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Du Marsais, César Chesneau (1676-1756). Analyse de la religion chretienne. 1972. 1/ Les contenus accessibles
Du Marsais, César Chesneau (1676-1756). Analyse de la religion chretienne. 1972. 1/ Les contenus accessibles

Du Marsais, César Chesneau (1676-1756). Analyse de la religion chretienne. 1972.

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ANALYSE

DE LA RELIGION CHRETIENNE,

PAR

DU MARS AÏS,

De F Ancien

E parcours d'àbord bues à Moïfe.

n'en qu'un

les livrée

Je commente

tirfu

par je tbuVd

de faits

l'hirtoire de la création

qu'elle

qui choque toutes

On

n'a qu'à

confier

les îutYuéfes de ma rarlori.

le Père Calmet

6t

Mr.

de Sacy qui ont été niais

ce qui tonnement

ont été faitès à ces objections*

rai cependant point,

qu'à quelques -«unes

l'on verra une partie

faites par fans doute

de$

dîvefs

les caufera lfe

c'eft la foibleflfe des répond

qui,

je n'en parle-

Çc je ne veux m'arrêter

de

A

fe

ANALYSE

DE

LA

& de ces contradictions

&ux<juelles il n'y a

de répond ou

&c même

je ne ferai que

je n'en

dans

point

les

laiflant

très fuccintement,

que

indiquer

en parler

à ceux

qui trouveront

4j$ pas alït2,

l'original

le foin de les rechercher

& de Ils examiner

par eux-mêmes.

la dcibbcil-

Après que.Dieu,

pour

punir les a chattes du Pa-

<k par coii- avec Adam

d^Àdafrt & d'Eve

lance

radis terreflre

Ciio tue fon ficre

refle Jèul, c]ans le monde & tout

&

Eve,

au plus avec quelques-uns

de

le pas; cependant

fes

gommes me' V

pour le met à couvert

feéUrs dont rEciiture

malgré cela,

&

marque

ne par-

que

fes(

il craint

Dieu lui

ne le- tuent

mô-

le

d'un rgne, Etrange pré-

de ce danger.

àititiôn

d'un péril imaginaire,

fauvér

pour

un

homme parricide» tandis qu'il venoit

de

condamnera

la damnation

éternelle

& defeendants avoit commile

ce mê-

pour une

avant du'il

monde.

tit une vil^r,

Gain banni &c réprouvé, ait eu

n'y

bâ*

que lui

quoique

ce$

chapitres

chaque de la Genéle.

page

de

d'y

des tems moins

d*y nourrir

reculés;

y

la dixième

nous verrons

que

RELIGION

CHRETIENNE/

que Jacob donnée

iept

avoit

en mariage; ans au

plus que Simeon

Sichem;

ans, lorsque

Lia lui fut

Dj ha n'avoit

que

lorfqu'elle

fut violée

que

par

tk. Lévi avoient

à pet.

"ne

onze à douze

ails) lorfqu'ils parfont

eux

deux

de IVpée j que Ruben

feuls tous les habitans

de Salem au fil

àgé à peine de 13 ans,

conjointement deilbus de

lucilie

nent captifs toutes

avec fts autres, freres,

enfûite

tous au

piller la

ans, viennent

environs,

ville 6c ib

dont ils emmè-

les femmes & les enfants,

l/hiftoire

de

Juda

& de Thamar

mérite

afluréinent

qu'on y faire attention de

Tdpace après l'autre

on ans Juda

y ver-

eut

ra que pendant

trois

femnie,

mourut.

eiifans l'un

d'une même

qui

qui mou-

que l'ainé fut marié

Thamar

à Thamar,

époufa le fécond

rut au 111» que ,fa bru Ihimar

fut

dans

deux

la

fuite

Juda

l'un

jumeaux,

auffi

marié Ôc eut des enfants

eut

de

defqqeh

'on

-voit

foit paifé dans l'efpace de ,22. ans;

Les autres

livres ne fourniront

d'exemples

de pareilles fautes.

livre

des Rois

que Salomon

pas moins Il eft dit au

édifia le tem-

pie 480.

en fade

ans après- la fortie d'Egypte»

qu'on

le calcul foi-même»

fuivant la durée

de la vie & du gouvernement

des Rois

plus Les richefles de Salomon

on trouvera

des Jùges de 600

fi

&

ans. l'on', en croit

le même

IJt.

livre,

montbient

1er. chap.

A vj

à vingt milliards

,V^

après

"ANALYSE

DE LA

«près la mort

de David

il y en ajouta en*

core deux depuis. «que le Souverain

raftembler des fommes fi immenfes?

que

Qui pourra

jamais croire

ait pu

l'on

dit

d'un auffi petit Etat

de compte

fait tout l'argent

de l'Europe

ne

va pas à quatre Qu'on tâche

milliards.

s'il eft poflible

••

de concilier

des Rois avec lui-même,

(b)

Joram

que la deuxième

llefl fils d'Âchnb année

du

dit

dans un endroit

commenta

à régner

régné de Joram

fils de Jofaphat

& dans l'au:

tre (c)> que Joram

ça à régner fil. d'Achab. deux

fils de Jofaphat

du règne

commen. de Joram de ces

la

la 5*. année

La fimple expofition

iuflit pour

en

faire fentir

partagés

Suivant

fe même livre,

(d) Ochofîas

étoit-

-4$f de 2l et luivant avoit

atis, lorfqu'il

à régner;

commença

le 2e. livre (e)

des Paralipomè-

'ftWa fur le

ans, lorfgu'il

Au premier livre d'Efdras,

il y a une er-

de .calcul des Iftaëlites

qui faute aux yeux

dans le

il

reur

total

les (Vit monter

revenus de captivité; 6c en additionnant

chaque fomme en particulier

il ne s'en' trouve

Quelque

peu importante^

que paroi(fent

M Chap. t. f. (&)Ch?p. 8. f.

i5.

*6,

RELIGION

CHRETIENNE,

f

ces remarques, les livres

que

gronTéres qui fe rencontrent

elles prouvent invinciblement

facrés

font fu)et$ à des fautet

de Dieu,

rarement dans lei

& que par-conféquf nt leur*

autres hiftoriens auteurs n'étoient

qu'ils

doit point

blement émanJs

point infpirés ont été altérés

croire

depuis; puifque de Dieu,

OU

ce que Ton né

s'ils ftint

vérité

6c qu'Us doivent Dieu

faire

la1» règle de notre pas avoir permis

;le

croyance, y foit arrivé au-

peut

qu'il

cune altération.

Mais

du

moins dira-t*on

regardons les

Auteurs iàcrés cotnme des Hiftoriéns

de bon-

ne foi qui

ont

fait

des

fautes de l'humanité

qu'on

c'eft le caractère doivent

point, empêcher

parce qufc les fautes hfc

ajoute- foi aux

faits qu'ils raportent témoins oculaires.

écrivains,

dictés

principaux

ont

alors ils feront ibumis

les autres

comme

manderai

que je demande

mencerai

éc dont

ils

mais

été

J'y à la même ne les

consens

critiqué que

plus

regardant de Dieu*

par l'Efprit

je de-

les mêmes preuves pour les croîr£#

à tous les autres

par examiner

quels font

& je com- ces écri-

vains,

rés & affez defmtéreifés

& s'ils font allez connus

pour

aveugle k tout

8 (Te2 éclai-

i'aye

Un*

que

confiance

ce qu'ils rne diront*

Commençons nous en trouverons

par l'Ancien

Tcfl&rnentjj

ui

deux exemplaires

juu

qu'au Concile

de Trente,

ont été également

rcfpeclés dans l'Eglife.

cuit

L'un éft &»fe

éi'irk*

Rédigé

par St. Jérôme,

Ce&

la Vu1-< que le ConciW

nomme

cette traduction

gate.

6

DE

LA

a donne

des Septante. une, Confiance

enfermés chacun féparémentt

L'autre

eu la verlion

avec

mi-

la préférence.

St. Juftin

nous raconte

admirable que les interprètes

traduifireut

'la Bible mot je le veux

racqleufernent me ,manière ¡

doivent

entre elles

elles fe contredirent

les points les plus effentiels.

compte

à mot de la mô-

ces deux velfions

entière

conformité

bien cependant

& fur

ne

que

donc avoir

il

une

s'en

fuit

en mille endroits,

La Vulgate déluge

depuis Adam

jufilu'au

J$jè.

ans*

les Septante

en comptent

ils donnent

gate

mettent une génération

!OO. Nans de vie plus que la %lui-

des ancêtres

d'Abraham,

&;

de plus en introdui-

à chacun

fant

un certain

Cainam

Vulg.uc

ne

$i

,la' caufe de cette grande

J'on exa.mine fan$ pré\rention

quç ce ne fut point

eft

» quelle

'difltrencc une erreur

on trou-

d'inad-

fans 'la-

;vera

vertance^ mais une fraude néceifaire,

cjuellç la Religion

de

fa perte.

Juive étoit

à deux

doigts voulut faire traduite

Piolomée

la Bible en Grec;

ce livre,alloit pacoUrç* aux

yeux 4'u.ne nation écjautcw

il faUu donc

en

concilier la chronologie arec; celle des Grecs;

autant qu'on

pou voit

&. Ton fut obligé

de

.que ,le., hiftoir.es

reniont mtt plus

»V,Htîbreu, Ja'faulfcté

champ.

<t(éfi fur.ie

çn

auroit

été démon-

4 Ç^ft la n1|ipe raifon

qui

aujourd hui les Miflionnaires

RELIGION

CHRETIENNE.

0

r

qui vont ;( la Chine, vir de la traduction çïécifiôn du Concile

les hifloircs Chinoifes font beaucoup

font obligés des Septante, de Trente,

ciennes

que le tems

auquel

ïious

de fe fer-

malgré parce que an-

plus

fixons

le

la

un

mot

d'un

encore plaire des livres de Moïfe

le nom

tient

premiers

Pilons

autre

exem-

foui

qui éfl connu

de Pei)tateuque

il con-

peu. près les niâmes faits que tes cinq

Samaritain;

a

livres des Septante

6c de la Vulgate

mais il nous fournit

l'infidélité On y trouve

avec la Vulgate

de nouvelles

preuves de

dans tous ces ouvrages.

fans nombre

répandue

des contradictions

& avec les Septante.

Pour n'en rapporter

du'un leul exemple,

nous venons

de voir que la Vulgate

te que

déluge»

\6%C ans depuis

la ciéation

& que luivant les Septante,

ne coinp* jufqu'au il y en a

Le Pentateuque &

Samaritain va encore

Ainfi

fi peu d'exacYi-

j>lus. loin

l'on'

qu'il y a à faire fur des

en compte

voit le peu de fonds

ouvrages»

où il fe rencontre

Examinons

qu'il

maintenant

font les

au.

nous

ver.

qu'on

puif-

quels

teurs de ces écrits

tons

iè afllircr 6tre l'ouvrage

fi rçlpéciables

aucun

n'en éft prefque

de celui dont il porte

le nom,* la plupart

même

de

ces livres

ont

t\é fuccelTivctncnt approuves

dirt'érentes Eglilcs,

cW par la

ou rejettés même en diffé-

par

rons tems rF.cclcilrtftc,

tel a cfd le fort de Judith

de

du livre de la SagefTe » de Da« niel

/j

to

AN A LYSE DELA

rciel d'Efdras.

Teltament

me l'Evangile

Jude,

Plufieurs livres du Nouveau

le même

cas,

com-

• l'Kpiue de St. l'A-

Hébreux, Aucun Concile

ont été dans

de St. 'Jean

celle de St. Faut aux

& plufieurs autres.

pocalypfe

avant

celui de Trente

hues

facrés. St. Jérôme

n'a fixé le Canon

des

dit que l'Eglife Grec-

que doutoit

fe.

de la Catholicité

de l'Apocalyp-' de Nice la re* à un

St. Bazile

& St. Grégoire

jettèrent. autre Auteur.

Denis d'Alexandrie

Jufqu'à Trajan les Apocryphes

Evangiles.

etoient confondus

avec les autres

St. 1 renée eft le premier

trait

84.

une

qui ait parlé de qua- On voit dans le

Père

tre Evangeliftes tome

premier

pag.

trouvèrent

pour démêler les Apocryphes:

feulement.

des Conciles

du

Labbe où fè de Nicée

de l'embarras

preuve les Pères

du Concile

il rapporte l'ex- qui ei\ à la fin

du petit

livre Sinodique

des acles du Concile,

plusieurs livres Apocryphes

facrés,

les livres

& on y voit qu'y ayant

confondus

avec

les Pères du Concile

tant les uns que

propo- les autres

férent de mettre

fur

l'autel

& de

Dieu que ceux, tombaient

prier

qui

def-

néan-

ne feroient pas amentiques,

fous;

moins

cc qui fut fait.

que cet expédient

11 y a apparence

ne décida pas ablo-

lument

que

ment les Apocriphes.

une

noient que l'Evangile

la

car ce ne fut qu'en

nâiflant

380.

queftion le Concile

Seat!

Le

de Laodicée

Les

rejetta entière-

qui étoient foute. étoit fup-

qui

du Chriftianifine

JS

U

4e.

de St. Jean

livre

d'Efdras

uoff.

avoient

RELIGION

Il

des livres

avoient

nombre

toujours ont été

été

au

par le Concile

Canoniques de Trente.

rejettés

Parmi tant de différentes opinions.

pouvons -nous vraifcmbla-

tous

les. livres

compris

elt

reçu aujourd'hui

& que

ceux

qui font

Il

(oient f.lux ou fuppofés

?

& d'incertitudes, blcment

dans

penler le Canon

que

qui

(oient authentiques maintenant

non fans doute;

mes, & proportionner

devons avoir au degré d'autorité

rejettes

il faut les examiner nous- mê«

la confiance

que nous

dont ils font

revêtus. Pour commencer vres de la Bible

par les cinq premiers il eft démontré

qu'ils

li-

ne

font point de Moïfe.

trouve

la fin de fa vie,

Premièrement

on

y & ce qui eft arrivâ

en Ifrae'l depuis fa mort. Secondement

toujours

ne.

droits.

Ce font ici les Rois qui ont régné

avant qu'aucun

d'ifrael

livre a été écrit au tems des Rois d'ifraël.

il eft

perron.

en*

o

parlé de Moïfe à la troifiénae

fè trouve il efi dit dans

Roi régnat

Son éloge Enfin

en plufieurs la Genèfe

fur les clairement

en Edom enfants ce

La

Ce qui prouve

que

briéveté

grand nombre

cet ouvrage de Moïfe

conftancié, des cérémonies trouvera

de

m'empêche

un

plus

rapporter

qui

de preuves d\ beaucoup

font voir que

temps

poflérieur au

Si on en veut un détail

on

n'a qu'à parcourir

fuperftitieutes

de quoi

plus cir+ les traités

des Juifs» Ce îatisfaire»

on y

amplement

AN A L V-SE DE LA

Le livre de Jofué eft dans il a en lui les mêmes

celui

les quatre livres des Rois,

dont

des auteurs

le même

cas;

de

le

preuves

fuppofition

des Juges»

les deux

ou

de Samuel» toot tout aulfi peu

ils portent j'avance

les

uorhj font expofecs

de ce que

preuves

trop clairement

de citer,

pour grand détail.

connoiiloit

éclaircit

dans

les livres que je viens

ici, dans

un plus,

Juif & qui

y

font

pays

que j'entre

L'Auteur

qui vtoit

à fond la langue

Hébraïque)

une infinité

de dilKcultés

qui de ceux qui n'en ont

hors de la portée

faK une étude particulière.

'On

cv dans un doute

plus uni* des Juges

beaucoup fur les livres

verfelltment

de Judith» Ruth, de PEccléfmfle

ceux

reçu, des Rois»

de Tobie

de & de la

de la Sagefll

'plupart des Prophètes.

Nous ignorons abiolu-

ment

ces livreb

que le Père Simon,

Clerc

fujet avec le plus de fuccès la plus générale.

quels font

6c

&

les auteurs je n'en

de presque

tous

témoins

veux pour

le Vkc Calinet

Mr. le

fur ce

tous ceux qui ont travaillé

& l'approbation

1)'où tenons.

nous donc

ces livres ? qui

nous les a tranfmis ? qui les a attribués

dont ils portent

a aflemblés 6c ranges

aujourd'hui '< je ne veux pour tepondre

à ceux

li nom;

qui cft

ce qui les ou ils font à tou-

dans l'ordre

''tes ces «queflions

que confuher

les livres

Kfdras (g)

nous apprend

que dans la cap-

(tf) hW. 4. Chap. 14. >v. il.

CHRETIENNE. 13

livité

d'où

le peuple

d'Ifr.aël revint de la Loi

fous fa

furent

conduite

brûles,

ties pufonnes,

ajoute fyie l'Ëlpiit

,« tous les livres

6c que ce fut lui qui,

lcs Jcrivit tous. de Dieu

avec cinq au- A la vérité il

6c

les lùi di&a,

qu'il' les relit

auparavant, foible autoiité

tels qu'ils

etoietit

precifement

Il cil inconcevable

foit l'unique

qu'une auflî

fondement du re£

cet ouvrage de

les mains des li.

de nous pour

pecl qu'on merveilleux.

citer

de tout lc monde} il

vres (acres,

que julqu'au

alors la répugnante conféquence>

derniers

livrcs dTfdras

(ctés dnns le C^A'non publié

mais ils fc trouvent

exige

Le' livre

que nous

venons

exifte pourtant

il cft entre en: au nombre

6< a çt.:é regard^ comme Canoni.

Concile de Trente;

on en fentit & les deux

ne furent

point par le Concile:

dans toutes

les Bibles avant le IÇ** les raifons

cil aifô d'imaginer

Voilà donc

les

autoiit<5 fur 1a.

foit manuferitesj foit impiimécs

Ti^ k

qu'on

feulo fondements

quelle crt établie l'aujoûté

rien T<flament»' le

que

avons parle» juflifie Eliras,

ces livres Je le'crois

qu'il

été, poffible. confiance

naux?

entre, la tradition

px il

a eu de !cs fupprimef,"

6c la feule

des livres de l'an-

dont

Je lais qu'on Samaritain

font pas

&

nous & fait voir que

de foi» invention, je ne doute

fans peine,

pas qu'il lui a

ne les ait rétablis

qu'on

du mieux

Peut- on alors y avoir lA même

auroit

à des ouvrages

origi-

& les contradictions

qui re trouvent

dcs Septante, la Vulgate»

IA

Àtt

ALYSE f)Ê

& le rèhtateuque

tllei

Samaritain)

ne fourniflent* contre l'ex-

pas les plus forts arguments

altitude tant

'v-

.-•'

des unes que des autres

?

Du Nouveau TÏeftamenu

(i l'autorité chofe

du

de

Nou-

Voyons maintenant

de moins

veau TéflUtnent

fe'el» éi

a quelque incertain.

plut Les faits dont

il

àrle

'Ce font panes dans un tiède

moins re.

cuid 6z plusinftruit

nous éclaircir de la vérité,

ce livre

i nous pouvons facilement

rapprends

eft ne d'une

au milieu

à l'Empereur

dans

Vierge

de

la

'Ho-

aflèm-

le Meflle

d'Augufle étoit foumilè

que

fous

Judée

friatrtj

le règne

qui

je

vois que fa vie n'eft, qu'un

de miracles édatans

faits aux yeux d'u.

d'un peuple

tîage 1 ne multitude

Ôc non feulement

mais de TUnïvers entier

fa'route

en particulier vols une

que je

naire pour conduire

feurdr> les

puip

ordi-

étoile quitter les jMag<s> le Soleil s'or>

&c*

morts reflufeiter

La prçmîère

idée

fe préfente

moi r

qui

chercher dans les hiitoriens conterh-

éA d'aller

de quelle manière

ils rapportent

de»

6c quelle

raifon ils peu*

dans

leur

qui

fait*

furprenants»

avoir çerfiflé

vent .fliegucr aveuglement,

(e

pour

6c s'être

refufés à la vérité'

eux' d'une manière

û éclatan-

due

torjens

v»

un des plus féconds

tout

de

& en auteurs

genre,

quoi.

aucun

de ces mkâcle$ j il$ ignorent

même

juf-

RELIGION

CHRETIENNE.

tC

de celui que Ces mêmes

dans

Jusqu'au être l'auteur.

qui ne nous ont payante

plu

vû des armées combattant

fin

nom

nous dirons

hiftoriens

en

(fc),

qu'il avoit avoit

en-

su

l'imagina-

ne nous de

tous les

pareil

Un

ignorer la Sirie

des pierres

qui

nous

qu'on dans les nuées.

cent prodiges dans'

gens

ont raconté

dicules qui n'exiiloient

tion des peuples;

ont rien

leur tems aux

que

ces mêmes

dit des miracles

qui s opéroient de toute la terre.

Une

yeux fait, dit au deflous

He'rode

on (i) manacrer

ans.

enfkns

de trois

inhumanité

feul Evangélifle

n*eft raporté* parperfonne.

en

parle.

St

Luc

paroit

même

le

contredire

en

difant

Jofeph

(k)

&

qu'aufli

Marie

tôt après retournèrent

la purification, à Nazareth,

d'où ils

alloient

tous le$ ans, à Jérufalem

au

lieu

ans en Egypte tion d Hérode.

folle

que St. Matthieu

&t fi barbarè

les fait demeurer

à la

trois

ri

pour fe dérober

Dira

t on

pouvoit

perfécu-

action

qu'une

être

ignore'e.

éc

pour

que

à 1a

qu'elle- n\ftoit pas alfe* importante

les hiftoriens

la tranfmettre

daignalfent

reille réponfe comtne

regarder

moignage

de bonne

ho

une preuve de Microbe

qu'on

puiflè

de ce fait le té-

'qui n*écrivoit que

(QU

Xfa Çalmet fixant ^r, ^Ucihlfti^

ANALYSE

DE LA:

ans après

& lôtfque le C,hriiVianifme

vtoit connu

de tout

le' monde.

en tems troubler

l'eau,

& le premier

malade

qui s'y plonge que attention

elfc guéri.

Ce fait mérite quel-

toc ce ne fera point

chargeur un y:

de minuties

que d'en faire mention

ouvrage cependant il

& il le racdnte

iVccafioii d'u n miracle de Jélus-Chrift,

bien fuppofer»

(cmblançç

ignorés dès Hiftorlens ilomains; audience

t

n'en eft parlé que dans St.

comme

Jean

un fût tout fimple à

contre toute'vrai-

Je yeux

que des faits aufli publics ont été

qui écrivoit

que pourra- cet'

âpre!'

de Jofephe» cent, ans

on répondre

juif»

hiftorien

JéfustChriftî

tes ces merveilles

& daus

le lieu même ou tou-1

Ce.

avoient été opérées?

pendant il

n'en

dit pas un mot,

il ne parle

qui ne difent les

zélés

au

lignes

fi

dW

& qui

fe trouvent

dans mais qui par l'aveu

plus

ajoutées

rang .de c^s fraudes,

de, Jofeph grand nombre

des

de la Ôç doivent

que les

dcfvnieur^s

texte,

font

Religion, être miles au

premiers Chré-

tiens fe permettoient

ci facilement,

6c qu'on

ff( contraint Mais,

de délavouer

tous les jours.

i\ on, les Evangelifles

me dira-

au-

roient-ij*

ofé avancer

'des

faits fur lèfquels

il ttoit fi facile, de les convaincre

de menfon.

RELIGION

CHRETIENNE.

îtf

&

n'auroientil» pas craintde ruinttleu-t

on pou*

y

lt ne

fautpa>

ge

caufe en affirmantdes chofesdont

voitdémontrerla fauflèté'? Il a deuxré*

ponfes à cette objection.

croire que les rélationsdeJa viede Jouis*

Chriflfùirentalorsauflî publiquesqu'elles le

font

mencéà formerla bafede la ReligionChrê~

tiennec'étoitdes mémoiresqui,Celifoîent

danslesaffembléesdes

devenues depuis Iorfqu'elles ontcorn*

premiersSénateursî

y chan-

les rèformoit,oo.

onles copioitoo

retouthoitmêm^en entierceux

n'eft qu'après, bten4e»

geoit, on y

qui s'éloignoienttrop groffiérement des'au.

très)

coirelions, que les Evangiles font parvenu*

enforte que ce

dans l'état où ils font il fembleroitdo

moins mêmehommeils que nous tepreïentant doiventçtre toute la viedW

conformeslesunsauxauu«s;bienloindece-

la, cesdirT(îrente$relationsont fi

titude que dan*lesfaitslés pluspofiti&f elle*

ne s'accordent pQint. Nousv^rconsdar)$!> fuite fortesde plufieursexemptes contradictions. très fingv|Ucr$ d, «K

peud'exac-

Laféconde réponfe efr que vrages commencèrentà être connu*

plw.

lieursfavantsles combattirentL^rdetiriiv-

duftrieufedes Chrétien»ne

pour fupprimer les écritsdoleursadverfairesj

néglige^ rierv

les nomi

&

de

à

peinefavona-nous

fe font

ceuxqui

oppofésàJ%ahUlfement

du

Ghriftianifme; nous

prcfquaqutpar les éaiu ffe Qirècien\qui

B

avoietif

Ig

avoient

ANALYSE

entrepris

DE LA

répondre»

de leur

&

qui de leurs

y

ne nous ont confervé quelques-unes

objectons,

avoir parfaitement

écrits

dant

ont prétendu

que parce qu'ils

répondu,

Je crois cepen-

de Celfe»

que fi nous avions Jes

de Porphire

de Jamblique

de

les

d'Eunape d'autres dont

6c

Julien

noms font parvenus

d'une infinité

jufqu'à nous

nous trou.

verions

du moins fi l'on en juge

les réponfes

des

Pères

bien foibles

par celles qui nous

reftent

ce qu'ils ont cru

que. 11 eft vrai cependant

ont

» $c qu'ils ne nous ont laiflees

qu'elles

étoient

que

& regarder nombre d'écrits

que

par-

fans repli.

ces objection* comme apo. qqi dans les

rang

que

fait difparoître

criphes un grand fiécles étoient

au même

premiers ceux qui nous font demeurés.

On comptoit

dans les premiers

qu'à

fiécles du Chriflianifme

voit bien

juf-

On

39. Evangiles.

&

par chap. i ér. fe mê- Les cho.

le

que loietit dVcrîrela fes demeurèrent & St. Irenée

le fecond

verfet du

premier St. Luc,

de

de gens

beaucoup

vie de Jefus Chrift.

afloz longtems

feulement.

recueils

fragments

voir

dans

dans cet état,

des

actes

des

Il

des

eft le premier qui ait parlé

11 y avoit

de quatre Evangeliftts

pareillement

Apôtres

nous telle plufieurs

plufieurs & plus de foixante

peut

Apocalypfès. de aifFérents

le recueil

écrits qu'on

(h)

Le Père Ctlmtt

fur Sc. Matthieu pag.

RELIGION

CHRETIENNE,

à l'examen

Fabr