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Projet Épistémés TIC Territoires

retenu dans le cadre de l'APPEL À PROPOSITIONS

PROGRAMME INTERDISCIPLINAIRE DU CNRS

en
Sciences de la communication

pour 2010

Titre bref du Projet : (maximum 20 caractères)


Épistémés TIC Territoires

Titre long du Projet : (maximum 3 lignes)


Épistémés TIC Territoires : Quelles épistémologies et méthodes sont partageables par des
acteurs territoriaux & des savants pour produire et diffuser des connaissances valorisables
localement et académiquement ? Place des TIC. Enquête en Tarn, Médoc, Galveston Bay Cty.

Coordinateur du projet :
M. David CAPES

Fonction : Chercheur associé au MICA Université Montaigne Bordeaux 3 - CREDER

Sections du Comité National CNRS et du CNU : 39, 40, 35, 31, 07, 71e section du CNU
Laboratoire (nom complet et sigle, le cas échéant) : MICA Médias Information
Communication et Arts EA 4426 de l’Université Montaigne Bordeaux 3
Adresse complète du laboratoire :
Centre de recherche MICA
Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine
10, Esplanade des Antilles Domaine Universitaire 33607 Pessac Cedex

Épistémés TIC Territoires SIC-capes.david 1


Courriel : d.capes@creder.com
Tél : 06 87 29 78 03

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CV et références du porteur et des participants au projet avec activité académique (1 p)
Prénom NOM Publications significatives ou activités en lien avec le projet
David CAPES _David Capes à paraître 2010 ; Ingénierie de communication des connaissances pour le
MICA Médias Information développement. (CEDIMES, Coll Mouvements Éconmiques et Sociaux, dir Coll Claude Albagli, L’Harmattan).
Communication Arts _David Capes "Que peuvent apprendre de la dynamique contradictoire des positions de
VOIR Public°s Comm°s : W.Lippmann et J.Dewey, ceux qui participent à des planifications collaboratives ?" , in La situation
http://www.davidcapes.com/5.html délibérative dans le débat public,Tours, Presses Univ Fr.Rabelais, 2004 ISBN 2-86906-186-2 (23 p).
Chercheur associé Université
_David Capes 2003 ; "Chercheurs en environnement et acteurs socio-économiques" dans le N° 2 de la
Montaigne Bordeaux 3
Revue "Terre d'Océan" Printemps/Eté 2003, p 25, Bordeaux, Dépôt légal 16/2001-ISSN 9795. Consultant associé
Centre de Recherche et d’Études pour le Développement Économique et Social Régional
Valérie CARAYOL _Valérie Carayol Communication organisationnelle : une perspective allagmatique, Recourir aux
Directrice du MICA arrière-plans épistémologiques, pour analyser des phénomènes de communication sous l’angle des
Professeur des Universités transformations des temporalités et des référentiels sociocognitifs. Paris L'harmattan, 2004
Emmanuel EVENO _Emmanuel Eveno à paraître 2010 ; A la conquête des Territoires en réseaux. Les réalités de
LISST-CIEU Laboratoire l’internet territorial dans les communes françaises ; (Préface de N. Kosciusko-Morizet, postface d’Alain
Interdisciplinaire, Solidarités, d’Iribarne), Territorial Editions, printemps 2010; 150 pages.
Sociétés, Territoires _Emmanuel Eveno et Mathieu Vidal ; Entre la « Société de l’Information » et la « Société de la
Professeur des Universités Connaissance », l’introuvable universalité… ; In Revue Distances et Savoir ; Nouveaux territoires de la
connaissance, chemins et perspectives ; s/d Yves Ardourel, Chantal d’Haluin, Martine Vidal ; 2007, Vol. 5 ; n°2.
Mathieu VIDAL _Mathieu VIDAL, « Les TIC dans l'agglomération toulousaine : un secteur ancré transversalement
LISST-CIEU Laboratoire et s'appuyant sur les avantages compétitifs du milieu local », IGEAT-ULB, UMS RIATE, Etude pour la
Interdisciplinaire, DG Regio septembre 2008, 18p.
Solidarités, Sociétés, _ A.PELTIER, Mathieu VIDAL, S.BECERRA, « La mise en ligne des informations liées aux
Territoires risques : véritable outil de prévention ou alibi ? », TIC et Développement durable : opportunités ou menaces ?,
NETCOM, Vol XXII, 2008, n°3/4.
Denis PAILLARD Référent-Animateur d’évaluation de programmes européens avec enjeux d’expertise.
ENSAT Ecole Nationale Denis PAILLARD et Jean SIMONNEAUX, Dimension multiscalaire et superposition des
Supérieure Agronomique de territoires sous dir. AM Granié « Territoires prescrits, territoires vécus : inter-territorialité au cœur des recompositions des
Toulouse, Laboratoire espaces ruraux », Ruralia, 2006.
Dynamiques Rurales _ “Décision publique et évaluation : des relations à clarifier” Les dossiers du cadre territorial, n°18,
Voiron, septembre 2004
_ “Dynamiques d’organisation, NTIC, offre et besoins de compétences en appui au développement
territorial des régions rurales”, Rapport final du projet de recherche dirigé par D.PAILLARD, 2001, Presses
Universitaire du Mirail, Toulouse.
Michel MEYER Michel Meyer Bientôt disponible : La problématologie, «Que Sais-je ? », Paris, P.U.F., 2010. De
Centre Européen pour la problématologie : langage, science et philosophie, Mardaga, Bruxelles, Réimpression Quadrige,
l'Etude de l'Argumentation Paris, P.U.F., 2008. Traduction anglaise, The University of Chicago Press, 1995.
Philippe BERTRAND Philippe Bertrand sous presse « Vers une régulation planétaire », dir M.Gargaud, Press Univ de
Directeur EPOC Bordeaux._ Toward a global Earth’s regulation. In “Lectures in Astrobiology II “, edited by Muriel
Gargaud, Hervé Martin and Philippe Claeys, Springer-Verlag, Berlin Heidelberg, doi:
10.1007/10913314, pp. 281-302.
_ Les attracteurs de Gaïa, Ed Publibook, collection Sciences, 2008, 304 p.
Nadia SÉNACHAL Nadia Sénéchal Expertise en hydrodynamique et morphodynamique des littoraux sableux
EPOC Almar, R., Castelle, B., Ruessink, B.G., Sénéchal, N., Bonneton, P., Marieu, V. (2010). Two- and
three-dimensional double-sandbar system behaviour under intense wave forcing and a meso-macro
tidal range. Continental Shelf Research (sous presse).
Benoît SAUTOUR EPOC Benoit Sautour Expertise en trophodynamique du zooplancton / coordinateur du Service
d'Observation Nicolas D., Lobry J., Lepage M., Sautour B., Le Pape O., Cabral H., Uriarte A., Boet P. (2010)
« Fish under influence: A macroecological analysis of relations between fish species richness and
environmental gradients among European tidal estuaries », Estuarine, Coastal and Shelf Science, 86, 137-147
Arnold VEDLITZ, _Arnold Vedlitz 1/ Swimming Upstream: Collaborative Approaches toWatershed Management,
Eris LINQUIST Cambridge: MIT Press, 2005 (ed. with P.Sabatier, et al.). 2/ Forthcoming : "Agenda Setting and
Samuel BRODY, Alternative Selection in Local Policy Processes,” 3/ forthcoming in Policy Studies Journal (with X.
ISTTP Institute for Science Liu, E. Lindquist and K. Vincent). “Policy Learning for Flood Mitigation: A Longitudinal
Technology and Public Assessment of the Community Rating System in Florida,” in Risk Analysis, Vol. 29, 6, pp. 912-
Policy 929, 2009 (with S. Brody, S. Zahran, W. Highfield and S. Bernhardt).
Claude SORBETS Claude Sorbets Membre de la Commission Recherche, Formation Doctorale, du PRES de
SPIRIT Science Politique L’Université de Bordeaux. Responsable de programmes Epistémologie et sciences sociales.
Relations Internationales Claude Sorbets En 2009 :, et alii Bordeaux métropole, un futur sans rupture. POPSU programme
Territoire de recherche-action associant Chercheurs & Décideurs. Le leadership politique et le territoire : les
cadres d'analyse en débat (avec A. Smith) , Rennes, PUR, 2003.

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Budget demandé et durée du projet : 9.647 euros Déroulement Avril-Décembre 2010
[Détail des 9.647 euros demandées : 5 AR Toulouse/Bordeaux/Médoc = 0,35€x5x338kms= 591,5 € + 5
AR Bordeaux/Toulouse/Tarn soit 0,35€x5x 317kms= 554,75€ + 2 AR Bordeaux/Paris soit 0,35€x5x600kms =
420€ + 2 AR avion Bordeaux/Bruxelles = 500€ + 2 AR avion-train Bruxelles / Bordeaux / Toulouse /
Bruxelles = 800 € + 1 journée de restitution avec 30 repas/pauses = 1800€, Enquête Courriers+Tél :
150 x 10€ + 60 x 20€ = 2700€ 16 Déjeuners x 15,25 € =244€, 16 Nuitées Région x 50 € = 800€, 6
Nuitées Paris-Bruxelles x 60 = 360€, Total = 870,25 + Frais gestion 876,75 € = 9647 euros ]
Ce projet a-t-il été déjà évalué ou fait-il l’objet d’une demande en cours ? NON
Demandez-vous un autre financement ? NON
Equipe(s) participant au projet :
Nom de l’équipe Nom et prénom du responsable N° d’id du laboratoire
MICA Médias Information Valérie CARAYOL, EA 4426 de l’Université
Communication Arts David CAPES Montaigne Bordeaux 3
http://greco.u-bordeaux3.fr/Le_GREC/O/Les_chercheurs/CAPES.html?tpg_id=824

LISST-CIEU Laboratoire Inter- Emmanuel EVENO, UMR CNRS 5193


disciplinaire, Solidarités, Sociétés, Mathieu VIDAL
Territoires
ENSAT Ecole Nationale Supérieure Denis PAILLARD UMR MENRT 1936 - MA
Agronomique de Toulouse, Laboratoire 104
Dynamiques Rurales
Centre Européen pour l'Etude de Michel MEYER ULB464 Université Libre
l'Argumentation http://homepages.ulb.ac.be/~mimeyer/ de Bruxelles
EPOC Environnements et Philippe BERTRAND, UMR CNRS 5805
Paléoenvironnements OCéaniques Nadia SÉNACHAL,
Benoît SAUTOUR
ISTTP Institute for Science Technology Arnold VEDLITZ, Texas A&M University
and Public Policy Samuel BRODY,
Daniel Z. SUI,
SPIRIT Science Politique Relations Claude SORBETS UMR CNRS 5116
Internationales Territoire
Préfecture de Région de Midi-Pyrénées Emmanuel JAECK Responsable de l’Unité
(Secrétariat Général Affaires Régionales) d’évaluation au SGAR
Syndicat Mixte du Pays Médoc Martine NOVERAZZ Directrice

Résumé du projet :
Présentez brièvement le projet scientifique (15 lignes maximum).
Le projet traitera la question : Quels arrière-plans méthodologiques et épistémologiques
permettent de penser et agir sur des collaborations utiles et scientifiquement pertinentes
associant chercheurs, experts et acteurs territoriaux ; avec quel rôle des TIC ? Une enquête
collaborative sera menée auprès d’acteurs et « savants » sur des territoires « au confins ».
Prolongeant les travaux sur l’appropriation territoriale des TIC vecteur de développement
endogène [E.EVENO et M.VIDAL], réintégrant la question traitée dans le cadre de la
problématique de la communication d’évaluations des politiques publiques [D.PAILLARD,
E.JAECK], une démarche d’intervention-recherche et de questionnement en épistémologie
appliquée sera assurée par D.CAPES, avec la participation de M.MEYER pour approfondir
l’hypothèse d’une applicabilité ici de la « problématologie ». Les scientifiques d’EPOC :
P.BERTRAND directeur, et des experts : en hydrodynamique de littoraux sableux
[N.SÉNÉCHAL] et en état de milieux de production aquacole [B.SAUTOUR] sont intéressés
aux questions traitées et aux cas Médoc et territoire pilote Galveston Bay. Le projet associe

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l’ISTPP [Texas A&M] avec transfert des acquis en management de recherches collaboratives
et équipes pluridisciplinaires, étant déjà en lien avec C.SORBETS du SPIRIT qui participera.

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Exposé scientifique du projet: (6 pages maximum)
Depuis les débats qui ont suivis dans le monde anglophone la sortie en 1994 du livre The New
Production of Knowledge, the Dynamics of Science and Research in Contemporary Societies
(Gibbons, et alii – non traduit en français) un modèle dit « Mode 2 » a émergé qui présuppose que des
hybridations d’intérêts et de volontés émanant des acteurs sociaux, des responsables économiques et
politiques et des organisations de recherche peuvent (et doivent) coproduisent des programmes
scientifiques d’un nouveau genre. Ces programmes doivent réussir à satisfaire des objectifs sur deux
plans de valorisation :
- valorisation sous forme d’appropriations par les acteurs d’au moins une partie des résultats de
l’activité des scientifiques, (ceux-ci étant encouragés à travailler avec des experts et entreprises
développant des réponses technologiques et/ou de savoir-faire aux problématiques traitées),
- valorisation sous forme de publications dans des revues dirigées par des comités de lecture qui
doivent garantir la valeur de contribution des travaux publiés au domaine scientifique.
En 2003 a été traduit en français et publié chez Belin, Paris, la traduction de Re-thinking science,
knowledge and the public in an age of uncertainty. Un autre intitulé est apparu pour promouvoir des
concepts similaires, et s’est lui bien diffusé en France surtout via les standards du 7e Programme cadre
de la recherche européenne (2007-2013), l’intitulé « recherche collaborative ». Helga Nowotny,
Sociologue et Philosophe et co-auteur de Repenser la science étant devenue depuis le 1er mars 2010
Présidente de l’ERC European Research Council, ces approches ne vont faire que se renforcer.
C’est dans ce contexte– et en nous appuyant sur une réflexion fondamentale et appliquée concernant
les pratiques de communication des connaissances - que nous pensons utile de chercher des réponses à
la question suivante : quels arrière-plans méthodologiques et épistémologiques permettent de penser et
agir sur des collaborations utiles et scientifiquement pertinentes associant chercheurs, experts et
acteurs non-scientifiques ? ; en considérant les Technologies d’Information et de Communication
comme pouvant tenir une place spécifique dans ce domaine, spécialement avec le développement de
Systèmes de Connaissances (Ermine, J-L, 2000). Nous proposons un champ d’application qui est celui
des territoires , les systèmes d’information géographies sont des formes utiles dans ce sens comme en
témoigne l’expérience de Galveston Bay, et spécialement le « Texas Coastal Planning Atlas Map
Viewer” http://txccpa.tamug.edu:8080/imf/sites/mainmap/jsp/launch.jsp que dirige Samuel Brody de
Texas A&M. Ce sont plus largement les E3C tels que définis par Agostinelli et Metge (2008) comme
des Espaces communs de communication de connaissances, qui nous intéressent, avec transposition
des pratiques bien développées dans le domaine de l’enseignement aux domaines du partenariat
« savants », « acteurs ». La plateforme de recherche collaborative Concert’eau programme dans le
cadre duquel David Capes a assuré la mise en place des conditions de collaborations inter-
institutionnelles est un autre exemple d’innovation dans le domaine (A.Vedlitz de l’ISTPP Texas
A&M étant au comité scientique de l’opération, voir : http://concerteau.ecobag.org/ )
Le projet réunit des Chercheurs & Universitaires dans les régions de Bordeaux Toulouse, Bruxelles et
du Texas, avec la présence de deux praticiens et deux « hybrides » Chercheurs-Praticiens (l’un à
Toulouse, l’autre à Bordeaux), l’ensemble des participants étant réuni par un intérêt pour le traitement
de la question posée. Il ne s’agit pas de s’enfermer dans LE modèle de la « recherche collaborative ».
Au contraire, la participation de Michel Meyer est une garantie de ne pas nous laisser enfermer dans
des formalisations de la pensée dépendante d’un existant mais de questionner les pratiques
épistémologiques (des « savants » et des « acteurs ») – comme des « épistémologies » au sens large,
souvent implicites (Claude Sorbets s’intéresse aussi à leurs « formes de pensée »).
Nous essayerons de voir si ce que M.Meyer désigne comme un « refoulé problématologique », peut
trouver une application dans le contexte du questionnement de ce projet. M.Meyer propose une refonte
de la pensée rationnelle qui ne se conçoit plus comme un ordre des réponses mais comme une
rationalité questionnante, ce qui nous semble particulièrement adapté aux activités scientifiques
contemporaines, mais pose de nouveaux problèmes lorsque les partenaires des activités de Recherche
attendent la production de résultats qui seraient des réponses. Une hypothèse de ce projet de recherche
réside justement dans l’idée que les « acteurs » non scientifiques ont justement besoin d’être

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accompagnés dans la compréhension de ce que les sociétés de cet « âge incertain » (Nowotny et alii,
2001), ne se gouvernent plus sur le modèle de « je pose une question qui trouve en face une réponse »,
mais « je définis une Situation Problématique Complexe Contextualisée (et en partage tout ou partie
de la défintion ) pour :
1/ faire évoluer ce que les acteurs concernés savent sur les facteurs influençant cette situation,
2/ définir les actions les plus pertinentes-efficaces-efficientes (standards de l’évaluation des politiques
publiques) qui pourraient être ménées pour améliorer la situation,
3/ évaluer si les efforts de connaissance et d’action produisent les résultats que l’on peut attendre,
et/ou interroger les critères déterminant les valeurs assignées à ses résultats qui étaient recherchées
compte tenu des impacts constatés. »
La participation de Michel Meyer est une occasion d’ouvrir de possibles invitations de partenaires
sociologues, politistes, philosophes américains à des prolongements de notre projet. En effet, des ponts
pouvant facilement être établis entre la « problématologie » possiblement applicable aux politiques
publiques de recherche et le « social-pragmatisme » de John Dewey à partir duquel David Capes a
déjà établi des collaborations avec des chercheurs américains (Capes, 2004).
Le projet de recherche s’autorisera une relecture critique du modèle de la recherche collaborative dans
au moins trois directions :
1- dans le cadre de l’enquête menée le projet pourra permettre de décrire des situations qui mettront en
évidence que l’approche privilégiant l’innovation technologique (bien représentée par le principe de la
triple hélice, voir Managing Collaborative research, de E.Erno-Klolhede, 2001), empêche des
opportunités d’innovation, parce qu’on a perdu la considération du « Savant » comme personne
créative développant des œuvres de pensée qui répondraient par exemple à des motivations esthétiques
(Henri Poincaré écrivait dans sa Notice sur Halphen, Journal de l'Ecole Polytechnique, 60e cahier,
1890: “Si nous travaillons, c'est moins pour obtenir ces résultats positifs auxquels le vulgaire nous
croit uniquement attachés, que pour ressentir cette émotion esthétique et la communiquer à ceux qui
sont capables de l'éprouver” Sans revenir à des prises de position concommitantes avec l’émergence
des Parnassiens, qui ré-enfermerait le savant dans sa tour d’ivoire, il faudra examiner cet aspect
majeur, spécialement en favorisant des ingénieries de projets qui permette à chacun de faire le mieux
ce qu’il sait faire et aime faire dans son domaine tout en échangeant des resources d’activité avec
d’autres),
2- en envisageant des transferts de conceptions politiques ( au sens non partisans) de l’engagement du
Chercheur ou de l’Expert, (voir : Guide sur le recherche collaborative et l’engagement social de
Chevalier, J.M. et Buckles, D.J. 2009) nous examinerons comment on peut réussir à concilier
l’engagement citoyen du « savant » et la qualité professionnelle de ses résultats. Encore faut-il que les
standards de l’évaluation interne aux communautés scientifiques révisent les modalités d’exercice du
pouvoir sur ce qui vaut ou pas d’être publié et considéré commen contribuant à la progression des
connaissances, mais nous ne pourrons qu’effleurer cette problématique dans les limites de ce projet,
3- la participation au projet d’acteurs de la Société Française de l’Evaluation, (D.Paillard, E.Jaeck,
D.Capes) permettra de réintégrer la perspective et les standards de pensée des pratiques d’évaluation
des politiques publiques au domaine de la collaboration « savants » / « acteurs » territoriaux.
Le projet, plutôt que de rester dans les échanges de vues généraux, se propose de dynamiser la
réflexion dans et par le contexte d’une étude de 3 cas comparant Tarn & Médoc et Tarn/Médoc &
Galveston Bay County. Cette étude de cas sera enrichi par une enquête peu coûteuse, qui sera établie
avec des soutiens institutionnels forts des territoires concernés, elle se traduira par des questionnaires
écrits confortés par des relances téléphoniques appliquant une méthodologie de recherche-intervention
utilisant l’approche d’entretien-orienté-négocié (Blanchet, 2003 Dire et faire dire : l’entretien) :
- Syndicat du Pays Médoc, dont le Président est un Vice-président du Conseil général de la
Gironde qui a donné son accord et Martine Noverraz participant au projet,
- Le Conseil général du Tarn étant partenaire de la démarche en prolongement des travaux déjà
réalisés le Centre Universitaire J.F. Champollion et son équipe LISST_CIEU implanté à
Castres http://www.univ-jfc.fr/ ayant déjà mené des recherches collaboratives sur les

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territoires du Tarn avec ces partenaires,
- la participation d’Emmanuel JAECK permettant d’ajouter à ce niveau de décision celui de
l’Action Régionale à la Préfecture de Région Midi-Pyrénées (nous réintègrerons d’autres
acteurs de l’évaluation en Aquitaine pour bénéficier d’une cohérence entre les 2 régions, de la
même manière qu’une implication du Département de la Gironde est en cours).
Une des hypothèses que l’on veut vérifier par l’expérience c’est qu’un des moyens les plus
pertinents de faire vivre l’inter-disciplinarité c’est de la structurer dans le contexte même de la
participation à un projet ouvert par une dynamique partenariale vers l’extérieur des
communautés scientifiques, projet si minime soit-il.
Les membres qui ont donné leur accord pour participer (avec intérêt mais expression de la situation
pour la plupart d’avoir très peu de temps à y consacrer car leurs appartenances disciplinaires ou les
services qu’ils rendent au niveau institutionnel exigent qu’ils s’impliquent ailleurs, mais quand même
cela peut être intéressant…) seront sollicités pour avis, propositions, commentaires sur les supports et
modalités de l’ enquête collaborative qui sera menée auprès d’acteurs et « savants » sur des
« territoires aux confins ». On emploie le terme de « savants » ici (renouant avec le « sçavant » des
Essais de Montaigne) pour désigner les divers « travailleurs du savoir » comme on dit aujourd’hui
avec comme statuts : chercheur, enseignant-chercheur, ingénieur, consultant, expert… On désigne par
l’expression « territoires aux confins », adaptée aux cas de certains territoires du Tarn – spécialement
celui qui s’intègre au Parc Naturel Régional http://www.parc-haut-languedoc.fr/ (qui intéresse le pays
Médoc), et à celui du Comté de Galveston Bay, des territoires dont les habitants et les acteurs sont
éloignés physiquement et sociocognitivement des centres de décision et d’expertise. Le fait que
Martine Noverraz cherche à développer des partenariats avec les Chercheurs, après avoir elle-même
suivie un mastère de recherche avec Claude Sorbets avant de dirigé le Pays Médoc. Le fait que le
terroire du tarn héberge un Centre Universitaire, et que le Comte de Galveston Bay héberge un centre
universitaire de Texas A&M (université de l’ISTPP partenaire du projet), ajoute à la cohérence des
territoires associés au projet.
Si nous parlons de territoires initialement associés c’est pour marquer que le succès de ce projet pourrait
permettre d’élargir la base des partenaires dans une approche trans-atlantique recherchant d’autres territoires
de coproduction de projets de recherche collaboratives, aux USA (le Texas ouvrant sur des partenaires
mexicains, le LISST-CIEU pouvant reprendre le fil des projets avec le Québec), et en Europe, dans le
prolongement des actions menées par des programmes du LISST-CIEU et de l’Université de Bordeaux 1 –
CRED et du CREDER (David Capes et Gino Gramaccia étant tous deux chercheurs MICA).
Le projet résulte d’une proposition d’Emmanuel Eveno, lors de sa visite à Bordeaux dans le cadre
d’une réunion de l’ISCC du Sud-Ouest de construire des projets qui prolongent les travaux du LISST-
CIEU sur l’appropriation territoriale des TIC vecteur de développement endogène, cette proposition a
croisé une démarche de projet initialisée avec le Médoc comme territoire partenaire. Il n’est pas
anodin que la capacité d’expertise de l’équipe LISST-CIEU qui tient une place prépondérante dans le
champ du lien entre TIC et Territoires soit le résultat d’une première implication dans un projet à
Parthenay, bourgade « La Créative » qui a été envisagé comme un « Laboratoire in Vivo ». La
collaboration du Laboratoire avec des équipes de chercheurs du Québec a conforté leur culture
académique de la recherche collaborative en même temps qu’accentuant leur capacité d’expertise en
France, avec très tôt un élargissement à l’Aquitaine (Voir Autoroutes de l’information et dynamiques
territoriales, 1998, co-édition Presses de l’Université du Québec et Presses Universitaires du Mirail).
En participant à ce projet, le LISST-CIEU y apporte ces acquis et y trouve une nouvelle opportunité de
recherche-action qui constitue une très forte caractéristique de sa méthode de travail.
Plus spécifiquement, les questions d’épistémologies partageables permettent d’examiner avec plus
d’attention, dans un contexte d’interdisciplinarité, les enjeux de mobilisations des connaissances de
façon générales dans les dynamiques territoriales et spécifiquement via les TIC. Une attention
particulière est portée aux questions des conflits d’intérêts mais aussi des divergences de référentiels
cognitifs et de temporalités chez les différents acteurs concernés (objets d’étude partagés avec Valérie
Carayol du MICA). L’enquête suivra de près cette question sous deux angles :

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- le « modèle de recherche collaborative » n’est-il pas plus angélique que réaliste, ne faut-il pas
plutôt assumer les conflits d’intérêts, voire les expliciter et s’en tenir à une ambition modérée
d’espace collaboratif de projets, faisant simplement se rencontrer partiellement les acteurs de
projets de recherche, et ceux s’appropriant une (faible) partie de ses résultats ?
- le recours aux TIC pour la diffusion de connaissances appropriables par les acteurs du
territoire ne risque-t-il pas de n’être qu’un alibi au détriment d’une vraie évaluation des
résultats de la collaboration entre savants et acteurs (à l’image de la mise en ligne des
informations sur les risques qui peut relever de l’alibi, voir Mathieu Vidal et alii 2008).
La participation au projet de Denis Paillard et Emmanuel Jaeck permet de réintégrer les questions
abordées dans le cadre de la problématique de la communication d’évaluations des politiques
publiques. Dans la continuïté de l’article de D.Paillard, “Décision publique et évaluation : des relations
à clarifier”, la position de Chercheur sera questionné dans le contexte des cas de territoire auprès
desquels l’enquête sera menée. Cette participation de D.Paillard et E.Jaeck permettra d’enrichir la
formulation des supports et modalités d’enquête, pouvant ainsi questionner la compatibilité entre :
a/ les contraintes de résultats que l’évaluation des politiques publiques imposent aux projets d’action
publique,
b/ les capacités de performances pragmatiques pouvant résulter des projets mobilisant les « savants »
possiblement associés à des développeurs de technologies ou savoir-faire résolutoires de problèmes,
ou instruments de prévention,
c/ les contraintes de performances académiques soumises aux diktats des publications dont les
références d’évaluation peuvent exclure les pratiques collaboratives.
À une question générique, de type : quelles contributions à vos décisions ont pu vous apporter
jusqu’alors des collaborations que vous avez pu avoir avec des Chercheurs ou Scientifiques ?; les
éléments disponibles permettent de donner des exemples de réponses possibles :
- cas 1 : en Médoc, une intervention de scientifiques de l’écotoxicologie de l’Université
Bordeaux 1 / CNRS a permis à un Bassin de production aquacole de bénéficier de plus
d’intelligence administrative dans l’application des normes sanitaires, tout en aidant à définir
un modèle de prévention des risques pour les consommateurs,
- cas 2 : dans la région du Tarn de Castres-Mazamet, la participation au programme
international de comparaison de cas d’école a favorisé une ambition de politique publique en
matière de diffusion des TIC tout en mobilisant les capacités locales d’expertise et
d’interpellation des décideurs nationaux (Eveno, 1998),
- cas 3 : dans le Comté de Galveston Bay, l’implication des chercheurs dans la mise en place
d’un territoire pilote d’un système d’information géographique d’aide à la décision dans la
connaissance et la prévention des risques a permis aux acteurs de bénéficier d’un accès aux
informations tout en sensibilisant à la nécessité de mettre en place des dispositifs de
prévention de ces risques ou d’activation de capacités de réaction à leur actualisation.
L’enquête cherchera à évaluer d’une manière plus critique ces acquis d’expérience supposés riches de
résultats dans l’application d’approches collaboratives (entre autres en leur appliquant des approches
évaluatives des politiques publiques), ce qui pourraient faire apparaître (cela reste à vérifier) :
- pour le cas 1, que les coûts en recherche engagés n’ont aucune commune mesure avec les
volumes de production concernés ce qui signifie que – si l’on avait appliqué les standards de
l’évaluation des politiques publiques la recherche collaborative, cela n’aurait pu avoir lieu ; à
moins que des agronomes développeurs n’interviennent corrélativement à l’expertise en
écotoxicologie,
- pour le cas 2, on pourra se demander si la dynamique de développement des TIC à Castres-
Mazamet ne s’est pas trouvée trop investie sur des choix d’équipement et ce au détriment de
l’économie des contenus, mais le développement de télé-services associées aux expertises
médicales peut définir une nouvelle étape d’une politique publique locale d’économie de la
connaissance via les TIC (démarche éventuellement transférable à d’autres territoires) ;
- dans le cas 3, on pourra questionner la limite des résultats en termes d’efficacité de l’action
publique avec ces outils découlant de la recherche collaborative ; on sait que l’ISTTP devait

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engager – dans le secteur du Golfe du Mexique - des recherches-actions sur la problématique
des besoins en appropriation de la connaissance scientifique dans le but de favoriser la
construction de politiques (recherches associant sociologues, spécialistes de la communication
et politistes) ; ils devaient intervenir entre autres sur les sites sensibles de la Nouvelle Orléans
avant l’événement de Katrina, (budgets supprimées réaffectés à l’effort de guerre en Irak…).
Avec les éléments d’information dont nous disposons, on voit bien qu’il ne suffit pas de mettre en
place des actions de recherche collaborative, il faut garantir que les partenaires des situations
problématiques supports des actions de recherches bénéficient d’équipes interdisciplinaires leur
permettant de s’approprier et traduire en actions les savoirs produits. Les sciences sociales sont ici
requises, et spécialement des sciences de la communication des connaissances, bénéficiant d’arrière-
plans en épistémologie appliquée. La démarche d’intervention-recherche et de questionnement en
épistémologie appliquée qui sera coordonnée par D.CAPES ne sera pas une intervention experte
isolée, elle donnera lieu à sollicitation de tous les participants pour avis, commentaire, proposition, ré-
orientation, enrichissement de la formulation des supports et modalités d’enquête. Le but est de
constituer avec les principes mêmes de formulation des questions posées par courrier, courriers relayés
par des relances ciblées, une communauté d’intéressement aux outils de compréhension et action sur
les facteurs de collaborations entre acteurs, chercheurs, experts et scientifiques. Les dirigeants
administratifs et politiques des territoires partenaires seront également interpellés.
Avec nos collègues américains, nous utiliserons les données qu’ils nous fourniront sur l’histoire de
leurs actions et les perspectives de leurs activités avec spécificité du cas Galveston. Si la chose est
possible nous chercherons à tester avec eux une transposition de nos outils d’enquête.Nous
chercherons à utiliser d’autres ressources financières (vu les limites budjetaires du projet) pour faire
participer les Chercheurs américains, si possible à la journée de restitution, ou à une autre invitation
(leurs centres de recherche littorale sont en phase avec le Réseau de Recherche Littorale en Aquitaine
piloté par EPOC et auquel David Capes contribue).
Pour le questionnement relevant d’une « épistémologie appliquée », nous l’avons dit, la participation
de M.MEYER permet d’approfondir l’hypothèse d’une applicabilité ici de la « problématologie ».
- Nous nous appuierons sur ses travaux pour éclairer les possibles constructions d’espaces-temps
collaboratifs (entre chercheurs et entre chercheurs & acteurs socio-politiques) coordonnant des
questionnements partageables,
- Nous lui ferons parvenir des analyses (prenant appui sur ses travaux) pour avis et propositions
transmises par écrit, et à l’occasion de visites à Bruxelles ainsi que lors de son passage (un séjour
pour rencontre des chercheurs (et acteurs s’il le souhaite), un jour lors de la journée de restitution),
- Si les calendriers le permettent au moment où nous l’inviterons, nous chercherons à inviter –
avec d’autres ressources financières que celles du projet - Richard Cherwitz de l’Université de
Texas à Austin qui est un spécialiste des compétences issues de travaux en Rhétorique et utilisant
des travaux sur le lien Communication et Connaissance (voir Rhetoric and Philosophy, 1990, et
son Investigation in Rhetorical Epistemology. Les travaux de R.Cherwitz ont été prolongés avec la
mise en place d’un dispositif particulièrement innovant d’accompagnement de projets
d’entrepreneuriat scientifique (voir : Voir https://webspace.utexas.edu/cherwitz/www/ie/ ).
Identifiant avec M.Meyer des passerelles entre problématologie et social-pragmatisme, David Capes
utilisera ses acquis dans le domaine de l’applicabilité des propositions théoriques de John Dewey à la
réalisation d’enquête activant des potentiels de développement de politiques publiques (ici politiques
publiques de recherches collaboratives territorialisées) en synthétisant les orientations, spécialement
celles présentes dans The Public and Its Problems, 1927 et Logic, the Theory of Inquiry, 1938, qui
n’ont rien perdu de leur actualité, même si elles gagnent à être enrichies des conceptions
contemporaines de “management des savoirs ” (Tareaudeau, 1998) ou encore d’ingénierie des
connaissances (Teulier, 2005).
En effet en complémentarité de la problématologie, le social-pragmatisme favorise – au moment de
construire un espace-temps de questionnements partagés – un travail de mutualisation des arrière-
plans sociocognitifs (que l’on peut nommer encore des épistémés, plus au sens de R.Barthes que de

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M.Foucaud) , en visant (par la co-production de réponses à des situations-problématiques) des
améliorations des conditions existentielles de vie des membres des sociétés humaines et de leurs
environnements.
Les scientifiques d’EPOC : P.BERTRAND directeur, et des experts : en hydrodynamique de littoraux
sableux [N.SÉNÉCHAL] et en état de milieux de production aquacole [B.SAUTOUR] sont intéressés
aux questions traitées et aux cas Médoc et au territoire pilote Galveston Bay. À titre d’exemple – avec
les éléments d’informations dont nous disposons (avant collaboration étroite avec ces collègues) nous
savons que les situations problématiques territoriales sur lesquelles une réflexion s’engage peut
conduire à définir des espaces-temps collaboratifs qui coordonnent des questionnements tels que :
1- Les élus de la côte médoquine (et aquitain en général) se posent des questions du type : que dois-je
faire pour que mes électeurs apprécient les efforts que je fais pour maîtriser les problèmes résultant
des phénomènes d’érosion de la côte sableuse ?
2- Les élus et administratifs du Conseil régional d’Aquitaine et de l’Etat se demandent : comment
éviter de payer une partie importante de travaux de génie civil côtier ? (Constatant que nombre de ces
travaux s’avèrent inutiles quelques années plus tard, par déficit de compréhension initiale des
phénomènes d’érosion.)
3- Les chercheurs en hydrodynamique des espaces côtiers sableux veulent répondre à des questions du
type : qu’est ce que l’imagerie satellitaire peut nous apprendre sur l’impact d’événements côtiers sur le
morphodynamisme des espaces côtiers ?
4- Les Sociologues et Politistes, Sociologues ou Economistes se demandent : comment les leaderships
locaux, les représentations d’attractivité du littoral, ou encore les évolutions du traitement assurentiel
des risques environnement impactent les comportement de résidences et les coûts immobiliers en
zones côtières avec leurs conséquences en terme de mobilisation d’électeurs locaux en faveur d’action
des élus sur les incidences de risques d’érosion ?
Il s’agirait de considérer – avec ce type de possibles agencements de questionnements situés - la
collaboration entre acteurs et chercheurs comme un partage de questionnements. Il faudrait que les
étapes de validation des questionnements partageables s’appuient sur une vérification pour chaque
participant des valeurs de pertinence de ces questionnements et de faisabilité de leurs traitements et
applicabilité de leurs résultats.
Apparaîtra la question de l’ambition de sens au niveau de l’ensemble des questionnements. Faut-il se
satisfaire d’une conjonction d’intérêts à investir des moyens communs pour que chaque participant
traite les questions qui ont une valeur pour lui, ou bien une synthèse des questionnements est-elle :
souhaitable et possible ?
Et si l’on cherche à construire un espace cognitif regroupant ces questions, (qui deviendrait donc un
espace-temps de projet partagé de recherche collaborative) on concevrait qu’il faudrait que d’autres
questions assurant des liens entre les questions existantes soient assumées par des acteurs devant
prendre place dans l’espace de partage de questionnements. Le projet associant l’ISTPP [Texas A&M]
nous pourrons examiner si des transferts d’acquis en management de recherches collaboratives et
d’équipes pluridisciplinaires sont possibles, et si l’effort de théorisation associant les travaux et la
personne d’un spécialiste d’Epistémologie, Philosophie et Rhétorique européen M.Meyer les
intéressent comme Richard Cherwitz a intéressé à ses propositions les acteurs de politiques
scientifiques multidisciplinaires américains.
C.SORBETS du SPIRIT participant au projet en qualité de membre de la Commission Recherche,
Formation Doctorale, du PRES de L’Université de Bordeaux pourra profiter de ces pistes de
valorisation et échanges internationaux. Claude Sorbets comme Valérie Carayol sont tous deux
intéressés par les propositions de la problématologie, l’un en tant que responsable de programmes
Epistémologie et sciences sociales pour l’IEP et le PRES, l’autre dans le cadre des ses travaux
personnels en projet et de ses contributions aux réflexions de la 71e section du CNU.
En terme de valorisation des résultats, nous avons six perspectives :
-1_ hormis la journée spécifique de restitution, (fin d’année 2010),
-2_ nous cherchrons à utiliser le projet pour d’autres dynamiques de projet recherche, prioritairement

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dans le cadre d’un programme associant chercheurs européens et américains type workshop ESF/NSF
http://www.esf.org/activities/exploratory-workshops/collaboration-activities.html ) ,
nous pouvons envisager – en ce qui concerne les résultats valorisables dans le champ des sciences
sociales :
- -3_ de participer aux journée Evaluation et Communication de la Société Française de
l’Evaluation en juin 2010 à Paris
- -4_ d’intégrer les actions du Réseau de Recherche Littorale Aquitain http://littoral.epoc.u-
bordeaux1.fr/
- -5_ de participer au « call for papers of the EGPA Study Group on Regional and Local
Government » (8-10 September 2010, Toulouse, France): ‘Regional and Local Governments
Territorially Challenged’,
- -6_ de répondre à l’Appel à communication, Mesurer et évaluer la performance des stratégies
spatiales et territoriales, les 18-19 Novembre 2010 CRM (EAC 4161) – LEREPS (EA 4212)
Université Toulouse 1.

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