Vous êtes sur la page 1sur 7

Pollution

La pollution est habituellement définie comme ce qui


rend un milieu malsain. La définition peut varier selon
le contexte, selon le milieu considéré et selon ce que
l'on peut entendre par malsain.

Il peut s'agir de la présence d'un élément dans un milieu ou contexte où il est absent à
l'état naturel. Généralement, néanmoins, ce n'est pas simplement la présence mais
plutôt la surabondance de l'élément dans un milieu où il est naturellement en équilibre
en plus faible quantité qui crée la pollution. Cet élément, appelé polluant, peut-être de
diverses natures. Il peut-être chimique, biologique, visuel, sonore ou olfactif.

La pollution est souvent vue comme étant anthropique ou artificielle (créée par
l'Homme) et nuisant à la nature ou à l'environnement, mais elle peut tout aussi bien
être conçue comme l'inverse (par exemple un animal qui fera ses besoins à proximité
d'un captage d'eau potable viendra le polluer). Ainsi une pollution peut-être relative à
un contexte ou un milieu particulier (ce même animal, s'il fait ses besoins en "pleine
nature" ne sera plus taxé de pollueur). Nous pouvons ainsi donner une définition plus
générale de ce terme comme étant un phénomène ou élément perturbateur d'un
équilibre établi et plus particulièrement si cet élément est nuisible à la vie.

Différents types de pollutions


Pollution de l'air

Alors que les autres formes de pollutions sont relativement locales, et susceptibles de
faire l'objet de réglementations efficaces dans un cadre national (même pour les
pollutions marines), ce n'est pas le cas des gaz, et tout particulièrement des gaz
persistants et capables de modifier le fonctionnement planétaire du monde vivant.

L'effet de serre

L'effet de serre est un processus naturel de réchauffement du climat qui intervient


dans le bilan radiatif de la Terre. Il est dû aux gaz à effet de serre (GES) contenus
dans l'atmosphère, à savoir principalement la vapeur d'eau (qui contribue le plus à
l'effet de serre), le dioxyde de carbone CO2 et le méthane CH4.

La pollution intérieure

La pollution intérieure touche les milieux clos tels que les habitations ou les lieux de
travail. La fumée de cigarette en est un exemple.

Pollution de l'eau

• par les produits phytosanitaires qui peuvent être à dose minime mais pour de
grandes quantités comme les produits de soins corporels.
• Les sous-produits industriels sont une des sources de pollution de l'eau parmi
les plus importantes. Il s'agit essentiellement de produits chimiques et
d'hydrocarbures (dégazage).
• Les effluents (eaux usées) domestiques représentent en France une part de
moins en moins importante dans la pollution de l'eau grâce à un programme
national partiellement relégué au niveau départemental visant un traitement
total de ce type de déchet tant au niveau des collectivités (assainissement
collectif) qu'au niveau individuel (assainissement individuel ou non collectif).
Malgré un retard de certains départements et un retard général par rapport au
programme initial (qui avait comme objectif l'année 2005), cette initiative a
beaucoup avancée.
• Par les déchets ménagers.

Pollution de l'air
La pollution de l'air est, comme les autres pollutions, une atteinte à la pureté de l'air
et à l'intégrité du fonctionnement de l'atmosphère, qui est par ailleurs un des
principaux agents du climat. La question des modifications climatiques apparaît
d'ailleurs comme un des points majeurs de la question.

Plus précisément, la pollution atmosphérique correspond à la présence dans


l'atmosphère d'une ou de plusieurs substances dans des concentrations et pendant des
temps suffisants pour créer un effet toxique.

On distingue deux types de sources (origine des polluants): les sources anthropiques
et les sources naturelles.

Les produits polluants


Pour chaque famille de produit, cette partie donne leurs sources, leur diffusion dans
l'atmosphère et leurs effets.

En particulier, dans le cas de la pollution aérienne, la diffusion des polluants joue un


rôle important dans les effets constatés : dans certains cas, une pollution importante
mais d'origine ponctuelle va se diffuser sur une zone géographique importante et avoir
un impact faible, dans d'autres cas, une pollution diffuse (par exemple issue des
transports) va être concentrée par les vents et le relief et ainsi avoir un impact notable
sur les populations.

L’ozone

L'ozone est un polluant second, il n'est


pas émit directement dans l'air mais est le
résulat d'une réaction chimique
impliquant ce que l'on nomme des
précurseurs. Il est une des causes du
smog.
Oxydes d'azote

Les oxydes d'azote, notés d'une façon générale par le sigle NOx, est composé du
monoxyde d'azote(NO) du dioxyde d'azote (NO2) et du protoxyde d'azote (N2O).

Source : Les NOx sont produits par l'homme. Toutes les combustions à haute
température et à haute pression: moteurs à essence des automobiles (pot
d'échappement), centrales thermiques.

Les effets sur la santé : Lors de pics de pollution les NOx sont responsables de
troubles respiratoires, inflammation et obstruction voies aériennes, augmentation
sensibilité aux attaques microbiennes.

Personnes à risques: fumeur,vieux,jeunes,patient atteint de troubles respiratoires,


asmathiques.

Composé organique volatil

Les composés organiques volatils sont des hydrocarbures qui peuvent être émis par
des facteurs anthropogéniques (production d'essence, émanation de solvant) et aussi
par la végétation.

Dioxyde de carbone

Bien que le gaz carbonique ne soit pas


toxique en soi, et favorise en fait la
croissance des plantes, les
environnementalistes ont mis en
évidence dans les années 1990 que
l'excès de dioxyde de carbone est une
forme de pollution, en raison de son
action dans le processus de
réchauffement climatique (voir gaz à
effet de serre). C'est notamment
pourquoi le Protocole de Kyoto de 1999 a établi un calendrier de réduction des
émission de ce gaz.

Depuis le 24 juin 2005, la France s'est, à la suite d'autres pays, dotée d'une place
d'échanges de permis d'émission de gaz à effet de serre.

Méthane

Le méthane (CH4) est nuisible par sa grande contribution à l'effet de serre. Il a un


potentiel de retenir la chaleur de près de 300 fois celle du CO2.

Sources :

• Fermentation (voir biogaz)


• Gaz de digestion des animaux d'élevage (ruminants notamment)
• Culture de riz
• Gaz naturel

Autres gaz

• Monoxyde de carbone (CO) : c'est un des produits de la


combustion incomplète. Il est dangereux pour les
animaux car il se fixe sur l'hémoglobine du sang,
empêchant le transport d'oxygène dans l'organisme. De
plus, il est inodore, le temps de resentir un léger mal de
tête et il est déjà trop tard sans intervention extérieure. Il
se dilue très facilement dans l'air ambiant, mais en milieu
fermé, sa concentration le rend toxique, voire mortel ;
chaque année, on relève plusieurs cas d'intoxication
mortelle, à cause d'appareil de combustion (ou de groupes
électrogènes) placés dans une pièce mal aérée (manque
d'oxygène entrant, manque de sortie pour le CO).

• Dioxyde de soufre : c'est l'un des principaux déchets rejetés lors de la


combustion d'origine fossile. Ces origines peuvent être anthropiques
(chauffage domestique, transports, industrie, métallurgie) mais également
naturelles: marécages, océans, volcanisme. Il est un agent irritant du tracchus
respiratoire.

Le dioxyde de soufre est aussi un composant de la formation des pluies acides,


nuisibles aux écosystèmes tels que les forêts et les lacs.

Particules

Les particules solides en suspension dans l'air sont principalement constituées :

• de poussière (provenant de l'érosion des sols ou d'activité volcanique),


• de pollen (à certaines périodes de l'année),
• de résidus de combustion incomplète (dues aux transports, à l'activité
industrielle, au chauffage au bois résidentiel, par exemple).
• des procédés industriels, comme le sciage du bois d'œuvre.

Le poids de ces particules et leur taille, de l'ordre du micromètre à la centaine de


micromètres de diamètre, leur permettent de se diffuser au gré des vents. Une fois
émises, elles peuvent rester en suspension pendant des heures et même des jours.
Elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons des animaux, d'autant plus
que leur taille est réduite, (particules fines, plus petites que 2,5 micromètres).
Dépendant de leur constitution (mélange comprenant plusieurs éléments), de leur
concentration et des durées d'exposition, les particules peuvent causer des allergies,
des difficultés respiratoires ou encore des lésions pouvant entraîner des cancers dans
certains cas.

La pluie en ramène une partie au sol.


Synthèse sur les sources de pollution aérienne

La principale cause est l'activité anthropique, mais certains événements naturels


peuvent perturber la composition de l'air de façon non négligeable et durable, comme
une éruption volcanique ou certains feux naturels à très grande échelle.

La pollution due aux activités humaines se décompose principalement en :

• rejets de l'industrie : les industries de la chimie et de la pétrochimie


notamment rejettent dans l'air de nombreux types de produits, résidus de
processus de transformation ;
• rejets liés à l'incinération et la dégradation naturelle ou contrôlée (compostage,
fermentation...) des ordures ou d'autres produits ;
• rejets liés à la production d'énergie (électricité, chauffage...), généralement par
combustion de produits pétroliers ;
• rejets liés aux activités agricoles et d'élevage ;
• la pollution par les transports : elle est diffuse et difficile à contrôler.

Les effets
Sur les êtres vivants

• Végétaux
o pluie acide,
o (à vérifer) : retour de produits azotés sur terre et dans les mers par
lavage par la pluie => incidence sur la prolifération ?

• Animaux (dont l'être humain) :


o respiration,
o allergie,
o asthme,

Sur les bâtiments

• Dépôt de particules sur les surfaces exposées à l'air => corrosion, salissures
• corrosion accélérée par les pluies acides

Sur le climat

Certains polluants atmosphériques, notamment les CFC, détruisent la couche d'ozone.

Statistiques mondiales
• Pollution de l'air de quelques pays de l'OCDE en 2003 :

pays 1 2 3 4
Australie 143 86 0,81 17,35
Canada 76 78 0,72 17,49
États-Unis 48 65 0,45 19,48
Grèce 46 29 0,73 8,67
Pologne 38 21 1,66 7,68
Espagne 37 35 0,52 7,68
République tchèque 23 31 1,94 11,47
Luxembourg 7 38 0,47 21,96

Source : L'OCDE en chiffres 2005. Un supplément à L'Observateur de l'OCDE .


Légende :

1 = émissions d'oxyde de souffre en kilogrammes par habitant


2 = émissions d'oxyde d'azote en kilogrammes par habitant
3 = émissions de CO2 dus à la consommation d'énergie, rapporté au PIB
4 = émissions de CO2 dus à la consommation d'énergie, rapporté au nombre
d'habitant

Par rapport aux agents polluants


• la « pollution génétique »,
• la pollution radioactive, (produits radioactifs ; catastrophe de Tchernobyl).
• la pollution électromagnétique, (transport électrique, téléphones portables,
lumières intempestives pour la faune, etc.).
• la pollution thermique
• la pollution liée au tourisme.
• La « pollution sensitive ». Récemment, les termes « pollution sonore » et
« visuelle » ont été proposés pour désigner la nuisance croissante censée être
provoquée par les sons agressifs (voiture, train, avion, musique), les images
violentes ou considérées comme telles
(essentiellement la publicité et la
télévision) ou un urbanisme déplaisant.
Le terme a été spécifiquement choisi
pour relier la pollution « physique » et
la pollution « mentale », sans que ce
terme se réduise à désigner un
dérangement psychique : en effet, il est
possible que les « pollutions sonores »,
notamment, induisent des états de stress et provoquent des maladies
somatiques.
o la pollution sonore
o la pollution lumineuse
o la pollution visuelle
o la pollution olfactive
Principe du pollueur-payeur
.

Le principe du pollueur-payeur est le fait de faire assumer la charge financière de la


prévention, de la réduction et de la lutte contre la pollution au pollueur. Dans cette
optique, les équipements et produits polluants sont plus taxés que des produits dits
écologiques. Des incitations financières, comme des réductions d'impôts, visant à
promouvoir le développement des énergies renouvelables sont appliquées. Et lors
d'une catastrophe écologique (comme une marée noire), le pollueur est censé assumer
le nettoyage des zones contaminées.