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A G E N C E P O U R L A C R É A T I O N

D’ E N T R E P R I S E S

Créer ou Reprendre
une Entreprise

Méthodologie
et
Guide Pratique

ÉDITION 2008
– Distribution assurée par les Éditions d’Organisation et l’Agence pour la Création d’Entreprises (APCE)

ISBN : 978-2-212-54051-2
© APCE - Groupe Eyrolles, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008

ÉDITIONS
APCE
2. LES APPUIS FINANCIERS

2.1 Les fonds propres


Au moment de la création de l’entreprise, les fonds propres sont constitués des
apports en capital. Ils représentent un « matelas financier de sécurité » pour les
futurs créanciers de l’entreprise.

2.1.1 Les prêts personnels pour accroître l’apport personnel


L’importance de l’apport personnel du créateur dans le cas d’une entreprise
individuelle ou des fondateurs dans le cas d’une société (souscriptions au capital)
prouve la confiance que celui-ci ou ceux-ci porte(nt) au projet. Les financeurs
externes sont toujours très sensibles à ce que le ou les initiateurs du projet s’en-
gage(nt) financièrement de façon suffisante par rapport à la sollicitation dont ils
sont l’objet. Dans certains cas, l’obtention d’un prêt personnel par le créateur,
uniquement destiné à augmenter son apport en capital, aidera à obtenir, par
ailleurs, le financement nécessaire à la nouvelle entreprise. Toutefois, ce genre
de prêt personnel n’est pas très facile à obtenir.

2.1.1.1 Le Prêt à la création d’entreprise (PCE)


Le PCE est un régime de crédit à moyen terme, sans garantie ni caution per-
sonnelle du chef d’entreprise, mis en place par l’État (via OSÉO). Il est destiné à
financer les besoins en fonds de roulement et les investissements immatériels
des entreprises en phase de démarrage (de 0 à moins de trois ans).

Les entreprises (personnes physiques ou morales) ayant moins de trois ans,


ayant un numéro SIREN attribué, quel que soit le secteur d’activité (sauf l’agri-
Bénéficiaires

culture, l’intermédiation financière et la promotion ou location immobilière),


n’ayant pas encore bénéficié d’un financement bancaire à moyen ou long terme,
peuvent prétendre à l’attribution d’un PCE. L’entrepreneur ne doit pas être diri-
geant d’une autre entreprise ou contrôler une autre société.

Le montant du PCE est compris entre 2 000 et 7 000 euros.


Ce prêt est obligatoirement accompagné d’un concours bancaire à moyen ou
Modalités

long terme, d’un montant équivalent à deux fois celui du PCE (sauf dans les
zones urbaines sensibles - ZUS - dans lesquelles le concours bancaire doit être au
minimum équivalent au montant du PCE).
Le PCE finance en priorité les besoins immatériels de l’entreprise : constitu-
tion du fonds de roulement, frais de démarrage, mais peut aussi financer la
reprise d’un fonds de commerce.
La durée du PCE est fixée à 5 ans, avec un différé de remboursement de
6 mois.
Le taux, fixé le jour du décaissement, est identique à celui de la banque pour
son propre concours sans être inférieur au taux des « emprunts d’État à 5 ans »
majoré de 1,70 %.

400
Appuis logistiques et financiers

Les remboursements s’effectuent sous forme de 54 échéances mensuelles


constantes à terme échu. Ce prêt, accordé sans garantie ni caution personnelle,
bénéficie de la garantie d’OSEO.

Les caractéristiques du concours bancaire accompagnant le PCE (taux, durée,


garantie) sont librement fixées par la banque.

Pour déposer une demande de PCE, s’adresser soit directement à une agence
des réseaux bancaires suivants : Société Générale, BNP Parisbas, LCL, Banques
Populaires, Crédit Agricole, Crédit Mutuel, Caisses d’Épargne, Crédit du Nord,
CIC, Crédit Coopératif ; soit à un réseau d’aide et d’accompagnement de la créa-
tion d’entreprises (chambres de commerce et d’industrie, chambres de métiers et
de l’artisanat, Boutiques de gestion, France active, France Initiative, Réseau
Entreprendre, Entreprendre en France, ADIE…).

OSÉO
Tél. : 3620 (0,15 €/min) - Internet : http://www.pce.oseo.fr

2.1.1.2 Les prêts personnels accordés par les banques


Les banques commerciales ne proposent pratiquement plus de formules de
prêt personnel bancaire ayant pour objet d’encourager la création d’entreprises.

2.1.1.3 Les prêts personnels accordés par des fondations, associations,


organismes divers à vocation économique
Les organismes ci-après octroient des aides à la création d’entreprises sur des
critères de sélection variables selon chacun d’eux. De nombreux bons projets sont
présentés chaque année. Il faut savoir que le pourcentage retenu est faible !

401
Tableau des prêts personnels accordés par des fondations, associations,
organismes divers à vocation économique

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION



s’adresser ? AFACE VAL-D’OISE
34, rue de Rouen - 95300 PONTOISE
Bénéficiaires : tous créateurs d’entreprises industrielles,

Tél. : 01 30 75 35 90 - Fax : 01 30 75 35 73
prestataires de services à l’industrie ou de négoce inter-

E-Mail : aface95@versailles.cci.fr
entreprises créées sous forme de sociétés de capitaux (SARL
ou SA) et présentant des perspectives de développement et

AFACE YVELINES
de créations d’emplois.

21, av. de Paris - 78021 VERSAILLES Cedex


Intervention : sous forme de prêt d’honneur à taux

Tél. : 01 30 84 79 69 - Fax : 01 30 84 73 59
avantageux.

E-Mail : aface78@versailles.cci.fr
Nombre de prêts accordés : en moyenne 40 par an.

ADIE (Association pour le droit à l’initia-


tive économique)
Bénéficiaires : personnes exclues des circuits financiers

4, bd Poissonnière - 75009 PARIS


classiques voulant créer leur propre emploi (chômeurs

Tél. : 01 56 03 59 00 - ou 0800 800 566


longue durée, Rmistes, immigrés sans emploi, etc.).

Internet : http://www.adie.org
Crédit de solidarité : 10 000 € maxi.
Durée : 24 mois maxi.
Taux : 7,02 %
Contribution de solidarité : cotisation de 5 % du prêt
par mois de remboursement.
(7 570 interventions en l’an 2006.)
Implantation : Toutes régions

Société financière de la NEF


(Nouvelle économique fraternelle)
Bénéficiaires : tout créateur ou repreneur.

35, rue de Lyon - 75012 PARIS


Activités éligibles : création et développement d’entreprises

Tél. : 0 811 90 11 90
sociales particulièrement utiles : éducation, art, culture, réin-
sertion, lutte contre l’exclusion, santé, aide aux handicapés,
ou coopératives, agriculture-bio, protection de l’environ
114, boulevard du 11-Novembre 1918 nement, énergies renouvelables, commerce équitable.
69626 VILLEURBANNE Cedex Montant : 10 000 à 125 000 €.
Tél. : 04 72 69 08 60 ou 0 811 90 11 90 Durée : 2 à 15 ans.
Internet : http://www.lanef.com Taux : conditions du marché.
Garantie obligatoire : plusieurs cautions personnelles, per-
mettant de garantir à 100 % le prêt pour les petits projets,
garanties traditionnelles pour les autres (264 prêts déblo-
qués en 2006).

AGEFIPH (Fonds pour l’insertion profession- Bénéficiaires : personnes handicapées bénéficiant de la loi
nelle des personnes handicapées) du 10/07/87 créant une entreprise ou accédant à une acti-
192, avenue Aristide-Briand vité indépendante leur assurant leur emploi.

en complément d’un cofinancement de 1 525 € au mini-


92226 BAGNEUX Cedex Montant : subvention à la création allant jusqu’à 10 675 €

Internet : http://www.agefiph.fr mum.


Tél. : 01 46 11 00 11 - Fax : 01 46 11 00 12

Prise en charge de la formation à la gestion dans la limite de


250 heures.
Participation aux frais de suivi de l’entreprise par un orga-
nisme spécialisé, en complément de l’aide de l’État.
La personne handicapée peut également bénéficier de sub-
ventions pour l’aménagement de son poste de travail et pour
l’accessibilité des lieux (2 700 interventions en 2006).

402
Appuis logistiques et financiers

Tableau des prêts personnels accordés par des fondations, associations,


organismes divers à vocation économique (suite)
* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION

s’adresser ? FRANCE INITIATIVE Bénéficiaires : tous porteurs de projets de création d’en-
Fédère plus de 238 Plateformes qui font des prêts treprises.
d’honneur mais n’en distribue pas elle-même. Intervention : dans le cadre de plates-formes d’initiative
Tél. : 01 40 64 10 20 locale (PFIL), parrainage par un dirigeant d’une entre-
Internet : http://www.france-initiative.fr prise locale qui accompagne et soutient le créateur dans la
création et le développement de son entreprise. Suivi
technique. Prêt d’honneur et mise en contact avec les ins-
titutions financières. Ouverture à un réseau de partenaires
du monde économique local.
Attribution de prêts d’honneur sans intérêt, ni garantie
personnelle de 1 500 à 38 000 € selon la Plateforme
(10 900 prêts d’honneur en 2006).

ASSOCIATION FRANCE ACTIVE Bénéficiaires : entreprises d’insertion, associations inter-


37, rue Bergère - 75009 PARIS médiaires, PME créant des emplois pour les personnes en

Internet : http://www.franceactive.org
Tél. : 01 53 24 26 26 - Fax : 01 53 24 26 27 grande difficulté.
Intervention : 3 690 entreprises soutenues en 2006 :
• Audits financiers: plans d’affaires, conseil et suivi de ges-
tion rarement en direct, le plus souvent par des relais terri-
toriaux.
• Cautionnement de 50 à 65 % vis-à-vis de la banque
prêteuse plafonné à 30 500 € de prêt.
• Prêts d’honneur plafonnés à 11 500 €.
• Prises de participation.

ABPCE - ASSOCIATION DES BANQUES Bénéficiaires : projet de création d’une entreprise de préfé-
POPULAIRES POUR LA CRÉATION rence industrielle ou avoir créé une telle entreprise depuis
D’ENTREPRISE moins de 5 ans.
5, rue de Montessuy - 75007 PARIS Présenter les références techniques et de gestion qu’exige
Tél. : 01 58 19 22 26 la mise en œuvre du projet.
L’objet de l’entreprise doit présenter un caractère d’ori-
ginalité ou d’innovation ou répondre à un besoin d’inté-
rêt général et présenter un potentiel de développement.
Intervention :
L’ABPCE intervient sous forme de prise de participation
minoritaire au capital.
Le dossier est obligatoirement présenté à l’ABPCE par
l’intermédiaire de l’agence locale de la Banque Populaire
de la région.
Prise de participation : 15 000 à 150 000 €.
Une vingtaine d’interventions par an.

RÉSEAU ENTREPRENDRE Bénéficiaires :


50, bd du Général-de-Gaulle 59100 ROUBAIX Créateurs d’entreprises de produits ou de services visant
Tél. : 03 20 73 74 70 à créer 6 à 19 emplois à 3 ans.
Internet : http://www.reseau-entreprendre.org Intervention :
35 structures locales font des prêts d’honneur de 7 600 à
38 000 € sans intérêt ni garantie et suivi personnalisé du
bénéficiaire pendant 2 à 3 ans (409 prêts en 2006).

403
Tableau des prêts personnels accordés par des fondations, associations,
organismes divers à vocation économique (suite)

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION



s’adresser ? FINANCITÉS Bénéficiaires : entreprises ayant au moins 1 an d’activité.
PlaNet Finance France En outre, l’entreprise ou l’entrepreneur doit être issu des
13, rue Dieumegard des zones urbaines défavorisées (quartiers).
93400 SAINT-OUEN Intervention : de 5 000 à 50 000 € sous forme de prêt
http:// ou d’intervention en capital.
france.planetfinance.org/FR/financite.php

RACINES Bénéficiaires : femmes désireuses de créer une activité


(Réseau d’accompagnement des créations et des économique.
initiatives par une nouvelle épargne de solidarité) Pour IDF : tout dossier doit être monté par RACINES.
8, square de la Dordogne 75017 - PARIS Interventions : mise en place d’outils financiers basés sur
Tél. : 01 53 79 07 61 la collecte de l’épargne de proximité. Outil financier : le
Internet : http://www.racines-clefe.com CLEFE (Club local d’épargne pour les femmes qui entre-
prennent). À ce jour 50 femmes aidées, 31 clubs en acti-
vité, 55 emplois créés.
Prêt (maximum 7 600 €) à une ou plusieurs entreprises.
Conseil, montage de dossiers techniques et financiers,
actions de promotion, analyse financière, suivi de gestion.
Quelques dossiers par an.

SOCODEN - SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE DE Bénéficiaires : Sociétés, coopératives de production en


DÉVELOPPEMENT ET D’ENTRAIDE création, en développement ou en difficulté. Tous sec-
37, rue Jean-Leclaire - 75017 PARIS teurs d’activité.
Tél. : 01 44 85 47 30 - Fax : 01 44 85 47 29 Intervention : renforcement de fonds propres et finance-
ment de besoin en fonds de roulement et prêts participatifs.
Entre 3 000 et 150 000 €.
100 concours par an, environ 40 % à des créations.

SPOT Bénéficiaires : la création d’entreprises (en SCOP) -


37, rue Jean-Leclaire - 75017 PARIS transformation - création/reprise - création par réanima-
Tél. : 01 44 85 47 30 - Fax : 01 44 85 47 29 tion. Éventuellement en accompagnement d’un plan de
développement.
Intervention : souscription en capital ou titres participa-
tifs et accompagnement de l’entreprise en priorité à la
création.
Entre 30 000 et 150 000 €.
10 concours par an.

404
Appuis logistiques et financiers

Tableau des prêts personnels accordés par des fondations, associations,


organismes divers à vocation économique (suite)

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION



s’adresser ? SOFISCOP Bénéficiaires : tous les dossiers de crédit MLT et crédit-
37, rue Jean-Leclaire bail passant par le Groupe Crédit Coopératif au profit
75017 PARIS d’une coopérative à jour de ses cotisations.
Tél. : 01 44 85 47 30 - Fax : 01 44 85 47 29 Intervention : supprimer les cautions personnelles - élar-
gir et mutualiser l’accès aux financements bancaires -
favoriser le partenariat avec la banque.
Limité à 230 000 € d’engagements donnés.
Une centaine de concours par an.

ARDAB - Association régionale pour le Bénéficiaires : toutes entreprises inscrites au répertoire


développement de l’artisanat en Bourgogne des métiers (dont l’effectif est inférieur à 20 personnes), y
46, boulevard de la Marne compris les restaurateurs respectant le critère dimension-
BP 56721 - 21067 DIJON Cedex nel du secteur.
Tél. : 03 80 28 81 16 Intervention : avances remboursables d’un montant
Bourgogne. maximun de 38 500 € sans intérêt après acceptation du
www.artisanat-bourgogne.fr dossier préparé et envoyé par la chambre de métiers
locale.

760 à 8 000 € pour une durée de 24 à 36 mois.


SOS INSERTION et ALTERNATIVES Intervention : prêts d’honneur, sans intérêt, sans garantie.
GERMINAL
91, rue Jean-Jaurès - BP 173 Environ 100 concours par an.
62803 LIÉVIN Cedex
Tél. : 03 21 74 98 60 - Fax : 03 21 74 98 60
Nord-Pas-de-Calais.

405
2.1.1.4 Les prêts accordés par des organismes solidaires
Tableau des prêts accordés par des organismes solidaires

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION



s’adresser ? CAISSE SOLIDAIRE DU NORD-PAS-DE- Bénéficiaires : Projets dans les services, l’artisanat, le
CALAIS commerce, l’industrie pour le développement rural,
3, contour Saint-Martin - 59100 ROUBAIX l’agriculture biologique, le tourisme vert, la défense de
Tél. : 03 20 81 99 70 - Fax : 03 20 81 99 71 l’environnement, la lutte contre l’exclusion.
Intervention : Prêt sur 2 à 5 ans à 5,90 %
Montant : 5 000 à 75 000 €

CAISSE SOCIALE DE DÉVELOPPEMENT Bénéficiaires : Chômeurs, artisans et étudiants.


LOCAL Intervention : Prêt de 1 500 € à 12 000 € allant de
29, rue du Mirail - 33000 BORDEAUX 0 % à 5 %, sur 1 à 5 ans.
Tél. : 05 56 33 37 97 - Fax : 05 56 33 37 98
Internet: http://www.csdl.asso.fr

CAISSE SOLIDAIRE DE FRANCHE-COMTÉ Bénéficiaires : Chômeurs et personnes en difficulté.


7, place Victor Hugo - 25000 BESANÇON Intervention : Financement et accompagnement des
Tél. : 08 71 53 58 28 projets de création d’entreprise de ces publics.

2.1.1.5 Les prêts personnels (ou bourses) accordés au créateur ou


au repreneur par certaines collectivités territoriales
Afin d’encourager la création ou la reprise d’entreprises, certains conseils
régionaux et conseils généraux ont mis en place des formules de prêts aux créa-
teurs d’entreprises pour certaines activités (souvent de production ou de services
aux entreprises) et selon certains critères, par exemple en région PACA :

Tableau des prêts personnels (ou bourses) accordés au créateur ou


au repreneur par certaines collectivités territoriales

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION



s’adresser ?
CONSEIL RÉGIONAL Bénéficiaires :
PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR Tout créateur ou repreneur (personne physique)
27, place Jules-Guesde - 13481 MARSEILLE d’entreprises de production ou de service à l’industrie, de
Tél. : 04 91 57 50 57 transports, de négoce de gros.
Internet: http://www.regionpaca.fr Prêt sans garantie sur 7 ans avec 2 ans de franchise sur le
capital, compris entre 15 000 et 75 000 €.

406
Appuis logistiques et financiers

2.1.1.6 Les prêts des employeurs aidant leurs anciens salariés à s’installer
Salariés qui quittent une entreprise pour créer leur propre entreprise, pour
autant que leur ancien employeur soit disposé à leur octroyer un prêt pouvant
Bénéficiaires

atteindre jusqu’à 46 000 € qui peut faire l’objet d’une provision en franchise d’im-
pôts à hauteur de 50 % pour le prêteur (ou à hauteur de 75 % en cas de sous-
cription au capital au lieu d’un prêt).
Le prêteur doit être soumis au régime des bénéfices industriels et commer-
ciaux ou de l’impôt sur les sociétés.
Modalités

Le bénéficiaire du prêt :
– doit avoir passé au moins un an dans l’entreprise et doit y cesser toutes
fonctions,
– doit assurer la direction effective de la nouvelle entreprise,
– ne pas avoir été dirigeant de droit ou de fait de l’entreprise prêteuse,
– être ni conjoint, parent ou allié en ligne directe d’un dirigeant de l’entre-
prise prêteuse.
L’entreprise doit être créée ex nihilo mais elle peut n’être destinée qu’à
reprendre une entreprise en difficulté.

2.1.2 Les prix, bourses, dons accordés par différentes institutions à


caractère national, régional ou local
2.1.2.1 Les interventions nationales
Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION



CONCOURS CRE’ACC Bénéficiaires : créateurs se trouvant dans la phase
s’adresser ? « Créez accompagné » précédant l’immatriculation de leur entreprise, et
APCE et Ordre des experts comptables jeunes entreprises immatriculées depuis moins de
14, rue Delambre 6 mois.
75014 PARIS Modalités 2008 : inscription et dépôt de dossier sur le
Internet : www.creacc.com site de l’APCE, du 15 avril au 1er juin 2008.
Prix : chéquiers conseils à valoir sur les produits, les
services et les prestations des experts-comptables et des
autres partenaires du concours.
Nombre de bénéficiaires : 6.

CONCOURS ENTREPRENDRE, VILLES ET Bénéficiaires : entrepreneurs installés ou qui vont


QUARTIERS s’installer en zone franche urbaine. Les candidats
Association Entreprendre villes et quartiers peuvent concourir dans la catégorie 1 - Projet de
Tél. : 01 48 74 21 11 création d’entreprise, ou dans la catégorie 2 -
E-mail : l.pignol@eveq.org Entreprise existante.
Internet : www.eveq.org Prix : chaque lauréat reçoit une prime.
Informations en attente pour l’édition 2008.

407
Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION



s’adresser ? CONCOURS NATIONAL DE LA CRÉATION Bénéficiaires : créateurs et dirigeants d’entreprises
D’ENTREPRISES AGROALIMENTAIRES agroalimentaires. Trois critères sont pris en compte :
INNOVANTES caractère novateur du projet, qualité du produit et
Agropole - PB 112 motivation quant à la création d’entreprise.
47931 AGEN Cedex 09 Clôture du dossier : 30 avril 2008.
Tél. : 05 53 77 20 00 Prix : Deux catégories. Deux prix en catégorie « Créa-
Fax : 05 53 77 21 00 tion d’entreprise » (porteur de projet ou entreprise de
E-mail : concours@agropole.com moins d’un an). Un prix en catégorie « Développe-
Internet : www.agropole.com ment » (entreprises de moins de 3 ans).
Prix : 60 000 € à répartir entre les lauréats sous forme
de prestations de service, d’hébergement, d’accompa-
gnement, et en chèque (10 000 € par lauréat).
Nombre de bénéficiaires : 3 par an.

CHALLENGE DU COMMERCE ET DES Bénéficiaires : plusieurs catégories de bénéficiaires


SERVICES dont « créateurs et repreneurs d’entreprises commer-
ACFCI ciales ou de services de plus de 2 ans et moins de
45, avenue d’Iéna - 75016 PARIS 5 ans ».
Internet : Clôture du dossier : octobre 2008 (remise des prix en
http://www.acfci.cci.fr/commerce/challenge.htm janvier 2009).
Procédure : les candidats doivent s’adresser à la CCI
dont ils dépendent.
Prix : les lauréats reçoivent un diplôme signé par le
président de l’ACFCI et par le secrétaire d’État aux
PME, et un trophée « Mercure d’or ».
Nombre de bénéficiaires : 23 en 2007, dont 4 dans la
catégorie « Créateurs-repreneurs ».

ENVIE d’AGIR - DÉFI JEUNES Bénéficiaires : porteurs de projets âgés de 18 à 30 ans


Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des inclus.
Sports Objectifs :
Prendre contact avec les correspondants régionaux • Promouvoir l’acte d’entreprendre, quelle que soit la
et départementaux d’ENVIE D’AGIR, dont les démarche (individuelle ou collective), quel que soit le
coordonnées sont en ligne sur le site www.envie- projet (économique, culturel, technologique, sportif
dagir.fr ou solidaire), quelles que soient la forme et la durée
(création d’entreprise ou action ponctuelle).
• Faciliter le contact entre les jeunes, qui ont les idées, et
les entreprises, qui peuvent les aider financièrement ; le
jeune créateur doit au préalable trouver un parrainage
financier et un parrainage en nature.
• Faire bénéficier les jeunes d’un réseau de suivi et de
conseil.
Périodicité : jurys régionaux (environ trois par an).
Prix : bourses de 2 000 à 8 500 euros + actions de
conseil et de formation. Le montant total des parrainages
financiers et en nature doit représenter au moins 30 % de
la bourse sollicitée. L’organisation qui parraine peut
bénéficier, à ce titre, d’une exonération fiscale.

408
Appuis logistiques et financiers

Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION


EKILIBRE 2007/2008 Bénéficiaires : personnes résidant en France
s’adresser ? En partenariat avec le Crédit coopératif, La Poste métropolitaine, porteuses d’un projet de création
et la SNCF d’entreprise ayant pour objet le développement d’une
DIIESES (Délégation interministérielle à l’innovation, activité de commerce équitable ou de commerce
à l’expérimentation sociale et à l’économie sociale) solidaire, et entreprises, associations ou fondations créées
Adresse postale : 14, avenue Duquesne depuis le 1er janvier 2005.
75530 PARIS 07 - Tél. : 01 40 56 62 02 Prix : trois prix dotés de 5 000 euros chacun.
E-mail : diieses-officiels@sante.gouv.fr Informations en attente pour l’édition 2008/2009.
Internet : http://www.travail.gouv.fr/IMG/pdf/
dossierconcours.pdf
Envoi des dossiers :
Concours EKILIBRE - DIIESES
39-43, quai André Citroën
75739 PARIS Cedex 15

PRIX DE LA RÉUSSITE Bénéficiaires : créateurs et repreneurs d’entreprise.


Association pour la formation professionnelle des Conditions : être un ancien stagiaire d’AFPA devenu
adultes (Afpa) chef d’entreprise après un parcours de formation
Internet : www.afpa.fr qualifiante ou un stage GREC.
Organisme national : plusieurs adresses locales et Prix : trois catégories : « Créateur », « Repreneur »,
régionales « Mention spéciale du jury ».
Édition 2008 : pas de prix au niveau national. Consulter
les directions régionales (service communication).

FONDATION AUCHAN POUR LA JEUNESSE Bénéficiaires : personnes privées, associations ou collaborateurs


40, avenue de Flandre - BP 139 Auchan, ayant un projet en faveur de la Jeunesse (formation,
59964 CROIX Cedex création d’activités et d’emploi, prévention et santé, animation
Tél. : 03 20 81 68 65 et insertion dans les quartiers, soutien scolaire).
E-mail : fondationauchan@auchan.fr Conditions : projets montés sous forme associative, situés
Internet : www.auchan.fr en France métropolitaine, et s’inscrivant dans le long
terme. Les opérations doivent être situées à proximité
d’un hypermarché Auchan, ce qui permet la participation
et l’implication des salariés du groupe à leur réalisation.
Les projets sont reçus tout au long de l’année.
Nature de l’intervention : subvention.
Montant : adapté en fonction du projet présenté
(subvention moyenne de l’ordre de 11 000 euros).
Nombre de bénéficiaires : 40 par an.

FONDATION DE LA DEUXIÈME CHANCE Bénéficiaires : personnes âgées de 18 à 60 ans, ayant


Tour Bolloré - 31-32, quai de Dion-Bouton traversé de lourdes épreuves de vie, aujourd’hui en situation
92811 PUTEAUX Cedex de grande précarité mais manifestant une réelle volonté de
Tél. : 01 46 96 44 33 rebondir. En complément d’aides sollicitées par ailleurs, la
Fax : 01 46 96 40 84 fondation leur offre un soutien financier et humain pour
Internet : www.deuxiemechance.org mener à bien un projet professionnel réaliste et durable :
formation qualifiante, création ou reprise d’entreprise.
Nature de l’intervention : dotation intervenant après
obtention de cofinancements.
Montant : 10 000 euros maximum sur deux ans.
Nombre de bénéficiaires : environ 600.

FONDATION MACIF Bénéficiaires : structures de l’économie sociale


Siège administratif (mutuelles, coopératives et associations) qui créent des
17-21, place Étienne Pernet biens et/ou des services et qui, de fait, développent une
75015 PARIS démarche entrepreneuriale inscrite dans l’économie.
Tél. : 01 55 31 63 14 - Fax : 01 55 31 63 12 Nature de l’intervention : subventions.
E-mail : fondation@macif.fr Montant : de 1 000 à 15 000 euros.
Internet : www.fondation-macif.fr Nombre de bénéficiaires : 100 par an en moyenne.

409
Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION



s’adresser ? INITIATIVES SOLIDAIRES ET CRÉATION Bénéficiaires : porteurs de projet dans le champ de
D’EMPLOIS l’économie sociale et solidaire (associations, coopéra-
40, avenue Hoche - 75008 PARIS tives ou organismes à but non lucratif). La Fondation
Tél. : 01 44 21 31 00 de France ne soutient pas de porteurs de projet indivi-
Fax : 01 44 21 31 01 duel, mais uniquement collectif. Les structures à but
E-mail : emploi@fdf.org lucratif ne sont pas soutenues.
Internet : www.fdf.org Clôture des dossiers : 2 juin 2008.
Subventions : 5 000 à 30 000 euros par projet.

TREMPLIN ENTREPRISES Bénéficiaires : tous les projets innovants, qu’ils com-


Présidence du Sénat portent une forte composante technologique ou non.
17, rue de Vaugirard Entreprise en création ou déjà créée. Toutes les maturi-
75291 PARIS Cedex 06 tés sont acceptées, du capital d’amorçage au capital
Tél. : 01 42 34 39 29 développement (cœur de cible : capital risque). Quatre
E-mail : tremplin-entreprises@senat.fr catégories de concours : « Logiciels », « Internet et ser-
Internet : www.tremplinentreprises.com vices », « Sciences de la vie », « Matériaux, composants
et systèmes ».
Clôture du dossier : 28 février 2008.
Prix : Quatre prix de 15 000 euros chacun, et un prix
de 7 500 euros.

CONCOURS NATIONAL D’AIDE À LA Bénéficiaires : tous les porteurs de projet de création


CRÉATION D’ENTREPRISES DE d’entreprise de technologies innovantes, quels que
TECHNOLOGIES INNOVANTES soient leur nationalité, leur statut ou leur situation
Ministère de l’Enseignement supérieur et de la professionnelle.
Recherche Les dirigeants d’entreprises de technologies innovantes
1, rue Descartes créées depuis le 30 juin 2007.
75231 PARIS Cedex 05 Clôture du dossier : 31 janvier 2008.
Tél. : 01 55 55 55 55 Prix : deux catégories de projets :
Internet : www.recherche.gouv.fr • Les lauréats « En émergence » recevront, à titre per-
Les candidats doivent adresser leur dossier de sonnel, une subvention d’un montant maximum de
participation à la direction régionale d’OSEO de 45 000 € pour financer jusqu’à 70 % des prestations
la région de leur domicile.
nécessaires à la maturation de leur projet.
http://www.oseo.fr/
• Les lauréats « création-développement » recevront
Pour les candidats résidant dans les collectivités
une subvention d’un montant maximal de 450 000 €,
d’Outre-Mer, en Nouvelle-Calédonie ou à
versée à l’entreprise qu’ils auront créée. Cette sub-
l’étranger, se renseigner sur le site du ministère
de la Recherche. vention financera jusqu’à 60 % du programme d’in-
novation de l’entreprise.
Nombre de bénéficiaires : 158 en 2007.

CONCOURS TALENTS Bénéficiaires : entreprises créées un an avant la date


37, rue Bergère d’inscription au concours.
75009 PARIS Le Concours Talents comporte plusieurs catégories,
Tél. : 01 53 34 12 90 tous domaines d’activités confondus : innovation
E-mail : info@concours-talents.com technique et technologique, artisanat et commerce,
Internet : www.concours-talents.com économie sociale, services, dynamiques rurales, franco-
québécois et services à la personne au niveau national.
Sélections régionales puis sélection nationale.
Clôture du dossier : 30 avril 2008.
Prix : prix régionaux : entre 1000 et 3 000 euros en
numéraire et en nature ; prix nationaux : entre 4 000 et
8 000 € en numéraire.
Nombre de bénéficiaires : entre 10 et 15 lauréats
nationaux + 100 lauréats régionaux.

410
Appuis logistiques et financiers

Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION


CONCOURS TALENTS DES CITÉS Bénéficiaires : porteurs de projet et créateurs d’entre-
s’adresser ? 37, rue Bergère prise de moins de 3 ans, s’installant ou installés dans des
75009 PARIS zones en contrat politique de la ville (ZFU, ZUS, etc.).
Tél. : 01 53 34 12 90 Le concours Talents des Cités présente deux catégories :
E-mail : info@concours-talents.com « Émergence » pour les porteurs de projets, et « Créa-
Internet : www.talentsdescites.com tion » pour les jeunes entreprises.
Clôture du dossier : 30 mai 2008.
Prix régionaux : 1 500 euros dans la catégorie « Émer-
gence », 3 000 euros dans la catégorie « Création ».
Prix nationaux : 7 000 euros.
Nombre de bénéficiaires : 15 au niveau national, et 40
au niveau régional.

TROPHÉES « ALLEZ DE L’AVANT AVEC LES Bénéficiaires : ces trophées sont destinés à récompenser
ASSUREURS » des hommes et des femmes ayant mené à bien une initiative
Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) innovante et/ou originale, et présentant un intérêt pour la
26, boulevard Haussmann société (économique, social, environnemental, etc.).
75009 PARIS Clôture du dossier : 12 octobre 2008 (inscriptions
Tél. : 01 42 47 94 07 prévues à partir du 28 avril 2008).
E-mail : cp.merlot@ffsa.fr Prix : trophée national : 10 000 euros. Prix spécial « Pré-
Internet : www.allezdelavant.fr vention sécurité routière » : 6 000 euros. Prix spécial
« Prévention santé » : 6 000 euros.
Nombre de bénéficiaires : 4.

CONCOURS EUROPÉEN DE L’ENTREPRISE Bénéficiaires : ce concours est ouvert aux entreprises,


INNOVANTE (CEEI) organismes, collectivités, associations et individus
Jeune chambre économique française européens, quel que soit leur secteur d’activité.
9-11, rue Alasseur Catégories : « Individuel et respect des personnes »,
75015 PARIS « Communautaire (entreprise dans la cité et respect de
Tél. : 01 53 58 52 50 l’environnement) », « International, Business/Affaires ».
E-mail : actions@jcef.asso.fr Clôture du dossier : septembre 2008.
Internet : www.jcef.asso.fr Prix : prix en nature (conseil en propriété industrielle,
relations presse, participation au salon Innovact,
abonnements, etc.).
Nombre de bénéficiaires : 4.

LES JOURNÉES PLUG & START Bénéficiaires : tous porteurs de projets innovants à
Technopole de l’Aube en Champagne - BP 601 caractère scientifique ou technologique, qu’ils en soient
10901 TROYES Cedex 09 au stade de l’idée, du business plan ou de l’amorçage.
Tél. : 03 25 83 10 10 Clôture du dossier : deux sessions par an. Clôture des
Fax : 03 25 83 21 80 inscriptions un mois avant les journées PLUG & START
E-mail : s.fessy@plugandstart.com (mi-mai et mi-novembre).
Internet : www.plugandstart.com Prix : trois jours de conseils prodigués par des experts de
haut niveau, pour mettre le projet au point et permettre
son lancement.
Nombre de bénéficiaires : 15 à 20 par session.

CONCOURS « JEUNES ENTREPRENEURS Bénéficiaires : ce concours est ouvert à toutes les


EN BOULANGERIE-PÂTISSERIE » personnes titulaires du CAP de boulangerie ou de
Grands Moulins de Paris et École de Boulangerie pâtisserie, ou possédant au moins 3 ans d’expérience
et Pâtisserie de Paris dans ces métiers, souhaitant réaliser leur première
Tél. : 01 49 59 75 06 ou 06 78 79 10 33 installation (projet de reprise ou de création) entre le 1er
Fax : 01 49 59 51 93 octobre 2008 et le 31 mars 2010.
E-mail : origaut@grandsmoulinsdeparis.com Clôture du dossier : 31 août 2008.
Internet : www.grandsmoulinsdeparis.com Prix : de 5 000 à 20 000 euros du 1er au 5e prix,
750 euros en dotation pour l’aménagement de la
boulangerie du 6e au 24e prix.
Nombre de bénéficiaires : 24.

411
2.1.2.2 Les interventions régionales ou locales
Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION



ALSACE Bénéficiaires : chefs d’entreprises, artisans, commer-
s’adresser ?
CONCOURS ALSACE INNOVATION çants, salariés, chercheurs, étudiants ou demandeurs
Centre européen d’entreprise et d’innovation d’emploi porteurs d’un projet innovant (création ou
Alsace - Maison de l’entrepreneur développement d’activité innovante) en Alsace.
11, rue du 17 novembre Clôture du dossier : entre septembre et janvier, selon
68100 MULHOUSE les territoires.
Tél. : 03 89 36 72 40 Prix : variable selon les territoires.
Fax : 03 89 36 72 41
E-mail : ceei@newel.net
Internet : www.alsace-innovation.com

AQUITAINE Bénéficiaires : créateurs d’entreprise innovante dans le


TROPHÉE ŒNOVATION domaine vitivinicole, à condition que le siège social de la
Organisé en partenariat avec le salon Vinitech société, une fois créée, soit installé sur la technopole
Association Bordeaux Montesquieu Bordeaux-Montesquieu.
1, allée Jean Rostand Prix : prêts, stand sur un salon ou journées d’accompa-
33650 MARTILLAC gnement de préparation au business plan.
Tél. : 05 56 64 82 59 Clôture du dossier : juin 2008.
Fax : 05 56 64 83 28 Ce concours a lieu tous les 2 ans.
E-mail: c.appere@technopole-bordeaux-
montesquieu.com
Internet :
ww.technopole-bordeaux-montesquieu.com

AUVERGNE Bénéficiaires : créateurs-repreneurs d’entreprises


CONCOURS CRÉATION-REPRISE implantées dans le périmètre du Parc naturel régional du
D’ENTREPRISE EN LIVRADOIS-FOREZ Livradois-Forez, dans les communes rurales.
Parc naturel régional Livradois-Forez - BP 17 Clôture du dossier : 31 décembre 2008.
63880 SAINT-GERVAIS-SOUS-MEYMONT Prix : 52 000 €, dont 15 000 € pour le 1er prix + un prix
Tél. : 04 73 95 57 86 environnement.
E-mail : dev.eco@parc-livradois-forez.org Nombre de bénéficiaires : 10.
Internet : www.parc-livradois-forez.org

BRETAGNE Bénéficiaires : créateurs ou repreneurs d’entreprises du


CHALLENGE ESPOIRS DE L’ÉCONOMIE Finistère dans les secteurs industrie, commerce, services.
Organisé par les CCI du Finistère, en partenariat Prix : deux prix « Créateurs » + deux prix « Repreneurs »
avec le Conseil général (commerce/services aux personnes, industrie/services
aux entreprises).
CCI de Quimper-Cornouaille Un prix « Une entreprise, un emploi ».
145, avenue de Kéradennec Un prix « Jeune créateur ».
29330 QUIMPER Un prix « Graine d’entrepreneur ».
Tél. : 02 98 98 29 65 Montant des prix : dotation financière pour chaque lauréat.
Internet : www.quimper.cci.fr Nombre de bénéficiaires : 7.
Ce concours a lieu tous les 2 ans.
Prochaine édition : 2008.

412
Appuis logistiques et financiers

Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION



FONDATION JEAN GUYOMARC’H Bénéficiaires : porteurs de projets innovants (idée, pro-
s’adresser ? BP 235 duit original, technique innovante) en Bretagne.
56006 VANNES Cedex Type d’aides : bourses pour aider au financement
E-mail : dossiers@fondation-guyomarch.com d’études préalables à la création d’activité économique
Internet : http://www.fondation- en Bretagne ; prototype, études de marché, etc.
guyomarch.com/ Clôture du dossier : fin janvier, fin mai ou fin septembre
(3 comités « Idées » par an).
Les dossiers de demande sont à retirer sur le site Nature de l’intervention : bourse non remboursable et
fondation-guyomarch.com, ou en écrivant à la comprise entre 500 et 2 500 euros + éventuellement,
fondation. pour les projets particulièrement intéressants, une avance
remboursable en cas de succès qui peut aller jusque
10 000 euros.
Nombre de bénéficiaires : entre 10 et 15 par an.

FAITES DÉCOLLER VOS PROJETS Bénéficiaires : tous porteurs de projets de création d’en-
Co-organisé par Inno TSD et l’Agence de treprise dans le pays de Saint-Brieuc.
développement économique du Pays de Saint-Brieuc Secteurs d’activités : négoce, artisanat, industrie ou ser-
Parc d’activités des Châtelet - BP 9101 vices avec une clientèle orientée vers les professionnels
22091 SAINT-BRIEUC Cedex 09 (entreprises et administrations).
Tél. : 02 96 76 63 63 Clôture du dossier : 15 avril 2008.
Fax : 02 96 76 60 36 Prix : dotation de 16 000 à 20 000 euros.
E-mail : jc.minier@inno-group.com Nombre de bénéficiaires : entre 6 et 10.
Internet : www.cap-entreprises.com

LES OSCARS D’ILLE ET VILAINE Bénéficiaires : entreprises innovantes de plus d’un an et


En partenariat avec le Crédit Agricole, le Conseil associations intervenant dans le développement écono-
général, l’Ordre des experts-comptables de mique, situées en Ille-et-Vilaine.
Bretagne en partenariat avec les CCI du Clôture du dossier : un jury d’experts repère tout au
département et Ouest France long de l’année les actions qui lui paraissent les plus
exemplaires dans cinq catégories : innovation technolo-
Atalis II – 3, rue de Paris - CS 41701 gique, développement à l’international, croissance, inno-
35517 CESSON SEVIGNE Cedex vation sociale et développement durable. Il n’y a pas de
Tél. : 06 88 15 98 02 dossier à déposer. Le jury se réunira en novembre 2008.
Fax : 02 99 83 34 70 Prix : un Oscar par catégorie : promotion de l’image de
marque, encart dans une édition spéciale d’Ouest-
France, voyage d’affaires à l’étranger.
Nombre de bénéficiaires : 5.

CHAMPAGNE Bénéficiaires : entreprises créées ou reprises entre le 1er


REIMS CREATOR janvier 2003 et le 15 juin 2008, dans le département de
Mairie de Reims la Marne.
Direction du développement économique Clôture du dossier : mi-juin 2008.
Place de l’Hôtel de Ville Prix : six catégories seront récompensées + un prix
51096 REIMS Cedex spécial « Jeunes Pousses », qui a été créé pour
Tél. : 03 26 77 87 55 encourager les créateurs d’entreprises ayant moins de 18
Internet : www.reims.fr mois d’existence à la date du concours.
Une dotation de 65 000 euros récompensera 7
entreprises. Elle comprend :
• Un prix de 20 000 euros offert par la ville de Reims.
• Six prix de 7 500 euros (« Agro-affaires », « Artisanat »,
« Commerce », « Industrie », « Services », « Jeunes
Pousses »).
Ce concours a lieu tous les 2 ans.

413
Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION


Où Bénéficiaires : créateurs d’entreprises innovantes TIC,
s’adresser ? FRANCHE-COMTÉ
ayant au maximum 6 mois d’existence à la date limite du
NUMERICA : CONCOURS D’AIDE À LA
dépôt des dossiers. Deux catégories :
CRÉATION D’ENTREPRISE
• Catégorie « Création » : s’adresse aux projets créés
En partenariat avec le Conseil régional de
(moins de 6 mois d’existence à la date de remise de
Franche-Comté, l’agglomération du Pays de
dossier) ou dont la création dans le Pays de Montbé-
Montbelliard, le Crédit Mutuel et KPMG
liard pourra avoir lieu dans les 12 mois suivant la date
de remise des prix.
Agence de développement et d’urbanisme
• Catégorie « Émergence » : s’adresse à celles et ceux
8, avenue des alliés - BP 98407
qui, ayant une idée ou un projet, doivent encore
25208 MONTBELIARD Cedex
réaliser une étude de marché ou une étude technique.
Tél. : 03 81 31 89 03
Fax : 03 81 31 86 19 Prix : catégorie « Création » : 1er prix de 20 000 euros
E-mail : tserdet@numerica-pm.net et 2e prix de 10 000 euros. Catégorie « Émergence » :
Internet : www.numerica-pm.net 3e et 4e prix de 5 000 euros chacun.
Concours reconduit en 2008. Dates en attente.

ÎLE-DE-FRANCE Bénéficiaires : entrepreneurs ayant créé une entreprise


CONCOURS DE LA CRÉATION ET DE LA de moins de 4 ans et porteurs de projet.
JEUNE ENTREPRISE Implantation : Saint-Quentin en Yvelines, Saint-Cyr-
Maison de l’entreprise de Saint-Quentin en l’École, Bois d’Arcy et Villepreux.
Yvelines - Bâtiment Médiathèque Ce concours a lieu tous les 2 ans.
Quai François Truffaut Dernière édition : 2007. Dates en attente.
78180 MONTIGNY-LE-BRETONNEUX
Tél. : 01 39 30 51 30
E-mail : m.entreprise@agglo-sqy.fr
Internet : www.agglo-sqy.fr

CONCOURS RÉGIONAL CRÉATION Bénéficiaires : créateurs d’entreprises ou entreprises de


D’ENTREPRISE Île de France moins de 3 ans, tous secteurs d’activités.
(BRED Banque populaire, Banque populaire Implantation : Île de France
Rives-de-Paris, Banque Populaire Val-de-France, Date de clôture : les dossiers doivent parvenir 15 jours
les CCI de Paris Hauts-de-Seine, Val-de-Marne et avant les dates de réunion du jury (27 juin et 21
Seine-Saint-Denis, Yvelines, Val-d’Oise, Essonne, novembre 2008).
Seine-et-Marne) Prix : avance de 15 000 euros maximum, remboursable
BRED Banque Populaire sur 4 ans à taux 0.
18, quai de la Rapée Nombre de bénéficiaires : variable, environ 30.
75012 PARIS
Tél. : 01 48 98 60 00

Banque Populaire Val-de-France


9, avenue Newton
78183 SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES Cedex
Tél. : 01 30 14 66 00

Banque populaire Rives-de-Paris


76-78, avenue de France
75204 PARIS Cedex 13
Tél. : 01 73 07 49 02
Internet : www.rivesparis.banquepopulaire.fr

414
Appuis logistiques et financiers

Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION


Où PAPILLES D’OR 2009 Bénéficiaires : Dix catégories « Métiers de bouche », et
s’adresser ? En partenariat avec le Conseil général de l’Essonne. une catégorie « Espoirs » qui s’adresse aux créateurs et
CCI de l’Essonne repreneurs de commerces alimentaires en exercice depuis
2, cours Monseigneur Romero - BP 135 2 ans maximum, et à leur compte pour la première fois.
91004 EVRY Cedex Un jury itinérant se déplace chez le commerçant pour
Tél. : 01 60 79 90 13 l’évaluation et un accent est mis sur la dégustation.
Internet : www.essonne.cci.fr Clôture du dossier : février 2008.
Internet : www.lespapillesdor.fr Prix : campagne de communication personnalisée auprès
des consommateurs.

ÉVEIL À L’ESPRIT D’ENTREPRENDRE 91 Bénéficiaires : jeunes âgés de 16 à 26 ans, domiciliés en


Réseau CREE Essonne Essonne, dans tous les secteurs d’activité : commerce,
CCI de l’Essonne artisanat, industrie. Dossier téléchargeable sur le site
2, cours Monseigneur Romero - BP 135 Internet du réseau CREE.
91004 EVRY Cedex Clôture du dossier : 31 mars 2008.
Tél. : 01 60 79 91 98 Prix : ordinateur portable, téléphone portable, bon
Fax : 01 64 97 94 98 cadeau offert par l’organisme de formation SMBG,
E-mail : c.aubert@essonne.cci.fr articles dans la presse locale.
Internet : www.cree91.com

TROPHÉES DES ESPOIRS DE L’ÉCONOMIE Bénéficiaires : entreprises de moins de 3 ans dans les
CCI de l’Essonne secteurs du commerce, de l’artisanat, de l’industrie et
2, cours Monseigneur Romero - BP 135 des services, ayant clôturé un premier exercice comp-
91004 EVRY table complet de 12 mois. L’entreprise doit avoir
Tél. : 01 60 79 91 30 démarré ou repris l’activité entre le 1er juillet 2005 et le
E-mail : a.bentaiba@essonne.cci.fr 1er juillet 2007.
Internet : www.essonne.cci.fr Implantation : Essonne.
Clôture du dossier : fin septembre 2008 (lancement en
juillet).
Prix : variable en fonction des partenariats.
Nombre de bénéficiaires : 4 ou 5 (plusieurs catégories).

POISSY CREATOR Bénéficiaires : projets de création et entreprises créées


Espace Média - Technoparc depuis moins de 3 ans (2 catégories).
78300 POISSY Implantation : Île-de-France dans la vallée de la Seine.
Tél. : 01 39 22 39 39 Prix : pour l’entreprise en création, 5 000 euros et octroi
E-mail : media@technoparc-poissy.com gratuit pendant un an d’un bureau dans la pépinière de
Internet : www.technoparc-poissy.com la zone d’activités Technoparc. Pour l’entreprise déjà
créée, 5 000 euros.
Clôture du dossier : 30 avril 2008.
Nombre de bénéficiaires : 2.

TA BOÎTE EN PACK Bénéficiaires : porteurs de projets et chefs d’entreprises


Your … la Junior entreprise de l’ISC Paris nouvellement créées.
22, boulevard du Fort de Vaux Clôture du dossier : 17 mars 2008.
75017 PARIS Prix : un pack créateur et un pack porteur de projet
Tél. : 01 40 53 99 00 (comprenant une aide matérielle, une aide financière –
E-mail : contact@your-etude.com de 1000 à 1 500 euros – et des conseils).
Internet : www.taboiteenpack.com Nombre de bénéficiaires : 2.

TROPHÉE 2008 DES JEUNES ENTREPRISES Bénéficiaires : entreprises indépendantes créées entre le
CCIP du Val-de-Marne 1er janvier 2002 et le 31 décembre 2004, dont le siège
8, place Salvador Allende social ou les principaux moyens d’exploitation sont situés
94011 CRÉTEIL Cedex dans le Val-de-Marne.
Tél. : 01 49 56 57 63 Ce concours n’est organisé que les années paires.
E-mail : lmcalzi@ccip.fr Reconduit en 2008. Dates en attente.
Internet : www.ccip94.fr

415
Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION


Où TRANSMISSION AWARDS 2008 Bénéficiaires : repreneurs d’entreprise et de commerces
s’adresser ? CCIP du Val-de-Marne dans le Val de Marne (tous secteurs d’activité) qui ont
8, place Salvador Allende repris depuis le 1er janvier 2006, majoritaires au capital
94011 CRÉTEIL Cedex social directement ou indirectement via une holding.
Tél. : 01 49 56 57 63 Clôture du dossier : 29 février 2008.
E-mail : lmcalzi@ccip.fr Prix : Deux prix « PME », deux prix « Commerce ».
Internet : www.ccip94.fr

TROPHÉE DES ESPOIRS DE L’ÉCONOMIE Bénéficiaires : entreprises de moins de 3 ans d’existence


DES HAUTS-DE-SEINE dans tous les secteurs.
CCIP Hauts-de-Seine Implantation : Hauts-de-Seine.
6-8, rue des Trois Fontanot Prix : 3 000 euros pour le lauréat, et 1 500 euros pour
92023 NANTERRE le nominé.
Tél. : 01 46 14 26 63 Nombre de bénéficiaires : 2.
E-mail : creation-92@ccip.fr Prochaine édition en 2009.
Internet : www.ccip92.com

TROPHÉE DES ESPOIRS DE L’ÉCONOMIE Bénéficiaires : entreprises de moins de 3 ans d’existence,


EN SEINE-SAINT-DENIS ayant clôturé un premier exercice comptable et indépen-
CCIP 93 dantes d’un groupe.
191, avenue Paul Vaillant Couturier Implantation : Seine-Saint-Denis.
93000 BOBIGNY Prix : non défini à ce jour.
Tél. : 01 48 95 11 50 Concours reconduit en 2008. Dates et procédures en
E-mail : creation93@ccip.fr attente.
Internet : www.ccip93.com

LANGUEDOC-ROUSSILLON Bénéficiaires : le prix de la TPE récompense une entre-


PRIX DE LA TPE prise de 0 à 9 salariés, d’au moins un an d’existence, un
Chambre de commerce et d’industrie produit, un savoir-faire, un service, un dirigeant qui s’est
Hôtel Saint-Côme particulièrement distingué durant l’année 2007.
32, Grande Rue Jean Moulin Implantation : les entreprises de quatre territoires peu-
34944 MONTPELLIER vent participer : Cœur d’Hérault, Grand Montpelliérain,
Contact : Valérie Didier Pays de Lunel, Ouest Hérault. Les candidats doivent
Tél. : 04 99 51 52 00 appartenir aux circonscriptions de la CCI de Montpellier
E-mail : v.didier@montpellier.cci.fr et de la CCI de Béziers Saint-Pons.
Internet : www.montpellier.cci.fr Clôture du dossier : 15 juin 2008.
Prix : trois trophées de 1000 euros, un trophée de
2 000 euros.
Nombre de bénéficiaires : 4.

INNOV’UP Bénéficiaires : tous projets de création ou de


Nîmes Rhône Cévennes Technopole développement d’entreprise innovante, mais aussi mise
Parc Georges Besse - Site EERIE en relation de « porteurs de projet » avec des « porteurs
69, rue Georges Besse de compétences ».
30035 NIMES Cedex 01 Implantation : Gard.
Tél. : 04 66 38 40 88 Prix : variable selon les partenaires.
Fax : 04 66 04 73 22 Nombre de bénéficiaires : 6.
E-mail : info@innovup.com Dernière édition 2007. Date de la prochaine édition
Internet : www.innovup.com non déterminée.

416
Appuis logistiques et financiers

Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION

Où LORRAINE Bénéficiaires : étudiants, chercheurs, jeunes diplômés


s’adresser ? ENTREPRENDRE 08 des universités, écoles d’ingénieurs, lycées technolo-
Promotech CEI giques et professionnels ou inscrits dans des organismes
6, allée Pelletier Doisy de formation professionnelle de Lorraine. Récompense
54603 VILLERS LES NANCY un projet réel ou fictif de création d’activité (création ou
Tél. : 03 83 50 44 44 diversification).
Fax : 03 83 44 04 82 Clôture du dossier : 15 mai 2008.
E-mail : contact@promotech.fr Prix : de 600 à 5 000 euros, pour un montant global de
Internet : www.concours-entreprendre.com 30 000 euros + suivi des projets pendant un an.
Nombre de bénéficiaires : 30.

CONCOURS « LES SYNERGIADES » Bénéficiaires : étudiants, chercheurs de Lorraine, diplômés


CEEI Synergie (filiale de la CCI de la Moselle) depuis moins de 3 ans, créant ou reprenant une entreprise
5, rue Jean Antoine Chaptal orientée vers des activités économiques nouvelles.
57070 METZ Clôture du dossier : avril 2008.
Tél. : 03 87 76 36 36 Prix : prix « Meilleur business plan », prix « Étude de
Fax : 03 87 76 23 03 marché », prix « Projet le plus innovant », prix « Coup
E-mail : tsidot@synergie-ceei.com de cœur du jury », prix « Meilleure présentation orale »
Internet : www.synergie-ceei.com ( + un prix à l’établissement le plus entreprenant).
Récompense financière + expertise et accompagnement
éventuels.
Nombre de bénéficiaires : 5.

CONCOURS DES FUTURS CRÉATEURS, Bénéficiaires : futurs créateurs d’une entreprise régionale
REPRENEURS D’ENTREPRISE EN (impérativement dans les quatre départements lorrains).
LORRAINE Clôture du dossier : 30 septembre 2008 (retrait des
3i Lorraine dossiers).
10, Viaduc Kennedy Prix : 1er prix : 7 500 euros.
54000 NANCY Prix « Reprise d’entreprise » : 6 000 euros.
Tél. : 03 83 41 64 90 Prix « Artisanat » : 1 500 euros.
Fax : 03 83 94 06 84 Prix « Commerce » : 1 500 euros.
E-mail : d.souris@3ilorraine.fr Prix « Industrie » : 1 500 euros.
Internet : http://www.3ilorraine.fr Prix « Services » : 1 500 euros.
Contact : Dominique Souris Prix de « l’Entrepreneuriat féminin » : 1 500 euros.
Prix « Coup de cœur du Jury » : 1 500 euros.
+ encarts publicitaires attribués par l’Est Républicain
pour tous les prix.
Nombre de bénéficiaires : 8.

PRIX DU MEILLEUR CRÉATEUR Bénéficiaires : porteurs de projets ou jeunes dirigeants


D’ENTREPRISE d’entreprises créées dans les secteurs commerce, indus-
Epinal-Golbey Développement trie ou services, implantés ou comptant s’implanter dans
Parc d’Activités de Reffye - BP 165 le Pays d’Épinal Cœur des Vosges.
88005 ÉPINAL Concours organisé en partenariat avec le Rotary Club.
Tél. : 03 29 29 10 00 Clôture du dossier : 15 avril 2008.
Fax : 03 29 29 51 39 Prix : 1 500 euros.
E-mail : info@egd88.fr Remise des prix : juin 2008.
Internet : www.egd88.fr

PARCOURS INTERRÉGIONAL DE PLANS Bénéficiaires : tous porteurs de projets innovants.


D’AFFAIRES Prix : dotation globale de 60 000 euros à répartir entre
Business Initiative Asbl en collaboration avec les tous les lauréats.
chambres de commerce et d’industrie de la Clôture du dossier : date non déterminée.
Grande Région (Belgique francophone, Lorraine,
Luxembourg, Sarre et Trêves) et Luxinnovation

Internet : www.123go-networking.org
E-mail : delphine.mordenti@cc.lu

417
Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION


Où CONCOURS DE LA JEUNE CRÉATRICE Bénéficiaires : femmes ayant un projet novateur, même
s’adresser ? D’ENTREPRISE en émergence, dans tous les domaines : industrie, artisa-
AFFDU-Moselle (Association française des nat, services et commerce. Entreprise en cours de créa-
femmes diplômées d’université) tion ou créée depuis moins de 3 ans à la date de dépôt
8, domaine de Largantier du dossier. Les candidates doivent créer leur entreprise
57155 MARLY en Lorraine.
Tél. : 03 87 63 42 63 Clôture du dossier : 31 mai 2008 (demande des dos-
E-mail : affdu.moselle@free.fr siers du 15 mars au 15 mai).
Internet : www.int-evry.fr/affdu Prix : 2 000 euros.

MIDI-PYRÉNÉES Bénéficiaires : porteurs de projets et créateurs d’entre-


CONCOURS À LA CRÉATION prises créées depuis moins de 18 mois.
D’ENTREPRISE Implantation : les entreprises doivent s’installer sur la
Agence de développement économique Communauté de communes de Millau Grands Causses.
TGM pépinière d’entreprises Nombre de lauréats : 2.
4, rue de la Mégisserie Ce concours devrait être reconduit en 2008. Dates et
12100 MILLAU procédures en attente.
Tél. : 05 65 59 00 22
E-mail : ade@cc-millaugrandscausses.fr
Internet : www.cc-millaugrandscausses.fr

CONCOURS INNOVATION MIDI-PYRÉNÉES Bénéficiaires : créateurs d’entreprises innovantes, labo-


Financé par le Conseil régional et organisé par ratoires et équipes de recherche, PME-PMI, lycées tech-
Midi-Pyrénées Innovation nologiques et agricoles de Midi-Pyrénées.
BP 78534 Clôture du dossier : 2e semestre 2008.
9-11, rue Matabiau Prix : dotation globale de 100 000 euros à répartir entre
31685 TOULOUSE Cedex 06 tous les prix. Plusieurs catégories, un lauréat par catégo-
Tél. : 05 34 40 41 00 rie et un grand prix.
E-mail : contact@midipyrenees-innovation.fr
Internet : http://www.midipyrenees-innovation.fr

BASSE-NORMANDIE Bénéficiaires : porteurs de projets et/ou entreprises


CONCOURS DE LA CRÉATION créées depuis moins de 2 ans dans l’Orne. Toutes les
D’ENTREPRISE DANS L’ORNE activités sont éligibles.
Orne Développement Prix : 10 000, 6 000 et 4 000 euros + diverses mentions
25, boulevard de Strasbourg – BP 128 spéciales accordées par le jury.
61004 ALENÇON Cedex Nombre de bénéficiaires : 3.
Tél. : 02 33 28 76 75 Concours non reconduit en 2008. Prochaine édition
Fax : 02 33 28 50 73 en 2009.
Internet : www.orne-developpement.com

ENTREPRISES DE L’INNOVATION Bénéficiaires : créateurs d’entreprises innovantes en


En partenariat avec la Délégation régionale aux Basse-Normandie + projets innovants au sein d’entre-
droits des femmes et à l’égalité (DRDFE) prises existant depuis moins de 2 ans. Un lauréat et une
lauréate dans chaque catégorie (technologie et pôle de
Agence de développement économique compétitivité, développement durable et service à la per-
12, rue Alfred Kastler sonne, coup de cœur).
14053 CAEN Cedex 04 Clôture du dossier : 24 janvier 2008.
Tél. : 02 31 46 73 78 Prix : hébergement en pépinière d’entreprises + budget
Fax : 02 31 46 73 74 de conseil + pack communication ou équivalent en
Internet : www.synergia.fr espèces pour les entreprises existantes.
Nombre de lauréats : 6.

418
Appuis logistiques et financiers

Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION

Où NORD-PAS-DE-CALAIS Bénéficiaires :
s’adresser ? PRIX CRÉATION D’ENTREPRISE • Dans la catégorie « Porteurs de projets » : porteurs de
Lions Clubs International - District 103 Nord projets majeurs de moins de 30 ans à la date du
Jean-Pierre Mignard concours. Les projets doivent concerner le territoire du
22, rue Pasteur District 103 Nord (Nord, Pas-de-Calais, Somme,
62000 DAINVILLE Aisne et Oise ).
Tél. : 03 21 23 16 30 • Dans les catégories « Créateurs Jeunes Pousses » (créa-
E-mail : mignardjp@wanadoo.fr tion entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2007)
Internet : www.lions103n.org/ et « Créateurs Développement » (création entre le 1er
janvier 2004 et le 31 décembre 2006) : créateurs
majeurs et ayant créé une entreprise implantée sur le
territoire du District 103 Nord, quelle que soit l’acti-
vité de l’entreprise. Seules sont retenues les entreprises
créées ex nihilo.
Les candidats doivent être présentés par un Lions Club
du District 103 Nord.
Clôture du dossier : 15 mars 2008.
Prix : chacun des six jurys attribue un 1er prix de 2 000
euros, et un 2nd prix de 1000 euros + possibilité d’attri-
bution d’un ou plusieurs prix spéciaux « Coup de cœur »
de 750 euros.
Nombre de bénéficiaires : 12 lauréats.

TOTAL Edhec 2007 Bénéficiaires : jeunes de moins de 28 ans souhaitant


58, rue du Port s’implanter dans la région Nord-Pas-de-Calais, porteurs
59046 LILLE Cedex d’un projet créateur d’emplois.
Tél. : 03 20 63 98 88 Clôture du dossier : 14 mars 2008.
E-mail : tee@edhec.com Prix : 500, 1000 et 2 000 euros pour les trois meilleurs
Internet : www.concours-tee.com candidats, et la possibilité de prêt d’honneur d’un mon-
tant maximum de 40 000 euros.

PAYS DE LA LOIRE Bénéficiaires : tous porteurs de projet de création d’en-


CAP CRÉATION SARTHE treprise à potentiel de développement économique et
Carrefour Entreprise Sarthe d’emplois et souhaitant s’installer dans la Sarthe.
Centre européen d’entreprise et d’innovation Prix : trois prix de 15 000 euros et un accompagnement
Technopôle Novaxis I personnalisé dans la préparation du projet.
75, boulevard Marie et Alexandre-Oyon Concours reconduit en 2008. Dates et modalités en
BP 21216 attente.
72001 LE MANS Cedex 01
Tél. : 02 43 57 72 72
Fax : 02 43 87 01 02
E-mail : contact@ces72.org
Internet : www.cap-creation-sarthe.com

419
Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION


Où ENTREPRENDRE EN VENDÉE Bénéficiaires : créateur, dirigeant d’une jeune entreprise
s’adresser ? Conseil général de la Vendée de moins de 3 ans ou ayant fait l’objet d’une reprise
Hôtel du Département depuis moins de 3 ans, dirigeant ayant réalisé un projet
40, rue du Maréchal Foch exemplaire dans les 3 dernières années.
85021 LA ROCHE-SUR-YON Cedex 09 Clôture des dossiers : 18 février 2008.
Tél. : 02 51 34 48 48 Prix : sept catégories primées :
Fax : 02 51 62 70 66 - « Grand Prix »,
E-mail : aides.eco@vendee.fr - « Initiative exemplaire »,
Internet : www.vendee.fr - « Qualité architecturale et paysagère et environnementale »,
- « Jeune entreprise »,
- « Action associative »,
- « Meilleur projet »,
- « Trophée de l’artisanat »,
- « Trophée du commerce et des services ».
Ce concours a lieu tous les 3 ans.

LE CHALLENGE DES ESPOIRS DE Bénéficiaires : créateurs, repreneurs, développeurs d’en-


L’ÉCONOMIE LOCALE treprises de moins de 3 ans, dans les secteurs du com-
Chambre de commerce et d’industrie de Maine- merce, de l’industrie et du service.
et-Loire Clôture du dossier : 30 avril 2008.
8, boulevard du Roi René - BP 60626 Prix :
49006 ANGERS Cedex 01 - « Grand prix » : 10 000 euros,
- « Création » : 5 000 euros,
Laurence Bouton ou Christine Carmes - « Reprise » : 5 000 euros,
Tél. : 02 41 20 54 83 - « Commerce-Services aux particuliers » : 1000 euros,
E-mail : laurence.bouton@maineetloire.cci.fr - « Coup de cœur du jury » : 1000 euros,
christine.carmes@maineetloire.cci.fr - « Club des créateurs » : 1000 euros,
Internet : www.maineetloire.cci.fr - « Quiz » : 1000 euros.

START WEST Bénéficiaires : manifestation prévue en mai 2008, à l’oc-


Association Nantes Atlantique Place financière casion de laquelle sont primés trois projets à caractère
CCI de Nantes innovant, en recherche de financement de type capital
16, quai Ernest Renaud - BP 90517 d’amorçage, capital risque, et ce quel que soit leur stade
44105 NANTES Cedex 04 de développement.
Tél. : 02 40 44 63 78 Date de clôture : fin mars 2008.
E-mail : s.gaudron@nantes.cci.fr Prix : de 5 000 à 10 000 euros.
Internet : www.start-west.com

CONCOURS FEMMES CHEFS Bénéficiaires : femmes ayant un projet de création d’en-


D’ENTREPRISE treprise dans des domaines traditionnellement occupés
Espace Simone de Beauvoir par des hommes. Les concurrentes doivent être âgées de
25, quai de Versailles plus de 18 ans et avoir un projet en Loire-Atlantique.
44000 NANTES Date de clôture : 13 février 2008.
Tél. : 02 40 12 15 18 Prix : deux prix de 800 euros chacun récompenseront
E-mail : espace.de.beauvoir@wanadoo.fr deux candidates : le prix « Marguerite Thibert » et le prix
Internet : www.espace-de-beauvoir.org « Claude Cahun ».

POITOU-CHARENTES Bénéficiaires : toute personne diplômée ayant un projet


CONCOURS CRÉATION D’ENTREPRISE de création d’entreprise (industrie ou services) dans le
Conseil général de la Charente-Maritime département de la Charente-Maritime.
Direction du développement économique Le lauréat doit créer son entreprise dans un délai maxi-
Concours incubateur mum de 18 mois après la publication des résultats du
85, boulevard de la République concours.
17076 LA ROCHELLE Cedex 09 Concours reconduit en 2008. Date et procédures en
Tél. : 05 46 31 70 00 – Fax : 05 46 31 17 17 attente.
E-mail : incubateur@cg17.fr
Internet : www.charente-maritime.org

420
Appuis logistiques et financiers

Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION

Où PROVENCE-ALPES-CÔTE-D’AZUR Bénéficiaires : demandeurs d’emploi de la région PACA


s’adresser ? LE PHARE DE LA CRÉATION en phase de création d’entreprise, et tous les étudiants.
Accede Provence - Euromed Marseille Clôture du dossier : mi-février 2008.
Domaine de Luminy - BP 911 Dotations financières et matérielles : de 5 500 à
13288 MARSEILLE Cedex 09 7 500 euros.
Tél. : 04 91 82 78 35 Prix « Étudiant » : 1000 et 1 500 euros.
E-mail : accede@euromed-marseille.com
Internet : www.accede-provence.com

TROPHÉES CREA 13 Bénéficiaires : jeunes entreprises immatriculées dans les


Conseil général des Bouches-du-Rhône Bouches-du-Rhône, créées entre le 1er juillet 2003 et le
Hôtel du Département 30 juin 2006.
52, avenue de Saint Just Implantation : dans une des 119 communes du dépar-
13256 MARSEILLE Cedex 20 tement, potentiel de création d’emploi, innovation,
En partenariat avec Eurocopter résultats économiques, export et investissements en
Tél. : 04 91 21 22 51 Recherche & Développement.
Fax : 04 91 21 22 10 Clôture du dossier : 30 avril 2008.
E-mail : crea13@cg13.fr Dotation globale : 56 500 euros, augmentée du prix
Internet : www.cg13.fr spécial « Eurocopter » de 7 623 euros.
Nombre de bénéficiaires : 13.

ENTREPRENDRE EN PROVENCE VERTE Bénéficiaires : toute personne physique qui envisage la


Organisateurs : Syndicat mixte du Pays de la création/reprise d’une entreprise sur l’une des 37 com-
Provence verte, Union patronale du Var, Société munes du Pays de la Provence verte.
Générale. Clôture du dossier : avril-mai 2008.
DEFIE - Immeuble le Foch, Entrée C Prix : les lauréats recevront une aide allant de 1000 à
13, boulevard Saint-Louis 3 000 euros.
83170 BRIGNOLES
Tél. : 04 94 77 22 08
E-mail : defie@paysprovenceverte.fr
Internet : www.concoursprovenceverte.fr

RHÔNE-ALPES Bénéficiaires : projets de création et jeunes entreprises


LES ESPOIRS DE L’ÉCONOMIE dans les secteurs de l’industrie et des services à l’indus-
CCI de l’Isère trie.
Espace Entreprendre Implantation : Isère.
Place André Malraux Prix : en matériel, prestations ou chèques (valeur
38016 GRENOBLE moyenne des prix : 2 300 euros) apporté(e)s par les par-
Tél. : 04 76 28 27 83 tenaires de l’Espace Entreprendre de la CCI.
Internet : www.grenoble.cci.fr Nombre de bénéficiaires : 5 ou 6.
Ce concours a lieu tous les 2 ans.
Prochaine édition en novembre 2008.

CONCOURS CRÉATION D’ENTREPRISE Bénéficiaires : tous porteurs de projet visant à créer une
Émergence entreprise dans le Verdon.
12, allée Louis Gardiol Clôture du dossier : avril 2008.
04500 RIEZ Prix : le concours est doté de trois prix : « Prix pour la
Tél. : 06 07 15 41 61 création la plus innovante », « Prix féminin pour la pre-
E-mail : creation.asso@wanadoo.fr mière créatrice », « Prix pour le plus jeune créateur ».
Nombre de bénéficiaires : 3.

421
Tableau des prix, bourses et dons accordés par différentes institutions (suite)

* ORGANISME/ADRESSE TYPE D’INTERVENTION


Où ESPOIRS DE L’ÉCONOMIE 2007 Bénéficiaires : entreprises haut-savoyardes de moins de
s’adresser ? CCI de la Haute-Savoie 3 ans.
5, rue du 27e BCA - BP 2072 4 catégories :
74011 ANNECY - « Innovation et technologie »,
Tél. : 04 50 33 72 00 - « Dynamisme et territoire »,
Internet : www.entreprendre-en-haute-savoie.fr - « Performance et B to B »,
- « Reprise et développement »,
+ « Coup de cœur du jury ».
Clôture du dossier : 15 juin 2009.
Prix : chaque lauréat est récompensé par un trophée et
une somme de 3 600 euros, répartie sous forme de
chèque, module de formation et prestations offertes par
la CCI de Haute-Savoie.
Ce concours a lieu tous les 2 ans.

PRIX PAUL-LOUIS MERLIN Bénéficiaires : projets de création et jeunes entreprises


CCI de l’Isère (moins de 3 ou moins de 5 ans) dans les secteurs de l’in-
Espace Entreprendre dustrie et des services à l’industrie.
Place André Malraux Implantation : Isère.
38016 GRENOBLE Nombre de bénéficiaires : 2.
Tél. : 04 76 28 27 83 Ce concours a lieu tous les 2 ans. Prochaine édition
Internet : www.grenoble.cci.fr en 2009. Date et procédures en attente.

PRINCIPAUTÉ DE MONACO Bénéficiaires : tous les secteurs d’activité peuvent être


CONCOURS DE CRÉATION D’ENTREPRISE représentés, mais seuls les projets qui prévoient une
À MONACO implantation physique en Principauté de Monaco sont
Jeune chambre économique de Monaco pris en compte.
1, avenue Castelans Prix : hébergement de l’entreprise à Monaco pour la
98000 MONACO première année, aides financières, matérielles, conseils,
Tél. : 00 377 92 05 20 19 etc.
Fax : 00 377 92 05 31 29 Clôture du dossier : fin septembre ou début octobre
E-mail : jcemonaco@jcemonaco.mc 2008.
Internet : www.jcemonaco.mc

L’APCE diffuse sur son site :


- un recensement des concours réguliers ,
- l’actualité des concours (lancement et date de dépôt des dossiers).
Internet : http://www.apce.com

422
Appuis logistiques et financiers

2.1.3 Les sociétés de prise de participation


2.1.3.1 Le capital-risque
On peut définir le capital-risque comme une activité d’interventions en fonds
propres, généralement minoritaires et temporaires, dans des entreprises en
cours de création ou très jeunes et non cotées en bourse dans le but de dégager
ultérieurement des fortes plus-values à la revente des participations.
Originaire des États-Unis, le capital-risque (traduction peu littérale de « ven-
ture capital » signifiant en américain capital-aventure) s’est surtout développé en
France à partir du milieu des années 80. En 2006, il y a eu, selon l’AFIC, 335 PME
soutenues en capital-amorçage et capital-création.

◆ Les différents stades d’intervention du capital-risque


On peut distinguer :
– Le capital-amorçage (ou « seed capital ») : apport de fonds propres pour
financer la mise au point des produits (prototype, présérie) avant démar-
rage réel de l’activité ;
– Le capital-création (ou « start-up ») : intervention au moment de la création
de l’entreprise ou dans la phase de premier développement (0 à 3 ans) ;
– Certains capital-risqueurs interviennent également en capital-développe-
ment (participation au capital de sociétés bien assises lors d’une nouvelle
étape dans leur expansion) et en capital-transmission : accompagnement en
fonds propres lors d’un changement de majorité dans le capital d’une entre-
prise (reprise par un héritier, reprise d’entreprise par le management,
rachat par une autre entreprise, etc.).

◆ Les intervenants en capital-risque


En simplifiant on peut distinguer en France 5 sortes d’intervenants en capi-
tal-risque :
– Les SCR nationales (sociétés de capital-risque)
Ce sont des sociétés anonymes ou en commandite par actions ayant une
vocation nationale ou internationale n’intervenant que pour des montants
importants, le minimum étant environ de 1 million d’euros par opération
(par exemple : PARTECH, AURIGA PARTNERS, BANEXI VENTURE
PARTNERS, SOFINNOVA PARTNERS, VENTECH, etc.). Elles sont géné-
ralistes ou spécialisées dans certains secteurs d’activité (par exemple : nou-
velles technologies de l’information, biotechnologies, ecoactivités, etc.).
Ces capital-risqueurs (tout comme certaines banques ou compagnies d’as-
surances) interviennent également au travers de FCPR (Fonds communs
de placements à risque) et de FCPI (Fonds communs de placement dans
l’innovation) permettant ainsi à certains de leurs clients, souscripteurs de
parts de ces fonds communs, de participer collectivement et indirectement
aux interventions de capital-risque. Les FIP (fonds d’investissement de
proximité), nouvelle variété de FCPR, tournés vers les entreprises locales
et régionales et utilisant l’épargne de proximité, peuvent, depuis 2004,
consacrer au minimum 10 % des fonds collectés aux entreprises nouvelles
de moins de 5 ans.

423
– Les SCR régionales
Entrent dans cette catégorie les SDR (sociétés de développement régional)
et les ex-IRP (instituts régionaux de participation - par exemple, IDEB à
Dijon, IRDI à Toulouse, ILP à Metz, etc.). Habituellement, ces organismes
interviennent très peu en dessous de 100 000 € et rarement au moment de
la création d’entreprise.
– Les SCR de proximité
Ce sont celles qui se consacrent essentiellement aux entreprises naissantes
pour des besoins modestes de capitaux : de 7 600 € à 76 000 € ; malheureu-
sement, il n’y en a pas partout (SAMENAR à Marseille, HERRIKOA à
Anglet, Autonomie et Solidarité à Lille, etc.).
– Les Business angels
Ce sont des particuliers investisseurs, généralement issus du monde des
affaires, qui apportent, outre une mise de fonds dans le capital de nouvelles
entreprises à potentiel, leurs compétences et leur tissu relationnel. Leur
intervention sur un dossier peut commencer à partir de 7 600 € ou 15 000 €,
mais peut atteindre aussi plusieurs centaines de milliers d’euros. Ce capital-
risque informel recherche, tout autant que les SCR, des projets à forte
potentialité de plus-values. Un business angel est souvent plus réactif
qu’une SCR, et il est assez fréquent que son intervention soit le premier
maillon favorisant l’intervention concomitante ou ultérieure d’une SCR.
Certains opérateurs, moyennant rémunération, font le lien entre ces inves-
tisseurs difficilement repérables et les porteurs de projet.
– Le capital-risque de particuliers regroupés
Ce sont soit les Clubs d’investisseurs pour la gestion alternative et locale de
l’épargne solidaire (CIGALES) ou autres clubs d’investisseurs plus ou moins
informels qui, en tant que gens de bonne volonté, militent en faveur de la
création d’entreprises, soit les ASSOCIATIONS LOVE MONEY POUR
L’EMPLOI qui présentent à leurs adhérents des projets présélectionnés
dans lesquels ceux-ci sont libres d’investir. Pour les CIGALES, les montants
d’intervention sont faibles (5 000 € maximum) ; pour les ASSOCIATIONS
LOVE MONEY POUR L’EMPLOI et autres clubs d’investisseurs, les inter-
ventions peuvent atteindre quelques ou plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Toutefois, ces opérations sont peu nombreuses chaque année.
◆ Les bénéficiaires des interventions des sociétés de capital-risque
Le capital-risqueur n’a pas vocation à rester éternellement dans une entre-
prise : son intervention doit être ponctuelle et limitée dans le temps.
Sa rémunération principale étant la plus-value qu’il dégagera en revendant sa
participation, il ne peut se consacrer qu’à des entreprises pour lesquelles il est
persuadé que, de par leurs performances, il pourra facilement revendre les titres
dans un délai bref et dans de très bonnes conditions.
De ce fait, le capital-risque ne concerne pas n’importe quelle entreprise. Le
capital-risqueur ne s’intéresse, en particulier en création, qu’à des entreprises
qui ont un « plus » dans le produit ou le service qu’elles proposent (offre discri-
minante à forte marge), qui travaillent sur un marché porteur, accessible et sol-
vable et dont le dirigeant (créateur) présente une forte dimension managériale
(une équipe pluridisciplinaire est préférée à un créateur seul).

424
Appuis logistiques et financiers

Les SCR de proximité ont, bien sûr, des canons de sélection moins élitistes que
les majors du capital-risque, il n’empêche que cette forme de financement ne peut
concerner qu’une infime proportion de projets ou de reprises d’entreprises.
Selon les montants en cause et selon le type d’intervention recherchée, le créa-
teur ou le repreneur peut rencontrer des difficultés à obtenir une réponse.
Les « grands du capital-risque » n’interviennent pas pour des montants
modestes, beaucoup de SDR (Sociétés de développement régional) sont actuelle-
ment en activité réduite, il n’y a pas de SCR de proximité partout et leurs moyens
sont limités ; une centaine de CIGALES fonctionnent et leurs possibilités sont
très restreintes.

◆ Les avantages et les inconvénients du capital-risque pour l’entreprise


affiliée
Ce mode de financement offre différents avantages pour le bénéficiaire
(appelé entreprise-cible ou affiliée) :
– l’augmentation des fonds propres grâce à la souscription du capital-risqueur
permet d’avoir un effet de levier pour le financement bancaire ;
– à la différence des emprunts, les fonds propres peuvent ne pas être rému-
nérés si la situation de l’entreprise ne le permet pas ;
– l’intervention du capital-risqueur s’accompagne d’un soutien par des
conseils, des introductions ou autres facilitations, en particulier si celui-ci
opère un « suivi actif » pendant le temps où il est actionnaire.
À l’inverse le capital-risque présente des inconvénients pour l’affilié :
– droit de regard du capital-risqueur et participation de sa part à la vie sociale
de l’entreprise (participation à ses organes de décision) ;
– pour le créateur ou le repreneur (dans ce cas il s’agit de capital-transmis-
sion) qui souhaite ultérieurement racheter la participation, plus il aura
développé l’entreprise et plus la valorisation des actions sera importante,
donc le rachat lui coûtera cher (mais c’est le jeu ! N’oublions pas que le capi-
tal-risqueur, en se rangeant au côté du dirigeant, accepte l’éventualité de
perdre toute sa mise).

◆ Les modalités d’intervention des capital-risqueurs


Il est nécessaire d’avoir rédigé un bon plan d’affaire (ou « business plan »)
c’est-à-dire un dossier très étoffé ne négligeant aucune partie, notamment la par-
tie économique, pour pouvoir passer la barrière de la première sélection sur dos-
sier. Ensuite, lors d’entretiens successifs, le créateur ou repreneur se trouvera
confronté à un questionnement très professionnel où il devra non seulement
prouver la validité de son idée, mais aussi sa dimension personnelle, ainsi que sa
capacité à se transformer en manager d’équipe.
Le parcours est donc ardu et il faut souvent plus de 3 mois pour obtenir un
accord d’intervention et autant pour la mise en place de l’opération.
Selon le cas, le capital-risqueur peut souscrire des actions ordinaires avec ou
sans dividendes prioritaires, souscrire des actions assorties de bons de souscrip-
tion d’action (ABSA), faire des avances complémentaires en compte courant d’as-
socié si l’entreprise a déjà publié deux bilans.

425
En fait au moment « d’entrer dans une entreprise », le capital-risqueur pense
déjà à la sortie, qui lui tient à cœur, car entre les échecs où il perd tout ce qu’il a
financièrement engagé et les « collages » c’est-à-dire les participations qu’il n’ar-
rive pas à revendre, sa propre pérennité peut être sérieusement compromise.
La sortie (revente des actions) peut s’opérer soit par rachat des titres par le(s)
dirigeant(s) (70 % des cas en création d’entreprises au niveau du capital-risque
de proximité), soit par réduction ou amortissement du capital, soit par la revente
des titres à un groupe industriel ou financier, soit par la cession des actions à un
autre organisme de capital-risque, soit très rarement par l’introduction en
Bourse sur le Nouveau Marché ou le Second Marché (euronect ou alternext).

* • France Angels - Fédération des réseaux locaux de business angels


Où 16, rue de Turbigo - 75002 PARIS
s’adresser ? Tél. : 01 44 82 77 77 - Internet : http://www.franceangels.org

• Association française des investisseurs en capital (AFIC)


23, rue de l’Arcade - 75008 PARIS
Tél. : 01 47 20 99 09 - Internet : http://www.afic.asso.fr

• Union nationale des investisseurs en capital pour les entreprises


régionales (UNICER)
E-mail : unicer@vigiecom-europe.net
Tél. : 03 20 26 99 85 - Internet : http://www.unicer.asso.fr

• Fédération des CIGALES


61, rue Victo-Hugo - 93500 PANTIN
Tél. : 01 49 91 90 91 - Internet : http://www.cigales.asso.fr

• Fédération des associations love money pour l’emploi


10, rue Montyon - 75009 PARIS
Tél. : 01 48 00 03 35 - Internet : http://www.love-money.org
Le guide des sociétés de capital-investissement, 6e édition, de
J.-B. Hugot et J.-P. MOCCI (éditions du Management) décrivant les pratiques de
197 sociétés peut s’avérer très utile pour trouver le capital-risqueur adéquat.
Internet : http://www.editionsdumanagement.com

426
Appuis logistiques et financiers

2.1.3.2 Le capital-risque spécialisé dans l’innovation


Les pouvoirs publics, avec la loi sur l’innovation, ont procédé à la mise en place
de fonds d’amorçage pour permettre d’accompagner les créations d’entreprises
technologiques issues plus particulièrement du monde de la recherche.

* • I - Source Gestion
Où 1, avenue Jean-Jaurès - 78000 VERSAILLES
s’adresser ? Tél. : 01 39 23 02 00 - Internet : http://www.isourcegestion.fr
Vocation : Jeunes pousses dans les NTIC (nouvelles technologies de l’informa-
tion et de la communication).

• Emertec Gestion
17, rue de la Frise - 38000 GRENOBLE
Tél. : 04 38 12 38 95 - Internet : http://www.emertec.fr
Vocation : micro-électronique, métrologie, robotique, matériaux avancés.
• BIOAM
12, rue de la Boétie - 75008 PARIS
Tél. : 01 58 18 60 70 - Internet : http://www.bioam.fr
Vocation : biotechnologie.

Autres fonds régionaux ou départementaux :


* • FAM - Fonds d’amorçage Midi-Pyrénnées
Où 18, place Dupuy - 31080 TOULOUSE Cedex 6
s’adresser ? Tél. : 05 34 41 74 10
• INOVAM
Euralliance – 2, avenue de Karst - 59777 EURALILLE
Tél. : 03 59 31 20 10
• Le Lanceur
24, avenue de l’Agriculture - 63100 CLERMONT-FERRAND
Tél. : 04 73 74 57 57 - Internet : http://www.sofimacpartners.com
• Amorçage Rhône-Alpes
10, rue du Château-d’Eau - 69410 CHAMPAGNE-AU-MONT-D’OR
Tél. : 04 72 52 39 52
• Primaveris
29, cours Pierre-Puget - 13006 MARSEILLE
Tél. : 04 88 66 90 90
• Anjou amorçage
Chez la CCI - 8, boulevard du Roi-René - BP 626 - 49006 ANGERS Cedex 01
Tél. : 02 41 20 54 20
• Cap décisif
21 bis, rue Lord Byron - 75008 PARIS
Tél. : 01 75 00 01 00 - Internet : http://www.capdecisif.com

427
• Eurasanté
310, avenue Eugène Avinée - 59120 LOOS-LES-LILLE
Tél. : 03 28 55 90 60 – Internet : http://www.eurasante.com
• Normandie incubation
Centre d’innovation technologique
17, rue Claude Bloch - 14076 CAEN Cedex 5
Tél. : 02 31 56 69 31 – Internet : http://www.normandie-incubation.com/
• Créalia
417, rue Samuel Morse - Millénaire II - 34000 MONTPELLIER
Tél. : 04 67 22 97 16 (Arnaud Chatail)
Internet : http://www.crealia.org
• Génopole 1er JOUR
2, rue Gaston-Crémieux - 91000 ÉVRY
Tél. : 01 60 87 83 00 – Internet : http://www. genopole.com
• Acceval
Incubateur de la région Haute-Normandie
24 bis, rue Jean Boutrolle - 76132 MONT-SAINT-AIGNAN Cedex
Tél. 02 32 10 23 03 - Internet : http://www.acceval-irhn.com

D’autres opérateurs interviennent également ; le guide des sociétés de capital-


investissement (opus déjà cité) recense pas moins de 63 structures qui intervien-
nent, plus ou moins en amont, pour consolider le capital des projets d’innovations
technologiques.

2.1.3.3 CDC Entreprises Innovation


Société de capital-risque intervenant pour des montants de 1 million à 9 mil-
lions d’euros dans des projets innovants en phase de démarrage ou en création
sous la forme de coinvestissements avec d’autres sociétés de capital-risque natio-
nales ou régionales.

* CDC Entreprises Innovation (Groupe Caisse des dépôts et consignations)


Où 63, avenue des Champs Elysées - 75008 PARIS
s’adresser ? Tél. : 01 40 76 99 00 - Fax : 01 45 61 24 28 - Internet : http://www.cdcentreprises.fr

428
Appuis logistiques et financiers

2.1.3.4 Les instituts régionaux et les sociétés locales de participation

Entreprises en création ou en développement désirant compléter leurs fonds


propres, ayant un « plus » dans leur produit ou service et présentant de bonnes
Bénéficiaires

perspectives de développement.

Les PMI font l’objet de la plus grande partie des interventions de ces sociétés.
Néanmoins, certaines d’entre elles peuvent participer au capital d’entreprises du
Conditions

secteur tertiaire. Habituellement, elles ne cherchent pas une bonne rentabilité


immédiate des capitaux investis mais plutôt une plus-value à moyen terme. Les
prises de participation sont limitées dans le temps.

Prise de participation minoritaire et temporaire. Souscription d’obligations


convertibles. Avances aux actionnaires ou prêts-relais. Prêt participatif.
Modalités

(Voir tableaux)
*

s’adresser ?

Tableau des instituts régionaux de participation

SIPAREX STÉ DE PARTICIPATION DANS LES IAD INSTITUT D’ASSISTANCE AU DÉVELOPPEMENT


ENTREPRISES RÉGIONALES EN EXPANSION DES PETITES ENTREPRISES RÉGIONALES
139, rue Vendôme - 69477 LYON Palais de la Bourse - La Canebière - 13001 MARSEILLE
Tél.: 0472832323 - Fax: 0472832300 Tél.: 0491393405 - Fax: 0491393495
Internet: http://www.siparex.com

IPO INSTITUT DE PARTICIPATION DE L’OUEST IDEB INSTITUT DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE


32, avenue Camus - BP 50416 DE LA BOURGOGNE
44004 NANTES Cedex 01 5, avenue Garibaldi 21052 DIJON
Tél.: 0240357531 - Fax: 0240352737 Tél.: 0380600800 - Fax: 0380600804
Internet : http://www.ipo-info.com Internet : http://www.ideb.fr

PARTICIPEX 1, rue Esquermoise


BP 112 - 59027 LILLE Cedex
Tél.: 0320219380 - Fax: 0320219389

IRDI INSTITUT RÉGIONAL DE DÉVELOPPEMENT PICARDIE INSTITUT RÉGIONAL DE PARTICIPATION


INDUSTRIEL DE MIDI-PYRÉNÉES INVESTIS- DE PICARDIE
18, place Dupuy - 31080 TOULOUSE Cedex 6 SEMENT 67, mail Albert-Ier - BP 60533 - 80000 AMIENS Cedex
Tél.: 0534417417 - Internet : http://www.irdi.fr Tél.: 0322917020 - Fax: 0322916670

ILP INSTITUT LORRAIN DE PARTICIPATION IRPAC INSTITUT RÉGIONAL DE PARTICIPATION


24, rue du Palais - BP 90332 DE CHAMPAGNE-ARDENNE (IRPAC)
57007 METZ Cedex 01 9 bis, rue des Bons Malades – 51100 REIMS
Tél.: 0387759350 - Fax: 0387759351 Tél.: 0326400326 - Fax: 0326883750
Internet: http://www.i-l-p.com.fr Internet : http://www.irpac-cac.com

429
Tableau des principales sociétés locales de participation

* ALSACE FONDS RÉGIONAL DE FINANCE- BRETAGNE BRETAGNE INVESTISSEMENTS


Où MENT (suite) 2, allée Saint-Guénolé
INITIAL 29557 QUIMPER Cedex 9
s’adresser ? Conseil régional Tél . : 02 98 10 10 50 – Fax : 02 98 10 10 66
1, place du Wacken BRETAGNE PARTICIPATIONS
67070 STRASBOURG Cedex 20, quai Dugay-Trouin - 35000 RENNES
Tél. : 03 88 15 68 81 - Fax : 03 88 15 68 89 Tél . : 02 99 67 97 69 - Internet :
ALSACE AMORÇAGE http://www.bretagne-participations.com
15, rue des Juifs - 67000 STRASBOURG
Tél. : 03 90 40 07 70 BRITTANY VENTURES
ALSACE CRÉATION Société de gestion des fonds d’investissement
Bd Gonthier d’Andernach de Bretagne
67400 ILLKIRCH-GRAFFENSTADEN Nestadio - 56680 Plouhinec
Té l. : 03 90 40 07 70 – Fax : 03 90 40 07 77 Tél. : 02 97 36 66 74
Internet : http://www.brittany-ventures.com
AQUITAINE SEBADOUR/ADOUREX
Centre d’affaires Activa CENTRE CENTRE CAPITAL DÉVELOPPEMENT
Allée Catherine de Bourbon 14, bd Rocheplatte - 45058 ORLÉANS Cedex 1
64052 PAU Cedex 09 Tél . : 02 38 78 18 15 – Fax : 02 38 78 18 22
Tél. : 05 59 84 42 05 - Fax : 05 59 84 10 95 Internet :
Internet : http://www.sebadour.fr http://www.centrecapitaldeveloppement.com
HERRIKOA CRÉATION ET CROISSANCE CENTRE
1, rue de Donzac - BP 412 Maison des entreprises
64104 BAYONNE 14, bd Rocheplatte -
Tél. : 05 59 25 37 30 45048 ORLÉANS Cedex 01
Internet : http://www.herrikoa.com Tél. : 02 38 78 18 15
PROXINOV AQUITAINE Internet :
Centre Condorcet http://www.creationcroissancecentre.com
162, av Dr Schweitzer - 33600 PESSAC
Tél. : 05 56 01 22 04 CHAMPAGNE SCR 4A (Ardennes uniquement)
FA DIÈSE ARDENNES Rue du Château - 08160 FLIZE
12, cours Xavier-Arnozan - 33000 BOR- Tél . : 03 24 54 04 92
DEAUX CHAMPAGNE ARDENNES CROISSANCE
Tél. : 05 56 44 04 07 2, rue Carnot - 51100 REIMS
GRAND SUD-OUEST CAPITAL Tél. : 03 26 40 03 26
304, bd du Président-Wilson
33076 BORDEAUX Cedex CORSE FEMU QUI
Tél. : 05 56 90 42 87 - Fax : 05 56 90 42 96 Maison du Parc Technologique – ZI d’Erbajolo
AQUITAINE CRÉATION 20601 BASTIA Cedex
INVESTISSEMENT Tél. : 04 95 31 59 46
162, av. du Dr Schweitzer - Internet : http://www.femu-qui.com
33600 PESSAC
Tél . : 05 56 15 11 90 FRANCHE- FRANCHE-COMTÉ PME GESTION
SOCRI (SCR inter-régionale) COMTÉ Temis Center 2
18, place Dupuy – 31080 TOULOUSE 9, avenue des Montbaucons
Cedex 25000 BESANÇON
Tél. : 05 34 41 74 17 Tél . : 03 81 25 06 14 – Fax : 03 81 25 06 13

AUVERGNE SOFIMAC LANGUEDOC- MISTRAL-INVESTISSEMENT


Domaine de Mon Désir ROUSSILLON Le strategie concept-Bât 3-Parc du Millénaire
24, avenue de l’Agriculture 1300, Avenue Albert-Enstein -
63100 CLERMONT-FERRAND Cedex 2 34000 MONTPELLIER
Tél. : 04 73 74 57 57 - Fax : 04 73 74 57 58 Tél. : 04 67 69 74 15 - Fax : 04 67 69 74 69
Internet : http://www.sofimac.fr FLAMINGO VENTURES
859, avenue de l’Europe - RN 113
BOURGOGNE IDEB 34170 CASTELNAU-LE-LEZ
cf. Instituts régionaux de participation Tél. : 04 67 45 79 30
Internet : http://www.flamingo-ventures.com
BRETAGNE SFLD PYRÉNÉES-ROUSSILLON
12, avenue de la Perrière INVESTISSEMENT
56324 LORIENT Cedex Quai de Lattre-de-Tassigny
Tél . : 02 97 88 22 51 – Fax : 02 97 88 22 40 66020 PERPIGNAN
Internet : http://www.sfld.fr Tél. : 04 68 35 98 80 - Fax : 04 68 35 67 10
BRETAGNE JEUNES ENTREPRISES SORIDEC
20, quai Dugay-Trouin - 35000 RENNES L’Acropole
Tél. : 02 99 67 97 69 - Internet : 954, avenue Jean Mermoz
http://www.bretagne-participations.com 34000 MONTPELLIER
BRETAGNE CAPITAL SOLIDAIRE Tél. : 04 99 23 32 40 - Fax : 04 99 23 32 41
18, place de la Gare - 35000 RENNES Internet : http://www.soridec.fr
Tél. : 02 99 65 04 00
OUEST VENTURES LIMOUSIN LIMOUSIN PARTICIPATIONS
18, place de la Gare - 35000 RENNES Ester - BP 6922
Tél. : 02 99 35 04 00 87069 LIMOGES Cedex
Internet : http://www.ouestventures.com Tél. : 05 55 42 61 10 – Fax : 05 55 42 61 12

430
Appuis logistiques et financiers

Tableau des principales sociétés locales de participation (suite)

* LORRAINE SADEPAR NORD-PAS- NORD CRÉATION


24, rue du Palais - 57007 METZ DE-CALAIS Immeuble Mercure
Où Tél. : 03 87 75 93 58 - Fax : 03 87 75 93 51 (suite) 445, bd Gambetta -
s’adresser ? ILP 59976 TOURCOING Cedex
cf. Instituts régionaux de participation Tél. : 03 59 31 20 99 - Fax : 03 20 27 18 04
GUADELOUPE SAGIPAR NORD INNOVATION
MARTINIQUE Immeuble Le Caducée Euralliance
Morne Vergain - 97139 LES ABYMES 2, avenue de Kaarst -59777 EURALILLE
Tél. : 05 90 83 48 97 Tél. : 03 59 31 20 99

MIDI- IRDI PAYS-DE- OUEST CROISSANCE SA


PYRÉNÉES cf. Instituts régionaux de participation LA- LOIRE Avenue Marcellin Berthelot
MIDI-PYRÉNÉES CRÉATION
44812 SAINT HERBLAIN Cedex
18, place Dupuy -
31000 TOULOUSE Cedex 6 Tél. : 02 40 58 62 19
Tél. : 05 62 31 14 04 Internet : http : //www.ouest-croissance.fr
SDD 65 ATLANTIQUE INITIATIVE CRÉATION
1, rue Lupau - 65000 TARBES 1, bd Paul-Leferme -
Tél. : 05 62 31 14 04 44600 SAINT-NAZAIRE
INITIATIVE POUR UNE ÉCONOMIE Tél. : 02 40 01 96 08 - Fax : 02 40 66 54 78
SOLIDAIRE Internet : http ://www.cilsn.asso.fr
Maison de l’économie solidaire OCÉAN CRÉATIONS ENTREPRISES
73, chemin Mange-Pommes 34, rue Léandre-Merlet
31520 RAMONVILLE 85000 LA-ROCHE-SUR-YON
Tél. : 05 61 75 12 97 Tél. : 02 51 47 54 75 - Fax : 02 51 47 52 45
FILTARN PAYS DE LOIRE DÉVELOPPEMENT
1, Avenue Général Hoche - 13, rue La Pérouse -
81012 ALBI Cedex 9 44017 NANTES Cedex 1
Tél . : 05 63 48 87 40 Tél. : 02 40 41 52 48
SOCRI Internet : http : //www.soderogestion.com
18, place Dupuy - 31000 TOULOUSE
Cedex 6 PICARDIE PICARDIE AVENIR
Tél. : 05 34 41 74 17 67, mail Albert-Ier - BP 60533 - 80005
GERSINVEST AMIENS
CCI - Place Jean-David - 32000 AUCH Tél. : 03 22 91 70 20 - Fax : 03 22 91 66 70
Tél. : 05 62 61 62 19
Internet : http://www.gers.cci.fr POITOU- POITOU-CHARENTES EXPANSION et
CHARENTES POITOU-CHARENTES INNOVATION
NORD-PAS- ARTOIS INVESTISSEMENT 8, rue du Pré Medar
DE-CALAIS CCI d’Arras 86280 SAINT-BENOIT
8, rue du 29 Juillet - BP 540 Tél. : 05 49 52 58 09 - Fax : 05 49 50 48 95
62008 ARRAS Cedex
Tél. : 03 21 23 24 24 - Fax : 03 21 23 84 64 PROVENCE- FINADVANCE
Internet : http ://www.arras.cci.fr ALPES- Le Derby - 570, avenue du Club Hippique
AUTONOMIE ET SOLIDARITÉ CÔTE 13090 AIX-EN-PROVENCE
146, rue Nationale - 59000 LILLE D’AZUR Tél.: 0442529130
Tél. : 03 20 14 30 62 Internet : http://www.finadvance.fr
Internet : SAMENAR
http://www.autonomieetsolidarite.fr 91, rue Paradis - 13006 MARSEILLE
MITI INCUBATEUR NORD-PAS-DE- Tél. : 04 88 66 90 00
CALAIS Internet : http://www.samenar.fr
Parc Scientifique de la Haute Borne VAR ACTION
5, rue Héloïse CCI de Toulon - bd du Général-Leclerc
59650 VILLENEUVE D’ASQ BP 5 501 - 83097 TOULON Cedex
Internet : http ://www.miti.fr Tél. : 04 94 22 80 28
Tél. : 03 28 38 50 10 PRIMAVERIS et PROENCIA
CREANOR 91, rue Paradis
2, route de Bergues 13006 MARSEILLE
59210 COUDEKERQUE-BRANCHE Tél. : 04 88 66 90 00
Tél. : 03 28 26 76 00 - Fax : 03 28 60 64 50 Internet : http ://www.primaveris.fr
EUROFIBAIL
BP 40- 59635 WATTIGNIES Cedex ÎLE-DE- CLUB INVEST 77
Tél. : 03 20 60 23 56 - Fax : 03 20 95 00 55 FRANCE c/o Gilles Vacher
FINORPA 14, avenue Saria - 77700 SERRIS
23, rue du 11 Novembre - BP 351 - 62334 Tél. : 01 64 63 43 43
LENS Cedex Internet : http ://www.clubinvest77.com
Tél. : 03 21 13 60 60 - Fax : 03 21 13 60 69
Internet : //www.finorpa.fr

431
Tableau des principales sociétés locales de participation (suite)

* ÎLE-DE-
FRANCE
HEDERA
25, rue du Maréchal-Foch - 78000
RHÔNE-
ALPES
LOIRE CAPITAL
24, avenue de l’Agriculture
Où (suite) VERSAILLES (suite) 63100 CLERMONT-FERRAND
s’adresser ? Tél. : 01 39 02 75 75 Tél.: 04 73 74 57 57 - Fax : 04 73 74 57 58
Internet : http://www.hedera-finances.com RHÔNE-ALPES CRÉATION
IDF CAPITAL 10, chemin du Château-D’Eau
6, rue de l’Isly – 75008 PARIS 69410 CHAMPAGNE-AU-MONT-D’OR
Tél. : 01 44 70 61 61 Tél . : 04 72 52 39 39 – Fax : 04 72 52 39 30
Internet : http://www.idfd.fr Internet : http : //www.r-a-c.fr
ARDÈCHE PARTICIPATION
RHÔNE- SUDINNOVA 35, rue Fombarlet
ALPES BP 1 081 - 69002 LYON Cedex 01 07800 LA-VOULTE-SUR-RHÔNE
Té l. : 04 78 27 47 99 – Fax : 04 78 39 97 58 Té l. : 04 75 66 75 20 – Fax : 04 75 66 75 16
AMORÇAGE RHÔNE-ALPES RHÔNE DAUPHINE DÉVELOPPEMENT
10, rue du Château-d’Eau 2, chemin du Vieux Chêne - 38240 MEYLAN
69410 CHAMPAGNE-AU-MONT-D’OR Tél. : 04 76 41 49 28 - Fax : 04 76 90 82 57
Tél. : 04 72 52 39 52 Internet : http : //www.somudimec.fr
Internet : http ://www.a-r-a.fr

Certains opérateurs, moyennant rémunération, interviennent pour aider les


créateurs à lever des fonds auprès de business angels et de capital-risqueurs. Par
exemple :

* CHAUSSON FINANCE
Où 26, bd Malesherbes - 75008 PARIS
s’adresser ? Tél. : 01 43 12 57 58 - Internet : http://www.chaussonfinance.com
LEONARDO
144, Bd Haussmann - 75008 PARIS
Tél. : 01 53 53 73 46 - Internet : http://www.leonardofinance.com
MGT
18, rue de Mogador - 75009 PARIS
Tél. : 01 53 45 88 88 - Internet : http://www.mgt.fr
PROXICAP
21 bis, avenue de Ségur - 75007 PARIS
Tél . : 01 60 34 44 01 - Internet : http://www.proxicap.com
COFIRE - MBA CAPITAL
23, rue Lavoisier - 75008 PARIS
Tél. : 01 44 71 97 00 - Internet : http://www.mbacapital.com
FRANCE FINANCE ET TECHNOLOGIE
9, rue Lincoln - 75008 PARIS
Tél. : 01 58 36 10 30 - Internet : http://www.fftgroup.com

432
Appuis logistiques et financiers

2.2 Les prêts à moyen et long terme

2.2.1 Le financement par les établissements de crédit

2.2.1.1 Les prêts bancaires aux entreprises (PBE)


Ces prêts sont distribués par les banques en remploi de la collecte des comptes
pour le développement industriel (Livret de développement durable - ex
CODEVI).

Entreprises en création ou en développement des secteurs :


– agriculture pour certains investissements de modernisation ou de productivité,
Bénéficiaires

– industrie,
– bâtiment et travaux publics,
– commerce et réparation automobile,
– commerce gros et détail (sauf entreprises de plus de 10 salariés),
– hôtels, restaurants,
– transports,
– services aux entreprises,
– formation permanente et autres activités d’enseignement,
– ambulances, laboratoires d’analyses médicales,
– centres d’aides par le travail, ateliers protégés,
– services collectifs, sociaux,
– activités récréatives, culturelles et sportives,
appartenant au secteur concurrentiel, quel que soit leur statut juridique.
La recevabilité est déterminée en fonction du code APE de l’entreprise.
Ces prêts sont ouverts aux entreprises dont le CA HT est au maximum de
80 millions d’euros et concernent en priorité les entreprises industrielles.
Sont exclues les entreprises filiales d’entreprises dont le chiffre d’affaires est
supérieur à 80 millions d’euros.

Faciliter la réalisation d’investissements présentant un intérêt économique


reconnu, le besoin en trésorerie généré par ces investissements.
Objet

70 % de l’investissement hors taxes, tout ou partie des Besoins en fonds de


roulement nécessaires à la stabilité financière de l’entreprise.
Montant

En principe supérieure à 5 ans (jusqu’à 7 ans en moyen terme, de 8 à 12 ans


en long terme) avec possibilité d’un différé de remboursement de 12 mois maxi-
Durée

mum.

Au dernier trimestre 2007, les taux standard avoisinent 5,5 % selon la durée
(et révisable en fonction de la rémunération servie au Livret de développement
Taux

durable).

Établissements Banques, Caisse centrale de crédit coopératif, caisses d’épargne.


compétents

433
2.2.1.2 Les prêts et aides à l’installation des jeunes agriculteurs
Les agriculteurs peuvent bénéficier de deux types d’aides :
– une dotation d’installation aux jeunes agriculteurs (DJA) ;
– des prêts à moyen terme spéciaux à taux réduit (prêts MTS-JA).
◆ Dotation d’installation jeunes agriculteurs (DJA)
C’est une aide en trésorerie pour la première installation des jeunes agricul-
teurs. Les montants varient de 4 000 euros à 35 900 euros selon la zone d’im-
plantation. L’aide est versée en une seule fois à partir du constat d’installation.
◆ Les prêts MTS-JA
Ces prêts ont pour objet de financer les dépenses effectuées lors de l’installa-
tion, notamment pour la reprise totale ou partielle d’une exploitation (en entre-
prise individuelle ou en société).`
Il est fixe et plafonné à 110 000 euros (dont 20 000 euros pour l’acquisition du
foncier).
Montant

Durée 15 ans (dont 12 à 15 ans de bonification).


Taux Compris entre 1 % et 2,5 % selon les zones.
1. Avoir un âge compris entre 18 et 39 ans.
2. Être de nationalité française ou ressortissant de l’UE.
Conditions

3. S’engager à exercer la profession d’agriculteur pendant au moins 10 ans.


4. Justifier de la capacité professionnelle agricole : détenir un diplôme d’un
niveau égal ou supérieur au bac professionnel agricole ou au brevet profes-
sionnel agricole, ceux-ci devront être complétés par un stage de 6 mois (hors
de l’exploitation familiale).
5. Avoir participé à un stage de préparation à l’installation de 40 heures.
6. Avoir réalisé une EPI (Étude prévisionnelle d’installation).
7. Conditions de revenu : l’exploitation doit générer un revenu suffisant au
terme du délai prévu par l’EPI (de 3 à 5 ans).
8. S’installer sur une exploitation constituant une unité économique indépen-
dante.
9. S’engager à tenir une comptabilité conforme au plan comptable général agricole.
Établissements Direction départementale de l’agriculture et de la forêt (DDAF), Associations
compétents départementales pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles
(ADASEA).
http://www.adasea.net
Les prêts MTS-JA peuvent s’obtenir auprès de banques adjudicataires : Cré-
dit Agricole, Crédit Mutuel, CIC, Banque Populaire, BNP Paribas, LCL.

Site du ministère de l’Agriculture et de la Pêche


http://www.agriculture.gouv.fr/spip
NB : les agriculteurs ne répondant pas aux critères listés ci-dessus (notam-
ment en terme d’âge) peuvent tout de même prétendre à certaines aides à l’ins-
tallation en contactant leur Conseil régional et le ministère de l’Agriculture et de
la Pêche.

434
Appuis logistiques et financiers

2.2.1.3 Les prêts bancaires classiques aux conditions du marché


Financement des investissements par des concours à moyen et long terme.
Les investissements incorporels (autres que le fonds de commerce) et le besoin
Objet

en fonds de roulement sont souvent écartés de l’assiette de financement.

Bénéficiaires Toutes entreprises, artisans, professions libérales, associations.

Le projet (ou l’entreprise) doit obéir à certaines normes de structure financière


et de rentabilité. La durée du crédit est généralement liée au délai d’amortisse-
Conditions

ment fiscal des immobilisations financées.

Généralement 70 % du programme d’investissements HT.


En création d’entreprises le montant du crédit bancaire ne dépasse guère, la
Montant

plupart du temps, le montant des apports du créateur.

Garanties Sûretés réelles (gage, nantissement, hypothèque…) ou personnelles (cautions…).

Sous deux formes :


– Ouverture de crédit (crédit à moyen terme essentiellement) : l’entreprise
Modalités

émet des billets à l’ordre de sa banque à trois mois, renouvelés ou non à


l’échéance, pour tout ou partie du crédit ouvert. Coût : taux de base bancaire
ou taux du marché monétaire + marge selon la qualité de la signature de
l’entreprise + commission d’engagement ;
– Contrat de prêt : contrat fixant au cas par cas les modalités de rembour-
sement. Coût : taux fixe (taux de base bancaire ou taux du marché moné-
taire) + marge ; ou taux variable indexé sur un taux monétaire ou financier
+ marge.

Exemples Deux prêts spécifiques à la création d’entreprise :


– CrédOpportunité développé par le Crédit Mutuel est un prêt dédié aux arti-
sans. D’un montant maximum de 30 000 euros sur une durée de 7 ans maxi-
mum, ce prêt couvre principalement les besoins en investissements, mais il
peut financer également du besoin en fonds de roulement. Il est limité à
70 % du montant HT des besoins de l’entreprise. Ce prêt peut bénéficier en
outre de la garantie d’OSÉO.
– PRE CREA développé par BNP Paribas est un prêt à destination des petites
entreprises. Il finance les investissements matériels ou immatériels (limités
à 20 % du montant du prêt). Son montant est compris entre 4 000 et 21 000
euros et sa durée s’étend de 2 à 7 ans maximum.
Établissements Toutes banques commerciales.
compétents

435
2.2.1.4 Le contrat de développement création (CDC) OSÉO
Le contrat de développement création est un prêt sans garantie ni caution per-
sonnelle, et dont l’objectif est de renforcer les capitaux permanents des entre-
Conditions

prises en croissance rapide.


Ce prêt est au plus égal aux fonds propres de l’entreprise (en incluant les
fonds apportés par des capitaux risqueurs et les prêts d’honneur), et représente
au plus le tiers des ressources du projet. Il est obligatoirement accompagné d’un
concours bancaire de 4 ans minimum d’un montant au moins équivalent.
Montant De 24 000 à 80 000 euros.
Durée 6 ans.
Amortissement Progressif (différé de remboursement de capital sur 12 mois).
Garantie Retenue de 5 % sur le montant du prêt.
Taux Taux d’intérêt 2006 : 5,84 % (taux plancher).
Les entreprises créées depuis moins de trois ans et implantées dans une
région où le conseil régional est partenaire d’OSÉO pour ce produit spécifique.
Bénéficiaires

NB : OSÉO a développé un contrat de développement innovation (CDI) spéci-


fique aux entreprises innovantes. Il présente les mêmes caractéristiques que le
CDC. Toutefois, son montant sera compris entre 40 000 et 400 000 euros (il peut
même atteindre 600 000 euros dans certaines régions).
Banques commerciales.
Site internet : www.oseo.fr
Établissements
compétents

2.2.1.5 Le contrat de développement transmission de OSÉO


En proposant cette formule de prêt à moyen terme pour le rachat d’une entre-
prise, OSÉO souhaite diminuer la charge de remboursement de la dette d’acqui-
Conditions

sition sur les deux premières années suivant la reprise d’une entreprise. Le
contrat de développement transmission est obligatoirement accompagné d’un
prêt bancaire d’une durée minimale de 5 ans.

Le montant de ce financement est compris entre 40 000 et 240 000 € et au plus


doit représenter 40 % des concours financiers mis en place pour l’acquisiton de
Montant

l’entreprise.
Sa durée maximale atteint 7 ans (avec un différé d’amortissement de 2 ans)
mais ne peut être supérieure à celle de l’intervention bancaire.
Durée

Amortissement Remboursement linéaire.


Il n’est pas pris de garantie sur les actifs de l’entreprise ni sur le patrimoine
du dirigeant, mais une retenue de garantie de 5% sur le montant du prêt.
Garanties

Conditions Taux fixe ou variable (taux Euribor à 3 mois, moyen et majoré de 2,90 %).

Établissements Banques commerciales.


compétents

436
Appuis logistiques et financiers

2.2.1.6 Le prêt participatif d’amorçage (PPA) de OSÉO


PME innovante de moins de 5 ans. Le PPA contribue au financement du pro-
gramme d’innovation de l’entreprise.
Conditions

50 000 à 75 000 € (ou 150 000 € si engagement en garantie du conseil régio-


nal via OSÉO Région) montant plafonné à concurrence des apports initiaux en
Montant

fonds propres du créateur.

Durée 8 ans.

Amortissement Différé d’amortissement du capital de 12 trimestres puis 20 trimestrialités


constantes.

Aucune garantie sur l’entreprise ni caution personnelle du dirigeant. Retenue


de garantie à hauteur de 9 % du prêt.
Garanties

Conditions
Euribor à 3 mois, moyen et majoré de 5 %.

Établissements Conseils régionaux - OSÉO.


compétents

2.2.1.7 Concours national d’aide à la création d’entreprises technologiques


innovantes « Émergence »
Cette aide est destinée exclusivement aux projets innovants et prend la forme
d’une subvention. Pour pouvoir en bénéficier, les porteurs de projets innovants
Conditions

doivent faire parvenir leur dossier au Concours national d’aide à la création d’en-
treprises de technologies innovantes.

Une subvention de 45 000 euros maximum versée en deux fois, la moitié au


moment de la signature du contrat d’aide, le reste à son terme après vérification
Montant

des dépenses effectives et justifiées. Elle peut financer jusqu’à 70 % des dépenses
externes TTC et des frais internes, dans la limite de 25 000 euros.
Les dépenses externes retenues couvrent les prestations d’études de marché,
de faisabilité, de design, de conseils juridique, fiscal, financier, en propriété intel-
lectuelle...

Établissements compétents : OSÉO, Ministère délégué à l’enseignement supé-


compétents rieur et à la recherche.
Établissements

Site internet : http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/technologie/concours/

437
2.2.1.8 Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies
innovantes « Création-développement »
Cette aide prend la forme d’une subvention ou d’une avance remboursable
selon les cas. Elle s’adresse aux jeunes entreprises créées depuis moins de trois
Conditions

ans et qui développent un projet dans l’innovation. Le dossier doit être présenté
au Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies inno-
vantes.

Vous bénéficiez d’une avance à taux zéro, remboursable en cas de succès du


projet, ou d’une subvention si votre entreprise est créée depuis moins d’un an. Le
Montant

montant de cette aide, versée en deux fois, est plafonné à 450 000 euros. Cette
aide finance principalement les dépenses liées à la conception et à la définition
du projet, ainsi que les frais générés par la réalisation d’études de faisabilité
commerciale, technique, juridique et financière.

Établissements compétents : OSÉO, Ministère délégué à l’enseignement supé-


compétents rieur et à la recherche.
Établissements

http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/technologie/concours/

2.2.2 Le financement par les collectivités locales

Un certain nombre de régions et de départements ont mis en place un dispo-


sitif d’aides en faveur des investissements et des créations d’entreprises.

Conditions Les procédures présentent une grande diversité, en fonction des objectifs visés
d’attribution et par les collectivités territoriales qui les ont mises en œuvre :
modalité – Aides à certains secteurs d’activité (pêche, filière-bois, textiles, IAA,
hôtellerie…) ;
– Aides en faveur de certains investissements (promotion de la productique,
soutien de l’innovation, de la recherche, aide au conseil, participation à des
salons professionnels…).

Le dispositif comporte :
– Des aides directes (subventions, prêts, abondement d’autres aides, assis-
tance…) ;
– Des aides indirectes qui font intervenir d’autres organismes à vocation éco-
nomique (Fonds régional d’aide au conseil, agence régionale d’information
scientifique et technique…).

Tous renseignements relatifs aux procédures en vigueur dans une région don-
née peuvent être obtenus des services économiques du conseil régional et du
conseil général.

Établissements Conseils régionaux, conseils généraux.


compétents

438
Appuis logistiques et financiers

2.3 Les opérations de crédit-bail

Le crédit-bail est un moyen particulier de financement des investissements. À


la relation habituelle prêteur/emprunteur se substitue une relation contractuelle
dans laquelle :
• Au lieu d’un prêteur, il y a une société de crédit-bail qui achète un bien et
le met à la disposition d’un utilisateur sous forme d’une location irrévo-
cable ;
• Au lieu d’un emprunteur, il y a un locataire (l’entreprise utilisatrice) qui a
choisi le bien mis à sa disposition, a choisi le fournisseur et qui pourra
après la période de location en devenir propriétaire s’il le souhaite ;
• Au lieu d’un contrat de prêt, il y a un contrat de location irrévocable assor-
tie d’une possibilité pour le locataire, s’il le souhaite, de devenir proprié-
taire du bien au plus tard à la fin de la location pour un prix déterminé dès
le départ en tenant compte au moins pour partie des loyers versés.

Le crédit-bail est donc juridiquement une location : de ce fait, le bien financé


en crédit-bail n’apparaît pas à l’actif du bilan de l’entreprise recourant à cette
forme de financement (le locataire) mais uniquement dans les engagements
hors bilan (pour le total des loyers restant à payer au titre du contrat de cré-
dit-bail).
On distingue le crédit-bail mobilier pour les machines, matériels, véhicules,
ordinateurs, etc., et le crédit-bail immobilier pour le financement des bâtiments,
entrepôts, immeubles de bureaux, etc.

2.3.1 Le crédit-bail mobilier

Cette formule de financement ne porte que sur des matériels standard, neufs
et ayant un large marché à la revente. En effet les sociétés de crédit-bail, en cas
Objet

de non-paiement des loyers, souhaitent pouvoir récupérer leur bien et le


revendre facilement pour se rembourser : elles actionnent pour la différence res-
tant due le locataire ou ses garants.
Bénéficiaires Toutes les entreprises industrielles, artisanales, commerciales, libérales.

Contrat ayant les caractéristiques d’une location assortie d’une promesse uni-
latérale de vente en faveur du locataire qui peut toujours, en fin de contrat, soit
Forme

lever l’option d’achat (appelée valeur résiduelle représentant généralement 1 à


6 % du prix d’acquisition hors taxes du bien) soit rendre le matériel, soit deman-
der une poursuite de la location moyennant un nouveau loyer largement minoré.
Le contrat de crédit-bail a des clauses assez léonines et place le locataire dans les
mêmes obligations que s’il était propriétaire du bien (assurances, responsabilité,
entretien, etc.).

Elle varie selon la nature du bien financé, le contrat de crédit-bail prévoit en


principe une durée de location plus courte que la durée admise par le fisc pour
Durée

l’amortissement de ce genre de matériel.

439
Les loyers sont dégressifs ou linéaires, payables « terme à échoir » (c’est-à-dire
d’avance : paiement en début de période de location), ne sont pas révisables en
Loyers

cours de location (loyers ne varietur).

Garanties Selon le dossier, le crédit-bailleur peut exiger des garanties : caution du dirigeant
et/ou de tiers, hypothèques, intervention d’une société de caution mutuelle,
comme SIAGI par exemple, OSÉO, etc.

Modalités Acceptation du dossier par la société de crédit-bail après un examen de la situa-


tion financière du locataire et si le matériel est recevable en crédit-bail (pas plus que
les banquiers, les crédit-bailleurs ne sont spécialement compétents pour étudier les
spécificités d’un crédit-bail pour une entreprise qui va commencer son activité).

Généralement, la garantie que représente la propriété du matériel (surtout si


celui-ci est de revente facile avec une faible décote) permet aux crédit-bailleurs
de se montrer un peu moins exigeants que les banquiers.
Après signature du contrat de crédit-bail et réalisation des conditions finan-
cières particulières (assurance décès-incapacité de travail, autres garanties
éventuelles), le crédit-bailleur passe commande du matériel choisi par le loca-
taire. La location commence à la réception du matériel par le locataire, constatée
par la signature d’un procès-verbal de livraison.

Le coût est assez élevé pour les petites opérations et, généralement, le cré-
dit-bail est un peu plus cher qu’un crédit bancaire classique.
Coût

La différence de coût est en partie compensée par les avantages spécifiques du


crédit-bail.
En cas d’intervention d’un système de garantie, les commissions versées au
garant majorent le coût du crédit-bail.

◆ Principaux avantages du crédit-bail mobilier

• Il permet un financement à 100 % du montant de l’investissement : le loca-


taire n’a pas besoin d’autofinancer une partie (souvent 30 % exigé en cré-
dit classique) sous réserve du paiement du premier loyer payable au départ
de la location (de plus, quelquefois des crédit-bailleurs imposent un
barème avec soit un premier loyer important soit le versement d’un dépôt
de garantie).
• C’est un financement normalement un peu moins formaliste, un peu plus
expéditif que le crédit bancaire, et qui permet de dépasser le ratio habituel :
fonds propres/endettement à terme élargi ≥ 1. Cela est moins vrai pour une
création que pour une entreprise existante qui pourra obtenir du
crédit-bail assez facilement malgré une structure financière déséquilibrée
(capitaux propres trop faibles par rapport à l’endettement) à condition
qu’elle ait une bonne rentabilité, alors même qu’elle se verrait refuser un
crédit classique.

440
Appuis logistiques et financiers

• En création d’entreprise, le financement des investissements par


crédit-bail évite à la trésorerie de l’entreprise de supporter le décalage de
la TVA sur immobilisations. En effet, il faut plusieurs mois pour récupérer
cette taxe grâce à la TVA collectée sur les ventes (il faut même souvent en
demander le remboursement au fisc quand la TVA collectée n’est pas suf-
fisante).
• Le financement de matériels importants peut être plus facile à obtenir par
crédit-bail qu’en crédit classique, car dans le cas du crédit-bail, le fournis-
seur peut accepter de signer un engagement de reprise du matériel au cas
où le locataire ne peut plus payer les loyers : le fournisseur récupère
le matériel en réglant la totalité des loyers restant dus. C’est une garantie
supplémentaire pour le crédit-bailleur.
• Les loyers de crédit-bail sont déductibles en totalité dans les charges d’ex-
ploitation de l’entreprise.
• Le crédit-bail ne figure pas au bilan de l’entreprise, par conséquent il per-
met à une entreprise de présenter un endettement apparent plus limité
que la réalité ; toutefois, le total des loyers restant à payer figure dans les
« engagements hors bilan » du locataire, les loyers de crédit-bail sont ins-
crits sur une ligne spéciale dans le compte de résultat et les contrats de
crédit-bail mobilier sont publiés au greffe du tribunal de commerce.

◆ Formes particulières de crédit-bail mobilier

– Crédit-bail adossé
Une entreprise vend le matériel qu’elle fabrique à une société de crédit-bail
qui le laisse à sa disposition par un contrat de crédit-bail. L’entreprise pro-
ductrice devenue locataire de ses propres productions exploite ensuite le
matériel en le sous-louant à ses clients utilisateurs. La sous-location ne doit
pas être précaire, mais de longue durée. Cette formule de crédit-bail est
adaptée pour le financement d’un parc de matériels à exploiter (représen-
tant un besoin de financement trop élevé la plupart du temps par rapport
aux fonds propres de l’entreprise et à sa capacité d’endettement classique).
– Crédit-bail SOFERGIE
Pour les investissements économisant l’énergie ou les matières premières,
des sociétés de crédit-bail spécialisées peuvent proposer des barèmes de
loyer dont la progressivité épouse la courbe des économies réalisées. Les
contrats SOFERGIE peuvent financer, outre des matériels et des équipe-
ments, une certaine partie d’immobilier.
– Crédit-bail à l’export
Des procédures particulières existent pour répondre aux besoins des expor-
tateurs.
– Crédit-bail international
Crédit-bail adapté aux très gros matériels et dont le fournisseur, le cré-
dit-bailleur et le locataire sont chacun de nationalité différente.

Les sociétés de crédit-bail mobilier, les principales banques commerciales, les


caisses d’épargne.
Établissements
compétents

441
2.3.2 Le crédit-bail immobilier

Le crédit-bail immobilier présente les mêmes caractéristiques que le


crédit-bail mobilier : seules quelques-unes diffèrent.
Le crédit-bail immobilier est une formule présentant des avantages pour le
financement du patrimoine immobilier des entreprises.

Toutes les entreprises assujetties à l’IS (impôt sur les sociétés), aux BIC (béné-
fices industriels et commerciaux) aux BNC (bénéfices non commerciaux), ou aux
Bénéficiaires

BA (bénéfices agricoles).
Financement intégral d’immeubles industriels ou commerciaux (neufs, d’occa-
sion, ou à construire) d’un coût important (le minimum étant de 150 000 euros)
Objet

sur une durée de location pouvant atteindre jusqu’à 20 ans.


Contrat ayant les caractéristiques d’une location assortie d’une promesse unila-
térale de vente en faveur du locataire (preneur du bail) prévoyant éventuellement
Forme

l’achat du terrain et la construction sous la direction de l’architecte du locataire.

Durée La location peut durer 7 à 20 ans selon le cas.


Les loyers peuvent être constants, dégressifs voire progressifs et indexés pour
une part limitée. Ils sont payables généralement « terme à échoir » (payables au
Loyers

début de chaque période) par trimestre ou par semestre.

Le dossier est accepté en fonction de la nature du bien financé, de la situation


financière de l’entreprise, de sa capacité de remboursement et des autres inves-
Modalités

tissements financés par ailleurs.


S’il y a construction de l’immeuble, le preneur du bail (futur locataire) paie des
préloyers correspondant aux règlements des intérêts sur les décaissements opé-
rés par la société de crédit-bail.
En fin de contrat, quelquefois avant, le locataire peut racheter l’immeuble
pour une valeur résiduelle prévue au contrat et représentant 5 à 15 % du prix à
l’origine du bien, voire 1 euro symbolique.
Le crédit-bail immobilier est d’un coût supérieur d’environ 1 % aux prêts à
long terme.
Coût

◆ Principaux avantages du crédit-bail immobilier

• C’est un financement à 100 % sous réserve du paiement du premier loyer,


voire des préloyers.
• La propriété de l’immeuble loué étant la première des garanties pour le cré-
dit-bailleur ; selon la nature de l’immeuble, sa qualité et son emplacement,
le crédit-bailleur sera moins formaliste et moins exigeant que le financeur
classique : il pourra accepter par exemple un ratio d’endettement fonds
propres/endettement à terme élargi ≥ 2/3.
• Malgré la longueur de la location, les loyers ne sont indexés que dans une
faible proportion.

442
Appuis logistiques et financiers

• Les loyers sont intégralement déductibles en charges d’exploitation (y compris


la part représentant le terrain).
• Le locataire peut sortir du contrat en levant une option d’achat dès la sep-
tième année.
◆ Formes particulières de crédit-bail

La cession-bail : une entreprise cède un bien immobilier figurant dans son


bilan à une société de crédit-bail qui le lui loue immédiatement ; cette opération
permet à l’entreprise de trouver de la trésorerie.
La cession-bail peut s’effectuer auprès des sociétés de crédit-bail immobilier, des
principales banques commerciales, des caisses d’épargne.

* ASF ; l’Association française des sociétés financières publie la liste des sociétés de crédit-bail
Où 24, avenue de la Grande-Armée - 75854 PARIS Cedex 17
s’adresser? Tél. : 01 53 81 51 51 - Internet : http://www.asf-france.com

2.4 Le cautionnement en faveur des créations et des reprises


d’entreprises

2.4.1 Les fonds de garantie nationaux en faveur de la création ou de la


reprise d’entreprises

Un fonds de garantie est un dispositif financier spécialement créé pour :


• Se porter partiellement caution en faveur des entreprises (également des
créateurs et des repreneurs d’entreprises) lors d’un emprunt à moyen ou long
terme, lors d’une opération de crédit-bail (voire lors de tout autre concours
bancaire préalablement stipulé éligible dans le règlement du fonds) ;
• Éventuellement prendre partiellement en charge le risque de perte sèche lors
de prises de participation dans les entreprises par un organisme financier.

2.4.1.1 Les garanties d’OSÉO


OSÉO gère différents fonds de garantie pour la création d’entreprises, pour la
transmission d’entreprises, pour l’investissement des PME, pour les entreprises
artisanales, pour le renforcement des capitaux permanents, etc.

◆ En faveur des créations d’entreprises

Peuvent prétendre à la garantie OSÉO pour le financement des investisse-


ments et du Besoin en fonds de roulement, les entreprises :
Bénéficiaires

• créées ex nihilo ayant de 0 à 3 ans d’ancienneté,


• relevant de tous les secteurs sauf : l’agriculture traditionnelle, c’est-à-dire
ayant un chiffre d’affaires inférieur à 750 000 € par an, l’intermédiation
financière, l’immobilier,
• et les premières installations d’artisans et de commerçants par reprise de
fonds de commerce ou par rachat d’éléments d’actifs d’une entreprise saine,

443
• et répondant à la définition européenne de la PME, c’est-à-dire employant
moins de 250 personnes et dont soit le chiffre d’affaires annuel n’excède
pas 40 millions d’euros, soit le total du bilan annuel n’excède pas 27 mil-
lions d’euros.

OSÉO sous certaines conditions prend en charge, jusqu’à 70 %, le risque sur


les concours financiers octroyés suivants :
Conditions

• prêt personnel au créateur pour compléter son apport,


• crédit à moyen ou long terme ou prêt participatif à l’entreprise créée,
• opérations de crédit-bail mobilier ou immobilier,
• prise de participation dans le capital de la nouvelle entreprise.

Les projets de création d’entreprises doivent répondre à certaines conditions


pour accéder à la garantie de OSÉO :
• Leurs fonds propres (comprenant le capital, plus éventuellement les
comptes courants d’associés bloqués, plus s’il y a lieu la partie de subven-
tion encaissée dans l’exercice) doivent au moins être supérieurs à l’endet-
tement élargi (incluant crédit à moyen ou long terme plus opération de
crédit-bail, plus si c’est le cas le prêt personnel) ;
• Le fonds de roulement doit atteindre au moins 15 % du chiffre d’affaires
HT prévisionnel.

OSÉO perçoit une commission d’intervention de 0,90 % l’an sur l’encours du


crédit garanti (sauf pour le prêt bancaire accompagnant le PCE où la garantie
Coût

reste à 0,60 %).

La garantie de OSÉO n’empêche pas les banques de pouvoir exiger des garan-
ties traditionnelles : nantissements, gages, hypothèques sauf sur la résidence
Modalités

principale du créateur ; en cas de caution personnelle demandée au créateur


celle-ci est limitée à 50 % du montant du prêt ou à la moitié de la durée
du prêt.

OSÉO ne traite pas en direct avec les créateurs d’entreprises, l’initiative de la


procédure revient toujours aux établissements de crédit. Par conséquent, si le dos-
Durée

sier paraît recevable à OSÉO et qu’il risque d’y avoir des difficultés pour obtenir
l’accord du banquier sur le financement, le créateur a intérêt à proposer à la
banque de recourir à la garantie OSÉO, d’autant que dans les agences bancaires
les procédures de OSÉO ne sont pas toujours très bien connues.

Établissements Banques commerciales, sociétés de crédit-bail, caisses d’épargne.

◆ En faveur de la reprise d’entreprises


compétents

OSÉO peut donner partiellement sa garantie pour toutes les interventions


financières concernant la transmission d’une entreprise relevant des même sec-
teurs que pour les créateurs.

444
Appuis logistiques et financiers

Les entreprises répondant à la définition européenne de la PME, c’est-à-dire


employant moins de 250 personnes et dont soit le chiffre d’affaires annuel n’ex-
Bénéficiaires

cède pas 40 millions d’euros, soit le total du bilan annuel n’excède pas 27 millions
d’euros ; ayant extériorisé des bénéfices au cours des deux années antérieures et
une situation comptable nette positive.

OSÉO peut garantir à hauteur de 50 % tous les concours financiers liés à la


transmission d’une entreprise éligible à cette procédure, soit :
Conditions

• Apports en fonds propres par un organisme agréé par OSÉO


(capital-risque) pour compléter le rachat d’actions par le repreneur (rachat
d’actions, souscription d’obligations convertibles, apports en compte cou-
rant d’associé bloqué à plus de trois ans) ;
• Prêt personnel au repreneur pour compléter son apport ;
• Prêt participatif à l’entreprise reprise ;
• Crédit à moyen ou long terme (éventuellement à la société holding consti-
tuée pour l’occasion) ;
• Opérations de crédit-bail immobilier ou mobilier ;
• Délivrance d’une caution bancaire en faveur du cédant si le rachat de l’en-
treprise se fait avec un crédit-vendeur.

OSÉO perçoit dans ce cas une commission de 0,70 % l’an sur l’encours du cré-
dit : pour une intervention en fonds propres la commission est généralement de
Coût

0,45 % complétée par une participation à la plus-value ultérieure réalisée par la


société de capital-risque lors de la revente.

Pour ce qui est des garanties traditionnelles complémentaires exigées par les
banques, de la délégation de décision en faveur des banquiers et de l’initiative de
Modalités

recourir à la procédure, tous ces points sont identiques à la procédure OSÉO pour
création d’entreprise (cf. plus haut).

* OSÉO
Où 27, avenue du Général-Leclerc - 94710 MAISONS-ALFORT Cedex
s’adresser ? Tél. : 01 41 79 80 00 - Internet : http://www.oseo.fr

2.4.1.2 Le Fonds de garantie à l’initiative des femmes (FGIF)


Toutes les entreprises créées (ou reprises depuis moins de 5 ans) dont la res-
ponsabilité est assumée en titre et en fait par des femmes, quelle que soit la
Bénéficiaires

forme juridique et le secteur d’activité.

Le FGIF garantit jusqu’à 70 % les prêts à moyen terme (2 à 7 ans) d’un mon-
tant maximun de 27 000 € finançant soit des investissements, soit le besoin en
Montant

fonds de roulement.

La banque prêteuse et bénéficiaire de la garantie du FGIF peut prendre des


garanties sur les biens financés mais ne peut exiger de cautions personnelles.
Modalités

445
Le coût d’intervention du FGIF comprend une commission de 1,5 % du montant
garanti et une cotisation à un fonds de mutualisation de 1 % du prêt, non rembour-
Coût

sable.

Le dossier de demande de garantie FGIF est à retirer dans les préfectures


(délégation régionale aux droits des femmes ou mission départementale aux
droits des femmes) ou à France Active Garanties :

* France Active Garantie


Où 37, rue Bergère - 75009 PARIS
s’adresser ? Tél. : 01 53 24 26 26 - Internet : http://www.franceactive.org

2.4.1.3 Association France active – FA


FA, grâce à sa filiale FAG (France active garantie), peut intervenir pour
garantir à hauteur de 50 à 65 % les prêts bancaires (avec un plafond de 30 500 €
par prêt) accordés à des associations intermédiaires, entreprises d’insertion,
PME créant des emplois pour les personnes en grande difficulté.

* FA
Où 37, rue Bergère - 75009 PARIS
s’adresser ? Tél. : 01 53 24 26 26 - Internet : http://www.franceactive.org

2.4.1.4 L’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC)


Bénéficiaires L’IFCIC apporte sa garantie partielle aux établissements de crédit, aux socié-
tés de crédit-bail, aux sociétés de capital-risque pour les concours financiers
consentis aux entreprises, quelle que soit leur forme juridique, dont les activités
(de production, d’édition, de distribution) sont centrées sur :
• l’audiovisuel,
• le cinéma,
• la musique,
• le livre, le théâtre,
• les arts plastiques.
L’IFCIC peut garantir tout type de crédit à moyen terme ou long terme, d’opé-
rations de crédit-bail, d’intervention en capital-risque (voire de crédits à court
terme pour la production cinématographique et audiovisuelle). La garantie de
l’IFCIC est généralement de 50 % selon le cas et sa rémunération de 1 % de l’en-
cours garanti. C’est la banque prêteuse qui doit présenter le dossier.

Établissements Les banques commerciales, les sociétés de crédit-bail, les sociétés de


compétents capital-risque, caisses d’épargne.

* IFCIC
Où 46, avenue Victor-Hugo - 75116 PARIS
s’adresser ? Tél. : 01 53 64 55 55 - Internet : http://www.ifcic.fr

446
Appuis logistiques et financiers

2.4.1.5 Le Fonds de garantie pour les structures d’insertion par l’économique


(FGIE)
Le FGIE peut garantir à 50 % les crédits pour financer les investissements et
les besoins en fonds de roulement des associations intermédiaires et des entre-
prises d’insertion agréées. Ces crédits vont selon le cas de 2 à 12 ans et de
15 000 à 122 000 €.
Le coût de la garantie comporte une cotisation non remboursable de 2,5 % du
montant garanti du prêt, versée à un fonds mutuel de garantie. Une garantie
complémentaire jusqu’à 75 % peut être obtenue de l’association France active.
Le FGIE est géré par France Active Garanties.
* France Active Garantie
Où 37, rue Bergère - 75009 PARIS
s’adresser ? Tél. : 01 53 24 26 26 - Internet : http://www.franceactive.org

2.4.1.6 Le Fonds de garantie pour la création, la reprise ou le développement


des entreprises solidaires (FGES)
Le FGES intervient en faveur des entrepreneurs de l’économie sociale et soli-
daire souhaitant créer, reprendre ou développer des entreprises solidaires,
notamment au sens de l’article L. 443-3-1 du Code du travail.
La garantie couvre jusqu’à 50 % des prêts ayant une durée de 2 ans minimum
et un montant de 5 000 à 75 000 € répondant à deux types de besoins : le besoin
en fonds de roulement et le financement d’investissements (matériel amortis-
sable, véhicules, travaux). Le FGES intervient en complément des dispositifs de
droit commun existants.
Les établissements prêteurs doivent s’interdire de solliciter des garanties per-
sonnelles. La durée de la garantie peut atteindre 5 ans et comporte une cotisation
non remboursable de 1,5 % du montant garanti, versée à un fonds mutuel de garan-
tie, ainsi qu’une commission d’engagement de 1,5 % du montant garanti du prêt.
* France Active Garantie
Où 37, rue Bergère - 75009 PARIS
s’adresser ? Tél. : 01 53 24 26 26 - Internet : http://www.franceactive.org

2.4.1.7 Le Fonds de garantie pour le développement des ateliers protégés (FGAP)


Le FGAP intervient en faveur des ateliers protégés définis dans l’article
L.323.31 du Code du Travail. La garantie accordée par le FGAP couvre les prêts
sollicités pour deux types de besoins : le besoin en fonds de roulement et les
besoins en investissements (R&D, matériel ou véhicules amortissables, immobi-
lier).
Durée des prêts : comprise entre 2,5 et 5 ans (15 ans maximum pour des prêts
finançant des investissements).
Montant des prêts : entre 7 500 et 500 000 euros.
Montant maximal de la garantie : 50 % du montant du prêt.
La garantie comporte une cotisation de 1 % du montant garanti, ainsi qu’une
commission d’engagement de 1,5 % du montant garanti du prêt.

447
2.4.2 Les fonds de garantie régionaux ou départementaux

Indépendamment de quelques dispositifs de garantie initiés dans le passé par


les collectivités territoriales, toutes les régions (depuis 2005) et certains dépar-
tements ont mis en place un fonds de garantie avec OSÉO Garantie Région
(filiale de OSÉO Garantie et de la Caisse des dépôts et consignations) afin de
pouvoir apporter, selon les cas, une couverture en garantie supérieure au régime
national de OSÉO Garantie.
Par ailleurs, il existe également certains dispositifs locaux de garantie ayant
vocation la plupart du temps à garantir des crédits en faveur de créateurs ou
repreneurs en situation personnelle difficile.
Pour tout renseignement relatif à ces systèmes de garantie : s’adresser aux
services économiques des conseils régionaux ou conseils généraux, aux agences
de développement ou comités d’expansion.

2.4.3 Le cautionnement mutuel

◆ Généralités

Le cautionnement mutuel a pour objet d’apporter, dans le cadre d’une structure


coopérative, et de manière non lucrative, une garantie collective à l’occasion d’opé-
rations traitées par un sociétaire avec des tiers.
Les organismes de cautionnement mutuel ont pour principal objet de per-
mettre à leurs adhérents d’obtenir des crédits bancaires qui leur seraient refu-
sés, ou acquis dans de moins bonnes conditions, s’ils agissaient seuls ; certains de
ces organismes ont pour objet de garantir le public (il s’agit des sociétés dites de
« garanties financières »).
La garantie est généralement constituée par la mise en place d’un fonds de
garantie, pouvant aussi être dénommé fonds de mutualité, alimenté par des ver-
sements restitués aux emprunteurs après le dénouement du crédit, sauf mise en
jeu de la mutualisation.
Ces organismes de caution mutuelle ont ainsi vocation à assumer des risques en
évitant de prendre eux-mêmes trop de garanties sur les débiteurs (mutualisation
des risques). Une entreprise qui n’a pas de garanties suffisantes à proposer à son
banquier lors d’un emprunt a intérêt, pour obtenir son accord, à demander l’inter-
vention d’une société de caution mutuelle qui prendra en charge une partie du
risque. Cela renchérit le coût du crédit, mais parfois c’est la seule solution pour
obtenir le financement. Il existe des sociétés de caution mutuelle qui sont spéciali-
sées dans une activité professionnelle ou dans une activité de cautionnement et des
sociétés de caution mutuelle qui sont généralistes et donc multiprofessionnelle.
Elles interviennent soit en apportant leur garantie directement à la banque
qui consent le crédit, soit en contre-garantissant un organisme comme OSÉO qui
prend lui-même le risque du crédit, soit en apportant leur garantie au public
(dans les domaines de la construction immobilière, des transactions et de la ges-
tion immobilière, des activités d’assistance juridique…).

448
Appuis logistiques et financiers

◆ Conditions d’intervention

Garantir les concours, accordés à leurs membres, par les banques et les finan-
ciers pour le financement d’investissements professionnels et les besoins d’ex-
Objet

ploitation en découlant.

Pourcentage variable (50 à 100 %) des prêts à long ou moyen terme contractés
par les entreprises.
Montant

Souscription au capital de la société de caution mutuelle à hauteur de 0,5 à


1 % du montant du prêt garanti.
Conditions

Versement au fonds de mutualité : 0,75 à 4 % du prêt garanti, remboursable 3


mois après la fin du crédit sous réserve des mises en jeu éventuelles de la garan-
tie mutuelle.
Paiement d’une commission de risque, souvent de 1 % l’an prorata temporis.

Toutes les banques commerciales peuvent décider de faire intervenir une


compétents société de caution mutuelle.
Établissements

* • L’organe central des sociétés de caution mutuelle régies par la loi du 13 mars
1917 (pour les activités artisanales) :

s’adresser ? Banque fédérale des Banques Populaires
Le Ponant de Paris - 5, rue Leblanc - 75511 PARIS Cedex 15
Tél. : 01 40 39 60 00 - Fax : 01 40 39 60 01 - Internet : http://www.banquepopulaire.fr

• Les sociétés de cautionnement mutuel artisanales :


Fédération nationale des SCM artisanales
12, avenue de Garibaldi - 87000 LIMOGES
Tél. : 05 55 77 60 31 - Internet : http://www.socama.com

• Les sociétés de caution mutuelle


La liste des établissements membres de l’Association française des sociétés
financières est disponible auprès de cet organisme :
Association française des sociétés financières
24, avenue de la Grande-Armée - 75854 PARIS Cedex 17
Tél. : 01 53 81 51 51 - Internet : http://www.asf-france.com
À titre indicatif, nous en communiquons les principales.

2.4.3.1 Les SCM sectorielles de l’industrie et l’artisanat

* • SIAGI (artisanat et commerces)


Où 2, rue Pigalle - 75009 PARIS
Tél. : 01 48 74 54 00 - Internet : http://www.siagi.com
• SOCAMUEL - SOGAL (SCM des entreprises de transformation du lait)
s’adresser ?

42, rue de Châteaudun - 75009 PARIS - Tél. : 01 49 70 72 92


Internet : http://www.maison-du-lait.com

449
2.4.3.2 La SCM spécialisée dans les services et le commerce
• SOCOREC
*
77, rue de Lourmel - 75015 PARIS

s’adresser ? Tél. : 01 44 37 02 00 - Internet : http://www.socorec.fr

2.4.3.3 Les SCM spécialisées pour les professions libérales


• INTER-FIMO
* 46, bd de La Tour-Maubourg - 75007 PARIS

s’adresser ? Tél. : 0 810 26 26 26 - Internet : http://www.interfimo.fr

2.4.3.4 Les SCM diverses


• SOGAMA (Société de garantie mutuelle des associations)
* 75, rue Saint-Lazare - 75009 PARIS - Tél. : 01 42 80 42 24 - Fax : 01 42 81 42 98

Internet : http://www.sogama.fr
N’intervient que pour les associations ayant déjà deux exercices comptables.
s’adresser ?

2.4.3.5 Les organismes de caution mutuelle à vocation régionale


• SEBADOUR (Société d’études pour l’expansion économique du bassin de l’Adour)
Centre d’affaires ACTIVA, allée Catherine de Bourbon - BP 9147 - 64052 PAU Cedex 9
Tél. : 05 59 84 42 05 - Fax : 05 59 84 10 95 - Internet : http://www.sebadour.fr

2.4.4 Le cautionnement bancaire

C’est une opération bancaire par laquelle une banque prête son crédit (sa
capacité à honorer un engagement) à une entreprise pour lui permettre soit d’évi-
ter un décaissement, soit de différer un paiement, soit d’obtenir un règlement par
anticipation.
Pour la banque, c’est un crédit par signature : elle s’engage pour le compte de
son client à régler le créancier si le débiteur, son client, est défaillant en signant
pour cela le plus souvent un acte de caution ou un aval.
La banque, dans ce genre de concours financier, ne décaisse pas d’argent, du
moins au moment de la mise en place de l’opération. Ce n’est que s’il y a sinistre
(le client n’a pas respecté ses engagements) que la banque se trouve alors
contrainte de payer des sommes pouvant s’avérer, selon le cas, bien plus élevées
que ce qui était estimé au moment de l’étude du risque.
Pour octroyer ce genre de crédit, la banque évalue son risque en raisonnant au
départ comme si elle devait être obligée de s’exécuter : de ce fait, ce concours
financier n’est pas des plus faciles à obtenir, et souvent la banque demande des
garanties à son client en contrepartie de son engagement par signature (selon la
portée et la durée de l’engagement, la banque demande parfois à son client une
garantie hypothécaire).

450
Appuis logistiques et financiers

Le coût d’un cautionnement bancaire varie de 0,50 à 2,50 % l’an sur le mon-
tant cautionné avec en principe un minimum de perception.
Il existe une grande diversité de cautions bancaires, seules les plus courantes
sont énumérées ci-après.

2.4.4.1 Les cautions fiscales


Le débiteur fournit une garantie bancaire en vue de fractionner ou de différer
le paiement de sommes dues à l’administration fiscale au titre de la taxe sur la
valeur ajoutée, de droits de douane (il peut alors disposer immédiatement de la
marchandise), de droits d’enregistrement, de droits sur les alcools, d’impositions
contestées, etc.
En raison de son coût, la procédure des « obligations cautionnées » n’est pra-
tiquement plus utilisée : le redevable souscrit un billet à l’ordre de l’administra-
tion fiscale et une banque ou un établissement financier spécialisé garantit son
paiement en y apposant son aval.

2.4.4.2 Les cautions de marchés publics


Les entreprises qui soumissionnent à des marchés proposés par des adminis-
trations publiques, des collectivités locales, des entreprises nationales, doivent
fournir un cautionnement apportant la garantie que les marchés seront exécutés
dans de bonnes conditions.
La caution peut être « provisoire » au moment du dépôt de la soumission,
« définitive » lorsque l’adjudication est obtenue. Elle peut assurer le rembourse-
ment d’avances consenties à l’entreprise sur travaux à exécuter ou le rembour-
sement de sommes versées correspondant à des retenues de garantie. Elle peut
aussi garantir la restitution par l’entreprise de biens mis à sa disposition par
l’administration. OSÉO est spécialisé dans la délivrance de ce genre de cautions.

* Banques commerciales, OSÉO.



s’adresser ?

2.5 Les aides financières

2.5.1 Au niveau national


2.5.1.1. L’Aide à la création d’entreprise : dispositif EDEN (Encouragement au
développement d’entreprises nouvelles)
Le dispositif d’aide à la création ou à la reprise d’entreprise géré par le minis-
tère du Travail, de l’Emploi et de la Cohésion sociale regroupe un ensemble de
mesures dont, pour certains bénéficiaires, une aide financière et des mesures
d’accompagnement et de suivi personnalisé.
Bénéficient du dispositif EDEN les créateurs ou repreneurs d’entreprises qui
remplissent l’une des conditions suivantes :
Bénéficiaires

451
– Les jeunes remplissant les conditions pour bénéficier du dispositif « nouveaux
services-emplois jeunes » ainsi que ceux embauchés dans le cadre de ce dis-
positif et dont le contrat de travail a été rompu avant le terme (jeunes âgés de
18 à moins de 26 ans, y compris ceux titulaires d’un Contrat emploi solidarité
ou d’un Contrat emploi consolidé), ainsi que les personnes de moins de 30 ans
ne pouvant percevoir les allocations de chômage ou reconnues handicapées ;
- Les allocataires de revenus de solidarité, comme le RMI (Revenu minimum
d’insertion) (le conjoint ou concubin peut également en bénéficier), l’ASS
(Allocation de solidarité) ou l’API (Allocation de parent isolé) ou l’AI (alloca-
tion d’insertion) ou l’allocation veuvage ;
- Les salariés repreneurs de leur entreprise en difficulté (dans le cadre d’une
procédure collective) ;
- Les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans, sans autre condition ;
- Les bénéficiaires d’un contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE) rem-
plissant les conditions pour bénéficier de l’ACCRE.
Le montant maximum de l’avance remboursable est de 6 098 euros par béné-
ficiaire.
Montant

En cas de pluralité de bénéficiaires pour un même projet, ce montant est de :


- 9 145 euros,
- ou 76 225 euros pour les salariés repreneurs de leur entreprise en difficulté.
L’avance (prêt sans intérêts d’une durée maximale de 5 ans avec un différé de
remboursement de 12 mois au maximum) est attribuée après expertise du projet
Conditions

de création ou de reprise d’entreprise, à une personne physique qui s’engage à


l’intégrer au capital de la société créée ou reprise, ou à l’utiliser pour le fonction-
nement de l’entreprise individuelle créée ou reprise.
Les bénéficiaires doivent créer ou reprendre une entreprise, quel que soit son
secteur d’activité et quelle que soit sa forme juridique : sauf les associations, les
GIE et les groupements d’employeurs.
L’attribution de cette aide est subordonnée à l’obtention d’un financement com-
plémentaire (auprès d’une banque ou d’un organisme mandaté par la DDTEFP),
d’un montant au moins égal à la moitié de l’avance remboursable demandée.
En cas de création ou de reprise sous forme de société, le bénéficiaire doit
exercer le contrôle effectif de l’entreprise, c’est-à-dire :
- soit détenir plus de 50 % du capital, seul ou en famille (parts détenues par
le conjoint, les ascendants et descendants de l’intéressé), avec au moins 35 %
à titre personnel,
- soit être dirigeant dans la société et détenir au moins 1/3 du capital, seul ou en
famille, avec au moins 25 % à titre personnel, sous réserve qu’un autre associé
ne détienne pas directement ou indirectement plus de la moitié du capital.
Plusieurs personnes peuvent obtenir séparément l’aide EDEN pour un même
projet à condition :
- qu’elles détiennent collectivement plus de 50 % du capital,
- qu’une ou plusieurs d’entre elles aient la qualité de dirigeant,
- que chaque demandeur ait au moins 1/10 de la fraction du capital détenu par
la personne possédant la plus forte part (exemple : si le « plus grand asso-
cié » détient 50 % du capital, chaque bénéficiaire doit détenir au moins 5 %
des parts).

452
Appuis logistiques et financiers

L’octroi de l’aide peut être subordonné à l’obligation de suivre une formation


à la création ou à la gestion de l’entreprise ou d’accepter un accompagnement
personnalisé financé partiellement par l’État.

Pour bénéficier de cette aide financière, il faut déposer, avant la création ou la


reprise de l’entreprise, un dossier de demande d’avance remboursable EDEN
Procédure

auprès d’un organisme de soutien à la création et à la reprise d’entreprise, man-


daté par la DDTEFP pour l’octroi et la gestion de cette aide.

Précision L’attribution de l’avance remboursable EDEN emporte automatiquement le


bénéfice de l’exonération de cotisations sociales accordée au titre de l’ACCRE.

* À la direction départementale du Travail, de l’Emploi et de la Forma-


Où tion Professionnelle (DDTEFP)
s’adresser ?

2.5.1.2 La prime d’aménagement du territoire (PAT)


Nature de La prime d’aménagement du territoire est une subvention versée par l’État
l’aide pour soutenir des programmes d’investissements et de créations d’emplois.
Depuis le 1er janvier 2007, le dispositif de la PAT a été profondément modifié.
Elle peut être attribuée aux entreprises, quels que soient leur forme juridique
et leur régime d’imposition, qui exercent l’une des activités suivantes : activités
manufacturières, négoce de gros, transport et communications, activités finan-
cières, informatique, recherche et développement, services fournis principale-
ment aux entreprises.
Deux types de primes peuvent être attribués :
- PAT « industrie et services »,
- PAT « recherche, développement et innovation ».
PAT « industrie Cette prime est attribuée pour soutenir des programmes de création, d’exten-
et services » sion, de changement ou de reprise d’activité, mis en œuvre dans les zones d’aide
à finalité régionale (AFR).
Le programme doit avoir une certaine dimension, au regard des investisse-
ments réalisés et/ou des créations d’emplois permanents (embauches à durée
indéterminée). À cet égard, les critères d’éligibilité du programme varient en
fonction de la nature de l’opération.
Dans le cadre d’une création d’activité, le programme doit conduire soit à la
création nette d’au moins 25 emplois permanents et à la réalisation de 5 millions
d’euros d’investissements éligibles, soit, si le montant de l’investissement est
inférieur à ce seuil, à la création nette d’au moins 50 emplois.
Dans le cadre d’une reprise d’activité, il est tenu compte de la capacité du pro-
gramme à rétablir de manière durable et structurelle la compétitivité de l’entre-
prise et à contribuer à la diversification de ses débouchés. En outre, celui-ci doit
conduire à la reprise d’au moins 150 emplois, et à la réalisation d’au moins
15 millions d’euros d’investissements éligibles.
Le montant de la PAT est fixé en tenant compte d’éléments qualitatifs et
quantitatifs. Le montant maximal pouvant être attribué est de 15 000 euros par
emploi créé, en cas de création d’activité.

453
Il est également tenu compte des plafonds d’aides applicables dans la zone
AFR concernée.
Dans tous les cas, la PAT ne pourra excéder le total des capitaux propres et
des comptes courants d’associés bloqués par l’entreprise pendant la période du
programme.
Le programme doit être mis en œuvre sur une durée d’au moins 3 ans. Au-delà
de cette période, les investissements et les créations d’emplois doivent être main-
tenus, sur une période minimale de :
- 3 ans dans les PME,
- 5 ans dans les grandes entreprises.

Cette prime est attribuée pour soutenir, notamment dans les pôles de compé-
« recherche, titivité, des programmes :
PAT

- de recherche et développement,
- d’innovation de procédés et d’organisation dans les services.
développement
et innovation »
Pour être éligible, le programme doit conduire à la création nette d’au moins
20 emplois permanents, ou à la réalisation d’au moins 7,5 millions d’euros de
coûts éligibles.
Pour un programme de recherche et développement, le montant maximal de
la prime attribuée est de 15 000 euros par emploi créé, ou de 25 000 euros pour
les programmes présentant un intérêt exceptionnel.
Pour un programme d’innovation de procédé et d’organisation dans les ser-
vices, le taux d’aide maximal est de 35 % pour les petites entreprises (PME :
25 %, grandes entreprises : 15 %).
Dans tous les cas, la PAT ne pourra excéder le total des capitaux propres et
des comptes courants d’associés bloqués par l’entreprise pendant la période du
programme.

La prime est attribuée sur décision du ministre chargé de l’Aménagement du


territoire, après avis de la Commission interministérielle des aides à la localisa-
Procédure

tion des activités (CIALA). L’attribution de l’aide donne lieu à la signature d’une
convention entre l’État et l’entreprise.
Le dossier de demande de PAT doit être adressé en trois exemplaires papier ou
un exemplaire électronique au secrétariat général de la CIALA, qui notifie la déci-
sion à l’entreprise. Le chef d’entreprise dispose alors de 6 mois maximum pour
approuver et signer le projet de convention joint à la notification de la décision.

* La Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétiti-


Où vité des territoires (DIACT) informe les porteurs de projets sur l’éligibilité de
s’adresser ? leur programme à la PAT.
1, avenue Charles Floquet - 75343 PARIS Cedex 07
Tél. : 01 40 65 12 34 - Internet : www.diact.gouv.fr

Décret n° 2007-809 du 11 mai 2007 (PAT « industrie et services »).


Décret n°2007-1029 du 15 juin 2007 (PAT « recherche, développement et inno-
Textes de

vation »).
référence

Arrêté du 14 mai 2007.

454
Appuis logistiques et financiers

2.5.1.3 L’aide sous forme de capital versée par l’ASSEDIC


Le demandeur d’emploi qui crée ou reprend une entreprise, peut bénéficier de la
moitié du reliquat de ses droits à l’assurance chômage sous forme de capital.

– Signaler son projet de création ou de reprise d’entreprise à l’ANPE ou à l’or-


ganisme chargé du service public de l’emploi.
Conditions

– En cas de création d’une entreprise individuelle ou d’une société, avoir


obtenu l’Accre.
– En cas de reprise d’une entreprise individuelle ou société, avoir obtenu
l’Accre ou avoir un projet de reprise validé par un organisme conventionné
par l’Assedic.
– Cesser d’être inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi.

Le créateur ou le repreneur doit remplir le formulaire de demande d’aide à la


création ou reprise d’entreprise auprès de l’Assedic.
Procédure

Le capital auquel il peut prétendre lui sera versé pour moitié lors de l’imma-
triculation de son entreprise, et pour solde, 6 mois après le début de son activité.
Aucune condition d’affectation de cette somme n’est imposée par l’Assedic.

Il n’est pas possible de cumuler cette aide avec le maintien de ses allocations
chômage par l’ASSEDIC pendant les premiers mois de son activité.
Attention

Texte de Convention d’assurance chômage du 18 janvier 2006.


référence

2.5.2 Au niveau régional (aides des régions et des autres collectivités locales)

La loi relative aux libertés et responsabilités locales du 13 août 2004 a pour-


suivi le renforcement du rôle des régions et autres collectivités locales dans l’or-
ganisation du développement économique de leur territoire.

2.5.2.1 Les aides aux entreprises


Elle revêtent la forme de subventions, de bonifications d’intérêt ou de prêts et
avances remboursables, à taux nul ou à des conditions plus favorables que celles
du taux moyen des obligations. Elles sont attribuées par la région et leur régime
est déterminé par délibération du conseil régional (sans décret, ni convention
avec l’État).

À noter : la Prime régionale à la création d’entreprise (PRCE) et la Prime


régionale à l’emploi (PRE) ont été supprimées. Les régions peuvent toutefois
continuer à en attribuer si elles le souhaitent, en utilisant les régimes notifiés
correspondants.
Il convient donc, pour disposer d’une information satisfaisante sur les aides
accordées par les collectivités locales, de s’adresser aux services d’action éco-
nomique des conseils régionaux et préfectures.

455
D’autre part, une commune, un département ou une région peuvent décider de
mettre en place des aides qui recouvrent de nombreuses formes et peuvent être
attribuées par un organisme-relais. Par exemple :
– vente ou location de terrains à des entreprises pour leur implantation,
– aide aux infrastructures d’accueil des entreprises,
– financement d’opérations de conseil aux entreprises,
– location ou revente de bâtiments,
– ateliers-relais, pépinières d’entreprises…
Là encore, il est conseillé de se rapprocher des services d’action économique
des collectivités locales concernées.

2.5.2.2 Le Fonds régional d’aide aux conseils (FRAC)


Le Fonds régional d’aide au conseil (FRAC) est mis en place dans le cadre des
contrats de plan État-région. Son but : encourager les PMI en création ou en
développement à recourir aux services des conseils extérieurs spécialisés.

Les petites et moyennes entreprises remplissant notamment les conditions


suivantes :
Bénéficiaires

– être en situation financière saine ;


– employant au plus 250 personnes ;
– dont le chiffre d’affaires n’excède pas 50 M€ ou le total du bilan 43 M€ ;
– dont le capital n’est pas détenu à plus de 25 % par une ou plusieurs entre-
prises ne respectant pas ces critères.
Chaque région peut conditionner le bénéfice de cette aide à d’autres condi-
tions, notamment à certains secteurs d’activité.

Les prestations de conseils susceptibles d’être subventionnées peuvent notam-


d’intervention ment avoir pour objet :
Domaines

– les technologies de l’information et de la communication,


– les élaborations de plans de développement,
– les réflexions stratégiques et organisationnelles,
– les études portant sur la création de nouveaux produits,
– les études visant l’externalisation de fonctions non essentielles dans l’en-
treprise,
– les études de marché pour les jeunes entreprises,
– et, dans certaines régions, la transmission d’entreprise.

L’aide prend la forme d’une subvention :


• Aide au conseil long de plus de 5 jours : 50 % du montant de l’intervention,
Montant

dans la limite d’un plafond de 30 000 € ;


• Aide au conseil court de moins de 5 jours : 80 % généralement du montant
total, dans la limite d’un plafond de 3 800 €.

456
Appuis logistiques et financiers

– La chambre de commerce et d’industrie ;


– Le conseil régional ;
Établissements
concernés
– La DRIRE (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’envi-
ronnement).

Autres FRAC

Des FRAC spécifiques peuvent également être actionnés. Tel est le cas :
– du FRAC Formation ;
– du FRAC Agro-alimentaire…
*
Selon les régions :
– à la DRIRE (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’envi-

ronnement) ;
s’adresser ?

– à la chambre de commerce et de l’industrie ;


– à la DRAF (Direction régionale de l’agriculture et de la forêt) pour le FRAC
Agro-alimentaire.

2.5.2.3 Les aides à l’achat ou à la location de bâtiments industriels


Sur l’ensemble du territoire, les collectivités locales ou leurs groupements, de
même que les régions peuvent, seuls ou conjointement, procéder à des acquisi-
tions d’immeubles industriels afin de les revendre ou de les louer, éventuelle-
ment après remise en état, à des entreprises, en les faisant bénéficier de rabais
par rapport aux frais engagés par ces collectivités.
Le rabais ne peut dépasser la différence entre les diverses dépenses suppor-
tées par la collectivité et la valeur de location d’un immeuble comparable dans
les conditions du marché.

2.5.3 Les grandes entreprises :


aides apportées par les grands groupes industriels

Les grands groupes s’intéressent à la création d’entreprises pour différentes


raisons :
• La reconversion industrielle, de manière à pouvoir plus facilement reclasser
leur personnel dans les entreprises nouvelles qui s’installent sur leurs sites ;
• L’essaimage, que ce soit en incitant leur personnel à créer des entreprises
avant de procéder à des licenciements collectifs ou bien, dans le cadre
d’une gestion dynamique des effectifs, en offrant des perspectives de deve-
nir patron à leurs salariés ;
• Le développement économique local. Les grandes entreprises ont pris
conscience de la nécessité d’être en partie solidaire du devenir des terri-
toires sur lesquels elles sont implantées ; elles ont besoin d’avoir autour
d’elles un tissu dense de PME pour y trouver des fournisseurs, des sous-
traitants et des débouchés ;
• La veille technologique. Les projets aidés peuvent être révélateurs de nou-
veaux besoins, de nouveaux marchés.

457
Ainsi, en fonction de critères qu’elles émettent quant à la nature des projets,
des secteurs d’activité, du statut des porteurs de projet, de l’implantation prévue,
les grandes entreprises développent toute une panoplie d’aides aux créateurs
d’entreprises.

Les moyens mis en œuvre sont :


• Des appuis logistiques comme la mise à disposition de cadres pour l’étude
de marché, les problèmes juridiques et fiscaux, le diagnostic industriel ou
la recherche de partenaires ; la mise à disposition d’équipements pour pro-
céder à des essais (laboratoire, équipements technologiques, atelier), la for-
mation, voire des transferts technologiques ;
• Des subventions ou des primes ;
• Des prêts à moyen ou long terme à taux réduit ;
• Des prises de participation (via une filiale spécialisée) ;
• Des parrainages comme le soutien moral et technique d’un cadre spéciale-
ment désigné pour être le mentor du créateur ;
• Des mouvements d’affaires avec les nouvelles entreprises comme l’assu-
rance pendant un certain temps pour elles d’avoir un certain niveau de
chiffre d’affaires automatique en provenance du grand groupe (notamment
en cas d’externalisation d’activités).

2.5.3.1 La SOFIREM (Charbonnages de France)


La Société financière pour favoriser l’industrialisation des régions minières aide à
la création d’entreprises par:
– l’étude technique et commerciale du projet, des actions de recherche et de
promotion, des programmes de formation, de transferts technologiques,
d’aménagement de sites d’accueil des entreprises, des mises en contact,
– des formules de financement avantageuses, des prises de participations,
des souscriptions d’obligations convertibles, des prêts participatifs avec
bons de souscription d’actions.
* SOFIREM
Où 100, avenue Albert 1er - 92563 RUEIL-MALMAISON Cedex
s’adresser ?
Tél. : 01 41 39 87 10 - Internet : http://www.sofirem.fr

2.5.3.2 La DII - Délégation aux implantations industrielles (EDF)


Cette entité d’EDF intervient sur les sites de centrales électriques arrivant en
fin d’exploitation ou dont le chantier de construction s’achève.
DII apporte une aide technique au montage du projet, une expertise technolo-
gique et une ingénierie financière sur mesure : prêts bonifiés, recherche d’inves-
tisseurs, introduction et réseau d’affaires.

* EDF - Direction des plates-formes territoriales


Où Tour BP 6 - 20, Place de la Défense - 92050 PARIS-LA DÉFENSE
s’adresser ? Tél. : 01 56 65 28 93

458
Appuis logistiques et financiers

2.5.3.3 La SODIE - Société pour le développement de l’industrie et de l’emploi


(Usinor Sacilor)
Aide au montage des projets de création d’entreprise dans les sites du groupe
Usinor Sacilor.
Prêts particulièrement bonifiés sur 10 ans.
* SODIE
Où 36, rue Saint-Marc - 75084 PARIS Cedex 02
s’adresser ? Tél. : 01 40 15 56 00 - Internet : http://www.sodie.com

2.5.3.4 SOPRAN (SANOFI-AVENTIS)


Entreprises de tous secteurs d’activité créant des emplois dans le périmètre
des sites français du groupe AVENTIS.
Bénéficiaires

Conditions Créer des emplois, avec priorité d’embauche pour le personnel du groupe.

• Aide financière : recours aux spécialistes de SOPRAN pour permettre le


meilleur montage financier (recherche de primes, subventions, prêts) pour
Modalités

couvrir le maximum de l’investissement, et octroi de prêt moyen terme à des


taux attractifs et garanties nulles ou limitées, plus différé de remboursement.
* SOPRAN
Où 82, avenue Raspail - 94255 Chantilly Cedex - Tél. : 01 41 24 59 14
s’adresser ?

2.5.3.5 Saint-Gobain Développement


Le groupe Saint-Gobain, par sa filiale spécialisée Saint-Gobain Développe-
ment, est prêt à favoriser par un appui financier et logistique l’implantation et le
Bénéficiaires

développement de nouvelles activités, notamment industrielles, susceptibles de


créer des emplois dans les zones très nombreuses où Saint-Gobain est lui-même
implanté de manière significative.

• Aide logistique : mise à disposition, dans des conditions préférentielles, de


terrains ou de bâtiments. Expertise industrielle, commerciale ou financière.
Modalités

Appuis de spécialistes pour aider à l’amélioration de la gestion ou à la mise


au point d’un réseau commercial.
Appuis techniques de toute nature en liaison avec ses centres de recherche et
ses établissements locaux. Recherche de partenaires industriels ou commer-
ciaux, mise en relation d’affaires ou financière.
• Aides financières: prêt à long terme, à taux réduit, avec différé d’amortisse-
ments et sans garantie; subventions pouvant atteindre 3800 à 4600 € environ
par emploi créé considéré comme proposable à du personnel Saint-Gobain.

* Compagnie SAINT-GOBAIN
Où Saint-Gobain Développement
s’adresser ? Les Miroirs - 18, avenue d’Alsace - 92096 PARIS-LA DÉFENSE
Tél. : 01 47 62 35 21

459
2.5.3.6 La SOFRED (GIAT industries)
La Société financière régionale pour l’emploi et le développement
(SOFRED) et ses 6 délégations régionales offrent de nombreux services
aux créations d’entreprises industrielles ou de services à l’industrie :
appuis techniques, partenariat d’entreprises, recherche de financements et
participation financière de SOFRED.
Modalités : implantation sur un site affecté par les restructurations de
GIAT industries.

* SOFRED
Où 7, rue Jean Mermoz - RP 736 - 78007 VERSAILLES Cedex - Tél. : 01 39 24 14 70
s’adresser ?

2.5.3.7 Total développement régional SA (filiale de Total)


Entreprises industrielles créatrices d’emplois dans les zones où se trouvent
des implantations de Total ou reprenant des employés de Total, quel que soit le
Bénéficiaires

lieu.

• Envisager une création ou une extension sur les régions d’implantation du


groupe Total
Conditions

• Créer des emplois : 10 sur 3 ans.

Modalités Le taux est bonifié en fonction de la zone d’implantation et de l’activité.


• Mise à disposition des structures logistiques de Total (en fonction des
besoins), en particulier à l’exportation.
• Les conditions de ces prêts peuvent être modulées en fonction du degré
d’innovation et de la synergie avec les activités de Total.

* Total développement régional


Où Centre d’affaires ACTIVA
s’adresser ? Allée Catherine-de-Bourbon - 64000 PAU - Tél. : 05 59 14 20 00
Tour Coupole, 92078 PARIS-LA DÉFENSE Cedex - Tél. : 01 47 44 51 85

2.5.3.8 La Société d’industrialisation et de développement économique Michelin


Société d’aide au développement économique des bassins des usines Michelin
en France, apportant aux porteurs de projets industriels un soutien personnalisé
(aide technique ou/et aide financière sous forme de prêts à taux bonifié sans
garantie).

* SIDE MICHELIN
Où 23, place des Carmes
s’adresser ? 63040 CLERMONT-FERRAND Cedex 09 - Tél. : 04 73 32 66 20

460
Appuis logistiques et financiers

2.5.3.9 GERIS Thales


• Tout créateur d’entreprise ou toute entreprise ayant des projets de déve-
loppement.
Bénéficiaires

• Toute personne travaillant dans le groupe Thales ou chez un client de


GERIS Consultants et souhaitant créer son entreprise.

• Créer des emplois accessibles au personnel de ses clients.


• Présenter un projet économiquement fondé et financièrement bien étudié
Conditions

dans les régions où sont implantés ses clients.

Modalités • Aide technique et administrative avec un contrat d’accompagnement consis-


tant notamment en un appui logistique au montage du dossier de dévelop-
pement (recherche et négociation d’implantation, montage financier, forma-
tion de personnel, étude de transfert d’actifs éventuel) et éventuellement
assorti d’une prime d’embauche de personnel en provenance de ses clients.
• Prêts transformables en subventions en cas d’embauche de personnel du
client de GERIS Consultants.
• Aides financières accordées dans le cadre de l’obligation de revitalisation
imposée aux entreprises de plus de 1000 salariés (montant de l’aide
variant de 2 à 4 fois le montant mensuel du SMIC par emploi créé).

* GERIS Thales
Où 18, rue de la Pépinière - 75008 PARIS - Tél. : 01 57 77 81 70
s’adresser ? Internet : http : //www.geris.fr

2.5.3.10 La SODIV (EMC)


Intervention pour les entreprises en création ou en développement dans et à proxi-
mité du bassin potassique alsacien assortie d’un prêt compris entre 15 000 et 150 000 €.

* Avenue Joseph-Else - 68310 WITTELSHEIM - Tél. : 03 89 57 83 50


Où Internet : http : //www.sodiv.fr
s’adresser ?

2.5.3.11 EADS Développement


Mise à disposition, par une convention de développement, de différents
moyens, voire financiers, à la disposition d’activités nouvelles situées dans les
régions où le groupe est implanté.

* 12, rue Pasteur - BP 76 - 92152 SURESNES - Tél. : 01 46 97 43 15 ou 30 00



s’adresser ?

461
2.5.4 Les aides liées aux caractéristiques du projet
2.5.4.1 L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME)
– Aide financière à la recherche et au développement de procédés ou produits
viables économiquement dans le domaine de l’énergie, des matières pre-
Objet

mières et de l’environnement.
– Aide à la décision pour choisir les meilleurs investissements pour l’énergie,
les matières premières et l’environnement.
– Aide à l’investissement.
– Fonds de garantie des investissements de maîtrise de l’énergie (FOGIME).
– Fonds d’investissements de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
(FIDEME).
Bénéficiaires Entreprises industrielles.
Modalité Subventions, primes diverses, avances remboursables, garantie bancaire ou
financière.

* Délégations régionales de l’ADEME


Où ADEME
s’adresser ? 20, avenue du Grésillé - BP 90406 - 49004 ANGERS Cedex 01
Tél. : 01 47 65 20 00 - Internet : http://www.ademe.fr

2.5.4.2 Les Directions départementales de l’agriculture et de la forêt (DDAF)


◆ Prime d’orientation agricole (POA)

Toute entreprise dont l’activité principale est le stockage, le conditionnement,


la transformation et la commercialisation de produits agricoles et alimentaires.
Bénéficiaires

Réaliser des investissements physiques, créer ou moderniser l’appareil de


production quand ceci est un enjeu prioritaire pour l’entreprise ou la filière
Conditions

agroalimentaire afin de mieux valoriser la production agricole, développer les


politiques de qualité et développer les exportations, sous réserve cependant que
le programme présenté soit conforme à la politique sectorielle définie par le
ministère de l’Agriculture et de la Forêt et notifiée à Bruxelles.

Cette aide est plafonnée dans le cadre défini par la Communauté européenne
(encadrement des aides publiques). Son montant varie en fonction de l’intérêt du
Montant

projet. Elle est versée au fur et à mesure de l’avancement des travaux.


L’aide est cumulable avec la PAT (Prime d’aménagement du territoire), dans les
limites définies par les règles communautaires d’encadrement des aides publiques.

– La Direction départementale ou régionale de l’agriculture et de la forêt.


– Les services d’accueil des entreprises dans les préfectures.
Établissements

– La Direction des politiques économiques et internationales.


compétents

* Direction générale des politiques économique, européenne et internationale


Où 3, rue Barbet-de-Jouy - 75349 PARIS 07SP - Tél. : 01 49 55 58 36
s’adresser ?

462
Appuis logistiques et financiers

◆ La subvention du Fonds européen d’orientation et garantie agricole (FEOGA)


– Subvention sur investissements matériels.
– Complète la prime d’orientation agricole (POA).
– Critère d’éligibilité identique à la POA. Cohérence avec les politiques sec-
torielles définies par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche et notifiées
à Bruxelles.
– S’inscrit désormais dans le cadre du Règlement communautaire sur le déve-
loppement rural (n° 1257/99 du 17 mai 1999).

◆ L’aide spéciale aux PME agroalimentaires (POA déconcentrée)


Les entreprises du secteur transformation doivent réaliser un chiffre d’af-
faires consolidé inférieur à 15,2 millions d’euros HT et avoir un programme d’in-
Bénéficiaires

vestissement triennal ne dépassant pas 1,5 million d’euros HT.


Les entreprises de stockage et conditionnement ne doivent pas avoir de
taille particulière.

Respecter les critères d’éligibilité définis par les textes communautaires ainsi
que les priorités sectorielles définies au niveau national et approuvées par la
Conditions

communauté européenne.
Attention : à la différence de la POA « classique », la décision d’attribuer cette aide
d’État relève des niveaux déconcentrés (comités régionaux des aides).
L’industriel n’est pas obligé d’attendre la décision du comité régional des aides
pour investir ou démarrer les travaux. Il peut le faire dès obtention de l’accusé
de réception de sa demande.

Le montant de l’aide est fixé projet par projet, dans le respect des règles d’en-
cadrement des aides aux PME définies par la Communauté européenne.
Montant

Directions régionales de l’agriculture et de la forêt.


* Services d’accueil des préfectures.

s’adresser ?

2.6 Les allégements fiscaux


2.6.1 L’exonération d’impôt sur les bénéfices en faveur des entreprises nouvelles

Peuvent bénéficier d’une exonération d’impôt sur les bénéfices les entreprises
nouvelles :
Bénéficiaires

– dont les bénéfices sont soumis à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les
sociétés, selon un régime réel d’imposition (réel simplifié, réel normal ou
déclaration contrôlée), à l’exclusion des GIE,
– et créées avant le 31 décembre 2009, dans une zone d’aide à finalité régio-
nale (AFR), une zone de revitalisation rurale (ZRR), ou une zone de redyna-
misation urbaine (ZRU).
Les entreprises créées avant le 1er janvier 2007 dans les anciennes zones PAT
et dans les territoires ruraux de développement prioritaire pouvaient également
prétendre à cette exonération. Le nouveau dispositif d’exonération, introduit par
la loi de finances pour 2007, a supprimé cette possibilité.

463
Les entreprises qui bénéficiaient déjà de l’exonération avant le 1er janvier
2007 continuent à en bénéficier pour la durée restant à couvrir.

La mesure concerne les entreprises réellement nouvelles. Elle ne peut donc


nouveau de pas concerner les entreprises créées dans le cadre d’une opération de concentra-
Caractère

l’activité tion, de restructuration ou d’extension d’activité préexistante.


On considère qu’il y a extension d’activité préexistante en cas de communauté
d’intérêts entre l’entreprise créée et une entreprise préexistante (lien personnel,
financier ou commercial caractérisant une dépendance), et que l’activité de l’en-
treprise créée n’est que le prolongement d’une activité préexistante.
On retiendra également cette notion lorsque, en présence d’un contrat de par-
tenariat (franchise, concession, etc.), l’entreprise nouvellement créée bénéficie
d’une assistance du partenaire telle qu’elle est placée dans une situation de
dépendance économique vis à vis de celui-ci (utilisation d’enseigne, d’un nom
commercial, d’une marque ou d’un savoir-faire, conditions d’approvisionnement,
modalités de gestion administrative, contentieuse, commerciale ou technique).
En revanche, l’administration fiscale admet que les entreprises créées à l’issue
d’un contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape) répondent à ce critère de nou-
veauté. Elles peuvent donc bénéficier de l’exonération, dès lors qu’elles satisfont
aux autres conditions attachées à la mesure.

L’entreprise doit avoir son siège social dans la zone concernée, y exercer l’en-
d’implantation semble de son activité et y implanter ses moyens d’exploitation.
Condition

Une entreprise nouvelle non sédentaire peut bénéficier pleinement de l’exoné-


ration, dès lors qu’elle ne réalise pas plus de 15 % de son chiffre d’affaires en dehors
de la zone éligible. Au-delà de ce seuil, elle ne pourra bénéficier de l’exonération
que sur la partie de son chiffre d’affaires réalisée dans la zone concernée.

L’exonération s’adresse aux entreprises qui exercent une activité industrielle,


concernées commerciale ou artisanale, quelle que soit leur forme juridique.
Activités

Les entreprises exerçant une activité libérale peuvent également bénéficier de


l’exonération :
- si elles sont implantées dans une zone de revitalisation rurale (ZRR), quelle
que soit leur forme juridique,
- ou, dans le cas de sociétés soumises à l’IS, si elles sont implantées dans une
autre zone éligible (AFR ou ZRU) et emploient au moins trois salariés à la
clôture du premier exercice et au cours de chaque exercice de la période d’ap-
plication du dispositif.
Concernant les autres activités civiles, seules sont concernées les activités de
location d’établissements industriels et commerciaux munis du mobilier et du
matériel nécessaire à leur exploitation, dès lors que les immeubles sont situés en
ZRR, ainsi que les activités immobilières exercées à titre professionnel : mar-
chands de biens, lotisseurs et agents immobiliers.
Sont en revanche exclues :
- les activités de marchands de biens, de lotisseurs et d’agents immobilier non
exercées à titre professionnel, et, dans tous les cas, les entreprises de
construction-vente d’immeubles,
- les activités agricoles, activités de pêche maritime,
- les activités bancaires, financières et d’assurances.

464
Appuis logistiques et financiers

Toutefois, l’entreprise qui exerce l’une de ces activités à titre accessoire peut
bénéficier de l’exonération, dès lors que cette activité est le complément indis-
pensable de l’activité principale éligible au dispositif (décision du Conseil d’État
n° 186 279 du 8 juillet 1998, réponse ministérielle Chabroux, Journal officiel de
l’Assemblée nationale du 29 juillet 1999, p. 2568).

Lorsque l’entreprise est constituée sous forme de société, le capital ne doit pas
la société être détenu directement ou indirectement pour plus de 50 % par d’autres sociétés.
Contrôle de

nouvelle Sont prises en compte, pour le calcul de ce seuil, les parts des associés qui :
• exercent en droit ou en fait des fonctions de direction ou d’encadrement
dans une autre entreprise, lorsque l’activité de cette entreprise est simi-
laire à celle de l’entreprise nouvellement créée ou lui est complémentaire,
• possèdent avec les membres de leur foyer fiscal plus de 25 % des droits
sociaux dans une autre entreprise dont l’activité est similaire à celle de
l’entreprise nouvellement créée ou lui est complémentaire.

Les bénéfices réalisés au cours des 24 premiers mois à compter de la date de


l’exonération la création de l’entreprise sont totalement exonérés.
Portée de

Au cours des 36 mois suivants, il est fait application d’un abattement sur les
bénéfices de :
- 75 % pour la troisième période de 12 mois ;
- 50 % pour la quatrième période de 12 mois ;
- 25 % pour la cinquième période de 12 mois.
Les sociétés nouvelles sont également exonérées dans les mêmes proportions
d’imposition forfaitaire annuelle (IFA).
Les entreprises nouvelles créées en zones de revitalisation rurale (ZRR) entre
le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2009 bénéficient d’une période d’exonération
totale de 5 ans (au lieu de 2 ans). À l’issue de cette période, elles peuvent bénéfi-
cier d’un abattement dégressif au titre des 9 années suivantes, dans les condi-
tions suivantes :
- pour les cinq premières années, un abattement de 60%,
- pour les sixième et septième années, un abattement de 40%,
- pour les huitième et neuvième années, un abattement de 20%.

Le montant maximal de bénéfice exonéré est de 225 000 euros par période de
l’avantage fiscal 36 mois. L’avantage fiscal est également plafonné à un montant qui varie selon
Plafond de

la zone d’implantation de l’entreprise et la taille de celle-ci.


Il existe en effet 3 dispositifs supplémentaires de plafonnement de l’exoné-
ration :
- le premier concerne toutes les entreprises implantées en zone AFR ;
- le deuxième concerne les PME au sens communautaire, et varie selon que
l’entreprise s’implante ou non dans une zone AFR ;
Dans ces deux cas, la détermination des plafonds d’exonération répond à des
règles spécifiques définies par le décret n° 2007-732 du 7 mai 2007.
- le troisième vise les autres entreprises implantées en ZRU ou en ZRR, pour
lesquelles le cumul de l’ensemble des aides publiques ne peut dépasser
200 000 euros sur une période glissante de 36 mois.

465
L’entreprise, dès l’instant où elle remplit les conditions fixées ci-dessus, n’a
aucune demande particulière à faire pour bénéficier de l’exonération et des abat-
Procédure

tements. Elle se place elle-même sous le régime de l’article 44 sexies (une ligne
est prévue à cet effet sur le tableau de détermination du résultat fiscal).
Elle doit toutefois justifier qu’elle remplit bien les conditions exigées, en joi-
gnant aux déclarations de résultats un état comportant un certain nombre de ren-
seignements sur l’entreprise et sur les personnes physiques associées de la société.
En cas de doute : consulter le correspondant de la direction départementale
des services fiscaux territorialement compétents chargé de répondre aux ques-
tions relatives aux entreprises nouvelles.
L’entreprise peut également effectuer une demande de rescrit fiscal pour
demander à l’administration de prendre position sur son éligibilité à cette exo-
nération.

Texte de Article 44 sexies du CGI.


référence

2.6.2 L’exonération d’impôt forfaitaire annuel (IFA)

2.6.2.1 Le principe de l’imposition forfaitaire


Cette imposition est due par toutes les personnes morales passibles de l’impôt
concernées sur les sociétés :
Entreprises

– dont le chiffre d’affaires HT, majoré des produits financiers, est égal ou
supérieur à 400 000 €,
– et existant au 1er janvier de l’année d’exigibilité de l’impôt.

Son montant varie en fonction du chiffre d’affaires réalisé par la société. Il se


déduit des résultats de l’entreprise.
Modalités

Barème de l’impôt forfaitaire annuel

CHIFFRE D’AFFAIRES HT MONTANT


majoré des produits financiers À PAYER

Compris entre 400 000 euros et 750 000 euros 1 300 euros
Compris entre 750 000 euros et 1 500 000 euros 2 000 euros
Compris entre 1 500 000 euros et 7 500 000 euros 3 750 euros
Compris entre 7 500 000 euros et 15 000 000 euros 16 250 euros
Compris entre 15 000 000 euros et 75 000 000 euros 20 500 euros
Compris entre 75 000 000 euros et 500 000 000 euros 32 750 euros
Égal ou supérieur à 500 000 000 euros 110 000 euros

Le chiffre d’affaires HT à retenir est celui du dernier exercice clos avant la


date d’exigibilité, c’est-à-dire avant le 1er janvier de chaque année.

466
Appuis logistiques et financiers

2.6.2.2 L’exonération d’imposition forfaitaire pour les entreprises nouvelles


Sont dispensées de l’imposition forfaitaire annuelle, pendant leurs trois pre-
mières années d’activité (trois premières cotisations), les sociétés nouvelles
dont le capital est constitué pour moitié au moins par des apports en numéraire.

Les sociétés exonérées temporairement d’IS au titre des entreprises nouvelles,


d’une implantation en zone franche urbaine, en Corse ou au titre d’une JEI
Remarque

(jeune entreprise innovante) sont exonérées d’IFA pour la même période et dans
les mêmes proportions.

Texte de CGI art. 223 septies à 223 nonies.


référence

2.6.3 L’exonération de versement des acomptes d’impôt sur les sociétés

Le paiement de l’impôt sur les sociétés s’effectue habituellement en quatre


acomptes correspondant au quart du montant de l’IS payé au titre de l’exercice
précédent.

Pour bénéficier de l’exonération, les sociétés nouvellement créées doivent être


soumises, de droit ou sur option, à l’impôt sur les sociétés.
Conditions

Toutes les entreprises nouvelles sont dispensées de verser les acomptes d’IS
correspondant à leur premier exercice d’activité ou leur première période d’impo-
Modalités

sition. Cette mesure ne présente donc d’intérêt que pour les entreprises qui ne
remplissent pas les conditions pour être exonérées d’IS les premières années
d’activité.

* Le service des impôts des entreprises (SIE).


Où s’adresser?

Texte de Article 1668 du CGI.


référence

2.6.4 L’exonération d’impôts locaux

Il existe plusieurs mesures d’exonération de taxe professionnelle.

2.6.4.1 L’exonération d’impôts locaux pour les entreprises nouvelles


Les entreprises qui bénéficient des mesures d’exonération d’impôts sur les
bénéfices en faveur des entreprises nouvelles (article 44 sexies du CGI, voir 2.6.1)
Bénéficiaires

ou en faveur des entreprises spécialement créées pour la reprise d’une entreprise


en difficulté (article 44 septies du CGI), peuvent bénéficier d’une exonération
temporaire d’impôts locaux.

467
Ces exonérations peuvent porter sur :
- la taxe professionnelle,
Modalités

- et/ou la taxe foncière sur les propriétés bâties,


- et/ou la taxe pour frais de chambre de commerce et d’industrie, et pour frais
de chambre des métiers et de l’artisanat.
Elles sont décidées par les collectivités locales et les organismes consulaires
concernés pour la part qui leur revient. La portée d’une exonération peut donc
varier d’un territoire à un autre. Par exemple, le département et la région peu-
vent avoir voté l’exonération de la taxe professionnelle et non la commune. Dans
ce cas, les entreprises sont exonérées partiellement de la taxe.
L’exonération porte sur les impôts dus à compter de l’année de création de
l’entreprise. Sa durée est fixée par les collectivités locales. Elle est comprise entre
2 et 5 ans.
Texte de
Articles 1383 A, 1464 B, 1464 C et 1602 A du CGI.
référence

2.6.4.2 L’exonération facultative de taxe professionnelle liée à l’aménagement


du territoire
Cette mesure concerne les opérations de créations, extensions, décentralisa-
tions, reconversions d’activité et reprises d’établissements en difficulté dans les
Bénéficiaires

secteurs d’activité suivants :


– industrie,
– recherche scientifique et technique,
– services de direction, d’études, d’ingénierie et d’informatique.
Sont en revanche exclus du champ de cette mesure les secteurs de la pêche et
de l’aquaculture, de la construction navale, du charbon, de l’acier, des fibres syn-
thétiques et de la production primaire des produits agricoles.

L’entreprise doit être implantée :


– dans une zone d’aide à finalité régionale (AFR),
Zones

– ou dans une zone d’aide à l’investissement des PME.


éligibles

La délimitation de ces zones a été fixée par le décret n° 2007-732 du 7 mai 2007.

Cette exonération, d’une durée maximale de 5 ans, doit être décidée par déli-
bération des collectivités locales concernées.
Modalités

L’exonération nécessite dans certains cas un agrément.

Certaines opérations doivent obtenir un agrément préalable du ministre en


charge du Budget ou du directeur régional des impôts pour bénéficier de l’opé-
Conditions

ration.

Texte de Article 1465 du CGI.


référence

468
Appuis logistiques et financiers

2.6.4.3 L’exonération de plein droit pendant 5 ans de taxe professionnelle dans


certaines zones
Trois mesures d’exonération temporaire de taxe professionnelle existent
parallèlement aux autres mesures d’exonération.
Ces exonérations sont de plein droit : elles s’appliquent sauf délibération
contraire des collectivités locales.
Ces trois mesures, dont les modalités diffèrent de l’une à l’autre, concernent
respectivement :
– les zones de revitalisation rurale (article 1465 A nouveau du Code général
des impôts),
– les zones de redynamisation urbaine (article 1466 A-1 ter du Code général
des impôts),
– les zones franches urbaines (article 1466 A-1 sexies du CGI).

* Pour tout renseignement, contacter le service des impôts des entreprises (SIE).

Outre une exonération de taxe professionnelle, les entreprises situées dans


certaines zones géographiques prioritaires peuvent également bénéficier d’une


s’adresser ?

exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties.

2.6.5 Les mesures spécifiques à la Corse

Les entreprises qui s’implantent en Corse bénéficient de dispositifs fiscaux


avantageux en matière d’impôt sur les bénéfices et de taxe professionnelle.

2.6.5.1 Le crédit d’impôt pour investissements


Cette mesure s’applique aux investissements réalisés entre le 1er janvier 2002
et le 31 décembre 2011.

Bénéficient de ce crédit d’impôt les entreprises qui relèvent d’un régime réel
d’imposition, exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale, libérale
Bénéficiaires

ou agricole, et remplissant les conditions suivantes :


– employer moins de 250 salariés,
– réaliser un CA HT inférieur à 40 millions d’euros ou un bilan inférieur à
27 millions d’euros,
– avoir un capital entièrement libéré et être détenu de manière continue pour
75 % au moins par des personnes physiques ou par une société répondant
aux mêmes conditions.

Le crédit d’impôt est égal à 20 % du prix de revient HT net de subvention publique:


– des biens amortissables selon le mode dégressif, et des agencements et ins-
Modalités

tallations de locaux commerciaux habituellement ouverts à la clientèle,


créés ou acquis à l’état neuf,

469
– des biens, agencements et installations désignés ci-dessus, pris en location
auprès d’une société de crédit-bail,
– des logiciels qui constituent des éléments de l’actif immobilisé et qui sont
nécessaires aux investissements mentionnés au-dessus,
– des travaux de rénovation d’hôtel.
Le crédit d’impôt s’impute sur l’IR ou l’IS à payer au titre de l’année au cours de
laquelle les biens éligibles au dispositif sont acquis, créés ou loués. Si son montant
excède l’impôt dû, l’excédent peut être utilisé au titre des neuf années suivantes. À
l’expiration de cette période, le crédit non utilisé est remboursé dans la limite de
50 % et d’un montant de 300 000 euros.
À noter : l’entreprise peut demander par anticipation le remboursement du
crédit d’impôt non utilisé à compter de la 5e année dans la limite de 35 % du cré-
dit d’impôt et d’un montant de 300 000 euros.
Le montant du crédit d’impôt ne peut dépasser le plafond applicable dans le
cadre des zones d’aide à finalité régionale.

L’entreprise doit opter pour ce dispositif. L’option est irrévocable.


Procédure

Ce dispositif ne peut pas se cumuler avec l’exonération d’impôt sur les béné-
fices des entreprises nouvelles visée par l’article 44 sexies du CGI et avec l’exo-
Précision

nération d’impôt sur les bénéfices au profit des jeunes entreprises innovantes
prévue par l’article 44 sexies A du CGI.

Texte de Article 244 quater E du CGI.


référence

2.6.5.2 La taxe professionnelle

◆ Abattement général
La part de taxe professionnelle perçue au profit des départements et de la col-
lectivité territoriale de Corse, correspondant à la part régionale, est supprimée.
Les entreprises insulaires bénéficient d’un abattement de 25 % sur les bases de la
taxe professionnelle perçue au profit des communes et de leurs groupements.

◆ Abattement réservé à certaines entreprises

Les entreprises industrielles, commerciales ou artisanales qui créent un éta-


blissement en Corse ou procèdent à des investissements financés sans aide
publique pour 25 % au moins de leur montant (locaux, matériels, équipements),
bénéficient d’une exonération de taxe professionnelle pendant 5 ans, sauf délibé-
ration contraire des collectivités concernées.
L’exonération porte sur les bases d’imposition correspondant aux investisse-
ments nouveaux.

Cette mesure concerne les entreprises, quel que soit leur régime d’imposition :
– ayant employé moins de 250 salariés au cours de la période de référence
Bénéficiaires

retenue pour le calcul de la base d’imposition ;

470
Appuis logistiques et financiers

– réalisant un chiffre d’affaires annuel n’excédant pas 40 millions d’euros et


un total de bilan n’excédant pas 27 millions d’euros ;
– ayant un capital entièrement libéré et détenu de manière continue pour
75 % au moins par des personnes physiques ou par une société répondant
aux mêmes conditions.

L’exonération s’applique jusqu’au 31/12/2012, dans la limite des plafonds prévus


dans les zones AFR.
Modalités

Art. 1586 bis, 1599 bis, 1466 C et 1472 A ter du CGI


Texte de
référence

2.6.6 Les mesures spécifiques aux entreprises implantées dans les départe-
ments d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion)

2.6.6.1 L’abattement sur les résultats des exploitations situées dans les DOM
Sont concernées les structures soumises à l’impôt sur les sociétés et exerçant leur
activité dans l’un des secteurs suivants : agriculture, tourisme, industrie, hôtellerie,
Bénéficiaires

pêche, énergies nouvelles, BTP, transports, artisanat, maintenance au profit d’acti-


vités industrielles, production et diffusion audiovisuelles et cinématographiques.

L’assiette de calcul de l’impôt sur les sociétés de ces exploitations est réduite
d’un abattement de 33,3 % sur les résultats des exercices clos jusqu’au
Modalités

31/12/2017. L’abattement s’applique sur les résultats, qu’ils soient bénéficiaires


ou qu’ils subissent des pertes.
Les déficits ne pourraient donc s’imputer qu’à hauteur des 2/3 de leur mon-
tant. En outre, l’abattement n’est applicable ni pour le calcul de la déduction fis-
cale de l’investissement, ni pour la détermination des résultats acquis pendant
la durée normale d’utilisation des investissements ayant donné lieu à déduction.
Enfin, il est cumulable avec l’exonération d’impôt applicable dans les zones
franches urbaines.

Texte de Article 217 bis du CGI.


référence

2.6.6.2 L’aide à l’investissement en outre-mer


Les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) ou à l’impôt sur le
revenu (IR) qui effectuent, entre le 22 juillet 2003 et le 31 décembre 2017, un
Bénéficiaires

investissement dans l’une des collectivités d’outre-mer, peuvent bénéficier d’une


réduction d’impôt.

Tous les secteurs d’activité, à l’exclusion :


- des commerces,
Secteurs

- de la restauration autre que les restaurants de tourisme classés, hôtels non


concernés

classés, ainsi que les cafés, les débits de tabacs et les débits de boissons,
- des activités de conseil ou expertise,
- des activités de recherche et développement,

471
- de l’éducation, la santé et l’action sociale,
- de la banque, la finance et les assurances,
- des activités immobilières,
- de la navigation de croisière, les locations sans opérateur (sauf la location de
véhicules automobile et de bateaux), la réparation automobile,
- des services fournis aux entreprises autres que la maintenance, les activités
de nettoyage et de conditionnement à façon et des centres d’appels,
- des activités de loisirs, sportives et culturelles, sauf si elles s’intègrent direc-
tement et à titre principal dans le cadre d’une activité hôtelière touristique
(hors jeux de hasard et d’argent) ou si elles consistent en la production et la
diffusion audiovisuelle,
- des activités associatives,
- des activités postales.
En revanche, les investissements réalisés dans le cadre d’activités relevant du
secteur des services informatiques sont éligibles.

Ouvrent droit à réduction d’impôt les investissements productifs créés, acquis


concemés ou pris en crédit-bail suivants:
Investissements

- les immobilisations corporelles, neuves et amortissables,


- les logiciels nécessaires à l’utilisation des investissements éligibles,
- les travaux de rénovation et de réhabilitation d’hôtels, de résidences de tou-
risme et de villages classés qui constituent des éléments de l’actif immobi-
lisé (ex.: transformation, aménagement ou modernisation du bien).
Les immobilisations sont prises en compte pour leur prix de revient hors taxes.

Pour les sociétés soumises à l’lS, la souscription en numéraire lors de la consti-


tution ou de l’augmentation du capital de certaines sociétés peut également
ouvrir droit à cette aide, sous certaines conditions.

Les investissements réalisés doivent être conservés et affectés à l’exploitation


pour laquelle ils ont été réalisés, pendant 5 ans ou pendant leur durée normale
Conditions

d’utilisation si elle est inférieure. Lorsqu’il s’agit de souscription au capital de


sociétés, les parts ou actions obtenues doivent être conservées pendant 5 ans.
Lorsque les investissements sont réalisés par une société soumise à l’IR, les asso-
ciés doivent conserver les titres de leur société pendant ce délai de 5 ans ou pen-
dant la durée normale d’utilisation du bien si elle est inférieure.

Le bénéfice de la réduction d’impôt peut être subordonnée à l’agrément du


ministre du Budget dans certains cas.
Procédure

• Entreprises soumises à l’IR


L’avantage fiscal correspond à une réduction d’impôt égale à 50 % du montant
hors taxes de l’investissement. Ce taux peut être majoré selon la nature de l’in-
Modalités

vestissement et le département concerné.


Si l’entreprise décide de louer les biens ouvrant droit à cette aide, elle pourra
bénéficier de la réduction d’impôt mais elle devra rétrocéder au moins 60 % de
l’avantage fiscal ainsi obtenu à l’entreprise exploitante. La rétrocession peut
prendre la forme d’une baisse de loyer ou du prix de cession du bien.

472
Appuis logistiques et financiers

• Entreprises soumises à l’IS


Le montant de l’investissement hors taxes, diminué des subventions publiques
éventuellement obtenues, est déduit des résultats imposables de la société.
Si la société décide de louer les biens ouvrant droit à cette aide, elle pourra
bénéficier de la réduction d’impôt mais elle devra rétrocéder au moins 75 % de
l’avantage fiscal dont elle a bénéficié à l’entreprise exploitante.
* Au service des impôts des entreprises (SIE)

s’adresser ?
Article 199 undecies B (Entreprises soumises à l’IR).
Article 217 undecies (Entreprises soumises à l’IS).
Texte de
référence

2.6.6.3 La réduction d’impôt pour souscription au capital de certaines sociétés


Les personnes physiques qui souscrivent en numéraire, entre le 22 juillet 2003
et le 31 décembre 2017 au capital de sociétés de développement régional (SDR)
Bénéficiaires

d’outre-mer ou de sociétés soumises à l’IS effectuant outre-mer des investisse-


ments productifs dans l’un des secteurs éligibles à l’aide à l’investissement, peu-
vent bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu.

Cette réduction concerne les investissements réalisés dans les DOM, à Saint-
concernés Pierre et Miquelon, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française,
Investissements

dans les îles Wallis et Futuna et les terres australes et antarctiques françaises.

L’aide consiste en une réduction d’impôt égale à 50 % du montant de la sous-


cription, réparti sur 5 ans.
Modalités

Les titres obtenus en contrepartie de la participation au capital doivent être


conservés pendant 5 ans.
Conditions

Texte de Article 199 undecies A du CGI.


référence

2.6.7 Le crédit d’impôt recherche

Toute entreprise exerçant une activité de nature industrielle, commerciale et


agricole dès lors qu’elle remplit les conditions suivantes :
Bénéficiaires

– être nouvelle ou préexistante,


– être imposée d’après un régime réel d’imposition,
– réaliser des dépenses de recherche.

Les « opérations de recherche fondamentale ou appliquée et les opérations de


concernées développement expérimental » matériellement réalisées en France.
Dépenses

On entend par « opérations de recherche » les travaux qui visent à accroître la


somme des connaissances ainsi que l’utilisation de ces dernières pour de nou-
velles applications.

473
L’entreprise doit opter chaque année pour ce dispositif en joignant une décla-
ration spéciale (n ° 2069-A) à sa déclaration de résultats.
Procédure

Dans le même délai, elle doit déposer une copie de cette déclaration auprès de
la direction de la technologie. En revanche, dans les sociétés de personnes, l’op-
tion est faite pour une période de 5 ans.
Dans ce cas, l’associé est tenu de déposer une déclaration spéciale en indi-
quant la fraction du crédit d’impôt recherche lui revenant au titre de chaque
société de personnes dont il est associé. S’il est une personne physique, il est dis-
pensé du dépôt de la déclaration spéciale à condition qu’il ne bénéficie pas du cré-
dit d’impôt au titre d’une société de personnes.
L’entreprise peut également demander à l’administration fiscale de prendre
position sur l’éligibilité de son projet de dépenses de recherche au crédit d’impôt
(demande de rescrit fiscal).
Le défaut de réponse de l’administration dans un délai de 6 mois vaut accord.

Le crédit d’impôt se détermine par année civile. Peu importe la date de clôture
et la durée des exercices.
Montant

Il est égal à 10 % des dépenses de recherche réalisées au cours de l’année


civile, auquel on ajoute 40 % de la variation des dépenses de l’année comparée à
la moyenne des dépenses des deux dernières années civiles.
Les subventions publiques que l’entreprise a pu recevoir pour réaliser des tra-
vaux de recherche doivent être déduites de la base du crédit d'impôt l’année au
cours de laquelle ces subventions ont été versées.

Les subventions publiques dont a bénéficié l’entreprise doivent être déduites


de la base du crédit d’impôt calculé au titre de l’année de versement de celles-ci.
Plafond

Le montant du crédit d’impôt ne peut dépasser 16 000 000 d’euros par entre-
prise et par an.
En cas de dépassement du plafond, aucun report n’est possible.
Un plafond spécial existe pour les dépenses liées à l’élaboration de nouvelles col-
lections par les entreprises du textile. Il est de 100 000 euros par période de 3 ans.

Le crédit d’impôt se déduit de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les socié-
tés dû par l’entreprise pour l’année au cours de laquelle les dépenses de
Déduction

recherche ont été réalisées et les 3 années suivantes.


La fraction du crédit d’impôt éventuellement non imputée n’est restituable
qu’à l’issue de cette période de 3 ans.
Cependant, les entreprises nouvelles et remplissant les conditions d’exonéra-
tion d’impôt sur les bénéfices des entreprises nouvelles peuvent demander la res-
titution immédiate de l’excédent du crédit d’impôt constaté au titre de l’année de
création et des quatre années suivantes.

Le projet de loi de finances pour 2008 en cours de discussion au Parlement à la


date d’actualisation de cet ouvrage prévoit de modifier profondément les modali-
tés de calcul du crédit d’impôt recherche :
– il serait calculé sur la totalité des dépenses de recherche (le plafond de
16 000 000 d’euros serait supprimé) ;
– le taux du crédit d’impôt serait fixé à 30 % pour la fraction des dépenses de

474
Appuis logistiques et financiers

recherche inférieure à 100 millions d’euros. Il serait porté à 50 % la première


année, et à 40 % la deuxième année, pour les entreprises qui bénéficient pour
la première fois du crédit d’impôt recherche ou qui n’en ont pas bénéficié
depuis 5 ans.
La fraction des dépenses de recherche supérieure à 100 millions d’euros ouvri-
rait droit à un crédit d’impôt de 5 %.
Par ailleurs, le délai de réponse de l’administration fiscale dans le cadre de la
procédure du rescrit fiscal serait réduit à 3 mois pour les demandes adressées à
compter du 1er mars 2008.

* Au service des impôts des entreprises (SIE)



s’adresser ? Ministère délégué à la Recherche
Direction générale de la recherche et de l’innovation B1
1, rue Descartes - 75 005 PARIS - Tél : 01 55 55 84 25

Texte de Article 244 quater B du CGI.


référence

2.6.8 Le crédit d’impôt formation

Les entreprises peuvent sous certaines conditions bénéficier d’un crédit d’im-
pôt au titre des dépenses de formation engagées en faveur de leur dirigeant.

Toutes les entreprises, quelles que soient leur activité et leur forme juridique,
soumises à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés selon un régime réel
Bénéficiaires

d’imposition.

Les dépenses de formation professionnelle continue du chef d’entreprise enga-


éligibles gées depuis le 4 août 2005, dans la limite de 40 heures par année civile.
Dépenses

Le crédit d’impôt est égal au produit du nombre d’heures effectives de forma-


tion par le SMIC horaire.
Montant

Il s’impute :
– sur l’impôt sur le revenu dû par l’entrepreneur individuel ou les associés de
sociétés de personnes proportionnellement à leurs droits dans la société ;
– ou sur l’impôt sur les sociétés dans les autres cas.
Si le crédit d’impôt excède la cotisation d’impôt à payer, l’excédent est restitué
à l’entreprise.

Pour en bénéficier, l’entreprise est tenue de joindre une déclaration spéciale à


sa déclaration annuelle de résultat.
Procédure

Texte de Art. 244 quater M du CGI


référence

475
2.6.9 La déductibilité des intérêts servis aux associés au titre de leurs
comptes courants

Bénéficiaires Entreprises passibles de l’impôt sur les sociétés.

• Le capital social doit être entièrement libéré.


• Le taux maximum des intérêts déductibles est fixé chaque année. Il correspond
Conditions

à la moyenne annuelle des taux effectifs moyens pratiqués par les banques
pour les prêts à taux variables aux entreprises d’une durée supérieure à 2 ans.
• S’il s’agit de comptes courants simples (non bloqués) : les intérêts versés aux
associés-dirigeants, de droit ou de fait, ou majoritaires de sociétés soumises à l’IS
ne sont déductibles que dans la limite des sommes n’excédant pas 1,5 fois le capi-
tal social (ex.: si le capital social est de 10000 €, ne seront déductibles que les
intérêts se rapportant à une somme portée au compte courant de 15000 €). Des
conditions particulières doivent être respectées pour déduire les intérêts de
comptes courants d’associés versés à des structures dépendantes de la société
bénéficiaire des CCA.

Les intérêts perçus par les associés, personnes physiques, en contrepartie des
sommes qu’ils laissent sur un compte simple ou bloqué individuel ouvert dans
Imposition

leur entreprise, peuvent être soumis, sur option, au prélèvement libératoire de


des intérêts

27 % (16 % auquel s’ajoute un prélèvement social, CSG et CRDS).


S’il s’agit de comptes courants simples : pour les dirigeants, de droit ou de fait,
le prélèvement libératoire ne s’applique que sur les intérêts des sommes prêtées
dans la limite de 46 000 € (somme prêtée).
S’il s’agit de comptes courants bloqués : le prélèvement libératoire ne s’applique
que si la société n’a pas fait de réduction de capital non motivée par des pertes un
an avant le dépôt des sommes et un an après leur incorporation au capital.
* Au service des impôts des entreprises (SIE)

s’adresser ?

Art. 39-1-3e du CGI ;


Art. 212 ;
Texte de

Art 125 B.
référence

2.6.10 La déduction des intérêts d’emprunt pour la souscription au capital


de sociétés nouvelles

Toutes personnes ayant contracté un emprunt pour souscrire au capital d’une


entreprise nouvelle dans laquelle elles perçoivent une rémunération : salariés,
Bénéficiaires

dirigeants (P-DG, gérants de SARL, dirigeants de sociétés soumises à l’impôt sur


les sociétés sur option…).

• Relatives à la société
– Elle doit être assujettie à l’impôt sur les sociétés au taux de droit commun
Conditions

et exercer une activité industrielle, commerciale, artisanale ou libérale.

476
Appuis logistiques et financiers

– Le prix de revient des biens d’équipement amortissables en dégressif doit


représenter à la clôture de chaque exercice au moins les 2/3 du prix de
revient des biens corporels amortissables.
– Les titres auxquels sont attachés les droits de vote ne doivent pas être
détenus directement ou indirectement pour plus de 50 % par d’autres
sociétés.
– La société doit être nouvelle – toutefois la déduction peut être accordée pour
une société créée en vue de reprendre une entreprise déclarée en difficulté.
• Relative à l’emprunt
– Il doit être affecté à la souscription de titres nominatifs déposés chez un
intermédiaire agréé (établissement de crédit) et ne pouvant pas être cédés
avant cinq ans à dater de la date de souscription.
• Relatives à l’emprunteur
– Il doit préciser, dans les déclarations de revenu où il fait état des intérêts
d’emprunt, le nom et l’adresse du prêteur, la date et la nature de l’acte
constatant le prêt et le montant des intérêts annuels.
– Il doit joindre à cette déclaration une attestation de la société créée men-
tionnant sa raison sociale, son siège, la date de la création, la date et le
montant de la souscription et la désignation de l’intermédiaire agréé (éta-
blissement de crédit).

Le non-respect d’une seule de ces conditions entraîne la réintégration des inté-


rêts déduits dans le revenu personnel du bénéficiaire.

Le montant déductible des intérêts ne peut excéder annuellement ni 50 % du


montant brut du salaire ou de la rémunération versée à l’emprunteur par la
Modalités

société créée, ni 15 250 €.


La déduction est autorisée durant toute la durée de l’emprunt.
Elle s’opère sur les revenus du salarié ou du dirigeant avant application de la
déduction forfaitaire de 10 %.

Une déduction similaire est prévue en cas de souscription de parts de SCOP


issues de la transformation de société.
Remarque

* Au service des impôts des entreprises (SIE).


Où s’adresser?

Texte de Article 83 2e quater du Code général des impôts.


référence

2.6.11 La réduction d’impôt pour souscription au capital de sociétés non cotées

Cette mesure permet aux associés de certaines sociétés de bénéficier d’une


réduction d’impôt sur le revenu pour les sommes qu’ils ont investies dans le capi-
tal d’une société non cotée :
• soit lors de sa constitution,
• soit lors d’une augmentation de capital.

477
Les bénéficiaires doivent être :
• des personnes physiques souscrivant au capital de sociétés non cotées,
Conditions

• domiciliées fiscalement en France.


Ils doivent conserver les titres pendant 5 ans (jusqu’au 31 décembre de la cin-
quième année suivant celle de la souscription).
La société non cotée doit :
• être soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) dans les conditions de droit commun ;
• exercer une activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale, agricole
ou financière, à l’exception de la gestion de son patrimoine mobilier ou
immobilier ;
• ne pas avoir ses titres admis aux négociations sur un marché réglementé
français ou étranger ;
• avoir son siège social dans un État membre de la Communauté européenne
ou dans un autre État, faisant partie de l’accord sur l’espace économique
européen ;
• remplir les critères de la PME au sens communautaire, c’est-à-dire employer
moins de 250 salariés et avoir un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 mil-
lions d’euros, ou un total de bilan inférieur à 43 millions d’euros ;
• être détenue pour 25 % au plus par des sociétés ne répondant pas aux cri-
tères de la PME communautaire précisés ci-dessus.

Les conditions relatives à la détention du capital social et à la nature de l’ac-


tivité ne s’appliquent pas pour la souscription au capital des entreprises soli-
daires instituées par la loi du 19 février 2001, relative à l’épargne salariale (loi
de finances pour 2002).

Les personnes physiques qui souscrivent au capital d’une société intermédiaire


peuvent également bénéficier de la réduction d’impôt dès lors que cette société :
• remplit les conditions d’application de cette mesure, à l’exception de celle
relative à la nature de l’activité,
• et qu’elle a pour objet social exclusif de détenir des participations dans le
capital de sociétés exerçant une activité commerciale, industrielle, artisa-
nale, libérale, agricole ou financière, à l’exception de la gestion de son patri-
moine mobilier ou immobilier.
Le montant de la réduction d’impôt est alors adapté, afin de ne tenir compte
que du montant des souscriptions au capital de PME réalisées via la société
intermédiaire.

• La réduction est égale à 25 % des versements effectués jusqu’au 31/12/2010.


• Plafond annuel des versements :
Montant

– 20 000 € (personne seule) ;


– 40 000 € (en cas d’imposition commune - couples mariés ou pacsés).
Le montant maximal annuel de la réduction est donc de 5000 ou 10000 € par an.
Les versements qui excèdent le plafond annuel peuvent bénéficier de la réduc-
tion d’impôt de 25 % sur les 4 années suivantes. La réduction d’impôt sera cal-
culée dans la limite du plafond annuel des versements. Ainsi la réduction totale
pourra atteindre les plafonds de 25 000 ou 50 000 euros étalés sur 5 ans.

478
Appuis logistiques et financiers

Le contribuable doit informer la société au capital de laquelle il a souscrit au


plus tard le 31 décembre de l’année de souscription qu’il souhaite bénéficier de
Procédure

cet avantage fiscal. Celle-ci doit alors lui délivrer un état individuel qu’il joindra
à sa déclaration de revenus.

La réduction n’est pas cumulable avec les autres avantages fiscaux liés à la
création d’entreprise : déduction des intérêts d’emprunts pour la souscrip-
Attention !

tion au capital d’une société nouvelle, réduction d’impôts au titre des inves-
tissements dans les DOM…

Texte de Article 199 terdecies - O A du CGI.


référence

2.6.12 La réduction d’impôt pour reprise d’une société financée par un prêt

Les personnes physiques qui rachètent les titres d’une société non cotée sou-
mise à l’impôt sur les sociétés, quelle que soit l’activité exercée.
Bénéficiaires

La société reprise doit :


– être non cotée sur un marché réglementé français ou étranger ;
Conditions

– avoir son siège social en France ou dans un état membre de la Communauté


européenne ;
– être assujettie à l’impôt sur les sociétés dans les conditions de droit commun ;
– avoir un chiffre d’affaires hors taxes inférieur ou égal à 40 M€ ou un total du
bilan inférieur à 27 M€ au cours de l’exercice précédent l’acquisition.
L’emprunteur doit :
– être fiscalement domicilié en France ;
– souscrire l’emprunt à titre personnel ;
– détenir la majorité des droits de vote après le rachat des titres ;
– exercer les fonctions de direction dans la société reprise et être rémunéré
pour ses fonctions ;
– prendre l’engagement de conserver les titres pendant 5 ans.

• Réduction d’impôt égale à 25 % des intérêts d’emprunts versés annuellement.


• Plafond annuel des intérêts ouvrant droit à cette réduction :
Montant

– 10 000 euros pour un célibataire,


– 20 000 euros pour un couple marié.
• Réduction maximale de 2 500 ou 5 000 € selon la situation familiale de l’ac-
quéreur.
• Cette réduction s’applique aussi longtemps que l’acquéreur supporte la
charge d’intérêts afférent à l’emprunt contracté.

Les titres acquis ne peuvent pas figurer dans un PEA, un PEE, un plan inter-
entreprises ou dans un plan partenarial d’épargne salariale volontaire.
Attention !

Il est possible en revanche de bénéficier pour ces mêmes titres de la réduction


d’impôt pour souscription au capital de sociétés non cotées.

Texte de Article 199 terdecies - O B du code général des impôts.


référence

479
2.6.13 Les avantages fiscaux accordés aux adhérents des centres de gestion
et associations agréés

Les centres de gestion et associations agréés ont pour objet de fournir aux
PME/PMI une aide technique en matière de gestion et de fiscalité.
Les associations agréées incitent également les entreprises à développer
l’usage de la comptabilité.
Les Centres de gestion agréés (CGA) concernent :
– les entreprises industrielles, commerciales, artisanales et agricoles,
exerçant en entreprise individuelle ou en société, quel que soit leur régime
d’imposition,
– les professions libérales exerçant leur activité en société soumise à l’impôt
sur les sociétés.
Les associations agréées (AA) concernent les professions libérales (imposées
dans la catégorie des bénéfices non commerciaux) exerçant en entreprise indivi-
duelle ou en société soumise à l’impôt sur le revenu.

Les CGA et AA ont une mission d’assistance en matière de gestion qui se


concrétise par la fourniture, chaque année, d’un dossier de gestion caractérisant
Leur rôle

la situation économique et financière de l’entreprise. Une mission de prévention


et de surveillance, notamment en matière fiscale, leur est également dévolue
(examen de forme, de cohérence et de vraisemblance des documents et déclara-
tions qui leur sont fournis). Ils peuvent établir les déclarations fiscales de leurs
adhérents (placés sous le régime du réel) à la demande de ceux-ci et fournir une
analyse des informations économiques, comptables et financières en matière de
prévention des difficultés. Des formations peuvent également être proposées à
leurs adhérents et à leurs représentants.
Outre ces missions, les AA ont également pour objet d’inciter et d’aider les
entreprises libérales à développer l’usage de la comptabilité et à faciliter l’ac-
complissement de leurs obligations fiscales et administratives. Elles peuvent
également (et sans habilitation spéciale) détenir tout ou partie des documents
comptables de leurs adhérents.
En contrepartie, les adhérents à un CGA ou une AA soumis à l’impôt sur le
revenu bénéficient d’avantages fiscaux.

2.6.13.1 Avantage fiscal accordé sur le bénéfice imposable à l’IR


Jusqu’au 31 décembre 2005, les entreprises soumises à l’impôt sur le revenu
selon un régime réel d’imposition, adhérentes d’un CGA ou d’une AA, pouvaient
bénéficier d’un abattement de 20 % sur leurs bénéfices imposables, avant appli-
cation du barème de l’IR, et dans une limite fixée chaque année.
À compter de l’imposition des revenus de 2006, la nature de l’aide a changé.
L’abattement de 20 % ne s’applique plus distinctement. Il est désormais intégré
au barème progressif par tranches de l’IR, et le bénéfice imposable des entre-
prises non-adhérentes d’un CGA est majoré de 25 % avant application de ce
barème.

480
Appuis logistiques et financiers

2.6.13.2 La possibilité de déduire le salaire du conjoint


– Pour les non-adhérents, la limite générale de déduction est actuellement de
13 800 € par an si les époux sont mariés sous un régime matrimonial autre
que la séparation des biens ;
– Pour les adhérents, le salaire du conjoint est intégralement déductible.

2.6.13.3 La réduction d’impôt pour frais de comptabilité et d’adhésion


Les adhérents ont droit à une réduction d’impôt égale aux frais exposés pour
la tenue de leur comptabilité et leur adhésion au centre ou à l’association.
Cette réduction est limitée toutefois à 915 € par an et au montant de l’impôt dû.
Pour en bénéficier, les adhérents doivent :
– réaliser un chiffre d’affaires (ou des recettes) qui ne dépasse pas les limites
de la micro-entreprise,
– être imposés sur option à un régime réel (BIC-BA) ou à la déclaration contrô-
lée (BNC).
Attention : les dépenses prises en compte au titre de la réduction d’impôt ne
sont pas admises dans les charges déductibles.

Le projet de loi de finances pour 2008 en cours de discussion au Parlement à la


date d’actualisation de cet ouvrage prévoit de permettre aux titulaires de BNC ou
de BIC non-professionnels d’adhérer à une AA ou à un CGA.
Par ailleurs, les CGA et AA auraient l’obligation de télétransmettre aux
services fiscaux les attestations qu’ils délivrent à leurs adhérents, ainsi que les
déclarations de résultats, leurs annexes et les autres documents les
accompagnant, selon des modalités qui seraient précisées par arrêté ministériel.

Article 158 - 4 bis, 1649 quater C à quater H du CGI ;


Article 154 I alinéa 2 du CGI ;
Textes de

Article 199 quater B alinéa 1 du CGI.


référence

2.6.14 Les zones franches urbaines (ZFU)


Les entreprises créées ou implantées dans ces zones peuvent bénéficier sous
certaines conditions d’une exonération :
– de taxe professionnelle,
– d’impôt sur les bénéfices,
– de charges sociales patronales,
– de cotisations sociales personnelles d’assurance maladie pour les artisans et
commerçants.

* Pour plus d’informations, consulter le site de l’APCE, http://www.apce.com



s’adresser ?

481
2.6.15 Les avantages fiscaux accordés aux jeunes entreprises innovantes
Un certain nombre d’avantages fiscaux sont accordés aux jeunes entreprises
innovantes engageant des dépenses de recherche-développement minimales.

Sont concernées les entreprises existantes au 1er janvier 2004 et les entre-
prises créées entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2013, quelle que soit leur
Conditions

forme juridique, dès lors qu’elles remplissent les conditions suivantes :


– Être une entreprise nouvelle ;
– Être créée depuis moins de 8 ans ;
– Avoir un capital social détenu directement ou indirectement à 50 % au
moins par des personnes physiques ou sociétés définies par la loi ;
– Répondre aux critères de la PME, c’est-à-dire avoir moins de 250 salariés,
un chiffre d’affaires annuel inférieur à 40 millions d’euros et un total du
bilan inférieur à 27 millions d’euros ;
– Réaliser des dépenses de recherche et de développement (éligibles au cré-
dit d’impôt recherche) représentant au moins 15 % de ses dépenses totales.

• Au titre de l’imposition des bénéfices : exonération totale au titre des 3 pre-


miers exercices bénéficiaires, puis exonération à hauteur de 50 % au titre
Avantages

des 2 exercices bénéficiaires suivants.


• Au titre de l’imposition forfaitaire annuelle (IFA) : exonération totale pen-
dant la période au cours de laquelle la société soumise à l’IS a la qualité de
jeune entreprise innovante.
• Au titre de la taxe foncière sur les propriétés bâties et/ou de taxe profes-
sionnelle : exonération pendant 7 ans sur délibération des collectivités ter-
ritoriales et de leurs groupements.
• En cas de cession des titres de la jeune entreprise innovante acquis à comp-
ter du 1er janvier 2004 : exonération des plus-values de cession d’impôt sur
le revenu sous certaines conditions.
Afin d’encourager la création d’entreprises dans le secteur universitaire, le projet
de loi de finances pour 2008 prévoit d’étendre le statut de la jeune entreprise
innovante aux jeunes entreprises créées par des étudiants et/ou des personnes qui
participent à des travaux de recherche au sein d’établissements de l’enseignement
supérieur pour valoriser leurs travaux. Les entreprises bénéficiant du statut de la
« jeune entreprise universitaire » pourraient alors prétendre aux mêmes avantages
fiscaux que ceux dont bénéficient actuellement les jeunes entreprises innovantes.
Sont visées les entreprises dirigées ou détenues directement à hauteur de 25 %
au moins par un étudiant, par une personne titulaire depuis moins de cinq ans
d’un master ou d’un doctorat, ou par une personne affectée à des activités
d’enseignement et de recherche. Dans le cadre de cette collaboration, une
convention devrait être conclue entre la JEU et l’établissement concerné.
* Au service des impôts des entreprises (SIE)
Article 44 sexies-0 A du CGI ;
Où s’adresser?
Textes de
Article 44 sexies A du CGI ;
Article 1383 D du CGI ;
référence
Article 1466 D du CGI ;
Article 150-0 A du CGI.

482
Appuis logistiques et financiers

2.7 Les aides sociales

2.7.1 Les mesures d’allégement des cotisations sociales des entrepreneurs

2.7.1.1 L’aide aux demandeurs d’emploi créant ou reprenant une entreprise


(exonération de charges sociales pendant un an)
– Demandeurs d’emploi indemnisés ou susceptibles de l’être : allocation
de retour à l’imploi, d’insertion (AI) ou de solidarité spécifique (ASS) ;
Bénéficiaires

– Demandeurs d’emploi non indemnisés, ayant été inscrits 6 mois au


cours des 18 derniers mois à l’ANPE ;
– Bénéficiaires de l’API (Allocation parent isolé) ;
– Bénéficiaires du RMI (Revenu minimum d’insertion), ou leur conjoint ou
concubin ;
– Personnes remplissant les conditions pour bénéficier du dispositif
« nouveaux services-emplois jeunes » ainsi que celles embauchées dans
le cadre de ce dispositif et dont le contrat de travail a été rompu avant le
terme de l’aide ;
Il s’agit des jeunes âgés de 18 à moins de 26 ans (sans autre condition), y
compris ceux titulaires d’un Contrat emploi solidarité ou d’un Contrat
emploi consolidé ainsi que des personnes de moins de 30 ans, non suscep-
tibles de percevoir les allocations de chômage ou reconnues handicapées.
– Salariés repreneurs de leur entreprise en difficulté (dans le cadre de
la procédure de redressement ou de liquidation judiciaire) ;
– Titulaires d’un contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE), s’ils
remplissent l’une des conditions ci-dessus ;
Qui créent ou reprennent une entreprise, quelle que soit son activité (com-
merciale, artisanale, industrielle, libérale ou agricole).
– Bénéficiaires du complément de libre choix d’activité (allocation ver-
sée aux personnes qui interrompent totalement ou partiellement leur acti-
vité professionnelle pour s’occuper de leur enfant de moins de trois ans).
Et, dans le cadre d’un projet de création d’entreprise,
– Personnes qui créent une entreprise dans une zone urbaine sen-
sible (ZUS).

L’ACCRE consiste en une exonération de charges sociales pendant un


de l’aide an à compter soit de la date de l’affiliation au régime des non-salariés,
Nature

soit du début d’activité de l’entreprise si l’assuré relève d’un régime de


salarié.

L’exonération porte sur les cotisations calculées sur les revenus ou rémunéra-
tions ne dépassant pas 120 % du SMIC en vigueur au 1er janvier (18 433 euros
Modalités

pour 2008).
Sont prises en charge, quel que soit leur nouveau statut (salarié ou non-
salarié), les cotisations (patronales et salariales pour les salariés) correspondant
à l’assurance maladie, maternité, allocations familiales, invalidité, décès et
vieillesse de base.

483
Les cotisations relatives à la CSG-CRDS, à la retraite complémentaire, au
risque d’accident du travail et de maladies professionnelles, au Fnal, à la
formation professionnelle continue et le versement transport ne sont donc pas
exonérés.

Les personnes bénéficiant de l’ACCRE peuvent bénéficier d’une prolongation de


la durée de l’exonération de charges sociales qui leur a été accordée initialement.
Prolongation

Pour bénéficier de cette prolongation, le créateur doit être soumis au régime


fiscal de la micro-entreprise et percevoir un revenu professionnel (correspondant
au chiffre d’affaires moins abattement) inférieur ou égal à 1 820 fois le SMIC (soit
15 360 € pour 2008).
Cette prolongation est d’une durée de 24 mois maximum selon les modalités
suivantes :
– L’exonération est totale jusqu’à 5 375 € de revenus professionnels annuels ;
– L’exonération est de 50 % de 5 375 € à 15 360 € de revenus professionnels
annuels.

Les bénéficiaires doivent créer ou reprendre une entreprise, quel que soit son
secteur d’activité et quelle que soit sa forme : entreprise individuelle ou société
Conditions

(associations, GIE et groupements d’employeurs exclus) et en exercer effective-


ment le contrôle.

En cas de création ou reprise sous forme de société :


• Le bénéficiaire doit exercer le contrôle effectif de l’entreprise, c’est-à-dire:
– Soit détenir plus de 50 % du capital (seul ou en famille* avec au moins
35 % à titre personnel).
– Soit être dirigeant dans la société et détenir au moins 1/3 du capital (seul ou en
famille* avec au moins 25 % à titre personnel) sous réserve qu’un autre associé
ne détienne pas directement ou indirectement plus de la moitié du capital.
• Plusieurs personnes peuvent obtenir séparément l’aide pour un seul
et même projet à condition :
– qu’elles détiennent collectivement plus de 50 % du capital ;
– qu’un ou plusieurs d’entre eux aient la qualité de dirigeant ;
– et que chaque demandeur détienne au moins 1/10e de la fraction du capi-
tal détenue par la personne qui possède la plus forte.

✔ Le « plus grand associé » détient 50 % des parts sociales, chaque bénéficiaire doit détenir au
Exemple moins 5 % des parts.

En cas de reprise d’entreprise par rachat de parts sociales, le bénéficiaire de


l’aide doit obligatoirement être dirigeant.
Attention !

Ces conditions doivent être réunies au minimum pendant 2 ans.

* Notion de famille : sont prises en compte les parts détenues par le conjoint, les ascendants et descendants de
l’intéressé.

484
Appuis logistiques et financiers

La procédure de demande d’exonération de cotisations sociales au titre de


l’ACCRE a été modifiée depuis 1er décembre 2007. Désormais, le dossier de
Procédure

demande d’ACCRE doit être déposé auprès du centre de formalités des entre-
prises (CFE) compétent.
Le dépôt peut être effectué dès la déclaration de création ou de reprise de l’en-
treprise au CFE ou dans les 45 jours.
La demande d’exonération est ensuite transmise dans les 24 heures par le
CFE à l’URSSAF compétent, qui statuera sur celle-ci dans un délai d’un mois.
L’absence de réponse dans ce délai vaut acceptation de la demande d’ACCRE.
Précision : les bénéficiaires de l’avance remboursable EDEN sont dispensés
d’effectuer les formalités de demande d’exonération de cotisations sociales auprès
du CFE au titre de l’ACCRE.

La demande de prolongation de l’ACCRE doit être adressée aux organismes


la prolongation sociaux chargés de recouvrer les cotisations, au plus tard à la date d’échéance du
Procédure de

premier avis d’appel des cotisations suivant le 12e mois de l’exonération initiale.
Cette demande doit être renouvelée dans les mêmes conditions au bout des
12 premiers mois de la prolongation.

Le bénéficiaire ne pourra effectuer une nouvelle demande d’exonéra-


d’échec tion avant l’expiration d’un délai de trois ans suivant la précédente décision d’at-
En cas

tribution de l’aide.

– Art. L. 351-24, R 351-41 et suivants du code du travail ;


– Art. L. 161-1-1, L. 161-24 et D. 161-1-1 du code de la Sécurité sociale.
Textes de
référence

2.7.1.2 Exonération de cotisations d’assurance maladie pour les commerçants


et artisans installés en ZRU
Les entrepreneurs (chefs d’entreprise individuelle et dirigeants de société),
ayant le statut de travailleur non salarié et exerçant une activité industrielle,
Bénéficiaires

commerciale ou artisanale dans une zone de redynamisation urbaine.


La mesure concerne aussi bien les entrepreneurs existants que les créateurs
d’entreprise débutant leur activité avant le 31/12/2008.

Ces personnes bénéficient d’une exonération des cotisations sociales d’assu-


l’aide rance maladie-maternité (hors cotisations finançant les indemnités journalières)
Nature de

pour une durée égale à 5 ans.

L’exonération est limitée à un plafond de revenu annuel fixé à 3 042 fois le


montant horaire du SMIC (25 674 euros pour 2008), plafond proratisé en fonc-
tion de la durée d’affiliation du créateur d’entreprise. Cette exonération doit être
demandée au RSI (Régime social des indépendants).

485
Textes de – Loi de finances pour 2002 n° 2001-1275 du 28 décembre 2001 ;
référence – Loi n° 2003-710 du 1er août 2003 d’orientation et de programmation pour la
ville et la rénovation urbaine ;
– Loi de finances pour 2004 n° 2003-1311 du 30 décembre 2003.

2.7.1.3 Exonération de la cotisation d’assurance maladie pour les commerçants


et artisans installés en ZFU
Les entrepreneurs (chefs d’entreprise individuelle et dirigeants de société),
ayant le statut de travailleur non salarié et débutant une activité industrielle,
Bénéficiaires

commerciale ou artisanale dans une zone franche urbaine (ZFU) avant le 31


décembre 2011.
– Peu importe que l’activité soit exercée à titre accessoire ou principal.
– La mesure concerne aussi bien les créateurs d’entreprise que les entrepre-
neurs existants.

Une exonération totale puis partielle des cotisations d’assurance maladie-


de l’aide maternité est accordée. Ne sont pas exonérées les cotisations relatives aux
Nature

indemnités journalières.
• Exonération de la cotisation d’assurance maladie-maternité pendant 5 ans
à compter de la première année d’activité.
Cette exonération s’applique dans la limite d’un plafond de revenu annuel
fixé à 3 042 fois le montant horaire du SMIC (25 674 euros pour 2008).
Ce plafond est proratisé en fonction de la durée d’affiliation du créateur
d’entreprise.
Une demande doit être adressée au RSI (Régime social des indépendants )
pour en bénéficier.
• Exonération partielle de la cotisation d’assurance maladie-maternité à l’is-
sue de la période d’exonération de 5 ans.
Les entreprises de moins de 5 salariés bénéficient d’une sortie dégressive du
dispositif sur 9 ans. L’exonération est égale à :
– 60 % les 5 premières années suivant le terme de la période d’exonération
totale ;
– 40 % les 6e et 7e années suivant le terme de la période d’exonération
totale ;
– 20 % les 8e et 9e années suivant le terme de la période d’exonération totale.

Les entreprises employant 5 salariés et plus bénéficient d’une sortie dégressive


sur 3 ans. L’exonération est égale à :
– 60 % la première année,
– 40 % la deuxième année,
– 20 % la troisième année .

486
Appuis logistiques et financiers

– Loi n° 96 - 987 du 14 novembre 1996 relative à la mise en œuvre du pacte


de relance pour la ville.
Textes de
référence
– Loi de finances rectificative pour 2002 n° 2002-1576 du 30 décembre
2002 ;
– Loi n° 2003-710 du 1er août 2003 d’orientation et de programmation pour
la ville et la rénovation urbaine.
– Loi de programmation pour la cohésion sociale n°2005-32 du 18 janvier
2005 ;
– Loi pour l’égalité des chances n°2006-396 du 31 mars 2006.

2.7.1.4 Exonération de cotisations sociales au profit des salariés-créateurs


Les salariés qui créent ou reprennent une entreprise peuvent sous certaines
conditions bénéficier d’une exonération de charges sociales au titre de leur acti-
vité indépendante, que celle-ci soit de nature commerciale, industrielle, artisa-
nale, agricole ou libérale.

• Les salariés qui justifient avoir effectué au moins 910 heures d’activité sala-
riée au cours des 12 mois précédant la création ou la reprise d’entreprise,
Bénéficiaires

et effectuer les 12 mois suivant la création ou la reprise d’entreprise au


moins 455 heures d’activité salariée.
• Les bénéficiaires de l’Allocation parentale d’éducation (APE) à la date de
création ou de reprise d’entreprise.

Les dirigeants d’entreprise, quel que soit leur régime social, bénéficient pen-
l’aide dant 1 an d’une exonération des cotisations sociales afférentes à leur activité
Nature de

indépendante.
Sont concernées les cotisations d’assurance maladie-maternité, d’assurance
veuvage, vieillesse, invalidité/décès et d’allocations familiales.
Restent dus la CSG/CRDS, la cotisation de retraite complémentaire, le FNAL,
le versement transport.
L’exonération est limitée à un plafond de revenu ou de rémunération égal à
120 % du SMIC.
Pour les dirigeants relevant du régime de la Sécurité sociale, l’exonération
concerne les cotisations salariales et patronales.

Adresser une demande d’exonération par courrier simple à chaque organisme


Procédure social concerné à l’issue des 90 premiers jours d’activité et avant l’expiration de
la période d’exonération. Joindre à cette demande une attestation de l’employeur
ou une copie des bulletins de paie prouvant le nombre d’heures d’activité salariée
requis ou, pour les bénéficiaires de l’APE, une attestation délivrée par la CAF.

Textes de Articles L 161-1-2 et L 161-1-3 du code de la Sécurité sociale.


référence

487
2.7.1.5 Différé et échelonnement des cotisations sociales de la première année
d’activité

Tout créateur ou repreneur d’entreprise, quel que soit leur régime social et
l’activité exercée.
Bénéficiaires

Cette mesure permet aux créateurs et repreneurs d’entreprises de reporter le


l’aide paiement des cotisations sociales provisionnelles de la première année d’activité
Nature de

et de fractionner, s’ils le souhaitent, le paiement des cotisations définitives dues


au titre de cette période.
Sont concernées les cotisations sociales dues au titre de la maladie-maternité,
des indemnités journalières, des allocations familiales, de la vieillesse de base, de
la retraite complémentaire obligatoire et de l’invalidité-décès des artisans et des
commerçants, de la CSG/CRDS, de la participation-formation continue.

En revanche, les cotisations de retraite complémentaire obligatoire et d’inva-


lidité-décès des professions libérales se sont pas concernées.

Adresser une demande à chaque organisme social concerné pour demander à


bénéficier du report et/ou de l’étalement.
Procédure

Textes de Article L. 131-6-1 du code de la Sécurité sociale.


référence

2.7.1.6 Aménagement des modalités de calcul des cotisations sociales


provisionnelles
Seuls les dirigeants relevant du régime des travailleurs non salariés peuvent
bénéficier de cette mesure.
Bénéficiaires

Le dirigeant peut demander le calcul de ses cotisations sociales provision-


l’aide nelles sur la base du revenu qu’il estime réaliser au cours de l’année.
Nature de

Cette mesure permet ainsi d’éviter des avances de cotisations sociales si votre
revenu baisse, ou des régularisations importantes de cotisations sociales l’année
suivante si votre revenu augmente.
Attention, une majoration de retard égale à 10 % sera due par l’entreprise si le
revenu définitif est supérieur de plus d’un tiers au revenu estimé par l’entreprise.
Cette option est ouverte l’année de création de l’entreprise et les années ulté-
rieures.

Textes de Article L. 131-6 du code de la Sécurité sociale.


référence

488
Appuis logistiques et financiers

2.7.1.7 Bouclier social

Introduit par la loi instaurant le droit opposable au logement du 5 mars 2007,


le bouclier social, qui entre en vigueur à compter du 1er janvier 2008, comprend
deux mesures sociales en faveur des microentrepreneurs :
– une exonération permanente de cotisations sociales qui entraîne leur pla-
fonnement ;
– la possibilité d’opter pour le calcul trimestriel et simplifié de leurs cotisa-
tions sociales.

2.7.1.7.1 Exonération permanente de cotisations sociales en faveur des


microentrepreneurs
Cette mesure concerne les entrepreneurs placés sous le régime fiscal de la
microentreprise.
Bénéficiaires

Il s’agit d’une exonération permanente des cotisations sociales dues par le chef
l’aide d’entreprise au titre de son activité indépendante.
Nature de

Cette exonération s’applique après l’exonération des cotisations sociales


accordée au titre :
Modalités

– de l’ACCRE ;
– d’une implantation en ZRU, ZFU ou dans les DOM ;
– ou en qualité de salarié-créateur ou de bénéficiaires de l’allocation parentale
d’éducation.
Elle concerne les cotisations :
– d’assurance maladie-maternité ;
– et d’allocations familiales.
Et pour les seuls artisans, industriels et commerçants (y compris les débitants
de tabac) :
– la vieillesse de base ;
– la retraite complémentaire ;
– et l’invalidité-décès.

L’exonération conduit au plafonnement des cotisations sociales à une fraction


du chiffre d’affaires égale à :
Portée

– 14 % pour les entreprises dont le commerce principal est de vendre des mar-
chandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur
place, ou de fournir le logement ;
– et à 24,6 % pour les entreprises exerçant une autre activité.
Un décret en attente de publication doit fixer le montant de la fraction appli-
cable aux entreprises en micro-BNC.
Les entrepreneurs qui bénéficient de cette exonération ne sont pas soumis au
paiement de cotisations provisionnelles minimales au titre des assurances maladie-
maternité, vieillesse de base, retraite complémentaire et invalidité-décès.

489
Cette mesure entre en vigueur à compter :
– des cotisations assises sur les revenus perçus en 2008 ;
Entrée en
vigueur
– et des régularisations en 2008 des cotisations assises sur les revenus perçus
en 2007.

Textes de Articles L131-6-2 et D131-6 du Code de la Sécurité sociale.


référence

2.7.1.7.2 Calcul trimestriel et simplifié des cotisations sociales


Cette mesure concerne les chefs d’entreprises créées à compter du 1er janvier
2008, relevant du régime social des travailleurs non salariés et dont le chiffre
Bénéficiaires

d’affaires ne dépasse pas les limites suivantes :


– 76 300 euros HT pour les exploitants dont le commerce principal est de
vendre des marchandises, des objets, des fournitures et des denrées à
emporter ou à consommer sur place, ou de fournir un logement (hôtellerie,
locations de meublés, etc.) ;
– 27 000 euros HT pour les autres prestataires de services relevant des BIC,
et les professionnels relevant des BNC.

La mesure permet au chef d’entreprise d’opter pour un mode de calcul « sim-


l’aide plifié » de ses cotisations sociales.
Nature de

En cas d’option, les cotisations sociales sont calculées et payées trimestrielle-


ment sur la base du CA réellement réalisé au cours du trimestre précédent, et
non sur une base forfaitaire.
Les cotisations sociales dues sont alors égales à une fraction de ce chiffre d’af-
faires fixée, pour les entreprises en micro-BIC, à :
– 14 % pour les entreprises dont le commerce principal est de vendre des mar-
chandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur
place, ou de fournir le logement ;
– à 24,6 % pour les entreprises exerçant une autre activité.
Un décret en attente de publication doit fixer le montant de la fraction appli-
cable aux entreprises en micro-BNC.

L’entrepreneur doit faire sa demande par lettre simple ou sur un formulaire


auprès du régime social des indépendants, dans les 60 jours qui suivent l’imma-
Procédure

triculation de l’entreprise.
Il communique ensuite au RSI le montant du chiffre d’affaires réalisé au cours
du trimestre précédent et celui de ses cotisations sociales.
Pour la période comprise entre le début d’activité et la fin du trimestre civil
suivant, cette information et le paiement des cotisations devront intervenir au
plus tard 30 jours après la fin de ce trimestre.
Les travailleurs non-salariés qui optent pour ce dispositif sont dispensés d’éta-
blir une déclaration de revenus auprès du régime social des indépendants (RSI).

Cette option est ouverte l’année de création de l’entreprise et les 2 années


l’option civiles suivantes.
Durée de

Textes de Art. L131-6 et suivants, et D133-7 du Code de la Sécurité sociale.


référence

490
Appuis logistiques et financiers

2.7.1.8 Maintien des allocations chômage par l’ASSEDIC

Dans le cadre de la création ou de la reprise d’entreprise, un demandeur d’em-


ploi indemnisé peut prétendre :
- soit à une aide financière versée par l’Assedic (cf. page 455) ;
- soit au maintien de ses allocations chômage décrit ci-après.

– rester inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi ;


– avoir une rémunération tirée de sa nouvelle activité inférieure à 70 % de sa
Conditions

rémunération antérieure.

Le nombre de jours dans le mois auxquels le porteur de projet peut prétendre


maintenues à ses allocations chômage, est réduit d’un nombre de jours calculé de la manière
Allocations

suivante :

Rémunération soumise à cotisations sociales / 12


Salaire journalier de référence

Si les revenus non salariés ne sont connus que la seconde année d’activité, la
rémunération prise en compte par les Assedic correspond à l’assiette forfaitaire
utilisée par les caisses sociales pour le calcul des cotisations des deux premières
années d’activité, soit environ 6 734 euros la 1re année d’activité et 10 101 euros
la 2e année (chiffres 2008).
Le cumul de revenus professionnels et des allocations chômage est possible
dans la limite des droits restant dus au créateur et dans la limite de 15 mois
(sauf pour les personnes âgées de 50 ans et plus, pour qui la limite de 15 mois ne
s’applique pas).

Le créateur ou repreneur d’entreprise doit maintenir son inscription comme


demandeur d’emploi. Dans sa déclaration mensuelle de situation, il doit déclarer
Procédure

qu’il est toujours à la recherche d’un emploi. À défaut, il sera radié de la liste des
demandeurs d’emploi et le cumul de ses allocations ne sera plus possible.
Il doit également prendre l’engagement de fournir l’année suivante les élé-
ments nécessaires à la détermination de ses revenus non salariés réels. Si ces
derniers s’avèrent être supérieurs à 70 % de sa rémunération antérieure, il devra
reverser les allocations perçues à tort.

Texte de Convention d’assurance chômage du 18 janvier 2006.


référence

491
2.7.2 Les aides à l’embauche de salariés
Tableau des aides à l’embauche de salariés

SALARIÉS VISÉS CONDITIONS PROCÉDURES AIDES DE L’ÉTAT


Toute personne sans Conclusion d’un : Signature d’une 1°) Aide financière destinée à
CONTRAT
emploi, inscrite ou non à - contrat à durée convention avec compenser une partie du salaire
INITIATIVE-
l’ANPE et rencontrant indéterminée, l’ANPE avant ou du bénéficiaire ainsi que les frais
EMPLOI (CIE)
des difficultés sociales et ou concomitamment à de formation et
professionnelles d’accès à l’embauche. d’accompagnement
- contrat à durée professionnels.
l’emploi.
déterminée de
24 mois maximum. Son montant est fixé
Attention ! Les critères d’éligibilité au annuellement par le préfet de
Régime du CIE CIE sont définis Durée minimale région sans pouvoir excéder 47%
en vigueur depuis annuellement par le préfet hebdomadaire du du taux brut du SMIC par
le 1er mai 2005 de région. travail : 20 heures heure travaillée.
en métropole. (sauf pour les 2°) Absence de prise en compte
personnes des salariés dans l’effectif de
handicapées). l’entreprise.
REDUCTION Tous les salariés quels que L’entreprise doit Application de la Réduction des cotisations patro-
FILLON soient leurs horaires de tra- cotiser au régime réduction par l’em- nales de Sécurité sociale (assu-
vail. d’assurance-chô- ployeur lui-même. rances maladie maternité,
mage. Établissement chaque vieillesse et invalidité décès, allo-
mois d’un document cations familiales), accidents du
Ne sont pas concernés les
justificatif du calcul travail et maladies professionnelles
dirigeants d’entreprise qui
Pour les entre- en indiquant : dans la limite de 1,6 fois la garan-
ne cotisent pas au régime
prises créées à - le nombre de salariés tie de rémunération.
d’assurance chômage,
ouvrant droit à la La réduction est calculée par
compter du 1er même s’ils sont affiliés au
réduction, salarié chaque mois en
juillet 2003 régime général de la
- le montant total des appliquant un coefficient sur la
Sécurité sociale.
réductions appliquées, rémunération brute mensuelle
du salarié.
- l’identité, le montant
de la rémunération La réduction est au maximum
mensuelle brute, le de 26 % d’un SMIC depuis le
nombre d’heures 1er juillet 2005.
rémunérées, le
coefficient et le
montant de la
réduction pour
chaque salarié.

- Jeunes de 16 à 25 ans Conclusion d’un Retrait du formulaire Prime destinée à compenser le coût
CONTRAT des charges patronales pendant 2 ans :
révolus répondant à contrat à durée de demande auprès
JEUNES EN - à taux plein la première année soit
l’une des conditions sui- indéterminée à de l’ASSEDIC ou de
ENTREPRISE 400 euros par mois ;
vantes : temps complet ou à la DDTEFP.
(SEJE) - et 50 % la 2ème année, soit 200
- avoir un niveau de temps partiel.
formation inférieur à un euros par mois.
Régime en Dépôt du dossier en
diplôme de fin du La durée légale du La prime est versée trimestriellement à
vigueur depuis le double exemplaire
second cycle de travail doit être au terme échu.
22 avril 2006 auprès de l’ASSEDIC
l’enseignement général, moins égale à la L’aide est cumulable avec la réduction
dans le mois suivant
technologique ou moitié de la durée de cotisations patronales dite « Fillon ».
Le projet de loi de l’embauche.
professionnel, c’est-à- collective de travail. En revanche, elle ne peut être cumulée
finances pour 2008 avec une autre aide de l’État.
dire ne pas avoir obtenu
prévoit de Par exception à ce principe,
le BAC, ou être sans
fusionner le dispo- l’employeur embauchant un jeune en
qualification ;
sitif SEJE avec le contrat de professionnalisation à durée
CIE. Le SEJE - résider en ZUS ;
indéterminée pourra cumuler l’aide
serait alors sup- - être titulaire d’un
spécifique à ce contrat avec celle
primé. CIVIS.
attachée au contrat jeune.
Dans ce cas, le montant de
l’aide est de 200 euros par mois
la première année et de 100
euros par mois la seconde
année.

492
Appuis logistiques et financiers

Tableau des aides à l’embauche des salariés (suite)

SALARIÉS VISÉS CONDITIONS PROCÉDURES AIDES DE L’ÉTAT


CONTRAT Jeunes de 16 à 25 ans - Conclusion d’un - Enregistrement du - Aide forfaitaire :
D’APPRENTISSAGE désirant se former en vue contrat à durée déter- contrat d’apprentis- Conditions
de l’obtention d’un minée de 1 à 3 ans. sage auprès de la d’attribution fixées
diplôme de Possibilité dans cer- chambre consulaire par la région.
l’enseignement technique. tains cas de déroger à dont relève l’entre- Montant minimun de
cette règle. prise artisanale, com- 1 000 euros par
Exceptionnellement, merciale ou agricole. année de cycle de
15 ans s’ils ont effectué la - Rémunération : Pour les entreprises formation.
scolarité du premier cycle 25 à 78 % du SMIC, exerçant une activité - Artisans avec moins
de l’enseignement en fonction de l’âge et libérale, le contrat est à de 11 salariés :
secondaire ou s’ils suivent de la progression dans adresser à la DDTEFP. Exonération de
une “formation le cycle de formation. l’ensemble des
apprentissage junior”. - Contrôle a posteriori cotisations patronales
de l’administration. et salariales.
Jeunes de 26 ans et plus - Entreprises de plus de
ayant un projet de 10 salariés :
création ou de reprise Exonération totale
d’entreprise dont la des cotisations, à
réalisation est l’exception de la part
subordonnée à l’obtention patronale des
d’un diplôme sanctionnant cotisations de retraite
la formation. complémentaire et
d’assurance
chômage...
- Crédit d’impôt pour
l’emploi d’apprentis.

AIDE - Demandeurs d’emploi Contrat à durée indéter- Dépôt d’une offre Aide versée à
DÉGRESSIVE À de moins de 50 ans, minée ou contrat à auprès de l’ANPE. l’employeur
L’EMPLOYEUR bénéficiant de l’allocation durée déterminée de correspondant à :
d’aide au retour à 12 à 18 mois. Puis signature d’une
l’emploi depuis plus de convention entre les - 40 % du salaire
12 mois. Temps plein ou partiel. ASSEDIC et d’embauche pour la
- Personnes de 50 ans et l’employeur 1re année en CDI ou
plus. L’embauche doit comprenant les le 1er tiers de la
concerner l’un des conditions de tutorat, période du CDD.
métiers répertoriés par la formation et les
le Groupe paritaire autres mesures - 30 % du salaire
national du suivi (GPS). d’accompagnement du d’embauche pour la
salarié. 2e année en CDI ou
L’employeur doit être le 2e tiers de la
affilié au régime d’assu- L’employeur doit période du CDD.
rance chômage et être à fournir aux ASSEDIC
jour de ses cotisations une copie du contrat - 20 % du salaire
sociales. de travail ou de d’embauche pour la
l’attestation 3e année en CDI ou
L’entreprise ne doit pas d’embauche au
le 3e tiers de la
avoir procédé à un démarrage, puis une
période du CDD.
licenciement pour motif attestation d’emploi
économique au cours tous les mois.
des 12 mois précédant
l’embauche.

493
Tableau des aides à l’embauche des salariés (suite)

SALARIÉS VISÉS CONDITIONS PROCÉDURES AIDES DE L’ÉTAT

EXONÉRATION Tous les salariés de Conclusion d’un Déclaration Exonération pendant 5 ans
DE l’entreprise, quelle que d’embauche de charges patronales sur la
CHARGES soit leur date - contrat à durée spécifique à adresser fraction de la rémunération
SOCIALES d’embauche, dans la indéterminée, à l’URSSAF dans les inférieure ou égale à 1,4 SMIC
PATRONALES limite de 50 salariés. 30 jours suivant (assurances sociales, allocations
Les salariés peuvent ou l’embauche. familiales, versement de
dans les zones être exclusivement transport et de FNAL).
franches urbaines employés dans la zone - contrat à durée Exonération partielle des
(ZFU) Mention par
franche ou exercer leur déterminée de cotisations sociales à l’issue de
l’employeur du
activité en dehors de 12 mois au moins. la période d’exonération totale
Attention ! montant des
l’établissement sous rémunérations pendant 3 ans ou pendant
Les conditions à certaines conditions. 9 ans selon l’effectif de
remplir par les exonérées sur une
Clause d’embauche ligne prévue à cet l’entreprise.
entreprises sont
différentes selon locale : à partir de la effet dans le
qu’il s’agit d’une 3e embauche ouvrant bordereau Restent donc à payer:
entreprise dans droit au bénéfice de récapitulatif de
cotisations. - Part salariale des assurances
une ZFU ouverte l’exonération,
sociales,
en 1997 ou en l’entreprise doit
compter au moins - CSG, CRDS,
2004 et 2006
1/3 de salariés résidant - ASSEDIC,
dans la ZFU - Retraite complémentaire.
d’implantation.

EMBAUCHE Tous les salariés dont Conclusion d’un : Déclaration Exonération pendant 12 mois
JUSQU’AU l’embauche entraîne une - contrat à durée impérative auprès de de charges patronales sur la
50e SALARIÉ augmentation de indéterminée, la DDTEFP dans les fraction de la rémunération
l’effectif déjà employé 30 jours de inférieure ou égale à 1,5 SMIC
ou l’embauche.
dans les zones de par l’entreprise, dans la (assurances sociales, allocations
revitalisation limite de 50 salariés, à - contrat à durée familiales).
rurale ou de l’exception : déterminée de
redynamisation 12 mois au moins
- des mandataires
urbaine (conclu pour Restent donc à payer :
sociaux ne cumulant
accroissement - Part salariale des assurances
pas dans la société un
Association à but temporaire sociales,
contrat de travail,
non lucratif exclue d’activité).
- d’employés de maison - CSG, CRDS,
ou d’aides familiales. versement transport, FNAL,
Les salariés doivent être - ASSEDIC,
exclusivement employés - Retraite complémentaire.
dans une ZRU ou ZRR.

494
Appuis logistiques et financiers

Tableau des aides à l’embauche des salariés (suite)


SALARIÉS VISÉS CONDITIONS PROCÉDURES AIDES DE L’ÉTAT
CONTRAT DE - Jeunes âgés de 16 à - Concerne toutes • L’employeur L’employeur bénéficie :
PROFESSION- 25 ans souhaitant les entreprises, à doitadresser le - dans certains cas, d’une
NALISATION compléter leur l’exclusion des contrat de exonération des cotisations
formation initiale. particuliers, de professionnalisat sociales patronales,
l’État, des ion dans les 5 - d’un remboursement des
- Demandeurs d’emploi établissements jours de sa dépenses de formation à hauteur
de 26 ans et plus. publics conclusion à de 9,15 euros par heure,
administratifs et l’organisme - d’un remboursement des
des collectivités paritaire agréé. dépenses de formation du tuteur
locales. à hauteur de 15 € par heure et
• Signer le cas dans la limite de 40 heures,
- Contrat à durée échéant une
- de l’absence de prise en compte
indéterminée convention avec
de ces salariés dans l’effectif de
(CDI) avec une l’organisme de
l’entreprise pendant une durée
action de formation ou
variant selon la nature du contrat,
professionnalisatio l’établissement
n comprise entre d’enseignement. - d’une aide forfaitaire de 686
6 et 12 mois. euros par accompagnement et par
• Contrat de an si embauche par un
Ou professionnalisat groupement d’employeurs dans
ion transmis certains cas.
- Contrat à durée dans le délai - d’une aide forfaitaire de 200 euros
déterminée d’un mois par par mois, dans la limite de 2 000
(CDD) l’organisme euros par contrat conclu avec un
correspondant à la paritaire agréé à demandeur d’emploi indemnisé.
période d’action la DDTEFP. S’il était demandeur d’emploi
de indemnisé avant son embauche en
professionnalisatio contrat de professionnalisation, le
n comprise entre salarié bénéficie, sous certaines
6 et 12 mois conditions, d’une aide spécifique
minimum. complémentaire au retour à
l’emploi.

EXONÉRATION Salariés participant aux L’entreprise doit à L’entreprise qui Exonération des cotisations
DE CHARGES travaux de recherche la clôture de souhaite patronales d’assurance maladie,
PATRONALES menés par des entreprises l’exercice répondre bénéficier de cette maternité, invalidité, décès,
AU PROFIT reconnues jeunes aux critères de la mesure l’indique vieillesse, allocations familiales
DES JEUNES entreprises innovantes : jeune entreprise sur le bordereau pendant la période de
ENTREPRISES - chercheurs, innovante. récapitulatif de qualification de JEI.
INNOVANTES cotisations
- techniciens,
L’employeur doit sociales. (Dans la limite de 249 salariés.)
Concerne les - gestionnaires de projets être soumis à
rémunérations versées de recherche- l’obligation
à compter du développement, d’assurance
1er janvier 2004 - juristes chargés de la chômage.
protection industrielle
et des accords de
technologie,
- personnels chargés de
tests pré concurrentiels,
- mandataires sociaux
relevant du régime général
de Sécurité sociale.

STAGE D’ACCÈS
À L’ENTREPRISE Attention ! Le SAE a été supprimé et remplacé à compter du 1er mai 2005 par le CIE.
(SAE)

495
Tableau des aides à l’embauche des salariés (suite)

SALARIÉS VISÉS CONDITIONS PROCÉDURES AIDES DE L’ÉTAT

EMBAUCHE DE Personnes handicapées. - Contrat à durée indéter- S’adresser à la Pour l’entreprise :


PERSONNES minée, délégation régionale
- prime à l’insertion
HANDICAPÉES - Contrat à durée déter- de l’AGEFIPH :
minée de 12 mois mini- www.agefiph.asso.fr 1600 €,
mum. - aide complémentaire si
signature d’un contrat
d’apprentissage ou de
La durée hebdomadaire professionnalisation.
ne peut être inférieure à
16 h. Pour le salarié :
- prime à l’insertion de
800 €,
- subvention au titre d’un
contrat d’apprentissage
de 1 525 € ou de
professionnalisation.
Cette aide peut se cumuler
avec la plupart des autres
aides à l’embauche
délivrées par l’État.

CIVIS Attention ! ce dispositif a été profondément réformé. Il ne s’agit plus d’une aide à l’embauche.

CONTRAT - Personnes percevant CDI ou CDD a temps Solliciter une


Pour l’employeur :
D’INSERTION - le RMI, l’ASS, l’API partiel ou contrat de demande de
RMA ou l’AAH. travail temporaire à temps convention - Aide financière forfaitaire
partiel (si CDD, durée préalablement à de 433 euros environ.
- Anciens détenus ou comprise entre 6 et 18 l’embauche au - Absence de prise en
personnes bénéficiant mois). président du conseil compte des salariés dans
d’un aménagement général si le l’effectif de l’entreprise.
de peine et alloca- Durée hebdomadaire : bénéficiaire est
taires de ces minima 20 heures minimum. allocataire du RMI ou - Possibilité de prise en
sociaux. à l’ANPE si le charge des frais
Salaire ou revenu bénéficiaire est d’embauche et de
minimum d’activité allocataire de l’ASS ou formation par le conseil
(RMA) : égal au de l’API. général.
minimum au SMIC Pour le salarié :
correspondant au nombre
d’heures travaillées. - Maintien des minima
sociaux sous certaines
conditions.
Possibilité de cumuler le
Cl-RMA avec un CAPE - Maintien des droits
ou une autre activité afférents aux minima
professionnelle à temps sociaux.
partiel sous réserve de
Cette aide ne peut se
respecter la durée
maximale légale du cumuler avec une autre
travail. aide à l’emploi.

N. B. :
- Les régions peuvent accorder une aide au recrutement de cadres (ARC). Les conditions
varient d’une région à une autre.

496
Appuis logistiques et financiers

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008 modifie certains dis-


positifs d’exonération de charges sociales. Elle supprime à compter du 1er janvier
2008 les exonérations totales des cotisations d’accidents de travail et de mala-
dies professionnelles.
Cette mesure concerne notamment les exonérations de cotisations sociales
accordées au titre de l’ACCRE et les exonérations accordées aux salariés créa-
teurs ou repreneurs d’entreprise. Sont également concernées les mesures
d’exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises et associa-
tions de services à la personne, aux jeunes entreprises innovantes, ou au titre
d’une implantation dans une ZRU, ZFU ou ZRR, dans un bassin d’emploi à
redynamiser ou dans un département d’outre-mer.

Cette loi crée également à titre expérimental et jusqu’au 31 décembre 2010


un dispositif qui permettra aux personnes exerçant une activité économique
réduite à fin d’insertion d’êtres rattachées temporairement au régime général
de la Sécurité sociale. Ces personnes devront bénéficier d’un accompagne-
ment en matière administrative et financière assuré par une association
agréée par le ministère chargé de la Sécurité sociale.
L’entrée en vigueur de cette mesure est subordonnée à la publication d’un
décret précisant les modalités d’application du dispositif.

2.8 Les mesures d’incitation destinées aux créateurs d’entreprises

2.8.1 Le congé et le temps partiel pour création ou reprise d’entreprises et


le congé sabbatique

Le congé ou la période de travail à temps partiel pour création ou reprise d’entre-


prises et le congé sabbatique permettent à un salarié souhaitant créer ou reprendre
une entreprise de se consacrer à son projet, soit en s’absentant de chez son employeur
pour une période prolongée, soit en conservant une activité salariée réduite. A l’is-
sue de ces dispositifs, le salarié a l’assurance de retrouver, s’il le souhaite, une
activité ou un emploi de même niveau de qualification et un salaire équivalent.
Durant les congés, le contrat de travail est suspendu, et non pas rompu. Par
conséquent, les effets du contrat sont eux-mêmes suspendus, et notamment le ver-
sement du salaire. En revanche, en cas de travail à temps partiel, le versement du
salaire est maintenu au prorata du nombre d’heures de travail effectuées.
Dans tous les cas, certaines obligations demeurent et, en particulier, les obli-
gations de loyauté et de discrétion du salarié.

Ces dispositifs concernent les salariés du secteur privé, et non les fonction-
naires qui eux peuvent solliciter une mise en disponibilité. De plus, le projet de
loi de modernisation de la fonction publique, en cours de discussion devant le
Parlement au jour d’actualisation de cet ouvrage, prévoit d’assouplir les condi-
tions de cumul d’activités, ainsi que la création du service à temps partiel pour
création ou reprise d’entreprise par les fonctionnaires.

497
Tableau de présentation du congé et du temps partiel
pour création ou reprise d’entreprises et du congé sabbatique
TEMPS PARTIEL CONGÉ CRÉATION CONGÉ SABBATIQUE
POUR CRÉATION
TEXTES DE
Articles L. 122-32-12 et suiv. du code du travail
RÉFÉRENCE

MOTIF - Créer ou reprendre une entreprise Aucun motif particulier.


ou
- Assurer des fonctions de direction dans une
jeune entreprise innnvante (JEI).

Les salariés de toutes les


entreprises privées.
Les fonctionnaires disposent,
Les salariés de toutes les entreprises privées. quant à eux, en fonction de
Les fonctionnaires disposent, quant à eux, en leur position statutaire, de
fonction de leur position statutaire, de différentes différentes possibilités :
possibilités : - une mise en disponibilité
BÉNÉFICIAIRES - la mise en disponibilité pour création d’entreprise, pour création d’entreprise,
- l’accomplissement d’un service à temps partiel - l’accomplissement d’un
(pour une durée de travail au moins égale à un service à temps partiel
mi-temps), pour une durée d’un an, renouvelable (pour une durée de travail
un an. au moins égale à un mi-
temps), pour une durée
d’un an, renouvelable un
an.

- Avoir une ancienneté de 24 mois au moins, - Avoir une ancienneté de


consécutifs ou non, dans l’entreprise même, ou 36 mois au moins, consécu-
dans toute entreprise du même groupe. tifs ou non, dans l’entreprise
même ou dans toute entre-
- Ne pas avoir bénéficié d’un congé création ou prise du même groupe.
d’un temps partiel pour création au cours des 3 - Justifier d’une activité
dernières années. professionnelle de 6 ans
CONDITIONS minimum.
D’OCTROI - Ou ne pas avoir bénéficié d’un congé ou d’un - Ne pas avoir bénéficié au
temps partiel pour exercer des fonctions de cours des 6 années précé-
direction dans une JEI au cours des 3 dernières dentes d’un congé sabba-
années. tique, d’un congé création
ou d’un congé formation de
À noter : le congé création ou la période de travail 6 mois au moins.
à temps partiel pour création peuvent succéder à
un congé sabbatique.

498
Appuis logistiques et financiers

Tableau de présentation du congé et du temps partiel


pour création ou reprise d’entreprises et du congé sabbatique (suite)

TEMPS PARTIEL CONGÉ CRÉATION CONGÉ SABBATIQUE


POUR CRÉATION

6 mois minimum à
DURÉE 1 an maximum renouvelable 1 fois
11 mois maximum

Informer l’employeur 2 mois à l’avance par


lettre recommandée avec accusé de réception
ou par lettre remise en main propre contre
décharge, et préciser :
- la date de début du congé ou de la période
de travail à temps partiel envisagée,
- la durée du congé ou de la période de
travail à temps partiel envisagée,
Informer l’employeur 3 mois à
- la réduction de temps de travail désirée,
l’avance, par lettre
- la nature de l’activité de l’entreprise à créer recommandée avec accusé de
ou à reprendre. réception ou par lettre remise
en main propre contre
FORMALITÉS À Aucun texte n’indique le degré de précision décharge, de la date du départ
ACCOMPLIR de la description de l’activité en cause. et de la durée envisagées.
L’employeur peut demander de plus amples
détails au salarié sur son projet, mais ne peut Le salarié n’a pas à préciser la
les exiger, ni refuser le congé au motif que la raison pour laquelle il souhaite
description de l’activité n’était pas prendre un congé.
suffisamment affinée.
Ce congé pourra être pris en
L’employeur doit informer le salarié de sa cas de création ou de reprise
réponse par lettre remise en main propre d’une entreprise par un salarié
contre décharge, ou par lettre recommandée qui ne souhaite pas révéler son
avec accusé de réception. projet à l’employeur.

Le défaut de réponse de l’employeur dans


un délai de 30 jours à compter de la
réception de la lettre vaut acceptation.
La transformation du contrat de travail à
temps plein en temps partiel doit faire l’objet
d’un avenant au contrat.

OBLIGATION DE Le chef d’entreprise communique semestriellement au comité d’entreprise (ou


L’EMPLOYEUR À aux délégués du personnel, en cas de carence du comité d’entreprise) la liste des
L’ÉGARD DU demandes de congés et de transformation des contrats de travail à temps plein
COMITÉ en temps partiel pour création d’entreprise, avec la suite qui leur a été donnée.
D’ENTREPRISE

L’employeur, quel que soit l’effectif de l’en-


L’employeur peut différer le
POSSIBILITÉ DE treprise, peut différer le départ en congé ou
départ en congé dans la limite
REPORT PAR la mise à temps partiel dans la limite de
de 6 ou 9 mois pour les entre-
L’EMPLOYEUR 6 mois à dater de la présentation de la lettre
prises de moins de 200 salariés.
recommandée.

499
Tableau de présentation du congé et du temps partiel
pour création ou reprise d’entreprises et du congé sabbatique (suite)

TEMPS PARTIEL CONGÉ CRÉATION CONGÉ SABBATIQUE


POUR CRÉATION

Dans les entreprises de plus


de 200 salariés, l’employeur
a la possibilité de différer le
début de la période de tra-
vail à temps partiel lorsque
L’employeur a la possibilité de différer le départ en
POSSIBILITÉ DE plus de 2 % de l’effectif
congé lorsque plusieurs autres salariés bénéficient
REPORT PAR salarié bénéficie déjà d’une
déjà d’un des 2 congés (le quota diffère selon que
L’EMPLOYEUR transformation du contrat
l’entreprise emploie plus ou moins de 200 salariés).
de travail à temps plein en
temps partiel pour la créa-
tion d’entreprise, ou pour
assurer des fonctions de
direction dans une JEI.
Dans les entreprises de moins de 200 salariés, le chef d’entreprise peut refuser,
après avis du comité d’entreprise ou, s’il n’en existe pas, des délégués du
personnel, le congé ou le temps partiel s’il estime que le congé aura des
POSSIBILITÉ DE conséquences préjudiciables pour l’entreprise ou si le salarié envisage de créer
REFUS DE une activité directement concurrente de son employeur.
L’EMPLOYEUR Le chef d’entreprise doit motiver son refus et en avertir le salarié par lettre
recommandée avec accusé de réception ou par lettre remise en main propre
contre décharge. Le salarié a 15 jours, à dater de la réception de la lettre, pour
contester la décision devant le conseil des prud’hommes (en référé).
En cas de prolongation, en informer l’employeur
(par lettre recommandée avec AR)
2 mois avant le terme du congé ou de la
période de travail à temps partiel.
En cas de renouvellement de la période de
travail à temps partiel, un nouvel avenant au
contrat de travail doit être signé.
L’employeur a la possibilité de différer le
renouvellement jusqu’à 6 mois à compter de
RENOUVELLE- la demande de prolongation. Pas de prolongation.
MENT
Le renouvellement
peut être reporté, dans
les entreprises de plus
de 200 salariés, ou L’employeur n’a
refusé dans les pas la possibilité
entreprises de moins de s’opposer au
de 200 salariés, si le renouvellement.
fonctionnement de
l’entreprise est
compromis.

500
Appuis logistiques et financiers

Tableau de présentation du congé et du temps partiel


pour création ou reprise d’entreprises et du congé sabbatique (suite)

TEMPS PARTIEL CONGÉ CRÉATION CONGÉ SABBATIQUE


POUR CRÉATION
Le salarié ne peut invoquer aucun droit à être réemployé avant l’expiration du congé
ou de la période de travail à temps partiel. Lors de sa réintégration à l’expiration de
son congé création, aucun texte n’impose au salarié de fournir à son employeur la
preuve de la création ou de la reprise de l’entreprise (Arrêt de la cour de cassation,
FIN DU chambre sociale, 1er décembre 2005, n° du pourvoi 04-41394).
DISPOSITIF Le salarié pourra, à l’issue de
Le salarié pourra, à l’issue de sa période de congé,
sa période de travail à temps
retrouver son précédent emploi ou un emploi
partiel, retrouver une acti-
similaire, avec un salaire au moins équivalent.
vité à temps plein avec un
salaire au moins équivalent.
Les salariés qui prévoient de demander un congé créa-
Le salarié à temps tion ou un congé sabbatique peuvent demander un
partiel ne peut pas report des congés payés annuels dus au-delà de 24
bénéficier du report de jours ouvrables, jusqu’à la date de départ en congé et
ces congés, il reste sur une période de 6 années maximum.
soumis au régime légal
Dans ce cas, le bénéficiaire du congé demande que lui
CONGÉS PAYÉS ou conventionnel des
soit versée une indemnité compensatrice correspon-
congés payés.
dant aux congés payés dont il n’a pas bénéficié.

Le salarié peut, le cas échéant, utiliser le compte épargne temps qu’il détient
pour financer les heures non travaillées.

Les salariés bénéficiant d’un congé création ou


sabbatique continuent d’être couverts par la Sécurité
sociale pendant 12 mois, tant en ce qui concerne les
prestations en nature (remboursements des soins) que
les prestations en espèces (indemnités journalières).
Le maintien de la couverture sociale ne concerne pas
l’assurance vieillesse ; le salarié pourra prendre une
Le salarié bénéficie du assurance volontaire ou, éventuellement, acheter plus
PROTECTION
régime de protection tard les points de retraite correspondant à l’année du
SOCIALE DU
sociale des salariés au congé.
SALARIÉ EN
titre de son contrat de
CONGÉ
travail à temps partiel. Il est bien entendu que ce régime de maintien des
droit cesse dès l’instant où la personne débute une
activité indépendante. Elle dépend alors du régime
social correspondant à son statut dans l’entreprise
créée.
Dès que le salarié retrouve son emploi après le
congé, il est à nouveau couvert par la Sécurité
sociale.

Le déblocage anticipé des droits du salarié au titre de la participation aux


DÉBLOCAGE DE résultats de l’entreprise est possible lorsque les sommes épargnées sont affectées
PARTICIPATION à la création ou à la reprise d’une entreprise par le salarié, son conjoint marié ou
uni par un PACS ou par ses enfants.

501
2.8.2 Le livret d’épargne entreprise

Formule pourtant intéressante pour les créateurs et repreneurs d’entreprise,


le LEE tombe en désuétude dans les réseaux bancaires.

• La phase d’épargne doit durer au moins 2 ans (jusqu’à 5 ans).


• Le capital progressivement constitué ne peut dépasser 45 800 €.
Conditions

• L’argent déposé porte intérêt au taux actuel de 2 % net d’impôts.

• Le système de LEE est calqué sur le principe de l’épargne-logement.


• Au bout de deux ans d’épargne, le titulaire du LEE peut demander un prêt
Modalités

pour reprendre ou créer une entreprise.


• Le montant du prêt est déterminé en appliquant le principe que le total des
intérêts du prêt doit égaler le total des intérêts acquis sur le livret multi-
plié par le coefficient 1,6.
• Le prêt n’est pas automatique ; en cas de refus de la banque, celle-ci verse
un complément de rémunération égal à 30 % des intérêts déjà acquis.
• Le droit à demander un prêt peut être cédé par le titulaire du LEE à un
membre de sa famille ou au repreneur de son entreprise.

Dans un délai minimum de 2 ans après la phase d’épargne, quel que soit le
de prêt secteur d’activité de la société créée ou reprise.
Demande

Il est possible de retirer les fonds d’un LEE avant le délai de 2 ans, sans perdre
le bénéfice de l’exonération à l’impôt sur le revenu des intérêts capitalisés, si les
fonds retirés sont affectés dans un délai maximum de 6 mois au financement de la
création ou de la reprise d’une entreprise exploitée ou dirigée personnellement par
le titulaire du livret, son conjoint, ses descendants ou ascendants.

Durée De 2 à 15 ans.

• Tout besoin d’investissement, apport en capital ou compte courant bloqué,


rachat de parts sociales au moment de la création ou de la reprise d’une
Objet

entreprise.
• Toutes les immobilisations incorporelles ou corporelles nouvelles dans les
5 ans de la création ou de la reprise.

Le taux maximal hors assurance du prêt est soit 5 % s’il est fixe, soit 4,5 % s’il
est articulé sur le taux du livret.
Montant
et taux

Remboursement Par mensualités ou trimestrialités constantes.

Loi 84/578 du 8 juillet 1984 ;


Article 1er de la loi du 11 février 1994 ;
Textes de
référence
Article 25 de la loi pour l’initiative économique n° 2003-721 du 1er août 2003.
Établissements Les agences locales des banques et caisses d’épargne.
compétents

502
Appuis logistiques et financiers

2.8.3 Le Plan d’épargne en actions (PEA)

La PEA est un dispositif qui permet d’investir tout ou partie de son épargne
dans des titres d’entreprises cotées ou non. Les plus values ou dividendes réali-
sés sont exonérés d’impôt sur le revenu si aucun retrait n’a été effectué dans un
délai de 5 ans suivant l’ouverture du PEA.
Afin d’améliorer le financement des entreprises, la Loi pour l’initiative écono-
mique permet à tout titulaire d’un PEA porteur d’un projet de création ou de
reprise de bénéficier de cet avantage fiscal sans avoir à attendre ce délai de 5 ans.

• Être porteur d’un projet de création ou de reprise d’entreprise


• Être titulaire d’un PEA
Conditions

(NB : les conjoints, ascendants ou descendants du porteur de projet et titu-


laires d’un PEA sont également éligibles à cette mesure).

L’article 31 de la Loi pour l’initiative économique exonère d’impôt sur le


revenu (à l’exclusion des prélèvements sociaux) le retrait ou le rachat de sommes
Modalités

ou valeurs d’un PEA effectués avant le délai de 5 ans sous certaines conditions :
• Le retrait ou rachat des sommes du PEA doivent etre obligatoirement affec-
tés à un projet de création ou reprise d’entreprise,
• Les sommes ainsi retirées doivent être affectées au financement du projet
de création ou reprise dans un délai maximum de trois mois.
• Ces sommes doivent financer soit le capital social de la société, ou le rachat
d’une entreprise, ou être versées sur le compte de l’exploitant individuel.
Le retrait ou rachat intervenant avant le délai de 5 ans n’entraîne pas la clô-
ture du PEA. Les mêmes conditions s’appliquent dans le cas d’un retrait ou d’un
rachat entre la 5ème et la 8ème année suivant l’ouverture du PEA

Textes de Art 31 de la Loi pour l’initiative économique.


référence

2.9 Les aides spéficiques

2.9.1 Les procédures financières à l’exportation

Mission Artisanat-TPE d’UBIFRANCE

La Mission Artisanat-TPE d’UBIFRANCE s’adresse, en liaison avec les


chambres de métiers et de l’artisanat, aux entreprises artisanales et aux TPE
(entreprises de moins de 20 personnes) potentiellement ou déjà exportatrices.
Pour tout ce qui touche au développement international, elle a vocation à
informer, orienter, accompagner, fédérer un réseau autour de ces artisans et de
ces TPE.

* Mission Artisanat-TPE d’UBIFRANCE


Où Tél. : 01 40 73 32 26 ou 01 40 73 38 96 - 77, bd. St Jacques - 75014 PARIS
s’adresser ? E-mail : francois-brunet@ubifrance.fr – laurence-chebath@ubifrance.fr

503
SIDEX

Cette aide, destinée aux TPE françaises, a pour vocation de finaliser un pro-
jet de développement international clairement identifié.
Les opérations proposées peuvent consister en un séjour à l’étranger de l’entre-
prise demanderesse ou une invitation en France du partenaire étranger potentiel.

Entreprises (juridiquement indépendantes) ayant un effectif inférieur à


100 personnes ou un chiffre d’affaires inférieur à 30 millions d’euros HT.
Bénéficiaires

L’aide représente 50 % maximum de la dépense engagée par l’entreprise et


peut aller jusqu’à 7 500 euros. L’aide peut être accordée, au maximum, pour deux
Modalités

projets différents par entreprise et par an.

* UBIFRANCE
Où Tél. : 01 40 73 38 88 - E-mail : sime@ubifrance.fr

• DGTPE (Direction générale du trésor et de la politique économique)


s’adresser ?

139, rue de Bercy - 75012 PARIS


Tél. : 01 44 87 70 00 - Internet : http://www.missioneco.org

* La DGTPE gère toutes les garanties du commerce extérieur et donne des


Où directives d’actions aux organismes chargés de l’application de la politique exté-
s’adresser ? rieure (UBIFRANCE, COFACE, ACTIM, etc.).

S’adresser à ces organismes en premier lieu.

2.9.2 PROPARCO

Implantation dans les pays d’Afrique noire

Petites et moyennes entreprises françaises ayant des perspectives d’implan-


tation dans tous les pays d’Afrique (à l’exception de l’Afrique du Sud, la Libye et
Bénéficiaires

l’Égypte), océan Indien, Caraïbes, océan Pacifique, DOM-TOM.

Domaines Création d’entreprises, développement, restructuration, rachat d’actifs.


d’intervention

Intervention de PROPARCO par :


– apports de fonds propres,
Modalités

– prêts à moyen terme avec taux bonifié,


– expertises et conseils.

* PROPARCO (Société de promotion et de participation pour la coopération économique)


Où Caisse française de développement
s’adresser ? 5, rue Roland-Barthes - 75598 Paris Cedex 12
Tél. : 01 53 44 37 37 - Fax : 01 53 44 38 38 - Internet : http://www.proparco.fr

504
Appuis logistiques et financiers

2.9.3 La Compagnie française d’assurances du commerce extérieur (COFACE)

2.9.3.1 L’assurance prospection


Cette procédure permet de garantir les exportateurs contre l’insuccès relatif
ou total de leurs actions de promotion commerciale à l’étranger.

Entreprises françaises industrielles, commerciales ou de services, ou groupements


d’entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur ou égal à 150 millions d’euros.
Bénéficiaires

• Pendant la période de garantie, à l’issue de chaque exercice de 12 mois, un


compte d’amortissement est établi, faisant apparaître :
Modalités

– au débit, les dépenses engagées garanties, dans la limite du budget fixé


pour l’exercice,
– au crédit, un pourcentage des recettes réalisées sur les pays couverts
(7 % pour les biens, 14 % pour les services, 30 % pour les licences, rede-
vances et autres droits).
Si le solde du compte d’amortissement est négatif, versement d’une indem-
nité qui représente 65 % de ce solde (80 % pour la Chine, l’Inde, le Japon, la
Russie et les États-Unis). Une indemnité peut être versée en deux fois au
cours de l’exercice si une avance sur indemnité n’a pas été accordée.
• Pendant la période d’amortissement, à l’issue de chaque exercice de
12 mois, reversement d’un pourcentage des recettes réalisées pendant
l’exercice sur la zone garantie (mêmes taux que ceux retenus en période de
garantie), dans la limite des indemnités versées.
Les indemnités non remboursées, du fait de recettes insuffisantes à la fin de
la période d’amortissement, restent définitivement acquises à l’entreprise.

• La durée de la période de garantie peut être de 4 ans maximum.


• Celle de la période d’amortissement est supérieure d’un an à la précédente.
Durée

Est retenu l’ensemble des frais engagés par l’entreprise pour sa démarche de
prises prospection de la zone garantie, frais différents de ceux qu’elle engage dans son
Dépenses

en compte activité habituelle ou frais supplémentaires par rapport à ces derniers.

Les aides au préfinancement de la prospection sont :


• L’avance sur indemnité, réservée aux entreprises dont le chiffre d’af-
Aides

faires est inférieur ou égal à 1,5 million d’euros. À la demande de l’entre-


prise, versement de 32,5 % du budget annuel garanti dès la signature du
contrat ou de son avenant de renouvellement, le solde éventuel de l’in-
demnité étant versé en fin d’exercice;
• Le parrainage bancaire. La banque pourra consentir les crédits néces-
saires au préfinancement de la prospection à hauteur du budget garanti
pendant la période de garantie.

La prime est de 3 % du budget des dépenses de prospection garanti pour


chaque exercice et de 5 % en cas d’avance sur indemnité.
Coût

505
2.9.3.2 Le crédit de prospection
En principe les entreprises voulant prospecter de nouveaux marchés, et béné-
ficiant d’un contrat d’assurance prospection auprès de la COFACE.
Bénéficiaires

Sous certaines conditions, l’entreprise obtiendra un parrainage bancaire,


c’est-à-dire les crédits de trésorerie nécessaires au financement d’une partie des
Modalités

frais engagés dans le cadre du contrat.

Les crédits accordés dans la limite de la part garantie par la COFACE béné-
ficient d’un taux privilégié.
Montant

* À la banque habituelle.

s’adresser ?

2.9.3.3 Les autres procédures de garantie à l’exportation


Il existe également différentes procédures de garantie à l’exportation.
Celles-ci n’obéissent pas à des règles strictes mais s’apprécient au coup par coup
selon les actions envisagées par l’entreprise.

◆ L’assurance-crédit
Couverture de certains risques qui, en raison de leur nature ou de leur impor-
tance, ne peuvent pas faire l’objet d’une garantie commerciale normale.
Il s’agit :
• du risque de fabrication,
• du risque commercial,
• du risque de crédit,
• des risques politiques.

◆ L’assurance « Protection juridique »


La COFACE conseille et assiste les entreprises dans la recherche d’une résolu-
tion amiable et judiciaire des litiges (commerciaux et techniques) avec les importa-
teurs étrangers et prend en charge les frais correspondants.

* COFACE (Compagnie française d’assurances du commerce extérieur)


Où 12, cours Michelet - La Défense 10 - 92065 PARIS - LA DÉFENSE Cedex
s’adresser ? Tél. : 01 49 02 20 00 - Fax : 01 49 02 27 41 - Internet : http://www.coface.fr

506
Appuis logistiques et financiers

2.9.4 Le financement des exportations

2.9.4.1 La mobilisation des créances nées à l’exportation (court terme)


Toutes les entreprises exportatrices peuvent mobiliser leurs créances nées sur
l’étranger auprès des banques.
Bénéficiaires

Exportations en vente ferme et comportant des délais de paiement à court


terme (18 mois au maximum à compter de l’expédition des marchandises). La
Conditions

mobilisation ne peut intervenir qu’après la sortie de la marchandise du territoire


douanier français.

Escompte direct des traites tirées sur les acheteurs étrangers ou crédits de
mobilisation de créances nées qui se réalisent par escompte soit de traites tirées
Modalités

par l’exportateur sur sa banque et acceptées par elle, soit de billets souscrits par
l’exportateur à l’ordre de sa banque et avalisés par celle-ci. L’échéance du crédit
de mobilisation doit coïncider avec celle de la créance commerciale sur l’acheteur
étranger, augmentée éventuellement d’un délai forfaitaire de quinze jours maxi-
mum pour le rapatriement des fonds.

* Au banquier habituel.
Où s’adresser ?

2.9.4.2 L’affacturage
La Banque de France donne comme définition de cette formule de finance-
ment : « L’affacturage consiste en un transfert de créances commerciales de leur
titulaire à un factor qui se charge d’en opérer le recouvrement et en garantit la
bonne fin, même en cas de défaillance momentanée ou permanente du débiteur.
Le factor peut régler par anticipation tout ou partie du montant des créances
transférées. L’affacturage est donc à la fois un procédé de recouvrement, une
technique de garantie des risques et éventuellement un moyen de financement
des créances. »
Les nouvelles entreprises sont très concernées par les problèmes auxquels l’af-
facturage apporte une réponse. Ainsi, en début d’activité, il est rare d’avoir l’équi-
pement et l’effectif nécessaires pour gérer correctement le poste clients. De même
la survenance d’un impayé peut entraîner la disparition de l’entreprise, et le fait
d’avoir à consentir des délais de paiement aux clients nécessite en conséquence
un fonds de roulement suffisant sauf à trouver une possibilité d’obtenir des cré-
dits de mobilisation (pour encaisser par avance le chiffre d’affaires sans attendre
l’échéance des créances).
Certaines sociétés d’affacturage (par exemple, BNP CREAFACTOR, Crédit
Agricole Factoring, EUROFACTOR, CGA AVENIR INITIAL de la Société Géné-
rale, NATEXIS-FACTOREM), ont mis au point des services d’affacturage desti-
nés aux nouvelles entreprises.
Cette technique de crédit (quand il y a règlement par anticipation du factor ou
société d’affacturage) convient bien également aux créances commerciales à court
terme sur les acheteurs étrangers.

507
• À certaines banques commerciales ayant une filiale d’affacturage.
• Aux factors : l’Association française des sociétés financières publie la liste
des sociétés d’affacturage.
• À COFACRÉDIT (affacturage-export)
Une solution globale de gestion, de recouvrement et de financement des
créances sur les pays étrangers et les DOM-TOM, qui prend en charge toute la
gestion de la garantie COFACE adossée au contrat d’affacturage.

* COFACE
Où 12, cours Michelet - La Défense 10 - 92065 PARIS-LA DÉFENSE CEDEX
s’adresser ? Té l. : 01 49 02 20 00 - Internet : http://www.coface.fr
Association française des sociétés financières
24, avenue de la Grande-Armée - 75854 PARIS Cedex 17
Té l. : 01 53 81 51 51 - Internet : http://www.asf-france.com
COFACRÉDIT
Tour Facto - 18, rue Hoche - 92988 PARIS-LA DÉFENSE Cedex
Té l. : 01 46 35 71 71 - Internet : http://www.cofacredit.fr

2.9.4.3 Les autres crédits pour les entreprises commerçant avec l’étranger
◆ Les avances en devises

Elles permettent aux entreprises d’avoir un financement tant pour une activité
importatrice que pour l’exportation et de se prémunir contre le risque de change.

◆ La confirmation de demande

Technique voisine de l’affacturage, elle consiste à décharger l’exportateur d’un


bien d’équipement du risque d’insolvabilité du client étranger ou de non-paie-
ment à l’échéance et éventuellement de prendre en charge la gestion de la
créance dont le règlement porte sur le moyen ou le long terme.

2.9.5 Entreprises en difficulté

2.9.5.1 La commission des chefs des services financiers et des représentants


des organismes de Sécurité sociale (CODECHEF)
Bénéficiaires Toutes les entreprises.

Personnes physiques ou morales en retard de paiement d’impôts et de taxes de


toute nature, de produits divers du budget et de cotisations de Sécurité sociale.
Conditions

Obtention de report de paiement de dettes fiscales et sociales échues.


Modalités

* Trésorier payeur général du département.



s’adresser ?

508
Appuis logistiques et financiers

2.9.5.2 Le Comité départemental d’examen des problèmes de financement


(CODEFI) (circulaire n° 5.027/SG du Premier ministre, 25/11/2004)
Petites et moyennes entreprises industrielles des industries agroalimentaires,
des services à l’industrie, du BTP confrontées à des difficultés financières graves.
Bénéficiaires

Conditions • Les difficultés doivent avoir une origine conjoncturelle.


• Les CODEFI peuvent intervenir pour des entreprises d’un effectif maximal
de 400 personnes.
Pour bénéficier de l’intervention du CODEFI, il est indispensable d’avoir
construit un plan de redressement économiquement cohérent et viable.

Le CODEFI est présidé dans chaque département par le préfet. Son interven-
tion peut prendre plusieurs formes :
Modalités

• Échelonnement des dettes fiscales ou sociales sur une période qui, en géné-
ral, n’excède pas deux ans ;
• Intervention auprès des administrations pour qu’elles procèdent le plus
rapidement possible au règlement des sommes dues au titre des marchés
publics ;
• Accompagnement de l’entreprise dans ses démarches d’obtention des
concours bancaires nécessaires ;
• Éventuellement, participation au financement du redressement en com-
plément des financements classiques ;
• Audit confié à un cabinet conseil dans la limite de 40 000 €.

Les dossiers qui, du fait de leur ampleur ou de leurs implications, ne peuvent


pas être traités par les CODEFI sont adressés soit au Comité régional de restruc-
turation industrielle (au niveau régional), soit au Comité interministériel de
restructuration industrielle (niveau national).

* • Au trésorier payeur général du département ou la préfecture.


• À votre banquier.
• À votre chambre de commerce et d’industrie.

s’adresser ?

2.9.5.3 Le Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI)


Créé par arrêté du 06.07.82 (publié au JO du 08.07.82).

Moyennes et grandes entreprises industrielles confrontées à des difficultés


financières graves.
Bénéficiaires

Le CIRI s’occupe, en particulier, des dossiers qui ne peuvent être traités


par les CODEFI, du fait de leur ampleur ou de leurs implications. Il traite
Conditions

également les problèmes des entreprises représentant plus de 400 personnes.


L’entreprise doit présenter des perspectives de redressement certaines. Les
apports des dirigeants-associés doivent être significatifs et les accords de prin-
cipe des organismes financiers doivent avoir été obtenus.

509
Présidé par le ministre de l’Économie et des Finances, le CIRI a pour mis-
sion d’examiner les causes des difficultés des entreprises concernées et de
Modalités

susciter ou de provoquer des mesures de reconversion visant à maintenir un


nombre significatif d’emplois durables, notamment en favorisant la mobili-
sation de l’environnement de l’entreprise ou en complétant le montage finan-
cier par des subventions.

* CIRI
Où 139, rue de Bercy - 75572 PARIS Cedex 12
s’adresser ? Tél. : 014487 7258 - Fax: 0153183608
Intrenet : http://www.entreprises.minefi.gouv.fr

510
Tableau financier d’ensemble

Fonds propres disponibles A

Quasi-fonds propres B

1 RESSOURCES PERMANENTES

Subventions C

Financements ordinaires D

Financements spécialisés E

Mobilisations

Découvert
2 RESSOURCES À CT
Crédit de campagne

Obligations cautionnées
Appuis logistiques et financiers

511
A - Fonds propres disponibles

512
épargne personnelle
livret épargne entreprise
disponibles
PEA, PEE

endettement prêts hypothécaires


Apports personnels prêt employeur
personnel
(apports en CC d’associés)

prêts d’encouragement
dons prêts d’honneur

concours, bourses

partenaires love money


FONDS PROPRES Autres
DISPONIBLES apports
famille, relations
SCR
FCPR/FCPI/FIP
fonds d’amorçage
banques d’affaires
Tableau financier d’ensemble (suite)

autres (incubateurs
ex SFI, etc.)
capital-risque
Apports des business angels
partenaires investisseurs privés
cigales
financiers
(participation) grandes entreprises associations love money
pour l’emploi

société de reconversion
B - Quasi-fonds propres

Prêts participatifs

Comptes courants
QUASI-FONDS PROPRES d’associés
Tableau financier d’ensemble (suite)

Obligations convertibles
Appuis logistiques et financiers

513
C - Subventions

514
Régionales Aides spécifiques aux DOM-TOM

Aide au recrutement
DRIRE des cadres (ARC)

Aide à la validation du budget


OSÉO
Recrutements de cadres de R et D
SUBVENTIONS
CIRI

Sectorielles POA

Subventions à la
Tableau financier d’ensemble (suite)

coopération

ADEME

Restructurations sectorielles
Opérations spéciales
Subvention
MECA/
PRODUCTIC
Fonds européens
D - Financements ordinaires

financement bancaire

Investissements
immobiliers

crédit-bail
immobilier

FINANCEMENTS
ORDINAIRES

financement bancaire
Tableau financier d’ensemble (suite)

Investissements
mobiliers

crédit-bail
mobilier
Appuis logistiques et financiers

515
516
E - Financements spécialisés

Avances
Innovation OSÉO
remboursables

Voir
banques d’affaires

FINANCEMENTS
EXPORT
SPÉCIALISÉS
Voir
COFACE
Tableau financier d’ensemble (suite)

Restructurations CIRI - CODEFI


Avantages et allégements fiscaux, aides à l’emploi

Exonération d’impôt sur le bénéfice

Exonération d’impôt forfaitaire annuelle

Exonération de versement des acomptes d’IS DDSF


1. ALLÉGEMENTS FISCAUX
Exonération d’impôts locaux

Aides spécifiques Corse

Aides spécifiques DOM

Crédits d’impôt recherche et formation

Réductions d’impôts

Contrat initiative emploi

Contrat jeunes

Exonération de charges
sociales patronales
2. EMPLOI DDTEFP
Contrats de professionnalisation,
d’apprentissage,

Embauche jusqu’au 50e salarié

Réduction Fillon

Contrat d’insertion RMA


Appuis logistiques et financiers

517
Embauche de personnes handicapées