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ARIFI ASMAA

Audit comptable et financier
I-Définition et nature d’une mission d’audit :
Une mission d'audit des états de synthèse a pour objectif de permettre à l’auditeur
d'exprimer une opinion selon laquelle les états de synthèse ont été établis, dans tous leurs
aspects significatifs, conformément à un référentiel comptable identifié et qu’ils traduisent
d’une manière régulière et sincère, la situation financière de la société.

II- Les assertions d’audit : ce sont les critères auxquels doit répondre l’information
financière pour qu’il soit régulière, sincère, et présente une image fidèle de la situation de la
société.

1-Exhaustivité : L’auditeur doit vérifier si toutes les opérations été enregistrées dans les
comptes annuels, et que tous les faits importants y ont été mentionnés.

2-Existence ou réalité : Cet objectif signifie :
- Pour les éléments matériels (immobilisations stocks…) une réalité ou existence physique
- Pour les autres éléments : la traduction d’opérations réelles effectuées.

3- Propriété : Les actifs ou les dettes se rapportent à l’entité à une date donnée (en vertu de
droits réellement acquis ou d’obligations effectivement à sa charge

4- Evaluation : Cet objectif d’évaluation signifie que toutes les opérations comptabilisées
doivent être évaluées conformément aux principes et méthodes d’évaluation généralement
admis.

5- Exactitude : L’objectif d’exactitude signifie que toutes les opérations réalisées par
l’entreprise doivent être enregistrées dans les comptes pour leurs montants exacts.

6- Présentation et information : Cet objectif de présentation et d’information signifie que les
opérations sont présentées dans les comptes conformément aux règles comptables.

III. Les différentes missions d’audit :

Commissariat aux comptes
Le commissariat aux comptes est une mission d’audit à caractère légal dans la mesure où
elle est imposée par la loi. Cette mission comporte:
- une mission d’audit conduisant à la certification des comptes
- des vérifications spécifiques (s’assurer la pérennité de certaines informations financières)

Examen limité
Une mission d’examen limité a pour objectif de permettre à l’auditeur de conclure sur la base
des procédures ne mettent pas en œuvre toutes les diligences requises pour un audit,
qu’aucun fait d’importance significatif n’a été relevé, lui laissant à penser que les états de
synthèse n’ont pas été établis, dans tous leurs aspects significatifs et conformément à un
référentiel comptable identifier.

Examen sur la base de procédures convenues :
L’audite met en œuvre des procédures convenues définies d’un commun accord entre l’audit
et l’entité, tous les personnes concernées pour communiquer les constatations résultants de
ses travaux.

et de faire la synthèse de l’information financière sous forme une compréhensible et exploitable sans tenu par l’obligation de contrôler les déclarations sur lesquels s’appuient ces informations.Ce rapport s’adresse exclusivement aux parties qui ont convenu des procédures à mettre en œuvre. ainsi que la forme des apports à émettre.La planification préliminaire : . Prise de connaissance générale de l’entreprise : l’auditeur cherche à collecter un maximum d’informations sur l’entreprise et son environnement afin de mieux connaître l’entreprise et de détecter l’existence de risques pour orienter sa mission L’auditeur dispose plusieurs moyens acquérir les informations nécessaires à la prise de connaissance : la prise de contact avec son prédécesseur. objectivité. 3-La lettre de mission : confirme l’acceptation par l’auditeur de sa nomination et décrit l’objectif et le périmètre de l’audit. et risqueraient de mal interpréter les résultats.)  excès de centralisation ou de décentralisation  rotation importante du personnel et notamment des cadres 2-Les règles d’éthiques et d’indépendances : elle se repose sur Les textes réglementaires : la loi sur société et autres sociétés commerciales prévoit les situations d’incompatibilité et d’interdictions à exercer la fonction Les règles d’indépendance : le CAC s’assure que ces collaborateurs sont conscients des règles relatives à l’indépendance. III. Secret professionnel : L’auditeur doit respecter le caractère confidentiel des informations recueillies dans le cadre de ses relations professionnelles et d'affaires et ne doit divulguer aucune de ces informations à des tiers. rapport des auditeurs interne. etc. en vue de recueillir. II. classer. Acceptation de la mission d’audit: 1. La démarche d’audit : I. l’étendue de ses responsabilités vis-à-vis du client. qui peuvent être interpréter comment constituant une entrave à son intégrité. et non celle d’auditeur. Mission de compilation : Dans une mission de compilation. et de tout lien d’ordre personnel.)  le climat social (grèves fréquentes entraînant une sous-activité. etc. professionnel. VI. et obtient annuellement de chacun de ces derniers une lettre d’indépendance signé. l’Ordre des Experts Comptables. L’indépendance : l’auditeur doit dégager de toutes contraintes. le professionnel utilise ses compétences d’expertise comptable. secteur très concurrentiel.Les Qualités requises de l’auditeur : Compétence : L’appartenance à un corps professionnel. car des tiers ignorant les raisons qui motivent ces procédures. la formation continue pour rester à jour sur le volet économique et juridique. Les facteurs des risques peuvent être identifiés à cette étape :  la situation économique du secteur d’activité (marché en déclin.

Le risque de contrôle (RC) : C’est la possibilité que le solde d’un compte ou une catégorie d’opérations comportent et que le système de contrôle interne de l’entreprise ne peut prévenir ou détecter en temps opportun. Environnement réglementaire : principes comptables spécifiques au secteur d’activité Organisation et Activité de l’entité : organigramme. processus de production. Prise de connaissance générale de l’entité: Secteur d’activité : Le marché.  estimation comptable incorrecte à raison d'information La fraude intervient dans un contexte intentionnel ‘irrégularité’ du fait d'une personne faisant partie de la direction ou du gouvernement d'entreprise.  l'application volontairement erronée de principes comptables. isolés ou cumulés. Le risque inhérent (RI) : C’est la possibilité que le solde d’un compte ou une catégorie d’opérations comportent d’inexactitudes du fait : la complexité des opérations. auraient pour effet. Le risque de non détection (RD) : C’est la possibilité que les procédés auxquels l’auditeur a recours ne lui permettent pas de détecter les anomalies significatives dans les comptes annuels.  une présentation erronée ou l'omission de faits majeurs dans les états financiers. RISQUE DE FRAUDES ET ERREURS : L'erreur intervient dans un contexte non intentionnel : ‘inexactitude’  erreur dans le traitement d'informations prises en compte dans les états financiers. Le risque de contrôle est fonction de l’efficacité du contrôle interne de l’entreprise. i. Le seuil de signification préliminaire : c’est le MT à partir duquel des omissions ou inexactitudes. la nature de l’activité de l’entreprise. 3. Ce risque est fonction du niveau d’efficacité des procédures mises en place par l’auditeur. C’est dans cette perspective que l’auditeur doit fixer le seuil de signification dans le cadre de la conduite de ses travaux. iii. Approche par les risques : Le risque d’audit est la possibilité d’émettre une opinion inappropriée sur les états de synthèses contenant des anomalies significatifs. Il s’apprécie à deux niveaux :  Le seuil de signification préliminaire : qui correspond aux états de synthèse pris dans leur ensemble . L’auditeur prend en compte pour élaborer son plan de mission concernent notamment : 1. « La planification préliminaire » prévoit que « l’auditeur élabore un plan de mission décrivant l’approche générale des travaux d’audit et leur étendue. compte tenu des circonstances.Le seuil de signification : L’audit a principalement pour objectif d’obtenir une assurance raisonnable que les états financiers ne contiennent pas d’inexactitudes importantes. d'un membre du personnel ou d'un tiers. la réglementation ii. usant de moyens frauduleux pour obtenir un avantage injustifié ou illégal. de modifier ou influencer le jugement d’une personne raisonnable se fiant aux états de synthèse. Environnement informatique : Dépendance du client envers l’informatique 2.

nous prenons connaissance de flux de chacun de ces types d’opérations sur le système comptables. qui peuvent par leur nature ou valeur présente des anomalies significatives. . pour prévenir la survenance des erreurs.  visant à sauvegarder le patrimoine de l’entreprise. L’étendue de ces travaux est de comprendre le flux séquentiel des données dans le cycle de façon à pouvoir à identifier les endroits et des erreurs pourraient se produire. anomalies et des fraudes. l’auditeur recherche à identifier comment chacun de ces éléments générée sur le système du contrôle interne de l’entreprise.Evaluation du contrôle interne : Après avoir pris connaissance de l’entreprise.  Erreur tolérable : niveau d’un compte (50% et 70% du SSP)  Seuil de remontée des ajustements (3% et 5% du SSP) 4.  prévenir et détecter les irrégularités et inexactitudes.Elaboration du cadre de programme : Le calendrier : Planification/intérim/pré final/final La répartition des tâches entre l’équipe d’audit Le budget alloué Le livrable : rapport. communications 6. et sélectionnée les éléments et les jugements sur lesquels fera porter ces contrôles.  L’importance des comptes par rapport au SF  Comptes qui sont fortement affectés par des jugements (provision)  Compte qui représente des anomalies apparentes (compte transitoire à régulariser) 5.Préparer le Plan de mission : un document de synthèse qui récapitule les travaux et décisions précises dans cette phase.L’identification des comptes significatifs : Il s’agit d’identifier les composantes (comptes et cycles). Cette recherche lui permettre d’identifier les contrôles pertinents mis en place par la direction de l’entreprise. Le contrôle interne peut être résumé par les caractéristiques suivantes :  ensemble de méthodes et procédures  visant à organiser les activités des entreprises.  à s’assurer de l’exactitude et de l’exhaustivité des enregistrements comptables  Identification des cycles des opérations significatives :  Vente/ clients  Achats / fournisseurs  Stocks et encours  Paie et personnel Immobilisations  La compréhension des flux des opérations significatives : Une fois nous avons identifié les cycles et les types d’opérations significatives. III.

Démarche du contrôle interne : L’auditeur intègre le contrôle interne dans sa mission de la façon suivante : 1. l’auditeur dispose d’un ensemble de méthodes et moyens adaptés à ses objectifs : A. prise de connaissance des procédures : entretiens. de soldes. Les réponses font l’objet d’un rapprochement avec les données enregistrées par l'entité. L’évaluation du contrôle interne : Confirmation de l’existence des contrôles (ou des points forts) Les diligences conduites à l'appui de la prise de connaissance sont de trois ordres :  Test de cheminement : visent à valider la compréhension des procédures et la vérification de l’exactitude des informations recueilles. L’observation physique concerne certains postes d’actifs et en particulier les stocks. B. examen des manuels de procédures et des documents associés aux procédures 2. L’observation physique : est un des moyens les plus efficaces pour s’assurer de l’existence d’un actif. il s’agit d’une revue portant sur plusieurs exercices dont l’objectif est d’obtenir une compréhension de l’évolution de l’activité et les risques liés à celle-ci.Contrôle des comptes : Pour examiner et contrôler les comptes. C. Identification des points forts et des points faibles dans l’enjeu du risque d’audit (les points forts sur lesquels on peut s’appuyer font l’objet de tests de permanence visant à s’assurer que leur caractère est maintenu).  Test sur la séparation des taches : S’assurer une séparation convenable des fonctions  tests de conformité des procédures : visant à valider la conformité et la permanence des méthodes décrites. détection des possibilités de fraudes et erreurs. documents et orienter. Elle est utilisée en début de mission. La revue analytique : consiste à étudier et analyser les variations de données significatives d’un exercice à un autre ou d’une période à une autre. Le niveau de preuve ainsi traité peut être considéré comme fiable. ses travaux vers l’appréciation des risques majeurs auxquels l’entreprise est exposée IV. 3. . La confirmation directe : est une procédure qui consiste à demander à un tiers ayant des liens d’affaires avec l’entreprise vérifiée de confirmer directement au commissaire aux comptes des informations concernant l’existence d’opérations. ou tout autre renseignement. L’évaluation du contrôle interne permet à l’auditeur de déterminer dans quelle mesure il pourra s’appuyer sur l’efficacité des procédures existantes. pour limiter le nombre de transactions. les immobilisations corporelles ou les espèces en caisse. en phase de planification préliminaire. l’information obtenue permettant de vérifier réalité et exhaustivité des opérations.

le contrôle de l’existence se double d’une appréciation des évaluations : stocks V-Travaux de fin de mission: L’issue de ses travaux. L’appréciation des évaluations : Pour certains postes des comptes annuels. C. réaliser certains contrôles spécifiques :  Le contrôle du rapport de gestion  les conventions réglementées : interdites/réglementées/libres  Le contrôle des documents d’information relatifs aux sociétés cotées  Documents adressées aux actionnaires B. par contre. elle porte sur les états de synthèse examinés et sur des éléments spécifiques. d’autres postes.opinion sur les comptes et vérifications spécifiques : A. Rapport Général : Le Rapport Général constitue l’aboutissement des travaux de l’auditeur. Attention. il suffira à l’auditeur d’en vérifier l’existence. à la fin des travaux. l’auditeur en fait la synthèse de façon à s’assurer qu’ils sont suffisants et convaincants. La note de synthèse : La rédaction d’une note de synthèse a surtout un aspect pratique: il convient de résumer les conclusions et les remarques importantes relevées tout au long de l’audit. Rapport spécial : Le CAC doit particulièrement. sans que leur expression en unités monétaires ne soulève de problème. sur les états financiers et son rapport :  qui corroborent des faits existant à la clôture de l'exercice  qui fournissent des indications sur des faits survenus après la fin de l'exercice B. conformément au référentiel comptable identifié. Chaque point de la note de synthèse porte la référence des feuilles de travail où figurent les tests et les informations détaillés. outre la certification des comptes.L’auditeur intervient : avant /pendant/après l’inventaire. Le CAC peut présenter trois types de conclusions :  Opinion sans réserves : lorsque l’auditeur estime que les états de synthèse donnent une image fidèle dans tous leurs aspects significatifs. certaines déclarations importantes ayant une incidence sur les projets de conclusions de l’auditeur. . une telle lettre permet également de rappeler aux dirigeants sociaux leur responsabilité dans la préparation des états de synthèse et dans l’information communiquée aux CAC. A. la date d’affirmation ne doit pas se substituer au rapport général. Lettre d’affirmation : C’est un document qui récapitule et complète. Les événements postérieurs à la clôture L'auditeur doit prendre en considération l'incidence des événements postérieurs à la clôture. D . La lettre doit être datée à la date la plus proche possible du rapport d’audit.Les recoupements internes : Ces contrôles se font par rapprochement d’informations internes provenant de différentes origines : Rapprochement entre amortissement et provision au bilan et dotations et reprises au compte de résultat D. IV.

Le CAC peut émettre aussi d’observations pour mettre un élément affectant les états financiers et qui fait l’objet d’une note annexe explicative plus détaillée. L’ajout de ce paragraphe n’aucun incidence sur l’opinion de l’auditeur .  Refus de certification : lorsque le CAC a constaté des erreurs. et que cette réserve portant sur un désaccord avec la direction/limitation/incertitude. Opinion Avec Réserves : lorsque l’auditeur estime ne pas pouvoir donner une opinion sans réserves. anomalies dans l’application des certains règles et principes comptables qui sont suffisamment importantes pour affecter la validité d’ensemble des comptes annuels.