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VOLUME 22 • NUMÉRO 100 • MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL CANADIEN 22 ANS DÉJÀ UN
VOLUME 22 • NUMÉRO 100 • MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL CANADIEN 22 ANS DÉJÀ
VOLUME
22
NUMÉRO
100
MAI-JUIN
2017
BIMESTRIEL
CANADIEN
22
ANS
DÉJÀ

UN PETIT TOUR ET PUIS REVIENT

CANADIEN 22 ANS DÉJÀ UN PETIT TOUR ET PUIS REVIENT Didier Leclair L a nouvelle vient

Didier Leclair

L a nouvelle vient de tomber et elle ne fait

pas que des heureux n’en déplaisent aux louangeurs lors du départ de Mad- eleine Meilleur du gou-

vernement provincial, il y

a un an. L’ancienne dépu-

tée d’Ottawa-Vanier qui

a quitté la scène politique

en grande pompe avec des ovations et des adieux chal- eureux revient en avant de la scène comme Commis- saire aux langues officielles du Canada. Le parcours de cette grande défenseure de la

cause francophone est pr- esque sans bavure. En effet,

rappelons qu’elle participa à

la lutte pour garder l’hôpital

Montfort d’Ottawa dans les années 1990. Elle est surtout connue comme ancienne Ministre

déléguée aux Affaires fran- cophones. La politicienne a eu le portefeuille de la Sécu- rité communautaire et des Services correctionnels. La Première ministre Kathleen Wynne avait également fait

d’elle la Procureure générale de l’Ontario.

Personne ne met en doute les luttes que cette femme a menées pour promouvoir le français dans la capitale nationale et même dans les institutions gouverne- mentales de l’Ontario. Le tableau peut être critiqué dans les dernières années au gouvernement en ce qui concerne les Services cor- rectionnels. En effet, les vi-

olences dans les centres de détention, notamment celui d’Elgin-Middlesex en 2012 ont engendré des recours collectifs intentés devant les

tribunaux de plus de trois- cent millions de dollars contre la province. Certes, madame Meilleur avait hérité de dossiers difficiles comme la surpopulation et le trafic de drogue en mi- lieu carcéral, n’empêche que c’est bien elle qui était la ministre. Maintenant que cela est dit, il faut mentionner que sa nomination donne l’impression d’une décision partisane. Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a raison de s’en inquiéter. Nommer une ancienne politicienne libérale à la tête du Com- missariat aux langues offi- cielles n’augure rien de bon pour faire avancer le dos- sier d’Ottawa comme ville officiellement bilingue. Il y a un an à peine, elle servait le parti libéral provincial. Le poste de commissaire relève strictement du Par- lement, cela dit l’objectivité de madame Meilleur dans la protection des langues officielles va-t-elle passer avant sa fidélité au parti libéral fédéral? Cette ques- tion est légitime. De plus, en tant que mi- norité visible de langue française, n’est-il pas temps de faire place aux franco- phones aux origines di- verses à des postes de ce niveau? Depuis la Québé- coise Michaëlle Jean, Se-

crétaire générale de la Francophonie élue en 2014, qu’avons-nous vu comme

geste à l’endroit des minori- tés visibles de grande enver- gure? L’Ontario est pour- tant la deuxième province où réside le plus de franco- phones après le Québec. Le mandat du commis- saire est de sept ans. Le Sé- nat et la Chambre des com- munes doivent approuver cette nomination. Cela se fera sans doute et nous ver- rons si madame Meilleur tiendra tête au gouverne- ment libéral fédéral. Car

si la fonction est de veiller

à l’application de la loi en matière linguistique, elle

a du pain sur la planche.

Quand on sait qu’un des mandats qu’elle hérite est « l’épanouissement des com- munautés de langues offi- cielles en situation minori- taire », on est tenté de dire que notre épanouissement passe par des institutions postsecondaires à nous, Franco-Ontariens. On a aussi envie d’ajouter qu’il est temps qu’on dénonce ouvertement l’inaction du gouvernement de Justin Trudeau dans la protection du français à Ottawa. Sera- t-elle notre championne ? Pas en coulisse, sur la scène publique. C’est là qu’on l’attend. Didier Leclair, écrivain

POURQUOI CHOISIR “LE CAMP LOISIRS LA COLOMBE”

C omme dit le vieil ad- age: "Rien ne sert de

courir il faut partir à point." Dans la vie il faut avoir un but et un plan dans tout ce que l'on veut entreprendre. Il est aussi important de franchir les étapes dans un ordre chronologique. Cela dit, la priorité de Camp loisirs la Colombe consiste à mettre l'emphase sur un accompagnement académique au niveau de la langue française. Cette entreprise à but non lu- cratif à pour leitmotiv "l'épanouissement des en- fants de groupe d'âge 4 ans - 14 ans à travers l’art, la lit- tératie, les jeux éducatifs, le Français et j'en passe" Nos camps sont ouverts à tous les Francophones, Franco- philes et même les Anglo- phones désireux d'offrir à

leurs enfants l'opportunité de devenir bilingue en Français et en Anglais. En effet, le camp loi-

bilingue en Français et en Anglais. En effet, le camp loi- sirs la Colombe est le

sirs la Colombe est le bon choix pour le développe- ment psychomotrice des enfants. Sans nul doute nos programmes sont appro- priés pour aider les enfants ayant des besoins spéciaux.

Les principes de qualité, de persévérance et de savoir faire constituent les mé- thodologies essentielles dont s'adhèrent nos mem- bres pour aider les enfants dans leur progrès intel-

lectuel, physique et social. Notre plan d'adaptation est un modèle basé sur un ser-

vice d'excellence orienté sur

la communication, le suivi,

la formation continue de

suite à la page(21)

RÉFORMES ET CONTRE-RÉFORMES:

AU CŒUR D’UN CONFLIT IRRÉSOLU, VIEUX DE 500 ANS EN 2017

Pourquoi Catholiques et Protestants ne peuvent-ils pas s’entendre sur l’essentiel de la foi Chrétienne ?

Pasteur Lumembo Tshiswaka proflumembo@gmail.com

I ntroduction : Aujourd’hui

dans le monde Chrétien, plus

de la moitié des Croyants sont

des Catholiques. Pour illustrer

le malaise entre différentes dé-

nominations Chrétiennes, je voudrais utiliser l’exemple de deux Croyants : Pauline et Ben-

oît. Pauline et Benoît sont frère

et sœur au sein d’une même

famille. Pauline a été baptisée à

la paroisse Catholique St Fran-

çois-Xavier alors que son frère

Benoît est protestant au sein de l’église réformée. Chaque dimanche matin, chacun prend un chemin différent pour se rendre dans son église, Pauline à la messe de 9 :00 am et Ben- oît au culte de 11:00 am. La

la messe de 9 :00 am et Ben- oît au culte de 11:00 am. La Pasteur

Pasteur Lumembo

Tshiswaka’

confronter la toute puissante église catholique. Son grief ?

L’Église Catholique Romaine du 16ème siècle d’après le pré- lat n’obéissait plus à la saine doctrine telle qu’elle inscrite dans la Bible et de plus était corrompue. Frustré et furieux par la dérive de la pratique des indulgences et autres pratiques, Martin rédigea 95 thèses qu’il

et autres pratiques, Martin rédigea 95 thèses qu’il Les 95 thèses pour réformer l’église affichées par

Les 95 thèses pour réformer l’église affichées par le Moine Martin Luther le 31 octobre 1517

messe est un sacrifice alors que

le culte auquel Benoît participe

ardemment comme Évangéliste laïc est tout simplement ap- pelé « service divin ». Pauline communie chaque dimanche, mais seulement sous une seule espèce, le pain. Benoît parti- cipe à la sainte Scène une fois par mois, mais sous les deux es- pèces : le pain et le vin. Pauline est une fervente de la Sainte Vi- erge Marie à laquelle elle dévoue des prières chaque jour. Benoît n’a jamais mentionné la Sainte Vierge Marie dans aucune de ses prières et se demande pour-

quoi sa petite sœur perd beau- coup de temps à s’adresser à la Vierge au lieu de s’adresser di-

rectement à Jésus. Et pour ren- dre leurs différences un peu plus compliquées, Pauline utilise la Bible TOB, entendez par là « Traduction Œcuménique de la Bible » une Bible qui contient les livres apocryphes alors que Benoît utilise la version Louis Second, une traduction de la Bible largement utilisée dans le monde protestant et qui ne con- tient que 66 livres. J’ai voulu commencer cet article par cet exemple, pour démontrer jusqu’à quel point les réformes protestantes et les contre-réformes de l’église Catholiques qui ont eu lieu au début du 16ème siècle ont encore un impact aujourd’hui sur des millions de Chrétiens dans le monde. En effet, il y

a cinq cent ans cette année

depuis que Martin Luther, un moine Augustinien Catholique d’origine allemande avait osé

afficha à la porte de l’église de

Wittenberg.

Un peu d’histoire Luther a voulu réformer l’église en la ramenant sur le droit chemin. Pour l’église Catholique, Luther était trop prétentieux. Comment un simple prêtre, fut-il docteur en théologie pouvait-il prétendre introduire dans l’église des pra- tiques pour lesquelles la Sainte Église a mis des siècles pour les mettre en place ? Comment pouvait-il oser et confronter les représentants du pape sans ris- que ? Même si ce qu’il voyait et observer était vrai, ce n’était pas à lui d’initier le mouvement du changement, mais les Conciles. Réaction de l’église ? Nier tout en bloc et ridiculiser Martin Lu- ther tout en l’excommuniant. Dans cet article qui se veut court, il n’est pas question de reprendre toute l’histoire du temps des réformes que tout le monde peut lire à sa guise sur l’internet mais plutôt de sus- citer un vrai débat au cours de cette année 2017 où les Églises Protestantes fêtent le 500ème anniversaire des réformes, an- niversaire qui n’est pas accueilli avec les mêmes ferveurs chez les Catholiques conservateurs, les protestants et surtout aux autres acteurs avec lesquels la Sainte Église Catholique devrait désormais compter, les églises indépendantes dont la grande

majorité se trouve en Afrique. La grande question que nous nous posons peut donc être suite à la page(21)

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(2)

PORTES OUVERTES AU COLLÈGE BORÉAL

• BIMESTRIEL • P(2) PORTES OUVERTES AU COLLÈGE BORÉAL Le 8 avril dernier, le Collège Boréal
• BIMESTRIEL • P(2) PORTES OUVERTES AU COLLÈGE BORÉAL Le 8 avril dernier, le Collège Boréal
• BIMESTRIEL • P(2) PORTES OUVERTES AU COLLÈGE BORÉAL Le 8 avril dernier, le Collège Boréal
• BIMESTRIEL • P(2) PORTES OUVERTES AU COLLÈGE BORÉAL Le 8 avril dernier, le Collège Boréal
• BIMESTRIEL • P(2) PORTES OUVERTES AU COLLÈGE BORÉAL Le 8 avril dernier, le Collège Boréal
• BIMESTRIEL • P(2) PORTES OUVERTES AU COLLÈGE BORÉAL Le 8 avril dernier, le Collège Boréal

Le 8 avril dernier, le Collège Boréal a ouvert ses portes à la commu- nauté pour la journée « Portes ouvertes ». C’était l’occasion pour les futurs étudiants de découvrir l’éventail des programmes et services offerts au col- lège, ainsi que de rencon- trer l’équipe et le personnel enseignant. Avec des labo- ratoires à la fine pointe de la technologie et une équipe d’enseignants qual- ifiés, le collège offre une vingtaine de programmes d’une durée variant entre 1 an et 3 ans. Boréal était très animé en cette journée et a offert un spectacle à ses invités, qui a débuté avec Mathieu le magicien, un talentueux jeune étudiant de 10e an- née de l’école secondaire Saint-Charles Garnier, qui a brillamment effec- tué de nombreux tours de magie, devant un public ébahi. Par la suite, Willy Aristide et Ikidé Fodjo ont dégourdi la foule avec des chansons entraînantes, durant lesquelles les gens ont même monté sur scène pour danser avec eux! Le Collège Boréal, un des 24 collèges commu- nautaires de la province, enregistre, depuis plus- ieurs années, des résultats exceptionnels en matière

ieurs années, des résultats exceptionnels en matière d’indicateurs de rende- ment. Cette année, Boréal

d’indicateurs de rende- ment. Cette année, Boréal s’est classé au premier rang pour trois des cinq domaines évalués! Pour la 13e fois en 16 ans, le Collège Boréal obtient le plus haut taux de satisfac- tion de ses diplômés en Ontario. Pour la 16e fois en 17 ans, il remporte la palme du plus haut taux d’obtention de diplôme. Et, pour la 2e année con- sécutive, le Collège Boréal se place au 1er rang en matière de satisfaction des étudiants! En outre, avec un taux de 96%, Boréal se classe 3e en province pour la satisfaction des employ- eurs! Selon le directeur l’enseignement, M. Bululu Kabatakaka, les avantages d’étudier à Boréal sont nombreux : un service personnalisé, des classes

de petite taille, des labo- ratoires à la fine pointe de la technologie, ainsi que des enseignants qualifiés et actifs dans leur do- maine respectif. L’avantage d’étudier en français n’est pas négligeable, puisqu’il permet aux étudiants de se préparer adéquatement au marché du travail bilingue; le bilinguisme étant un atout considérable pour décrocher un emploi après avoir obtenu son diplôme. Les inscriptions pour la session de septembre 2017 sont toujours ouvertes et les employés du cam- pus sont disponibles pour répondre aux questions. Pour toute information, composez le 416-289-5130 ou visitez le site www.col- legeboreal.ca Boréal vous ouvre la porte à des multiples op- portunités !

Boréal vous ouvre la porte à des multiples op- portunités ! TORONTO-MONTRÉAL-MONCTON-OTTAWA-CHARLOTTETOWN
Boréal vous ouvre la porte à des multiples op- portunités ! TORONTO-MONTRÉAL-MONCTON-OTTAWA-CHARLOTTETOWN

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(3)

LE CERCLE DE LA POSITIVITÉ

Vous propose des textes de motivation et d'inspiration personnelle à volonté

“La vie c’est comme une bicyclette, il faut avanc- er pour ne pas perdre l’équilibre” [Albert Ein- stein] “Si une personne avance avec confiance vers ses rêves, et qu’elle anticipe de vivre la vie qu’elle a imagi- née, elle connaîtra un suc- cès inattendu en peu de temps.” [H.D. Thoreau] “On s’intéresse à ses membres comme parties de son corps, pourquoi pas aux hommes comme par- ties de l’humanité ?” [Dalaï Lama] “L’évidence aveugle quand elle ne crève pas les yeux.” [G. Flaubert] “Dieu est l’invisible évi- dence.” [Victor Hugo] “Il est plus facile d’aimer les gens que de vivre avec eux. L’amour c’est du rêve; la vie à deux c’est du tra- vail” [Barbet Schroeder] “Avant de choisir le pré- nom d’un garçon pensez à la femme qui aura à le murmurer plus tard”. [Jules Barbey d’Aurevilly] “On oublie vite l’endroit où l’on s’est soulagé, mais celui qui a marché dedans ne l’oublie pas facilement”. [Proverbe Dogon, Mali] “Il faut toujours connaî- tre les limites du possible. Pas pour s’arrêter, mais pour tenter l’impossible dans les meilleures condi- tions”. [Romain Gary] “Au fond, l’âge véritable, celui qui compte, ce n’est

JOURNAL

CANORA

2401 Eglinton Ave. E.

Suite303,

Scarborough ON M1K 2M5

Tél:(416)2033979

(416)-203-1342

Télec:

(416) 2031238 Canoraaa@on.aibn. com www.Canoraaa.com Le journal est dis- ponible sur le web.

Le Journal n’est pas responsabledes propos exprimés dans les articles

pas le nombre d’années que nous avons vécues, c’est le nombre d’années qu’il nous reste à vivre”. [Alfred Ca- pus] “La musique chasse la haine chez ceux qui sont sans amour. Elle donne la paix à ceux qui sont sans repos, elle console ceux qui pleurent.” [Pablo Casals] «Nous avons tendance à faire des suppositions à propos de tout. Le prob- lème est que nous croyons

ensuite qu’elles sont la vé- rité.” [Don Miguel Ruiz] «Il est facile de vivre les yeux fermés, en interpré- tant de travers tout ce que

l’on voit

Sois toujours le pre- mier à dire bonjour.” [H. Jackson Brown] “Le chien vole et c’est à la chèvre qu’on coupe les oreilles” [Proverbe douala] “Il y a des personnes, qui vous redonnent le sourire rien qu’en vous regardant. Qui réussissent à vous faire rire même si ça ne va pas. Qui effacent vos larmes d’un seul sourire”

»

[John Lennon]

Toutes les batailles de la vie nous enseignent quelque chose surtout celles que nous perdons. Ne laisse jamais personne éteindre cette lueur de joie, d’amour et de confiance en soit dans tes yeux et te faire perdre ton sourire. Fais tes choix, vis avec tes erreurs, fais face à tes peurs, laisse

le passé derrière, avance sans te retourner et dis-toi que le meilleur est à venir, et si tu penses avoir perdu un petit bout de bonheur

Ne t’en fais pas

t’en donnera le DOUBLE.

quelqu’un

Ne change pas ta nature si quelqu’un te fait mal; prends juste des précau- tions car dans la vie, les uns poursuivent le bon- heur, les autres le créent. Quand la vie te présente mille raisons de pleu- rer, montre-lui que tu as mille raisons pour sourire. Préoccupes-toi plus de ta conscience que de ta répu- tation

Le compte du Mendiant Un mendiant recevait chaque jour 25 Euro d’un passant. Et cela dura plu- sieurs années, jusqu’à ce qu’un beau jour, le passant ne lui donna que 18 Euros. Etonné, le mendiant se con- sola en ce disant que 18 Euros ce n’était pas si mal. Un an plus tard soudaine- ment, le mendiant ne reçut plus que 15 Euros, et il se dit qu’il allait demander au passant pourquoi recev- ant d’abord 25 Euros,

ensuite

il

plus que 18 et mainten- ant seulement 15 Euros. L’homme lui répondit : Oui, je sais, mais la vie devient de plus en plus chère et l’an passé, mon aîné est entré à l’université et cela coûte

ne

re

cevait

très cher. Donc je ne vous ai plus donné que 18. Et main- tenant, c’est ma fille qui entre à l’université et cela me coûte donc encore plus! Le mendiant lui de- mande: Et combien d’enfants avez-vous ? L’homme lui répond fièrement: Quatre adorables enfants ! Le mendiant s’inquiète: Et vous comptez les faire étud- ier tous sur mon compte ?

L’océan et les fjords Tom était capitaine en second sur la frégate “L’effrontée” et il supportait mal la hiérarchie. Son impa- tience naturelle le poussait parfois à remettre en cause les ordres du capitaine. Un jour, alors que “L’effrontée” croisait dans les eaux glaciales de la Norvège, Tom alla trop loin et contredit son supéri- eur devant tout l’équipage. Le capitaine ne se mit pas en colère mais s’approcha lentement de son sec- ond. Il le prit par l’épaule. L’insolent regrettait déjà son franc parler. - Tourne ton regard vers ces fjords Tom et observe comme ils sont nom- breux et comme leurs flots sont impétueux” lui fit remarquer le Capitaine. Tom ne voyait pas où le capitaine voulait en ve- nir, mais, craintif, il obéit. - Maintenant, tourne toi de l’autre côté, et voit comme

- Maintenant, tourne toi de l’autre côté, et voit comme l’océan est vaste, comme il voit

l’océan est vaste, comme il voit toute la lumière du so-

leil, comme il vit au rythme de sa houle immense. Crois- tu que les fjords aient plus de majesté que l’océan? - Non monsieur.

- Ah? Mais pourtant ils

sont plus nombreux, ils surplombent l’océan

et leurs flots sont plus vifs que la lente houle.

Mais l’océan est plus fort, plus majestueux qu’un fjord monsieur.

-

-

C’est exactement ce que

je

voulais te faire dire,

Tom. Si les fleuves et les mers règnent sur tous

les ruisseaux, c’est parce qu’ils savent toujours se tenir plus bas qu’eux. Si

toi aussi un jour tu veux

devenir capitaine, tu devras d’abord obéir, m’écouter, apprendre de moi et un jour, tu me surpasseras. Mais ce jour n’est pas en-

core venu. (club-positif)

Cette leçon de chose recèle une profonde vérité : Si l’on veut apprendre, il faut savoir se tenir en retrait, observer et se faire oublier. Tout organisme grandit en assimilant ce qui lui vient de l’extérieur.

Un désastre ou une Chance? Le seul survivant d’un naufrage a été em-

porté par les vagues sur une petite île déserte. Seul, découragé, il prie tous les jours pour que quelqu’un vienne le sauver. Mais l’horizon n’est qu’une ligne bleue, désespérément bleue Pour ne pas mourir de faim, l’homme chasse. Pour se mettre à l’abri, il decide de constru-

le capitaine lui rend vis- ite dans sa cabine. Alors

le naufragé lui demande :

- Comment saviez-vous que je me trouvais ici ? - Nous avons vu votre sig- nal de fumée.

C’est la pure vérité Un étudiant dans un bus remplis a pris le temps d’expliquer à un vieil

homme assis à ses côtés la raison pour laquelle l’ancienne génération

ne peut pas comprendre

les jeunes d’aujourd’hui. « Vous êtes né et avez gran-

di dans un monde différent,

presque primitive» at-il

dit d’une voix forte pour être entendue par tous.

« Nous les jeunes d’au-

jourd’hui, nous avons gran-

di avec Internet, la télévi-

sion, les avions, les voyages dans l’espace, l’homme marchait sur la lune. Nos sondes spatiales ont visités

Nous avons des

bateaux au nucléaire, des voitures d’énergie, d’élec-

tricité et d’hydrogène, des ordinateurs qui calculent presque à la vitesse de la lumière. Et même plus. « Après un bref silence, le vieil homme répondit:

« Vous avez raison jeune

homme, nous n’avions pas toutes ces choses quand

nous étions jeunes

Par conséquent, nous les avons inventés! Et main- tenant, les jeunes escrocs et arrogants aujourd’hui, dites-moi ce que vous, vous préparez pour la prochaine génération ? Les applaudissements étaient si assourdissants que le conducteur a dû ar- rêter le bus pour un peu de silence avant de continuer son chemin.

».

Mars

ire

une méchante hutte à

l’aide de longues feuilles de bananiers séchées.

La question la plus im- portante

Après une semaine de tra-

«Pour devenir cadre

vail assidu, son abri de for- tune tient à peu près debout. Fier de son ouvrage, il part à la chasse, mais à la mi- journée, un orage effroy- able le surprend et il revi-

supérieur dans une im- portante entreprise de conseil en marketing, j’ai suivi un cursus universitaire assez long, complété par une formation

ent

en courant vers sa hutte.

de deux ans, dispensée par

Trop tard ! Elle a pris la fou-

la

société qui m’embauche.

dre et le feu la consume

Je pensais qu’après mes

A

genoux sur la plage,

cours à la faculté, cette

: c’est là que j’y ai appris

l’homme hurle sa dé-

formation serait une for-

tresse : “Mon Dieu, com- ment peux-tu me faire

malité. Je me suis trompé

ça

?”. Puis, anéanti par

la

chose la plus importante.

la

fatigue et la colère,

Pour clore le stage, l’ensei-

il

s’endort sur le sable.

gnant nous avait donné un

Très tôt, le lendemain

contrôle avec 5 questions.

matin, il est réveillé par un

J’étais un «apprenant»

bruit sourd

Il bondit sur ses jambes :

un moteur

studieux et j’ai répondu en un éclair aux quatre pre-

un

cargo approche de son

mières

J’ai

buté sur la der-

île

! Ça y’est il est sauvé

nière : «Quel est le prénom

! Une fois sur le bateau,

 

suite à la page(19)

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(4)

LA COMMÉMORATION DU 1ER ANNIVERSAIRE DU DÉCÈS DU GRAND ARTISTE SHUNGU JULES WEMBADIO PENE KIKUMBA ALIAS “PAPA WEMBA”.LE 29 AVRIL DERNIER À TORONTO.

ALIAS “PAPA WEMBA”.LE 29 AVRIL DERNIER À TORONTO. Président Mpiana Patrick Kaketa HOMMAGE A PAPA WEMBA,

Président Mpiana Patrick Kaketa HOMMAGE A PAPA WEMBA, ICONE DE LA RUMBA CONGOLAISE

Tel un baobab géant qui s’est écroulé sur un vaste champ, l’artiste est mort sur la scène, tel un vaillant combattant, l’arme à la main sur le champ de bataille, en cette matinée du 24 avril 2016 à Abidjan, en terre ivoirienne. SHUNGU WEMBADIO, fils de Papa Kekumba, brave combattant revenu du front de la Seconde Guerre Mondi- ale de 1940 – 1945, est né dans un un monde libéré dans le fond de la Cuvette Centrale

a Lubefu en 1949. Monté a

Kinshasa alors Léopoldville, dès sa tendre enfance, il s’est façonné et a gravi les échelons d’un art hérité de sa tendre mère, Maman Nyondo, une pleureuse pétrie de talent et de grande notoriété. PAPA WEMBA, en self- made man, fonda en 1997 son Viva la Musica dont l’esprit,

les mélodies et les danses ont dompté Kinshasa-la-Belle avant de conquérir le monde entier : Bercy ou Olympia de Paris, Broadway à New-York ou encore Tokyo lui ont ou- vert grandes les portes ou

il a su sortir la Rumba con-

golaise de son ghetto pour accéder à la World Music et être finalement consacrée au- jourd hui comme un véritable patrimoine immatériel de l’Humanité entière. Son immense talent l’a con- duit par-delà, au cinéma et à

la mode dont il nous fit dé- couvrir les marques comme mannequin voire en véritable Pape de la SAPE, mêlant ex- cellence et démesure, mais dont nous nous réclamons aujourd hui sociétaire, le leit- motiv étant d’être bien coiffé, bien rasé, bien parfumé, af- fublé de toutes les griffes de grande renommée ( Giorgo Armani, Gianni Versace, Tor- ente, Daniel Hechter, Franses- co Smalto, Emporio, Yogi Ya- mamoto, Masantomo, Isey Miyake…). Il a ainsi marque de son empreinte indélébile des générations qui se recon- naitront longtemps par leur fierté comme des personnes

élégantes. Sa vie sera marquée aussi par l’Amour sans lequel elle aurait été comme une phrase truffée de fautes. Il en a donné

a profusion a sa Sempiternelle

moitié, AMAZONE et il eut, de surcroit, une nombreuse progéniture. Aujourd hui c’est de l’Artiste que nous voulons louanger l’accession au monde intangi- bles des légendes car il est dé-

sormais devenu une véritable muse, rejoignant en cela, ses inspirateurs que furent Kalle Jeff et Rochereau Tabu Ley, dans la sphère des immortels.

Désormais, c’est un monu- ment, un nom d avenue ou encore une mélodie qui nous convaincront que Papa Wem- ba n’est jamais mort mais qu’

il demeure a jamais VIVANT

de génération en génération.

Hubert SHIMBA O. Toronto, Canada.

en génération. Hubert SHIMBA O. Toronto, Canada. FEMUA: LA STAR DU REGGAE TIKEN JAH CONTRE UN
en génération. Hubert SHIMBA O. Toronto, Canada. FEMUA: LA STAR DU REGGAE TIKEN JAH CONTRE UN
en génération. Hubert SHIMBA O. Toronto, Canada. FEMUA: LA STAR DU REGGAE TIKEN JAH CONTRE UN
en génération. Hubert SHIMBA O. Toronto, Canada. FEMUA: LA STAR DU REGGAE TIKEN JAH CONTRE UN
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en génération. Hubert SHIMBA O. Toronto, Canada. FEMUA: LA STAR DU REGGAE TIKEN JAH CONTRE UN
en génération. Hubert SHIMBA O. Toronto, Canada. FEMUA: LA STAR DU REGGAE TIKEN JAH CONTRE UN
en génération. Hubert SHIMBA O. Toronto, Canada. FEMUA: LA STAR DU REGGAE TIKEN JAH CONTRE UN
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en génération. Hubert SHIMBA O. Toronto, Canada. FEMUA: LA STAR DU REGGAE TIKEN JAH CONTRE UN
en génération. Hubert SHIMBA O. Toronto, Canada. FEMUA: LA STAR DU REGGAE TIKEN JAH CONTRE UN
en génération. Hubert SHIMBA O. Toronto, Canada. FEMUA: LA STAR DU REGGAE TIKEN JAH CONTRE UN
en génération. Hubert SHIMBA O. Toronto, Canada. FEMUA: LA STAR DU REGGAE TIKEN JAH CONTRE UN

FEMUA: LA STAR DU REGGAE TIKEN JAH CONTRE UN 3ÈME MANDAT PRÉSIDENTIEL EN AFRIQUE

Mise à jour 30 April, 2017 la star du reggae Tiken Jah contre un 3ème mandat présidentiel en Afrique Le reggaeman ivoirien, Tiken Jah de Fakoly, l’une des têtes d’affiches de la 10 ème édition du Festi- val des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA) a gratifié ce public, dans la nuit de samedi à diman- che, de 2 heures de show avec des messages sur la limitation du mandat pré- sidentiel, l’immigration clandestine, a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.

Le descendant de Fakoly sur cette scène d’Anoumabo, village au cœur de Marcory dans le sud d‘Abidjan , très attendu a, comme d’habitude, lancé de cette tribune des mes- sages de paix , de cohésion, d’exhortation à la démocra- tie et au respect des lois. Publicite Présentant l’un des titres de son prochain album, ‘’3ème dose’’ dont il a an- noncé la sortie officielle la semaine prochaine, Tiken exhorte les chefs d‘Etats africains à éviter un 3ème mandat et au changement

de la Constitution en Af- rique. Dans le même élan de conscientisation, le natif d’Odienné (nord-ouest ivoirien) estime que la place des jeunes africains demeure leur continent d’origine. « Si nos ancêtres étaient tous partis qui allait com- battre l’esclavage, si nos par- ents étaient tous allés, qui allait combattre la colonisa- tion (….). Voilà le message que nous voulons passer au niveau de la jeunesse afric- aine », a lancé Tiken Jah. Toutefois, l’artiste dé-

nonce le comportement de plusieurs pays de l’Occident. « On ne peut pas accepter que le monde vienne en Af- rique où ils veulent quand ils veulent prendre ce qu’ils veulent et demander à la jeunesse africaine de rester .Nous disons que c’est une injustice qui est trop fla- grante. Quand on veut aller chez nos amis on dit visa ‘’bla bla’’ », s’est-il plaint. Poursuivant son argu- mentaire, l’auteur du célè- bre titre, « Ouvrez les fron- tières » a réitéré sa position

aux « bramogos », qui sig- nifie frères en Nouchi, argot populaire urbain ivoirien. « On n’a besoin de vous ici .Arrêtez d’aller vous sui- cider dans l’Océan en vou- lant aller aider l’occident à se développer. Notre place c’est ici, l’Afrique a besoin de nos forces (…). L’Afrique c’est le continent de l’avenir ou tout reste à faire, il suffit de mettre la main à la pâte », soutient Tiken qui a re- visité plusieurs titres de son répertoire, repris en cœur par les nombreux mélo- manes présents à la place Papa Wemba du FEMUA .

Avant la star du reggae, les festivaliers ont eu droit à une prestation du rappeur français, Black M. pertur- bée par l’effervescence de la foule, du groupe ivoirien Kiff No Beat et du Ghanéen Bissa Kdei qui a ouvert la soirée. Le FEMUA 10 placé sous le thème ‘’l’Afrique face aux défis du réchauffe- ment climatique’’ s’achève ce dimanche dans la ville d’Adiaké (Sud-Est ivoirien) avec des activités sportives, un reboisement et un con- cert dans la soirée. SY/hs/ls/APA

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(5)

COMMUNIQUÉ

UNE SUBVENTION DE LA FTO D’UN MONTANT DE 74 900 $ OFFRE AUX JEUNES FRANCOPHONES DES ACTIVITÉS ARTISTIQUES

Etobicoke – Same- di, l’association GRA- MEN (Groupe d’amitié et d’entrepreneuriat) a ac- cueilli le public lors de la cérémonie de clôture pour le projet MADIBA. M. Yvan Baker, député pro- vincial pour la circonscrip- tion Etobicoke Centre et Mario Gravelle du membre de l’Équipe d’évaluation des demandes de subven- tion de la FTO étaient sur place pour féliciter Gra- men et en apprendre plus sur la manière dont cette nouvelle initiative fait déjà une différence chez les en- fants francophones issus de familles défavorisées nouvellement établies au Canada. « L’apprentissage par les arts a un impact majeur sur les étudiants, renfor- çant les études de ceux-ci dans d’autres matières et leur donnant de la confi- ance pour réussir, a déclaré Yvan Baker, député provin- cial de la circonscription Etobicoke Centre. Pour des nouveaux Canadiens et pour des familles à faible revenu, les programmes comme MADIBA offrent la possibilité à leurs enfants d’étudier la photographie,

le théâtre, l’art, la musique et la danse. Je suis fier de reconnaître le travail que GRAMEN a accompli grâce à ce programme pour amé- liorer la vie d’étudiants et de familles de notre commu- nauté locale. » GRAMEN œuvre à trav- ers des initiatives ciblées, dans le développement so- cio-éducatif et la promotion de l’esprit entrepreneurial auprès de la jeunesse. Et grâce à la subvention de 74 900 $ de la Fondation

Et grâce à la subvention de 74 900 $ de la Fondation d’appuyer leur développe- ment

d’appuyer leur développe- ment personnel en tant que

terdown, Georgetown, Milton, Brampton, Missis- sauga, Oakville, Toronto et nous enregistrons encore de nouvelles inscriptions tous les jours, a dit Francis Eding, Président de Gra- men. De toute ma vie je n’ai jamais vu les enfants autant intéressés, motivés et en- gagés dans un programme d’étude comme MADIBA et les sondages de mi-par- cours le confirment. » « Je profite de cette oc- casion pour adresser mes sincères remerciements à cette auguste organisation qui est la FTO ainsi qu’à ses

dans la vie de jeunes en mi- lieu minoritaire, a ajouté M. Eding » GRAMEN est une asso- ciation à but non lucratif créée en 2008 qui œuvre à travers des initiatives ciblées, dans le développement socio- éducatif et la promotion de l’esprit entrepreneurial au- près de la jeunesse. Groupe hétérogène, dynamique et ambitieux, GRAMEN a su marquer en quelques an- nées d’existence, le milieu- communautaire de Toronto grâce à ses réalisations ori- entées vers le développe-

La Fondation Trillium de l’Ontario (FTO) est un or- ganisme du gouvernement de l’Ontario est une des fondations subvention- naires les plus importantes au Canada. Avec un budget de plus de 136 millions de dollars, la FTO octroie des subventions à quelques 1 000 projets tous les ans pour favoriser l’épanouissement de communautés saines et dynamiques en Ontario. www.otf.ca Pour de plus amples ren- seignements, veuillez com- muniquer avec :

représentants qui nous ap-

ment social, l’encadrement

Francis Eding, Président

portent leur expertise dans la soumission des projets

éducatif et la promotion du leadership. Veuillez vis-

GRAMEN

comme MADIBA qui ap-

iter le site Web à : www.gra-

647.273.0250

porte beaucoup d’espoir

men.org

franciseding@yahoo.com

beaucoup d’espoir men.org franciseding@yahoo.com Trillium de l’Ontario, 500 enfants francophones sont

Trillium de l’Ontario, 500 enfants francophones sont initiés au leadership. Ensei- gné sous différentes disci- plines artistiques, l’objectif de cette initiative est de stimuler la créativité chez les enfants afin de renforcer leur potentiel scolaire et

futurs leaders de la société. « La réussite et l’impact de ce projet sont tellement positifs et énormes au point qu’ils s’étendent par- tout dans le GTHA. Nous avons des participants qui viennent de Stoney Creek, Binbrook, Hamilton, Wa-

A L’OCCASION DU FESTIVAL DES MUSIQUES URBAINES D’ANOUMABO (FEMUA) QUI S’EST DÉROULÉ DU 25 AU 30 AVRIL 2017, À ABIDJAN ET À ADIAKÉ, SALIF KÉÏTA, LA STAR MALIENNE, S’EST SOUVENU DE PAPA WEMBA.

KÉÏTA, LA STAR MALIENNE, S’EST SOUVENU DE PAPA WEMBA. Qu’est-ce que cela vous fait d’être invité

Qu’est-ce que cela vous fait d’être invité dans un festival qui a une dimension sociale ? La portée sociale est très intéres- sante parce que non seulement on donne de la musique aux gens déshérités gratuitement et aussi Magic System construit des écoles. Et la thématique qui est la lutte contre le réchauffement climatique concerne le monde en-

tier. Moi, je ne peux qu’être très content pour cette cause. Vous avez parlé d’une cause qui vous tient à cœur, celle des albinos et leur situation. Quel est votre message à leur endroit ? Je dirai même que de nos jours, c’est quand même très barbare de sacrifier les albinos parce qu’eux aussi sont des personnes entières. Et cela doit cesser. Venir en Côte d’Ivoire, un pays qui sort de crise, pour un concert. Qu’est-ce cela vous inspire ? Moi j’aime bien être dans les pays où il y a la paix. Je crois que nous sommes sur le chemin de la paix en Côte d’Ivoire et cela est in- téressant. Et c’est également bien pour l’Afrique.

Un dernier message à l’endroit de la jeunesse africaine ! Il faut que l’on compte sur l’Afrique. Ne soyez pas décourager

parce que l’Afrique ne peut qu’être construite que par les Africains. Salif Kéita, par rapport à cette manifestation au cours de laquelle un hommage a été rendu à Papa Wemba, quel est votre sentiment

?

Papa Wemba était un ami, un frère qui m’a tout le temps fait pleurer avec ses chansons. Je le regrette aujourd’hui. On ne peut que lui faire des bénédictions. Propos recueillis par Edouard Koudou Restez connecté sur le site web de Fraternité Matin

par Edouard Koudou Restez connecté sur le site web de Fraternité Matin TORONTO-MONTRÉAL-MONCTON-OTTAWA-CHARLOTTETOWN
par Edouard Koudou Restez connecté sur le site web de Fraternité Matin TORONTO-MONTRÉAL-MONCTON-OTTAWA-CHARLOTTETOWN

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(6)

LE PROJET APPUI SCOLAIRE DE L’ORGANISME APRORESCO EDUCATION FAIT DU CHEMIN

affiches conçues et placées dans les écoles Toronto Ouest et Collège Français. La diffusion de l’appui sco- laire et des dates a aussi été faite à l’école secondaire Monseigneur de Charbon- nel et dans certains lieux de prière de la communauté francophone de la grande région de Toronto. Quel bilan à mi parcours de l’année scolaire ? En moyenne 15 élèves ont assisté chaque samedi aux séances d’appui scolaire. Le diagramme ci-dessous montre les effectifs quoti- diens enregistrés chaque

Le 8 octobre 2016, repre- nait officiellement le projet appui scolaire à la suite de la pause estivale et d’un début d’année scolaire chargé. La particularité de cette « rentrée » était le fait que le Centre Fran- cophone par le biais de son programme PIDEF ait décidé d’accompagner l’Association dans la mo- bilisation communautaire et le recrutement des jeunes ayant besoin d’aide dans leurs études. La publicisation de l’appui scolaire par la distribution des flyers a été faite, et des

samedi du 8 août 2016 au 6 mai 2017. Les effectifs les plus nom- breux ont été enregistrés à l’approche des examens de fin de semestre ou des périodes d’évaluations. On note une augmentation lente, mais régulière de la fréquentation des élèves. On observe aussi une ré- gularité chez les élèves qui assistent à l’appui scolaire. Cela laisse penser que s’opère une fidélisation des élèves. Ce qui est rassurant et satisfaisant quant au ser- vice offert aux élèves.

Effectifs quotidiens des élèves ayant assisté à l'appui scolaire entre le 8 août 2016 et
Effectifs quotidiens des élèves ayant assisté à l'appui scolaire entre
le 8 août 2016 et le 5 mai 2017
Source: rélevés
d'assiduité.
Eddy Wambo
25
20
15
10
5
0
Dates
Effectifs
8/10/2016
15/10/2016
22/10/2016
29/10/2016
5/11/2016
12/11/2016
19/11/2016
26/11/2016
3/12/2016
10/12/2016
17/12/2016
14/01/2017
21/01/2017
28/01/2017
11/02/2017
25/02/2017
04/03/2017
25/03/2017
01/04/2017
08/04/2017
15/04/2017
22/04/2017
29/04/2017
06/05/2017

Les élèves qui assistent à l’appui scolaire se recrutent de la 1ère à la 12e année. L’aide qu’ils reçoivent por- tent sur les mathématiques, le français et les sciences (chi- mie, biologie). Ils se recrutent dans plus- ieurs écoles de la grande ré- gion de Toronto. Ces écoles sont: école sec- ondaire Toronto Ouest, New-

ton Brook secondary school, école élémentaire Saint Noel Chabanel, école Ronald Marion, école élémentaire Saint Jean de Lalande, Col- lège Français, école secon- daire Saint-Frère André, école élémentaire Carrefour des Jeunes, école secondaire Monseigneur de Charbon- nel, école secondaire Sainte Famille, St Thomas Aquinas

Secondary School, école sec- ondaire Saint Charler Gar- nier. Les perspectives. D’ici la fin de l’année sco- laire, le projet appui scolaire prendra encore de l’ampleur. Les membres d’APRORESCO Education continueront de travailler à son succès. Eddy Wambo, Coordonna- teur du projet Appui Scolaire

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de 10h à12h
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330 Lansdowne ave
Toronto, ON, M6H – 3Y1
Par qui ?
Une équipe d’enseignants
chevronnés et agrées de
l’Ontario.
WWW.APRORESCO.ORG
INFO@APRORESCO.ORG
POUR PLUS D’INFORMATIONS, CONTACTER EDDY WAMBO : (647) 205 8490
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JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(7)

CANORA RENCONTRE MONSIEUR EULOGE GANPO PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION POUR LA PROMOTION DE LA RÉUSSITE SCOLAIRE (APRORESCO EDUCATION)

Canora : Le journal Canora vous reçoit ce jour en tant que président d’une organisation dénom- mée Association pour la Promotion de la Réussite Scolaire en abrégé APRO- RESCO Education. Parlez- nous un peu de votre or- ganisation ?

Euloge Ganpo : APRO- RESCO Education est une association âgée d’environ huit ans, formée de profes- sionnels qui se recrutent dans divers milieux dont entre autres, l’éducation, la recherche, l’informatique et la technologie.

Canora : Quels sont les projets majeurs sur lesquels vous avez travail- lés ou travaillez présente- ment ?

Euloge Ganpo : Depuis sa création, APRORESCO Education a travaillé sur une variété de projets dont le concours d’épellation. Puis, APRORESCO Edu- cation célèbre tous les ans avec les enfants de la com- munauté sa fête de Noël en leur donnant l’occasion d’exprimer leurs talents ar- tistiques divers. Sur un autre volet, et À travers les bourses APRORESCO Education, l’association récompense des finissantes ou finissants des écoles secondaires de la Grande Région de Toronto nouvellement arrivés au Canada.

Présentement, l’action phare d’APRORESCO con- siste en un soutien scolaire gratuit et bénévole offert aux jeunes de la communauté. Il existe depuis un an et demi. Et pour continuer sur la même lancée, APRORES- CO planifie également la tenue d’un gala afin de ré- compenser, non seulement ces jeunes qui viennent à l’appui scolaire, mais aussi les professionnels, étudiants et élèves de la communauté francophone qui démon- trent du succès dans leur travail, études ou engage- ment dans la communauté. Ce gala se tiendra le 17 juin 2017 à Toronto.

Canora : Ah c’est très in- téressant… Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur les objectifs de ce Gala ?

Euloge Ganpo : Du point de vue général, c’est un évé- nement prestigieux qui hon- orera les étudiants, élèves, et les encadreurs profession- nels francophones issus de l’immigration qui se sont démarqués plus particu- lièrement dans l’une des ca- tégories suivantes :

les élèves et étudiants qui excellent dans leurs perfor- mances académiques, les jeunes qui, au-delà de leurs exigences de forma- tion, s’investissent de façon exceptionnelle à la vie com- munautaire, les jeunes qui désirent réaliser un projet ayant un impact significatif dans leur

communauté. Les organisations qui œuvrent dans l’encadrement des jeunes tant au niveau de leur apprentissage que de leur épanouissement. Et d’un point de vue spéci- fique ce Gala, Contribuera au ray- onnement de la Commu- nauté francophone immi- grante; Présentera les lauré- ats et succès stories com- me des modèles, sources d’inspiration et d’émulation à la relève, stimulant ainsi leurs sentiments d’appartenance; Honorera les talents et les innovations par des prix dis- tinctifs; Et enfin, Il Stimulera nos jeunes talents à se surpasser pour faire partie de l’élite ca- nadienne de demain

Canora : cela semble as- sez vaste comme catégorie de personnes à récompens- er…quels sont les catégo- ries de récompenses que vous désirez offrir ?

Euloge Ganpo : Elles por- tent sur :

L’excellence universitaire ou collégiale L’excellence académique au secondaire L’excellence académique à l’élémentaire L’implication communau- taire L’implication au parasco- laire La persévérance aux études

au parasco- laire La persévérance aux études Euloge Ganpo Pour y appliquer, allez sur le site

Euloge Ganpo

Pour y appliquer, allez sur le site www.aproresco.org et cliquez sur l’onglet Gala Méritas pour vous inscrire. Un formulaire de candi- dature vous attend. Com- plétez-le et soumettez sans attendre. Par ailleurs, des plaques de reconnaissances seront aussi remises aux acteurs com- munautaires et profession- nels qui oeuvrent pour offrir à cette jeunesse immigrante les incitatifs pour se bâtir un avenir prometteur. Les bourses d’une valeur pou- vant atteindre 500 dollars seront offertes…

Canora : Comment comptez-vous financer cet évènement ?

Euloge Ganpo : Cela est une excellente ques- tion. Je profite de votre an- tenne pour faire un appel à d’éventuels acteurs commu-

nautaires francophones ou non à soutenir ce projet. En plus des demandes classiques qui sont soumis- es aux différents paliers de gouvernement et aux bail- leurs de fonds des projets communautaires, APRO- RESCO Education a décidé d’avoir recours à des dons individuels. Les petits dons que font des personnes aid- eront grandement à soutenir cette initiative. Par ailleurs des entreprises ou des acteurs privés sont aussi invités à apporter leur soutien au projet contre une publicité massive avant et pendant l’évènement. Et enfin, Les acteurs com- munautaires et du milieu de l’éducation sont aussi invités à accorder leur soutien tant matériel que financier à ce gala qui met à l’honneur les jeunes francophones.

Canora : Où en êtes-vous

avec les préparatifs de ce gala ?

Euloge Ganpo : Les préparatifs vont bon train. Les diverses commissions sont à l’œuvre. La commis- sion marketing est très ac- tive en ce moment. Elle re- cense les potentiels sponsors et commanditaires qui dési- rent s’investir dans ce projet. D’ailleurs l’entrevue que je vous donne ce jour fait aussi partie de ces prépara- tifs car j’entends profiter de ce temps d’entrevue pour diffuser au sein de la com- munauté ce projet et sus- citer de l’adhésion et de l’engouement

Canora : Alors un petit mot pour la fin ?

Euloge Ganpo : Une fois de plus merci d’ouvrir votre tri- bune à APRORESCO Educa- tion. Je renouvelle l’invitation faite aux parents pour qu’ils incitent leurs enfants à s’inscrire dans l’une des caté- gories de bourses proposé par Aproresco Éducation N’oubliez-pas, ces bourses sont des récompenses bien méritées et un encourage- ment pour les jeunes issus de l’immigration francophone en quête de succès. J’invite également les opérateurs économiques, les acteurs communautaires, les membres de la communauté à venir massivement soute- nir nos enfants lors du Gala du 17 juin à l’école Toronto- Ouest à partir de 18h.

lors du Gala du 17 juin à l’école Toronto- Ouest à partir de 18h. TORONTO-MONTRÉAL-MONCTON-OTTAWA-CHARLOTTETOWN
lors du Gala du 17 juin à l’école Toronto- Ouest à partir de 18h. TORONTO-MONTRÉAL-MONCTON-OTTAWA-CHARLOTTETOWN

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(8)

LA GENÈSE DU MONDE SELON LES BAMILÉKÉ:

La femme, dépositaire exclusif de l’art sacré de la création

Au commencement était la terre et la terre était ‘’Si’’ (dans la plupart des dia- lectes de l’Ouest Cameroun, le même mot, ‘’Si’’, désigne autant l’être suprême que la surface terrestre. ‘’Si’’ résidait dans la terre et en constituait l’élément mâle et le principe actif. ‘’Si’’ trouva que la surface de la terre manquait d’animation et décida de la peupler. Comme un potier, l’Etre suprême modela le premier homme avec de la terre. Il se servit de la couleur de la terre et d’une pierre de fini- tion pour diversifier à l’infini la plastique de ses modèles. Il y des grands, des petits, des clairs, des bruns, etc. A la fin de l’ouvrage ‘’Si’’ propulsa l’homme de l’atelier souterrain vers la surface de la terre Ŋká (Ka = en haut) et chargea la terre de le por- ter et de le nourrir. En con- trepartie du rôle maternel de la déesse terre, ‘’Si’’ fit à l’homme quatre prescrip- tions majeures :

L’institution d’une période sabbatique pendant laquelle les travaux agricoles seront suspendus pour permettre à la terre de se reposer et de se régénérer. L’interdiction de souiller la terre sacrée, lieu de repos éternel des âmes bienveillan- tes, par les corps des suicidés et ceux des personnes dont la mort n’a pas respecté le code d’honneur en vigueur. L’organisation d’une céré- monie de pénitence populai- re destinée à apaiser la colère de la terre quand il lui arrive de châtier, par des catastro- phes naturelles, les dérives humaines L’obligation d’enterrer un moignon du cordon ombili- cal de chaque nouveau-né afin que l’être humain reste connecté à sa terre, aux siens et à ‘’Si’’.

La femme, le dépositaire exclusif de l’art sacré de la création Fidèle à sa discrétion, ‘’Si’’ fera de la femme le déposi- taire exclusif de l’art sacré

de la création. Ainsi, les jeunes mamans porteront le titre prestigieux de Mavə (Meve=mere de l'art). Le papa ne sera pas Távə (Tave = pere de l'art) mais seule- ment Tá màvə ( ta meve). La femme mariée qui ren- dra l’âme sans jamais avoir conçu sera enterrée avec une pierre dans la paume de la main. Les humains la char- geront ainsi de remettre à ‘’Si’’ l’outil de création dont elle n’a pas pu faire usage sur terre. De même, la jeune fille qui s’assiéra sur un rocher, manquant ainsi de respect à la pierre de modelage de l’espèce humaine, s’exposera au risque de ne pas procréer plus tard.

La femme enceinte sera considérée comme un tem- ple sacré dont l’accès est fermé aux créations impar- faites. Son partenaire évitera par conséquent toute relation charnelle avec elle jusqu'à qu’à la date du sevrage du bébé. Toute contravention à cette interdiction équivau- dra à la profanation d’un lieu sacré. Cette sacralité de la femme dans sa fonction créatrice fondera la polygamie.<== Selon une formule con- sacrée, c’est pour éviter que le mâle, dans sa fougue na- turelle, ne tire des coups de feu sur l’autel sacré qu’il lui a été autorisé de pren- dre plusieurs femmes pour épouses. Il reviendra priori- tairement à la femme le droit de mettre en valeur la terre avec laquelle elle partage les mêmes attributs de fertilité. Sur le calendrier divin la durée du transit terrestre sera comparée à la durée d'une journée ; c’est ainsi qu’on dira de ceux qui mour- ront vieux que la nuit les a surpris sur terre.

Il n’existe en bamiléké aucun mot pour désigner l’enfer

La notion de ‘’grand feu’’ connue de nos chrétiens est une pure invention des pre- miers missionnaires. Le feu, comme nous le ver- rons plus loin dans l’exégèse des éléments liturgiques de la spiritualité bamiléké, est plutôt associé à la notion de bravoure et à la flamme de la vie. C’est la cendre( les restes du feu) qui sym- bolise la destruction et l’anéantissement. Cependant, il existe des mauvais esprits et même des mauvaises divinités Si Cwəpuŋ ( si tchouepoung) qui peuvent s’en prendre aux vivants, mais jamais aux morts. Nous sommes par con- séquent très loin du person- nage de Satan véhiculé par le christianisme. Toutes les âmes rentreront au sein de la terre à la fin de leur séjour en surface, ‘’ka’’, non plus pour subir un quelconque châtiment mais pour partag- er la quiétude, la stabilité et la plénitude de leur créateur. C’est encore dans la terre qu’ils trouveront les ancêtres qui les y ont précédés. Tous les manquements se- ront par conséquent corrigés en surface; et si au moment de ‘’rentrer’’, le mort n’est pas pur de tout reproche, il léguera son fardeau à sa de- scendance ou à ses proches sous forme de malédic- tion<==. Une fois la vie en surface organisée, ‘’Si’’ se referma dans la terre où il accueille dans sa félicité ceux de ses poussins qui ont achevé leur mission dans le poulailler terrestre. La mère, codétentrice du pouvoir divin de la création Certains indices comme la polygamie ou le mariage sous le régime de ‘’kap’’ (mariage à gage) ont fait conclure, trop hâtivement, que chez les Bamilékés la femme, à défaut d’être une esclave, ne vaut pas mieux que les autres biens meubles. La gestion phallocratique des sociétés bamiléké n’a

La gestion phallocratique des sociétés bamiléké n’a pas véritablement réussi à contrebalancer la puissance

pas véritablement réussi à contrebalancer la puissance que les femmes tirent du matriarcat originel. Déten- trice du secret de la création, la femme reste discrètement le pilier central du système social. La loi de la manou chez les Indous s’applique ici dans toute son autorité : ‘’Là où les femmes sont honorées, les dieux sont contents ; là où elles ne le sont pas les sacrifices sont stériles.’’ Dans l’impossibilité de percer le mystère de la ma- ternité, les Bamiléké se sont placés sous le système du cordon ombilical.

La maternité est un fait, la paternité une assertion

Parce que le doute peut toujours subsister sur la pa- ternité, le lignage paternel se segmente régulièrement en de nouveaux foyers. La famille du côté maternel reste par contre une et indi- visible. La stérilité qui est consi- dérée comme une rupture de la chaîne ombilicale est le plus lourd des châti- ments que la providence puisse réserver à une femme mariée. L’être mâle est con- sidéré comme une impasse sur le chemin de la vie.

est un véritable mortel Ce statut malheureux justifie, sans aucun doute, les excès que la société lui concède. Les privilèges sup- posés du genre masculin n’ont pas plus de consistance que l’ultime magnanimité d’un bourreau qui cède aux dernières volontés et même aux derniers caprices d’un condamné à mort. Bien que chaque femme bamiléké caresse le rêve d’être un jour la mère du père fondateur du clan, elle cache à peine sa culpabilité quand elle ne possède que des descendants mâles. Au- tant qu’une femme stérile, elle redoute la probabilité de voir le lien ombilical se rom- pre après elle. Une anecdote, mainte fois racontée, souligne tout le poids de la procréation dans la conception bamiléké du monde : pendant la coloni- sation, les chefs tradition- nels du Grassfields intervin- rent, à la grande surprise des administrateurs des colo- nies, pour que les femmes stériles soient exemptes du paiement de l’impôt. Les gardiens de la tradi- tion trouvaient qu’il était cynique de continuer à ex- iger des sacrifices financiers à des sujets déjà lourde- ment imposés par la provi- dence<=. Notons bien qu’il s’agit d’une femme stérile et non d’une femme qui n’a pas

d’enfant. Même une fausse couche confère, pour toujours, à la femme mariée tout son stat- ut de déesse. Célébration de la fé- condité, thème favori l’art bamiléké Il n’est pas jusqu'à l’art bamiléké qui ne fasse de la célébration de la fécondité l’un de ses thèmes favoris :

Les seins, symboles par excellence de la fertilité et du pouvoir féminin, sont démesurément grossis sur les sculptures consacrées aux femmes. Les photographies aéri- ennes des toits de chaumes coiffés de leurs touffes faî- tières, donnent l’image sen- suelle des seins nus dont les tétons assoiffés appellent discrètement sous le feuil- lage des kolatiers une caresse divine. Le manche du plantoir, l’outil agraire le plus utili- sé par les cultivatrices est sculpté sous la forme d’un phallus. Rien ne semble de prime abord justifier ce choix ar- tistique si ce n’est un besoin de rappeler en toute subtilité aux femmes qu’elles tien- nent les hommes entre leurs mains. Les poteries de cuisines de nos grands-mères, par leur design un peu trop ventru, ne sont pas sans rappeler les rondeurs d’une femme en- ceinte. Dans la même symbol- ique, les losanges, motifs très prisés pour l’impression des tissus batiks, représentent, sans aucune arrière-pensée pornographique, le vagin sacré de la femme pendant la parturition. La malédiction la plus redoutée, comme on pou- vait bien s’en douter, est la malédiction maternelle. Une maman qui dans un pic de colère exhibe sa nudité à un fils particulièrement dé- sobligeant, le condamne de manière irréversible pour le restant de ses jours. Heureusement que les ma- mans, dans leur immense mansuétude, reconsidèrent presque toujours leur posi- tion avant qu’il ne soit trop tard. La puissance de la femme décuple si elle peut créer plusieurs êtres à la fois. Ainsi les femmes qui ont eu le privilège de faire deux ou plusieurs accouchements gé- mellaires sont particulière- ment respectées. Elles tiennent dans la vie de tous les jours un rôle d’arbitre impar- tial et d’apôtre de la paix. L’initiation qu’elles reçoi- vent en préparation à leurs nouvelles fonctions sociales ressemble étrangement à l’initiation du roi. Comme des rois, les

Məŋgɔ (mères de jumeaux) bénéficient d’une priorité de préséance très élevée en

public. Elles doivent par ail- leurs, dans la vie de tous les jours, posséder et distribuer avec générosité le fruit ‘’du- dum’’ (un fruit aux vertus apaisantes) et l’arbre de la paix, symboles de la paix et de la concorde. Elles doivent être enfin pour leurs contemporains, des modèles de rectitude morale, d’impartialité et de l’amour de l’autre… Même dans la distribution des rôles au sein d’un ménage, la puis- sance et la magie du cordon ombilical confie des pou- voirs officieux exorbitants à la femme. Au-delà des apparences trompeuses, le mari n’est que le symbole de l’unité et du prestige de la famille<==.

Sans nécessairement bless-

er la fatuité de son époux, la femme bamiléké joue vé- ritablement le rôle de chef de famille ; elle possède ses champs, ses greniers et les gère à son gré. Dans les foyers polyg- amiques, le patron du do- maine prélève tout simple- ment sur chaque récolte une espèce de dîme qu’il conser- vera sans ses greniers pro- pres et qu’il redistribuera équitablement à toutes les femmes et a certaines de

ses filles mariées pendant la période soudure. Conscient de sa faiblesse, le mari joue essentiellement le rôle de régulateur du sys- tème et restreint la relation conjugale à sa plus simple expression fonctionnelle. L’exclamation ‘’yé malé’’ (ma mère), si courante dans le parler Bamiléké se traduit plutôt par ‘’Sei- gneur’’ en français, alors que l’expression ‘’wo si o’’ littéralement ‘’Ô Seigneur’’ se traduit strictement par merci Seigneur.

Le préfixe Mmà (ma)

(diminutif de ma mère) ajoute aux mots les sens de grandiose, grand, mag- nifique, important, mûr. L’expression Mûmá (muma), (l’enfant de ma mère) sig- nifie mon frère avec une charge très affective alors que Mûtá (muta)(l’enfant de mon père) désigne stricte- ment les frères et sœurs con- sanguins. Il serait simpliste de de- nier a la femme bamiléké traditionnelle tout espace de liberté et d’épanouissement. Tout comme les hommes, elles ont leurs confréries. Les princesses sont même

admises à siéger et a traiter d’égal à égal avec les hom- mes dans certains Mkm.

A côté des sociétés

d’entraide à caractère pr- esque familial, il existe des ordres majeurs animés par

les Reines

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(9)

ENTREVUE AVEC PAUL-FRANÇOIS SYLVESTRE

Ma jumelle a décidé quand et comment elle allait mourir

Bonjour Monsieur Syl- vestre. Avec Ma jumelle m’a quitté dans la dignité, vous avez écrit un livre osé, si on ose le dire, un récit qui ra- conte comment votre sœur jumelle Paulette a choisi le suicide assisté. Quelle se- rait selon vous la grande raison pour lire votre livre ?

On peut résumer mon but de la façon suivante : quand on a vécu dignement, on devrait pouvoir choisir de mourir dignement. La vie est trop courte et trop belle pour la ter- miner dans la douleur.

Pourquoi Paulette vous a-t- elle demandé dès le départ de ne pas parler à qui que ce soit de la brochure DIGNITAS ?

Parce que sa relation avec mes deux autres sœurs était ten- due. Et je crois qu’elle voulait que son jumeau soit un pre- mier témoin privilégié.

Vous dites dans votre livre que Paulette vous envoyait très rarement une carte ou une lettre ; avait-elle peur qu’en tant qu’écrivain, vous puissiez utiliser ces docu- ments pour en faire un ro- man plus tard ?

Absolument pas. Paulette ai- mait communiquer de façon instantanée : parler au télé- phone ou envoyer des courri- els. Elle avait cependant gardé toutes les cartes postales que je lui avais envoyées lors de mes nombreux voyages à l’étranger.

envoyées lors de mes nombreux voyages à l’étranger. Paul-François Sylvestre Pourriez-vous donner un bref

Paul-François Sylvestre

Pourriez-vous donner un bref historique de l’écriture de votre livre. Combien de temps cela vous a-t-il pris pour écrire cette centaine de pages ?

J’ai commencé à écrire le livre dès que j’ai appris la dé- cision de Paulette, en juillet 2016. Elle nous a quitté un mois plus tard et le livre s’est écrit impulsivement, naturel- lement, en quatre mois. Mes neveux et nièces ont tous col- laboré avec enthousiasme.

Qu’est-ce que vous ressen- tez en vous-même lorsque vous parlez des souvenirs de votre enfance avec Paulette ?

Nous avons eu une enfance heureuse. C’est le seul temps que j’ai passé près de Paulette car je suis devenu pension- naire à l’âge de 13 ans. Nos routes se sont peu croisées par la suite.

Vous semblez beaucoup parler des films américains à la télé. Pourriez-vous nous dire dans quelle mesure ces « shows américains » ont eu

un impact sur votre sœur et vous-même en tant que Ca- nadiens ?

La télévision francophone est arrivée dans le Sud-Ouest on- tarien en 1976. Nous avons donc grandi avec les vedettes des téléromans américains. Cela a fait de Paulette une per- sonne de culture anglophone, alors que moi j’ai repris mon identité franco-ontarienne au secondaire et à l’université, à Ottawa.

Comment expliquez-vous cette affirmation dans votre livre : « Aussi étonnant que cela puisse paraître, il m’a fallu attendre une “fin de parcours” à l’âge de 68 ans pour vraiment tisser une re- lation spéciale avec ma sœur jumelle ? »

Devant une fin éminente, je me suis rendu compte que j’avais trop peu appris à con- naître ma jumelle, à l’aimer véritablement. J’ai mis les bou- chées doubles dans le dernier mois ensemble. C’était court mais très intense.

Vous écrivez dans votre livre « En planifiant sa vie de vie, Paulette a offert un cadeau à notre famille. Ce fut une fin heureuse et non sinistre. » Quel impact d’après-vous cette affirma- tion pourrait-elle avoir sur les patientes et patients at- teints de sclérose en plaques comme l’était votre sœur de son vivant ?

VENEZ SOUTENIR NOS JEUNES FRANCO-ONTARIENS AU CONCOURS D’ÉPELLATION DIGNITAIRES YVAN BAKER de la 1 ÈRE
VENEZ SOUTENIR NOS
JEUNES FRANCO-ONTARIENS
AU CONCOURS D’ÉPELLATION
DIGNITAIRES
YVAN BAKER
de la 1 ÈRE à la 8 E ANNÉE
Député provincial
d’Etobicoke Centre
QUAND
CHANTAL F.
3 Juin 2017
Directrice de l’école
secondaire catholique
8h00–16h00
Ste-Famille
SANDRA F.
Directrice de l’école
École Secondaire
catholique Our Lady of
Peace
Catholique Sainte-Famille
1780 MEADOWVALE BLVD, MISSISSAUGA, ON
PATRIC LANDO
Directeur adjoint de
l’école secondaire
catholique Père-René-
Projet organisé par : GRAMEN (Groupe d’Amitié
et d’Entrepreneuriat)
de-Galinée
Événement couvert par :
RADIO
Projet commandité par :
KILIMANDJARO
ONDE
AFRICAINE
WWW.GRAMEN.ORG / 647-632-6674

Chaque cas est unique. Il n’y a pas une seule façon de partir. Mais l’aide médicale à mourir ou le suicide assisté permet de planifier ses adieux, de les faire sereinement. C’est la première fois qu’un livre raconte en dé- tails le cas d’une Canadienne qui choisit de terminer ses jours dignement.

Le chapelet des courriels que vous reprenez dans votre livre révèle bien des choses :

l’importance de commu- niquer en famille à travers l’internet et les médias so- ciaux. Pourquoi avez-vous voulu reprendre ces échanges épistolaires pour vos lectrices et lecteurs potentiels ?

Parce que Paulette avait re- joint le cœur de ses neveux, de sa nièce, de ses deux sœurs et de son frère jumeau. Les échanges illustrent comment elle a été appuyée dans sa dé- cision, comment elle a été en- tourée d’amour jusqu’au bout. Je pense que mon livre a le mérite de montrer que la mort peut être un geste d’amour.

Votre sœur Paulette sem- ble avoir une vision de la vie que beaucoup de gens n’ont pas : « mourir de joie et non mourir de vieillesse ». En citant cette phrase de votre sœur, quel message voulez- vous envoyer à toutes celles et tous ceux qui vont vous lire :

ne jamais accepter de mourir avec une maladie terrible ou apprendre à mourir avec joie et dignité, même s’il faut précipiter la mort ?

Il n’y a pas une seule recette qui s’applique à tout le monde. La souffrance psy- chologique varie d’une per- sonne à l’autre. La dignité se vit différemment aussi. La solitude et la vieillesse faisaient peur à Paulette et elle a choisi de l’éviter. Des gens peuvent ne pas être d’accord avec sa déci- sion, mais l’important consiste à agir selon sa conscience.

Que pensez-vous de l’accueil que votre livre aura dans les milieux catholiques et évangéliques ?

Mon éditeur a reçu des courri- els le blâmant d’avoir publié ce genre de récit pro euthanasie. Ma jumelle et moi ne pensons pas comme les évêques du Canada. Je crois que notre loi sur l’aide médicale à mourir est trop limitée, trop restric- tive. Je prédis qu’on l’amendera dans un proche avenir.

Nous

vous

beaucoup !

remercions

Paul-François Sylvestre, Ma jumelle m’a quitté dans la dig- nité, récit, Toronto, Éditions du GREF, collection Athéna no 13, 2017, 128 pages, 30 photographies, 19,95 $.

LA NON-EXISTENCE DE MILLIERS D’ENFANTS HAÏTIENS

Paul-François Sylvestre

Hubert, le restavèk est le premier roman de Gabriel Os- son. Il raconte comment un jeune Haïtien d’une douzaine d’années est placé dans une famille, obligé de «rester avec» elle et de la servir comme un esclave. Bien qu’Haïti ait signé des conventions internationales sur les droits des enfants, la législation nationale est loin de protéger les enfants contre la maltraitance. En 2013, on es- timait qu’il y avait encore 400 000 restavèks en Haïti. Le ro- man de Gabriel Osson est une œuvre de fiction, mais les faits relatés sont basés sur la réalité. Hubert naît et grandit à Jérémie au sein d’une famille qui vit dans la misère. Sa mère pense bien faire en le confiant à une tante à Port-au-Prince pour qu’elle s’occupe de son éducation. Or, aussitôt arrivé dans la capitale, il est placé chez les Mirevoix; le milieu est luxueux, mais le pré-ado ne jouit d’aucune liberté. Tous les membres de la famille profi- tent du ti-gason (petit garçon) pour se gratifier sexuellement. Il est sévèrement puni au moindre faux pas. Monsieur et madame Mire- voix ne connaissent même pas le nom d’Hubert. « Je ne suis rien à leurs yeux, donc je ne peux pas exister vraiment. Me parler ou prononcer mon nom serait me rendre vivant et im- portant. » Gabriel Osson montre com- ment des milliers d’enfants n’existent dans aucun registre, n’ont aucune identité. Pas de

dans aucun registre, n’ont aucune identité. Pas de reconnaissance, bien entendu, pour le travail qu’ils

reconnaissance, bien entendu, pour le travail qu’ils abattent douze ou quinze heures par jour. « Nous sommes les sans- voix, les invisibles de la terre et de ce pays. […] Le gouverne- ment a aboli la coutume des restavèks. Sur papier et aux yeux du monde, quel beau geste. La réalité pour nous est tout autre, j’en suis la preuve. » Le roman regorge de mots, expression ou phrases en créole. Un manje kwit est un mets préparé d’avance et prêt à emporter. Ou tande mwen sig- nifie Tu m’entends. He, ti-gas- on, leve, chef la vle pale avèk ou veut dire Lève-toi garçon, le chef veut te parler. Le style de Gabriel Osson est direct et parfois incisif. Il excelle dans l’art de décrire des situations difficiles. Les mau- vais traitements subis par Hu- bert en sont un bel exemple, tout comme les quelques pages consacrées au tremblement de terre de 2010. Gabriel Osson, Hubert, le restavèk, roman, Ottawa, Édi- tions David, coll. Indociles, 2017, 312 pages, 21,95 $.

LE RÉCIT D’UN FRÈRE, LE TÉMOIGNAGE D’UN AUTEUR SUR LA MORT ASSISTÉE

L’auteur Paul-François Sylvestre sort un essai/té- moignage sur la fin de vie assistée de sa sœur jumelle Paulette, Ma jumelle m’a quitté dans la dignité. Le livre publié aux éditions du GREF décrit la relation d’affection qui liait l’écrivain à cette sœur atteinte de la sclérose en plaque. Le récit est poignant pour diverses raisons. L’auteur nous dévoile un pan de son enfance non loin de Wind- sor (Ontario) dans les an- nées 50. Il y aussi la maladie qui humilie, celle de Pau- lette, incapable de s’occuper d’elle-même, même pour aller aux toilettes. Enfin, nous avons la témérité d’une femme diminuée physique- ment incapable de mourir au Canada. Les lois fédérales sont trop strictes, alors elle finira ses jours en Suisse grâce à l’association DIGNI- TAS. L’organisme accompa- gne les personnes en fin de

vie. Dans ce livre, il est égale- ment question de la réaction des gens autour de Paulette. Ses enfants, ses sœurs, ses amis et Paul-François Syl- vestre, le narrateur. Le récit est fait dans un but de part- ager une expérience fort cri- tiquée au Canada; celle de permettre à ceux qui souf- frent de mourir dignement. Même si c’est un sujet qui crée des débats quelquefois houleux car les partisans pro-vie s’opposent à toute forme de mort provoquée, Paul-François Sylvestre reste loin du ton véhément. Bien au contraire, il mon- tre avec réussite que la déci- sion de Paulette a fait sortir davantage l’amour que tous les siens lui portent jusqu’à ce jour et que cette affection est une des raisons fonda- mentales permettant l’acte de finir dans la dignité. Récit convaincant. Didier Leclair, écrivain

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(10)

PORTRAIT D’OBSIDIENNE HORS CADRE

• BIMESTRIEL • P(10) PORTRAIT D’OBSIDIENNE HORS CADRE Recueil de nouvelles Ce recueil raconte l’his- toire

Recueil de nouvelles Ce recueil raconte l’his- toire de sept femmes ex- ceptionnelles, immigrantes et canadiennes vivant dans la région du Niagara et qui ont réussi admirablement leur vie en la façonnant à leur image, en définissant le terme succès en insistant sur ce qui leur est essentiel, non sur ce que la société considère comme preuve du succès. Flora, d’origine grecque, née en Egypte vivant au- jourd’hui à Port Colborne, dans le sud de l’Ontario; Flora est jardinière, veuve et sans enfants. Elle s’adonne fiévreusement au jardinage tropical afin de combattre la solitude et les longs hi- vers canadiens. Son amour des plantes tropicales et la réalisation de son jardin donnent un sens à sa vie et lui font poser un regard dif- férent sur la mémoire et sur l’autre. Elle se réfléchit par rapport à l’autre. C’est une Redécouverte courageuse de soi au crépuscule de la vie. Remettre tout en ques- tion afin de donner un ultime sens à sa présence sur terre. Voici comment Flora réussit à vivre ses dernières années de vie. Solal est née de parents éthiopiens et tchadiens, et réside à St. Catharines, en Ontario ; Solal dirige un département de géodésie au

ministère des Transports et est mère d’un petit garçon de huit ans. Grande, noire, dodue, elle parle haut et fort…Elle refuse de se lais- ser enfermer dans le carcan des images préfabriquées de la société canadienne aus- si bien qu’africaine immi- grante. Elle est malheureuse en ménage. Trouvera-t-elle le courage et la force de sortir d’un mariage devenu synonyme de prison, de bra- ver la désapprobation de sa communauté et surtout ses propres peurs? Lydie est d’origine congo- laise vivant aujourd’hui dans le beau village de Grimsby. Elle s’est battue fort pour ses études de médecine. Elle dirige aujourd’hui, avec son associé Ali Sabour, un cabi- net médical. Célibataire sans enfants, aspirant à bien trop de choses à la fois, Lydie est une femme qui s’autopro- clame esprit analytique et rationnel. Elle prétend pra- tiquer une critique poussée de sa place de femme dans la société. Paradoxalement, c’est aussi un être généreux, d’une naïveté sur la question de l’amour qui attendrit. En fait, secrètement, Lydie rêve de rencontrer l’âme sœur et par-dessus tout, de devenir maman. Khadîdja est originaire du Niger. Elle vit aujourd’hui à Welland. Khadîdja est peintre, décoratrice,

coiffeuse et télémarketiste dans une boite du service à la clientèle. Khadi est aussi mère divorcée d’une ado- lescente de 16 ans, Souad. Son ambition est d’ouvrir son propre magasin d’œuvre d’arts traditionnels africains et de décoration dans le Niagara. Elle rêve aussi de pouvoir se remettre à la pein- ture et faire des expositions. Son plus grand défi, cepen- dant, est d’arriver à édu- quer convenablement sa fille Souad afin de lui inculquer ses valeurs. Elle espère ain- si assurer une vie beaucoup plus équilibrée à sa fille ; entre deux cultures. Khadi croit fermement au principe selon lequel « éduquer une fille revient à éduquer une famille entière. » Horé est d’origine mal- gache et vit dans le sud de l’Ontario, à Niagara –On –The-Lake ; avec son mari, Jean-Philippe, d’origine française, qu’elle adore et qui le lui rend tout aussi bien. Elle cultive allégrement di- verse variétés de lavande ain- si que des fines herbes. Elle est Professeur d’horticulture et de chimie appliquée au collège Niagara où elle main- tient aussi une bibliothèque de référence sur les plantes locales. Jean-Philippe et elle mènent plusieurs projets de fronts. Horé, cependant, sait que sa raison d’être se trouve ailleurs.

MADAME NAFÉE FAÏGOU

Nafée Faïgou est une ar- tiste de la région du Niagara originaire du Tchad, pays

Nafée Faïgou est une ar- tiste de la région du Niagara originaire du Tchad, pays situé au cœur de l’Afrique. Récipiendaire de diverses bourses aussi bien du Con- seil des Arts de l’Ontario que de la ville de Mexico pour divers projets littéraires ; Na- fée a également obtenu div- ers prix littéraires et prix de scenario pour documentaire aussi bien au Tchad qu’en Italie (3 fois Prix de la meil- leure Nouvelle par le Réseau de Lecture Publique (RLP) au Tchad de 1995 à 1997 et le Lion d’Or au festival du film de Venise en 2002 pour le scenario d’un court métrage; -Lettre de New York-). Nafée est dramaturge et metteur en scène, (Tumulte chez les D’Angério (2015), Mariage au Niagara (2010) ainsi qu’adaptatrice et tra- ductrice de pièce de théâtre, en Jamaïque et au Canada, Le Petit Lion Couché de Koulsy Lamko, (2007 & 2009) Auteur de plusieurs re- cueils de poésie (Eclats d’ombres, Entre rêves et réalités, Tâches d’instants égratignés, Édition salon des Belles Lettres, (1995-1998 ; Tchad) et Masques ; qui sortira fin 2017 aux éditions Grey Borders. Nafée Faïgou traduit des œuvres littéraires et des documentaires (Feed- ing Roots “Culture in con- flict” Documentaire poé- tique traduit du français en anglais). Depuis 2010 elle écrit des

articles de critique littéraires sur des auteurs francophones canadiens dans Voix Pluri- elles, magazine littéraire en ligne qui dessert le monde francophone aussi bien au Canada que dans le reste du monde. Nafée écrit des essais sur le travail d’auteurs tel que Emilio Pacheco (Hommage à Emilio Pacheco, texte al- légorique publié et traduit en espagnol par Casa Loma, Mexico en 2009; Ce silence si assourdissant , Essai; pub- lié et également traduit en espagnol par Casa Refugio Citalpetl, Mexico, 2009; ainsi que l’œuvre poétique com- plète de Bathélemy Bolivar, poète Manitobain originaire de Haïti ). Elle écrit des Préfaces de ro- mans -La mort de Mbeuryo, roman; Édition l’Harmattan, Yaoundé, Cameroun – 2008; Nouvelliste ( Délit de peur in Anthologie des Arts et de la Littérature au Tchad, Edi- tion l’Harmattan, France – 2003; Samara, Réseau de Lecture Publique, |Tchad

1997.)

Depuis 2007; elle est la di- rectrice artistique du festival Festiv’Ébène ; festival franco- phone qui célèbre l’histoire des peuples noirs dans la ré- gion Niagara. Nafée est comédienne

; (Mon beau capitaine; Théâtre, Bordeaux, France et Festival International de Car- thage, Tunisie; Productions MC2a, Bordeaux, France –

2003; Atelier du caméléon , Poitiers, France, 1998-1999 ; Théâtre international de Langue française, TILF ; Paris, France 1997 ; Ndok’tel, atelier Théâtre, comédienne et directrice de la Troupe théâtrale, N’djamena, Tchad, 1996-1998 et caméo dans des films; Bye- Bye Africa, long métrage filmé a Ndjamena au Tchad, et présenté aussi bien au festival de Cannes qu’au Toronto international Film Festival, film de Haroun Mahamat Saleh, Produc- tion la Lanterne, Bordeaux, France -2001. Nafée est artiste en com- munauté et activiste sociale. Elle a préparé le semestre complet des cours sur la lit- térature française du 17e siècle pour les élèves de 11 année pour l’association Ecoles haïtiennes sans fron- tières –Ontario-Manitoba/ Canada/Haïti en 2015 et di-

rigé une série d’ateliers multi générationnesl sur le théâtre pour les jeunes et le troisième âge fondée par la fondation Trillium à Welland en 2013-

2014.

De temps en temps elle participe en tant que comédi- enne à des partenariats artis- tiques avec des compagnies théâtrales telle que ; NeXt Company Theatre dans le cadre des journées de la cul- ture ou le département de théâtre de l’université Brock. Faïgou dirige aussi des ateliers artistiques hors du Canada comme l’atelier sur la fabrication des Masques avec les enfants de la rue or- ganisé par l’association Turn Around Project (TAP) à Port Antonio, Jamaïque en 2009 ainsi qu’avec les élèves de l’école secondaire Jean Vani- er à Welland. La lecture, écouter de la musique, apprendre les di- verses histoires des cultures et spiritualités noires sont ses intérêts personnels. Elle aime beaucoup regarder de vieilles séries de films de détectives anglais, les dessins animés et jardiner. Enfin, elle ap- précie de temps en temps un verre de vin du Niagara, un bon cigare, les parfums et la poésie dans toutes les langues

vivantes ou mortes.

Son plus important travail reste cependant celui d’être la maman d’un ado, William.

Djékédoum travaille dans le secteur communautaire et scolaire à Beamsville. Elle est une figure emblé- matique de la communau- té immigrante du Niaga- ra. La soixantaine solide, jeune de cœur, insouciante et confiante dans la nature humaine qu’elle ne se prive cependant pas de fustiger de temps à autres ; Djéké-

doum rêve de permettre à la communauté immigrante et à la communauté d’ac- cueil de dialoguer afin de se connaitre, se respecter et de mieux vivre ensemble. Djé- kédoum refuse d’appartenir à une quelconque contrée. Pour elle, son moto se ré- sume à « où tu es semé, il te faut fleurir ». Yaël est née au Canada de

parents immigrants mexi- cains. Elle est étudiante et activiste des minorités de tout bord. Elle est un intrai- table défenseur du droit des plus faibles. Elle possède un gout prononcé pour la mu- sique tout autant que pour l’ésotérisme. Réussir sa vie, pour Yaël, rime avec porter secours au plus faible, où qu’il se trouve

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(11)

CANORA RENCONTRE JOSEPH BITAMBA, CINÉASTE TORONTOIS D’ORIGINE BURUNDAISE

Joseph Bitamba vient de sortir un documentaire sur le Rwanda post-génocidaire in- titulé Ishyaka : la volonté de vivre. Rappelons les prémices de ce conflit. En 1994, les Tutsis du Rwan- da furent systématiquement massacrés par les militaires des Forces Armées Rwanda- ises, des milices et de nom- breux citoyens. Ce carnage de trois mois fit près d’un million de morts, principJalement des Tutsis mais aussi des Hutus opposés à une telle barbarie. Le cinéaste est retourné au Rwanda et a donné la parole aux anciens bourreaux repen- tis ainsi qu’aux victimes resca- pées de l’horreur d’il y a plus de vingt ans. Il a bien voulu répondre à mes questions et voici notre entretien.

Canora : Vous êtes un ci- néaste d’origine burundaise, comment avez-vous eu l’idée de faire un film sur le Rwan- da post-génocidaire? Et cette idée a-t-elle évolué avant sa réalisation?

Monsieur Joseph Bitamba : l’idée du film est né il y a 23 ans ans pendant le génocide, j’étais journaliste- réalisateur

à la tv burundaise, et je ne

pouvais pas laisser passer une telle occasion sans informer

le monde, il y avait hélas pas

de cameras braquées sur cet évènement. J’ai donc décidé de

me rendre au Rwanda malgré

les risques et j’ai effectué un tournage malheureusement

je n’ai pas eu de financement

pour terminer le film. Et il y

a 3 ans j’ai repris le film lors du 20 e anniversaire commé- morant le génocide et j’ai pû avoir une subvention du Con-

seil des arts de l’Ontario et de l’Organisation Internationale de la francophonie pour faire

le film.

L’Idée a évoluée en ce sens qu’au début je voulais faire un film sur ce qui se passait, sur le génocide et qu’au final j’ai un film sur la réconciliation et la résilience du peuple Rwandais.

Canora : Y a-t-il dans votre démarche, une intention de départ, par exemple prou- ver que des peuples meur- tris peuvent vivre ensemble?

prou- ver que des peuples meur- tris peuvent vivre ensemble? Joseph Bitamba politique, une politique re-

Joseph Bitamba

politique, une politique re- sponsable n’est pas menée.

Canora : L’Afrique est con- stamment secouée par des conflits interethniques; on pense au Sud Soudan ou même plus proche du Rwan- da, dans le Kivu, région de la République Démocratique du Congo (RDC), frontalière au Rwanda. La réconcilia- tion, passe-t-elle, par des tribunaux où le bourreau demande pardon aux vic- times comme le Gacaca au Rwanda?

Monsieur Joseph Bitamba :

Chaque peuple devrait trou- ver ces ressources pour gérer et trouver des solutions, je ne peux pas savoir si le GACACA peut fonctionner ailleurs dans le monde. L’Afrique en général devrait se doter d’une justice forte et indépendante. Sans justice la réconciliation n’est qu’un vain mot, les conflits finissent par ressurgir d’une façon ou d’une autre, ceci est valable non seulement dans la région des Grands mais aussi partout en Afrique et dans le monde en général.

même langue, et pendant le tournage on ne m’a pas fait comprendre que j’étais Burun- dais. Les bourreaux et victimes ce n’était pas non plus un pro- blème de les convaincre, une fois que les gens comprenaient la démarche du film ils ont tout de suite répondus posi- tivement.

Canora : Que retenez-vous personnellement de cet ac- complissement?

Monsieur Joseph Bitamba :

On se sent très humble, petit, par rapport à tout ce qui se fait au Rwanda. Le monde est ce que les hommes décident d’en faire, ce film m’a appris à apprécier des notions simples de la vie, le pardon, l’humilité, la résilience, ce film m’a ap- prit que si on exploitait, cha-

Canora : Avez-vous eu, en tant que cinéaste, des difficultés à convaincre les victimes et les anciens bour- reaux, à s’ouvrir? Et le fait de ne pas être originaire du Rwanda, a-t-il aidé ou était- ce un défi de plus?

Monsieur Joseph Bitamba :

Le fait d’être Burundais con- stituait un avantage je dirais parce qu’on parle presque la

Ou étiez-vous, vous-même, surpris de ce que vous avez trouvé dans ce pays ?

Monsieur Joseph Bitamba :

Ce qui m’a frappé au Rwanda c’est qu’ils ont puisé dans leur tradition pour trouver la force et le traitement pour guérir leurs blessures. Ils démontrent par là que malgré un tel évène- ment, un tel degré de cruauté car on parle de génocide pop- ulaire ici, les gens ont trouvés le moyen de revivre ensemble.

Canora : Le sujet, le géno- cide rwandais de 1994, fait encore débat. Il y a ceux qui accusent et ceux qui nient. Comment avez-vous fait pour éviter les pièges des div- ers ressentiments ?

Monsieur Joseph Bitamba : Ceux qui nient n’ont qu’à se rendre au Rwanda pour constater les stigmates de ce génocide encore visible. Je ne me suis pas intéressé ni embarrassé par les négation- nistes, ce qui m’intéressait c’est comment un peuple se recon- struit, comment on ne lègue pas une société de haine aux prochaines générations. Ce qui m’intéressait c’est la façon

traditionnelle qui a été mise en avant au lieu d’importer des mécanismes d’ailleurs qui

n’auraient peut-être fonction- nés. Ce qui est intéressant c’est cette démarche de récon- ciliation, qui a permis que le Rwanda soit cité en exemple et atteint un des meilleurs indi-

ces de développement en Af- rique et dans le monde, parce

que ne l’oublions aujourd’hui cohabitent bourreaux et vic- times sur les mêmes collines.

Canora : Au centre de votre documentaire, Ishyaka, il est question de réconciliation

entre bourreaux et victimes, que souhaitez-vous que les gens retiennent avant tout ?

Monsieur Joseph Bitam- ba : Que la cohabitation est possible, non seulement au Rwanda, mais aussi partout en Afrique et dans le monde, car comme le dit une interv- enante dans le film l’homme est l’animal le plus dangereux pour l’homme si une bonne

cun de nous, le meilleur de lui-même on vivrait dans un monde meilleur. Le Rwanda

m’a réconcilié avec l’humanité

et m’a permit de croire un peu

plus en l’homme même si des

doutes subsistent.

Canora : Monsieur Joseph Bitamba, CANORAA tient tout d’abord à vous félic- iter pour le prix obtenu avec votre film Ishyaka : la volo- nté de vivre au Festival Vue d’Afrique de cette année, le prix de la Meilleure produc- tion indépendante, offert par l’ONF. Tout d’abord, comment avez-vous réagi à l’annonce de ce prix?

Monsieur Joseph Bitamba :

Toujours une fierté, un hon- neur de recevoir un prix

Canora : Ensuite comment qualifiez-vous ce prix? Est-ce un geste d’encouragement de ses paires? Une surprise?

Monsieur Joseph Bitamba : C’est une reconnaissance de son travail, aussi un encour- agement, souvent on est seul au début d’un projet de film

durant l’écriture on a des mo- ments de doutes, quand on reçoit un prix on se dit qu’on

a eu raison de persévérer et d’avoir fait le film.

Canora : En tant que ciné- aste francophone de Toronto, que pouvez-vous dire à des jeunes des communautés is-

sues de la minorité qui voud- raient devenir cinéastes?

Monsieur Joseph Bitamba :

J’encourage toujours les jeunes à se lancer dans le domaine du cinéma, c’est une manière de s’exprimer que j’aime beau- coup. Mais je ne leur cache pas que le métier comporte beau- coup de défis à relever, non seulement en tant que minori- té mais aussi en tant qu’artiste cinéaste.

Canora : Quelles sont les avantages à produire un doc- umentaire de façon indépen- dante et allez-vous continuer dans la veine du documen- taire? issues de la minorité qui voudraient devenir ciné- astes?

Monsieur Joseph Bitamba : Ce n’est pas facile d’être in- dépendant dans n’importe quel domaine, mais l’avantage d’être indépendant en tant que producteur et réalisateur est qu’on fait les choses comme on le veut, on défend mieux ces idées, son point de vue, sans référer tout le temps au pro- ducteur, ça donne une liberté dans ce qu’on fait même si c’est compliqué de boucler un bud- get pour un film. Moi, j’ai fais

le choix d’être indépendant et

je vais continuer malgré les dif- ficultés de plus en plus énormes dans l’industrie du cinéma, ça devient de plus en plus difficile de boucler les financements pour faire un film.

de plus en plus difficile de boucler les financements pour faire un film. TORONTO-MONTRÉAL-MONCTON-OTTAWA-CHARLOTTETOWN
de plus en plus difficile de boucler les financements pour faire un film. TORONTO-MONTRÉAL-MONCTON-OTTAWA-CHARLOTTETOWN

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(12)

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JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(13)

Heritage Skills Development Centre (HSDC) Heritage Skills Development Centre (HSDC) is a non-profit organization
Heritage Skills Development Centre (HSDC)
Heritage Skills Development Centre (HSDC) is a non-profit organization established in 1993. HSDC assists families in
building stronger foundations through integrative and empowerment programs and services. For the past 22 years, HSDC has been
dedicated to serving the at-risk, isolated, low-income, marginalized and new-immigrant families.
~Our mission is to promote the health, social, cultural, and economic self-sufficiency of low-income, at-risk, new immigrant
women, youth and their families, so that they can enjoy and contribute to Canadian society.
Programs and Services
 Self-Employment / Business Development Training
 Sewing & Fashion Design Program
 Social Support & Transition Program
 Employment Preparation Training
 Crime Prevention Program
 Web Development and Design
 Referral Services
 Addiction Support Program
 After School Program
 Computer/Internet Training
 Recreational Programs
 Youth, Women, Senior Programs
 French as a Second Language Program
 Youth Entrepreneurship Program
 Web Development and Design Training Program
 Information Technology Training Program
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JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(14)

CONCOURS D’EPELLATION GRAMEN EDITION 2017

C ette cinquième édition du con-

cours d’épellation Gra- men www.gramen. org a eu lieu le samedi 3 juin à l’école secon- daire catholique Sainte- Famille de Mississauga pour la deuxième année consécutive sous la très bonne supervision du coordonnateur Alphons Samashi. Il y avait plus de 200 candidats inscrits venant des écoles fran- cophones de la grande région de Toronto ainsi que Ottawa. Le fait marquant de cette édition était percep- tible dans la très bonne organisation ainsi que le déroulement rapide des épreuves éliminatoires. Tout a commencé très tôt le matin par l’accueil et l’orientation des par- ticipants dans les différ- entes salles ou devaient se dérouler les prépara- tions ainsi que les phas- es éliminatoires et les demi-finales. Ensuite, la cérémonie d’ouverture officielle de l’édition a eu lieu dans la grande salle de l’auditorium (AGO- RA) animée par Patricia Lando qui a connu tour à tour les discours de Mme Chantal Fortin, Direc- trice de l’école catholique

Sainte Famille, Mme Figliomeni Directrice de l’école Our Lady Of Peace, le coordonnateur de l’édition Alphons Sa- mashi, le président de Gramen Francis Ed- ing ainsi que Fidèle Ke- mzang, président des membres du jury et qui a brièvement présenté les informations utiles de la journée. Pendant que les phases éliminatoires se dérou- laient dans les différen- tes salles, les femmes de GRAMEN se préparaient activement au niveau de la restauration des par- ticipants. Les bénévoles assuraient la sécurité des enfants à travers des jeux éducatifs et le château gonflable afin d’occuper les candidats éliminés ainsi que les autres mem- bres de la famille. La rapidité du déroule- ment des épreuves a fait que la pause déjeuné la mi-journée obligatoire a été faite plus tôt que prévu après le 1e tour des éliminatoires. En- suite, on a continué avec les demi-finales et par la suite les finales afin de départager les gagnants de chaque niveau. La cérémonie de clô- ture toujours dans la

même salle « AGORA », très rehaussée par la présence des invités de marque comme Yvan Baker (député provin- cial Etobicoke Centre) ainsi que les nombreux commanditaires et les conseillers scolaires a été l’occasion idéale pour la remise des cartes cadeaux visa, des médailles, des trophées, des certificats de mérite aux gagnants. Chaque participant au concours avait droit à un certificat de participation et à un T shirt. Les remerciements très particuliers ont été adressés par le président Francis Eding et le coor- donnateur Alphons Sa- mashi a tous les membres du jury, les bénévoles, les commanditaires ainsi les différents conseils sco- laires (CS Mon Avenir et CS Viamonde) dont

le succès de cette édition dépend largement. Le rendez-vous a été pris pour la prochaine du concours d'épellation « Édition 2018 ».

Signé Francis Eding Président l'association GRAMEN www.gramen.org

Eding Président l'association GRAMEN www.gramen.org de Family & Cosmetic Dentistery Dr. Michael Handler
Eding Président l'association GRAMEN www.gramen.org de Family & Cosmetic Dentistery Dr. Michael Handler
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Family & Cosmetic Dentistery Dr. Michael Handler Dr. Barry Hanser Phone : 416.267.4661 Fax :
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JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(15)

« DONNER C’EST RECEVOIR »

Je suis curieuse de savoir si vous partagez le même avis.

Ce dicton est définitive-

ment une invitation à une vie de service mais que nous apporte un tel acte?

Apparemment plus de bonheur que nous en donnons, et c’est cela la quintessence du message d’aujourd’hui.

A bien y penser, que

vaudrait notre vie si elle ne servait à personne? Peu importe qui nous servons, nos enfants, notre com- munauté, etc., l’important c’est d’être utile aux au- tres car cela implique que nous avons quelque chose à offrir. Le don ne se limite pas seulement à des cho- ses matérielles, mais peut porter sur soi, son temps, ses conseils, son attention, pour ne citer que ceux-là. C’est une façon de célébrer ses richesses intérieures, une façon de se valoriser et de rester connecté au monde. En effet, contribuer à quelque chose de plus grand que soi ne nécessite pas d’être matériellement riche. Avez-vous connu dans votre entourage quelqu’un qui a frôlé la

mort et s’en est bien sorti? Soudain cette personne croque à pleine dent la vie et se donne de nouvelles priorités. Vous avez aussi peut être remarqué que leur priorité devient les autres, servir les autres et il y a surement une raison à cela. Lorsque l’on se préoc- cupe des autres, le corol-

laire extraordinaire est que l’on s’oublie! Nous oublions nos soucis, nos peurs. Nous devenons présent pour l’autre et cela nous rend plus vivant. Cependant lorsqu’on rend service, il est primordial de le faire sans impliquer son ego c’est-à-dire en toute humilité sinon on en perd le bénéfice vu qu’on reporte encore une fois l’attention sur soi. Quand on donne on est présent. Voilà ce qui trans- forme le don en richesse! Et quel que soit notre situ- ation de vie nous avons toujours quelque chose à offrir, même quand nous sommes pauvre, malade physiquement ou émo- tionnellement. Comme l’a si bien dit Charles Dickens « Personne n’est inutile dans ce monde lorsque

qu’il allège le fardeau d’un autre ». Et cela confirme que tout un chacun pos- sède de la valeur pour au- trui. Et les personnes qui donnent sans attendre en retour sont celles qui par- adoxalement reçoivent de manière illimitée. C’est le moment ou donner devi- ent une bénédiction aussi bien pour le donneur que le receveur. Donner permet de par- donner, de donner le bé- néfice du doute à l’autre ou de s’attribuer un peu de responsabilité face à un conflit dans lequel on est impliqué. C’est un acte d’humilité qui permet de relativiser les choses. Dans tout conflit petit ou grand, la première question à se poser est « quelle est ma part de responsabilité dans ce qui arrive ? » C’est un acte d’humilité qui aide à retrouver le bonheur. Dès le moment où l’on réussit à identifier une seule raison pour laquelle ce n’est pas complètement la faute de l’autre, on relâche un peu de tension et, ce change- ment émotionnel nous permet d’explorer d’autres possibilités dont le par- don. Et pardonner nous

Guy Dongué Chef consultant en saine alimentation 416 . 787 . 4037 cuisinesantef@gmail.com
Guy Dongué
Chef consultant
en saine alimentation
416 . 787 . 4037
cuisinesantef@gmail.com
alimentation 416 . 787 . 4037 cuisinesantef@gmail.com Hortense Balan le savons est un acte qui nous

Hortense Balan

le savons est un acte qui nous guérit, qui efface la colère et le ressentiment de notre cœur. Donner de façon au- thentique vient du même endroit que là où réside notre bonheur. Comme l’a dit Buddha, « Avant de donner, l'esprit du don- neur est heureux; Tout en donnant, l'esprit du don- neur est pacifié; Et après avoir donné, l'esprit du donneur est élevé. » Plus vous donnez, plus vous serez heureux !

Soyez heureux ; cela fonctionne de manière as- sez simple : Si vous voulez avoir plus de joie, don- nez de la joie aux autres, si vous voulez être aimé, aimez les autres. En fait donnez ce que vous dé- sirez avoir et vous l’aurez en retour. Vous voulez plus d’attention, donnez de l’attention, vous voulez être apprécié, donnez aux autres votre appréciation. Essayez toujours d’être gentil plutôt que d’avoir raison ; c’est le conseil qui

a valu à Amélie, le per-

sonnage central de mon livre de découvrir une vérité sur son mari, une vérité qui allait la libérer.

Oui, c’est une formule gagnante en dépit des ap- parences. Chaque geste de gentillesse est comme

une étincelle qui, rajoutée

a d’autres, crée un mag-

nifique feu d’artifice, une explosion de lumières colorées, volupté des sens, pur bonheur. Le bonheur n’est pas seulement possible, c’est l’essence même de notre existence et notre mission est de le trouver. Dans mon livre « How Beauti- ful is Your Garden » dis- ponible sur Amazon, je vous recommande trois façons d’accéder au bon-

heur et le don fait partie du troisième conseil car

il nous permet de rece-

voir. Je vous invite à ne

pas manquer la prochaine édition du journal dans laquelle nous aborderons

le sujet de la gratitude, ce

chemin que le bonheur emprunte pour se rendre à nous. Hortense Balan Auteur de « How Beauti- ful is Your Garden »

Enrichissement du français
Enrichissement du français

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(16)

PARLONS UN PEU DU NOUVEL IMMIGRANT ET DU MULTICULTURALISME CANADIEN !

Lumembo Tshiswaka

Une des premières obser- vations que le nouvel im- migrant remarque quand il/ elle arrive au Canada, c’est la tolérance et l’acceptation de diverses cultures. Depuis 1971, le Canada vit au mul- ticulturalisme, une politique instituée par l’ancien pre- mier ministre Pierre Elliot Trudeau, père de l’actuel premier ministre Justin Trudeau. Il faut le dire que cette politique ne fait pas toujours l’unanimité. Et pour cause : les fondements de cette politique était une innovation majeure et un courage politique de Mr. Trudeau pour avoir osé rom- pre avec une tradition cul- turelle…

Pour commencer qu’est- ce qu’on entend par multi- culturalisme? Pour les Canadiens, le mul- ticulturalisme canadien dé- coule, à la base, de la convic- tion des dirigeants politiques Canadiens que tous les citoy- ens sont égaux. Le multicul- turalisme permet à tous les citoyens de conserver leur identité, d’être fiers de leurs ancêtres et d’éprouver un sentiment d’appartenance. L’acceptation de toutes les cultures ethniques de par le monde donne aux Ca- nadiens un sentiment de sécurité et de confiance en soi qui les rend plus ouverts aux diverses cultures et plus tolérants envers celles-ci. L’expérience canadienne a prouvé que le multicultural- isme encourage l’harmonie raciale et ethnique ainsi que la compréhension inter- culturelle, et décourage la

marginalisation, la haine, la discrimination et la violence. Par le multiculturalisme, le Canada reconnaît le po- tentiel de tous les Cana- diens et Canadiennes en les encourageant à s’intégrer à leur société et à participer activement à la vie sociale, culturelle, économique et politique. Pour les observatrices et observateurs attentifs de la scène canadienne, cette poli- tique est d’abord vue comme une stratégie canadienne pour faciliter l’intégration des Canadiennes et des Ca- nadiens dont les cultures, à première vue peuvent appa- raître comme étant visible- ment en conflit avec la cul- ture canadienne dominante. C’est donc, de la part du gou- vernement fédéral une volo- nté politique pour rehausser l’image du gouvernement canadien comme un pays ac- cueillant, tolérant et ouvert aux vents de nouvelles cul- tures, religions et ethnies.

Du point de vue histo- rique, quand la politique du multiculturalisme a-t- elle été mise en place ? Du point de vue histo- rique, c’est en 1971 que cette politique a été mise en place. En effet, en 1971, le Canada a été le premier pays au monde à adopter une politique offi- cielle de multiculturalisme. Ce faisant, il a proclamé la valeur et la dignité de tous les Canadiens et Canadiennes, sans égard à leurs origines raciales ou ethniques, à leur langue ou à leur confession religieuse. La politique cana- dienne du multiculturalisme de 1971 a confirmé égale- ment les droits des peuples

de 1971 a confirmé égale- ment les droits des peuples autochtones et le statut des deux
de 1971 a confirmé égale- ment les droits des peuples autochtones et le statut des deux

autochtones et le statut des deux langues officielles du pays. L’expérience canadienne a prouvé que le multicultural- isme encourage l’harmonie raciale et ethnique ainsi que la compréhension intercul- turelle. Le respect mutuel mène à une communauté d’attitudes. Les néo-canadiens, tout comme les autres Canadiens, respectent le processus poli-

tique et juridique et tiennent

à résoudre les questions en

litige par des moyens légaux et constitutionnels. Par le multiculturalisme, le Canada reconnaît le po- tentiel de tous les Cana- diens et Canadiennes en les encourageant à s’intégrer à leur société et à participer activement à la vie sociale, culturelle, économique et politique. L’expérience canadienne a prouvé que le multicultural- isme encourage l’harmonie raciale et ethnique ainsi que la compréhension intercul- turelle. Le respect mutuel mène à une communauté d’attitudes. Les Néo-Canadiens, tout comme les autres Canadiens, respectent le processus poli-

tique et juridique et tiennent

à résoudre les questions en

litige par des moyens légaux et constitutionnels. Par le multiculturalisme, le Canada reconnaît le po- tentiel de tous les Cana- diens et Canadiennes en les encourageant à s’intégrer à leur société et à participer activement à la vie sociale, culturelle, économique et politique. Tous les Canadiens et Canadiennes sont égaux devant la loi; ils ont droit aux mêmes chances peu importe leurs origines. Les lois et les politiques canadiennes re-

connaissent la diversité du pays sur les plans de la race, du patrimoine culturel, de l’appartenance ethnique, de la religion, et des origines nationales. Elles assurent à tous les hommes et à toutes les femmes une pleine liberté de conscience, de pensée, de croyance, d’expression ainsi que d’association et de réunion pacifique. La citoy- enneté canadienne, la Con- stitution canadienne et la Charte des droits et libertés

nous garantissent ces droits, notre liberté et notre dignité.

Les politiciens Canadiens partisans du multicultur- alisme affirment haut et fort, et on pourrait aussi le constater dans certains dis- cours officiels et publica- tions du gouvernement que grâce au multiculturalisme, le taux de naturalisation des immigrants au Can- ada n’a fait qu’augmenter chaque année! Faut-il réel- lement les croire? Il faut le dire, le discours politique en faveur du mul- ticulturalisme n’est pas sur- prenant, notamment pour toutes les provinces cana- diennes en dehors du Qué- bec. Mais, pour certains Ca- nadiens, chercheurs dans les

sciences politiques et socia- les, un discours de ce genre peut être contrebalancé par ceux qui en pensent autre- ment! Néanmoins pour les par- tisans du multiculturalisme, selon les observations et lectures des statistiques rela- tives à la nationalité depuis 1971, grâce au multicultural- isme en effet, le taux de natu- ralisation n’a jamais été aussi élevé. Comme les nouveaux arrivants ne se sentent pas forcés de s’assimiler ou de renoncer à leur culture, les immigrants choisissent li-

brement leur nouvelle citoy- enneté parce qu’ils veulent être Canadiens. En tant que Canadiennes et Canadiens, ils partagent les mêmes val- eurs démocratiques que tous les autres arrivés avant eux. De même, les immi- grants sont libres de choisir de s’identifier ou non à leur groupe en particulier, et ce, sans encourir de sanctions. Leurs droits individuels sont entièrement protégés et ils n’ont pas à craindre les pressions exercées par un groupe. Pour les politiciens favora- bles au multiculturalisme, la diversité canadienne est un atout national. Les récents progrès technologiques ont rendu les communications internationales plus im- portantes que jamais. Les Canadiens qui parlent un grand nombre de langues et comprennent beaucoup de cultures facilitent la partici- pation du Canada à l’échelle mondiale dans des secteurs comme l’éducation, le com- merce et la diplomatie. Notre citoyenneté nous confère à tous les mêmes droits et les mêmes respon- sabilités. En prenant part ac- tivement à la vie municipale, nous affirmons ces droits et renforçons la démocratie, nous assurant ainsi de léguer à tous les Canadiens et Ca- nadiennes une citoyenneté multiculturelle, intégrée, où tous et toutes ont leur place.

Concrètement parlant, que dit la loi sur le mul- ticulturalisme canadien, SRC. 1985-ch. 24 (supplé- ment) , dans sa mise à jour du 27 octobre 2015 ?

En vue de bien compren- dre la politique du multicul- turalisme il est important de lire la définition du multi-

culturalisme dans la Loi. La voici :

3. (1) La politique du gouvernement fédéral en matière de multicultural- isme consiste :

a) à reconnaître le fait que

le multiculturalisme reflète la diversité culturelle et raci- ale de la société canadienne et se traduit par la liberté, pour tous ses membres, de maintenir, de valoriser et de partager leur patrimoine culturel, ainsi qu’à sensibil- iser la population à ce fait; b) à reconnaître le fait que le multiculturalisme est une caractéristique fondamen- tale de l’identité et du patri- moine canadiens et constitue une ressource inestimable pour l’avenir du pays, ainsi qu’à sensibiliser la popula- tion à ce fait;

c) à promouvoir la partici-

pation entière et équitable des individus et des collec- tivités de toutes origines à l’évolution de la nation et

au façonnement de tous les secteurs de la société, et à les aider à éliminer tout obstacle

à une telle participation;

d) à reconnaître l’existence

de collectivités dont les membres partagent la même

origine et leur contribution

à l’histoire du pays, et à fa- voriser leur développement;

e) à faire en sorte que la loi

s’applique également et pro- cure à tous la même protec- tion, tout en faisant cas des particularités de chacun; f) à encourager et aider les institutions sociales, culturelles, économiques et politiques canadiennes à prendre en compte le carac- tère multiculturel du Cana- da; g) à promouvoir la com- préhension entre individus

et collectivités d’origines dif- férentes et la créativité qui résulte des échanges entre eux;

h) à favoriser la reconnais-

sance et l’estime réciproque

des diverses cultures du pays, ainsi qu’à promouvoir l’expression et les manifes- tations progressives de ces

cultures dans la société cana- dienne; i) parallèlement à l’affirmation du statut des langues officielles et à l’élargissement de leur usage,

à maintenir et valoriser celui des autres langues;

j) à promouvoir le multi-

culturalisme en harmonie avec les engagements na- tionaux pris à l’égard des deux langues officielles.

La politique du multi- culturalisme n’est pas sans recevoir des critiques acer- bes de la part de certains politiciens et penseurs. Pourriez-vous nous dire ce qu’elle a trouvé?

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(17)

WHAT IS VAX-D GENESIS?

2017 • BIMESTRIEL • P(17) WHAT IS VAX-D GENESIS? VAX-D Genesis is a new computerized treatment
2017 • BIMESTRIEL • P(17) WHAT IS VAX-D GENESIS? VAX-D Genesis is a new computerized treatment

VAX-D Genesis is a new computerized treatment for chronic neck pain, low back pain and sciatica. The treatment is safe and effective without the risks of injections, anesthesia or sur- gery. Chronic pain is one of the most debilitating health con- ditions. Studies show that back and neck pain is often recurrent even if the original problem resolves, many pa- tients suffer chronic symp- toms at intervals. Chronic

pain sufferers often live of compromise in their daily ac- tivities VAX-D treatment is de- signed to relieve the pressure on the structures that may be causing the chronic spinal pain. It can relieve the pain associated with hemiated discs, degenerative disc dis- ease, and sciatica.

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La politique du multicul-

turalisme ne fait pas toujours d’unanimité. Depuis son apparition, elle a toujours subi des attaques et non des moindres. Marie Logan nous en donne quelques unes:

Plusieurs historiens et politogues ont démon- tré que la politique mul- ticulturaliste canadienne fut en fait modulée de manière à diminuer les effets du biculturalisme des deux «peuples fon- dateurs» de langue fran- çaise et de langue anglaise, M.Bissoondath y relève des échecs :

• L’apparition au Canada anglais d’écoles «ségréga- tionnées nées» sur une base raciale ou religieuse – • Une politique d’immigration fédérale qui, tout en prétendant fa- voriser la diversité, selon l’auteur, se baserait plutôt sur une approche visant à choisir «des gens comme nous» en terme de classe et de vision sociales:

Marie Logan, en faisant se propres ressources est même tombée sur un docu- ment gouvernemental qui reconnaît qu’il y a bien de questions relatives au multi- culturalisme qui ne sont pas encore résolues. Le docu- ment en question cite les problématiques suivantes qui n’ont toujours pas encore trouvé de solutions :

1- Incorporer la religion

au multiculturalisme : les rapports régionaux sont unanimes : on n’a pas encore

suffisamment débattu ni étudié la place de la diversité religieuse dans le cadre du multiculturalisme 1) Plusieurs rapports ré- gionaux mentionnent le rôle des médias, mentionnée dans comme étant un sujet de préoccupation. Le rôle des médias au Canada est un cas de « verre à moitié vide ou à moitié plein ». 2) La relation entre le mul- ticulturalisme et les deux au- tres principaux éléments de diversité ethnoculturelle au Canada, soit les Canadiens- Français et les Autochtones. De nombreux intellectuels et politiciens québécois croi- ent encore que la politique fédérale sur le multicultur- alisme, telle que formulée à l’heure actuelle dans la Loi sur le multiculturalisme ca- nadien, repousse implicite- ment ou explicitement les aspirations nationalistes du Québec 3) Racisme et discrimi- nation : un domaine où le multiculturalisme et les questions autochtones se recoupent, c’est celui du racisme et de la discrimina- tion. Ces questions ont été soulevées dans tous les rap- ports régionaux et constitu- ent clairement un lourd défi à relever. Conditions économiques :

Enfin, et c’est peut-être le point le plus important, tous les rap- ports régionaux ont abordé

la question de la situation économique des immigrants récents qui, les faits le prouvent de plus en plus, est en déclin

récents qui, les faits le prouvent de plus en plus, est en déclin TORONTO-MONTRÉAL-MONCTON-OTTAWA-CHARLOTTETOWN
récents qui, les faits le prouvent de plus en plus, est en déclin TORONTO-MONTRÉAL-MONCTON-OTTAWA-CHARLOTTETOWN

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(18)

EMMANUEL MACRON ET LA COLONISATION :

LE NOUVEAU PRESIDENT FRANÇAIS VA-T-IL CONCRÉTISER SA PHILOSOPHIE POLITIQUE SUR LA FRANCE-AFRIQUE?

CONCRÉTISER SA PHILOSOPHIE POLITIQUE SUR LA FRANCE-AFRIQUE? Le journal Canora se joint a la position de

Le journal Canora se joint a la position de Amidou Anne le 17 02.17 quand elle precise ( Chroniqueur le Monde Afrique):

Maintenant qu'il est Prési- dent de France, Emmanuel Macron se souviendra-t-il de

ses déclarations d'Alger sur la colonisation qu'il a qualifiée

de crime contre l'humanité?

Une réflexion du journal

Canora pour le Président Em- manuel Macron Un ami m'a toujours dit :"

Il ne faut jamais faire confi-

ance aux politiciens. Ils sont tous des menteurs. Jamais un politicien dans l'histoire n'a tenu ses promesses durant sa campagne électorale. Peut-on penser que ce sera aussi le cas de d'Emmanuel Macron qui venait d'être élu a 39 ans jeunesse ? Pour mieux répondre à cette question, reprenons d'abord les propos d'Emmanuel Ma- cron :

• C'est une vraie barbarie

et ça fait partie de ce passé

que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes • En même temps, il ne faut

pas balayer tout ce passé, et je

ne regrette pas cela parce qu'il

y a une jolie formule qui vaut

pour l'Algérie : La France a installé les droits de l'homme en Algérie, simplement elle a oublié de les lire. »

Peut-on faire confiance

a Macron qui fera quelque

chose pour changer les men- talités des jeunes générations en ce qui concerne les crimes de la colonisation dont les mémoires ne peuvent pas s'oublier et resteront tou- jours vivantes grace aux écrits des Chercheurs et surtout a l'internet , heureusement ac- cessible dans la plupart des pays aujourd'hui. Il faut le dire sans peur, la colonisation est un crime

contre l'humanité. Comme le rapporte notre confrère du monde :

Les peuples d’Afrique ont vécu une terrible violence du

fait colonial avec des morts,

vécu une terrible violence du fait colonial avec des morts, Emmanuel Macron des expropriations, des pri-

Emmanuel Macron

des expropriations, des pri- vations de liberté et surtout une négation profonde de la dignité humaine par la domi- nation politique, économique et culturelle. Les chiffres de

cette période sont éloquents d’horreur. Pour proceder plus facilement au pillage systéma- tique des ressources du conti- nent africain, les colons ont soumis des populations civi- les aux travaux forcés avec à

la clé des milliers de victimes. Par exemple, l’historien Antoine Madounou établit un bilan entre 15 000 et 30 000 personnes mortes sur le chantier du chemin de fer qui devait erelier Pointe- Noire à Brazzaville, au Con-

go.

: http://www.lemonde.fr/

afrique/article/2017/02/17/

Source

kilométrages de routes, de canaux, de chemin de fer. Moi, je parle de milliers d’hommes sacrifiés au Con- go-Océan. Je parle de ceux

qui, à l’heure où j’écris, sont en train de creuser à la main le port d’Abidjan. Je parle de millions d’hommes arrachés

à leurs dieux, à leur terre, à

leurs habitudes, à leur vie, à la

vie, à la danse, à la sagesse. Je parle de millions d’hommes

à qui on a inculqué savam-

ment la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir, le larbinisme "

"Je n’attends pas de la France une repentance, ni une réparation financière, mais une reconnaissance de faits têtus et un exercice de dignité en faisant face à un pan peu glorieux de son his- toire. N’en déplaise à ceux qui critiquent la position de M. Macron, l’histoire de la « pa- trie des droits de l’homme », c’est aussi une sombre période de meurtres et de négation de la simple dignité humaine. Affronter le bilan de la colo- nisation – ce moment d’« en- sauvagement » du continent européen, selon Césaire – re- quiert du courage mais nulle- ment une fierté mal placée"

Au fait, qu'est-ce nous Fran- cophones d'Amérique du Nord attendons d'Emmanuel Macron?

oui-la-colonisation-est-un- Voici notre message :

crime-contre-l-human- Que révèle votre nom? :

ite_5081481_3212.html

Pour mieux comprendre ce qui s'est vraiment passe, écoutons un des témoins, en l'occurrence l'écrivain Aime Césaire :

Aimé Césaire disait donc : "On me lance à la tête des faits, des statistiques, des

EMMANUEL E : Ecrivez une histoire poli- tique nouvelle qui laissera une trace indélébile d'un français qui

a osé défier l'histoire du monde et celle de la France M: Mettez-vous en tête que

COMMUNIQUÉ

JEAN-PIERRE FERLAND EN SPECTACLE À TORONTO

Toronto, le 16 mai 2017 – Francophonie en Fête est très heureuse d’annoncer la venue de Jean-Pierre Fer- land, un vétéran de la scène musicale québécoise, à To- ronto le vendredi 22 sep- tembre. Le spectacle, Jean- Pierre arrive en ville, est le premier événement an- noncé de la programmation 2017 dans le cadre de la 12e édition du festival annuel de musique Francophonie en Fête. Jean-Pierre Fer- land, l’auteur-compositeur et interprète québécois de renommée mondiale,

Francophonie en Fête. Jean-Pierre Fer- land, l’auteur-compositeur et interprète québécois de renommée mondiale,

se produira en spectacle à Toronto le vendredi 22 septembre 2017 à 20 h, au Randolph Theatre. Les bil- lets sont en vente immédi- atement en ligne au http:// www.francophonie-en-fete. com/fr/accueil/#festival

Il s’agit d’une chance rare de voir Jean-Pierre Ferland en spectacle car officielle- ment, il a pris sa retraite en 2006 après plus de 40 ans de carrière. Le succès arriva rapidement dans la carrière de M. Ferland avec son deuxième album, Rendez-vous à la Coda, en 1961. De 1962 à 1970, Jean- Pierre Ferland passa beau-

Jean-Pierre Ferland

 

2003, de chevalier de l’ordre national du Québec en plus de se mériter le Prix nation- al de la SOCAN en 1999. Jean-Pierre Ferland répond à ceux et celles qui le lui demandent qu’il est bel et bien à la retraite. Mais lorsque quelqu’un qu’il aime l’invite, il ne peut dire non. Ainsi, il quitte régulièrement ses terres et il arrive en ville, comme ce sera le cas à Toronto, pour venir chanter ses plus grands succès avec ses qua- tre musiciens et ses deux choristes. Il offre à ses spec- tateurs un nouveau concert empreint de romantisme et de tendresse comme seul M. Ferland sait le faire. Francophonie en Fête est une organisation à but non lucratif dont le mandat est d’exposer et célébrer la di- versité de la communauté francophone et francophile du Grand Toronto à travers la présentation et la promo- tion d’événements culturels. L’organisme collabore

également avec les acteurs majeurs de la francophonie présents à Toronto, notam- ment à l’occasion de la Se- maine de la Francophonie et du Salon du livre de To- ronto. L’organisme Fran- cophonie en Fête est donc fier de pouvoir offrir aux francophones et franco- philes de Toronto la chance de voir Jean-Pierre Ferland en spectacle dans le cadre de la 12e édition de son fes- tival musical annuel qui se tiendra du 21 au 30 septem- bre 2017. Relations avec les médias :

Jacques

Charette,

Di-

recteur Général. Tel.

coup de temps en Europe, particulièrement en France et Belgique, pour écrire, enregistrer et performer de nouvelles chansons. En 1968, il gagna le prix de l’Académie Charles Cros. Au cours de sa carrière, M. Ferland fut le récipiendaire d’une multitude de prix et distinctions incluant, en 1996, le titre d’officier de l’ordre du Canada et en

416-462-8788

 

Courriel

: jacques.cha-

rette@francophonie-en-fete. com Francophonie-en-fête 24 Spadina Road, Toronto, ON M5R 2S7

www.francophonie-en-

fete.com

info@francophonie-en-

fete.com

tous ceux qui vous ont voté

MACRON

rêts égoïstes.

y compris vos ennemis poli- tiques veulent vous voir à l'œuvre

M : Mesurez vos propos à

présent que vous êtes le Chef

de l’État français, ne dites rien sans penser deux fois

A : Avancez avec précaution

dans votre nouvelle politique

France-Afrique

N: N'essayez pas de plaire

aux fossoyeurs de l'Afrique,

mettez fin aux cimetières des migrants clandestins dans le desert d'Afrique du Nord et dans la mer méditerranée

U : Unissez toutes les forces

françaises dans votre camp

avec une intelligence politique jamais égalée

E : Ecartez de votre entou-

rage les Conseillers au double

langage

L : Lisez l'histoire au présent

et non au passé

M : Manipulez l'argent pub-

lic avec prudence comme

vous l’avez toujours fais en tant que Banquier

A : Arrangez-vous pour ne

pas avoir de déconfitures poli- tiques, soyez prudent comme

un serpent

C : Consacrez chaque se-

maine une heure où vous

serez seul pour réfléchir à tout ce que vous faites.

R : Réfléchissez toujours

sur le bien des Français et des amis de la France, ne les

décevez pas

O : Oublie toutes les cri-

tiques négatives, elles risquent

de vous éloigner de vos ob- jectifs

N : N'oubliez jamais, les grandes femmes et les grands hommes dans l'histoire ont

toujours suivi leur

conscience et le bien de l'humanité, jamais leurs inté-

Nous pensons et sommes convaincus Monsieur Em- manuel Macron que si vous mettez en pratique ce que

votre nom révèle, vous rester- ez un grand président non seulement dans l'histoire de la France mais dans celle du

monde. N'aimeriez-vous pas que parle encore de vous 500 ans après comme l'on parle de Martin Luther en 2017 qu'un certain Emmanuel Macron en

2017, avait renverse l'histoire présidentielle en France, en concrétisant la devise fran- çaise : liberté, égalité, frater-

nité. C'est la, notre voeux le plus ardent. Tout en espérant que ce message vous parviendra. En tout, nous vous souhai- tons plein succès dans votre quinquennat. Pour le journal Canora Lumembo Tshiswaka proflumembo@gmail.com

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(19)

Patrick et Espérance Ngoma est un jeune cou- ple d'origine africaine pré- cisément de la République Démocratique du Congo. Nous sommes des franco- phones vivant ici à Toron- to depuis maintenant plus de 5 ans. Nous nous som- mes lancés dans l’agro- alimentaire dans la vente de piments faits maison ça

LA TROPICANA HOT SAUCE

fait de cela déjà 2 mois de cela et nous en avons déjà vendus plus de 600 @ 5$

Nous offrons en ce mo- ment 2 types de sauces piquantes, l'un est DOUX (MILD) idéal pour ajouter de la saveur à la plupart des types de nourriture et l'autre est FORT (HOT) qui a également la même

saveur que notre DOUX, mais apporte plus le goût piquant dans la bouche. Les deux sauces piquantes sont bonnes pour une variété de nourriture et améliorent le goût dans la plupart des aliments.

La Tropicana Hot Sauce parce qu'elle est fabriquée par un joli couple origi-

naire d'un pays tropical vivant au Canada, en On- tario

Fabriqué et fait maison avec tous les ingrédients naturels, sans addition de sucre, sans conservateur ni arôme artificiel. Nous pro- posons actuellement une taille.

Notre pot en verre est de 250 ml (8,5 oz). Nous voulons que cette sauce piquante soit sur les étagères juste à côté de Tapatio, tabasco et shiracha dans Walmart ou Non "Frills et d'en faire une sauce qui est digne de devenir votre nouveau favori.

Ma femme et moi avons toujours été passionnés de la nourriture. Tout ce qui va dans notre bouche doit être accompa- gné avec du piment.

Patrick et Espérance Ngoma

Suite de la p(3)

de la dame qui nettoie nos locaux le soir ?» C’était certainement une

plaisanterie

une telle question pou- vait-elle figurer dans un questionnaire aussi sérieux et déterminant pour la suite de nos carrières ? J’avais déjà croisé cette femme plu- sieurs fois dans les couloirs. Elle était petite, brune, affi- chait une cinquantaine plu- tôt pimpante. Mais je n’ai jamais connu son nom. J’ai donc laissé un espace vierge sur le papier, là où j’aurais dû rédiger ma réponse.

Comment

Avant que le temps im- parti pour ce contrôle ne prenne fin, j’ai levé la main pour poser une question :

«la dernière question comp-

tera-t-elle dans la note fi- nale» ? - Absolument ré- pondit l’enseignant, avec un sourire en coin. Puis il ajouta : «Au cours de vos carrières, vous serez amené

à rencontrer de nombreuses

personnes. Ils sont tous im-

portants, ils ont tous un rôle

à jouer dans vos vies pro-

fessionnelles. Ils méritent votre attention, même si tout ce que vous leur don- nez est un sourire ou un bonjour. Cette année là, j’ai validé ma formation en dépit de la dernière question, parce que j’avais répondu juste aux quatre autres. Mais je n’ai jamais oublié la leçon.

J’ai aussi appris que le nom de la femme de ménage

était Marie.»

La Buse, la Chauve Sou- ris et le Bourdon Si vous mettez une buse dans une boîte assez large

et haute, même entièrement ouverte sur le dessus, elle ne pourra pas s’envoler et se

sentira prisonnière. En effet, cet oiseau a besoin de cou- rir sur plusieurs dizaines de centimètres afin de prendre son envol. Sans espace pour prendre son élan, la buse

reste

une boite sans couvercle. Une chauve souris ne sait s’envoler que d’un point élevé, ne fut-ce que de quelques dizaines de centi- mètres. Si vous la placez à terre, elle s’épuisera à es-

même dans

à terre

à terre, elle s’épuisera à es- même dans à terre sayer d’atteindre un arbre ou une

sayer d’atteindre un arbre ou une chaise. Un bourdon placé dans un grand verre droit y restera jusqu’à son dernier bzzzz Il ne verra jamais le moyen de sortir de sa pri- son transparente. Il cher- chera par tous les moyens à s’échapper par une sortie qui n’existe pas alors qu’il

lui aurait suffi de s’envoler verticalement. Ces situations nous font

sourire

et pourtant

Il y a, d’une certaine manière, beaucoup de per- sonnes qui ressemblent à la buse, à la chauve souris ou au bourdon. Ils luttent de toutes leurs forces contre des problèmes et finissent

par s’épuiser, frustrés. Ils ne réalisent pas que, bien souvent, la réponse à leur situation soit disant désespérée est juste au des- sus d’elle, ou sous leurs yeux.

La prochaine fois que vous avez l’impression que votre situation est sans issue, repensez à la buse, à la chauve souris et au bour- don. (Club positif).

Ne ratez pas la prochaine parution de Canoraaa. Nous allons développer ensemble d’autres sujets aussi inté- ressants et importants pour notre bien-être. Des sujets et textes sur les bienfaits

des pensées et attitudes po- sitives. Je vous souhaite une bonne lecture et vous donne rendez-vous à la prochaine parution avec plus de textes de motivation et d’inspi- ration personnelle tout en espérant que ces textes ont réveillé des sentiments et attitudes positifs en vous.

« Je préfère l’avenir au

passé, car c’est là que j’ai décidé de vivre le restant de

mes jours»

(Victor Hugo)

« Ce qui vous empêche

d’avancer n’est pas ce que vous êtes, mais ce que vous pensez ne pas être.» Kadidja M. (Toronto)

vous êtes, mais ce que vous pensez ne pas être.» Kadidja M. (Toronto) TORONTO-MONTRÉAL-MONCTON-OTTAWA-CHARLOTTETOWN

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(20)

VIENT DE PARAITRE - LIVRE THÉODORE MAYI MATIP : INITIÉ POUR LA PATRIE

Par Dr Alain Ngouem*

MAYI MATIP : INITIÉ POUR LA PATRIE Par Dr Alain Ngouem* Théodore Mayi Matip fut l’un

Théodore Mayi Matip fut l’un des premiers vice-pré- sidents de l’Assemblée na- tionale du Cameroun. Par cette fonction, il fut donc un homme politique dont les actions peuvent simple- ment être analysées sous le prisme de diverses théo- ries de la science politique connues par tous. Mais, les œuvres de Théodore Mayi Matip furent plus que po- litiques. Dans de longues croisières initiatiques, Théodore Mayi Matip était aussi devenu Mbombok. À ce titre, il a mené une vie hors du commun, du fait que l’environnement social du Mbombok est cadré de rituels qui le connectent aux forces ancestrales. C’est de cette vie qu’il s’agit de décrypter dans ce livre.

Canoraa a rencontré Dr Alain Ngouem qui a accep- té malgré ses nombreuses occupations de répondre à quelques questions.

Canora: Bonjour Dr Alain Ngouem. Vous écrivez sur une person- nalité politique impor- tante, mais pourquoi le sous-titre; Initié pour la patrie?

Alain Ngouem : Bon- jour. En réalité, le sous- titre authentique était; Le Mbombok qui voulait sau- ver la Républiquemais, il risquait d’être restric- tif, à mon sens, pour cet homme qui participa acti- vement à la transformation socioculturelle de son pays à un niveau élevé, surtout à un moment historique où toutes les forces sont éveillées pour le devenir de ce pays. Or il fallait élaguer sur la grande par- tie de ses œuvres. Le par- cours de Théodore Mayi Matip est à la fois brillant et terne, difficile à com- prendre dans une logique rationnelle. C’était un per- sonnage énigmatique pour

certains et clairvoyant pour d’autres. Le sous-titre Ini- tié pour la patrie est donc plus englobant.

Canora: Pourquoi choi- sir un style d’écriture particulier qui se rap- proche de la narration. N’était-il pas possible d’écrire simplement un livre d’histoire?

Alain Ngouem : Cette œuvre autobiographique retrace le parcours aty- pique d’un patriarche dans la société secrète des Ba Mbombok du Mbock Ba- saa Nkoda Ntong du Ca- meroun, dont l’existence et l’œuvre sont presque relé- guées aux oubliettes. Pour- tant, Théodore Mayi Matip a marqué de son empreinte indélébile l’activité socio- politique au Cameroun et la vie de plusieurs généra- tions de Basaa dans la Sa- naga Maritime et l’actuelle Nyong et Kellé.

Cet ouvrage constitue un devoir de mémoire et un hommage, car celui qui a planté un arbre avant de disparaitre, n’a pas vécu inutilement. Ce livre relate l’énigmatique paradoxe de l’œuvre sociopolitique de Théodore Mayi Matip à travers ses actions au sein du patriarcat ancestral du Mbok Basaa auquel il a présidé aux destinées pen- dant plusieurs années. Le livre élague ses affaires de

péripéties

Mbombok

politiques n’y sont point. J’invite ceux qui veulent devenir Mbombok à lire ab- solument le livre

Les

Canora: C’est aux fu- turs Mbombok que vous vous adressez? À qui adressez-vous dans ce livre de 200 pages. Quel est votre public?

Alain Ngouem : Ceux qui veulent s’abreuver des vraies connaissances de l’anthropologie politique

africaine se réjouiront de la lecture de cet opus. Ceux qui veulent suivre les traces d’un homme de culture de haut volt, d’un politicien avancé dans son temps, d’un patriarche se réjouiront de cet opus. En- fin, ceux qui, chercheurs, historiens, anthropologues, politologues, ethnologues, égyptologues, humanistes ou humanitaires, veulent avoir des outils de base pour les fondements de leurs travaux sur l’Afrique ou le Cameroun pré, post et néocolonial, devront lire cet opus.

Canora: Ce que nous vou- lons savoir est la portée du message que vous vé- hiculez dans ce livre.

Alain Ngouem : En réa- lité, c’est un devoir de rela- ter aux jeunes générations les actions importantes des anciennes généra- tions, pour que ces jeunes s’illustrent aussi par des actions positives. Les épo- pées des anciennes généra- tions peuvent influencer la vie des futures générations et les transformer. L’épo- pée de Théodore Mayi Ma- tip est incontestablement celle qui influence l’arène socioculturelle au Came- roun jusqu’aujourd’hui. Fils de chef supérieur chez les Basaa, il s’initia aux rites ancestraux qu’il mit au service de sa commu- nauté.

J’accomplis ce devoir de mémoire pour deux raisons fondamentales. Premiè- rement, c’est parce qu’il faut rompre avec l’orali- té célèbre aux Africains que j’écris ce livre qui n’a pas été écrit du vivant de Théodore Mayi Matip et même plusieurs années après sa disparition. Deu- xièmement, ayant vécu avec lui pendant quelques moments interrompus de sa vie, j’ai eu l’occasion de comprendre ses silences et surtout au sujet de sa pos- ture d’homme de culture de haut volt. Je dois donc transmettre tout cela aux générations futures.

Canora: Mais, Théo- dore Mayi Matip ayant disparu fort longtemps, croyez-vous que ce mes- sage aura une résonnance appréciable?

Alain Ngouem : Dans le contexte actuel où il a disparu, pour mieux cerner son œuvre, il faut jeter un regard panoramique sur

son action socioculturelle parfois médiatique, et sur- tout sur les aspects non

Ce n’est pas une œuvre

Alain Ngouem : Ayant discuté longuement avec Théodore Mayi Matip de

œuvre est plus grande que ce qui est présenté dans ces quelques pages.

Canora: Nous arrivons

Alain Ngouem : Le livre

médiatiques du patriarcat ancestral du Mbok Basaa dont il fut le gardien incon- testable. Pour cet homme silencieux, comme s’il lui avait été interdit de parler par son adhésion au culte des Ba Mbombok, il faut re- visiter son environnement social, et jeter un regard in- quisiteur sur son statut afin de mieux comprendre son action socioculturelle.

autobiographique à titre posthume de Théodore Mayi Matip. C’est une réflexion sur la vie d’un

son vivant au sujet d’écrire sur lui, je me suis donné la liberté de le faire même après sa disparition. Je peins donc les non-dits qui expliquent sa vie dans la cosmogonie Basaa, au Ca- meroun et auprès des pa- triotes. En réalité, pendant que Théodore Mayi Matip vivait encore, il estimait que son œuvre patriotique pouvait se poursuivre. Pour lui, avec les connaissances de la nature humaine, et de la nature tout court, il était prêt à servir jusqu’à son dernier jour.

aux termes de cette entre- vue. Où peut-on acquérir le livre?

vient de sortir il y a moins d’une semaine. Vous êtes le premier journal à obtenir mon entrevue. Je pense que le livre sera bientôt dans les grandes bibliothèques du monde. En commen- çant par la bibliothèque publique de référence à Toronto. L’éditeur le met- tra aussi dans les librairies populaires. Mais, le lecteur

Mbombok, d’un patriarche

Canora: Pensez-vous

qui veut avoir la primeur

Basaa, une vie insépa-

vraiment

que

c’est

un

peut l’acheter aujourd’hui

rable de celle de sa patrie.

livre complet?

C’est une réflexion pour répondre à l’énigme qui

Alain Ngouem : Ce livre

même à Amazon.com ou Amazone.ca

a jalonné à la fois la vie

sort de l’ordinaire des théo-

Canora:

Avez-vous

un

de Théodore Mayi Matip,

dernier mot?

celle des peuples Basaa et celle des patriotes came- rounais. Mais, c’est aussi une réflexion pour com- prendre les forces, les jeux d’ombre et de lumière du tissu socioculturel came- rounais qui tracent le de- venir d’un pays à travers les empreintes des hommes mystico religieux comme Théodore Mayi Matip.

ries universelles du com- plot ou de l’apologie. Il plonge le lecteur dans la logique de l’action d’un homme confronté à la sur- vie de sa communauté, en l’occurrence à la lutte pour l’indépendance du Came- roun qui sortait nonchalam- ment de la colonisation. Il faut noter que dans ce livre, seul l’aspect socioculturel des œuvres de Théodore

Alain Ngouem :Merci pour tout. Je ne serai pas plus prolixe que ça. Vos lecteurs ont la primeur du condensé de l’ouvrage, mais je les invite à s’ac- quérir du livre et de le lire jusqu’à la dernière page. Ils auront une autre com- préhension du monde.

Canoraa : Dr Alain

Canora: D’où vous vient cette notoriété?

Mayi Matip sera élucidé presque en filigrane seu- lement. Sachant que son

Ngouem, je vous remer- cie.

VIENT DE PARAITRE VIENT DE PARAITRE List Price: $37.13 5.5" x 8.5" (13.97 x 21.59
VIENT DE PARAITRE
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200 pages
Alain Ngouem
ISBN-13: 978-1775002604
ISBN-10: 1775002608
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Cultural Heritage
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Le Mbombok qui rêvait de Patrie…
Cette œuvre autobiographique retrace le parcours atypique d’un patriarche dans la société secrète
des Ba Mbombok du Mbok Basaa Nkoda Ntoñg du Cameroun, dont l’existence et les actions sont
presque reléguées aux oubliettes. Pourtant, Théodore Mayi Matip a marqué de son empreinte
indélébile l’activité socioculturelle et politique au Cameroun et la vie de plusieurs générations de
Basaa dans l’ancienne Sanaga Maritime et l’actuelle Nyong et Kellé.
Ceux qui veulent s’abreuver des vraies connaissances de l’anthropologie politique africaine se
réjouiront de la lecture de cet ouvrage. Ceux qui veulent suivre les traces d’un homme de culture
de haut volt, d’un politicien avancé dans son temps, d’un patriarche se réjouiront de cet ouvrage.
Enfin, ceux qui, chercheurs, historiens, anthropologues, politologues, ethnologues, égyptologues,
humanistes ou humanitaires, veulent avoir des outils de base pour les fondements de leurs…
https://www.amazon.fr/Alain ‐Claude ‐ Ngouem/e/B004MOYC5E

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(21)

Étant donné leurs canons dif- férents, Catholiques et Protes- tants n’ont pas la même lecture de la Bible. Pour les Catholiques Romains, toute interprétation doit venir du Vatican, à travers notamment son livre de base « le Catéchisme catholique », qu’il s’agisse de la Christologie, de la

Mariologie, du salut. Pour les Catholiques, l’autorité papale est très importante et incontourn- able. Il en est de même, en ce qui concerne la tradition et les Saintes Écritures qui ont pratiquement les mêmes poids. Alors que les Protestants ne veulent en aucun cas parler de la tradition dans l’interprétation des Saintes Écri- tures, il n’en est pas ainsi pour les Catholiques Pour les Protestants, la Sainte Vierge fait ombrage à Jé- sus, le Fils de Dieu.

Les Catholiques ne veulent en aucun cas céder ou mettre de côté la vénération de la Vierge Marie ainsi que toutes les apparitions que certains Protestants con- sidèrent comme non-bibliques, pour ne pas dire fallacieuses. Les Protestants pensent que la façon dont les Catholiques Romains vénèrent la Sainte Vierge Marie fait ombrage à Jésus. Comment

en effet peut-il y avoir deux mé- diateurs disent les Protestants al- ors que la Bible n’en mentionne qu’un seul. Pour les catholiques, c’est Jésus lui-même qui nous a donné sa Mère. Celle ou celui qui aime la Bible et Jésus doit néces- sairement aimer la Vierge marie contrattaquent-ils ? Déabt inter- minable jusqu’à ce jour.

La messe catholique n’est pas l’équivalent du culte protestant Pour les catholiques, la messe est un sacrifice. Jésus y sacrifié à chaque fois. Cela n’est pas de l’avis des Protestants pour qui le culte du dimanche est une invi- tation de Dieu lui-même. Jésus a fait un sacrifice unique et qu’on ne peut répéter. Hymnes et cantiques reflètent différentes préoccupations litur- giques et pastorales Les hymnes et les cantiques sont les reflets des théologies différentes adoptées par chaque église. Quand par exemple, les Catholiques chantent la Vi- erge Marie qu’elle est la Mère des cieux et la Mère de tous les Hommes, c’est en fonction de leur théologie mariale. Quand les Protestants chantent le salut en insistant sur le sang de Jésus, c’est en fonction de leur Christologie. Quand dans leur hymnologie,

fonction de leur Christologie. Quand dans leur hymnologie, Des nouvelles églises indépendantes pullulent partout en

Des nouvelles églises indépendantes pullulent partout en Afrique comme ici en Côte d’Ivoire, un dynamisme sans précédent dans l’histoire de la Chrétienté en Afrique postcoloniale

de premier plan dans le ministère de Jésus et semblaient être les plus nombreuses.

on ne trouve aucun cantique en l’honneur de la Vierge Marie ou d’un Saint particulier, c’est en fonction de leur théologie du sa- lut qui voudrait que seul Jésus est le médiateur attitré entre Dieu et les hommes, voulu par Dieu lui- même.

Pour les Protestants, le céli- bat ecclésiastique a causé plus de mal à l’église que de biens Après près de 1000 ans que le célibat ecclésiastique a été in- troduit dans l’église Catholique- car contrairement à ce que cer- tains oublient, cette pratique n’est intervenue que très tard dans l’église Catholique- les Protestants n’ont jamais été d’accord avec les arguments des Catholiques sur le célibat ecclésiastique. Les argu- ments bibliques qu’ils utilisent en prenant l’exemple de Paul ne sont, à leurs yeux pas du tout défendables. Bien au contraire, le célibat ecclésiastique a causé plus de tort et de dommages à l’Église catholique Romaine dans le monde au cours des siècles pas- sés ternissant l’image de la plus grande église chrétienne. Leur espoir 500 ans après les réformes protestantes : que le prochain Pape autorise le mariage des prêtres et que le mariage ne soit qu’une option.

Les femmes, selon les Prot- estants devraient jouer les mêmes rôles que les hommes dans l’église. Un autre point de polémique entre les Catholiques et les Protestants est l’ordination des femmes à la fonction pastorale. Même s’il est vrai que certaines églises non-Catholiques comme l’église Luthérienne dans cer- tains de ses synodes n’autorisent pas l’ordination des femmes, la majorité des églises réformées et indépendants n’y voient aucun problème. Pour les Protestants, la simple lecture du Nouveau Testament nous permet de voir que les femmes ont joué un rôle

elles été une bonne chose pour l’église ? À vous de juger avec ce qui se passe actuellement. Les dirigeants des églises n’ont mal- heureusement pas su capitaliser au cours des siècles les points qui les unissaient et n’ont insisté que sur leurs particularités. À mon humble avis, je pense que l’église catholique aurait besoin d’une nouvelle réforme. Elle a besoin de se regarder droit dans les yeux, tout comme certains groupe- ments confessionnels protes- tants et indépendants et se dire :

Sommes oui ou non en train d’honorer le Christ ? Avons-nous été fidèles à ses enseignements tels que contenus dans la Bible hébra- ïque et le Nouveau Testament ? N’est-il pas temps de rompre avec le célibat ecclésiastique et de n’en faire qu’une option et non une obligation ? Quelles sont les voies que nous pourrions adopter Catholiques, Orthodoxes, Prot- estants et église indépendantes pour témoigner au monde le vrai amour du Christ tel que lui-même l’avait envisagé dans sa fameuse prière sacerdotale ( Jean 17) : Que tous soient UN comme toi et moi, nous sommes UN.

En conclusion Il y a des gens qui disent que si Martin Luther n’avait pas affiché ses thèses et faire circuler ses idées au 16ème siècle, la sainte Église ne serait pas divisée aujourd’hui. C’est ce genre de discours que l’on retrouve sur certains sites Catholiques conservateurs qui en veulent vraiment à Martin Luther d’être à l’origine des hécatombes et des dissidences interminables au sein de l’église Chrétienne. Celles et ceux qui parlent ainsi non seulement manquent de sag- esse car, avec les abus de l’époque, si Martin Luther ne l’avait pas fait, quelqu’un d’autres l’aurait fait. D’ailleurs Martin Luther n’a véritablement réussi que par un concours de circonstances :

l’invention de l’imprimerie a per- mis de diffuser très rapidement ses idées de réformes dans toute l’Europe. Avant lui, certains ont essayé et n’ont pas réussi parce que ces circonstances ou moyens de diffusion n’existaient pas. Les réformes protestantes ont-

Suite de la p(1) POURQUOI CHOISIR …

nos cadres responsable de l'accompagnent systéma- tique et le bien être émotion- nel des enfants. La primauté de la com- munication est sans équi- voque. Les parents sont bien informés de l'évolution de leurs enfants au plan mul- tidimensionnel. Les ses- sions d'informations avant l'ouverture du camp et après

la fermeture sont inévitable.

Tout Parent qui le sollicite est le bienvenu à venir inspecter les locaux de nos camps sur une base régulière. Nos superv-

iseurs visitent les différentes filiales consécutivement sui-

vi d'un rapport détaillé à la

Direction Générale. Les par- ents auront la possibilité de lire ces rapports au moment même de l'inspection par moyen de courriel électro- nique. Tout ceci a pour but

de créer un esprit de sérénité

chez le parent soucieux du

bien être et la sécurité de son enfant. La formation continue de nos jeunes employés, bé- névoles et tout le staff admi- nistratif se fait de manière constante et méthodique. Les critères sont définis dans l'organigramme de notre no- ble Institution. Les sessions

de formation des cadres, bé-

névoles et employés doivent avoir lieu avant l'ouverture du prochain camp. Ainsi

la Direction Générale veut s'assurer que ceux qui sont responsables d'accompagner les enfants ont eux mêmes reçu la formation adéquate pour la mission qui leur sont confiés. Sans nul doute, le Camp loisirs la Colombe reste et demeure une institution au service de la communauté multiculturelle de Toronto.

Elle voudrait servir de pallier éducationnelle aux parents qui recherchent un lieu par excellence où leurs enfants peuvent s'amuser pendant la saison estivale tout en appre- nant le Français. Cette voca- tion tant bien que noble né-

cessite la réception positive de tous les Francophones, Francophiles et même An- glophones du Grand To- ronto. Vous êtes tous invités à visiter le site web du Camp loisirs:

www.camploisirs.com et suivent nos annonces pub, You Tube vidéos, nos émis- sions à la radio et à la télévi- sion. Le Camp loisirs la Co- lombe, une étoile montante avec une nouvelle perspec- tive dynamique dans le do- maine de camp d'été, de loi- sirs au bénéfice de toute une collectivité. Rédigé par James Chat- elain James

647-839-3534

Suite de la p(1) RÉFORMES ET…

formulée ainsi : Depuis les temps des réformes du 16ème siècle jusqu’aujourd’hui, comment ex- pliquer que les églises chrétiennes se sont multipliées à une vitesse vertigineuse jusqu’à créer près de 38000 dénominations ? Com- ment en est-on arrivé là alors que Jésus-Christ, notamment dans l’évangile de Jean où il déclare « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi. Jean 17 : 22 » Les scissions au sein de l’église Chrétienne sont un contre-témoignage pour le monde L’origine des divisons et dis- sidences actuelles se retrouve dans les réformes protestantes au début du 16ème siècle. Au cœur de la polémique, l’interprétation de la Bible et les pratiques qui en découlent. Mais il faudrait surtout aussi ajouter le désir du Saint-Siège de tout contrôler : la façon dont les Catholiques du monde doivent lire et interpréter la Bible ne peut venir que du saint Siège.

Les accords atteints après 500 ans Il faut dire qu’après 500 ans, en termes d’accord entre Catholiques et Protestants, peu a été atteint. Aujourd’hui, des Catholiques dans certains milieux peuvent prier avec des Protestants, surtout lord de la semaine œcuménique où tous les Chrétiens du monde demandent pardon à Dieu pour leurs divisions qui ne plaisent pas au Seigneur Jésus. Catholiques et Protestants, y compris maintenant les églises indépendantes qui constituent plus de trois et quart de toutes les dénominations chrétiennes dans le monde se sont mis d’accord pour ne pas se voler les Brebis. Il s’agit ici d’un domaine très délicat : l’évangélisation. Étant donné que les différentes églises ou dénominations ont des inter- prétations différentes en ce qui concerne la doctrine Chrétienne, tels que la justification par la foi, le salut, les temps de la fin, le bap- tême, la sanctification, le rôle et la place de la Vierge Marie, les Saints, le culte qui doit être rendu à Dieu, la prière, les dons du St Esprit, la théologie biblique en ce qui concerne le sexe et le mariage, le divorce, le remariage des divor- cés, la sainte scène, les éléments à utiliser pour célébrer l’eucharistie, la confession auriculaire etc., il est demandé à chaque évangé- liste d’être honnête et de ne pas

mentir lorsqu’elle/ ou il expose sa doctrine.

Au cours des dernières décen- nies, on voit aussi de plus en plus des Catholiques qui s’intéressent au pentecôtisme et commencent à faire attention au Saint-Esprit qui

a été, selon certains quelque peu

négligé au sein de cette grande ég- lise. Le mouvement pentecôtiste est donc même entré dans l’église

Catholique. Une autre dimen- sion à observer est celle des églises indépendantes d’Afrique qui ne cessent de faire des innovations théologiques dans tous les do- maines pour marier le message évangélique et les cultures locales, un mariage selon leurs opinions les Missionnaires Chrétiens venus d’Occident n’ont jamais réussi à réaliser. Ces églises ont « indigé- niser » le Christ à leur manière, en commençant par se débarrasser des images d’un Jésus aux traits européens qui n’on rien à voir avec le Jésus qui a marché sur la terre, qui lui était Juif comme le dit la Bible. Ces nouveaux Chris- tianismes contrairement à toute attente de certaines se réclament d’être Bibliste au sens pur du terme : ils veulent suivre la Bible

à la lettre et non comme les ég-

lises missionnaires établies avaient enseigné à leurs ancêtres avec des préjugés, surtout durant la péri- ode coloniale.

Qu’en est-il maintenant des questions sur lesquelles il n’y a jamais eu d’accord ? Elles sont très nombreuses. Entre catholiques et protestants, depuis des siècles maintenant chaque campe sur sa position. Dans le cadre de cet article, nous ne voulons pas entrer en profon- deur en vue de garder la brièveté d’un article qui se veut avant tout informatif. Voici donc un échan- tillon de ces différences majeures, qui sont plus nombreuses que celles mentionnées ici :

Catholiques et Protestants n’ont pas tout à fait la même la même Bible Les Bibles Catholiques con- tiennent les livres dits apocryphes que les Protestant n’ont pas et ne reconnaissent dans leur canon. Il faudra donc faire attention lorsqu’on parle de la parole de Dieu en milieu Chrétien. Pour les catholiques et les Protestants, cela n’est pas toujours la même chose.

Catholiques et Protestants ont deux lectures différentes de la Bible

Catholiques et Protestants ont deux lectures différentes de la Bible TORONTO-MONTRÉAL-MONCTON-OTTAWA-CHARLOTTETOWN

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(22)

Greetings to everyone wherever you may be reading this issue of the Miles magazine, indeed the year seems to be at the end, depending on when you are reading but I want you to know that it is nev- er over until the Lord God say’s so. The only person that can defeat you is you and as long as you remain in the game of life, you stand a very good chance of win- ning. It is not about what time of the year we are at right now; it’s all about what you are doing to change the situation you currently find yourself in. Looking back at the very beginning of this year, I would not see this stage of the Miles, (Last Issue for the Year), but somehow by cheer persistence and be- lieve in the ability of God to take us through, we arrived at another mile-

stone. You have to simply keep going and believe in your- self that He who made you is the one leading you on to your place of destiny, you must find your an- swers and resources from within you, it’s not an easy thing to do but it is quite simple if you learn to just keep going believing that God has a powerful plan for you. This year might be com- ing to an end, and it may or may not afford you enough time to achieve that which you set as goal but I want you to remem- ber that time is only a number set either by us or the people around us. What matters the most is that you are alive and what that means is that you will surly achieve your goals if you are determined to push on. Push on, neglect the dis-

THERE IS STILL TIME

tractions and obstacles on your way, they are only a confirmation that you are going somewhere, always remember that it only takes one second for God to change your situation, just a phone call, a knock on your door, a letter in the mail, a chance meeting with someone and your situation will never be the same. So keep going, keep checking your mail, keep answering your phone

calls, your answer is right by the corner. Tips on winning the bat- tle of life:

1. Meditate On The

Positives of Life – avoid spending your time on fri- volities.

2. Practice What

You Learn – always learn

the positives of life and practice them.

3. Always Have

Your Bible With You – give it the utmost impor-

tance in your life

4. Now make Sure

To Instantly Obey Your Inner Voice – some call it conscience If you can practice these simple things in life then you will find that sud- denly your inner person is being strengthened and fortified against the junks that the world is bound to throw at you.

SEASONS GREETINGS FROM ALL OF US AT THE MILES MAGA- ZINE We wish you the very

best of the Christmas and New Year celebrations, you are truly blessed and highly favored, never ever

allow your present chal- lenge to dictate how you live your life because it is short and you must make

the best out of it.

Remain Blessed….

and you must make the best out of it. Remain Blessed…. B I S H O

BISHOP DON IFETE

out of it. Remain Blessed…. B I S H O P D O N I F
out of it. Remain Blessed…. B I S H O P D O N I F
out of it. Remain Blessed…. B I S H O P D O N I F

JOURNAL CANORA • VOLUME 22, NUMÉRO 100, MAI-JUIN 2017 • BIMESTRIEL • P(23)

A CHILD WITH A FAILING GRADE????

when doing homework with the child

"TECHNOLOGY EDU- CATION AND DESIGN

the test

months and only one Eng- lish only computer on the

played with the children regularly to help them.

4) Say 'WHAT IS THAT!" 5) Say "Can you do that

MENTS!!!!!

TALK BY SUGATA

side of the street, working

again?"

S.O.L.E.

1) Stand behind the child 2) Admire them all the time.

MITRA

together after two months got a grade of 30 percent.

Having no science educa- tion in the field of DNA replication the accountant

"CAN YOU SHOW ME SOME MORE?" 6) do this all the time.

GOOGLE "TED TALK SELF ORGANISED

3) Say COOL! FANTAS- TIC!

Can Tamil speaking chil-

WITH NO HELP FROM ANY ADULTS

used

AFTER TWO MORE

A PASS

LEARNING ENVIRON- MENTS BY SUGATA MI-

4) Say 'WHAT IS THAT!" 5) Say "Can you do that

dren in a remote village in India learn the biotechnol-

But this is not good enough

So Sugata enlisted a 22 year

'THE METHOD OF THE GRANDMOTHER"

MONTHS THE TEST SCORES OF THE CHIL-

TRA" for more complete infromation on this subject

again?" "CAN YOU SHOW ME SOME MORE?" 6) do this all the time.

ogy of DNA replication in English from a computer in the street?

Sugata Mitra needed a pass of 50 %.

1) Stand behind the child 2) Admire them all the time.

DREN REACHED 50 %

this is the opinion of the work of Sugata Mitra by Mark Greenhough.

This is a review of the

This group of Tamil only speaking children after two

old woman an accountant, who

3) Say COOL! FANTAS- TIC!

FOR SELF ORGANISED LEARNING ENVIRON-

who 3) Say COOL! FANTAS- TIC! FOR SELF ORGANISED LEARNING ENVIRON- TORONTO-MONTRÉAL-MONCTON-OTTAWA-CHARLOTTETOWN
who 3) Say COOL! FANTAS- TIC! FOR SELF ORGANISED LEARNING ENVIRON- TORONTO-MONTRÉAL-MONCTON-OTTAWA-CHARLOTTETOWN