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Yves JANNOT Octobre 2003
Yves JANNOT Octobre 2003

Yves JANNOT

Octobre 2003

Exercices

TABLE DES MATIERES

NOMENCLATURE

3

1

RAPPELS SUR LES TRANSFERTS DE CHALEUR

5

1.1

Formulation d’un problème de transfert de chaleur

5

1.1.1 Introduction

5

1.1.2 Définitions

5

1.1.3 Bilan thermique

6

1.2

Transfert de chaleur par conduction

8

1.2.1 Mur simple

8

1.2.2 Mur multicouches

9

1.2.3 Mur composite

10

1.2.4 Cylindre creux long (tube)

11

1.2.5 Cylindre creux multicouches

12

1.3

Transfert de chaleur par rayonnement

13

1.3.1 Généralités. Définitions

13

1.3.2 Lois du rayonnement

17

1.3.3 Rayonnement réciproque de plusieurs surfaces

20

1.4

Transfert de chaleur par convection

24

1.4.1 Généralités. Définitions

24

1.4.2 Expression du flux de chaleur

25

1.4.3 Calcul du flux de chaleur en convection forcée

27

1.4.4 Calcul du flux de chaleur en convection naturelle

28

2 L’ENERGIE SOLAIRE

31

2.1

Introduction

31

2.1.1 Le contexte

31

2.1.2 Aperçu de la ressource

31

2.2

Aspects géométriques

32

2.2.1 Mouvements de la Terre

32

2.2.2 Mouvement apparent du Soleil

32

2.2.3 Heures et temps

34

2.2.4 Durée et taux d’ensoleillement

36

2.3

Aspects énergétiques

36

2.3.1 L’atmosphère terrestre

36

2.3.2 Rayonnement solaire au sol

38

2.3.3 Variations types du rayonnement

41

3 LES CAPTEURS SOLAIRES PLANS

43

3.1 Principe

43

3.2 Bilan thermique global de la paroi absorbante

43

3.3 Expression du coefficient global de pertes

45

3.4 Bilan thermique de la couverture transparente

48

Thermique solaire

3.5

Exemple de calcul du rendement d’un capteur

48

3.5.1 Profil transversal de température

48

3.5.2 Profil de température dans le sens de l’écoulement du fluide

50

3.5.3 Calcul du rendement global

51

3.5.4 Température moyenne de l’absorbeur

52

3.6

Rendement des autres types de capteur

52

3.6.1 Capteurs de type 1 et 3

52

3.6.2 Capteur de type 4

52

3.7 Autres grandeurs caractéristiques

52

3.8 Méthode de calcul d’un capteur solaire

54

3.8.1 Conditions de fonctionnement d’un capteur existant

54

3.8.2 Dimensionnement d’un capteur solaire plan

54

BIBLIOGRAPHIE

56

A.1.1 : Propriétés physiques de certains corps

57

A.1.1 : Propriétés physiques de l’air et de l’eau

58

A.1.2 : Corrélations pour le calcul des coefficients de transfert en convection forcée

59

A.1.3 : Corrélations pour le calcul des coefficients de transfert en convection naturelle

61

A.1.4 : Emissivité de certains corps

62

A.1.5 : Fraction d’énergie F 0-λT rayonnée par un corps noir entre 0 et λ

63

A.1.6 : Facteurs de forme géométrique de rayonnement

64

A.2.2 : Valeurs de l’albédo

69

A.3.1 : Formules de calcul des pertes de charge singulières

70

A.3.2 : Courbe caractéristique de fonctionnement d’un ventilateur

71

EXERCICES

73

Exercices

NOMENCLATURE

a

c

d

azimut capacité calorifique durée du jour irradiation solaire journalière diffuse diamètres extérieur, intérieur densité de flux solaire diffus équation du temps

° J.kg -1 .°C -1 h W.m m W.m h m 2 .s -1

W.m

W.m

W.m

°

W.m -2 .°C 1

W.m -2 .°C 1

W.m -2 .°C 1

W.m

W.m

D

D e , D i

D*

ET

g accélération due à la pesanteur

G

G*

G 0

h

h

h

h p

I irradiation solaire journalière directe perpendiculairement aux rayons solaires

I* densité de flux solaire direct perpendiculairement aux rayons solaires

j n° du jour de l’année

L

-2

-2

.j

-1

-2

-2

-2

.j

.j

-1

-1

irradiation solaire journalière globale densité de flux solaire global irradiation solaire journalière globale hors atmosphère

hauteur du Soleil coefficient de transfert de chaleur par convection coefficient de transfert de chaleur par rayonnement

coefficient global de pertes

c

r

-2

-2

-2

-2

.j

.j

-1

-1

°

latitude, longueur

largeur

longitude longitude de référence du fuseau horaire

l

l ref

°

°

W.m

W.m

h

h

s

°C

S

irradiation solaire journalière directe

S*

densité de flux solaire direct

SS

durée journalière d’ensoleillement

SS 0

durée journalière maximale d’ensoleillement

t

temps

T

température

T r

température de rosée de l’air

TCF

temps civil du fuseau

TL

Temps légal

TS

Temps solaire

TU

Temps universel

W

densité de flux rayonné par le ciel

α

coefficient d'absorption

ρ

coefficient de réflexion

τ

coefficient de transmission

δ

déclinaison

ε

émissivité

ϕ

flux de chaleur

φ

densité de flux de chaleur

λ

longueur d’onde

λ

conductivité thermique

σ

taux d’ensoleillement

ω

angle solaire

ω l

angle solaire au lever du jour

angle solide

Indices

a

air

c

couverture transparente

e

entrée

p

paroi

t

tube

h

h

h

h

W.m

-2

°

W.m

W.m

m

W.m

-2

-2

-1

.°C

.°C

-1

-1

°

°

sr

b

Fond du capteur

ciel

ciel

f

fluide

s

sortie

u

utile

Thermique solaire

Exercices

1 RAPPELS SUR LES TRANSFERTS DE CHALEUR

1.1

Formulation d’un problème de transfert de chaleur

1.1.1

Introduction

La thermodynamique permet de prévoir la quantité totale d’énergie qu’un système doit échanger avec l’extérieur pour passer d’un état d’équilibre à un autre.

La thermique (ou thermocinétique) se propose de décrire quantitativement (dans l’espace et dans le temps) l’évolution des grandeurs caractéristiques du système, en particulier la température, entre l’état d’équilibre initial et l’état d’équilibre final.

1.1.2 Définitions

Champ de température

Les transferts d’énergie sont déterminés à partir de l’évolution dans l’espace et dans le temps de la température : T = f (x,y,z,t). La valeur instantanée de la température en tout point de l’espace est un scalaire appelé champ de température. Nous distinguerons deux cas :

- Champ de température indépendant du temps : le régime est dit permanent ou stationnaire.

- Evolution du champ de température avec le temps : le régime est dit variable ou instationnaire.

Gradient de température

Si l’on réunit tous les points de l’espace qui ont la même température, on obtient une surface dite surface isotherme. La variation de température par unité de longueur est maximale le long de la normale à la surface isotherme. Cette variation est caractérisée par le gradient de température :

Avec :

Isotherme T 0 → grad (T) → n vecteur unitaire de la normale
Isotherme T 0
grad (T)
n vecteur unitaire de la normale

grad T

(

)

= n

T

n

T

n

dérivée de la température le long de la normale.

(1.1)

Flux de chaleur

La chaleur s’écoule sous l’influence d’un gradient de température par conduction des hautes vers les basses températures. La quantité de chaleur transmise par unité de temps et par unité d’aire de la surface isotherme est appelée densité de flux de chaleur :

où S est l’aire de la surface (m 2 ).

1 dQ φ = S dt
1
dQ
φ =
S
dt

(W m -2 )

(1.2)

On appelle flux de chaleur la quantité de chaleur transmise sur la surface S par unité de temps :

dQ ϕ = dt
dQ
ϕ =
dt

(W)

(1.3)

Thermique solaire

1.1.3 Bilan thermique

Etablissement du bilan

Il faut tout d’abord définir un système (S) par ses limites dans l’espace et il faut ensuite établir l’inventaire des différents flux de chaleur qui influent sur l’état du système et qui peuvent être :

(S) ϕ e ϕ s ϕ g ϕ st
(S)
ϕ e
ϕ s
ϕ g
ϕ st

ϕ

ϕ

ϕ

ϕ

st

g

e

s

flux de chaleur stocké

flux de chaleur généré flux de chaleur entrant flux de chaleur sortant

dans le système (S)

On applique alors le 1 er principe de la thermodynamique pour établir le bilan d’énergie du système (S) :

ϕ e

+ ϕ

g

= ϕ

s

+ ϕ

st

(W)

(1.4)

Expression des flux d’énergie

Il faut maintenant établir les expressions des différents flux d’énergie. En reportant ces expressions dans le bilan d’énergie, nous obtiendrons l’équation différentielle dont la résolution permettra de connaître l’évolution de la température en chaque point du système.

Conduction

C’est le transfert de chaleur au sein d’un milieu opaque, sans déplacement de matière, sous l’influence d’une différence de température. La propagation de la chaleur par conduction à l’intérieur d’un corps s’effectue selon deux mécanismes distincts : une transmission par les vibrations des atomes ou molécules et une transmission par les électrons libres.

La théorie de la conduction repose sur l’hypothèse de Fourier : la densité de flux est proportionnelle au gradient de température :

(1.5)

→ → ϕ = − λ grad (T) ∂ T ϕ = − λ S
ϕ = − λ grad (T)
∂ T
ϕ = − λ S
∂ x

ou sous forme algébrique :

(W)

(1.6)

avec : ϕ Flux de chaleur transmis par conduction (W) (W m -1 °C -1
avec :
ϕ
Flux de chaleur transmis par conduction
(W)
(W m -1 °C -1 )
λ
Conductivité thermique du milieu
x
Variable d’espace dans la direction du flux
S
Aire de la section de passage du flux de chaleur
(m)
(m 2 )
S
∂ T
ϕ = − λ S
T 1
T 1 > T 2
T 2
∂ x

x

On trouvera dans le tableau ci-après les valeurs de la conductivité thermique λ de certains matériaux parmi les plus courants. Un tableau plus complet est donné en annexe A.1.1.

Exercices

Matériau

λ

(W m -1 °C -1 )

Matériau

λ

(W m -1 °C -1 )

Argent

 

419

Plâtre

 

0,48

Cuivre

 

386

Amiante

 

0,16

Aluminium

 

204

Coton

 

0,059

Acier doux

 

45

Liège

0,044-0,049

Acier inox

 

14,9

Laine de roche

0,038-0,041

Glace

 

1,88

Laine de verre

0,035-0,051

Béton

 

1,4

Polystyrène expansé

0,036-0,047

Bois (feuillu-résineux)

 

0,12-0,23

Polyuréthane (mousse)

0,030-0,045

Brique terre cuite

 

1,1

Polystyrène extrudé

 

0,027

Verre

 

0,78

Air

 

0,026

Convection

C’est le transfert de chaleur entre un solide et un fluide, l’énergie étant transmise par déplacement du fluide. Ce mécanisme de transfert est régi par la loi de Newton :

Fluide à T ∞ ϕ T p S Avec : ϕ Flux de chaleur transmis
Fluide à T ∞
ϕ
T p
S
Avec :
ϕ
Flux de chaleur transmis par convection

ϕ = h S

(

T

p

T

)

 

(W)

h

T

T

S

p

Coefficient de transfert de chaleur par convection Température de surface du solide Température du fluide loin de la surface du solide

Aire de la surface de contact solide/fluide

(W)

(W m -2 °C -1 )

(°C) (°C) (m 2 )

(1.7)

La convection est dite forcée si le fluide est mis en mouvement par une action extérieure (pompe, ventilateur, vent…). La convection est dite naturelle si le mouvement du fluide ne résulte que des différences de masse volumique induite par des différences de températures. La valeur du coefficient de transfert de chaleur par convection h est fonction de la nature du fluide, de sa température, de sa vitesse et des caractéristiques géométriques de la surface de contact solide/fluide. On trouvera en annexe A.1.2 et A.1.3 des corrélations permettant de calculer ce coefficient pour les configurations les plus courantes.

Rayonnement

C’est un transfert d’énergie électromagnétique entre deux surfaces (même dans le vide). Dans les problèmes de conduction, on prend en compte le rayonnement entre un solide et le milieu environnant et dans ce cas nous avons la relation :

Milieu environnant ϕ à T ∞ ( 4 ) ϕ = σε S T −
Milieu environnant
ϕ
à T ∞
(
4
)
ϕ = σε
S T
T 4
p
p
T p
S
Avec :
ϕ
Flux de chaleur transmis par rayonnement

σ

ε p

T

T

S

p

Constante de Stephan Facteur d’émission de la surface Température de la surface Température du milieu environnant la surface

Aire de la surface

(W)

(W) (5,67.10 -8 W m -2 K -4 )

(K)

(K)

(m 2 )

(1.8)

Stockage d’énergie

Thermique solaire

Le stockage d’énergie dans un corps correspond à une augmentation de son énergie interne au cours du temps d’où (à pression constante) :

Avec :

ϕ st

ρ

V

c

T

t

Flux de chaleur stocké Masse volumique Volume Chaleur massique Température Temps

T

t

ϕ st

= ρ

V c

(W)

(W) (kg m -3 ) (m 3 ) (J kg -1 °C -1 ) (°C) (s)

(1.9)

ρ, V et c sont supposés constants, le produit ρ V c est appelé la capacitance thermique du corps.

Génération d’énergie

Elle intervient lorsqu’une autre forme d’énergie (chimique, électrique, mécanique, nucléaire) est convertie en énergie thermique. Nous pouvons l’écrire sous la forme :

Avec :

ϕ g

q

V

ϕ

g = q V

(W)

Flux d’énergie thermique générée

(W)

Densité volumique d’énergie générée

(W m -3 )

Volume

(m 3 )

1.2 Transfert de chaleur par conduction

(1.10)

On se limitera dans ce qui suit à l’étude du transfert de chaleur en régime permanent.

1.2.1 Mur simple

On se placera dans le cas où l’écoulement est unidirectionnel et qu’il n’y a pas de génération ni de stockage d’énergie. On considère un mur d’épaisseur e, de conductivité thermique λ, et de grandes dimensions transversales dont les faces extrêmes sont à des températures T 1 et T 2 :

λ ϕ x ϕ x+dx T 2
λ
ϕ
x
ϕ x+dx
T
2

x + dx

e

T 1

Section transversale S 0 x
Section
transversale S
0
x

En effectuant un bilan thermique sur le système (S) constitué par la tranche de mur comprise entre les abscisses x et x + dx il vient :

ϕ

x

Avec les conditions aux limites :

d’où :

= ϕ

Exercices

λ S   dT

λ S   dT

x

+

dx

 

dx

x

d’où

dT =

A

et T(x)

 

= A x

dx

 

T (x = 0)

= T 1

 

et

 
 

T = T

 

x

(

T

T

)

 
 

 

1

e

1

2

=

dx

+ B

T (x = e)

= T 2

x

+

dx

(°C)

(1.11)

Le profil de température est donc linéaire. La densité de flux de chaleur traversant le mur s’en déduit par la

relation :

φ = −λ

dT

dx

, d’où :

φ =

λ (

T

1

T

2

)

e

(W m -2 )

(1.12)

La relation (2.7) peut également se mettre sous la forme :

ϕ =

(

T

1

T

2

)

e

λS

, cette relation est analogue à la loi

d’Ohm en électricité qui définit l’intensité du courant comme le rapport de la différence de potentiel électrique

e apparait

sur la résistance électrique. La température apparait ainsi comme un potentiel thermique et le terme λS

comme la résistance thermique d’un mur plan d’épaisseur e, de conductivité thermique λ et de surface latérale S, on a donc le schéma équivalent suivant :

1.2.2 Mur multicouches

T 1

ϕ

e R =
e
R =

λS

C’est le cas des murs réels constitués de plusieurs couches de matériaux différents et où le ne connaît que les températures T f1 et T f2 des fluides en contact avec les deux faces du mur de surface latérale S :

T f1 λ A λ λ λ C A B Fluide 1 T 1 T
T f1
λ
A
λ
λ
λ C
A
B
Fluide 1
T
1
T
ϕ
3
T
2
convection
coefficient h 1
convection
coefficient h 2
T 3
T 4
T f2
e A
e B
e C
Fluide 2

Thermique solaire

En régime permanent, le flux de chaleur se conserve lors de la traversée du mur et s’écrit :

ϕ

=

d’où :

h

1

S

(

T

f1

T

1

)

=

λ

A

S

(

T

1

T

2

)

=

λ

B

S

(

T

2

T

3

)

=

λ

C

S

(

T

3

T

'

)

=

h

 

e

A

 

e

B

e

C

     

=

T

f1

T

f2

 

ϕ

1

+

e

A

+

e

B

+

e

C

 

+

1

 

h

1

S

λ S

A

λ S

B

λ S

C

 

h

2

S

2

S

(

T

4

T

f2

)

(W m -2 )

1.13)

Nous avons considéré que les contacts entre les couches de différentes natures étaient parfaits et qu’il n’existait pas de discontinuité de température aux interfaces. En réalité, compte-tenu de la rugosité des surfaces, une micro-couche d’air existe entre les creux des surfaces en regard et créé une résistance thermique R (l’air est un isolant ) appelée résistance thermique de contact. La formule précédente s’écrit alors :

T − T f1 f2 ϕ = (W m -2 ) (1.14) 1 e e
T
T
f1
f2
ϕ
=
(W m -2 )
(1.14)
1
e
e
1
B
C
+
e A +
R
+
+
R
+
+
AB
BC
h
S
λ S
λ S
λ S
h
S
1
A
B
C
2
Le schéma électrique équivalent est le suivant :
ϕ
T f1
T f2
1 e
e
e
A
B
C 1
R AB
R BC
h
h
1 S
λ
S λ
λ S
2 S
A
B S
C
Remarques :

- Une résistance thermique ne peut être définie qu’entre deux surfaces isothermes.

- Cette résistance thermique de contact est négligée si le mur comporte une paroi isolante ou si les parois sont jointes par soudure.

1.2.3 Mur composite

C’est le cas le plus couramment rencontré dans la réalité où les parois ne sont pas isotropes. Considérons à titre d’exemple un mur de largeur L constitué d’agglomérés creux :

e e e 1 2 3 Mur en aggloméré creux Milieu 1 Convection Convection h
e
e
e
1
2
3
Mur en
aggloméré creux
Milieu 1
Convection
Convection
h
h
1
2
Milieu 2

1

2

3

En supposant le transfert unidirectionnel et en tenant compte des axes de symétrie, on peut se ramener au calcul du flux à travers l’élément isolé sur la droite de la figure et calculer la résistance thermique R équivalente

Exercices

d’une portion de mur de largeur L et de hauteur = 1 + 2 + 3 en utilisant les lois d’association des résistances en série et en parallèle par la relation :

 

R

=

R

 

+

R

 

+

 

1

+

R

 

+

R

 

1

2

 

1

1

1

6

7

 

+

+

 

R

3

R

3

R

5

 

1

R

=

e

1

; R

=

e

2

; R

=

e

2

R

=

 

e

2

; R

=

e

3

; R

=

1

h

1

l

;

2

λ

1

l

L

3

λ

2

l

1

L

4

 

λ

1

l

2

L

;

5

λ

2

l

3

L

6

λ

1

l

L

7

h

2

l

L

avec :

R =

1 L

selon le schéma électrique équivalent suivant :

R 3

R 1 R 2 R 6 R 7 R 4 R 5
R 1
R 2
R 6
R 7
R 4
R 5

1.2.4 Cylindre creux long (tube)

On considère un cylindre creux de conductivité thermique λ, de rayon intérieur r 1 , de rayon extérieur r 2 , de longueur L, les températures des faces internes et externes étant respectivement T 1 et T 2 . On suppose que le gradient longitudinal de température est négligeable devant le gradient radial. Effectuons le bilan thermique du système constitué par la partie de cylindre comprise entre les rayons r et r + dr :

r L   dT

ϕ r +dr r r+dr
ϕ r +dr
r
r+dr

Avec les conditions aux limites : T(r 1 ) = T 1

et T(r 2 ) = T 2

ϕ

r

et

soit

= ϕ

r +dr

ϕ

+ drr

−λ

avec

= −λ

2

π

(

r

+

r

dr

)

L

ϕ

= −λ

2

π

dT

dr

r

dr

+

dr

r

2

π

r L   dT

dr

dT

dr

= −λ

r

2

π

(

r

+

 

dT

 

d’où

r

 

dr

 

(°C)

dr

)

L

= C

 r   T ln   2 + T ln   r
r
T
ln
2
+
T
ln   r
2
1
r
r
( )
1
T r
=
 r
2
ln 
r
1
dT
ϕ = − λ 2π r
, on obtient :
dr
2πλ L
(
T
− T
)
1
2
ϕ =
 r
2
ln 
 
r
 
1
 

D’où :

Et par application de la relation

(W)

r

+

dr

(1.15)

(1.16)

Thermique solaire

 r   2   ln T − T r   
r
2
 
ln
T
− T
r
 
1
2
1
Cette relation peut aussi être mise sous la forme :
ϕ =
avec
R
=
R
12 2πλ L
12
par le schéma électrique équivalent suivant :
ϕ
T 1
T 2
r
2
 
ln
r
 
1
R =

12 2πλ L

1.2.5 Cylindre creux multicouches

et être représentée

C’est le cas pratique d’un tube recouvert d’une ou plusieurs couches de matériaux différents et où le ne connaît que les températures T f1 et T f2 des fluides en contact avec les faces interne et externe du cylindre ; h 1 et h 2 sont les coefficients de transfert de chaleur par convection entre les fluides et les faces internes et externes :

Fluide 2 T f2 h 2 T 3 λ B T 2 λ A T
Fluide 2
T
f2
h
2
T
3
λ B
T
2
λ A
T
1
ϕ
h
r 1
r 2
r 3
1
Fluide 1
T
f1

En régime permanent, le flux de chaleur ϕ se conserve lors de la traversée des différentes couches et s’écrit :

d’où :

ϕ =

h

1

(

L T

 

T

)

=

2πλ

A

(

L T

1

T

2

)

=

2πλ

B

L

(

T

2

T

3

)

=

h

1

f1

1

 

r

ln

2

r

1

r

ln

3

r

2

   

T

f1

T

f2

 

ϕ =

 

ln

r

2

ln

r

3

   

1

+

r

1

+

r

2

+

1

   

h

1

2π r

1

L

2πλ

A

L

2πλ

B

L

h

2

2π r

3

L

2π r

2

2π r

3

(

L T

3

(W m -1 )

T

f2

)

(1.17)

ce qui peut être représenté par le schéma électrique équivalent suivant :

ϕ

T f1 T f2 1 1 r r   2   3 ln
T f1
T f2
1
1
r
r
 
2
 
3
ln
 
ln
 
2π r
L
2π r
L
h 1
1
r
 
 
r
h 2
 
 
2
1
2
2πλ
2πλ
A L
B L

Exercices

1.3

Transfert de chaleur par rayonnement

1.3.1

Généralités. Définitions

1.3.1.1 Nature du rayonnement

Tous les corps, quelque soit leur état : solide, liquide ou gazeux, émettent un rayonnement de nature électromagnétique. Cette émission d’énergie s’effectue au détriment de l’énergie interne du corps émetteur. Le rayonnement se propage de manière rectiligne à la vitesse de la lumière, il est constitué de radiations de différentes longueurs d’onde comme l’a démontré l’expérience de W. Herschell :

Source à To Prisme
Source à
To
Prisme

Ecran absorbant

T

Principe de l’expérience de W. Herschell

En passant à travers un prisme, les radiations sont plus ou moins déviées selon leur longueur d’onde. On envoie donc les radiations émises par une source à la température T 0 sur un prisme et on projette le faisceau dévié sur un écran absorbant (noirci), on obtient ainsi la décomposition du rayonnement total incident en un spectre de radiations monochromatiques. Si l’on déplace le long de l’écran un thermomètre, on mesure la température T e caractérisant l’énergie reçue

par l’écran dans chaque longueur d’onde. En construisant la courbe T e = f(λ), on obtient la répartition spectrale de l’énergie rayonnée pour la température T 0 de la source. On constate alors que:

- L’énergie émise est maximale pour une certaine longueur d’onde λ m variable avec T 0 .

- L’énergie n’est émise que sur un intervalle [λ 1 , λ 2 ] de longueur d’onde caractérisant le rayonnement thermique.

On trouvera représenté sur la figure ci-dessous les différents types d’ondes électromagnétiques et leurs longueurs d’ondes correspondantes. On retiendra que le rayonnement thermique émis par les corps se situe entre 0,1 et 100 µm. On notera par ailleurs que le rayonnement est perçu par l’homme :

- pour 0,31 µm > λ < 0,79 µm Par l’oeil : - pour 0,79
- pour 0,31 µm > λ < 0,79 µm
Par l’oeil :
- pour 0,79 µm < λ < 314 µm
Par la peau :
rayonnement visible.
rayonnement IR.
Thermique
log 10 (λ)
-11
-10
-9
-8
-7
-6
-5
-4
-3
-2
-1
0
1
2
3
4
γ
5
X
IR
UV
visible
Micro-onde
Onde radio
Téléphone

Spectre des ondes électromagnétiques

1.3.1.2

Définitions

Classification

Thermique solaire

Les grandeurs physiques seront distinguées selon :

- La composition spectrale du rayonnement

- Si la grandeur est relative à l’ensemble du spectre elle est dite totale.

- Si elle concerne un intervalle spectral étroit dλ autour d’une longueur d’onde λ elle est dite monochromatique : G λ .

- La distribution spatiale du rayonnement

- Si la grandeur est relative à l’ensemble des directions de l’espace elle est dite hémisphérique.

- Si elle caractérise une direction donnée de propagation elle est dit directionnelle : G x .

Définitions relatives aux sources

Flux

-

On appelle flux d’une source S la puissance rayonnée notée ϕ par S dans tout l’espace qui l’entoure, sur toutes les longueurs d’onde. Le flux ϕ s’exprime en W

-

Le flux envoyé par un élément de surface dS dans un angle solide élémentaire dest noté d 2 ϕ

-

Le flux envoyé dans tout l’espace par une surface élémentaire dS est noté dϕ.

-

Le flux envoyé par une surface S dans l’angle solide dentourant la direction Ox est noté dϕ x .

Nous avons donc les relations suivantes :

d

ϕ =

Rappel sur les angles solides élémentaires :

d

2

ϕ

et

ϕ =

S

d

ϕ =

d

ϕ

x

L’angle solide sous lequel depuis un point O on voit une surface S est par définition l’aire de la surface intersection de la sphère de rayon unité et du cône de sommet O s’appuyant sur le contour de la surface S. L’angle solide dsous lequel est vu d’un point O le contour d’une petite surface dS (assimilée à une surface plane) peut être calculé par :

dS O r α → n
dS
O
r
α
n

dS cosα

d Ω =

dS cos α

r

2

(1.18)

Emittance énergétique

- Monochromatique :

Un élément de surface dS émet dans toutes les directions du ½ espace un certain flux d’énergie par rayonnement. Ce flux est réparti sur un intervalle de longueurs d’ondes. Si l’on considère le flux

émis entre les deux longueurs d’ondes λ et λ+dλ, on définit l’émittance

monochromatique d’une source à la température T par :

d’énergie

d

ϕ

λ+

λ

d

λ

- Totale :

M

λ T

=

d φ

λ+

λ

d λ

dS d λ

(W m -3 )

(1.19)

C’est la densité de flux de chaleur émise par rayonnement par dS sur tout le spectre des longueurs d’ondes. Elle n’est plus fonction que de la température T et de la nature de la source :

λ=∞

λ= 0

M T

=

M

λ T

d

λ

=

d ϕ

dS

(W m -2 )

(1.20)

Exercices

Intensité énergétique dans une direction

On appelle intensité énergétique I x le flux par unité d’angle solide émis par une surface dS dans un angle solide dentourant la direction Ox :

Luminance énergétique dans une direction

2 d ϕ x I = x d Ω
2
d
ϕ
x
I
=
x
d Ω

(1.21)

 

Soit α l’angle fait par la normale

n

à la surface émettrice S avec la direction Ox suivant laquelle la surface S

possède une intensité énergétique I x . La projection de S sur le plan perpendiculaire à Ox s’appelle la surface

émettrice apparente et l’intensité énergétique dans la direction Ox par unité de surface émettrice apparente s’appelle la luminance énergétique L :

→ n dS α Ox Application : Formule de Bougouer
n
dS
α
Ox
Application : Formule de Bougouer

L

 

I

x I

x d

=

=

=

x dS

x dS cosα

x dS x dS cos α d Ω dS cos α

ddS cos α

(1.22)

On déduit des définitions précédentes l’expression du flux d 2 ϕ x envoyé par un élément dS i de luminance L x sur un autre élément dS k :

dS i α k O r dS k 2 d ϕ = I dΩ =
dS i
α k
O
r
dS k
2
d ϕ
= I
dΩ = L
dS cos α dΩ
α i
x
x
x
i
i
dS
cos α
k
k
Où : dΩ est l’angle solide duquel depuis la surface dS i on voit la surface dS k donc
d Ω =
r 2

D’où la formule de Bougouer :

2 dS cosα dS cosα i i k k d = L ϕ x i
2 dS cosα
dS
cosα
i
i
k
k
d
=
L
ϕ x
i
x
r 2

Définitions relatives à un récepteur

Eclairement

(1.23)

C’est l’homologue de l’émittance pour une source. L’éclairement est le flux reçu par unité de surface réceptrice, en provenance de l’ensemble des directions. Réception du rayonnement par un solide

Quand un rayon incident d’énergie ϕ λ frappe un corps à la température T, un partie ϕ λ ρ λT de l’énergie incidente est réfléchie par la surface S, une autre partie ϕ λ α λT est absorbée par le corps qui s’échauffe et le reste ϕ λ τ λT est transmis et continue son chemin :

Thermique solaire ϕ λ incident ϕ λ ρ λT réfléchi Corps à T ϕ λ
Thermique solaire
ϕ λ incident
ϕ λ ρ λT réfléchi
Corps à T
ϕ λ α λT absorbé
ϕ λ τ λT transmis
On a évidemment :
ϕ λ = ϕ λ ρ λT + ϕ λ α λT + ϕ λ τ λT
d’où :
ρ λT + α λT + τ λT = 1 .

On définit ainsi les pouvoirs monochromatiques réfléchissant ρ λT , absorbant α λT et filtrant τ λT qui sont fonction de la nature du corps, de son épaisseur, de sa température T, de la longueur d’onde λ du rayonnement incident et de l’angle d’incidence.

Si l’on considère l’énergie incidente sur tout le spectre des longueurs d’onde, on obtient les pouvoirs réfléchissants ρ T , absorbant α T et filtrant τ T totaux. Les valeurs de ρ T , α T et τ T de certains corps sont donnés en annexe A.3.1.

Corps noir, corps gris

Corps noir

C’est un corps qui absorbe toutes les radiations qu’il reçoit indépendamment de son épaisseur, de sa température, de l’angle d’incidence et de la longueur d’onde du rayonnement incident, il est défini par : α λT = 1. Une surface enduite de noir de fumée est approximativement un corps noir.

Propriétés du corps noir :

- Tous les corps noirs rayonnent de la même manière.

- Le corps noir rayonne plus que le corps non noir à la même température.

Corps gris

Un corps gris est un corps dont le pouvoir absorbant α λT rayonnement qu’il reçoit. Il est défini par : α λT = α T .

est indépendant de la longueur d’onde λ du

En général, on considère les corps solides comme des corps gris par intervalle et on utilise un pouvoir absorbant moyen vis-à-visdu rayonnement émis pour λ < 3 µm (rayonnement émis par des corps à haute température comme le Soleil) et un pouvoir absorbant moyen vis-à-vis du rayonnement émis pour λ > 3 µm

On pourra à titre

(rayonnement émis par les corps à faible température : atmosphère, absorbeur solaire, d’exemple considérer les valeurs suivantes pour la peinture blanche :

).

α λT

1

0

solaire, d’exemple considérer les valeurs suivantes pour la peinture blanche : ). α λ T 1
solaire, d’exemple considérer les valeurs suivantes pour la peinture blanche : ). α λ T 1
solaire, d’exemple considérer les valeurs suivantes pour la peinture blanche : ). α λ T 1
solaire, d’exemple considérer les valeurs suivantes pour la peinture blanche : ). α λ T 1
solaire, d’exemple considérer les valeurs suivantes pour la peinture blanche : ). α λ T 1
solaire, d’exemple considérer les valeurs suivantes pour la peinture blanche : ). α λ T 1
solaire, d’exemple considérer les valeurs suivantes pour la peinture blanche : ). α λ T 1
solaire, d’exemple considérer les valeurs suivantes pour la peinture blanche : ). α λ T 1
solaire, d’exemple considérer les valeurs suivantes pour la peinture blanche : ). α λ T 1
solaire, d’exemple considérer les valeurs suivantes pour la peinture blanche : ). α λ T 1
solaire, d’exemple considérer les valeurs suivantes pour la peinture blanche : ). α λ T 1
solaire, d’exemple considérer les valeurs suivantes pour la peinture blanche : ). α λ T 1

λ = 3 µm

λ

Exercices

1.3.2 Lois du rayonnement

1.3.2.1 Loi de Lambert

Dans le cas où la source est isotrope, la luminance est indépendante de la direction : L x = L

I I n n Or L n = S I α I α Et L
I
I
n
n
Or
L
n =
S
I
α
I
α
Et
L
=
α
α
Scos α
De l’égalité L n = L α on déduit la loi de Lambert pour une source isotrope :
S
I =
cos
α
α I
n
(1.24)
Ainsi l’indicatrice de l’intensité est une sphère tangente en O à la surface émettrice lorsque celle-ci suit la loi
de Lambert :
I
n
I
α
L
L
α
O
O
Luminance d’une source isotrope
Intensité énergétique d’une source isotrope

Remarque : Lorsqu’un corps suit la loi de Lambert, on montre qu’émittance et luminance sont proportionnelles :

M = π L

(W.m -2 )

(1.25)

1.3.2.2 Lois physiques

Loi de Kirchoff

A une température T donnée et pour une longueur d’onde λ donnée, le rapport

les corps.

M

λ T

α

λ

T

est le même pour tous

Pour le corps noir :

α λT =

1

, le rapport

M

λ

T

est donc égal à Mο λT en appelant Mο λT l’émittance

monochromatique du corps noir, donc :

α

λ

T

M

λ

T

= α

λ

T

Mo

λ

T

(W.m -3 )

(1.26)

L’émittance monochromatique de tout corps est égale au produit de son pouvoir absorbant monochromatique par l’émittance monochromatique du corps noir à la même température, d’où l’intérêt de connaître le rayonnement émis par le corps noir.

Cas des corps gris : loi de Kirchoff généralisée

Dans le cas du corps gris, on peut généraliser cette loi ce qui facilite les application. En effet pour un corps

gris

α λT = α T , donc :

λ=∞

λ=∞

λ=∞

M

T

=

λ=

M

0

λ

T

d

λ

=

λ=

α

0

λ

T

Mo

λ

T

d

λ

=

α

T

λ=

Mo

0

λ

T

d

λ

Thermique solaire

En appelant Mo T l’émittance totale du corps noir à la température T, nous obtenons pour un corps gris :

M T

= α

T

Mo

T

(W.m -2 )

(1.27)

L’émittance totale M T d’un corps gris à la température T est égal au produit de son pouvoir absorbant α T par l’émittance totale Mo T du corps noir à la même température.

Rayonnement du corps noir

Emittance monochromatique

Elle est donnée par la loi de Planck :

avec : C 1 = 3,742.10 -16 W.m -2 C 2 = 1,4385.10 -2 m.K

Mo

C

1

λ

5

λ T

=

 

C

2

 

1

exp

 

λ T

 

(W.m -3 )

(1.28)

La loi de Planck permet de tracer les courbes isothermes représentant les variations de Mo λT en fonction de la longueur d’onde pour diverses températures :

Emittance d'un corps noir à 100°C 100 80 60 40 20 0 0 5 10
Emittance d'un corps noir à 100°C
100
80
60
40
20
0
0
5
10
15
20
25
30
λ (µm)
Mo λΤ (W.m -3 )
Mo tλ (W.m -3 )
Emittance d'un corps noir à 5777 K (Soleil) 2,50E+08 2,00E+08 1,50E+08 1,00E+08 5,00E+07 0,00E+00
Emittance d'un corps noir à 5777 K (Soleil)
2,50E+08
2,00E+08
1,50E+08
1,00E+08
5,00E+07
0,00E+00

012345

λ (µm)

Remarques :

- La longueur d’onde λ M pour laquelle l’émission est maximale varie avec la température de la source :

λ

M =

3

2,897.10

T

(µm)

(1.30)

avec T : Température (K)

et

Mo

 

= 0,410

T

5

λ

M T

 

10

(W.m -3 )

(1.31)

- Pour le Soleil ( T5777 K ), 90% de l’énergie est émise entre 0,31 et 2,5 µm, le maximum étant situé dans le spectre visible. Par contre, un corps noir à 373 K (100°C) a son émission maximale vers λ = 8 µm dans l’IR.

Emittance totale Mo T

Exercices

L’intégration de la formule de Planck pour toutes les longueurs d’onde donne l’émittance totale Mo T du corps noir qui n’est plus fonction que de la température T , on obtient la loi de Stephan-Boltzmann :

avec σ = 5,675.10 -8 W.m -2 .K -4

Dans les calculs on écrira souvent :

Mo

T = σ T

4

σ = 5,675

T

100

4

(W m -2 )

(1.32)

Fraction de l’émittance dans un intervalle donné de longueurs d’onde [λ 1 , λ 2 ]

C’est la fraction du flux émis par l’unité de surface du corps noir à la température T entre les longueurs d’ondes λ 1 et λ 2 :

 

λ

2

λ

2

λ

2

λ

1

λ

2

λ

1

Mo

λ

T

d λ

 

Mo

λ

T

d λ

 

Mo

λ

T

d

λ

Mo

λ

T

d

λ

Mo

λ

T

d λ

 

Mo

λ

T

d λ

 

=

λ

1

=

λ

1

=

0

0

 

=

0

 

0

 

2

T

Mo

λ

T

d λ

 

σ T

4

σ T

4

σ T

4

σ T

4

 

0

 

=

1

λ

C

1

λ

5

F

λ

1

T

d λ

−λ

2

=

T

=

1

F

λ

0

−λ

2

T

C

1

(

λ

F

0

−λ

T

)

5

1

T

; Calculons

Td λ

=

1

F

0

−λ

λ

T

à T constant :

C

1

(

λ

T

)

5

d(