Vous êtes sur la page 1sur 23

LE BILAN

  • I. PREAMBULE ET DEFINITIONS

Le bilan comptable est un des trois documents que l’entreprise doit fournir au FISC à chaque clôture d’exercice. Le compte de résultat et l’annexe accompagnés du bilan forment la liasse fiscale.

Le bilan est une image financière de l’entreprise à une date déterminée (date de clôture de l’exercice).

Il peut être défini selon deux approches.

1. APPROCHE JURIDIQUE OU PATRIMONIALE

Le bilan représente la situation du patrimoine de l’entreprise à un moment donné. Il décrit séparément les éléments actifs et passifs de l’entreprise. Les éléments actifs sont des éléments identifiables ayant une valeur économique positive pour l’entreprise (biens, créances). Les éléments passifs (passif externe) représentent les éléments du patrimoine ayant une valeur économique négative pour l’entreprise (dettes…), c’est-à-dire une obligation de l’entreprise envers un tiers qui entraînera certainement ou probablement une sortie de ressource au profit de ces tiers sans contrepartie au moins équivalente de sa part.

Les

capitaux

propres

(les autres éléments du passif) mesurent la valeur nette du

patrimoine Capitaux propres = éléments actifs éléments passifs

2. APPROCHE FONCTIONNELLE OU ÉCONOMIQUE

Le bilan décrit l’ensemble des ressources financières que l’entreprise s’est procurée (moyens de financement) et l’ensemble des emplois (utilisation des ressources) dont elle dispose à une date donnée. Le total des ressources correspond au total des emplois.

Les ressources (passif du bilan) sont classées en trois catégories :

  • - les apports de l’exploitant ou des associés par le biais du capital ;

  • - les dettes envers les tiers ;

  • - les bénéfices, ressources générées par l’activité.

Les emplois (actif du bilan) sont regroupés en deux catégories :

  • - les emplois permanents (biens durables) ;

  • - les emplois temporaires liés au cycle d’exploitation.

II.

REPRESENTATION SCHEMATIQUE

La classification des différents éléments répond à des règles bien définies par le PCG (plan comptable général) à ne pas confondre avec le plan comptable (liste des comptes) à utiliser pour la classification.

Il est établi dans le respect des principes comptables :

  • - principe d’image fidèle, de comparabilité et de continuité de l’activité ;

  • - principes de régularité et de sincérité ;

  • - principe de prudence ;

  • - principe de permanence des méthodes ; à titre exceptionnel, une méthode de calcul peut être modifiée. Elle doit être signalée dans les documents remis avec la liasse fiscale.

Il est strictement interdit de modifier

la méthode de valorisation des stocks d’une année sur

l’autre par exemple pour limiter la création d’un bénéfice comptable.

ACTIF

V.

Amort.

V.

PASSIF

 

(EMPLOIS)

 

brute

dépré-

nette

(RESSOURCES)

 
 

ciation

 

Clase 2 : les

       

Classe

1 :

les

capitaux

 

immobilisations :

propres

Immobilisations

Capital social

incorporelles

Réserves

 

Immobilisations

Report à nouveau

corporelles

 

Résultat de

 

Immobilisations

l’exercice

financières

 

Subvention

 

d’investissement

Provisions

 

réglementées Autres provisions

ACTIF CIRCULANT

 
 

DETTES

Classe 3 : les stocks :

Dettes financières

Stocks issus des achats

Emprunts (classe 1) Banques créditrices

Stocks issus de la production

(classe.5)

 
 

Autres dettes

Classe 4 : les créditeurs

Classe

4 :

les débiteurs

(tous ceux à qui

 

(tous

ceux

qui

doivent

l’entreprise doit des

des

sommes

à

sommes)

l’entreprise)

   

Classe

5 :

les

comptes

         

financiers

 

Placements financiers à court

terme

 

Banques

caisse

Les comptes de régularisation

 

Les comptes de régularisation

TOTAL

xxx

TOTAL

XXX

Le résultat est porté dans la classe 1. S’il est négatif, il est affecté du signe ( - )

Valeur brute (valeur comptabilisée, valeur enregistrée) amortissements et dépréciations

= valeur nette

LES

ELEMENTS

DU

BILAN

SONT

COMPTABILISES

AU

COUT

D’ENTREE

(méthode

des

coûts

historiques) et par destination.

Le bilan, reflet du patrimoine de l’entreprise évolue donc au fil du temps. La variation d’une année sur l’autre indique l’enrichissement ou l’appauvrissement de l’entreprise.

Le bilan document officiel - sur le site du gouvernement.

(version simplifiée ou version détaillée) est disponible sur internet

III.

L’ACTIF

Pour être enregistré en immobilisation le bien doit être la propriété de l’entreprise (ce qui exclut le crédit-bail), être identifiable, être contrôlé par l’entreprise (risques et avantages afférents à l’immobilisation transférés à l’entreprise), doit procurer des avantages économiques futurs (potentiel de générer des flux nets de trésorerie au bénéfice de l’entreprise). Fiscalement une immobilisation corporelle doit être au moins d’un montant de

  • 500 HT.

1. LES IMMOBILISATIONS

Elles sont regroupées en trois catégories. Elles représentent des éléments destinés à être

utilisés ou à rester de façon durable dans l’entreprise. Cependant certaines dispositions autorisent ou rendent obligatoires l’inscription de certains éléments dans les postes d’immobilisations.

a. Les immobilisations incorporelles

201

Frais d’établissement

dépenses engagées à l’occasion

d’opérations

qui

conditionnent l’existence ou le développement de

l’entreprise (frais de premier établissement –

prospection, publicité- frais de constitution

et

d’augmentation de capital.

Le PCG offre la possibilité sous certaines conditions

d’enregistrer ces sommes en charges (méthode

préférentielle) ou en immobilisations incorporelles

 

203

Frais de recherche et de développement

se rapportent à des projets nettement individualisés ayant de sérieuses chances de réussite technique et dont le coût peut être distinctement établi.

Les dépenses engagées pour la recherche doivent être comptabilisés en charges.

205

Concessions,

droits,

dépenses faites pour l’obtention de l’avantage que

brevets,

marques,

constitue la protection accordée ;

 

logiciels…

dépenses d’acquisition ou de création de logiciel ;

Coûts de conception et de développement des sites internet (sous certaines conditions).

206

Droit au bail

montant

versé

ou

au

locataire précédent en

considération

du

transfert

à

l’acheteur des droits

résultant tant des conventions que de la législation sur la

propriété commerciale.

 

207

Fonds commercial

acquisition des éléments incorporels du fonds de

commerce y compris le droit au bail, qui ne font pas

l’objet d’une évaluation et d’une comptabilisation

séparées au bilan.

 

b. Les immobilisations corporelles

211

terrains

valeur des terrains qu’ils soient nus ou aménagés sur- sols, sous-sols…

ATTENTION : un terrain ne s’amortit pas. Il se déprécie ou s’apprécie.

212

Agencements

 

et

clôtures, mouvements de terrains par exemple

 

aménagements

de

 

terrains

213

constructions

 

bâtiments,

installations,

agencements,

ouvrages

 

d’infrastructure

214

Constructions

sur

sol

constructions édifiées sur sol d’autrui

 

d’autrui

 

215

Installations techniques,

installations complexes spécialisées, matériels industriels

matériels

et

outillages

industriels

218

Autres

immobilisations

et c’est dans cette catégorie que l’entreprise classe une

corporelles

 

grande partie de ses immobilisations :

 
  • 2181 installations générales

 
  • 2182 matériel de transport

   
  • 2183 matériel de bureau et matériel informatique

  • 2184 mobilier

  • 2186 cheptel

  • 2186 emballages récupérables

Les immobilisations non encore achevées à la fin de l’exercice apparaissent en classe 23 immobilisations en cours

c. Les immobilisations financières

261

Titres de participation

 

titres dont la possession durable est estimée utile à

 

l’activité de l’entreprise, notamment parce qu’elle permet d’exercer une influence sur la société émettrice des titres ou d’en assurer le contrôle.

Sont classés en 261 les actions détenues par l’entreprise

(plus de 10 %).

 

267

Créances

rattachées

à

créances

nées

à

l’occasion

de

prêts

octroyés

à

des

des participations

entités

dans

lesquelles

le

prêteur

détient

une

 

participation

 

271

Titres

immobilisés

titres conférant un

droit

de propriété donnés en

autres que ceux de

nantissement ou faisant l’objet d’un blocage supérieur à

l’activité de portefeuille

 

1 an

272

Titres immobilisés (droit

titres conférant un droit de créance ou faisant l’objet

de créance)

d’un blocage temporaire supérieurs à 1 an (obligation et

bons)

273

Titres immobilisés de

activité qui consiste à investir toute

ou

partie de

ses

l’activité de portefeuille

actifs dans un portefeuille de titres pour en retirer une

(TIAP)

rentabilité satisfaisante.

274

prêts

prêts à long ou moyen terme, accordés par l’entreprise à des tiers (personnel de l ‘entreprise compris)

275

Dépôts

et

Sommes versées à des

tiers

à

titre

de

garantie

cautionnements

d’exécution de contrat et indisponibles à la réalisation

d’une condition suspensive (location…)

 

276

Autres

créances

Créances qui seront récupérées à long, moyen et court

immobilisées

terme ainsi que les intérêts courus.

Les immobilisations sont donc classées par destination, par durée (au moins plus d’un exercice

comptable). La normalisation comptable impose ou permet certains classements ( frais de

constitution d’entreprise qui peuvent être d’un montant important mais qui ne servent pas au bon fonctionnement de l’entité).

Ainsi, une entreprise achète des actions (parts du capital d’une autre entreprise). Selon l’utilisation qu’elle souhaite en faire, trois possibilités lui sont offertes :

- placement de court terme (risqué) classement en 503 dans la catégorie des valeurs mobilières de placement ;

  • - l’entreprise souhaite les garder longtemps et avoir un réel poids dans la gestion de cette

entreprise : classement en 271 ;

  • - l’entreprise souhaite les garder longtemps et avoir un réel poids dans la gestion de cette entreprise. Elle en détient plus de 10 % : classement en 261 titres de participation.

2. L’ACTIF CIRCULANT

L’actif circulant est composé des stocks, des créances et des comptes financiers.

a. Les stocks

Tous les stocks sont comptabilisés à l’actif du bilan en classe 3.

Certains proviennent d’achat :

31

Matières premières

pour

la

fabrication

d’un

produit

fini

activité

de

production -

 

32

Autres

combustibles produits d’entretien, fournitures de

approvisionnements

magasin, fournitures de bureau…, emballages… autres

matières consommables

 

37

marchandises

Il s’agit ici de biens achetés et qui seront revendus en l’état (donc sans transformation) – activité de négoce -

D’autres proviennent de la fabrication, de production :

33

En-cours de production de biens

Produits en-cours, travaux en-cours

34

En-cours de production de services

Etudes, prestations non achevées

35

Stocks de produits

Produits intermédiaires, finis, produits résiduels ..

Les stocks appartiennent à l’entreprise. Leur évaluation doit être faite au moins une fois tous les douze mois.

b. Les créances

Elles correspondent aux sommes dues à l’entreprise. Elles sont comptabilisées en classe 4.

Les clients 411 - doivent leurs factures après enregistrement de celles-ci en comptabilité.

Le crédit de TVA

- 44567 -

est une somme due à l’entreprise. Tant que cette somme n’est pas

totalement résorbée soit par remboursement de l’Etat, soit par imputation sur la déclaration de

TVA future, elle reste à l’actif au bilan.

Les sommes dues par les organismes sociaux - 43 - figurent également à l’actif…

Les comptes d’attente – 47 doivent être soldés le plus rapidement possible.

Le

compte

476

reçoit

les

sommes

en

attente

correspondant

à

une

perte

latente

du

fait

d’opérations

faites

à

l’export.

Ce

compte

sera

soldé

lors

de

la

finalisation

de

l’opération

(règlement de la transaction).

c. Les comptes financiers

Ils comprennent les banques, les caisses, les placements financiers à court terme.

  • - les placements financiers à court terme : les principaux sont :

les actions - 503

les obligations 506

bons du trésor - 507

  • - Un compte bancaire 512 débiteur (chez vous et donc créditeur chez le banquier qui a une

dette envers vous : droit d’utiliser les fonds), figure à l’actif du bilan. Un compte créditeur ne peut être compensé avec un compte débiteur. Il figure au passif (ligne « DU » du document officiel).

  • - 531 Les caisses ne peuvent jamais être créditrices. En effet, il est impossible de sortir plus

d’argent qu’il y en a en équivalent billets et pièces.

Les disponibilités regroupent les sommes disponibles dans les banques et caisses.

3. LES COMPTES DE RÉGULARISATION - ACTIF

Ils ne font pas partie à proprement parlé du patrimoine de l’entreprise. Ces postes représentent des simples jeux d’écritures destinés à faire respecter certaines règles fondamentales prônées

par le plan comptable général (PCG).

a. Les charges constatées d’avance – 486

Elles

constituent

des

charges

imputables

à

comptabilisées sur l’exercice clôturé.

l’exercice

suivant,

qui

ont

pourtant

été

Exemple :

L’entreprise a comptabilisé en assurance une somme de 12 000 € relative à la période d’avril N

au 31 mars N+1. Si la clôture se situe au 31/12/N, elle doit enlever 3 mois de charges de

l’exercice 3 000 € (créditer le compte 616 primes d’assurance pour le diminuer et débiter le compte 486 charges constatées d’avance) du même montant pour équilibrer les écritures passées au journal. Le compte d’assurance enregistre au final un total de 9 000 € pour les 9 mois concernés de l’exercice.

  • b. Les charges à répartir sur plusieurs exercices

Elles permettent d’étaler les frais d’émission des emprunts.

IV.

LE PASSIF

Le passif regroupe les capitaux propres et les dettes

1. LES CAPITAUX PROPRES

Et autres fonds propres classe 1 (principales composantes des fonds propres)

101

Capital social

représente l’ensemble des apports des actionnaires ou

associés. Il est constitué principalement d’apports en

nature (constructions, machines, stocks, emprunts,

dettes…) et d’apports en numéraire (argent).

 

Il

se

peut que

la

totalité du capital engagé dans

la

création de l’entreprise ne soit pas totalement appelé (tous les fonds ne sont pas nécessaires).la partie non

appelée

figure

alors

sur

la

première

ligne

de

l’actif

« capital souscrit non appelé » au-dessus du poste des

immobilisations ; Le montant mis à disposition est mentionné sur la ligne « capital » dont versé…

104

Primes d’émission

Il

est

d’usage

de

faire

payer

un

droit d’entrée aux

nouveaux arrivants dans le cas d’une augmentation de

capital.

 

105

Les réserves

parties des bénéfices que l’entreprise a conservées dans le but de s’autofinancer.

Réserve légale : la loi oblige les entreprises bénéficiaires

à mettre de côté 5 % de leurs bénéfices jusqu’à ce que

cette réserve représente 10 % du capital (objectif :

conforter la situation financière de l’entreprise).

 
   

Réserves statutaires et

autres

sont

laissées

à

la

discrétion de l’entreprise.

 

Les réserves peuvent être imputées au capital social.

 

108

Compte de l’exploitant

somme

mise

à

disposition

de

l’exploitant

dans

une

entreprise individuelle

 

11

Report à nouveau

s’il est positif il correspond aux reliquats des bénéfices non affectés et viendra compléter l’affectation des bénéfices de l’exercice suivant.

S’il est négatif, il correspond aux pertes des exercices

antérieurs. Il doit être apuré pour permettre la distribution de dividendes.

12

Le résultat de l’exercice

le résultat négatif (pertes) est indiqué entre (…). Le résultat positif n’est pas signé.

En conclusion, quelque soit la nature du résultat, celui- ci est toujours porté dans les capitaux propres.

Il résulte de la comparaison des éléments en valeur nette

de l’actif du bilan et des éléments du passif du bilan.

 

Il doit obligatoirement correspondre au bénéfice calculé dans le compte de résultat, correspondant à la comparaison des charges et des produits.

Si le poste de résultat n’apparaît pas au bilan, cela

   

signifie qu’il s’agit d’un bilan après affectation

 

13

Subvention

sommes

versées

par

l’Etat,

les

collectivités

qui

d’investissement

permettent

de

financer

tout

ou

partie

d’un

investissement

pour

la

création

ou

l’acquisition

d’immobilisation.

 

Une partie de cette subvention est reprise à l’entreprise

par le biais du compte de résultat.(quote-part de

subvention virée au compte de résultat) et donc soumise

à l’impôt des sociétés

 

14

Provisions

permettent à l’entreprise de pouvoir bénéficier de

réglementées

certains avantages fiscaux.

  • 2. LES AUTRES FONDS PROPRES

Ils comprennent les produits des émissions de titres participatifs et les avances conditionnées.

  • 3. PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES CLASSE
    15

Les risques et charges, nettement précisés quant à leur objet et que des événements survenus ou en cours rendent probables, entraînent la constitution de provisions.

Exemples :

Litige commercial : l’entreprise, par principe de prudence, doit calculer le coût à payer lors de la cision de justice qui parviendra lors d’un exercice futur.

Litige aux Prud’hommes : le litige trouvera certainement sa conclusion sur un exercice futur. L’entreprise peut estimer le montant des honoraires de l’avocat et le dédommagement éventuel

à recevoir ou à payer.

  • V. LES DETTES

Elles sont composées des dettes financières et des autres dettes.

  • 1. LES DETTES FINANCIÈRES

Elles regroupent les emprunts contractés auprès des banques et autres organismes de crédit classe 16 et des comptes bancaires 512 - créditeurs (à découvert) ligne « DU » du passif du bilan.

  • 2. LES AUTRES DETTES CLASSE 4

Elles correspondent à toutes les sommes que l’entreprise doit.

Le poste des fournisseurs 401 - enregistre la dette de l’entreprise dès que la facture d’achat est enregistrée.

Dès l’enregistrement des écritures de payes, la dette envers les salariés est comptabilisée en – 421 - , celle envers les organismes sociaux en 43 – et celles envers l’Etat en – 44 -

Ces dettes seront éteintes par règlement des comptes concernés.

correspondant à une sortie de trésorerie et un débit

La TVA à décaisser figure au compte 44551 - TVA à décaisser….

Le

compte

477

reçoit

les

sommes

en

attente

correspondant

à

une

gain

latent

du

fait

d’opérations

faites

à

l’export.

Ce

compte

sera

soldé

lors

de

la

finalisation

de

l’opération

(règlement de la transaction).

 
 
  • 3. LES COMPTES DE RÉGULARISATION

 

Passif,

comprennent

principalement

 

les

produits

constatés

d’avance

qui

doivent

être

régularisés au même titre que les charges constatées d’avance 487-

VI.

QUELQUES REPERES

  • 1. LE COÛT D’ENTRÉE DES BIENS

Les immobilisations sont comptabilisées au coût d’achat

 

Prix d’achat HT

- rabais, ristournes et remises

Coût d’acquisition

- escompte pour règlement anticipé

d’une

 

immobilisation

+ frais accessoires liés à l’acquisition, charges directement attribuables à l’acquisition ou à la mise en place du bien (frais de transit, de transport, d’assurance- transport, droits de douane, d’installation et de montage) nécessaires à la mise en état d’utilisation.

Les frais non nécessaires à la mise en place de l’actif sont exclus (frais

de formation du personnel).

Les frais d’acquisition (droits de mutation, commission, frais d’acte)

peuvent être incorporés en charges selon leur nature (impôts et taxes,

honoraires…ou compris dans le coût d’acquisition

attention

L’entreprise ne pouvant pas récupérer la TVA sur les véhicules de

tourisme, ceux-ci sont comptabilisés TTC .

2. LES AMORTISSEMENTS

Ils correspondent à la perte de valeur de l’actif immobilisé en fonction de son utilisation. Seules les immobilisations dont l’entreprise est propriétaire peuvent faire l’objet d’amortissement.

Le montant des amortissements figure au bilan dans la deuxième colonne de l’actif et permet de

calculer la valeur nette du bien.

Valeur d’origine ou valeur brute – amortissements = valeur nette du bien.

Un bien complètement amorti a donc une valeur nulle. S’il sert à l’entreprise, il reste dans la comptabilité et donc dans la valeur d’origine. A titre de comparaison, un véhicule dont la cote à

l’argus est nulle qui permet à son propriétaire de se déplacer, fait toujours partie de son

patrimoine.

La numérotation comptable donnée par le plan comptable n’est pas utilisée par les entreprises. Celles-ci positionnent le chiffre 8 entre le 2 indiquant l’immobilisation et la suite correspondant au bien.

Exemples :

Amortissement du matériel de transport = 28182

Amortissement du matériel de industriel = 28154

Amortissement des frais d’établissement = 2801

L’entreprise a l’obligation de constater des amortissements, même si elle dégage des pertes.

3. LES DÉPRÉCIATIONS

Elles correspondent à un perte de valeur financière, par rapport au marché.

Exemples :

Les actions achetées à 120 € valent 100 €. La dépréciation à comptabiliser est de 20 €.

Certaines créances sont incertaines (clients risquant la liquidation).

La numérotation indiquant une dépréciation est le chiffre 9 entre le premier chiffre du bien et les suivants.

Exemples :

Dépréciation du stock de marchandises = 397

Dépréciation du matériel de transport parce que la valeur nette comptable ne correspond à celle sur le marché = 29182

Dépréciation des comptes clients = 491

Dépréciation des actions en 503 = 5903

Le montant des dépréciations figure au bilan dans la deuxième colonne de l’actif et permet de

calculer la valeur nette du bien

4. LE CHIFFRE 9 PLACÉ EN TROISIÈME POSITION

Dans un compte, cela indique que celui-ci fonctionne en sens inverse par rapport aux comptes ayant le même radical à deux chiffres

Exemples :

  • 419 compte client créditeur positionné au passif ;

  • 409 compte fournisseur débiteur positionné à l’actif

Rappel : interdiction de compenser ces comptes ainsi qu’un compte client débiteur et un compte fournisseur créditeur.

VII.

LIMITES DU BILAN

L’élaboration de la liasse fiscale répond à des règles et des normes qui conduisent à s’écarter de

la réalité économique.

En effet :

  • - la comptabilité ne prend pas en compte l’inflation ;

  • - les actifs immobilisés sont comptabilisés au coût historique (valeur d’origine) et le principe de

prudence peut entraîner une sous-évaluation de la valeur comptable du bien par rapport à la

valeur réelle ;

  • - le bilan ne prend pas en compte des actifs utilisés durablement par l’entreprise sans qu’elle en soit propriétaire : biens pris en crédit-bail (location longue durée avec option d’achat), location (simple) longue durée. Que l’entreprise soit propriétaire ou locataire en longue durée, l’utilisation de ces biens lui permet de travailler de la même manière ;

  • - les investissements immatériels sont le plus souvent comptabilisés en charge. Certains

correspondent cependant à des actifs stratégiques : marques, plans de formation du personnel,

de communication, de recherche qui correspondent à de réels investissements ;

  • - les règles juridiques et fiscales obligent les entreprises à calculer et à enregistrer des provisions réglementées (classe 1 du bilan), des amortissements dégressifs (charges

exceptionnelles)…

Pour ces raisons, le bilan comme le compte de résultat ne sont pas des outils de gestion pour l’entreprise. Celle-ci va le plus souvent créer un bilan fonctionnel (non obligatoire, outil interne à l’entreprise) et calculer ses ratios et leur analyse d’après ce bilan fonctionnel.

VIII.

DEFINITION DU BILAN PAR LE PCG

LES ACTIFS

Les actifs ou « emplois provisoires » constituent selon le PCG (article 211 1) » des éléments identifiables du patrimoine ayant une valeur économique positive pour l’entité. Ils génèrent une ressource que l’entité contrôle du fait d’évènements passés et dont elle attend des avantages

économiques futurs ».

Le caractère identifiable est constitué lorsque l’actif est séparable des activités de l ‘entreprise (du fait d’une vente, d’une location ou d’un échange par exemple) ou lorsqu’il résulte d’un droit légal ou contractuel (licence d’exploitation, brevets, concessions…)

Les avantages économiques traduisent un potentiel à engendrer des flux de trésorerie futurs.

Terrains, constructions, matériels, stocks, créances, disponibilités…

Les passifs constituent selon le PCG (article 212 1) «les éléments du patrimoine ayant une valeur économique négative pour l’entité, c’est à dire une obligation de l’entité à l’égard d’un

tiers dont il est probable ou certain qu ‘ll provoquera une sortie de ressources au bénéfice de ce tiers, sans contrepartie au moins équivalente attendue de celui-ci ».

Cette définition du PCG correspond en réalité au passif externe (emprunts bancaires ou

obligataires, dettes fournisseurs, fiscales, sociales…). En France, le passif comprend également les capitaux propres (passif interne) qui appartiennent aux propriétaires de l’entreprise. Sur un

plan économique, le passif est donc l’ensemble des ressources provenant à la fois des propriétaires (associés, actionnaires) et des créanciers (banques, obligataires, Etat, fournisseurs,

organismes sociaux…