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PAR ANTTON ROUGET ARTICLE PUBLIÉ LE JEUDI 29 JUIN 2017

PAR ANTTON ROUGET ARTICLE PUBLIÉ LE JEUDI 29 JUIN 2017 © Quick step Pour optimiser leurs

© Quick step

Pour optimiser leurs revenus, les acteurs du monde du vélo n'hésitent pas à user de rémunérations en droits à l’image passant par Chypre, la Suisse ou le Luxembourg. En se penchant sur cette pratique discrète mais répandue, Mediapart a croisé la route de dizaines de gros poissons du peloton, du champion belge Philippe Gilbert au Français Tony Gallopin.

Le fleuron du sport kazakh est une nouvelle fois prêt à arpenter les routes du Tour de France, du 1 er au 23 juillet prochains. Censée valoriser l’image de la dictature d'Asie centrale, l’équipe cycliste Astana (du nom de la capitale du Kazakhstan) d’Alexander Vinokourov arbore fièrement un maillot aux couleurs du drapeau national, un aigle des steppes de couleur or surmonté d'un soleil. Mais derrière le bleu turquoise, se cache un mensonge connu de tous les passionnés de cyclisme : si elle est bien financée par des fonds souverains kazakhs, l'équipe bat en réalité pavillon luxembourgeois. C’est là-bas que la société Abacanto – titulaire de la licence professionnelle de l'équipe – a installé son siège, qu’elle paye ses coureurs et qu’elle prospère depuis sa création en 2007 en toute légalité dans ce pays réputé pour sa basse fiscalité. Et ce n'est pas la seule.

Côté coureurs, ainsi que Mediapart l’a découvert, la pratique tend aujourd’hui à s’industrialiser. Plusieurs des plus gros contrats du cyclisme mondial ont pris la direction du Grand-Duché pour optimiser leurs revenus. Une poignée de cyclistes s’y est installée à plein temps, quand la majorité fait appel à des

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fiduciaires pour toucher primes et contrats d'images dans un cadre bien souvent légal, à considérer que les sommes ainsi engrangées soient déclarées au fisc.

que les sommes ainsi engrangées soient déclarées au fisc. Financée par des fonds kazakhs, l'équipe Astana

Financée par des fonds kazakhs, l'équipe Astana est domiciliée dans le Grand-Duché. © Astana pro team

Alain Gallopin est un des noms qui comptent dans le cyclisme hexagonal : coureur professionnel pendant à peine trois mois avant un grave accident en 1982, le sexagénaire a rebondi à travers une carrière d'entraîneur hors norme. Aujourd'hui directeur sportif de l'équipe Trek-Segafredo (équipe du World Tour, la division d'élite), Gallopin a coaché Jan Ullrich, Fabian Cancellara, les frères Schleck, ou encore Alberto Contador.

En 2008, alors qu'il intègre le staff d'Astana, il fonde sa première société au Luxembourg. Son nom :

« Milnown Lux ». « À l'époque, c'est l'équipe qui me propose de faire ce montage. J'en avais aussi entendu parler à droite, à gauche », déclare-t-il aujourd'hui à Mediapart. Gallopin touchait « l'équivalent de 30 % de [son] salaire en droits à l'image au Luxembourg ». Le reste était versé en France. « Cela arrangeait tout le monde », avance-t-il. L'équipe payait moins de cotisations sociales, tandis que les bénéfices de la société d'Alain Gallopin étaient très faiblement imposés. Et pour cause : le Luxembourg a fait le choix d'exempter 80 % des revenus de droits intellectuels

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et des plus-values de cessions de droits intellectuels. Un régime qui aboutit à un taux d’imposition effectif des revenus de droit intellectuel inférieur à 6 %.

des revenus de droit intellectuel inférieur à 6 %. Alain Gallopin © Capture d'écran Youtube

Alain Gallopin © Capture d'écran Youtube

Associé-gérant de « Milnown Lux », Alain Gallopin touche ainsi chaque année autour de 70 000 euros de dividendes en payant quelques centaines d'euros d'impôt sur sa société. À quel taux était-il ensuite imposé, une fois l'argent rapatrié en France ? Nous ne le saurons pas. L'entraîneur français – qui « n'y connaî[t] pas grand-chose » – se contente d'expliquer que « tout était déclaré au fisc ». En 2014, le directeur sportif ferme finalement « Milnown Lux ». « Aujourd'hui toutes mes activités sont en France, c'est beaucoup plus clair comme ça. Au final, je n'y ai pas gagné grand-chose, presque rien, je pense que cela vaut surtout le coup pour les gros salaires », relativise- t-il. Avant d'ajouter, comme déçu par l'expérience :

« Ce sont surtout les cabinets qui s'occupent de tout ça qui en profitent. »

Ce n'est sans doute pas International Tax Consult (ITC) qui dira le contraire. Au cœur des montages d'Alain Gallopin, la société de l'expert-comptable flamand Jan Vanden Abeele se voit en « leader en fiscalité internationale ». « Notre mission est d’assister les personnes à travers le monde pour résoudre les problèmes causés par le droit fiscal international au sens large du terme », ajoute-t-elle sur son site internet. Depuis 2005, elle a initié des dizaines de sportifs à ces courses à l'impôt le moins élevé. À commencer par le Belge Johann Bruyneel, un des premiers à avoir pris la route de l'exode pour le Grand- Duché. L'ancien directeur sportif de Lance Armstrong à l'US Postal et à Discovery Channel a dirigé deux sociétés au Luxembourg.

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La première, 2.IN BVBA & Cie, a été fondée en 2005 ; la seconde, Lockdale Lux, un an plus tard, en 2006. Toutes les deux ont été liquidées après la retraite de Bruyneel en 2012. À elles deux, ces structures ont brassé près de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires, permettant à Bruyneel (domicilié en Espagne puis au Royaume-Uni) d'empocher d'importants dividendes. Lockdale Lux bénéficiait en outre d'un mystérieux actionnaire portant le même nom (Lockdale Limited) et hébergé à Chypre, où ITC dispose justement d'une succursale. Qui se cachait derrière ce paravent supplémentaire ? Aucun de nos interlocuteurs n'a accepté de nous répondre sur ce point (voir notre Boîte noire).

Le même montage a été dupliqué pour d'autres coureurs et dirigeants : le Slovène Janez Brajkovic, l'Espagnol Carlos Barredo, l'Irlandais Philip Deignan, l'Australien Allan Davis, le directeur sportif belge Lorenzo Lapage… Même le mécanicien belge Chris Van Roosbroeck a eu droit à sa coquille luxembourgeoise ayant pour objet « l'exploitation de la propriété intellectuelle, avec comme spécialité, le support technique d'une équipe de coureurs cyclistes professionnels ». Il y a accumulé près de 120 000 euros jusqu'en 2013, selon des documents consultés par Mediapart. Sollicité par téléphone, Van Roosbroeck refuse de commenter : « Je n'ai rien à dire sur tout ça. »

Deux fois sur le podium du Tour de France, l'Italien Ivan Basso a aussi bénéficié d'un montage identique. En 2007, sa société Roksper Lux empoche 460 000 euros de produits d'exploitation mais ne déclare payer que 3 820,53 euros d'impôt sur le revenu et d'impôt commercial. Une paille qui lui a permis de distribuer plus de 320 000 euros de dividendes cette année-là.

Le fisc belge en selle derrière les fraudeurs En Belgique, un cas a déjà fait trembler le monde du cyclisme. Celui de Dirk Demol, ancien coureur devenu directeur sportif, mis en cause pour fraude fiscale en 2013. Lui aussi a été client d'ITC, qui lui a appliqué sa recette (fiscale) magique : société au Luxembourg et sa « jumelle » à Chypre. Le journal belge Het Nieuwsblad, qui avait révélé l'affaire, avait vaguement

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évoqué le montage. Dans les faits, Demol est devenu l'associé-gérant de Rivista Lux en arrivant chez Astana en 2009. Il a continué à en profiter quand il a pris les commandes de l'équipe RadioSchak (équipe sous licence américaine puis luxembourgeoise). Sollicité par Mediapart, Dirk Demol refuse de revenir sur sa situation : « Je ne veux pas parler d'autre chose que du sportif. »Rivista Lux a subitement été dissoute en 2014. Quid de ses démêlés fiscaux ? « Aujourd'hui, tout a été rapatrié en Belgique », se contente-t-il d'exposer.

Un autre directeur sportif a dû passer à la caisse. Manager de l'équipe Quick Step, Patrick Lefevere – un autre prestigieux client d'ITC – a conclu en avril dernier une transaction avec l'administration belge tandis que celle-ci avait engagé des poursuites à son

encontre, selon plusieurs médias belges. « Il ne s'agit

il n'y

pas pour autant d'un aveu de culpabilité (

a jamais eu de volonté de dissimulation », ont insisté ses avocats auprès de nos confrères, sans préciser le montant de la transaction.

Lefevere a fini par agir pour mettre fin aux poursuites de l'administration, qui le suspectait de ne pas avoir déclaré des primes et droits à l'image. Avant lui, plusieurs coureurs de son équipe avaient fait de même. Le sprinter Tom Boonen (quatre fois vainqueur de Paris-Roubaix) et Stijn Devolder (deux Tours des Flandres au compteur) ont aussi conclu de tels accords. Leurs noms ne figurant pas dans les documents d'ITC consultés par Mediapart, il est possible qu'ils aient touché des primes directement sans passer par une société luxembourgeoise.

),

sans passer par une société luxembourgeoise. ), Le Belge Philippe Gilbert a aussi détenu une société

Le Belge Philippe Gilbert a aussi détenu une société au Luxembourg. © Quick step

L'omniprésent conseiller fiscal Jan Vanden Abeele a en revanche mis la main sur une autre figure du peloton : Philippe Gilbert, champion du monde 2012, dont la notoriété dépasse le monde du cyclisme.

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Élu sportif belge de l'année en 2009, 2010 et 2011, Gilbert s'est exilé à Monaco fin 2008. Le coureur, qui était en passe d'acquérir le statut de leader au sein de la formation Lotto, avait alors loué les avantages topologiques du Rocher : les vallons de la région (associés à un climat favorable) offrent à ce spécialiste des classiques un terrain d'entraînement privilégié. Mais comment justifier son exil au Luxembourg ?

En mars 2009, Gilbert y a fondé Urizal Lux, dont il détenait une part symbolique en compagnie de la société chypriote Urizal Limited (99 % du capital). En décembre 2010, le cycliste a finalement passé la main à son agent Andrew McQuaid, qui n'est autre que le fils de Pat McQuaid, l'incontournable président de l'UCI entre 2005 à 2013. À cette occasion, Urizal Lux a changé de nom pour devenir Trinity Sports, le nom de l'agence d'Andrew McQuaid. La société continue depuis de dégager quelques dizaines de milliers d'euros de chiffre d'affaires par an. Des dividendes sont versés à Urizal Limited à Chypre, sans que l'on sache qui se trouve en bout de chaîne. Ni McQuaid, ni Gilbert n'ont accepté de répondre à nos questions.

ni Gilbert n'ont accepté de répondre à nos questions. Philippe Gilbert et Tony Gallopin © Reuters

Philippe Gilbert et Tony Gallopin © Reuters

En France, le phénomène d'expatriation semble moins diffus. « Aucun de la soixantaine de coureurs français que j'ai conseillés n'avait de société à l'étranger », assure Michel Gros, le doyen des agents de coureurs, qui vient de passer la main à bientôt 75 ans. Un constat qui s'explique sans doute par le fait que les coureurs français s'exportent peu dans les équipes étrangères. Quelques cas emblématiques viennent pourtant rattraper les échappées fiscales du cyclisme hexagonal.

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Coureur chez les Belges de Lotto-Belisol, Tony Gallopin, neveu de l'entraîneur Alain Gallopin, a lui aussi pris la direction du Grand-Duché. Avec toujours la même logique : ITC, le Luxembourg et

Chypre. Explications de Tony Gallopin : « C’était

à l’époque où j’étais chez Leopard et que l’équipe

était luxembourgeoise. Comme tous les cyclistes, on peut avoir un tiers de notre salaire qui est sur une société. Quand j’ai commencé à toucher des plus

gros salaires à l’époque, c’était avantageux pour l’équipe de nous verser une partie du salaire en droits

à l’image. » Mais aujourd'hui le cycliste – qui a

changé d'équipe en 2014 – n'a « plus de société au Luxembourg », assure-t-il. Pas faux : Mediapart a retrouvé la trace de sa société Olmitara à Nyon, à l'adresse suisse d'ITC. « J'ai un contrat de salaire et un contrat de droit à l'image. Je suis salarié en Belgique, c'est juste le droit à l'image qui est là- bas », confirme Gallopin, qui réside dans l'Essonne et assure ne pas connaître les raisons du déménagement de sa société. « Pourquoi nous sommes allés en Suisse ? C'est une bonne question. Sans doute parce que c'était compliqué au Luxembourg, et que cela simplifiait quelque chose en Suisse. » Sa société y a depuis touché plusieurs dizaines de milliers d'euros. De l'argent qui n'est pas déclaré en France, le coureur assurant ne pas y avoir touché, sauf « pour organiser des stages d'entraînement ou des rendez-vous avec des journalistes ».

L'équipe Festina, maillot jaune de la fraude fiscale

L'enquête de Mediapart a enfin réveillé de vieux souvenirs, jusqu'ici enfouis et à l'abri du regard des médias et, surtout, des enquêteurs du fisc. Où l'on retrouve la sulfureuse équipe Festina, ayant donné son nom au retentissant scandale de dopage de l'été 1998. À l'époque, l'agent Michel Gros était le directeur sportif adjoint de l'équipe. « L'entité sportive était domiciliée en Andorre, le sponsor était espagnol et les coureurs étaient rémunérés dans leurs pays, en ce qui concerne leurs contrats fédératifs », explique-t-il doctement.

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Mais les coureurs touchaient également diverses primes et autres droits à l'image directement dans la Principauté. « C'était soi-disant des compléments de salaire, mais tout cela était bidon. Il s'agissait simplement de payer moins de charges sur une partie de notre salaire », expose un ancien coureur de Festina ayant bénéficié du système, lequel lui aurait été « proposé dès son arrivée dans l'équipe ». Dans son cas, cette part de revenu correspondait à environ 15 % de son salaire net. « On ne déclarait pas cet argent », ajoute-t-il comme une évidence. Rien de plus simple ensuite que d'écouler ces fonds occultes en France :

« J'avais une carte bleue liée à ce compte. Le conseil qu'on m'a donné dans l'équipe était de l'utiliser à coups de retraits de 300 francs par 300 francs. Pour faire les courses, le plein, ou aller au resto. »

Pour faire les courses, le plein, ou aller au resto. » Lettre adressée par l'intendant de

Lettre adressée par l'intendant de Festina à l'un de ses coureurs © Document Mediapart

Un de ses coéquipiers confirme, également sous couvert d'un strict anonymat : « Dans mon cas, je retirais directement l'argent en liquide sur un compte qui m'était dédié quand j'allais faire mes courses avec ma femme en Andorre. » Pour prouver ses dires, ce sportif connu nous a adressé un courrier signé de l'ancien « manager logistique » de Festina, Joël Chabiron, aujourd'hui décédé. Dans cette missive type, manifestement dédiée à plusieurs de ses coureurs, l'intendant de l'équipe annonce en juillet 1997 le transfert du « deuxième et dernier versement annuel », en lien avec « les excellents résultats sportifs de l'année passée ». La somme a été versée sur le «

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compte bancaire Banca Mora » du coureur, le même établissement que celui qui hébergeait les comptes de l'équipe.

Les pratiques peu orthodoxes de Festina conduiront d'ailleurs son ancien directeur sportif, Bruno Roussel, à être discrètement condamné pour « fraude fiscale » et « omission d'écritures en comptabilité ». Une condamnation à six mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende, confirmée par la cour d'appel de Lyon en novembre 2007.

En 1998, Roussel admettra aussi devant le juge

d'instruction chargé de l'enquête sur la découverte de 104 doses d'EPO dans la voiture de son soigneur que les fonds en Andorre permettaient d'acheter en toute confidentialité des produits interdits. « À la demande des coureurs et avec l'accord de l'équipe dont je fais

nous avons mis en place un système qui

consiste à faire distribuer et à faire importer des produits dopants », assumait-il alors, en évoquant la somme de 400 000 francs consacrée à l'achat de ces

partie (

),

produits par le biais de la Banca Mora. Si l'opacité des paradis fiscaux permet aux cyclistes, en échappant pour partie à l'impôt, de mettre du beurre dans les épinards, elle peut aussi permettre parfois de saler la soupe

Boite noire Les personnes citées dans l'article ont été contactées entre le 14 juin et le 26 juin.

Sollicités directement par mail et téléphone, Andrew McQuaid, Johann Bruyneel, Ivan Basso, Janez Brajkovic, Carlos Barredo, Allan Davis ne nous ont pas répondu. Idem pour Patrick Lefevere, Philippe Gilbert, Lorenzo Lapage, contactés par le biais des responsables de communication de leurs équipes.

Contacté par mail, le conseiller fiscal belge Jan Vanden Abeele nous a demandé le 21 juin de transmettre nos questions par écrit. Chose faite le jour même. Il ne nous a finalement jamais répondu.

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