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Extrême-droite: Un danger s'installe, un mens:el s'oppose .

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1986 : UNE ETAPE BELGE

L 'élection de 17 députés d'extrême-droite au parlement européen de Strasbourg en 1984 a été la traduc-

tion de la montée des idées racistes et sécuritaires en Europe depuis une dizaine d'années .

Dans les précédents numéros d'Article 31, nous avons décrit la réalité de l'extrême-droite dans différents

pays européens: Grande-Bretagne, Espagne, Italie.

évoqué la situation de l'Allemagne, de la Suisse, de la Grèce, des Pays-Bas, de la Turquie, de l'Autriche. Le Portugal et les pays scandinaves quant à eux ont été trop peu couverts alors que l'extrême-droite y a une longue tradition ou y connaît depuis quelques temps un nouveau développement. Mais il est un pays dont la situation géographique et l'histoire ont fait de lui une plaque tournante du terro- risme. Un pays où - malgré des résultats électoraux récents peu glorieux -l'extrême-droite est particulière- ment présente. Ce pays -la Belgique - a régulièrement été évoqué è lUS les colonnes d'Article 31 mais pas avec l'attention

que nécessite le danger de destabilisation raciste et sécuritaire qui le menace. En effet l'extrême-droite belge - à travers ses diverses composantes - a tissé des liens étroits avec ses homolo- gues britanniques, allemands, français, espagnols et italiens, comme le montre le film « l'orchestre noir» aujourd'hui disponible en France (voir la publicité que nous lui consacrons dans notre précédent numéro). Ces liens sont ceux des rencontres mais aussi des trafics et des attentats sur fond de pratiques douteuses de l'appareil d'état belge (infiltration d'un service de sécurité par un groupe d'extrême-droite flamand - atti- , tude de la police lors du massacre du stade du Heysel, etc.).

C'est pourquoi nous avons accueilli avec un grand intérêt belg~:

• de réaliser chaque mois un supplément Belgique inséré dans la revue. s • de diffuser Article 31 en Belgique ; Par ailleurs, depuis des mois, pour mieux couvrir l'actualité de l'extrême-droite en France et en Europe, nous ~ ressentions la nécessité d'augmenter la pagination de la revue. Ce supplément Belgique est l'occasion qui nous conduit dès le présent numéro d'Article 31 à passer à 24 pages.

~

A travers la rubrique des brèves internationales, nous avons

.~

la proposition d'un groupe de militants antifascistes :' l

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.

c .

~

ARTICLE~F~

EDITO :

p .

2

FRONT NATIONAL.' Activités

 

p.

3

BELGIQUE.' Le 13 octobre 1985, l'extrême-droite

face au

p.

7

BREVES

p . 13

INTERNATIONAL:

L'extrême-droite en Afrique du Sud

p. 16

DOSSIER.' Structuration du Front national

p.

1 8

FICHE TECHNIQUE.' Les Comités d'action républicaine

p.

22

BREVES INTERNATIONALES TRIBUNE LIBRE.' La parole

à Gilles Perrault

 

p . 23 p. 24

ce:

LU

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z

Nos lecteurs auront rectifié d'eux-même une erreur demomage dans l'article sur les activités du

FN.

festations publiques et déclarations) er non sous la rubrique IV (acres racistes ou fasc.stes ].

extraire de l'album « Laminoir» paru aux éditions Quar'Sous BP 403 80004 Amiens Cedex.

vorres » était

Rectificatif

Le compte rendu de la fête des Bleu-Blanc-Rouge devait se trouver sous la rubrique Ib (mani-

L'illustration de la

page 3 du n' 14 (décembre 1985) intirulé « Mes idées som les

2

z

13 OCTOBRE 1985 L'EXTREME·Dk\)ITE FACEAU PUBLlC:t,;Ci//

&

.

~ Comme nous l'avons annoncé dans l'éditorial du présent numéro,

~ Article 37 comportera désormais un « supplément»

consacré à la Belgique.

N Ces pages régulières seront rédigées par une équipe autonome travaillant en Belgique. Le premier « supplément », que vous trouverez ci-après, est onsacré aux élections qui se sont déroulées en Belgique le 13 octobre dernier.

1 octobre3 1985 : la population belge est retournée aux urnes. Les partis de la coalition gouvernementale

s'en retrouvent quelque peu renforcés. L'extrême-droite, elle, présente un bilan différencié suivant les trois régions du pays.

En Wallonie, tout d'abord,

l'Union

démocratique pour le Respect du Travail (UDRT), un parti poujadiste, avait essayé de s'implanter et réussissait en partie une percée en 1981 avec 4% des voix. En 1985, l'UDRT s'effondre et recueille seulement 1,6% des voix, la majeure partie de celles ci étant récupérées par le patti Réformateur libéral (PRL). L'extrême-droite « pure et dure» s'est présentée, elle, pour la première fois depuis longtemps, et principalement dans les grands centres urbains : Liège, Charleroi, Mons, où elle fai t 2 % des voix. Elle reste donc très faible dans cette région du pays. En Flandre, par contre, les résultats de l'extrême-droite sont plus significatifs. Le =:. Vlaarns Blok, qui regroupe des activistes 'l'7;fuguistiques, des groupes néo-nazis et des

nostalgiques du Front de l'Est a non seu- lement axé sa campagne sur le thème de « immigration = chômage, insécurité» mais se présente également comme le fer de lance du mouvement nationaliste flamand.

Globalement, maintient; 1981 :

on peut dire qu'il se 1,8% des voix; 1985 :

2,2% des voix. Il est plus inquiétant de constater que dans l'arrondissement d'An- vers, les résultats sont nettement plus signi-

ficatifs : 4% des voix (donc une augmen-

tation de 1% par rapport à 1981) et dans l'arrondissement de Malines, il passe de 2,3% en 1981 à 4.% en 1985.

C'est â Bruxelles enfin que

l'extrême-droite est la plus significative.

la montée de

Voyons plutôt :

Outre le Vlaams Blok et l'UDRT, se

présentaient

d'extrême-droite. Le Parti libéral chrétien (PLC), issu du CEPIC, aile droite du Parti Social Chrétien (PSC), ne s'était pas présenté en 1981. Il fait une apparition très

faible en 1985. Malgré une campagne

pas moins

de 6 listes

Arrondissement: Bruxelles-Hal-Vilvorde. Chambre

Canton (1)

Vlaams Blok

UDRT

• Anderlecht:

Bruxelles

1,63%

1,17%

5,18%

5,51 %

o

Ixelles

0,66%

4,37%

• Molenbeek

Saint-Jean

• Saint-Gilles

Saint-Josse

Schaerbeek

1,5%

0,5%

0,66%

1,26%

6,55%

5,7%

4,49%

4,84%

Uccle

0,58%

4,63%

onéreuse, il échoue dans son opération de récupération des voix de droite (PSC, PRL et une partie de l'UDRT). Les poujadistes de l'UDRT se maintiennent mieux qu'ailleurs dans le pays. La percée des petites listes dans les communes à forte population immigrée est plus inquiétante car elle reflète l'évolution de l'état d'esprit des populations. On peut craindre une unification partielle ou totale de ces groupes lors des prochaines élections communales de 1988 dans des communes comme Molenbeek Saint-lean, Saint-Gilles,

Saint-Josse, Schaerbeek,

obtiendraient une représentation non négligeable dans les institutions locales

comme cela a déjà eu lieu en France et en

Suisse. De groupuscules

marginaux, ils deviendraient des partis

« respectables » jouant le jeu démocratique et banalisant par . leurs strapontins leur discours raciste. Divisée depuis longtemps en groupuscules s'excluant mutuellement et s'engluant dans des querelles de personnes, l'extrême-droite, de par ses actuelles potentialités électorales, peut être amenée à faire taire ses divisions. Certains avaient pensé que Roger Nols pouvait jouer un rôle

Ainsi,

ils

activistes

7

Divers

3,41%

4,49%

1,61 %

4,19%

3,26%

1,37%

3,37%

1,67%

10,23%

11,16%

6,64%

12,24%

9,47%

6,52%

9,47%

6,82%

polarisateur semblable àjean-Marie Le Pen en France. Mais rien n'est moins sûr comme nous le verrons plus loin. Dans la course au leadership dans les milieux d'extrême- droite, forces nouvelles semble avoir pris la tête. Les résultats sont de loin supérieurs à ceux des autres groupuscules. Il convient donc de garder un œil attentif sur ce processus de recomposition des néo- fascistes, néo-nazis et autres extrêmistes de droite (2).

l'avenir

Si la campagne

« immigration

chômage, insécurité» a séduit une partie non négligeable de la population belge (et

ou

d'une force unifiée est à

surtout bruxelloise), si l'unification

l'émergence

craindre pour les communales de 1988, il ne faut pas négliger.le glissement politique

largement

traditionnels. La droite classique embraie c-.

00

entamé

par

les partis

,,-'

tout à fait sur ce thème, les sociaux-

chrétiens sont on ne peut parti socialiste se tait.

Au niveau politique donc, plus de répon-

til ;>

plus confus, le z

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;-

z

dant

si ce n'est le mouvement Ecolo, le ;;ê,

parti

communiste et l'extrême-gauche.

5

Sur le terrain, les mouvements anti-racistes ~ ont disparu, faute de combattants et de ::!

perspective politique.

Si

une réelle conscientisation anu-raciste

et

anti -fasciste n'est pas développée d'ici

à

1988, le fascisme relèvera la tête encore

un peu plus haut.

Et dans ce tableau

noir, nous n'avons pas

encore parlé de l'élément

racisme à Bruxelles: Roger Nols, dernier

de la liste du PRL à la chambre.

Le phénomène Roger Nols

• Années 80. La situation de Bruxelles

(immigrés ne votant pas, population ~sez vieille rendue « craintive» par la cnse, manque de concentration ouvrière, petite bourgeoisie numériquement impor-

tante,

d'avoir un laboratoire pour vérifier ses thè- ses. Mais il manquait une figure de proue au navire de cette extrême-droite pour permettre de commencer à fendre les flots.

• 1982. A Bruxelles, un personnage

mence à faire parler de lui: Roger Nols.

A l'occasion des communales de 1982, le

Nouvel Europe Magazine (NEM) (3) r'p- sente une interview de Nols, le « sauveur»

de Bruxelles. De septembre 1982 à juil- let 1983, le NEM chante les louanges de Nols, mais le NEM cesse de paraître suite aux ennuis fiscaux de ses protecteurs du CEPIe.

Pendant plusieurs années, le bourgmes- tre de Schaerbeek se fera connaître par ses prises de position violem~ent ant!- immigrés, mais aussi par son discours ann- syndical, anti-progressiste, attentiste et reaganlen

• 1984. En prévision des élections euro-

péennes, l'extrême-droite est divisée. Cer- tains, anciens du CEPIC comme de Bon- voisin, Nerinckx et autres Lecerf, vou-

draient en faire le porte-drapeau d'une

liste d'extrême-droite populiste regrou-

pant des « personnalités» libérales comme

le général Close, mais aussi l'UDRT, les

restes du PLC, etc. Les élections seraient

un premier pas dans la constitution du grand parti dont ils rêvent depuis d~s dizaines d'années, et Bruxelles en serait le banc d'essai. D'autres, les néo-fascistes et néo-nazis,

voient en Nols un « tourne-veste» peu sûr et certainement trep mou. Pas question pour eux d'une quelconque alliance avec lui. Nols choisit finalement une solution

central du

)

pemettait à l'extrême-droite

com-

z de repli: indépendant PRL.

sur les listes du

brûler» au PRL, et tenter de le

récupérer, le clan de Bonvoisin réussit à

Pour le «

Roger Nais

mouiller jusqu'au cou les clubs Nols dans la venue de jean-Marie Le Pen à

Schaerbeek. Le PRL, lui, a tout tenté pour« blanchir» Nols et le faire rejoindre ses rangs. Après maintes« hésitations », c'est ce qu'il fera.

• 1985. Roger Nols perd la moitié des voix

qu'il avait obtenu lors des européennes. Le public « Nols » des européennes était- il un public « fasciste» au point d'être récupéré par l'extrême-droite qui ne s'était pas présentée lors de européennes? Ou est-ce la présence de M. Simonet sur la même liste qui a entraîné cette dimi- nution ? Ou une partie de l'électorat de Nols aurait-elle été effrayée par ses flirts avec

l'extrême-droite, flirts révélés à la presse quelques jours avant l'élection:

- d'une part, l'interview accordée par

Nols à l'hebdomadaire d'extrême-droite « Rivarol» où il qualifie]ean-Marie Le Pen d'« incarnation de la défense non seule-

ment des Français mais de l'Occident tout entier» ;

- d'autre part, la reunion convoquée par Nols à la maison communale de Schaer-

Le général Robert Close

8

beek où il demande à 4 petites listes d'extrême-droite de retirer leur présen tion pour ne pas diviser les vo nationalistes. Alors, le PRL estime-t-il moins dangere d'avoir Nols sur ses listes plutôt que COQ- tre lui? Roger Nols, dans tout cela, est une marionnette tiraillée qui arrive difficile- ment à choisir sa tactique mais qui depuis longtemps a choisi son camp. Passons maintenant à une présentation succcinte des diverses formations catalo- guées à l'extrême-droite qui ont participé à cette joute électorale. Nous aurons hélas à en reparler dans ces colonnes au long des mois à venir.

Vlaams Blok (VB)

Le Vlaams Blok (VB) est la formation d'extrême-droite la plus importante en Flandre. Elle est principalement implan- tée à Anvers où elle a un député depuis 1978 : Karel Dillen, son président. Celui -ci est partisan de l'amnistie totale :

« je demande que nos adversaires recon- naissent l'idéalisme de la plupart des col- laborateurs comme je reconnais l'idéa- lisme de la plupart des résistants ».

A Anvers, se présentaient égalemenù

Xavier Buisseret, chef de la propagande, et Lucien Vermeulen, responsable national de la formation, tous deux anciens dirigeants du VMO, organisation para-militairè-de l'extrême-droite flamande dont les membres sont formés aux techniques de,

combat. Cette organisation est à l'origine de nombreuses agressions, certaines armées, _ contre les milieux progressistes. Son leader, Bert Eriksson, a été condamné à un an de prison pour constitution de milice privée. Son épouse se présentait sur les listes du Vlaams Blok à Anvers.

A Bruxelles, des militants de forces

Nouvelles comme Charles Desirant ou Beniti Bessemans ont rejoint le Vlaams Blok, ce demier ayant une image plus néo- nazie que forces nouvelles. Cela, suite à la politique de forces nouvelles qui gomme ses aspects néo-fascistes dans le but de construire un « grand» parti d'extrême-

droite, populiste,

Présent dans la partie flamande du pays et à Bruxelles, le VB a de nombeux liens avec le mouvement autonomiste flamand. Il s'est constitué en 1977-1978 comme aboutissement d'un regroupement d'une partie de l'extrême-droite flamande gravitant autour de la Volksunie (Vll),

parti autonomiste flamand. Parmi les thèmes du Vlaams Blok, on retrouve toujours le nationalisme flamingand : « l'Etat souverain flamand de demain doit être nécessairement un Etat de droit et de droite ( ) la société de droite, refusant le marxisme, refusant tout

nivellement par le bas, doit être fondée sur

les valeurs traditionnelles Et, en effet, à côté

nationalistes, le Vlaams Blok fait campagne

». de ses thèmes

sur les thèmes traditionnels droite:

à l'extrême-

« 500 000 chômeurs.

Pourquoi des

travailleurs immigrés ? » «Moins de baptisés ? Les travailleurs immigrés doivent être stoppés ! »

Par rapport aux élections de 1981, et

pour l'ensemble des voix sur la Flandre et sur l'arrondissement de Bruxelles, le YB progresse très légèrement (+0,5%) au- dessus de 2%. Essentiellement urbain, le YB enregistre ses meilleurs scores à Anvers (6,5%), Malines (5),

Parti libéral chrétien (PLC)

C'est en octobre 1982 que le PLC voit le jour. Une fraction du CEPIC, largement discréditée par ses liens avec l'extrême- droite, coupe les ponts avec le PSC (Parti social chrétien). Beaucoup de similitudes sont cependant noter avec le PRL (Parti réformateur libéral) et c'est ainsi qu'après plusieurs tentatives de rapprochement, ce dernier ' i accepte l'intégration d'une partie des libéraux chrétiens dans ses rangs. En novemvre 1983, le comité directeur national décide donc la dissolution du PLC. C'est alors qu'un groupe de sympathisants emmenés par Luc Eykerman refuse la dissolution prononcée et se propose de poursuivre l'action libérale chrétienne.

A l'instigation

de Louis Michel

(président du PRL), cinq mandataires libéraux déposent le sigle PLC, paralysant ainsi la présentation d'une liste libérale- chrétienne. Le PLC J;éagit en assignant en justice le PRL, etle tribunal de première instance de Bruxelles donnera raison au

PLC. Suite à cette querelle, certains médias

lui

accorderont une place dispropottionnée. Une semaine durant, l'Echo de la Bourse lui consacre un article, la Dernière Heure, et plusieurs autres journaux aussi, sans compter la participation à des interviews sur Rn et la RTBF.

Malgré une présence dans tous les endroits « clé » (Bruxelles, Brabant, Liège, Mons, Verviers), les résultats sont largement en-dessous de leurs espérances, avec quelques pointes dans les cantons bruxellois à fotte concentration immigrée. Constatons donc que, vainqueur du procès contre le PRL, et malgré une campagne électorale massive et coûteuse et une place dans les médias dont aucun autre petit parti n'a bénéficié, le PLC sort de cette première expérience électorale largement discrédité auprès du public visé: les libéraux, les chrétiens et les poujadistes de l'UDRT.

Union démocratique pour le respect du travail (UDRT)

Le 10 avril 1978 se crée à Bruxelles un

petit

démocratique pour le respect du travail (UDRT). Il trouve son origine au sein de la Fédération générale des travailleurs

(FGTI). C'est en effet à

indépendants

l'intérieur de la FGTI que les futurs militants de l'UDRT entrent en contact.

parti poujadiste:

l'Union

Grâce à des campagnes

massives

d'affichage sur le thème: « 50% d'impôts,

un crime », l'UDRT se fait rapidement connaître parmi les classes moyennes,

durement

économique.

Campagne très rapidement rentable puisque lors des élection anticipées de

de

touchées

par

la crise

1978, Robert Hendrick (président

l'UDRT) fait son entrée au Parlement avec 2,33% des voix.

Sortie d'un cartel antifiscal, l'UDRT et son pendant flamand, le R.A.D. (Respekt voor Arbeid en Demokratie), n'ont pas tardé à développer d'autres thèmes de propagande: pour la privatisation de la

9

sécurité sociale, contre la particratie, pour le retour des immigrés, contre le monopole des syndicats politiques, pour l'allègement de la fiscalité (<< moins d'Etat, moins d'impôts »). [extrême-droite fascisante ne restera pas longtemps inactive face au phénomène UDRT. Le Nouvel Europe Magazine devint rapidement un soutien pour Robert Hendrick. Plusieurs militants du Front de la jeunesse firent également un passage à l'UDRT. Il n'est dès lors guère étonnant de retrouver sur ses listes lors des dernières élections des gens tels que Freddy Van Coppenolle (président de l'Union des Belges à Gand), Jean-Marie Van Gele (ancien reponsable du parti libéral chrétien pour la Flandre Occidentale), Michel Van Houtte (secrétaire de Pro-Vira, organisation anti-avortement), Christian Bruyninckx (président des Jeunesses atlantistes belges de Bruxelles) ou encore Dominique Le Hodey (membre du comité directeur de la ligue belge des contribuables) et Pierre Loy

(lieutenant

du M.I.A. (6)). Toutefois, dès la période d'euphorie passée, une partie des cadres du parti a été effrayée par le discours de plus en plus extrêmiste de l'UDRT. Comme dans le même temps le PRL reprenait ces thèmes dans une présentation moins virulente, l'attraction s'est faite et bon nombre de ses membres, dont certains parlementaires, ralliaient le PRL. Le départ des moins « radicaux» laisse ainsi la direction de quelques sections aux mains de l'extrême- droite.

L'UDRT est à bout de souffle. Robert Hendrick voulait créer un grand parti en unissant la droite du PRL, celle du PSC et en satellisant les petites formations d'extrême-droite. Mais pour cela, il lui fal- lait rallier Roger Nols à son projet. Echec

donc, qui s'est traduit sur le plan électo-

ral, puisque de quatre parlementaires en 1981, l'UDRT passe à un seul député, Robert Hendrick.

colonel de réserve et membre

.,

Si l'UDRT semble en voie de perdition,' <o

il ne

cie toujours du soutien des « personnali- fil tés» du monde politique belge telles que ~ Robert Close (parlementaire PRL, géné- :; raI mais également président de la Ligue ~ anti-communiste mondiale et de l'associa- :

faut pas négliger le fait qu'il bënëfi- S

tion Belge-Sud-Africaine) ou de Paul Van;;; Boeynants (ancien premier ministre et 2 membre du CEPIC) qui n'ont pas hésité ~

jean-Marie Le Pen el Roger Nols à Bruxelles en 1984

à aviliser par leurs signatures les listes élec- torales de l'UDRT.

Union pour une nouvelle démocratie

Sous l'impulsion de Roger Werrion, membre du FDF (Front démocratique francophone) de Schaerbeek, apparaît en 1980, l'UDF (Union pour la défense des francophones), nouveau groupuscule d'extrême-droite .

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. r

De la fusion entre celui-ci et le groupe raciste Delta naîtra en 1983 l'Union pour une nouvelle démocratie (UND). L'UND se présente à ses anciens et nou- veaux sympathisants comme un « parti politique pluraliste» qui défend tous les

principes

occidentale. Quels sont ces principes? La libre entreprise, le renvoi immédiat

des travailleurs non-européens, le sourien

à l'OTAN, la réduction des « charges des

contribuables»

« dévorante» et bien entendu « l'insécu- rité » assimilée à l'immigration.

L'UND a, dès avant la campagne élec-

torale, animé une très importante propa-

gande

Belge ». Des milliers d'affiches, papillons et autocollants couvrirent plusieurs mois

durant les murs de la capitale et, quoique

plus modestement, ceux de Liège et de Verviers.

de base de la civilisation

et l'arrêt de la fiscalité

sur le thème: « Touche pas à mon

z Mais cette intense préparation du ter- - - ne fut pas suivie des succès électoraux

= mptés (sauf à Schaerbeek

et à

::

) .

Concurrencée par la campagne massive de l'UDRT et du PLC, incapable de se faire un nom et une crédibilité suffisante face au travail de longue haleine et à la propagande intensive entrepris par le FNK (Forces Nouvelles), l'UND ne suscite qu'une relative sympathie parmi la popu- lation petite bourgeoise de Bruxelles.

Parti humaniste

Apparue il y a quelques mois, la sec- tion belge du parti humaniste(P.H.) a pré- senté trois candidates à Bruxelles. Son programme reprend des thèmes vaguement humanistes et écologisants. Mais derrière ce parti, plutôt sympathi- que a priori, se dissimule une secte, « la

Communauté pour l'équilibre et le déve- loppement de l'être humain », qui existe dans 45 pays et dont les références idéo- logiques sont toutes aussi floues que cel- les du parti humaniste. On peut facile- ment les résumer : cette fm de siècle est porteuse de crises graves mettant en cause l'existence de l'humanité, il faut donc pré- parer des hommes nouveaux capables d'éviter la catastrophe.

Pour récolter de l'argent et faire de nou- veaux adeptes, la secte lance toutes sortes de paravents: journaux de quartier finan- cés par les petites annonces comme c'est le cas place Rouppe à Bruxelles, Le dernier paravent en date n'est rien d'autre que le parti humaniste. Selon certains, des sections latino- américaines ainsi que la section espagnole pourraient être en fait des officines pro- ches de I ~ CIA.

1 0

Le Parti communautaire européen (peN)

national-

C'est

sans doute

la formation

d'extrême-droite qui réalise le plus mau- vais score. Ce parti s'est présenté un peu partout en Wallonie et à Bruxelles, arron- dissement où il récolte à peine 600 voix. Même à Charleroi, son lieu d'implanta- tion principal, il n'atteint pas 0,3%. Ce groupe ne vaut en fait que par la personnalité de son leader, et par les liens qu'il entretenait avec les groupuscules néo-nazis aux quatre coins de l'Europe:

Luc Michel. Militant très jeune au Front de la jeunesse (FJ), il fonde, à 19 ans, une dissidence de celui-ci: Occident. Son

groupe est alors lié au parti européen (EPE) et au Vlaams Militanten Orde (VMO), deux groupes néo-nazis belges. C'est l'époque où il entretient des con- tacts suivis avec les groupes néo-nazis euro- péens, puisqu'il participe, entre autres, au premier Conseil fasciste européen en 1980 aux côtés de la Fédération d'action natio- naliste européenne (France), la League of

Sr-George

CEDADE espagnol,

Après les procès condamnant le FJ et le VMO, il tente de se relancer en créant le Front nationaliste, avec des éléments venus d'horizons « divers », comme d'an- ciens membres de Forces nouvelles, du Mouvement socialiste populaire

(GB), le NSDAP allemand, le

un nouvel échec, dû autant à la

diversité des composantes du Front natio- naliste qu'aux aspects mégalomaniaques de son leader, Luc Michel lance le PCN,

présenté comme le successeur de « Jeune Europe » , un mouvement d'extrême- droite très puissant dans les années 60, et organisé à l'échelle européenne sous la direction de fer de Jean Thiriart. Outre cette filiation, le PCN se présente comme

la synthèse de

Après

la droite et de la gauche,

troisième voie entre le capitalisme et le socialisme. Ce groupuscule d'extrême- droite réussit ainsi le tour de force d'être extraordinairement pro-soviétique, l'Ar- mée rouge étant, à ses yeux, la seule force capable d'unifier l'Europe et de combat- tre efficacement l'impérialisme etson pro- soviétisme lui ont d'ailleurs valu d'être perquisitionné et surveillé par la Sûreté de l'Etat au début de l' enquête sur les atten- tats commis par les Cellules communistes combattantes. Mais l'isolement d'un tel groupe et son très mauvais résultat élec- toral laissent peu de chance au dévelop-

pement du nouvel avatar lancé par Luc Michel.

Le Front national

Le succès du mouvement de Jean-Marie Le Pen en France éveille évidemment bien des appétits au sein de l'extrême-droite belge. L'idée de lancer un Front national « autochtone» était bien sûr dans l'air depuis un certain temps, mais il est inté- ressant de voir de plus près qui l'a con- crétisée pour pouvoir évaluer ses chances de développement.,

Présent pour la première fois dans l'arène électorale, et seulement à Bruxel- les, le FN ne perce pas vraiment, puisqu'il n'y récolte « que» 3787 voix, soit 0,5 %. Loin d'être un mouvement « popu- laire » comme son homologue français, il s'agit en fait d'un conglomérat de mou- vements néo-nazis qui cherchent à se refaire la main à peu de frais. Le Parti européen d'abord. Dirigé par un ancien cadre de Jeune Europe, Jacques Borsu, l'EPE est l'archétype du groupus- cule néo-nazi. Camps d'entraînements para-militaires, présence annuelle au péle- rinage de l'Yser, liens avec les forces de

police,

ments néo-nazis terroristes comme la

FANE ou le VSBD (RFA)

posante du FN : le Mouvement social nationaliste (difficile de choisir un nom plus significatif !). Le MSN est la réincar- nation du mouvement rexiste de Léon Degrelle. Son chef, Jean-Robert Deb- baudt, est actuellement en fuite, et sem- ble s'être réfugié en France. En 1961, il était condamné pour proxénétisme, puis pour diffusion des écrits de Degrelle. Pré- férant la liberté aux geôles belges, Deb- baudt utilise les réseaux néo-nazis euro- péens pour mettre une frontière entre lui et ses juges. C'est José Ravet qui prend alors le relais et organise les contacts avec

contacts réguliers avec des mouve-

Autre com-

. le Front national en France (voir lettre extraite de « Enquêtes et reportages» n ° 2).

Dernière organisation à faire partie du FN : le Westland New Post, par le biais

d'une

des et de recherches socio-biologiques et raciales (le CERSBER).

Le WNP, groupuscule regroupé par Paul

Latinus à partir

la jeunesse, a été impliqué dans deux meurtres à Anderlecht, dans le vol de documents de l'OTAN, dans la prépara- tion d'attentats et d'agressions contre les

du noyau dur du Front de

de ces couvertures, le Centre d'étu-

Jean-Marle U: PE N

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P ur i! • .

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ZM . 0 9 . 7 . /

Cher Monsieur,

. m'avez Je tiens envoyée. l vous remercier personnellement

de l'aide

que vous

C' •• t qrlce

a vous et aux milliers

d'autres

amis que je puis

continuer

1 me battre

pour

les idéaux

qui nous sont communs.

Sechez que,

tant que j'en aurai

la force,

je me battrai

avec

tous les amis de notre mouvement

pour faire triompher

notre

conception

de la patrie et de la société, faire reculer le

totalitarisme

rouge dont

nous avons

horreur.

Je sals1s

cette occasion

pour

vous demander

encore un service

- donnez-moi

les noms et adresses

d'amis

et

connaissances

~~~~~

être sympathisants

des idées

que nous avons -en

Merci encore

par avance.

Je ne manquerai

et de notre

lutte.

pas de VOus

tenir

Recevez, cher MonSieur"

l'expression

au COurant

de nos activités

de ma gratitude.

~

- Si VOus m'avèZ

dêjl envoyé

la liste de vos amis

du Front fait ou f

•.• cherchez

bien

1

1nqulftez pas, lé . ecrêtarlat

nécessaire

Mais

pout les contacter.

sl vous eb avez d'autres

ne vous

era

1

e

EXCLUSIF :

Cette lettre est adressée

la preuve des liens entre Jean - Mar/e Le Pen et les Néo- Rex/stes belgës.

a José RaI/e t

chef des Néo-Rex/stes.

immigrés à Bruxelles,

Le Front national semble bien avoir un pendant en Flandre: le Nationaal Front. Cette organisation est composée essentiel- lement de dissidents du VMO, écœurés par les magouilles financières et les détour- nements de fonds réalisés, d'après eux, par la direction du VMO. La branche néerIan- dophone du FN ne s'est pas présentée aux élections, mais s'est singularisée par un harcèlement continu des groupes progres- sistes : ratonnades, passages à tabac, des- truction de café et de librairie progressis-

tes,

(7).

Voilà pour les amis de J.-M. Le Pen.

Forces Nouvelles (FORCES)

Autre parti à se revendiquer du soutien

de Le Pen,

Forces Nouvelles a abandonné

verait pas. Effectivement, il n'est parvenu

à se présenter qu'à Bruxelles et à Mons.

Mais il a enregistré des résultats non négli-

geables : 2 % dans le canton de Mons et 1,6% dans ce même arrondissement, 0,7% dans l'arrondissement de Bruxelles, mais 2,2 % dans le canton de Molenbeek, 2,1% dans celui de Bruxelles, Ces résultats en font, à l'exception du Vlaams Blok et de l'UDRT, le groupe d'extrême-droite le plus important à Bruxelles, lui donnant ainsi la possibilité de polariser, dans les années à venir, l'en- semble des forces d'extrême-droite.

Malgré des moyens financiers limités,

sa propagande sur le thème

en axant toute

de l'immigration, source de tous nos

maux, FORCES a réussi une petite per-

cée. Gommant ses aspects née-fascistes, il

son ancien sigle FNK jugé trop proche de

récupéré le mécontentement d'une par-

a

tie de la population marginalisée par la

celui du Front national et s'est présenté comme F.O.R.C.E.S., Front organique

crise économique, canalisant ce méconten-

' -0

0 0

pour le renouveau culturel de l'Europe

~

solidariste. Affaibli par le procès que la justice belge a intenté contre son mouvement de

ternent en direction des travailleurs immi- grés. Ainsi, comme le Front national d'ail-

~

leurs, il a lancé, au lendemain des élee- z rions, une campagne contre l'opération Il. ~ -

II.

II. sur Je thème « Nos pauvres

jeunes, le Front de la jeunesse, et les con- damnations qui s'en suivirent, privé des

d ' abord ». (8).

.

=:

Malgré ses faiblesses, Forces Nouvelles

'"

t:l

appuis politiques et financiers que lui pro- curait l'aile droite du PSC, le CEPIC, on

est donc appelé à jouer

nant dans les mois et les années à venir. ~

un rôle détermi- 1 ~

a pu croire que Forces Nouvelles ne se relè-

11

A surveiller de prês. Nous n'y manque- rons pas (9). Signalons enfin deux petits mouve- ments dont les campagnes se sont confi- nées aux régions bruxelloise et liégeoise.

Union radicale démocratie

Dissidence de l'UDRT, l'URD ne se distingue en rien du « Parti-Père »ni dans ses thèmes ni dans sa présentation. Tout en conservant dans ses rangs le public habituel de l'extrême-droite populiste, l'URD a également récupéré quelques représentants de cercles royalistes tels que le Mouvement dynastique, le comité d'Ouwendijck (lié au WNP) et d'ex- membres de L'Union des Belges. S'étant présenté uniquement sur Bruxelles, l'URD obtient un score peu convaincan t .

Union des progressistes wallons

En dépit de leur étiquette « progres- siste », ce petit groupe est en fait d'inspi- ration poujadiste et clairement raciste et antisémite. Le cinquième candidat de l'UPW,

Le prix

Le

N° de compte: 001.1902489.07

du

de

numéro : 100 FB

l'abonnement:

prix

1 000 FB

z Adresse belge d'ArtzCle 31 : ARTICLE 31 BP 210 Bruxelles V

UND

U NI oN N OUVELL E DE MO CR ATIE

Claude Mcesen, fut lors des élections com- munales d'octobre 1982 la tête de liste FNK dans les Fourons (10). La composition sociale de l'UPW ne varie d'ailleurs guère de celle de l'UND et de l'URD. Quant aux scores de « l'Union », ils rivalisent d'insignifiance avec ceux de ses « deux sœurs» : 0,1 % de

moyenne.

0

Notes:

(1) Un même canton lesquelles la présence

C'est par exemple le cas pour Molenbeek et Ander- lecht. Les scores de l'extrême-droite dans ces cornrnu-

nes doit donc être plus important que dans ces mêmes cantons. (2) Ce processus semble d'ailleurs déjà être entamé, puisque le dernier numéro de Forces ouvelles est

regroupe des communes dans immigrée esr très différenciée.

quasi-entièrement

nationalistes ».

anciennement lié au

Front de la jeunesse et à Forces Nouvelles, dirigé par l'ancien collaborateur Emile Lecerf.

(3) Journal d'exrrêmc-droire

(4) Les partis invités étaient

Forces Nouvelles,

l'Union pour une nouvelle démocratie, le parti libé- rai chrétien, et le Front national.

(5) A Malines, l'extrême-droite présente dans la sec-

locale de la VU a été exclue et a rejoint le YB,

qui passe ainsi dans ce camon de 2,8% à 6,7% er de

tion

2.3 % à 4 % dans l'arrondissement.

(6) Mouvement contre l'immigration abusive. (7) Des militants du Front national venus, semble- t-il, d'Anvers, étaient présents à Rotterdam lors du match Hollande- Belgique avec un énorme drapeau à

croix gammée (information parue

(8) La campagne Il. II. Il. récolte des fonds auprès du public pour aider des projets de développement dans le Tiers-Monde. (9) Forces Nouvelles a des difficultés à maintenir son irnage « docile a . Ainsi, une semaine après les élee-

rions, 9 de ses militants ont été arrêtés après une raton- nade, et parmi les auteurs, un candidat aux élections du 13 octobre. Deux autre candidats du FNK Ont éga- lernenr été exclus d'un club de tir pratique sur cibles

mouvantes, et un sympathisant,

d'une prison bruxelloise, est en prison pour recel, détention d'armes prohibées, (10) Sur les Fourons, véritable abcès de la politique belge exploité tant par l'extrême-droite francophone

que néerlandophone, voir l'excellent film de Stéphane

Lejeune. On y voit, entre autres, c

rer: « Dans les Fourons, nous n'avons qu'un Turc. Nous nous en occuperons quand nous serons au

pou VOit >.

dans le Soir).

directeur adjoint

L.

Meesen y décla-

quasi-entièrement consacré à « l'unification des nationalistes ».

(3) Journal d'extrême-droite anciennement lié au

Front de la jeunesse et à Forces Nouvelles, dirigé par

l'ancien collaborateur Emile Lecerf. (4) Les partis invités étaient Forces Nouvelles,

l'Union pour une nouvelle démocratie, le parti libé- rai chrétien, et le Front national.

l'extrême-droite présente dans la sec-

tion

qui passe ainsi dans ce canton de 2,8% à 6,7% et de 2,3% à 4% dans l'arrondissement. (6) Mouvement contre l'immigration abusive. (7) Des militants du Front national venus, semble- t-il, d'Anvers, étaient présents à Rotterdam lors du match Hollande-Belgique avec un énorme drapeau à croix gammée (information parue dans le Soir). (8) La campagne II. II. II. récolte des fonds auprès du public pour aider des projets de développement dans le Tiers-Monde. (9) Forces Nouvelles a des difficultés à maintenir son image « docile ». Ainsi, une semaine après les élec- tions, 9 de ses militants ont été arrêtés après une raton- nade, et parmi les auteurs, un candidat aux élections du 13"octobre. Deux autre candidats du FNK ont éga- lernent été exclus d'un club de tir pratique sur cibles mouvantes, et un sympathisant, directeur adjoint d'une prison bruxelloise, est en prison pour recel, détention d'armes prohibées,

(10) Sur les Fourons, véritable abcès de la politique belge exploité tant par l'extrême-droite francophone que néerlandophone, voir l'excellent film de Stéphane Lejeune. On y voit, entre autres, C-L. Meesen y décla- rer : « Dans les Fourons, nous n'avons qu'un Turc. Nous nous en occuperons quand nous serons au pouvoir ».

(5) A Malines,

locale de la VU a été exclue et a rejoint le YB,