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Centre pour la liberté de la presse et de la culture Beyrouth, le 14 juin

Centre pour la liberté de la presse et de la culture

Beyrouth, le 14 juin 2010

Rapport mai 2010

Rapport du centre « Skeyes » sur les violations des libertés de la presse et de la culture durant le mois de mai 2010

Le centre « Skeyes » pour la liberté de la presse et de la culture, a enregistré durant le mois de mai nombre d’événements liés à la liberté de presse et d’expression et à la culture au Liban, en Syrie, en Palestine et en Jordanie.

Liban :

Nombre d’événements liés aux libertés de presse et de culture ont été enregistrés au Liban durant le mois de mai dont :

- (3/5) jugement rendu par la cour des impressions contre le journaliste

Farès Khachan :

La cour des impressions de Beyrouth présidée par le juge Roukoz Rizk et formée par les 2 conseillers Nawal Saliba et Roua Hamdan a rendu un jugement condamnant l’ancien ambassadeur Johnny Abdo et le journaliste Farès Khachan à un mois d’emprisonnement dans le procès intenté par le Parquet Général d’appel pour diffamation et calomnie contre l’ancien Président de la République Emile Lahoud, sur la base d’un entretien effectué entre Khachan et Abdo en février 2006. Le jugement prononcé a également condamné le directeur du quotidien « Al Mustaqbal » Toufic Khattab à payer une amende de 50 millions de livres libanaises. A mentionner qu’un jugement a été rendu par contumace contre Abdo et Khachan, par contre un

jugement contradictoire a été rendu dans l’affaire de Khattab qui pourrait

faire appel du jugement auprès de la cour de cassation. Il est prévu que les 2 avocats de Khattab, Fouad Chbakalo et Hamade Hamade, effectuent un pourvoi en cassation dans un délai de 10 jours de la date de notification.

- (3/5) jugement rendu par la cour des impressions contre le quotidien

Daily Star :

La cour des impressions a rendu 2 jugements contre le quotidien « Daily Star », condamnant son directeur général Jamil Mroueh et l’écrivain de l’article Jim Kwelty à paye une amende de 6 millions de livres libanaises

Fondation Samir Kassir, Immeuble Aref Saghieh (Rez-de-chaussée), 63, rue Sioufi, Achrafié, Beyrouth, Liban Tel /Fax:00961 1 397334, cell: 00961 3 372717, Courriel: info@skeyesmedia.org

Centre pour la liberté de la presse et de la culture pour diffamation, calomnie et

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pour diffamation, calomnie et diffusion de fausses informations et

d’accusations erronées contre « le sénateur Production » et Nabil Joseph Abs. Ils ont été également contraints à payer un million de livres libanaises comme compensation aux demandeurs.

- (8/5) report du concert de Khaled Jubran remet en question l’entrée

des intellectuels de 1948 au Liban :

Le concert musical du compositeur et du joueur palestinien d’Oud et de Buzuq Khaled Jubran a été reporté 5 jours alors qu’il devait se dérouler au théâtre « Tournesol » dans le cadre du festival « le Printemps de Beyrouth », vu que l’obtention du visa a tardé, ce qui a remis en question le problème des artistes et intellectuels palestiniens à se rendre au Liban. A mentionner que Jubran et sa sœur Camilia (une chanteuse et une joueuse d’Oud) ont été empêchés de se rendre sur les territoires libanais en 2002 pour l’inauguration de l’exposition « cent vies cent martyrs », suite au refus de la Sécurité Générale de leur accorder le visa comme prévu. Dans un entretien accordé à « Skeyes », le directeur du théâtre « Tournesol » Roger Assaf a déclaré « l’arrivée de Jubran au Liban a tardé pour avoir eu des difficultés à obtenir le visa », en évitant de mentionner que l’obtention de visa a été retardée parce que Jubran est un palestinien titulaire d’un passeport israélien. Il a également souligné les rôles qu’ont joués le ministère de la culture et le ministère de l’Intérieur pour permettre à Jubran de se rendre au Liban », après de grands efforts. Le directeur a fait savoir la nécessité de voir les intellectuels et les hommes de culture accordés le visa par le ministère de la Culture et non pas par la Sûreté Générale. Il a également sollicité l’adoption d’une loi générale permettant l’obtention d'une exonération sur la taxe imposée sur les boites de nuit et distinguant entre ceux qui travaillent dans le domaine de la danse et de l’art commercial et les intellectuels.

- (12/5) amende imposée à la revue « Al Muharir » dans le procès Al

Saman :

La cour des impressions a rendu un jugement dans le procès intenté par l’intellectuelle et la poète Ghada Al Saman contre la revue « Al Muharir »

représentée par son directeur général Nuhad Al Qadiri, le rédacteur de l’article Yassine Abdo Rafaiyat et le directeur responsable Waddah Hélou, pour diffamation et calomnie sur la base d’un article publié en 2006. Le

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture jugement rendu a condamné

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jugement rendu a condamné Rafaiyat et Hélou à une amende d’un million de

livres libanaises et les a contraints à payer avec la « société Al Muharir Al Arabi pour la presse et la publication » représentée par Nouhad Al Ghadiri au demandeur, solidairement et conjointement une somme d’un million de livres libanaises comme compensation personnelle.

- (12/5) amende imposée au journal « Al Mustaqbal » dans le procès d’Al Sayed :

La cour des impressions et des publications à Beyrouth présidée par le juge Roukoz Rizk et en présence des 2 conseillers Nawal Saliba et Roua Hamdan

a rendu un jugement dans le procès intenté par Jamil Al Sayed contre le

directeur responsable dans le journal « Al Mustaqbal » Toufic Khattab, Aiman Chrouf et Abdel Salam Moussa et contre « la société arabe unie pour la presse » pour diffamation et calomnie, sur la base d’un article publié au

journal le 28 janvier 2009. Le jugement à pourvoir a condamné les collègues précités à une amende de 6 millions de livres libanaises et à payer conjointement et solidairement avec « la société arabe unie pour la presse » une somme de 5 millions de livres libanaises au demandeur comme compensation individuelle.

- (23/5) des jeunes de « Amal » et de « Hezbollah » s’attaquent à

l’équipe de la chaîne « Al Jadeed » :

L’équipe de travail de la chaîne « Al Jadeed » formée de la reporter Darine Daabous et du caméraman Mohamad Kalakech a été agressée physiquement par des membres du « mouvement Amal » et du « Hezbollah » dans la région Houmin Fawqa dans la mouhafaza de Nabatieh lors de la couverture des élections municipales au Sud.

Daabous a déclaré au centre « Skeyes » « environ 50 jeunes ont attaqué le caméraman, l’ont jeté par terre, roué de coups et détruit son appareil photo. Ils m’ont poussé fort et je suis tombé par terre. Le problème n’a été réglé qu’avec l’intervention des forces de sécurité qui ont assuré notre sortie de la région ». Daabous a mentionné que la chaîne a reçu plusieurs appels téléphoniques de certains responsables de Hezbollah et du mouvement « Amal » en vue de diffuser l’accident.

(27/5)

le

-

d’examen :

procès

intenté

par

Geagea

contre

Al

Daher

est

objet

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture Le juge d’instruction de

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Le juge d’instruction de Beyrouth Fadi Oneissi a déféré au Parquet Général d’appel les investigations menées dans le procès intenté par le président du comité exécutif des Forces Libanaises Samir Geagea contre le directeur général de la LBCI Pierre El Daher et d’autres collègues tels que Salah Osseiran, Marwan Kheireddine, Randa El Daher ainsi que Maroun El Jazzar, Marcel El Daher et Rola Saad accusés d’abus de confiance et de contrebande de fonds. Al Oneissi a demandé au Parquet Général d’examiner le dossier avant de prononcer son jugement de présomption et a décidé de mettre terme aux investigations. - (31/5) investigation menée dans le procès de Qassem contre le journal « Al Liwaa » :

Le juge Majed Mzayhim a entamé les investigations menées dans le procès intenté par le Secrétaire Général adjoint Naim Qassem contre le journal « Al Liwaa » pour diffamation et incitation, sur la base des questions et des interrogations mettant en doute le crash de l’avion éthiopien. - (31/5) Israël attaque « la flottille de la liberté » et arrête des journalistes libanais et des activistes :

Des forces israéliennes ont pris d’assaut « la flottille de la liberté » en destination vers la bande de Gaza qui est soumise à un strict blocus depuis 2007. L’assaut perpétré par les navires de la marine israélienne a fait 9 morts de la nationalité turque dont un titulaire de la nationalité américaine, et des dizaines de blessés. Plus de 600 activistes à bord de la flottille ont été arrêtés dont 5 libanais, le reporter de la chaîne Al Jazeera Abbas Nasser, le caméraman de la chaîne internationale Al Jazeera André Bou Khalil, et les activistes Hussein Chokr et Nabil Hallaq ainsi que le président de la délégation libanaise de « la flottille de la liberté » Hani Suleiman qui a été touché par une balle à la jambe lors de l’assaut contre le bateau « Marmara » faisant partie de la flottille.

Syrie :

Le mois de mai a été marqué par nombre de violations perpétrées à l’encontre des activistes syriens allant des décisions d’interdiction de voyage et de blocage de sites Internet à la répression des activistes kurdes… cependant l’événement le plus important fut le décès de 2 soldats kurdes alors qu’ils effectuaient leur service militaire obligatoire portant ainsi le bilan à 40 morts depuis 2004 selon le centre « Skeyes ».

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture En revanche, a été

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En revanche, a été abordé et discuté, au sein des Nations Unies le 1 er rapport soumis par le gouvernement syrien au comité de lutte contre la torture, portant sur le respect et la soumission des autorités syriennes aux engagements signés en vertu de l’adoption de la convention internationale contre la torture signée en juillet 2004, parallèlement à d’autres rapports similaires soumis par des organisations de défense des droits de l’Homme au dit comité confirmant la recrudescence des violations perpétrées par les services de sécurité syriens durant les dernières décennies sous l’état d’urgence imposé en Syrie depuis 1963. Parmi ces violations, les enlèvements, les disparitions forcées, les arrestations arbitraires, et l’emprisonnement individuel, ainsi que la torture, les mauvais traitements et le fait de priver les détenus et prisonniers de toute assistance juridique et médicale.

- (1/5) interdiction de l’activiste syrienne Souheir Al Atassi de se rendre au Liban :

Les autorités syriennes ont empêché la présidente du « forum Jamal Al Atassi » Souheir Al Atassi de se rendre au Liban. Al Atassi a été convoquée à maintes reprises pour interpellation par l’administration de Sécurité de l’Etat à Damas. Sa carte d’identité a été également saisie pour plusieurs jours. Le service de sécurité de l’Etat lui a ordonné de fermer la page électronique du « forum Jamal Al Atassi » lancé sur « facebook ». Refusant de se soumettre à leurs ordres, elle a été menacée d’arrestation et de poursuite en justice. - (3/5) Le service de Sécurité de l’Etat a émis un ordre interdisant la remise de papiers ou documents personnels aux kurdes avant approbation :

L’administration de sécurité de l’Etat en Syrie a émis un ordre aux secrétariat de l’état civil dans la province d’Al Hasaka portant sur l’interdiction de remise de papiers justificatifs aux kurdes opposants résidents à l’étranger avant l’approbation du service de sécurité de l’Etat. Des militants kurdes de défense des droits de l’Homme considèrent que cette décision vise à retirer la nationalité syrienne de ces opposants surtout que cette démarche touche les familles et les proches de ces activistes.

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture - (4/5) une cour

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- (4/5) une cour syrienne appelle à témoin un homme décédé il y a 12 ans

dans l’affaire Mouhanad Al Hassani :

Le Parquet Général de Damas a appelé, le 4 mai, en témoin Daoud Al Chawa, le père de Mohamad Daoud Chawa qui est mort en prison et qui a accusé Mouhanad Al Hassani d’incitation à porter plainte contre les ministres de l’Intérieur et de la Défense les accusant d’être responsables du décès de son fils suite à la torture qui lui a été infligé. Le témoignage a été

reporté au 27/5 où ladite cour a décidé de rejeter les demandes de témoignage sous prétexte qu’ils seraient inutiles.

- (7/5) l’avocat et le détenu syrien Mouhanad Al Hassani reçoit le prix

Martin Ennals 2010 :

Le comité du Prix Martin Ennals pour les défenseurs des droits de l’Homme (pour le Moyen Orient et l’Afrique) a décerné son prix 2010 à l’activiste et à

l’avocat syrien Mouhanad Al Hassani détenu dans les geôles syriennes.

Le président du jury au Moyen Orient et Afrique, Hans Thoolin a décrit le lauréat comme “un homme d’un courage exceptionnel, détenu de façon arbitraire et dans des conditions inacceptables pour défendre l’Etat de droit et le droit à établir une organisation de défense des droits humains”.

- (6/5) deux soldats kurdes morts lors de leur service militaire obligatoire :

Le bilan des soldats kurdes décédés lors de l’exercice du service militaire obligatoire en Syrie est estimé à 40 morts, et ce après la mort de Khabat Hassan Aliko le 6 mai 2010 et de Hassan Mohamad Dero le 30 mai. Selon des organisations de défense de droit de l’Homme, le nombre ascendant de soldats kurdes tués lors du service militaire est devenue une préoccupation majeure pour les familles kurdes, surtout que les autorités syriennes n’ont pas enquêté sur les circonstances de ces décès et prétendent que les soldats auraient commis le suicide.

Dans un contexte similaire, le comité contre la torture des Nations Unies a exprimé son inquiétude suite à la remise de certains rapports stipulant que la Syrie a construit des camps de détention secrets sous la direction des services de renseignements où les prisonniers sont détenus individuellement et soumis à de mauvais traitements. Le comité a cité « plusieurs rapports

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture faisant preuve de torture,

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faisant preuve de torture, de mauvais traitements et de cas de décès lors de la détention et la détention individuelle pour des personnes appartenant à la minorité kurde notamment les activistes politiques d’origine kurde. Le comité a fait savoir « qu’il poursuit et examine avec inquiétude des rapports montrant l’augmentation des cas de décès de soldats kurdes effectuant leur service militaire obligatoire et dont les cadavres ont été remis aux familles avec des traces de balles et de torture ».

- (13/5) le Parquet militaire accuse Al Maleh de diffusion de fausses informations :

Le Parquet militaire a demandé la condamnation de l’avocat et du militant des droits de l’Homme Haitham Al Maleh pour diffusion de fausses informations affaiblissant le sentiment d’appartenance à la nation. La séance d’audience a été reportée au 3/6/2010.

A mentionner que l’avocat Haitham Al Maleh (79 ans) est titulaire d’une

licence en droit et d’un diplôme en droit international. Il a débuté sa carrière

en

tant qu’avocat en 1957. Il a été détenu par l’administration de la sécurité

de

l’Etat à Damas le 14/10/2009 et a été déféré par la police militaire devant

la cour militaire. - (20/5) le service de sécurité syrienne arrête un dirigeant kurde et défère un autre devant la cour militaire :

Le service de sécurité de l’Etat a arrêté Mohamad Abdi Saadoun, membre du comité politique du parti kurde Azadi.

Un avocat et militant de défense des droits de l’Homme a déclaré à « Skeyes » que Saadoun a été notifié de la nécessité de se rendre à la branche de sécurité de l’Etat à Qamichli, en vertu de la notification qui lui a été remise par le campus pédagogique à Malikiya. Depuis lors il n’a plus été revu. Il semble que le service sécuritaire en question l’a détenu indépendamment du monde extérieur sans mandat d’arrêt ou jugement prononcé par les parties judiciaires compétentes. Jusqu’à ce jour son destin demeure inconnu ».

En revanche, Mahmoud Safou, membre du bureau politique du parti gauchiste kurde en Syrie a comparu devant le juge militaire à Qamichli (30/5) sur la base de son appartenance à une association secrète et de son

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture poste de dirigeant. Le

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poste de dirigeant. Le procès de Safou devant la cour militaire a été reporté au 14/6/2010.

- (27/5) poursuite du jugement de l’avocat et de l’activiste syrien

Muhannad Al Hassani :

L’avocat et le militant des droits de l’Homme Muhannad Al Hassani a comparu devant la cour pénale de 2 ème instance, lors d’une audience visant à trancher sur la crédibilité des données émises par (Sawasiya) relatives aux charges formulées contre lui. A mentionner qu’Al Hassani préside l’organisation syrienne de défense des droits de l’Homme (Sawasiya). Il a été détenu le 28/7/2009 après avoir été convoqué à maintes reprises pour interpellation par l’administration de la sécurité de l’Etat à Damas. Son nom a été radié de l’ordre des avocats le mardi 10 novembre 2009. - (27/5) le site électronique du Golan bloqué :

Les autorités syriennes ont bloqué le site électronique « Golan » dirigé par l’association « Golan » pour le développement des villages arabes dans la zone occupée du Golan et le site « Dalilak » dirigé par Mounir Samara. Les responsables du site ont qualifié cette démarche de « tentative de mélanger les papiers, camoufler et déformer les vérités en vue de les voler et de les diffuser de façon erronée ». - (31/5) le service de sécurité politique écarte une assyrienne de son poste d’enseignante sur la base de son appartenance politique :

La Direction de l’éducation département de l’enseignement privé dans la province de Hasaka nord est de la Syrie a émis une décision portant sur le licenciement immédiat de l’enseignante Evelyne Bachir Sadi (licenciée en littérature anglaise) de l’établissement privé « Al Huriyat » à Qamichli lié à la confession syriaque orthodoxe qui est chargée de payer les enseignants et les professeurs. Un dirigeant de l’association assyrienne démocratique à Qamichli a déclaré « cette décision arbitraire et injustifiée est due à l’appartenance et à l’activité politique de son père l’ancien député Bachir Isaac Saadi un des dirigeants de l’organisation assyrienne démocratique en Syrie ».

- (31/5) arrestation d’un journaliste et d’une écrivaine parmi les 4 syriens qui étaient à bord de la « flottille de la liberté » :

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture Les forces israéliennes ont

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Les forces israéliennes ont arrêté le correspondant de la chaîne satellitaire « Al Quds » Hassan El Rifai, l’écrivaine Chadha Barakat, l’évêque de Jérusalem en exil Hilarion Capucci et l’activiste Mohamad Solta lors de l’opération « Brise marine » perpétrée contre « la flottille de la liberté » qui acheminait des aides humanitaires et médicales en destination de la bande de Gaza soumise à un blocus depuis 2007. Les 4 syriens arrêtés parmi les 600 autres activistes de plus de 40 nationalités différentes ont été relâchés le 2 juin.

Cisjordanie :

L’arrestation ne constitue plus la seule arme visant à la répression des hommes d’opinion et d’expression. Apparaissent sur le devant de la scène des violations, le phénomène des tribunaux militaires, l’interdiction de voyage, l’agression armée et la pression exercée par des moyens injustes et illicites. Ce mois a été marqué par une série de violations perpétrées par Israël et l’Autorité palestinienne contre les journalistes, les intellectuels et les militants internationaux, en adoptant de nouvelles techniques de sanction représentées par la promulgation de lois racistes israéliennes pour resserrer l’étau sur les prisonniers faisant fi des conventions et traités internationaux.

Ce qui suit les événements enregistrés durant le mois de mai en Cisjordanie :

- (2/5) la sécurité préventive libère le journaliste Samed Douikat après

22 jours de détention :

Le service de sécurité préventive a mis en liberté le journaliste Samed

Douikat de Naplouse après 22 jours de détention. Douikat avait été arrêté le 10 avril 2010 après convocation aux locaux du service de sécurité préventive, puis transféré à la prison Jnid à l’ouest de la ville.

- (2/5) le photographe de l’agence européenne « APA » blessé à la tête :

Le photographe de l’agence européenne « APA » Moamar Awad a été blessé à la tête à cause d’une bombe lacrymogène lancée par les soldats israéliens, alors qu’il assurait la couverture d’une manifestation populaire hebdomadaire dans le village de Beit Jalla près de Bethléem contre le mur de séparation.

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture Awad a déclaré qu’il

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Awad a déclaré qu’il a été ciblé par un des soldats de l’occupation d’une

distance de mois de 20 mètres bien qu’il portait la veste de journaliste et son appareil photographique.

- (2/5) les forces israéliennes empêchent le directeur général de

l’association « Al Haq » Shawan Jabarin de quitter les territoires :

Le président de l’institution « Al Haq » Shawan Jabarin a été empêché de voyager suite à l’invitation du haut commissaire des Nations Unies en Suisse

pour participer à la conférence « les mécanismes internationaux de défense des droits de l’Homme ». Cette décision d’interdiction coïncide avec la nomination de Jabarin comme directeur général d’« Al Haq » en 2006. La Haute cour israélienne de Justice a rejeté à 5 reprises la requête présentée par M. Jabarin pour contester la légalité de l’interdiction, sous prétexte que

le dossier est confidentiel.

- (4/5) le service des renseignements palestiniens arrête le photojournaliste Mohamad Halayqa :

Le service des renseignements palestiniens a prolongé l’investigation menée contre le photojournaliste Mohamad Halayqa 4 jours supplémentaires. Halayqa a été arrêté suite à un entretien télévisé avec le président du conseil villageois en Cisjordanie qui a porté plainte contre lui l’accusant de « diffuser un entretien sur la chaîne « Al Aqsa » sans notification préalable ».

- (6/5) les forces israéliennes arrêtent l’écrivain Walid Al Haoudali :

Le service des renseignements israélien a arrêté l’écrivain Walid Al Haoudali après convocation, à son domicile dans la ville Al Bira.

A mentionner que Walid Al Haoudali a été détenu pendant 20 mois pour

avoir porté plainte à la cour suprême en protestation à la décision d’interdiction de voyage l’éloignant de ses fils pendant 20 ans. Il a été relâché il y a un an lorsque la plainte a été rejetée sous prétexte qu’il a été emprisonné. Son arrestation vient en réponse à sa demande de voyage.

- (8/5) le Parquet Général militaire arrête le correspondant de la chaîne Al Aqsa :

Le Parquet général militaire a prolongé d’une semaine la détention du correspondant de la chaîne Al Aqsa Samer Rouwaichid, sous prétexte que

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture l’interrogation n’a pas encore

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l’interrogation n’a pas encore était achevée, et ce, 8 jours après son arrestation de son domicile. Selon son frère Hani Al Rouwaichid « son arrestation est à l’origine de son

travail en tant que correspondant à la chaîne « Al Aqsa » en Cisjordanie ». Il

a également fait savoir que « Samer est en détention individuelle depuis son

arrestation et qu’il est victime d’insultes et de pression psychologique par le service des renseignements palestinien ».

- (9/5) les services de sécurité palestiniens arrêtent le mari de la journaliste Lama Khater pour l’empêcher d’écrire :

Le service des renseignements de l’Autorité Palestinienne a arrêté Hazem Khodr Al Fakhoury, le mari de l’écrivaine journaliste Lama Khater qui a qualifié cette démarche de comportement visant à exercer davantage de pression pour la forcer à renoncer à la publication d’articles abordant la situation politique, sociale et médiatique en Palestine.

- (10/5) le service des renseignements palestinien libère le journaliste

Mouhanad Salahat :

Le service des renseignements palestinien a mis en liberté le représentant de l’association palestinienne des droits de l’Homme « l’Observatoire » en

Jordanie le journaliste Mouhanad Salahat. Salahat a été arrêté 3 fois dont la dernière fois fut le 1/5 après convocation par les agents des renseignements de l’Autorité Palestinienne à Naplouse sans qu’aucune charge déterminée ne soit formulée contre lui.

- (11/5) la cour militaire à Naplouse condamne le défenseur des droits

humains Hassan Al Zagha à 2 ans de prison :

La cour militaire de Naplouse a prononcé un jugement condamnant le défenseur des droits humains Hassan Al Zagha à 2 ans de prison pour accusation de financer des milices armées prohibées. Dans un entretien accordé au centre Skeyes, l’épouse de Hassan Al Zagha Siham Fatayer a affirmé « le service des renseignements de l’Autorité Palestinienne a procédé le 14 décembre 2009 à l’arrestation de son mari qui a été victime de torture (technique du fantôme) durant sa détention notamment les premiers jours avant qu’il ne soit transféré à un autre service sécuritaire ». Et d’ajouter, nous ne savons ni la date, ni le lieu de la séance

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture d’audience, cependant nous avons

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d’audience, cependant nous avons été informé qu’il a été condamné à 2 ans de prison. C’est la 6 ème séance tenue pour prononcer le verdict, vu qu’à chaque fois la séance était reportée ».

De son coté, l’avocat du cabinet « Al Damir » Uns Al Barghouthi responsable de la défense de Al Zagha a fait savoir que « la Cour suprême palestinienne a prononcé un ordre portant sur la libération d’Al Zagha pour manque de légalité de cette détention. Le 12 mai 2009, Al Zagha a été reconnu innocent en vertu du jugement prononcé par la cour suprême, cependant les services sécuritaires ne respectent pas les décisions et jugements de la cour suprême ».

Al Barghouti a souligné « le manque de légalité des tribunaux militaires où les mêmes charges sont retenues contre les différents accusés, allant de l’opposition à la politique du pouvoir et de l’aide des milices armées prohibées à l’armement ». Il a confirmé « la condamnation d’accusés civils auprès des tribunaux militaires constitue une violation flagrante à la loi palestinienne et jusqu’à ce jour « Al Damir » a documenté le jugement de 40 civils auprès des tribunaux militaires ».

Et d’ajouter, il est connu que lorsque le tribunal militaire prononce un jugement d’emprisonnement, le condamné n’à que deux issues pour être libéré, le premier est une amnistie individuelle présidentielle, ce qui est quasi impossible dans le cas d’Al Zagha. La 2 ème issue est de pourvoir en cassation le jugement prononcé par le tribunal militaire auprès de la cour constitutionnelle palestinienne, cependant la volonté politique de maintenir la détention politique empêche cette procédure. D’habitude, les avocats n’ont pas recours à la 2 ème solution pour éviter un jugement de rejet du pourvoi en cassation qui peut se transformer en exemple judiciaire par lequel tous les pourvois en cassation seront rejetés.

- (15/5) escalade des arrestations et des attaques perpétrées par les forces israéliennes à l’encontre des journalistes palestiniens :

Les forces israéliennes ont attaqué un rédacteur du journal « Al Ayam » Ahmad Farraj alors qu’il traversait le point de passage militaire de « Hazma » en direction vers Ramallah. Le caméraman de la chaîne « Al

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture Charquiyat »Alaa Abou Saoud

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Charquiyat »Alaa Abou Saoud a été également attaqué, alors que le caméraman de la chaîne « télévision Palestine » Haroun Amayira a souffert de suffocation due à l’inhalation de gaz lors de la couverture de la manifestation hebdomadaire de Bal’in près de Ramallah.

- (23/5) les forces israéliennes visent les militants internationaux et les journalistes dans le village de Beit Jala :

Les forces israéliennes ont augmenté leurs attaques contre les militants

internationaux et les journalistes participant à la couverture des manifestations pacifiques organisées en protestation contre la construction du mur de séparation. 3 militants internationaux ont été blessés et 8 autres arrêtés. De même, un journaliste palestinien a été blessé. Ces attaques ont été perpétrées par les forces israéliennes lors d’une manifestation de protestation contre le mur de séparation et le rasage des territoires palestiniens, organisée par le comité national contre le mur et la colonisation en collaboration avec le comité populaire contre le mur et l’élargissement colonial dans la province de Bethléem.

- (23/5) une nouvelle loi raciste israélienne sanctionne des milliers de

détenus palestiniens :

Le conseil ministériel du Knesset a approuvé un projet de loi nommé loi « Shalit » visant à rendre les conditions de détention des palestiniens plus dures et difficiles et « à négocier les conditions de détention du soldat Gilad Shalit. C’est la première loi israélienne autorisant les violations contre les détenus palestiniens allant à l’encontre des conventions et lois internationaux.

Parmi les restrictions qui seront imposées aux détenus palestiniens :

interdire les visites de familles et les visites d’avocats à l’exception des représentants de la Croix rouge qui sont autorisés à venir une fois tous les 3 mois, empêcher les détenus de regarder la télévision, de poursuivre leurs études et de lire les livres et les journaux, adopter la méthode de confinement comme sanction et pour des périodes indéterminées, empêcher les détenus de subvenir à leurs besoins ».

- (29/5) un photojournaliste palestinien cible d’une bombe à gaz lancée par les forces israéliennes à Iraq Bourin :

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture L e caméraman de

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Le caméraman de l’agence « Wafa » Aiman Al Noubani a été touché par une bombe à gaz à la jambe lui causant des contusions alors qu’il assurait la couverture de la marche pacifique menée à Iraq Bourin près de Naplouse.

Al Noubani a affirmé « j’étais avec un groupe de journalistes et de photographes positionné dans un endroit loin de la manifestation, utilisant un objectif développé pour la photographie à distance et ce après avoir été menacés par un des officiers israéliens pour nous éloigner du lieu de la manifestation. Bien que nous fussions loin de la scène des événements et que nous portions les masques à gaz et les armures pare-balles, nous avons été victimes de plus de 5 bombes lacrymogènes. Dans un contexte similaire, le vice-président du syndicat des journalistes Omar Nizal a déclaré dans un communiqué publié par le syndicat, que « le syndicat des journalistes est en cours de préparation d’un dossier juridique comportant les violations perpétrées par les forces de l’occupation à l’encontre des journalistes et des médias, en vue de le soumettre ultérieurement aux instances internationales judiciaires, aux organisations de défense des droits de l’Homme et de la liberté d’expression et aux instances internationales des journalistes.

Bande de Gaza

L’assaut féroce et barbare perpétré par les navires et les bâtiments militaires israéliens contre la « flottille de la liberté » qui faisait route vers Gaza, chargé de matériels médicaux et d’aides humanitaires a pris le devant de la scène palestinienne et internationale. Les forces de la marine israélienne ont eu recours à la force militaire excessive et aux balles réelles pour attaquer les défenseurs et les militants civils désarmés faisant 19 morts et des dizaines de blessés. De même, les navires de guerre israéliens ont forcé les bateaux de la flottille à se rendre au port d’Ashdod et ont procédé à la détention des passagers militants dans la prison « 26 » équipée depuis plus de 2 semaines à cet effet. En revanche, les autorités israéliennes ont imposé un black out médiatique sur les résultats et répercussions de ce massacre. Ce qui suit les violations enregistrées durant le mois de mai sur la scène médiatique et culturelle à Gaza :

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture - (3/5) Attaque contre

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- (3/5) Attaque contre « l’Institut palestinien de communication et de développement » L’Institut palestinien de communication et de développement à Gaza a été pris d’assaut, lors de la journée mondiale de la presse, par des inconnus qui ont fait irruption dans les locaux de l’Institut dans la tour de Palestine au sein de la ville. 2 ordinateurs portables ont été volés, celui de l’écrivaine journaliste Asma Al Ghoul, correspondante du centre « Skeyes » à Gaza et celui de l’Institut. La police a été informée de l’accident, des membres de la police se sont présentés sur le champ, ont visualisé les locaux et mené une enquête. Cependant, jusqu’à ce jour aucune information n’a été révélée et les auteurs du délit sont toujours inconnus. Cet incident a suscité une vague de protestation parmi les associations de défense des droits de l’Homme et les organisations de la société civile qui ont exprimé leur inquiétude de voir ce phénomène s’accentuer et se propager, et leur soutien à l’Institut tout en sollicitant la police palestinienne à mettre la main sur les auteurs du délit et à les traduire en justice. - (5/5) arrestation d’un journaliste de « Koufiyat Presse » pour accusation de diffusion de rumeurs :

Le porte parole du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale du gouvernement de « Hamas » démis à Gaza Ihab El Ghossein a affirmé que les services de sécurité de Gaza ont arrêté un journaliste travaillant pour le site « Koufia Press » lié à « Fateh » pour accusation de diffusion de rumeurs. Ghossein a déclaré à la chaine « Al Aqsa » lié à « Hamas » qu’un journaliste travaillant pour « koufiat Press » et faisant circuler des rumeurs a été arrêté sans mentionner son nom ou le lieu d’arrestation.

- (17/5) arrestation de Fayez Abou Attieh le porte parole médiatique du mouvement « Fateh » :

Le service de sécurité intérieure du gouvernement de « Hamas » démis à Gaza a arrêté le porte parole officiel du mouvement « Fateh » Fayez Abou Attieh résident à Ramallah alors qu’il était en visite à Gaza pour recevoir les condoléances pour le décès de son père. Selon un communiqué publié par le mouvement « Fateh », « le soi-disant service de sécurité intérieur du gouvernement de « Hamas » ne cesse de violer la liberté du Dr Fayez Abou Attieh, porte parole du mouvement « Fateh ». Il est soumis à de longues heures de détention et d’interpellation sur la nature de ses fonctions en tant

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture que porte parole du

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que porte parole du mouvement, tout en signalant que le dit service de sécurité a saisi la carte d’identité d’Abou Attieh et son téléphone portable au point de passage de Beit Hanun. Le 22 mai, « Fateh » a annoncé qu’Abou Attieh a été soumis à la résidence forcée.

- (20/5) le journaliste Asaad Al Saftawi convoqué pour interpellation et soumis à la résidence forcée :

Le service des renseignements du gouvernement de « Hamas » démis à Gaza

a convoqué l’écrivain journaliste Assad Al Saftawi pour interpellation sur la

base d’un article publié au journal « Al Ayam ». Il a été soumis à de longues heures d’interrogation et n’a été relâché qu’après avoir signé un engagement par lequel il se trouve contraint à ne pas diffuser de nouvelles « susceptibles de porter atteinte au gouvernement à Gaza ». Al Saftawi a affirmé qu’il a

reçu un appel téléphonique le lendemain pour l’informer qu’il est sujet à la résidence forcée pendant 3 jours. Selon des sources proches de Saftawi, ce dernier a été convoqué à nouveau le lundi 24 mai pour interpellation.

- (24/5) interdiction d’un atelier de travail organisé par « le comité indépendant des droits de l’Homme » :

Le service de sécurité intérieur du gouvernement de « Hamas » démis à Gaza a empêché le « comité palestinien indépendant des droits de l’Homme » de tenir l’atelier de travail intitulé « la réalité des droits et libertés…lecture du rapport du comité indépendant des droits de l’Homme 2009 ». Selon un des chercheurs du comité, « le service de sécurité intérieur a remis au directeur général de l’hôtel « Grand Palace » où devrait se dérouler l’atelier, une notification interdisant la mise en place de l’atelier à défaut d’une autorisation d’organisation ». A mentionner que le directeur du comité a également reçu un appel téléphonique l’informant de la nécessité d’annuler l’atelier de travail.

- (24/5) interdiction d’une manifestation symbolique organisée en

soutien à l’UNRWA Les forces du ministère de l’Intérieur du gouvernement de « Hamas » démis

à Gaza a interdit la mise en place d’une manifestation symbolique organisée

par le réseau des associations populaires palestiniennes, les institutions de la société civile et les organisations de défense des droits de l’Homme sur le

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littoral de Gaza, en soutien à l’agence des Nations Unies pour les réfugiés « UNRWA » et en protestation à l’attaque perpétrée par des armés anonymes contre un des camps d’été de l’UNRWA.

Le réseau des associations palestiniennes dénonce cette décision d’interdiction et la qualifie de « violation au droit de rassemblement pacifique et à la liberté d’opinion et d’expression garantis par les lois fondamentales et la loi des rassemblements publics », tout en mentionnant que la manifestation a été organisée conformément aux procédures et formalités judiciaires requises. Le réseau des associations palestiniennes a également sollicité le gouvernement démis à Gaza à « renoncer à de telles décisions et à œuvrer à renforcer les libertés publiques et les droits de l’Homme ».

- 31 mai : Assaut d’Israël sur « la flottille de la liberté » Les navires et bateaux de la marine israélienne ont intercepté la flottille de la liberté composée de plusieurs bateaux qui faisaient route vers Gaza, chargés de matériels médicaux et d’aides humanitaires, dans les eaux internationales à proximité des cotes palestiniennes. Les forces de la marine israélienne ont eu recours à la force militaire excessive et aux balles réelles pour attaquer les défenseurs et les militants civils désarmés qui étaient à bord des 6 navires qui acheminaient des aides humanitaires de 40 pays, faisant 19 morts et des dizaines de blessés dont certains sont en état critique, selon le dernier bilan non officiel diffusé par les agences de presse avant que les contacts avec « la flottille de la liberté » ne soient coupés. De même, les navires de guerre israéliens ont forcé les bâteaux de la flottille à se rendre au port d’Ashdod et ont procédé à l’arrestation des militants, activistes et journalistes à bord de la flottille.

Territoires palestiniens de 48 :

Sans le massacre mené par les forces israéliennes à l’encontre des militants à bord de la « flottille de liberté » le 31 mai et l’attaque perpétré par des extrémistes juifs contre l’équipe de la chaine satellitaire « Al Jazeera », la détention du président de la commission des libertés dans les territoires de 1948 Ameer Makhoul et de certains responsables des associations de

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défense des droits de l’Homme et des institutions de la société civile dans les territoires occupés aurait occupé le devant de la scène palestinienne. A mentionner que le Parquet Général israélien a soumis une liste d’accusation à l’encontre de Makhoul l’inculpant « d’avoir des contacts avec un agent étranger, d’espionnage et de collaboration avec l’ennemi pendant la guerre » à l’issue de l’adoption d’une nouvelle loi raciste ratifiée par le Knesset et portant sur le retrait de la nationalité des personnes « accusées d’espionnage

et de terrorisme ». Parallèlement, la police israélienne poursuit sa violence

contre les manifestations pacifiques à Cheikh Jarrah et l’arrestation des activistes juifs de la gauche sympathisants avec les habitants du quartier des Palestiniens qui se trouvent dépourvus de leurs maisons par les colons soutenus par la police. Ce qui suit certaines violations et attaques perpétrées durant le mois de mai :

- (6/5) la détention du président de la commission des libertés Ameer

Makhoul et l’ordre interdisant toute publication à cet effet :

La police israélienne a arrêté Ameer Makhoul, président du Comité Public

pour la Défense de la Liberté Politique dans les territoires palestiniens occupés en 48 et directeur général d’Ittijah à son domicile à Haifa. Un ordre

a été émis interdisant toute publication concernant l'arrestation ou la

détention d'Ameer Makhoul en Israël, cependant cet ordre a été partiellement levé le 11 mai lorsque la cour de correction israélienne a permis de faire la lumière partiellement sur « cette question sécuritaire dangereuse » selon la police israélienne. Le 12 mai la cour de correction a prolongé de 5 jours la détention de Makhoul bien que le Parquet Général israélien ait sollicité une prolongation de 12 jours. A été également prolongé de 4 jours la détention de l’activiste politique Omar Said accusé « d’être espion et d’avoir des contacts avec des agents étrangers ». Depuis sa détention, Ameer Makhoul n’a pas eu le droit de voir ses avocats, alors que la police a fait savoir que « l’investigation se poursuit sous la direction et la supervision du conseiller judiciaire du gouvernement, du président du département des investigations et des renseignements et du Parquet Général israélien ».

- (12/5) arrestation de 4 activistes israéliens et leur condamnation à une amende et à une décision d’éloignement :

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La police israélienne a arrêté 4 activistes israéliens lors de leur participation à une manifestation pacifique menée à Sheikh Jarrah en protestation contre la saisie des domiciles de certains habitants palestiniens par les colons. Les colons ont déchiré les drapeaux palestiniens et agressé physiquement les manifestants tout en les bombardant d’insultes. Les agents de la police ont essayé de mettre fin à cette manifestation, suscitant ainsi des conflits entre les manifestants et les agents de la police qui ont prétendu que la manifestation est illégale et que les manifestants ont eu recours à la violence. 4 activistes ont été arrêtés vers 17h puis relâchés à 22h soumis à une décision d’éloignement de 15 jours du quartier et à payer une amende de dix milles shekels. 3 d’entre eux ont été accusés d’avoir participé à un rassemblement illégal et d’avoir troublé l’ordre public alors que le 4 ème a été accusé d’avoir attaqué un agent de la police.

- (14/5) la police israélienne arrête 14 militants juifs à Sheikh Jarrah :

La police israélienne a arrêté 14 défenseurs des droits humains de la gauche juive qui sont les organisateurs de la manifestation de protestation hebdomadaire menée à Sheikh Jarrah. Les manifestants se sont plaints de la violence exercée par la police israélienne à l’encontre des manifestants dont 4 d’entre eux ont été blessés. Les 14 défenseurs ont été arrêtés vendredi vers 17h et relâchés le dimanche vers 1h du matin malgré leur refus de signer les conditions de leur libération.

Les protestants ont fait savoir que « le comportement de la police lors de « la journée de Jérusalem » a prouvé que la police participe à l’opération de colonisation dans le quartier de Sheikh Jarrah à l’est de Jérusalem, en permettant à des centaines de colons venus des différentes régions des territoires palestiniens occupés de danser et de faire la fête au sein du quartier qui a été encerclé par les colons suscitant ainsi la peur et l’effroi des palestiniens. Cependant, la police a empêché un groupe d’activistes gauchistes de participer au rassemblement des habitants du quartier en prétendant que leur participation est illégale ».

- (20/5) convocation du responsable du dossier des détenus dans les territoires occupés de 48 et sa soumission à la résidence forcée :

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La police israélienne a convoqué à Carmiel Mounir Mansour, le responsable du dossier des détenus du Comité de suivi arabe, l’ancien président de « l’association Ansar Al Sajin » et le président de la « ligue arabe des détenus et libérés » (fermée par Israël avant même qu’elle ne puisse entreprendre des activités) pour interpellation à la veille du festival de solidarité avec les prisonniers et détenus palestiniens dans les geôles israéliennes, qui devait avoir lieu le soir du 21 mai. Le soir, Mansour a été transféré à la police de Shafa'amr où il a été soumis à de longues heures d’interrogation et à la résidence forcée pendant 3 jours jusqu’au 23 mai. Cependant, le lendemain il a été à nouveau convoqué pour interpellation à Carmeil et transféré ensuite à la police de Shafa'amr où il a été détenu pendant des heures puis relâché le soir après s’être rassuré qu’il ne pourra pas participer au festival.

- (20/5) 24 associations et organisations des droits de l’Homme dénoncent les procédures arbitraires entreprises contre Ameer Makhoul :

24 associations et organisations arabes de défense des droits de l’Homme ont exprimé leur inquiétude face aux procédures arbitraires entreprises par les autorités israéliennes à l’encontre de l’écrivain Ameer Makhoul. Elles ont également appelé, dans un communiqué, les instances concernées par les droits de l’Homme au sein des Nations Unies et de l’Union Européenne à intervenir auprès des autorités israéliennes pour assurer la liberté immédiate et inconditionnelle d’Ameer Makhoul. Ces mêmes associations ont sollicité les autorités israéliennes à mettre terme aux procédures arbitraires entreprises sur la base des lois d’urgence pour opprimer les défenseurs des droits humains dans les territoires occupés et à obliger les autorités israéliennes à respecter et à garantir les droits humains reconnus internationalement.

- (23/5) l’armée israélienne confisque les couvertures de l’album du chanteur Bassel Zayed :

La police israélienne a confisqué les couvertures de l’album intitulé « Adan » du chateur Bassel Zayed après avoir intercepté la voiture du producteur Karim Al Kilani sur le point de passage « Atara » alors qu’il rentrait de Jérusalem. Ils ont perquisitionné la voiture et confisqué les

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture couvertures sur lesquels étaient

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couvertures sur lesquels étaient marquées les paroles des chansons, sous prétexte qu’elles incitent à des actes anti-juifs.

- (26/5) une loi raciste visant à retirer la nationalité israélienne à des personnes « accusés d’espionnage et de terrorisme » :

L’assemblée plénière de la Knesset a adopté, lors d’une séance urgente, une proposition de loi raciste soumise par le parti « Israël Beitenou» visant à retirer la nationalité israélienne à des personnes qui se livrent à des activités d’espionnage en faveur d’organisations terroristes, sur la base des procès intentés contre le président de la commission de défense des libertés dans les territoires palestiniens de 48 Ameer Makhoul et certains responsables des associations de la société civile et des organisations de défense des droits de l’Homme dans les territoires occupés.

- (27/5) le Parquet Général israélien formule de graves accusations

contre Ameer Makhoul :

Une grave liste d’accusation a été soumise à la cour centrale à Haifa contre l’écrivain Ameer Makhoul président de la commission de défense des libertés dans les territoires palestiniens de 48 l’inculpant « d’avoir des contacts avec un agent étranger, d’être espion et de collaborer avec l’ennemi durant la période de guerre ». D’autres accusations ont été également formulées le même jour contre l’activiste politique Omar Said l’inculpant « d’avoir des contacts avec un agent étranger et de diffuser des informations à l’ennemi ». Dans un entretien avec les avocats, les 2 accusés ont complètement niés les charges formulées contre eux. Les accusations retenues contre Makhoul s’appuient sur les aveux de ce dernier, cependant les avocats de défense ont affirmé que ces aveux lui ont été arrachés sous pression et torture durant l’interrogation ».

- (31/5) le directeur du bureau de la chaîne « Al Jazeera » agressé

physiquement au port d’Ashdod :

Un groupe de juifs extrémistes ont attaqué le directeur de la chaîne « Al Jazeera » en Palestine, le journaliste Walid Al Omri ainsi que l’équipe de travail qui l’accompagnait composée de Majed Safadi et Maamoun Othman alors qu’ils se trouvaient au port d’Ashdod pour couvrir l’arrivée de la

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture « flottille de la

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« flottille de la liberté ». Al Omari agression.

a dû être hospitalisé suite à cette

La chaine « Al Jazeera » a précisé qu’un groupe de juifs extrémistes ont jeté les équipements utilisés par l’équipe de travail lors de la couverture et a frappé directement le journaliste Al Omari. Lorsqu’il a demandé l’aide de la police pour assurer leur évacuation, il a été à nouveau frappé et a reçu des coups sur la tête et la poitrine. Les extrémistes ont éloigné Majed Safdi et Maamoun Othman de leurs équipements ». Plus tard, la police israélienne a assuré l’évacuation des véhicules de l’équipe cependant certains juifs extrémistes se sont attaqués au convoi en hurlant, insultant et en frappant sur les vitres des voitures ».

Jordanie :

La cour d’appel en Jordanie a suscité la surprise dans tous les milieux jordaniens en prononçant une décision sans précédent au royaume hachémite stipulant que les journaux, les rédacteurs en chefs et les écrivains des journaux ne sont en aucun cas culpabilisés d’infraction aux dispositions des articles 5 et 7 du code de la presse et des publications, en confirmant le droit du journaliste à transmettre les nouvelles. Cette décision coïncide avec l’abrogation du jugement prononcé par la cour suprême jordanienne à l’encontre de l’écrivain journaliste Raji Al Majali. Cependant, le Directorat des impressions a interdit « la distribution » du roman de l’écrivain jordanien Oussama Aknan « le cadavre » dans le royaume hachémite vu « qu’il porte atteinte à la religion » et le Procureur général d’Amman a soumis l’affaire du journaliste Mouwafaq Mahadin et l’écrivain Soufian Tell à la première cour d’instance d’Amman.

- (16/5) un jugement sans précédent au royaume hachémite confirmant le droit du journaliste à diffuser les nouvelles :

La cour d’appel en Jordanie a émis une décision stipulant que le journal « Al Mir’at », son rédacteur en chef et l’écrivain de l’article ne peuvent être culpabilisés d’infraction aux dispositions des articles 5 et 7 du code des impressions de 1998 et de l’article 15 de la loi de violation des tribunaux, sans revenir au tribunal de première instance qui a prononcé son jugement à

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture l’e ncontre du journal,

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l’encontre du journal, du rédacteur en chef et du journaliste. Cette décision est la première en son genre dans l’histoire de l’appareil judiciaire jordanien vu qu’elle confirme le droit du journaliste à diffuser les nouvelles en se basant sur la Déclaration universelle des droits de l’Homme et le Pacte International relatif aux droits civils et politiques.

Le directeur du Service juridique des professionnels des médias l’avocat Mohamad Qotaichat a affirmé « cette décision constitue une nouvelle victoire pour la liberté de la presse et une orientation judiciaire moderne en ce qui concerne les questions d’impression et de publication vers un comportement plus juste avec le secteur des médias ». Il a également confirmé que cette décision « est la première en son genre dans l’histoire de l’appareil judiciaire jordanien en termes de constitution conformément aux critères internationaux pour la liberté d’expression et d’opinion, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. De plus, cette décision vient ajouter à l’appareil judiciaire jordanien une caractéristique démocratique conformément à la Déclaration Universelle des droits de l’Homme considérée comme déclaration morale et non pas obligatoire ». Et d’ajouter, « cette décision vient renforcer la « présomption d’innocence » pour les professionnels des médias de sorte que la charge des preuves incombe au Parquet général ».

-(19/5) annulation du jugement du syndicat des journalistes prononcé contre le journaliste Al Majali :

La Cour suprême en Jordanie a décidé d’annuler la décision prise par le syndicat des journalistes jordaniens interdisant le journaliste Abdelhadi Raji Al Majali d’exercer sa profession de journaliste et de rédacteur pendant 6 mois et toute procédure émanant de cette décision. Le syndicat des journalistes avait imposé en mars dernier une sanction à Abdelhadi Al Majali l’interdisant d’exercer sa profession pendant 6 mois à l’issue d’une plainte déposée contre lui par l’ancien député Khalil Attieh.

-(19/5) l’affaire du journaliste Mahadin et de l’écrivain Tell soumise au tribunal de première instance :

Le Procureur Général d’Amman a soumis l’affaire de l’écrivain journaliste Mwafaq Mahadin et l’écrivain Soufian Tell au tribunal de première instance

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Centre pour la liberté de la presse et de la culture d’Amman pour les mêmes

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d’Amman pour les mêmes accusations formulées contre eux par le Procureur général de la cour de Sureté de l’Etat. Ils sont accusés « d’action portant atteinte aux relations avec un Etat étranger, attisant le racisme, encourageant le renversement du gouvernement, et nuisant au prestige de l’Etat ». Soufian Tell a été également accusé de « diffamation à l’encontre de l’armée » sur la base du procès intenté par des militaires en retraite en février dernier.

- (30/5) interdiction de distribution du roman « le cadavre » de l’écrivain Oussama Aknan au royaume hachémite :

Le Directorat de la presse et des publications a interdit la distribution du roman « le cadavre » de l’écrivain jordanien Oussama Aknan récemment publié par Dar Ward sous prétexte « que le roman porte atteinte à la religion ».

Aknan a affirmé que le Directorat de la presse et des publications l’a verbalement informé de la décision d’interdiction de diffusion de l’ouvrage qui a été soumis à la censure par le ministre des affaires et sacrés islamiques en faveur de la décision d’interdiction, et par le ministre de la culture. Le Directorat a affirmé « que cette décision a été prise pour deux raisons, la 1 ère est l’atteinte aux religions et la 2 ème est « l’usage d’un style sexuel humiliant ». Aknan a confirmé qu’il a le droit « de porter plainte contre le Directorat des publications » en soulignant « la duplicité des critères adoptés pour autoriser ou défendre certains ouvrages. « cadavre » a été interdit alors que d’autres ouvrages tels que « milles nuits et nuit », « Da Vinci Code », « Immeuble Yacoubian », « sur la marge de la carrière » et autres livres sont autorisés.

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