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Chapitre 4

La Raison des Maux, de la Douleur et de la Souffrance

Le Grand Évangile de Jean, XI/158


"Il n'est pas toujours générateur de progrès pour l'âme d'un être humain, pour son âme d'appartenir à
un corps totalement sain. Parce que quand sa chair est trop saine, elle devient facilement excitable à
toutes les sortes de plaisirs sensuels. L'âme préfère alors collaborer avec ses désirs plutôt qu'avec
une chair malade et faible. Donc, une maladie du corps est, d'une certaine façon de parler, un garde
à la porte d'entrée de la vie intérieure de l'âme.
"Je ne désire pas que les hommes passent une partie de leur vie terrestre d'épreuve quant au libre
arbitre avec un corps souffrant. Cependant, si les gens ne tiennent pas compte du vieux conseil de
Mon amour et de Mon ordre, mais font ce qu'ils ne doivent pas, ils seront eux-mêmes les créateurs
de tout le mal affligeant leurs corps et leurs âmes.
"Cependant, je ne peux pas changer Mon ordre par lequel l'existence de toutes les choses est seule
possible, à cause de la négligence et de la cécité que les gens ont causées eux-même. Qui a la
connaissance qu'il ressent une douleur chaque fois que son corps est battu ou poignardé, mais qui,
malgré cela, se bat et se poignarde, est alors son propre responsable des souffrances causées par ses
actions. Et, à cause de la sottise insensée des gens, je ne fournirai pas, ni ne créerai pas une âme
avec un corps insensible, pour que vous ne tombiez pas d'un toit sur la terre à cause de la gravité."

Ida Kling, date 11.27.1883


"Mon cher enfant! Voyez, maintenant vous devez enregistrer de nouveau ce que je vous dicterai.
Mais d'abord un mot sur un enfant souffrant qui me demande dans son cœur : "pourquoi ce mal m'a-
t-il terrassé ?"
"Voyez, Je peux vous dire ceci : Avec Moi, tout a un but sage et bon, car raisonnablement rien
n'arrivera sans Ma volonté. Même dans le plus petit et l'invisible des choses vous pouvez découvrir
Mes merveilleux travaux. Mais combien plus cela est vrai dans le cas d'une vie humaine ! Rien n'est
soumis à la coïncidence ou à la chance aveugle, au lieu de cela tout se trouve dans les mains d'un
Père plein d'amour. Et à cela, Mon enfant, vous n'y avez pas pensé assez sérieusement, car la main
loyale du Père prévaut sur le destin de tous les hommes. Autrement, vous ne demanderiez pas,
"Pourquoi cela est-il ainsi ? "
"Oh, enfant, le « Pourquoi » est seulement dans Mes mains et je suis le seul qui sait pourquoi je
vous mène dans cette direction et pas dans une autre. C'est seulement de cette manière, que votre
sauvetage éternel pourra se faire, autrement, vous ne resteriez pas aussi loyaux envers Moi et vous
ne seriez pas capables de devenir Mes enfants!
"Comprenez-vous maintenant, mon enfant le « Pourquoi il en est ainsi » ? Êtes-vous satisfaits
maintenant de votre destin, qui vous fera un Enfant de Dieu ? Parce que, rien de plus grand n'existe
pour Mes enfants!
"Donc, réjouissez-vous du grand destin magnifique qui vous est accordé, et qu'il vous est permis
d'atteindre par la souffrance, celle que vous devez porter dans votre croyance, avant que je ne vous
la prenne ! Alors vous me remercierez, non pas pour la délivrance de vos souffrances, mais vous me
remercierez du fond de votre cœur, pour avoir été honoré de votre souffrance et que bientôt, je vous
porterai tout près de la vraie lumière. "*

La Maison de Dieu, III/72


"O Seigneur, Toi le Père plein d'amour et le Créateur de tous les anges et des humains ! Vois,
la vie terrestre ayant pour but de mettre l'esprit humain à l'épreuve serait en soi tout à fait conforme
à son sublime objectif si elle n'était pas reliée à une chose extrêmement désagréable ; et je veux
parler ici de notre aptitude à ressentir de terribles souffrances !
Pourquoi notre corps doit-il être sujet à la douleur ? Pourquoi cela doit-il me faire mal si je me
heurte à quelque chose, si je fais une chute, me coupe, me coince ou me pique ? Pourquoi faut-il
que notre corps soit si souvent importuné par des souffrances ? Pourquoi le feu doit-il me brûler si
atrocement, et pour quelle raison la femme doit-elle accoucher dans de pareils tourments ? Vois, ô
Toi, notre Père bien-aimé et saint, je ne peux absolument pas mettre une telle chose en concordance
avec mes connaissances de la vie et aimerais bien que Toi, qui es notre Créateur, m'expliques la
raison de ces affligeants symptômes !
Car je suppose, et j'en ai quasiment la certitude, que la vie de l'esprit est tout à fait inapte à ressentir
des douleurs. Pourquoi la vie du corps charnel ne pourrait-elle pas lui être semblable ? - Ai-je raison
ou pas ?"
Alors le Seigneur répondit à Lémec, le regardant avec compassion "Écoute, Mon fils Lémec, cette
fois-ci, tu n'as même pas l'apparence de la vérité pour toi ! Dis-Moi dans ton âme : peux-tu imaginer
une vie qui ne serait pas réceptive à toutes sortes d'impressions ? Si tu ne ressentais rien, vivrais-tu
vraiment ? Supposons que l'être humain éprouve toute sensation comme bienfaisante à peu près de
la même façon qu'il ressent l'acte de procréation. N'en viendrait-il pas bientôt à se détruire en se
heurtant, se frappant, se piquant, se coupant et se brûlant constamment ? Et avant qu'une année se
soit écoulée, n'aurait-il pas perdu tous ses membres ? Seule la mort absolue est un état privé de
sensations, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. C'est pourquoi la douleur est la plus grande
bienfaitrice de la vie et sa plus fidèle protectrice, sans laquelle cette vie ne pourrait être envisagée
comme durable en aucune manière. De toute façon, le corps qui t'a été donné ne connaissait pas la
douleur. Si tu l'entretiens selon Mon ordre et prends soin de lui et en te couchant, en t'asseyant, en
étant debout, en marchant et en courant, tu parviendras à passer ta vie entière sans éprouver de
douleurs. Si tu manges et bois modérément, tu n'auras pas de troubles internes ; et si tu n'es pas
l'esclave de ta chair, tes membres ne te feront jamais mal !
La douleur est le véritable attribut de la vie, sans lequel tu serais privé de tes sens ! Elle est la
sensation et la perception réelles de l'amour ; et si celui-ci ne se trouve plus dans son ordre, il
ressent cet état comme une douleur, alors qu'il éprouve l'ordre en tant qu'état des plus agréables.
C'est pourquoi, ne souhaite jamais être épargné par la douleur, car elle est la gardienne la plus fidèle
de ta vie et rassemblera plus tard la vie de ton esprit en tant que son sauveur.

Le Grand Évangile de Jean, X/112


Le Seigneur : "Regardez un être humain dans ce monde qui est complètement sain. Quand il est
dans un état aussi sain, il abusera de cela pour amuser ses sens avec toutes les sortes de plaisirs
extravagants et des efforts physiques inutiles.
"Des gens pleins d'expérience viendront lui dire: "L'ami, n'abusez pas de votre santé, parce que vous
n'aimerez pas votre manière de vivre pendant longtemps si vous continuez de vivre d'une manière si
artificielle et absurde. Et une fois que votre santé sera partie, aucun médecin et aucun remède ne
sera capable de totalement la rétablir et vous resterez pour le reste de votre vie un être humain
souffrant ! " L'être humain sain, n'en sera pas dérangé, au lieu de cela, il continuera comme il a fait
auparavant.
"Plusieurs années après, il terminera sa vie dans un mal physique très sévère. Au commencement, il
sera tout à fait frénétique sur ce mal ennuyeux et consultera les médecins. Ils réussiront à le guérir,
incomplètement, mais de façon supportable. Après qu'il soit guéri, les médecins l'avertissent
sérieusement en disant, "Soit raisonnable, l'ami et ne retourne pas à tes vieilles habitudes de vie,
autrement, tu rencontrera un mal qui sera considérablement plus sévère que le dernier et ce sera
alors plus difficile de t'aider, comparé à ton dernier mal ! "
"L'être humain guéri tiendra compte de ce conseil pour un peu de temps, mais alors les désirs
s'approchent de lui de nouveau et il recommence une vie désordonnée. Bien qu'il ait reçu des
remontrances significatives de redevenir sévèrement malade, il n'en tient pas compte et continue à
pécher contre sa nature déjà affaiblie. Il devient affligé, avec un mal considérablement plus sévère
et éprouve une douleur indescriptible. De nouveau, les médecins viennent et essaient de le guérir.
Mais cette fois, ils n'y parviennent pas. Ils lui demandent d'avoir de la patience. Puisqu'il n'a pas
suivi leur conseil, il peut seulement se blâmer d'être de nouveau tombé victime d'un mal plus sévère
et plus durable, à cause de sa vieille négligence.
"Cet être humain doit maintenant souffrir partout pendant plus d'un an et devient faible et très
craintif. Mais après un an, il commence à s'améliorer et maintenant jure sur tout ce que l'on veut
qu'il a compris et qu'il ne méconnaîtra plus jamais le conseil des médecins ou des gens plus
expérimentés.
"Oui, cette seconde et amère expérience l'a considérablement rendu plus sensible et prudent et il
regagne ses forces. Mais, une fois qu'il se sent complètement bien de nouveau, il pense, " Bien, si je
me permets seulement une petite entorse dans mes vieux plaisirs, il ne pourrait pas certainement
m'affecter! Je ferais seulement cela une fois et resterais indemne".
Et puisqu'il y a échappé une fois, la pensée suivante entre à nouveau dans son esprit : « Puisque cela
ne m'a rien fait, alors une seconde et une troisième ne feront certainement pas de différence! » Et il
pèche une seconde, une troisième et aussi une quatrième fois.
"Et voyez, la vieille maladie le met de nouveau au lit pendant plusieurs années, mais aucun médecin
n'est capable de l'aider de la même manière qu'ils l'ont fait auparavant! Après quatre longues années
de souffrance amère, il commence à se sentir mieux, non pas par les remèdes, mais en s'habituant à
la souffrance.
Il se rend maintenant compte que toute sa grande souffrance était une grâce de Dieu, au travers de
laquelle il a été guéri de sa négligence lui et son âme, et est devenu en conséquence, beaucoup plus
pur et plus agréable à Dieu. Parce que, par la souffrance du corps, l'âme d'un être humain devient
plus humble, patiente et sérieuse et gagne la force spirituelle pour devenir maître des sens de la
chair."

Jakob Lorber, date 13.10.1842


"Maintenant, écrivez de nouveau, puisque je sais déjà ce qu'il en est! Mon cher A.Z.O.W., l'heure où
vous êtes nés dans la chair est bien connue de Moi. Je vous ai béni pour ce temps-là et je vous bénis
maintenant de nouveau, pour que votre esprit et aussi votre corps physique reste sain, autant qu'il
est nécessaire pour votre salut. Mais ne soyez pas trop préoccupé par la santé de votre corps, parce
cela nuit à l'esprit plus que ça ne l'avantage.
"Regardez la noix fraîche verte sur un arbre. Tant que la noix reste ferme, fraîche et verte, la graine
ne mûrira pas. Quand, cependant, la cosse extérieure verte commence à devenir brune et sèche elle
se desserre autour de la noix, ce qui est un signe que la noix est mûre. C'est pourquoi je laisse de
temps en temps ceux qui sont avec Moi devenir maladif autant que leur corps physique est
concerné, pour qu'ils ne s'harmonisent pas trop avec le monde dans un état physique trop sain. Parce
que si quelqu'un est aussi sain qu'un lion, il ne pensera pas, ne serait-ce qu'un instant, qu'un jour il
doit laisser ce Monde d'Illusion. Dans un état sain, tout dans le monde est trop bon, trop plaisant, et
chaque fleur, chaque nourriture, chaque jeune fille, chaque région. Et vivre sur la terre de cette
planète pour l'éternité devient son désir le plus cher, il ne sentira jamais la nostalgie sainte de la
maison éternelle du Père dans le Royaume de Ciel.
"Cependant, quand son corps physique devient malade, l'être humain se souvient que cette planète
terre n'est pas une place pour vivre. De temps en temps, il commence peureusement à envisager ce
qui pourrait y avoir après la mort du corps physique ce qui est plus sain que tous les plaisirs
innocents dans un corps sain.
"Il en serait de même lors de l'envoi de votre fils dans un pays étranger, où il serait
exceptionnellement bien. Pensez-vous qu'il reviendrait à la maison ? Pensez-vous qu'il deviendrait
nostalgique de la maison de son père ? Certainement non! - vous pouvez en être assurés! Parce qu'il
dirait, "Je serais un imbécile! Ici, j'ai tout ce que mon cœur désire et partout où je vais, je suis
respecté. Si je vais à la maison et que pour chaque chose mineure, je doive demander à mon père,
qui envisagera après réflexion s'il doit m’accorder ma demande ou non! C'est pourquoi je resterai
ici! "
"Si le fils, étant loin de la maison ne connaît que la misère, alors il réagira bientôt de la même
manière que le fils prodigue! C'est pourquoi je vous dis cela aujourd'hui, pour que vous - tandis que
je vous frappe avec ces petites indispositions physiques - vous vous rappeliez et compreniez que ces
indispositions ne sont que de simples rappels, par lesquels je remémore à Mes enfants la maison de
leur Père et leur retour au pays, donc qu'ils ne s'établissent pas trop fermement dans le monde
étranger! Pour les raisons données, je ne vous rappellerai pas pour un peu de temps encore de cette
place étrangère, mais je vous rappellerai seulement de votre patrie! Après cela, vous devez être
capable de mesurer tous les inconvénients de votre vie terrestre. C'est ce que moi, votre Père saint,
souhaite pour vous aujourd'hui, aussi bien que pour toujours, une abondance de Mon amour et de
Ma miséricorde. Donc, observez cela avec attention! Amen."