Vous êtes sur la page 1sur 152
" " "
"
"
"

Marrakech 2012

RECUEIL

"

"

"

DES

"

"

R ! SUM

"

" " " Marrakech 2012 RECUEIL " " " DES " " R ! SUM "

! S

"

DES " " R ! SUM " ! S " 3 è m e CONGRES FRANCO-MAGHREBIN

3 ème CONGRES

FRANCO-MAGHREBIN DE ZOOLOGIE ET D’ICHTYOLOGIE 6 - 10 Novembre 2012 - Hôtel Sémiramis Marrakech

3 è m e CONGRES FRANCO-MAGHREBIN DE ZOOLOGIE ET D’ICHTYOLOGIE 6 - 10 Novembre 2012 -
3 è m e CONGRES FRANCO-MAGHREBIN DE ZOOLOGIE ET D’ICHTYOLOGIE 6 - 10 Novembre 2012 -

3°
CFMZI

2

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès 
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

La Société Zoologique de France s'est associée à ce Congrès, qui correspond également à ses 115èmes Journées Annuelles

SOMMAIRE

CONFERENCES PLENIERES

Page

La Société Zoologique de France et l’Outre-mer durant le premier siècle de son histoire Jean-Loup D’HONDT………………………………………………………………… 3 Principales contributions de Jâhiz aux sciences zoologiques Ahmed AARAB ………………………………………………………………………… L'évolution des systèmes hormonaux

3

René LAFONT

Les proliférations de méduses dans la mer Méditerranée: un exercice de science citoyenne

Ferdinando BOERO, Emanuele PRONTERA & Stefano PIRAINO………….

Les nouveaux pesticides sélectifs: mode d'action, efficacité, évaluation des risques environnementaux et perspectives d’utilisation Noureddine SOLTANI……………………………………………………………… Structure génétique et gestion des truites du sud Patrick BERREBI …………………………………………………………………… 5 Principales malformations morphologiques signalées chez certaines espèces de mollusque collectées sur les côtes sud de la rive maghrébine Najoua TRIGUI EL MENIF ……………………………………………………… 5 L’anguille européenne Anguilla anguilla L. en danger d’extinction : les plans de gestion des outils nécessaires pour restaurer cette ressource euro-méditerranéenne

4

4

3

Pierre ELIE …………………………………………………………………….

5

SESSIONS ORALES

7

SESSION 1 : Biodiversité (Biologie, écologie, biogéographie, systématique, biotypologie, bionomie)

7

SESSION 2

: Ichtyologie, ressources marines, aquaculture et pêcheries

15

SESSION 3 : Biotechnologie, Aquaculture, Physiologie, Biochimie, Génétique et Biologie moléculaire, Pollution, Ecotoxicologie, Biomarqueurs, Pathologie, Faune et santé, Epidémiologie

20

SESSIONS POSTERS

58

SESSION 1 :

Entomologie : Biodiversité, Ecologie, ravageurs,

58

SESSION 2 :

Ornithologie, Mammalogie, Parcs nationaux, Réserves Naturelles

71

SESSION 3 : Physiologie-Biochimie

85

SESSION 4 :

Pollution, Toxicologie, Epidémiologie, Hydrobiologie

96

SESSION 5 :

Arthropodes, Mollusques, Amphibiens, Reptiles

116

SESSION 6 : Ressources halieutiques et piscicoles

121

SESSION 7 : Biotechnologie

138

SESSION 8 : Parasitologie, Espèces invasives

147

3°
CFMZI

3

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

Conférences Plénières

La Société Zoologique de France et l’Outre-mer durant le premier siècle de son histoire

Jean-Loup D’HONDT

Département "Milieux et peuplements aquatiques", Muséum National d'Histoire Naturelle, USM 403, 55, rue Buffon, F - 75005 Paris) dhondt@mnhn.fr

La Société zoologique de France, pendant le premier siècle de son histoire (1876-1976), période à laquelle nous limiterons cette étude, a entretenu des relations privilégiées avec l'Outre-Mer, en priorité aves les pays du Maghreb, mais plus largement aussi avec les états des cinq continents, notamment avec ceux alors placés sous administration française en Asie et en Afrique Noire, ou ceux qui étaient scientifiquement très actifs en Amérique du Nord et du Sud Beaucoup de membres de la Société, chercheurs institutionnels, amateurs fortunés, militaires en garnison, fonctionnaires détachés ou voyageurs-naturali- stes de profession, tous motivés par la zoologie, y ont a effectué des missions de terrain, que ce soit à l'intérieur des pays de l'ancien empire français ou en dehors de celui- ci. Leurs voyages visaient le plus souvent à explorer des régions mal connues et impliquaient la récolte et l'étude des spécimens recueillis, par eux-mêmes ou par des collègues ; certains d'entre eux ont eu à effectuer sur place des tâches d'enseignement, à y faire des conférences, à y participer à des commissions internationales, à des congrès ou à des jurys de thèses. La Société a compté au cours de son histoire, non seulement des membres séjournant Outre-Mer de façon transitoire, mais aussi de nombreux membres domiciliés durablement sur les diffé- rents continents ; les uns étaient des ressortissants de ces pays dont ils avaient la nationalité, d'autres étaient des chercheurs, des médecins, des administrateurs français expatriés, tous co-partageant en dépit de la diversité de leurs fonctions un même intérêt pour la connaissance zoologique. La Société a ainsi échangé ses publications avec une centaine de revues scientifiques éditées en dehors de l'Europe. Ses adhérents d'au-delà des mers ont largement publié les résultats de leurs travaux de recher- che, très généralement en langue française, dans le Bulletin de la Société. Plusieurs membres étrangés ont été proclamés membres d'honneur de la Société et certains de ceux-ci sont venus à Paris présenter leurs travaux en séance. Ces relations intercontinentales ont été à l'origine de l'établissement de collaborations fructueuses, de programmes conjoints de travail, d'échanges d'infor- mations, d'invitations, et de manifestations honorifiques ou de courtoisie réciproques.

Principales contributions de Jâhiz aux sciences zoologiques

Ahmed AARAB

Faculté des Sciences et Techniques de Tanger, Maroc

aarab_ahmed2000@yahoo.fr

Ce travail traite d’une œuvre intitulée Kitâb al-hayawân (Le Livre des Animaux) réalisée par Jâhiz, savant arabe du

8 ème /9 ème siècle. Il s’agit d’un livre composé de sept volumes de 400 pages environ chacun. A partir de cette étude il nous a été possible d’apprécier la contribution de Jâhiz dans le domaine de la zoologie et en particulier dans celui de l’écologie et de l’éthologie. C’est le cas en particulier de l’orientation animale à propos de laquelle l’auteur affirme pour la première fois l’existence d’une faculté permettant aux animaux d’utiliser un certain nombre de repères géographiques ou stellaires afin de retrouver le chemin du retour à leurs gîtes. C’est aussi le cas de la communication animale. Jâhiz a pu distinguer, à travers plusieurs exemples pris sur diverses espèces animales, différents canaux permettant à ces dernières de communi- quer. Ainsi, a-t-il mis en étroite relation la richesse du lan- gage avec le nombre de besoins existant chez une espèce donnée. Ceci lui a permis d’identifier pour certaines espèces le type de cri correspondant à leur besoin respectif. D’autres aspects originaux ressortent également de son œuvre ; c’est notamment le cas de la reproduction animale. Il est en effet important de remarquer que Jâhiz s’est rendu compte des diverses stratégies reproductives existant chez les espèces animales et permettant à celles- ci de survivre. Ce qui l’a amené à dégager une loi mettant en étroite relation la taille de la descendance et la qualité des soins accordés à celle-ci. Jâhiz disposait donc, déjà, des premières bases de la théorie de Fischer (1930) sur l’investissement parental. Dans le même domaine de la reproduction animale, Jâhiz a réussi à mettre en avant un certain nombre de facteurs susceptibles d’influer sur la difficile reproduction chez les animaux sauvages en captivité. Ces facteurs étaient également pris en compte en vue de faire réussir leur reproduction. Soulignons d’autre part, l’importance des textes de Jâhiz sur l’apprentissage et le conditionnement chez les animaux, notamment chez les Chiens. Ces textes rappellent à bien des égards les expériences de Pavlov dans le domaine des réflexes conditionnés.

L'évolution des systèmes hormonaux

René LAFONT

UPMC (Sorbonne Universités), Labo. BIOSIPE, Case courrier 29, 7 Quai Saint Bernard, 75005 PARIS, France lafont.rene@wanadoo.fr

La coordination des activités au sein d'un organisme pluricellulaire nécessite l'existence de dialogues entre les cellules qui le constituent. Ce dialogue peut être direct ou impliquer des molécules transportées dans le milieu intérieur, les hormones. La notion d'hormone (du grec ορ µ αιεν = exciter), qui fait suite aux travaux de Bayliss et Starling et à leur découverte de la sécrétine en 1902 (et a défini celles-ci comme des substances sécrétées dans le sang par des glandes endocrines et agissant à distance sur des tissus-cibles) a laissé la place à une classification fonctionnelle des molécules de communication, afin d'intég- rer les système endocrines diffus (système entéroendo- crine) ou des molécules de signalisation comme les cytokines. Nous décrirons dans une première partie l'organisation des systèmes de communication et leur complexité croissante au cours de l'évolution. Dans une seconde partie, nous nous intéresserons à la nature des molécules de communication, petites molécules (pour la

3°
CFMZI

4

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès 
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

plupart formées à partir d'acides aminés ou de cholestérol) ou peptides/protéines. Nous examinerons leur diversité, les règles générales de leur formation, ainsi que leur évolution structurale chez les Invertébrés et les Vertébrés. Nous ferons une place particulière aux hormones stéroïdes, présentes dans l'ensemble du règne animal. Nous examinerons également le cas d'hormones peptidiques très anciennes, en montrant que la conservation de leurs structures n'empêche pas la diversité de leurs fonctions. Pour agir, les hormones doivent se fixer sur des récepteurs membranaires ou nucléaires. Aux concepts traditionnels (hormones stéroïdes = récepteurs nucléaires = effets trans- criptionnels lents vs. hormones peptidiques = récepteurs membranaires = effets post-traductionnels rapides) a été substituée une vision bien plus complexe, où une même substance peut posséder à la fois des récepteurs nucléaires et membranaires. Ces récepteurs ont co-évolué avec les hormones, et une même hormone possède souvent plusieurs récepteurs, exprimés différemment selon les tissus, ce qui explique qu'elle puisse provoquer des effets différents selon les tissus-cibles (ou selon sa concentration). La présence de récepteurs différents, ainsi que l'existence d'un métabolisme post-sécrétoire des hormones (dans la circulation, ou au niveau des cellules-cibles) génère une grande diversité des réponses et donne aux cellules-cibles un rôle plus "actif" que celui de simple "exécutants".On s'interrogera enfin sur l'origine des systèmes hormonaux, en montrant que de nombreux composés présents dans notre alimentation peuvent se fixer sur des récepteurs "hormonaux", dont certains sont chargés de reconnaître "spécifiquement" certaines catégories de xénobiotiques. Ceci nous conduit à penser que les systèmes hormonaux sont sans doute dérivés de systèmes de reconnaissance de diverses molécules alimentaires exogènes apparus très tôt au cours de l'évolution.

Les proliférations de méduses dans la mer Méditerranée: un exercice de science citoyenne

Ferdinando BOERO, Emanuele PRONTERA & Stefano PIRAINO

University of Salento, CNR-ISMAR, Italy boero@unisalento.it

Les méduses sont de plus en plus considérées comme un problème préoccupant dans de nombreux domaines de l'océan mondial. La campagne Occhio alla Medusa, dans le cadre du projet pilote Jellywatch de la Commission Médi- terranée, a rassemblé des milliers d'observations de médu- ses sur une longueur de 8,500 km de la côte italienne dans les années 2009-2011. Les données disponibles montrent que le plancton gélatineux est très abondant le long des côtes italiennes, avec une répartition inégale des espèces à la fois dans l'espace et dans le temps. En outre, de nou- velles espèces pour la Méditerranée ont été signalés ces derniers temps, à la fois à l'Est et à l’Ouest du bassin, par d'autres spécialistes qui travaillent de manière intensive. L'impact de ces proliférations est élevé, tant sur le tourisme et sur d'autres activités humaines, y compris la gestion des centrales électriques, de la pêche et l'aquaculture.

Les nouveaux pesticides sélectifs: mode d'action, efficacité, évaluation des risques environnementaux et perspectives d’utilisation

Noureddine SOLTANI

Laboratoire de Biologie Animale et Appliquée, Facultés des Sciences, Université Badji Mokhtar d’Annaba, Algérie noureddine.soltani@univ-annaba.org

Les pesticides sont le moyen majeur de lutte contre les insectes ravageurs. Les impératifs environnementaux ont encouragé la recherche de méthodes alternatives de lutte et le développement par l’industrie phytosanitaire de molécules plus sélectives à faibles risques écotoxico-logi- ques comme les régulateurs de croissance des insectes (RCIs). Ces nouveaux pesticides sont sélectifs et pertur- bent la croissance et le développement des ravageurs en agissant sur des processus physiologiques et biochimiques spécifiques aux organismes visés. Les objectifs de la présente conférence sont 1/ la présentation des différentes classes des RCIs, 2/ l’étude de l’efficacité de plusieurs RCIs comme les inhibiteurs de la synthèse de la chitine et les mimétiques de l’hormone de mue à l’égard de quelques espèces d’insectes ravageurs et vecteurs (insectes des denrées stockées et moustiques), 3/ la recherche de probables effets secondaires des quelques RCIs sur des organismes non visés comme Gambusia affinis (Poisson, Poeciliidae) et Penaeus kerathurus (Crustacea, Decapo- da), 4/ l’examen du système de détoxification par la mesure de biomarqueurs du stress oxydatif, 5/ l’évaluation de la restauration des réponses biologiques chez cette espèce de poisson, 6/ la quantification des résidus dans l’eau et le poisson exposé au traitement insecticide. Les essais insecticides montrent que les représentants des RCIs testés sont efficaces contre Culex pipiens (Diptera, Culicidae), Ephestia kuehniella (Lepidoptera, Pyralidae) et Tenebrio molitor (Coleoptera, Tenebrionidae). Les dérivés de la benzoylphenylurée perturbent la sécrétion de la cuticule (épaisseur et structure fine) et inhibent l’incorpo- ration des précurseurs radiomarqués de la chitine, confir- mant ainsi leur mode d’action primaire. Les dosages enzymo-immunologiques des ecdystéroïdes révèlent que les insecticides mimétiques de l’hormone de mue stimulent la production hormonale et affectent la reproduction généralement en réduisant la fécondité et la viabilité des œufs. Les taux ovariens des ecdystéroïdes et des princi- paux constituants biochimiques sont modifiés suggérant une interférence avec le processus de vitellogénèse réduisant en conséquence le potentiel reproducteur. L’évaluation des risques environnementaux des RCIs a été évaluée sur deux espèces aquatiques non ciblées. Chez G. affinis, les insecticides testés (halofenozide, diflubenzuron, flucycloxuron) présentent une faible toxicité et stimulent le système de detoxification (augmentation de la l’activité de la glutathion S-transférase et inhibition du taux de glutathion). De plus, l’halofenozide est sans effet significatif sur l’activité de l’AChE. Le stress induit par ces insecticides disparaît rapidement quand le poisson est transféré dans un milieu non contaminé. La dégradation et l’incorporation du diflubenzuron sont analysées par la chromatographie liquide à haute performance. Cette molécule est relative- ment stable dans l’eau douce comparativement à l’eau de mer, et de faibles taux sont détectés dans le poisson. Les effets secondaires du diflubenzuron, très utilisé en Algérie contre les défoliateurs des forêts, ont été recherchés chez P. kerathurus. Les symptômes typiques du traitement sont une réduction de l’épaisseur des cuticules principale et

3°
CFMZI

5

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

membraneuse, une modification de la structure lamellaire et une réduction du taux de chitine. En conclusion, les RCIs testés sont efficaces contre plusieurs espèces d’insectes. Ils présentent des effets secondaires mineurs sur G. affinis et peuvent être utilisé dans la lutte contre les moustiques. Par contre, les inhibiteurs de la synthèse de la chitine peuvent affecter le processus de mue chez les crustacés.

Mots clés: Pesticides, Toxicité, Chitine, Ecdystéroïdes, Ravageurs, Vecteurs, Gambusia affinis, Penaeus kerathurus, Effets secondaires, Biomarqueurs, Résidus.

Structure génétique et gestion des truites du sud

Patrick BERREBI

Institut des Sciences de l’Evolution, UMR 5554 UM2- CNRS-IRD, Université Montpellier 2 cc 065, Place Eugène Bataillon, 34095 Montpellier cedex 05, France

patrick.berrebi@univ-montp2.fr

La truite commune (Salmo trutta) est le poisson le plus manipulé par l'homme en Europe et en Afrique du Nord. Dynamique et malléable, cette espèce ne peut plus être considérée comme à l'état naturel où que ce soit. La création de souches domestiques et les repeuplements effectués depuis un siècle et demi à travers le monde en ont fait une espèce à part. Les analyses génétiques de cette espèce ont montré que la distribution des populations naturelles a largement gardé la trace de la structuration ancestrale. Connaître la structuration génétique géographi- que naturelle des peuplements de truite ainsi que l'impact des introductions de formes domestiques est un préalable indispensable à la mesure de la biodiversité de l'espèce et à la réflexion sur sa conservation et sa gestion.

Cet exposé délivre une analyse des connaissances phylogéographiques disponibles sur les truites périméditer- ranéennes et marocaines aux échelles continentale, régio- nale et locale. Une mise en évidence des points de blocage est présentée aboutissant à questionner la communauté des scientifiques et des gestionnaires des cours d'eau. La nécessité de faire évoluer les modes de production vers une pêche durable et une gestion écosystémique sera discutée.

Principales malformations morphologiques signalées chez certaines espèces de mollusque collectées sur les côtes de la rive maghrébine

Najoua TRIGUI EL MENIF

Groupe de Malacologie Appliquée et Fondamentale, Laboratoire de Biosurveillance de l’Environnement, Faculté des Sciences de Bizerte, Bizerte, Tunisie. Najoua.Triguielmenif@fsb.rnu.tn –

elmunif2004@yahoo.fr

Les mollusques, gastéropodes et bivalves constituent deux groupes zoologiques d’intérêts scientifique et économique importants. Depuis plusieurs années, certaines espèces de ces mollusques sédentaires, macrobenthiques, abondants, à large répartition et résistance aux polluants, sont utilisées comme bioindicateurs de pollution avec succès pour éva-

luer la qualité des différents écosystèmes. Suite à l’étude de la bio-écologie de certaines espèces de gastéropodes et de bivalves collectées, de 2007 à 2011, sur les côtes algériennes, marocaines et essentiellement tunisiennes (Stations lagunaire et marine), nous avons pu mettre en évidence, suite à l’examen de la coquille et de la partie molle, plusieurs types de malformation touchant aussi bien certaines espèces de gastéropode et de bivalve. Des perturbations coquillières ont été observées, elles sont dues à la présence d’endo et d’épibiontes trouvant leur biotope adéquat dans la coquille de ces mollusques. Par ailleurs, des anomalies morphologiques, chez les deux sexes de gastéropodes, ont été relevées au niveau de l’appareil reproducteur, des tentacules oculaires droit et/ou gauche ainsi que les yeux. L’intensité ainsi que le taux de spécimens touchés, par chacune de ces anomalies, ont été suivi dans plusieurs stations (méditerranéennes et atlantiques) et ont montré une différence significative intra- et interspécifique. Les gastéropodes de la station du canal de Bizerte sont les plus affectés par les malformations susmentionnées lesquelles peuvent influencer sur la reproduction et sur le comportement de l’animal. Chez les bivalves, la partie molle a montré une différenciation de siphons supplémentaires chez deux espèces de vénéridés et une malformation au niveau du pied. Cette dernière qui se présente à différents stades d’évolution nous a incité à établir une échelle mentionnant l’évolution de la malformation depuis le stade initial jusqu’au stade le plus différencié. Les causes de ces perturbations sont pratiquement connus pour certaines et encore inconnus pour d’autres. Cependant, plusieurs hypothèses ont été lancées, suite à quoi, plusieurs expériences ont démarré afin de confirmer ou infirmer nos hypothèses.

Mots

Tunisie

clés : Malformations,

Mollusque,

Bioindicateur,

L’anguille européenne Anguilla anguilla L. en danger d’extinction : les plans de gestion des outils nécessaires pour restaurer cette ressource

Pierre ELIE

IRSTEA Bordeaux (ex Cemagref), Unité Ecosystèmes Estuariens et Poissons Migrateurs Amphihalins, Gazinet 33612 Cestas, France. pierre.elie@irstea.fr

Les géniteurs de l’anguille européenne Anguilla anguilla se reproduisent dans la Mer des Sargasses et ses larves traversent l’Océan Atlantique pour coloniser les eaux littorales, dont les lagunes et estuaires européens et nord africains. Nous pensons que la reproduction se fait à plus de 2000m de profondeur et l’on estime que lapopulation de cette espèce est panmictique. Son aire de répartition englobe les pays riverains de la Mer de Barentz à ceux de la Mauritanie et comprend également ceux de la Méditerranée et de la Mer Noire; elle constitue donc une ressource à gestion complexe qui doit être partagée par tous les pays d’Europe du nord et de Méditerranée. En Méditerranée, les civelles sont présentes le long des côtes de janvier à décembre, avec des pics d’abondance de décembre à avril. Les anguilles sub-adultes « anguilles argentées» quittent les côtes européennes et nord afri- caines à l’automne et nous pensons, maintenant que la maturation, donc la gamétogenèse, a lieu pendant la migration marine de reproduction. Les individus, lors de

3°
CFMZI

6

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès 
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

cette migration d’est en ouest, suivent les courants des Canaries et nord-équatorial pour rejoindre la mer des Sargasses. La reproduction se déroule à priori au cours du premier semestre de l’année suivante. Ces anguilles sont essentiellement exploitées par la petite pêche artisanale pratiquée dans les eaux continentales littorales (estuaires et lagunes côtières). Dans la plupart des pays méditer- ranéens, la pêche se pratique principalement à l’aide de nasses de diverses natures : engins rigides ou engins fixes en filet souple (type verveux). Dans certaines lagunes, ces passages vers la mer sont équipés de bordigues

(installations fixes qui permettent de « gérer » les entrées et sorties des poissons). Dans la plupart des pays les statistiques de pêche a l’anguille sont incomplètes ou ne sont pas collectées régulièrement et les efforts de pêche correspondants sont souvent inexistants. Toutefois selon la base de données FISHSTAT de la FAO, durant la première moitié du XXème siècle la production mondiale d’anguille européenne a dépassé à plusieurs reprises les 50000 tonnes, puis elle a chuté très rapidement à partir de 1960. Elle était comprise entre 10000 et 13000 tonnes pendant les années 1980 puis elle a diminué régulièrement jusqu’à atteindre 3200 tonnes en 2007. Des diminutions drastiques pouvant atteindre jusqu’à plus de 90% ont été observées dans les captures de civelles sur les côtes européennes. Les données pour la zone CGPM montrent que les captures en Méditerranée ont suivi la

tendance générale, diminuant durant les années

1980 et

1990 jusqu’à atteindre 31000 tonnes en 2000 et 700 T en 2007. Selon ces statistiques, si l’on excepte les don- nées égyptiennes les cinq principaux pays producteurs sont dans l’ordre l’Italie (46 % du total), la France

(13 %), la Tunisie (9 %) et l’Albanie

(2.6 %). Cette évolution est dû à la conjonction de plusieurs

(26 %), la Turquie

facteurs agissant, soit lors des phases marines (modifi- cation des courants océaniques, réduction de productivité des océans), soit lors de la partie continentale du cycle biologique de l’espèce (obstacles aux migrations, disparition de grandes surfaces d’habitats continentaux, exploitation par la pêche, présence d’organismes pathogènes, contaminations par les micropolluants.

L’anguille se trouve depuis 2009 sur la liste des espèces figurant dans l’annexe II de la CITES. Elle est également classée en danger d’extinction par l’UICN. Les échanges commerciaux sont contrôlés et soumis à la mise en place par les pays exportateurs ou importateurs d’un « Plan de Gestion anguille » permettant de montrer dans chaque zone de l’aire de répartition l’état de cette fraction de population, les réglementations actuelles qui régissent ses captures et son environnement, mais aussi la manière dont celles-ci doivent évoluer pour restaurer cette espèce, ainsi que les mesures adoptées. L’U.E. a demandé à ses pays membres d’élaborer pour 2008 un plan de gestion pour chacun des bassins versants représentant un habitat naturel pour l’anguille. L’idée est de reconstituer à terme ce stock à partir de l’objectif principal consistant à augmenter l’échappement des reproducteurs potentiels provenant de chaque bassin, vers la Mer des Sargasses. On s’oriente vers une cible de restauration qui pourrait être le niveau moyen de la biomasse des reproducteurs des années 1970, époque où le recrutement en civelles était encore à des niveaux « normaux ». Logiquement ce résultat imp- lique que l’on puisse agir sur tous les facteurs de mortalité de l’anguille en même temps. Cependant il existe très peu d’études sur la production et les niveaux d’échappement des anguilles argentées, en particulier à partir des lagunes qui abritent les plus importantes sous-populations dans la région méditerranéenne. Beaucoup d’informations man- quent et leur acquisition est nécessaire comme par exemple, des éléments sur la démographie des populations peuplant les hydrosystèmes méditerranéens (structure en taille, en âges, en sexes, les âges à la dévalaison, la vitesse de croissance), ou la qualité des individus en termes de contamination par les polluants ou certains parasites et en particulier la qualité des individus migrants, ou encore qualité des habitats continentaux en terme de potentiel d’accueil. Des plans de gestion de l’anguille européenne ont été mis en place récemment (2010-2011) dans certains pays concernés par cette ressource. Au sud de l’aire de répartition, la France, l’Italie et la Tunisie ont montré l’exemple qu’il faudra vraisembla- blement généraliser.

3°
CFMZI

7

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

SESSION 1 : Biodiversité (Biologie, écologie, biogéographie, systématique, biotypologie, bionomie)

Biodiversité et répartition des collemboles sur l’écotone eau-sol forestier au niveau de deux zones humides de Kabylie : Aghribs et Ath Chlou (Algérie)

Salah AIT MOULOUD & Louis DEHARVENG

Université de Tizi Ouzou, Algérie

colsalah2002@yahoo.fr

L’échantillonnage a été effectué sur quatre transects (OA; OB; OC; et OD), allant du milieu aquatique à l’écotone et au sol forestier. Il consiste en trois prélèvements en pleine eau, un prélèvement dans la zone de transition eau – sol et huit prélèvements en milieu terrestre. Chaque transect comprend 12 relevés soit un total de 48 par tourbière. Les récoltes dans ces deux localités ont permis de recenser 5170 individus répartis en 12 familles, 33 genres et 38 espèces à Aghribs. Ils se composent de 173 Poduro- morphes, 3137 Entomobryomorphes et 1860 Symphyp- léones. A Ath Chlou, 23064 individus sont récoltés et répar- tis en 15 espèces. Ils se composent de: 3 Poduromorphes 21352 Entomobryomorphes (92 %) et 1686 Symphyp- léones (8 %). L’analyse de la structure du peuplement Collembologique a été étudiée à l’aide de différents indices écologiques. La structure des peuplements étudiés montre une pauvreté dans les zones humides de Kabylie; caractère retrouvé sur d'autres milieux humides en Europe, mais plus accentué ici. Une forte dominance d’une ou 2 espèces est notée sur les deux sites. Cette dominance diminue toutefois, alors que la diversité augmente sur les transects allant de l'eau vers les sols forestiers. Il n’y a pas de caractères particuliers des peuplements à l'interface eau-sol: les paramètres descriptifs étudiés ne présentent pas de pic à ce niveau, comme il n’y a pas d’espèces particulières susceptibles de différencier cet habitat. L’écotone semble ici séparé des autres habitats dans le temps et dans l’espace : le plan d’eau s’assèche une partie de l’année, et les différentes perturbations (feu, piétinement) ralentissent le déplacement d’un habitat vers l’autre. La faune Collembologique récoltée est le plus sou- vent dominée par la faune provenant de la forêt environnante d’où une forte représentation des Entomob- ryomorphes. La distribution spatiale des individus est déterminée par comparaison de la variance à la moyenne et grâce à l’indice de Cancela da Fonseca L’indice d'agrégation varie de 0,00036 à 0,323. Les basses valeurs correspondent à une couverture importante du biotope par l'espèce : cas de Sminthurides aquaticus (I = 0,00036) en milieu aquatique et de Proisotoma ripicola (0,0012) en sol forestier. Ces espèces sont présentes dans un grand nombre d'échantillons et couvrent un maximum d'espace. Elles correspondent aussi aux deux espèces dominantes dans le site étudié. Les fortes valeurs correspondent à des agrégations importantes et à un nombre plus élevé de prélèvements vides : cas de : Pseudachorutes sp. (0,323) Ce sont pour la plupart des espèces de Poduridae connues pour une faible reproduction et une faible capacité de déplacement. Deux espèces nouvelles à la science ont été recensées Agoulmim Aghribs : Deutonura boumessoudii et Friesea minor (en description), alors que quatre genres sont cités pour la première fois dans le pays, ce qui prouve que cette faune est encore mal connue et nécessite de nouvelles prospections.

Tuta absoluta (Meyrick, 1917) sous serre et au champ à Fouka Marine: piégeage par phéromones et inventaire de la faune associée

Dahmane ALILI 1 , Amel DOUMANDJI 1 , Saleheddine DOUMANDJI 2 & Bahia DOUMANDJI-MITICHE 2

1 Université S. Dahlab, Faculté Sciences Agro-Vétérinaires, Sciences Agronomiques, B.P. 270 - 9000 Blida, Algérie. 2 Ecole National Supérieure Agronomique, Harrach, Alger,

corino147@yahoo.fr

Durant l’année 2011, des prospections ont été effectuées au niveau des serres et du champ à Fouka Marine. Les résultats font état d’une infestation importante de Tuta absoluta (Lepidoptera, Gelechiidae). L’installation de filet anti-insecte Proof a fait baisser considérablement le taux d’infestation. D’autres types de piégeage de Tuta ont été mis au point (pièges à phéromones à eau et piège contre T. absoluta). Ceci nous a permis de proposer l’utilisation du filet anti insecte (insect-proof) et du piège à eau ou le piège Delta pour le piégeage massif et l’utilisation de pots Barber. Un autre moyen de lutte biologique a été testé par INPV; il s’agit d’un insecte prédateur, Nesidiocoris tenuis. Les résultats font état d’une activité de lutte non négligeable de cette punaise, par son implantation, sa multiplication et la réduction et le maintien des infestations et une présence des punaises de l’ordre de prés de 8 individus par plant à Fouka marine.

Mots clés: Tuta absoluta, Tomate, lutte biologique, phone associée, sous serre, au champ.

Comportement des tortues marines en réhabilitation et en milieu naturel

Flegra BENTIVEGNA

Stazione Zoologica Anton Dohrn de Naples flegra@szn.it

Au cours du siècle passé, le nombre de tortues marines trouvées en Méditerranée a diminué de façon drastique en raison de l’intensification de la capture (accidentelle et intentionnelle), et de la destruction des sites de nidification, de pâturage, d’hivernage et plus récemment de la pollution. Très peu d’espèces ne sont pas concernées par le déclin, beaucoup sont gravement menacées d’extinction. Presque partout dans le monde, sont menées des actions de conservation pour limiter la disparition de ces reptiles marins. Dans ce contexte, les Centres de Sauvetages sont considérés comme un des moyens susceptibles de réduire la mortalité des tortues marines. Depuis 1983, à la Stazione Zoologica de Naples nous développons un programme d’étude et de conservation des tortues présentes dans la Mer Méditerranée. En particulier, nous avons équipé un Centre de Sauvetages pour accueillir annuellement des centaines de tortues. Notre principale préoccupation est d’apporter les soins nécessai- res aux tortues endommagées par les activités humaines et de les relacher dans leur milieu naturel, une fois parfaitement réhabilitées, ceci dans le but d’augmenter leur

3°
CFMZI

8

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès 
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

taux de survie et par voie de conséquence le potentiel reproductif des populations sauvages. Pour atteindre cet objectif, avant de relâcher les tortues marines hospitalisées, nous vérifions qu’elles ont repris la capacité de nager, de plonger et d’ajuster leur poids dans la colonne d’eau. Après les soins et traitements vétéri- naires, les tortues sont d’abord placées dans de grands bassins en attendant l’été où elles seront transférées dans une zone marine de 900 mètres à l’intérieur d’une île volcanique. Cela va nous permettre de suivre leur comportement dans deux environnements différents. Récemment nous avons concentré notre attention sur le comportement de plongée des tortues en attachant à leur carapace un instrument, le TDR (Enregis-treur Profondeur- Température). Ce dispositif enregistre les données des 2 paramètres précités en fonction du temps. Outre ces enregistrements, nous avons effectué des observations dans la baie à l’intérieur et hors de l’eau, pour mieux comprendre le comportement des tortues dans le milieu naturel. L’ensemble de ces informations nous ont permis de déterminer les conditions nécessaires pour assurer à une tortue de mer le succès du retour à la vie sauvage. Les résultats du suivi satellitaire effectué en mer, pour certains animaux, ont confirmé la validité de nos observations.

Les mollusques exotiques de la côte libanaise

Ghazi BITAR

Université libanaise, Faculté des Sciences (Section I), Département de Biologie, Campus Hariri, Hadath-Beyrouth ghbitar@ul.edu.lb

Depuis l’ouverture du Canal de Suez, le nombre d’espèces exotiques venant de l’océan indo-pacifique vers la côte libanaise ne cesse d’augmenter. Au Liban, la faune des invertébrés marins compte environ 950 espèces dont 104 sont exotiques. La liste des mollusques révèle 354 espèces dont 43 exotiques qui se répartissent en 32 gasté- ropodes et 11 bivalves : Haliotis pustulata cruenta, Trochus erythraeus, Pseudominolia nedyma, Cerithium scabridum, Rhinoclavis kochi, Finella pupoides, Diala varia, Cerithio- psis pulvis, Conomurex persicus, Purpuradista gracilis notate, Murex forskoehlii, Thais scacellum, Ergalatax junionae, Fusinus verrucosus, Zafra savignyi, Chrysallida maiae, Cingulina isseli, Syrnola fasciata, Amathina tricarinata, Aplysia dactylomela, Acteocina mucronata, Cylichnina girardi, Pyrunculus fourierii, Bursatella leachi, Chromodoris annulata, Elysia grandifolia, Discodoris lilacina, Hypselodoris infucata, Plocamopherus ocellatus, Syphonota geographica, Pleu-robranchus forskalii, Flabellina rubrolineata, Anadara natalensis, Brachidontes pharaonis, Pinctada imbricata radiata, Malleus regula, Spondylus groschi, Spondylus cf multisetosus, Spondylus spinosus, Chama pacifica, Mactra olorina, Gafrarium pectinatum, Laternula anatina. Ces espèces, et en particulier celles de substrat dur, sont bien établies et plusieurs d’entres elles sont devenues envahissantes et contribuent à la restructuration des habitats marins. L’impact de ces espèces ainsi que celui du réchauffement climatique sur la faune locale sont discutés.

Mots clés : Mollusques exotiques, Liban, Méditerranée orientale.

Caractérisation génétique de deux populations de Tilapia en élevage dans les eaux géothermales et dans les retenues de barrages de Tunisie

Nawzet BOURIGA 1,3,5 , Mohamed Salah AZAZA 2 , Safa NAAS 3 , Jamel KSOURI 3 , Jean-Pierre QUIGNARD 4 , Monia TRABELSI 1 & Eric FAURE 5

1 Biologie marine. Faculté des Sciences de Tunis. 2 Labo Aquaculture. Institut National des Sciences et Technologies de la Mer, 28. Salammbô 3 Institut Supérieur de Pêche et d’Aquaculture de Bizerte,

4 Ichtyologie, Université Montpellier II, Pl. E. Bataillon, 5 LATP, CNRS-UMR 6632, Université Provence Marseille hanounawsset@live.fr

Les Tilapias sont des poissons d’eau douce relativement chaude d’origine strictement africaine. Ils regroupent un large éventail d’espèces adaptées à des environnements très variés, y compris les eaux saumâtres et de mer. En plus de la plasticité d’adaptation aux différents milieux, ces espèces disposent d’une remarquable facilité d’élevage et de reproduction. Afin de garantir le déficit en produits de la pêche, la Tunisie comme d’autres pays, a cherché d’introduire de nouvelles espèces dans l’objectif de la diversification et de la progression de la production. L’introduction du Tilapia en Tunisie en 1999 par des géniteurs, d’origine égyptienne, (souche Maryout) était un atout puisque le sud tunisien, présente des conditions environnementales et climatiques adéquates pour l’élevage de cette espèce tropicale d’eau chaude. La remarquable adaptation du Tilapia du Nil (Orechromis niloticus) dés son introduction en 1999 dans les eaux géothermales, et les résultats forts encourageants de son élevage ont incité le secteur privé à investir dans cette nouvelle activité très prometteuse. Récemment (2004) cette espèce a été introduite dans certaines retenues de barrage et a pu s’acclimater aux eaux froides et se reproduire. Dans ce cadre, deux populations de Tilapia en élevage dans les eaux géothermales (Station Béchima) et dans les retenues de barrages (barrage El Hma) ont fait l’objet de cette analyse dans le but de vérifier s’il y’a une diversification génétique de Tilapia après cinq générations. Nos investigations ont porté sur l’examen et la comparaison des variations des séquences d’une portion du gène cytochrome b entre les séquences de nos échantillons et les séquences d’autres genres et espèces recueillies de part le monde sur une base de données :

banque des gènes « Genbank ». Les séquences du gène cytochrome b ont été analysées à l'aide de la méthode phylogénétique de Maximum Parsimony" (MP). Les résultats statistiques ((MP) 100 %) montrent que les séquences observées ont été regroupées en deux clusters. Le premier cluster est constitué des halotypes appartenant aux populations de Oreochromis niloticus, Oreochromis tanganicae et Oreochromis massambicus. Le deuxième cluster est uniquement constitué des halotypes appartenant aux populations d’Oreochromis niloticus. Ces populations forment un groupe monophylétique qui présente des pourcentages de bootstrap élevés (100%) malgré qu’elles soient géographiquement distinctes. les séquences ont été regroupées en deux clades dont l’un contient les séquences de Tilapia de la station de Béchima et l’autre comprend les haplotypes des séquences de barrage El Hma supportés par des valeurs de bootstop de l’ordre de 90%. Les résultats montrent alors que les populations de Tilapia de Béchima et de barrage El Hma appartiennent à l’espèce Oreochromis niloticus.

3°
CFMZI

9

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

On peut expliquer la non apparition de Tilapia de la station de Béchima et de barrage El Hma au même clade par le faite que le Tilapia de la station de Béchima est élevé dans des conditions favorables (eau chaude- élevage intensif) pour la reproduction et le Tilapia de barrage El Hma a été introduit dans des conditions différentes que celle du Béchima (eau froide- élevage extensif). Ces changements des conditions de vie peuvent être à la cause de certaines mutations génétiques.

Mots clés: Tilapia, Oreochromis niloticus, Cytochrome b ; Arbre phylogénétique ; valeurs de bootstop ; Station Béchima, Barrage El Hma (Tunisie).

Diversité et répartition des Gastéropodes selon un transect Ghazaouet–El-Aricha dans la région de Tlemcen (Algérie)

Amina DAMERDJI

Département d’Ecologie et Environnement, Faculté S.N.V/ S.T.U. Université de Tlemcen ALGERIE damerdji_halim@yahoo.fr

La région de Tlemcen a été subdivisée en 4 zones principales : celle du littoral Ghazaouet, de la plaine de Maghnia, de Tlemcen avec ses monts et sa périphérie et celle de la steppe. La composition portant sur les gastéropodes a été effectuée selon un transect nord-sud montre la présence de 62 espèces. La famille des Helicidae est la plus importante en richesse spécifique et en abondance. Une diminution de la diversité spécifique est constatée de la zone la plus septentrionale vers la zone méridionale. L’étude de la composition et de la structure des peuplements malacologiques dans la zone la plus au sud indique une perturbation dûe aux conditions locales sévères qui se traduisent par un couvert végétal pauvre et une ambiance mésocli-matique aride. Les espèces malacologiques large-ment réparties sont au nombre de

seize. Deux espèces (Archelix bailloni et Helicella lemoinei) seulement sont caractéristiques du milieu steppique et sept espèces sont inféodées au milieu forestier.

Mots

Tlemcen,

clés :

Diversité-

Gastéropodes-

Transect

Nord-sud-

Identification moléculaire et traçabilité génétique des protostomiens marins d’intérêt économique

Françoise DENIS

UMR 7208 Biologie Organismes et Ecosystèmes Aquatiques (BOREA), CNRS - MNHN - IRD - UPMC MNHN, Station Biologie Marine de Concarneau, France. Université du Maine, Le Mans, France - PRES LUNAM, Labo. Mer, Molécules, Santé, Univ. du Maine, Le Mans, fdenis@mnhn.fr

La traçabilité peut être définie comme la capacité à retracer l’histoire et les processus à l’origine des éléments constitu- tifs des produits commercialisés. Dans le cadre des produits alimentaires, les problématiques de traçabilité sont permanentes et concernent l’ensemble des acteurs des chaînes de production. La mise en place et le dévelop- pement persistant de réglementations internationales nécessitent l’ajustement de nouveaux outils d’analyse. La traçabilité au sens large gère un flux important d’informa-

tions mais le domaine qui permet de répondre aux besoins de transparence et de contrôle des produits alimentaires s’appuie plus particulièrement sur les caractéristiques des composants biologiques et correspond à la biotraçabilité. Plusieurs approches sont possibles dans le domaine de la biotraçabilité. Parmi celles-ci, la notion de traçabilité génétique cherche à répondre aux interrogations en termes d’identité et de pureté des produits de la mer. Il s’agit d’identifier des caractéristiques géniques permettant le suivi des matières premières ou transformées de l’obtenteur au consommateur en passant par le distribu- teur. Ainsi des méthodes efficaces de traçabilité sont nécessaires dans des objectifs de contrôle, de prévention et d’éradication de maladies, particulièrement dans le cadre de l’aquaculture, tout comme dans un cadre de gestion de stock pour les espèces pêchées. Différents niveaux d’identification peuvent être requis. Le niveau le plus couramment recherché est l’identification spécifique. Dans cet objectif, une banque de données génétiques des espèces de protostomiens collectées et commercialisées sur le littoral Atlantique est actuellement en cours de développement sur la base du « Barcode of Life ». Cependant, le but est aussi d’évaluer la diversité génétique des espèces cibles afin d’établir des outils d’identification de l’origine géographique des organismes pêchés. Cette finalité implique de disposer d’outils généti- ques informatifs pour l’identification des populations exploi- tées, d’un niveau de variabilité génique plus élevé. La banque de données ainsi développée à partir de plusieurs marqueurs géniques a pour objectifs de répondre à ces 2 attentes : identifier les espèces marines commercialisées mais aussi leur origine géographique.

Mots

spécifique

commercialisés

clés

: Biotraçabilité génétique – Identification –

Protostomiens

-populationnelle

Biodiversité des petits vertébrés de la Merja Zerga :

Evaluation des pressions anthropiques et importance pour la conservation du site

Christiane DENYS 1 , Annemarie OHLER 1 , Aude LALIS 1 , Emmanuelle STOETZEL 2 , Hicham EL BRINI 3 , Sohaib LIEFRID 4 , Loubna TIFAROUINE 3&5 , Abdeljebbar QNINBA 3 , Abdelaziz BENHOUSSA 5 , Mohammed FEKHAOUI 3 , Ali OUAROUR 4 & Soumia FAHD 4

1 UMR7205 –MNHN – Dept. Systématique & Evolution- 55 rue Buffon-75005 Paris - France 2 UMR7294 –MNHN –IPH 1 rue René Panhard - Paris - Université Mohammed V-Agdal, Institut Scientifique Rabat 4 LDICOSYB Faculté des Sciences – Tétouan - Maroc 5 Université Mohamed V-Agdal, Faculté Sciences, Rabat denys@mnhn.fr

3

La réserve biologique de la lagune de Moulay Bousselham (Merja Zerga), créée en 1980, inscrite en 1980 comme site RAMSAR, est bien connue pour son avifaune remarquable. Ses rives sont cependant fortement peuplées et l’agricul- ture intensive en plein développement. Une mission d’inventaire y a été réalisée afin de décrire la biodiversité des petits vertébrés terrestres des zones anthropiques et naturelles du site. Des piégeages ont été réalisés en avril 2011 dans les maisons, les cultures et les zones inondables aux environs du village de Ouled Mesbah Lekbar, de la daya Roureg et la forêt d’Ain Felfel. Outre des chasses au trou ou à vue

3°
CFMZI

10

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès 
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

(pour les amphibiens et reptiles), plusieurs lignes de pièges (120 shermans et 9 grillagés, 40 pots enterrés) ont été échantillonnées. Un total de 115 petits mammifères, 85 amphibiens et lézards ainsi que de nombreux têtards ont été obtenus. Le taux de captures s’est avéré assez faible :

12,3% de succès de piégeage pour les pièges Sherman, et 2,17% de succès de piégeage dans les pots enterrés. Des pelotes d’Asio capensis, de Falco tinnunculus et d’un rapa- ce indéterminé ont été collectées. Parmi les amphibiens, 7 espèces ont été observées (Discoglossus scovazzi, Pelobates varaldii, Bufo mauritanicus, B. boulengeri, Hyla meridionalis, Pelophylax saharicus, Pleurodeles waltl). Seulement 4 espèces de reptiles (Acantodactylus erythru- rus, Natrix maura, Mauremys leprosa, Macropro-todon brevis) ont pu être détectées. Cette dernière est représentée dans cette région par la sous espèce nominale, endémique du Maroc.

Dix espèces de mammifères ont été capturées dont 6

espèces de rongeurs (Mus spretus, Mus musculus,

Dipodillus campestris, Rattus rattus, Rattus norvegicus, Apodemus sylvaticus), une musaraigne (Crocidura russula), un hérisson (Atelerix algirus) et une belette (Mustela nivalis). Nous avons observé des traces de loutre ainsi que des terriers et des traces de renard. Dans les zones encore inondées, nous avons observé une grande abondance d’empreintes du « rat d’eau », il s’agit du surmulot. Par ailleurs, nous notons que la forêt Aïn Felfel (réserve de chasse) de la Merja Zerga est très fréquentée par les troupeaux de moutons et de vaches, ce qui entraîne un surpâturage important et la réduction drastique du sous

bois et de la couche d’humus. Les buissons bas de forêt en

cours de régénération sont extrêmement importants pour

maintenir la biodiversité des petits vertébrés qui y trouvent

abri

gés

et nourriture. Au bord de la lagune, les milieux proté-

que constituent les marais inondés avec les joncs et

les salicornes abritent, outre les oiseaux emblématiques du

site, une population de musaraignes, de discoglosses, du

Crapaud vert, des grenouilles vertes d’un grand intérêt, sans parler de la présence du Pélobate marocain qui est

une espèce menacée d’extinction (IUCN2010). La Cistude

d’Europe (Emys orbicularis) n’a pas été observée, Il s’agit d’une espèce en cours de disparition du littoral marocain Nous avons de plus noté que les terres cultivées s’arrêtent ou empiètent sur la zone humide. Le développement de l’agriculture intensive en bordure de la lagune et des dayas est une source de pollution (produits phytosanitaires), d’ap- pauvrissement des sols et de disparition de la biodiversité.

Distribution du zooplancton gélatineux le long des côtes algériennes et effet sur la chaine trophique pélagique

Aziz HAFFERSSAS & Rabia SERIDJI

Océanographie Biologique et Environnement Marin, Fac. Sciences Biologiques ; USTHB, El Alia – Alger hafferssas@yahoo.fr

Le zooplancton gélatineux et leurs proies potentiels ont été récoltés au sein de 6 radiales le long des côtes algé- riennes, issues des campagnes d’échantillonnages réali- sées durant les années 2009 et 2011. Cette étude rentre dans le cadre des investigations de l’équipe écosystème pélagique du Laboratoire d’Océanographie Biologique et de L’environnement Marin de l’Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumédienne afin d’étudier les intercations entre les différentes composantes de la chaine trophique pélagique. Les inventaires faunistiques ont

dénombrés 30 espèces macrozooplanctoniques dominées par 3 phylums (Cnidaria, Tunicata et Chaetognatha). Les traitements statistiques des données (ACP, Corrélations Multilinéaires) ont montré des liens significatifs entre les macrozooplanctontes et les autres organismes zooplancto- niques (100 µ m–300 µ m). Ces liens sont principalement d’ordre trophique. La distribution des peuplements montre d’étroites liaisons avec les structures hydrologiques (front et upwelling). Par ailleurs, la variabilité thermique a une incidence sur la structure et la composition des différentes composantes de la chaîne trophique pélagique. La circulation de la matière organique au sein de celle-ci est sujette à des régulations de type top-down et bottom-up.

Mots clés : Côtes algériennes, Structures hydrologiques, Chaine trophique, Top-Down, Bottom-Up

Présence au Maroc de deux crevettes d’eau douce de la famille des Atyidés (Crustacea, Decapoda, Caridea)

Denise HUGUET

Museum National d’Histoires Naturelles, Paris, France francois.huguet@wanadoo.fr

Les crevettes d’eau douce sont représentées par deux espèces : l’une Atyaephyra desmaresti, (Millet, 1831) caractérisée par une forme épigée et par sa vaste répartition (Europe, Afrique du Nord, Moyen Orient). L’autre, Dugastella marocana Bouvier, 1912, est une espèce relicte, endémique, à tendance phréatobie. Mise en évidence de certains de leurs caractères morphologiques en relation directe avec leur mode de vie, portant particulièrement sur leur régime alimentaire et notamment sur la pars molaris de la mandibule.

Mots clés : Atyaephyra desmaresti, Répartition, Adaptation, Morphologie, Soies, Mandibule, pars molaris

Indicateurs préliminaires relatifs à l’apparition du zooplancton gélatineux dans les écosystèmes marocains

Hounaida Farah IDRISSI 1 , Khalid MANCHIH 1 & Oddgeir ALVHEIM 2

1 : Institut National de Recherche Halieutique Casablanca 2: Institute of Marine Research IMR- Norvège. Idrissi_farah@yahoo.fr ; manchih@hotmail.com

Les écosystèmes marins marocains le long de l’Atlantique recèlent un potentiel biologique qui les classe parmi les régions riches en ressources halieutiques. Aujourd’hui, ces écosystèmes sont assujettis à des perturbations (pêche accrue, changements climatiques, upwelling, pollution…), qui ont mis en cause le devenir de la biodiversité marine en terme de la rareté de la production halieutique, la substitution des espèces cibles par d’autres à courte durée de vie, l’observation des espèces tropicales et l’apparition massive du macro-plancton gélatineux dans le comparti- ment pélagique. Ces apparitions massives de ce groupe zoologique sont de plus en plus fréquentes, ont connu une variabilité temporelle marquée au fil des années sur les côtes marocaines, et ont soulevé des interrogations scientifiques relatives à l’évolution de ce groupe taxono- mique dans l’écosystème marin.

3°
CFMZI

11

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

Dans l’objectif de disposer d’une vision spatialisée de ces pullulations, des missions de prospection et de perception

à terre et en mer ont été élaborées durant la période (fin

2010 et l’année 2011), au niveau des plages de la Méditerranée (Baie de M’diq) et des missions en mer en Atlantique central et sud, dans la zone délimitée entre Mohammedia et Lagouira. Les résultats obtenus ont mis en évidence deux principaux points relatifs à une cartographie des zones touchées par les taxons gélatineux le long des côtes marocaines, et une étude d’éventuelles interactions entre les méduses et leur environnement physique, en particulier la thermocline, via d’outils statistiques multidimensionnels.

Mots clés : Méduses, abondance, paramètres physiques, écosystèmes marins, Maroc.

Comparaison des indices morphométriques chez les imagos de Schistocerca gregaria (Orthoptera, Cyrtacanthacridinae) au niveau d’un périmètre irrigué à Adrar et d’un milieu naturel à Tamanrasset

Fatma Zohra KARA 1 , Atika GENDOUZ-BENRIMA 1 , Ghania TAIL 2 & Othmane MERAH 3

1 Université de Blida, Faculté des Sciences Agrovétérinaires et Biologiques, Biologie.
2

Université de Blida, Faculté des Sciences Agrovétérinaires et Biologiques, Agronomie. 3 Sciences Biologiques, Lobo junior 32, IUT Paul Sabatier, Rue d’Embaqués, 32000 Auch, France

ftoumi63@yahoo.fr

Le développement de l’agriculture saharienne, ces derniè- res décennies, par l’aménagement de périmètres irrigués

au Sahara central, dans la zone de production maraichère,

a entrainé des attaques fréquentes et des pullulations non

négligeables du criquet pèlerin. Cet insecte qui n’est pas un déserticole type a réussi à développer une série de caractères comportementaux, morphologiques et physiolo- giques afin de s’adapter à cet environnement qui est devenu une de ses zones de dispersion et de reproduction. Le présent travail a pour objectif, l’évaluation des variations

morphométriques du criquet pèlerin dans deux milieux différents ; un milieu naturel situé au Sahara méridional et un milieu cultivé situé au Sahara central. Les résultats de l’analyse biométrique sur des populations mâles et femelles, obtenuis pour la période 1993 -2004, sur l’élytre (E), le fémur (F) et la capsule céphalique (C), ont dévoilé des différences entre les deux stations. Les densités des populations sont faibles et ne dépassent pas 500 individus /hectare, sauf pour le mois d’Avril 2004 où un maximum de 10000 individus /ha a été atteint à Adrar. Les rapports morphométriques E/F et F/C des populations, oscillent entre la phase solitaire et transiens dissocians, exception faite pour les populations de juin 98 et avril 2004 à Tamanrasset et à Adrar, respectivement, qui sont grégaires. Les analyses de variance avec et sans densité de population comme une covariable, ont montré l'effet de la densité sur les paramètres mesurés. L'analyse de la variance des paramètres biométriques des mâles et des femelles a souligné un effet saisonnier marqué sur le fémur et la capsule céphalique, notamment dans la région d’Adrar. La population mâle dans cette région pendant la saison sèche présente des fémurs plus cours et des capsules céphaliques petites que ceux présents dans la saison des pluies dans la même région et ceux de

Tamanrasset. Ce résultat montre l'influence des saisons et des conditions climatiques sur les traits morphométriques. Un dimorphisme saisonnier de taille doublé d’un contraste de statut phasaire des populations mâles d'Adrar a été mis en évidence. La relation entre les activités humaines et le changement dans les caractéristiques morphométriques dans les régions d’études est discutée. Ces résultats sont d’une importance dans la prévention de la prolifération du criquet pèlerin

Mots clés: Schistocerca gregaria, dimorphisme saisonnier, indices morphométriques, Agriculture saharienne

Effets de la pollution par les métaux sur le potentiel reproducteur et la structure génétique de la coque Cerastoderma glaucum issue du golfe de Gabès

Sahar KARRAY 1,2 ; Françoise DENIS 2,3 & Amel HAMZA- CHAFFAI 1

1 : Laboratoire d’Ecotoxicologie Marine et Environnementale : Université de Sfax Tunisie

2 : LUNAM Université du Maine, MMS, Le Mans, France.

3 : UMR 7208 CNRS - MNHN - IRD - UPMC Biologie des Organismes et des Ecosystèmes Aquatiques (BOREA) karraysahar@yahoo.fr

Dans un objectif de surveillance de la qualité de l’environ- nement, les variations des réponses aux niveaux physiologique, biochimique et génétique ont été évaluées sur un modèle biologique de type filtreur sédentaire, la coque Cerastoderma glaucum. A partir d’une étude préliminaire, 3 sites sont retenus en raison de leur niveau de contamination différents : Gargour, fortement contaminé par les métaux, « Sidi Mansour» considéré moyennement contaminé et «Ellouza» considéré faiblement contaminé. Nous avons ensuite recherché à évaluer les variations aux niveaux physiologique, biochimique et génétique à partir de coques prélevés sur les trois sites. Au niveau histologique, un suivi et une comparaison intersite du cycle reproducteur de la coque a été effectuée durant toute une période de reproduction. D’un point de vue biochimique, les réserves énergétiques (glycogène, lipide et protéines), le MDA et l’acétylcholinestérase ont été quantifiés pour tester les variations en relation entre les niveaux de pollution. Au niveau génétique, 2 marqueurs sont retenus pour déceler les variations de la structure génétique et les flux génétique entre les sites: un marqueur mitochondrial cytochrome oxydase I(COI) et un marqueur nucléaire (ITS 1). Les résultats obtenus ont montré que la pollution par les métaux pourrait perturber l’activité de la gonade, la gestion des réserves énergétiques et la structure génétique des populations de coques issues des trois sites.

Mots clés : reproduction ; contamination, biomarqueurs ; structure génétique ; Cerastoderma glaucum.

3°
CFMZI

12

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès 
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

Diversité génétique des espèces zooplanctoniques d'un milieu extrême: la saline de Sfax

Chiraz LADHAR 1-3 , Emmanuelle TASTARD 1 , Nathalie CASSE 1 , Habib AYADI 3 & Françoise DENIS 1-2

1 PRES LUNAM, Mer, Molécules, Santé Université du Maine, Le Mans, France 2 UMR BOREA « Biologie des Organismes et Ecosystèmes Aquatiques », MNHN, Station Concarneau, France 3 Université de Sfax, Faculté des sciences, sciences de la vie. UR05ES0 Biodiversité et Ecosystèmes Aquatiques.

ladhar.chiraz@yahoo.fr ; chiraz.ladhar-hadiji.etu@univ-lemans.fr

La vie se développe dans des lieux considérés comme extrêmes où elle doit s'adapter à des conditions environ- nementales stressantes. Dans ce contexte, la saline de Sfax constitue un exemple particuliè-rement intéressant en raison de l'agencement des bassins présentant des salinités croissantes. Les fortes variations des facteurs abiotiques dans les écosystèmes extrémophiles permettent d’expliquer les relations de causalité entre ceux-ci et la structuration biologique de la biocénose. La zone d’étude (saline de Sfax) est un milieu paralique artificiel complexe qui jalonne la côte méridionale de Sfax (Centre-Est de la Tunisie), en front de mer, sur une distance de 12 km linéaire et couvrant 1500 ha environ. La variabilité géné- tique intraspécifique des espèces zooplanc-toniques caractéris-tiques (Copépodes et Artémidés) de la saline de Sfax a été étudiée en utilisant le gène COI dans 4 bassins, dont la salinité varie de 42-200‰. Des corrélations entre la structure génétique des espèces zooplanc-toniques et la dynamique des communautés de zoop-lancton de la saline de Sfax ont été recherchées. Parallèlement, une approche phylogénétique des princi-pales espèces de copépodes (Bryocamptus sp., Oithona similis, Clytemnestra scutellata et Mesochra lilljeborgi) de la faune de cet environnement a été entamée en utilisant le marqueur génétique 18S.

Mots clés : Zooplancton, Saline de Sfax, variabilité génétique, gène COI, marqueur génétique 18S.

Diversité génétique et structuration phylogéographique d’un rongeur nuisible: Meriones shawii au Maroc et en Algérie

Aude LALIS, Christiane DENYS, Touria BENAZZOU & Violaine NICOLAS Muséum National d'Histoire Naturelle, Systématique et Evolution, CP 51 UMR CNRS 7205, origine, Structure et Evolution de la Biodiversité 55, rue Buffon - 75005 Paris lalis@mnhn.fr

La faune marocaine est très riche en espèces de rongeurs considérés comme nuisibles pour l’agriculture et ce en raison des dégâts qu’ils causent sur des cultures telles que les céréales, le tournesol, les cultures maraichères, les cultures légumières et l’arachide. Parmi ces pestes agricoles, on trouve Meriones shawii découverte en 1823 dans la région d’Alger. C’est la plus grande mérione endémique de l’Afrique du nord (Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte). Elle ne vit que dans les régions littorales et semi- arides du nord du Sahara où elle est entre en compétition avec une autre espèce de milieux plus secs Meriones libycus. Essentiellement granivore, cette espèce est bien adaptée aux différents types de milieux (sol argileux, sableux, semi-rocheux) et elle s’installe également très

facilement dans les cultures. Présente sur presque les deux tiers du pays, Meriones shawii cause des dégâts considérables sur les cultures car les quantités de grains et d’épis stockés peuvent atteindre 13 Kg en moyenne par terrier. En plus des dégâts sur les cultures, cette espèce est reconnue comme étant un réservoir de l’agent causal de la leishmaniose cutanée, maladie transmissible à l’homme et qui touche plusieurs régions au Maroc (Tata, Ouarzazate, Errachidia et Figuig). Malgré son importance dans les domaines agricole et de santé publique, la systématique et la variabilité génétique au sein de cette espèce restent mal connues. Afin d’appréhender la situation des populations de Meriones shawii au Maroc et en Algérie, nous avons effectué des captures sur le terrain et séquencé le gène mitochondrial du Cytochrome b pour 153 individus provenant de 10 localités. De plus, 10 marqueurs microsatellites ont été définis et mis au point afin de génotyper 126 échantillons issus de 5 populations (4 Marocaines : Guenfouda, Ben Guerir, Soul El Az, Ouled Boughadi et 1 Algérienne : M’Sila). L’analyse de la diversité génétique intra population a indiqué un nombre moyen d’allèles par locus égal à 4, ce qui est relativement important. Tous les loci se sont révélés polymorphes ce qui souligne l'efficacité des loci microsatellites utilisés dans cette étude. Sur la ba se de multilocus, les taux moyens d’hétérozygotie observée et attendue ont été calculés sous l'hypothèse d'équilibre de Hardy Weinberg (Ho = 0,61, He = 0,490) et révèlent une diversité génétique satisfaisante dans notre jeu de données. La diversité génétique inter population a donc été mesurée et exprimée par les indices de fixation (Fis) et de différenciation génétique (Fst), calculés pour tous les loci. Ainsi, 3 populations présentent un déficit en hétérozygotie (Guenfouda, Ouled Boughadi et M’Sila, Fis >0) par rapport à l'équilibre panmictique. Un certain nombre de facteurs contribue à cet écart comme la consanguinité, la dérive, la sélection, la différentiation génétique, etc. De plus, l’estimation des Fst entre paires de populations et la représentation en arbre de distance génétique (Neighbor Joining) montrent l’existence de 3 groupes distincts : Groupe 1 : populations de Guenfouda, Ben Guerir et Soul El Az ; Groupe 2 : population d’Ouled Boughadi ; Groupe 3 : population de M’Sila, Algérie) Les résultats des analyses phylogénétiques sur l’ADN mitochondrial confirment la distinction de M. shawii et M. lybicus. De plus au sein de l’espèce M. shawii, 3 grands clades sont identifiés : le clade le plus divergent regroupe les animaux d’Algérie et de l’est du Maroc (Guenfouda). Il diverge des autres clades par plus de 8% de distance génétique. Les deux autres clades sont sympatriques et largement répandus au Maroc et le pourcentage de divergence génétique entre eux est de 3%. Les marqueurs mitochondriaux et nucléaires indiquent que les populations Algériennes sont distinctes des populations Marocaines. Les deux clades mitochondriaux marocains ne sont pas retrouvés dans les analyses nucléaires. Ces résultats, quoique préliminaires, serviront de base à des hypothèses évolutives plus poussées (inférence sur leur histoire démographique récente, scénarios démogra- phiques et évolutifs, prédiction des événements d’inva- sion). Les actions de lutte seront tributaires d’une meilleure connais-sance des traits génétiques des populations locales de cette espèce nuisible.

Mots clés : Maroc, Meriones, rongeur, phylogéographie, génétique des populations.

3°
CFMZI

13

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

Pourquoi protéger les espèces ?

Philippe LHERMINIER

Centre Cavaillès Ecole Normale Sup., L'Aigle, France phlherminier@wanadoo.fr

La biodiversité est acclamée de façon unanime comme une valeur absolue et l'espèce saluée comme sa mesure universelle, au-delà de tout débat. Interrogé, chacun y va de sa réponse, mais définir la valeur de l'espèce s'avère bientôt une gageure. Nous proposons de classer en six rubriques les multiples arguments. 1 et 2 ) l'utile et l'agréa- ble des animaux de rente ou de compagnie, 3) valeur de savoir de la taxonomie, 4) valeur esthétique devant la contemplation de la nature, 5) valeur morale de l'homme engagé et responsable, 6) valeur idéale ou valeur culturelle évoquée par les grands programmes de protection. On constate aussitôt que ces arguments se contredisent massivement. Notre exposé n'a pas pour but de résoudre ces difficultés, mais de souligner leurs incohérences comme un appel envers les professionnels de la systématique: que perd-on lorsqu'une espèce s'éteint ?

Les insectes auxiliaires de la culture de tomate à Heuraoua-Algérie

Khadidja MAHDI 1 , Bahia DOUMANDJI – MITICHE 2 & Salaheddine DOUMANDJI 2

1 Institut national recherche Agro Algérie- El Harrach 2 Ecole Nationale Supérieure Agronomique El Harrach, Mahdi.khadidja@yahoo.fr

Les ravageurs des cultures sont généralement associés à une série d’organismes antagonistes. Les insectes auxiliai- res de la tomate sont peu étudiés en Algérie. Cette étude complète la liste de ces arthropodes. Deux méthodes d’échantillonnage sont utilisées dans la station de cultures maraîchères à Heuraoua: les méthodes des pots Barber et des assiettes jaunes. L’inventaire par la méthode des pots Barber placés montre la dominance des insectes sous serre et hors serre avec plus de 89 %. La richesse totale en espèces capturées à l’aide des pots pièges est nettement élevée avec 199 taxons. Un total de 64 espèces considérées prédateurs et parasites potentiels comme les Braconidae, les Eulopidae. Les Ichneumonidae sont des espèces parasites, et les prédateurs comme Nesidiocorise tenuis et Macrolophus caliginosus. Dans les assiettes jaunes, 3908 individus, répartis entre 298 espèces, sont capturés dans la station des cultures maraîchères à Heuraoua. Parmi les classes d’arthropodes, les Insecta sont les plus représentés avec plus de 96 %. Le nombre total des espèces recensées est de 265. Parmi elles on compte 113 espèces prédatrices ou parasites, où les Hyménoptères sont majoritaires en termes d’abondance avec les Chalcidae, les Ichneumonidae et les Brachonidae.

Mots clés : Tomate, Insectes auxiliaires, Pots Barber, Assiettes jaunes, Heuraoua.

La taxidermie, une technique au service de la mémoire et de la science

Abderrahmane MATAAME, Riad Essolh BAOUAB & Mohammed RAMDANI

Université Mohammed V, Institut Scientifique, Rue Ibn Batouta, BP 703, Rabat-Agdal rbaouab@yahoo.com

La taxidermie regroupe un ensemble de techniques de conservation des espèces animales qui diffèrent suivant les groupes d’espèces ou les espèces considérés. Certaines techniques qui permettent la conservation sont propres aux vertébrés d’autres aux invertébrés. Il y a celles qui sont destinées aux espèces terrestres et d’autres aux formes aquatiques des eaux continentales ou marines. Par ailleurs, dans certains cas, des techniques sont emp- loyées pour les espèces vouées à l’exposition que l’on appelle des espèces « montées ». Et celles gardées parmi les collections de référence que l’on appelle espèces « en peau ». L’objectif principal reste la conservation de ces espèces en dépit des aléas du temps et des conditions générales. Pour cela, des produits spécifiques autorisés de conservation sont utilisés. L’évolution des espèces sous l’influence des changements climatiques qui se produisent au niveau de l’environnement amène la disparition des formes moins résistantes ou leur remplacement par des espèces plus adaptées. La conservation des espèces disparues en exposition ou sous forme de peau assure la mémoire de la faune du pays et permet de tracer l’histoire de la faune dans les différents écosystèmes. L’intérêt est aussi scientifique, puisque cette histoire peut être traduite par des études morphologiques avec des mensurations et la description des formes et par des études de biologie moléculaire qui permet de revoir la classification et de rapprocher les groupes qui vivent dans des endroits très éloignés et qui peuvent avoir des parents communs.

Mots clés : Taxidermie, conservation, espèces montées, espèces en peau, mémoire, biologie moléculaire.

Joel MOUBAYED-BREIL 1 & Patrick ASHE 2

1: Biodiversity, Taxonomy & Applied ecology, 10 rue des Fenouils, F-34070 Montpellier 2: Patrick Ashe, Terenure, Dublin 12, Ireland; jm.aquabiol@neuf.fr & patrick.ashe@upcmail.ie

De récentes récoltes effectuées entre 1988 et 2012 dans certaines zones humides côtières en Corse (estuaires, potamal de rivières, littoral marin) nous ont permis d’établir une liste des Chironomidae (Diptera) et d’autres inver- tébrés associés (Crustacés, Hétéroptères, Coleoptères et d’autres familles de Diptères). L’inventaire faunistique se compose d’espèces connues des habitats saumâtres et marins (estuaires, lagunes) du littoral corse et des habitats dulcicoles limitrophes (potamal, étangs côtiers). La répartition des espèces recensées est représentée dans trois types d’habitats que couvre la zone géographique 1 (eau saumâtre et marine) telle qu’elle est définie par Moubayed-Breil & Ashe (2012) : type 1 (eau marine) ; type

2 (eau saumâtre, salinité comprise entre 30 et 5 g/l) ; type

3°
CFMZI

14

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès 
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

Mots clés : Estuaires, rivages marins, Corse, Diptera- Chironomidae, autres insectes, biogeography

Update of invasive marine fish species of the Libyan coast

Esmail A. SHAKMAN 1 , Abdallah R. BEN-ABDALLAH 1 & Akram AL-TURKY 2

1 Zoology department -Tripoli University –Tripoli- Libya

2

Marine biology research center - Libya shugmanism@yahoo.com

Twenty-five invasive fish species representing 18 families have been found along the Libyan coast. Of them twenty- one fish species as Lessepsian, 21 of the immigrants were found in eastern part of the Libyan coast, 10 fish species in the middle and east regions, and 12 were restricted to the western part of the Libyan coast. Some of these species have successfully adapted to the different topography and environments of Libyan coast. 28% were commercially valuable, contributing to the Libyan fish market.

Keywords: Invasive fish, Libyan coast, adaptation.

Organisation volumétrique des cerveaux et taxonomie

Michel THIREAU

Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris thireau@mnhn.fr

La recherche d’une signature majeure inscrite dans l’organisation volumétrique de l’encéphale des Vertébrés, bien que poursuivie depuis longtemps, trouve un rebond d’intérêt avec des approfondissements et découvertes récents qui font écho à la taxonomie moderne d’espèces appartenant à des taxa divers. L’encéphale des Vertébrés est, avant tout, un assemblage de structures anatomiques,

dites aussi « masses nucléaires », constituées de popu- lations de neurones distinctes les unes des autres. Ces « masses nucléaires » (de quelques dizaines à plusieurs centaines, selon les espèces) ont, chacune, une topogra- phie, une forme et finalement un volume qui leur est propre. Grâce à un repérage minutieux s’appuyant sur de multiples critères objectifs, la recherche du volume de chaque « masse nucléaire » de l’encéphale d’une espèce prend valeur d’un ensemble de caractères. En effet, au sein d’un groupe taxonomique, la recherche du volume d’un nombre optimal de « masses nucléaires » permet d’obtenir un profil volumétrique encéphalique propre à chaque espèce. Des matrices croisant données volumé- triques encéphaliques et espèces sont ensuite soumises à une analyse quantitative plus ou moins approfondie. L’analyse bidimensionnelle via l’allométrie, bien que de portée limitée, a longtemps constitué la voie d’investigation classique. Un traitement englobant l’ensemble de l’infor- mation qui est contenue dans chaque matrice s’avère nécessaire et, seule, une analyse multidimensionnelle (nD) est à même d’y parvenir. C’est le cas avec l’analyse factorielle des correspondances (AFC) qui, de plus, fait émerger l’information croisée entre « masses nucléaires » en fonction des espèces et aussi entre espèces en fonction des « masses nucléaires ». Avec l’étude des Caudata (Amphibia), nous présenterons les résultats actuels d’une telle recherche, eu égard à la taxonomie. Le terme de neurotaxonomie que nous avions proposé (en 1997) pour exprimer la découverte du lien entre volumes de « masses nucléaires » encéphaliques et position taxonomique d’une espèce s’avère donc pleinement justifié.

Mots

(AFC), neurotaxonomie.

clés :

Encéphale,

masses

nucléaires,

Caudata,

3°
CFMZI

15

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

SESSION 2 : Ichtyologie, ressources marines, aquaculture et pêcheries

Estimation des paramètres de population et du niveau d’exploitation du maigre commun, Argyrosomus regius (Asso, 1801) (Teleostei: Sciaenidae) au niveau du littoral sud atlantique du Maroc

Hanane AHARROY 1 , Mohammed ZNARI 1 & Jilali BENSBAI 2

1 Laboratoire “Biodiversity & Ecosystem Dynamics”, Biologie, Faculté des Science - Semlalia, Marrakech, 2 Institut National de Recherche Halieutique Dakhla, Maroc znarim@gmail.com

Le maigre commun, Argyrosomus regius, représente l’un

des poissons de grand intérêt économique de la zone atlantique sud marocain. L’objectif de la présente étude était d’évaluer les paramètres de croissance linéaire, la mortalité et l’état d’exploitation de cette espèce dans la région de Dakhla. L’âge individuel, estimé par scalimétrie et les données de fréquence de longueurs mensuelles, ont

été analysées par le logiciel FiSAT II pour l’évaluation des

paramètres de la population qui incluent la longueur asymptotique (L ), le coefficient de croissance (K). Le régime alimentaire a été déterminé par examen de contenus stomacaux. Des enquêtes réalisées au niveau de la halle de l’Office National des Pêches (ONP) et du port de Dakhla, auprès des «Raiss» (capitaines) des bateaux palangriers, ont permis d’obtenir des informations sur la zone de pêche, les espèces accessoires et les engins de

pêche au maigre. Ces enquêtes ont permis de situer les

cadres technique et économique de l’exploitation de cette espèce. La longueur corporelle asymptotique était de 213

cm et le coefficient de croissance (K) était 0,075 an -1 tandis

que l’indice de la performance de croissance (Ø), s’évaluait à 5,53. Le taux de croissance corrigé de la taille corporelle par analyse allométrique, était similaire à celui d’autres espèces congénériques, mais beaucoup plus faible à celui

d’autres espèces de Sciaenidae. La mortalité totale (Z) estimée par la courbe de prise de longueur convertie était 0,56 an -1 , la mortalité par pêche (F) à 0,4 an -1 et la mortalité naturelle (M) de 0,16 an -1 ). Le niveau d’exploi- tation (E) d’A, regius était 0,71, valeur supérieure au rendement optimum d’exploitation (E > 0,50) démontre que la pression de pêche est très élevée. Ainsi, l’état du stock parait être surexploité. Cette situation nécessiterait des mesures de réglementation de pêche visant à garantir la durabilité de la ressource.

Contribution à l’étude du régime alimentaire de la crevette rose du large (Parapenaeus longirostris) de la côte atlantique marocaine

Said BENCHOUCHA 1 , Mohamed BEKKALI 2 , Abedelilah FAHD 2 , Mohamed RAMDANI 3 , Imane TAI 1 , El Mostafa TALBAOUI 1 & C. EL FANICHI 1

1 : Institut National de Recherche Halieutique, Centre

Tanger, BP : 5268, Dradeb, Tanger -

2

: Faculté des

Sciences, Univ. Hassan II Aïn Chock, Km 7, Route El Jadida, Casablanca, - 3 : Institut Scientifique, Univ.

Mohamed V Agdal, Zoologie & Ecologie Animale, Rabat

bench2468@yahoo.fr

La crevette rose du large Parapenaeus longirostris (Lucas 1846), est l’une des espèces de Crustacés Décapodes ciblées par les pêcheries demersales côtières et hauturières en Atlantique nord marocain. Les captures annuelles moyennes au Maroc atteignent 9600 tonnes. Néanmoins, cette production a connu un déclin accentué au cours de la dernière décennie, à cause d’une pêche excessive, associée aux effets des facteurs environne- mentaux. Malgré son importance socio-économique et son intérêt commercial à l’échelle du Maroc, peu d‘études ont concerné sa biologie et son écologie et aucun plan d’aménagement n’a été établi à son égard. Cette approche sur le régime alimentaire de la crevette rose de l’Atlantique Nord du Maroc, est basée sur les analyses de la composition faunistique à partir des proies ingérées. Un échantillonnage saisonnier, durant la période 2010, a été effectué au port de Larache à partir des débarquements de la pêche chalutière côtière. Un total de 764 estomacs a été analysé tout en tenant en compte des mâles et des femelles et des classes de tailles. Les résultats des analyses des contenus stomacaux ont montré un large éventail d’espèces benthiques et endobenthiques. Les Foraminifères constituent la proie préférée, suivis des Copépodes, Mysidacés, Amphipodes, Euphausiacés, Décapodes, Gastéropodes et des œufs de poissons et de crustacés. Les Radiolaires et les Spongiaires représentent une part moins importante dans le régime alimentaire de cette espèce.

Mots clés : Parapenaeus longirostris, Régime alimentaire, Atlantique Nord, Larache, Maroc.

Reproductive traits of the threatened white grouper Epinephelus aeneus overexploited in Senegal

Khady DIOUF 1 , Waly NDIAYE 1 , Mor SYLLA 2 , Moustapha MBENGUE 1 , Fambaye SOW 2 , Youssouph DIATTA , Papa

NDIAYE

1

1

, Omar THIAW 3 & Jacques PANFILI 4

1 Laboratoire de Biologie Marine, LABEP AO, IFAN Ch. A. Diop, B.P. 206, Dakar, Senegal 2 Centre de Recherches Océanographiques de Dakar Thiaroye, Pôle de Recherches de Hann, B. P. 2241 Dakar,

3 Institut Universitaire de Pêche et d’Aquaculture, Université Cheikh Anta Diop, B. P. 45784 Dakar-Fann Senegal 4 IRD, UMR 5119 ECOSYM, LABEP-AO, B. P. 1386, Dakar

khady1.diouf@ucad.edu.sn

The white grouper, Epinephelus aeneus, is an important commercial marine fish which is considered as a near threatened species worldwide and listed as overexploited in Senegal. Reproductive biology of this species was investi- gated off the Cap Vert peninsula (Dakar area, Senegal). A total of 297 individuals collected monthly between January and December 2010 from commercial catches, with total

lengths ranging from 217 to 774 mm, were analyzed looking at macroscopic examination of gonads and oocytes samplings. The spawning season occurred from May to August with a peak in June although condition factor did not exhibit a clear trend throughout the year (p > 0.05).

3°
CFMZI

16

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès 
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

Absolute fecundity ranged between 374600 and 2624920

oocytes individual

(mean 1179048 ± 746535) and relative

fecundity between 237 and 571 oocytes g

131). Fecundity showed significant positive relationship with fish length and body weight. Oocyte diameter ranged between 341 and 369 µm (mean ± SD = 355 9 µm). Sizes at first sexual maturity for females (L50 = 482 mm, n = 147) and males (L50 = 549 mm n = 99) indicated that most individuals captured in Senegal are immature. Moreover the legal size at capture, 240 mm, is much lower than the first size at maturity. Such fishing pressure on immature fish, associated with complex reproductive characteristics including proterogynic hermaphrodism, threatens sustain- nability of the populations of white grouper in Senegal.

(mean 420 ±

-1

-1

Keywords: Serranidae, size at first sexual maturity, fecundity, reproductive period.

Contribution à l’étude de biodiversité macrozoo-

benthique de la zone maritime

Fnideq- Jebha

Mouna EL MDARI 1,2 , Mohamed IDHALLA ² & Nadia RHARBI 1

1-Département de Biologie, Faculté des sciences Ain Choc, Université Hassan II Casablanca. 2-Institut National de Recherche Halieutique, Casablanca.

melmdari@gmail.com

Dans le but d’étudier la biodiversité faunistique de la communauté benthique de la côte méditerranéenne marocaine ouest, un échantillonnage a été réalisé en Janvier 2011 à bord du navire de recherche « Amir Moulay Abdellah » de l’INRH. 8 traits de chaluts effectués entre 20 m et 200 m de profondeur et 26 stations de dragage situées entre 20 m et 100 m de profondeur ont été réalisés lors de cette étude. Ce travail, présente un recensement et une identification des divers taxons échantillonnés sur la zone allant de Fnideq à Jebha. 117 taxons ont été identifiés, appartenant à 6 embranchements. La distribution des espèces est illustrée par des cartes. Le calcul de la richesse spécifique et l’indice d’équitabilité juge l’habitat assez bien équilibré et la zone allant de Jebha à oued Laou plus riche que celle allant de Oued Laou à Fnideq. Une analyse en composante principale clarifie l’interrelation entre les espèces et l’habitat et pour laquelle une étude granulométrique préalable a été nécessaire.

Mots clés : Biodiversité, Macrozoobenthos, Jebha, Fnideq, Maroc.

Contribution à l’étude de la biologie de croissance du merlu blanc Merluccius merluccius (Linné, 1758) de l’Atlantique centre marocain

Hammou EL HABOUZ 1 , Souad KIFANI 2 , Abdellatif MOUKRIM 3 & Abdellah BOUHAIMI 3

1 Institut National de Recherche Halieutique Centre Agadir, 2 Institut National de Recherche Halieutique Casablanca, 3 Faculté des Sciences, Biologie , Agadir, helhabouz@yahoo.fr

Cette étude se propose d’étudier la croissance linéaire et relative (relation taille-poids) chez le merlu blanc de

l’Atlantique centre marocain qui représente la limite sud de la zone de distribution où l’espèce Merluccius merluccius ne cohabite avec aucune autre espèce du même genre. L’étude de la croissance linéaire, selon le modèle de Von Bertalanffy, est basée sur la méthode de distribution des fréquences de tailles. On a utilisé des séries des données de tailles, collectées lors des campagnes de prospection en mer, à bord du Navire de recherche ‘’Charif Al Idrissi’’ de l’INRH, durant la période 1995-2007. La croissance relative a été abordée à partir des opérations d’échantil- lonnages biologiques des prises des chalutiers côtiers opérant en Atlantique Centre et débarquant au port d’Agadir. Les résultats obtenus sont comparés avec les modèles de croissance établis par d’autres auteurs et discutés à la lumière des travaux récents portant sur l’étude de la croissance chez les juvéniles et les expériences de marquage et recapture. Il ressort :

Le taux de croissance en longueur et en poids des femelles est supérieur à celui des mâles à partir de la fin de la première année de vie du merlu ;

La croissance linéaire est une croissance rapide ;

La lecture d’âge à partir des otolithes sous-estime la croissance du merlu ;

L’évolution du poids par rapport à la taille (sans distinction du sexe) est constante quasi isométrique ;

Chez les adultes, à taille égale, le poids des femelles est supérieur à celui des mâles et le gain en poids somatique par taille est identique chez les deux sexes.

Mots clés : Atlantique centre marocain, Merluccius merluccius, Biologie, Croissance.

Interrelation entre le cycle de reproduction de l’oursin Paracentrotus lividus et les facteurs du milieu dans la région comprise entre El Jadida et Safi (Côte Atlantique –Maroc).

Siham El JOUHARI 1 , Nadia RHARBI 1 , Mohamed IDHALLA 2 & Oum keltoum BELAHSEN 2

1 Faculté des sciences, Ain Chock, Casablanca, Maroc 2 Institut National de Recherche Halieutique, Casablanca, sihameljouhari@yahoo.fr

Cette étude sur la biologie de l’oursin commun (Paracen- trotus lividus) a été réalisée, dans l’écosystème marin côtier entre El Jadida et Safi. Les échantillons sont prélevés au niveau de deux stations : i) Sidi Bouzid au sud d’El Jadida, est caractérisé par un ramassage intensif d’oursin et ii) Ain Darak à 19 Km au nord du Safi, considéré comme un site de référence vu qu’il n’est pas perturbé par l’exploitation de cette ressource. Les échantillons prélevés mensuellement de mars 2009 à mars 2011, sont destinés à l’étude du cycle de reproduction, des indices physiolo- giques (Indice de réplétion et l’indice gonadique). Les résultats de l’étude histologique ont montré que la sex-ratio est équilibrée 1:1 et que les six stades du développement gonadique de l’oursin sont présents et synchrones aussi bien chez les mâles que chez les femelles durant toute la période de l’étude. La maturation a lieu entre mars et fin avril alors que la ponte débute en Mai-Juin pour atteindre son pic en mois d’Août. En outre, le suivi biannuel de ces séquences et modalités de reproduction a permis de mettre en évidence l’interrelation entre les paramètres physico- chimiques du milieu et la variation du cycle de reproduction chez cette espèce. De même, le suivi des indices physiologiques (IG et IR) montre que la diminution de

3°
CFMZI

17

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

l’indice gonadique (IG) coïncide parfaitement avec les périodes de pontes déterminées par le suivi histologique. Tandis que les faibles valeurs de l’indice de réplétion enregistrées en mars-avril peuvent être attribuées à l’occupation de l’espace de la cavité générale de l’oursin par la masse gonadique l’empêchant ainsi de ce nourrir.

Mots clés: Oursin, Paracentrotus lividus, cycle de reproduction, croissance, exploitation.

Indices d’exploitation et estimation des biomasses du pageot rose dans la région de Jijel : Pagellus erythrinus (Linnaeus, 1758)

Kamel HARCHOUCHE & Samir ROUIDI

Laboratoire Halieutique, USTHB-FSB, N° 32 El-Alia Bab Ezzouar 16111, Alger, Algérie harchouchek@yahoo.fr & Samir_mer87@hotmail.com

En Algérie, Pagellus erythrinus (Linnaeus, 1758) est présent tout le long du littoral notamment à l’Est du pays. Le présent travail constitue une application d’un modèle analytique sur le stock du pageot rose capturé au chalut dans la région de Jijel. Il est basé sur une analyse du rendement par recrue, en appliquant sur les données les

logiciels ‘‘FISAT II Win’’ et ‘‘VIT4 Win’’. Quelques indices d’exploitation tels que les mortalités, les tailles de recrutement et de sélection, sont calculés et intégrés à d’autres paramètres notamment ceux de la croissance dans les modèles prévisionnels d’évaluation. Les paramètres de croissance du modèle de Von Bertalanffy sont déterminés par la méthode indirecte de l’analyse des structures de taille. Le coefficient de mortalité totale retenu

est égal

mortalité par pêche a été estimée à 0.58 an 1 et le taux d’exploitation du pageot rose des côtes Jijelliènnes est de l’ordre de 0.64. La taille moyenne de première capture est de 12.4 cm. La valeur prédictive E max , exploitation avec rendement productif maximum est de 0.594, celle de E 10 , taux d’exploitation pour une augmentation du rendement relatif de 10%, représente 0.512 et E 50 , valeur sous laquelle le stock à été réduit de 50% de sa biomasse inexploitée vaut 0.341. L’analyse du rendement par recrue, traité à l’aide de l’analyse des populations virtuelles, donne une estimation de la biomasse du stock vierge de P. erythrinus de 101.68 tonnes. Les résultats obtenus ont mis en évidence une surexploitation de cette espèce dans la région de Jijel.

à 0.91 an 1 et la mortalité naturelle, 0,33 an 1 . La

Mots clés: Poisson, Pagellus erythrinus, Exploitation, Biomasses, Jijel, Algérie.

Apparition d’espèces à affinités tropicales dans les eaux marocaines en décembre 2010

Khalid MANCHIH 1 , Jilali BENSBAI 1 , Abdellatif BOUMAAZ 1 & Mohamed BEKKALI 2

1 Institut National de Recherche Halieutique Casablancamailto:

2 Faculté des Sciences Ain Chock – Casablanca, Maroc. manchih@inrh.org.ma

Le Maroc s’étend sur environ 15 degrés de latitudes et deux façades maritimes. Il en résulte une diversité de climats, d’habitats et d’espèces. Pour les poissons, le

Maroc représente pour plusieurs espèces des zones froides de l’Atlantique Nord la limite méridionale de leur distribution. Aussi, la présence d’un upwelling permanent au sud constitue une barrière aux espèces tropicales. Le ralentissement du phénomène d’upwelling ou le déplacement du front thermique permet d’observer des espèces à affinité tropicale dans la ZEE marocaine. C’est ainsi que lors de la campagne d’évaluation des céphalopodes à bord du N/R « Charif Al Idrissi » en décembre 2010, six espèces à affinité tropicale ont été observées, quatre de ces espèces pour la première fois dans ces campagnes qui se déroulent de Cap Boujdour à Cap Blanc depuis 1980. Ces espèces sont le Poisson rubis (Erythrocles monodi), le Petit capitaine (Galeoides decadactylus), le Beauclaire de roche (Heteropriacanthus cruentatus) et la Cornette rouge (Fistularia petimba). Pour les deux autres espèces, elles ont été déjà observées deux à cinq fois lors des 76 précédentes campagnes. Il s’agit du Mâchoiron de Guinée (Arius parkii) et de la Courbine pélin (Pteroscion peli). La température de surface au cours de la campagne a été entre 19.9°c et 24.3°C avec une moyenne de 21.9°C.

Mots clés : Erythrocles monodi, Galeoides decadactylus, Heteropriacanthus cruentatus, Fistularia petimba, Arius parkii, Pteroscion peli, Atlantique marocain, température.

Pertinence d’une analyse de données répandue pour l’étude de perturbations environnementales et anthropiques sur les communautés : application aux polychètes du port d’Alger.

Bastien MERIGOT 1 , Chafika REBZANI-ZAHAF 2 & Jean- Claude GAERTNER 3

1 Université Montpellier 2, UMR 212 Ecosystèmes Marins Exploités (IFREMER-IRD-UM2), Avenue Jean Monnet, BP 171, 34203 Sète Cedex - France.

2 Faculté des Sciences Biologiques, USTBH, Alger. 3 IRD, UMR EIO "Ecosystèmes Insulaires Océaniens", Papeete, Tahiti - France.

bastien.merigot@um2.fr

Face aux pressions environnementales et anthropiques exercées de façon croissante sur les écosystèmes terrestres et aquatiques, des méthodes d’analyse de données pertinentes sont indispensables pour l’étude des communautés animales et végétales. Dans ce contexte, une méthode statistique basée sur un indice de diversité a été proposée pour identifier les sites ou communautés impactées par des perturbations (Warwick et Clarke, 2001). Cet indice de diversité, noté Δ + , résume la structure d’une communauté en intégrant à la fois la présence/absence des espèces, et le degré de distances taxonomiques (classification Linnéenne), phylogénétiques ou fonction- nelles entre ces espèces. Le test statistique, appelé test du « funnel », se présente de façon très accessible sous forme graphique, et est supposé permettre de distinguer facilement les stations, communautés échantillonnées qui sont perturbées. Depuis sa création cette méthode reste très largement utilisée pour des applications sur des groupes faunistiques et floristiques terrestres et aquatiques très variés, à tel point qu’elle apparait comme une méthode quasi-standard pour l’étude de l’effet de perturbations sur les communautés. Toutefois, ce travail démontre dans un premier temps de façon relativement simple que d’un point de vue théorique, pour des situations très communes dans

3°
CFMZI

18

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès 
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

le milieu naturel, l’indice Δ + ne permet pas de décrire de

façon pertinente la diversité taxonomique, phylogénétique

ou fonctionnelle des communautés. Dans un second

temps, il est montré que cela peut conduire à des résultats

et interprétations contre-intuitives lorsque le test du funnel

est appliqué sur des données de terrain. Le cas d’appli- cation concerne les peuplements de polychètes dans trois zones du port d’Alger soumises à des degrés d’anthro- pisation différents. Les résultats illustrent que le test identifie comme stations les plus perturbées celles qui sont en réalité relativement les moins impactées, et vis-versa.

Nous proposons d’utiliser une approche méthodologique alternative basée sur un indice modifié pour l’étude de l’effet de perturbations sur les communautés.

Time evolution of catches of the overexploited white grouper (Epinephelus aeneus) along the Senegalese coasts during the last four decades (1974-2010)

Waly NDIAYE 1 , Modou THIAW 2 , Khady DIOUF 1 , Papa NDIAYE 1 & Jacques PANFILI 3

1 IFAN-CAD, LABEP-AO, Univ. Cheikh Anta Diop Dakar, 2 CRODT, Route du Front de Terre, BP 2241, Dakar, 3 IRD, UMR 5119 ECOSYM, LABEP-AO, BP 1386, Dakar,

lywa01@yahoo.fr

In Senegal, many demersal fish stocks are overexploited

with a strong decrease of catches. Among exploited fish, the emblematic “thiof”, the white grouper (Epinephelus aeneus), is highly exploited by both small scale and indus- trial fisheries. A 40 yr database of thiof’s catches along the Senegalese coasts provided by the Centre de Recherches Océanographiques de Dakar-Thiaroye (CRODT) and biological data (size at first maturity) recorded in Dakar on

a monthly sample in 2010 were used to analyze the

evolution of captures in the area over the last four decades.

Catches increased from Northern to Southern fishing areas. The individual mean size in lan-dings decreased significantly from 1974 to 2010, and only 60% of the individuals were mature. The optimal size at capture was 96 cm and only 0.03% of exploited thiofs reached this size. Juveniles were significantly present in all landings and larger reproducers have disappeared. The biomass signify- cantly decreased in landings between 1974 and 2010 whereas the size range stayed identical (10-110 cm TL). This decrease was confirmed by the negative slope of linear regressions adjusted to size frequencies. Sustainable indicators highlighted a state of over-exploitation of thiof stock. Results indicated that E. aeneus is an endangered species. Consequently, an immediate active management of the fishing pressure is needed to main the thiof populations in the area.

Key-words: white grouper, fishing pressure, size spectrum, over-exploitation, biological indicators.

Comparison of life history traits of the two main exploited Sardinellas species, Sardinella aurita and Sardinella maderensis, off Senegal

Ousseynou SAMBA 1 , Khady DIOUF 1 , M. MBENGUE 1 , Mor SYLLA 2 , Papa NDIAYE 1 & Jacques PANFILI 3

1 IFAN-CAD, LABEP-AO, Univer. Cheikh Anta, Diop Dakar

2 Centre de Recherches Océanographiques de Dakar

Thiaroye, Pôle de Recherches de Hann, BP. 2241 Dakar,
3

IRD, UMR 5119 ECOSYM, LABEP-AO, BP 1386, Dakar, jacques.panfili@ird.fr

Life history traits (condition, reproduction and growth) of Sardinellas (the round, Sardinella aurita and the flat, S. maderensis) were studied from individuals collected monthly between January and December 2010 in the Dakar area (Hann Bay, Senegal). For both species, the condition factor was significantly higher during the cold season (February-March), with a clear link with the upwelling event in the area. Sardinella aurita exhibited only one period of reproduction in October-November whereas the reproduction period of S. maderensis was more complex, with a larger duration during the hot season (May to August, with a second peak in October-November). The size at first sexual maturity was larger for S. aurita (225 mm for females and 181 mm for males) than that for S. maderensis (respectively 177 and 183 mm). This size seemed more homogeneous between sexes for S. maderensis. Absolute fecundity was also higher for S. aurita (mean 180,000 ± 71,000 against 144,000 ± 81,000 oocytes) although not statistically different (p>0.05), and the same observation has been made for relative fecundity (mean 644 ±180 against 518 ± 275 oocytes g -1 ). This is correlated with smaller oocyte sizes for S. maderensis. The growth of the two species, estimated by interpretation of seasonal growth marks on otoliths, was similar and highly variable with small estimated lifespans (3-4 yr), the main growth occurring during the first two years. Asymptotic lengths estimated from von Bertalanffy growth function were very similar (316 mm for S. aurita and 315 mm for S. maderensis). The differences in life history traits were then mainly evident for reproduction, the two species inhabiting different environments, S. aurita being more oceanic and S. maderensis more estuarine. Compared to literature, these data were corroborant but changes seemed to affect more S. aurita, probably more sensible to environmental changing conditions. This study should be completed with links with physic-chemical parameters recorded in the area.

Keywords: Sardinella, reproduction, age, growth, otolith, West Africa

Relation Poids-Longueur et facteur de condition de Cyprinus carpio dans un réservoir du grand Alger

Sonia TABET, Abdelhalim OULD ROUIS & Hassiba MANSOURI

Université des Sciences et de la Technologie H. Boumediene / FSB, BP 32, El Alia Bab- Ezzouar, Alger tabetsonia@yahoo.fr

L’espèce Cyprinus carpio (Linnaeus, 1758) largement répandue dans presque toutes les parties du monde, est étudiée pour la première fois dans un réservoir algérien. Les pêches effectuées à l’aide de filets trémails, se sont déroulées pendant les années 2005-2008. Un total de 177 individus de la carpe commune a été pêché suite à un échantillonnage mensuel. Les moyennes de la longueur totale et du poids total des specimens sont respectivement 24.07±9.63 cm et 210.73±229.38 g. La relation poids- longueur (tous sexes confondus) calculée est estimée à W= 0.0152 L 2.8751 . De plus, le coefficient de corrélation r =

3°
CFMZI

19

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

0.99 indique une bonne intensité de liaison entre les deux variables poids total (Wt) et longueur totale (Lt). Le suivi mensuel du facteur de condition (K) révèle que Cyprinus carpio, espèce allochtone s’est bien adaptée aux eaux oligomésotrophes du réservoir algérois.

Mots clés : Cyprinus carpio, relation poids-longueur, indice de condition. Algérie,

Répartition spatiale des peuplements de fond de la côte nord atlantique marocaine

Imane TAI 1 , Hicham MASSKI 1 , Souad ABDELLAOUI 1 , Saïd BENCHOUCHA 1 , Ahmed YAHYAOUI 2 & Hocein BAZAIRI 2

1 Institut National de Recherche Halieutique, Casablanca. 2 Faculté des Sciences de Rabat, Université Mohammed V- Agdal, B.P. 1014, Rabat-R.P., Maroc.

enami2001@yahoo.fr

La présente étude est réalisée au niveau de la côte nord Atlantique marocaine comprise entre le Cap Spartel (35°47’N) et la région de Sidi Ifni (29°22’N). Elle a pour objectif de décrire et d’analyser les principales caractéri- stiques des peuplements de fond de la zone (richesse spécifique, abondance, structure démographi-que), ainsi que d’étudier leur distribution spatiale. Les données sont issues de 82 traits de chalut, effectués en juillet 2010 selon un réseau d’échantillonnage de type aléatoire stratifié, couvrant l’ensemble des zones chalutables situées entre Cap Spartel et Sidi Ifni, de la côte (20 mètres) jusqu’aux fonds de 1000 mètres. L’engin de pêche est un chalut de fond de conception locale dont le maillage du sac est de 40 mm. Cette zone se caractérise par une grande richesse spécifique. Au total, 128 espèces appartenant à 78 familles ont été identifiées, la richesse spécifique moyenne est de 14 ± 6 espèces par station. Les poissons constituent 66% des captures avec une prépondérance des actinopté- rygiens qui sont représentés par 77 espèces. L’organi- sation spatiale des peuplements de fond est analysée en utilisant des analyses multivariées, associant AFC (Analyse Factorielle de Correspondances) et Classification Hiérar- chique. Les résultats mettent en exergue 2 facteurs structurants: la profondeur et la nature du substrat.

Mots clés : Côte nord atlantique, Maroc, poissons de fond, indicateurs de biodiversité.

Dimorphisme sexuel d’un chondrichtyen : la petite roussette Scyliorhinus canicula (Linnaeus, 1758) péchée dans la baie d’Oran (Ouest algérien)

Khadidja El Koubra ZELMAT 1 , Zitouni BOUTIBA 2 & Fouad ABDELGHANI 2

1 Systèmes Biologiques et la Géomatique. Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie. Univ. Mascara. Algérie.
2

Réseau de Surveillance Environnementale. Biologie - Faculté des Sciences. Université d’Oran (Es-Sénia), kzelmat@yahoo.fr

Cette étude était fondée sur un échantillon de 120 individus (68 femelles et 52 mâles) de la Petite Roussette Scyliorhinus canicula (Linnaeus., 1758) capturées dans la baie d’Oran. Elle nous a permis de présenter certains aspects morphométriques de cette espèce. La longueur totale (LT) des mâles varie entre 28,5cm et 54,5cm et celle des femelles entre 28,5cm et 49cm tandis que le poids total (PT) varie entre 65,86g à 532,4g pour les mâles et entre 38,5g à 413,58g pour les femelles. Les mâles atteignent dans l’ensemble des tailles sensiblement supérieures aux femelles. Généralement, les mâles sont légèrement plus grands et plus lourds que les femelles. La présente étude manque d'informations sur les spécimens au-dessous de 28,5cm et au-dessus de 54,5cm. Notre échantillon inclut un nombre important de femelles (68) que de mâles (52) avec un taux de féminité 0,57. Toutes les mensurations des spécimens effectuées relèvent une bonne corrélation avec la longueur totale (LT). Les femelles des 4 dernières classes ont une tendance d’avoir la bouche sensiblement longue que celle des mâles dans l’ensemble ainsi que la distance entre la narine et la bouche (IB) chez les femelles de toutes les classes de l’ensemble est grande que celle des mâles. On a pu observer les variations morphomé- triques intraspécifiques dues à la croissance et au développement d’un dimorphisme sexuel.

Mots clés : Petite Roussette Scyliorhinus canicula, morphométrie, dimorphisme sexuel, baie d’Oran.

3°
CFMZI

20

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès 
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

SESSION 3 : Biotechnologie, Aquaculture, Physiologie, Biochimie, Génétique et Biologie moléculaire, Pollution, Ecotoxicologie, Biomarqueurs, Pathologie, Faune et santé, Epidémiologie

Essai de lutte biologique contre Tuta absoluta avec Nesidiocoris tenuis sur une culture de tomate sous serre à travers le littoral algérois et de Mostaganem

Amel ABABSIA 1 & Bahia DOUMANDJI-MITICHE 2

1 Institut National de la Protection des Végétaux, Alger 2 Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie Alger amelghostdz@yahoo.fr

En Algérie, la tomate occupe une place privilégiée dans le secteur maraîcher. Elle est cultivée sur 40.000 ha environ et produit 9 millions de quintaux/an en moyenne. Néanmoins, elle est sujette à diverses attaques de bio agresseurs, dont la mineuse de la tomate Tuta absoluta Meyrick (1917), qui a eu un caractère invasif vis-à-vis de la tomate sous serre à partir de 2008. L’objet de cette étude est de mettre en place pour la première fois en Algérie un essai de lutte biologique contre ce lépidoptère, à l’aide de l’action antagoniste de Nesidiocoris tenuis, sur une culture de tomate sous serre à travers deux régions. Il s’agit de Fouka dans le littoral Algérois et de Khadra dans la région de Mostaganem. La 1 ere région s’étend de Tipaza à l’ouest jusqu’à Surcouf à l’est, limitée au nord par la mer méditerranéenne et caractérisée par un climat sub-humide à hiver chaud. La 2 eme région se situe au nord-ouest Algérien, à 104 m d’altitude sur le rebord du plateau côtier; le climat de cette région est semi-aride à hiver chaud. La méthodologie englobe plusieurs étapes qui sont l’élevage et la multiplication de la souche de punaise dans des conditions physiques fixées (25°C ±1, 65% HR, 14h jour/10h nuit), les lâchers des punaises selon une méthode adaptée aux cultures de tomate sous serre en Algérie ; puis l’évaluation de l’impact de N.tenuis sur les infestations de T.absoluta. Les résultats obtenus montrent que le taux d’infestation de T.absoluta reste en dessous de 9% et le taux de prédation de N.tenuis est de 15,8%. La multiplication des populations de la punaise continue jusqu’au début de juin où le taux d’infestation a atteint 15% et la prédation s’élève à 30%. Dés que le nombre des punaises augmente, l’infestation sur feuilles diminue. La population de la punaise progresse progressivement de 1,5 à 1,9 individus par plant enregistré après un mois des lâchers pour atteindre 5 individus par plant à la fin de l’expérience.

Mots clés : lutte biologique, Tuta absoluta, Nesidiocoris tenuis, tomate

Bioécologie du criquet pèlerin Schistocerca gregaria Forskål, 1775 en période de rémission au niveau de ses biotopes de survie dans le Hoggar (Algérie)

Narimen ABBOUD-KAIDI 1 , Salaheddine DOUMANDJI 2 & Bahia DOUMANDJI-MITICHE 2

.

1 Institut National de la Recherche Agronomique d’Algérie (INRAA), El-Harrach, Alger, 2 Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie El-Harrach, narimen.kaidi@inraa.dz, daonar2002@yahoo.fr dmndjislhdn@yahoo.fr, doumandjimitiche@yahoo.fr

Du fait de sa situation géographique, l’Algérie occupe une place prépondérante dans l’aire d’habitat ainsi que les zones potentielles de survie et de multiplication du criquet pèlerin, Schistocerca gregaria (Forskål, 1775). Une locuste qui est le plus tristement célèbre par les dégâts qu’il peut causer et dont le contrôle est indispensable pour assurer la sauvegarde du potentiel agricole et le maintien de la sécurité alimentaire des régions concernées. Ce travail concerne l’étude de l’évolution de la situation acridienne en période de rémission au niveau des biotopes de survie du criquet pèlerin, ce en suivant les facteurs conditionnant le développement de l’acridien en question. Un travail qui aura des implications pratiques permettant d’améliorer, dans le futur, les stratégies de surveillance et de lutte préventive et curativo-préventive en cas de recrudescence de cet orthoptère. Dans ce contexte, nous avons étudié quelques éléments de bio-écologie de cette espèce à l’état solitaire, en période de rémission dans quelques biotopes naturels localisés dans le Hoggar. L’étude est menée durant la période allant de 2005 à 2011, c’est-à-dire juste après la dernière invasion de 2003-2004. Les éléments bioécologiques concernent entre autres, l’étude de la charge alaire, du statut phasaire et des préférences alimentaires des populations du criquet pèlerin dans chaque biotope. Les prospections ont été effectuées durant deux saisons: la saison hiverno-printanière et la saison automno-hivernale de chaque année. Nous avons essayé d’établir une relation entre l’analyse en composantes principales (ACP) et l’étude de l’homogénéité des populations.

Mots clés : Schistocerca gregaria, bio-écologie, biotopes de survie, Hoggar, sécurité alimentaire

Régime alimentaire et groupements trophiques de poissons demersaux de l’Atlantique nord du Maroc

Souad ABDELLAOUI 1,2 , Hicham MASSKI 1 , Imane TAI 1 & Hassan EL HALOUANI 2

1 Institut National de Recherche Halieutique Casablanca 2 Faculté des Sciences, Université Mohammed I, Oujda souadab@hotmail.com

Le présent travail vise à étudier le régime alimentaire d’une dizaine d’espèces de poissons en décrivant sa composition par l’utilisation de l’analyse des contenus stomacaux. Les espèces échantillonnées proviennent de 82 chalutages effectués entre 20m et 1000m de profondeur lors de la campagne de prospection par chalutage de fond réalisée

3°
CFMZI

21

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

en juillet 2010 entre cap Spartel (36°N) et Sidi Ifni (29°N). Les espèces retenues pour la présente étude sont celles dont au moins dix individus présentaient des estomacs pleins. L'étude du régime alimentaire a permis de préciser que cette communauté est composée de zoophages. L'alimentation de la plupart des espèces se fait essentiel- lement aux dépens de la faune d'invertébrés benthiques ; les crustacés constituent une part importante dans leur bol alimentaire, ils représentent la source principale pour la plupart des prédateurs. Les mollusques particulièrement les lamellibranches sont également consommés par de nombreuses espèces. Pour certains prédateurs, le régime devient plus sélectif en adoptant les poissons comme proie privilégiée. Les groupements trophiques sont analysés grâ- ce à une classification hiérarchique réalisée sur la base des résultats de l’AFC menée sur Proies × Prédateurs.

Mots clés : Poissons de fond, Atlantique Nord du Maroc, analyse stomacale, régime alimentaire, groupes trophiques

Effet du phénotype de la lapine, de la qualité du nid et de la saison de mise bas sur la viabilité et la croissance des lapereaux de la population locale algérienne

Ouiza ABDELLI & Mokrane BERCHICHE

1FSBSA Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou,

abdelli_ouiza200@yahoo.fr

Ce travail fait suite à la caractérisation du lapin de popu- lation algérienne. Le but de cette étude est de déterminer les effets de facteurs liés à la femelle (phénotype, qualité du nid et la taille de portée à la naissance) et de la saison de mise bas sur la viabilité et la croissance des lapereaux pendant la phase d’allaitement. L’analyse des performan- ces de croissance et de la viabilité des lapereaux avant le sevrage a porté sur un total de 196 portées suivies au clapier de Boukhalfa (Tizi ouzou, Algérie) sur une période d’une année. Les lapereaux sont pesés deux fois par semaine pendant 30 jours. Les lapines suivies dans cette étude appartiennent à la population locale et présentent deux phénotypes (couleur du pelage) : albinos et coloré. Les conditions d’ambiance (température et hygrométrie) sont non contrôlées. La productivité numérique de cette lapine est appréciable à la naissance mais faible au sevrage, compromise par le taux de mortalité élevé. Des facteurs limitant la croissance et la viabilité des lapereaux sont d’origine génétique, maternelle et/ou environnementale. Dans cette étude seront présentés, l’influence de quelques facteurs, en occurrence le phénotype de la mère, la taille de portée à la naissance; la qualité du nid à la mise bas et saison de mise bas. A travers les résultats obtenus, cette population se caractérise par une faible viabilité (mortinatalité 8.47 %; mortalité naissance-sevrage 47.16%) et de faibles performances de croissance avec un poids moyen de 47.98g à la naissance et de 443.16g au sevrage, le gain moyen quotidien étant médiocre. La couleur du pelage de la lapine influence significati-vement le poids moyen à la naissance (P=0,064) en faveur des lapereaux issus de femelles albinos (49.96 vs 45,51g). La taille de portée a un effet très hautement significatif sur le poids moyen au sevrage (P<0.001). La qualité du nid confectionné par la lapine juste avant la mise bas présente un effet prononcé sur la mortalité des lapereaux (P<0.001). La saison de

mise bas influe sur la viabilité des lapereaux avec la saison printanière (P=0,00048) comme étant la plus favorable. La croissance et la viabilité des lapereaux issus des femelles de ces deux phénotypes, restent modestes mais toutefois influencées par ce facteur, de ce fait ce dernier peut s’avérer un critère de choix pour solutionner certains problèmes dans l’élevage local.

Mots clés : Lapereau, mortalité, poids, saison, naissance et sevrage

Imposex et concentrations en butylétains chez le néogastéropode Bolinus brandaris (Gastéropode:

Muricidae) collecté le long de la côte Tunisienne

Sami ABIDLI 1 , Youssef LAHBIB 1 , Pablo Rodríguez GONZÁLEZ 2 , José Ignacio García ALONSO & Najoua TRIGUI EL MENIF 1

2

1. Université de Carthage, Faculté des Sciences de Bizerte, Biosurveillance de l’Environnement, Zarzouna, Bizerte, 2. Université d’Oviedo, Faculté de Chimie, Chimie Physique et Analytique, Oviedo, Espagne. abidli_sami@yahoo.fr; elmunif2004@yahoo.fr

Bolinus brandaris est un gastéropode marin très apprécié par sa qualité organoleptique essentiellement sur les marchés européens. Lors d’une campagne, en Mai 2010, des prélèvements de ce néogastéropode ont été effectués dans six sites du littoral Tunisien (canal de Bizerte: CB, Menzel Abderrahmane: MA, baie de Tunis: BT, canal de Radès: CR, Lac Sud de Tunis: LST et Zarat: Z). L’échantillonnage nous a servi à examiner le niveau d’imposex (anomalie de surimposition du tractus génital mâle chez la femelle) par le calcul de certains indices à partir du stade de l’évolution de l’anomalie et à déterminer les concentrations en tributylétain (TBT) et de ses dérivés (le di- et le monobutylétain: DBT et MBT). Les résultats ont montré que le phénomène d’imposex a été détecté au niveau de cinq échantillons sur six, celui de Zarat n’a montré aucun signe d’imposex. Les valeurs des indices de l’anomalie sont élevées chez les spécimens du CB et de CR lesquels ont montré des stades d’imposex qui varient entre VDS1 et VDS 5 (stérilité). Dans les trois autres sites, les stades d’imposex varient entre VDS 0 et VDS 4. Quant aux composés organostanniques, les teneurs en TBT et de ses produits de dégradation (DBT et MBT) sont présents chez les organismes analysés. En effet, les concentrations totales des butylétains varient de 0,83 à 64,23 ng Sn g -1 . Les stations du CB et du CR présentent des concentrations en TBT très élevées, aussi bien chez les mâles que chez les femelles, corroborant les résultats de l’analyse du phénomène d’imposex. Ces résultats confirment donc que B. brandaris pourrait être utilisé comme une espèce bioindicatrice de pollution par les butylétains. Cette étude fournie également des données de référence qui pourraient servir pour la surveillance, à long terme, de la pollution par le TBT, puisque aucune législation pour réduire l’utilisation des peintures antisalissures à base de TBT, n’a été encore introduite en Tunisie.

Mots Clés: Bolinus brandaris; imposex; butylétains; littoral tunisien.

3°
CFMZI

22

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès 
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

Testing the efficiency of Scenedesmus quadri- cauda Moss to reduce industrial pollutants in the water

Nassr Hamid ABOOD AL-DULAIMI 1 Ahmed A. AL-HUSSANE 2 & Amel H. HAMOD 2

1: Iraqia University - College of foundation Education - Department of biology 2: Ministry of Science & Technology Water & Environment Research Directory.P.O.Box:765 Baghdad - Iraq naserabood@yahoo.com

This study aims to use algae Scenedesmus quadricauda in reducing the rates of phosphate and nitrates from waste water industry as environmental pollutants cause a risk to the aquatic environment before throwing it into the water. The results showed that the alga Scenedesmus quadricauda, a biologically effective candidate in reducing the concentrations of phosphate - phosphorus and nitrate - nitrogen from industrial waste water. The highest average of removing for phosphates were 100, 100, 97.8 and 91.6 for concentrations of 2, 5, 10 and 20 mg/L, respectively and the highest average of removing for nitrates were 99.3, 99.4, 99.9 and 100% for concentrations of 2, 5, 10 and 20 mg/L, respectively.

Qualité écologique et contamination métallique des sédiments et de la faune macroinvertébrée benthique de l’oued Rhumel en zone urbaine à Constantine

Fatima-Zohra AFRI-MEHENNAOUI 1 , Leila SAHLI 1 , Hamsa DJEDDI 1 & Smail MEHENNAOUI 2

1 Biologie et Environnement, université Constantine, 2 Environnement, santé -production animale, Univ. Batna, f.afri_mehennaoui@yahoo.fr

L’objectif est d’évaluer la qualité écologique d’un écosys- tème aquatique, l’oued Rhumel et son affluent l’oued Boumerzoug en zone urbaine. La préservation de la qualité de l’eau est impérative dans la mesure où l’oued alimente le barrage de Hammam Grouz en amont et Beni-Haroun en aval de Constantine, tous 2 destinés à la production d’eau potable et d’irrigation. Dix campagnes de prélèvements des sédiments et 5 pour la faune macroinvertébrée benthique en 10 stations d’amont en aval de la ville de Constantine ont été réalisées. La surveillance physico-chimique et le bio-monitoring ont pour finalité de mettre en évidence l’impact des rejets domestiques, industriels et des eaux de ruissellement de la ville de Constantine sur le cours d’eau malgré le traitement des eaux usées urbaines en station d’épuration (STEP). L’impact de la ville sur le niveau de contamination des sédiments par les éléments traces métalliques (ETM), permet de voir un enrichissement pour le chrome, cuivre, nickel, plomb, zinc et manganèse. Ces teneurs, correspondant aux ETM adsorbés sur les particules, traduisent le niveau de contamination et non la teneur totale. Les teneurs moyennes pour le cadmium rendent compte, par contre, d’une évolution moins évidente vu ses faibles concentrations et son origine surtout agricole, d’où sa présence déjà en amont de la ville, région des cultures intensives. La station en aval de Constantine, se distingue par son niveau de pollution à la fois organique et métallique. La hiérarchie des teneurs des ETM dans les sédiments est Cd < Cu < Ni Cr < Pb < Zn < Mn. Les teneurs moyennes des ETM susceptibles d’avoir un effet probable sur la faune macroinvertébrée sont celles du Ni et

Pb. Les autres ETM, Cd, Cr, Zn ont, occasionnellement, des teneurs à effets probables certains. La faune macroinvertébrée a été étudiée dans deux perspectives :

l’incidence de la pollution sur les invertébrées benthiques, exprimée par le calcul de l’Indice Biotique (IB), a permis d’apprécier non seulement une pauvreté générale mais en plus une diminution de la diversité faunistique de l’amont vers l’aval pour les 5 campagnes d’échantillonnage. Il a été également constaté un appauvrissement de la biodiversité en l’espace de deux décennies. La détermination des teneurs en ETM dans des échantillons composites d’organismes macro-invertébrés a révélé un transfert des ETM des sédiments vers la biocénose avec des différences des niveaux d’accumulation. Le Cuivre et le Zinc sont majoritairement accumulés par rapport aux autres ETM. La concentration du Cu et Zn dans les organismes est supérieure à celle des sédiments, sans que cela ne rende compte d’une toxicité pour ces éléments essentiels. Les organismes sont doués de capacité d’une régulation en fonction de divers paramètres, et les taxons sont différemment sensibles aux métaux. Par contre le Cd et le Pb sont des éléments toxiques pour la faune. La hiérarchie des concentrations des ETM dans la faune diverge de celle des sédiments : Cd < Cr < Ni < Cu < Pb < Mn < Zn.

Mots clés : Oueds, sédiments, éléments traces métalliques, benthos, indice biotique, contamination.

La sensibilité in vitro à l'antimoine et à l'amphotéricine B des souches de Leishmania infantum isolées à partir de chiens dans une région ou la pression médicamenteuse est inexistante

Khatima AIT-OUDHIA, E. GAZANION, D. SERENO, B. OURY, J.P. DEDET, F. PRATLONG & L. LACHAUD

Ecole Nationale Supérieure Vétérinaire d’Alger k.aitoudhia.ensv@gmail.com

La sélection de souches de Leishmania résistantes aux antimoniés pourrait poser un véritable problème de santé publique, principalement due au fait de leur transmission à l’homme. Dans ce contexte un aperçu de la sensibilité aux antimoniés de 24 souches de L. infantum isolées de chiens, appartenant à 2 zymodèmes différents (MON-1 et MON-281) et n’ayant subi aucune pression médicamen- teuse a montré que les souches de L. infantum les moins sensibles aux antimoniés appartiennent toutes au zymodè- me MON-281 relativement rare. Nos données fournissent des preuves que la présence de souches de L. infantum a sensibilité réduite aux antimoniés circulent dans la région du grand Alger et ceci en l’absence de pression théra- peutique. Lors de la mise en œuvre de campagne de traitement des chiens par les antimoniés, il faudra tenir compte des risques d'échec au traitement lié à la trans- mission de souches appartenant au zymodème MON-281.

Mots clés : Leishmaniose canine, chimiorésistance, dérivés antimoniés, amphotéricine B, zymodème MON-1 et zymodème MON-281.

3°
CFMZI

23

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

Etude de la conservabilité de la sardine (Sardina pilchardus) congelée après 6 mois d’entreposage

Romuald AKENDENGUE 1, 2 , Nadia RHARBI 1 , Meriam. KHARROUBI 2 , J. CHAIRA 2 ; Y. RADI 2 & Naima BOUMHANDI 2 ,

1 Ecologie, d’Environnement et d’Aquaculture, Université Hassa II, Faculté des Sciences Ain Chock, Casablanca, 2 Centre Spécialisé de Valorisation et de Technologie des Produits de la Mer (CSVTPM) - INRH, Agadir, Maroc rakendengue@yahoo.fr- nrharbi2003@yahoo.fr

Le froid joue un rôle irremplaçable dans la conservation prolongée des produits de la mer. C’est un moyen simple, facile et universellement répandu, quoiqu’il puisse apporter quelques modifications, surtout si certaines précautions n’ont pas été prises. Les principales modifications touchent les protéines qui sont plus ou moins dénaturées et surtout les lipides qui peuvent s’oxyder. Une enquête a été menée

à Laâyoune au sein des unités de congélation des produits

de la pêche, plus précisément celles de la sardine pour recenser l’ensemble des unités opérationnelles de congé- lation de sardine et de cerner les paramètres techniques et analytiques utilisés par ces industriels. Les opérations d’échantillonnage de la sardine ont concerné les débar- quements au niveau du port d’Agadir. Les analyses organoleptiques et chimiques (fractions grasse et azotée)

ont été réalisées à la réception, après congélation, après 3 mois et 6 mois d’entreposage à différente température (- 18°C, -25°C et à -30°C). Les résultats montrent que les acides gras de la famille oméga 3 particulièrement l’acide eicosapentaénoique (EPA) et l’acide docosahexanoique (DHA), ont subis une légère diminution due probablement

à l’oxydation des acides gras polyinsaturés. Quant aux

paramètres sanitaires (ABVT et Organoleptique), le produit

ne présente aucun signe d’altération étant donné que les résultats du dosage de l’ABVT (30mg/100g) ne dépasse pas le seuil toléré et que la sardine se conserve dans un bon état organoleptique après 6 mois de stockage (-18°C, - 25°C et à -30°C). Le suivi analytique du comportement du petit pélagique sous congélation permettait d’apprécier la période de stockage au cours de laquelle le poisson, sans entamer sa phase d’altération proprement dite, commence

à perdre ses qualités originelles recherchées comme c’est

le cas des acides gras polyinsaturés de type oméga 3. Les résultats attendus sont donc en mesure de déterminer la date optimale d’utilisation pour l’industriel. Par ailleurs, l’évaluation des paramètres d’altération permettra de

retenir ceux les mieux appropriés pour apprécier la qualité du poisson congelé et de proposer des normes utilisables aussi bien par les autorités en charge du contrôle officiel que par les professionnels dans le cadre de l’autocontrôle.

Mots clés : Conservabilité, sardine, congélation, altération chimique, acides gras omega 3, EPA, DHA.

Acridofaune associée à Dociostaurus maroccanus Thunberg dans des stations du centre semi-aride

Leïla ALLAL-BENFEKIH 1 , D. PETIT 2 & Bahia DOUMANDJI-MITICHE 3

1 Biotechnologies des productions végétales, sciences agronomiques, Université de Blida, 2 UMR-INRA 1061, Faculté sciences et techniques, Université de Limoges, France

3 Entomologie, Zoolgie agricole et forestière, Ecole Nationale Sciences Agronomiques, El Harrach acrido@yahoo.fr

Cette étude a porté sur les acridiens (Orthoptera, Acrido- morpha) associés à une espèce de locuste Dociostaurus maroccanus, endémique aux régions des hauts plateaux algériens caractérisés par des terrains dégradés avec des formations végétales en mosaïque. A partir de relevés mensuels réalisés pendant deux ans dans deux stations situés dans le semi aride à hivers frais, nous avons décrit trois assemblages orthoptériques, l’estival étant plus riche que l’automnal et le printanier. La richesse en insectes dépendait négativement du recouvrement végétal et positivement de la richesse en Poaceae. Le pourcentage de criquets avec une phénologie adaptée à la sécheresse estivale est positivement lié à la richesse en criquets et négativement à la pluviosité annuelle. La richesse obser- vée serait due à une faible compétition entre les espèces de chaque assemblage saisonnier, selon nos résultats.

Mots clés : Acridofaune, richesse, adaptation, phénologie, Dociostaurus maroccanus, semi aride algérien.

Diversité des Helminthes parasites récoltés chez Trachurus mediterraneus et T.trachurus provenant de la lagune de Bizerte

Rym ANTAR, Nessrine GHANMI & Lamia GARGOURI

Unité de recherche: Bio-écologie animale et systématique évolutive, Faculté des Sciences, Université de Tunis El Manar, 2092, Tunis, Tunisie. lamiagargouri@yahoo.com

Les parasites des poissons présentent une portion signifi- cative de la biomasse dans les écosystèmes aquatiques et une part essentielle de ces environnements. Ils jouent un rôle dans la régulation de la dynamique des populations hôtes et influencent la structure des communautés. Ils peuvent aussi fournir des informations importantes sur la fonction et la structure de l’environnement ainsi que sur la biologie des hôtes. Malgré l’importance écologique de ces organismes, ils sont très peu connus sur les côtes tunisiennes. Ce travail s’intéresse à l’étude des helminthes des poissons du genre Trachurus. L’examen parasitolo- gique du tube digestif de 10 T. mediterraneus et 47 T. trachurus provenant de la lagune de Bizerte (Nord-est de la Tunisie) nous a permis de récolter, pour la première fois, 12 espèces d’helminthes appartenant à 4 embranchements (2 Acantocéphales, 1 larve plérocercoïdes de Cestodes, 8 Digènes et 1 larve de Nématodes). Seulement 5 des 12 espèces sont communes aux deux hôtes. L’examen du taux du parasitisme montre que la faune parasitaire de ces deux espèces de poissons est dominée par les Acanthocéphales et les Cestodes. Ceci est sans doute en relation avec le régime alimentaire de ces poissons composé essentiellement par des petits poissons et des crustacés qui jouent le rôle d’hôte intermédiaire pour ces helminthes.

Mots clés : Helminthes, lagune de Bizerte, Trachurus mediterraneus, T. trachurus

3°
CFMZI

24

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès 
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

Comportement de butinage et efficacité pollinisatrice de quelques espèces d’abeilles en milieu cultivé

Malika AOUAR-SADLI, Salaheddine DOUMANDJI & Kamel LOUADI

Université Mouloud Mammeri, Tizi-Ouzou, Algérie malikaaouar@yahoo.fr

Plusieurs critères sont à considérer pour évaluer le potentiel d’une espèce d’abeille comme insecte pollinisateur d’une culture d’importance économique telle que la Fève. En vue d’estimer la qualité ou l’efficacité du butinage de différentes espèces d’abeilles sur les fleurs de fève, nous avons déterminé la nature de leurs visites florales et nous avons mesuré leur vitesse de butinage. Parmi les espèces d’abeilles observées, certaines pratiquent toujours un butinage positif en pénétrant à l’intérieur de la fleur, c’est le cas d’Eucera pulveracea Dours, 1873, d’autres un butinage négatif en empruntant les trous percés à la base de la corolle par les bourdons, c’est le cas de Xylocopa violacea L., 1758 qui puise le nectar sans polliniser. Les visites de l’abeille domestique Apis mellifera L., 1758 sont positives dans 94% des cas. Par ailleurs, les visites les plus fréquentes sont celles d’E. pulveracea mâle qui butine les fleurs à une cadence moyenne de 11,4 fleurs par minute. L’espèce la mois rapide est X. violacea, sa cadence moyenne ne dépasse pas 3,3 fleurs par minute.

Mots

clés : Abeilles

solitaires,

pollinisation,

cultures,

Algérie.

Biologie de la reproduction du ganga unibande, Pterocles orientalis (Pteroclididae) en milieu naturel et en élevage: perspectives de renforcement des populations en déclin dans les steppes arides du centre ouest du Maroc

Mohamed AOURIR 1 , Med ZNARI 1 A. EL ABBASSI 1 , M. RADI 1 & J.M. MELIN 2

1 Univ Cadi Ayyad, Faculté Sciences - Semlalia, Marrakech 2 INRA Tours, Station Recherches Avicoles, Nouzilly, Tours

Des aspects de la biologie de la reproduction du Ganga unibande, Pterocles orientalis, ont été étudiés dans une zone aride du centre-ouest du Maroc durant les saisons 2003 et 2004. Les stocks de reproducteurs étaient issus d’œufs pondus en milieu naturel, éclos et élevés en captivité dans le cadre d'un programme d’un élevage conservatoire. La procédure du retrait d’œufs pondus en captivité a été utilisée et les œufs incubés artificiellement. On a enregistré les paramètres de reproduction, le taux d'éclosion et la mortalité post-éclosion. La rétro-datation des pontes et des nichées en milieux naturel, ont indiqué que la nidification réussie a duré 13-18 semaines ( de mi- avril à fin août). La ponte moyenne était de 2,55 ± 0,50 œufs. La période d'incubation est de 26 jours et le taux d'éclosion en moyenne de 62,5 %. Le ganga unibande en captivité a montré un rythme reproduction saisonnier avec une période de ponte de 7 à 12 semaines. Un maximum de 7 pontes/femelle/saison a été enregistré. La taille de la ponte était en moyenne de 2,66 ± 0,47 œufs, et l'intervalle moyen inter-pontes était de 10 ± 2,7 jours. La production totale moyenne d'œufs était de 12 ± 5,83 œufs/femelle (valeurs extrêmes: 8-18). L’éclosabilité augmente avec

l'âge de 37,5 à 72,2 %. La mortalité des poussins s'est produite seulement durant la première semaine après l'éclosion, avec une moyenne de 60,5 %. Les résultats ont montré que le ganga unibande peut être reproduit avec succès en captivité avec la possibilité de contrôler et de maximiser sa production de reproduction pour le renforcement des populations sauvages locales en déclin.

Atlas des Mammifères sauvages du Maroc : ving-cinq ans après le catalogue

Stéphane AULAGNIER 1 , Fabrice CUZIN 2 & Michel THEVENOT 3, 4

1 Comportement & Ecologie de la Faune Sauvage, I.N.R.A., B.P. 52627, F 31326 Castanet Tolosan cedex.

2 B.P. 1172 Bab Agnaw, 40000 Marrakech, Maroc. 3 Biogéographie et Ecologie des Vertébrés, École Pratique des Hautes Études, Centre d'Écologie Fonctionnelle et Évolutive, 1919 Route de Mende, F 34293 Montpellier 4 353 chemin des Mendrous, 34170 Castelnau-le-Lez. Stephane.Aulagnier@toulouse.inra.fr

En 1986 le "Catalogue des Mammifères sauvages du Maroc" consacrait la première tentative de cartographie de

la

répartition de tous les Mammifères terrestres vivant sur

le

territoire marocain sur la base d’un même carroyage 0,5°

x

0,5°. Vingt-cinq ans plus tard, des révisions taxono-

miques, des découvertes d’espèces, pressenties pour la plupart, mais aussi des régressions, voire des extinctions, des réintroductions et surtout une amélioration des connaissances a motivé la mise à jour de ce document. Pour cet “Atlas des mammifères sauvages du Maroc” nous avons essayer de collecter le maximum d’informations accessibles (dont les collections de plusieurs musées européens et américains) grâce à la contribution de collègues et visiteurs de toutes nationalités. Les principaux chapitres de cet ouvrage traiteront de l’identification, de la distribution, de l’habitat et du statut de conservation de quelques 105 espèces "historiques" sur la base d’un texte opposé à une carte établie à partir d’une base de données de plus de 10 000 localisations rapportées à un carroyage 0,25° x 0.25°. Sur près de 1000 cellules à remplir, 1 seule indique la présence de Gerbillus simoni ou Taphozous nudiventris, mais 343 et 295 mentionnent celle de Lepus mediterraneus et Vulpes vulpes respectivement. Ces chapitres seront complétés par des contributions sur les Mammifères marins et sur l’histoire de la faune mamma- lienne au Quaternaire, paléontologie et gravures rupestres. Une liste de références bibliographiques, non limitée aux travaux cités dans le texte, complétera chaque chapitre. La rédaction de l’ouvrage est bien avancée pour une parution prévue en 2013, mais des données complémentaires, inédites ou publiées, sont encore les bienvenues.

3°
CFMZI

25

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

Nématodes Anisakidés du chinchard Trachurus trachurus et du pageot Pagellus acarne de l'Atlantique nord marocain

Lamyae AZBAID, El Mostafa TALBAOUI & Saadia BELACAID 1: Institut National de Recherche Halieutique, Tanger lazbaid@gmail.com & talbaoui2@yahoo.fr

Les poissons marins osseux sont les hôtes d’une grande variété de parasites. Les nématodes Anisakidés en font partie et certaines de leurs espèces peuvent être responsables de zoonoses humaines. Les anisakidoses sont des zoonoses consécutives à l’ingestion de poissons marins consommés crus ou peu cuits, et contenant les larves vivantes L3 des anisakidés. Bien que ne pouvant pas poursuivre leur développement chez l’homme, ces larves peuvent se fixer au niveau de l’estomac ou du duodénum, provoquant divers troubles digestifs parfois graves. Le consommateur exposé plusieurs fois au parasite développe une sensibilité accrue. Le présent travail vise à déterminer l’infestation par les Anisakidés de deux espèces : Trachurus trachurus et Pagellus acarne et à mettre au point l’effet de la période

d’échantillonnage et de la taille des poissons hôtes sur le taux d’infestation par ces parasites. La microscopie optique

a permis d’identifier les parasites nématodes anisakidés

infestant ces deux poissons, dont les plus observés sont Anisakis sp. larve type I chez Trachurus trachurus et Hysterothylacium sp. chez Pagellus acarne. Le chinchard est une espèce pélagique, tandis que le pageot acarne est une espèce démersale. Il s’agit de deux espèces de poissons qui se distinguent de point de vue habitat et

régime alimentaire, et par la suite, le nématode anisakidé

le plus dominant diffère d’une espèce hôte à l’autre. Pour le

chinchard, l’intensité moyenne d’Anisakis simplex est étroitement liée à l’augmentation de la taille de l’hôte, et sa prévalence est de 100% chez les individus ayant une taille comprise entre 21 et 38cm, la raison pour laquelle le chinchard de l’atlantique nord marocain représente une source potentielle d’anisakidose. En revanche, l’intensité moyenne des larves d’Hysterothylacium sp est directement associée à la période d’échantillonnage.

Mots clés : Trachurus trachurus, Pagellus acarne, némato- des, Anisakis sp., Hysterothylacium sp, anisakidose,

Etude de l’entomofaune de l’oliveraie de la région de Tizi-Ouzou (Algérie)

Nassima BACHOUCHE & Abdellah KELLOUCHE

Laboratoire d’entomologie. Département de Biologie. Faculté des sciences biologiques et des Sciences agronomiques.Université de Tizi-Ouzou, Algérie insnassima@yahoo.fr

Notre travail porte sur l’étude de l’entomofaune de l’olivier. Il est mené dans deux biotopes différents de la région de Tizi-Ouzou, l’un est situé à une altitude de 700m (Maâtkas) et l’autre dans la plaine (Taaja) à 200m d’altitude. Les résultats obtenus montrent que les principaux ravageurs de l’olivier dans la région d’étude sont la mouche de l’olive, Bactrocera oleae Gmel. (Diptera : Trypetidae), la teigne de l’olivier : Prays oleae Bern (Lepidoptera : Hypomeutidae) et

le psylle de l’olivier, Euphyllura olivina Costa (Homoptera :

Psyllidae). Les observations relatives au B. oleae montrent

que son activité commence à partir du mois de juin et contenue jusqu’ à la fin de la récolte des olives (mois de février de l’année suivante). Les résultats obtenus sur la dynamique des populations de la teigne de l’olivier prouvent que ce ravageur est présent pendant toute l’année. Trois générations se succèdent pendant l’année, Les résultats des captures d’adultes du psylle de l’olivier ont montré sa présence durant la période de piégeage avec des niveaux de population variables. Au printemps, le niveau des populations adultes prend une allure ascendante dans les deux oliveraies et enregistre des maximums de 278 et 232 adultes respectivement dans l’oliveraie de Maâtkas et de Taaja. Par ailleurs, les deux oliveraies présentent en plus des insectes ravageurs, une faune auxiliaire qui peut jouer un rôle important, en limitant les pullulations des principaux ravageurs. Parmi les insectes auxiliaires rencontrés dans les 2 oliveraies, citons Anthocoris nemoralis (Hemiptera:

Anthocoridae), Xanthandrus comtus (Dipt : Syrphidae) comme prédateurs pouvant réguler efficacement l'action dévastatrice de P. oleae et d’E. olivina. Chrysoperla carnea (Nevroptera : Chrysopidae) Steph, qui est également un prédateur polyphage qui se développe sur l'olivier. Nous avons onbservé aussi l'endoparasite Psyllaephagus euphyllurae Silv. (Hymenoptera : Encyrtidae), qui se développe au détriment des larves du psylle et Opius concolor Szepl. parasite endophage des larves de B. oleae. Le suivi des pupes au laboratoire nous a permis d’estimer le taux du parasitisme des larves de B. oleae. Les résultats obtenus montrent que ce taux varie entre 7,00 % pour les larves développées dans la variété Azeradj à 11,29 % pour celles développées sur la variété Chemlal.

Mots clés : Olea europaea, Bactrocera oleae, teigne de l’olivier, Psylle de l’olivier,

Sex-ratio et maturité sexuelle du Crabe vert Carcinus aestuarii de la région Nord de Sfax (Tunisie)

Sonia BAKLOUTI ZOUARI, Khalifa DHIEB & Othman JARBOUI

Institut National des Sciences et Technologies de la Mer (INSTM, Centre de Sfax ; BP 1035 - 3018 Sfax) sonia-baklouti@hotmail.fr

L’étude de la reproduction a porté 1399 spécimens dont le plus petit individu observé mesure 22 mm de largeur totale alors que le plus grand a une taille de 64 mm. Globalement, nous avons compté 518 mâles et 881 femelles, ce qui donne un taux de masculinité de 37,03 % et un taux de féminité de 62,97%. L’analyse du sex-ratio par saison et par classe de taille montre une dominance des femelles par rapport aux mâles en toute saison. En été et en automne, le nombre de femelles est sensiblement supérieur à celui des mâles. Le calcul du pourcentage des individus matures par classe de taille et par sexe, nous a permis de déterminer la taille de première maturité sexuelle. Les résultats obtenus dont la fiabilité est justifiée par un test montrent que la taille à la première maturité sexuelle (L 50 ) chez les femelles est inférieure à celle chez les mâles. En effet, la valeur estimée de L 50 chez les femelles est de 34,56 ± 0,07 mm de largeur alors que celle des mâles est de 43,93 ± 0,09 mm de largeur.

Mots clés: Crabe vert, Carcinus aestuarii, Nord de Sfax, sex-ratio, maturité sexuelle.

3°
CFMZI

26

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès 
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

La circulation à bas bruit des anticorps du virus West Nile chez les passereaux forestiers du Maroc

Riad Essolh BAOUAB 1 , J. FIGUEROLA 2 , O. FASSI FIHRI 3 , A. MATAAME 1 & B. BENSALECK 3

1 Univ Med V-Agdal, Institut Scientifique, Rabat Agdal
2

Estación Biológica de Doñana, Consejo Superior de

Investigaciones Científicas, Sevilla, Espagne.

3 Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, Rabat rbaouab@yahoo.com

Le virus du Nil occidental appartient au groupe des Flavivirus et se trouve chez les animaux et l'homme dans les pays de l'Afrique, l'Europe de l'Ouest de l'Asie, au

Notre objectif est de vérifier

l'hypothèse de la circulation à faible bruit du virus du Nil occidental et d'établir la liste des espèces d'oiseaux sauvages qui participent à la circulation des anticorps. Nous avons travaillé dans 6 stations dont 2 où s’étaient déclarées les épidémies de l'Ouest du Nil maladies en 1996 et 2003 tandis que les quatre autres stations n'ont pas enregistré de décès chez les chevaux. Des échantillons de sang ont été pris à partir de 365 oiseaux capturés en provenance de 31 espèces d'oiseaux du Maroc. Le sérum a été testé par la technique ELISA de compétition-Ab. Toutes les stations visitées ont révélé la présence d'anticorps du virus du Nil occidental avec en général un faible taux de prévalence. Les 9 espèces qui ont révélé des tests positifs parmi les 31 capturés sont des oiseaux passereaux forestiers. La présence de la circulation à faible bruit d'anticorps au cours de la période de 2008 à 2009 est établie dans toutes les stations. La différence de la séroprévalence entre les stations est en proportion inverse avec le nombre d'espèces capturées.

Moyen-Orient et en Amérique

.
.

Mots clés: Virus du Nil occidental, Circulation à faible bruit, Passereaux forestiers, Sérologie, Prévalence.

Écologie et Expansion de la Tourterelle turque Streptopelia decaocto en Algérie

Adnène BELABED 1,2 , Cyril ERAUD 3 , Slim BENYACOUB 1 & Zihad BOUSLAMA 1

1 EcoSTAq– Ecologie des Systèmes Terrestres et Aquatiques, Université Badji Mokhtar Annaba 2 Département d’écologie et de biologie végétale. Université Ferhat Abbas – Sétif. 3 Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage– Direction Etudes -Recherche–CNERA France belabed_adnene@yahoo.fr

L'expansion naturelle de la Tourterelle turque (Streptopelia decaocto) est l’une des plus impressionnantes du règne animale. Presque aucun oiseau n'a présenté un phénomène d'expansion naturelle aussi important que la Tourterelle turque. La présente étude est la première de son genre en Algérie, elle est réalisée entre 2009 et 2011, nous avons recueilli des données sur la croissance des poussins en fonction de l'âge et les traits d’histoire de vie de la Tourterelle turque, dans 04 sites urbains de la ville d’Annaba dans le Nord-est Algérien. Les principaux objectifs de cette étude ont été : (1) étudier l’expansion de la Tourterelle turque en Algérie, et (2) étudier son comportement reproducteur (La masse des poussins jusqu'à l’envol, les mensurations du bec, du

culmen, du tarse et de l’aile des pullis. Les caractéristiques du nid. Masse, largeur et longueur des oeufs. Ont été mesuré aussi, la date d’éclosion, la taille ou la grandeur de ponte, le succès de la reproduction et le succès à l’envol). Depuis sa première observation en Algérie en 1994 dans la ville de Annaba Nord-est Algérien) (Benyacoub, 1998), cette espèce n’a cessé d’augmenter son aire de reproduction en occupant les principales villes portuaires (1999), suivies par les villes internes des hautes plaines algériennes, arrivant jusqu’aux portes du Sahara, Ghardaïa en 2002. Des présences ponctuelles ont été remarquées dans les villes de l’extrême Sud, à savoir Tamanrasset (2007). 200 nids ont été prospectés, les nids actifs ont été suivis de l'incubation jusqu'à l'envol des jeunes. Le suivi de la reproduction a révélé que la moyenne de

ponte est de 1,8 ± 0,4, un succès de la reproduction de

40 ± 44,334 %, la moyenne des oisillons envolés est de 0,466 ± 0,73, jumelée avec un succès à l’envol de 33,33 ± 47,94 %. Les premières constatations relevaient du nombre important d’individus et du déclin des autres espèces de colombidés. L’étude de la reproduction a révélé que les Tourterelles turques algériennes possédaient les mêmes paramètres démographiques que leurs homologues européens ou asiatiques, et des paramètres de reproduction et morphologiques différents.

Mots clés : Streptopelia decaocto, Algérie, expansion, colombidés, reproduction

Ultrastructure des hémocytes de l’abeille ouvrière Apis mellifera L (Hymenoptera : Apidae) au 5 eme stade larvaire

Messaouda BELA Ϊ D 1 , Bernard DUVIC 2 , Salaheddine DOUMANDJI 3 & Michel BREHELIN 2

1. Département de Biologie. Faculté des Sciences. Université M’Hamed Bougara. Boumerdes. Algérie

2 Ecologie microbienne des Insectes et Relations Hôte-

pathogène (UMR 1133 INRA-UMII), pl.E.Bataillon 34095,

Montpellier, France 3. Zoologie Agricole et Forestière. Ecole Nationale Supérieure Agronomique El Harrach. .belaidfo@yahoo.fr

Deux types d’hémocytes circulants ont été identifiés dans l’hémolymphe de larves de stade 5 de l’abeille ouvrière Apis mellifera L (Hymenoptera : Apidae) par microscopie à contraste de phase et microscopie électronique à transmission. Ce sont les plasmatocytes et les granulocytes. Ces dernières cellules sont les plus abondantes dans l’hémolymphe de l’abeille à ce stade. La microscopie électronique montre que les plasmatocytes de l’abeille ouvrière au stade L5 contiennent des granules cytoplasmiques habituellement présentes dans les granulocytes des autres espèces d’insectes. Quant aux granulocytes, ils se caractérisent par la richesse en mitochondries et en réticulum endoplasmique allongé ou sous forme de citerne.

Mots clés: Apis mellifera, larve d’abeille, hémocyte, microscope photonique, microscope électronique, morphologie.

3°
CFMZI

27

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

Réponses antioxydantes chez Sarpa salpa : corrélation inter-saisonnière avec le régime alimentaire et l ʼ accumulation des métaux lourds

Khaled BELLASSOUED 1, 2 , Asma HAMZA 2 , Jos Van PELT 3 & Abdelfattah ELFEKI 1

1 Sciences Faculty of Sfax, BP 1171, 3000 Sfax, Tunisia 2 National institute of Sciences and Technologies of the Sea. Sfax, Tunisia 3 Liver Research Facility, Labo Hepatology, Gebouw Onderwijs en Navorsing 1 bus 703, Herestraat 49, University Hospital Gasthuisberg, Leuven, Belgium

khaledbra3@gmail.com

Dans le cadre d’une biosurveillance des espèces marines sur les côtes tunisiennes, nous avons étudié le cas de la saupe Sarpa salpa, poisson hallucinogène. L’objectif est de savoir si le phytoplancton toxique « saison dépendante » ingéré par ce poisson, et l’accumulation des métaux lourds provoquent l’activité des enzymes antioxydants chez la saupe. Nous avons observé une augmentation significative

Evaluation de l’activité « anti-microfouling » à partir d’extraits biologiques d’un Cnidaire : Anemonia viridis

Khalifa BEN YOUNES 1 , Rim CHATER 2 , Fouad TRABELSI 3 , Riad KHARRAT 2 & Najoua TRIGUI EL MENIF 1

1 Laboratoire de bio-surveillance de l’Environnement, Unité de Malacologie Appliquée et Fondamentale- Faculté des Sciences de Bizerte, Zarzouna, 7021Bizerte 2 Biotoxines Alimentaires, Institut Pasteur de Tunis Tunisie 3 Recherche et Développement, Société Tunisienne de Peintures (ASTRAL), Mégrine, 2033, Ben Arous benyouneskalifa@gmail.com; elmunif2004@yahoo.fr

L’utilisation de peintures antisalissures marines ou

antifouling à base de métaux lourds et de biocides toxiques

a causé plusieurs problèmes écologiques et environ-

nementaux. Il s’est avéré nécessaire de trouver des alternatives à travers de nouvelles peintures à base de molécules actives naturelles pour lutter contre les salissures et plus particulièrement les premiers stades d’accrochage bactériens. Dans ce contexte, nous avons choisi de tester l’activité de molécules extraites à partir d’un

cnidaire Anthozoaire Anemonia viridis, collecté au niveau du canal Bizerte. L’extraction de molécules biologiques actives a été effectuée en utilisant 5 solvants organiques à polarité croissante. Les cinq extraits, ainsi obtenus, sont incorporés, à des concentrations différentes : 1,5 ; 1,9 ; 2,9 g/kg de peinture dans la composition de la peinture commerciale dépourvue de son biocide. L’activité biologique de ces « peintures essais » a été testée in situ .

A cet effet, des plaques en taule noire, peintes avec les

différents types de mixtures formulés, sont incubées pendant 24h, à une profondeur de 1 m, dans une station située dans le canal de Bizerte. Juste après, une analyse microbiologique par spectrophotométrie a été menée sur des prélèvements du « biofilm » qui s’est déposé sur les plaques. La lecture des DO à 550 nm a montré que l’activité « anti-microfouling » est efficace pour les extraits acétoniques (Ac) et méthanoliques (M) par comparaison

aux témoins. Après trois mois d’immersion, les plaques sont retirées de l’eau. Le comptage et l’identification de la macrofaune fixée sur quatre quadras de chaque plaque et

de l’activité des enzymes antioxydantes comme la catalase (CAT) et la glutathion peroxydase (GPx) dans les organes de S. salpa en comparant avec les poissons témoins : D. annularis. Les activités des enzymes antioxydantes dans les organes de la saupe commençent par le foie ensuite le cerveau et enfin la chair. Cet effet augmente avec la taille de l’animal donc avec la quantité des aliments ingérés par ce poisson. Nous avons observé une augmentation significative des concentrations de cuivre, nickel et de plomb dans les organes de la saupe en comparant avec celle du sparaillon. Une corrélation significative (p<0,05) est observée entre les dinoflagellés toxiques dans les contenus stomacaux et les activités des enzymes antioxydantes dans les organes de la saupe. Au terme de ce travail, on conclut que le phytoplancton toxique et l’accumulation des métaux lourds sont responsables de l’augmentation des activités des enzymes antioxydantes dans les organes de S. salpa.

Mots

de Guinée, Récifs artificiels,

Demersales, Immersion, Chalutiers illicites, Mangrove.

clés :

Golfe

de chaque concentration a mis en évidence, parmi les cinq solvants utilisés celui qui, avec les extraits du cnidaire, se montre le plus adéquat contre la fixation des salissures.

Mots clés : Peintures antisalissures; biofilm; molécules actives; Anemonia viridis.

Etude du métabolisme hydrominéral chez Camelus dromedarius élevé dans la région de « Ouargla » et soumis à la déshydratation

R.R. BENAMARA 1 , B. BAISSA 2 , A. BARHOUN 3 , Z. AMIRAT 1 , F. KHAMMAR 1 & Mounira KHALDOUN 1

1 LRZA, FSB, USTHB ;

2 ITAS Université K. Merbah Ouargla ; 3 Lab. Central Biochimie Hospital Mustapha alger mounirabenabbas@yahoo.fr

L’objectif de ce travail est d’étudier les variations du métabolisme hydrominéral en fonction du sexe et au cours de l’année chez le dromadaire Camelus dromedarius élevé en région saharienne et soumis à la déshydratation de 8 jours. L’étude a porté sur 53 dromadaires Camelus dromedarius (7 femelles et 46 mâles), de races variées (Chaambi, Targui et Sahraoui), âgés de 2 à 14 ans et appartenant à plusieurs éleveurs. Ils sont destinés aux abattoirs de Ouargla (5,6°E ; 32°N ; 128m d’altitude). En accord avec les propriétaires et le service vétérinaire, les animaux ont été maintenus en stabulation et privés d’eau de 7 à 21 jours dans l’abattoir jusqu’au jour du sacrifice. Les prélèvements sanguins ont été effectués le matin (6h) avant l’abattage. Les électrolytes (Natrémie, Kaliémie et Chlorémie) ont été mesurés par les kits « Roche Diagnostic » à l’aide d’un analyseur automatique Roche/Hitachi 902. Les résultats obtenus sont supérieurs à ceux trouvés par d’autres auteurs (Ben Romdhane, 2003). En hiver la natrémie est légèrement plus faible chez la femelle que chez le mâle (- 4%); au printemps elle est du même ordre de grandeur entre les deux sexes et en été, on retrouve de nouveau une natrémie nettement plus faible chez la femelle (-10%). Chez les deux sexes, le profil saisonnier a fait ressortir une natrémie très élevée en hiver. Au printemps on observe une diminution hautement significative (-13.5% ; p < 0.001)

3°
CFMZI

28

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès 
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

suivie d’une élévation hautement significative en été (+11 % ; p < 0,001). Le métabolisme du sodium est fortement influencé par la déshydratation. Tous les auteurs rapportent une augmentation de la natrémie avec la privation d’eau qui est due à une diminution simultanée de la filtration glomérulaire en Na+, de sa concentration urinaire ainsi que son excrétion tubulaire (Bengoumi, 1993; Ben Romdhane, 2003). La kaliémie, aux deux saisons hiver et printemps, est plus basse chez la femelle par rapport au mâle (respectivement -10,6% et -11,6%) mais la différence n’est pas significative. En revanche, en été le phénomène semble s’inverser puisque chez la femelle la kaliémie est la plus élevée par rapport au mâle. Au cours de l’année cette kaliémie montre un cycle saisonnier parallèle chez les deux sexes. On observe une diminution au printemps et une élévation en été toutes deux hautement significatives (respectivement - 35% et +70%; p < 0,001). Le métabolisme du potassium est également influencé par la déshydratation. Ceci trouve son explication dans le fait que la filtration glomérulaire du potassium et son excrétion diminuent (Mahmud 1984). En effet le métabolisme du potassium dépend de l’aldostérone qui favorise son excrétion tubulaire en échange avec le sodium réabsorbé. Cependant chez le dromadaire déshydraté où l’action de l’aldostérone est faible, c’est l’ADH qui parait moduler ce métabolisme comme pour le Sodium. La chlorémie ne présente aucune différence sexuelle significative aussi bien en hiver qu’au printemps. Le profil saisonnier fait ressortir une chlorémie plus basse en hiver et une concentration plasmatique élevée au printemps. L’augmentation est hautement significative aussi bien chez le mâle (+33.2 % ; p < 0,001), que chez la femelle (+31.7% ; p < 0,001). N’oublions pas que les chlorures plasmatiques ne sont pas soumis à une régulation spéciale; leur métabolisme suit celui du sodium. La déshydratation entrainerait une hyperchlorémie qui n’est pas observée systématiquement (Etzion 1987).

Mots clés : Natrémie ; Kaliémie, Chlorémie, électrolytes, dromadaire, déshydratation, métabolisme hydrominéral

Neurotoxicité du spinosad, évaluée sur deux générations chez Tuta absoluta (Lepidoptera) et Drosophila melanogaster (Diptera)

Samia BENCHAABANE, Meriem CHAABANE, Samira KILANI-MORAKCHI & Nadia ARIBI

Laboratoire de Biologie Animale Appliquée, Département de Biologie, Faculté des Sciences, Université d’Annaba, sambenchaabane@yahoo.fr

Tuta absoluta Meyrick, 1917 (Lepidoptera, Gelechiidae), espèce invasive, originaire d’Amérique du sud, a envahi l'Europe et tout le bassin méditerranéen en causant des dégâts importants aux cultures de tomates principalement. La lutte contre ce fléau est difficile car cet insecte est arrivé en Europe avec une résistance acquise aux pesticides conventionnels. En Algérie, T. absoluta a fait son apparition en 2008 et depuis 2010, un pesticide naturel, le Spinosad est utilisé pour lutter contre ce ravageur. Le spinosad, dérivé de la fermentation d’une bactérie actinomycète (Saccharopolyspora spinosa), est un neurotoxique agissant par contact ou ingestion. Ce biopesticide est décrit comme présentant de faibles risques écotoxicologiques. La gestion de la résistance étant essentielle il convient d’évaluer, dans

un premier temps, la rémanence éventuelle du spinosad en examinant ses éventuels effets au cours de deux générations successives, chez T. absoluta mais aussi chez un modèle de référence, Drosophila melanogaster Meigen, 1830 (Diptera, Drosophilidae). Le spinosad a été adminis- tré in vivo par application topique au cours du dernier stade larvaire de T. absoluta et de D. melanogaster à leur concentration d’inhibition 50% de la mue nymphale (CI50) respective (234,33 ppm pour T. absoluta et 295,12 ppm pour D. melanogaster). Ces concentrations ont été détermi- nées lors d’essais toxicologiques préliminaires. L’effet de

ce pesticide naturel a été évalué sur l’activité spécifique de l’acétylcholinestérase (AChE) au cours de la génération parents (G0) et la génération 1 (G1). Les résultats montrent que le spinosad entraîne, chez les deux espèces, une inhibition de l’activité spécifique de l’AChE montrant l’activité neurotoxique de la molécule chez les séries traitées comparativement aux témoins. L'effet neurotoxique du spinosad est observé pour les deux espèces seulement

à la G 1 chez les larves et les nymphes, alors que chez les

adultes, un effet est noté pour les deux générations. En outre, une inhibition plus importante (p 0.01) de l’activité

spécifique de l’AChE est notée à G1 (p 0.001) par rapport

à G0. En conclusion, le spinosad montre, chez les deux

espèces étudiées, une neurotoxicité qui est plus importante au niveau de la G1. Le spinosad semble donc agir avec des effets différés chez T. absoluta et D. melanogaster ; cette rémanence doit donc être prise en considération dans

les programmes de lutte intégrée pour une meilleure gestion du phénomène de résistance.

Mots clés : Tuta absoluta, Drosophila melanogaster, Spinosad, Physiotoxicité, Acétylcholinestérase.

Empreinte protéique et identification du thon rouge (Thunnus thynnus), la thonine commune (Euthynnus alletteratus) et l’auxide (Auxis rochei)

Faiza BENDADECHE, Mohamed Bey BABA HAMED & Sidi Med El-amine ABI-AYAD

Lab. Aquaculture et Bioremédiation (AQUABIOR), Biotechnologie, Faculté des Sciences Université d’Oran ben.faiza.aqua@hotmail.fr

La qualité d'un produit fait d'abord référence à la notion d'espèces avant tout autre considération afférente à sa qualité nutritionnelle, organoleptique ou marchande. Les produits de la mer surgelés, sous forme de filet, ou en boite de conserve, posent problème de la nature même du produit ou d’espèce. Ainsi des techniques d’étude d’empreinte protéique, permettent d’identifier les espèces de poissons conditionnés. L’étude porte sur la détermi- nation d’empreintes protéiques d’espèces de poissons bleus de la famille des Scombridae, souvent sujet de tromperie pour le consommateur, et susceptibles de fraudes des conserves de thon, à savoir le thon rouge (Thunnus thynnus), la thonine commune (Euthynnus alletteratus) et l’auxide (Auxis rochei). Les protéines solubles sont extraites du muscle blanc, puis analysées par la technique d’électrophorèse SDS-PAGE, et par la méthode d’analyse densitométrique. Les résultats montrent des différences et des ressemblances qualitatives et quantitatives entre les espèces. 27, 30, 27 et 28 bandes de protéines sont obtenus respectivement chez le maque- reau espagnol (Scomber japonicus), l’auxide Auxis rochei, le thon rouge Thunnus thynnus, et la thonine Euthynnus

3°
CFMZI

29

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

alletteratus. Une bande de 140 KDa spécifique à Thynnus thynnus, de 180 KDa spécifique à Auxis rochei peuvent être considérés comme protéines marqueurs d’identifi- cation et différenciation entre ces espèces. En revanche des bandes protéiques de 88, 58 et 42 KDa sont communes. Cette analyse phénotypique visualise les liens entre les espèces considérées par un dendogramme.

Mots clés: SDS-PAGE, électrophorèse, gène cytochrome b, ADN mitochondrial, Thunnus thynnus, identification moléculaire.

Biogéographie des abeilles sauvages à travers la région septentrionale d’Algérie

Leila BENDIFALLAH 1 , Kamel LOUADI 2 & Salaheddin DOUMANDJI 3

1 Département de Biologie, Faculté des Sciences, Université M’hamed Bougara Boumerdes, Algérie 2 Faculté Sciences et Vie, Université Constantine - Algérie. 3 Département de Zoologie agricole et Forestière, Ecole Nationale Supérieure Agronomique El Harrach, Alger bendif_l@yahoo.fr

Les abeilles ou Apoidea apiformes contribuent à la biodiversité des plantes et à la sécurité alimentaire. La pollinisation est l’un des principaux mécanismes dans le maintien et la promotion de la biodiversité. Aussi, un tiers des cultures nécessite une pollinisation pour améliorer la qualité des fruits et la majorité d’entre elles est pollinisée par plusieurs espèces d’abeilles, estimées à 25.000. La diversité de la faune des abeilles sauvages a été largement étudiée. A travers l’Ouest Paléarctique, il existe une grande diversité des abeilles sauvages en région Méditerra- néenne. Cependant, cette faune est très peu étudiée en Afrique du Nord, en particulier en Algérie. La présente étude concerne la faune des abeilles et sa biodiversité dans l’écosystème naturel à travers la région septen- trionale d’Algérie représentée par deux grandes zones bioclimatiques : sub-humide et semi-aride avec quatre régions d’études. Le site de Blida est la région sub-humide, El Harrach, Zemmouri et Bouira représentent la région semi-aride. Le travail a été mené durant la période allant de 2004 à 2009. Les résultats de cette étude montrent un inventaire complet d’environ 9000 individus répartis entre 23 genres et cinq familles. Les familles d’Apoïdes les plus diversifiées sont les Apidae (34 %), les Andenidae (27 %), les Halictidae (20,9 %), les Megachilidae (12,6 %) et les Colletidae (5,2 %). En individus, les Andrenidae dominent (46,7 %), face aux Halictidae (27,2 %), aux Apidae (18,4 %), aux Megachilidae (7 %) et aux Colletidae (0,8 %). La densité et la diversité des abeilles varient d'une région à une autre selon le climat et les disponibilités en ressources végétales. Il est à souligner la présence de 18 espèces et de 3 sous-espèces nouvelles pour l’Algérie. Les abeilles sont en un maximum de taxa en avril (floraison maximale des plantes).

Mots clés : Apoidea apiformes, biogéographie, plantes mellifères, étages bioclimatiques, Algérie.

Mesure de deux biomarqueurs Catalase et MDA chez les bivalves Perna perna et Mytilus galloprovincialis suite à une contamination bactériologique aigüe par Staphylococcus aureus (Algérie)

Djamel BENDJOUDI 1 , Faiza ZOUAOUI 1 , Med BRAHIM- ERRAHMANI 2 , Kamel BENDJEDDOU 3 & Nadia CHEKIR 4

1 Labo. Biologie, Sciences de la Nature et de la Vie,

Université de Blida 09000 – Algérie

2 Labo. Chimie et Physique Moléculaire, Faculté Sciences

Ingénieur, Université de Blida.

3 Microbiologie Appliquée, Faculté Science de la Nature et de la Vie, Université Abderahmane Mira, Béjaia 4 Unité du Développement des Equipements Solaires de Bou-Ismail (UDES, Tipaza – Algérie) univers.bd@hotmail.fr

La contamination bactériologique des eaux et des fruits de mer représente une préoccupation majeure par rapport à l’environnement et la santé humaine. Dans cette étude effectuée au niveau de la ferme aquacole d’Ain-Tagourait (Tipaza - Algérie), nous avons évalué l’effet d’une expo- sition bactériologique aigüe à trois concentrations de solution de S. aureus sur les bio marqueurs Catalase et MDA de deux espèces sentinelles Perna perna et Mytilus galloprovincialis. Pour chaque espèce de bivalves, les organismes tests étaient maintenus dans des bacs en polystyrène et exposés à divers concentrations (5. 10 2 ,

et 5.10 4 Unités de bactéries/l) pendant trois jours.

5.10

Après la fin du cycle de toxication, les individus sont replacés dans une eau non contaminée pour un cycle de décontamination de trois jours. Les teneurs en protéines, MDA, et l’activité catalase sont mesurées après 1 et 3 jours de contamination et après 3 jours de décontamination. Les premiers résultats de cette étude ont montré que : La

catalase est induite significativement chez P. perna suite à

bactéries/l. Chez M. galloprovin-

cialis une induction significative dès 24h d’exposition et

même par la concentration

5. 10 3 bactéries/l a été

72h d’exposition à 5. 10

3

4

observée. Une légère déplétion significative entre le cycle de toxication et de détoxication des teneurs en MDA a été obtenue chez Mytilus galloprovincialis exposés à 5.10 3 et

5.10 4 bactéries/l. toutefois les teneurs en protéines ne semblent pas être affectées par les solutions bactériennes chez les deux espèces de mollusques testées.

Mots clés : Perna perna, Mytilus galloprovincialis, Catalase, MDA, contamination, S. aureus

Deux espèces invasives de la culture de tomate en Algérie : cas de Tuta absoluta Meyrick, 1917 (Lepidoptera : Gelechidae) et de Bemisia tabaci Gennadius, 1889 (Hemiptera : Aleyrodidae)

Hassina BENMESSAOUD-BOUKHALFA & Nora KHELLAF

Département de Zoologie Agricole et Forestière, ENSA Hassen Badi 16300, Alger, Algérie. h.benmessaoud@ensa.dz

Les échanges commerciaux des produits agricoles à travers le monde sont l’une des principales causes de la plupart des invasions de nouveaux ravageurs qui se produisent dans nos cultures. Au cours des trois dernières décennies, deux espèces polyphytophages: l'aleurode Bemisia tabaci et la mineuse Tuta absoluta ont envahi les

 

3°
CFMZI

30

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès


de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

cultures de tomate sous abri serre et de plein champ. L’aleurode peut occasionner d’importants dégâts directs et peut également être vecteur de virus tel que le TYLCV :

tomato yellow leaf curl virus, et la mineuse peut se nourrir de toutes les parties du plant de tomate, avec des pertes avoisinants les 100% quand ces ravageurs sont présents sur nos cultures. Pour pallier aux dommages causés par ces déprédateurs, déterminer les premières émergences et analyser des stratégies de lutte, des études bioécologiques ont été menées sur une culture de tomate dans le littoral Algérois. L’évolution temporelle des populations a révélé 4 générations chevauchantes d‘adultes de Tuta absoluta et 3 générations chevauchantes d‘adultes de l'aleurode Bemisia tabaci sur 6 mois, correspondant à la durée de dévelop- pement de la culture de la tomate sous abri serre. Les ennemis naturels autochtones de ces ravageurs ont été recensés. Deux punaises prédatrices Nesidiocoris tenuis et Macrolophus caliginosus (Hemiptera-Miridae) ont été observées dans les serres à partir du printemps et leur densité a augmenté vers la fin du cycle de la culture. Plusieurs parasitoïdes des Hymenoptera et aux familles des Aphelinidae (Encarsia formosa, Encarsia tricolor, Eretmocerus mundus), des Eulophidae (Diglyphus isaea et Necremnus sp.) et des Ichneumonidae ont été déterminés.

Mots clés : Bemisia tabaci - Tuta absoluta - espèces invasives - ennemis naturels.

Évaluation de l’exposition à la pollution atmosphérique liée à la circulation automobile chez les taxieurs et chauffeurs de bus dans la ville d’Annaba

Samira BENSOLTANE 1 , Feriel GHARSALLAH 2 , Sara GUENAOUA 2 , Med DJEKOUN 3 & Wahida LOUCIF 1

1 Faculté de Médecine, Université Badji-Mokhtar Annaba
2

Biologie, Université de Badji-Mokhtar 23000 Annaba, 3 Faculté sciences nature et vie et sciences terre-univers, Université du 08 Mai 1945, 24000 Guelma, Algérie bensoltane_samira@yahoo.fr

L’altération de l’air et la transformation de l’environnement, liées aux activités de l’homme, sont de plus en plus au cœur des préoccupations des spécialistes de la santé publique et des agences gouvernementales chargées de la protection de l’environnement. Les modifications des composants de l’air sont susceptibles d’avoir un effet nocif sur la santé ou de provoquer une gêne respiratoire. La pollution atmosphérique d’origine urbaine issue du trafic routier augmente constamment et constitue un véritable enjeu pour les villes à grande circulation automobile. Du fait de l’augmentation considérable du nombre du parc automobile, comme c’est le cas de la ville d’Annaba, les véhicules rejettent leur gaz de combustion, sans aucun contrôle et rendent l’air irrespirable. Pour évaluer l’impact de la pollution atmosphérique liée au trafic routier dans le développement des affections respiratoires chez l’être humain, nous avons réalisé une enquête épidémiologique suivant un questionnaire de 18 questions sur un échantillon de 180 chauffeurs auprès de 90 chauffeurs de bus et 90 chauffeurs de taxi afin d’évaluer le danger qui guette ces derniers, du fait qu’ils sont constamment exposé à la pollution surtout dans les bouchons et surtout dans les stations pour les chauffeurs de bus, où un grand nombre de véhicules et de bus rejettent des gaz de combustion. Cette étude nous a permis de mettre en évidence que :

53.33% des chauffeurs de taxi et 67.77% des chauf- feurs de bus présentent des allergies respiratoires,

93.33% des chauffeurs de taxi ainsi que 83. 33% des chauffeurs de bus présentent une gêne vis-à-vis de l’odeur des gaz d’échappement pendant l’embouteillage qui provoquerait principalement des allergies oculaires contractées chez 55.5% de chauffeurs de taxi et 82.22% des chauffeurs de bus.

4.44% des chauffeurs de taxi ainsi que 14.44% des chauffeurs de bus présentent des problèmes cardiovasculaires. Les différents toxiques émanant de la circulation automo- bile apparaissent comme des facteurs majeurs dans l’apparition ou dans l’aggravation d’affections et de patholo- gies respiratoires et autres chez les chauffeurs de bus plus que chez les chauffeurs de taxi, surtout si d’autres sources de pollution atmosphérique d’origine industrielle interférent dans cette région comme Fertial (Société des Fertilisants d’Algérie) et Arcelor Mittal (Complexe sidérurgique).

Utilisation de lapins de population locale en élevage rationnel : Aperçu des performances de reproduction et de croissance en Algérie

Mokrane BERCHICHE, Djamila CHERFAOUI, G. LOUNAOUCI-OUYED & Si Ammar KADI

Laboratoire de Biochimie Analytique et Biotechnologies Faculté des sciences biologiques et sciences agronomiques, Université Mouloud Mammeri, Tizi-Ouzou, berchichemok@yahoo.fr

En Algérie, la cuniculture basée sur l’exploitation de lapins de population locale, a entamé sa rationalisation après une brève introduction de reproducteurs hybrides. Le non- renouvèlement de l’importation des hybrides a propulsé l’exploitation de reproducteurs de population locale. Des programmes de recherches scientifiques, appuyant la rationalisation de cet élevage, ont mis au banc d’essai les reproducteurs utilisés. Cette étude est élaborée sur la base des résultats de travaux publiés par les différentes équipes de recherches dans ce domaine de 1990 à 2011. Elle expose une première synthèse des performances de reproduction et de croissance de trois types de reproduc- teurs. Les reproducteurs de population locale s’avèrent les plus exploités depuis 1998 (Tizi-Ouzou et ITELV de Baba Ali). Les reproducteurs de couleur blanche, descendant d’un d’hybride (Hyplus), importé de France en 1987 sont utilisés surtout à Tizi-Ouzou. Les reproducteurs de souche synthétique initiée à l’ITELV, à partir de 2003 en collaboration avec l’INRA de Toulouse sont en expérimentation. Les paramètres de reproduction évalués se caractérisent ainsi : Les lapines sont mises en reproduction entre 4 à 5 mois d’âge et pèsent entre 2,8 et 3,5 kg. Les taux de réceptivité et de fertilité sont respectivement: 63 à 77% ; 74 à 87%. Les tailles de portée sont de 7.2 à 8,7 nés totaux dont 5 à 6,5 sevrés. La mortalité des lapereaux à la naissance et durant la période naissance-sevrage est élevée: 11 à 16 %, 12 à 16 %. Le poids du lapereau à la naissance (48 à 62g) et au sevrage (450 à 575g) est faible. Les lapins de population locale et de souche synthétique pèsent 1,5 à 1,9 kg à l’âge d’abattage (77 jours) et leur vitesse de croissance se situe entre 24 et 30 g/j. Par contre, le lapin de population blanche atteint 2 kg et obtient une vitesse de croissance de 30 à 37g/j. La consommation alimentaire est modérée pour les 3 types de lapins: 75 à 100g/j, mais l’indice de consom- mation est satisfaisant : 2 ,9 à 3,6. Globalement, à l’état

3°
CFMZI

31

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

actuel de nos connaissances, la cuniculture Algérienne nécessite une utilisation de reproducteurs améliorés et un aliment granulé de qualité pour être rentable.

Mots clés : lapin, élevage, performances, croissance, reproduction.

Caractérisation des biotopes et des peuplements associés à Calliptamus barbarus (Costa, 1836) (Orthoptera : Acrididae)

Abdelmadjid BENZEHRA & Ouassila KHALFI

Ecole Nationale Supérieure Agronomique, Zoologie Agricole et Forestière. 16200 Alger. benzaraabdelmadjid@yahoo.fr, a.benzara@gmail.com

L’étude consiste en une caractérisation, selon les bioclimats, des biotopes et des peuplements associés à deux écotypes de Calliptamus barbarus, qui se différen- cient par des taches fémorales internes. Pour cela, 58 stations, très diversifiées, garrigues, friches, milieux cultivés et steppes à armoise et à alfa, ont été visitées, pendant quatre années consécutives, de 1999 à 2010. Deux techniques ont été utilisées : le filet fauchoir avec lequel nous donnons plusieurs coups en raclant bien le sol, nous permet d’avoir un dénombrement qualitatif des acridiens, et la délimitation de quadrats de 50x50m. La forme à une tache fémorale a une large aire de répartition en Algérie et fréquente tous les milieux y compris les steppes à armoise et à alfa et les milieux semi désertiques. La forme à trois taches fémorales vit dans les bioclimats, humide et sub humide ; elle est inféodée aux friches ayant une végétation peu dense et courte et aux maquis. Leurs aires de distribution ne se chevauchent pas et sont nettement distinctes aussi bien par le bioclimat, que par le type de végétation. Par ailleurs les peuplements d’acridiens associés aux deux écotypes changent selon le cortège floristique, les bioclimats et les pratiques culturales et maquis. Cependant, deux peuplements comprenant les mêmes espèces peuvent grandement différer dans leur structure et leur diversité, dépendant de leur distribution liée à leur abondance. Parfois, une ou deux espèces abondantes dominent les peuplements. Par ailleurs la quasi-totalité de la faune acridienne d’Algérie se rattache à la région paléarctique malgré le climat aride qui caractérise la plus grande partie du territoire. La faune méditerranéenne à laquelle appartiennent les espèces algériennes se caractérise par sa distribution dans des biotopes situés à la limite de la région paléarctique. De même les deux écotypes pourraient représenter deux taxons différents en raison de leurs exigences écologiques qui sont diamétralement séparées.

Mots clés : Calliptamus barbarus, écotypes, biotopes, bioclimats, peuplements

Effet d’une glucotoxicité, d’une gluco-lipotoxicité et d’une insulinorésistance induites in vivo et in vitro chez Psammomys obesus

Sihem BERDJA 1 , Leila SMAIL 1 , S. NEGGAZI 1 , N. HAMLAT 1 , S. BOUMAZA 1 , H. SAHRAOUI 1 , Y. BENAZZOUG 2 , G. KACIMI 3 , E. HAFFAF 4 & S. AOUICHAT BOUGUERRA 1

1 PPCM, 2 BRME, FSB- USTHB ; 3 Bioch. HCA, Alger, 4 Labo de Med nucléaire. HCA, Alger, Algérie berdja.sihem@hotmail.com et leila.smail@yahoo.fr

Afin d’étudier certains aspects du diabète de type 2 et de l’insulinorésistance, nous nous sommes proposés d’analyser les effets délétères de la glucotoxicité et de la gluco-lipotoxicité in vivo chez Psammomys obesus par

addition de saccharose à 30% / j pour un lot et par addition d’un régime enrichi en saccharose (20%) et en lipides ( ½

de jaune d’œuf) / j pour un autre lot pendant 6 mois. Une

simulation de glucotoxicité et d’insulinorésistance est réalisée in vitro sur les fibroblastes adventitiels à confluence en présence de D-glucose à 0,6% et par addition de doses élevées d’insuline (10 U/ml) pendant 6 h. Pour l’étude in vivo, nous avons évalué certains marqueurs

biochimiques glycémie, triglycéridémie, protéinémie, insulinémie et CPK ainsi que l’analyse électrophorétique des lipoprotéines plasmatiques. In vitro, l’impact de la glucotoxicité et de l’insulinorésistance est apprécié dans les compartiments extracellulaires par le dosage des

nitrites totaux et du malonaldehyde. Les collagènes I et III

du compartiment extracellulaire sont caractérisés par SDS-

PAGE et par une étude morphologique des cellules apres fixation et coloration et par une étude morphologique après fixation des cellules au Bouin aqueux et coloration au May Grunwald Giemsa. La prolifération des cellules est évaluée par comptage.Les animaux soumis au saccharose et à un régime glucido-lipidique ont montré une hyperglycémie associée à une hyperinsulinémie, une hypertriglycéridémie, une hypercho-léstérolémie et une hyperprotéinémie, une augmentation de la CPK et des VLDL-LDL ainsi qu’une diminution des HDL. Cette élévation des paramètres

biochimique est exacerbée chez les animaux soumis au régime glucido-lipidique. En présence de glucose et d’insuline, les taux de malonaldéhyde, de nitrites totaux intracellulaire et la densité des chaînes α 2 (I) et α 1 (I+III) des collagènes I et

III extracellulaires sont très significativement augmentés.

Après coloration, les cellules montrent une hypertrophie, une vacuolisation du cytoplasme dose dépendante et une condensation de la chromatine avec fragmentation nucléaire, indicatrices d’apoptose, notamment en présence d’insuline. En présence de glucose, la prolifération des

fibroblastes augmente très significativement et elle diminue

en présence d’insuline.En présence d’insuline les taux de

MDA et des collagènes totaux sont plus importants par rapport à ceux soumis au glucose. La glucotoxicité, la glucolipotoxicité et l’insulinorésistance induites in vivo et in

vitro sont responsables d’importantes altérations métabo- liques conduisant à l’accélération du processus athéros- cléreux

Mots clés : Psammomys obesus, fibroblaste aortique, DT2, insuline, glucotoxicité, glucolipotoxicité.

3°
CFMZI

32

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès 
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

Activité vitellogénique chez un myriapode chilopode Scolopendra morsitans soumis au stress environnemental dans l’Est Algérien

Alima BOUKACHABIA ¹ , Ouided DAAS-MAAMCHA ² & Tarek DAAS ²

¹ Département Biologie, Université El-Tarf, El-Tarf, Algérie. ² Biologie Animale Appliquée, Biologie, Faculté des Sciences, Université d’Annaba, 23000-Annaba, Algérie.

Bou_alima2001@yahoo.fr

L’étude des pollutions et de leurs effets sur les écosys- tèmes terrestres qui découle de la prise de conscience est une discipline récente dont le développement est consécutif à l’augmentation des rejets et accidents liés à l’intensification des activités anthropiques. La pollution du sol peut être diffuse ou locale, d'origine industrielle, agricole (suite à l'utilisation massive d'engrais ou de pesticides qui s'infiltrent dans les sols). Ces pollutions agricoles peuvent avoir plusieurs impacts sur la santé humaine. Les myriapodes sont des invertébrés terrestres utilisés comme bio-indicateurs de pollution des sols dont fait partie l’espèce Scolopendra morsitans qui est un Chilopode très répandu dans l’est algérien. Notre étude a pour but d’étudier l’impact de la pollution sur la reproduction de Scolopendra morsitans (période de reproduction) au niveau de deux zones du nord-est algérien, l’une méditerranéenne humide (Annaba) avec deux sites d’étude, (Dréan) considéré comme site de référence vu qu’il se trouve loin de toute source de pollution et (Sidi Amar), site exposé à la pollution, et une zone semi-aride (Tébessa) avec un site de référence (BirelAter) et un site pollué (ElmaElabiod); l’étude comporte deux approches, l’une morphométrique, grâce aux mensurations ovocytaires, au nombre d’ovocytes, à l’indice gonadique et l’autre biochimique par l’analyse quantitative des vitellogénines et des vitellines selon la méthode de Fabre et al., 1990. Les résultats montrent qu’au niveau de la zone semi-aride (Tébessa) il n’ya pas de différence significative concernant le nombre d’ovocytes, et des vitellogénines et ce, durant la période d’étude, contrairement à l’indice gonadique où la différence est significative que pour le mois de mars ; par ailleurs, les vitellines affichent une différence hautement significative durant le mois d’avril et significative au mois de mai. Pour la zone humide (Annaba), les résultats montrent que le nombre d’ovocytes est affecté significativement au cours du mois d’avril et que l’indice gonadique diminue de façon très significative durant le mois de mars; cependant, le taux de vitellogénines ne révèle aucune différence significative durant la période d’étude, contrairement aux taux des vitellines où les résultats révèlent des différences hautement significatives durant toute la période d’étude. L’espèce de la région de Tébessa est probablement plus résistante par rapport à celle d’Annaba, le stress environnemental a exercé un effet négatif très important à l’égard de cette dernière en perturbant le déroulement normal de son ovogénèse et par où de sa vitellogénèse. Les conditions environnementales agissent donc sur la reproduction de l’espèce Scolopendra morsitans en perturbant les processus physiologiques vitaux de la reproduction de l’espèce considérée comme bioindicatrice de pollution.

Mots clés: Pollution, Chilopodes, Scolopendre, l’indice gonadique, vitellogénines, vitellines.

Évaluation de la qualité des eaux marines et de la toxicité des rejets du littoral du grand Casablanca par l’utilisation du test de bioluminescence bactérienne (test Microtox)

Mina BOUHALLAOUI 1 , Ali BENHRA1, Bouchra ELHAIMEUR 1 , Taha ATANY 2 & Najat ELKHIATI 2

1 : Institut National de Recherche Halieutique, Casablanca,

2 : Faculté des Sciences Ain Chock, Casablanca, Maroc. mbouhallaoui@yahoo.fr

La présente étude a pour but d’utiliser le test d’inhibition de la luminescence des bactéries luminescentes Vibrio Fischeri (test Microtox) pour la détection et l’évaluation de la toxicité globale des milieux complexes, ainsi que l’étude de la qualité des eaux marines du littoral du grand Casablanca, qui connait un accroissement des unités industrielles. L’évaluation des effets des rejets sur la luminescence de la bactérie V. fischeri révèle la grande sensibilité de ce bioindicateur vis-à-vis des rejets avec des CE50-allant jusqu’à 0,24 % pour les effluents de la pétrochimie après 5 minutes d’exposition. L’analyse des résultats nous a permis de classer les rejets selon leur toxicité vis-à-vis de la bactérie V. Fischeri, et de dresser un profil d’impact de ces rejets, selon les valeurs de CE50 à différents temps d’exposition. Les eaux marines testées (Sidi Abderahaman, Dar Bouazza, Oukacha, Mohammedia, Moulay Bousselham large et côte et Mosquée Hassan II) exercent un faible effet sur la luminescence de la bactérie. Les résultats obtenus lors de cette étude montrent que le test Microtox représente un bon modèle d’évaluation de la toxicité des rejets complexes, et que la luminescence bactérienne constitue un excellent bioindicateur de screening de la qualité du milieu en général.

Mots clés: Bactéries luminescentes, Microtox, Ecotoxicologie, toxicité globale, Rejets.

Qualité environnementale des eaux du Golfe d’Annaba (Algérie Nord-Est) : Dosage de biomarqueurs chez Patella caerulea (Mollusque, Gastéropode)

Fatima Zohra BOUMAZA 1 , Hayet BELDI 1 , Brahim DRAREDJA 2 & Noureddine SOLTANI 1

1 Biologie Animale Appliquée, Université - Annaba

2

Sciences de la Mer, Université Annaba beldi_hayet@yahoo.fr

Le golfe d’Annaba est l’un des plus importants pôles touristiques et économiques des côtes algériennes. Il est le réceptacle d’une grande quantité de polluants d'origine urbaine, agricole, portuaire et industrielle. Dans le cadre d’un programme de biosurveillance de la qualité des eaux du littoral Est algérien, la glutathion-S-transférase (GST) et l’acétylcholinestérase (AChE) biomarqueurs respecti- vement du stress oxydatif et de neurotoxicité, ont été mesurées chez Patella caerulea (Gastéropodes, Proso- branches), espèce bioindicatrice de pollution. Ainsi, un échantillonnage mensuel des patelles colonisant le substrat dur de l’étage médiolittoral a été réalisé durant l’année 2010. Afin de déterminer un gradient de pollution le long du littoral, trois stations de suivi (El Katara, Toche, Cap de Garde) en rapport avec les différentes sources de rejets, ont été sélectionnées avec une quatrième station de référence (El Kala). La GST a été dosée dans le manteau

3°
CFMZI

33

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

de la patelle, tandis que le suivi de l’activité de l’AChE a été réalisé au niveau de la tête. Les résultats des dosages biochimiques révèlent des effets stations ; avec une induction de la GST et une inhibition de l’AChE dans les échantillons récoltés au niveau d’El Katara, Toche et Cap de Garde. C’est ainsi que les stations les plus polluées sont celles d’El-Katara et Toche, alors que la station du Cap de Garde est le biotope le moins pollué par rapport au site de référence d’El-Kala.

Mots clés : Littoral algérien, Patella caerulea, pollution, biosurveillance, biomarqueurs.

Synécologie fonctionnelle des peuplements de Coléoptères du marais salé de l’embouchure de la Tafna (Algérie)

Samira BOUKLI HACENE 1 , Karima ABDELLAOUI- HASSAINE 1 , Philippe PONEL 2 , Chafika BENDIOUIS 1 & Reda BETTIOUI 1

1 Valorisation des actions de l’homme pour la protection de l’environnement et application en santé publique. Faculté des SNVSTU, Université, Tlemcen., Algérie. 2 Institut Méditerranéen d’Ecologie et de Paléoécologie. Paléo-environnements & Biogéographie évolutive Marseille samiraboukli@live.fr

Une étude sur la bioécologie des peuplements des Coléoptères a été réalisée entre octobre 2009 et septembre 2010 dans le marais salé de l’embouchure de la Tafna. Des piégeages bimensuels effectués dans cinq faciès de végétation ont fourni 3833 spécimens répartis en 140 espèces dont deux espèces nouvelles pour l’Algérie. De point de vue biogéographique, la faune est majoritairement d’origine paléarctique dont 8% sont endémiques de la Méditerranée occidentale et 9% endémi- ques d’Afrique du Nord. Seule Orthomus abacoïdes est endémique d’Algérie. Une espèce remarquable mérite d'être mentionnée en raison de l'importance que revêt sa présence dans le marais, Dapsa pallescens est une endémique des côtes méditerranéennes, présente unique- ment au Maroc et en Algérie. Cette richesse spécifique varie d’un groupement à un autre (19 à 87 espèces). Les richesses élevées sont en relation directe avec une période de submersion moins longue, un taux de salinité moins élevé mais également une richesse floristique plus importante. Les indicateurs de diversité montrent que les peuplements sont diversifiés, réguliers et bien structurés dans l’ensemble à l’exception du groupement des points les plus bas où les plus fortes concentrations salines sont enregistrées. L’organisation trophique des peuplements de Coléoptères repose essentiellement sur cinq groupes catalogués dans le marais : les prédateurs, les phytophages, les polypha- ges, les nécrophages et les coprophages. La spécialisation de ces groupes augmente en fonction d’un gradient décroissant d’hydromophie et surtout d’halophilie. La structure trophique quantitative et qualitative reste dominée par les prédateurs dans l’ensemble du marais à l’exception du niveau le plus xérique où c’est les phytophages qui domine quantitativement.

Mots clés: Diversité, Organisation trophique, Coléoptères, Marais salé, Embouchure de la Tafna, Ouest algérien.

Maturité sexuelle d’un Mollusque Bivalve Pectinidés Chlamys varia mis en élevage en milieu extensif dans une ferme conchylicole d’Ain Tagourait (Tipaza)

Sihem BRAHIMI & Chafika REBZANI-ZAHAF

Université Sciences & Technologie H Boumediene, Faculté des Sciences Biologiques, Ecologie et d’Environnement Marin /FSB/USTHB, BP &132 EL ALIA Bab Ezzouar, Alger brahimi.sihem@gmail.com

Dans la ferme conchylicole d’Ain Tagourait, un élevage extensif en mer ouverte est réalisé sur un Mollusque Bivalve Pectinidés Chlamys varia (Linnaeus, 1758). L’étude de la maturité sexuelle de ce pétoncle repose sur deux aspects : l’aspect macroscopique de la gonade qui consiste à établir le cycle sexuel des deux sexes suivant l’échelle de Lucas (1965), et l’aspect microscopique en réalisant un examen histologique des gonades, afin de déterminer les stades microscopique selon l’échelle de Lubet (1959). L’analyse des cycles sexuels des mâles et femelles combinée à l’examen histologique, révèle une période de maturation qui débute au mois de septembre et se termine au mois de mars, avec une ponte massive en avril et d’autres pontes le long de la saison automnale et hivernale, les pontes observées correspondent aux stades IIIB de Lubet (1959). Le repos sexuel est nettement observé durant la saison estivale, de mai à août pour les 2 sexes. L’examen histologique des gonades met en évidence chez les mâles, quatre types cellulaires présents dans 2 stades de maturité, notamment les spermatogonies, les spermato- cytes et les spermatides et spermatozoïdes. Chez les femelles, 5 types cellulaires sont observés : les ovogonies, les ovocytes prévitellogéniques I, les ovocytes prévitellogé- niques II, les ovocytes vitellogéniques pédonculés et les ovocytes mûrs. Mots clés : Chlamys varia, cycle sexuel, périodes de ponte, stades de maturité, types cellulaires, Algérie.

Premières données sur la bio-écologie de la Cochenille violette Parlatoria oleae (Colvee, 1880) (Homoptera, Diaspididae), bio agresseur de l'olivier dans le NE algérien

Etude nutritionnelle des viscères comestibles de la seiche Sepia officinalis et étude préliminaire de l’activité anti tumorale à partir de son encre

Soufia CHABCHOUB ELLOUZ & Naceur AYED

Département de Biophysique et des Sciences Biologiques Institut Supérieur des Biotechnologies Médicales de Tunis soufiaellouzchabchoub@yahoo.fr

L’objectif de cette étude vise la détermination des valeurs nutritives des organes internes comestibles de la seiche Sepia officinalis (hépatopancréas hp, gonades gl, glandes nidamentaires gn et encre ec) avec une étude préliminaire de son encre. Les cendres totales sont obtenues par incinération à 900°C, la matière grasse par le système Soxcelet, les protéines par la méthode Kjeldahl et les glucides par différence. L’extraction de l’encre brute de seiche fraiche est réalisée selon la méthode Takaya et al. Les lignées cancéreuses utilisées sont U87 et IGR39. Les valeurs nutritives trouvées sont : Cendres totales gl (1,712±0,074%), gn (1,625± 0,061%), hp (1,298 ±0.035 %), ec (4,997 ±0,135 %). Matière grasse gl (0,721±0,035 %),

3°
CFMZI

34

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès 
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

gn (0,979 ± 0,120%), hp (6,529 ± 0,369%), ec (3,330 ± 0,452%). Protéines gl (15,515 ± 0,474%), gn (16,722 ±

0,657%),

Glucides gl (3,634± 0,352%), gn (0,899 ±0,195%), hp (24,274 ± 0,364%), ec (10,576 ± 0,562%). Energie gl (83,161 ± 0,608 kcal), gn (79,280 ± 0,479 kcal), hp (229,490 ± 0,504 kcal), ec (148,116 ± 0,447kcal). L’encre de seiche à la concentration de 5,14 µ g/mL inhibe l’adhésion des cellules IGR39 sur le fibrinogène de 59,85%. Cette inhibition est de 24,94% quand le substrat utilisé est la fibronectine. Les cellules U87 traitées avec des concentrations croissantes de la fraction F inf10 de l’encre de sépia bloquent la migration de ces cellules vers le fibrinogène d’une manière dose dépendante. Les glandes nidamentaires, l’hépato-pancréas ainsi que l’encre de seiche sont riches en sels minéraux et en protéines, ont une valeur énergétique appréciable et sont pauvres en lipides et en glucides. Ce sont donc des viscères qui méritent d’être consommées. L’encre de seiche semble avoir un effet anti tumoral à développer davantage et à mettre au point.

hp (18,400 ± 0,807%), ec (18,712 ± 0,683%).

Mots clés : seiche, viscères comestibles, valeurs nutritives, adhésion et migration

Smail CHAFAA, Mohamed BICHE, Abdelkrim SI BACHIR & Mahdi SELLAMI

Sciences de la Nature et de la Vie, Faculté des Sciences, Univ. El-Hadj Lakhdar, Batna smail.chafaa@yahoo.fr

Ce travail a pour objectif l’étude de quelques aspects bio- écologiques de la cochenille violette Parlatoria oleae (Colvée, 1880) : bio-agresseur des cultures de l’Olivier dans la région de Ain Touta,(zone semi aride du nord-est algérien). Le suivi du cycle biologique ainsi que la démo- écologie de ce ravageur ont été réalisé par le dénombrement périodique régulier des populations sur les différents organes de l’arbre (méthodes de Vesseur et Schvester) durant la période allant de janvier 2010 à décembre 2011. Les dénombrements individuels ont pris en considération les formes vivantes et mortes ainsi que l’observation des individus parasités. Nous avons noté la présence de deux générations : la génération printanière se développe depuis avril jusqu’à fin juin et la génération automnale est observée depuis août jusqu’à novembre. La ponte débute en avril et s’échelonne jusqu'à fin septembre. L’exposition nord semble être la direction la plus recherchée par cette diaspine qui y trouverait des conditions microclimatiques optimales pour son développement. La fécondité moyenne est de 10 à 11 œufs par femelle. Le taux de parasitisme moyen des femelles par l’Aphytis maculicornis (Massi, 1911) (Hymenoptera : Aphyelinidae) est de 12 %.

Mots clés : Cochenille violette, Parlatoria oleae, Olivier, Ain Touta, Dynamique des populations.

Contribution à la connaissance de la biologie et de l’écologie de Pseudophoxinus (poisson cyprinidé) à oued El-Mellah

Rachid CHAIBI, Ismail SOUFFI, Mahdi MARFOUA, Haroun CHENCHOUNI & Abdelkrim SI BACHIR

Université Amar Telidji, Laghouat, Algérie

klifa33@yahoo.fr

Des aspects morphologiques et biologiques ont été étudiés sur Pseudophoxinus sp dans une à Oued Mellah- M’Sila, influencé par un climat aride. L’examen de 47 individus montre que : Le rapport des caractères méristi- ques est similaire chez les mâles et les femelles. L’analyse métrique indique que la plupart des longueurs évoluent en isométrie avec la longueur totale ou la longueur de la tête. La croissance relative ou relation taille-poids a été analysée et le poids tend à évoluer moins vite que la longueur totale chez les deux sexes. La période de reproduction se situe entre Février et Mai. Une fécondité importante, de l’ordre de 5472 œufs / femelle de 7,2 cm, constitue un élément positif pour garantir la préservation et la pérennité de cette ressource halieutique, si des mesures d’aménagement efficaces seront entreprises.

Mots clés : Cyprinidé, Pseudophoxinus sp, croissance relative, Fécondité Oued Mellah.

Biodiversité et structure altitudinale des insectes forestiers dans le Parc National de Chréa, Blida-Algérie

Gahdab CHAKALI, Zahia BELHADID & Nora KHELLAF

Département de Zoologie Agricole et Forestière, Ecole Nationale Supérieure Agronomique El-Harrach 16200 Alger (Algérie) chakali_gahdab@yahoo.fr

La diversité entomologique forestière est sous la dépendance des conditions environnementales qui influencent sa répartition. Les relations entre le choix de l'habitat et les communautés d’insectes sont fortement associées. Dans le Parc National de Chréa qui s’étend sur une aire de 26000 hectares, diverses espèces partagent l'espace et le temps et leur dispersion est en rapport avec les facteurs climatiques. Au cours de la période allant de 2004 à 2010, une diversité de 338 espèces a été répertoriée en pinède, en yeuseraie, en châtaigneraie et en cédraie. Les groupes d’insectes identifiés se répartissent selon un gradient altitudinal. Une forte similarité de 55% a été notée entre la châtaigneraie introduite et la yeuseraie naturelle. La répartition et l’abondance de certaines espè- ces montrent qu’elles possèdent un vaste potentiel adaptatif. Les espèces, Forficula auricularia, Machilis maritima, Macrothorax morbillosus et Syntomus fuscuma- culatus sont des exemples qui présentent une large dispersion, de la pinède jusqu’à la cédraie. Les fluctuations saisonnières des températures et des quantités pluviomé- triques ressenties au cours de la dernière décennie ont influencé la migration de diverses espèces d’insectes, particulièrement la processionnaire, Thaumetopoea pity- ocampa qu’on retrouve depuis 2009 en phase de culmination en cédraie. De même, la récente gradation du Bombyx disparate, Lymantria dispar (2007 à 2009), a concerné davantage les fagacées en altitude (1100 à 1450m). Parmi les espèces utiles, par leur activité

3°
CFMZI

35

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

prédatrice et leur indication biologique, les populations de carabes sont en régression et menacées de disparaître, cas de Calathus solieri, de Notiophilus biguttatus et de l’espèce Lebia trimaculata non retrouvée depuis une quinzaine d’années. Les indices écologiques calculés (3,80<H<6,71 ; 0,66<E<0,93), et les analyses des

évaluations de colorimétrie ont montré que l’asthaxanthine utilisé à une dose de 100ppm était la plus efficiente. Son efficacité semble s’atténuer légèrement lorsqu’elle a été incorporée à 200 ppm dans l’aliment de base. Les autres régimes, aussi bien enrichis en canthaxanthine que dépourvus de caroténoïdes, n’ont pas montré d’effet

correspondances établies pour les diverses stations

significatif. Il a été observé qu’une perte de clarté générale

prospectées, témoignent d’une stratégie de distribution

de

la peau des pagres s’est produite entre 0h et 5h après

spatio-temporelle des groupes entomologiques identifiés.

le

sacrifice dans la glace, avec une augmentation de la

Mots

Chréa, Algérie.

clés :

Biodiversité,

Insectes,

Distribution,

Forêt,

Effet des caroténoïdes sur la coloration de la peau des juvéniles du pagre commun (Pagrus pagrus en élevage

Kamal CHEBBAKI 1 , Houda AKHARBACH 1 , Abdelbasset BEN BANI 1 , Hassan NHHALA 1 , El Mostafa TALBAOUI 1 , Ali AIT ALI 1 , Said SEDKI 1 , Azeddine ABREHOUCH 1 , Akimasa NAGAI 2 & Yoshi SATO 2

1 Centre Spécialisé en Aquaculture, Institut National de Recherche Halieutique à M’diq. BP 31 2 Overseas fishery cooperation foundation (OFCF), Japon. chebbakikamal@yahoo.fr

Le pagre commun, Pagrus pagrus, est l’une des espèces de poissons marins qui se présentent le mieux pour la diversification aquacole en Méditerranée. Les progrès récents enregistrés dans certains pays méditerranéens, y compris le Maroc, témoignent de la maîtrise des

techniques de son élevage, de sa reproduction en captivité

et de la production d’alevins de cette espèce en écloserie.

Cependant, l’une des problématiques majeures entravant encore le développement de la production aquacole à

l’échelle industrielle réside dans la présentation finale des pagres d’élevage avec une coloration grisâtre, dévaluant ainsi leur commercialisation; la couleur naturelle des pagres sauvages étant plutôt rosâtre.

A cet effet, 360 juvéniles de pagre ont été répartis à parts

égales dans six bacs carrés en polyester, de 2 m

volume unitaire et de couleur interne bleue. Ces pagres ont été produits au centre spécialisé en aquaculture de l’institut national de recherche halieutique à M’diq. Ils avaient un poids moyen initial de l’ordre de 33 g. L’aliment utilisé était composé de 50% de sardine fraîche et 50% de granulé spécial dorade. Deux caroténoïdes, l’asthaxanthine et la canthaxanthine, ont été incorporés chacun à deux doses différentes, 100ppm et 200ppm. Les quatre régimes alimentaires, ainsi obtenus, ont été utilisés pour nourrir les pagres de quatre bacs. Ceux des deux autres bacs restants ont reçu l’aliment de base sans adjonction de caroténoïdes (contrôle négatif). Les quatre bacs traités et l’un des deux bacs de contrôle négatif ont été couverts par un filet d’ombrage à 90% pour éviter l’exposition directe des poissons aux rayons solaires. Cette expérience a duré 70 jours avec un apport quotidien d’aliment (2rations/jour). Les pagres étaient nourris à satiété. Des mesures de croissance et de colorimétrie de la peau latérale ont été effectuées à 3 reprises, au début, au milieu et à la fin de l’expérience. Au dernier échantillon-nage, l’évaluation de la couleur des pagres était réalisée à 0h et à 5h après leur sacrifice dans la glace. Les résultats obtenus ont montrés des similitudes en matière de croissance en poids et des indices de conversion alimentaires chez presque tous les lots de pagres à l’exception de celui gardé sans ombrage. Les

de

3

couleur jaune et une diminution des paramètres qui déterminent la couleur rouge chez les pagres nourris avec

des aliments enrichis en asthaxanthine (100 et 200 ppm).

Mots

asthaxanthine.

clés :

Pagre

commun,

coloration,

caroténoides,

Toxicité aiguë et chronique du cadmium chez un poisson culiciphage : Gambusia affinis

Salima CHOUAHDA & Noureddine SOLTANI

Laboratoire de Biologie Animale Appliquée, Département de Biologie, Faculté des Sciences Université Badji Mokhtar d’Annaba 23000-Annaba (Algérie) noureddine.soltani@univ-annaba.org

Gambusia affinis (Baird & Girard, 1853) est un poisson qui

a été introduit en Algérie dans le cadre de la lutte

biologique contre les larves de moustique. Plusieurs études

ont été menées aux plans, écologique, physiologique et écotoxicologique sur cette espèce. Des travaux antérieurs ont signalé une pollution métallique importante et le cadmium est le métal lourd le plus abondant dans la région d’Annaba. L’objet de la présente étude, en continuité avec les travaux menés précédemment, est d’évaluer en

laboratoire la toxicité aigüe et chronique de ce métal lourd sur les adultes mâles et femelles de G. affinis. Dans un premier temps, nous avons examiné la toxicité aigüe du cadmium chez les adultes mâles et femelles en période de repos sexuel par l’estimation des concentrations létales 50

et 90 et par la mesure de deux biomarqueurs du stress

environnemental : le glutathion réduit (GSH) et l’acétylcho- linestérase (AChE) exposés à la CL50/96h ainsi déter- minée. Dans une deuxième partie nous avons envisagé l’effet du cadmium pendant une durée d’exposition de deux mois sur le GSH et l’AChE chez les adultes mâles et femelles pendant une durée d’exposition de deux mois (toxicité chronique). Les tests de toxicité aigüe montrent que les adultes mâles sont plus sensibles au cadmium que les adultes femelles. De plus, le dosage des biomarqueurs révèle dans les deux types de toxicité examinés une inhibition de l’activité spécifique de l’AChE et une réduction des taux du GSH chez les adultes mâles et femelles. L’effet du cadmium sur les biomarqueurs est plus marqué chez les femelles comparativement aux mâles. Cela ce traduit par le fait que les femelles accumule ce métal lourd dans le corps lorsque la quantité de ce dernier est importante, de plus chez les poissons tels que Gambusia affinis, les mâles sont connus à avoir des taux de mortalité

plus élevés que les femelles.

Mots clés : Gambusia affinis, Insecticide, cadmium, Biomarqueurs, Toxicité chronique, Pollution.

3°
CFMZI

36

RECUEIL
DES
RESUMES
 ‐ 
3ème
Congrès 
de
Zoologie
et
d’Ichtyologie
 ‐ 
Marrakech
2012

Evaluation de la qualité biochimique et chimique de la palourde (Venerupis decussata) du littoral tunisien

Lassâad CHOUBA, Rym ENNOURI, Nedra ZAMOURI, Cherifa TISSAOUI & Salwa SADOK

Institut National Sciences Technologies de la Mer, Tunis, lchouba@yahoo.fr

La palourde Venerupis decussata (Linnaeus, 1758) fréquente de nombreux sites le long du littoral tunisien avec des abondances importantes au nord et au sud du pays. La production moyenne annuelle durant les 5 dernières années (environ 500 tonnes) montre l’importance de cette espèce dans l’économie nationale. L’objectif de cette étude est l’évaluation de la composition en oligo-éléments (Ca, K, Na, Mg, Cu, Zn, Fe et Mn), en lipides, en acides gras et en protéines de la masse molle de ce bivalve. Les échantillons sont collectés durant les années 2007 et 2008 au niveau de cinq zones, deux au nord (les lagunes de Bizerte et de Tunis) et trois au sud (Sfax, Gabès et Médenine). Deux prélèvements, composés de quatre pools de 20 individus ont été collectés de chaque zone. Les individus de chaque pool sont mesurés, pesés et la totalité de leurs chairs est récupérée dans des flacons adéquats, après égouttage, homogénéisation et lyophili- sation. Le dosage des minéraux est effectué par Spectro- photométrie d’Absorption Atomique à flamme (type Varian Spectra 220 Z) selon la méthode de l’UNEP/IAEA (1990). Les lipides totaux ont été extraits selon la méthode de Folch et al. (1957) et les acides gras analysés par Chroma- tographie en Phase Gazeuse (type Agilent GC 6890N) selon le procédé décrit par Metcalfe et al. (1966). Les protéines ont été déterminés par la méthode de Kjeldahl. En se basant sur les teneurs de certains éléments minéraux, une différenciation significative (p < 0,05) des populations de la palourde en fonction des zones a été établie. Ainsi, la masse molle des populations de la zone sud a montré des teneurs en fer et en cuivre significativement plus élevées que celles des zones nord (p

< 0,05). La teneur maximale du zinc a été enregistrée au

niveau du canal de Tunis; alors que celle du manganèse est dans la lagune de Bizerte. Le calcium a présenté des taux variables avec les teneurs les plus faibles aux niveaux

des stations de Bizerte et de Gabès. Par contre, les teneurs en Mg, K et Na n’ont pas présenté de différences significatives en fonction des zones. L’analyse a concerné également la détermination des taux des lipides et des protéines qui ont montré une variation des concentrations selon les zones de collecte de 30 à 50