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Fonctions spéciales et fonctions holomorphes

Pierron Théo

ENS Ker Lann

2

Table des matières

1 Rappels et compléments

 

1

1.1 Exponentielle et logarithme

 

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1

1.1.1 Définition

 

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1

1.1.2 Exponentielle imaginaire

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1

1.1.3 Logarithme

 

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2

1.2 Rappels sur l’holomorphie

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3

1.3 Suites et séries de fonctions holomorphes

 

5

1.4 Fonctions méromorphes

 

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8

1.5 Exemples

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11

1.5.1 Premier exemple

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11

1.5.2 Deuxième exemple

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12

1.5.3 Développement eulérien du sinus

 

13

2 Fonction Gamma

 

15

2.1 Définition

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15

2.2 Prolongement analytique de Γ

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15

2.3 La fonction Γ selon Weierstraß

 

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16

2.4 Comportement asymptotique de Γ

 

18

3 Formule d’Euler-MacLaurin

 

21

3.1 Nombres et polynômes de Bernoulli

 

21

3.2 Formule sommatoire d’Euler-MacLaurin

 

23

3.3 Obtentions de développements asymptotiques

 

24

4 La fonction ζ

27

4.1 Introduction .

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27

4.1.1 Définition

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27

4.1.2 Lien avec les nombres premiers

 

28

4.1.3 Fonction de Möbius .

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29

4.2 Le théorème des nombres premiers

 

29

i

ii

TABLE DES MATIÈRES

5 Les fonctions Θ

35

5.1 Formule sommatoire de Poisson

 

35

5.1.1 Transformée de Fourier .

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35

5.1.2 Transformée de Fourier d’une gaussienne

 

36

5.2 Fonction Θ

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36

5.2.1 Définition

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36

5.2.2 Relations avec le reste de l’alphabet grec

 

38

6 Équations différentielles complexes

 

39

6.1 Généralités

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39

6.2 Équations linéaires du second ordre

 

41

6.2.1 Équations indicielles et caractéristiques

 

41

6.2.2 Théorème de Fuchs

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42

6.2.3 Équation de Bessel

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43

7 Méthode de la phase stationnaire

 

45

7.1 Phase non stationnaire

 

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45

7.2 Phase stationnaire

 

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46

7.3 Application aux fonctions de Bessel

 

47

7.4 Dimension supérieure .

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48

8 Fonction d’Airy et méthode du col

 

49

8.1 Résolution

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49

8.1.1 Par changement de variables

 

49

8.1.2 Par transformée de Fourier

 

50

8.1.3 Résolution par transformée de Laplace

 

51

8.2 Méthode du col

 

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51

8.2.1

Principe

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51

Chapitre 1

Rappels, compléments et fonctions usuelles

1.1 Exponentielle et logarithme

1.1.1 Définition

Définition 1.1 On définit l’exponentielle par

e x =

n =0

x n

n!

dont le rayon r de convergence (donné par la formule d’Hadamard) est

1

r = lim sup

n

1

n! = 0

Proposition 1.1

e 0 = 1

e x + y = e x e y

e x = 0 et e x = 1

e

x

exp = exp

Si x R , e x = (e x ) 2 0.

exp : R R + est C bijective. Sa réciproque est notée ln.

ln( xy ) = ln(x) + ln(y ) et ln = 1

2

·

1.1.2 Exponentielle imaginaire

Proposition 1.2

e z = e z .

1

CHAPITRE 1. RAPPELS ET COMPLÉMENTS

• | e ix | = 1 et l’application ϕ : x e ix est un morphisme de groupes de ( R, +) dans (U, ×).

Théorème 1.1

Il existe x R tel que Ker ϕ = xZ. On note alors π = x 2 .

De plus, ϕ est surjective.

Définition 1.2 On définit cos(y ) = (e iy ) et sin( y ) = (e iy ). En dérivant y e iy , on retrouve que cos = sin et sin = cos.

Démonstration. Comme cos(0) = 1, il existe y 0 > 0 tel que cos(x) > 0 sur

[0 , y 0 ]. sin est croissante sur [0 , y 0 ] et a = sin( y 0 ) >

0.

On pose y 1 = sup { y y 0 , cos( y ) > 0 z

[0 , y ]} . Soit y [ y 0 , y 1 ].

cos( y ) cos( y 0 ) =

y

y

0

sin( t) dt a( y y 0 )

Ainsi, y 1 < et y 1 y 0 + cos(y 0 ) . Ainsi, cos s’annule en y 1 .

a

Définition 1.3 Si z U , on note arg(z ) un élément de ϕ 1 ( z ). Si z C , arg(z ) = arg( z | ). On a alors la décomposition polaire

z

|

z = | z | e i arg(z )

polaire z | z = | z | e i arg( z ) 1.1.3 Logarithme Résoudre

1.1.3 Logarithme

Résoudre e z = w avec w C revient à résodre e (z ) = | w | avec Im( z ) = arg(w ) mod 2 π . Notons Ω θ = C \ { R e iθ } . Il existe une unique détermination de l’argument notée arg θ dans ]θ π, θ + π [.

Proposition 1.3 log θ = w ln | w | + i arg θ ( w ) est un homéomorphisme sur son image, de réciproque de exp. Elle est aussi holomorphe.

Remarque 1.1 Pour θ = 0 et z = x + iy , arg(z ) = arctan( x ) .

Lemme 1.1.1 Si f : Ω est un homéomorphisme et f est holomorphe alors f 1 est holomorphe.

Démonstration. En posant z = f 1 ( w ) et z 0 = f 1 ( w 0 ),

y

on a

f

1 ( w )

f 1 ( w 0 )

w w 0

=

f ( z )

f ( z 0 ) z z 0

1

1

f

( z 0 )

avec f ( z 0 ) = 0 car f est un homéomrphisme en vertu du théorème suivant.

) = 0 car f est un homéomrphisme en vertu du théorème suivant. Pierron Théo Page

1.2. RAPPELS SUR L’HOLOMORPHIE

Théorème 1.2

Soit m > 0 la multiplicité d’annulation en z 0 de g ( z ) =

f ( z ) f ( z 0 ) . Il existe r 0 > 0 tel que g ( z ) = ϕ ( z ) m avec ϕ holomorphe sur

B ( z 0 , r 0 ) .

Remarque 1.2

Attention à x x 3 sur R qui est un homéomorphisme mais

qui a uen dérivée nulle en 0 .

Exemple 1.1 f ( z ) = ln(1 + z ) est holomorphe sur D (0 , 1[.

f

On a alors ln(1 + z ) =

, 1].

( z ) =

1

1 + z =

n

N

(

z ) n

n =1

n

( 1) n 1 z n . En fait elle se prolonge sur C \ ]

1.2 Rappels sur l’holomorphie

Soit Ω un ouvert de C .

Théorème 1.3 On a équivalence entre

(i) f ∈ H (Ω) .

(ii) f

C 1 (Ω) et f = 0 .

∂z

(iii)

f vérifie la formule des résidus

f ( z ) =

2 K ω

1

f ( ω )

z dω

(iv)

z appartient à l’intérieur de K compact de de bord ∂K régulier.

f est DSE au voisinage de chaque point de .

Démonstration.

(i) (ii)

f C 1 (Ω) est admis. En posant z = x + iy , on a

df = f dx + f dy

∂x

∂y

Une autre base de L R ( C, C ) est (dz, dz ). On a alors

dx = dz + dz

et dy = dz dz

2

i

2

On a alors

df =

1

∂f

2

∂x

i f

∂y

dz +

1

∂f

2

∂x +

i f

∂y

dz

CHAPITRE 1. RAPPELS ET COMPLÉMENTS

Doù

f ( z + h) f ( z )

h

= ∂f + ∂f h

∂z

∂z

h + o (1)

= 0 est

absurde. (ii) (iii) Soit K un compact de Ω et f ( z ) = 0 pour tout z K . Alors,

En faisant h 0 sur plusieurs chemins, on trouve que f

∂z

∂z

par Green-Riemann,

K f ( z ) dz = K

i ∂f ∂f

∂y

∂x

dx dy = 2 i K

∂f

∂z

( z ) dx dy = 0

Comme ω

f (ω )f (z ) ω z

∈ H (Ω),

0 =

1

2 K

f ( ω )

f ( z )

ω z

dω

Comme K

Une autre façon de le démontrer est de découper le chemin ∂K en ∂K

et ∂K

dω ω z

= 2 , on a la formule du (iii).

+

ε

ε

±

K forment une partition de K \ D ( z, ε [ parcourus dans le

ε

même sens, on a

Or

0 = ∂K

= ∂K

f ( ω ) f ( z )

+

ε

ω z f

( z )

f ( ω )

ω z

dω + K

ε

dω ∂D (z,ε [

f ( ω ) f ( z )

ω z

dω

f ( ω )

f ( z )

ω z

dω

∂D (z,ε [

f ( ω )

f ( z )

ω z

dω

=

0

2π

f ( ε e iy + z ) f ( z )

ε

e iy

εie iy dy

2 π sup | f ( z

y

+ ε e iy ) f ( z ) | → 0

(iii) (iv) Il existe r > 0 tel que K := D ( z 0 , r ] Ω. On a pour tout z D ( z 0 , r [,

f ( z ) =

=

2 K ω

1

f

( ω )

z dω

2 K ω z 0

1

f

( ω )

1

1

z z 0 ω z 0

dω

Or | z z 0 | < | ω ω 0 | donc

1

1− z − z 0 ω − z 0
1− z − z 0
ω
− z 0

=

n N

ω z − − z z 0 0 n . Ainsi,

f ( z ) =

1

2 π

0

2π

f ( z 0 + r e iθ )

n

N z z 0

r

e iθ

n dθ

1.3. SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS HOLOMORPHES

Comme la série cvn, on permute et on a

f ( z ) =

n

=0

(iv) (i) Clair.

a n ( z z 0 ) n avec a n =

1

2 πr n

0

2π

f ( z 0 + r e iθ )e inθ dθ

f ( z 0 + r e i θ )e − i n θ d θ

1.3 Suites et séries de fonctions holomorphes

Théorème 1.4 Soit ( E, µ ) un espace mesuré σ -fini et µ une mesure posi- tive. Soit f : × E C mesurable. On considère

F ( z ) = E f ( z, t) dµ ( t)

Si :

(i) f ( · , t) est holomorphe pour presque tout t.

(ii) Pour tout K compact de , il existe ϕ L 1 ( E, µ ) telle que pour tout

t E ,

sup K | f ( z, t) | ϕ ( t)
z

alors f est holomorphe sur et

F (n ) ( z ) = ∂z n f n ( z, t) dµ ( t)

Démonstration. Par la formule de l’indice, on a

F ( z ) = E

1

2 K

f ( ω, t) ω z

dω dµ ( t)

K est un compact à bord régulier contenant z . Par Fubini, on a

F ( z ) =

1

2 K

1

ω z E f ( ω, t) dµ ( t) dω

F vérifie donc la formule de Cauchy donc F est holomorphe. La formule des dérivées s’obtient de même.

Théorème 1.5 Soit ( f n ) n une suite de fonctions holomorphes. Si f n cvu

sur tout compact vers f , alors f est holomorphe et pour tout k , f tout compact vers f (k ) .

cvu sur

pour tout k , f tout compact vers f ( k ) . cvu sur (

(k )

n

CHAPITRE 1. RAPPELS ET COMPLÉMENTS

Démonstration. On écrit

f n ( z ) =

f n ( ω ) 2 K ω

1

z dω

pour K compact à bord régulier contenant z . Or f n cvu sur K donc on a bien

f ( z ) =

2 K ω

1

f

( ω )

z dω

Alors f est holomorphe et le même calcul sur f (k ) conclut :

(k

f

n

)

( z ) = k

2

iπ ! K ( 1) k f n ( ω )

( ω z )

k +1 dω

k iπ ! K ( 1) k

2

( ω f ( ω z ) ) k +1 dω = f (k ) ( z )

z ) ) k + 1 d ω = f ( k ) ( z )

Corollaire 1.1

Soit une série

k =0

f k de fonctions holomorphes qui cvul.

Alors S =

k =0

f k est holomorphe sur et

S (n ) ( z ) =

k =0

(n

f

k

)

(

z )

Proposition 1.4 Soit (f n ) n une suite de fonctions holomorphes dont aucun terme n’est identiquement nul.

f k ( z ) converge vers P ( z ) holomorphe, il suffit qu’un

des deux points suivants soient vérifiés :

n

k =0

Pour que P n ( z ) =

(i) en notant u n = f n 1,

k =0

| u k | cvul

(ii)

k

=0

u k et

k

=0

| u k | 2 cvul

De plus, (i) implique (ii).

Démonstration. On suppose (ii). On a déjà u k 0 donc f k 1. Il existe

donc n 0 tel que | u k ( z ) | < 2 et | f k ( z ) | > 1 2 pour k n 0 . On écrit alors

f k ( z )

1

n

0

n

P n ( z ) =

f k ( z )

k

=0

k = n 0 +1

1.3. SUITES ET SÉRIES DE FONCTIONS HOLOMORPHES

Au voisinage de z , on peut écrire

f k ( z )

= e ln(1+ u k (z ))

Or pour | z | < 1 2 , | ln(1 + z ) z | c | z | 2 . Donc

k

n

= n 0 +1

(ln(1 + u k ( z )) u k ( z )) C

k

n

= n 0 +1

| u k ( z ) | 2

Ainsi

n

k = n 0 +1

ln(1 + u k ( z )) cvul vers g holomorphe. Ainsi,

P n ( z ) P n 0 ( z )e g (z )

qui est donc holomorphe.

n 0 ( z )e g ( z ) qui est donc holomorphe. Remarque 1.3 P

Remarque 1.3 P admet pour zéros f

des multiplicités des facteurs.

Remarque 1.4 Sur \ P 1 ( { 0 } ) ,

1

k

( { 0 } ) avec multiplicité la somem

k

k =0

P

P ( z ) =

f k ( z )

f k ( z )

avec cvul.

Exemple 1.2 P ( z ) = z

n =1

z

2

(1 n 2 ) sur C .

On a u n ( z ) = z 2 2 . Sur un compact K de C inclus dans B (0 , R ], on a

n

n

=0

| u n ( z ) |

n

=0

R 2

n 2

<

donc P est holomorphe sur C et on a P 1 ( { 0 } ) = Z. On a de plus

P

P ( z ) =

1

z +

k

=1

− 2z k 2
2z
k
2

1 z 2

k

2

1

= z 2

k

=1

z

k 2 z 2

Théorème 1.6 Montel H (Ω) est compact dans C 0 (Ω) muni de la topolo- gie des semi-normes. Autrement dit, si ( f n ) n sont holomorphes et sup K | f n ( z ) |

borné pour tout compact K de , alors il existe une sous-suite ( n k ) k telle que f n k f avec f holomorphe sur .

z

CHAPITRE 1. RAPPELS ET COMPLÉMENTS

Démonstration. Soit K un compact de Ω. On pose K ε = { z, d ( z, K ) ε } . On prend ε > 0 tel que K 2ε Ω. On a pour tout n,

On a ainsi

sup | f n ( z ) | 1 sup | f n ( z ) | M

z K ε

ε

z ∂K 2ε

ε

(cf. TD)

| f n ( b) f n ( a) | | b a|

n ( z ) | M | b a|

ε

z [ a,b] | f

sup

Ainsi, ( f n ) n est équicontinue et ( f n ( z )) n est bornée pour tout z Ω. Par Ascoli, ( f n ) n est relativement compact dans C 0 ( K ). Ainsi, pour tout K compact, il existe n k tel que f n k f holomorphe. En écrivant Ω comme une union croissante de compacts, une extraction diagonale conclut.

croissante de compacts, une extraction diagonale conclut. 1.4 Fonctions méromorphes Proposition 1.5 Soit f

1.4 Fonctions méromorphes

Proposition 1.5 Soit f holomorphe sur un voisinage d’un point z 0 . f admet un développement en série de Laurent au voisinage de z 0 :

f ( z ) = a n ( z z 0 ) n

n Z

Démonstration. Par translation, on prend z 0 = 0. Il existe R > r > 0 tel que f soit holomorphe su D (0 , R [ \ 0.

ω

Ω D 1 R r × z 0 D 2 f (ω ) z est
D 1
R
r
×
z 0
D 2
f (ω )
z est holomorphe sur D 1 et
ω −
1
f ( ω )
z dω = 0
2 iπ ∂D 1 ω −

1.4. FONCTIONS MÉROMORPHES

La formule de Cauchy assure

f ( z ) =

2 D 2 ω

1

f

( ω )

z dz

En sommant, on trouve

D’où

f ( z ) =

2 D 1 ω

1

f

( ω )

z dω +

2 D 2 ω

1

f

( ω )

z dz

2 iπf ( z ) = D (0,R)

= D (0,R)

=

D (0,R)

f

( ω )

ω

z

dω D (0,r )

( ω ) z dω ω

f

f ( ω )

dω D (0,r )

k

f ( ω )

) dω

=0

ω

k

− D (0 ,r ) k − f ( ω ) ) d ω ∞ =0

z (1 ω

z

f

( ω )

z

k

z
z

ω (1

( ω )

f

ω

=0

ω

k

)

z

ω

k

dω + D (0,r )

k dω

z

Ainsi,

avec

a k =

∞ −∞

f ( z ) =

k

=0

a k z k +

k

=0

b k z k 1

1

2 D (0,R)

f ( ω )

ω k +1

1

dω et b k = 2 iπ D (0,r ) ω k f ( ω ) dω

i π D ( 0 , r ) ω k f ( ω ) d ω

Définition 1.4 On dit alors que le point z 0 est régulier si b k = 0 pour tout k . Sinon on dit que z 0 est singulier.

si b k = 0 pour k < N , on dit que z 0 est un pôle. Si b N = 0, le pôle est d’ordre N .