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Art du tailleur : contenant le tailleur d'habits d'hommes, les culottes de peau, le tailleur

Art du tailleur : contenant le tailleur d'habits d'hommes, les culottes de peau, le tailleur de corps de femmes , [

]

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Garsault, François-Alexandre-Pierre de (1693-1778). Art du tailleur : contenant le tailleur d'habits d'hommes,

Garsault, François-Alexandre-Pierre de (1693-1778). Art du tailleur : contenant le tailleur d'habits d'hommes, les culottes de peau, le tailleur de corps de femmes , enfants, la couturière , la marchande de modes / par M. de Garsault. 1769.

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DESCRIPTIONS

DES ARTS

ET MÉTIERS.

DESCRIPTIONS

DES ARTS

ET MÉTIERS,

FAITES OU APPROUVÉES

P

A R

MESSIEURS

DE L'ACADÉMIE ROYALE

DES SCIENCES.

AREC Figures en Taille-o ouce.

Chez

A

P A R I S,

(Saillant & N y o n

/DesainTj

rue S. Jean de Beauvais;

rue du Foin Saint Jacques.

M.

D

C

C.

L X I.

Avec Approbation & Privilége du Roi.

ART

DU TAILLEUR,

CONTENANT

LE TAILLEUR D'HABITS D'HOMMES;

les Culottes de Peau

le Tailleur de Corps de Femmes

Enfants

la Couturiere; & la Marclzande de Modes

Par M. DE GARSAULT.

M.

P

C

G

L

X

IX.

DU TAILLEUR.

CONTENANT

LE TAILLEUR

les

Enfants

la Couturière

de Femmes &

& la Marchande de Modes.

AVANT-PROPOS'

L'ART de fe vêtir

dont l'origine eft de toute antiquité, eft certainement un des

plus effentiels au genre humain; auffi en eft-on pleinement convaincu c'eft pourquoi en eifayant de le décrire ici, il feroit fuperflu de commencer par s'éten- dre furfon utilité & fes avantages on dira feulement que le but des Nations a d'a- bord été de dérober à la vue l'entièrenudité &, en même temps de garantir le

corps des attaques de fair & que de la nécefïité de fe couvrir on eft parvenu â. la grace des vêtementsfous des formes différentes à la distinction des Peuples

à celle des différents états & conditions, ce qui a donné lieu

& parmi chacun

à la parure & à la magnificence, principalement chez les Nations policées»

Comme ce Traité efl entrepris par un François

fous les aufpices de l'Acadé-

mie des Sciences de Paris

il croit devoir donner ici par préférence l'idée des

habillementsde fa Nation, tant anciens que modernes notre ,goût naturel fut

cet article eft reconnu dans tout le continent; & fi l'Art du Tailleur François

ainfi que ceux qu'on y a joints font bien conduits on ofe fe flatter que leur defcriptidn acquerra le mérite que lui aura donné la Nation même. Dans les commencements de la Monarchie,les Ouvriers qui faifoient l'habille* ment fe nommoient T'ailleurs de Robes attendu qu'à l'exemple des Romains nos vêtemens étoient des robes plus ou moins longues. Ces Ouvriers furent

érigés en corps de Communauté fous ce titre par Philippe IV. dit le Bel

qui

leur donna des Statuts en 1293.

de Charles, IV

fuccéderent

Dans l'intervalle de ce infenfiblement aux^robes

jufqu'au régné

temps

plusieurs efpeces do

par-deifus lefquelles on mettaitdes manteaux plus ou moins longs

ce?

fous ce dernier Roi

yeftesfe font apjjellées des Pourpoints. En conféquence

les ci-devlntTailleursde Robes reçurent des LettresPatentes & de nouveaux

Sta.tuts en 13'23'. fous le. titre de Maures Tdilleurs Pourpointiers*

.On voit dans les Statuts des Cordonniers

la permiffion à eux accordée de

faire les collets des Pourpoints apparemment qu'au terris de cette permifîîon, ces collets étoient de cuir.

Les Maîtres Pourpointiers ne vêtiffoient que le corps proprement dit

il y

avoit d'autres Ouvriers qui con|truifbient l'habillement de la ceinture en bas

comme haut & bas de chauflès, caleçons &c. Ces derniers furent érigés en

par Philippe VI, dit de Valois, fous le titre de Maî-

ils fùbfïftent encore en partie fous celui d&BourJiersCulottiers;

corps de Maîtrife en

ires Chauffe tiers

mais ceux-ci ne travaillent qu'en peaux chamoifées. Enhn ces différents Métiers furent heureusementréunis en un feul corps par Henri III en 1588, fous la dénomination de Maîtres Tailleurs d'Habits, avec pouvoir de faire tous vêtements¡d'homme & de femme, fans aucune exception. Ceux-ci fe font volontairement partagés en deux branches, dont l'une s'adon- noit entièrement aux habits d'homme & de femme, l'autre à ne' faire que les

corps & corfets des femmes & enfans

avec quelques vêtemens qui s'y joignent:

Cette feconde branche n'a fubi aucun changement

Grand, ayant jugé à propos d'ôter à la premiere la faculté de faire les habits de

mais Louis XIV. dit le

femmes

créa en

un corps de Maîtrife féminin fous le titre de

Couturières auxquelles il donna pouvoir de conftruire tous les vêtements de

leur fexe.

L'ouvrier qui dans l'Art du Bourfier s'eft reftraint à conftruire des culottes de

peau, bas & gants, a tant d'affinité avec celui qui les fait de toutes autres ef

peces d'étoffes

qu'il ne doit pas paroître déplacé d'en expliquer la manufacture

à la fuite de celle du Tailleur d'habits pour homme

celui-ci concourt avec le premier, étant permis à tous les deux de faire bourfes à

cheveux & calottes.

d'autant plus encore

que

Depuis plufieurs années quelques femmes de Marchands Merciers fe font don-

non feulement comme Mercieres elles & autres enjolivementsqui fervent à dé-

corer les habits de femmes, mais elles deviennent les Ouvrieres de leurs mar-

chandifes les attachent & ajuflent de plus elles font certains vêtements que les femmes mettent par-deffus l'habit ordinaire raifon de ,les citer à la

né le titre de Marchandes de Modes

vendent les rubans, gazés

rezeaux

fuite de l'Art

fent ces

de la

Couturiere

expliquer la façon dont elles conftruit-

derniers vêtements.

pour

En conféquence de tout ce qui vient d'être dit

on commencerapar une ex-

des habillémentsFrançois depuis Clovis juf

cette explicationfera éclairée par pluiîeurs. Figures, Enfuite

plicationfuccinte, mais fufBfànte

qu'à notre tems

viendra fArt du Tailleur d'habits d'homme, terminé par la façon de la Culotte

de peau puis le Tailleur de Corps de femme & enfants enfuite fArt. de la Couturière & la Marchande de Modes pour la partie des vêtements qu'elle conftruit.

On verra que non-feulement à caufe del'intime liaifon que ces Arts ont natu^

rellement enfemble en qualité de vêtemens, mais encore par le peu d'étendue

de la plupart dont la partie plus confiaerableeft celle du Tailleur il eonvenoit

mieux de les raffembler en un feul ouvrage

Traités fépasrés.

que d'en faire ,autant de petits

£

Pour parvenir à connoître mieux ce qui concerne les anciens habillements

François

on a eu recours

à M.

Jolly

Bibliothécaire du Roi

Garde des

Defïèins de fa Bibliothèque de Paris

nombre de très-précieux fur cette matière. Pour tout le refte on a conmlté des

Ardues verfés & confommés dans leurs Arts. fleur Bertrand, Tailleur pour

homme, rue Comteffe d'Artois

Tailleurde Corpspour femmes

rue des

qui a eu la bonté d'en communiquer

Bourfîer-Culottier

le, fieur Carlier le Heur Vacquert

Cordeliers, près la Fontaine

& enfans rue S. Honoré vis-à-vis l'Opéra, chez un Chandelier à côté de la

tête noire Madame Luc

ci-devant Couturiere de Madame la Princeffe 'de Ca-

rignan, rue

Caffette, vis-à-vis la rue Ca'rpentier; Mademoifelle du Buquoy

Marchandede Modes dans l'Abbaye S. Germain-des-Prés. On a peu profité d'ailleurs de quelques ouvrages qu'on a découverts, dont un imprimé en 167 1 qui a pour titre le TailleurJincere par Benoit Boulay, Maî- tre Tailleur au fauxbourg S. Germain dédié fa Communauté.Ce livre efl compofé d'un avis très-court qui renvoyé le Lecteur à 5o planches en taille-dou- ce qui contiennent 108 coupes d'habits pour tous états & conditions, jufqu'à un habit de pauvre, celui du Pape du grand Turc, Scd le tout fans aucune ex- plication. Les habits de fon tems ne reuembloient pas à ceux du nôtre ainfi on ne peut tirer grand profit de ce livre on citera feulement dans l'article de la Cou- pe une remarque extraite de fon avis qu'on a cru mériter quelque confidération.

En 1720 un particulier nommé de Cay

préfenta à l'Académie des Sciences

de Paris, une nouvelle maniere de tailler un juftaucorps qu'il avoit imaginé

fon juftaucorps n'étoit compofé que de

les habits étoient compofês de fon. tems. Cette invention a des inconvénients

qui font caufe qu'elle n'a eu aucune fuite

elle eft inférée avec eftampe dans le

quatrième tome des Machines de l'Académie.

6 piéces

au lieu de

dont il dit que

En

un petit Livre fous le titre de

Tarif des Marchands Frippiers-

Tailleurs-TapiJJîers

&c. propre à déterminer la quantité d'étoffe nécef faire pour

Expert-Ecrivain-Juré. C'eft

-en doubler ou en couvrir d'autres

par M. Rollin

une lifle diipofee en colonnes comme le Livre des Comptesfaits de Barrême

avant laquelle on voit une Table qui peut fervir à mefurer la largeur des étof-

fes avec le pied de Roi

Table eft courte on la trouvera tranfcriteà l'article des Etoffes, *

dans le cas .où on n'auroiç point d'aune comme cette

CHAPITRE PREMIER.

De l'Habit François.

V^iE Chapitre eft deftiné à donner une explication abrégée des habits tant d'hom-

de femmes depuis Clovis jufqu'à préfent,relative à 3. Planches qui re-

mais il eft bon d'avertir .que

mes que

présentent leurs variétés fucceffives en 39 Figures

les ^premières Figures de la premièrePlanche font tout ce qu'on a pu trouver à cet égard pendant les 9 premiers Cèdes de laMonarchie, c'eft-à-dire, depuis l'an-

née

tems où, Clovis commença de régner, jufqu'à 1200 fous, Philippe-

Augufte. Peut-être n'y a-t-il point eu de variétés de mode dans ces tems éloi-

gnés parmi un peuple Sauvage qui ne fongeoit qu'à étendre ou à maintenir Ses conquêtes fans Se piquer de tranfmettre à la poftérité les effigies des hommes re- marquables parmi eux, & cohféquemment leurs vêtements. Il n'en: pas même

sûr que la Figure A de la première Planche n'ait pas été faite après coup.

prife fur le tombeau de Clovis

La Figure B paroît moins équivoque

parce que fon habillement approche

beaucoup de celui du peuple Romain. La Figure C qui eft celle d'un foldat,

roît encore bazardée il eft à préfumer que coup de celui des troupes Romaines. La

quoique ce Soit celui d'une femme

feroit tenté de croire que les femmes n'avoient pas changé de mode depuis Son règne jufqu'à celui de Philippe-Augure.

Quoi qu'il en trois premières

pa-

l'habit des Soldats Francstenoit beau-

Figure D eft de 1204: fon vêtement;

approche fi fort de celui de Clovis, que l'on

foit,

procéder à l'explication de toutes les Figures des

planches.

on va

Parmi les nombreux Recueils qu'on a

parcourus

on n'a exprimé que les va-

riétés qui s'éloignent affez l'une de l'autre pour faire appercevoirdes différences

PREMIER

RANG.

dignes d'être remarquées.

PLANCHE PREMIERE.

Ëig. A, Clovis vêtu d'une longue Robe a Toga, ferrée par une ceinture £,

Zona, de laquelle pend une bourfe ou efcarcelle c, Crumenafeortea; par-deuus

la robe un manteau d Lucerna, ton ou une rofette. Les fouliers

Fig. B, Habillement de la Nation imitant ceux des Romains. On apperçoit

& attaché à

chaque épaule

avec un bou-

ouvert

ouverts fur le coudepied. 1|p

la tunique a, Tunica

par-deflus laquelle on voit le manteau à la Romaine appel-

Chlamydes bb dont le derrière& le devant fe joignent fur l'épaule droite c;

& lainent le bras droit libre

d efpecede brodequins.

Fîg. C, un Soldat: cette figure eil tirée de la Milice JFrânçoifè du Père Daniel,

Auteur de l'Hiftoirë de Francs

elle eft faclicé étant composée parties ,par parties

de plufieurs Auteurs anciens qu'il cite.

Fig. D, une femme en 1 204

a Tunique

b Robé

de Clovis; d efpecede Coëffe ou Voile.

c Manteau imitant. celui

Fig. E

un homme en.

a a Robe à manches pleines

b Efcarcelle

ce Chaperon ou Cappè Fig. F, Soldat en

d Bonnet. vers le tems de la dernière Croifadè

a Calque

bb

IeconB

RANG.

Cotte de mailles c la Croix fur la poitrine aux recherchesdu Pere Daniel.

Nota. Que pour tout le refte des Figures

dans lefquels les changementsfont arrivés

Fig. G,

une femme; a Tunique

bb Robe

d Arme Singulière

elle a échappé

bn n'indiquera plus que les fiecles

c Bonnet haut & pointu

d

-voile

Siècle

de gaze prenant de la pointe du bonnet & tombant jufqu'aux talons

compagnant les côtés dr. vifage

Croifades paroît avoir été fait à l'imitation de celui des femmes Turques.

eGaze ac-

des

ffMix.dm.QS. Cet habillement pris à la fuite

Fig. H

un homme; aaTunique à larges manches

les doubles

dd Chaperon à longue queue.

Fig. ly une

femme

a

Robe

bb Surcotte

b Efcarcelle

ce Manipu-;

ce Manipules fimples en

dehors.

Fig. K uri homme; a a Pourpoint plifré; b Fichu; c Toque

*/</ Panta-

lon

e petits Brodequins terminés'par des Souliers pointus qu'on nommoit Sou=>

liers à la poulaine.

Fig. L

un homme

a a Pourpoint avec un collet & plifle

b b Manches pen-

dantes du Pourpoint ouvertesau milieu pour paffer les bras

c le

Poignard pen-

dant à la ceinture par-devant

d Bonnet plat; e e Sabots pointus à la poulaine.

SIECLE

l^OO;

Fip-. M, un homme; a a Pourpoint long non plifîe ayant un collet & à

manches ordinaires

b Efcarcelle plifTée

c Toque

d Bande venant de la To-

relevée fur l'épaule

e Brodequins,

que Fig. N; un homme; a Bonnet orné d'une plume par devant; b Pourpoint

c un Manteau long & traînant, à manches pendan-

par-deffus-une Vefte lacée

tes & ouvertes par-devant pour y paffer les bras

d un Pantalon ou chauffes

e

des Bottes

Fig.

O

molles ou brodequins.

un homme

aa Pourpoint à courtes bafques

b b petit Manteau

c

c

Manches tailladées

dd haut-de-Chauffes

f Toque avec

ee Souliers tailladés

une plume

g petite Fraife*

Planche il

Fig. P

Ffançois I. Roi de France

dd Chauffes

a a Pourpoint

b b Manteau

c c Mans-

;ff Souliers de chambre tailladés 3

ches

tailladées

e e Jarretieres

g Toque avec plumet;

SIECLE

lfOOi

SIECLE

Fig. un homme; a Pourpoint boutonné

b b petites Bafques

c Collet

frâifé

d

d petit Manteau

e e Gregues

^/y Bas-de-chauffes

g Toque à plumet

plumes. ;0;,

h h Souliers découplés.

Fig. R

un homme

a a Pourpoiht à petites bafques

ches tailladées

dd Chauffes; e Fraise

Fig. S

Pare&ents

une femme en corps de Robe; a Fraife

e e

Manchettes\f Toque.

b b Manteau

b b Panier; ce Jupe;

ce Man-

f Tôque à forme élevée ornée de

dd

Fig. T, Henri IV, Roi de France; a a Pourpoint à petites bafques

b b Trou£

fes

c c Fraife

d d Souliers à grandes pièces

e Toque.

Fig. V, un homme; a a Pourpoint à grandes bafques & à manches ouver-

tes

vée

bb Culotte

c c grand Rabat qui couvre les épaules; d Bonnet à forme éle-

e e Rosettes aux fouliers.

Fig. X, une femme; a a Corps de robe; bb Manches ouvertes

c c Vertu-

gadin

d d Colletmonté; e Bonnet ou Cornetteà pointe rabattue

J^ Manchettes

trouvées.

Fig. Y, Louis XIV, Roi de France; a a Pourpoint; b b Rabat de dentelle à

c c Chemife

d Baudrier

ee Gregues

ff

Perruque

g Chapeauorné

glands

déplumes

Il Il Souliers quarrés à talons hauts & à grandes rofettes.

Fig. Z

une femme

a Corps de robe;' b b Bas de robbe

c Jupe

d Coef-

e e Collerette de dentelle;

fure en cheveux terminée par des rangs de Rubans

Cette mode excepté la. coëffure, fub ifle encore chez le Roi comme habit de

cérémonie, fous le nom de Robe de Cour ou grandHabit il eft détaillé ci- après dans l'article du Tailleurde Corps.

Siècle

170c.

Fig. A A

une femme

barbes; d d Falbala.

a Manteau trouffé

b Jupon

Fig. B E

une femme

robe; ce robe traînante

a Coëffure haute à trois rangs

d Jupon

e Falbala.

PL ANCHE

III.

c Coëffure haute à

bb Parements de la

Outre les Figures entières de femmes répandues dans ces trois Planches

on

en a trouvé

en parcourant les Siecles

plufieurs autres qui méritent d'être re-

marquées, & pour ne pas multiplier les Figures entieres on en a formé un rang

d'une

de Buftes dont le haut de cette planche eft décoré

croix eft d'une femme du fiecle toutes celles marquées d'un gros point font

de & les deux étoilées de

celui qui eft marqué

Nota. On verra la Coëffure a&uelle des femmes dans l'Art du Perruquier;

dont l'imprenion eft précédente à celui-ci.

Fig. CC, Un homme en J uftaucorps

vefte & culotte; a Echarpe; b Cra-

vatte pafféedans la boutonnières c c Perruque

d d Chapeau orné d'un plumet

ce Bas roulés avec la culotte

f fSouliers quarrés par le bout &

Fig. D D

une femme en Manteau troufTé Se avec une

talons hauts* coëffe Se une

écharpe; a Coëffe

bb b Echarpé

c c Jupe garnie de falbalas

d Éventail.

Fig. E E, une femme; a a Coëffure en papillon

b b Panier.

Fig. FF, un homme enveloppé dans un Manteau. Nota. Que le dernier rang de cette Planche eft relatif au Tailleur de Se à la Couturiere ci-après.

.CHAPITRE II.

L'Art du Tailleur d'Habits d'Homme.

Idée générale de cet Art.

L'Ouvrier qui exerce cet Art

lequelconfîfte particulièrement à préferver lé

corps des injures de fair

& par acceiîbiré à le décorer fuivant fes dégrés d'aifan-

ce, de dignité ou

lopper fon modèle animé

fans gêne& fans contrainte

d'opulence cet Ouvrier, dis-je, ne doit s'appliquerqu'à enven

de façon qu'il puiflê fe mouvoir dans fon enveloppé & de plus que fon ouvrage foit accompagné

enfin qu'il en réfulte un tout enfemblè

toute la grace dont il eft fufceptible

agréable aux yeux eft fait.

& le plus avantageux qu'il elt poflîble à celui pour lequel il

Ce n'en: nullement les vêtements que cet Art a exécutés

& peut conftruiré

par la fuite dans le monde habillé

qui font la fcience du Tailleur

mais on doit

être affuré que celui à qui les principes fondamentaux font familiers & qui

de plus a le coup d'oeil jufte & gracieux

poflède fans difficulté le moyen

sur de réuffir; il devientmême un hommerare, û on y ajoute la probité. Ainfi

&c. s'il connoit la bon-

que le vêtement foit plus ou moins ferré

ample, plifle

aflembler, coudre & monter toutes les pièces il ne s'agit plus pour lui que de lui donner toute

d'un vêtement quelconque

l'élégance dont il eft fufceptible en perdant préalablementle moins d'étoffe qu'il

fera poffible; c'eft dans cette dernière circonftance que gît le talent fupérieur.

Le Tailleur donc qui fçait exécuter avec précifion

grace Se épargne l'habit

ne & vraie manière de tailler

complet François, & on peut dire Européen, qui eft le Juftaucorps

la culotte, comme étant'le vêtement le plus compliqué conftruire toutes autres efpeces d'habillements.

la vefte &

parviendra fans peine à

CHAPITRE.III.

D es Etoffes.

Il fe trouve tant d'étoffes de largeurs différentes dont on peut faire des habits,

que ce feroit perdre fobjet de vue fi on ,entreprenoit d'en faire ici la recherche

& le détail

aunages.

il faut fe reftraindre à défignef les plus ufitées & leurs différents

POUR LES DESSUS.

Etoffes de Laine.

Les Draps de Siléfie

tiers de.large.

la Calmaride, le Camelot, le Baracan,font de deux

Etoffes de Soie

>or& argent.

Les Velours, les Moires

plufieurs Taffetas. & autres étoffes de Soie, d'or &

d'argent

ont près de demi-aune de large,

POUR les doublures.

Etoffes de Laine.

Les Toiles de Coton ont une demi-aune ou environ de large.

Le Raz-de-Caftor

le Voile, la Serge ont une demi-aune de, large.

Etoffis de Soie.

Les Taffetas pour doublure, ont deux tiers de large.

Les Serges de foie, le Raz-de-Saint-Cir, ont une demi-aune de

large.

TABLE

DES AUNAGES

Réduits en pieds & en parties de pieds &

pouces, tirés du tarif du Tailleur

ParM.Rollin.

CHAPITRE IV.

Les Vêtements François compris dans ce Traité.

LE Juftaucorps

la Vefte & la. Culotte compofent ce qu'on nomme l'habit com

plet

on les voit détaillés/^ "lanche $ & 7

& en place

Planche 4

Figt E.

Le Surtout qui eft une efpece de Juftaucorps.

Le Volant

autre efpece deftiné à mettre par-delîus le Juftaucorpsordinaire

ou par-denus le Surtout.

La Fraque

Le Vefton

efpece de Juftaucorpsleger, nouvellement en ufage

efpece de Vefte moderne à bafques courtes.

La Redingotte

efpece de manteau pris des Anglois

qui le nomment Riditi-

pour monter à cheval, dont nous avons fait le mot R.e-

choodp qui fignifie habit

dingotte

on le voit détaillé PL 8 ,jîg. FF

& en place Pl. ^9fig* D.

Le Manteau

il fe met par-deffus fhabit; on le voit détaillé PL io9jzg, I

en place Pl. 3. fig. FF.

&

La Roquelaur.e

efpece de Manteau

Pl. 8

fig. I.

La Soutanelle, qui eft le Juftaucorps des Eccléfiaftiques.

Le Manteau court, espèce de petit ManteauEccléfîaftique que les Abbés met-

tent par-deffus la Soutanelle

Pl. 4, fi g. H.

on le voit détaillé Pl. io, fig. II

& en place

on la

voit détaillée PL 8 9fig. Il I; & en place Pl. 4, fig. I- Le Manteau long, efpece de manteau Eccléfîaftique à queue trainante on

le voit détaillé PL 11. La Robe de Palais robe longue & traînante qui fe met par-deflus le

La Soutanne, efpece de robe longue

& traînante

des Eccléfialliques

Juftaucorps de tous les gens de Juftice lors de leurs fonctions; on la voit détaillée

RI. 9,

fig.

I

&

en place PL 4

fig. G.

*•.••

La Robe-de-Chambre,robe longue qu'on met en fe levant & après s'être

deshabillé on en voit de deux fortes détaillées PL 9 ,fig. II & III. La Camifole en:, pour ainfi dire, une Vefte de deffousqu'on met fouvent im-

xnédiatement fur la peau

fe nommeun gilet.

il s'en fait à manches & fans manches

cette derniere

C

H

A P I

T

R

E

V.

Inftruments du Tailleur.

v^oMtoE toute la manufacturedu Tailleur ne confiée qu'à tracer, couper &

.-coudre,il n'auroit befoin que de craye, de cizeaux D

d'un dés à coudre

d'ai-

guilles, de fil & de foye, fi ce n.'étoit qu'en faifant ces opérations, il ne peut

s'empêcher de corrompre & chiffonner un peu les endroits qu'il travaille c'eft pourquoi afin de les re