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Socialisme et paysans

:
discours prononcés à la
Chambre des députés les 19,
26 juin et 3 juillet 1897 / par
Jean [...]

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Jaurès, Jean (1859-1914). Socialisme et paysans : discours
prononcés à la Chambre des députés les 19, 26 juin et 3 juillet
1897 / par Jean Jaurès,... sur la crise agricole, ses causes et ses
remèdes. 1897.

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Si vous MM/('~ WM~ /<'M/~ ait <'OM~ </M M~MTt'/HfM/ Mf/<<* /M/<tM//OH<7/ E /.M~~ n~PÊCHES RE ~OS COMRESPO~DAKTS </M~ la ~7'/7'~ /?~~f./û~ ~0~ ~~<~ </<* ~tM Pars dit MMM~< . ~OCM~T~ Si 'Vous t'OM~ rire M ~/n'<7M/ W/f<' <*<~ D~M/c~/cx Petits Pains ~u Matin t/MC JEAN MITRON /)/<' ~/M les y<)M~ PETITE RÉPUBLIQUE.

)9° HURLA CR!SE AGRÎCOJLE SES CAUSES 9o0 EET SES ~EMËDES <' mvt @ f?~) .t. a6jUtX KT JUtt.ttt JEAN JAURES DEPUTti DE CARMAUX . Socialisme et Paysans DISCOURS PRONONCES A LA CHAMBRE CES DÉPUTÉS LES )<).BT )8py f.

.

– Messieurs. qu'i! me soit permis tout d'abord de me féliciter pour tes cultivateurs de ta méthode de travaii qu'a adoptée la Chambre. le préaident.C'est depuis le t4 déoembM que notre interpetiation est déposée ils ont eu donc tout ? . La parole est & M. 26 JUM ET 3 JUtLLET t8<)7 PAR JEAN JAURÈS DÉPUTE DE CARMAUX SUR M CRISE AGRICOLE SES CAUSES ET SES REMÈDES DETRESSE PAYSANNE M. Socialisme et Paysans DISCOURS PRONONCÉS A LA CHAMBRE DES DÉPUTES LES !9. – L'ordre du jour appeite ta discussion de tInterpeUattonde M. Jaurès pour développer son interpe!- Le citoyen JfaMpèa. Jaurès et plusieurs de ses collègues sur les réibmMs et solutions que le Gouvernemententend proposer pour remédiera la crise agricole. iatton.

Mais je crois. l'opposition antiministérielle. mais les concep- tions mêmes d'une partie notable du groupe constituant. quer sur ces questions essentielles. messieurs. plus exactement que je pourrai. pendant plusieurs semaines. je demanderai à la Chpmbre et d'ailleurs nous y avons été tnvités d'avance par plusieurs de nos honorables adversaires la permission de formuler moi-même quel est. dans l'Intérêt des cultivateurs.~ Je sais que. dans la doctrine de notre parti. par cette méthode. l'équivalent de . dans l'exposé très sincère de la doctrine socia- liste appliquée au problème agricole. Mais. je suis exposé à heurter non seulement les sentiments de la majorité. sur l'Introduction du machinisme.loisir de répondre par de nombreuses lettres aux questions que nous leur avions adressées. j'utiliserai dans l'exposé des faits et des revendi- cations paysannesles lettres très nombreuses par lesquelles les cultivateurs ont répondu à l'appel du groupe socialiste ces lettres contiennent d'abord des renseignements de fait sur la proportion variable de la petite et de la grande propriété. la question agricole sera à l'ordredu jour. le remède aux souffrances des cultivateurs. je viens de vériner que quinze orateurs sont inscrits pour prendre part à ce débat. le. Messieurs. Enfin. à l'heure présente. (Très bien très bien 1 !'<&tM ~!t«&f. quelle est la solution finale qui doit être donnée au problème agricole et par quelles réformes successives peut être préparée cette solution finale. je me propose un triple but je voudrais d'abord esquisser. nous pourrions trouver peut-être dans des statistiques ou dans des études de tout ordre. qui reporte de samedi en samedi la discussion des interpellations. Dansl'exposé forcément étendu que j'Imposerai a la Chambre. De plus. En sorte que. dont tous tes partis reconnaissent l'importance. comme rien n'est plus vain qu'une simple critique. qu'il est du devoir et de l'Intérêt de tous de s'expli. la condition des diverses caté- gories de travailleurs ruraux et de producteurs agricoles je voudrais ensuite examiner l'oeuvre accomplie. sur le nombre de bras retranchés par chaque machine. par la majorité et le Gouvernement. sans aucune équivoque.c'est pour le plus grand bien de la culture que. sans aucune réticence. messieurs.

ces renseignements de Mt ces lettres nous ont apporté antre chose l'expression des sentiments. Ja suppose que plusieurs d'entre vous «e sont reportés déjà aux volumes considérables. a jugé utile de conduire sur la condition des cultivateurs une vaste enquête. signalaient dans cette enquête le trouble jeté dans les populations rurales par les conditions économiques nouveltes. (~~MJ/H~M'~ <! ~<!M<) 90 f~ pour les représenter et les défendre des hommes de la glèbe Mais vous pouvez dire que cette sorte d'enquête. après le développement premier des voiea ferrées. après la croissance de la grande industrie et des grandes villes. et Us t. ne vaut que pour nous. sl je pouvais faire entendre Ici un écho même de la voix paysanne. après la conclusion des traités de -< commerce. des :C' si impatiences aussi qui commencent à animer la démocratie rurale. jesttme. envoient Ici aH)anch)s par la pensée socialiste. routaient. que devrait être conduite une vaste enquête sur la crise dont souffre à Theuro présente la production agricole. des'comices et dc$'syndicats agricoles. et je me féliciterais pouvais laisser à ces plaintes -'toute l'âpreté do leur accent. et très instructifs qui contiennent les résultats de l'enquête agricole instituée par l'Empire. de même que l'Empire. de même aujourd'hui. en effet. mais inquiets de ce qui se mêlait do révolutionnaire à sa politique économique. des espérances. des vœux. posent eux-mêmes. 11 se produisaitdans le monde agricole do véritables et profondes transformations et les hommes des anciens partis monarchi. c'est avec la collaboration du Gouvernement. en attendant que les travail- laurs du sol. devant une crise grave de transformation qui inquiétait et bouleversait le monde agricole. avec une inquiétude conservatrice. 'ques. des Chambres. des conseils généraux. qu'elle ne saurait valoir pour vous j'estime ? que. sur l'état de fait et sur l'état de pensée des cultivateurs et sur les remèdes qu'ils pro. conduite par le groupe socialiste de la Chambre. Déjà. en t86y. des pouvoirsélus.que les travail- . l'émigration chaque jour précipitée des campagnes vers les villes. à la fin de l'Empire. On peut y trouver un tableau très intérfssant d'un moment de la production agricole en Froncé. ralliés à l'Empire. se relevant du sillon où ils sont courbés. l'ancienne<ixtt~ des familles détruites par le développement dés voles <errée5.

peine commencée a la rant lesquels la révolution économique. il iaudraitavouer que la Nen situation présente du monde agricole est bien déplorable et désespérée pour qu'on hésitât a appeler les paysans. Et j'ai vu dans cesdé- ~salaire positions. dans cette enquête. par la nécessité même où Ils seront de s expliquer ne et que tous ces vignerons des vignoblesdu Midi. à la propriété fonclere. s'est complétée. et ces . àpoursuivie. depuis que cette enquête officielle conduite par l'Empire a été ciose. salariés tenus en t tutelle Nous pensons cependant qu'ils viendront poussés par. A la propriété pay~ s'est superposée la propriété sonne. ce nbien est pas vous qui devez concevoir quelque crainte. même à la campagne. Il est temps de la remettre au point par une enquête nouvelle conduite publiquementpar le gouvernement républicain. quelque nous dire que cette enquête jettera- trouble dans les esprits. mobilière. du.a !'M<f~M~M~.a expliquer leurs souHrances et leur pensée devant le gouvernement do la République. Et puis. depuis !86?.savez que la erande propriété pourra s'expliquertout son C'est nous . si pauvres dans la vivante richesse des <brets. déracinantplus a les anciennes habitudes. leur misère même. que la réclamation d unvérKaNe plus élevé serait de la part des ouvriers agricoles une violation de la propriété. ces du Cher avec leur maigre salaire constaté de 50 a 7. se prononceraient pour M~..qu! pourrions redouter que les viennent pas s'expliquer librement. centimesculti. s'est Depuis lors encore votre réseau ferré s'est développé encore. fin do l'Empire. àVousaise. en vérité.en sorte que l'enquête de 1867 ne nous offre plus qu'une Image surannée de la France rurale. MM~Mtfwe.bûcheronsaux longues tournées d'hiver Inoccupées et misérables.) QueHo objection nous pourriez-vous faire ? Vous pourriez :· quelque agitation. Mais. pot jour. campagneset leurs agricoles. et capitaliste . les cultiva- teurs eux-mêmes. la propriété financière. salaire plus élevé. trente ans se sont écoules. ayant à opter entre le salaire des le salaire des ouvriers Industriels. i'émigration– les derniers tableaux de recensement l'attestent –rémigration des campagnesvers les villes s'est accentuée de plus en plus. L'Enquôto néoessalre < Messieurs.

Vous les entendrez tous dans cette enquête . en passant. le M. la première revendication de notre parti.valeurs do !a région bretonne.) Mais. nous allons discuter. sur sa concentration et sa disperslon. ce serait !a. et le me* tayer.(<~<K«h!KM<~<K'Mf- MMM~MtCJ~. `. pourquoi Ils sounrent. et nous sommes sujettes to or réduits à conjecturer uniquement d'après les cotes foncières 8 et'es forcdment la répartition de la rea. laissez-moi en effet. de Mun d'U y a -quelques années. se detourne des horizons anciens. tous lis seront entendus.. !a totres. à coup sûr. eaire de plusieurs districts du royaume de Prusse je n'y at trouvé aucun document sur le mouvement de la dette hypothc* cairo dans tes campagnesfrançaises. et le gros et le petit fermier. notamment malgré cette absence do renseignementsque nous devrions recevoir sur ta dette hypothécairede la propriété française. limpides et mornes ou vécurent les aïeux et va au loin vers la lueur ardente et trouble qu'exhalent la nuit les grandes cités. disait à Landerneau que si un Pasiy eampagnardpassalt a travers ces misérables chaumières H se prbduiram~ un soulèvement nous espérons que tous Ils v!en- dront déposerdevant la France républicaine. Nous ations discuter avec t'honoraMe M. i'ai trouve des renseignements précis sur le mouvement de la dette hypothc. et le duc. Et si vous ne le faisiez pas. pour l'hynothequed'abord. pourquoi de plus en plus Ils émirent vers tes v!Hes. Tous vous les appellerez. Deschanel peut-être – et je le désirebeaucoup pour l'ampleur et l'éclat de ce débat – nousallons discuter avec lui sur le mouvement de la propriété foncière. ce qu'ils espèrent. de Mun. que tous y vien- dront dire ce qu'ils souffrent. dès maintenant. et te bûcheron. vous signaler cette anomalie étrange dans !o &<?'?"? ~t~aedu ministère des nuances. dans les batailles prochaines. et le gros propriétaire qui cultive lui-même. pourquoi de plus en plus leur regard. messieurs. dont M. et le pauvre et le riche. incertaines et contradic- interprétationsincertaines forcément d& des interprdtations eontradïc- appelle terre de France entre ce qu'on appeHo Eh bien. et le gros propriétatra qui ne réside pas sur ses terres. ma!gré cette absence do documents officiels. !a terre !a grande et la petite propriété. de nous tracer et de nous communiquerun tableau du mouve* .agricole qui doit être conduite sur tous tes points du territoire. ne serait-il pas possible.

c'est tous ceux. qui font construire pour tes ouvriers agricoles. domestiques. des vit- ..valets de ferme qui ne possèdent pas. entre tecMRrode toofr. messieurs. messieurs. l'immense majorité de la popu!at!on agricole se compose d'ouvriers qui ne possèdent pas. Je crois qu'il est possiMe des mesure !enr cahier. tout ta propriété rurale?6t pour ta répartition des &rtuhe8~ est-ce que!administration de l'enregistrement ne pourrait' pas" *chaque année. a portée de leurs vastes domaines. maintenant de tracer a grands traits !a condition des diverses ` catégories de producteurs agricoles et do dresser en quoique ~t d'abord. !e mouvementde la propriété te (btfctère. En Angleterre. ta moindre parceUe du sot'et qui Boni directement en lutte ou avec tes grands propriétaires. quand une succession s'ouvre. quête petit propriétaire. entre te chinre de s. du moins dans des demi-ténèbres qu'a accumulées sur nous Finsunisance probablement prémé- ditée des statistiquesgouvernementales. par exemple. est souvent dans une condition intérieurea eeHo du salarié agricole et je sais aussi qu'en France tes ouvriers agricoles proprement dits ne peuvent pas prétendre au même r~!o social. dans les ténèbres complètes.etlechif- fre de 5. jour- naHëra. !is ne iienaeat a la terre par aucune racine. car les grands propriétaires angtais.od0t et ainsi. Je sais bien. <aire te compte: faire l'analysede la façon dont les diverses successions ouvertes se repartissent. nous pourrions suivre sur des documents exacts. Le ProMtartat rural Mais. ? ne fourniront pas au socialisme pour !a transtbrmationprochaine lo même point d'appui qu'«n Angie* terre particuUerement. et celui de to. la plus petite parceUe du sol. quelque incomplets que soient !es éMments de discussion que nous possédons. en effet.000 fr. c'est & ce prolétariat rural complé- ment destitué de propriété que va notre eoiiicitude. succombant sous l'impôt et Mus la dette.ou avec les grands <enn!era. métayers. par catégories superposées. ment de !a dette hypothécaire en France en ce qu!touche sur. et nous ne serions pas exposés à nous heurter sinon v.ooofr. sur des documents incontestaNes. ni par le dorn!' c!le. mouvement de la <brtunepublique. ni par la propriété. petits fermiers.

exempte. au contraire. au sentiment de leur unité. à la merci d'à Maîtres de tous ordres. dans les corons du par Pas-de-Catais. et cette population agricole moins homo' gène ne peut entrer aisément dans une conceptioncommune et dans un mouvement commun. et cette habitude du travail en commun dans de 7 vastes domaines les prépare peu à peu à Hdëe de l'organisation socialiste.) Dephs. Eite est beaucoup moins homogène eMo est mêlée do petits propriétairespaysans f et de salariés agricoles. los vastes domaines exploites seton. c'est ainsi qu'ils languissent à l'heure présente. coiés qui sont le plus familiarisés avec t'idée do la nationalisa- tion du sol.(~ iagesde paysans.ie type capitaliste sont plus rares en France qu'en Angleterre. au profit du travail. munis par ta puis* sancecapitaUste des grands propriétaires do l'outillage te p!us pertëetionné. comme en Angleterre. reconquis au nom de la nation. aux travaiHeurs ngrieo!es français de dépasser !'idéo un peu étrotte t'data propriété paysanne aetueUe. jour- naîiers. En France. G~st ainsi qu en France les saiadés agricoles. d'un éiëment presque unique. ce sont les ouvriers agri. les ouvriers mineurs. tandis qu'en France l'idée socialiste a fait beaucoup plus. } maisjis no tes !eur vendent jamais. en Angleterre. de vastes coopératives d'ouvriers agricoles travaillant eneomtnun sous une direction choisie par eux et recueillant enfin. Ainsi. et tt est plus difncMo. Us savent et Ils disent qu'il serait facile et Juste d'exproprier ces grands propriétaires anglais qui. cotes anglais sont des locataires à perpétuité comme !o sont. Ils savent et t!s disent qu'il serait facile d'instaHersur T: ces grands domaines. !a démocratie rurale no se compose pas. domestiques de ferme ne sont pas encore arrivés au ° gentiment de leur intérêt de classe. en France. tes~ ouvriers agricoles anglais sont habitues à tra- vat)!er en commun sur de vastes domaines. par conséquent. qui distribuent à .touentbiencesmaisonsauxouvrters agr!ço!es. tout le bénéfice de la terre anglaise qui va jusqu'ici aux grands propriétaires et aux grands fermiers. ont refoulé vers l'industrie naissante la paysannerie anglaise. noNes ou bourgeois. (Très bien <<M bien <t <r<'m'' ~<!«c~. afin de pouvoir toujours ~tbrëmentrenouve!er leur personnel agricole les ouvriers agd. de progrès chez les salariés Industrielsque chez les ouvriers agricoles. De plus.il y a trois siècles. ouvriers.

les journaliers. Au contraire. Je m'excusais auprès d'M collègue do no pas répondre à son Interruption. n'ont pas été absents de vos délibérations. une classe s! dépendante. et je ne me plaindrai pas – je n'en al certainement pas le droit d'aucune Interruption mats vous sentez bien que j'ai une carrière très longue a par- courir. n'ont pas été du moins absents de vos préoccupationset de vos délibérations. de vos préoccupations on peut soutenir. Demain. (Très M~M très MMiat'M~aM~M~. nous prétendons le! qu'aprèsavoir assuré aux propriétairesautant qu'il dépendde vous par vos lois de douane ou par vos lois de primes un minimum de revenu ou un minimum ce profits H serait juste d'assurer un minimum do . que ces primes auraient des répercussions utiles pour tes petits producteurs de betteravesaussi bien que pour les grands. On a pu soutenir. Je disais que lorsqu'à. et les. une réforme fiscale qui. dans notre pays. tes domestiques et tes vatots de <orme. on a pu soutenir que tes droits de douane servaient sinon au même. propos des discussions sur les Mes ou des discussions sur les sucres.–quoique. du moins au même titre la petite et la grande propriété. (P<M~ ~f~ i) ~M <~M. Persane no vous Interrompt 1 Le citoyen Jma'èa. les sa- lariés. profiterait au petit comme au grand cultivateur. je ne me plains pas. sont au-dessous de vos lois do douane et de vos lois d'impôt. Les petits propriétaires. dans une mesure moindre. évidemment.) Et lorsque nous essayons de les rappeler à votre pensée. ouvriers agr!eo!es qu! n'ont aucune parcelle de propre constituent. vous l'entendez Mon ?P jamais vous n'avez eu l'occasion de légiférer pour eux. été rien fait d entcaee pour eux tci. !t n'ait Ainsi. à mon sens. Us apparaissent comme une quantité tellement négligeable que jamais Ici.¡ degré. dans la discussion récente sur tes primes des sucres. tes petits propriétaires.leur gré le traval! et !e chômage. certes. si vous supprimiez complètement l'impôt <bn' cior. au petit comme au grand -pro- priétaire. (BnMt<tMMM<M. ce serait là.) Messieurs. etja vous demande do m'y aider par votre plus blenvell- lante attention. les ouvriers agricoles proprement dits. par leur dénument mémo et par leur pauvreté. mais enfin avec certitude.

messieurs. l'accident du bouvier Nessé par la corne du bœuf ou de t'ebran* cheur tombé de l'arbre. par vos comités d'hygiène. au- eun document officiel. quelques notions sur la condition des ouvriers haustriets. (Très c~M ) 1 très bien a r~fAae~<Mf~. de demi'obscuritéoù ils languissentaujour. de cou. dont le congrèsd'ailleurs tout récent ne parait pas avoir l'importance qu'on y attachait d'abord quelques pasteurs protestants. Dememo. et encore en ce moment. voua écarte! nos amendements ptus sommairementet plus dédaigneu- 1' sement que d'habitude. Or. des valets. non pas seu. quelques pas. temcnt dans ce que t'appellerai la surface visible du monde agricole. tness!eaM. uafaHudeionguesannéespôurfaireentrerdans le cadre de la loi sur tc~ accidents les suariés agricoles qui peuvent être Nessés par la machineagricole. sur le traitement qui est fait aux simples salariés par la grande. si nous voulons faire pénétrer un peu de progrès. et que Bébé! put en utiUser les éMments. ou du faucheur blessé par sa taux ou par la faux de son voisin. sur la condition d'hygiène. teurs protestants. si superaciette au'oMe fat. sont condamnés à vivre. usés. Nous avons par vos inspecteurs des manufactures. mats jusque dans ses profondeursjusqu'ici ignorées ou dédaignées par' !es gouvernements ou les tégislatours. des servantes de ferme. de promiscuité tnévitabte.où tes valets. de passivité. d'habillement. sur *tes conditions de nourriture. qu'eue fit sensation. un ~nhhntno d'existence aux ouvriers agricoles. de santé. domestiques et servantes de ferme. de mauvaisaménagement. dence. sàtatre. entrés dans ce qu'on appelle le mouve- ment du christianisme social. c'est d'arracher tes hommes et ces femmes à cet état de demi-tncons. !t y a quelques années. la première chose à faire. dépendants. nous n'avons aucun renseignement. do moratité. chage. et cette première enquête. en ce qut touche la moralité et l'hygiène. tous ces accidents ~tent en dehors des prévisions de la loi sur tes accidents. qui enfouissent tout leur travail dans la terre d'autrui en attendant a . la moyenne et même la petite industrie mais sur la condition même des ouvriers agricoles. pour tes accidentsqui ne résumeront pas de la machine. aucun commencement d'enquête. d'hu! it faut que tous ces hommes humbles. entreprirent une enquête sur ta condition des ouvriers.) Et encore. de salaire. en Allemagne. rëvéta des faits si déplorables de mauvaisehygiène.

f~M~MC&f.grands ou petits. Et Il me sera bien permis de dire que si M. avait mis iatM . aux plus dénués que va notre sollicitude. et à faire briller. pour les relever do cette condition d'infériorité et de passivité. tes plus dépendants et tes plus dénués (~~MK~m~ !'ew. vous pouvez faire deux réformes que j'appellerai préliminaires et que nous vous demandons pour eux. comme Us font briller t'éctair de leur faux au-dessus des herbes mûries. à consacrerde leur vote passif précisément la servitude et la misère que nous voudrions faire cesser.dessus de tous tes privt- lèges de la propriété oisive. avaient dans le projet de M. de longtemps encore ne puissent nous entendre et nous suivre peu nous Importe qu'a la merci de ceux qui dispensent le travail et le salaire. d'un. précisément parce qu'ils sont tes plus obscurs. au. notre œuvre n'est pas une combinaison éphémère d'intérêt prochain. Nous demandons d'abord qu'en leur faveur soit organiséa la. comme sala. et c'est d'abord aux1 plus dépendants. H a pris l'initiative. apprennent à s'organiser pour devenir une puissance. M. ita soient destinés longtemps encore peut-être. métayers ou jour- nallers. alors ministre do l'agriculture. Tous ceux qui participent à la vie agricole. (<~y<M~MMa<'M~d J'~Mw ~<!M< ~~MM<MM ait <'«)f~ f< a droite. tt v a Non des années. ries. te président du conseil. Et peu nous importe que ces hommes. profitant du surcroit d'autorité que tu} a donné précisément la présidence du conseil. leurs paroles et leur force. Tùrret signalait un jour éloquemment la détresse. aux plus obscurs. à réclamer peu à peu la propriété du sol fécondé par eux.qu'on enfouisse leurs corps dans la seule terre cotnnMne. le président du conseil.) La Prud'hommie agricole Mais. représentation du monde rural. dont M. projet excellent qui organisaitla représentationdu monde agricole dans la pensée la plus large. dès aujourd'hui. à quelque titre que ce soit. le même droit & la représentation.) Notre rêve de justtce n'est pas d'un jour.(< y ~<(<fM~M~<U'~n'ttM~M<-&~oui Ht faut que ces hommes prennent peu à peu conscience de leurs intérêts de classe. le même droit de vote. le président du conseil connait bien cette question. comme propriétaires. Il f~at que ces prolétaires des prolétaires.

le président du conseil. ce serait Mt t ~tM<f<H~<CH<«tt< centre.(Très ~« ) 1 très &/f«/ à <<<&w~t«<'j&<) J'ima- gine à peine dans quel Abîme de réformes serait précipitée la société d'aujourd'hui si nous n'avions pas mterpeMé ? (Rires <) t'Mf/fMM~<K«-) M.) ~. une question de dignité pour te travai!. Entre tes propriétaires et les fermiers. à l'heure actuelle la démocrate rurale aurait la représentationa laquelle elle a droit. au nom de . entre tes propriétaireset tes métayers. le préaident du conseil.) M. -Ce sera fait quand vous voudrez. ce sera une bonne chose que d'admettre des salariés agricoles à juger. C'est entendu 1 M. ~M!ftHM<~à r~f/f&W ~!Mf~. – Messieurs. c'est d'organiser la prud'hommle agricole. exclure de ces conseils électifs do t'agrlcu!ture tes Miarié~ qui dépendent d'elle.e citoyen Jaurès. (< f!<MMr< SI vous aviez moins interpetié. ~«~ <f« <-o«M?. 11 petit surgir et H surgit en effet des différends. la mêmeténacité qu'il a apportés au vote des lois sur les primes. indirectement. !i nous semble qu'll serait sage. pour que la grande propr!eté par son innuenco excessive no puisse pas. H a une autre réforme pré!)minahe que vous pouvez faire. Nous vous demandons de faire iuger ces dtHérends du monde agricole comme vous faites juger !es diftérends du monde industrie!. ti n y a pas ta seulement une question do compétence. le ministre des travauxpublics. H nous semble qu'il serait équitaNe de réserver par la loi même à l'élé- ment salarié une certaine proportion déHn!e dans ces conseils do représentation agricole. Jules Méline. je puis dire. FwF<!HM<<0<M à ~M<r&W~K<~M. ou même entre tes fermiers et tes journaliers agricoles.discuter et voter par cette Chambre cette lot démocratique d'or* ganisationrurale le même zèie. Il y aussi.je ne m'tma~nats pas que nous avions un droit aussi étendu a la reconnaissance des conservateurs. Assurément 1 Le citoyen Jaurès. – Mais H ne suffirait pas d'organiser la représentationagricole sur cette base d'égalité. ttiets et tes salariés industriels. Je suis heureux de recueillir sur ce pointt'adhésion de M. SIa vous voûtez relever à ses propres yeux te travail agricole du p!us humble et du plus écrasé des salariés. comme entre tes patrons indus. (~5 a~~M. Le citoyen Jaurès. ministre de t'~<.

vivant en pteine nature. Tant que le prolétariat rural n'aura pas pris conscience de lui-même. déjà le mouvementcommence. comment ont'Ms supporté leur éternelie vie do privations et do dénuement? Toujours. les ouvriers industriels ont été bien foulés. depuis les humbles commence- ments de l'industrie moderne.000 ouvriers agricoles. depuis trois siècles. c'est chose surprenante que la longue patience du travail paysan et de la sounrancc paysanne l Oui.et ii n'y a rien de plus douloureux que la complainte des ouvriers tisserands au moyen âge finissant ato~ qu'iis se plaignaient de tisser pour les mahres et seigneurs tes riches tissus et de ne tisser pour eux* mêmes qu'un pauvre Uneeut. a fait sur les ouvriers des usines. sous la discipline des 5 .500. Et pourtant te mécanisme capitaliste. des manufactures. Le capital naissant d'abord. oui.v tielle. puis grandi. C'est !à. la chose première. rien ne sera <ait pour lui par ~s classes dirigeantes.la nation. parmi ces 800.000 familles nobles. Pat!ence du Paysan Oui. depuis dix-huit siècles. taires.000 métayers. la chose essen. En vérité. le mécanisme indus* iriet a une telle complication que tes ouvriers Industriels eux- mêmes peuvent très bien ne pas discerner d'abord l'exploitation même qui pèse sur eux et qu'ils ont mis des siècles dans leur ensemble à s'apercevoir que c'est de leur seul travail qu'était faite la substance de toutes les richessesMais les paysans. de <brm!dab!es prélèvements. tant qu'H ne sera pas sorti de l'inertie et de la torpeur ofi 11 languit encore. messieurs. bourgeoises ou capitalistes. parmi ces $00. les différends survenus entre tes salariés et tes proprié. des fabriques.000 petits fermiers qui sont exclus de la propriété du sol au profit de 300. par quel prodige de résignation et d'ignorance. entre tes propriétaireset tes fermiers. bien pressurés. déjà l'ébranlement commence parmi ces 3. H faut te répéter. à côté des grands propriétaires et au même titre qu'eux. c'est chose étrange. parmi ces richesses évidemment créées par la seule vertu de leur travail ajoutée à ta vertu du soleil et de la terre.

) ? Oh 1 messieurs. tout fier d'un /c récent voyage à Rome. 1 ils ajoutaient qu'avec cette égate faculté de souflrance. de &orce et de joie qui jaillissent do la terre sous leur outil. eux aussi. sous l'égoïsme de la propriété bourgeoise et Mnanci~re. Ils avaient une égaie faculté de joie et qu'Us vouiaient. Et aujourd'hui encore.it fuir de ses mains la force des étés. lorsque: les pour paysans se plaignent que leurs mattres réservent toujours eux-mêmes. TfM &&M 1 rf~t &«'a f a f<M<M Mnfjh'. prlété féodale. c'est vers le financier gaspii-~ leur. des vignes et des bois. les primeurstes plus flnes.da siècle en siècle. nacho pour le somptueux tournoi. sa rassasier de biens de la terre. je connais le p~Hsaïsmeidéaliste. tous icurenbrt. tous les mets les j' plus succulents. tis ne se bornaient pas à dire Noua MNHnea hommes comme i!a sont Et~out autant BoufM!' pouvons. et c'est pour d'autres toujours qu'il s'épuise et qu'il p&tit. toujours Us ont laissé couler vers d'autres. t'abon* dance des automnes. une protestation pour avertir tes puissants que lui aussi il saurait et voulait jouir. grands domaines gallo. à et-x t'nehar- nement de la cognée sur la foret résistante à eux les courts sommeils dans l'étable et le soin du bétail avant !e lever du jour. (/!t<m~M <:« ff«<M t <-< droite. lorsque les vilainsprotestaient contre . quand les paysans. Uant de parler des choses matérieiies pour les autres quand on . Mais aussi. (Tris Mm t <~KMtt~t:<f<f<WM~M<ej&<)Jet!ttsqu')iest vulgaire et huml. vers le bourgeois taquin et avare que va de siècle en sieew J la richesse des champs.pour eux qui ne peinent pas. et qui traduisent le fond vivant de leurs âmes. vers une minorité oisive. en Loir-et'Cher comme en Correxe. sous la hiérarchie de la pro. Au moyen âge même. il a fait entendre. dans les chants que t'a! entendus un peu partout. à eux le travait inquiet de la pioche au pied de chaque cep.romains. l'heure présente. (~t~ o/~M~H.es gentilshommes. A eux la peine des labours et le souci des semailles. qu'elle que soit ta résignation et sa sujétion. MM~rs « t'M~/MM ~a<'ft<) Le paysan vt. de richesse. toujours. de l'origine des temps. c'est vers le suzerain ftodat qui se har. les sources du blé et du vin. Mais toujours c'est vers le noble Gaulois.

MMMe~ M<f~m~H~&~M. en réponse à notre questionnaire. plus exigeant et plus hardi. et qu'au sortir des vignes remuées par eux ils ne buvaient que de l'eau (Mf!fwf/c! f~ftfM a!.) Lorsque ces paysans. et sous l'aiguillon de l'instinct réveillé leur pensée inerte ou endormie tressaillera. sont obligés de vivre de la vie la plus misé- rable et la plus sordide. M. et ils haus- seront leur volonté pour se débarrasser des classes parasites qui les épuisent (Nouveaux ~~«JHKwfn~ay'f~MM~M!). que l'appétit s'éveille en eux. de leur appétit physique plus délicat. (Applaudis- MHCK~ à r~fff~M gauche. du beurre que le petit lait. de la volaille que la plume.–Aht si nous en faisions le compte. C'est ainsi que. appétit de la nourriture forte et de la boisson généreuse appétit de la lumière et de la vie.s'est assure à soi-même l'entièresatisfaction. surgtra en eux une vie supérieure et ceux-là seuls sont des matérialistes au sens grossier qu'ils don- nent à <e mot qui hébétent les facultés paysannes par la conti- nuité des privations au lieu de les exciter par l'espérance. de Saint-Martin. Mais où cela se passe-t-il ?i' Le citoyen Jaurès. la seule faute des paysans envers la civilisation a été au contraire de se résigner Hop facilement à la nourriture pauvre.) Et c'est tant pis précisément pour ceux qui songeraien*à accuser d'un matérialisme grossier ces paysans-là Lavraie faute. Le citoyen Jaurès. appétit du plaisir et de la joie. centre à droite). à l'excès du travail exténuant. bientôt vous disparaîtriez. et. – Oui faites-le. à la demeure sordide. ils hausseront leur pensée pour organiser avec toutes les forces de la science un travail plus fructueux et moins écrasant ils haus- seront leur conscience pour échapper aux jalousies et aux défiances misérables qui les paralysent et pour substituer la combinaison des efforts et la coopération paysanne au travail isolé où leur corps s'épuise et où leur esprit s ensevelit. (. A droite.par ledésir.nous ont écrit que leurs maitres ne leur laissaient de la viande que les os (/!MWM! au cmtre f~ à droite).) Oui. Si nous pouvions dresser en ce moment contre la société présente tous les paysans qui. ils avertissaientles privilégiés. (~)~!«<M- ~Mf~<?~/r/MM~h'.(~'?~~MfWfH~a/frtMg<M") . en créant la richesse.

Je crois que si cette constatation touchait moins juste. ette soulèverait moins de pas- Je dis donc qu'ainsi vous faites fermenter en eux des besoins nouveaux. pas un H paysan. puis. Armand Porteu. colossales. et vous tes enfermez dans tes casernes où vous les gardez trois ans. je constate vous les précipitez à prix réduits vers des spectacles nouveaux. les habitués des solitudes ou des petits groupes locaux. Vous-mêmes. en ce qui touche du moins tes t) dispenses dites professionnelles. le ministre 1 de ta guerre a été obligé d'acquiescer à mes paroles-qu'àl'heure I actuelle. tous sans exception. m<MM<M A l'agiieul- <M~. dans les régiments d'infanterie. Jules Méline. – Et les autres? Est-ce que tout le monde ne passe pas par la caserne aujourd'hui? Le citoyen Jaurès. rien que des bourgeois i (Dénégations au <<. vous les jetez. président du <o<M~Ï. M. dans -j cette propjrtton des exemptés. par vos expositions universelles. que a . le comte du Périer de Larsam. à mesure que la société se complique. "M d'hommes qui ne font qu'un an de service. Je vous entends dire tout le monde 1 J'ai démontré à cette tnbune et sur ce point M. Le citoyen Jaurès.f< a ~o<<e. Vous les prenez tous à vingt ¡ 'j ans. M. ou décès marchés de villages qui ont encore un air de famille. et. les faveurs abusives. qui protestiez tout à l'heure contre mes paroles. it y a une proportion de 6 p. Et puis NMtout. Très bien 1 très bien 1 1 sion. périodiques.f Besoins nouveaux Mais c'est en vain que nous prêcherionsaux paysans une conception nouvelle de la vie. -rlellement Inexact. si le dur et pauvre ordre social sous lequel Ils geignent et se résignent ne s'ébranlaitdo lui-même nécessairement. et eux. mais c'est par poignées que vous arrachez les paysans à leurs habitudes anciennes.messieurs. le ministre de la guerre n'a pas dit ceiail – Le citoyen Jaurès. je ne vous le reproche pas. Âiions doncc'est un fait maté. (~M<tba!<'&Hf'ta<M&<) Le citoyen Millerand. vous les perdez dans le torrent des foules inquiètes que mèneje ne sais quel besoin d'agitation. M. –– ~Mf<M«~MMM<W<ta fe~fMtM ~!t«:&< M.

ceux que vous n'y appelez pas encore. prenait. M. par un élan de pitié për- sonnelle. dans les fonctions pu. (A~OM~w~ divers.'s de huit et neuf mois au lieu d'aller vers 1 la ville. pour livrer des rails de chemins de fer aux provinces chinoises. au Sénat. des Instituteurs. alors ministre de l'agricul. est ` obligée d'appeler vers les grandes villes de France des travailleurs arrachés aux sillons. `l bliques vous en faites des cantonniers. vos besoins d'administration se multiplient.0' vous. ture. comme ministre ne pouvait rien. si bien que vous n'avez plusaujour- d'hui que des paysans provisoires. colossale. 'qu'on se plaint aussi de sa rareté. des petits fonctionnairesde tout ordre. reconnaissait. vous les appelez 4e plus en plus. nécessairement. des facteurs. i Et je ne parle pas de cette croissance de la grande industne formidable. des cour. . (7'~M~~M~/a!M~t<<) Mais quels sont donc ces salaires? Quelle est donc la condi- tion matérielledes travailleurs agricoles?Je ne parle pas de ces ouvriers bûcheronsdu Cher auxquels fai fait allusion en débu- tant et dont l'honorable M.) j. que les paysans subissent des chômât. en effet. les partis en tournée !eur · promettent de les y appeler. et f. en sorte que par toutes les nécessités du t développementcapitaliste et de la civilisation elle-même. la profonde impuissance des gouvernementsd'aujour. de J'Industrie d'exportation qui.` riers. H y a de grands propriétaires qui voudraient. po~r pouvoir utiliser & bon compte au moment de la moisson une t 'ain-d'œuvre abondante. Le citoyen et qui sont presque tous partagés entre l'ancien attachement à la terre et ce besoin nouveau que tout fait grandir en eux. Deveiie. vous qui déracinez plus qu'à moitié les paysans de la terre quand vous ne les déracinez pas tout à fait Comment. pour- riez-vous les retenir? Est-ce par l'élévation du salaire qui est touché par eux? Je sais bien qu'on se plaint beaucoup dans le 1 i monde des propriétaires ruraux de la cherté de la main-d'œuvre. Et comme pour constater. ~w<K<~< C'est très juste. c'est . les travailleurs du sol. qui arrachez peu à peu les paysans a leurs habitudes et à leurs traditions1 C'est vous qui voudriez vous appuyer à la démocratierurale commea un tronc robuste pour résister à la poussée ouvrière. eux. l'extrême détresse et le triste dénûmënt. Develle ). Jaurès. qu!.v d'hui devant ces misères comme devant les autres. comme hornnM j.

o~~M~M. en tout cas. entendons-nous. Vous pouvez sourire. A droite. Comme je < . Us sont obligés de porter au marche. vous pouvez même multiplier vos protestations je m'en réjouis. et le métayer paye à l'aveugle sans pouvoir vériner l'exactitudede ta charge qui iu! est imposée. qui permet même. – Ah 1 messieurs. c'est !à un fait exceptionnel bien qu'une société soit déjà singulièrementsuspecte. mais vous Mvez bien que. des régions très étendues où les métayers sont censés payer la moitié de Umpôt.à.de Mais habituellement et en moyenne que gagnent donc. Je ne rappelle cet exemple. parce qu'ils sont payés en nature. c'est. (~MeM~~ar~r~M m. l'évaluation est difficile. cela veut dire que les métayers de sa circonscription ne payent pas timpôt. que reçoivent donc tes travailleurs du sol? Charges des Métayers Pour les métayers. Le citoyen Jaurès. Le citoyen Jaurès. mais je vous affirme qu'H y a dans le limousin et dans le Languedoc. 11 n'y a-rien de bigarré comme les usages agricoles en ma. MM. c est toujours la même querelle. l'état d'exception. le comte du Périer de LM-aan et Jumel. ii payent souvent bien davantage. en Mit. rivé. ne le payent pas.)> Mt< – ~e&. une pareille chute des salaires.. Je no prétends pas du tout que les métayers do toutes les circonscriptions payent l'impôt. lorsque l'un de mes eo!!e- gues me dit « Mais les métayers ne payent pas l'impôt ?. Hère de métayage. t'Mtiative très honorable d'une quête au proflt des ouvriers bûchefonsduCher. surtout depuis Ja baisse des denrées. Par conséquent. fe dis « qu'ils sont censés payer la moitié de l'impôt parce que. car vous pourrie? me dire que t'homme. – Os 1 ne sont pas si naïfs que cela.dire une pareille chutt. et cela par une ` raison très simple c'est que jamais la <ëu!He d'impôt adressée au propriétaire n'est communiquée au métayer. pour payer l'impôt.

-Je vous demandeattestations pardon J'ai sur tout 1 affirmations.plus-value R un degré moindre c'est que la incorporer eux au sol du domaine ne leur soit pas remboursée. constituer de laisser sortie de la ferme ou de la métairie. ies charges défavorables. la premièredémocratie paysanne des affirma. quoique et ont raison de se plaindre. au ~D&~OM ~M<e <-< My~M~HM &<!MM au ~<Mj de la Biliaia.'1 Ils sont obligés.1s connaissent ne ~l'étendue. en mains une partiedes pièces du procès jugeront dans ces questions entre la valeur de nos 1 très affirmations et la valeur de vos protestations. (Très bien l. te: métayers eux-mêmes qu auront évi. et mal. au certains points. (Très bien 1 très ~n! à l'extre~ne. retiendrai surtout ceci c'est qu'it est lmpos- ~X~'en *i i~ it . nous demanderons que cette part soit officiellement."'Messieurs. niquée. des usages qui les obligent à payer la moitié de impôt qui pèse sur le domaine qu'ils d'Impôt reçu à ontleur moitié prix. il y a un autre fait dont les métayers se plaignent comme les fermiers. contraire. ` nettement – fait surgir de la tlons. M absolue sais que nos des faits. demment après cette discussion. deà celle qu'ilset ont propriétaire une valeur équivalente reçue. authentiquement commu. affirmations répondent en bien des points à la 'vérité.~auclx. pas davantage1 ~S&ven Jaurès. Aind le. enquêtede parti je le dis très ~S~voyez. iorsqu'iis entrentqu'ils leur des fourrages ou des bestiaux y trouvent.–tis laissent la moitié seulement.dessousde point sur la !equel ~'ife citoyen Jaurès. et vous constatez les malentendus et les contradictions qui se produisent. vaiuation est faite. en dans le domaine. et puisqu'il y a de& contrats. ~~ue bien 1 1 xEreme gaiccbe. C'est le premierdans lin érët des doivent posément porter les réformes méX 11 est inadmissible que vous temps supporter une chargé dépôts les laissiez plus long- dont .) 'esfAnt plus injuste que tes métayers subissent. de !ava. à leur MetabaiMesurvenue dans les denrées.) vous dites est encore au. j'ai des & ce point mieux que des fait précises.

avec tous tes moyens d'action dont vousdisposez. après avoir plantévous vigne le domaine. en France et C'est la loi sur le remboursement de la ptus-vaiue c'est aussi la loi instituant les conseils d'arbitrage qui peuvent < certains cas. de pareils conseils d'arbitrage et d'équité a pus. dans le Lot-et-Garonne notam- d'abandonner beaucoupplus de la moitié de la récoite Il y a bien des régions où. Mals 11 y a bien des régions. . teproprié&re~ uh. sible précisément que nous nous en tenionsà ces enquêtes étrol. (T~M~t 1 /fM bien 1 à Je t'me ~<!Hf~. en étaient exclus au moment même où en ils pouvaientprétendre à la part des fruits. en tout cas. avant que le' partage par moitié qui. alors que la crise agricole été si douloureuse. D'habitude. tempérer. pour réduire la proportion des fruits qu'est obligé d abandonner le métayer quand elles excèdent raisonnablement it doit abandonner dans t'état aetuetdt ce que pénurie du travait agricole? Vous savez bien que très rares sont tes points – dans la partie pauvre des Landes–où Je métayer touche les it yen a . Et je pourrais citer des métayers de Bourgogne qui.en vappeianttous!esétémentsdetaPrancerura!e. selon les données de l'équité.1 deux tiers de la récolte. mais aussi en Angleterre. se fasse entre le propriétaire et le colon. vous ne sauriez contester cette affirmation générale. quelquefois du . recueilli ou épuisé le bénéfice. en atténuer le taux des fermages. tes de parU. prélèvement préalable. où Il y a une sorte de législation révolutionnaire. dans nos pays.:etteenauetegénérale que nous vous demandons. puisque précisémentdes projets de loi ontt été déposes pour y porter remede je dis qu'il est injuste que le métayer comme le fermier soit exposé à incorporer au sol une valeur dont i! n'aura pas durant sa gestion. où le métayer est °" fié. Et vous me permettrez de m'étonner qu'une iégisiation protectrice du travail rural. qui existe et fonctionne depuis des années non seulement en Irlande. durant sa par. qu'it est indispensable. que chacun peut soupçonnerde partialité. c'est !a moi. Est-ce qu'il ne vous paraîtrait pas juste que. tiopation. ne protège pas des maintenant les métayers les fermiers. pour régler entre nous ces contestations de fait d organiser au grand jour. dans notre pays de France. dans nos pays.) dis et. semble ta reste d'éauité. ment. quelquefois du sixième.

M. les gages des domestiquesde ferme ont sub une diminution. 1 (j ~<MM <!)' f<-M<~ à droite. des domestiques agricoles ont subi pendant la crise une diminution de près de 20 p. excéder la moitié. Eh bien U faudrait savoir s'll n'y a pas Heu d'examiner. Le Play Et it constate qu'it y a quatre ou cinq dans les grands domaines qu'il étudie. i! y a cinq ou six ans.1 quart. .j bien entendu. et que ces dimes usu. plus terrible que celle du domestiquede ferme. too.) Et j'ajoute qu'en bien des points – tl et ici je n'invoquerai plus mes propres documents. <~ Le citoyen Des&rgea. Y\ sont astreints ces hommes ?P '. tt y a un agronome. Couvert. nourriture en plus. porte p dans nos rég!ons du Sud. si vous ne devez pas assurer une partie de ce bénéfice aux travailleurs du sol en décidant par ces conseils d'arbitrage dont je parle que ce prélèvement opéré sur le métayer ne pourra pas dans telle région.) QucHeest leur nourriture? Quel est leur nombre d'heures de t travail? Messieurs. par un singulierappel des mots. tant de sacrifices imposés aux classes ouvrières. quel est le salaire. – Il n'y en a pas beaucoup qui x reçoivent ce prix-là. quel est le gage annuel? II n'excède j guère. et ce prélèvement. Sa!a)re des journaliers l' Pour les ouvriers de ferme. j'ajoute qu'en bien des points. je n'en connais pas et je crois qu'il n'y a pas Jj de condition plus assujettissante. par vos lois de douanes. a coup sûr.(D~. . . mais des 1 – publicationsen quelque sorte omcieHes. phies de M./1 le grand domaine de Fresnes. 35o fr. «près que vous avez consenti pour tes propriétaires de France. par an. un des agronomes l. parce qu'elle cumule. les gages des ouvriers. en particulier dans ans. qui a publié sur les grands domaines de France une série de monographiesdans le type des monogra- t. mes. LecitoyenJaurè8.Ôuest !e ~om de dime. qu'il donne comme type. pour les favorisés.–Etcesonttàtesptus<avortsés. à la fois. pour les domestiqueset les ser- vantes. les plus expérimentés. . raires seront abolies par la toi. dont vous connaissez pro* bablement les études et qui est. te~ charges i de ouvrier proprementdit et du domestiqueproprement dit. au plus fort de la crise..

pendant les moissons ou les . c'est à titre tout à fait exceptionnel.Fernand de Ramel. un travaU d'une intensité assez grande mais. pas un domicile à eux. toujours sous le regard du maître à la tab!e commune. je sens la difficulté qu'il y a & formuler un chiCre moyen dans des faits qui se diversifient . une fois ce labeur fini.) Et pour tes journaliers. en même temps. trlels. de 3 fr. Au contraire. et qui sont obligés de fournir. messieurs. le domestique attaché à la' personne. it n'excède guere. M. inférieurd'un tiers au salaire le plus modeste des ouvriers Indus. 0 comme le domestfque attaché à la personne. En hiver. aucun droit garanti. ce n'est pas un travail d'une intensité égale qu'il est oblige de fournir H y a de grands Intervallesde relâche et de repos. en comptant la nourriture.vendanges. . en revanche. une forme inférieure de communisme comparableà de cette condition des domestiques de ferme qui n'ont aucune par- cette de propriété. c'est qu'il est d'habitude. et s'il atteint quelquefois le chiffre de a <r. je vous demande s'il y a une forme basse phaianstere. ii s'appartient. H est variaNe sufvant les régions et aussi suivant les saisons mais ce qui m'a paru d'abord se dégager de l'examen générât.. le domestiqueet la servante de ferme sont tout à la fois obligés de fournir le travail Intense que fournit l'ouvrier ordinaire et. qui nous parlez toujours de la défense de l'individualité. Combien l'Etat paye-t-il les cantonniers ?i' Chôtnagea orolssants Lecitoyen Jaurès. $o pendant la fauchaison. même à proximité des petites vUtes. ne s'appartient pour ainsi dire jamais mais. L'ouvrer proprement dit ddt. –Messieurs. toujours sous la surveillancedu maître pour fe travail. pas une table à eux. pendant les heures de travail. !a présence continue du domestique attaché à la personne. (~/<M<<&MMeM<< a /'<MM<! ~<KM&C. je le répète. De la première heure du jour a la dernière. lui. disposer seulement d'une seule heure de leur journée. Au contraire. go ou 4 fr. a fr. Ils ne peuvent pas. qui n'ont jamais une heure pour se retrouver avec eux-mêmes.avec le travail intense de l'ouvrier proprement dit. Et vous. quel est le salaire ? Evidemment.

M.000 journées de travail humain. (M~VMMMM ail ff~re c~~o~.–Et alors. le plus loyalement du . – C'est une erreur complète. vous viendrez -en opposer une autre. comme y a des dans certains cantons des Charentes. il a été impossible de replanter faute de capitaux. faute d'un crédit agricole plus large- ment entendu que celui de la mutualité. surtout depuis quelques années. Il n'y a guère qu'une machine agricole. Le citoyen Jaurès.monde. de dégager la moyenne qui m'a paru résulter des chiffres nombreux que j a) recueillis et contrôlés. Il est Neh évident quête travail a disparu aussi. sur toute t'étendue du territoire j'essaye. faute de capitaux. et si elles ne suppriment pas la main-d'œuvre dans la même propor. il faut aussi tenir compte des chômages croissants qui affectent à l'heure actuelle les journaliersagricoles. Il est évident qu'il n'y a pas eu !a. dans les cantons des environs de Cognac où M semblerait pourtant que ia vigne dût avoir une exceptionnelle valeur. H ne faut pas seulement compter le travaH et le salaire à la journée. C'est parce que le sol ne se prête pas à la reconstitution. Gabriel Du&Mre.puisqu'iirésuite du calcul d'ingénieurs agronomes qu'une couple de dé<bnceuses à grand travail. la vigne disparue. it faut que vous songiM! . Ah t je sais très bien que la machine agricole ne supprime pas la main-d'œuvre dans la même proportion nue la machine industrielle. tion que tes machines industrielles. d'abord parce qu'il régions où il a été impossible. Je dis « chômages croissants ». une petto de travail et de salaire. Mats le progrès incohtes- ` table du machinisme agricole n'a pas été étranger non plus à cette diminution de la quantité de main-d'œuvre et de travail. Mais je dis que. pour les ouvriers de nos campagnes. la détbn- ceuse à grand travai!.) M. le comte de LeuoJMinaia. pour les ouvriers agricoles. S! vous la trouvez trop haute ou trop basse. 11 n'en est pas de même pour les autres machines. qui supprimp la main-d'œuvre dans la même proportion que la machine industrieno. fonctionnant toute t'année. Mais comme 11 eut été impossible au propriétatre cultivateur de demander à la main-d'œuvre l'espèce de travail que fait la dé~nceusea à grand travail. a Segonzac. à Jonzac.représonto 80.

à peu près sept ou huit ramasseurs. pour personne ici. te nombre des hectares sur lesquels fonction- nent des machines agricoles. la constatation que nous faisons pûtappa* rattre comme une condamnation de la machine. tous tes progrès du machinisme agricole se sont traduits forcément. par compensation. 200 millions ds main* d'œ'tvre annuellement retranchésaux salariés agricoles. qu'elle aura été délivrée du j< -ug du capital et de la grande p ro- priété terrienne. je te répète. de même pour la substitution des piquets avec ills de fer à l'ancien système d'échalas dans Ita vignes. Par conséquent. comme il résulte du calcul des ingénieurs agronomesque l'applicationactuelle du machinisme supprime a$ <r. c'est l'essence même des choses. Il n'y a pas une seule partie de la productionagricole et je vous demande pardon de e':s détails techniques. Mais tes faucheuses mécaniques suppriment. c'est-à-dire à la moitié environ de la surface de la grande propriété. c'est. par hectare de main-d'œuvre paysanne. tes paysans socialistes savent bien que la machine elie-meme sera une libératrice lors. de supprimer pendant tes mois d'hiver le travail des batteurs en grange. de même pour tes arra- cheuses de betteraves de même dans tes vignes pour la substi. qu'il n'y ait pas de malentendu. et encore moins pour per- sonne au dehors. Les bat* teuses mécaniques. . six a sept salariés tes moissonneuses-lieusessuppriment une quinzaine d'hommes sept faucheurs et. depuis une quinzaine d'années déjà. ont eu cet effet. tution des procédés de sulfatage avec le cheval et tes tonneaux aux procédés de sulfatage à dos d'hommes. 1. et que tes salariés agricoles ne peuvent pas retrouver sous une autre forme la quantité de travail qui leur échappe. dans beaucoup de nos régions à Né. qui ont été un si grand progrès. mais si nous ne précisons pas. d'après tes com- munications que des paysansnous ont faites.que le champ de la productionagricole est beaucoup plus restreint que le champ de la production indus- trielle. Nous ne con* damnons pas le progrès technique. et s! vous évaluez à io millions d'hectares. on dirait que nous apportons toujours des paroles vagues – M~M<M«MMfWM<<<<Kf &fMMM<~&MM) ii n~apas une seule partie de la production agricole dans laquelle la machine n'ait arraché aux cultivateurs une partie de la main-d'œuvre. je ne “9 voudrais pas que. Mais ici. par un recul de la main-d'oeuvre paysanne. aussi.

Ils sont les misérables serfs. de constater avec tes ouvriers agricoles que ceux-là sont parmi tes favorisés qui peuvent avoir. Vous ne le pouvez ptos. je demande aussi par avance ài'honbrabie M. depuis des années. Et les paysans. au dehors. non pas l'égalité trompeuse. r-HeM. Deschanel. et je vous montrais ` que c'est en vain. de salaire net.et prolétairesIls resteront. Non tant que durerate régime capitaliste. puisque le débat a été.de. depuis l'origine des temps. plus . . Oui. vous vous n'avez rten fait dans ce but. laissant derrière eux de longues traînées de gerbes bien à eux. au bout de l'an. de salariés agricoles. doublementaffranchis par la propriété commune et par la science. elle diminuera leur effort tout en accroissantleur richesse.) Mais bien loin que vous puissiez ouvrir la propriété aux ouvriers agricoles. ils savent bien que le jour où Ils pourront t'utiliser eux~ mêmes.ci. retranchant ces périodes de chômage forcé du total annuel des salaires. mais t'égaiitévéritable dans t'impôt militaire. Il ne faut pas se jouer en disant qu'elle peut épargner. sur un salaire tou- -}ours réduit. pourarriver à la propriété. si c'est avec ce salaire annuel de a 600 fr. qui n'en ont pas la moindre parcelle. Méiino. $ a 600 fr.prolétaires itssont. avec ce pauvre salaire de journalier agricole. réduit encore par la crois- sance du chômage. sauver la petite propriété È~ paysanne actuellement constituée. du haut des faucheuses mécaniques ou des moissonneuses-lieuses. pour eux-mêmes. eux non pas !'égatité apparente. et vous ne pouvez pas ouvrir devant eux l'espoir de la propriété.favorisé que tes'autres. engagé entre nous. <<~m'rAH<<<) Mais j'ai bien le droit.. et Je vous parlais tout à l'heure des charges exceptionnelles do service militaire qui pèsent sur tes paysana. no pouvez même plus assurer. l'un d'eux. pourra arracher un lambeau du sol. Je demande à t'hono. que vous pensez que tous ces travailleurs du sol arriveront à conquérir enfin un morceau de propriété. (Très bien très bien i à f~<f<wM ~Kmh'. que nous réctamonspou. mais do l'ensemblede ~te classe de prolétaires agricoles. seront tes maitres superbes de cette terre dont. de'ià.

je la rappelle d'un seul mot et n'y reviens plus. c'est t emp!ô! des 60 millions qui provenaient de la conversion. depuis quatre ans. on nous a dit dégr&vementde l'impôt foncier qu'avait été que ce n'était pas au solennellement pro.) M. On nous a dit à ce moment. monsieur le président du conseil. Prenez garde. romand de RameL – Je souhaite que votre but soit aussi bon que notre. Et pourtant. pour les charges tlscales. bre. monsieur de Rame.ie produit de la conversion. H s'est onert à la majorité de cette Cham. Vous nous avez dit.FemMtddeRMael. Nous avons été plusieurs–je veux bien partager à réctamer l'emploi des 60 millions de la conversion. -Mais vous conv!endrez qu'entre nous ce ne serait qu'un acctdent. parce <j te nous n'avons pas les mêmes moyens. le président du conseil. ~iuée par son propriétaire. M. Le citoyen Jaurès. M. (~&K~MMWK~M'~ 'M &Me~. Feraaad de Ramei. est intervenu en ce sens. au moment oùJ'en réclamais l'affectation. < La première.) M. M. C'est' an accident qui a eu quelque durée. depuis qu'elle est réunie. – Il n'y pas de danger. s'est o<!ërt à vous. messieurs. le présidentdu conseil. simple député alors.–et l'abondance des projets de M. Cocher en témoigne– que les paysans supportent pour l'impôt plus que leur charge. le président du conseil. Je demandais personnellementque ces 60 millions tussent affectés au dégrèvementde la seule propriété rurale tra. le présMent du conseil d'at- 1 mces trnmorales avec les ennemis de la République. mis depuis des années. Vous !avouMvou&-mémes. que c'était .–Ce que dit M. Réformes UsoatM en est de même. – Le citoyen Jaurès. trois occasions -de dégreverla petite propriété paysanne aucune de ces tro's occasions n'a été saisie par vous et par vos amis. (/ï~M<Kt<~<f~) r Le citoyen Jaurès. La droite l'a réc!amêo en même temps que vous.Je vous laisse à juger si auteurs c'est une habitude.– Vous n'étiez pas le seul. je me Jt~rapMUe Men et je crois que M. (Très M~t 1 < MC~M rires <) )'~MMM ~Mf~ ~f ~MM à F<!H~. vous aUez me faire accuser par M.. dé Ramel no fait que confirmer ma démonstration. – traitement 1 Le citoyen Jaurès.

(~w~<M<M<<ta<f&w~!Kc~. Eh b~en.) Hyaune deuxième occasion. de ne pas faire bloc en un seul revenu du revenu des dinërents membres do la <amit!e. Et ennn. d'évaluer à des taux divers tes été~ ments de cet impôt gtoba! et progressif. c'est le projet d'impôt générât et progressifsur le revenu. (aire disparaitre. Ne discutonsdonc plus sur t'anecta. nous sommes enchantés. dans les tamittesoù te revenu prû. geuse. qui a mal tourné. mais it était facile d'y <aire droit sans supprimer le principe du projet était tacite. nous socialistes. par exemple. que toute <. Georges Leygues.) t'M Vous avez fait grand état de cet argument it était &cHo de te ~!<t< ~f Hélait très facile auss). dont je ne suis plus sûr qu'it interprète tout à fait votre pensée. disait l'autre jour à Bordeaux « qu'en tout cas. te -r et Non. vous avez essayé de tuer. Il est très tacite. tion qui avait* été antérteurement convenue. je n'a! aucune envie de chicaner avec vous sur ce point. Vous t'avez combattu très violemment que!- ques-unesde vos critiques de détait étaient justes. ceHe. malgré tes symétdes de f!sca!itéoùse it complaisent nos administrations. tout en maintenant te système dé t'tmpôt global et progressif. de . matgré solennels engagements.bien plutôt à la din<!nut!on des droits de mutation sur ta terre.etto rtehesse <! est tombée dans le budget et qu'aucune parcelle.. de ne pas compter dans te revenu du paysan la soupe aux choux et le lard dont i! se nourrit. puisque la réalité aréconcitté les deux thèses (AtfM a t <f&<M ~awc~ vous avM auss! peu aSëcté les 60 millions de i conversiona la diminution des droits de mutation qu'au degré- ta vement de l'impôt (bncièr.!à retentissante et ora. ceux qui proviennent du travail et ceux qul proviennent du canifat. Disons seutemeht que ces 60 mHuonssontaMés au gounre. <n transfbrmanteh une vérifNe petotted'éptngies. (Tt~t MfH t <~ &!eM/a ~hM~«M 6<MtH a ~tW&e.(&aroanat. un des vices essentiels du projet Doùmerétett de ne pas distinguer dans la taxation te revenu qui provient du capital et te revenu qui provientdu tra- vail e. n'aété recueiHie par la démocratie pay.1 sanne. vient du travail. par des critiques de détat! M. de recueil! ta* constatationontctotte de ta dinerenceque <bnt!es modérés entre te revenu qui provient du capital et te revenu qui provient du travail. puisque t'honorabte M.–TfèsNent 1 4" .

tous tes intérêts et toutes tes forces. et lorsque vous recevrez ainsi do nos usage. et nous reviendrons tci. en donnant d emblée à la j\. sion que ~ous avez taissé perdre. à propos de ces maudites quatre contributtous directes qui ont la faute imparddnnabto pour les gouvernententade réapparattro toujours au mois de juittet (~~). pour combler le vtdo laissé par la disparition t< momentanée dot'!mp6t généra! et progressif. nous reviendronset nous vous te revenu. tiezpasduprineipe. Vous que vous vous Javiez propose. (MM<w<w~ d'ailleurs un défaut c'était d'être trop timide. La vérité. monsieur le présidentdu toutes tes critiques que vous avez faites. proposerons un projet d'impôt générât et progressif surconseil.–Parfaitement. 'H. ce projet maudit d'impôt gène.–Maisil ya eu une troisième occa.c'est 'M une imprudencede ne pas mettre de l'autre côté. violemmentattaqué par les uns.–nan'en voudront pas davan- f~ ~L. le projet d'impôt générât et progressif remanié à votre peut-être finirons-nous par vous désanner.) II avait un peu abandonné par tes autres.e citoyen Jaurès. Le citoyen Dosages. rat et progressa sur le revenu. Ah t par t impôt vous ne serez plus seuls ¡co- . torsqu on se K<)' heurte aux formidables résistances qu'à la plus anodine tentative de réforme fiscale opposenttoujours tesctassesposscdantes. Nous vous donnerons satisfaction sur tous tes pointa de défait qui inquiétaient votre mains <onsc)enM fiscale. citoyen Jaurès. Le citoyen Jaurès. l'impôt sur la § rente. (/a«A'MHWM<< a t'~rAw ~<tH~ et M'r ~M~fn &M<-< a gaucbe. de où nous tiendrons compte. C Eh bien ta bataute n'est pas unte.coupables l'étiez onerte à été d'autant plus vous-mêmes. c'est que vous ne vou. et vous avez . -Vous ne voûtiez pas de la définition i totale de la fortune et vous ne voûtiez pas de la progression ap* F pHquée aux fortunes tes plus considéraMospour dégrever tes plus ( petites.) LeoKoyenDesfargea.dans la bataille. Lorsqu'on s'attaque à des privilèges d'impôts.ré(brmo qu'on propose. divers. et vous disiez auxà être frappés« lourdement paysans paysans de France. toute sa portée et toute sa vigueur.) Ce projet a donc succombé. (~~MKtMKMM~ a f<'<~MNjMM~.

iiste. le président du conseil. je cherche un mot qui ne vous blesse pas je ne vou- drais pas dire une politiqueconservatrice. à cette heure. – Vous avez voté « contre » le projet. peine de passer aux guichets de la rente. Non. j'ai parlé « pour et j'ai voté « pour comme je parierair~rfmf~KM&e. qui n'a que la. Charles Ferry. nous sommes dès réformateurs.i ~!«e~. – Monsieur Méline. le président du conseil.) encore « pour »? et je voterai « pour ». Le citoyen Jaurès. mon- sieur le président du conseil? Grands Proprtétah'es C'est que vous. une politique. qui faites. Vous vous trompez. assez sage? M.) Le citoyen Jaurès. nous allons atteindre le capita. que j'ai voté « contre ?. Vous avez parlé « pour» de façon a faire échouer le projet. pas devant notre adhésion que vous avez abandonné ce projet: c'est devant l'oppositiond'une fraction considérable de vos amis. leplus paresseux de tous les capitalistes. vous dites anti-révolu- tionnaire. savez-vous que j'y serais t singulièrement induit par vos paroles Vous me dites Vous avez soutenu le projet dg façon à le faire échouer. – Vous me dites. vous m'attribuez- vraiment une bien grande puissance.) M. ce!à s'appelle de- puis quelque temps une politique progressiste – (Rires ?~- ~Mf ~M<~). monsieur Charles j Ferry. Eh quoi 1 il a suni que sur là rive l'opposition socialiste se 'dressât avec un geste bienveillantpour que la barque gouverneméntale s'en- gloutit d'elle-même ? (Rires et <~<!«<~<'m<M~ à ~~w . vous qui faites une politique pour laquelle vous < . ce n'est. Le citoyen Jaurès. – Vous avez donné les /<M ~CM au <) meilleures raisons pour faire repousser notre projet. La rente va être ennn' imposée par nous. N'e:t-c6 pas assez hardi et en même temps. Si j'étais tenté de perdre la mesure dans la notion de moi-méme. (7yM& Je vous assure que vous exagérez tna malfaisance. (T~ Ires bien a M. de quelque nom qu'on veuille l'appeler. Savez-vous pourquoi. (Très bien 1 très bien 1 au centre.

monsieur le président du conseil. Non. le chef du bi- métallisme allemand. Même en Allemagne. aujourd'hui. (~~M~MMMCM~!'<f~~K<c& 0« rit. Les land- lords d'aujourd'hui s'unissent par des mariages ou par des par- ticipations d'anaires. vous avez été obligé d'abandoMMf l'im- pôt sur ia rente. un véritable parti de la terre. un véritable parti des paysans nulle part au- jourd'hui dans le monde. par conséquent. était inscrit dans toutes les affaires douteuses qui ont sombré dans le krach de Berlin. rêts de véritables capitalistes il siègent. où i! semble qu'il y ait un parti de hobereaux et un parti agrarien. En France même. ils ont dës intérêts d'un autre ordre. – Vous prenez l'exception pour la règle. dont les exi- gences paraissent embarrasser souvent la marche gouverne-y mentale. il n'y a plus un véritableparti de la terre. La plupart des membres du parti agrarien allemand sont des joueurs de bourse décavés qui n'ont 'pas pu payer leurs différences. vont chercher quelquefois des inspirations et des documents. le préaident du conseil.) En Angleterre. (~H~tHem~~a f'~Mme~aw~. il y a vingt-cinq ans. plus dans les conseils d'administration des sociétés industrielles que dans les comices agricoles. simplement pour se refaire. parce que. les landlords d'aujourd'hui ne sont plus du tout les landlords qui existaient il y a un demi-siècle. Ils sont une monnaie à double efngie Çybeie d'un côté. Mercure de l'autre mais Mercure a plus de'relief. Ils ne sont plus. Le citoyen Jaurès. à l'aristocratie d'argent des Etats-Unis. i! n'y a plus aujourd'hui et H ne peut plus y avoir un parti de a terre. dans la politique paysanne comme des viveurs fatigués qui vont aux champs. lorsque vous avez proposé l'impôt sur la . et le chef actuel du bi-métallisme allemand. parmi les classes dirigeantes. en particulier des grands détenteurs de la rente. parmi les classes dirigeantes. On ftf. M. n'y a plus. celui auprès duquel quelques-unsdes bi-métaiiistes de France. les grands propriétaires terriens sont beaucoup plus encore par leurs inté.) Et voilà pourquoi. les chefs et les défen- deurs de leurs fermiers.avez évidemmentbesoin de l'adhésion des grands intérêts cons- titués et conservateurs de ce pays. ces prétendus ennemis de la finance se sont jetés. qui sont internationa- listes à leur manière (Rires à r~ff~e ~«d~.

<4~/<!«A. par classes dirigeantes. parti socialiste. qui vous obligera à faire des réformes et qui vous demande en tout cas. Métine.. et c'est pour cela que vous n'avez pas pu de faire aboutir votre Impôt sur la rente. à cette heure Sous quelle forme faut-il que tes paysans vous proposent des réformes d'impôts pour que vous les adop- tiez ? “ Les socialistes et les conservateurs vous proposent l'emploi des 60 millions rejeté tes radicaux vous proposent l'impôt général et progressifsur le revenu rejeté enfin. et il a été recueilli que par nous. le prési. vous avez rettré prudemment votre projet d'impôt sur la rente.pour que vous en fassiez état ? . unis avec tes ouvriers.<w< d r~~ae M«f~) mais un véritable parti de la terre.de classes dirigeantes. qui étaient abandonnés sur le Cythéron et recueittts par des bergers. les grands propriétaires terriens se sont réjouis comme terriens. non plus formé alors par ces chefs ambigus de la grande propriété terrienne qui sont toujours prêts à déserter la cause du paysan et qui ont dans le camp de la finance des inté- réts supérieurs à ceux de la démocratie rurale (. formé des paysans qui la travaillent. comme ces <Hs de roi des légendes antiques marqués par la légende et par tes devins d'un oracle fatal. S'it n'y a pas aujourd'hui. mais Ils se sont davantage affligés comme capitalistes. uni au parti du travail ouvrier. Comme vous avez été témoin de cet état d'âme. parti de la terre. dent du conseil lui. Voità le vrai parti du travail paysan. M. M. il faut qu'il s'en cons- titue un.rente. vous propose l'impôt <ur la rente vous le rejetez (~~M~MMM~ a <'<<'w~ ~n'c~ e< sur ~<M<f«~ bancs a ~«f~) Sous quelle forme faudra-t-il que la réforme fiscale vous soit proposée par tes paysans.méme.

S'il n'a rien été . et avant même d'arriver .. je crois. l'origine do cette autorité et do cette et Iarité~u'11 avait acquise dans le monde agricole et qui popu. je parce que les déceptions sont venues. Mélineaag! avec décision et persévérance c'est là. à coup sûr. messieurs. rence des produits agricoles étrangers. Ce que nul ne méconnaîtra. avec plus d'autorité et de force que tout autre tance qu'ildéfend. croîs. une longue dis. a agi ou tenté d'agir c'est dans la lutte contre la au pou. en la soutenantdepuis avecproposant constance. niera. plus démocra. t!que< toute notre persévérance et toute notre énergie. FAILLITE BOURGEOISE Le citoyen Jaurès. et si nous pouvions établir une moyenne entre la température de l'époque où elle fut déposée et celle que nous subissons au mo- ment où elle se discute. mais qui !ul permettent encore ai l'heure présente. le président du conseil. On peut. de défendra la politique de conservation et. cussion. depuis de très longues années. Il y a une question où.–Je demande pardon à la Chambre de lui infliger. Notre interpellation avait été déposée en décembre. la politique de resis. homme de gouvernement. pour les ouvriers qui consti- tuent à proprement parler le prolétariat agricole et si toutes les réformes d impôt attendues pur la démocratie des petits proprié- taires ruraux ont été jusqu'ici ajournées. comme j'al tenté de le démontrer. par cette températureécrasante. M. en la à une époquedéjà lointaine. et aussi plus féconde. à notre sens. dans une certaine mesure. s'en réjouirait Un mcM~. c'est que. en décroissance (D~~M~~ <-M<Mc< à droite) est. Et nous.voir. tout le monde. 1 honorableM.–ce n'est pas par de vaines attaques obliques que nous essaierons de le combattre c'est en mettant au service d'une politique agricole pl. Le citoyen Jaurès.<ait jusqu'ici. *– je parle du parti socialiste. juger diversement la politique doua. Ce serai) la véritable péréquation. messieurs. concur. .M hardie. je le reconnais très sérieusement.

Il sera forcémenten contactavec des peuples qui ne l'auront pas réalisée. pour combattre la puissance politique et économique de la grande propriété anglaise. une nation socialiste conservera dej pointa de contact multiples et toujours accrus avec te dehors.qui est la forme internationalede t'anarchfe économique. Le socialisme. lorsque les Industriels anglais. rétine. d'œuvre extérieure qui viendraient bouleverser l'économie inté- rieure du régime socialiste. Camille PeUetan. et la protection qu) ne peut guère profiter aujourd'hui qu'à la minorité des grands possédants. 11 ne pourra dès lors laisser pénétrer chez lui. ou les produits extérieurs ou la main. mais elle ne ')' fera appel aux produits du dehors ou à la main-d'œuvre étran..échange.) Historiquement. qui ont dit. à ce développementéconomique qui permet l'institution socia. Et ainsi. forme.c'est chosecurieuse de remarquerqu'en fait. toutes les races n'arrivent pas à la fois. si le libre échange a paru venir d'Angleterre. à la ibis. les plus démocrateset les plus socialistes. tous les peuples. nisatlon sociale de la production et de l'échange exclut. Au contraire. sans contrôle. qu'il n'y avait là qu'une manœuvre patronale. lorsqu'un peuple réalisera chez lui t'idéo socialiste. que l'organisationsocialiste tolère ne pas le libre échange tel que l'entendent les économistes it est certain que l'humanité ne progresse pas d'un mouvement uni. que les grands industriels pronte* raient du libre échfnge et de rabaissement du prix des produite . M. mais Us ne sont pas davantage libre-écban* gistes comme M. ont proposé le libre échange. (Très &«M ) <<M h~t a ~<rAM ~Mt~. et elle n'appellera les éléments et les produits étrangers que dans la mesure où Ils pourront concourir a son propre déve- loppement. Il est certain. Aynard. c'est-à-dire l'orga. sans direction. J A coup sûr. Da principe même du protectionnisme. peut-être à tort. messieurs. et le libre.j gère qu'après avoir d'abord porté au maximum son activité inté- rieure. ce n'est pas des classes ouvrières anglaises qu'il est venu. Les socialistes ne sont pas protectionnistes comme M. Très bien 1 Socialisme et Protectionnisme Le citoyen Jaurès. liste.je n'a! pas à discuter en ce moment. ce sont les ouvriersanglais. Léon Say ou comme M.

et quoi qu'il se soit produit sur quelques points. des relèvements passagers . il y 'a deux ans sur le bétail. Méline. si le socialisme adhérait au libre échange. avec le concours persévérantde l'honorable M. ni pour ses soutiens ni pour les paysans.agricoles pour diminuer les salaires Industriels.Et je me demande si le ~protec- tionnisme. et que. nous ne sommes pas tenus à instituer ici. Malgré vos tarifs de douanes. n'a pas été à sa façon révolutionnaire. en suscitant chez des peuples 'nultiples. ni doctrinalementle socialisme n'est lié soit à la protection. en intensifiant la concurrence universelle. tors- qu'ils auraient tué la production agricole et ainsi précipité vers 1 industrie toute la main d'œuvre anglaise. bien qu'il constitue à certains égards une diversion à la question sociale ce n'est pas qu'il en espère l'amé- lioration du sort des travailleurs c est parce que le libre échange. Mais 11 Importe peu. et je me borne à dire que ni historiquement. Je le répète. et où Il disait que. Ce n'est donc pas dans les classes ouvrières anglaises qu'il a pris naissance. aux espè* rances qu'elle avait fait naître. en dehors de toute discussion de principe. au sens où l'entendait Marx. ils profiteraient de cette surabondancede la main-d'œuvreIndustrielle pour abaisser les salaires. Les Tarifs do Douane Eh bien je ne crois pas exagéreren disant que cette politique n'a répondu. C'est l'idée que Marx expliquaitdans une très célèbre confé- rence de Bruxelles où H rappelait la conception des ouvriers chartistesanglais. quels ont été les résul- tats de la politique protectionniste suivie depuis plusieurs années. accélère la transformationéconomique et est un agent révolutionnaire. des Industries nouvelles.1 anglaises qui s'est appelé le mouvement chartiste. J'ai donc le droit de me borner a chercher avec vous très brièvement. en aggra- vant la lutte économique. aujourd'hui sur le blé. Chose curieuse. sur ce point. par les majorités des assemblées successives. une discussion doctrinale. a l'abri même des tarifs. soit au libre échange. les chartistes développaient leur mouvement au crL de: «A bas le libre échangea. Vous connaissez ce grand mouvement des classes ouvrières .

tandis que votre droit de douane contre tes blés étrangers était do 7 fr. Sur les céréales. rieures. et elle s'est produite avec une tette étendue. Pour les blés. Lavertujon sur l'avilissementdes prix des porcs. c'est-a-dtre bientôt a onze ou douze mois de'la récolte dernière. la crainte d'une récotte médiocre en France. pour ta première fois depuis que vous l'avez voté. n'était guère que de fr. sur les cocons. Méline lui-même a reconnu que ce n'était pas l'excès do l'importation étrangère qui avait déterminé cette baisse de prix. qu'au moment même où tous . des lois contre les raisins secs.. l'honorable M. vous avez pu constater par les mercuriales que. dans la discussion soulevée par notre ami Des- farges et en répondant à la question posée par notre collègue M. c'est au lendemain des élévations de droits sur les vins étrangers que s'est produite la mévente la plus aiguë des vins de France. vous n'avez pu arrêter la baisse générale et normale des prix des produits agricoles. sur les olives. le droit de y fr.. contre les vins de sucre. De même. sur les vins.de prix. sur le bétail. malgré les tarifs douaniers. de phénomène naturel irrésistible contre lequel vos lois doua- nières ne peuvent presque rien. le relève- ment du prix du Ne nè se produit. et vous me permettrez bien de vous le dire. sur les fruits. avec une telle régularité qu'elle apparait comme une sorte de loi naturelle. messieurs. l'écart entre le prix du blé sur les marchés de France et le prix du même blé sur les marchés de Londres et d'Anversqu'aucun droit de douanene protège. que depuis quelques semaines. Eh bien 1 jusqu'aux premiersjours du mois de mai dernier. une baisse de prix d'environ un tiers. sur les chanvres. En fait. des prohibitions nouvelles. sous l'action de nos tarifs ou des circonstances cttmatertques. puisque nous sommes en juin. sur le bois. Le droit de ne jouait donc qu'à propos tion de trois septièmes. ait commencé à jouer. tt ne joua. en effet. et il a (atlu t'annonce d'une récolte insunl~ante aux Etats'Unts. fr. depuis quatre ans surtout. depuis que vous avez voté la droit d&? fr. Il s'est fait dans l'ensemble. contre tous les vins artinciets. depuis une vingtaine d'années. pour que. j'ai suivi avec attention et vous avez dd suivreà coup sur aussi la marche des diverses mer- curlales européennes depuis dix-ans. sur tous les produits de la terre de France. et cela est si vrai que vous êtes obt!gés en ce moment de solliciter des Assemblées des réglementations inté.

ReiMmIt-MorHère. qui n'a pas perdq. les continents et toutes tes Mes se mettentsurexciter isur produci!6n. majorer artiucieHement de plus d'un tiers. – e~ ce ne sont pas de vaines paroles M.. ce qui est énorme.. comment ne pourrait-ene pas aussi disposer du prix du du Me? Et si cite a interjetaun moment. !ea paysans. Je ne crois pas qu'on puisse dans un intérêt de parti ou dans un part! prisaécoie. tous !es c"!t)vafeurs obérés et pauvres se sont cer- tainementdessaisisdetoutieurMé.pour sorte dé panique de <am)ne contre laquelle aucune AssemMéoune ne pourra rien.acoupsur. Renauit'Moriiëre. Permettez'mpide vous exprimer ici une inquiétude que je ne crois pas vaine. Balsan a cité des chif. il constaté que la spéculation disposait en France de tant de moyens d'action. io prix des taines et l'honorable M. M. il !eur serait facile de profiter de l'annonce d'une récolte Insuffisante aux Etats-Unis. dire que je les~s 'Voilà tes résultai. exagé- rée'etinquiétante. lt a constaté que la spéculation disposait. vôiià tes faits. en ce moment le prixdu Ne se reieve. à provoquer une hausse factice. ta spéculation a pu faire varier dans des propor. niere pourra être. tous.M en être autrement. Je le sais. mique sérieuse. aux mois do juillet ou ° au m<)is d'août de l'année dernière. t!on$ibrmidab!esle prix du sucre. et votre protection doua-. où sans aucune cause éeono.comment poarrait. fres et des faits. Balsan. juste au moment où. En vérité. enlevée par un mouvement irfesisttNe d'opi. I ï. de l'annonce peut-être inexacte d'une récoite insuffisante en France. oiiedoviendrait efficace et produiraitson plein effet. Mais prenez garde ) S'ii y a des spécuiateHrs intéressés à abaisser un moment votre droit de douane Je 7 fr. . pour la premièrefois. Georges Graux. norâble M. se rap- elle très bien qu'll y a eu un moment. en l'espace de quelques semaines. pour suspendre ou abaisser le droit do 7 fr. elle en sera la ma!tresse.-s citoyen Jaurès. Oui. pour déterminer un moment une hausse factice. nous n'y pouvons rien. – Je ne vous ai pas interrompu. et lors. le souvenir do la question sucrière. 'M. et de moyens d'une telle puissance qu'elle avait pu. plon. – Mais J'ai !e droit d'exprimer cette inquiétude après tes paroles que prononçait l'autre jour t'ho. !orsquetous!es peuples et toutes les races. S! elle dispose a ce point du prixdetataineetdu prix sucre.

De plus. de vendre leur blé même à des prix moins rémunérateurs. eUe veut produire.que cette production universelle. tarif Bingley une protection nouvelle et qui va certainement. Qu'avons-nousfait lorsque nous avons voté non plus seule* i ment des droits sur les sucres étrangers. et Il y a ta-bas. toujours disponible. qui vient d'obtenir par le. se sont dit qu'après tout ils pourraient en Amérique cultiverla bet- terave comme dans les plaines du Nord et du Pas-de-Calais. Les communautés agri. Il est donc bien Inutile de penser que vous pourrez. . Vous essayez d'arrêter les bt's qui v}ennent de la Russie méridionale les cultivateurs de ces plaines se mettent aussitôt à essayer de pro- duite la vigne. De même les fermiers du Far-West pour payer leurs fermages majorés par la hausse de t'or. un singulier phénomène vous croyez écarter les produits du dehors et vous n'aboutissez bien souvent qu'à surexciter précisémentdans les autres pays la production qui vous Inquiète. par l'enet indirect mais certain de nos droite sur~es blés. sont obliges. si l'on peut dire. arrêter la poussée des produits étrangers qui ont besoin à tout prix do trouver un marché. toujours présente. coles de l'Inde.genés pour l'exportation de leurs blés par nos droits de douane. grâce à des moyens de trans. et il y a en ce moment un commencement d'industrie sucrierè qui se développe en Amérique. même à perte. ports peu onéreux. un commencement de concurrence ¡ nouvelie à nos vignoblesde France. C'est ce qui arrive pour la Russie méridionale. Les cultivateurs américains. par contre-coup. elle veut échanger. pour faire face aux Impôts écrasants.est toujours mobillsable. de se défaire de leur blé. Il se pro- duit. par la . par des tarifs de douane. même malgré vos droits de douane. mals des primes d'ex- portation pour les nôtres?. en tous les points du marché universel ? Comment pouvez'vous penser qu'il suffirait de quelques droits douaniers pour soustraire tes produits agricoles de France à la dépression produite par la concurrence univer- selle ? Concurrence universelle Mats hors-de nous comme chez nous l'humanité veut vivre. pour ainsi dire. de la Russie sont obligées.

concurrence& notre propre 'ndustrie sucriere. faire ba!ssef en
France !o prix de la betterave beaucoup plus que vos droits de
douane sur le blé n'ont fait hausser !e prix dtï blé. (7~ 1
<fM6!a)'~f~M~!M~.)
était quesUo~ ces jours-ci de l'annexion par les Etats-Unis

des Hes Haw& mats c'est une conséquence de nos droits sur tes
sucres, Il n'y a jamais eu d'époque aussi intéressante que!a y

n~tre, aussi curieuse à obsetvct par !& répercussion imprévue
des phénomènes économiques d'un bout à l'autre de notre pla-
nete. Le monde aujourd'hui est c~mme un vaste clavier avec
des résohnances lointaines et imprévues. Oui )si en ce moment;1
les Etats-Unis annexent iesiies Hawaii, c'est vous qui tavez
voulu, c'est vous qui Favez rendu nécessaire; c'est parce que
les grands <abr!cants. les producteurs de sucre des Etats-Unis
ont de grands intérêts, de grandes plantations de cannes a
sucre dans !es iies Hawa). et c'est parce qu'ils ont voulu (aire
profiter cette production insulaire du sucre des nouveaux
tarifs qu'ils demandent pour !a protection de leur industrie
sucri~re. que les Etats-Unis, jusqu'ici puissance continentale, se
décident en ce moment a annexer des ties. w
Eti! se trouve en mémo temps, messieurs, que les pays
d'Europe, en élevant partout des barrières de tarifs, ont resserré
les liens économiques de l'Angleterre et de ses colonies ceUes-
ci ne trouvent plus, en enet. un marche libre qu'en Angleterre
et déjà, en retour, ie Canada vient do voter au proût des mar.
chandisM anglaises des tarifs dinerentieis: Voila que la protec-
tion fait le jeu de cet impérialisme anglais, qui sera bientôt une
force économique énorme.
Vous !o voyez, nous n'aboutissons, en rebutant sur un
point la concurrence et l'assaut de l'étranger, qu'a muttipUor
ce~te concurrence et cet assaut sur tous !es points. Et, en vérité.
avec tous ces tejaiMtssements, tous ces tourbillons, tous ces
remous de la production universeiio, j! serait assez enfantin de
s'imaginer qu on se mettra a l'abri en mettant simplementune
ptanehe dans l'eau. C'est !a a peu près le rôië de vos tari& de,
douane.
M. Ctabriol DaCaure. – Trës bientrès bien

` Consommation popu!a!re
Le citoyen Jaurès. Ms ont un autre périt et cependant
je tiens à le répéter à la Chambre, j'en a! vote plusieurs. Je ne
parle pas Ici en libre-échangiste, J'af dit tout à l'heqre que ?'60.
cialisme était aussi éloigné du pôle de la protection du pôle
du libre-échange. Pour ma part, j'al cédé plus d'uneque fois à fat'
traction du pôle de la protection.Je n'apporte donc, en ces ques-
tions, aucun esprit de part). Mais H faut constater lea faits. Eh
'bien une troistèmo conséquence de votre politique douanière
est que vous surexcitez momentanémentla productionintérieure
de notre pays sans développerdans la même proportion la puis-
sance intérieure de consommation.
Le citoyen Jaurès. – –
Le citoyen D~ente. C'est cela1
Cela est incontestable. Pourquoi,
– et la question a été portée a cette tribune; – pourquoi s'est-
il produit une mévente exceptionnelle et désastreusedes porcs il
yadeu!<ans?!iyenadeu!<raisons:taDremière.c'estque,préci.
sèment à t'abri momentanéde vos droits de douane, la produc*
tion des porcs s'est développée surabondamment, et u y a une
autre raison que j'ai trouvée dans les études agricoles très remar-
quaMes et très documentées de notre collègue M. do Saint-Qpen.
tin, nous voyons encore ici la répercussion de tous les
phénomènes

et de toutes les lois, c'est que l'Industrie beur-
riere, protégée, elle aussi, a maintenant des procédes qui lais.
sent disponible une quantité beaucoup plus considérable de petit
Mt.
M. PMasonaier.–C'est très exact.
w
Le citoyen Jaurès. et que cette Industrie, pour utiU.
ser ce petit lait, a dû s'annexer un très grand nombre de porche'
'ries,
M.Gabriel Dufaure. Vous avez tout a fait raison.
Le citoyen Jaurès. je tàche,de n'apporter que des aSir.
mationsvérinées:
Pour!esv)gnoMes, vous avez protégé. droits de
douane –. et vous avez bien fait, à mon sens parla vos
– reconsthution
du v!gnoNemérM!onaî; mais déjà. quoique annueMement !c8
surfaces arrachéesi 'emportent encore sur les surfaces repiantécs,
dé{a it y a un tel essor d&ta production,
sans qu'il y ait, je le ré-

'"? '~j

p6to, une croissance égale de la consommation, que vous êtes
menacés d'une chute, d'un effondrement des prix du vin.
Et Mssez-te moi dire, ça été une grande faute commise contre
les.viticulteurs; au moment même où, par des droits de douane,
vous développiez la production,de ne pas assurer à cette produc-
tion nationale croissante, par la suppression totale des droits
sur tes boissons, tes débouchés sans lesquels vos droits de
r, douane aUaient se tourner pour ainsi dire contre tes viticulteurs
eux-mêmes. (~t~tH~~M~ à ~r&w sus divers 'l'
¡
ht'M'Mfih'.)
B~. Je comte du Périer do Lareaa. –? Il fattait d'abord
réprimer la fraude t(Bf<«<~<<fAM~<!«<)
Le citoyen Dajeanto. – Cef) est à côté de la question 1
Le citoyen Jaurès. Je ne dis pas qu'il n'y ait pas lieu à
1: réprimer la fraude, mais si dans le sujet très vaste et très com-
plexe que j'ai à traiter devant !a Chambreje ne puis parler des
l,
questions d'impôt sans être oMigé do m'expliquer en même
temps sur tes questions de fraude. nousallons vraiment mêler un
cé dé~rsvement
peu totaldea
troptos questions. sur
te regrettais regrette queonseulement
~rolts etjelca non seulement
ce dégrèvement totat des droits sur es boissons
boissons n'ait pas été <ait
ators. mata qu'on paraisse hésiterate réati'ier encore aujourd'hui.
M. le comte du Périer de Larsan. – Nous le regret-
tons avec vous.
Le citoyen Jaurès. Je suis très heureux, monsieur du
Périer de Larsan, de la vivacité de vos regrets.
M. le comte da Périer de Larean.
de vivacité. – !t n'y a pas
Letcitoyen Jaurès. – Je suis très heureux que vous
regrettiez avec mol l'tnsumsance du projet sénatorjat et du pro-
jet gouvemementat; j'espère que nous retrouveronsl'expression
1 do ces régrete à la colonne du scrutin. (Rires et ~~«fM~M~
~'f~f~M~MM~)
i M. le comte du Périer de Larsan. – Partaitetoent t
Q)iand nous discuterons la loi sur les boissons.
Le citoyen Jaurès. –Je
même ce n'est qu'une diminution constate
qu'en ce momer~

j~
assez faible des droits sur te?
boissons qui va être soumise a vos déiibérations:et,je constate <
que je Sénat, au lieu de voter ta suppression obligatoire totaio
,t et
des octrois en ce. qui concerne les boissons hygiéniques, n'a
proposé que la suppressionpartielle et quel que soit aotM désir

ta contradic- tion essentielle de votre protectionnisme. c'est-à-dire.même une classe de misère.) Lé seul moyen de faire cesser cette paralysie do la consom- mation qui atteint la production agrtcole elle-metne. vous n'avez pas !e cou* rage. ce sera de . aux classes les plus riches. vous n'avez peut-être pas la possibilité politique et sociale de demander aux classes possédantes.(Tsès ~M/ M<~ ~MM~M~ M<tC!) et que vous ayez consent! un sacrifice Inefficace.) Et ce n'est pas seulement vous voyez qu je ne cherche – point une querelle personnelle le vice essentiel. par nécessité elle va vers tes produits de misère.i- Vous imtginez-vous. c'èst-a-dire par des moyen~ artificiels. tion. mais ti réduit a un niveau très bas !a puissancede consommationde la classe ouvrière. de détourner par des lois. (No~WM'M aM~K~MMM~ «~ m&MM &<MM. le grand capital. monsieur le président du conseil. les possédants. te capital. vous n'avez pas la force. la classe ouvrière de la consommatlon des vins de raisins secs. <<u plus bas.) C'est tellement vrai que vous êtes obligés.–je ne prétends pas que ta toi d'airain soit d'une rigueur – inflexible. en eo moment. là est !a contradiction essentieHe de votre politique protectionniste.même temps a t'institutiOn capitaliste de paralyser les facultés de consommationde !a classe ouvrière.je crains très sérieusement que ces dégrèvements réduits. précisé- ment pour accroître la consommation populaire dans la mesure où se développe la production nationale. vous permettez en . dans une large mesure. (~t«~M- t'MM~ Mf M~Mft &<MM. parce <~ qu'il aura été Insuffisant. partiels. prélève sur la classe ouvrière une large part du produit du travail Il réduit. la contradiction essentielle de l'ordre social d'aujourd hui quand vous surexcitez la produc'.d'aboutir à des résultats payables. c'est telle de toute politique protectionnistedans la société actuelle. parce qu'elle est elle. que c'est par goût que la classe ouvrière va aux vins médiocres de raisins secs ? Elle y va par force. (TrM h~) ) MfM 1) Et permettez-moide vous le dire. ne profitent qu'aux intermédiaires. même incomplets. Là est le défaut d'équilibre. (~~MM~MMM~ à <<x- <~M<~<!«~. Aujourd'hui. je ne dis pas. 'Pendant que par des tarifs de douane vous ·' favorisez !es producteurs. ies sacrifices d'impôts qui seraient nécessaires. par hasard.

comme pour tes autres.– Messieurs. dans vos pians de politique prochalne. – Sans dcute mais contme d6 celui-là vous n'avez pas essayé encore. je crois. t'eehec au moins relatif de votre politique douanière. que M. lisme fera. vous dites . “ <«M.- citoyen Edouard~VaiHant. mais ayant gardé chez eux si valeur légale et sa valeur d'usage.c'est de celui-là que vous allez essayer. et ce que seul tt peut faire. qui ont une monnaie d'argent dépréciée quant au métat.) Le citoyen Dejante.oyonsdesatut!1 Le citoyen JaMrès. Le citoyen Jaurès. et nous y pensons. “ M. On sent que los paysans sont quelque peu désabusa des résultats du me protectionniste. Jwïes Mélitte. ~<~M< <~ cowc/ MM~o <~ ~~<tM. ses paroles textuelles. et comme l'expérience n'a pas p~ encore.plus que Jamais. en démontrer t'inenieactté.restituer aux salariés industriels la totalité du produit de leur fravait. le présidentdu conseil disait. M. et nous. Certainement 1 ce ne sont pas tes bourgeois ~ui teieront. et on leur dit Mais~t le préparons. – Tr~s bien très bien 1 Le Le citoyen Jaurès. Bt récemmentencore. le président du conseil éprouve le besoin de passer & une autre expérience. tes Mmétatiistes disent que tes paye d'Asie. Bt voilà pourquoi tt est par. seul ii peut assurer une large consommation aux produits paysans en portant au' maximum la puissance de consommationde la !'<~<fA'M~«~. qa'~ ses yeux. comme le Japon. (~~M~M~wM~a Le B!môtaH!s!TM Messieurs. iaitement Mgttimo de poser d'avance ta problème. ta était le moyen de eatut~. et vous n'aurez pas besoin desde recourir à ta prohibition artificielle des vins de raisins secs et vins de sucre. Eh bien sauverez. Alors il y aura un large débouché de consommation pour les produitsagricoles. vous sentez vous'meme si bien l'insuffisance. y a un autre remède. –ce sont. c'est là ce que le soda. (A</<'<rK~MM<Kt w~ – Très bien <f~M~~ d ~X~M'MMHMM. dans le congrès du bimétallisme. de tirer le plus de part).) classe ouvrière. c'est le NmétaHisme.vous ainsi tes paysansr vous avez dit.–Undesn.

c'est le concours de toutes les grandes puissances productrices avec et commerçantes du y . /cw~ – <& Vous vous trompez passéau !t est défense. qu'il &ufauela France. Je ne sais pas. Je ne le' conteste pas entièrement. MmétaUisme. Le citoyen Jaurès. Mt«~<- Vous M.. elle. je suis un peu inquiet lorsque je vois des hommes aussi compétents que nos MmétaHistes ont été que sur- d'or. ce votre part. en touche le prix en or et au moven de cet or peut se procurer une quantité considérable de monnaie argent qui. Il parait. pour moi. minerons cettejquestion. ser le prix de ses produits sur les marchés européens. si jamais la réalité des faits répondu complètement à une esquisse aussi sommaire. C'est pourquoi je ne l'attaque se pas. entretenir chez les paysans une Illusion fâcheuse d attacher pour eux quelque espérance de salut à la solutionque du. a gardé sa puissance d'achat. bimétallistes qu: déclarent que c'est un problème national. déconcertés. au Japon. de l'argent. comme une sorte de trahison < Vous n'êtes pont de ceux-là Par conséquent. tant est complexe le problème monétaire. Je n'imagine pas que vous prétendiez la variation des valeurs monétaires soit la cause principale que de la dépression universelle des produits agricoles. De plus. pris.que ces pays-là sont privilégiés pour leurs exportations~en Europe. (~OKw~.votreNmétallisme international comme. vous n'êtes pas de cette école de. par ce brusque passage du Japon à l'étalon le président du oonseil. à vrai dire. Fougeirol qui parle avec une assurance tout à fait intrépide des questions japonaises. JI n'y a a guère que l'honorableM. Mais. – Puisque vous le voulez. – Il n'est plus !à pour défendre. une défaite. Gahriel Pu&aire.listes nationaux qui cons!dèrent. par la différence de valeur entre les deux métaux. touche une véritable prime d'exportation qui lui permet d'abais.) M. >. sans sepréoccupéf du régime'monétairedesautres pays nsutue chez elle la libre frappe.car je vois très bien votre nous exa' moyen do Précisons le proMème. serait de problème monétaire. Le citoyen Jaurès. Par conséquent..et je l'accorde dans une certaine que lorsque le producteur japonais porte sa marchandise mesure – en Europe. Il y a des Mmétal- . il parait que ce produc- teur japonais.

mais dans les grandes revues américaines. mais le-rapport de a Eh bien. La chose est facile. non plus le rapport actuel de et fictif 30 a 15. le Japon que vous invoquiez comme exemple décisif.globe que vous entendez réaliser un accord monétaire qu! serait ksalutpourlespaysans. ce n'est plus maintenant concert que nos paysans de France devront attendre leur salut dans la question monétaire. Le citoyen Jaurès. est Oui... Or. étalon unique. tallisme. le président du conseil.) Mais si. plet de la commission monétaire japonaise a été publié. sans contestation aucune. sous la plume ingé. que le Japon a établi la monnaie d'or comme unique i qu'il ne conserve la monnaie d'argent que comme appoint. M. raisonnons Mais un peu. dans la dialecti- que de M. c'est l'établissement d'un rapport entre la monnaied'or et-la monnaie d'argent. dans ses marchés avec l'Europe. et cette monnaied'argent monnaie d'appoint. monsieur le pré. un fantôme terrible nel'orpeut profiter. ou 3 r. Vous me dites au bimétallisme. -Cet exportateur japonais qui était devenu. Nous avons vu a l'œuvre je n'en dis point de mal. c'est là le Mme. si vous le voulez bien. Jé vous prie de vous reporter aux documents.C'est une erreur complète. Fougeirol. de l'Améri. le Japon voulait consolider pour lui les bénéfices de sa situation monétaire actuelle. monsieur le président du conseil. Le bimétallisme. rendant que vous argumentiez et sans se soucier de votre dia- passé à Pétalon d'or. et qu'il a institué entre cette monnaied'or. sident du conseil. nieusc de vos amis. que par là précisément. de ta prime de qu'à condition qu'au japon même la valeur légale et la valeur d'usage de 1 ar- gent n'aient pas diminué. qui-ignorent encore trop ces sortes de problèmes. Mais pendant que vous songiez à ce remède nouveau. (Très M<M! <Ma< 1 sur ~MMM~ bancs. la valeur d'usage et la valeur légale . et t'ai !u. puisque le rapport corn. voici que les faits que vous aviez ailegués vous échappaient. c'est du concert monétaire de l'Europe. mats vous en avez vu les difficultés undusemblanteuropéen de concert euro- peen. sans équivoque étalon aucune. au Japon. queetdel'Aïie. non pas dans les revues do France. Vous y pourrez lire. – Oui.

Elle a donc été obligée de constituer la valeur de son rouble-papier par rapport a une valeur fixé. Mais permettez. C'eût. (~t~M~MM~ à Fex/rmM ~c&e. (lnterruptions sur' divers &aMM.de l'argent ont été abaissées au niveau précisément 6& eUea' sont en Europe.moiae vous dire que vous auriez donné beaucoup. si avant de me rendre sa bienveillante attention la Chambre attend d'avoir résolu toutes les difficultés du pro- blème monétaire. vous. le pré- sident du conseil plaide très facilement et très volontiers H n'est jamais à court d'arguments. comme l'Inde qui a supprimé chez elle la libre frappe de l'argent. et nous savons en particulier que M. la Russie. Et les bimetallistes de France ont si bien senti le rude coup . été asseoir un édifice que l'on veut raffermir sur une base chan- celante. –11 ne serait pas difficile de vous expliquer votre erreur. vient de passer en fait à l'étalon d'or. pour laquelle cette dépréciation du rouble-papierconstitue une sorte de faillite Intérieure. a voulu régulariser et consolider la valeur de son rouble-papier. 1 Et voua pourquoi la monnaie d'or est devenue aujourd'hui en Russie. Il y en a eu une autre qui a dû vous être beaucoup plus cruelle c'est celle de la Russie. l'exportateur japonais ne peut plus bénéMeï de la dinérence. par une Invincible nécessité.aous pourrons encore ajourner l'interpellation.~ M. Le citoyen Jaurès. le président du conseil. que vous auriez donné toute la différence entre la valeur légale et la valeur réelle de l'argent. comme toutes les autres puissances. les théoriciens Nmétallistes. asiatiques ou demi-asiatiques. la monnaie fonda' mentale. Tout se plaide. Mais ce ne fut pas la seule défection. (/'<~ ) r) Tout se plaide. La Russie aussi. comme le Japon. Et pourquoi? La raison en' est décisive elle. Elle ne pouvait pas consolider la valeur de son rouble-papier par rapport à une monnaie d'argent qui' elle-même est tout à fait incertaine.avait une large circulation de rouble-papier qui avait subi une dépréciation très grande et la Russie.) Messieurs. c'est-à-dire par rapport à la valeur de for. variable et précaire. pour que le Japon ne passât pas à l'étalon d'or juste au moment où vous le déctar!e<r rivé à la monnaie d'argent.

comme un fringant cheval de bataille. ayant besoin. qui. et c'est le Japon. la de son papier sur la base solide a essayé de consolider faiiHto voulant de !'or. était porté par ïe passage de la Russie. !o service de ses grands emprunts à étranger. maintenant. par une véritable révolution monétaire. aprèsl'honorable ~étalon d'or. avec ta politique que vous faites. te Japon. que le chefdesNmétaiiistesfrançats. Et bien grands pays de lAmédqueetde 1 Europe au type des pays asiatiques.leur tL-~énr. au type monétaire des productrices de l'Amérique et de l'Europe.capitalistes du des emprunts sur tous les grands marchés monna monde et sachant qu'il serait obligé de faire. !fMn qui est passé. est tombé sur ses jarrets avant le commen- Et quand bien même 11 serait en effet utile au producteur agricole français d'instituer le bimétallisme. C'est la Russie qui. monsieur le président du conseil. MmétaiKstes français ne se sont aperçu lements du crédit et des finances en passant à l'étalon d'or. qu après t avoir t . grandes puissances céder a l'étalon d'or. féconder sa victoire récente sur la Chine et développer au maximum son outillage de contracter militaire et industriel. pour cela. quand il serait utile de passer des contes bleus du protectionnisme aux contes blanc et or du bimétallisme. sont en train d'ac- qui. a Intérêts. pour payer les impôts à l'Angleterreje le et pour répète. monnaie C'est l'Inde qui s'est fatiguée de convertir en or une d'argent dépréciée. avec de la c est lao d'M-. a tmmé~ grands journauxparisiens.) (~ ~MM~'M~ !'<M quelque peu fatigué. malgré le prestige diatement entrepris dans les ~s campagne des plus redoutables contre des perUs desébran. votre Par conséquent. de l'alliance franco-russe. vous ne le pourriez pas. une les finances russes. vous en particulier. faire le service des emprunts. les faits même sur lesquels vous vous étiez système monétaire de-tous les appuyés loin que vous puissiez ramener !e se dérobent à vous. à l'étalon d'or. pour remplacer le protectionnisme cement de la course yaitcbe. comme je le rappelais l'autre jour. votre thèse est ruinée bimétallisme que vous voulez lancer. à son tour. Les contrarié leur thèse et leurs Ainsi. d avance. ce sont tes pays asiatiques. De même.

vous avez été obligé de reth'af ensuitedevant certaine~ oppositions. se cache cette vieille lutte des créancier~ et des débiteurs qui avait fait le fond des luttes sociales dans la cité antique. et ce n'est pas entre les débiteurs et les créanciers qui peuvent appartenir tous. derrière l'honorable M. à des titres divers. c'est entre l'ensemble des possédants. de retirer votre bimétallisme si vous vous risquiez a en faire une réalité. Mae-KtnIoy. être payes en or. n'est pas débiteur qui veut dans la société d'aujourd'hui (~M/<!t<t/M!fMM)~ à r<'x~<'McMt«'&<:). Bryan. vous seriez obligé devant les mêmes oppositions. elle inquiéterait quelques grands Intérêts. puisque le triomphe du bétallisme dans la grande République amerlcalne eût été à coup sûr le présage de triomphesplus vastesdans le monde entier. et l'ensemble des non-possédants. créanciers ou débiteurs. derrière lui ily avait tout ce parti populiste de la petite démocratie rurale. qui ne vous permettent pas de les inquiéter. vous soyez prêt à prendre parti contre les créanciers pour les débiteurs. qui récla- .et il semble que vous auriez dû. c'est que dans la dernière électionprésidentielleaux Etats-Unis il avait d'un côté le candidat de l'or. Bryan. soas 1~ problème monétaire. à la même classe privilégiée car. Mais dans tous les cas. miers de l'Ouest qui protestaient contre les grands banquiers. contre tes grands capitalistes de l'Est. pour les sommes prêtées par eux. vous. auriez dû tenir pour le candidat do l'argent. Et la preuve que je n'apporte pas ici une hypothèse de parti. il y avait les (er. pour M. si rétrograde. JI est vrai que vous auriez avec vous peut-être les débiteurs mais je ne sache pas que dans cette lutte sociale qui s'établirait s propos de la question monétaire entre les debiteurs et les créanciers. Mais quoi.déposé l'impôt sur la rente. l'homme des tarifs a outrance contre l'importation européenne il semble que vous. – ce n'est pas entre les débiteurs et les créanciers qu est la lu~to socialiste. La raison en est bien sim- ple vous auriez contre vous tous les créanciers du monde qui veulent. La vérité. c'est que sous l'agitation du bimétallisme. redouter le candidat de l'or. si surannée que fût cette révolution moné- taire. que c'était l'honorable M. de l'autre le candidat du bimétallisme. C'est une forme très surannée à notre sens de la !utte sociale.

je ne crains pas de Je dire & cette tribune. (Très bien <fM bien a à l'extreme ~tMCM. en tous cas. le vôtre. bourse.qu'ils subissent depuis quinze ans ne sont pas près. et les soumances tous . même si vous vouliez sérieuse- ment essayer du bimétaUisme. parce qu'il a la signification Incomplète. Il l'aimait d'un amour farouche. il est. je ne prétends pas. car je crois que rien ne se perd dans l'h~toire des hommes. des souffrances perdues. Ont pris part! pour le candidat de l'or tous les journaux. je le veux bien. c est a sa terre à lui.: . tiennent ont également pris parti pour lui. tes journaux de votre parti. les paysans aient sur pâti par l'effet de pMno. tous tes grands ban- quiers. le bimétallisme ne saurait produire pour eux d'effets meilleurs et. pas plus que le protectionnisme n'a produit les effets décisifs que les paysans entraînés par vous. mais plus rien au-delà. 'menés économiques lointains et vastes trop longtemps le paysah s'était enfermé dans un individuatfsme étroit et aveugle M connaissait son petit domaine. les. les paysans de~ France. rien qu'a sa terre. je le répète. mais il a la signification d'une sorte de lutte et de révolte contre de grands intérêts dont vous êtes condamné.forces naturelles se mouvaient dans la grande communautéde l'espace. à les hasards de b concurrence universelle. dans tous les pays du globe. en avalent espéré. et la défaite du didat de l'argent a été saluée par un mouvement de haussecan. fu~qu ici les.paysans restent livrés à toutes les brutalités. Donc.mort avant de naitre. H est pour bon. quoi que vous fassiez. tous ceux qui vous sou.champs étroits. n~it!a nationalisation des chemins de fer. Fimpôt progressif sur tes revenus. Oui.dans votre politique. Et que lui importaIt l'univers 1 C'est en vataqu au-dessus de sa propriété bornée et jalouse.y. à rester le serviteur. Tous tes grands créanciers du monde.) Donc. d'avoir un terme.}! est bon que pendant des années. maladroite. je ne prétends pas que ces longues années de spuffrance aient été. vous ne le pourriez pas. que le paysan rapportait . La Souffrance paysanne Oh r messsieurs. dans votre conception. tours . tous tes grands capitalistes. en J'ai bien le droit de dire que.

son labeur restant le même. de ses olives et de son lait. Et après tout. de son chanvre. américain. de la Russie. la vaste nature élargit son esprit. que dans les grandes pMnes diversesde l'Inde.. les économistes. mais comme de dures et massives réalités. derrière laligne prochaine des coteaux s'inscrivaientdans le ca- dro exigu de sa vie. de la sécheresse ou de la gelée. pourquoi. du vent et des nuées. et encore des lois dédouanes. Mais de récoite en récolte. les hommes d'Etat. les financiers. au cercle plus étroit de sa pensée. °! d'impôt et de monnaie promuif-uéfs dans toutes les parties. en lui répondant. t! n'interrogeait jamais a l'horizon que !a brèche par où vcna!<*nt vers lui les souffles bienfaisants ou 14 ` meurtriers. le prix de son blé fléchit presque constammentet aussi le prix de son bétail.du'! monde que dépendra peut-être demain. la marche du soleil. puisqu'il ne pouvait *< conduire au gré de sa moisson les forces naturelles. des forces socia- les. Et le paysan ne s'incline p!u& ici comme devant la fatalité de la grêle ou de l'orage. oui. de la quantité d'or et d'argent extraite des < mines de l'Afrique du Sud ou de l'Australie. c'est lui qui la rapetissait au contraire au cercle étroit de sa vision.. non plus comme de va* v gues fantômes delà géographie scolaire. < puisqu'il ne pouvait agir sur le monde. d'autres hommes travaillent comme lui. et il demande pourquoi. mais a ~sur moins de frais. et que toute cette production. du salaire distribué aux pauvres journaliers de l'Inde. pèse constamment Voilà donc que les peuples et les continents lointains surgis- sent pour lui maintenant de la brume. de l'Ouest lui. Et bien loin qu'. 11 laboure. que c'est ` peut-être de la quantité de Né ensemencée par un <erm!epde l'Ouest américain. brusquement rap* y prochée par la vitesse des grands navires. de son vin. sur le marché de la'vMté ` . et on ajoute. pourquoi se fût-il perdu en stériles soucis?r Mais voici que sur son champ de blé passent non plus des forces naturelles. il sème. les candidats lui répondent que depuis un demi-sièclo surtout l'humanité a transforme la terre. lëSt députés. Même les étoiles hautaines se levant et se couchant. mais des forces économiques. !1 moissonne et porte sa poisson au marché voisin.méridionale. tout l'Ordre et tout te désordredes choses. Il a le sentiment obscur que cette va'~ dation des prix est un fait social. désirées humaines. un <ait humain~ modulable peut-être. De tous les w côtés.

que l'ignorance. ce sont des courants humains quipas-/ sent sur son champ. eHui. le prix de son blé.letocsihdedétresséetde ruine sonnantsur les grandes plaines a éveiiié pour la première. pour la première ibisiui. le paysan a compris le périt de son isole- ment et il cherche. Cis. Oui. et le paysan étonné écoute et médite. un point d'appui. Alors le paysan. dont l'ombre courte lui cachait le reste du monde. qui emplit l'espace. pour la première <b!s. sous l'action prolongée de cette crise.Y . devant ce vaste déchainementde la production universelle. Comme pour attester la vertu secrète d'idéalisme contenue dans les faits économiques. un moyen de salut et ainsi. M en est un autre c'est que !o paysan. l'égoïsme isolaient sur sa motte de terre. en voilà le premier béné* née. derrière la pierre de bornage. abaissant et relevant les épis c çst un soumed'humanité.tourbillon de l'universelle concurrence dont une onde fris- sonne eh son champ de blé. courants ce sont des courants économiques venus des profondeurs. le prix de son travail. toisée paysan à des pensées plus hautes et à de *~us larges soù~.) Voilà !à première leçon de la crise.. voisiné. pressent l'étr'ange. la jalousie. Ce ne sont plus des atmosphériques. ble. par quel groupement d'enbrts il pourra réagir et se sauver. l'universelle et douloureuseconeur. ce n'est pas en vain qu'il aura traverse les années de . tolidaritédu mondehumainf~aaJM!M')fM~<ex<f~t<cj&<'). c'est par là longue souffrance des crises qu'il est entré en vivante communion avec la race~hu- maine. et tandis que la cloche chrétienne propageait en vain dans l'horizon fermé le vaste ébranlement de!a penséeant!queetdurêveor!enta!. désordonné encore et brutal.renée brise dans la conscience paysanne les liens d'égoïsme éttoitquo ni les exhortations morales ni les prédications reli' gieUses n'avaient pu dénuer. il sent pour la première !a fois sa vie liée vie des autres hommes. dans la communauté qui l'enveloppe. Non t toutes ses souHranees n'ont pas été perdues (~ < ~<K<jM!~<a!'M«f6«e~<!H~. obscurément encore. le paysan se prépare peu à peu & des pensées cou- velies et peut-être à un régime nouveau. devant ce <brmida.. Son titre de propriété'ne suSit plus a le protéger M cherche au delà. M liberté pcut-êtreetsaprdpriété.i'égoisteeti'isoié. par quelles combinai- sons d'énergie.

. 11 a été fait en !8aa. Mais. est entrée en agonie. instituée en t8oy. Messieurs. le président du consett. la terre de Franco tout entière appartienneà ceux qui la cultivent. a des destins nouveaux. ce mouvement naturel. je sais que je me heurte aux affirmations optimistes d'un grand nombre de nos contradicteurs. soit obligée de s'appuyer sur des documents vieux déjà de près d'une vingtaine d années. nos contradicteurset nous-mêmes. lentement. mais sûrement. – 'Le citoyen Jaurès. crise et de sounrance 11 en sortira mieux prépare à uno concep. le président du conaeti. de M. pour le dire en passant. que vous n'ayez pas à l'expliquer.. peu à peu. MWM<f<' de r<«MMf< le vous t'expliquerai. Je demande pourquoi nous ne sommes pas saisis encore de tastatisque de tSoar r M. de bien d'autres. (Applaudissenunts d r~f~M gaucbe. à bâtir des discussions sur la grande statistique agricole décennale de t88a. que la terre va se divi- sant de plus en plus et qu'il n'est que d accélérer par quelques lois fiscales. et il est vraiment bien fâcheux qu'une discussion sur le régime agricole et la propriété rurale. tion plus large de la propriété. quand je dis que la propriété paysanne est entrée depuis quelques années en agonie. La Propreté du Paysan Le citoyen Jaurès. notamment par la suppression des droits de muta- tion. puisque la propriété paysanne elle-même. Yves Guyot.–H vaudrait bien mieux. la petite propriété est plutôt en vole de croissance. je regrette beaucoup que nous n'ayons pas été mis. pour que. qu'une partie considérable du sol appartient à des paysans propriétaires. puis- que ce qui est commence à disparaître. nous sommes. en l'agonie. par l'administration de l'agriculture. de M. monsieur te président du conseil. et 11 faut bien qu'il arrive à comprendre autre chose que ce qui est. une autre statistique agricole. si je no me trompe. Aux chinres et aux interprétations de nos contradicteurs. Ils nous répondent que la propriété paysanne. Nous sommes réduits. de M. en t8oy. Deschanel. nous opposerons d'autres chiffres et d'autres interprétations. en état d'utiliser les éléments d'information les plus récents.) Oui.

au moment précis où je parle. messieurs. 11 n'y a pas de branche de la culture. la production agricole. Le citoyen Jaurès. la grande propriété ait aussi complètementéliminé la petite et la moyenne culture. la filature. d'ailleurs. ou le blé. car l'ancien rapport féodal qui rattachait le ` bailleur au tenanciet a disparu. Le revenu de !a terre n'est plus une redevance. et il suffirait. de quoi provoquerune crise ministérielle. ou l'élevage du bétail. ou la grande culture. si vous le voulez. le tissage. la production du sucre et de l'alcool. tes moyens et petits producteurs. nombreuses de la produc- tion: les transports rapides. M. personnelle ou ano- nyme. la métaiiur~e. elle 'y est entrée. M. une sorto . trieUe et capitaliste. je puis le. la contradiction du régime où elle vit. le président du conseil.< tiques des finances sur les fabriques de sucre et sur les fabriques d'alcool exercées. c'est. ont ettmine. dans les lois générales de la produc- tion capitaliste. Et mémo. mais' en très grande partie tes artfsans. messieurs. Mais me semble vraiment qu'il serait possible de hâter un peu plus la publication desdocuments de statistique agricole. le président du oonaeti. dire. car la production agricole est entrée dans le système capitaliste. ou la betterave. où elle se meut. – Evidemment.mais elle n'y est entrée qu'à demi-. J'ac~ corde très volontiersà nos contradicteurs que la concentration et l'absorptioncapitalistes n'ont pasSprodultun ëHet aussi ample et aussi visible dans la production agricole que dans la produc- tion industrielle. Je dis la contradiction. je'ne dis pas entièrement. le raHinage du sucre où la grande industrie. l'ambiguïté. Le même phénomène ne se retrouve pas au même degré et avec la même clarté dans la production agricole. Le citoyen Jaur&a – 11 n'y a certes pas. dans 'mon ob- servation. de consulter les dernières statis. car je n'ai pas en ce moment/ l'intention de passer au crible les chinres des statistiques. ce qui me paraît caractériser en France. l'extraction minérale. Je n'insiste pas. pour être obligé de reconnaître à l'unanimité qu'il y a là un mouvement ininterrompu de concentrationIndus. Je voudrais que ces statistiques pussent être établies plus rapidement. Les statistiquesantérieures ontét~egaitmentionguesaétablir. H y a des branches.

M. tes producteurs du sol ont cessé de travailler. immédiate- ment voisine. Mbhtaut. por< mettez-moi de le dire.~ !T! ï'w F<<e~. comme si vous aviez fait une découverte. 't'1'F' d'hommage do ïa personne à ta personne. quelles j . ou pour la consommation de la région environnante. et je suis stupéfait. se continuant Immuable à travers les siècles. !t ~aut savoir être résigné à bien des choses. Lë~n GuUIematn.'de rencontrer sur ce point. –Je no dis pas qu'elle ait cessé d'être un capital je dis qu'elle a commencé à l'être d'années. "<Js suisstupé&it. monsieur Guiiiemain.De contradiction. dis-je. nsproduisenide plus en plus pour tes marchés" }~ s:~ lointains. H ya un certain ° Je suis heureux de cette interruption/car eue démontre combien il surgit entre nous de malentendus qui tiennent. où 11 faisait hommage acéiut qui la !u! con<iait.. M. perpétùeiio. de la société féodalo.que fussent les variations ~u marché. Mais en aucune façon La terre n'a pas toujours été un capital. ta Vente dtf ta terre °:.–j'apporteà cette tribune des .que !a terre a toujours été un capital. de produire ou pour ia consommation immédiate du domaine. c'est que c'est sur te revenu de la terre que i~on capitaliseta valeur de la terre. à ce moment-là la terre n'était pas un capital elle était une partie h du domaine teodai.notions élémentaires. les cours des produits. Dans les siècles où un hab<tant dota France recevait a 'l"" titre de Hefuno terre. au revenu commer- cial. dans notre société. capitaliste. taires du développement économique. La terre est donc Idevenue i~ ~ncapitàt. – La terre n'a jamais cessé d'être e un capital.' . est un reyenu assimilé. au revenu industrie!.) ':$ jt~ moindre .' .1. (Mmivements ~t<wM <K< <~M~a~O/–~M<!H</M&W~J:ANC~<KM') Messieurs..` nombre Le citoyen Jaurès. et où Il était quitte envers lui moyennant une rente ?.) Vous me dites. je vous J'assure et je ne regrette pas d'avoir i' i!~ Jeté je dirai ce coup de sonde dans les notions de nos contradic- teurs. Consterné Non 1 En politique. j. ta ? S ptus. (On rit. à la méconttatssance des notions éiémen. La preuve. (Très bien <fM bien t.< Le eitoyen Jaurèa. Le revenu agricole est donc un revenu f ji~.–Dites: consterné) 1 ?.

il l'a été à travers !a série des temps. par ces deux traits. par l'assimilation au revenu capi- taliste et par la production puur le marché universel. au lieu de produire selon lés traditions do ce que l'on. queksibrmes'etles catégories économiques sont ngées que*. en vertu do cette même iiiusion ib barrent l'avenir (~MKoH<fM!fMeH~ à !ex<fAMc MM<'J&e et sair <&WM bancs à ~MtM et s'Imaginent. ont essayé d'enlever aux colons les vignes à complant et de substituer à l'ancienne rente immuable à travers les siècles. qu'il y a très peudetem~.) LeoitoyendamiUaPeUetan. parce que ta capital est la force dominante de la production ` et de l'échange au dix-neuvième siècle.) Je tiens à revenir. pour le marché universel. Guiliemam. à tort. qu'avait instituée la régime féodal. J'ajouterai mémo. l'agricul- ture est entrée dans le système capitaliste. abusant de la crise du phyl- loxéra pour rompre des contrats trois et quatre fois séculaires. appelait l'économie iamiitate. Guitlemain. et comme ils barrent l'histoiredans le passé.–jepourrais citer 4eadro!tsfeodaux~o!ex!stentencorer < . Savez-vous ce qu'elle prouve? Elle prouve que pour beaucoup de nos contradicteurs il n'y a pas d'histoire elle prouve qu'ils se figurent que les phénomènes économiques sont immuables. un revenu moderne. produisent en ce moment. pour l'édMcation de l'honorable M. (MM<w«tM <«<fMMae~Ktf !M mAaM &WM.) Donc. au risque d'allonger un peu ce débat. variable suivant le cours du marché. –Très bien t Le citoyen JWF6a – Ces marchés lointains dent de plu~ en plus avec le marché unlvérsel se con<bn< en sorte que l~j producteursdu sol. pour la consommation · immédiate. par une sorte d'illusion qui leur fait transporter !e présent dans les siècles disparus. quelques années à peine. selon 1a loi capitaliste essentielle. c'est-à-dire un revenu capitaliste. au < sens profond de l'objection de notre collègue M. (Très bien très bien à i ~'ex~NM~w~. (T~MM/~MM/~M'~M&M't~MM. ~eo~y~n CamtUePeUetan. immuable dans les . Ces derniers vestiges du régime féodal agricole n'ont disparu que depuis quelquesannées.siècles future ce qu'a tort ils considèrent comme ayant existé dans les siècles passés. que les derniers vestiges du régime féodal appliqué au sol ont disparu de notre pays. alors que les propriétaires de-vignes de la Loire-lmërieure. il y a.

Le System? CapttaHste Ah )messieurs. Leroy'Boaùïieude$ paroles qui ne fussent pas !es siennes je tne . Le capital mobilier ne s'est pas apptiqué à la terre pour en tirer toutes tes ressources. Le citoyen Jaurès. Les extrêmes se touchent 1 Le citoyen Jaurès. ~« c<!a< Il s'est trompé 1 Le citoyen Jaurès. elles font partie du bréviaire do propagande do tous los socialistes (/!M~ –f< H <nut –' disait M.tkouiiuu – renouvc!or absolument les cadres de !'agftcuitu<e pour cela it faut !a dts. et pour le dire en passant c'est une chose singu!ie* rement attristante et significative de notre présent état politique etsocial. M. Gabriel DufaMre. 11 no man.11 ne manque pas d'économistes. C'est cela Le citoyen Ja<M'èa. Mais s'it est vrai que l'agriculture soit entrée dans la loi générale du système capitaliste.!n<ërieure. qui ne sont mi assez éclaires n! assez riches tt faut aussi la disparition des fermiers qui sont impuissants a s'adapter aux nécessités du progrès. que pas logiciensà outrance du capitalisme pour ton!. cite no s'y est certainement pas livrée tout entière. de garantie la disparitiond'une partie du vieux système féodat. –Jo no mets pas ces paroles à votre compte et vous auriez le droit de protester si imputais à M. comme it s'est appliqué au travail industrie! ou aux échanges commerciaux. y Beautieu avançait des idet-s t'es hafditA et très :')RniuMt!ves it ceri<'ait–jemot'appdio le texte même do Sts pM~oIes.ei)!er da à !a production agricole do s'engager a fond et irt'dvocitpiement dan< te système cap!ta!ktt. Chastenet.«. Leroy. Lcroy. Je cite. Leroy-BeauHeu.ln<er!euroen était un des spécimens tes plus caractérises.– Je ne dis pas non 11 eh peut exister encore. » M. dans tous les cas. que !e régime de la vigne dans là Loire. – C'est io phalanstère ? Le citoyen Jaurès." en soient ré- duits à déplorer aujourd'hui comme une diminution. Je crois. – M. je constate simplement. 11 y a quelques onn~. Et l'honorable M. Vous avez beau nous dire qu'il s'est trompé. parition des petits ptopfi~&irc~ » Le citoyen CamU!e Pelletan.queies paysans de la Lo!re.

puisqu'elle eût soumis à la loi. Le citoyen QabfielDovMe. du système des grandes sociétés par actions. &la loi de la produc- tion capitaliste même cette propriété ibncierequi ava!tété!a base économique et historique des civilisations antérieures. Et 11 n'était pas le seul à tenir ce langage. pour pouvoir appeler à elle lescapitaux mobiliers qui la doivent féconder et qui seuls la peuvent (éconder. (TfM MM t ~M ~</ ~MiM ~M~. pour pouvoir faire appel au crédit. pour l'exploitation de la terre. demande . Leroy. De même. Messieurs. M.que l'Act Tor. par conséquent. tt n'est rien do plus intéressant que le recueil des délibérationsde la commis- sion extraparlementairedu cadastre. maigre quelques éehah* tillons de sociétés par actions.verbaux sont là pour constater que teHeétah l'opinion d'un nombre très consi' dérabte de ses membres. demandait qu'il fût Institué un livre foncier dans lequel tous les domaines de France auraient leur représentation à la fois juridique et économique. et par conséquent it demandait t'assim)!atfon do la terre a des valeurs mobilières facilement transmissibleset négoctaMes. aux cultivateurs de transformer complètementle régime du sol. avec sa persévérance. avec des titres aisément transmissibles.) Mais le mouvement s'est produit à peine. L'honorable M. Yves Cuyot. la civilisation capitaliste eût été achevée. Ses procès. 'Messieurs. en particulier de sociétés p~r .bornè très honnêtement à dter une opinion qui n'est pas la votre. eut été accomplie. notamment. Léon Say. se transformer le plus possible dans le type dt:9 sociétés Industrielles par actions. M. S'ils l'avaient été. de mobliiser -le plus possible la valeur <bnc!èreet de constituer de très vastes domaines exploités au moyen d'un grand capital at avec toutes les ressources de la culture inton- s!ve. Et pourquoi. peut dire presque qu'il ne s'est pas produit du tout. wM fonctlonno en France comme 11 fonctionne en Australle et en Tunisie Il demande par conséquent que la propriété rurale.Beaulieu conselUait. on peut dire que la civilisation moderne. de se rapprocher le plus possible. On. – Et qu'il enseigne au nomdel'Etat! Le citoyen Jaurès. ces conseils des économistes outranciers n'ont pas été suivis.

et ceux qui détenaient ces valeurs <bncières prépondérantes exerçaient naturellement une part proportionnéede pouvoir. se sont méfiés de cette transformation. c'eût été abdiquer toute espérance de résurrection. qui de longtempsn'ont pas abdiqué. ta transformer en valeurs circulantes. La masse des va!eurs fbncières était encore supérieure à la somme des valeurs mobilières. pourquoi ce mouvement ne s'est-il pas produit? D'abord la propriété rurale eUe-même. que leur orgueil se promettait encore. 1 De plus. En même temps. substituer la puissance de l'anonymat à la puissance des grands noms. de la haute bourgeoisie. on peut dire jusque vers la fin du second empire. tes grands pro- priétaires surtout. à la vanité des parvenus. les parvenus du régime nouveau. opposée a la mobtiité des titres industrielset financiers. On ayait le sentiment que. fortement scellé. Et alors ces grands propriétaires ruraux se sont dit que ce serait duperie que de transformer en titres mobiliers leurs propriétés foncières. la propriété foncière ne s'y est pas prêtée. tes classes d'ancien régime. les grands propriétaires du sol ont gardé près de trois quarts de siècle après la Révolution. livrer la terre aux valeurs mobilières. par sa pesanteur même. par sa stabilité. espéraient que sur cette base de la propriété foncière maintenue leur pouvoir politique pourrait un jour se reconstruire. c'eût été livrer -le monde. et les hau. Les propriétaires du sol. dans une epoque où tout est mobilité ef nouveauté. où surgissent à toute . et accroitre' de toute la terre de France le domaine que gouvernaient les financiers. par une sorte d'ins- tinct conservateur profond conspirait avec cette résistance de la grande propriétérurale. de la vieille aristocratie. d'ancien régime.actions pour l'exploitationdes vignoNesdu littoral méditerra néen. que ce serait accélérer d'autant la déchéance politique et sociale des hautes classes anciennes. la société tout entière. Elle était comme te socle compact. une très haute influence directe. malgré l'abolition des privi- lèges légaux de la noblesse. la propriété fon- cière prolongeaitdans le présent les forces du passé. c'eût été précipiter la Révolution économique qui peu à peu diminuerait leur pouvoir. politique et sociale. qui attendait la sta- tue et pour la haute classe terrienne. pour la grande propriété terrienne. Mat- gré l'abolition du régime féodal.

et la propriété paysanne n'a pa~eùàsubir l'assautdirect de la puissance capitaliste. Dans tous les cas.– étalent nuls. ils étaient commeles financiers n'ont pas disposé d'emblée. Us se heurtaient la d'abord a d'innombrablesrésistances qu'ils ne 'rencontraient pas ailleurs. moindres. le capital mobilier n'a pas encore absorbé la terre. de la somme de capitaux dont ils disposent depuis quelque temps. il eût été imprudent de livrer b tctre eue même à ce perpétuelmouvement.heure~ie nouvelles entreprises lucratives. où l'on pourrait se réfugier après d'autres écroulements. mon- sieur Charles Ferry. Yves Guyot.Etalent nuls. M. comme lelestd'une civilisation aventureuse.de ruiner les petits artisans et tes petits négociants il leur étaitplus difficile d'exproprierle petit paysan qui pouvait. compenserl'infériorité de son outillage et prolonger-pluslongtemps sa résistance. Léon Say et de tous les économistes ~ou- trance. lés financiers n'avaient pas grand tn. (~M- <<M~M~<<«'f~~J'~r<WM~!«~t) 1 <' Pour ces raisons. mais toujours pour lès administrateurs. monsieurCharles Ferry? Une faut pas le dire.presque tout notre siècle. les financiers ont préféré jeter d'abordles premiers milliards dont ils pouvaient disposer vers d'autres entreprises plus fructueuses. car il ne leur a pas été possible de mobilisef d'emblée toutes les épargnes du pays. D!spar!t!on fatatè D'autre part.à tercet pnvations. suppose une longue préparation. Voila pourquoila propriété rurale a résisté' aux conseils de M. par la croissance subite d'un grand butiitftge perfectionné. Et Lecitoyen Jaurès. certaines. ainst. w De plus les bénéfices à attendre des opérationssur le sol. éblouissantes ma!s In.– comme !a mobilisation des capitaux. Charles t'erry.peu maniable ~été pendant. Il leur était facile. et ta propriété foncière pesante .térèt à pré- eipiter leurs capitaux vers 1~ terre.. de M. ballottée par tous les hasards du régime capitaliste. à cette perpétuelle Instabilité. comme la petite propriété Indus- .que toutes les mobilisations. quelquefois pour les actionnaires. La terre apparaissait comme devant rester une valeur de repos.

c'est même un terrien un peu âpre. mais dans tous les cas par une conséquence possible. industrielle.proposer solennellement. pour appro- fohdir ses labours et développer là grande culture Intensive. j'ai même été effrayé de la tranquillité avec laquelle. de terminer.son cycle d'évolution en iertiUsant et en absorbant la propriétérurale. trialle et marchande a eu à subir l'assaut du régime capitaliste. ~pres avoir prodigué ses faveurs à la production. la. je ne dis pas par une consé- quence nécessaire. i! est venu l'autrejour. c'est un terrien.dIsparlUon de la propriété foncière et. J'ai été étonne. ce langage d'un terrien m'ft paru un signe des temps. c'est proba- blement avant peu.)Personnellement. et il est possible que la tentation vienne au capital. quelquelbjs hasardeux. de la j!et!te propriété paysanne. E!!e:est obligée. à en croire certains articles. ou du moins it ne l'est que par alliance. et peut'être aussi. (~M'M'~hM~M &M<:<. l'ombre terrible du gendarme semblait s'approcher des tinan" ciers. Je l'avoue. s! eue veut vivre. l'aSIr- mer.est obligéd'aller cherche!' au loin. et où w. à l'étranger. on . à cette tribune. pour planter ses vignes. Cela est possible. la mobilisation delà pro- priété du sol.l'alternative est posée. Et~l elle fait appel à ces capitaux. l'application & la France de 1'~ Tb~~M~. de faire appel très largement au capital mobilier. la production agir!eo!e est à cette heure dans une situation critique. lui. En tous cas. sfeHe&K appel à l'emprunt sC pour se procurer des engrais.eardès maintenant la. Ainsi. masse des valeurs mcM!!&res-dé< passe la somme des valeurs foncières les emplois tructueux du capital se resserrent. le producteur du sol est cM!gé de recourir au capital. très loin. pour la production . Jonnarh Il n'est pas un économiste. s! elle veut lutter contre l'universelle coMttrfenceet la dépression des prix.des emplois nouveaux. c'est-à-dire. et j'avoue que j'ai été très frappé des paroles que prononçait l'autre jour à cette tribune l'honorable M. dans la toute puis' sance du capital mobilier. dans une large mesure. un terrien authentique. la propre concentration de la terre de France aux mains des capitalistes proprement dits et des nnanc!ers. lui. en particulier. sur ses vieux jours. c'est même.de~ journaux que je me permettais de rappeler l'autre jour. messieurs. comme remède aux sounrances agricoles. En sera-M! ainsi longtemps encore? Il est malaisé de.

qui ne sont possibles que par le grand capital. de progresser et de se sauver. vous avez repoussé. progrès. dites- Ferry? Je crois.etelleserasauvéepareux–* sauvée. et qu'eue est condamnée par la nécessite même du développementcapita* Hâte. Le citoyen CammePeUetan. les partis d opposition sociale. vous repous- serez longtemps encore brobablement. Le ottoyea Jaurès. et faute de capitaux. précisé. la propriété agricole. vous repousserez sans doute tantqu'eile pourra être utile et emcace. Très bien t – Le ct~oyèn Jaurès. . monsieur Charles – Elle nous enterrera tous. au concours de la finance. Il y avait une autre solution c'était de constituer: à l'état de capital nationat. n'a guère le choix qu'entre deux formes de aisparition elle disparaitrapar la ruine. concurrence ba bieneiiefëraaDpelàcescapitaux. la propriété paysanne. en créant. ceux qui. lorsque nous vous demandions.nous vous proposions. Vous ne l'avez pas voulu. au contraire. faute de grands ='< absorbée. un créditagricole central. eUe languira. que c'est vous qui l'enterrerez je crois que la petite propriété paysanne se dérobera à ceux qui ont mis en elle tout leur espoir. au moyen d'une sub- vention de l'Etat. do mettre. pour se développer et se sauver. de capital social. non plus avec des capitauxprivés destinés & être bientôt des capitaux expropriateurs. à la disposition de l'agriculture et de la propriété un moyen de se développer. dis-je. permettez-mo! de le dire. duction agricolene fera point appel à la puissance du capital. –C'est ce que nous vous proposions. on termes singulièrement menaçants ou bien tapM. ment le capital nécessaire à la propriété rurale. elle succombera levant l'universelle. un singulier paradoxe. que ce soient comme nous. et c'est. de mettre à très bas prix. ont inté.agricole. Charles Ferry.–Eiie nous enterreratous!1 vous. ou plutôt c'est une des plus habituelles contradictionsque rencontre l'histoire. Le grand Cap!ta! Mais je me trompe. ou par la finance et te capital mobilier. (~t~)'S~MM~à ~MMM ~<M:) M. et en particulier à la petite propriété paysanne. mais avec un capital national. mais A cette heure. la suprême solu- tion de salut que.

que 28. donne le moyen de vivre Mais là plupart d'entre eux sontoMigés en même temps d'être des salariés et 'de compléter ta maigre rente sortie de teur (<<M~. n'ait pas subi l'assaut. par le plus étrange paradoxe. vous malgré vous. On nous parte de~ rabondance des petits domaines ruraux.propriété paysanne comme la prunellede vos yeux. conservateursen appa- rence. – Très bieni très bien t Le citoyen . vrières. et que ce so)t vous. terrer Est-ce qu'eUeteu~ donne l'indépendance ? Esf. pour hâter l'avènement d'un ordre noaveau. d'après tes statistiques ofNcieues eNes.)~' sol par te. M&isHse trouve. tutionnairesplus que nous. vous qui sentez vous échapper }a grande industrie anonyme et les grandes agglomérations ou. te? prétendus conservateurs.Jaurès. vous qui devriez vous attacher à.000propriétaires <bnc!ers. sauver la. têt. Vous ne l'avez pas voulu les choses suivent leur cours plus fort que vous nous travaillons à la même œuvre. messieurs. salaire qu'ils vont chercher dans ta grande propriété voisine. sous l'exploitation et do la grande propriétéet du grand capital. que ce soit vous qui. d'un capital national à bon marché qui aurait pu prolonger l'existence de la propriété paysanne et lui permettre tous tes progrès en la sauvant de toutes les expropriations. (~Ma~M~w~~ ~M~MH:~): que ce soit vous qui ayez repoussé cette constitution d'un capital social. C'est bien 1 Il faut que cette œuvre s'ac- compulse (~~M~MMWMMttsur les MfwM 6<MM. et en particulier la petite propriété paysanne. s'il est vrai que la propriété agricole. nous te voû- lant.possèdent& eux seuls. –De la grande propriété et dû grand capita(LYou&ne. .6e qu'elle leur. en tait par votre inertie même et votre aveuglement revo. je le répète. possèdenttes 6 mitHona de prétendus propriétaires qu'enregistrent un certain nombfe de vos statistiques. l'investissement direct de la puissancecapitaliste. pouvez te contester.) Mais en attendant. un nombre d'hectares éga! à cetu! que. des petit$propr!éta)res ruraux. Le citoyen jCmaiUe PeSetan. à précipiter ta disparition do l'ordre ancien. Et qu'est-ce pour beaucoupde ces petits propriétahes quêta propriété de ta. que ce soient ceux-là qui viennent précisémentproposer à la partie saine encore et tolérable de cet" ordre ancien le moyen de se perpétuer. il n'en est pas moine vrai qu'indirectement et sous des <brmes multiples elle est tombée sou&la dépendance. mêmes.

la petite propriété paysanne non seulement ne donne pas l'indépendance et le bien-être à ceux qui~en sont les détenteurs.'d'apporter des documents authentiques ofScieis. Non seulemenUtssohtobligés d'a!iénera!ns! leur indépen- dancc. C'est ce.–et je fais appel ici au témoignage de nos collèguesdes régions forestières.maisque le paysan qui ne vit quedela'terre et qui est ~& . de s'endetter. grâce à dèsque revenus d'une autre provenance. En tout cas. se libérer de ses hypothe- ques. j'affirme que si. c'est aussi la croissance depuis dix ans de l'hy- . Aux abords des iôrets. que vous ne pouvez contester: . des voeux contra- dictoires. mais elle propage la misère et la dépressionparmi les ouvriers agricoles eux-mêmes. !Ly a eu au moins un point sur lequel toutes les lettres de tous les cultivateurs.jeie répète. parce qu'ils ont un petit lopin de terre qui complète l'insuffisance du salaire. . la petite propriété rurale. Mais en s'offrant a!nsiaurabàis. et la grande propriété foncière avait pu peuà peu. ici.potheque qui pèse sur la propriété paysanne proprement dite. un lopin de terre. y a beaucoup de-petits propriétairesqui ne peuvent pas em- pioyertouteleurannéeàtrat/aiiierleurpropresoletquis'onrent pendant une période de l'année comme ouvriers ~bûcherons.c'est l'énormité. mais ils déterminent par contre-coup la baisse. a travers la crise. ments différents.`. de tous les paysans étaient d'ac- cord. 11 y a eu des renseigne. i! m'est impossible. comme eux. parce qu'on ne nous les a pà& donnés et peut-être parce qu'on ne nous les donnera pas. '– c'est ce qui se produit surtout dans ces régions.(7!f~MM- tions <!M ~<fe et à <<r0t<e.petite propriété rurale. des affirmations opposées. Ils peuvent s'offrir au rabais.avait été obligée. al'en- quête personneiiedé chacun de vous. (<4~M<!M<fMïfM<~ !'«<ffNM~!<M&<) L'Hypothèque Il est un autre fait.!)s<bntbaisser!essa!a!resdeceuxquin'ontpas. qui se produit surtout. c'est que de plus en plus la. Et ici. dé s'hypothéquer. la dëpres- sion des salaires pour ceux qui sont exclusivementdes ouvriers agricoles. messieurs. mais je crois ? queje puis sans témérité m'en rapporter-à l'expérience. w -. dans les lettres nombreuses qui nous sont parvenues de 'toutes les régions agricoles de la France.

la puissance de la grande propriété sur la petite va toujours se développant. dans une région pour y déterminer nécessaire.. A droite. nous n'avons à constater que les faits sociaux etieurs résultats. surtout aux environs de la capitale et des grandes villes manufacturières. Je sais bien ce qu'on peut répondre. Ce n'est pas'général. lui. n'ayant pas pu. lentement. en 1897 et il nous était permis de constater. Et en même temps que cette hypothèque pèse sur lu~ l'impôt arrive sur sa terre même hypothéquée. De toutes parts.nous n'avons pas à prononcer des jugements. (Très bien ~M bien 1 !e~fMM ~K<e~<) Nouvelle F6oda!!té A travers tous ces phénomènes. en !88o. et surtout de la grande pro- priété do luxe._` ment la mort de la petite propriété paysanne. que je m expli- excellent col- que mal. priété. les explications de notre honorable et le régime de lègue M. par d'autres revenue accaNé sous se libérer dé ses hypothèques. dans les régions dominées par l'industrie du sucre.en'train d'en mourir. car nous n'avons pas à faire ici de la psychologie. en sorte q"'i! paie l'impôt pour une terre qui est sa propriété nominale. mais qui est la propriété réelle dû créancier. était véritablement le fardeau. il nous a été anirmé que la grande pro. grand domaine de chasse. la Chambre a accueilli avec un certain scepticisme. – Et même il suffit quelquefois de l'apparition de la grande propriété. essàyent de se faire racheter à bon prix la terre qui est devenue une gêne pour un grand voisin mais il n'en est pas moins vrai. Le citoyen Jemrès. sur seigneurie des chasses institué dans dix ou douze départements autour de Paris. L'autre jour. l'action. Montaut sur le régime des chasses. messieurs. se développaitaux dépens de la petite et M nous a été cité avec précision de très nombreuses communespour lesquelles on nous donnait le chinre de pro- priétés en i86o. en t8oo. Je sais bien voisins d un que quelquefois les petits propriétaires paysans.mais sûrement aussi. – il n'en estpas moins vrai que l'apparition des grandespro< . il nous était permis de constater que la grande propriété se développait de plus en plus aux déptns de !apet!<e.

Montaut vous a cité des jugements je pour- rais vous les lire. la petite propriété paysanne. M. i! arrive quelquefois qu'Us s'évadent et qu'Hs vont se promener a la bonne aventure chez les simples paysans. Et c'est la récolte perpétuellementravagée. C'est abominable (Mo«w'MM~ divers. et ce sont de perpétuels connits.que tes iapins et les faisans qui ont été élevés et . Ducos. un droit féodai et seigneurial f7<M bien t très &/M 1 à t'~r~M ~Me~). Oui. dans un rayon très étendu. Je m'aperçois que quelques-uns t de mes coUegues sé méprennent au tour ironiquede ma pensée .) Le citoyen Jaurès. est venue se juxtaposer à cette petite propriété paysanne. enclored'une grille leur parc de chasse. que la grande propriété juive. de véritables assassinats presque impunis (~«M~'KfWf~ sur les ~AxM &<!MM). profitent insolemmentdu moment où le gibier d'un grand seigneur voisin passe sur leurs terres paysannes à eux pour le ttrer. de se! gneurie. ce droit de propriété sur in gibier. le lapin. au-dessous. de véritables meurtres.emprisonnés à grands frais dans de beaux parcs pour les plaisirs d une chasse quas!-seigneur!ate. –J'entends bien. il y a un droit nouveau. et que les simples paysans. avec son inévitable despotisme. C'est leur droit. messieurs. Le citoyen Jaurès. vous iesavez bien. s'est étendu en dehors même des limites do la grande propriété de chasse et do luxe. Montaut. accaparouse du domaine fon- cier. Les grands propriétaires ont beau. C'est là un scandale 1 (/M<MVMM<oM à droite.) Ouiil – arrive et c'est un scandale. avec cette malice que depuis_ Lafbntaine on !eur recon~ nait. monsieur Montaut. et ce droit de justice. – Personne ne le leur conteste. prlétés de chasse détermine forcément. C'est un abus ? M. se permet pour le plus petit détit de braconnage autour de Paris. Vous savez bien que les grands propriétaires do parcs et de/ domaines de chasse.) M. pour exercer leur droit de chasse. que la grande finance juive. le gibier sait bien passer à travers.. Ce sont des coups de feu. qui a surgii forcément dans toutes les régions où la grande propriété de luxe. conformémentà la loi.. de la B~aia. (Très bien 1 très bien M) ~mAMM bancs. se sont arro~ un véritable droit de justice seigneur riaie. M. au dessus.

et la exclusif colère causés par tes prétentions.et ceci est tout nature–par h force. > . les petits domaines paysans. messieurs de longer les petites propnc. malgré l'apparence un peu véhémente de mes opinions– que j'essaye tout de suite de me transporter dans l'esprit. ii est guetté et. mais com- ment ont-Us essayé d'y porter remède? Vous avez souri l'autre jour. qui portait atteinte tndifectement au droit'qu'avait io petit propriétaire de chasser sur son domaine. dans la conscience do ceux-là mêmes que je combats. i! est accompagné. se perpétuer ce régime do violence1légateppur que les paysans reconnaissentencore à noblesse ce signe avènement d'une nouvelle féodalité. (MMKMH~ divers. lapins. et Il ne faudrait pas que vous laissiez longtemps. te comte do GreMiho. mais que ce n'était pas un dont do Chasse caractérisé et !ts ont renvoyé des uns do la plainte les agents authentiques de M. vous avez bien tort. tés paysannes. t< Cen'est pas seulement par ce contact seigneurial et brutal que la grande propriété menace et fait disparaître la petite elle 1a<n~ ~oye-. et alors je me figure l'initation et le scandale de ces grands seigneurs qui se sont ménage de superbes tirés de chasse et qui se disent que leurs lapins s'égarent sur des terres de roture. volaille de luxe. et le dépit. beaucoup. faisans. dans Jes limites du parc. dès le seuil de sa porte. c'est un scandale et j'en souffre avec eux. d'une nouvelle de l'ancienne. (~we'~ dont. !e vement rural d'!t y a un siècle. les souffrances. chargés– il y a des jugements. Les tribunaux ont décidé–des jugements ont été rendus –que c'était là sans doute un acte regrettable. comme t'exb'&tMMMd'M. de claqueurs de fouet. do loin et tout le long de son petit domaine. il faut qu'ils se débarrassent. avec son fusil. pour aller chasser. (~/<!)~MM«-M~ <t!'<M<M') Oui. car vous oubliez “ dans soulè- que dans tes coteros paysannes d'u y a un siècle. par des cris. dans les dix ou onze départements qui envi- ronnent Paris.) Vous pouvez sourire. des claquements do fouet destinésà faire rentrer !e gibier.~ /t.mats Je me suis créé une telle Itabitudo d'impartialité – J ose !e dire. c'est pourtant sérieux. de la noblesse au droit de chassé ont été pour. Lorsqu'un proprié- taire paysan sort. ils le font en organisant de véri- tables bandes de tapageurs. toute la.

propriété. currenco étrangère. M m&me pour tous les autres produits. de manipulationdu vin dans les caves sont infiniment moindres f- /'5 pour !a grande propriété que pour la pente.) Si bien que. et pour le reste. Il est beaucoup plus facile aux grands propriétaires de proHter des wagons-réservoirs qui transportent a prix réduits une quantité énorme-de v:n.mais la concurrenceintérieure. Il est certain que ta grande {. pouvant se livrer à !a culture intensive. J'entends des députés de la majorité. titre emprunté préci. > (7r~CMM/<rM~<)<K~ww~tM~. t piéer à insu~sance des récottes./Í tandis qu U faut que les petits propriétaires fassent !e groupage~ De plus. confins do !a majorité. 'ci sèment au séjour de ces vins artificiels dans les grandes caves.une source de bénéfices. –!am'ando propriétéae~rt de plus enptus des chances de tuer. à cette tribune ou dans tes. à mesure que se déve. aprèsteuravoirechetétevth naturel. dans la période de détresse créée par le phylloxéra. la concurrence. pour la betterave. La grande propriété. pas. cette Industrie artincMta que In majorité d'aujourd'hui aSecte deen est pour le Né. la grande propriété trouvait 0 moyen de se créer . sins secs pour que ceux. vous au moment oui!ilfatiu produire beaucoup de vin de raisins secs pour sup. deru!aer . que la nos régions mér!d!ona.. nous accuser de ou voter qui sont su~ tes ne pas d enthousiasme toutes les lois contre les vins de raisinsavec assez AUez dans les départements des régions méridionales et secs apprendrez qu'au plus fort de la crise du phylloxera. les grands propriétaires de vastes caves prêtaient ces caves aux fabricants de vins de rai.ci. quotapetite. il a été bien facile à la grande propriété de vignes. peutUvrer ces produits & meuteur compte et que. de profiter des bénéfices de ta fabrication du vin artificiel. pendant toute cette période. les frais d'entonnage.. tandis petite propriété vinico!o ne le pouvait Quelquefois. pendant toute cette crise du phyioxera. pussent ensuite écouter des quantités considérables devins de raisins secs sous le tttro de vins naturels. précisément avec decombattresivivemont. aujourd'hui est outUMt de façon à pouvoir produire à coup sur à bien moiiteur compte Dans tes grands domaines de vignes. 'oppe âpre concurrenceéconomique. tandis que la petite propriété des vignerons portait toute la charge de misère. – non seulementta con.

sont hors d'état. est comprimé jusqu'à la dernière limite.) Et quand c'est nous qui nous bornons à rappeler ces dé- clarationsdes membres de la majorité quand c'est nous qui venois constater le régime de spoliation auquel sont soumis les exagé- petits propriétatresturaux. Il n'y a pM eu de discussion sur les choses rurales. que ce ressort de la vie qui aujourd'hui. (Très M-M très bien a rM<~Me~<tt'<) Messieurs. sans que des députés du centre. C'était la thèse favorite de tous les ministres de l'agriculture qui se succédaient. Et la majorité approuvera et confirmera ce que viennent dire à cette tribune les voix qui partent de ces bancs. Develle. si je puis dire. une fa- culté de compression presque illimitée mais que ce ressort des besoins. de se détendre contre l'ha- bileté des acheteurs venus de Paris ? (~<MM</tw ail <ra<f<! et a droite.la petite propriété. Etst h petite propriété subsiste encore. Et pour le bétail acheté en Limousin <'u en Dordogne. Le citoyen Jaurès. chez les pay- sans propriétaires. tout de suite on dit que nous rons 1 . de l'opportu- nisme. Georges Leygues demontrait que dans toutes les régions du Sud-Ouest c'étaient les maquignons. incapables de se défendre. les marchands de chevaux qui réali- saient toutes les bonnes af!aires aux dépens du paysan. Viger. Et je vois à ce sujet tes signes d'approbation do plusieurs de nos collègues de droite. vous me permettrez de constater un phénomène de psychologie parlementaire assez curieux. le baron de Mayçay. et c'est la faillite de la petite propriété paysanne. Méiine c'est ce qu'ils diront encore sans doute. – je vous assure qu'ils ne se laissent pas tromper facilement. c'est parce que le paysan a pour ses besoins. elle a été faite à cette tribune par beaucoup de nos collègues.) M. de la droite soient venus a cette tribune indiquer la triste condition des ruraux. Ils appuyaient aussi sur le rôle joué par 1 intermédiaires envers les propriétaires paysans. Ignorant les cours. Je me souviens de la force avec laquelle M. c'est des intermédiaires encore que souffre la petite propriété paysanne je n'ai pas besoin d'en faire la dé. Messieurs. c'est ce qu'a dit M. C'est ce que disait M. se redresse enfin. (L'orateur ~<~ !a droite. dans les fermes. et bien des fois aussi M. qui ne sait com- bien les paysans disséminés dans les métairies. Depu!s quinxe ans. monstration.

le préaident du conseil. C'est l'état de dépendance où elle se trouve d& plus eh plus à l'égard de ta grande propriété industrielle qui utilise immédiatement les produits du sol. depuis que vous avez voté la loi sur les primes continue elle -s'aggrave même. tié des paroles déshonorées par notre consentement. on n'avait pas voté ou en serait-on ? Le citoyen Jaurès. On ne saurait me &ure ce reproche. te prix de la a sucre n'a pas augmenté. On nous avait annoncé à la Mveurdes primes une hausse des betteraves. r M. aurez M. c'est devenu mony feuilleton. Le citoyen Jaurès.) M. (Rires à ~<~M garrcbe. là précisément où elles pourraient fonctionner utilement. – Vous me dites./ ducHon agricole. voilà tout 1 Le le vous savez bien. – Si tes primes. (Applaudis- MMM!~<!<'e~M<<M:&) 1 Monopote de l'Industrie Mais il y a un autre fait qui domine en ce miment-ci la pro. Et !t suffit que le socialisme recueille vos propres apprécia- tions pour que vous en preniez peur et que vous retiriez à moi. et est-ce qu'il quechance d'espérer qu'elle se produise Je Ils. J'en ai apporté ici la preuve que je crois décisive pour les rapports des producteurs do betteraves avec les grands sucriers. le président du conseil. Le citoyen Jaurès. le président du conseil.–Vous avez la monomanie de la persécution. monsieur le président du conseil. car vous n'avez pas placé les bascules dans toutes les <abriques. – Où voyez-vous que je vous . et vous toujours réponse à cela. L'exploitation du producteur de betteraves par le grand in- dustriel de sucre. Mais cet amendement est Insuffisant. c'est que la majorité de la Chambre et te Gouvernementlui-mème. Ce qui démontre que mes observations à ce sujet n'étaient pas tout fait inexactes. betterave aurait baissé. ont adopté en le mutilant un amen- dement par lequel nous établissions !o contrôle des bascules. Est-ce cette hausse s'est produite par hasard. Sans la loi. –Je vous assure bien que non. a ma nourriture quotidienne.

Y a-t-il quelque chance que le prix des betteraves se reiève ? Je lis habituelitmtnt – je vous le disais. au-dessous du prix de l'année dernière.oi.ils tous Itsjcuis? Ils disent qu'en ce moment'ta production du sucre en France. Il est toujours facile de dire: si on n'avait pas fait cela.–Ou: t ~ta condition qu'il réduise encore ses frais généraux. Il est commode de ne s'occu- per de la question sucrière que lorsque les grands sucriers vien* . Notre ami jules Gueede nous a c~n-ontrc par des cela sfgniiie d'abord. il serait mort plus tôt.) i Le citoyen Jaurès.mtme. vous me dites que les betteraves auraient encore laissé. En tout cas. malgré les primes. blâme ? Je croîs même que je blâme le moins possible je cons- tate simplement.cer la discussion sur les sucres Pas cette année i(p«n<. ils ne devraient pas perdre de vue.) M. M. sensiblement ses frais Et M. R~ct. Koufwonsee que celastatistiquesveut dire. la situation serait encore pire. – Je l'ai dit n-. Rihot. 1 M. vous avez le plus grand tort. – Eh bien. Le citoyen JaM~e. Monsieur Ribot. ou plutôt elles sont de ï fr. Rtccmmer. 'i Que disent.et que la culture de la betterave continue à être ruineuse malgré les t8 millions de primes. Eh bien. C'est possible. !i en est de m~me pour le médecin qui laisse mourir un malade et qui peut toujours dire Si je ne 1 avals pas soigné. peur Its cuvriers. car si lès parements voulaient légiférer en toute connais- i'! dans l'inter- sance de cause. j'en fais mon aliment presque quotidien les grands jcurnaux spéciaux qui s'occu- pent de la culture de !a betterave et de la production du sucre. ne peut se que le fabricant de sucre réduite encore sauver qu'à la conditiongénéreux. Si vous n'aviez pas fait voter la !o! sur les primes. on nous disait qu'elles ne pouvaient pas rester au prix où elles étaient parce que ce prix était ruineux.–Kullementt 1 Le citoyen JaMèa.Rihot. Vouiez-vous. une féduction ( que énbrmedeIamain*d'<tuvre. Ribot me <ait un signe :i très précieuxd'assentiment. fabricants :t valie qui s'écoule entre deux réclamations des de sucre.(D~o<t6MOM~f. je constate tout simplement qu'après le vote et l'application de la 101 elles sont restées au prix ou elles étaient. la marche des événements.

les marchés se sont faits à des' prix un peu inférieurs à ceux des dernières anné~.) La même dépendance à l'égard de la grande Industrie se retrouve dans toutes les autres cultures. M. & peine besoin de vous rappeler que tes petits meuniers indépendants. Et le paysan ne . comme je le fais consciencieusementen ce moment. Ribot.-Jet'atdit!1 Le citoyen Jawès. Rihot. même après te vote sur les primes. quel a été l'effet des mesures votées et à qui elles prônent à l'instant même ou je discute. de fonction- ner sans une nouvelle diminution des prix de revient. J'ai. JI serait cependant peut-être utile. mander. portant ta signature d'hommes considérabtes.nent ici dema~er un surcroit et un renouvellementde primes. – Je vous apporterai ici les déclara- tions du Gouvernementet de beaucoup d'orateurs favorables à la loi. et que la meunerie se concentre de plus en plus en d'immenses établisse- ments'qui ne sont plus seulement des établissements de meu' nerie. Nous savons ce que cela veut dire c'est une nouvelle menace de baisse du prix de la betterave. qui établit qu'tt sera impossible à t'tn dustrie sucrière. Le citoyen Jaurès. C'est cela i M. de se de. dans l'intervalle. voisins des petits producteurs de blé. Vous me dites maintenantque vous vous borniezà souhaiter que tes prix ne baissassent pas davantage. (~~K~M~me~~~~M~MM~e. et si la loi n'avait pas été votée. mais des établissementsde spéculation. mais qui ne sont p~s des prix de ruine.monsieur Ribot. io grand journal des fabricants de sucre. Nous avons donc le droit de dire aux cultivateurs que ce n'était pas pour payer plus cher leurs betteraves que la Chambre a voté t8 millions de primes. Le citoyen Jaurès. Je constate d'abord qu'il n'y a pas eu élévation du prix de la betterave.–Jevous apportera). ont presque tous disparu. Dans notre région. On n'a jamais eu en vue l'élévation du prix de la betterave on a demandé que les marchés ne devinssenti pas ruineux. c'eût été un désastre. disant qu'au prix où étaient les betteraves.Mbot. M. Il fallait le dire avant te vote sur les primes. c'était la ruine pour les cultivateurs.

pour la question du blé. un tel régime social.) M. (Bruit de MMMrM<Mw. il fut un temps où cer- tains terroirs agricoles. (P<!f~ i posé le plus complet que je pourrai de la ~W~ 1)) Je dis donc que. Notre ami Rouanet a surabon- damment démontréque les lois actuelles suffisaient si l'on voulait les appliquer dans toute leur rigueur et toute leur étendue (Très bien très bien 1 à !'<x<~M~<M«-) Cette dépendance du producteur à l'égard du grand Indus- triel. que les. Messieurs. Veuillez faire silence. utile à tous les partis d'ins- tituer sur le fond même de la question agricole un débat sérieux. de complaisance ou de complicité l'essentiel est qu'ils sachent bien que les lois contre la spéculation seront tou- jours rigoureusementappliquées. mais elle se marque aussi dans le domaine vinicole. ils sont bien souvent la effet. Mais j'imagine. je crois. de à ces grands établissements de meunerie qui sont. pour les eaux-de-vie. point de vue l'ex- que vous ne m'en voudrez pas de faire à monquestion. grands établissements de spéculation. et vous ne le pouvez méconnaître les producteurs de blé savent merci de que. ce bruit de conversations ajoute très inutilement à la fatigue de l'orateur. de la fatigue prolongée que je lui impose. pour les prix du blé. puisqu'il a paru. il en est de même. par leurs'qualités spéciales. .-le président. dans celles des Charentesaussi. Et vous aurez per- mettez-moi de vous le dire. le raisin des vignerons des Charentes avaient des qualités spéciales qui leur assuraient une sorte de monopote et. –Messieurs. par là. dans les régions de Bordeaux et de Champagne. Le citoyen Jaurès. grands spéculateurs sachent bien qu'ils ne pourront jamais bénéficier d'un moment de faiblesse. Et.sait jamais si ce ne sera pas une coalition de ce grand syndicat d'acheteurs qui déterminera le prix du blé au lendemain de la récolte. préparer et promulguer des lois la spé- contre la spéculation. celui du vigneron champe- nois. je serais vraiment bien exigeant si je me plaignais de la Chambre au lieu de m'excuser au contraire. l'essentiel n'est pas de faire contre régime culation des lois nouvelles: l'essentiel est de créer un tel politique. avaient une sorte de monopole naturel. Le raisin du vigneron bordelais. enbeau.

Ce sont eux sont subordonnés le monopole de la terre a <léchi il s disparu devant le monopole de l'industrie. Vous savez bien toutes les discussions sue l'organisation des Halles centrales l'ont assez démontré que les producteurs du Sud-Ouest et du Sud-Est. Et les vignerons ne venont plus maintenant qui se renouveler les années heureuses. a ceux-là. car ils sont connus sur tous tes marchés ce n'est' que le vin se fabrique. les prix du raisin une certaine époque. des lettres bien curieuses et bien significatives sur i'état d'esprit d'une grande partie de la démocratie paysanne. non encore singulièrementhausse de Champagne. il serait très imprudent.) Il en est de même encore pour les régions à fruits et à légu. au contraire. dans le commerce des vins de grands crûs Bpr- deaux. qui nous écrivaient Sur est très divisée il y a un nos coteaux. aux grands fabricants de Bordeaux. . une singulière transformation industrielle. C'étaient de braves producteurs de -fruits. nous écrivaient ces cultivateurs. de primeurs. en le disant./l mettants. Bourgogne. par exemple. parce que la fabrique se disputait le raisin des vignes et en faisait ainsi élevcr le prix mais il s'est produit. des campagnes mêmes que représente notre honorable collègue M. '1 pas seulement avec les raisins de la région de nouveaux procédés industriels ont permis de transformer le raisin d'autres régions en leur donnant la saveur et la marque spéciales du bordeaux et du champagne. du même coup. ). Champagne. sont à la merci des grandes corporations d'intermédiaires des halles. peu à peu.t mes. de tegumes.(Très bien très bitm à <~ f)f<tMMKC~. les fabricants élargissant leur champ d'achats. Champagne et de Bourgogne. pour leurs légumes et pour leurs fruits. la propriété paysanne cultivateurs très grand nombre de propriétaires qui y vivent en vendant des légumes et des fruits et. certes. !!s ne com. d'opérations cessaient de dépendre des petits produc- teurs agricoles et que ceux-ci perdaient le monopole qui de so transférait. qui les expédient et qui les vendent à Pans. Qu'en est-i! résutté ? C'est que. manquer de patriotisme et révéler des secrets compro. Ce n'est pas seulement et je ne crois pas. J'ai reçu de Villeneuve-sur-Lot. Georges Leygues. les vignerons avalent prise pendant une certaine période sur la fabrique la fabrique avait besoin d'eux et c'est ce qui fait qu a très éloignée. ont en cer- taines années.

Et s'il y a une région où il semblait que l'idée socialiste ne pût pas trouver le moindre accès. le machinisme menace la production cheva. dans la société d'aujourd'hui. cette Nor- mandie progressive. Delafosse. Hne.une chose. tout naturel – je crois que c'est le sens des observations de quelques-uns de nos collègues -que la force de transport emmagasinée dans le che- val puisse être précisément menacée par la force de la machine. afin que nous échappions à 1 exploita- tion des intermédiaires.pourieurs productions. dans quelques-uns de ses très élégant. et j'avais tort de dire que la production chevaline se voyait me- nacée !nop!nément par le développement du machinisme. nous défions bien qu'on trouve en Normandie les conditions d'un développementsocialiste quelconque Eh bien messieurs. (Très &t 1 très Mm/a ~/fm. une première application. en effet. fait naitre un pressentiment nouveau. la dépendance de la propriété paysanne à l'égard des grands intermédiaires industriels ou marchands. de l'organisation collectiviste. qui en vivait depuis des générations. une inquiétude. plus attachée que toute autre région à la propriété indivi. ajoutent-ils. Je me rappelle que l'honorable M. duelle de la terre.) J'entends bien qu'il me semble. à leur profit s'entend. c'est. ils constatent ainsi. Mais nous demandons. Lot. dans de peuts domaines. écrivait il y a quelques mois « En tout cas. de la façon la plus imprévue. prendraient même pas ou ils s'enrayeraient qu'on leur parlât do collectivisme. c'est que cette substitution possible du machi- nisme }a machinevivante de transport qu'est le cheval éveille des idées. que s'est.eMM<) Dans tous les cas. Ce que Je vou!a)p dire. De sorte que lorsque nous aurons la bonne fortune d'aller porter notre doctrine à Villeneuve-sur. nous n'aurons qu'à apprendre à ces braves gens que ce qu'ils nous demandent.. s est vue tout à coup menacée. que je regrette de ne pas voir à son banc. à coup sûr. c'est. pour nos fruits.produit ?i' C'est qu'en Calvados la propriété fbncitre qui se livra à l'éle- vage du cheval. c'est que l'Etat organise à Paris un système central de vente pour nos légumes.(/M<<w~M<M. dans de petites fermes. et vigoureux articles. . par le développementdu machinisme oui.. hérissée de haies et de défiances individua- listes.

(~~aa~M~~M~~à r~roue ~«~c. – Monsieur de -Sàlnt-0-uentin. Ils se seraient demandé à coup sur ce que cela voulait dire. dans notre Aveyron. les hauts plateauxdu Larzac.(Tris Mes t <fM bien i !'ex. chez ces propriétaires not mands qu'on nous montrait absolument réfractaires à toute conceptionnouvelle.(O~n~. Armand Porteu.) Le citoyen Jaurès.) Mais. et ce lait se vendait un assez bon prix. la ten' . le comte de Saint-Quentin. elles se faisaient naturellement concurrence ellea se dis- putaient le lait des brebis du Larzac. – M. (MMtfMtMt fMM. messieurs. 11 y a trois ou quatre'ans seulement. On me dit que c'est plus normand que socialiste. un autre point qui semblaitinaccessible à la grande industrie capitaliste c'était. Nous ne sommes pas réfractaires du tout. â portée de toute cette production aveyronnalse. à raison du développementde l'automobilisme. Le citoyen Jaurès. Que s'est-il'passé ? C'est le dernier détail que je veuille don- ner ici. 11 y a eu. Si on était allé dire. je le sais. C'est plus normand que socialiste t (Rires. si on était allé dire à ces hommes qui vivent de i'éievagc des brebis à lait.) Il y avait à Roquefort.un certain nombre de fabriques de fromages très renomméa. Pouvillon a si admirable- ment décrits. et nous nous félicitons qu'il s'imprègne de la couleur et du génie local de toutes les réglons de France. Qu'ils allaient être menacés. par l'exploitation capitaliste. <<<-?<MM&f'. que l'impôt soit transporté des chevaux sur les automobiles. Tant que ces fabriques ont été distinctes les unes des autres.même dans leurs enclos bien joints.) M.) C'est une Interprétation nor- mande du socialisme. à ces pâtres qui mènent paître leurs trou- peaux sur ces grands plateaux que M. Mais la concentration capitaliste a agi. M. et si vous nous garantissez que la Normandie est disposée à venir au sociaUsme j'en accepte l'augure et je vous remercie. quelle était cette plaisanterie. vous vous entendrez sur ce point avec M. à bref délai. le vicomte de la Noue. mais je crois qt'e c'est par des détails précis qu'il faut justifier nos affirmationsgénérâtes. C'est très normand 1 M. le président du conseil a dû recevoir une délibération du conseil général du Calvados qui demande. Delafosse.

d'autres fabriques qui 'lui faisaient concurrence. par ce monopole de fait de la société des fromages de Roquefort. CiMel. du monopole et de l'exploitationcapitaliste. à l'exceptiond'une petite fabrique. en ce mo- ment. la société anonyme de. elle a peu à peu ruiné les autres fabriques. messieurs. Spo)tat!on du Paysan Voilà donc. Et Je vous assure j'en ai fait l'expé- rience. et qu'en ce moment elle jouit d'un véritable monopole de fait dans la régian aveyron- naise. de l'industrie du lait. en usine par actions pour pouvoir faire appel plus facilement au capital.d'usine personnelle. ou par des -Mis. depuis de longues années.dance au monopoles'est produite comme partout ailleurs. a plus de quarante ans que la société géné- Le citoyen Jaurès. Je ne dis pas que la société générale des fromages de Roquefort soit de creation récente. too. abaissé de )oop. des procès ou par la concurrence. dans toutes tes régions de 1 Aveyron et sur tes plateaux de Larzac. elle a rachete une ou deux fabri- ques plus tenaces. Je dis qu'à côté d'elle existaient et vivaient. ils comprennent que là la propagande socialiste a trouvé un terrain propice où se développer. elle a trouvé moyen tte s'annexer ou de supprimer peu-à peu la plupart des autres fabriques concurrentes. déterminé uniquement. Qu'en est-it résulté? C'est qu'il y a trois ans le prix du tait. toujours la propriété rurale se sent de plus en plus subordonnéeà la puis- sance des grands capitaux Industriels et. que. qu'il s'agisse de la culture du blé. en une année. – y Roquefort est absolumentseule. de plus en plus. Peu à peu la plus importantede ces fabriques s'est tranfbrmée. de la vigne. Au moyen dé ces capitaux. M. rale de Roquefort existe. j'ai visité les régions voisines que lorsque à ces paysans on parle maintenant de ta concentration des capitaux. ce mot'tle propriété Individuelle perd son sens et sa valeur pour la démocratie paysanne. plus resistantes que les autres et.de l'élevage du bétail. Ai-je dit-le contraire ? Vous m'avez vraiment bien mal compris. a été brusquement. que dans toutes les régions et quel que soit le mode de culture. . (~~M<fMMWMH~ à 'ex<~M~t«~).

ce fardeau de l'impôt. 11 ne reste plus que la charge pour les paysans de France. mais ce sont les capitalistes qui prennent toute la substance. Ah 1 oui.6e. usuraire des grandes sance de la spéculation.) . (No!«'<'<M<t~!<m~M~MK~ <<f~M~at«. profiler sa silhouette misérable sous ce soleil qui n'éclaire plus que la spoliationdu paysan. puis ce prélèvement elles-mêmes industries capitalistes qui retiennent pour le meil- leur du produit du travail du paysan. un titre qui constate la terre de que ce paysan est le propriétaire de cette partie dedont France. puis l'ombre de la grande industrie capitaliste et toutes ces ombres couvriraient si bien le domaine du paysan qu'il ne pourrait. pèse d'abordpuis pothèque qui va s'aggravant tous les ans. on appelle encore des propriétaires. puis le profil reconnaissable du spéculateur. toute la moelle. mais sur cette partie de la terre de France le pay. Oui à ces paysans que. le champ verrait s'élargir d'abord l'ombre démesurée du nsc. Ce proverbe dit « Le champ dit à son maître Montre.) Messieurs. il y a un proverbe arabe cité par les agronomes de cette Espagne méridionale où la culture avait fait de merveilleux progrès.puis cette puis. moi ton ombre. puis ce prélevement des intermédiaires.on laisse à ronger les vieux os de la vieille terre. C'est là ce que à !'<'x~m<' vous appelez encore la propriété. il y a quelque part un écrit. par je ne sais quelle dérision. si l'on voyait se projeter sur le champ des paysans de France l'ombre de tous ceux qui en sont aujourd hul les maitres véritables. puis t'ombre du créancier hypothécaire. tout le profit. » Eh bien. ce fardeau de 1 hy. san est le propriétaire nominal.(Vifs applaudissements FOMf~. lui.

en m'excusant d'avoir si longuement abusé de sa patience. M. Je tiens d'abord à rassurer sur ce point le journal de M. celle où je dois indiquer quelles sont. par compensation. la réponse décisive. Je veux cependant. Deschane!. le président du conseil. LA SOLUTION SOCIALISTE Le citoyen Jaurès.J'ai à peine besoin de rappeler que le premier des socialistes français. La verrerie ouvrière vit elle prospère. . Je promets à la Chambre.) Mais il est tout à tait inexact que la sollicitude du parti socia- liste pour les paysans soit de date récente. selon nous. d'abord. s'imaginant bien à tort nous embarrasser. car j'ai le temps de lire entre les diverses parties de mon exposé (On rit). en lui assurant toute la clientèle possible et tout le développement nécessaire. – j'ai tu dans divers journaux que les socialistes s'étaient épris tout récemmentd'une sollicitude intéressée pour les paysans. ces jours-ci. unn jour. les suffrages de la démocratie paysanne. et après le jugement qui nous a frappés pour avoir pris parti en faveur des ouvriers en grève. miner le p'us rapidement possible aujourd'hui. disait que nous nous retournions vers les paysans parce que la propagande socialiste avait complètement échoué chez les ou- vriers Il disait même que c'est l'échec prétendu de la verrerie ouvrière qui nous amenait à solliciter. en développant la verrerie ouvrière. et même un journal qui fut s'il ne l'est encore celui de M. les solutions nécessaires. J'ai lu. contre lesquels tant d autres forces s'étaient coalisées. de ter. si la Chambre me le permet une explication de parti et au:si une explication personnelle. celui auquel. (~K~M~MtcH~ !'ex<fAw ~KM~. et je dois donner une explica- tion préalable. it me sera bien permis du haut de cette tri- bune de iairo appel à tout le prolétariat et a tous les républicains pour qu'ils opposent à ce jugement la véritable réponse. le président du conseil. J'ai à accomplir !a partie la plus difficilede ma tâche.

quer devant la démocratie paysanne et devant vous comme un titre de sincérité. messieurs. proposaient de porter de 3 fr. depuis de longues annees et dès la première législature ou j'ai eu l'hon- neur de siéger ici. en fait. non pas aux souvenirs superficiels de ceux qui jugent de la pensée des hommes par les bancs où ils siègent. et surseoit à statuer sur l'article .. et voici. des précautionsdoivent être prises le bénéfice en soit assuré aux fermiers. parce que j'estime. à 3 fr. quand nos honorables collègues de droite. les diverses fractions du parti socialiste ont développé leur Idée agraire. que c'est le droit d'un esprit libre de chercher la vérité. nous rattachait. considérant que sous un régime démocra- tique la protection ne peut s'exercer qu'au profit du travail et que si des mesures douanières protégeant l'agriculture sont jugées nécessaires. notamment au point de vue de la durée des baux et du remboursement des capitaux engagés par les fermiers pour l'amélioration des cultures.' après tout. de soumettre à une Assemblée. Par une curieuse rencontre que je tiens aujourd'hui à invo. Baucarne-Leroux et d'autres. que Babœufapéri pour avoir posé d'abord la question sociale sous la forme d'une question agraire. par l'inspiration dominante qui la conduit. en tSSy. leur programme agricole. métayers et pour que ouvriers agricoles. je vous demanderai la permission de vous rappeler très brièvement une proposition que je faisais et quelques paroles que j'ai prononcées en t88y à . si je faisais appel. invite le Gouvernementà étudier des mesures dans ce Kns.tte tribune. mais aux souvenirs de ceux qui jugent de la pensée des hommes par cette pensée même. la première motion que j'ai eu l'honneur. comme député. voici la motion préjudicielle que je déposais « La Chambre. MM. bien avant même qu'il y eût un parti socialiste constitué dans cette Assemblée. Mais. le droit sur les blés. Depuis. Et. je pourrais dire que. en maintes occasion?. a été une motion pour la démocratie paysanne. c'est presque la même doctrine que j'ai dé- fendue. en ce qui me concerne. J'ai entendu dire très souvent que j'avais accompli du centre gau <he au socialisme d'étranges évolutions je ne me suis pas très ému de ce reproche.

– je veux dire que fera le parti socialiste pour guérir la crise agri- cole et pour résoudre la question paysanne ? Mais que ferons- nous quand nous serons les maltres. je veux dire quand le peuple socialiste aura le pouvoir? Car je lis depuis quelque temps.~ttu cette motion dans des termes que je pourrais exactement reproduire aujourd'hui. voilà la véritable façon de poser le problème et je dis que. et J'entends dire et je vois bien qu'on se prépare à répéter que le parti socialiste a été impuissant. c'est mon hono- rabteami M. Abordant cette question de la petite et de la grande propriété que nous discutons en ce moment.) Et j'ai sou. (TfM bien < très t/M à a <'t-~–MM~HttC~.) messieurs. si vous le posez ainsi. que ferons-nous. moyenne et grande propriété je reconnais qu'il y a là des cal- culs quelque peu arbitraires. qui est une nouvelle bonne fortuneà mes yeux. de jardinets. ity a au plus un tiers du pays de France qui appartient a ceux qui le cultivent de leurs mains et deux tiers qui sont possédés par ceux qui ne travaittent pas le sol. en y com pre- nant cette multitude de petites parcelles.de la proposition concernant les droits de douane.iies proportions il est possédé par ceux pour qui la terre n'est qu'un placement de fonds. dans qu'. ('0~ rit. de tam. j'avais l'honneurde dire a la Chambre «je ne peux pas discuter sur la distribution du sol en petite. dès cette époque. par une singulière rencontre.<M<~<w~ à f<~A~ garecbe. ii n'y a qu'une réponse possible c'est que. MiUerandqui venaitaprès moi soutenir cette motion nous étions dès lors attelés à la même charrue.) Double problème Ces explications personnellesfournies. 11 faut se demander dans quelle proportion le sol est possédé par ceux qui le cultivent. je Voifa. (. qui fait à quelques égards la force même de ce débat. beaux de vignes. dans quelles proportions est-il un titre de rente et une source de revenus?Voilà la véritable question. « Dans quelles proportions le sol est-il un instrument de travail. et. en quels termes. et on se prépare a demander devant le pays Mais où donc est son œuvfe ? . qui ne sont pas intéresses dans la question. posais le problème agricole.

qu'ils aillent avec d'autres. il faut plusieurs années pour que la combinaison récente du ciéricaitsme et de l'opportunismeait épuisé tous ses effets ii faut plusieurs années pour que la classe ouvrière.) Mais sans risquer ici de prophétie téméraire et si nous en jugeons par le chemin parcouru depuis une dizaine d'années. notre impuissancepublique. et. et ceux qui. avant dix ans. it est probable qu'avantdix ans c'est le parti socialiste!a fortifié par l'organisationcroissante de la classe ouvrière et de classe paysanne. pour combattre avec nous. frappée par tes juges. nous liant les mains. que nous n'avons en mains. par ses syndicats. (Très bien très bien 1 r~t~MM~Mf~. c'est le « . c'est la question paysanne.) Messieurs. Vous avez oublié sans doute que nous ne sommes te! qu'une minorité. par tes disgrâces répétées qui frappent les professeurs suspects d'une pensée libre. nous demandent « Où est votre œuvre? ?» ne tromperont pas le pays. accru do tous tes éléments généreux de la science et de ta pensée. il sera quelque peu puéril de dénoncer notre im- puissance. aura la responsabitité de la France. par ses coopératives. Et laissez- moi vous dire qu'à coup sûr. tant que nous serons une minorité exclue du pouvoir. ni la force légale ni la force révolutionnaire. vienne apporter au socialisme l'appui de la science et do la pensée. (~7<M<~MM- tw)~ n«' les mfmo &aMM. dénoncée par les gouvernants. elle durera proba- blement quelques années encore. tant que nous ne pourrons pas exercer une action directe sur la marche des choses publiques et sur le vote des lois. il est probable que c'est le parti socialiste qui. et plus encore par leurs souffrances mêmes au-dessus do leurs préjugés ii faut plusieurs années pour que la jeune génération qui s'éveille en ce moment à la vie Intellectuelle et qui voit. il faut plusieurs années pour que cette je'mo génération. soit arrivée à une suffisante organisationet à la pleine conscience d'elle-méme. · Oui. tournant en puissancede protestation et d'ac- tion toutes ses nertés et tous ses dégoûts. il faut plu- sieurs années pour que tes paysans soient élevés par notre pro- pagande. combien la liberté de la science devient suspecte aux privilégiés d'aujourd'hui (7M< bien 1 très MM/ a !ffwe~<tM~). ont besoin d'espérer la pleine vic- toire immédiate. depuis quatre ans. s'it y a des hommes qui.Or.

) A ce double problème. entre le grand patronat et!es salariés. je le dis. il faut appeler à la propriété et au bien-être tous ces tra- vailleurs du sol.1 gonisme. Grâce à nous. nous sommes . dans l'ordre in- dustriel. libre à vous qui n'en est. en second lieu. il faut remédier à la crise qui atteint dans son ensemble l'agriculture elle-même. tout de suite.) Et. tous ces prolétaires agricoles qui en sont exclus aujourd'hui. parce qu'M y a lutte perpétuelle. de s'accroître pour suffire à une consommationqui doit s'accroître aussi. Maurice Binder. faut permettre à la production agricole de se développer. L'ordre socialiste aura pour premier enet d'accroître la puissance de la production agncoio en accroissant d'abord la puissance économique générale de la France. S'il voua plait de prendre pour une cause profonde et pre- mière de l'antagonisme social cette action de quelques hommes que l'expressionet l'effet. entre ceux qui possèdent et ceux qui ne possèdent pas. dans cette lutte. au contraireh~me (Très 6w< <M! M'M ~MM~) mais en tous cas. monsieur Binder. Dans cet anta. violente ou sourde. Grandeur de la France y a aujourd'hui beaucoup de forces perduesdans Il notre pays parco qu'il y a antagonisme des classes.une de ses plus essentielles préoccupations. si vous voulez.) Le citoyen Jaurès. vous ne pouvez pas le contester. Grâce à vous i (~f~MM<KMMà !<~M ~MC~. (Très bien <~ /~M~ Mt~. ce n est pas douteux. Le probleme est double.proNème agricole qui sera une de ses premières. du régime de la propriété c'est la transformation profonde de la propriété elle-même. tt y a antagonisme etantagonisme croissant. U y a antagonisme naissant et qui nécessairement se développera aussi entre les ouvriers agricoles et la grande propriété oisive. M. il y a heureusementune solution et une solution unique c'est la transformationprofonde. quelle que soit la cause assignée par vous à ce phénomène social. Tout d'abord. (Très M~ ) <f~ bien <r~~ ~!«~.

sel. Et ici. et ce qui a fait la force et la grandeur de notre pays a travers les siècles.tnais . Assemblées. et avec chaque question. ces classes jus- qu'ici antagonistes. tous les citoyens. charge. univer. c'est dans l'instinct profond de l'&me et de la conscience françaises que la France aujourd'hui doit chercher un moyen de renouvellementet de développement.tes premiers à le reconnaitre. à de puériles. que nous le voulions ou non. reparait le conflit profond. cette impuissance parlementaire que vous attribuez quelquefois. même. J'ai entendu tous ces jours-cl. quelle qu'elle soit. (Nouveaux «~p/aH. On nous invite à aller prendre modèle sur le développementdes autres pays. avec une sorte d'humiliation et de colère. je dis qu'alors le socialisme réali- sera une prodigieuse économie des forces nationales et que la France par suite retrouvera un ressort d'action économique et un ressort d'action nationale incomparables. des possédants et des non-possédants. à cette lutte sociale présente à toutes nos délibérations.<" . la production pay- sanne. y a un terrible gaspillage.e les. de la vie nationale. la comparaison instituée entre la force qu'on dit déclinante de notre pays et la force qu'on dit ascendante des autres. en appelant tous les producteurs. c'est sans doute un noble souci des libertés individueltm. permettez-mo! le mot. mais on ne peut pas isoler le problème agricoie. cette Impuis- sance parlementairetient. à de prétendues obstructions (f)K~MM<M!M rires as f<M~) tant pis pour vous si vous riez. Voilà ce qui sur. de l'ensemblede la vie économique. messieurs. agite et para' . non plus à se heurter en de stériles et Impuissantes batailles. <<tMWMH<t sur MMMM &<!MM). laissez-mol vous le dire. messieurs 1 à de prétendus défauts du mécanisme réglementaire. Je dis que le jour où le socialisme en reconclliant. une déplorable usure des énergies nationales. Non tionalistes que nous soyons. par la propriété commune des moyens de production. c'est dans le si interna- profond de secret notre propre histoire. mais à être des associés pour la production utile et pour le travail utile de la même association nationale (~~<!H- dissements à r~<~m<' ~Mc~). (Très bien<<~ bien<i à t'f~t~M ~«-) Je vous demande pardon de l'extension en apparencedéme- suree que je donne au problème de !a propriété paysanne.

déjà trop lourd. en particulier. étant devenue un peuple de justice. elle est posée aussi en Tunisie où. soit a propos du budget des colonies. sic. dans son vaste domaine colonial devenir un instrument de l'humanité. et la main-d'œuvre pénitentiaire aux colons européens. en Tunl. je n'ai pas voulu surcharger mon sujet. Elle est posée en Algérie par la lamentable expropriation des Arabes (TtM M~i <UM<tWM~!«~e). . elle pourra aussi au dehors et. de la question agraire dans nos possessions coloniales~ nous serons obligés d'y revenir. la question agraire est posée dans nos colonies. – /M<ffn~/<OM!<!M <-<M~).C'est par t'unité socia- liste qu'elle sera grande aux siècles futurs. elle y est posée aussi par la constitution. ce que nous avons le droit do dire.c'est auss! un admirableesprit de sociabilité. Dans nos Colonies Messieurs.) La question agraire. sance de concentrationet d unité. d'un immense domaine foncier. (~HaHM<! à <'<a~<-M«' ~MM~. Mais. le prolétariat le plus misérable est exproprié par. on le disait avant-hier. puis par t'unité monarchique plus grande encore. c'est que la question sociale. dès maintenant. Je dis qu'alors ainsi unifiée. il y a. comme elle est posée en France. (?f<f bleu! très bieu 1 r~f/f~M MtK~e. Derrière ces prospérités. il y a un siècle. ainst ramenée. sous l'apparence de la petite propriété. par la concurrence meurtrière que ta main-d'œuvre arabe. soit à propos des projets de colonisation qui nous sont annoncés par l'ilode Madagascar. millions appartenant à une seule banque de crédit. aviliefont et incapable de se défendre. une grande puls. La France a été grande dans tes temps passés par l'unitè religieuse. et du droit.l'usage savant que la finance a su faire en Tunisie de l'Act 7bw<M. par l'unité révolutionnaire. comme les indigènes arabes ont été expropriés en Algérie par l'usage savant qui y a été fait du code civil. un prolétariat misérable ettrainant ses guenilles. la France sera grande de triple façon elle le sera parce qu'ayant réalisé chez elle la justice. der- riëre des prospérités savamment étalées. dans l'ampleur de ta vie nationale y t'unité de la vie fami- Ilale. d'une valeur de plus de a. en effet. si je puis dire.

économiques. vous aurez ouvert à 1 activité écono- mique de la France. la grande en train de tuer peu a peu la petite et d'absorber toute la propriété du sol. par la seule application da l'idée du droit. liste anglais. la plus grande France. par une inévitable conséquence. Lorsque le socialisme nous permettra. dans le monde. la nation française. nous nous sentons à cette heure liés envers ces lies lointaines d'une particulière affection. à toutes les émotions et à toutes les vicissi- tudes de la vieille France et de la France nouvelle. le champ le plus vaste et le plus fertile. ce n'est pas seulement parce qu'elles ont été mêlées de près. de réaliser la justice sociale et la justice agraire dans ces prolongements de la patrie qui s'ap- pelient nos colonies lointaines. unifiée par le socialisme. messieurs. non pas par le prolongement de l'exploitation capitaliste mais par le pro. c'est parce qu'aujourd hui. subsiste encore. rendue homogène par lui. et. pour la production sucrière. dans nos industrie est où. . si cet impérialisme capita.uur la Franco. de force morale. Et alors. socialistes français. téger vraiment le travail national. Et si nous. elle est posée encore aujourd'hui et avec colonies des Antilles une singulière acuité..bas les premiers rayons de la pensée liste venus de France par delà les mers se réfléchissent en ces joyaux lointains de la patrie. qu'on célébrait tant ces jours-ci dans Ici! journaux de France. elles sous la force irrésistible des phénomènes entrent peu à peu dans le même problème social qui nous tour- socia- mente a l'heure actuelle. pourra. pro. déjà le mouvement socia- iisto se dessine là. Et je le sais. de force économique et de richesse. j'imagine qu'il y aura . La question agraire. un admirablesurcroit de force nationale. je le sais. En second lieu. à r~<Mw M<M~. aprss avoir réalisé “ la justice sur la terre continentale. malgré la distance.pour la première fois. sans témérité nous pourrons opposer à là plus grande Angleterre. ce n'est pas seulementparce qu'elles ont été un morceau de l'histoire n-an- çaise palpitant sous d'autres cieux. (~MMM~ lorgement de la libération humaine.) Et ainsi.

Atnsiil est entendu que les capitaux privés. Je cons- tatais l'autre jour que les capitaux et je rentre ici avec plus de précision dans le problème agricole ne s'appliquaient la fécondation du sol et du perfectionnementde la culture. py<K«&MeM~ sur les M~Mt &<MM). pas à et l'honorable M. vous ne pouvez pas régler les inévi- tables répercussionsdes lois éconoTuques que vous faltés. la part qu'un capl. d'intérêt plus essentiel que d'accroitre la richesse du sol. je diraipourquelles raisons de principe. tueux. une troi- sième cause de grandeur économique pour notre pays. dés travaux d'une utilité essen.ne nent des travauxd'ordre national. pour quelles raisons d'ordre général. égoïste et frivole lui a jusqu'ici refusée. Charles Ferry me suggérait une explication à la- quelle j'avais bien pensé il me disait « C'est parce que les ca- pitaux ne trouvent pas dans l'emploi agricole un profit aussilarge que celui qu'ils peuvent espérer dans d'autres emplois. que. par l'intérêt profond do la communauté nationale et comme il n'y aura pas d'intérêt plus profond. dans l'anar. ? » le ne connais pas de condamnation plus décisive du ré. dans la distribution de l'énergie nationale. Et l'on se trompe bien c'est l'erreur commune des écono- mistes– on se trompe Meù lorsqu'on s'imagine que le soc!a- . seul le régime socialiste pourra restituer à la terre de France. talisme aveugle. Mais lorsque la France sera constituée à l'état de nationalitééconoml. (Très bien t très MM a à l'extreme~tt~. 11 y a dansl'ordre socialiste un troisième principe. (Ap. par la loi du profit du capital privé elle sera réglée uniquement par l'intérêt essentiel. glme capitaliste. Voilà. tielle. mais pour seconder le travail national qui sera protégé alors vraiment pour la première fois. parce qu'en ces travaux il n'y a pas les mêmes chances de bénéfice et de dividende que dans d'autres essentiellementtruc. et non plus d'anarchie économique a!ors elle pourra faire appel aux élements du dehors. se détour.) La production socialiste ne sera pas réglée par la loi des dividendes. messieurs. connaissant d'autre loi que le dividende et le profit. cMe économique présente. Anarch!e6conom!quo Vous ne le pouvez pas aujourd'hui parce que. non pas pour écraser. le socialisme contient une productivitéagricole supérieure au régime d'aujourd'hui.

et nous maintenonsque dans ta société qui se prépare il y aura non seulement un surcroit de justice.iisme ne se préoccupe que du problème de la répartition des richesses.000 travailleurs agricoles sans propriété1 Messieurs. que 750. par une erreur inexplicable. mais en élevant peu a peu la condition générale au niveau du bien être moyen des privilégiés d'aujourd'hui.000 sala- riés qui n'ont pas leur part de la propriété. M. Ce qu'il reproche à votre régime.) Réformes Immédiates Quels sont donc les moyens gradués. à la propriété. ces deux chimres réunis donnent bien quoi qu'en ait dit. a la copropriété de la terre? J'ai eu l'occasion. Il estime en effet qu elles sont aujourd'hui mal et injustement réparties. l'autre jour. sous la. mais il se prcû~upe aussi.plunied'un homme eonsidétable qui a étudié la condition des classes ouvrières dans l'Europe en. non l pas en abaissant les plus hautes au niveau des plus misérables.o'<4. quelles sont les réar- mes par lesquelles le socialisme prépare son avènement ? Com- ment peu à r eu amènera-t-illes travaiHours du sol.$00. et j'ai eu l'étonnement de lire.300. d'Indiquer quelques-unesdes réformes que nous demandions pour les salariés agricoles. Lavoiée. 3. et il compte sur ces masses profondes d'ouvriers du sol sans propriété pour travailler à la transformation du régime social? Mais il n'y a. (TfMMcM/<fM &~M 1 sur divers bancs à ~~ffMM~!MC~. disait M. j'ai relu la statistique de <88a. ce n'est pas seulement d'être injuste.500.ooo. et je diral presque davantagede leur production. l'honorable M. mais un surcrott de prp- duction qui permettra d'égaliser Jes conditions humaines.000 . dans la mesure même de leur travail. Jaurès prétend qu'il y a en France 3. Lavolée.000 et. Lavoliée–le chiffre de 3. aujourd'hui destitués de la propriété. si je ne me trompe. nëre. Comment t écrivait-il. l'honorable M.300. que les journaliers agricoles étaient au nombre de t .000 prolétairesdu sol. j'ai eu l'étonnement de lire que j'avais commis à la base même de thon raisonnement une erreur do chiffres énorme. à participer. c'est d'être stéri- lisant et appauvrissant (<4M'&!M<~M~ a f~r~me ~a«c~). et j'y ai trouvé que les domestiques et servantes de ferme étaient à cette date au nombre de !.

auent de travail. (~MMHMH/t <~W~f. de constituer ainsi une caisse de chômage et d'em- ployer les fonds ainsi recueillis soit à des travaux d'utilité eom- y munale. Les ouvriers agri- coles des régions viticoles du Languedoc nous~nt demandé. La propriété manque de bras à certaines heures de tra- vail précipité et. nous demandons. dans chaque région distincte des organismesqui per- mettent de régler le salaire minimum des ouvriers agricoles. que j'avals apporta a cette tribune(?fM MM <yM r~<M &?)«} gauebe. en réponse & notre enquête. un préievement égat sur le propriétaire qui t'emploie. La pensée des ouvriers agricoles de nos régions a été de )!er .flévreux. ce sont les bras qui manquent de travail ut de rémunération. !a fepré- sentation légale dans tes conseils agricoles et !a prud'hommie. des régions vitieoies. Il n'est pas possible pour toutes les branches du travail agricole et pour toutes les régions d'instituerun salaire uniforme. mais pendant le cours de l'année. Il y a la question du salaire minimum. un versement égat de !6 commune. quec'estle travail et la propriété qui manquent do bras. de telle sorte qu'M ne descende jamais au-dessous do ce que j'appel- lerai !o minimum d'existencehonorablequi doit être aujourd hui assuréà des hommes.) Eh Ment que demandons-nous pour eux? D'abord je l'al }ndiqué l'autre jour.) Les organisationsouvrières agricoles do la région de i'Aude. Ah je sais bien qu'on nous dit que c'est un préjuge i on dit qu'à la campagne ce ne sont pas les bras qui man. MaiscetanesuiHtpas. soit surtout–j'appeHe votre attention sur cette idée soit surtout à des travaux d'améliorationagricole au bénéfice des petits propriétaires ne disposant pas de suffisantes avances. c'est d'instituer. Il y a aussi la question du crdmage et des précautionspren. d'instituer un prélèvement de 3 cen- times par jour sur chaque ouvrier qui travaille. je sais quelle en est la complexité. en premier Ueu. mais ce qui est possible. ont appelé particulièrementnotre attention sur cette question du chômage elles nous ont soumisdes pro- positions précises qui pourront être discutées et que je n'indique !ci que comme le type approximatif des mesures qui pourraient être examinées et qui pourraientêtre prises. dre pour qu'il ne sévisse pas trop cruellement sur les ouvriers agricoles.

le comte de Saiat-Quentin. ii n'est pas de condition plus dure que la leur. M. c'est une coutume de nos régions de vignes dans le Tarn. Pourtant. y. – Quand les ouvriers ne sont pas nombreux~ c'est t'inverse qui se produit. où les ouvriers agricoles ~ont à ce qu'on appelle la « louée ?. et là ils attendent que tes propriétairesdes environs viennent les louer. puis d'abaisser les salaires des plu~. a' en est ainsi dans la région do l'Aude. Jumel. Vous avez décidé que le Trésor publie se bornerait à compléter la retraite de ceux des travailleurs qui auraient déjà pu réaliser à leur profit un commencementde retraite et d'épargne cette disposition peut profiter peut-être a quelques-unes des catégories d'ouvriers indus- triels qui ont les hauts salaires. il est vraiment à peu près impossible de leur demander de constituer eux-mêmesce comm:ncemeni de retraite personnelle qui~erait la condition de la retraite sociale. ou a fr. Ja ne sais pas. M y aurait aussi à étudier et à organiser la question des retraites pour les ouvriers agricoles. j'ai retrouvé cette coutume de nos régions méridionales v!t!co!e:. Les ouvriers agricoles travaillant à la journée se rendent. mais non dans te but indiqué par Fora* . robustes par l'oHrc que les moins robustes font do leur travail aM leur. avec le salaire réduit. (c~amo~oM <t<t CM<<<' ~'<i <<M<<<) M. parait singulièrement erroné. malgré leur apparence de propriété. monsieur le ministre des travaux publics. )isy trouvent cet avantage de pouvoir mettre en concurrença immé- diate toute la main-d'œuvre du pays et de pouvoir ainsi choisit d'abord les plus robustes. presque misérable de < fr.ainsi dans cette cabse de chômage l'intérêt des ouvrieesagrt* co!es qui n'ont pas de propriété du tout et intérêt do ces petits propriétaires qui. Cette pratique existe dans toute la France. une heure. par exemple de ta région de Gaillac. sur la place du vil- lage de la petite ville. En relisant les dossiers qui nous ont été envoyés. mais pour les ouvriers agricoles. en tout cas. rabais. sont au niveau du prolétariat rural le plus misérable. et laissez-moi vous dire que le principe qui jusqu'ici a dirigé dans cette question le vote de la Chambre. par jour. avant d'aller au travail dès trois heures du matin. Cette coutume a été maintenue par les propriétaires. deux heures avant que le travail commence.

Ce n'est l'affirmation M. Jumel. Pour les vendanges. il est entendu qu'aujourd'hui Jans presque toute la France. lorsque rapporte ici des affirmations précises. M.les Landes. ques de t'année. en sorte que mon affirmation prend la valeur d'une vérité générale applicable a l'ensemble du territoire. Je no vous ai fait rien dire du tout. – Jo me heurte toujours. Jumel. (/M~w~<MMM<f ~K~ &aM<) ~M <M<M. C'est leur intérêt t . M. de 1 honorable M. et en certaines saisons. Jumel. – Faites-moi dire tout ce que fai dit et non pas seulementla moitié. C'est-à-dire probablement l'épo' que où )t y a des travaux. difficulté et au même état d'esprit. Je suis trop heureux. à a memaJumel. Jumel pour !a région des Landes. les et tégisiatives. Le citoyen Jaurès. d'autres le déclarent exact pour d'autres régions: il est donc vrai que l'embauchagedes ouvriers agricoles se pratique commeje l'ai dit. Le citoyen Jaurès. cuter ensuite sur la portée du fait et sur ses conséquences soda. Le citoyen Jaurès. M. Je constate l'approbationde l'honorable M.. monsieur tume! d'avoir votre adhésion au texte. Le citoyen Jaurès. – Vous constatez avec mol que le fait que j'indique pour nos régions du Languedoc est exact pour y . le comte de Saiat~uentin. Jumel. – A certaines épo. pour la solliciter encore. ils sont obligés do perdre près de deux heures de repos pour trouver remploi de leur force de travail. A l'exceptiondu commentaire. pas que nous contredi- sons. de Saint-Quentin !o déclare exact pour la Nor- mandie. M. Le citoyen Jaurès.. Le citoyen Jaurès. – Je vous demande pardon. (Rires f< <jMtKKKM<'M<*H~a t'~f~M F<!Mf~. de Saint-Quentin pour la Normandie je puis y ajouter le Languedoc et d'autres régions. c'est le commentaire. Le citoyen Jaurès. des animations de <a!t. M. sur le commentaire. l'embauchage des ouvriers agricoles se pratique de telle manière qu'avant inéme les plus longues et les plus dures Journées de travail. Il est donc sauf à dis. Voilà qui est prédeux.) M.

cette enquête vivante que j'ai demandée. en !68y. Ctbie!. puisqu'il ne s'agit plus maintenant entre nous que d'une interprétation. – L'embauchage se fait pour plusieurs semaines. Le citoyen Jaurès. M est temps. dites-uus. que vous preniezparti sur la question de la plus-value. M. mais qu'il faut instituer auprès des hommes qui travaillent et pâtissent d'un bout à l'autre du territoire.~ M. et puisquej'a! pr~ tout a l'heure la liberté de rap. Cette coutume n'est donc pas aussi mauvaise que vous !o dites elle est au contraire avantageuse pour l'ouvrier agricole. v tenais ien 1887. tation donnée par les ouvriers agricoles eux-mêmes. que dans des conditions pareilles do fixer et un maximum de durée et un minimum de 1 sa'aire (TtM bien très bien 1 à t'~f~M ~t<) En tout cas. peler des paroles que je prononçais et une motion ~que je sou. pour des journées de travail qui ne peuvent être procurées. lecot&tede Sain~Qaen~n. (<M~<n«ftM~M<t<tM«' MAMM &<!Ma. et que je crois exacte. Vous me dites que c'est leur intérêt. ai vous voulez connaîtrevraiment le fond et le tréfbnd de la vérité agricole dans ce pays. vous me permettrez d'ajouter que ce que je demandais surtout. aussi ne vous ai-je pas pro- posé encore de supprimer ce mode d'embauchage mais on pourraitpout'ëtro en tirer une autre conclusion c'est qu'il ~st probablementnécessaire. En ce qui touche les fermiers et les métayers. je n'y insiste pas. Vous voyez bien que c'est voua qui anticipez. J'en tirerai nouveau cette conclusion qu il ne suffit pas. des chiffres éteints qui sont là sur des pages. Le – citoyen Jam'ès. qu'ils ne peuvent pas se louer autrement. comme je l'ai dé)a dit. c'était qu'on organisât rapidement lé remboursementde la plus-value incorporée aü sol par les . de consulter des statistiques mortes. L ouvrier agricole qui n'a pas de travail sait fort bien que les propriétaires qui se rendent à la louée y viennent parce qtt'Ms manquent des bras nécessaires pour leurs travaux ce jour'la il demande un salaire plus élevé et ce n'est que juste. – Oh ne les loue pas pour un jour seulement t M. –Je croyais m'être expliqué sur ce point. que je demande d'abord et que le demandera! comme conclusion iné' vitable de ce débat. est l'Interpré. Breton. vous me permettrez de vous dire que cette que je vous apporte.

On oublie de dire que cesmoins-vatues de la propdete <bnc!ere proviennent non d'une diminutiondu travail des fermiers. on essaye de démon- trer aux paysans de France !a sôMiettude croissante des .. (7<~M~/ ~M M~M fe~M ~MC~. Au moment même où.!t n'y a jamais de plus. la réforme la plus urgente. qu'en 1887 on déclarait indis. E~a~nt. je me heurte non seulement a des difHcuités pra-\ tiques. –j'entends une ob}ect!on singulière. <~M ~tM&F. . toutes !es chicanes devant !esquo!ies viendront se justes.) Je me félicite de ces Interruptions. (~F<ta~<~MmM<td !'M. Le <4toyea Jam~s. Develle. i'y réponds pour qu'elles soient fixées omcieHement dans nos déMts. des métayers et des <ermier8– quelles sont -les réarmes qui peuvent. me faisait Fhonneurde me répondre que c'était !à. t'honofabie M. toutes les réserves. on oublie qu'on ne peut pas mettre en balance une mOins-vaiùe résultant de fa crise et la plus-value dont je parle.partis. incorporée par le travail et le capital du Kertnier. Ermant. – Comme Il n'y a eu que des moins-vatues. sinon sauver. mandes moins'vatuespour la valeur vénale de la terre. de tous côtés.) M. t'imagine qu'il a dû se produire depu!s <88yb!en des interpei- lations. on ne peut pas avoir remboursé de p!us'vo!ues. briser -les réformes (MM<M<!<Me~tMetN~<j Wf 7~ m~~ &<MM) qu'on déclare en principe les plus nécessaires p* les pius QueUes sont !<!a!nteRMt–pMtsquenous avons rapidement j<arM des OMvr!et~agr!co!es. pensaMe. du moins aider un peu la petite pfôpnéte paysanne?Et Ici. je me ?~~c!te<ie voir apportef te! toutes les subt!!)tés. on n'a pas pu rembourser de plus-values. mais de la crise agricole.fermiers et !ea métayers. value. en eHët. ministre de l'agriculture. – A cette ~oque.) M. je-ne me !e dissimule pas. à de grandes = dimeu!té$ théoriques. pour que les majorités successives n'aient pas trouvé le temps de réallser cette réforme. – Malheureusement. (<«<M~Nw<b a !~MM ~«'Ne. Le citoyen Jaurès. on me dit Comme il n'y a eu que des moins-values. mais a de grandes questions de principe.

M y a eu entre les différentos fractions du part) socialiste bien des discussions' et-des coptroverses théoriques. eh quelque mesure. de prolonger artificiellementpar la loi l'existence de cette propriété morcelée et impuissante qu'est la propriété paysanne. te pius iiiustre. autant H est évident que les proNèmes so. dans une partie notable du monde. comme je !e disais tout.) Que disaient quetques'uns des socialistes allemands. mais. sur son rôle. l'autre une <brme du travai!.particulier Bngel. une différence de nature< l'une étant une forme du «I capital. ont des aujourd'hui. la propriété paysanne . qui ne pourra réaliser pleinement son idée que par le travail collectif et ia propriété collective.car. aur tes chances de survie qui lui restent. A quoi nous répondons – et H a été dé)& répondu – qu'entre la grande propriété et la petite propriété paysanne n~ a pas seulementune dinerence de surface et de degré. ciaux. pour tequel maintenant ello est oMigée'de produire. un aspect internationat. (<M~MWHhdt'A<M~!«c~. lapmpriété ua~sanneabeMin de n'être pas détruite par lescohdltiona nou* w veiies du marché universel. pour durer. il y a eu dans le congrès notant. et en particulier te problème agraire. qui récemment critiquait te programme agricole d'une fraction de notre parti? tts disaient qu'}! était peut-être contradictoire au parti socialiste. – et nous considérons tes différents partis socialistes constitués dans les diverses parties de l'Europe comme des fragments anti. de dire qu'elle ° est un instrumfnt de tfavtttl. à ces débats intérieursde la démocratiesocialiste aHemande. Il est parfaitement vrai – nous le recon- naissons <– que.par rapport à la petite propriété. même si eHe subsistait. Autant. Mais il est vrai qu'il ne suNUpaa. et je ne crains pas de faire allusion. cette tribune française. ctpésd'un parlement socialiste européen qut réalisera l'accord par la justice. j'estime que la France doit chercher !o secret de son avenir dans t'intimité de ea force nationate. ment de la démocratie socialiste allemande des discussionstrès vives sur le r&le du MCialisme. et en . sur la mesure dans laquelle !e païti socialiste doit Intervenir pour la protéger.à t'heure.pourjustinerdans l'ordre socialiste la persistancede !a propriété paysanne. ` Controverses sOotaUstes n y a eu sur la propre paysanne.

serait oNigée de se transformer. dans le régime, social ?, car
c'est la communauté nationale qui achètera tes produits; par.
conséquent, la petite propriété paysanne ne sera pas dans le
même rapport-avec le marché qu'elle est & l'heure aetuctte.
Le reproche le plus grave qui nous ait été adressé, ou ptut&t
le périt le plus grave que nous puissions courir, en Intervenant
par la loi au profit de la petite propriété paysanne, ce serait de
tu! donner l'illusion qu'elle peut, même ainsi protégée, indéfini.
ment se prolonger et indénniment durer; ce serait aussi d'assu.
rner pour nous jusque dans l'ordre capitaliste, l'insuffisance.
forcée des remèdes que nous ne pouvons pas maintenant appM*
quer souverainement à la crise agricote et aux 8ou<!rances
des paysans. Mals tes paysans savent bien et nous ne nous
tassons de répéter pour tes travailleurs des champs comme pour

tes travailleursindustriels que, tant que subsistera le régime
capitaliste. Il peut y avoir des palliatifs, Il ne peut pas y avoir de
remède et de guertson. (TY~ MM< i a <'f~f<~M ~MM.)
De plus, Hntervention même de la puissance sociale et de la
communauté nationale, sinon pour les sauver, au moins pour
atténuer teurs sounrances,cette intervention même rappelle aux
paysaqs individualistes que leur existence ne peut être proton'
gée, même aujourd'hui, que par une intervention de la puis
sance sociale, Et par là, même en se prolongeant, la propriété
paysanne sera nécessairement pénétrée peu à peu de cet esprit
socialiste qui préparera d'utténeures et plus profondes transtbr*
mations.
Le servioe milltaire
Queues sont donc dès aujourd'hui et sous cette réserve les
réformes que nous pouvons apporter aux petits propriétaires v
cultivateurs?La première, on l'a déjà dit a satiété, et nous le
redirons Jusqu'à ce que justice ait été rendue, la première
c'est ta réduction pour les paysans du service militaire a iamemo
durée que pour tes diplômés et les favorisés de la bourgeoisie.
(~M?«t<~6Mt:M<ta FM/~M~MM~.)
ce M. Quintaa.–Uneproposition de toi a déjà été déposée &
ce sujet.
LecitoyenJaurôa. –Voi!& pourquoi nous M cesserons
de dire que puisque les bacheîters, puisque les licenciés, puisque

tous ceux qui ont passe, commeon disait dans les tempsancïens,
par l'ombre des écoles. puisque tous ceux-ià sont capables
d'acquérir en un an la pratiquedeleur métier de soldats, deteurs
m6Her de Français armés. à coup sûr, dans cette démocratie
paysanne avisée et robuste, H y a assez de ressources d'esprit et
de volonté pour faire des soldats et de bons soldats dans le même
temps que les fils de la bourgeoisie capitaliste. (Tr~M-H) i'
bien ~<f les M&aM 6aw<.)
L'impôt fonoler
tt y a une autre r'Mbrmo, toujours promise auss), surtout
celle-là, et toujours ajournée: c'est la réforme de l'impôt.
Ohl jesata Men. et je regrette que M.le prés!dentduconsen,
qui s est fait d a:Heurs représenter. ~xwMM«~ <f<)
Messieurs, M. le frésldent du conseil m'a prévenu très
cour.
toisement – et je 1 en remercto – qu'tt ne pourrait assister à
cette séance et qu'il prierait M. le ministre des travaux puNics
de le représenter. Il n'y a donc pas t'ombra d'un reproche dans
mes paroles mais je dis que je regrette que M. le président du
conseU ne soit pas là. J'aurais voutu de nouveau parler
avec lui,
et avant lundi, de cette question des réformes fiscales. je le sais
bien, elles sont & l'ordre du jour.
~<<M:<fA<M~MM'&EHesy sont toujours 1
Le citoyen Jaurès.
paysans de France
– Lundi, nous déciderons que les
recevront un grand cadeau les a< mutions
qu'Hs payaient à !'Etat, i!s ne les payeront piua à l'Etat, mais Ils
tes payeront aux communes (~M
dégrèvementsera accompMtl
!'M«reMM ~)~.) Et te
Messieurs nous avions demandé pour eux autre chose1
nous avions demandé la suppression complète de t'impôt<bne!ep.
A heure présente, le paysan endetté ne-peut plus supporter la
moindre parcelle de eetimp&t. Savez'vous pourquoi nous en-
avions demandé la suppression complète? C'est parce que. &
notre sens, il est inexact de dire que lagrande propriété seule
en bénéncierait je crois qu'aujourd'hui, dans !'état d'espdt nou*
veau qui commence a se faire jour, les termters et tes métayers
sauraients'entendre poar réclamer pour eux-mêmes !obéné<!fc
de ce dégrevemMt.. o `

Nous l'avons proposé a maintes reprises, nous t'avions
pro.

posé dans un amendementqui a obtenu un moment ta majorité
dans cette Chambre. Mais les amendements socialistes sont plus
éphémères que tes plus éphémères des créatures à peine sont.

même l'espace d'un matin.
iis adoptés par la majorité que tes gouvernementsinterviennent,
et nous vivons ce que vivent tes roses, l'espace d'un matin, pas
M. AntOMtd Porteu. L'espace d'un scrutin. (On n~.)
Le citoyen Jaurès. Quoi qu'il en soit, je crois que cet
amendement.là refleurira; je crois que vous serez obiigésd'y
donner satisfaction, et en tous cas ces paysans de France, dont
la vertu première est la ténacité, reconnaîtront, je t'espère, que
nous avons, nous, pour les défendre a ce point, une ténacité
égaie et, par là, du moins, nous serons des paysans aufhenti'
ques. (~M«<MMW«~ Ii r~t~M ~<!«~.)
La Dette Paysanne
Messieurs, il y a une autre question. Après le service m~i-
taire, après l'impôt, iiya ta dette et la dette sous toutes ses for.;
mes la dette hypothécaire qu'à la rigueur on pourrait con~-
naitrc et la dette chirographaire qui, probabiement, est ptus
lourde pour le petit,paysan, tout au moins aussi lourde que ia
dette hypothécaire.
Eh Ment 1 si vous voulez que ies paysans puissent vivre,–
c'est, je le crois, pour eux une question do vie ou de mort,
1i faut que la nation consente a un sacrifice, ii faut qu'elle prenna
a sa charge une partie au moins de la dettesous laquelle succom*
bénites petits propriétaires.
J'entends par !a quo non pas pour la grande propriété, nM
pas pour-la propriété dont le détenteur né cultive pas iui-mèMe `
` le soi. mais pour le petit propriétaire paysan, it faut que vous
transformiez sa dette hypothécaire au chirographaire en unot;
créance d'Etat pour laquelle, vous lui demanderez un intérêt~
intérieur à celui qu'il paye aujourd'hui ii faut que ,Et.'it Ba
~substitue aux créanciers actuels du paysan et qu'au leu de tut
~'demander 4, et 6 û/o. cjmme le font les créanciers d'aujour-
Il lui demande un intérêt moindre, comblant tadinerehee,)ë!e
fépè<c/nccessah'e
élément de que ta nation doit se consentirà elle-
par un sacritice
même, si etio juge, en enet, que a propriété paysanne est un
sa vitalité. J

l'ancre de salut et toutes les fois qu'on apporte une proposition pratique. 11 y a toutes les réformes par lesquelles vous per- mettrez peu à peu à la petite propriété paysanne isolée et sans capitaux d'adopter les grands moyens perfectionnes de culture. si le fermier et !o métayer pouvaient réclamer la plus-value incorporée par eux au sot. Vous dites que c'est bion dom-' mage. en !fa (ons- tituant en associations et en leur apportant ta force et la richesse do la puissance publique. mon cher collègue. par exemple. si tes petits propriétairespaysans étalent déchargés do l'impôt. c'est vous qui vous y oppo' se! Ceia veut dire que c'est vous'memes qui voulez vous perdre et porter sur vous mêmes la définitive condamnation. d!s-je. 11 me semble. nous avons de- – mandé. Et puis. en mémo temps. organisés par le travail collectif. lages agricoles et àles louer à prix de revient aux petits proprté- taires'cutUvateurs la Chambre a repoussé cette motion. i/n w~m~ <! droite. alors peut être la grande transfbnpaMo~spdate. coles étaient protégésdans ieurs salaires par une loi qui en fixe le minimum. jusqu'à la lassitude de tous que c'est vous qui devriez vous préoccuper le plus de concilier avec les nécessités nouvelles du grand développement du progrès agricole l'existence de cette propriété paysanne qui est pour vous. participaientpeu à peu ces mesures protectricesà la di tion de grande industrie. vriers dcsvittes. pour les petits propriétaires paysans. par le grand outil- tage.organtsés.'et si. si elles étaient adoptées. qui pourrait sauver les paysans.qui s'annonce pourrait 6'ae j . s'lls étaient protégés contre le chômage. pour mon compte. par un progrès parallèle. je le répete. dans la tempête que vous avez prévue. M.– nous avons demande. sensée. pour les ou. pourraient être discutées et votées ici. Casteiin avait formulé cette propos!* <!on il y a quelquesmois à peine. Et. précise. (7rM6~Mi<f~MMt<H'<MWM~Mt~) Voilà l'ensemble des réformes premières qui. messieurs. si les ouvriers agr!. et vous paraissez trouver tout naturel que la Chambre ait écarté cette p~posttion. Je cherche en vain. d'une partie delà dette. contre l'invalidité de ta vieillesse. –C'est bien dommage 1 Le citoyen Jaurès. vriers agricoles. pour les métayers et les fermiers. parquette raison elle peut justifier ce vote. les ou. ~ous les avons Indiqués avec précision. que les communes soient autorisées à acheter les grands outit.

J'entends par là que la classe ouvrière et paysanne organisée pourrait demander à la classe 'ita~ste et propriétaire d'aban. les Poinceré. ils avaient prouté d'une singulièrebonne <br* tune. et tes Barthou et les Burdeau et. des hommesjeunes je parte – de tous ceux qui font escorte à M. car it n'y a rien dans tes faits. Dupuy aussi. Il était passé sur tous leurs aines un ouragan qui tes avait déractnés ti emportés. alors peut-être entre la classe ouvrière et paysanne enfin libérée d'une partie de ses charges. on apu croire que tous ces hommes nouveaux allaient inaugurer une politique nouvelle et plus hardie et qu'ils tacheraient. Mais. sans émoi. Ah tnessiears.) Et nous. do justifier leur grandeur subite devant la démocratie par la hardiesse de leur pensée et la déc)' ston de leurs actes.compttr sans secousse. Dcschftnot (~Mr~<) d !'M<<MMM~<Mff~). tant !t est vieilli par toutes ses lois de réaction (~~«Mt~MM~ <tM tM HKMM &KM'. sur la marge Incertaine du pouvoir. qui justifie cet optimisme. (A~o«wNMM~ ~MM. par le seul mécanisme de la !brco ou de la iaibtesse parlementairequi évolue sans résultat depuis près de dix ans. Oui 1 nous serions bien Imprudentset bien coupables.et it se produirait ainsi une sorte de transforma- tion pacltlque et de révolution amiable. mocratie ouvrière comme envers la démocratie paysanne si nous lui laissions espérer que par la seule complaisance des majorités qui se succèdent. quand on a vu surgir tous ces hommes nouveaux. pourrait intervenir uno sorte de transaction. Ils pourront arriver a cette grande transformation. le président du eonsoit je parle aussi do ceux qui étaient arrivés au pouvoir dans tes gou- – vernements antérieurs on pouvait supposer. tous ces hommes jeunes et les Turrel. messieurs. qui n'a ptust'air d'un jeune. eut. a côté d'eux. enfin organisée par les progrès nouv~ux. nous . Les Jeunes Maoh!avets! On a pu croire un moment. depuis trois ou quatre ans. et la classe capitaliste et propriétaire. quand on a vu arriver aux autres des hommes nouveaux. de dédommagementset de compensations. donner au travailleur te capital et la propriété.et M. si je puis dire. moyennant un ensemble de garanties transitoires. M. nous serions bien coupables envers !a dé.t).

` avons pris notre part ce qu'on a appelé t'œuvre de scandale. ne se compromettaientpas/ mais qui nous félicitaient tout doucement. rires.~ M. je dis qu'il fallait du moins justiuer cette fortune subito des jeunes Maehta* vels do la bourgeoisie <at)guéo. de cette besogne de démolition qui déblayait le terrain ou ils espéraient bien édtncr leur propre fortune. PaulDosohMtel. (~~<!M~wm~b à r~r~M ~M«'A<) M. (J~<M<WMf<M~<< ï'MfM. –Atora pourquoi y répondez-vous ?P Le citoyen Jaurès. Ro<MU.) Ah i tia n'avaient pas ta charge. (/?M<~ applaudis- MM~aJ'M~MM~tM~. tes jeunes du parti modéré qui eux. mais désintéressée.) Bh Mon 1 je dis que quand des hommes jeunes sont arrivés au pouvoirdans des conditionspareilles. Et ators to peuple ne se serait pas demandé par quel marchepied vous éttez . – Vous faites Injureà Machtave! 1 Le oitoyenJaurès. et qui eiRnuioqu'tt y en a d'autres auxquels ce langage s'adresse. mais vous me permettrez bien. iis n'avaient pas la respon- saMHté. violente. its no portaient pas les coups. je suis pte!* nement de votre avis. mais du moins si nous en espérions pour nos idées. de faire apparaître l'autre qui est à peine dans l'ombre. puisque votre Interruption amis en lumière une partie de votre pensée.. par la. quelque bénéfice par la constatation des corruptions recétéos dans toutes tes cellules de la société d'aujourd'hui. Ils n'en recevaient pas non plus iis suivaient tes armées en bataille pour recueillir les dépouitteset Ils disaient « Vite et toutl C'est-à-dire vito-lo pouvoir et tout le pouvoir. pour notre cause dans l'avenir. quand its ont bénéficie des longs efforts do la ~nocrattq et de l'éclipse – peut-être aidée par eux des anciens qui étaient des rivaux. il y avait d'autres hommes. M~«<MtM<MM~ à <'<fAtf~Mt'J!h'.) Mais à côté de nous. – Monsieur Deschanel. générosité des entreprises et des réformes.M F<MK~. du moins nous n'en espérions pas le béné~ce immédiat et personnel du pouvoir. qui livrions hautement cette bataille âpre.(MMt'<'<MM <<tM</MMMM<h – ~M«<f~M<AM<'<&<!Wt. par de discrets sou. Jo dis qu'il fallait au moins jus- tiner cette fortunesubite par t'audaco des conceptlons sociales. D~eante. pour le triomphe de l'idée socialiste elie- même.–tt y a des hommes auxquels ce langage ne s'adresse pas. M.

a pensé qu'il fallait introduire dans nos lois fiscales. que le jeu de notre mécanisme quotidien ne suffira pas probablement à ouvrir. le bien-être. – Ce sont des vieux. portes de prison verrouillées. oui. c'est que. qu'aunez-vous pu faire? Impuissance Parlementaire. Donc. j'ai le droït de le dire. jeunes gens impatients. justement dans l'intérêt de la démocratie paysanne. elle obtiendra la libération. ~~a<MMM<M<'M~et nn~ à !'<'x<y<w<e gauebe et sur ~MMMo &<MM a~tM~e. héritages. un moment. fussent dégrevés. La vérité. la propriété. dix-huit qui sont contraires au pfojetdoloiet qui dénoncentet qui écrasent ce monstre naissant de l'impôt progressif. au Luxembourg. si je ne craignais de vous rappeler le père OUivier? (Rires et applaudissements à r~<fe)M< ~!M<) Où est votre œuvre? Où est le produit de votre effort? Qu'avez-vous fait pour l'ouvrier. Mais quoi t n'était-ce pas le commencementde l'impôt progressif? La majorité a voté ici. Eh bien où est votre bilan. pour le paysan? Et si vous aviez essayé quelque chose. mais ils savent qu'en rejetant tout ils font surtout plaisir aux jeunes. par la seule évolution tranquille et placide de ce régime impuissant. Poincaré devenue une loi votée par la Chambre. Ce ne sont plus des jeunes? Le citoyen Jam'èa. nous serions bien aveugles et bien coupables si nous laissions croire à la démocratie paysanne comme à la démocratie ouvrière que. pesantes. un commencement léger de réformes. (TfM bien/ très bien a r~f~ ~<!Mc&) Et alors notre . et il a proposé que les droits de mutation par décès sur les petits. c'est-à-dire en particulier sur cette petite propriété paysanne à laquelle vous témoignez tant de verbale sollicitude. Un dés vôtres. dans toutes ses tentatives d'évasion. jeunes gens arrivés.monté au pouvoir n aurait vu seulement quel usage vous en auriez fait.) M y a là-bas une commission de dix-huit membres chargée d'examiner la proposition de M. et je vous dirais presque figuiers stériles dé l'Evangile.elle se heurte à de lourdes portes v de fer. parce qu'un ministre le pro- posait mais de l'autre côté. à vous. Une voix.

à nous. c'est de devenir une force. en s'organisant eux aussi. et qu'elle leur arrache ce que jamais d'elle-même leur bonne volonté ne consentirait. le premier souo qui s'impose à eux s'ils veulent. en syndicats. Je sais aussi y a quelquesannées. petits fer. ouvriers agricoles. miers. Lorsqueles ouvrters bûcherons du Cher. petits propriétaires écrasés par l'impôt et par la dette. Et là. D'abord. se mitent en grève et sa syndiquèrent. de l'action de la grande propriété. (~~HM~- ments à l'extreme gaucbe. en un tel systeme de force au'elle pèse irrésistibiemntdans le sens Jes rémrmes sur les pouvoirs publics. terriens leur ont donné l'exemple. métayers. obtenir d'abord quelques réformes préliminaires et ensuite la transformation à leur profit de la propriété dont lis sont exclus. qu'il leur est plus dimpilo de se concerterqu'aux ouvriers des villes. aux prolétaires du soi.–Etooyaréuss). tous les efforts furent mis en œuvre pour dissoudre ce syndicat.) Organisation en Syndicats i Le citoyen Jaurès. en particulier les ouvriers les plus misérables. selon l'exemple que leur ont donné les ouvriers des villes. je sais d'abord qu'ils sont disséminés. plus encore que l'ouvrierqu'fl a la merci de ceux qui disposent du tra- vail. uneguerre acharnée leur fut faite parce que j'appellerai le patro- nat terrien. les grands propriétaires. songé- rent & se syndiquer pour obtenir des améliorations de salaires. c'est de constituer la démocratie paysanne comme la démocratie ouvrière.ï'tdot. . Au contraire.' donc aux travailleurs du sol.souci. malgré les résistances des classes dirigeantes. M. et ils le peuvent par deux moyens. les travailleurs du sol ne se sont presque pas syndiquésjusqu'à aujourd'hui. et que dans un rayon restreint ils sont. il y a trois ans. La plupart des syndicats agricoles qui se sont constitués–je dis « ta plupartN pour ne pas soulever de contradiction relèvent de l'influence. une force irrésistible. Je sais bien que cela leur est malaisé. peu a peu. malgré l'Inertie involontaire ou calculée du pouvoir parlemen- taire. Le premier souci qui s'impose. lorsque les ouvriers agricoles.

Le citoyen Jaurès. Oui, on y a malheureusement
réussi.
Il y a cinq ans, lorsque d'autres ouvriers forestiers, tes ou.
vriers de l'Yonne, entreprirent aussi une lutte communeen vue
de relever leurs salaires lamentablementabaissés, les patrons, les
adjudicataireset tes propriétairesdes forêts se coalisèrent, par
la coalition la plus redoutable, pour faire échouer la grève et
pour briser ensuite le syndicat qui l'avait soutenue les patrons
forestiers contractèrent même tes uns envers les autres un sin-
gulier engagementqui ressemble à une sorte de contrainte bien
plus que tes vagues menaces qu'on re!ève dans les grèves d'ou-
vriers à ouvriers Ils s'engagèrent par contrat à payer 3,000 fr,
d'amende s'ils employaient un seul des ouvriers grévistes avant
que la grève fut terminée à la satisfaction de tous les patrons.
Et devant toutes ces résistances,devant tous ces inimitiés
do la grande propriété terriennne aussi hostile aux syndicats
que 1 est la grande propriété Industrielle,mais plus puissante
encore que celle-cl, jusqu Ici ni dans les Landes parmi tes ou.
vriers résiniers, ni dans le Nord parmi tes ouvriers des régions
betteravièresdu Nord, de la Somme et du Pas-de-Calais, ni dans
le Languedoc et la Bourgogne parmi tes ouvriers vignerons, ni
parmi tes bûcherons du Centre, l'organisationouvrtèra n'a pu
s'installer et fonctionner.
Eh bien 1Il est temps, si tes ouvriers du sol veulent être
défendus utilement, même Ici, qu'ils commencentà se défendre
eux-mêmes en s'organisant. Et, après tout, puisque le dévelop-
pement des grandes villes et do la grande industrie appelle en
effet un assez grand nombre de bras dans les vtttes. tt faut que-
tes ouvriers du sol profitent du besoin que l'on a d'eux pour
s'organiser, pour créer des syndicats, pour défendre leurs satai-
res et pour se préparer un bien-être supérieur.
L'exempte en a été donné utilement par les ouvriers agri-
coles des autres pays.
Dans tes campagnes de l'Italie septentrionale, tes ouvriers
agricoles se sont organisés en associations permanentes. En
Sicile, tes organisationsdes /~M ont mis un moment en échec
la puissance réactionnaire de M. Crispi. Et en ce moment même,
par une des plus curieuses surprises de l'histoire économique et
par une des plus significatives leçons que tes ouvriers de France
puissent recevoir des ouvriers agricoles d'un autre pays, c'est

toute-puissance féodale et de
ce pays de
en Hongrie, dansaristocratique,
grande propriété que pour la première Mt les
ouvriers agricoles, tes ouvriers moissonneursse coalisent pour
obtenir le relèvement des salaires 1 groupe, le< gou-
Et devant cette force des ouvriers agricoles
qu'ira mobilisé une
vernement a été ému d'une telle crainte moisson, et, malgré
armée pour veiller d'office aux travaux de la
tout, c'est à un relëvtment au moins partiel des salaires que.
se syndiquant, en i
dans la région de l'Arlberg, ont abouti enouvriers
s'organisant, les ouvriers moissonneurs.les du sol.
je le répète, auxquelles lis
quelles que soient les dimcuités
les ouvriers
se heurtent, ils ne faut pas que propriété lebenénce de la force
laissent seulementà la grande syndicats,
do l'association. Oui. dans leurs comices, dans leurs grands
dans leurs grandes coopératives, les propriétaires mais
ou
il
nous en plaignons pas
moyens se groupent, et nous ne terrien
faut que, pour faire équilibre â cette force du patronat
aujourd'hui. Et
organisée. les travailleurs du sol s'organisent première
voilà pourquoi nous avons le droit do leur dire que la
pour ceux qut
condition d'émancipationet de force pour eux etsyndicats d'ou-
luttent en leur nom, c'est qu'lls !~thuent des
vriers agricoles
modèle
~N!«:)
du
prolétariat industriel.(~M~~ ~r~
et qu'ils organisent le prolétariat du sol sur le

Unton avec les Ouvriers
que la
Il v a une autre condition de .uccès pour eux, c'estpensée
classe paysanne se rapproche de plus en. plus par la et
car l'action de la classe ouvrière. du
Ah depuis longtemps la tactique des ennemis communs
les armer
prolétariat paysan et ouvrier a été de les diviser et de crois
l'un contre l'autre, je ne discute pas maintenant je qu )!
misérables et ridicules
est Inutile de les discuter les légendes
par lesquelles on a représentélongtemps aux paysans les ouvriers
viendraient
des viÙes comme des pillards et des partageux qui
produite par le travail paysan.
pne la moisson péniblement
prendre
discute pas ces choses; je ne crois pas qu'il seperHdes.
trouve,
mémo parmi nos ennemis les plus violents ou les plus
quelqu un qui ose encore aller dans les campagnescolporter une

semblable accusation. Les travailleurs des champs savent main-
tenant que les ouvriers des villes réclament non pas une partie
du travail du paysan, qui est sacré pour eux, mais la parité de
leur propre travail à eux qui leur est enlevée par ~exploitation
capitaliste.
Que demandent les mineurs, tes verriers, tes métallurgistes,
tes tisserands, les ouvriersntateurs? Veu!ent*iis sortant de leurs
usines, se répandre sur les champs et piller la vigne ou le champ
de blé du paysan? Non ils demandent à n'être pas pillés eux-
mêmes par le prélèvementdes dividendes, et lorsqu'ils auront
retrouvé la totalité du produit de leur travail, ils seront trop
heureux de laisser au paysan ou plutôt de restituer au paysan la
totalité du produit de son travail qu'il ne perçoit pas non plus à
l'heure actuelle. (~~7<KM&~M~H~ a ~<f<m«'t<c&)
Il est si vrai qu'il n'y a !à qu'une misérable tactique dès
maintenant abandonnée, que vous pouvez constater c'est
.une chose curieuse qu'il y a un siècle c'est la défiance inverse
que l'on a essayé d'exciter pour empêcher la justice de s'aceom*
pllr au profit des paysans.
Oui, lorsque la question du partage des biens nationaux, des
biensdes émigrés, des nobles et des prêtres fut posée devant la
Révolution française, on out la pensée de distribuer aux paysans
une portion au moins considérable de ces biens nationaux. Ht
alors que dirent tes agioteurs, tes spéculateurs/qui voulaient
réserver pour eux-mêmes, pour des achats faciles et iiiieites, le
bénéfice de ces biens nationaux? Us altèrent, disant aux ouvriers
des villes Mais si on répartit entra les paysans tes biens natio.
naux, les anciens domaines des émigrés, des nobles et des
prêtres. qu'auriez-voMS.vous autres ouvriers? C'est vous qui
serez votés au profit du paysan 1
Et ainsi, tandis qu'aujourd'hui, pour maini~ir sur le
paysan
et l'ouvrier divisés la suprématie de la puissance capitaliste et
de la grande propriété, on essaye d'exciter contre l'ouvrier
ta défiance du paysan, il y a un siècle, c'est la défiance de l'ou-
vrier qu'on essayait d'exciter contre le paysan pour transmettre
à une aristocratieUnanciere tes biens qu'on venait a peine d'ar-
racher à l'aristocratie nobiliaire. (~M<&'tMmM<6 a !'aw<f<wM
~K<ah!.)
C'est donc la même et éternelle tactique mais dès aujour~
d'hui percée jour, et les paysans savent et sauront de plus en

fondait en un seul bloc toutes ces forces paysannes dispersées. et par suite impuissante. n'a pu toute seule accompli un . c'est le même phénomène. Et plus tard. dans les grandes mouve- ments. que ces forces se groupaient nécessairement . le point de ralliement. les ouvriers agricoles se précipitaient vers Londres. vous voyez qu'elles noht jamais pu s'affranchir sur les hauts bateaux de 1 Iran du joug des races conquérantespar leur seul :<ibrt.rand mouvement historique et social. la classe paysanne. depuis l'origine des emps. parce qu.lus.'il n'avait fait appel qu'aux proiétaires du soi. ment parce que la classe paysanne avait trouvé sur une autre classe son point d'appui nécessaire. queUes que fussent sa force et sa trépondérance économique. Dans notre histoire française. c'est la même loi. La ~?! de I'Iilstolre C'est la loi de l'histoire que jamais. Elles se groupaient autour de ces artisans industriels qui représentaient pour la population agricole forcément disséminée. à mesure qu'ils réQéchiront à ces choses~qu'ilsne peuvent icn s'ils se s'unissent pleinementde cceur dépensée. Dans les temps les plus reculés de l'humanité historique si vous cherchez d'un regard l'histoire des populations aryennes. c'était autour du (brgéroh. lorsque son aîné eut échoué dans sa' première revendication agraire. Et M aboutit un mo. Et voilà pourquoi dans les histoires à demi légendaires des premières populations iranien' nes. dans l'histoire classique des mouvements agri- coles de la Rome ancienne. le centre d'ac- Lion commun et de revendications. vous savez que. vous save~ au jugement découverte des historiens de génie tels que Mommsen et Mi- etla chelet. le coup de gén!e du second des Gracqoes fut d'intéresser a !a réforme agraire contre le vieux patriciat la classe nouvelle des chevaliers.pour les revendicationset le combat. c'était autour du forgeron comme plus tard en Angleterre aux quatorzième et quinzième siècles. d'actlon à )ciasseouvr}ère. au <byer de sa <brge rapprochait. c'est-à-dire autour de l'artisan qui. Dans ies temps troublés de l'invasion et de la guerre sociale. ce sont les Jacques souievés en une émeute prétna~urée et impuissante qui n'ont eu un moment une chance .

) (~~t~ Fe~me voilà la dixième conditionde force la classe paysanne organisée dans ses éléments ouvriers en syndicats. qu'il soit paysan ou ouvrier. mais une rencontre durable. malgré leurs efforts et le mouvement spontané qui En t78a. en !848. elle a essayé de parquer la classe paysanne dans son isolement. par ses historiens. lu spectre du partage et du pillageo à travers tous les champs de France ann de la précipiterpar !a terreurauxbrasd'uncésarismeclérical préparéd'avance. par ses juristes. depuis un siècle. il n'y avait pas eu la force bourgeoisedéjà organisée. la force du travail. C'est alors seulement qu'il y eut quelque chance de victoire paysanne sous la lourde dominationdu moyen âge.(~!oK' dissenrents a t'C~HM ~MC~M. qui avalent avec eux une rencontre momentanée d'intérêts. qui étpit alors une force révolutionnaire qui émancipait les paysans parce qu'elle ne pouvait pas s'émanciper elle-même sans briser les chalnes qui les rattachaient les uns et tes autres au même système féodal. que la classe paysanne isolée a toujours été réduite à l'impuissance. une rencontre. Et c'est parce que la bourgeoisie. éternelle. lorsque le signal d'émancipationfut donné par tes premières déclarations de t'As* semblée nationale. les paysans aujourd'hui commencentà le savoir. de même aujourd'hui Ils savent bien qu'ils ne pour- -ront être a<!raneh!s qu'en concertant leur mouvement avec celui de la classe ouvrière. à côté d'eux. pourra promulguerenfin.l'autre d'un bout a du territoire les souleva. qui sera proclamée souverainementpar l'union des uns et des autres 1 ~aMC~. n'a pas avec la classe paysanne une rencontre passagère d'intérêt. par ses maltres. la supériorité de la même force. tes paysans auraient été impuissants si.) Oui 1 mais aussi ce que la bourgeoisie sait. aujourd'hui en possession du sol.c'est pour cela que. élis. et erga" . de donner la main à la bourgeoisie révolutionnaireet à Etienne Marcel. de lui Mire peur de l'ouvrier es vliles. et de même que dans le passé Us n'ont pu être anranehis que par le concours des clas- ses voisines. puisque c'est la souverainetédu même droit. qu'elle a promené. a compris cette loi de l'his- toire c'est parce qu'elle sait. par ses économistes.passagèrede sucera que lorsqu'ils essayèrent. sous les murs de Parts. qui. unie a !a classe ouvrière et industrielle.

péntMe même à beaucoup de bonnes volontés hésitantes. dans vos revues. d'apporter Ici i grande nou- pour la guérison des sounrances paysannes une 1 veauté. sachant bien que cette formutegénérate saura bien dans son unité s'adapter & !a diversité des conditions économiques.Ou!. (. combat. Lasociattsmo untverset affirme à l'heure actuelle que pour émanciper les travailleursn n'y a aujourd'hui qu'une solution.~m~MMMM~ !'M<f~M ~MM~. coup de préjugés. le résultat de tout un siécte d'efforts intellectuels et de . nous parcertalnesconceptionséeonom!ques les socta.1 – ~~Messi~rs. 11 en est qui m'ont déOé.c'est-&-dtre la propriété pr!véo des moyens de production. de remplacer ce qu'on appelle le cap!tat. Mais enfin depuis un de recherches Intellectuelles et de luttes ouvr!eres. Serais. sans hésitation. de singuliers défis et de singulières curiosités. Elle est. nous la proclamons pour le monde paysan comme pour le monde industriel.) Et nous ne pouvons pas ne pas la proclamer. si j'étais capable et je ne le suis point d'ap- porter te! une grande nouveauté. où il y a séparation de la propriété et du travail. !t a abouti à une concepHon gënerate. je le répète. production. oh 1 blessante pour beaucoup d'intérêts.Et sanstM- blesse. partout oo !!ya a divorce. mais qui sont séparés de fondamentales. troublante pour beau. pénible peut-être à ceux qui dans la lutte purement politique sont nos voisins de. ti y a aujourd'hui dans le monde je dis dessein dans le monde un parti socialiste. et tt n'a pas eu jusqu'ici de la tenir pour !ncomp!ëto ou pour Insuffisante. A coup sur ce parti est d'esprit libre. Lequel. avec une ironie ùn peu basse. par la propriété sociale com- munoou collectiviste des moyens d<. . dans vos journaux. et arracher à la mauvaise volonté des dirigeants un ordre nouveau. toujours prêt à revlser sous la leçon des faits sMe ses formules même essentielles. une idée socialiste.je crois bien que jeàm'en gar. messieurs? L~dée socialiste J'ai lu depuis quelques jours. c'est. toujours attentif aux mouvements de la réaiité.niser. tt y a une conception commune à laquelle ont about) qu'il n'y a listes de toutes les écoles et do tous les pays c'est qu'un moyen de !!bérer!e prolétariat.

Pouhy aboutir. c'était de lepr remettre par rinterm~diaire de la nation et do!a propriété soeiate. H oublié que Je crédit gratuit. pour ns~e lui-même et qu'il n'y avait qu'un y capiteuse sauver la classe des P~ capitalisme. Les saint-simoniens avaient Imaginé domnancedu travailii sucrait de transférer que pour assurer la pré. tous tes systèmes transactionnelsoù s'essayait timidement talonne <bi des ré!brmateHrs. de la classe oisive. . moyen de procurer aux travailleurs à tous !es travaiUeurste crédh gratuit. la propriété gratuite des sous ladeforme <eettpn. ntsmo n'a regardée et n'a jugée qu'en Moc. Et voici que ce sont d'abord les seules associations du capital qui se sont voyait une association suprême d harmonieet délibération it s'est touvé qu'il avait simple C~f'°" ment un moyen de <brce pour !a seule puissance ette'm~me.sitno. Et. de eonc!Hationfraternei!equ'oitoavah<aitavecte capital. Vous savez bien. et la so!uttonsa!nt. Oememe. de méme. de la classe noble et militaire.Four:er avait imagine de guérir les souffrances et les taMeurs de cette société qu'il voulait transformer diges deson Imagination créatrice i! avait imaginé par les pro.révc!ut!on de <&)8. ii a fallu que t'eXpérience.à leurs yeux. combats ouvriers. que c'est ce grand rêve généreux et funeste qu! a empli !a RépubMque et !a.transacaonneb ruinés nréeisément par leur esprit do tntnssct~n. do guérir ces souftfances et ces laideurs par ces associations spontanées qui s enchaineraient dans des harmonies merveilleuses.méme était obligée do cerau rêve renon.s!montenneaëtébrisée par le mouvement même des choses. à la propriété et le pouvoir. Et dans la classe Industrielle Ils ne distinguaient pas le capital et le travail ma!s dans l'Intérieur de cette classe Industrielle quetesatnt. a imaginé d'instituer le crédit gratuit.(~<(!<«f~eMMa<~<~f~M~«-) moyens pro. r~ que !a dure réalité brisât tous tes systèmes intermédiaires. messieurs. !o développement économique a produit une scission entre le capital et le salariat. Et pendant qu'ainsi tombaient les uns après les autres les syatemes. c'est-à-dire. tbrsque Proudhon. la ciasse ouvrière e!!e. était en contradiction violente aavec le régime eapita.

rique que tes classes ouvrières avaient formés. . vous ne ~'arr6tere:! et vous n'en diminuete~la force en lui adressant de subtiles questions de détail sur les modes particuliers et. organisée en un parti conscient pour la conquête du pouvoir et de la propriété.'etqu'elle porte en elle toute la substance Intellectuelle d'un siècle de pensée et do iutte. & nous. pas plus qu'il ne nous est permis de la tnodUler ou déjà renier ear- :tioUement. pendant qse t'apredéveloppementéconomiqueécrasait dans tes cerveaux les systèmes transactionnels. qu'elle ne pouvait l'attendre que d'eHe* même. Infinitésimaux par lesquels elle se réalisera. attendre sa libération Ce la bonne volonté des dirigeants ou du sentimentalismevague dea philanthropes. c'est en Allemagne la contre-révolutionécrasant la démocratie aliemande. la pensée sodaMste grandtssatt en audace la classe ouvrière grandissait en audace et en anirma' tion.) Ah 1 messieurs. peu à peu. t&ion< nantes. mal servie par la puissance vaguement doctrinairedu Parlementde Francfort c'est. Et qu'est-il advenu ? Ce sont les jour- nées de Juin qui ont répondu à ce rêve de fraternité et de con< eiltation. qu'elle a usé ses premiers mois. de conciliation imposible. dans les faubourgs de Vienne. de la remanier au gré de timidités ppssagères et'de préjugés qui disparaîtront. Et voil& pourquoi la conception socialiste d'aujourd'hui. en ses grandstraits. après' les déceptions et les expériences du passé. Et' pas plus qu'il ne nous appartient.vous savez bien que c'est dans ces recherches Incertaines. ~KM~MM<«M«~Tt. vous pouvez scurire.l'âpre brutalité capitaiistoécrasatt dans la rue tes rêves vagues et incertains dé conctHatton chhné-. ducteurs devinssentcopropriétairesdes instruments dé travail et la classe ouvrière affirmait qu'elle ne pouvait plus. do la modifier. celle qui est anirmée dans l'ancien et le 'nouveau monde. (/j~<K«~MOMM~ !*M~M~tM~. Et alors. voiia pour' quoi cette doctrine socialiste Il ne dépend pas de nous de la moditior. !esouvr!ers écrases par la réaction autrichienne et par la réaction slave 1 Et pendant que l'expérience. les mois dénnitHs. de tout un siècle de combat ouvrier. parce qu'elierésumefjelerëpète. eUe soctaUsmo disait qu'une seule ressource de Mbérattoh restait aux peuples opprimés: c'était !a tràns&)rmattonde la propriété capitaliste en propriété sociale. pour que tous les pro. p"r tous les partis socialistes du giobe.

les formes politiques et sociales qui nous gouvernent aujourd'hui si on avait dit à Mus ces paysans attachés à la glèbe Modale. par les critiquer de tous ses penseurs. par le déchaînementde tous ses pamphlets elle critiquait le vieux régime féodal. ni celui d'un autre pays. 11 vous plait de demanderleur formule chimique à chacun des atomes de cette mer qui monte. tes modea secondaires et subalternes d'application par lesquels elle se réa' Usera. a ce socialisme humain Il <allait donner une nuance nationale. de répercussion en répercussion. attend. qu Il le proctamo. on lui avait demandé de prédire et de dessiner te développement de l'être nouveau qui dormait dans !'œuf révolutionnau'e et de prévoir après la Cons- tituante la Législative. ce ne sont pas ces vaines curiosités qui t'arrê- terontI SootaHsme humatn Mals. messieurs. je le répète. C'est te point capital!1 C'est là surtout où l'on vous Oui. C'est le lieu commun de nos ennemis ils oublient que le socta- lisme allemand lui-même. par toutes ses origines. dans tous les cas. SI l'on avait dit à vos ancêtres–j'entends les ancêtres de cette puissance semi-bourgeoise.tient à la terre même de France. c'est la nuance de . semi-populaire qui est installée aujourd'hui au pouvoir politique et social – si. J'ai le droit de dire simplementque devant cette force du travail qui monte et qui revendique son droit. M. vous seriez encore dans l'an* cie:me)(~~&!M~<wMH~<W'~(<f<w<m~. monsieur Antoine Perrier. ce ne pourrait être qu'une formule germanique. c'est le socialisme humain. après la Législative. Antoine Perrier (Savoie). t'ai lu encore que si nous apportions une lormule. qui demain couvrira tous vos rivages. la Convention. et si. Non. Le citoyen Jaurès. H est assez puértt de demander. je n'entends pas me dérober par là à vos questions les plus générales. ce n'est ni le socialisme germanique.) Mais. & ta veille du jour où par tous ses philosophes. par toutes ses racines. à tous ces bourgeois hum!' Mes par l'orgueil des nobles qu'ils devaient attendre pour secouer }ejoug et pour leverla tète qu'un architecteminutieux eût décrit le mobilier do la société nouvelle. c'est le point capital. !'a~ firme et een glorifie. et.

versel que plusieurs nations en Europe songent à violenter contre nous ou que ce soit. d'hu~qu'ils peuvent être disgraciésdemain par M. cMés de cette révolution française que. sans plan social bien défini. dans quelques années. sans Intérêt social bien constitué. lesrepré. suivent & peu près les événements et les forces dominantes. à côté d'eux. je suppose un moment que. en ce qui concerne la propriété de !!a~. et de quelque manière que se soient déroulés les événa. je suppose qu'Ici il y ait une Assemblée nouvelle. do la riche agriculture. les représentants naturels. forme ces déclarations. légitimes des intérêts. avocats. sentants de la grande propriété terrienne. de la banque de la haute Industrie. sans cesse. que vous inquiétez aujourd'hui.'!a France.partie de la . comme au 4 septembre. et auss! ces hommes de savoir. que porteratt à cette heure le soc!attsmeuniverset. d'un bout à l'autre de cette Assemblée.a par de<. une grande crise nationale amena à Versailles une représtnta. dans toutes nos grandes éeoies. ments. le socialisme triomphant.. envoyés par la classe ouvrière. aux principes et aux pro. au lieu de voir. aux formules mêmes. RambaudsIUs adhèrent à une doctrine soclaliste qui leur paraîtra la vérité. médecins qui. cette . des travailleurs sortis de t'usine et décidés a transformer la propriété privée en pro- priété sociale je supposse qu'i! y vienne aussi des paysans dressés sur la glèbe. tants de la bourgeoisie moyenne. qui a brisé.erre. pour eux. ou bien ces représen. jusque dans l'intimité de teurpensée libre et dans leur conscience de savants. vous reven. d'aujourd'hui. je suppose qu'ici. ces hommes de recherches. nantque.bourgeoisie qui a rompu les ponts derrière elle. ii m'est facile de me reporter au~t traditions.(7Mï bien 1 très bienl <t )'<~oM ~MHC~. 'dlquez contre nous. aHranchis de leurs vieux préiugés. du premier peuple émancipé. ces hommes qui se disent aujour. Qui. 11 n'y a de propriété possible que par une transformation de la propriété généraio et. de même qu'H y a un siècle.) Et ta preuve. tion nouvelle de la nation. c'est que pour préciser t'œuvre révolution nalre nouvelle qu'accomplira. que ce soit par révolution règulière du suffrage uni. tous les Mens qui la rattachaient ta classe dominante. compre. et que tout à coup. grands ou petits. par une – poussée subite des événements.dée!aratitns absolues et par une conduite a con. Je . it y ait sur ces bancs.

sa!tsurta soeMte en dêcompos)t)on.'mHgreh Mgende. siègent !c!. Soutement.t l'Etat rëvo!ut)6nha!ro' a les Payanss'enray<ntHu mot d6Xpropr!at!on. . pour devenir la proprieM destravauteurs associes ene!!o: après avoir d6c!ar~ cela pour !e travait !ndustr!e!. pour<brm~)!erleur décret. pour payer ses budgets. sans ana!ogue à coup sûr dans l'histoire humaine mats Hs n'auront besotn. ot surtës témoignagesauthenttqnes des écrivains do cette époque ~°~ poun~voirqu'iiyaeu un moment. UonMm)M6?Mats&cette époque. a naHonattsé. appartenantaux ~t~~ '?" prêtres. iïs se souvtendront que P~ctamëb!cnsnat!onaM~. dans cep' tainea régions. de . ceta representatt. que les ttssages. ~'est-ce qu'its representa!ent? P~ ~P~Mon. suppose que tous ces hontes. quo!Pquetques !op!ns de terre ? quo!quës m!séraNea ceaux de dchesso? Non) NoneHeanattonaHsd )4at< mtniards mor- de proprtctës Mneteres appartenant aux noMes. tout !e t~avai! socia!:ste. appartenant aux communautés reMg)euses. pour vous. que les Matures. pour enrtchtr !a nouvelle couche de parvenus nu! sur~s. ou!. agronomes.{nue. Je nodts pas–c'est !a MMdttton do nos manuels scotatrës et je ne voudraM pM ta decM. a tUtrtbue & ta na'~n. paysans. c!asM bourgeoise nouvel et av!dè. toute !a science soda~te. Us créeront une société nouvelle. vous ravex praMquee pour vous. n!eurs. passant & la ~°'°" quesHon agricole et paysanne. savants. comme nous d:sbna auiour.appar<ehaht aux tcrporat!ons d'ancien reg!me. Mais vous t'avez !argemeht pmHqueo 6!ee!e. que tes hauts tburneaux.792 a !7M. :ts se souviendront qù'U steeto la bourgeo:s!e. vous !a t! y a un ne l'avez pas pràt!. quel sera leur premter décret? quel leur premier acte? sera Et la Révolution Françatse? Ohiou). ouvous moitM du domamo foncier appartena. que de chercher dans :es <br. mutes même de la Rcvo!ut!on française et. y a un pour payer ses armées. oMvr!ers. après avoir déctaro que les grandes usines. quee pour eux. que du travaH industde! moderne doivent devenir ces énormes casernes la propre do !a nation. près do la moMë de !a vakur fbndere. uha opéra. que !es v~eries. d hu!. je !e répète.

pour que cet immense domaine exproprie p~t aller au moins par par- celles aux paysans de France. – c'est votre excuse glorieuse. près' surés jusqu'à IR moeife. qui n'ont secoué avec vous l'ancien régime que parce qu'ils étaient ruinés. pour payer les fournisseurs. des fermiers généraux. le plus clair do ce domaine do l'ancien régime que vous avez exproprié. en bloc. Et c'est a ceux'ta que vous avez !ivre. la Conven- Hon rendait quelques décrets pour décider que tes ventes se feraient à terme et qu'elles auraient lieu par petits lots. mais ces décrets n'étaient pas exécutés et la force des choses reprenait son empire. l'argent do ceux qui en avaient. qu'il fallait nourrir vos armées. servant en même temps tous tes appétitsqui fermentaientdans cette société nouvelle. en appa- rence pour les paysans. rer–je no dis pas qu'une partie. Le socialisme. et qu'il ne leur restait rien. assez d'avances. gent des spéeuiateura. l'argent des agioteurs.parce que. comment ferez-vous croire qu'ils ne sont entrés dans la Révolution que parce que l'ancien régime leur prenait tout. pouracheteraucomptant les terres que vous rendiez? Car vous les vendiez au comptant. et ii y avait des enchères énormes. qui livraient tes biens nationaux par départe' ments entiers aux intermédiaires. (~~<MM<< <) t'ex/t~M~<t«~. que quelques miettes de cet admirable domai'te foncier ne soient allées aux petits proprié- (a!res paysans. n . ne procé. je le veux bien. l'argent des gros fermiers enrichis.l'argent de la bourgeoisie rentière et finan. ce que vous ne leur avez pas donné. car c'est vous qui avez été les partageux 11 y a un siècle. pour vous 'en réalité. ti vous fallait do l'argent tout do suite. de loin en loin. comment <erez*vous croire qu'il leur restât assez d'épargne. sous le nom de biens nationaux. dora pao à ces partages tiiusoires. ciere qui commençaità percer. que tes fournisseursn'attendaient pas et que. vous étiez dans la bataille. lui. Comment ferez-vous croira que ces paysans. des hommes de finance. l'ar. Ah ) 1 je sais Mon que. de capital. vous ne pouviez pas attendre tes échéances lointaines et échelonnées des petits paysans sans Cfpttat.) Vérttabto transformatton agraire Ils reprennent aujourd'hui ce que vous leur aviez promis.

c'est la nation qui est votre maître.) Non 1 mais il dira à tous ces paysans épars sur !e sol et qui le travaillent sans le posséder. au Heu d'exiger de vous. H il ne donnera'pas la ter~ ne procédera pas ces partages. l'autre tournée vers les champs. alors. les redevances de la propriété oisive. (<4~M<M«<MMM~à r~~w ~Mah). que nous do. ces travailleursqui. Et comme la nation socialiste c'est vous-mêmes. vous êtes libérés de la dettes. Et.) Et lorsquen même temps que nous libérerons. (~ à condition qu'a votre tour vous ne vous transformiez pas en applaudissementsar~M~Kc~. voiià la transformation agraire que le socialisme accomplira. comme elle ne peut avoir d'autre intérêt que le vôtre. par moi.) Voila la révolution rurale. vous êtes libérés de là spéculation et dé l'usure. priétaired'hier. puisque nous la donnons aux autres. serez vraiment les possesseurs de là terre travaillée par vous. ouvriers agricoles. je vous laisse les fruits du travail et la possession véritabledu domaine. (Applaudis.dépouillées à qui pourra l'acheter. une pensée complète qui aboutit à l'instauration de la propriété véritable sous une forme nouvelle pour les travailleurs du sol comme pour les ouvriers de l'industrie. vous êtes libérés de l'hypothèque. ~OMt~MMb ~MM. d'autre droit que le vôtre. l'une vers les villes. jusqu'ici. c'est vous qui. à ces petits fermiers. ` ouvriers agricoles « Désormais. mais vous êtes libérés de l'impôt. comme voustournée l'avez <ait si souvent. petits métayers. petits fermiers. gardez-la. exploiteursdu travail. lorsque nous dirons aux petits propriétaires paysans « Vous qui vous ser. Ah 1 messieurs. Nous avons une pensée une. toutes vos forces de réaction ne pour- ront mordre'. viéz do la terre comme d'un instrument de travail.je m'imagine que vous ne nous accuserez plus. d'autre vie que la vôtre.) . n'ont pas la moindre parcelle de la propriété. métayers. sur ce bloc. et. comme le pro. terons ainsi les travailleursdu sol. (/f~M~MM)M~ à r~ tf&Ne~<!«~. oui il se ibnnerp un seul bloc de toutes ces démocraties petits propriétaires. car les classes ne sont pas en mesure d'acheter tes bénéfices du régime nouveau. travail- leurs. d'avoir une doctrine à double face. sements sur les memes bancs.

sans redevance. puissance législative. elle. un droit vraiment téodai. je vous prie.. La Constituante les chargea de préciser en projet de loi. en même temps qu'ils étaient libérée de la mainmorte. la Constituante a aboli. c'est la nuit du 4 aoùt dans cette nuit du 4 août. et cette diffi- cu!té était si grande. ce malentendu était tel que iesmainmor. était. Il y a eu dans la révolution bourgeoise un moment qui est resté célèbre et glorieux. en formules juridiques. C'était 'à la formule. leur im. de tous les droits que l'Assem- . Et pourtant. il y a Ie~ travaux de tous les grands jurisconsultes qui préparèrent ou rédigèrent le code civil. il y a le rapport de Tronchet. H y a des rapports célèbres. comment put être organisée cette déclarationgénérale de la Constituante. se crurent Hbérés des droits de iods et ventes. et cette anirmatio). dans les discussions et les rapports qui sui- virent cette nuit du 4 août. les privilègesféodaux qui pesaient sur les personnes. les droits féodaux qui résultaient de simples transac- tions et de simples contrats entre personnes réputées égales. sortons des apparences. 11 y a le rapport de Merlin. et cher- chez. avec In- demnité. et dus- je reprends ma réponse d'il y a un instant. Pasde subites! Vous me pressez et vous me dites c'est à coup sûr voira pensée – <: Mais sous quel mode. je reprends d'abord. tables. a suffi pour déterminer la chute du monde féodal 'et le surgissement d'un monde nouveau. – siez-vous n'en être pas plus satisfaits que tout à l'heure. ces pauvres sujets mainmortables. de France. parce qu'il leur était impossible de discer- ner dans la réalité complexe et enchevêtrée des faits. les droits vraiment féodaux que la Constituanteavait prétendu abolir sans indemnité. et Ils furent sur le point d'échouer ils furent sur le point de revenir devant l'Assemblée avouer leur impuissancejuridique. sous quelle forme fonction- nera ensuite cette propriété sociale devenueà la fois la propriété de l'ouvrier et la propriété du paysan ? » Messieurs. tous ces droits dont Tronchet disait qu'ils représen- taient des droits utiles qui auraient pu être constitués déjà en dehors du système féodal et sur une autre base. en la précisant. c'était là le principe général. de toutes le? censives.qui.. si générale dans ses termes qu elle fût. la déclaration de principes de la nuit du 4 août. et.

des maintenant. par commise. Et si l'Assemblée constituante. car une société est d'autant plus complexe qu'elle est plus riche Consi- dérez la société féodale e!io. soumise à la seule loi de l'échange. vous ne seriez pas nés. par ce vent de tempête. (Applaudissements à r~f~w ~<e~. nous pouvons démêler dans la société d'aujourd'hui les éléments qui Influeront sur le fonctionnement et l'organisation do la propriété sociale do demain.Wo constituante avait considérés comme des dro!~ bourgeois. dès maintenant.. le torrent de la Révolu- tion a passé outre et les subtilités qui no l'ont pas arrêtée no nous arrêteront pas non plus. Ah messieurs. nous pouvons parce que nous sommes des observateurs de la réalité. et parce que le socialisme prétend être la conséquence d'une évolution réelle. par toutes ces variétés de changementsde propriété où s'épuisent les subtiiités des feu-. de la division du travail sur !e marché universel. par retrait iëodal. sous l'unité apparente do son principe. au lieu de briser tous ces droits comme elle l'a &!t dans la nuit du 4 août. si elle s'était demandé comment elle ferait le criblage. le droit féodal. si l'Assemblée constituante avait attendu. Mais elle a passé outre.) J'ajoute cependant que. r' La Propriété d'aujourd'hu! Votre société~ d'aujourd'hui est simple dans son principe. et non pas la constructionarbitraire d'un esprit systéma- tique j'ajoute que. était d'une complexitéqui déûe la plus riche curiositéde l'esprit ` humain. au risque de briser quelques liens qu'il faudrait renouveler le lendemain. parmi les droits féodaux. la force populaire a passé outre. parietraitlignager. C'est là là déSnMon de la propriété du régime capitaliste. Dans la seule bran- che des ûefs. elle sera singulièrement complexe. je le répète. de la concurrence. des droits nouveaux. si elle avait consulté ses ` juristes. mais ses modalités sont inMes. distes.même son principe en apparence est simple. les modalités diverses selon lesquelles était conteré le fief ou selon lesquelles il pouvait être retiré. c'est la propriétéprivée. Mais < . c'esH-dire comme des droits 'rachetables qui ne se trouvaient que par accidentjuxtaposés au régime (eodal.

c'est vrai~en un sens. échangersans autre loi que tes lois économiqqes générales. On dit propriété Individuelle. enfin. Intimement mêlée. taires. si vous vouliez donner quelque Image do ce qu'est la propriété. tesquelteS se manifeste et se diveraiSe te . elle est surtout propriété capitaliste en ce sens que sa valeur dépend. en dehors de sa descendance. se cache l'innnie et Inépuisabte~ diversité de ta vie. a les formes Secondaires tes plus diverses et les plus extrordi- nairemcnt variées. i! y a aussi par l'impôt. mes* sieurs. dans -le monde capitaliste. & modifier la coloration générale Infiniment riche. non pas seulementde t'efiart individuel . à la réaHtéd'aabufd'hui. mais qui contribuent par leur Influence secrète. à la réalité du passé. infinies. sur cette propriétéindividueUe. gouvernementale. en étalant sur leurs planches des séries de couleurs superposées. mais comme font !es graveurs colonstes.dessus de cette propriété si complexe et d'un r tissu si varié individuelle.. une part de propriété gouvernementaleet. daires. non pas seulementde l'effort continu des générations qui se la transmettent. quant. infiniment complexe de cette lithographie où le regard inexpérimenté n'aperçoit que la simplicitébanale de quelques couleurs élémen. dans le monde féodal. s'H est impossible à la sdence d'apporter la ibrmalo de toutes tes modalités secon. cette propriété si complexe que vous appelez propriété individuelle. par. ta pronriétéelle. même celles qui. ow Mais. familiale. non pas seu- lement de par l'impôt prélevé ou abandonné.il ya a d'abord ~ce que j'appellerai une hypothèque familiale. n'apparaîtront pas aux regards. par te droit d'expropriation. il y a déjà. puisquel'individu peut acquérir/vendre. un part dela propriété familiale. aujourd'hui. puisque le père ne peut'disposer. Propriété indivi- duelle. du 'domaine foncier comme des autres.mème. mais qui est en même temps propriété familiale et propriétégouvernementale. non pas par l'étalage d'une couleur simple.que d'une partie de ce domaine prétendu individuelle.c'est la loi capitaliste qui apparaît souveraine et qu'aujourd'hui. mais d<s innombrables fluctuations du marché qui haussent et baissent le prix do toutes les valeurs. du Gouverne- ment.~T~t~~KMM~MM'ih~ Bh bien s'il est Impossible aujourd'hui à la science B'appU. en dernière analyse. qui la domine.1. En eSet.de celui qui la possède. vous devriez procéder. sous cette définition s'mpie. En sorte qu'au.

des philosophes qui ont écrit dans le journal le 7<~t et qui ont pubhé sur l'Idée de t'a< de très beaux volumes. tandis que d'babl. nous est-il impossible et cet aveu ne nous coûte rien de dénnir les modalités futures car vous ne pouvez même pas définir.jour en Sorbonne une thèse w sur le socialisme. au contraire. de hiérarchie patronale et Industrielle. voici que. pour nous en émouvob' . au contraire. dans la société de demain concourront. les modalitésprésentes. Tandis que d'habitude et je fais appel sur ce point à l'honorable M. (~~H«<M!f <!?<!<! sur les M~)M! &<tN<~J La Propr!6té de demain Mals en tout cas nous savons que dans la propriété de de-. de trop briser les anciens cadres qui limitaient l'expansionIndividuelle c'est de trop briser les anciens liens de Gouvernement. messieurs. sous une forme ou sous une autre. comme son propre but. c'est le droit de l'individu à se développer dans sa liberté. et que nous reprochent-ils ? Est-ce de supprimer l'individu ? C'est. Nous attendrons. c'est l'individu. de patrie chauvine. fonctionneront les quatre forces essentielles qui commencent à se dégager et à apparaitre aujourd'hui. des professeurs de premierordre discutant l'autre. d'autres encore. voici que ces hommes t examinent notre thèse. (Applaudissements !*Mf. qui suit de près toutes les mani- festations Intellectuelles de notre temps. Ribot. tudo on reproche au socialisme d'être la négation. sans autre limite que l'interdic- tion d'exploiter jamais. depuis quelque temps. main. des hommes de toutes les docrines philosophiques. l'absorption brutale de l'individu. à nous au! prévoyons là société de demain. des publieistes. <f<WMF<!H<) Oh < il se produit des courants de pensée bien singuliers à cette heure. de l'exagérer c'est. chargés précisémentà 1a Sor- bonne des leçons d'économie sociale. que vous ayez mis d'accord l'opposition de vos critiques opposées. vous. La première. toutes les v!eit!es (orces régulatrices qui conte- nalent l'individu. qui l'empêchaientde se considérercomme sa . qui en définissons le principe et les lignes générâtes. la moindre parcelle du travail d'autrui.1 un. à plus forte raison.principe dominant.

l'individu le syndicat. basés sur la propriété natlo- nale. de ces commune oui. s'H vous plait de pousservos questions encore. plus riche que les organisations professionnelles qui ne comprennent qu'un élément exclusif et limité. réactionnaires aujourd'hui. niment riches et ':ur fpiexes entre tous ces éléments. je n'a! que peu de mots a répondre a quelques dunettes qui nous sont' oppo- sées encore. c'est de ces contrat que se dégagera ta vie des individus. se poursuivra et aboutira. -ne -pourra être l'oppression des individus.des désirs. en tout cas. le peuple vous répondra: on ne comprend bien que ce que l'on aime et quand vous multiplierez les si. c'est de ces contrats infiniment riches. sur la propriété commune substituée à ~. qui veulent connaitre. mais en tout cas. !a nation. Bt~ enfin. Et c'est des eombnaisons multiples.vie. il y' a ia du travail qui se produit a certains égards. organisme central d'unité et de perpétuité. au-dessus de l'individu. HyaunautreëMment. Au terme de ces trop longues explications. entre toutes ces forces.mais nous constatons qu'un mouvement qui sort de l'intensité des revendications. malgré la divisionparties des maintenant. groupements professionnels de métiers. Puis au-dessus de ces syndicats agricoles ou ouvriers.) Messieurs. au-dessus du syndicat. entre les diverses du territoire. la nation maintenant sur les moyens de production son droit souverain de propriété pour empêcher qu'un seul Individu ne puisse absorber la part de propriété qui doit appartenir à tout ceux qui travaillent. la commune. se dira que vous vous sentez mes de doute ou d'hésitation. au-dessus de la commune. je le répète. tes justes joiesde la. c'est des contrats. a certains égards. d'une1 organisation plus collective du travail.propriété capita- liste. des groupes et des sociétés de demain. socia- listes demain. suivant la formule très heureuse que j'ai retenue. voila pourquoi l'oeuvre socialiste se poursuit. infi. Et. a Mur tour. il y a la nation. des droits de tous ces individus qui veulent vivre. cellules premières. . même dans te monde agricole: ce sont ces syndicats naissants. est ia première unité plus complète. !1intérêts beaucoup plus menacés dans vos que troublés dans vos consciences C~MAtMMM~~ M~oM ~aMc!M.

c'est vrai. se réserver quelques heures de noble loisir pour jeter un regard vraiment humain sur' cette terre fécondée mais non encore possédée par eux. nous ne mesurons pas une civilisation. dans l'ordre maté- riel. leur travail fini. des possibilités de large bien-être. dans le développementmoral. -– c est là qu'est entre nous la différence. des pos~ sibiiités de grandes et de hautes joies. justement pour tes classes d'hommes tes plus humi- liées. peut-être. nous préparonspeut-être quelques-unsde ces mouvementsde panique qui précipitent périodiquement notre pays dans un céMrismo . On m'a dit que j'exag~ais la détresse. par conséquent. s'ils la dominaient d'assez haut pour pouvoir la corn' prendre et l'aimer. nous savons qu'il y a aujourd'hui. nous savons qu'il y a dans l'ordre Intellectuel. pour toute une classe d'hommes. trouveraient dans ce contact avec la nature des joies admirablesqui sont réservées aujourd'hui aux artistes qui passent nous savons qu'il y a des trésors de joie dans la civilisation d'aujourd'hui qui pourraient être communiqués aux paysans de France. le paysan ne pâtit pas au point que ses forces vitales mêmes soient épuisées ou entamées. la sounrance des paysans. si. s'ils n'étaient pas aussi pesamment courbés sur elle. qui lui est iaite trop souvent. dans la vie à demi bestiale.r. commesur la propriété induf~- trielle. ils travaillaient pour eux-mêmes d'un enbrt · fructueux et pouvaient. Enten- dons-nous bien. ce qui est nécessaire aujourd'hui. C'est une question de mesure je le dis dans un autre sens que l'autre jour. Ah messieurs. i . Si vous prétendez qu'en fait. < Vous nous dites encore qu'en éveiiiant sur tous tes pointa du pays sur la propriétéagricole. Mais. nous savons que les hommesde la terre. à demi humaine. messieurs. au niveau des sommets mêmes de cette civilisation. Voilà pour nous la formule du bonheur et voiià pourquu! '1 nous disons que vous ne faites pas pour la classe paysanne ce qui est possible et. sauf des exceptions encore trop larges. nous n'allons pas instituer un débat sùr~adosedesounrance ou de misère que contiennent en ce moment-ci les consciences ou les existences paysannes. tes inquiétudes des possédants et des privilégiés. je vous dirai que. au niveau des plus bas besoins humains nous la mesurons. au lieu de s'épuiser pour les autres en un travail ingrat. Je veux dire que c'est une ques- tion de point de vue. Oui.

dirai. SI cela était vrai. Eh bien 1 oui i nous parlons parce qu'aujourd'hui. de toutes les réactions cachées qui guettaient leurs fautes. qui commettrons cette faute. en montrant aux paysans que le salut est possible dans la Rdpu- bllque sociale. puisque nous ne pourrions revendiquer la justice sans compromettre la liberté. pour nous. après cette longue discussion. vous nous dites encore que nousabusonsdes paroles et que nous n'apportons pas des réalités. c'est vous. qui portez sur vos épaules le fardeau sous lequel suc- combèrentles hommes de t8~8. Et si. au contraire. c'est au peuple à le conqué- a~<M~MMMe«~d fe~MWM ~me~. nous les détournons de le chercherdans les hu- miliations césariennes qu'apporterait Inévitablement votre poM- Htiquo d'impuissance et d'égoïsme.) Non 1 ce n'est pas nous qui créons le péril. lors- que candidement.je. par excès de confiance et de fausse rectitude. et les paysans savent bien qu'il n'y a qu'un Instrument efficace. le seul moyen qui prépare les réalitès de demain. les gouvernants d'a"jour- d'hui. ce n'est pas & vous nr. c est le pouvoir. vous ne nous le donnerez pas. et l'expérience des hommes de 1848 nous a servi. N faudrait elnguB&re- ment déplorer la conditiondes hommes d'aujourd'hui.) . (~~M<MMt! A F~ema ~HC~. socialistes. (Très M<'M ) très bien à !exh~NM ~tac&e. et les ouvriers savent Men. pour ne pas < prendre le grand capital qu'ils auraient pu ravir. Nous savons bien qu'ils ont été tes dupes. torsqutt' candidement ils ont accablé de centimes d'impôt foncier lé paysan déjà surcharge. c est la propagandeet la parole.qu! toujours le guette. Ce pouvoir. c'est que par notre propagande. le seul moyen d'action.) Mais heureusement il n'en est~lus ainsi. pour ne pas frapper le revenu. (~ nous le donner. La vérité. Mais nous savons bien. Ah ce n'est pas nous.je vous rappel- terai le beau mot de Démosthènes sur ces espérances vaines qui tombent du haut de la tribune.

– <ttPB)MBt))B <C. MtTe..MnoBtt. .

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