocae quelquefois de la virginixé, Je suis un peu fragile et ne suis pein tearé Ex je ne songe point a m’en faire tne gloire. » I slimpose comme !"accessoice oblige des scenes de menage Je peinue Greuce sc révcilla au momenc od sa femme youlsit Yassommer ayec l'un de ces engins, Les munieipaités en louent patlois pour leurs festivirés : 48 4 Rennes, le 10 novembre 1754, 4. occasion du bal donné tors de Vinaugurarion de la starne de Louis XV. La table de nuit, destinge 2 le recevoir, apparalt dans les années 1720, ct c'est un meuble gui devient indispen- sable dans tous les intérieurs dont les habisaars pouveat se payer mn lit, ce qui est loin d'etre le cas de tous les Francais. Quand on on a les moyens, Iz chaise percée s"impose tox jeuts, La Porapedour en avait ane de ches les célebues Migeoa, ébénistes au feabourg Saine-Antoine, qui fabriquen: aussi des biceis!”. Ta Du Bary ca aura uae i la hnnewte recouverre de maroquin. Piton, coujeurs incottigible, envoie A Madame de rencin, sucur du cardinal es femme de lertres, une belle chaise dont le bassin consient une pice de vers «A Veise et d’un veil Equieable, LA, vous jugeres sans appel Les vets de messicuts tel et tel. Garder les bons, par privilege Et pout ccux dont vons dicez fi Laissez-tes en quittant ce ee ee eee =< Voltaire, eft 1 i a son homme d'affaires, I'abbé Mous- sinot, de lui envoyer cet indispensable objet de commodiré Won cul, jalouac de la. beauié de mes meubles, demande une jolie chaise peaée avec de grands seaux de rechange. » Madame de Genis, dans ses Memoitcs"', relate que wutes les da de Ia cout, dans les années 1775, raffoleient dune chanson — Gite pat le marqais de Montesquieu — dont le theme était des chaises pertécs. justemeat celui Des « liews 4 l'anglaise > ? Les pots ot les chalses pereées obligent 3 des ene rendent pas autant de services ditects que les vias fis Aaisances | les amtorirés de police, surtor & Paris, ac cessent den rappeler Pobligasion aux propriétaires, mais il ac se passe ppas de mis oii des inspecteurs en tournée ne constasent leur lnexisrence. De Ii, cette persistance pratique du courd-le-1uc, exuchemar de la maréchaussce de la capivale® | «Il o'y a point de pattie de la police & laquelle on conrtevienne plas som qu’ celle 18; il est peu d’audiences oii le public ne porte des plaintes sur cerns matitic, at il arrive quelquefois que ces contfaventions donneat lieu 2 des violenees de la pure es per sonnes qui ont é incommodées. » Cette téflaxion d'ua pro- fessionnel date de 1738 Liineerdiction de jerer quoi que ve soit par ies fentucs @ pour cant été renouvelée sans aust depuis la fir: du av stele ; elle cat conslamment violée. Les internes des colleges ne sont pas les decniers 3 pratiquer corer espiégle courame, En 1725, les woi- sins des collages de Beauvais et de Presles portent plalnte contre ies perwsionnaiscs et les principaas de ces Grablissements sont condamnés 3 atcacher solidement les fenéttes dee dorwits don- une sue la tue Lhgoriquemenc, Fimmeuble construit au xvur site ext Sons Fie, 005 LE eisai: Bentens Contarino de mec 36 gual scapens des serie equipé en moyenne de dene cabinets, Un au ree-de-chanssée ou pres de Mescalier, le second au detnier cage habitable. Sou- vweat, la cuvette ext béante, elle a éc¢ fabriquéc ea forte ow ex poterie et on la scelle sus une pipe ef plomb. Sous Louis XV, ‘on commence a disposer de couvercles, dit « fetmoits 4 char- hrigres », autour desqucls on cloue dv auie pour une plus par: faite adherence, comme sur les chaises petedes, Tes cuvewes sont 2 ila « colonne des chausses » qui cst constituée de cylin, dacs en terte culie yernissée inténeurement. Malheuteusement, les praticions, atchitectes et eatrepreneuss — iis sot souvent les les soins désirables & ce dispositif délicat. Sebast is bien expliqué dies un chapitee de son tzsleau de Paris : « Les architectes, gens par \étroit emplacement des maivons, ont jeeé leurs cayaurs at gorgent facilemont ¢ on ne les débouche pes ; les macie Jes s'amencelleat en colonne. sapprochent du sigge = surcharge créve, la mison est inoadée, linfection se xézand, mais persomnc ne désctte : les gens sonc agucttis & ces revers empoisonaés. Que veux qui oat soin de lenr santé ne jettent jamais leurs exeréments chauds dans ces trous qu'on appelle Jhurines, ct qu’ils n’aillent point offtir Icur anus entrouver. & ces couzanis d’ait pewilentiels ; micux vaudtuit y mente le bow che, car I'ncide de l'estonaae les cantigerait, Plusieuts maladies prenneat lenr ongine sur ces sieges dangerewx, d’cd s'exhalent: des miasmes puttides qu’on fait enurer dans soa corps. Les spfants ont ho:teus de ees trous infeceés ; ils croient que <'e Bi la route de Menfer : telle était mon opinion dans soa eefance. Heureux les paysans | ls ne sc vide qu’au soleil : ils sont frais et gaillards. » Gx, Je rewei Toujours d’aprés Mercier, « les femmes, sat ce point, sone plus patientes que les hommes. Elles sxvent si bien prendre lens mesures que fa plus dévergondée ae donne jamuis le spectacle qwoilic en pleane tuc I'homme réputé chaste ». Ce langage sent son bourgeois padibond, comme d’ailleats celui de ce « chuyen » — que nous venons de citer 2 propos du Pakeis- Royal — et qui déclaraic dans son sa: « tl faun que les mous aicnt bien change ; aurtefois, un Frangais était déshonoté pout avoir publiquement monu:é son demire, + C'est bien plum le conreaire que ce Pere la Pudeut antait da éctite, mais cette affir- mation untalement fausse annonce un changemen: de anenralié ‘Ajourons cependant qu’au fur ec % mesure de l'emptise de Hla carlo pred de Frit, pur un uae raga a 1397 9. Tabloas de-Pars, oc Vl 61 Ja police parisienne sur le population, Ie fuit de licher de l'eau coatre un azbre peut oceasionner des désagréments, Car les ser- gents du guet traquent deja les homosexucls — et les meuent on fiches — en uullisan: parfois des « mouches » provocatcices Tes « gens de la manchette » — ainsi ley nomme-t-oa 8 cette Epoque — hancent les Tuileries et la demi-nne de Ik porte Saint-Antoine : l'une de leuts approches consiste 8 faice sem- lant de s'exonérer pour exhiber leurs otgancs génitaun ® Tenumen de eertaias texess améne & penser que l'afTaite des lagrines publiques a commencé de pessionne* opinion élat ree dans la deuritiae moitié du xvii sigcle M. de Sartine, licuenant général de police sous Louis XV, feta merc des « bails d'aisances » dans certains coins de ues. Dans ses Mémoires vweret: la date du 6 septembre 1769, Bachau- font, & propes d'une compagnie verant de se former pour louee des parssols destinés & présetver du soleil les atures déti- cates gui tiavorsent le Pont-Neuf, rappelie un projet beancoup plus utile doar quelqu’un fournit le pian a M. de Lavetdy, lorsqu’il éiait encore conubleur général des Finances : « C’éuait celui d'établie des brouceres 8 demeure a différents coins des sue, of ily aumait des Innettes, qui se toaveraien: prdtes i rece- voir ceux que des hesoins urgents presseraient tour 4 coup... Les entrepreneurs promettaient de rendre une somme au tésor royal, ce qui cournait I'sfTaive ea un impét digne d'écre assi= mmilé 3 celui que Vespasien avait mis sur les urines des Romain. ‘Tant d'indusirie pronye @ quel point Vargent est deveau un Desoin indispensable, ct comment on se tousmenie en tous sens pour en acqueé Cette sotte réflexion mise & part, Bachaumont appotie la preuve d'un nouvel intézét pour le sujet. De nombreuses bro~ chuces en uaitenr et nous n¢ les possédons sans doute pas cou- tes, Un groupe de « cituyens 2élés +? part du fait que le public, % Paris, dispose des commodicés les plus varies, y 530. Clnude Covnonvs, Ler Gens bfx motel ew BL Bisnnas ihe eile pov wna compegaie de cose $0, 1978 62 tov utente Dario eau ains compris de bureaux 08 on peut fouet des parapluics. Tandis que pour satisfvire uevtains besoins tés impéricux.., Les horames an'bésitcat pas 2 enirer daas des maisons « accveillantes » et les smalheores sont quasi obliges ie faire d'une plese Jeux coups. Mais les femmes ? Les woici coniraintes de renttet chez elles ct onda ce temps des fumées leur montent au corveau. Tele est Vorigine de es « vapeuts » qui ne sont connues qu”? Paris Institeons done des burscine ¢ diaehétiques » 4 Vaspect de salons, Plus pies des séalités, un auuce ieventeur®? se unmen- teraic de «calanes consttuitcs 4 imitation d'un corps de gatde », En cécompense de cette idée heureuse, il ce deman- dit que « pouvoir jouir comme les auttes de avantage qu'ils en retitcromt » Retif de la Brovomne, dans les Veilees du Marait™, aprts avoir pesté contre la malpropreté des habitants de la montagne Sainte-Genevidve, propose d’obliger les propriétaires @ gat leurs maisons, au tez-de-chaussér, de furrines pouvant sr passuris. Aiasi, « on n'empuanteiait pas les nics, of ne cor romptait pas I'air, comme on le faic. Je désireta's encore qu'on éablit une sore d’amende contre quicongue étant entré dans tune de ces Incines publiques y blesserait les sgles de te propreté ». engagement dans la saine voie hygignique s'amorcera avec une dézision de corte d’Angiviller, directeur des Batimen's e Jardins de Louis XVI: ce grand seigneur éclairé ordoana ca Act dabatire les fs des Tuileries et de construite a leur place det laurines dont "entrée colteraic deux sous Aucune ceace n't a conservés de |’exécution de ce projet. En revanehe, aucun coate pour Je Pulai-Royal. Le duc d'Orléans, soa tits avis’ prom prigraits, fait inchure couze cabinets d’aisances dans son bel ensemble immobilie:, Leur enacession rapporte gros 4 denx sos le sige et papict gratuit > Lois hommes sont occupés joune! Jement a Ie découper dans des proportions coavensbles. 1S), fojen wt br Be mond a DTTC 1 Wea Aksie Matstone Tell smear snr es rns sie Minch tera, 129 63 Mercier, bien enteadu, s'en félicie et conouere une page lye que a Vaffaice” > + Celui-ia fur us judiciews qui, voyaat 2a Palais ci-devan. Royal es restaurateurs glaciers établir leurs refec= toites et leurs cabinets patticuliets en aussi grand nombre ct aaisi pres les ns des atires qpte le sons dans une ruche: les ayons des mouches & micl, fit constaite des Licux daisnnces ppour les dincurs # dix huielivies per eéce. I pensa que tani de dindes say truffes, tnt de saummons, tant de jambors de ‘Mayence, tant ce hues de sangliers, cant de sancissons de Bolo- gpe, tant de pités, ane de vins, de liqueurs, de worbets, de gla- ces er de limonades devaicar wouver I, en demnizze cealyse, leus resetvoir commun, et qu’en fe faisunt assez spaceux et surtout assez commode pour tame de gens qui sc func de cour uae man:ize de voluot, le eabest mornin des cuisines environcan. tes deviendtai: pour lui une mine dangent. » Quand on aura precise que les premitres boutiques verdaat des préservatifs masculins se teen également au Paluishoyal, oa compreadsa powquoi de combrecx Aémencs progressistes de Ia populatioa parisicnne se sont rasseanblés en cet endzoit dis le début de la Révolution, Maiwe Fifi s’en va i Monefancon Vases de formes diverses, toads ou oblongs + chaises pereées plus ou moins tichemen: omées ex lieux simples ow a Panglaise tecueillennt et canaliscnt une matittc solide ot liquide vers les profondewss de la maison. A Paris, des ragles préeises cégivent la construction des fosics**, Elles doivent étue séulisées en mocllons de cinquante centiatures d’€palsseur Liés 8 dhaux et A sable et cecouvens de pide. Si ba cavitd avoisine un mur mitoyen, Vatticle 191 de la coutume de Paris impose léteblis- serene, entre les deux ouvrages, dunn contremur de protection dla moins iente-rers centimetres d'Gpaisseur. ysond ion for dons + epkin» Des dispositions aus sictes posent des peoblémes financiers Ade nombreux propriétaires : ils préférear enfouir dans leur ave ou Tur jardin d’énocmes furailles ces.inges aux excrement Dans cv cas, des in“ileractons dans les caves et les fosses voisi- nes se prociisent inrémédicblement, Elles se ptoduiscat aussi lousque les proprietaires néglivent les options de vidaagge Dour ‘en épargnet les as. Alors le contcau s’insinue dans la macott- netic, ea péndtres toute l'épaisscur ct Hinit pat gater le vin ct Je bois entrepesés cans les locau wisins. Oa bien lee mavie- ses suintont au pourtout de Ja dalle de fermenare et enwahis. seat la caye de fe maison, Ou cacore, elles remoaient dans les tuyaux de descente et les Conr échuer, comme I'a déctit Wor ier Et ne parions pas des puits infeerés dont Ieau continue de servic aux usages domestiques L'gpanchemen: pew avoit égalemere une origine clandestine, ce quion nomme « le pot de fleuss » + avec Ip complivivé du magon, on pettait, dans !*€paisseur du amar de ia fosse, 3 quel. gues cencimétres au-dessus du fond, un orifice eroncomique sffeceant la forme dan pot de fleuss. Il était cusuite obturé puis débouché apres fe visite dingpection dee experis. De certe facon, la fosse distillait son conten dans fe sous-sol patisien eh certains eas, des banes de sable ont eponge ces fuites eubteptices Avante d’éite virlaagée par Mafere Fifi et ses suppéts, la fosse doit reser ouverte pendant cavicon vinge-quatre hevzes, afin gue les gar délétéres qui on émanent se dissipent.. Ceree pie. mite précuution ne laisse pas d'otftir des dangeis' side la dalle soulexée, dey vapcuts sulfareuses seuvent suffoquer les ouvtiers ‘ou exploser violemmecnt si une flamme es: proche. Depuis le ivr sitcle, les « basses couvtes + Veffectueat toujours fa nuit Uordennance de police du 18 occebre 1771, signée par M, de Sartine, fixe Uhoraite de cravail de dis heures du cour an peris jour Une échille ayant éé plant see eee ee dans la fosse, un compagnon eat de 1a msison. Ta fosse une fois i galouards attaquent, 3 fh béche ei ila houe, ce gu’lls appck Ioot fe « gratin », Cotce demizre couche adhére forezment aus J fond ce surtout a Vaplomb de la chate cer anavidess. patuis, aa . Prisonnies d'une cuve infernal, les vidangeurs sont sujets 2 des accidents causés par la « omite », acces de cécite tempo- rae produit par les wepeurs d'ammoniaque, ct_par ke «plomd », affection souvent morelle dac 4 Phydtogéae sal furé, Tes loises vidéer récemment ne sont pas les moins dan Les maladies préviiées continucnt d'y sei, attcignam, ovens ip {es magoas pour quelque reparation. Hf ese dont: rove mandé d’ancudse plusieuss jours aptts le passage des gudouasds evant de descendse au fond, de se feieticnner préalablemett, rains el visage’ |'cauedesvie et, sur place, de o’allamer vi sou fre ni amedow, Pendant ce ceraps, les habivants de la mais sont pines d'acczs aus privés, Qu'imponte, ily a wnt d'autees moyeas de se débrouiller ‘A la veille de la Révolution, l'architeete tun sysitme de fosse mobile qu’ll aurait expériarcat€ Iui-méme, jauca inconvénient, depuis dix-huit ans. il s'agit, en fst, + lafowe par une cave mobile plaeée & la cave. Selon Giraud, de qu’elle es. pleinc, elle peut aisement etre retiree asportée a la voietie, farina ¢ deo gadouands i picvuit plasicucs modéles ce euves, y compris une de dimensions qui seri fixe. A sa base, on pours ajustes des Tonnes postetwes, Les vdangears no risquctont plus d’asphye ton Jes yerta revenir souvent, probleme qui n'est pas Grequé par Giraud | il semble oublios que les services de Mhitre FO et de ses aides ne son pas gratuits. Tes caves sot des licux de tenvation pour les gadouards et i eut est bien ercendu inteadit de s'y appsopriet quoi que ce soit, surtout du vin, On leur dénie également le droit de conscr- ver les objets wowvés au fond des caves, ce qui est moins jus- tiflable. éivee raison, les vidangeurs invoquent, pour Légitimer aud * propose de vemplac wins! la td Cina, Consent tonalite ou oan de mire fe em Fram incanscnns (oe Rigas, 16 66 stewed oes des dernier «epi « feuts prises, ive dun vérizable droit d’epave, Par aillenss les foses ne reafeemcat pas seulemete monies, bijoux ou pikces de monnaic, 1 arrive qu’elles liveent des ossemencs done imensions cénoncent [infanticide. eime puni de most A cette €poque. La police surveille dane cetraines opérations ce widaige — ily a des déronciations... —, mais Ie silence a toujours un por Quand Vopération esc ermine, il fant transporter les ron, eau jusqu’aux < voirics » Br 1722. on en compratt ois, 2 Paris, « pout les maui rielles ct charognes » ; elles iient sinées 3 Monifiucon, au faubousg Saint-Germain et att faubourg Saint-Matceau. Maintes ordanaances tovales interdi sent de « jeter & la Seine des liquids, immondices et déjections quelonques suscepeibles de rendce ses eax insalubtes et impro- ies aux usages comestiquies », C'est Paccusasion majeure poreée par le public contre les vidaryreurs et elle corressond 3 Ia réae lisé, de nomabrowres affeites de ce genre le prouvent. Ic 6 sepeembre 1753, le Bureau de la Ville condamne Antoine Lefebvre, maitte vidangeur, a cent lives d’amende, pour wvoir fait cuuler en Seine, au por de Gréve, des canz iés. ‘ss povenant de ls vidarge d une fosse, ruc de la Coutellerie iL avait éé sepsis en flagiant délie par un sezgeat des gardes Au début du sitcle, en avn 1721, un sorment de enauibres Scales Acscendis soudain la tac de la Harpe. Les habitants riverains se plaignicent au brigadier du guct qui surpait des gudouards en train de vider sat la cheussée la fosse du séminaire Saint-Louis, Loar parton fiat condamaé 3 cinquante livtcs d'amende et Is sentence affichée dues les c Paris Tia juin 1728, la veuve Cadet — quia suceédé a son mati a ha tite de lentreprise — laisse #journce dans la cuc Mont. marue, woure Ia quit. un haguer actelé de deus chevaux sur Jequel uly avait sept furailles teraplies. A quoi étair-elle done ceeupée la yeure Cadet, pendant ve temps ? Peur-tue a dis- cater aver ses enmpagnons, gens erés turbuleats portés sur lex boissons forres et, il est vrai, peu assuiés de leur geygne-pain Is sont cn effec aux prises avec 12 concurrence illégule des manouveiers et dos saldats qui exmicat sans droiz kes matignes ala en se bornant ensuite & les eafouir dans des crous er hire dans les jardins. Ure ordonoance a intetdic cette pruique er elle fue publiée onze fois, de 17¢5 4 1717, sans grand effcr, ertainement, . Keadlons-nous & Montlaucen*, jadis iow sinistte simaé 2 Pestrémnité du faubourg Saint-Manin, aujourd'hui rac de la Grange-auseBelles, Ses scize piers de pierre supporcant es four ches patibulaites farcar en service du régne de Saint Louis jusqwan début du vir siecle. Vers 1660, seule eubsistaiene sept ou hut piliess sans emploi, le malheuseux Clauce Le Petit Vavaie observé 4 Piliees maudits que les orfraics nt pris fi pour leur tribanal Momrfaucon aver tes claies Tu fais plas de peut que de anal. » Fh 1760, Scufflo., futur architecre de Sainte-Genevitve, c6 difia, au deli de Ia barcitre dn Combat, actucllement rue de Meaux (XTX* arrondissement), un second giber symbolique, ct i garda le nom de Momfaucon, Cet emplacement fur réservé suas corps des suppliciés inuetdits de s€pulzure oninaite. Il esi situé au pied de la butte Chauront-« doi l'on découvte tou Pazis », mais qui attendsa le second Empire avant de devenir Fun des plus beaux pares ce la capicelc. Pour "heure, le pano: rama se limite & colu; de ba « Grande Woirle » qui joaute le giber -épundre ses effluves sur Paris pendant plus d'un scm 1 les débuis de ce dépotwit — et clos d’equatsissage on posside le témaoigacge de M. ‘Thoarec qui fe chargé, ax Tourcray et Hallé, d'un eappore pour la Societe royale de me ‘ine, an an arant [a Revolution ®, La yoinse avait €1é affermée Aun sieve Bridet qui s'¢zait deja fait connaltre en province, & Rouen ced Cuen, par l'exploitation de fa pondrette ou « pou- dro véyérutive ». Contains agricultcurs louaient sans réserve le $e A, deLeninpe De sslonner fiance priate de Monifinenn, 186 9. Rags ademas le ontanenn, 17S 68 ipuond sosfevt les nies merveilleux pourvoit dl cugtais de ce produit. L'odeur de I'en- droie n'est pas désugtéable, affirme Penquéieur — les habitams di fauboutg Saini-Mrtin ne sont nullement de cet avis, is ont poué plainte au lieutenant de police —, elle se rapproche de celle de la tourbe. Le veritable danger téside dans Ja facilixé ’accés aux bussins. Comme la crofite qui les recouvre sc forme en continnité avec le sol, plusieurs pessoanes, de nuit ou par mnégarde, ont déja été coglouties dans ce marais sans pomvoit éure saurées. I fain, donc coclore au plus vite Le chemin qui m 2 MontZmucon se teaine en longucur ‘Quelle tentarion d’urilises des tonnemy percés par en desous er doat le contenu s'éeoule 2 I soucdine dans le missean | Les gadouards sont de tudes — et cases — compagnons qui ne STcrnbarrassont pas de serupules éteoits, On scza bien heurcune de recourit & cour de Versailles, en 1774, pour casevelit le cada ve de Louis XY : il répandait une telle puanteur que persorine a'osuit s'en approches, A la fin du siécle, aver Mbumanitarisme ambiant, le vidan« gout desient 2 la mode cans les milieux philosophiques. Tia tGmoigne une pitce éerite par un ennemi de Valiaire, Jean- Henti Marchand, et intinalée Ze Violengewr sensible, Elle 2 &ré compote en réaction contre le drame bourgeois qui cntendait mevete cn action des petsoanages de toutes conditions sociales « Ceux qui ont préenda, dédlure Marchand, quo powvait faire pazaitre dans ua drame les geas de la phus vile populace seront sensfaits puisque mon principal héros est un vidangens. » Ma:chand figure parmi les adversaires des philosoplaes, mais ceux-e sont presents partout, principaleraent chez. les hommes de sience, Peut dite & leur demande, Louis XVI nomme, ea 1777, une commission de chimistes chargés d’étadier la ques tion du mezhitisme, Lavoisier, Parmentier. Pikitre de Rozier en font pattic, Us suggtrear diverses innovations pour protéger des quvriess vidangests des tecribles maladies oui Ics gucttcat et décrivent de fagon saisissante les malaises survenamt au cours de leur travail, « Heureux sontils quand, dans le théitre de Vie Sane, « Le ep dks launder» in Le xe se, 0" 9.198 Jeurs travany, il n‘ouvrent pas leur tombeau ! » Te licutenane ce police Lenoie, Favant-demier hax foncrioaaaize & occuper Gets charge s0us fi menarehie, ciGer une corporation ces vidangeurs qui zetenait sur fe salaire de chacan quatre sous par journée de travail. Cela aux fins dinstinuec une eaisse de pre yoyance. Deux sous seivaient & ctablir des fondatioas dans les hapitaux, le reste devnit permettte 3 Ia fumille du gadouard malade de ne pas moutit de fair Dans l'armée, la famense « corvée de chio. sinécure, comme Ie révéle le weglemene du 30 thermidet, an It de Ja République, qui acwste des pratiques semblables a cel- les des errils alors qac la distipline était pounaat tres brusale « lest cxptessément. defends 3 tour officicr, soldat et autre de faite aucane ordure contre les muts des caseenes et pavilions, fai d'cn jeter par les fengtres, tant dans les cours qu’a Iexté- ricut, et la consigne en sera donnée aux postes des quattiers ct pavillons. » Rien nese cnense préva A V'intcrieur des batiments, puisque lartiele 2 préeise : «Il sera disposé des deux cécés de chaque ecealiet de cascmes des baquets garnis de cercles e: d’an- ses de fer, sour recevoir les utines ; ec tout olficier ou soldac qui serait pris en coatavention de Panicle préuédent, sere erred ec puni, lofticier pat les exxéts, le soldat par un jour de corée de propreté, en sus de son tour de réle, » Ces tinertes devaient sans doute étre préparces pour La aut Dis la pointe du jour, i! fallait les transporcer et les vider dans tun endroic désigaé & cer effet, « 08 il y aura écoulement », et ensuite les netloyer vt les rincer Quelque part, iJ diait prov un batiment de latrines, car on tecommande de cenis celles-c! dans Ja plus grande piopieté et de les laver a grande cx. On aumaic sremmeat compté sur les doigis d'une seale main les ‘easemnes qui, comme 4 Rochefort des 1742, avaient &é docées tune machineric entralnant les eau usées et les matibzes vers des canaux de dérivadon Duns un paysoge social aussi cohérenc quant 4 son indiffe- pas une nd sonfen Ba dannien « epbie« rence 2 toutes les formes de l'ordure, iI fallait rémoigner d’uiae sensibilité « prcromant.que » pone stindigner, comme: V'a fait un citoyen connu en 1797, de Faspeet ignoble de Paris: «Je suis indigné de fx malotoareté de Pasis = je me trouve hiuaiié de ne poareic marcher daas la métopole, of sige norte Sénar, sans trouver des deayues, des amas d!icenen- dices, des tas de décombres, ces bouteilles et des vertes casst qui seriblene jetés dans cerraias endroiis, comme des ehausse- rapes, pour blester ley hommes et les chevaus ; de woir épast des membres de bétes mores ; de fencontret des chicns erranis qui me font craindre la rage ; des chévies, des cochons jusque dans les ptomenadcs publiques : d’étre obligé de mareher sur un pavé inggul, couvert d’une howe gresse, qi me fait glister si je veux aller vite, et tomber si je m'appuie dessus trop long: ‘camps ; de wir des femmes, gui sont un modele de gout pour toute |"Burope, obligées de icouter dens la houe, et souvent for: és, pour teaverset tne sve, de passer snr ine plache mal assue rée qui leur donne une juste crainte de romber dans un fossé hourbeux ; des voitares destinges a netioyer la ville, former ellessrnémes unc malpropre:é désagréable & Podorat autane qua fk vue ; enfin, de voir ces hommes et des femmes, contte ke deen cles bonnes meews, satire publiquement 2 eu 4 ‘Aux origines de la police sanitaire La fin de Wart de chier On repre encore, au cour débuc du xne sitele, quelques cémoignages attardés de la scaomanic de nos péres. Tis disent en vers les plaicies d'autrefois, Ainsi La Chézonomie, d'un ; autevr incon ', gui s'échine @ chamer «W'art heureus, le aaa: agrund art de chier » ct acgocite le temps des exonérations cole eho lectives, comme dans la bonne ville de Troyes doat nous avons eres uate ba ee aH u < Test daillcuss, il est dans toutes les i Beg A Un eal de sar obscut, un vieux pan de usaille 8 des millinos d’étrons disposes ea bataille, Vo Is chalenr, Ia pluie, et d’aueres accidens, Aur cas nouveau-venus par’ place ouvten: leurs tangs. > Car le plas agréable, c'est dehors « Pout chier les humains ent tous les points du globe Ne vous borer donc poiat 4 votse gatde-robe. » Gelle-ci s'est d’aillcurs bien perfeetionnee et noite auteur nous revel un detail importane fet Je fa ue ca Paley Sg art *Bioy, pear disctiqua on gas shins jae Ch 8 (he Tesi «Peblcw de Bass. 12h, A Sowspoll cron tuuve 3 Fads, cher Merlin, AN Jas recherches ont des lieu 4 Pangleise gance ; od, ne Yous déplaise « Des gens Of egne PEK Bans fs porcelaine ils poscnt leur étroa. > Pour sa pam. il prefete la campagne «Pout moi gue je suis Jas de chiet dans les ville ! ediour du bonheur | O campagnes fettiles ! Quand done vons teverrai-je, et des le grand matin Biamterai-jc un étron dans nucn peeit jardin ? + ronomi¢ We A propos de fees, on trouve dans Fa curieuse manifestation de fémmiaism: qui surcit endhamé Fourier : ce sont nos cormpagnes qui font kes plas belics, en pourrait ke reanarquer sur piles dans ane gpreuve sur dew rongs Je veux toute ma vie éte en hontseur aux belles Si les miles étsons pres des Ccrons femelles Kc semblear pes des aains 3 cOté des yésmis Tanr les une soni petits, les auires gras et grands, » La constipation est évidemment une affection edourable, id Shur apprendre A mouler des ¢ Eirons de manceuwres » « Des étrons bien toumnés. ai top mous, al chop ducs Bt tele qu’oa les admnize au long de cottains muss. » out obtenis cc sésubat bénéfique, i conviene de surveiller son alimeniation, boite peu de vin él surtout s'adoancr au sport : « Dune vessic enilée ot convene de caie ‘Venez vous emparet ox faites-la bondir. » loge du ballon tond ~ en 1806 ~ ravira {es historicns ce ce sport qui igaorem peut-ttic, mais on zctuaintse 4a méme anate, dats un podme de 180 vers ulexandrips di i ua cersain ‘Angaud Desbarges®, un conseil 4 remphir d’aise Hes paycha: ee x osigines at is poi somite « Du phisit de chict, sentaat la douce ress, Suspeniter-en Pcfict en sertare chaque fesse Car oa golte hicn micax un moneau bien miché, Fr chaque sens en est, 3 som tour, alléché, » Desbarges confieme la vogne des lieux du Palais Royal quand il emarque « Vous irouves vingt cadrolis avee att préparés ‘Vous chiez pour deux sous tant que vous déarez. » La vieille gare des laudatcurs du Zéphir va se lancer dans Sy demitre baraille qui ooincidven avec la chute de I’Fanpite, Chrons La Patarede*, cove din ecilésiastique connaissant les classiques de J’Ancien Régime ct qui s enzoure de considen.- tions médicales dans une sivante preface. préhae 3 dos epan- chemencs Ipriques : «Je charte un vent sarti, non de ces peaux de louures Door Eole forma le tissu de sos oulres, Bais de vivantes peaux, de soufflets soutertains. Qui senflent dans le venire, et tonflent sons les reins. = Relisons Peferiams. pax un anousme* qui ceprend des ‘Suerages ontésieuts, suitout Jn typologie des difkérents pets Laureut teaouvelie anss d'anciennes recommandations médi- tales 2 Un pec qui, pour serie, a fait un vain effort, Dans les Manes céchisés seporrane sa fuzic, Souvent causc Ja mort D’un raortcl coustipé qui touche au sombre bord, ‘Un pet, 2 teraps laché, pourniie sauver la vie. » Avec la Crepitonomee, (an des detniers recucils seal. 3, fa Motide. gota en quate rhaois. wuwte posthume de Boe Ri Pais, “3 ta Mélanie pote en quar 2 giques?, Ini aussi abor dune enfance libre + nt ea redites, pointe la nasulgie «Je me sourlens, non sans émotion, De mon collage et des chers camatades Dont je prisas les vives pératades. » Nous pourtions citer envure Foiriona®, Mierdiona? cx quack ques autres compilations et imitations des chefi-d’auvte de Page des Luzaires d’oit surnagent quelqaes chansons longtemps populures, comme celle du Maire d’Eu, duc au célebre puro- lier Vacout — qui fut seciéwitc de Louis-Philippe et mensbre de I’ Académie Francaise : «Mes habits ne sentent pas lambre Non équipage brille peu Mais, que m’importe ? Un pot de chambrct Suffic bien & un maite dew. » Juste av milieu du side, unc bibhographie rendre compre de Vensemble, signe que la grande épocue sppartient au passé, La peincesse Foirantine, accompagnée de sa confidente ‘Merdine er peotégee pas Chicalit, son dévoué cepitaine des paides, ne ylendrone plus jamais enchanter Ies salons 08 be moindve Gvocation sexuelle provoquersit désormais de yériva- bles évanouissernents Les bas otganes ty’ont plus d'exsreace avouce, Les manuels de civilité* les ignorent. U est question des oreilles gu’il Faut 5 ta Cntaomis om a ese, pone idsrqne en ois ns it Rian, suc pigvut ser poarles erase, oni do ogmene ck Gagne ure ok Sates pa Wee Yous; trclneyoceaaen ee thu demi fetsin wage Bune, ablaemetr de ces sea “rdons ow eae! de clean. wise Almich es peared 18 2 ogo a sete Ld strlen de eee ln a Inblonbra motives oo cpolopen rakonoe de lone eee esves, cx gees de wis eb tig tfc de asa congo Ses antanas d auciges Vannes eampeae 98 “Ub Ge sinonne er erate bse fel Wa fie fo Hesse Lu a ebay edin do proion de uet pat woe stvaus ue us >, Sommpeln chee ‘pats, 89) ie mero de nts, 76 nee otigines oi te pole sewn ncttoycr, du nex que on n€ doit pas mouche avec ses doigts, de l'interd:ction de sorer et de eracher, mass oa nese dire mot — comme Jean-Bapriste de La Salle dont les Freres eles cbale: cbrétienne: vont. prendee une influence considérable — des anrres fonctions nahnrelles, toujours maintenent qualifiees de « ceshonnétes », Tour ce qui sc passe au-dessous de ba celanure est suspect, il s’agit d'une mone dingerense, ainsi que le pté cisent les imenuels de casuistique découpant toutes les parties du coms humain en rohes vénielles et momrelles, De f&, une petite baguette dont étaient. munis les religicux de certains ordres pour enfoneer la chemise daas le paral, Pacis, acelier de puiéfaction tte nouvelle actimnde ne fucilirera évidemment pas la claitc perception des ptoblemes d’hygiene publiguc ct privée, ne setait-ce qu’zu niveau du langage. Cac, pour prendre d abo Voremple de Paris, plus que jamais le cenese du pouvoir, sox aspect général est roijours celui d'un égout malsain d€erit par ce nombreux obsezvateuts adhétant au socialisme uropigue ou issus des milieux médicaux Aicsi, Pingénieur View" Considécant, le premict vulgurisa. eur de Fourier, qui écrir les lignes snivantes © : « Toutes ces fenétics, toutes ces pories, toutes ces ouvertures sont autant de bouches qui demandent 3 scspisct : et au-cessas de cout cela yous pouvea voir, quand le vene ne joue pas, une atmosphéte de plomb, lourde, yrise et bleuitre, eomposée de toutes les exhalzisons immondes de la grande sentine, Corte atmosphere: BR, Cot la wourunne que porte an fioat la grande capitale ; Ces dans certe atmesphéze que Pacis tespire ; c'est P-de éroutfe... Paris, c'ese un immense atelier de patréfuction, o& la mitre, la pest ot les maladies vavaillear de concer, oi ne pénbicenc gute lair i le soled, Bars, clo wr mauvals Hou 1 les plantes s'éilolent ec périssent, ob, sus sept petits enfants, 10, Pasripion aa pbaloann of coslasions ise cr Vercnscrntgu, L8N8 il cr meuct quatre dans Cannée, » Un aaue militant de 'Fcole socétaize, I'architecte Perreymond, I'an des premiets vision fes du Paris moderne, exer soutcair que, aur les 912 O00 habitants que compre Ja capitale — recensement de 1844 — plus de 609 000 vivent dans des taudis Juge impitoyable du monstre pasien, Balzac scjoine ces deux utopistes lorsqu’ilallieme : « $i air des muisone o8 vivent Ja plupage des bourgeuis est infect, sf armosphére des mes ache des missmes couch en dey aauitee-bouslques ob U'air se i, sachex gu’ outre cette pestilence, les 40 000 mains de cette grande ville baignenc leurs pieds en des ammondices que ‘e pouvoir a’2 pas encore voulu sérieuserment enccindre de murs ton qui pussent eampécher la plus fétide boue de filerer wers Je sol, 2y empoisonser les puits cr de contin meal i Lutéce son nom eélebre, La meitié de Paris touche dans les exbalaisons purtides des couts, des macs et. des buses cuvies. » Au oom de la science, Chevallier, Labarraque et Patent-Duchttelet, la méme anaée 1935, certificroat la meme chose dans un tapport argumenté™, Pour déciise les conditions gencmales dhygitne ucbaine & Pasis jusqu'aw milien da xoe stds, imsistons sur le fait qu’elles sont pour ains dire pas changé depuis |’ Ancien Régime. Le « coula-la-ruc » reste la loi des ménageres, malgré le rsque de saduction devant le wibunal de sisaple police. Lions le compre nda d'une de sco sucicnces, en (évrice 1844". La nommée Cadichoane, domestique choz M. de Boiturd, recticr eu Marys, 5 citée pour avoir t# surprise on imin de vider un pot. de hammbvre par la fenttre. Jolie fille & ceil noir eta fe peau bisize, sence accompagnée de son male, charmant viellasd sa peed nae fut dele Cid oe de fen 2e Maa Uo ste etic De iri b OPrRHN ctr thera owe Sag 12 rbaenactiue 1 taht ngewe pace Tastee oe x nc er du avail, 1249. " tala aya fe, 158195, 4 nr Enon 2 ie de sri wete fl Dotmntte ode tee tes cir lange sue enter fe police silage porteur de la croix de Saint-Touis et qui salue le titvanal arce irice, A Pancienne maniére, Lin noble reste de Condé-tnfantetiec ow de Royal-Crayate, sans doute. Il prend le premier la parole: ous eres hop insttuit, Monsicar ke commissaite, pout ae pes avoir reupnnu, au feu de ses regards, 2 son teint, & la pKfaitude de ses formes, que Cadichonne a’est pas née sous notte ciel Froid e: humiele. » Blle vient en effet de Natscille, et e'est une vuanie pesle gui accommode Ic lait de poule comme petsonne Le capitale phocéetine test pas cite pour sa propreté, Cad chonne a fait, Je 16 janries au matin, ec que lea setvantes 4 Marcille font chaque jour. La mignonne en convicat sans nonee, elle paiera done quirze francs d’amende, « Sois trine quille, sma fille, dit son maitre, 1 ne paicras pas cola sur tes gages. » Une voix dans la salle : « Vitux miserable ! » te 2 la Feciure —, mais il otic micux vale Od faut-il condaire ses pa mentietles ? Lin des ans ses Mémmtrer le pr fet de police Gisquet en poste de 1841 8 1836 — dénonce le lasismae de i population parisicane done vous les miles v¢ soulagent s: a promenade: la voic publ qui concur a A embellissement de Patis, tou qa! fait Vobjer ation des fideles, tout e¢ qui palpicer les caxurs généreus, en rappclant kes grandy souvenirs (oat, depuis la plus humble echoppe jusqu'auz habituce vin rmucilles do Touvre, porte Pempreiate de dale, de ces ignables profanations. + ‘Ainsi que l'observe le poste saueique Augnste Barbier, ven de Marseille (1) pour fustiger les niceuss de la nouvelle Baby lone, on ne renconcee pariowt que des hommes eyniques, dtaaeane, 1586 ol ie, eis PODER, Tose oe luda aa 1, mee de GbE sion pre eg, Jo. Yirwsinte AED «Teignaat de s‘abtiter, par un soin maladzoir, Dersitxe un arbrissea menu comme fe doigt » Gisquer, en ferctionnaite responsable, se désolait au sajer de la pollution des monuments « La mab propreté, I'étroieesse des habitations (...) sont souvent causes ue les malacics, méme les plus simples, prenneal wa carac -é qui peut compromertre la santé publique, » Lors de Vépidiémie de chotéea qui ravegea Macseille dorant tes mois Ge juillet et aod 1835, on compreza 2 189 victimes, Bordeatrx (95 000 habicanes au revensement de 1811) a fait eeialiste cepmle obs sur son earace fe ville et eur insal ce cara Ia nr ri ahead Sei LE sees ares Wn Te es ~ al f dur objet une topogsaphie médicale dont le toa he: plaite 2 cesiaines auaxisés *, Cependant, aa détonr d?une page, une petite notation qui n'a pas €€ ceveloppee + « On renconure dans kes Eaubousgs, habités par la classe peu forea~ née, des maisons basses, enfoneées, mal aérées, et dont le 50] est 3 plusicuss pieds plus has que celni de la tue. » Un tappart de fe corm le + apres le choles de 1332 — 168 morts — sca plus explicite sur 'écat hygi¢niyue Ge la ville : pavage difon eoleversent iégulier ces orcures m certains quattiets —, tues éieoites, sinucuses, privees d’ souvent de rayons solaires, of gitent les classes panvres Rouen, « ville musée + sur lnguelle on a toujouts beaucoup ins des perspectives strictersent archologiques — pouvait éue consideree, sous l'Empire, comme l'une des plas «sombses, des plus sales et des plus tiisves de France »” Gexoites, abvence d’alignemear des meivons, pas ea jardin pour 87 000 hsbitants (recensement de 1801), Le choléta de 1852 causeta a Rouen la mom de 304 personnes. Le Dr Hollis alfirme qu’en anrait va peine a citer queloues ‘personnes alsées parmi ces victimes, Bllee provienneat pi toutes du quarter de Mattannville oil s'entassent 15 000 per- sons et u'll faudra presque un demi-sitele pour aseinir, On y observe, Gerit le Dr Hells, « un terrain bas, des babitetions agglomérées, souvent aucdessous du sol ; des tues éisoites, sales ; er dans braneoup, des sources qui, s'chuppant de des. sous terre, viennent 4 scurdre entre les pavages, e sone une cause Phumidité permaacate Nantes, Vancienne cupitale des dues de Bieta, port de commerce triangulaire au xvur tun meilleur aspect, detsitre ses Fast De Guepin, un seint-simonien, Ini a consscré une importante Sgouts A ciel ouvert, pénutic d'eau, fares — jamais ans iret zexyae eet le grand monite pas elk d/aunaceurs, T 1h, Samson Fo vbiadDee Darden, 1219 ‘ae mdrne ae we spay ie de Mere fv rons atin, IRB iio ese pat 1D 908 Tie an 132138 sae oigines he fb monographie®, La ville — 75 985 babivents aur recensement de 1836 — est divisée on six arrondissements. Le premier et le quuttitme sont habités par les clases pauvtes . 27 460 personnes ¥ sont enrvissées dans des taudis insalubces. A Lille, nombreux sont les habirants de Ie ville qui vivent dans Jes caves, ubordamment décrites des la fin du xvi sie- de, puisque la peemitre mention de ces pourrissoiss dace de Pépoque tévolationnaire*, Tl en cxiste d'ailleurs deurtce dans lh méme région. A Toulouse, demitce grande ville au-dessus de 30 000 hubi tants au débur du xix siécle, les habitations, surtout celles ces 5, n# sont pas plus salubses qu’ailieurs, Dans l'une des racillcures ropogiaphies médicales de cee ébonue. un méde- cin 2 fait @ son tour la deseription classique du logement: des wees &l'aube de by société induselle : « C'est dans ces cues eroires qui sont en si grand nombce, dane cay rues trav toutes, presque sans exeeprion, tds rétiécies, qu'on rervarcque pparticul Eccmene insalubrivé des cez-de-chaussée, ol kes yons d'unc lamiere bizofaisante ne pénbirent jamais, of du moins ily ne s‘inetornisent sux meilleors aspects que pour ts peu de temps ; Thumid:té du sol, jointe ax vapeuts malsaines que procurcat Je rasseiblement d'un certain nombre d'individus dans des locaux souvent pew spacieux, des eaux sales, des ordut 6. des lieux d’aisances, ett, y forment une atmos; réc de méphitisme. » Plus loin, le Dr Saint-Andié a su expeimer en quelques lignes Vér de Patmoephére dans laquelle mijotaieat les Toulousains, esa description pouriait s'appliquer 8 nombre de villes & coree épogue : « Tis sont habitaés a vivte au milicu ¢'na ait chargé de mille vapeurs putrides fousaics par les boucheries, kes ime. Libres qui soot sassemblés au few d’éuze isolé sur plusieurs points, et fa plupar trop rappiochés de nos muss om mal expe sé; au oy rapes que Fournissent kes hopitaur, les £@ Sale Nantes a 00 sie, xatigaes mpograhigue, lust er mae, 1435, Binoaiatoven, Pte wins se teens ds tis, dof, er sae, pan Jes sendat Vet Vi tesiger a0 Yl 83 Ggouts, les euissesux d’usines, les exeréments, att miliew de lt furée continvelle d'tme quantité fnceme de bois e: de cha: bon ; au mien d'un air quelquefois imprégné des vapeuss arse: nicales, sulfuceuses, bicumcuses qui s G&vent de nombroux are- Jiets, et principalement d'une fondetie of on courmeate de tunt de manitres plusieurs métaux. > « Deg bassing béanes et sans couvercle » Anérons la cewe bide anthologie du sordide urbain pout rovenit 3 Paris. Débute ca effet pour la capitale une fonction pplote e matidce @hygiéne. La se ebatcmont, entre hommes de l'art du plus haut niveau, ouees les questions postes par les ineideaces de fa croissance Pune grande eité sus le dienae de ses habitants : le terme de « police sunita salt, dds 1812, dans le vocabulaice administratif. Corimengons per les lieus ptivés, cncore si rudimentaires, imalgré quelques rocables exceptions, 4 la chuce de Ancien Régime. I semble bien que rica a’aic changé malgt’ "imper- tation du systime anglais 3 cffer d’eau. A ce suet, nous dis poions d'un tecte malheurcusement isolé* : x Depuis quel ques années, Vindusuic 2 fait, dans la capioite, de grands progeés : dans le nombre des inventions précieuses on doit remarquer celle des garde-robes hydianliques (water-closcts) CCerte invention esc die aux Anglais ec perfectionnée par M, Lei gaatdic:, On wouve dher iui deux sones de gerde-rubes, les unes fixter qui peuvent se place: dans tons les cabinets daisances cr que les locinaires pearent facilement calerer en changeant de logement : les autres, poratives ex dans les founes les plus gates, représontant unt meuble, suivswe le prt qu'on veut y mettre. » 27, DeJ.AD. San-avrd see ores: le poor at Te systéme d’adducrion d'eau nest analhewensement pes defini ct es garde-tobes poreatives ressemblent fori aux ancien nies chaises percées : celles persisteson: jusqu’a la fin du le, Nous ignotons quel accueil a fait le publie bourgeo.s V'ie- veorion de ces W.-C. — noions l'expusition de lexoression —. sais leur consiructeur en installa au palais du Tribunat ot le concessionnaite demanda't trois sous ® ensemble de ls population, comme avant 1789, doit se cotrenter de loges infectes domaant sur 'escalier commun : tous Jes observateurs de c2ue époque — ils répéieront la méme chose jusqu’en 1914 — le décriveat comme tris souvent recouvert « dlotdutes péctifiées » ou liquides, car Ie débordement sem- ble une regte present générale. Dans ces meisons, la fosse ne se dissimule pas au fond des caves, elle esc paout. On pourrait méme soutenir qu'elle commence & Ia cuvette, en fonte, en gis, cn platte, en pierre, sur laquelle personne ae s'asseit : on ¥ monte, Or k défécation en position accrou- pic mukipli les risques de voir Pexurémentse eépandre autour de In cuvette et bicn entenda sar le siége — quand il csaste. D’o8, nous Je verrons, l'engouement de certains thé pour les liews a la turque — dispositif augue les Francais n’ont jamais cononcé ot qui fat encore aujourd'hui l'ebahissement des Gtiangers — a couse de ‘eur simplicié d’eneretien ‘On auraic aimé savoir si les utopistes, si nombreux dans la ptemiére mpitié du xnx sitde, avaient pensé & un systtme ori- ginal, paisqu’ils se sone penchés sur tous les détails de la vie on leur doit, par exernple, Vinvention du vide- otdates, systimatisé pout la premiere fois par le fouriérste Godin dans son familisrere de Guise. Gr fa leeuure de leurs ceuvvees maliresses n'apporte rien sur ce point. Considémnt, dans la description du phalanstéte imayiné pat son maitre Fourier, s‘amatde sur lalimemation en ea, le chan Tage cencral e¢ ’Edlzirage, il ne dit pas un mot des lieux dl aisances Noms apprenons seulement que coux-ci seront nettoyts ct méme " vidungés pat de « petites hordes » d’e ces chers petits sclon des idées en cours A cette époque, adorcnt se vauster dans Vordure Euienne Caer’ insiste sur la propreté, mais les quelques lignes qu'il consacre ax W.-C. sont Eaigrnasiques + « Les hieax gui sont narurellement les plus dégottanss sont ceux ob lar: a fait le plus d'efforls pour ea dloigner toute expire de désu iprément ; «t V'une des plus jolies statues décernées par lt Mique est celle qu'on apetgoit, daas coutes les maisons, aa- dessus de la porte d'un petit cabinet charmanc, pour écerniser le nom e’une femme inventeut d'un procédé pour chasset les odeus fétides. » Le sete faible avait done ua role beaucoup plus important qu'on ne L'a ctu dans la socité icarionne ‘Les latrines scolaires Tisade soi que, dae le téjrime careétal cui es. echui des Ireces ec des enlléges du 30x siecle, les latsines doivent bénélicier dun soin rout particulier de la parc des aucoriuds adminiser: tives et médicales. Qa’ elles soieac puantes, c'est cant mieux les Eves y séjourneront moins longiemps, voila Messentcl Selon Ic Dr Pavet de Courteilic?, attaché au cullege royal Saint-Louis, chaque loge duit étxe séparée de sa voisine par une loison de pldete montan: du sol 4 la champente. On prendra la précantion de couper les portes ch haut afin que du dehors on passe voir lt téle de W'éieve er le suavclles Getwe menute de heute police sexuelle ext clairement indiquée dans un texce Aéerivant les lieuy du: college royal de Lyon, 3 la fin de la monarchic de Juillet : « Sous le rapport snoral, ss ligux sont assez coavenablemene disposés pour qu’auean des désordres 3 craindre ac puisse y éise commis, On ne prend pas cepeadant, comme on la fait dans queljues établissements, de 41 Vonage ari, 1892 BD Hoibns dos eulbgen a dey watt discon, 1822. BL DeIH Boas, Lagiove oer illtes, evaprenats tire mente da ok age hgal de iyo 86 86 se ae Ue pala ae top grandes ct trop minuticuscs piéeautions, Ba effee, des prt cautions exagérées et trop visibles peuvent étonner les enfants les exeirer 4 en chercher la cause, et, quand ils "ont découverte Jeur donner connaissance des choses qu'il importe de feu" aisser jignorer, Mais on en prend assez pout que, lors mitime qu’ils auraient déji la connaissance du mel, la craunce dere suxpeis les empéchit de s'y liver. Des cabinets cui soar voisins des lieu survei és, des por qui ne boutehent pas complétement I'ea- ttée, qui laissent dans fe haut ex dans fe bas des ouvercutes par esquclles celui qui se cenfome dans ees licox peut avee taison redouter dice apergu de phis o4 mois loin, soar, 4 notte avis, piéemiions saffisantes. » Ce texte $ insert dans le ligne du combat aatimascurbatoite qui a &€ obsession dur xia: sitcle. Les latrines one été en effet Tes refuges de predilection des « muuvais sujet» «ll point hors de propos de parler ici d'une tradition des éeoliess paresseux qui passent une pattie des heures de ta classe dans les Hew daisances. “'andis qu'lls orient ainsi échapper 3 lk sur- veillance des maicecs, a0 tesvail, ex qu'il s'abandonnere3 des habitudes que la faingeotise seule conseille, que U'hygitne la morale réprouvent également, ils compromentent len sancé cela manicte la plus gave ; tarennent ils & yeux, aux doulouss de cécc, aux aualadics de poitine et des lomae. La laldeur el la mauvaise samié sont le chatimear infai!- Uble de lear déplorable conduite. » Ce eéquisitoire date de 1465. Il fallai\ pourseat ian certain courige pour sdjoumer alots dans les latrines plas de temps qu’'ll n'étaic nécessairc. Le teppoit du Di Vernois, qui a visite la presque torelité des lycées de France, soit 77, concluair que, dans 54 éiablissements, les liens d'aisances exhelaient des odeuts infoeces Les éccles primaives n’¢iazent pas mieux loties, ua document adsessé au Comité central dinstruction primeire de le ville de Pacis 'sffizme aver force, ds le eegne de Louis-Philippe Son WA, Dead Sygate des een some Pipe on 182, 87 auteur, Je De Héreau, n’bésite pas en effet a Aéclarer que les nouvelles écoles sont aussi « dégradances pour le physique quielles écaiem, naguére, abrutissantes pour le moral >. « Si presque pattoat, ajoute-cil, dans ure me ow an carefour lle maison sale, incommode et insalubre, ércils, il y a vac Vécole. » ‘Naturellemont, les cabinets d’sisances ne coesespondenr pas av norabre des faves et se cév@lent des foyers d'infection insap- porables, Une éeole ce filles, dans I'ur des quartiess les plus populaires de Paris, 4 son ontiée, s1 cour et ame ses Inerines communes avec un café. Le postage Stroit condaisane 4 une autre sost de lotrine & cour le quactict. En definiive, « nos écoles primaires gratuites ne sont encote que des refuges ouverts par Ja charite aux enfawes du pauyre ; c'est eoujouss Vauméne deguiscs, paccimonieuse, insuffisante, pemiciease mérne » Le Dr Héteau, qui voudmuit que I'glueation physique soit la hbase de éducation propremnent dite, ne semble pas préveeupe par la vie sesvelle des cnfants, alots qu'un de see collegues, le ‘De Cetise, qui s'est intéressé aux « salles d'asile 935, a va des enfants de deux tis ans, de l’vn et l'autre sexe, + entralnes 2 des actes tour @ fait auromatiques semblanr wmoncer une see sibilité speciale ». Ul pose un puincipe sur lequel on ne revien- ‘dra plus dans Ics écoles frangeises ; les maine des enfanrs doi- vent toujouss eure expostes 4 Ja lurniére du joat ou occupées par des mauxements convenahles Of Vacte enfin s’escamote Les nouveaux soucis de déccree voor sé inaniferter dans Mhis- twize tourmearée des urinoies publics : elle commence A Pats le premier Empire, et nous allons tenter d’en établir a chro nologie at les avatars successif 39 DeltBsbn, Des ead so he poe de Mabeacon blysignn ot de aa, ssi Si, Le Aiton es serene oe etnse!sMiygibue ei d'action phyioue d aince, (86 Re xs vives oe fe pole stce Ih esc cerrain que, sans doute 4 Limitation du Palais-Royal, ‘ot nous avons dé signalé I'installation ce cabinets d’aisucces dis avant la Révelution, d'aurres enureptises du méme geare sone appatues dans ln cupitale au début du 300 sifcle. Nous venoas d’évoquer fes W.-C du ‘Iribuaat avec leur matéticl moderne, fly en eut stitement d’aatres, Aucune liste a’a jamais Aé dresses de leurs crplaccments, puisu’on ne pouvait plus Svoquer claisement ce qui evait trait ay sexe ex 2 ses fonctions, Le cédacteur d’an guide, sous la Restauration, s.gnale cete nou- yelle pudeur” ; « Nous avons Voreille si delicate et uae si grande susceptibilivé dans Pesprit, qu'il fave choisit dans vingt citconlocutions tomes assez embarrassantes, celle qui désigne le plus cécemment ct le plus intelligemment possible cet adroit secret 08 il far absolument aller soi-méme. » Bazot parlesa done, & la place de Lieux d'aisances, blisement unique », et il fournit quelques adr au Palais-Royal, prés du marchand de comestibles, dertiece Je Thedire-Fiancais : * tue Vivienne, en face du ‘Irésor public # au jatcin des Tuileries, 21 bas et 2 exmrémité de a tenrasse des Feuillams , © au jardin du Luxembourg, égelémene & f exrémi rasse de la Pépinitce. Ete. Cet ave. » ne facile évidemmene pas les recherches. Daas une aovvelle éition de son guide, pante en 1819, Bazot revien- dre suc les délices des toilewes du Falais-Royal : « Des cabinets d'une propreté extséme, des glaces, une jolic femme au comp. oir, des préposé pleins de zéle, tont enchants les sens et le client donne dix, vingt fois plus qu'on ne lui demande. » Ce lieu pacedlisiaque es: tous 2 Gait excep-lonne! dans le pay- sage parisien, Ba 1822, un rapport du Conseil de salubrité de Je eapitale ® fait éiat de protestations fmanant de personnes de la ter- 15, M, Bacal Noonan sondacaur dat fran om Poi deni a Resonraticn 238. dnnaies ee Pindesie naciouale er Seongere ou Mercuxe tecluulusiyue, seve) esos mes ae ex meses. les mantiscures, be coaarer- Ladin. 0 tue eo 1802 ay demeuran: den les pasnges d’« urinoics publics ». On apprend ainsi qu'an certain Chén:é me des Puls Saint-Thomas, eft face de la me des Colognes — avant la construction de la Bourse par Brongalart —, cat le proptiétaire de lnirines éablies dapeés Ice andleations données par le Conseil et qui ont servi depais de modéles. Ces « indications » posent ces questions anzcuc!- les Lest, pour I'instant, impossible de répondre De méiae, 2a sujee des affumations du médecin et pharenae cien Couverchel qui déctic ainsi des urinoies ; « Ceus qui exis- reat en trop petit nombre eemptissent fort improprement leur destination ; formes en effe: d’espeees de bacuets poar la plu- part découveris, ils alfectent si désagtéablement la vuc et Podosar qu'il faudcait éere privé de ces deux sens pour en zppro- cher sans tépugnance®, » Nous n’avons amcane repeésentation iconographique de ces barils daisences, L'adminiscration en auraivelle fait disposer en cercains ceplaccnents de Patis ? Couverchel suggéuc ns coloane — les premitres vespasiennes affectecone en effet corte forme — entoutéc de stalles. On les édifferair sur lex boulevards, les quais, les places, pets des stations domoibus, Sion se fie 2 un article pam dons la Reve générale de 'ar- chitectere et des travene publics en 1841, les promicts esas de yespasiennes seraicnt apourus ca 1830, sur les boulevards, peu de jours avant Ics ordonaances qui déclenchtreve les joumées de Juillet. I! s'agissait de quelques enlonnes’4 doable usage — urinoits et aTichage publicitaice — levees sur le bou- Jevard des ftaliens, Lewis mavériaux — plétre et melons — ses vireat 4 la construction de barricades. Cetic information signi ficrait donc que le préfse Rambotean — suquel on secrihue invention de ces colonnes qi porterent son nom queloue temps — n’autaic été que le vulgatisateut d'un systéme mis aut point avant son installation a fn peéfecture de la Seine Dans ses Ménenizes. Gisquet, prélet de police 2 partic dir 29. De Fanaraiemens dex jes abnes de ine 25 ec ui bec pee Caswee! ge Academie dé reader ota ft Serie se phate, 182? “an Nimné da 0 cvs giner de bs pute sasiace 19 octobre 1831, c’est-a-dire intronisé dans une fonction éau- torité parsicane avant Ramboteau, s‘attribuc fe merite d’un plaa de création de 1 500 urinoits pablies installés a des expla cements précis. Ua homme s’y serait crouvé 2 couveri, un filet dicau edt coulé en permanence pour sinces, des tayaux auraient communiqné avec les Egouts ‘Nous nc possedons, pour !"instamt, aucune indication com plémeneaite sor ce misifigue projet. Nous ne sturons peuicétec non plus jumais ce que Rambuteau a écrit sut ce point. Son petic-fils, dans l'édition qu'il a procutée des Menoiter du prefer, a juge hon de les amputer de tout ce qui avait craic 2 la voitic. Or il déclare Iui-méme, dans sa préface, que son nd-pére avait Inissé des « notes tiés Gtendues » sur cette partie. Que sont-clles devenues ? Claude Philibert Barthelot, comre de Rambuteau, préfee en province sous "Empire, devint — 2 einquante-deux uns fet de la Seine en 1933 ct il le rasta jusqu’’ la chute de Louis- Philippe. Ce Bourgnignon solide, de ees ancienne famille noble, avair été regu 3 Polycechnique, mais n'y cacca pas. Dans tows ses posts, i] manifesta de rema-quables qualité d'udmi- iseratour evant de donne: cauce sa menxre } Paris. Voici le premicr écologiste du coms ptéfeccoral. Son programme, des qu'il entre en fonetion, le proave : foumnir aux Patisiens de Yeaw, de Vaie, de Vombre. Ce personrage office! n’a pas le gott du monumental, et il far on effet homme des petits détails de la vie quotidienne ‘Ainsi, Rambuteau Sut Je preinier aibninistratcur patision 2 stocuner du tégime des hépitaus et, pour cormmencet, de la nnouttirute des malades, jusque-la infecte. N’osa-t-il pas rappeler ‘que ces établisscmeats avient ecé fondés pour les pauvres male- des ct non pour hy commodité des mélecins tieolaites, passant en coup de veat pour ne rien perce des profits retires de leur clienéle persoanele ? Ne précisa-t-il pas que dans les cas d'ur- gence, au lica de précéder Ventrée, les furmalités devaiene suivie ? C'est encore Rambuteau qui x institu les conseils des 4, 1308 ou lf WW prud’ hommes dans la capitale, Amoureux des atbres, il veille soigneusement 4 leur eatretien ct 3 lout multiplication, Pout Veau, il accomplit également un magnifique effort : 146 bomes-foniaines en 1830, 1 840 on 1848. Dans la ligne de préoccupations aussi « basses », il ait eocmal que Rambutceu svafFroncét A question des latrines publiques Une commission désignée pour examine? le probleme de Uutiaoirs se runit en 1835 ; « Liadministration espéce qu'une compagnie ht! soumertra incessammeat un ptojet pour |"étas blissement de cabinets d’aisarces payants el gratuits, sans cxi- get peu.-tue d’auure séuibutioa que la propriété des matiéses c: Je revenu des cabinets payants, Dés qu'elle aura la demande cz les plans que doi- donner certe compagnie, il sia donné suite a ceue afftire. » Les choses ont ccrtainement walné. TI faut atteadre uae lettre du préfet de police Delessert aut commis sake du quariier Feydeau, en date dui 19 juillet 1839, pour conttevoir la solution = « J'ai autorise, a ttre d'essai, écrit le pre fet, la consimetion de colonnes 8 alfiches avce utineir intériear sur les boulevards Montmarre ct des Iealicns. » Les premiéres vespasiennes vont done faite lear apparition suz les boulevards, cccur de la vie patisienne, ea 1841, César Daly, Yun des auguces de architecture frangaise 2 cette Epoque, ne les apprécie pas ® : ¢ On Aleve en ce moment, sur les trortoits des quais qui longent Je sive croite de la Seite, depuis !" tote! de Ville jusqu'su jardin des Tuiletics, des colonnes 2 double canplei, cn tour semblables & celles qui exisen: défi dans toute Tétendue des boulevards duu Nozd, et dont naus déplotions I'an detnicr la forme si peu élggwme. Anjourd' hui, on viene, suc de nouveaux feais, de ceproduise ce ficheux mocBle. On re pe en féliciter 'sdminiseestion Nous avons dans Paris une série de modéles pour le gar et des bomes-fontaines qui feraicnt honte A des Lapons, Fullairil venir encore répéter le modile de la colonne d'aisances ? » Le populaitc romanciec Paul de Kock, qui déerit ces édieu- fes en 1845, ne les trouve pas non plus a son goiie : « On a "WR, Reon gana He Paebiscars ob ds ti pli, ju HD 45, lant on balidoonpe 2 sce orgie oe poo enter levé sur les boulevards, 3 des distances pen éloiginées, des espé- ces de colonnes de dix & douve pieds de haut qui se terminent Par une boule et une poince menacant le ciel ; ec genre d’at- chitecture rappelle les mingrets de I' Orient et jene vois pas en. quvi nos nouvelles colonnes peuvent avoir intentioa de nous tappeler les Tures.» Paul de Kock, autour leste mais bon bout geois, applaud cependant a ce tiomphe de la décence gue le potte Barthélemy ne manquera pas de eéiébre: «... sur nos boulevards, des tourelles de pierre Dispensent le pudeur de baisscr la paupitxe, > Viveat done les « niches pudibondes », ces « tours disertues of acte escamote » | Elles eran! certainement imitées en pro- vinice, cat il en existe encore plusieurs a Grenoble, En 1952, Rocs Vian avait remarqué ces échanguettes monoplacts avce «un piédestal doanaac de la noblesse & De cerre époque dare Gyalement une tres heureuse démar- che duc & un citoyea scricux, promoteur des embellissernents de la rue du Faubou:g-SaintMertin, sacicnne yoie romaine dont Paspect général laissit Berucoup 3 désitcr. De plus, slle Giait fréquentée par de nombreux « misécables dont l'inctoyae ble cynisme va cherchet les vitres des houtiques pour faite preuve de leur dégottaate immoralicé ». Als s'exprimait un courageus milirant de Piniciarive individuelle qui proposa de ‘poner reméde 4 ceile sitnation pac les seules ressources des ive- sains. ll eonvoqua 300 propritaures et leur soumit Pidée d’amé- anager des ott sans intextuption depuis ls porte Saing-Martin jusgqu’a a basrtze de ln Villere, Th sersiere Elite par 100 cane délabies 3 gar — aussi elegans que ceux des Champs: Physées —. eguyeés pat 40 fontaines, purifies par 20 bornes ¥es- pasieanes, Chaque possesscur d’immeuble paiersit une samme propostionnelle 4 la longueur d= su Tague, Certains bourgeois de cette pénode louis-philipparde avaient encore le sens cixi- ques ayes aide de PEtat ec de la Vile, ce fastueux programme Faentitrement séalisé Ga remit la conception des édicules au sculptear Mattia qui déchaina une verve éclectique : pilasres d'ordee composite avec 9 chapireaux et ornemems dorés, chimétes, armes de fa Ville de Pacis, tout c& bric-d-brac réuni en fotme de petite rotonde a dont !élégance un peu ontrée dissim ale du moire ce que se destinarion a de wulguice x, comme Je note si bien dans V's prt dus eemps un journalie, ca 1849. Ce mnobil’ct usbaia, juge «pear insgressat? > ea 1904, a pea L pou digpara. Ol restait encore une foncaine en 1921. Elle a &@ uransportée dans le square de l’église Saint-Tautent, aon foin de soa cmpbucement otiginel # Tia ave! 1843, Paris disposait dgja de 468 urinwise4. Les colonnes Rant urean m' écaien pas les scules représeniées dans ce chiftre, nous l'apprcnons pat un comrespurddant de le Gaxeice suenicipate qui, ca décembre 1847, vindigne unc aowrelle Fois des flses pratiques parisieanes dexonération sur la vole publi- que, Or ce digne cieoyen distingue, dés cette Epoque, trois types ¢0 fonction, D'uboed les urinoitsaffiches — ce sont les colon- nes du préfct- , ceux ea ebfe e: on Fonte, enfin ceux fourm de deux plaques en love d'Auvergne tevénues d've Grail verde Le public ne fes adopee pas aussi fucilement qu'on pouctait le civite : il nose peur-tice pac entret, puisquil se setisfit cove antout de Médicale. Quant aux eexplacements | L’adaninistra Gon n'a pas hésité & defigures des monuments, puisqu’elle en 1 implantés sous ka porte Saint-Denis ct sous Ia porte Sainte Manin. Qn ex renconure aussi sous te guicket de I’Horlog pesiage commun aus Yoiuutes et sux pigeons, Comme en cet endroit I'Gvacuation se fait diffcilement, il y a risque journa- lier d’aspersion torale. ‘Pout ia province, nous ne disposons encore que d'indicarions ‘13s frogmentaires, Daprés les Drs Monfaleon ct de Patiniére. les lacrines publiques de Lyon atveignent la « perfection ». L'a firmarion semble éronnante dant donne ce que ees deus pre tieistrs ont ews-mémes éerit sur le déptorable iat hygiénique 44, are de Tee apie dan far. Pe 45, Aghios de a Pete Pat ag Ra. sae ole mab wba waren est Soi dss do Hilexegue mea. 1536, 1489. ep ra ot 20. cvigina: 60 pote caste de vette vilie, Une seule indicarion precise dans lear Trait « L'architcere communal, M. Dardel. a inscallé des urinoirs sur kes ponts les plus fie\ypeneés, Zour nombte acs pas asscz grand, onais Je bur 2 &r€ arteing, » Lille, aucun urinoir publique avant le miticu da xs sitde. Au début du second Empire, lz muniipalité en fait eta blir quciques-ans contts kes mats de certains immecubles ct autour des monuments publics. ici comme parcout liewx d’élec- tion de fa fibre exonétation, Le thitie est Rtanau€ de dit-chnic stalles, Co-2-dice cinquance miétces carr de plaques wertica- des exposes azz soleil e: qui, faute d'eatresien, exhalene DE pou voncables odewrs. d’autant plus que Purine s'éooule directement suc cattiveau, Tes Tillois, peu habitués 2 ce gente de commodi- 16s, appelaient cee munitie de faire « pisser 2 M'mude de Pasis » Vintestin de Téviachaa, Napoléon I", cn ban ingénienr, ne pouvait laiswr de question du stockage intéricur des dcjections alvines. Par Je déccet du 10 mars 1809 — repris casvice dans Vordonnance royale du 24 septembre 1819 —, les otttiepteneuts sont nis en demeuce de willer ssigneusement 3 Méeanchéité des fosses qu'ils eublixeni. Mais le lexce n'a céglé ni fa sttucture des appareils sctvane de sidge ni cclle des enyaunx de chute gui doivent, pout- tant offfit une tésistance & toute éproure. S'ils se crouvent fis. sures, fs Cégayent de mortelles exhalaisons. De mmalriptes crea ples Je prouvemt, tapportés par des médecins. Cat, des 1805, Jo-« méphitisme » a été identilié par Chaussier, Dupuytren et Thénard. [1 se compose de sulthydrate Pammoniae et d’acide sulfhycleique, deux corps ggurews dont Vodeer est analogue 2 celle es ceufs pouirtis, C’etair lorigine des geaves incoxications causant parfois la aor. des compagnons vidangeurs : e1 1320, 46, Hien Ppevann, Ja Ve ona 3 le evel eon Brine, Ps, Baud ot Gar, 1m, 3325 95 Labartaqne proposeta ct feta adoprer te chiorure dé squde comme désinfectant des matieres fécales evant leur eulevement, Conformémene 2 Pancienne réglemenration, les enrrepre- neurs de vidunge on ensomple qua.orce & Paris en 1837 — sravaillent de nuit er ils urilisent de pins en plus une pompe qui remplace efficacement les seams, Pompe 2 piston unique Wabord, aspiranc mille lites ca vibys minutes, pais — 3 par tirde 1830 — pompe espirante ex tefoulante débitant le meme norabre de bttes, mais ett six minutes, Te transport, comme avant ia Révolurion, seffeciue aux moyen de tinenes en forme de cdaes uonqués de 41,86 om de haus, 9A cm a la base, 0,24 em &louvetture. Chague charrette ca consient tteare-deus, continuellement mises en mouvernennt pat les cahots, 1s’ensuit un yacarme auquel —- disent les eontem- potains - tr'exe comparable que celui dan train danillesic. Afouons que, durant le pareoms, les bouchons recouvrent les tinettes saument fréquemmenc et les matiétes sc tepandent sur Ja woie publigne Sur le chemin de Montfaucon, une ordonnance de police ke signale en juin 1834, les convois causeat d’effiayancs dépats 3 Ja voie publique. 1] fat se renger promptement devant ces écormes chaireties dont le passage ébranic [es raisons eivcrai- acs, dégtade ics trortoits, cause Ia tupture des conduites d'eau, quand il n’cnfonce pas avec désinvoltote quelque boutique tal plage. C'est un veritable trouble de jouissance pour les habi- ranis des maisonss qui bordent les cues aboutissant a la barcitve da Combut, Le travail des vidangours commence en effer i onze heures du soir ca éé pour sc termincr & six heutes ce matin, dure de dit heures 4 sept heures en hiver, Tes cormpagnons presque tous originaires du Limousin. ~ n’ceuevcent pas en silence, d'amant plus qu’ils on: besoin de boire pour se stimuler dacs unc tiche toujouts difficile et fertile en incidents. ‘Une fois la vidange cffcensée, if faut se remdre sans tarder & Monifaucon, Tew dantesque done on s'écunne que (Tago n'ait pas songé 2 le Agerire, Imaginons de vases éiangs : Jes mati’ res y restent plusieuts années, abandonnées aux fermentations purcides, Une partie des fiquides stengage dans des tuyaus qui 96 4 Weavers ges pie 8 Bouse, 9 8 en egies oe Ba este sensei les conduisene dans 'égout Jaretal an canal Swint-Mastin + ils viconent s¢ indlanger aux eaux de la Scie & le poiate sud de Isle de Louviers. Une ances partic s'iafiltre dans Ie sol ev se répand dans les puies du favbourg du Temple : eau en est retvdae ioutilisable, ce qui ne signifie pes pout autant qu'elle soit inutilisfe*. A certains inomenu, il se dégage de Mont fancoa un ardme fécal épowvantable que les vents du aord ec au nord-est tabsttent sur Patis, Dés la Restautation, les habi- tants des attondissemenes proches de ta vorie se plsigneat ame- rement de ks situation qui leur ext faite: te 7° réxdzuene d'in- fanterie de ligne, easemné tue de Popincoun, compre voujats de nombreux malades ; [a femme da borlanger ch 46, me de Menilmorncatc, ane periotme arcome et grasserte. est et train de dépérir Le prefer Giequet s'est rendu plusiews fois fai-méme & Mons. fancon. Wy 2 observé d’tranges spectacles + « Jai vi les opé- rations qui s'y pratiquent ; j'ai yu des hommes tout 3s, passacre des jouttccs cntitres au muilicu des bassitis, pout y chcr- cher, dans la masse de ks matiére féeale, Jes objets de queique valeur qu’elte pouvair conteniz, » De vigoutenx sllsacicns tha- vaillont on permanence & Montfaucon ot se pratique I'équas- sissage, Gisquct @ &€ Cgaloment Geeond pat ec qa on sults « Un bane énorme, qui n’a pas moiny de quinze pieds de paw fondeur, forme de pos vers blanes et sut lequel coube sans cess un nuisseata de sang. provenant ces animaux abateus, présente, jc crois, au suprime degré, tout co gai constitac le dégoticant ex linfect. A céré de co bane, il en existe un autte oui ne lui cide en tien sous ces deax rapports : «est an amoncellemett aos et de chairs danimnaux qu'on laisse pourtir expres pour 8'y forme de petits vers rouges, onmmés astivois, objets ncratif. » Des 1817, une andonnance de Louis X¥11) avait autoris la 435, ler Gare, eo ste # is sie de Moaeincon solide ser pr be con te ern brtt nbtipan, AA. Se Mince sures avntsins rc de wis de Pes ti eben de eset sol os crdsoraces ot ardoonees Poxptlaiy, WDA. Sige es pried tr hvhianss dex quaraee de Nenimaneant€Fopiecour Ville de Patis & disposer de trente hectares dans ta Foret de Bondy afin d’y sranstérer son déporoir, Mais les travaux furent longtemps retardés par le duc d’Orlétis qui n'adieuiait pas faclement Miostallation d’une voirie dans les patages de son domaine da Raincy, Il fallur astendre 1849 pour que Moncfan- con soit définitivement interdit aux vidangeurs et aux équat- risseuss. Pendant toute la premitxe moitié du xu stele, Petis u done Ecé infeceé par une gigantesque fosse 4 cicl ouvert. Toutetois, les progeés conjagués de la chine et de la polive sanitaire per- mettaient d’espérer une solution recionnelie aux mau eagci deés par la stagnaxion des cxctéments, Dans cere tiche, uo médecin-scciologuc, Alexandre Pareor-Dchirelet, joa tin role précuseur Dis les débuts de s carnitre, ot grand bourgeois fut fascin€ par les égouns. Tl les parcoure sans crainte, Lea respire Podeur lourde aver délice, Lavisé 2 une téception 3 Hite! de Ville, il confie : ¢J’aime cent fois miene aller dans un égoue que de venir i veite reunion, + Et, ajoute son biogtaphe, il dn: parole ® ee set les composances. Parent-Duchirelet ea vient a parler des goucies avec des accents a la Rousseau © + Comme ils sun, sous sais bievs €1 sans fortune, que l'égabté la plus parfaite gnc pari cur, ils soat peut-étte les seuls cut connaisse wut lee charmer de la xéritable amitié. Je ne serais pas sumpais qu'on fat oblige d’aller chercher cans les ggours de Pacis le type du vyéiluable bonheur. » Cet annonciatcur des hygicnistes dela fin du Sécle est constamment ar le tertain, [] enguére dans lex maisons closes 5 dirge les travatne ce colmanage lorsque, en 1826, I'egout de lz rue Amelor sc bouche et qu'une mare nauséabonde se cépand dans fe cerese de la eapitale ; enime les équipes de secours quand le choléra rovage Patis en 1832 On retronve natutcllement Parent-Duchacelet dans la com- mission réanic, sous Louis Philippe, pour étudics ls suppres D, Taniwnd gor Alen Cuba dave 2 prsenaroe de Lonvaige ve Parent Dpurtailee Ts Pratisdese & Pare ue sane Das, Le Seal, Bal, 216 9 98 0, unvines te poe cote sioa de Montfaucon. Av cocur ¢u probléme, ne question fordamentale ; doit-vn se d¢barasset toat fail de Vevcrément Ihuazain ? Ne peut-on conserve: ce qui a une valeur {nusinse que —Vereniple de la poudzerte ext probant & cet égaid — ct cejeter fe reste 7 Hin consequence, paurquei ne pas sésarer les liquides ces solides, autant que possible sut les licux mémes de production ? Diverses organisations ouvriront des concours devant aboutir I"invention ce cispasitife sépacateurs, ce que Yon nommera les appareils « diviseors »", Car l'cageais bumain jouit alors d'un prestige quasi myzhi- que. Dis que l'on s'interroge & son sujet, Jes agronomes se déchainent, Au débue de [a tévolution de 1848, ua ancien ve de Grignon écrit an journal £¢ Prese : « Que la République déeréic que |a perte de cou eagtais humain, pat le fair de ba négligence d'un citoyen, sera punie des peines les plus sivtres, Lengrais anmain, c'est a condition de vie ou de mon du t2gne véperal, par saite, ls condition de vie ou de mort du fegne eni- imal; c'est enfin le secret de ta sichesse ct de la sécucie pabligues. » Mame I'urine est ptécicuse, Girardin et Du Breuil insistent Ta-dessus dans leur Cours d’sgnicwitare ” = dans un kilo de ce liquide, il ya la quarwic€ d'azore ndtesstire & la production d'un elo de Blé | D‘aprés ces aurears, leur confiére, le professeur Schubler, a expérimenté qu'un sol aeiosé avec de I'urine humaine produit deux fois plus que sil est fume avec des maiitres (cales ou le sang des boucheries, « $'il érait possible, conchtent nos auteuts, d’évapoter &conomiquement !'urine, en Vempéchant de se putréfier durant opération, on obliendrait I'engrais Ic plus Gnergetique, transportable a de grandes distan- ces sous le plus petit volume, et il n'y auraic plus nécessit€ de faite venir de si loin Pengrais du Pécow. » IR. Robe ia ks airs 3 intr don ev 1 ales iden face ks sas sues peas Sager pgs ope epraio f Hes t so Sa ake enentare Wegewiate, 2 wo, Lh 98 Les utopistes ne pouvaienl rester iasensibles devant d'2tssi belles démonstrations des harmonies de lz nacure, Piette Leroux Sempara gusivir de cere argumeniation pour cn tire ley ese quences sociales qui s'imposaieat, Il affitma que le fumier que nous rejetons contenail asse2 d’éléments teptoducteurs pour subvenir 4 lz consommation progressivement ctoissante ce la socigté*, I existait une loi naturelle maintcnan: ca petrma- nence un équilibre nécessaice entre la fordlité du sol et I'aug- mentation de ka popalation. « Si, éctvaic P'arni de George Sand, les hommes étaient croyants, savants, religiews, au lied de tire, come is le font, du Socialisie, ils professeraient avec sespect et véaétation la doctcine du "‘eirculus”. Chacua reeucilletait teligieusement son fomier pou: le donner A l'Frat, c'esteldite au percepleur, en guise d'iampdt ov de contribution pesonce'le La production agticole sctait immédiatemen doublée ct la anisére disparaitrait du globe. » Malthus s'éait done eompé. Bhis est Hausmann qui, bientdt, ania le demiet mot, 5A, Renae de Fonte wc, 100 sans égout L'immeuble haussmannien ne sent pas bon Les immeubles « mixtes » fuseat és féquenss avai ba Révo- lution et encore durant fa premigre moluié dts xix" séele. Oo peur Ie your dans les coupes de maisons, sujers que les dessi- hatours de cette Epoque affecrionnent pariculitrement : plus on monte, plus ta « sornpeuosicé et la confortabilié » diminucnt pour aboutie aa galeras sous le comble. Aver 'avénemene du second Empire, ces microcosmes sociaux vont pent pew dispa+ raltce. A Pais, le mouverene commence ces la Resiauration, quand de nouvelles mes se forment 3 l'ouest ex au nocd de le ville, TI stachévera @ a suite des travaux d’Haussmana qui ext lera.voloniairement les classes dangereuses 4 la périphérie de la capitdle. Bientét, dans chaque wille importante, on distinguera des quaniens entiets compasés de demeures « bien habitges » et un gherto prolétarien fi les membres dos classes supésien- fey pourrent n’avoir jamais 2 se rendre our les proprigeaitcs « & aise », les urchitectes épuiserone, dens la composition des fagades, les recectes apprises & I Beole des heaux-acts ai le bricaicbrac archéologique a tena, pendaat un siécle, wn s6le swriisant pour imagination des eves, Ains., Je névclassique ct fe néogothicue se liveront un combat achacne dont les craces sont toujours visibles dans nombre de villes fran- saises, Les « eréitions » qui en résnlreroar zuront des layers dis= suasifs pour qui n'a pas ane véritable« position » sociale. Elles tot sieisme + des atteladront, sous Haussmann, une sorte de cl: générations d'architecces s'efforcetont de les reproduite jasque dang l'entre-deux-guerres. ‘A partir du seconé Empire, l'appanentene boungeeis offre ‘ace fationalité inconnue gupuavant., Ul camprend obligetoire- ment un espace public de repeéseatation, le salon et fe salle 3 manger ; aa espace privé d’intimis iligle, les chambres et des espaces de cejet, fe cuisine ot les lieu d’aisances. Recep- tacks de la vie mondaine et de la vie du couple, !*appartement doi en effer assurer aussi des Conetions de wansformation et d'exerétion. On y accommode kes alsments — une opération de plus ch plus importance —, e7 il faue sc débarmasser des eamne sales et des déjections alvines. Or, dans ces deux cas off la ratio nalité bourgevise aurait di jouer a plein, on constate une Etrange rupture. Tei, le vieal est en cnuse, le rapport direct aa. corps, Fore esi de semmarquer que la nouvelle dase aa pouvoir son souil de eéception 3 tout ce qui mnsidézablement abais touche au « sale x En consequence, au xix siéele, les atchitectes, parfaitemcat representaccts de leur dasse d'origine, ont banat la cuisine de eur champ d’activité. Sans question, is la tejeuent & l'exseé- mité de l'sppaztement : ce Leu rempli de fumée. d’odeurs dares, accupé par un foumeatt noic dont la chaleur affecte le teint, n'est vraiment fiequentable que per un personnel de base condition, C'est sculement al fia du sitele que Jes hygié nigies pastoricns dénoncocoar [es cuisines des appartements bourgeois comme des repaices de mouches et des nids de pous- si8te of st rapil Je barille dé Koch et qu’ils r¢clameront lous uraasformacion, La mime indifTérence entoure le cabinet de toilere, encom. bré de broce et de cuvettes, A Pacis, l'eau discribuée par les exmalisations n’atteindra le sormet des immeubles de ta tive atoite qu’en 186) et celui de la rive gauche din zes plus wed Tl importe peu d’dloigne: Ie salle de baias — quand cile existe — des chambres, pulsgue soa marétiel n'est par d'urage quotidion. T'ea ne prendea vraiment de valear qu'apres les 12 Ecole Polvtechnique Fééérale DEPARTEMENT O'ARCHITECTURE B/SLIOTHEQUE Dera 90 tm: goat travaux de Pasteut : Ie lavage quctidiea de certaines partics du corps deviendm une nouvelle obligation sociale. Le mépris des bourgeois pour les nécessités corporelles se manifeste survouc daas ce qui se tapporre aux lieux ¢“aisances. Les architectes implantent Jes cabinets n'iaypoite of dans 'ap- partement, méme en annexe de ha enisine, Le « thomas » — et le seau hygicnique en métal qui kc complete maincenant — pounuiycar leu carte. Les domestiques, si nombreux a cette es les familles boutgcoiscs, n'onceils pas aussi pour office de les vider ? Wl a’y a aucun intérée pour un homme de art, youe au service du Bean — surtout s'il a abtenu fe pris de Rome —, 2 se pencher sus dau vils dra Une faut méme pas trop en cire, car la justice impétile se monte d'tine exttéme pudibonderic, Baudelaire et Fluubert Vapprendrone & leurs depens, auisque fe procurene Pinard, en. 1857, clomendeca un blme scvre pour Madame Bows et obtiendta. que plusieurs potmes soient suppeimés du reeucil des Hews da mal. Derse ans auparavant. ua fabsicane @’ objets en ole evar comparu devant Ie tribunal cocrectionnel de la Seine pour voir mis en venie des vascs de nuit au fond desquel s'éra- lait, peiae sur Email, un ceil grand ouvere accompagné de la fameuse légende : «Je te wis. » Les poursuires avaient && ouxertes sur la plainte d'un concutien: jaloux, Le télier fit condamné % un mois de prison fume. LDaftaire vint en appel er Pavocar de la détense brandit objec evan les magisitats :¢ Tour le monde rit, langa-t-il. Les dames qui sont dans Ja salle et dont lhonnéteté est insoupconnable font pas quitsé Paudicnce indigages, elles ont si comme les messieurs, Personne n'a sent! ses mecars outragées, Mon client a done commis une plaisinterie de carcefonr, si on veut, mais une plaisaavesie a'est pas coupeble. » Le procutenr impétiu! lui sspondit en se plagant matutcllancat 4 un niveau devé de défense de la moralicé publique : « Ce que nous pourmaivons dra seatencieusemenr, ce nest as le dessin oi la Kegende, c'est Mendzoit o8 sls sont places. Quelles choses pouvait voir ceil pheé aa fond du vase ? Toute la questiva est Ii. Le wibunal fa, » Use montta a la hauteur d’'ua vieux président de 103 cou que ["écivain Feliden Charpsaur avait conou dans 9a jeunesse e qui, roujours, avant de se débouronner pour uri- rer, avait soin de preadze une fenille de panict afin de ne pas souillor sa main ef tonchant le membre immonée : le premier jugement fue confirmé par la cour d'uppel de Puts te 20 6 1856. Corte tradition da por de chambte historié remontaic pour rant 2 une vicille coummme européenne gia! porsistera jusqu’a nos jours en Grande-Bretagne. A cbté de la classique ve Phomme avce Vinseription « OF, whi do see! 1, les effigies de personnslités politiques omt été souvent usilisées : ch 1939, fix laneés une sétie avyet le porcait d’Hitker. Notons que lowsque fe prince-président fit yon voyage & Bordeaux of il aancnga le séiablissernent de Empire, son vase de nuit fut acheté par un admiccteur, Quand Gamberra tevint & Cahors, sa ville natale, en 1880, ses parvisans, apts son dépert, se coustrem: pout acquéric le méms objec Si les habitants des demeures bourgeoises ont été les premiers A jour de Wi -C. privalifs, ils ont mis du temps 4 Thabiuer wiaiment a lear usage, et ils préféraicnt ancien matéricl puisqu'‘is disposaient de personnel pour l'entrcteait. JI n'en, Gait pas de méme dans les iormenbles populzites oles licwx mmuns et laissés 4 l'entictien des locataites. Void, d'aprs le professeur J.-B, Fonssageives, hygi¢nisce renommé, le speceide qu’lls pouvaicar offit? ; « Des basins béants et ‘sans couvertle, ce sites coastamment sould, un sol qui pote Io trace Pune iacurie quasi dégradante, des muss salpétreés or recouverts d'un essaim hideux de suouchies stereoraices, des exhalaisons ammoniacales qui istitent la gorge ot les yeux, une ‘obscurité 2 peu prés compléte, une humidité persistante, des odours (éiides qui se rpandent pat les vents mous et pluvicus dans toutes les parties de fa maison, » Un progtts remarquable ext & nocet dans ure fondazion phi- lacthiopique, la Cité Napeléon, 3, ruc Rochechouarr, ter Tong 6 Atty "Dang ne monary, 024 2 Leann, ude cigitee, 1872 104. pes de oi sons Bs minge au tour débac du second Empire, et qui figure le pre- mier exernple de logement social vonscruit 3 Patis, Ici, le nom. bed usagecs des lca d'aisances a été volomiaicement reset: «Toy cabiaces de gatde-tobe sone disposés par quatre aux deun ext-Eninss de chaque age. Chaque loeaiaice a la def J’un eabi- fet pariculier deservant en commun quatre on cing logements, » Charmanites cités frangaiaes En province, les formes prescrtes pat la loi de 1850 sm: Pia~ tetdiction des logemeats insalubres a‘one gure modifié la sitma- tion générale. Les médecins poursuivent kenrs rravaire de « topo- gtaahie » et tls dépeignent toujours tes mémes aspects sordides dans le chapitre peéeéden, Tyon — $18 000 habitanrs aut reeensement de 1861 — a &é minuticuscment auseuliée par deux médecins* Malgré dau. dacicuses percées, dPinspitation haussmanaicnac, la wile est aussi insalubre que du temps des ebserverions de Moafaleon, En particulier, les premier et cinguitme artundisigments, qui abitenc 114 090 personnes apparienant, pour la plupart, 4 la classe ouvnitre + « Rus éuoives, sombres, malpwopres, mal paées, habitations noiscs, infectes, sans a€ration, privées de ltumites, rristes ee pauvtes demevres of unc population nom breuse d'ouvtiens est obligée de travailler, du matin au soir, dans es conditions hygiéniques les plus défayorables, » ‘A Maiscille — 260 910 habiiants au recensement de 1861 — le Dr Mausin! fait état de Pentassement de la population ouvrigie dans les viewx quarters, Selon ect enguétenr, le loge- ment d'uac funille de prolftaires se compos au maximum Pune pike et Vune cuisine, Ia vu, dans des gamnis qu’il nomme « ceboulots », Pinctoyables cntassements de lits + nek 43. Dis) Moowy oF Gres, apse ie ie dlr demoed koe or do oie de Tne” ae inl Teal Dot deine se Phe ofc Ss ititgnn mae, 1864 05 dans une chambre large de deux metres ; seize dans une sou pente longue de douze méttes, large de cing. L'année snivant:, on 1865, (© choléta frappait une nowvelle fois «il causa la ruett de | 854 personnes. Les quattiers pauvtes avaient été les plus durement tcuchés, ainsi qu’en témoignaient deux imédccins auteurs d'une étude sar Iépidémic * : < Les tues et les boule: vards, dépendant souvent dun propriécaire, présencaient des flaques d'eau slagnante + point d' écoulement des eatx ména gees, depots abondann d'immondices ; dans quelques mai- sons, plusieurs ouvriers couchaient dans le mgme chambre, sae des grabais, tzotée manquant d’air, tansdt exposés & tous kes vents, » A Bordeaux — 130927 habitanis aim recensement de 1851 —, @ la suite de T’epidemic de cholira de 1834 qui fit 716 victimes, un meédecin a dénonee Ja tesporisubilieé des tau- dlis dans Ie diffusion du Méaa‘: « L'épidémie cholédque GPabord éluté eta semble se complaire duns les quartiess doat les rues sone écroites, humides, mal aétées, dans ceux of! une population malheurcus: se ttouve encombrée dans des loge ments insalubies et ingu‘figants, » Dans Vattondissement le plas riche, le woisiéme, cn 2 compre trois morts, tandis que, dans Te hulitme cc le disitme, 125 et 200 étaient décombeés. Les toudis de Tille continuent, pendant le second Empire, 2 alionencer les enqguéies sociales. Avant Je coup 4’ Brat, un méde- cin Groquaic A nouveau les caves et les courses de fa capicale du ocd”, Dix ans plus cad, ua homme d'ccuvtes, Aime Houzé de ’Aulacic®, reproduisaie les mémes descriptions en sigha- lone en plus que, dans le quattier Saint-Seuveus, 03 eroupis seiene les prolétaires, 95 % des enfants montaicnt avant lage 5. Dr. Laem ef DUE, Bsus er fe bole ssi 1803, 189. 6. Det Giitaic. Relation eV diate cutee gus brégne on Caron bose we so egos de cing ans contre 25 330 % rue Royale, dans le secteur bour geois Grice 4 Ia thise echawstive de Plerse Piettard sur la vie ousiiére & Lille sous le second timpire’, cous axons une idZe des fagons provinciales de sc débarrusea des déjections alvines, Tei, la vidange des fosses état le privilege des « bettiaticts » ou « betheux +, petits arisans qui, avanc hut heures du matia, parcourticnt la ville en tainant une caamerte sur laquelle tr3- naieat des tonnctus de cuivre. lis cciaieat « quate sous pour un tonniau ! > et acheticat aux ménegéres et aux servantes Vengzais humain qu’is tiraient des fosees zvee un Seay, Le pusin Galt reveadw aux culdyateurs de Lille et de la banlieue cui le mélaient 3 des tourteaus de colza pour confection: l'engrsis flamanc., répande sar les charnss et les jegdics. Certains marst- chers s revitaillaiene méme ditcetemens en vile, leurs charcetiss portaicnt les legumes par-devant, le tonneau a Partiére an sud de la France, parads du soleil, wus les qualificatifs possidles d'insclubrité ont été employés par des obsccvatewss qui ne muCaagent pas louss concitovens. Le Dr John Lacare, rappor= teut des Conseils d'hygitne publique du Tarn-ei-t dessine ae sombre ectempe de Montauban, sitge de piciec tare et ville natale de M. Ingres qui ne dut pac s'y promeaer souvent, Sur un total de soixante-dix naes, vingtsix, vérieables doaques, ne dépesscar pas deux meus de large, Les maisons sone serpeuplées — on compte soavent trois ou quate its par pitce —, il ny a pas dle lnerines pubsliques. Dans le site historique reafermant la prestigicuse abbaye de Moissac, uniquemenc un lacis de petites russ, passages, culs-de- sac encombrés de fumnier ot de décombrcs de toutes sonics. A chaque angle de rue, on ure sur des dépass de matiézes flcales, Seul Castelsarcasin oaratt sarisfuisant au Dt Lecaze sut le plan de Mhygitne ot de l'ucbanisme. Tl temarque eependant quc, dans les hameaux d'alettour, beaucoup de msisons n'ont qu'une pidee, obseare et bumide pat manque d’ouveruutes sufisantes Si Rossuet était revena 4 Condom, dont| fut éréque, aucun changement de détor ne I'auia‘t affecré, Je docteur Lespieaut sew ext ponté garant'!, Les pauvses s'asphysient dans de vieil- les maizone bordant des cuelles nauséabordes, inconaues cis soleil, A Pamiets, spectacle plus hornble encore !? + « La mi rite ces maisuns Huant depourmnes de Inurines, Jes matitres fecales sunt délagées ot répandues dans les tuisseuux, Le sang et les debris de pores égorgés dans les maisons pariculidres, fante dlabatcots, porent le mal & son comple, e. viennent augmenter les causes d'infection. » Dans vene ville de 7 294 habicans, on chercherait eo vain une seule foneaine publique, Réforme de fa woitie Aurétons id ce « panorama » déprimaat = il pouttait cecuper plusiewss volames dont toutes les tues se feeouperaient. Sous le second Empire, comune dans la prem’@re moiuié du siéele ct au-dela, aul pregrts ne se manifeste dans le rapport des popu lations avec leurs exeréments * elles essaient dl'ca titer maladcoi- tement je meilleur patti dans une cradition millénsize & fequelle ‘Victor Hugo lui-méme apporteta la caution de son verbe:, Qui ne connait Ic bouleversant chapitte des Mésitables (1862) inti tulé « Vintestin de Léviachan » ? L'épisode ce la faite dans les égouts et un sommet du livie, mais ce recit contienr tes reflexions du tomancier sar la question cla jout : « Ta scicticc, esi Iago, aprés avoir longtemps tétonné, cat aujourd'hui que le pins fécondant ct le plus efficace des engmis, ces! l'engrais bumain, » ; Br le potie d’emtoaner Ie los des Aviatiques qui, depuis tour jours, sone pénétrés de cette vésité ptemiére : le froment chi- nnois rend jusqn'a cent vingt fois la semence Par conséqent + 11, Tae gine publi om gta ode colle de Cam ponent, IRR, LE. De A. Maule Consilinito bypuinagues ele nls Fomion 86. 108 pa de rae sone Gost , « fantaisie orientale pleine originalté », Jestiné 3 nettoyer Te fondcaeat apres Vexceé tion. Au moyen d'un cordow placé sue fx paroi du cabinet Aaisances et que l'on tine a voloné, on déclenche un jet d'eau agisant sous unc presion énesgique ot en sens oblique sur les pasties ex fonction. Haussmann était acquis at systtmes séparsteurs qu Gt ins caller aI Horel de Ville et aime Halles, D&s 1852, un déctet-lot avaic entamé le ptocessus du rout-d-l'gout : « Toute consnac- tion nouvelle dans une mie poureue d’égouts devia éitc dispose de manigte 2 y conchtire ses eau pluviaics et ménagtres. La mnéme disposition scra prise pou toute maison ancicane en cas de graves téparations ¢. cn tous cas avanc dix ans, » Cee pro- c&doue ral spéciale & Paris, Tourefois, en yerta de Particle neuf du décret, des dispositions pouvaien: frre érendues aux villes quien feraienc Ie demande : en 1910, cent seize villessuivaient le régime de Paris. I n'était cependant alors quession que des caurc pluviales et méoagttes. Une ordennane: de police du 29 novembre 1854 autorisa I’écculement & I’égout des matis ses de videnge. «Eo 1898, raconte Haussmann dons ses Mémoires'4, les proprigiaites de 1 324 maisous s'éraient mis je uu moyen de Ia constructioa de galotics de 2,30 1m de hauteur sur 1,30 m de latgenr, percant du pied de fagade de Tours bisiments, » Le aystéme dos égouts étendu 2 routes les rucs de la capitale fascinalt Maussmann aucane que Pareat-Duchatelet. Il y voyait le veritable sectet pour faire de Paris une synthése de Rome ot de Londres — ville chere & Napoléon TIL — et il a parlé de cette HE Sol, inate Ia, 11 séalisation avec des accents d'utopiste ; « Les galeries souter raines, otganes de fy grande cité, fonetionnersient comme ceue du co1ps humsin, sans se montrer au jout ; lean pate et fral- he, la lamitre et la chaleur y circuletaienc comme les fiuides divess dont le mouvement et Venttetien servent ila vie, Les sdexétions sy exccttctaient mystériensement ct mainticndraiont a santé publique sans roubles la bone ordonaance de la. ville ec sans géver sa beauté excétieure. » Les chevaliers de ta beune En attendanr cet Age €or, il faut continues & danger un volume de matidres qui croft sans cosse Cube apnuel ez vikenges (en 1!) Populetion purisieonne 16s | 600 000 45 000 713-966 202. 800. 909 126 266 536 4.053 262 6 3 Pats, elles occupent cance. Tin 1850, oa comple sept entrep 300 ouvtiers, pour la pluperr otiginaires dea centre de fa jis ne cavaillens que la quit, de onze heures du soir 8 six heures du matin en éé, de dix acures a sept keuses en hivet, moyen nant un salaire pouvant aucindre jusqu’ six Eanes — wo sommet, sous le sccond Empire — pou: va eoneremalire, les compaguons touchaet de quacre & cing francs. Napoléon IIT time les monopoles inclustciels et commmerciaux : of 1852, le Compagnie Richer, la plus puissance des carreptiscs parision- nes de vidange, rachiie utes Les aulzes. 1b, Alnor su er ven a Pas 04 4a OO dard onie ome Gan) Un « polte » a &é inspité par le traveil des vidangeurs qu'il ‘a chanié sous fa forme la plus déceate, exigée pat Epoque 4 Dans les flocs d'une fosse énorme Ya ce que nous recueillons 1a Rien ne péri, rou sc cransforme Nul micar que aous ne sat cela. Demaia, ces déuritus immondes Se changeront en raisia mar En fleurs, en fits, en moissons blondes Diorge, de bié, de foment pur.» La beamé deve gl happs & personne, mais Vopération premitte était bien difficile & supporter : Prancis- dor Sarcey I'a racontée aver humour» « Camben de fois ne vous esti pas arrivé, Ia nuit, quand vous dotmaiex du sommetl du juste, de vous seatir éveillé par le tic-tec monotone dune sorte de mareau ftappani A coups réguliers et sourds ? Vous oavtez des yeu effarés. Qu’est-ce que c'est ? Qu'estce qu'il ya? Respifez un instant, mon ami, L'2it qui yous envelope est rout chargé d’émararions immondes dont sien ne peut yous defendre, Elles Zltrent par les jeintuzes des partes et les in tices des fenéties + vous étes haigné, comme toure bh maisnn, dans une puantcur fade et nauséshende, Yous en avex jusqu’au macia. Ce sont les chevalicrs de le nuit qui optrent chez vous, moins que ce ne soit 3 cS ov méme au bout de fa cue, Leuts tonneau sont 12, sous vos croisées, ranges en bel ordre et qui auendent, Et quand ils seroat pieins, de forts chevaux les emportetont & travers le quarticr, laissane desriése eux un long sillage d’ shominables odevss. £1 c’est 2 Pacis, dans la capicale du monde, que les choses se passer ainsi | Br nous le souffrons sens mor dire | Il y a plus = nous n'y prenons pas garde ! C'est Vhabitude ex ce mot sépond 4 tour. » Sarcey se parvonce donc contre In fesse Gre, Mais In fosse 1, Bre Jan (E. WaLchi). Die meat ete coun, comes muses, eames acd 1860 Ty te bie, UR obile, c'est encore pire ! ¢ Les honoubles gentlemen qui. soar chargés d'enlever les tonnenize ne choisissen: pas mes heures ; iis arrivent quand ils peuvent, au hasard des Ctapes 4 parcou fir et de la besogre 3 faue. Je suls en uain de déjeuner, j'ai Ges amis & table, une odeur Grange envahit la sille & man- > «Mon otcle », corame kesuromma't Alphonse Allas, ne sait phis que penser de ie question: « Youlee-vous ust comseil, vous qui faites bitir cc qu'on eppelle 3 Peis ua petit higuel 2’ Bifez du projet de verre architecte la Coste mobile Bidfez aussi [x fosse face. Oui, mais qu est-ce qu'il resteta ? Disparu en 1899, Sarcey vivta assez longtemps pour apalaudir mu « tout-ael’€gout », A l'heure od if écrit, homme de leitses sans grandes relations avee le milieu dec ingénieuts, il ignore que des cechniciens avertis Grudient sérieusement la question depuis plus d'une décennic. ‘Comme au bon vicux temps, aprts l'colvement des masit- es i fe pompe, on les chartie au nouyexu dépér municipal — Montfaueon a écé définitivement ferme —. route d’ Allema- gne, 4 céré du marché aux bestiaux de La Yillewte, commune ‘qui aurait bien voulu acfusce ce cadean. De 1a, une conduite de dix kilorntees les amenait dans les huit bassins — un hectate de superficie chacun, contenance torale de 160 000. meres cubes — creusés cn forét de Bondy, Venaient alozs rejoindre ce produit des fosses fixes les tonneaux des fosses mobiles, enle x5 10us les yingt-ceus jours et placés sur des baieaux qui, grice au canal de !'Oureq, les conduisaient 3 leur demnigre destinae tion. Apres decantation et séchage, ensemble était uansforme en poudette ", cngrais que d’aucuns persistaien: & paret dis comparables versus fScoadattices. A Vinstar de Ta Villews, la commune de Bondy se désolait d étre considérée comare une gigantesque voiric : en) 1890, elle obtiendra que son nom ne soit plus associé 2 ve réceptacle et on parlera déurmais officiel. lement de « voisie de Bsc > Te earactére archaique de tos ces transbordements trappait 1k Aled Deans ave, Aaivemand noid de wile de Pa, re, ences rgmes, WED 14 0s de is ons Sone des ingéaicurs des Ponts ot Chaussées — tels Pierte Mille e Alfred Durand.Claye — qui prétendirent irés 161 qn’on pour. rait opéret dilféremment et avec autant de profit pour l'agti culraie Les eaux d’égouts, gréce en particulier au grand col lecteur de Clichy — 4 877 m de long depuis la place de la Concorde jusqu’s Amniéres, 4.40 m de haut, 5,60 m de large — sont maintenant rejecées au-deli de Ia eapitale, mais le pro- blame n’est que déplacé, on s'en apercewra rapidement. Or les caux-vannes ont un pouoit d’engrais, on le salt depuis le Moyen Age dorant lequel I'épandage fur une rechnicue us cmpleyée, principalement par les Maures 4°Espagne En 1869, grfice 2 ua orédi, de ln Ville de Paris, un tettein de six hectares est choisi dans la plaine de Gennevilliets pour tenter une expérience. Le maigre gazon d'un converti co un siche herbage, Les fourrages obeenus grice sgruis procuré par les eauc-vannes ac pasticipent en sien ce be saveur ou de Podcur de fe Sumure. Le lait et fe beutte d'une vache nourrie 2 Gennevilliens oot &é snalysés pas le laboraoire de Pécole des Ponts et Chaussées et recormus Sans défaur. Late tichout de Laon, le chow eceur-de-beeuf, Ie pissenlit de Mont- anagny comme le pois Michaux donaent iei des rondemonts doubles, tiples, méme quinruples ! Das les debuts de cette tentative originale, lee principales sociétés francaises cegtcupanc les aurcrités du: monde agricole, a Societé des agriculteurs de France et i Société centrale d'hor- ticulture de France, s'éraient déterminges en faveur de Curilie sation evluarale des eaux d’égout. Il fadra encore vingt ans dhésitations — moins que pour le mécro dont le projet, pret sous !’Erapire, metira un demi-sitele A se réaliser... — pour aboutir enfin a un texte de lot réglant définitrvement Ie pro- bltme parisien. 9. Were Mus, Auton dhs somes # ly sdtare 1952 13

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