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EGE 0 . LA WEHRMACHT SUR LA DEFENSIVE ATLANTIKWALL ET STRATEGIE DE L’ 08 WEST BEECH ; a LES PREPARATIFS DU DEBARQUEMENT UNE NUIT EN ENFER LASSAUT AEROPOATE ALLIE DANS LA NUIT DUS AUG JUIN Isae z = JOUR J, LE DEBARQUEMENT Les PaEMIERES 24 HEURES SUR Les PLAGES 0 . iB LES TRESORS DE L’ ESPACE HISTORIGUE DE NORMAND IE Le ouiDE NUMERO REALISE EN COORDINATION AVEC STEPHANE DELOGU ~— Gun 1944 Jour-] ET ; in gratuit en Vigne Histomag4 48 ans, est fond reédacteur en chef du maga at historian la ORY Academy, ee HAPITRE o € sur ja def. FE aie | So reine MU WMT mel, 3 la fin If Hitler, Le | os | idée du choe & affronter sans pour autant résoudre Méquation_posée par Te formidable potentiel mil & : nie adverse. Pour confer « Le débarquement/sera certainement : i ‘ allies, deux facteurs doivent ér pote bates) e ERR a i pee gence attaques aérienngs et exécuté Des 4 “eplique de nature sous la proteo#ion d’un intense : Ee ee bombardemen$# auxquels participerdmm ? : mmandement la plus grande Cs aC ee : moins oulalent des esg@dres de bombardiers lourd De m@Me, il est vraisemblable CUO RE ret Cane Meee CML tr d’un rideau de nuages artificiels. ! ‘ se étendant de Pyrénées tent Incohérences et contradictions eee CT eRe eS) ri Dune part cet Sa eee Sa) Sa te ee a Palle magne 8 aa Vinitiative CCM SELES SST Bees J cc dot de eft composer ae eo pe pee tate tt mC tt eee Meee) pee eet ee eet ta eee eee Ty des défenses cétiéres. BS ea qui etait présenté ant et infranchissabe ‘Nenfueoutrement. | un trs lourd handicap. ublions pas les effets indirects de la telle incohérence qu'elle va se révéler politique d’expansion voulue par Hitler ili maintenant trois ans que Staline 1 tient bon et que la résistance acharnée ‘Au début de Pannée 1944, 'e Generaetdmarschal Rommel ‘effects plusiours tournéos «tinapeetion on France. Sia bonne hhumeur a air de circanstance sur tcotte phat, fa réalts ast bien citferente:Adloneitwall est ain etre finalise et présente do trop nombreuses faiblesses, de Armée Rouge oblige le Reich & puiser dans ses reserves, Leningrad a du étre abandonnée en janvier 1944, deux mois plus tard c'est Scbastopol gui est perde face au 4° Front Ukrai- méme temps, Armée Rouge atteint (Odessa. Sans compter que l'on se bat {également en Italie, Dans ce dernier eas, dda général Tolboukhine, Dans le Ia capitulation des ascites ne constitue pas véritablement un handicap supple ‘mentaire pout le Reich, tant es défaites Ha ag ele g}8 a} z ie a e a8 3 s ‘Sopp Dietrich connut une ascension fulgurante dans ia Waffen S. Iistentretint il avec Ie défense ctitre al ouest et au Dane mark [...] Toutes les unités station nes & oust et au Danemark ais {que toutes celles eréer ne peuvent tre déplacées vers dautres Fronts sans mon autorisation,[..] On ti a compte de Ia situation générale en renforgant la capacité offensive de la Lutwaffe se trouvant & Vouest cet au Danemark |...) La Keiggma vine préepareraI'engagement des for ces navales les plas puissantes, bien adaptées & Vattaque des flottes de débarquement ennemies, » Dans cette directive n°51 du 3 novembre 1943, deux points ne pewent qu’attirer [attention de enregistrées sur tous les fronts par les Phistorien. Tout d'abord, tout mou: Italiens obligérent Hitler 4 intervenir A Le Fihrr fixe les modalités d'emploi des vement est subordonné 3 la décision du chaque fois dans largence, unités terrestres eninsistantsurlanéces- Fibre en personne, mesure qui ne peut Rommel est le premier convaincu que sité de leur Fenforcement : « toutes les qu’apporter une lourdeur significative deux fronts ne peuvent tre tenus 4 Panserdiisionen et les Pancergrenadiedi long terme dans ces conditions. Pour sionen 4 ouest doivent avoir une mobi- Peat le Renard du désert, les chevauchées lité suffsante, Ces unités devront exe AAC SESE e vA victorieuses de la 7. Panzer Dirision en équipées chacune avec 90 chars Mark IV, France ne sont plus qu’um lointain sou- en canons d'assaut chenillés et pourvues venir :’heure est la défensive, Il eroit d'un puissant armement antichar dict & fermement 4 un débarquement dans lala fin décembre 1943 [..] Ily aura lew or Eu eros coer) région du Nord Pas de Calais car, pense de compléterI'armement de la Division 61439 til, lesbases delancement de VI consti- SS Hitlejugend et de la 21. PxDir, ainsi en tuent l'un des objectfs priortaires des que des divisions de réserve stationnées UMNYGH Seay Alliés. Hitler partage cet avis avee quel- au Jutland (.,.] Attribution ’environ Oa ret: ques héstations ainsi que la phupart de 1.000 mitrailleuses lourdes pour ’amé- AIF weclh ‘ceux qui composent le haut commande- _lioration de I’équipement des divisions ment du Reich, ’OKIV stationnées de fagon permanente pour la TOTAL errr ‘dhérent de a premiere eure au NSDAP, Goneratfelimarschall Von Rundi; ‘cette photo a probablement été prise ‘en Belgique au debut de Tanne 1844. En avril 1944, Rommel se rend & Lion sur Mer, correspondant au futur soctour de Sword Beach ot examine un curux engin, constitue fun ser chenille Somun ‘sur lequel on a adapts des Katyushe, les famouses « orguos de Stalie», et surtout préjudiciable & la riposte en temps réel. Mais bien plus encore, est le décalage existant entre ce que souhaite Hitler et la réalité du terrain, Les per tes enregistrées 3 lest sont tells que les blindés destinés au futur front § Pouest nfarrivent qu'au compte-gouttes, La Lafenafe parvient péniblement A aligner 500 appareils & Pouest (NDLA :conce une armada aévienne allée eximée 3 13.000 ai cons de tou eypex. Le 6 juin 194, seulement 319 apparels allemands furent en mesure 'imerenir sur le frome normand), alors {que la Kriegsmarine ne peut plus espérer rétablie ume queleonque suprématie dans VAtlantique, La constitution des divi- sions d’infanterie & ouest dans les Ge derungen de 1944 prévoit la suppression un bataillon par régiment, perte qui sera en théorie compensée par I'apport de batallons de volontaires de les. En plus d'une situation générale préoc ‘eupante, Porganisation de la chaite hi rarchique & Pouest est d’une incompré hensible lourdeur. Rommel commande le Heereigruppe B + il est en. principe plaoé sous les ordres du views Feldmare- hall Yon Rundstedt, Oberbseblshaber HLONDEIEALCHAIN HIERARCHIOUEAOUR BESTID; Les tétraddres sont en place sur ervage, par un mur de parpaings Wet, qui est par ailleurs hommandeur du Heeregruppe D (juxtaposition de com: mandements pour le moins curieuse), Mais cette higrarchie n’existe pls lors que Rommel exerce ses fonctions 'ins- pecteur de IAdancibwall, De nombreux points de divergence graves créent entre les deux hommes des tensions que ignore pas Hitler et qui tirent Teur genése de conceptions statégiques opposées. Rommel reste convaineu que mur de Atlantique est équipé au fur ‘un arsonalobstacios imaginds par Rommel En revanche, cette photo ‘des points d'appui cette pibee de 75 mm parsie quelque peu déparsée, all C'est sur lesplages qu'il fautrepousser les Alliés,d’oit pour Ini Vextréme impor le VAtlandiewall, Von Rundstedt fest au contraire persuadé que le mur n'a de raison d’étre que pour retarder VVassaut ennemi, le temps de lancer une contre-attaque blindée par les unités qui sient maintenues 3 Pabri du front c pont seront fragiles que les Alliés pour st, pense-til, alors que les tétes de ‘aides seulement protegée 2! Guemee Monoite Tewanigue irene post la strate Radia Baron Gey Von SetwenpenDs see Panseranre West See aon pes pour aes nan ebordannds oF O.K W- Shon 3 1AOK 7. LA WEHRMACHT SUR LA DEFENSIVE L Les tensions sont elles que Varbitrage A'Hitler est demandé, lequel prendra maintenir chacun dans son commandement, Ni l'un ni Vautre none d'autorité sur les réserves blindées de YOK (soir organisation du front en eae ‘uest) ; le véritable patron du Futur front normand est Hitler cet non ses deux maréchaus: Par ailleurs, les relations pour Je moins tendues entre Rom mel et Von Schiseppenburg, (Kommandeur du Panzergeuppe gt) ne sont un seeret pour personne, ce dernier ref sant dailleurs d'étre place sous le commandant de |'B es ou du Heresgruppe Bil ‘ura en partie gain de cause ses réserver tant ph ‘kes sous Pautorité de Von Rundstedt apres aval préa lable de OK On retrouve les_mémes incohérences s'agisant de Ia marine et de Parmée de Vain, Le Marinegrappencommando west de PAmiral Krancke ne prend ses ordres qu’aupres de Oberkommando der Marine, alors que Sperrle, ommandeur des I. Flak Korps et IN Flieger Korps, dépend direc rhommando der Luftwaffe, Giring en personne. Les tement de I'0b Cesti-dire imémes dysfonctionnements se retrou ‘vent sur le terrain: es stations radars a sol relévent de la Lufinff, les batteries ciitiéres lourdes dépendent de la Kriegs- ae Piece! Cree as eect Peer ete eet pee eee ac Ce allies, au point d'avoirlocaisé les liewx eerie sirens ts Peet ee teria at a ea Dene eee Pee ret eee nro ees an acd Ce ars Oe ees Sa a eres Par ees eae res Cee a ec unités de débarquement; ils possédent Peer a aca Pee eee es eer ay Cee aay ny aura pas de surprise. Si tout est prét geet gees Se eae Breer es eed eas nee eT les déloger sans ruin pour des lustres ee ee re peut-étre, nous aurons de grandes heures etn eed ‘une mangsuvre dentainement. Convaincu de importance dune igne de fu & proximte des plagos, Rommel ‘domanda le renfort une Werfer Brigade, fans abtenr satisfaction, marine (et plus particuligrement des Heres Kusten drillerie Abtelungen), alors que les autres, dun calibre inférieur & 150 mm, sont armées par les troupes de Ia Hehrmoch. On imagine sans peine les problémesdécisionnels engendrés par un tel organigramme !lapparat inalement aque Von Rundstedt et Rommel n’exer ‘cent aucun commancement sur les tn tis de la Luftwafi, de la Kriegsmarine, les divisions dela offen 85 et mémes certai- nies unités blindées dela Wehrmacht; cette lourdeur sora l'une dee eauces du peu de réactions constatées lors des premigres heures du débarquement A cela viennents’ajouter des conceptions stratégiques radicale ‘ment opposées, puisque ni Yon Runds tedt ni Guderian et encore moins le Fommandeur du Ranzergruppe Wise n’adh rent la stratégie dessinge par Rommel D'aprts cox} pene eet dées i proximité des cdtes équivaut i les ‘condamner, eu égard ila suprématie des Alliés dans les airs Une autre question et non des moindres haante les pensées du Renard du Désert g T’Atlantique ? cst la réelle valeur dx mur de Un mur infri Alors que s'annonce done avee de plus en plus Cinsistance Pouverture dun second front 4 ouest, il devient impé ratif de fortifier le mur de I’Atlantique dont la construction & débuté en 1941, mais qui présente encore de nombreu ses imperfections, L'organisation Todt a surtout fortiié les ports, au détriment de la bande litorale, Encore faut-il pré ciser que les ports, tels celui de Cher bourg, ne sont équipés daucune ligne de défe viendrait des terres Nommé Inxpekior der Aelantibwall des le début du mois de novembre 1943, Rommel ne manque pas de relever 4 Pégard d'une attaque qui de nombreux défiuts dans la cuirasse défensive s'étendant du Danemark & zones dénu la Frontire espagnole ENHAUT, ADROITE Rommel sentation ave Ie commandant d'une batterie de Atl iba econ ri Aono place ous Favor del Kriegemarna, dependent as sme sossoman KW Gz gration des eons ‘2 zormandemen ne sr pan poe Se proses CHOEESUS Danse Pas Case mur te raterique costes ws pc extoraen a pis forte send Sess lourdes. Ici, une piace de 150 mm bien protegée is par une catomete bette wn dere de points dappui, ouvrages non ter: ‘mings, obstacles en trop petit nombre, manque dentrain des ouvriers et sol dats chargés de construire le mur de PAtlantique, Certaines invraisemblan ‘ces ne mangquent pas de I'étonner, telle cette batterie de Flak détruite pour élar gir le champ de tir d'une pice d'art Terie sous casemate construite un pew plus arrive. Le comble est que cette casemate fut érigée antérieurement& la position antiaérienne ! Les obstacles de plage ne sont guére plus rassurants : un chaland anglais de 300 tonnes, eapturé, brrise plusieurs picux et herissons Tche- ues lors d'un essai avant d’ tre immo- bilisé. Le Feldmanchall décide done dy faire installer des mines, dispositif qui va se révéler d'une redoutable elfeacité re globale, il existe un contraste saisisant entre les defenses Pportuaires et le littoral; or, Rommel en a Pintuition, c'est sur les cdtes que les Alliés vont débarquer (bien que eurieu sement, il nese soit jamais interrogé sur Temode de déchargementdel'ensemble aS Dune ma logsique dans cette Iypothise), le dlastre de Dieppe en fant pour Iu la talon ba plas Evdene. Jamal pls les ‘lids allsient enter d’enlever un port dans un seat onal A ce tre, Pope ration Jbl avait engendré um exis de confane en Allemagne of Hier le Se Prat Pern miétres 4 conjuguer extrémement nom: Dreux. En tout premier lieu, les points «appui et batteries lourdes ne valent rien sie littoral n'est pas sécurisé par une forte concentration de mines. C'est ainsi u'll estime & 6 000 000 le nombre d’en gins nécessaires& couvrir la Baie de Seine sf u premier avait consacré dans cet échee (NDIA lett moll jun 1944 ex di B) 2 Mvilieedamor del Atanique for infer ate pre iz Pour Rommel, les choses sont bien plus La victoire dans a batalle de I'Atant He complexes que cette conclusion q'ljuge que ayant &€ remportée par les Allis we tris hive, et les para. il devient impossible d’empécher une a| ale He = ele wy g Bay OYAUME ro sce UN z = ee = Fy = s Lae ihabopn Guth ey string ee DISPOSITIF ALLEMAND | } ALOUEST | | ENJUIN ta44 a ea soi sehr de hao | Sta etdsemets ite se Stine ves _, [i@ee armada qui s'annonce gigantesque d’at- tcindre les cétes frangaises : méme les U-Booten deviennent inopérants face aux sonars des contre-torpilleurs. Pour Vheure il parat urgent d'améliorer ce qui peut ’étre sur terre; & commencer par les batteries ctigres dont Ia plupart ne sont pas achevées Or, les récents bombardementsalliés ont démontré, il devient impérati de placer les pices artillere sous case rate bétonnée, les encuvements d’ori- gine n'offrant aucune protection. Pour —_ ames 2 pvs-eas ce faire, Rommel peut compter sur les (NDLA dizaines de milliers d’ouvriers de I'or- blablement de soldats de la LVF). Des ‘ganisation Todt, volontaires ow réqui- prisoner de guerre soviécques araient sitionnés. Quelquefois, on a méme éeé amenéer en renfort pour traailer avec recours 4 des prisonniers de guerre, nous, Elles arrivaient le matin, en nangs ser- dont certains viennent de trés loin; un réeet av pas cadenc, ler mains rosé sur la ‘ouvrier normand se souvient :« j'ai a- _tte tout en tenant ume pierre oppuyée sur le IL DEVIE: valllé & la construction des ourrages dans Ie port de Cherbourg, en particulier dans Ie fort du Roule. Nous éxions dalleurs (gordés ow tout au moins surveillés par ‘Tautresfrangaisportanunsforme allemand eee ae (open ee? Imagings par E face invasion ale ? Les deux témoignages qui vont ee na Cee eee tances Ce a eee et ee Sree een ta re eee ae ees eee eee ae us y mettons peu de bonne volontéAlors qui allot en ae tee ets ee eee ee ee ag a ect eens eye reuve de ee ee ‘mais ce n'était pas la majorité. Nous avions parfaitement Ce me ene ane ere ee ‘nous avons pris Phabitude de ne pas respecter la profondeur Ce eae ae eee ee ee en eros eS ges nétaient faa ee ene eee ae Se ett a eterna Cir een ree ars apporter notre oide & notre libération & venir tout Cd eee eens ee ee ere eee eee en enc res our Cees ‘Au cours de Fete 1942, des équipes 4 Forganisation Todt sa les fondations d'un ouvrage de 'Aciancik Well On remanguera daileurs que Factiee surle chantior ne semble pas etre ‘de grande intense il s'agissat vraisem: bbombardoments ais, malgré le fal que les pices :0US casemate voysiont leur angle de tir ‘diminuer de maniére sgnifostve NT IMPERATIF DE PLACER LES PIECES D’ARTILLERIE SOUS CASEMATE BETONN Pen Oey ee ee ares Fee ee eee Notre stratagéme avait foncionné, nus éions heureux.» Un autre témoin se souvient des asperges de Rommel:e 6 juin reer erat Geoffrey Sneezum du 12" Devonshire (6" Airborne): « je folsais eee eee ey eee ere preneteaey eta ee ee eee opparei nous nous trouvens alors entre Benouvile et Saint Aubin quel nous devons nous regrouper est Pn een en eee eee [Nous ovons pu dstnguer les pieux érig ‘quils néventrent as le planeur ! Dans un grand fre eS ae ea ee ere res poe eens ee Dea Se ee ee ee a eet ae ee eer ea rd ern as ee eee ns nos équipements, De nombreuse es au sol e peux dire qu‘lles nous ont sérieusement aidés ee ene Ges ced Peron ait pos mauvase,sauf 1 demeurant, de nous facilter eee ey tars eee eee eS Le 6 juin 1944, un fou dune incroyable densité 12 déclenche sur le mur de FAviantiquo les pidcos ‘en battorie de Long ot engagent le combat ave ‘et Montcalm. Cette postion tombe dans apres, prise par les hommes du 6th Green Howards s-surMer ourent le Feu urs Georges Leygues cine. Cela génat,parait-i ls évasions. Le sir elles quittient le chanter de la mime maniire, nous avons eu tr pu de contacts avec ces formes done aucune ne purlaie A illeurs francais. Un jour, elles ne sone pas revenues travail nt le jour suivants, nous avons jamais su ce qu’ tate adveny de lef nous ne les avons jamats reves» La construction du Mur de I’Atlant {que tel que le congoit Rommel ne sera jamais terminge et au mois de mat 1944 Ja plupart des batteries sont incompltes, Quelques exemples permettront at lee ‘eur une meilleure approche de Ia situa tion ; a batterie Hamburg de Ferman ville (Manche) est équipée de + pitces de 240 mm mais aucune des dalles de protection n’estinstallée. La « Marine Kiistenbatterie » de St Marcouf n'est équipée que de deux de ses quatre ces Skoda de 210 mm. La batterie de la pointe du Hoc, normalement constituée de six canons Frangais 115 GPF, ne com: porte que deux easemates bétonnées qui rhe sont méme pas en mesure d'accueilir leur armement ! Le constat est le méme pour la batterie de Riva Bella (Ouistre hham, Calvados) oit les pitces de 155 pla ‘kes sous encuvement i V'ait libre ont du étre démontées et places St Aubin d'Arquenay, pour éviter leur destruction par les bombardiers alls ! Les exer. ples d’ouvrages non terminés sont nom: breux; en revanche Rommel ne_ peut {tre mis en cause, ila au contraire fat du ‘mieux qu'il peut. Force est de constater que la construction de’ Alanitwall a pris, tun tel retard sur les cbtesfrangaises qu'il appara difficile voire impossible de le rattraper totalement. Bien évidemment, ‘Le probleme principal du systiame de def {e "Atandwall on Normandie esto pour les pléces darlene: cette place de Kuk 50 ‘8 Ouistreham, ne benéfiie 'aucune protection face nque dabris ‘ux bombardement lie. cela ne peut avoir qu’une incidence tres sensible sur les lignes de défenses lito rales, Ie plan de tir donnant sa pleine mesure que si toutes les pidees prévues se trouvent en place, De fit, de nom- breuses zones non couvertes apparais sent, en particulier dans le Calvados. St Yon considére I'Atlanuikwall dans sa glo balité, on remarque que les quatre zones Jes micux défendues se situent autour de Bergen et Narvik, ainsi que dans le sec {eur du Pas de Calas et sur les les Anglo Normandes. Or, aucun de ces secteurs ne se situe dans le périmétre cbois par les Alliés pour débarquer, alors qu’en Basse Normandie, seulement la moitié des pit ces lourdes sont sous casemate | Dans COSMO rg Lian aan tee a cue ced Cee ea ener SA ee ed prea ed Se (ee eee) cee ca Cee aty) aa Cote eal) ear Aa Co aa ere tart) Maa eee der Fallshiemtruppen Eugen Meindl Ce ee oon} Sree eee CL ed Bn eue ey (Ostruppen Batallon 439 (Ukrainiens) Crean st tr) Ostruppen Batallon 441 (Ukrainiens) neat ney ree ae) Cee er) eee ce er aot) eect Se rs) ee eet ney ere ene nt) Drees and Cee rt) = Réserves Heeresgruppe GeneraiFeldmarschall Erwin Rommet eae Tee eco 116.Panzer Division eer Cy Cre eal Ce ee Rear) See cee er eee ak Tar) eet $5-Oberstgruppenfihrer reer epee renee er Dee 17.SS-Panzer-Grenadier Division ee ae ee Sa ee ny (déplacée depuis la Hongrie) Il. SS-Panzer Korps ~ Core eae Ce eee es ena Le Genereieutnane Whilhem Richter commande la 776. 10. {Weonnal es fablesses do son une et naurrt peu despoirs quant sa capaci endiguer un assaut ‘ans son sectour. Sa dein vol an éelate fen quelques jours face aux Anglo Canadiens alliés, principalement sur les secteurs & plus forte amplitude de marée, tel Juno Beach. A Vopposé, sur les plages offrant un faible dénivele, le réseau de défense sous-marin fut inopérant et pour cause Tes Allis décidérent de débarquer & marée basse | Or, jamais Rommel nfavait envisage un tel scénatio, ce qu'il faut peut-étre interpréter comme un certain état d’usure et une conviction en Ia victoire amoindrie a fur et mesure que les mauvaises nouvelles s'accum les iles Anglo-Normandes, les ouvra- _Inient, Cette audace qu’eurent les Alliés ges mobilisent une division compléte le 6 juin 1944 est celle que n’avait peut B19. Infonterie Division) répartie entre tre plus Rommel au méme moment. +, Guernesey, Jethou, Herm, Sercq Il est toutefois indéniable que sous son zy, Comble du destin: "OKW'ne _impulsion, 'Actancikwalla connu un réel dlispose d'aucun moyen pour larapatrier —estor; seul le temps devait manquer. sur le continent en eas de besoin, C'est donc une division au complet quis rend le 8 mai 1945, alors qu’elle eft 66 Des divisions inégales chortle ee oats tee tops tan pu oar 8 Il apparait aujourd'hui que malgré ta tempéta ne se déchaine en Normandie. cas particuliers tele Ia position de la Pointe du Hoc). Les obstacles de plage Farent en certains endrots de précieux Un char Somua 835 (Panzerkampfiagen ‘355 738) du Panzor Regiment 100 ‘mancauvre 8 quelques mois dd débarquoment, durant Phivor 1943. txitants, état dovenu absolate quatre ‘ans plus tard avec gon canon de 47 mm {8 un mataur ne developpant que 180 ch. es le début de invasion, la propegende Cis eae eee cree ‘lomende couvre les combats, nnoncane bon éxdemment que ls les sont en passe dete rejetés lamar. Roo eae et ec ee Le 55: Pe aeenrs peer _ Lt PS Oe eC oo allemande en mesure d'intervenir le Jour J. D'une valeur assez moyenne, COESEOUS Une scien Perley nyine ieee erie ati ' Rite Perry nin meracr onan’ ener on inl nea ere ene eee eri Tin Senior drm Ne peetslinee deme ruiprsioy’ ant sani irr aN periipeenneey ven eT promise Dee ao aa ea eared Pee ere eee ea ea Cee périphérie de I future ligne de feu le ere Ns eee cD maximum de divisions blindées tout en. Sas ant en mesure de bender immédia Ser a rary tement dan solide soutien d’arilleri ee nee ee Een ae Les mayens misa sa disposition, comme eee verre’ il va rapidement le comprendre, eréent 3 Baailons (1 motorisé et | chenlé)& deux batteries chacun ares te entre ce qu'il ju a Breer te) antes Gna eth et ce qui est matérillement Pape a a eae ace ted possible, Varmée allemand s'est tris By a Deux batteries pour un total de 12 eanons eractés cA Tangement servie dans les matériel pris * 4 ‘ rcearrnt nnemi, Cette solution peut paritre Tar er eee ‘ e Deena geet eT) nents majeurs : en Normandie, ami i\ i Y Chars Hotchkiss ral Ruge dé moins ate) munitions dilérentes sont en dota y ‘ ea eigen cer tion | On imagine sans mal les problé ee mes dapprovisionnement sous jacents CY Beene er eee Ty Dans le méme ordre dPidée, les véhi ‘Stabkompanie : 12 Panzerjoger 35R 731(f) 47mm Pok() cals, qu'il soient ou non blindés sont 143.4 (Chars Renault avec pitee de 47mm) et quatre Pune telle dversté que leur maintien 5 een) opérationnel reléve du tour de force eee tas Les divisions, quelles sient blindées ou Err a ore Pent non, ont été réparties de mani etree nes een ti sex disparate, le Nord-Parde- |] BNW NORMANDIE, Leena LES UNITES COTIERES THERA aaah Caen cd SONT STATIQUES R ee Cr ery Se etd Petree ‘dun entrainement: cate pratique fut extrémement répandue en Normandie livréluipermetd’aflirmerqu'ilestindis ppensable de maintenir dans une proche Doki ee LA WEHRMACHT SUR LA DEFENSIVE Calais restant de loin le défenda, En Normandie, cétiéres sont essentillement statiques, June moyenne d’ge élevée et surtout Gtinées sur plusde 100 kilométres ce qui constitue un front impossible 3 défen. dre avee des moyens limités, D'ouest en fest, on distingue la 243.1D, la 91. Luf , les 709. 1D, 352. I n trouve également, au 1, Panzer Division dont PC se trouve & St Piet Les divisions dinfanterie aig Ia plupart des inaptes au Iront de Vest et souffrant de problemes phy es, les fameuses divisions « pain Dlane». Exception fate dela 352 1D fe cchement constituge du General wi ‘Queiques instants de repos immortalisés «nc eee ee eee sur pelicule ce groupe dune dion cic eae oie ‘cbtidre démontre la moyenne d'age élevée ore ee es Caractérisant ees unde ax régiment mes mech ee ‘Fnfartore staiques "i rad rey andes de mitrailauses autour du cou, o0e parachutistes du 5Fallechirmiagor ‘montent en ligne vers le front normand, Lei Fig Korps du Goneral Meindl combattt avec abnégation vers St LO fen subiesant & érormes ports Dietrich ccompléte en effectf ! La 709 1D compte Kraiss, aucune unité n'est ui représente presque 50% de la table a effectfs normale, Pew motorisées, il apparaitra que ces ficultés lors du recul de lal le sud en raison de le placer, En revanche, aque unite fanterie est équipée d'un Abteilung relativernent bien Par exemple, celui affecté& la 709. 1D hit N75 /40, 12 pid 37 et 9 pices PAK AO 5 mim. Celui attaché & la mm: BB) Renforcemont ou avencée (mai ana (vil ou date andrea) 8 may ea ic i Soop, SH a sy LAS Bane la Medline etre. *) Save vem Med tet Mine Desi + © o Port-an-Bessin dae a. Latest | gg Sl x Conte - Carita? “ih oy leg? Bayou” = \ ve Pont Eveque ies \ = str yaa 4 ml Seules \ (a8 Comances ‘iin sew oa Tiassa) Atay ton Spy eee Thur-Harcourt % A Vilas Posies Vinasies Sra) x Wea f Fabie* a Cider a] a Tine . fes lewet)/ \ 4 ala Mertia -- Briowe. x x > ay Patt 21. PanzerDivison totalise 34 canons de 88 mm, méme si leur utilisation en pi ces tractées leur confére une mobilité rédluite. Les soubaits de Rommel ont été cen partie respectés dans le sens oit les armes antichars dotent d'une maniére satisfasante les unités qui vont subir le choc du jour J. Autre exemple, le Stu. st entigrement autopr te pas moins de 56 blindés Gliederungen des divi sions cdtiéres démontre que leurs uni tés antichars sont loin d'étre inexistan Ia fable tes, loin s'en faut, En revanel semble, détail tactique pour le moins embarrassant, Si les divisions présentes en Norman dic en juin 1944 ne sont pas & propre ment parler des unités d’'élite, l'idée selon laquelle les Allis rencontrérent peu d'oppostion appara erronée, avec tous leurs moyens organigues, qui coordonnge et surtout judceuse, Face ces effectfs s'ajouteront les volon- sont par la force des choses limités par 4 la minutie et ingéniosité des Alli, taires issus d’URSS, dont les effectifs ’énorme ressource tant humaine que mais aussi au regard de leurs moyens t estimés 4 environ 33 000. Ils se matériclleexigée par le front dellest. _autant humains que matériel, Rommel artissent entre les Fis, auxilisires re peut done faire de miracles. Un der allectés & des tiches subalternes ner facteur, pourtant peu abordé, appa impossible apa rait en revanche déterminant ot allait Oxruppen, enrblés au sein de bataillons infanterie totalisint entre 700 et ‘ révéler un handicap de plus en plas év 1000 personnels de tous grades, Rom: hs dent au fur et & mesure de l'évolution de mel ne leur accorde qu'une conflance Ja Bataille de Normandie : en mai 1944, 2 limitée, préconisant dintercaler — p Ia coaltionalliée 157 divisions allemandes étaient enga sur le terrain un batillon de Vest entre lamer. Le mur de Atlantique, ’étant gées sur le front de Vest, effect dont deux unitésallemandes, Pourtant, force pas totalement terminé et trop fuble une partie aurait peut-étre pu changer le est de reconnaitre que leur conduite au dans certains secteurs, ne peut empé- cours de I'Histoire sil avait été engag nfaura rien envier& celle de leurs cher invasion, Les divergences de vues aux cbtés de I'AOK 7 et de I'A0K 15. En s de la Heer, ‘opposant le Hocesgruppe B, 'OB Wes, le Normandie, le pire ennemi de Rommel lu 6 juin 1944, les troupes P set FOKW ne peuvent fut Staline dont 'Armée Ro sont sur le qui-vive et prétes ase battre — queserévéler préjudiciables une action un immense service a Eisenhower, par sa ténacite et les pertes qu'elle inf geaitI'ennemi , Le manque de mi eo ae as er 3 geen! iS a ri COTE aa eC Pe ae ees Creer) Sey a aes Benamou et Georges Bernage, Ed Heiméal 1994 ee rece rars eer einer Rennes oe + Guide des divisions blindées,hors-sére Ligne Panett Prats a eve MCR ager erwoyts sur front ls Panzer V pubpehoe CHUt « Panzar¥du bool or de ln 8 88 seconde guerre mondiale, Anthony Shaw See es eee an Sees Sete ‘ DN eee ee cag AZAUBE, DUG JUIN 194. Rare en res er ES\TROUPES ae reat SLES TROUPES|SONT 2) mer, et une i vuricur hdr. RR ea SURLEOU SET PRETES chique : vil comment est présciée | ee a ahr CROSS = Rommel logi a . bar. Wesapreatipsaeieomimaaaare| @it imposible Se mn ue aa ce : Cee ee aeerssecetiesegee | tent une anticipation tis médiocre de AOS EOREZD mr 5 ‘ = un Stimgesitverapparenant | le riposte 3 ofr Vinson incviuble ESTEE ne Se ee Mestad | ins qn manque dame da ck. | aCe eee Me aigesprartemeee | | ments en possession de 'OKW. A force [MAREE a J'en dtr réduites&colmater les bréches, da Rech ont fini par perdr os Te sens de Vanticipati fen eee ete talent statidues elles powslont d imsme|compter eucdes batailons | frssient leur force, La coed eee antuchars relativemeie pot -mandie allt en étre le pri eee =] CHAPITRE II ‘A quoi peuvent bien penser tous ces i lors quis traversent la Manche vonirprétor main free lours camarades ), suggére symbolique- mer le principe d'un ddbarquement rent les ambitions des Aliés. A terme, en Manche. Cette conférence a1 som objcctif des Anglo-saxons est de pour met ne fait qu’entériner Pavant-pro- suivre implacablement lennemi 4 tra- jet échafaudé depuis janvier 1943 par xersle terrtoire frangas, et plus encore le Chief Of Staff to the Supreme Allied Commander (COSSAC), un éear-major jusquau coeur méme du Reich 21 — +1944 et montrant toute Féquipe de commandement. De gauche a droite: eg Sir Arthur Teor eg ‘mar Sed, ama Boom at Beanie fe gonra Sr Brad MonEgOMe". Ramon fe marcha de fA Se ade ar Se Trafford Leigh Mallory, le général W. Bedel Sith spécialement chargé de plaifier adora- Europe du Nord-Ouest, com- d'ofliciers britanniques et améri ‘ans des trois armes et commande par le général anglassir Frederick Morgan, Mais ‘est qu’apres la conférence de Téhé n (28 novembre-1" décembre 1943) que opération Overlord sfinscrit défi nitivement dans les tablttes, Staline, présent lors de cette rencontre, peut se rjoutr sce « second front», qu'il appelait de tous ses vor, se réalisera bien le 1° mat [9H par un débarquement en Nor- mandie, Une opération amphibie socon- hire sera menée concomitamment par les Alliés en Provence (opération Anvil) Quant au commande pes anglo-américaines engagées dans ces ‘opérations il échouera Aun offcier supe eur américain, De fit, Ia toute fin de Vannée 1943, le Combined Chigf of Staff (chefs d’états:majors conjints) nomme le général Dwight D. Eisenhower latte du SHABF (Supreme Headquarters of Allied Expeditionary Fores — Grand quartic des trou: EBARQUEMENT du débarquement en Normandie, le ‘maréchal de Pair Leigh: Mallory dirigeant {quant 3 hile forces aéviennes, 2! Guerre Monae THemanioue Les PREPARATIFS DU Di Sans plus tarde, cet aréopage d’officiers, supérieurs doit sfattaquer & Médifica- tion d’un plan de batalle qui s’annonce une grande complex tout diabord de planifier opération Neptune, phase initialed Overlord, dont le but est de fire traverser la Manche aux al da corps expéditionnaire allié), entité se substituant au COSSAC dans Palaboration €’Ovelrd, Le commande ment des troupes terrestres de Popéra- I ui revient tion revient & tn britannique, le général sir Bernard Montgomery Royal Navy, sir Bertram Ramsay, devient commandant en chef des forces navales Liamiral de la Forces asaut puis d'assurer 'établisse ment de tétes de pont sur le Continent. Los premiéres Jeeps dy corps expéditionnair ais vont bientBttoucher Ia terre ferme. ‘aussi rentreront dans fa ogende du Debarquement comme un symbole eres recauvrée parle pouple francais. De nouveaux plans pour le Débarquement Dédbut 44, Les états-majorsaliés béné- ficient déji d'une solide expérience dans le domaine des opérations amphi Dies. On atiré les legons du raid désas- treux des Canadiens sur Dieppe, le 19 aoit 1942 (opération « jubile »), ainsi ue des nombreuses opérations de commandos britanniques en territoire Irangais.Plussignificaifsencore,ledébar- quement anglo-amérieain en’ Afrique du Nord, le 8 novembre 1942 (opé ration « Tarch »), le débarquement en Sicile, le 10 juillet 1943. (opé « Hasky »). Sans oublier les opérations combinées sur les cétes de Italie méri dlionale (Salerne en septembre 1943 et Anzio en janvier 1944). A cette liste non exhaustive, i fudrait aussi ajouter effet Padapter & tres, commencer par V'accroissement ds elfecifs prévas pour le D-Day (on passe de 3 divisions dinfanterie et 2 divi Je nouveaux paramé les opérations ‘combin ‘menées par ion US. Army dans le Pacifique. Malgré tout, les stratéges du SHAEF ‘modiient sans plus tarder le plan og nal congu par le COSSAC, Ils doivent en sions aéroportées 3 5 divisions dinfan terie et 3 divisions aéroportées). Cette révision 3 la hausse impose un élargis- sement conséquent du secteur dassaut, {qui passe de 40 a 80 kilometres. Le rassemblement des moyens matériels nécessaires pour transporter la baga telle de 150 000 hommes pose imme diatement probléme, Rassembler_ en LE MAJORS ALL EXPERIENCE DES OPERA temps et en lieu une armada de péniches dle débarquement ne peut se faire dans les délas fixés par le défunt COSSAC. I cst done décidé de reporter ln date da D-Day au début du mois de juin 1944. Quant aw débarqu ides re Le gina Eisenhower pendant ‘Bataille de Normandia, ich on presence nent de Provence, suivant. Siles lignes directrices de Neptune sont posées, il reste 3 maitriser Vensemble des facteurs qui conditionnent la réus site du débarquement en Normandie, is au 15 aos BENEFICIENT DEJA D'UNE SOLIDE DANS LE DOMAINE ONS AMPHIBIES > ; Le choix des plages Sur les cites normandes, les troupes dua eSté allé, on estime que mille ton: nes d'approvisionnement sont_néces Cu ae Lg Pde Cau ed allemandes attendent de pied ferme une saires pour ravialler une division at attague venant d’Angleterre, retran chées derrigre un formidable édifice {quotidien, C'est dans cette optique que le port en eau profonde de Cherbourg cst désigné comme object’ prior ‘aire au lendemain du D-Day, C'est ce choix qui explique la décision tactique de débarquer sur a bande littoral allan, dda Bessin & la région de Caen, Cing pla _ges sont sélectionnées dans ce périmé tre (d'Ouest en Est ; Utah Beach, Omaha Beach, Sword, Juno, Gold) En janvier 44, le lieutenant géné. ral Omar N. Bradley, qui commande Ja armée américaine, regott la mis: sion de s’emparer simultanément des eon ee as Eaten tune supérioricé éerasance ee ee es défensif devenu célébre sous le nom de « Mur de I’Atlantique » Depais la fin de Mannée 1942, les edtes de la Manche se sont progressivement haérissées de fortifications, le littoral devenant une sorte de ligne de front avant Pheure, I faut done faire un choi quant au secteur le plus propice pour un débarquement, Premier impératif la zone sélectionnée doit ffir des infras: eae ee ae a Pee peer ete ae as eee ees re ee oe tructures portuaires suffisantes pour centretenir en vivres et en matériels de 26 & 30 divisions. Plus précisément, ell doit permettre un accroissement pro plages d’Utah et d’Omaha le jour du Débarquement. Il lui est demandé de ro, des eee a prendre ensuite Cherbourg ge gto ee ok eae v Corrine er eee tents ans le gress des effectifs par voie de mer & rai sonde 35 divisions parmois. En 1944, plus court délat possible », c’esta-dire Pei et lly Ce Renny rear) eee reas CE ae Seer ss Poe mnt Teast ‘©US-Am. cols Lamac | _ en huit jours, En attendant que le port de Cherbourg soit totalement opéra tionnel, le ravitaillement transitera par des ports secondaires ainsi que par les fameux Mulberries, les ports artficiels ‘laborés par les ingénieurs ais, Ilen va de la réussite de toute I'olfensive et ces solutions transitoires exigent des inno: vations techniques remarquables pour Pépoque. Les cing secteurs du littoral bas-nor mand offrent de surcroit des caractéis tiques intéressantes que les Alliés vont tudier avec la minutie qui les carac térise, D’un point de vue défensif, ect espace constitue le « ventre mou systéme défensif allemand, comme les clichés de la reconnaissance aérienne et les renseignements fournis par Is Ress tance normande ont pu le démontrer Port artifcil américain {Omaha Beach en jin 1944 Tree ing le Mur de fAtlantique ren reste de taille pour es Ali. Sur co ch fe Saine Marcautdele( Manche). Avot égard, le réseau Centuriea pu faire parvenir aux Allés un plan tris détaillé du Mur de I'Atlantique, plan qui couvre les eftes dle Cherbourg 8 la Seine Des météorologues et autres spécialistes des marées sont mis & contribution pour | déterminer quels rivages offriraient les meilleurs sites de débarquement, Des prélévements ont méme été entrepris dans le plus grand secret par des hom mes-grenouiles de la Royl Navy, cei alin de sassurer de la qualité du sable ! Cela dit, les Alliés doivent impérative- ‘ment choisir entre Ia nuit ou le jour pour lancer T'assaut inital, Pour des raisons générales de faisabilité, ilest décidé que le moment le plus propice pour débar quer serait encore au lever du jour, Ce postulat s'accompagne d'une difficulté supplémentaire qui tient & la présence de millers de picux minés disposés tout Je long du littoral normand, ES NAVALES ALLIEES ENGAGEES DANS « NEPTUNE » , PRES DE 7 000 NAVIRE —Smigunmns er EMBARCATIONS DIVEI Afin d'éviter ces pléges mortels pour lesbarges de débarquement, celles «i devront accoster 4 marée basse, Les strates allés se retrouvent ds lors tri butaires des horaites des marées en baie de Seine, Si on s'en tient au début du mois de juin 1944, la « fenétre de tir» est réduite : une opération amphibie ne peut se réaliser qu'entre le et le 7! ye - Le ches rs ane a Man Petrouitour da US: Nowy a bad FN Oo om nn armada navale alli¢e Cre errs Les Forces navales allies engagées dans cate Neptune se décomposent én cing for ces d’assaut qui chacune doivent cou- vrir une plage de débarquement. Cette flotte compte prés de 7 000 navires de guerre et embarcations diverses, La Reyal Navy apporte I'essentel des puis sants vaisseaux de ligne chargés d'écra ser les défenses cétitres allemandes sous leur feu. Mais "U.S. Navy fournit la smajorité des bateaux de débarquement ct plus de Ia moitié des mavires de sou- tien logistique (cargos, pétroliers...) Cette force d'escorte n’est pas super flue si l'on tient compte des risques inhérents 4 la traversée de Ia Manche. Les Allis redoutent tout d’abord Pat: taque de sous-marins allemands, mais aussi la menace des champs de mines, elles aussi sous-marines. Dans le cadre de leurs opérations amphibies, les Alliés utilisent toute une série de Landing Cryfis (embarcations de débarquement);a plupart sont des bitiments dont la prove est amovible, chose qui permet de décharger faci Jement leur eargaison, qu'il s'agisse hommes ou de matériel. a echoute eur a plan omaha xe op res le Débarquement 4 i 4 : 3 ‘Gus An. Col Lamache u N 2 Guanse Monae TueManoue LES PREPARATIFS DU DEBAROUEMENT cons Astlabe A Thheure dite, ces barges de débarque ment méneront les troupes de choc des vaisseaux tranporteurs aux plages nor rmandes, Cetyped'assauttrésperformant cexige cependant un rivage susceptible or NNavires de guerre De ee Ua a a accuellr des coques & fond plat. Sur ces mémes plages, on va ensuite uti ser les fameux Landing Ship Tanks (LST3) pour décharger de grandes quantités de ‘matériel lourd, Dans ce domaine, les fe SNILZ [APPARELS ENCAGEES DANS LOPERATION « NEPTUNE » Fal a praca pease tiar ered Foss eA SUL LCUn Lael crocs | eee | Gat ovate | gw Ovecterovaies [_ ciBLes pes somBARDEMENTS N PREVISION DU DEBARQUEMENT L (MAL-AgOT 1944) i ‘Object Alliés ont su faire montre dune grande ingéniosité, sans parler de la puissance industrielle américaine qui aura permis la mise en chantier de cette flotte dans les délais imparts par le SHAEF. Une aviation alliée toute puissante En 1944, a Vinstar de leur domina- tion sur les mers, les Alliés maiti- sent la situation dans les ais face i une Lufiwaffe exsangue. La Royal Air Force et surtout P'US. dir Force disposent d'un arsenal remarquable, aussi bien en ce qui concerne leurs bombardiers stratégiques que leurs chasseurs 4 long rayon d’ac. tion, Ce faisant, leur suprématie s’6tend loin au-dessus ‘du terrtoire allemand, {qui subit depuis le début de l'année 1943 les attaques incesantes des formations anglo-américaines, Cette flote aérienne cconstitue un atout trés important pour les stratages du SHAEF. Sa mise & dispo- sition de l'opération Neptune commence ailleurs ds le début du printemps 1944, date & laquelle les bombardiers alliés se détournent sensiblement du eich pour venir rapper des objec- {ifs situés dans Ie Grand-Ouest dela France. Mais ces raids provoquent aussi la colere et I'incompréhension «des populations civils. Se TS : Le P51 Mustang, un chasseur descorte redoutable pour les plotes de a Luftwaffe. Dans 'attente du D-Day, le maréchal de Vair Leigh-Mallory dispose done dam. ples moyens pour assurer Is couverture aérienne de opération Neptune. Théo riguement, le potentiel des chasseurs et des bombardiers alliés de I’époque les autorise & opérer entre la pointe Nord- Quest de la Bretagne et Ia frontiére belge, 4 "Est. Les plages de la cBte bas- normande sesituent approximativement 4 110milerdescétesdel' Angleterre, dis- tance qui permet amplement 3I'aviation alliged'interveniren soutiendes troupes terrestres, Si les cdtes du Pas-de-Calais offrent la plus grande proximité avec Angleterre, et done un temps de vol ‘optimal pour les appareils, cette région est éliminée en raison de la puissance des défenses cdtiéres allemandes qui rendraient toute tentative de débarque ment suiciaire Lentrainement des troupes Pendant que les ouvriers des chantiers navals assemblent de jour comme de nuit les structures des Landing Crafi, les forces allies appelées & participer au ébarquement en Normandie sentra nent au combat dans effervescence, Sur terrain aviation seus ‘en Angletere, un équipage american po ‘devant un bombaruier american 8-17, la célebre Fying Fortress Le Royaume Uni s'est traneformé en wn immensechampdemanccuvresos Tomiie: et Gis répatent leurs réles respectifs dans Pattente di D-Day. Parmi ces je nes hommes, tr’s peu bénélicent dune réelle expérience du feu. Cela s'avére surtout vrai pour les soldats américains dont la plupart vont connaitre & cette ‘occasion leur baptéme du feu, Les fantas sins, les parachutistes, les aviateurs et les marins doivent se préparer en quelques mois seulement aux difficiles conditions de survie qui seront les leurs dans un proche avenir. Et leur angoisse de fallir fu moment crucial est partagée en haut liou par les strateges da SHAEF. Partant du principe que l'art de la guerre n’est en rien une science exacte, ilparait utopique de tabler sur Vattitude au combat de troupes inexpérimentécs, En tenant compte de la mission qui les attend sur le Continent, les soldatsalliés sont soumis sans rebiche 4 des exercices inter-armes de toutes sortes Les troupes britanniques et canadiennes trouvent en Ecosse d'excellents sites naturels pour parhire leurs techniques de débarque ment. Les Frangais Libres du comman. dant Kieffer subissent quant & ewe un centrainement intensifde commando, fi De leur eété, les troupes américaines sinitient sur les cdtes Sud de l’Angle- terre aux opérations amphibies. Sur le papier, le principe de ces manoeuvres ‘grandeur nature semble simple : sous les ‘ordres de leurs offiiers, les G'srépétent Les divisions blinds constitueront le fr de lance de Yopération Overird Cas tankistes ‘americans sulvent avee attention les deriéres onsignes de lour chef de corps avant, de rejoingre leur pore dembarquemant. US Amy. ColSLamache 3s différentes étapes qui les méneront aux plages normandes, place pour que ces opé tations se réalisent dans des conditions proches de la rélité, Les procédures de emblement, d’embarquement, de Dee ey aa uu léroulent sur plu pendant l'une delle que se produit une tragédie longtemps Jgnorée ; opération Tiger (du 22 au 30 avril 1944) concerne les unités amé ricaines destinées 4 [assaut initial sur Utah Beach. Dans la nuit du 28 au 29, des vedettes lance-torpilles allemandes en provenance de Cherbourg déjouent I'at- tention des detroyersd'escorte, Elles cou lent 2 1ST et en endommage un autre Lebilan est lourd : 638 hommes tués et 300 blessés, Dans le plus grand secret, sont enterrés dans une Tes cada fosse commune dune ferme du Devon, jouteront a ceux de Leurs. noms leurs camarades tombés cing semaines plus tard en Normandie Aux yeux du SHAEF, Le constat global | de ces répétitions générales n'est pas ' encourageant, L’impréparation des uupes américaines et les erreurs com mises dans Pexécution de ces manceu: vres démontrent que la partie est loin dtre gagnée. Secret et intoxication } 11 faut souligner Vimportance que revé tait Ie strict maintien du secret militaire autour de Vopération Orerlod, Méme en DES TROUPES POUR LE JOUR J ANGLETERRE — 30 CONCENTRATION Felasowe 1 PAYSDEGALLES — guiap “io! ‘Swindon, ol : Sey Ses. a_i a oe a pein ve Doras 7 om == E ‘Shotan . Fowey Dea 1S | ecenoe “ Teoupes de premier éenelon EE] Tote écelon ou reserves, ZD ‘oupes de second échelon [] Zone interdite d'accés | sure tortie anglais ‘Eons Awolebe casi qo coe retin of pln concernant done opération Nep tune des faites lemeuraient toujours pos- sibles. Aussi doit-on reconnaitre aqui fut celle de I Inter-S de garantir Ia sécurité des opérations menée a partir da Royaume-Uni, En Le eri des troupes aéroportées américaines ‘en Angleterre, rendu célebre par Touvrage de Thistorien ‘amériain Stophen € Ambrose,« Band of Brothers » 1943, un bureau.fut spé S’EST TRANSFORME EN UN IMMENSE CHAMP DE MANOEUVRES OU TOMMIES REPETENT LE USA. CalLS Lamache tos plus 4 T'inguisition des censeurs dans leur traque dune queleonque indiseré tion concernant de prés ou de loin les plans de la future fovasion. Le maintien du secret ne sulfit pas & garantir le succes de Nepeune. En effet, des automne 1943, les Allemands sont persuadés de Vmminence de Invasion, Aussi les Alliés doiventils les trom per sur leurs objectifs réels, brouiller leurs cartes pour mieux les surprendre Je moment venu, Churchill, hu-méme, encourage l'intoxication du haut com: ‘mandement allemand par de nombrew ses feintes quill baptise « Bodygond » (« Garde du corps ») Sonera ees Peet eee eter een a ee es de poche sur le pays quils vont libérer.A la premiére Cea re teer es raers free as Papeete «A pocket guide to France », War and Navy department Neshington, DC, 194,72 pages ee Peer eee nies Sa ee ee ee eaten tents ea errr 1 villoge, mais ly en avait See ee ae! Cotte mission essentclle est confige & tune des branches des services secrets alli, l «force A », opération majeure de désinformation portera le nom de << Fortitude » (« courage »). Ent (Ces chars Sherman alignés dans un champ du sud de "Angletorve vont ‘tre vehicules juga’ un port dei cote puis embarqués da ‘Ce commencement daxsoution de le SHAEF en fevtier 1944, sa physiono. mie repose sur un diptyque : « Fordeude North » met en scene une fausse opéra tion militate dtigée contre la Norvége, Une quatriéme armée allie fictive, forte de 350.000 hommes, est créée de toutes pices en Ecosse dans le but d’amener le hhaut commandement allemand 4 renfor: cer ses defenses en Se Ce der rier ne mord pas totalement & Ihame. ‘on, mais maintient les douze divisions sinavie {qu sout alatiouades en Norvege. 4 Fortitude South » a pour objectif de tromper le plus longtemps possible ennemi sur les objectfs réels des stra tages du SHAEF. A terme, il s'agit de faire eroire aux Allemands que le débar- quement anglo-américain sur les pla ‘ges normandes dle diversion, Passaut déeisif ayant liew clans le Pas-de-Calais & une date ulté rieure, Cété Alliés, on espere que la 15, drmee, tationnée entre la Seine et rEscaut, ne sera pas appelée en ren fort dans les premiéres heures de I'as. saut, A ce stade de la bataille, entrée enlisse de ss divisions blindées mettrait ‘est quune opération sans doute le corps expéditionnaireallié cn grandes diffcultés, De gros moyens sont done déployés pour induire ['en nemi en erreur : dans la région de Dow. vres, directement en face du Pas-de Calis, les Allés donnent Fllusion de assembler une grande concentration de troupes et de blindés. Cette armée fantéme forte de 40 8 50 divisions serait commandée de surcroit pat le bouillant général de cavalerie George S, Patton, Enfaitde véhicules, de canons, de barges, de débarquement et de cantonnements, cc sont des leurres, des bitiments en ‘on UST. pération Neptune represents ‘ja une gagoure en tarmas erganisation, trompe-axl, qui ont été disposés bon. cescient dans les verts piturages anglais, Les rares pilotes allemands de la recon naissance aérienne qui survolent et pho: tographient alors des chars Sherman fits de bois et de caoutchoue ignorent que Teur présence est souhaitée. Les arti leurs de la DCA anglaise ont daillears regu des consignes pour faire montre de beaucoup de maladresse Mais pour intoxiquer ennemi, I'arme se de I'IceligenceSeric, lesser vices secrets britanniques, reste sans seau d'agents dou. bles. Devenus des experts dans Part de |a mystification, ces espions opérent au Royaume-Uini ainsi qu’ Pétranger, 1 ya tout d’abord les agents de I'Abwehr, qui ont &é arrétés et retournés par Te contre-espionnage britannique, Ils continuent & informer Berlin des plans ct préparatifs du Déharquement, mais ce sont les Alliés qui dictent le contents de leurs messages. On peut citer égale. ‘ment le célebre espion Juan Piyol, plus connu sous son nom de code, & savoir Garbo, Lingéniosité de cet agent double au service des Britanniques va grande- ‘ment contribuer a désorienter Te haut commandementallemand, Souslaférule discréte de ses véritables employeurs du MIG (Miliary Incelligence, Garbo distille tantét de véritables renseignements, tant6t de fausses informations, auprés des services secrets ennemis, La capture dans les flanes d'un U-Boot cde appareil Enigma, la machine & coder allemande, a permis aux spécialis- tes allés du chiflre de casser les codes de Vennemi. Grice 3 leur savoir faire et au systime d'interception Ula, SUE Remy CONS amache intelligence Serice est i méme de déchiffrer les transmissions envoyées TOKW de Hitler, Ce faisant, & Pinstar dun joueur d’échecs qui engage la par- tie, les Allis possédent toujours un cou davance sur leur adversaire, Is sont méme de savoir si leurs informations font bien &é communiquées au haut ‘commandement allemand, puis de dis: sbquer sa réaction. Conclusion Malgré un mauvais temps persistant, est dans Ia soirée du 4 juin 1944, que de son quartier général de Portsmouth, Eisenhower donne l'ordre dattaque. Dans un temps lointain, un autre général, usr Cols Lamache ‘romain celui-li, aurat pu dire : ala jacta ex | Les dés sont jetés, Vheure étant désormais venue d'exécuter les plans de ‘manoeuvre dressés par le SHAEF. Tous les préparatifs auxquels Nepeune a donné lieu vont étre jugés & Vatine des résul tats obtenus par les premigres vagues asaut, On connait la suite elle est rentrée dans ’Histoive... On retiendra que Vaudace des Britanniques, et tout particuligrement leur mactria’ dans le domaine du renseignement et de Tes. pionnage, ont fait merveille, Force est de constater que les Allemands ne per: ‘ceront jamais le secret tssé par les Aliés autour de T'opération Neptune, Hit: ler et ses généraux ignoreront jusqu'au dernier moment le jour et surtout le demeure leur fantastique potential riltsire. Ces planeurs rassemblés sur leur pisto ‘envol ne représentont qu'une infime parcelle ‘de catte puissance, lieu exacts du Débarquement. Miewx encore, persuadé de Pimminence une attaque majeure dans le Pas-de-Calais, le Fiber ne consentira 4 envoyer des ren forts blindés en Basse-Normandie qu'au début du mois de juillet 1944, alors aque les tétes de pont anglo-ami seront déjé solidement implantées dans Ja région. Il sera dés lors trop tard pour envisager de rejeter les armées aliges & la mer. On retiendra aussi que les Amé- rieains ont apporté toute la puissance de leur potentiel militaire pour donner aux stratges dur SHAEF les moyens de leurs ambitions, aussi démesurées soient- elles !Ainsi, alliance de la ruse et de la force aura eu raison du défi tactique que représentaitVopération Neptune... Cherbourg, juin 1844, des bombardiers améreaing Marauder eurvolent Tour object, : a 3 F Dans il britannique es cons 45-47 ot de planers promene in crecoon dele Normandie. te poreane le margum de reconnaissance du abarquement. UNE NUIT EN ENFER LASSAUT AEROPORTE ALLIE \ DANS LA NUIT Te gondral Eisenhower rend une dernire visite we aeroreée, ges strateges ont préwu gue 50% je cos hommes ne reviendront Pas Le 5 juin 1944, ux parachutistes dela 101° le 6 juin 1944, e en Normandie Le Jour J, s’est déroulé tion sans précédent | une opéra dans 1’histoire militaire : planification et une logistique gigantesques> impliquant ements d’hommes Une des mouv. et de ravitaillements par voice sur plus de cent cinquante A&.une échelle jusque-18 maritime Came rs o ues prac 3 rer en er 3" kilométres, dons eur ‘ Boe Weoo ou Horta inimaginable pour une opération Comme toute grande amphibie- entreprise, était composée de nombreuses missions & plus petite Certaines d’entre cette opération échelle. elles incombaient aux 82% et 101° Airborne Divisions américaines ainsi qu’3 la 6° Division aéroportée pritannique (6 Airborne Division). 2! Gaerne Mon DODMINIQUE FRANCOIS, est auteur de plusieurs livres et documentares sur la Seconde ia mondial. ils et particulérement interessé aux armées ales pendant la Batalle de Narmancie, Ia ert plusieurs lures sur les troupes aéropartees US. &) Dee Dey EN NORMANDIE y) LES JUIN 1944, apres un report Ia veille de 'opération aéroportée, Pordre de depart de VOpération Neptune arrive enfin en début de soirée sur les bases tienes, st dy Phage’ bles vtient ne Ente fl lous un dernier 1 afé avant la nuit la pease porté of lent) de la 101" Aitore avant. leur cst se 38 : es plneurs. ta ecient a eeteccude Snes ape cae le général Eisenhower, rend Laminin de cate giantenqe ermada Res Gallet caytck Ves Cpl sejoumenet ley Alls gl der Fe hast udihos o 2B eager te Ia suite & la percée vers le centre de la péninsule du Cotentin, Le grand fe grand saut va avoir liew, au-dessus d'un bocage Normand angoissant et inextricable qui va réserver les ver les pies surprises aux assaillants Les Pathfinders Carrer Conmand de s'orienter, puis les Le 6 juin 1944 & OOK1G, les premicrs tirs de DCA vont terminer de disperser Pathfinders touchent le sol de Nor dic, 1 agit d'une équipe du 50. n- les formations, Les largages s'effectuent PIR 4 des altitudes ou trop Glevées ou trop de la 101" dinborne, composée de basses et & des vitesses supéricures § 19 hommes commands parle capitaine celle prévue lors des entrainements, ce Frank Lillyman et trois membres de la qui a pour conséquence des dispersions section de renseignement, dont la mis- importantes des équipes d'écaireurs et cs batteries de des pertes déquipements lors de la sor- Saint Martn-de-Vareille et qui expt tie de apparel renteoiratersurlsDZ «A. Le parachuage Te pla précis ext ec uipe a $06" PIR/ OT ABN, iguipes des 824ct [OY pasate porte quaticint lane desaute Cains que deleursappare pour tne ison quia rll une autre qufatterit able die demandé es mois de préparation, Mais tance de Hil lors quela trode le broiled au so, ne permettentLecapitane Lillyman a we rls quipes pas tot @abord aux ples du 1X Toop funtes dans le meme secteur 8 cng te 2 Klomires au nord dela zone de stut , les Paifindes du oleecetasnaterar ty canny, EUMTn acercipert ti 3k fstione 2 i Pe 4 Quelques minutes plus ard, les autres dune UNE NUIT EN ENFER de signalisation Los pllotes do planeurs vont découuri les pres LZ quis avalon pu imagine, Te hocage normand, composé de hoies serrées ot épaizces, de vergers de pommiors, de cours {et éasporges de Flommel, vont 6t7e responsal ‘d'un grand nombre de plots ot de fantaesine. cennemies et doivent engager le combat avant méme d'avoir pase libérer de leur parachute Du odté de la 82, routes les &quipes du 505* PIR atteignent leur marque, la DZ « O » pres de Sainte-Mere-Eglise. Les Pathfinders da SOP PIR attervissent sur la DZ «T», pour découvrir qu’une grande concentration dAllemands patrouille dans le secteur du « Chiteau gris » & Amfrevlle, Seule 'équipe da Lt. Char les Ames da 2° bataillon peut installer ses Cquipements Le 508" et ses éclaireurs, de leur cdté, ont pas plus de chance dans le secteur du village de Gueutteville sur Ia route de Sainte-Mére-Eglise-Pont-L’ABbE, Le Lt. Gene Wiliams et 'un de ses hommes anterrssent dans un secteur proche de Teur objectif et installent le peu déqui ppements qu’ils ont pu récupérer, une balise Eureka et deux lampes holophane. Enraisonde leur dispersion, ce nombreu, ses 6quipes de Pathfinders ne savent pas si elles ont atteint leur objectif, Certains iaeay 1 LE PLAN 4 CHOUE ET PT CL aM EAE 1d arriveront 4 installer les. équipements {quiont pas été perdus pendant le aut, «autres resteront sous le feu de Penner sans pouvoir installer le moindre équipe ment, Le plan a échoué et le chaos régne sur ensemble des zones de st. Les troupes qui vont sauter dans quel ques minutes vont étre livrées & elles LOpération Neptune doit tre eflectuée price ala participation de tris forces la Force A composée des troupes para chutées dans la nuit, La Force B composée des renforts en troupes et en matériel qui sera ache minée par planeurs, Une heure avan le départ des liféronts regiments aéroportés, es équpes de Pathrinders vont avoir la dificle mission de baller os ‘ones de sate equipe Wécaireure du Lt General Wilians ZONES DE SAU ‘hi 3" Batailon du SOB* PIR/B2" ABN, a Force C ou Seaborne, amenant les unités de service des deux divisions, aqui débarqueront & Utah Beach avec les unités infanterie FORCE A Les missions Boston et Albany Peu de temps aprés le décollage des Pathfinders, 13 G00 parachutistes des deux divisions aéroportées US s'envo: lent vers la Normandie Le transport et le largage de la 101" Ai. borne Division a pournom de code Albany Les transporteurs de troupe de 'USAAF ‘fun fantassin Sur eotte photo, un parachute 2 sangle ouverture automatique ‘ont 8 depos proviennent du 50* et 56 Troop Carrer Wings, dont les états-majors se trouvent § Exeter dans le Devonshire et & Gree ham Common dans le Berkshire, en Grande-Bretagne, Pour Albany, 432 avi ‘ons sont nécessaires pour acheminer les parachutistes de la 1OF*, soit 9 C-47 par compagnie, chaque avion transportant centre 16 ot 18 parachutistes, Boston est le nom de cade du transport cet du largage de la 82" Airborne Division Boston émarre 10 minutes aprés Albany Le 52° Troop Carrier Wing basé & Cottes more a été chargé de Pacheminement deshommes de la «All American». Loops ration débute mal, une grenade Gam mon portée par érieur d'un avion du 37 Carrier Group), tuant trois pars chutistes et rendant 'avion inutilisable ipoment du parachutiste est avant tout celui ia pour particulate ef engager Te combat apres avoir sauté en parachute, dorsal avec son ventral ‘au desous dun fuel Springfols ‘quips dun lanee grenade et une partie des differents ‘Squipoments quo pores le parachutista améri = 37 — | erg Coe ed oe een américain en Europ eee eaten pour combattre & Anzio, re cere : 0 cap a at ag eet etc eat eras 2 No eer ee ors ne Pa ae ean ‘ vy \ gota, [ZONES DE SAUT tonto, —\ fo [ zones esau, | ‘5 Mareout, | AERO soviet y ee : " ) stem bri oo hott By sae rete sa ce oe se ose on 7 as] A c ov Baste Ca ent ADDS Picnolle a . ast 04) : oe dateance \ © tonedoerisage efectos OA) ‘cite muni") H Zone Stern : oe arena 38 see La premigre formation & décoller est le 316" Group transportant les 2° et 3 Batallons du 505% PIR commande par 56" PAB (Parachute Field Artillery Battalion) qui transporte avec lui 2 obusiers. Puis vient le reste du 505% accompagné du 30 Engineer et de I'Etat-major de la division, commandée par le général Matthew Ridgway Cette deuxiéme for ‘mation est transportée par le 315° TCG, Llobjectif de l'ensemble de cette force, composée de 2 120 parachutistes, est |a DZ « O » située & l'ouest de Sainte Mére-Eighise. Le 508% PIR , commandé par le colonel Lindquist, est lui transporté par les avi ons du 313% et 314°7CG et hit route vers leur zone de saut, la DZ « N » en plein, Je colonel Ekman ainsi que le secteur de la 91° division allemande, dont le quartier général se situe & Picau ville. Pew aidés par leurs éclaireurs, es 2 188 parachutistes atterriront autour de leur zone de saut, parfois méme tres Join (17 sticks sur les 132 aterriront sur Ia DZ on & proximité de celle-ci, 16 & moins d’un kilometre). Le dernier régiment de la 82° Division aéroportée est le 5074 PIR commande par le colonel Millett, qui décolle de Barkston en direction de som abject a DZ «T », située dans les marais d’Am- freville, dont l'approche sera Ia pire. Los promiors parachutistes de a 101 entrent dons Seinte-Marie-du'Mont at découvrent la chaleur normande, Les régiments qui ont précédé le 507 ont mis le feu aux poudres ‘ce qui va avoir pour conséquences une dispersion trés importante des formations qui transportent le régiment, dont les sticks s talent sur plus de 40 kilométres. Sur les 2.000 « Araignées » (surnom donné aux hommes du 507") seuls quelques sticks atterrs. sent sur la zone de saut, Cer tains sticks sont largués& plus de 20 Kilometres de leur objectif, ‘comme les 180 paras parachutés ddans les mara de Graignes, Le largage de la 82° Airborne est dans l'ensemble trés dis: persé, Seul un régiment réus: sit la mission qui lui a été ass née. 180 paras du 3" Battalion 505 PIR du LTC.Krause cap: trent Sainte-Mére-Eglise 4 Vaube du 6 juin. La plus grande partie des. soldats.allemands etdions Aone Dae ead COME ot Ta Tarek: Srna Sree as se ala téte oer) an par un ince les 4 ponts situés sur fa route de See reer er eee Scud Ramassant ey ee are appartenant a4 Train automobile de la Flak ont quitté la ville pew avant le début du parachutage, Les paras du 2 baaillon du 505° IR du LTC, Vandervoort, combattent les Allemands qui contre-attaquent au sud de Sainte Mere-Eglise. Vers 10h du matin, les Géorgiens du bataillon 795 et les Alle mands de la 91. LuflandeDirision atta quent avec quelques chars. Ils sont repoussés par les paras du 3” Battalion. Le 1* Battalion 505* PIR a pour mis sou de capturer le pont de la ere qui cnjambe a riviére Merde ret. Mais il est stoppé par le tir des iitralleuses allemandes qui ont pris postion dans les granges du manoir de la Fiére, Les paras du 2 Battalion dy 507" PIR entrent dans I'action, Le secteur de la Figre ne pourra étre sécurisé complétement,c'est-i-dire jusqu’au village de Cauquigny, avant Je 9 juin, Les deux autres régiments, 507 PIR et 508° PIR, parachutés sur Ia rive ouest du Merderet, sont tout aussi éparpillés, Les pathfindersn’ont pas réussi d marquer correctement les DZ. cause de la présence des Alle mands, Une partie des paras tombe dans les maraisinondés ainsi qu'une partie da matériel parachuté. Le seul point aut dans ce secteur marécageux, est la voie ferrée Cherbourg-Caen, point de repére et de recueil des para chutistes, Certains parachutistes vont tomber 4 plusieurs dizaines de kilomé tres de leur zone de saut, tls ces quel ques 180 parachutistes du 507 PIR qui vont tomber au sud de Carentan, dans Tes marais de Graignes, ou ceux isolés dans leVal de Saire prés de Quettehou, cow a Négrevlle & lest de Valognes. La (Cette photo restée célébre ‘du soldat Jim Flanagan ‘de a Compegnie C dtu 802% Pride le 101" exhibant le drepeau ‘lemand qu vient de capturer dans le secteur de Ravenovile dispersion des troupes est totale mais va peut-dtre étre tn avantage pour les Alliés car du eété allemand, il est tres dificile dorganiser une contre-offen sive eficace contre toutes ces « bandes: de parachutist qui sont partout FORCE B Les missions des planeurs Une seconde force doit renforcer les troupes parachutées et étre acheminée par planeurs. Le premier élément de cette force regoit le nom de code « Chicago » qui tirés par des C-47 et transportant 155 hommes de la 101° Airborne ainsi que des canons antichar de 57 mm, et différents équipements nécessaires aux aéroportés, décolle & 01h d’Aldermas. .on en direction de la LZ « E », située & trois kilométres au sud de Sainte-Mére- Eglise, au liew dit « les Forges », & cété de Sebbeville. Parmi eux, un pla pose & Hiesville avee & son bord le co mandant adjoint de la division, Je gén ral Prat, Il s’écrase sur une hale, tuant sur le coup le général et blessant grit le pilote, Mike Murphy. Hest le as Pa eee eee et eee ee rs Prt eet kere rene posent leurs planeurs sur les LZ ou & eee er tt ere ee nei proximit’, Quatorze pilotes et soldats te a perdent la vie, La cause principale en pocre Pera ree er eee ee est Fabsence de visbilité, qui ne permet Se ees pas d'éviter les arbres et les haies, Serr ri cee re «Keokuk », la mission de renforcement ee eed du 6 juin. 32 Horse lourdement char par plan ere ree Pp ey eae a Tacs ‘gés, sont lichés sur la IZ située & Hies ville. Is transportent 160 personnels des res et d’état-major, 40 véhicules, 6 pié sions, des services sanitai ces dartilleri, 19 tonnes de mu » qui et des éléments du 327" GIR. Deux premier général américain tué durant Puis sivront les missions « Elmin e géné- acheminent 3 partir de 21h00 le 6 juin, —planeurs s Overlord, Cette mi posent dans les lignes alle ral Allemand, Whilhem Falley est tué 4 les unités de soutien de la division, sui- mandes. La division compte 14 tués et Picauville par les 508" PIR, Gal 7 juin 301 aise peace auville par les hommes du 5 vie des missions « Galveaon » le 7 juin 30 blessts, 5 5 \FEtionillo, des parachutistas La mission « Detroit » qui regroupe de qui acheminent le 1" batallon dit 325° Les objectfs des Américains ne sont pas AU SOIR DU 6 JUIN, ‘ont install une Fst Aid le mde jour, qty. eee es ave LA SITUATION DES TROUPES = S#tas “ABN, transportent les hommes du 2"batallon_Mére-Eghs a libérée i Vaube et qu AEROPORTEES US NE SEMBLE *2°2 Des parecusstes Gio de Rannbury Sur ensemble de plots de Gar de 101 et de intanine de Dla pu PAS BRILLANT one trate pr rr apaieaien S02 SOs a GARE Reve! spall Mex EE i anc on worares tne grange. son8té,$2planeursquiacheminent 220 et « Hackensa hommes de la 82° Airborne (HQ UNE NUIT EN ENFER Ia mission « Detroit », seul nord-ouest de Sainte-Mére & Peete [AGAUCHE Un médecin de fa 82" aprés avr ‘donné es premiers soins & un soldat allemand tte de pont est encore trés forte NSE ea eae SE RES ae luioffra une egaratze Aso 6 i, situation des troupes a) epee i a SIAL CLOESSUS Des parschutistes du 50S" largués aéroportées US ne semble pas brillante. [i aaonanine Aging ye te industrie américaine de guerre qui est resté ass Soe eer) tras loin de leur zone de saut traversent le village La dispersion de l'ensemble des para a eee eo n de Sai Marcoutde ne sue tanatesectour clutises pevt paraire aux premites mis Chg eal ig pan Pefepet See oe rete er ; Sri 10 fancassi ee et! deux groupes de parachutistes isolés, se les jours qui suivent comme étant un [elses ee cena eta Stanek eres to ct un autre, sous les ordres du Lt, Col forces ennemies, ne pouvoir organiser eee srl i pro selene Pate aaa 47. Rel par une corde, entre la queue Timmes dans le secteur d’ Amireville decontre-offensives elficaces contre des Je 2 debout. Pus tomba sur les genous, affaibi par la gravieé eae du planeur Peete eee shy Mais dimportants ilots de résistance troupes aéroportées disséminées, dont EE de nouveau son arme automatique et licha plusieurs rafales avant a pilotage du C-47 par un fi jumelé avec fans lesqueles les planeurs vont llemande subsstent dans cette fragile il n'arrivent pas & délimiter les zones Deus Pe erat . téte de pont américaine : les Géorgiens FECRMENEENINMRIIEE 9 scccour plus favorable et étabi une premiére tte de pont de Vautre cote du Merderet. peonneeort dans le secteur de Turquevile, autour de si du cté américan, le egroupement ame ae eee eee ee ye-du-Mont STEEN lc Pfc, Charles N. Deglopper recut la arenes manque d'entrainement d'une grande partie de aed Carquebut et de Saint-Céi eee ne al et la pression sur les contours de cette ‘mand, la confusion sera totale a ao a HAPITRE Ib c EN ENFER L'ASSAUT AEROPORTE Mert ALLIE oy DANS LA NUIT ARK WORTHINGTON de la Premitre Guerre mondiale, créa tif, au caractére bien trempé et d'une grande habileté, Le type dhomme par fait pour le commandement d’une divi- son constituée principalement de jeu nes volontaires dont la moyenne d’age fait de 21 ans, 4 la recherche de quel- que chose de nouveau et d'excitant & faire, Les missions Le général Gale avait divisé la mission de la division en trois objectifs 1/ Lesponts sur ' Orne a Ranvlle et sur le canal de Caen & Bénouville devaient LeeNDE {2} zones datrissageetectves 2 Guerre Monowe Tuemanioue [1 Zones ¢'stterissage préwes > Panours | © Prins de sistance alomende oS Ponts pris “Whe Pont érit tre pris intacts, Ces ponts constituaient les seuls points de pastage entre Caen, et la cbte, Sils se rouvaient détruits, la division aéroportée, legerement armé se trouverait isolée & Pest du fleuve et da canal, coupée des renforts arrivant de Sword Beach 3 ouest. 2/ La batterie de Merville, située en hauteur avec vue sur Sivord Beach, devait ftre prise et ses canons, qui représen taient un danger considérable, mis hors d'état de tier en direction de a plage et de laflotte allée 3/ Cing ponts sur la Dives, & I'extré mité est de la zone de débarquement de Ia division, devaient étre détruits afin de stopper Vavance des renforts alle mands en provenance de lest. Des posi tions devaient également étre prises sur les hauteurs formant une eréte allant de Troarn & la mer. (Lors de sa visite ‘en Normandie en avril 1944, Rommel lars avait dit que les hommes qui tenaient les hauteurs tenaient la ville de Caen) Les forces allemandes dans le périmi tre ow 4 proximité de la zone de débar- {quement de la division étaient les 711., 716, et 352, InfanerieDivisionen ainsi aque les 21. Pr-Dir. et 12. SS-PanzerDivi- sion (jetnesses hitlériennes), qui consti tuaient une menace immédiate. En ft Ia limite entre les deux armées alleman ds, la 7. tla 15. Armee, passait par la zone d’opérations de la division aéro: portée britannique, Si certaines de ces tunités n'étaient pas des plus expérimen. tées, elles nen représentaient pas moins tune menace importante pour une divi sion aéroportée légrement armée, en particulier avec ses unités blindées RATIONS DE LA 6* AIRBORNE LEG JUIN 1944 sje are sides A partir de Sword Beach, ‘Le pont de Benowvile est Tun des points majeur (du secteur, Enlove par les Ox and Bucks du Major John Howard, Pegasus Bridge eval passer ala posters ‘quelques années pus tar, ‘Si sa prge fut breve ‘et relatvement pou colteuse ‘en hommes, eon importance stratagique eal enorme Capturer les ponts La mission premitre des forces allies le matin du Jour J consistait done pren dre les ponts sur le eaal de (Caen et sur Orne. Comme ils Gaient mings, les ponts devaient &tre pris Ie plas rapidement possible. On allat donc avoir recours 3 des plancurs. Hora pilotés par des hommes de I'ar- cessentiellement des sergents Ces immenses planeurs de plus de 7 tonnes et 27 métres d'envergure pouvaient trans- porter & destination précise t poser au sol 28 hommes de troupe lourdement équ pés ainsi que 2 pilotes Le mission essentelle des hommes Cate raimios fet, conte Sela arbor eta prin oui a jommes du regi fees nur orm, dorian €¥eTaTE ore tune. ‘ment des Oss and Bucs Light a ela reussite de Jnfanery ct 30 hommes du régiment des performances aériennes dela Ruyal Eayineers commands par le Major Scconde Guerre mondiale.) (commandant) John Howard, 6 planeurs Quelques instants aprés latter furent utilises, 3 pour chacun des ponts. _rissage, bien que tres secoués, les Une garnison de 10 Allemands gardait hommes entrérent en action, les pons et des unis supplémentaires staionnaent dans les vilages de Bénou ville et Ranvlle Les planeurs farentremorqués 3 travers Ja Manche par des bombardiers Halifax 2 00H09, te 6 juin, plusieurs hilomé tres a large de Cabot phneurs ichérent les cables de remor Guage. Quelques minutes aprés avoir é détachés, 5 des 6 planers glsaent les pilotes de cn fasant des bonds a travers champs cen direction des ponts. Le planeur 2° atterrit 47 matres du pont sur le Canal de Caen, Un exploit si Pon considére que les pilotes ne disposaient comme ‘outils de navigation que d'un chronomé treet d'une boussole. (Le général Leigh Mallory, commandant en chef de Pavia tion le Jour J, dira parla suite qu'il s'est agi li d'une des plus impressionnantes Ds los premiéres heures du 6 juin, Jes planeurs Horsainvestissent les OZ ‘su nord de Caen, pour ls mioux ats. ‘Emportantrequivalont un peloton cu une jeep, ces appareils étaiont concus ‘pour une seul et unique wikeation \Veuus de leur caractéristique Denison Smoke, | c0s deux paratroopers gardent ce carrefour | avec une détorminetion visible. Los panneaux incioatours fallemands augmontent bion sir le sentiment avoir accompl a mision qu leur au impart en s'emparant «fun object ennemi Réduire la batterie Alors que chaque section se dirigeait - de 4 bunkers, se trouvaient une tran vers son abject Ie leatennt Bre. 4@ Merville au silence chée ant-care ct une double range ridge, chargé de traverser le pont sur Pendant ce temps, 3 Merville, la Royal de barbelés avec des mines au milieu le canal, tombait mortellement touché, ir Force bombardait la batterie alin de La batterie était défendue par un poste ccertainement le premier soldat britanni- détruire ses canons et affaiblir les défen- dle mitralleuses et 3 positions de canons «que tué en action le Jour J. Les postes de ses avant I'attaque du licutenant colonel antiaériens, La garnison était composée rmitrailleuses furent sasis et les fils reliés Terence Otway, 4 la téte de 650 hom- de 160 hommes, la majorite en charge aux charges explosives furent coupés. En mes du 9 Bataillon de parachutistes de des canons et positions défensives Vrespace de 10 minutes, les deux ponts la ¥° Brigade du Brigadier (général de Le colonel Otway avait divisé son dtalent capturés intact, La compagnie brigade) James Hil tataillon en groupes de reconnaissance, dlevalt maintenant les proté dfagaat et de réscrvey Led iec- ger jusqu' Parrivée des ren- rr, tions du groupe de reconnaissance forts,cequ'elleréusiti fire, BN 17 DE 10 MINU dhrent se frayer um chemin tra ae en dépt dune contre-attaque LES DEUX PONTS ETALENT verses fs barbelés et les champs HE de blindés allemands, Cette CAPTURES INTACT de mines, faire leur rapport sur les Zé opération, nommée « Dead dégits causes par bombardements a) 5 Stick », fut une des mieux aériens et préparer la zone d's. Ele ole veges dep Les Britanniques avaient estimé que terrigage pour le gros des troupes qu 3|2 tes canons in sit étaient des calres devatatterrir 8 OOhSO, Pari ce trou g/g 150mm capables de rer desobus’une pes, 3 planeurs trnsportant les Rey + distance de 14 km, Ml s'agissiten fait Engines (Génie), le matériel pour per 8 {Howitzer tchéques de 100 mm, mais cet les briches et une section amb | | comme Sviri Beac cst 4S hm de lance de campagne, On espérait que | cairn Iabattri,ilsreprésentaient un énorme le batallonpuisseéere prés pour Va batterie & 0400, Cependant, re plan les plancure Horsa, dlanger, Autour de la batterie, composée sau d Le pont de Rani cu Euston faptisg« Horsa ‘Bridge » quelque toms pus ard} fu prs ave ine extreme rapid par us pcan Sa garde eait rite . ‘irl setinles selon certaines sour a ft ‘i vaglsalt de olontaires ‘i ae ~ A foncsis. (ae is . r % a. Ye || — 46 £THemaniove UNE NUIT EN ENFER 2 Guarve Manos as & cette heure li, seulement 25% des clfecifs étaient arrives sur place, Les autres étaient dispersés a travers la cam ppagne sur plusieurs kilométres, notam: ment du fait que les pilates avaient di bifrquer pour éviter les tirs de flak Aucun des hommes des planeurs n’ était arrivé avee son équipement, Seuls ? des 3 planeurs avaient atterri proximité de Ia batterie Le groupe en ch ches réusit a de percer les bré plusieurs passages 4 travers les barbelés et les champs de mines, permettant ainsi avancée des 4 groupes dassaut, un pour chaque bun. ki la batterie, Au cours de l'asaut, prineipae del baterie, La woupe de ‘expla, Surles 160 bares gut ont say area Ur wa tas Fai Les cing ponts sur la Dives Les Aaya! Engincers qui avaient pour mission de détruire les ponts sur la Dives étaient aussi éparpllés que les § Batillon dle parachutistes qui venait en soutien des Royal Engineers, avaient ne sur des été larguées dans la camp centaines de kilomtrescarrés et avaient perdu une bonne partie de leur Gquipe ment, Malgré cela, les Royal Engineers improvisérent avec le matériel dont ils disposaient pour faire sauter les ponts sur la Dives, contribuant ainsi & la pro- tection de la division face aux contre attaquesallemandes sur le lane est La bataille qui suivit se-déroula sur la evéte allant de Troarn, au sud, vers la cite, au nord, C'est cette eréte qui allait former le lance plus a lest des Forces de débarquement aprés le Jour J. A plu sieurs reprises, les Allemand: allaient cessayer de percer les lignes britanni suceds, alors {ques et eanadiennes, 4qu’elles Eaient pourtant trés minces & Mépoque co trtamiques Fra fe doris rotor : ‘sont & pied-d'ceuvre. Ces hommes: onpremere cult Soe pon tenotgran dun mor] suite e ddboruomert a6 aur a gana le pls Gu eommiene du 12% Parachut Battal Conclusion La 6 Division aéroportée britannique cst arrivée en France en téte des prin Cipales forces alliges, Pour nombre des hommes qui portaient un béret rouge, leur mission a été accomplic dés les ppremidres heures, dans un contexte de ‘grande activité, au prix dinnombrables actes de bravoure et de sacrifices encore rméconnus. Leur mission a été un sucels cet la tate de pont aéroportée n'a jamais 6 peroée, ce qui a contribué & T'avan Allemagne ct la victoire finale, Aprés la guerre, les ‘be des forces alliges ve pnts sur le canal de Caen et sur 'Orne furent nommés Pegasus Bridge et Horsa Bridge on. honsmage aux hommes de la 6° Division aéroportée Aujourd’hui, il est difficile d'imagi her ce qui s'est passé en Normandie en 1944, Difficile d’imaginer que plus de 1 000 jeunes hommes de la 6° Divi sion aéroportée ont fait I'ultime sacri fice de leur vie dans les pasibles champs de Normandie. Les nombreuses stiles ‘et monuments et le cimetiére des trou pes aéroportés, mémoire du confit, rassemblent les vétérans, dle moins en ‘moins nombreux au fil des ans, qui vier urs camaraes rent rendre homme tombs au combat. a sus. Conca parla maior Eau Pea terete pus du outanane Stnéra Sir Frederik Browning. commanders des fores aéroportéesbrkannigios Les coulers bie cl tes couleurs dla cosngue ‘rend amateur Le soldat Richard Jotns Stest engage a 15 ane ot 4 mos, Wa éee tue 8 16 ane, 4434704, PRIVA RoEIOHINS ACHOUTE REGI AIR Cc INeI044 AGE Iv = Les opexations combunhae 2 Gueme Mencuis Tuemariou| = lancées au Jour J sous le nom = de code Neptune par le Commandement JEAN-PIERRE BENAMOU 5 Supréme des Forces Expéditionnaires ABE, MSW, CH fice de dred Empire Britannqu, Weil du Marte Canadien, Certificate of US Army Historical Alliées, viennent en prélude Institue, patron Narmandy Veterans Assoiton apie g ws R 4 & 1’opération Overlord qui doit du Royaume-Un, Président de a O-Day Academy, fndatewr a Nar —, 2 i dv Memorial de Bayeux adnsrateur du Juo-Baach Centre, | ee garantir avant J+90 un logement contributeur du Wemarial de Caen. -day Museum Portsmouth, \ solidement établi entre Loire et Seine MRMuseunfovington RAF Museum Hendo..Autur ae 2 : de 2 res sul theme Normandie 1944, co-auteur,cnseller a cing armées qui n’auront d’autre but fistarique (citema) et grand calectionneur devant tern. que la chute du III® Reich. Cet audacieux débarquement massif UTAH-BEACH en Normandie s’accompagne d’un plan eee a’ intoxication magistral, Fortitude, ee eae qui abusera de la perspicacité et des dunes de Varreville 4 La Grande du moral adverses pour oréer 1’effet es phess de nite fn de surprise sur les plages Crest leit Conps ch Letenant-Genera Lawton Collins que les Chefs «Eas 185 000 soldats mis & terre ‘Majors Combinés ont choisi pour y débar par 195 000 marins surveillés sp ah pe 2 ist a’en haut par 55 000 aviateurs ! cn profreur la zoned asaut amphibie. Le 8 RCT (Raginen tal Combat Team) de la 4° DI US tera la premibre grande unite alice qut touchera le rivage normand 4 05h30, ce mardi 6 juin 194, Précédées par un bombard ment lourd des des points fort lunes, compété parle tr de Pee ee aed : Cine pa US. Noy sur objects prs | lectionnés, ls premires lt tills de ECVP (Landing Cry Teicle and Pesonel ou Hy gins boats) sont désorientées parla perte des bateatx pu tes des US. Coast Guard ct ) Hos journo amie terete ts Novy dans Fapremi teries et ‘Le mur de béton est ia ten st la premiéreétape brite aprés avoir travers a plage sourise vent de nord-ouest sur 2 ki, Les 24 1CPPsdu 8 RCT, que rejoignent Tentement, sus pendus a leurs jupes de Mot: taison, 30 DD-Tanks appar: tenant au 70* Armoured Batzalion , touchent le sable 4 06h35 face au point d'ap pai WS, 4 La Grande Dune (Celui-cin'a pas été manque par les B-26 de la 9" Tactical tr Fence US, Les rampes sallalent 3 400 m de Ia ligne défen sive des territoriaux. de Ja 709, 1D, qui sont « son. nés » par le bombarde ment et Vartillerie de SI ert Leone ie Le SCR'2B4 du PC du BIR permet Ia communication snare Is plage ete Naw. “AMIDE, TA sp Ty MEME SI L’ARTILLERIF/ALLEMANDE =. ¥.POURSUIT SES TIRS SPORADIQUES Neat yx ed ; hee ete VICTOIRE EST ACQUIS! UR UTAH-BEACH, Pa fa 4° USID dans los dunes, sien Genéral Teddy Rooseveh offen commandant 40-746" Tank Battalion & droite, dante 4 USIO au centre, POSITIONS DES BATTERIES ET POINTS D’APPUI DANS LE COTENTIN — JUIN 1944 ‘marine, que complete tout juste le oré pitement assourdissant de 5 000 fusées ui abattent sans précsion sur chacune des 2 sorties de plage a Tare et Uncle Le général de brigade Teddy Roosevelt Junior méne magistralement vers. la ‘dune ses 2.000 GT's aux casques frappés de I'as de tréfle, embléme de la chance ct de la 4° DLUS. Les + pidces antichar et nids de mitralleuses sont engagées par les 29 chars DD qui se portent en avant de V'infanterie, Les hommes 2ig. zaguent parm les obstacles de plage atteignent le mur de béton et commen: ent a s'y enterrer. Quelques gros obus xp ent sporadiquement alento La main, fsant tournoyer sa anne de Vautre, Teddy Roosevelt Jr., cousin du président amérieain Franklin Delano Roosevelt et fils de président, DENIS VIGNAIS harangue ses jeunes soldats des 1" et 2 bataillon du 8° RCT et les force a franchir la dune Aprés le nettoyage rapide des positions cennemies, regroupement et distribution de nouveaux ordres, le 8° RCT allonge Te pas vers Pouppeville et StMartin pour y réaliser Ia jonction avec les paras dela 101 Débarqué sur les talons du 8%, le 12° RCT s’engouffre son tour a travers la trouée, traverse les prairies inond Ia hauteur de St-Martin, ‘tenues par les paras, La jonetion est faite et se porte 4 09h30. Le poste de commandement de la 4° DI US est creusé & La Péche rie, 1 000 m travers les marécages sont franchis, & midi, Parmi les officers du PC figurent les spécialstes du déminage et du déblaiement de la 1" brigade du agénie US., ainsi que les observateurs artillerie de 'US Navy, qui communi quent par radio i a force de destroyers ou & des croiseurs (USS Corry coulé 407430) leurs ordres de tirs de sou. tien & la 4° DI. Et puis les aviateurs de Ia 9° Tactical Air Force transmettent des messages d’assistance aérienne vers leur PC embarqué sur USS Anco 10 km au large, qui trate les d le PAT de ser et envoie I'escadrille vice qui attaque en piqué a Ia bombe de 500 kg et a la mitraleuse, dans les sminutes qui survent la demande (1 200 sorties de chasseurs, 2 300 de bombar ders sur Utah le 6 juin.) Deux batteries d’artillerie motorisées du 65" Field Arilery Regiment sont a pied d'eeuvre autour de La Madeleine des (8h (la 3a coulé dans la Manche), sou tenant de leurs 105 Howitzer fantassins et parachutistes du Vile Corps, des que Tes contacts radio-télephoniques sont rablis entre les unités A midi, a victoire est acquise sur Us Y poursuit ses tirs sporadiques et non méme si Vartillerie Allemande Ti de 190 peo urate, Te Vil Corps (# 90° 1D, 1" Gene) 2 dbarqué 31912 hommes t 3569 vei cules pow srl une the de pont de 30 lan A partir delaguele i poursut eh ovest (arncrlle 19/juin), capture dela grnison ct du portde Cherbou es ea dela formidable logstique américaine, eda enir il 5) - als usp 8 5/8 HABITANTS RAVIS MAIS PI ENTS DEMAND « SI C’EST BIEN LE DEBARQU ET SLILS VONT RESTER POUR DE BON ? » NE ‘10430 sur Nan Green, los embouteilages 9100 = Jes Acadiens nettoient St Aubin infesté de mipers alors qu’arrive le 48° RM Commando dont les LCI s’em palent sur les obstacles recouverts par dls elfecifs sont hors de combat y com pris état-major dela 4 Special lrigade Gudre plus de 200 bérets verts anglais sTengageront sur Langrune pour établir Ia jonetion avec le 41° RM Commando venant de Sword 12h00 + North-Shores dans “Rllevill, eviers, alors que débarque 4 wate Bernigres la 9 Brigade de Canadiens écossais qui filera sur Basly cen vélo pours’enterrer face 4 Caen, que 900 dentre eux ne verront jamais, La rapide victoire canadienne & Juno se de 1 048 pertes dont 805 set 243 Anglaises alors que Idats sont mis & terre pour envelopper Caen et s"y maintenit Conclusion Au soir dus D-DAY, la Bataille des pla ges est gagnée, le Mur de I'Atlantique fest crevé, Europe n'est plus une for teresse. Mais, comparés aux prévisions ambitieuses du mat Montgomery ~, les du Jour J sont décevants, ouvrant dra rmatiquement [été 1944 4 la Bataille de Normandie, ses deuils et sesruines. J e— plan du général ins territoriaux Les prisonniers allemand de Juno s'apprétent 2 Gtre embarqués vor Angloorre J >: STEPHANE beLogU — 48 ans. est fondatur du forum Le Monde en Guerre rédacteur en chef du magazine Pd gratuit en lige Histomay' et histrin &la BDAY Acaderny. PUISOU'L FAUT bien fixer une orienta. hauteur de Fermanville permettra Y tour d’horizon par le port de Cher- versant St Vaast la Hougue, on notera omg Sstejocteicmrilclejoar), tos wamuc de dordBcations etegc | ile pourtan iced ne pasyfae pr len Allemands sur Te views ort 2! Gueree Monae THeMATIOUE = = = = So une halte, qui permettra de sé faire _Vauban en promontoire. C’est 4 Qui tne idée de importance des fortit-néville que commence vértablement cations qui y furen érigées. ly existe ce tour d horizon des plages dont Utch de nos jours de beaux vestiges, en par- Beach est la premiére étape. Le Musée ticulerdansle secteur de lagare mari- de la Liberté récemment réaménagé des ingrédients d'une visite réussie, nence de ses expositions :on y évoque on préférera emprunter la céte est du. tout autant la guerre que la vie quoti Cotentin ou «Val de are », oi, outre diene sous l'occupation. Non loin de le fait de profiter de panoramas hors Quinévill, sur les communes de Saint du commun, les vestiges de I'Atlen- Marcouf et Azzeville, deux batteries tikwall sont omniprésents : le chemin du mur de PAtlantique ont subsisté A travers les années et sont devenues. Collevile audola de Phéroieme, avoir le sacrifice de noe iberatoure. Sous chacune de cos croix se cache une part ‘denotre iberes, CHCONTRE Lune des casemates ‘de la Battie de Crisbecg, prove pour une piéce Skoda {de 210 mm. La chape supérieure ‘est effondrée apres le pétardoge fexposi par Tes troupes américsines En Normandie, tourisme rime avec Histoire : celle de la Seconde Guerre mondiale est omniprésente avec un volume impressionnant de vestiges témoins de leur époque, un nombre de musées conséquent et autant de lieux de mémoire. En raison de 1’extréme richesse du patrimoine militaire, nous nous limiterons aux lieux attachés au débarquement ; un dossier complet sur la totalité des lieux évoquant la Bataille de Normandie et englobant la période du 6 juin au 22 aoit 1944 atteindrait des proportions étonnantes. Place maintenant & la découverte d’un patrimoine qui demeure unique pour les amateurs d’Histoire contemporaine. 72 Les vitraux de Saint Mére ont la rare perticulaité de rendre homage ‘aux hommes de a 82" Ainsorne, Ubératours de a vile des musées, La batterie de Crisbecq mmpressionnante avec ses (A= deux casemates pour pieces Skoda de 210 mm (qui causérent bien des sou: cis aux Allies) et son réseau d’ouvra- _ges magnifiquement conservés. Des mises en seéne avec uniformes et accessoires dépoque complétent tun ensemble trés inte ville abritait une batterie de quatre pices francaises de 75 mm et ser vies par une unité de la Kriegsma le 2. HKAA 1261. Son bel état de conservation et surtout les visi 2 Guerre Monae Tuémanioue tes guidées par le maitre des licux, un passionné intarissable, imposent En longeant les cftes vers le Sud, con découvrira de nombreux vest ssdont certains sont demeurés en bon état et qui d’ailleurs auraient du se trouver en pleine zone des ‘combats si des courants n’avaient fait dévier les premiéres vagues de la force U. Non loin de li, le Musée d’Utab Beach impose ‘un cessentiellement consacré aux troupes américaines, il propose une belle présenta tion de véhicules dans des mises fen scenes fort intéressantes. Pas question bien évidemment de quitter le secteur sans un détour par Saint Mere Eglise, sanctuaire des parachutistes de la 82° Ate: certains vitraux, chose uni que, relatent la libération du village par la 82" Airborne En bordure de la route vers igny, le mémorial de twés violents combats oppo: sant des unités de la 91. Lufllande C'est & cet endroit célébre grice au Jour le Plus Long 5 que sont organisés, chaque année, des et son maire Alexandre Renaud parachutages en souvenir de ceux-ci, Non loin de la, la petite bourgade dis de Saint Marie du Mont fut le thédtre de combats trés violents le 6 juin 1944 : un parcours historique de découverte des licux, réalise de maniére trés pédagogique, permettra abrite en particulier le Musée Air dédié aux troupes améri caines : uniformes, véhicules, pla Douglas C47, objets donnés Site incontournable de Pogasus Bridge, le cafe Gondrée renferme un nombre impressionnant de souvenirs offerts Per les uétérans bntanniques, ce musée. La petite localité abrite -lise romane dont lune halte aussi reposante qu’instruc tive. Toujours dans cette localité, le Musée de occupation propose’ de découvrir une partie plus méconnue de la Normandie : celle de occupa tion. On y trouvera en particulier de rares peintures murales, ceuvres de soldats allemands. Plus 4 ouest, le secteur de Grandcamp-Maisy permet de découvrir deux batteries : celle de Maisy récemment restaurée et celle aussi célabre qu'impressionnante, de la pointe du Hoc qui fut le 6 juin 1944 le théatre des exploits des Rangers di Lieutenant-Colonel Rudder, Sur le front de mer, dans l'agglomération de Grandeamp, le 7 juin 4944, un musée est dédié atx Rangers, unites élite présentes sur tous les fronts, Voici maintenant Omaha Beach et sa plage de sinistre mémoire, A Vierville sur Mer, le Musée DDAY Omaha ren. ferme un nombre impressionnant de matériels les plus divers : il est Iii tiative d'un passionné, Michel Bris- sard, Deux autres musées sont ins tallés dans ce secteur, & Colleville sur Mer : le Musée Mémorial d' Omaha Beach 4 Saint Laurent sur Mer et le Musée de la Big Red one. Le premier rnommé propose de trés intéressantes, Ertrée du Musée ODay Omaha de Vivi sur Mer. rare canon tracts Pak a3 de 82 mm sqipancertaines Units antchars est Tune des cess pou cores Pr Michel Bssard et son eauine oe objets divers récupérés des combats et mannequins. Le second, ainsi que Vindique son nom est entiérement réseau de défense élaboré et permet: consaré ila obldbre division d'infan- tent de mesurer Tardeur de latch terieaméricaine, Loindeselimiteraux confige aux Regiment Combat Team, le rmusées, on effectuera une visite com- 6 juin 1944. Une halte au cimetidre pléte de St Laurent sur Mer jusqu’’s de Collevlle sur Mer permettra de ne Collevlle sur Mer oit de nombreux pas se méprendre sur ls effets de tout ouvrages duu mur de I'atlantique res. confit etn tent les témoins muets du drame qui héroiques : les 9 387 tombes ornées s'y est nou€ 65 ans plus tt. Les ves- de croix blanches sont la pour rappel tiges du WN 62, & Vextrémité droite ler que la guerre est avant tout une Omaha Beach, donnent un apersu du _tragédie Le Musée DUtah beach n voir que des épisodes 75 Intériour du Musée de Saint Laurent Sur Mer : de nombreuses mises en scbne ‘Fepoque rogreupant la fois matériel, \ehicules et armement sont proposees ‘5u public sur le theme de assaut 2 Omaha Beach. par le biais d'un court métrage projeté sur toute la circonférence de la salle 4 ne pas manquer. Quelques kilomé: tres plus loin, & Longues sur Mer, les Emotions emmagasinées 4 Arroman: ches seront évacuées par une prome nade vivifiante sur le site dela batterie, armée en 1944 par quatre pidces de 50 mm Thi C/36. Lintérét principal de ce site incontournable est qu'il pré sente un exceptionnel ensemble d’épo- aque, la plapart des canons équipant le rmurde I’ Atlantique ayant été eédés aux fermalleurs aprés guerre, Le pas de tir, resté en trés bon état, fut rendu célé bre par l'une des scenes cultes du Jour Te Plus Long. Poursuivant ce circuit de see Moncite THeManIoue 26 Du port artificiel d’Arromanches, bap- tise « Port Winston », il ne reste que circulaire est un point de passage for tement conseillé tant offre une vision absolument surprenante du Jour J mettant en paralléle les deux camps démowvants vest s, mais ce quill fen subsiste permet avoir une idée précise de la formidable entreprise que fut Vopération Mulberry, vérita ble centre névralgique de la Bataille de Normandie (Un ponton métalli que reconstitu ble Vierville sur Mer). Outre une belle collection d’uniformes, le Musée du débarquement, en centre ville, propose tution de ce port artiiciel dont un ingénieux systéme de vérins hydrau liques permettait de suivre le niveau des marées ! Last hut not lei, le cinéma L ‘8CoIS Delos est par ailleurs vis: Lune des casemates de la batterie de Lngues ‘sur Mer posséde a rare particulars avoir conserve ‘a pce dardierie quia échappé aux errailages ‘apresguerre découverte, nous marquerons.une halte au Musée Gold Beach, a Ver sur Mer, ce secteur de plage restant aujourd'hui encore le plus méconnu : il fut enleve par les hommes de la 50* infantery Divi ion « Northumbrian », Cette unite libéra également Bayeux, sous-préfec ture du Calvados qui marque la pro: chaine étape : le Musée Mémorial pré sente 4 a fois panneaux, uniformes et vehicules 4’époque. Face & lui, le cimetiére britannique consacre le ti but payé & la liberte par les troupes de Grande-Bretagne. Place maintenant au secteur Canadien, de Juno Beach : ce circuit thématique débute parla petite cité de Coursculles Le Musée Memorial de Bayeux présente de nombreux vehicules, unformes, ‘et objats ie 8 I Batale de Normand. (Ce Sherman Duplex Drive install ‘ Courseiles sur Mer rappel. ‘de maniere originale le lourdtribut paye par les Canadiens lors dela Bataille {2 Normandie. sur Mer et le Juno Center, consacré aux troupes canadiennes durant la Seconde Guerre mondiale : expo: sition orientée de maniére trés péda- ‘gogique permettra de se familiariser avec ces soldats venus d'outre Atlan tique. Sur le front de mer, on pourra encore observer une position pour piéce de Kwk (50) ainsi qu’un Sherman Duplex Drive dont la présence rappelle engagement du Firs: Hussars le 6 juin 1944, A Berniéres sur Mer, quelques vestiges sont encore visibles, 4 proxi- mitédumonumentdédiéau Régiment de la Chaudiére (3° Division d'infan- terie). Malheureusement, la restruc- turation de la céte de Nacrea emporté avec elle bon nombre d’ouvrages for tifiés : hormis quelques blockhaus épars conserves titre de témoins de Phistoire, il ne subsiste que de rares ‘ouvrages situés la plupart du temps sur des propriétés privées, Sword Beach est assez avare en. vestiges, mais des ‘monuments ont été érigés pour rap. peler le visiteur 4 Histoire 4 Lion sur Mer et Hermanville sur Mer. Un peu plus loin, & Colleville Montgomery un ‘monumentcélabrele lieude débarque: ‘ment du commando Kieffer au lieu dit « La Bréche » faisant face & une case- mate pour pide de 75 mm, intégrée Nonna ean fe pun unten sen coran uae, ml Pun RA Caen a grsacnnt srk erga or oer re a ap onlons came a pall nfs, A Oulotreham, queues Tobruk au Sip 20, Aprés avoir traversé le vil lage, un peu plus encaissé dans les ter res, un détour s'impose jusqu’au site Hillman, qui était le PC du 736. Gre rnadier Regiment (716. ID) commandé par l'Oberse Krug. Ce complexe trop eu connu s‘étendait pourtant sur 22 hectares et fut l'une des causes de Péchec devant Caen le 6 juin au soir. ainsi que trois rangées de « dents de dragons », obstacles antichars instal lésen bordure de plage, On marquera égalementunehalteaur monument bap. tise « la flamme », Grigg en hommage 7 Vancion poste dabeervation de Tie 4 Stp 8 de Ouistrohar Riva Balla brite ‘maintenant le Musée du grand bunker. oR: mrt dou copie fs Plus enretrat le pett mu foents quil propode sur unite de Philippe Kiefer. La vite @ Oust ham achvera pat la dlcouverte du Musée du Grand Bike, impotent uvrage gui constitute ps det du Sip 8 ir Bela, De nombr mieux apprchender Ia vie dans Pun des eifcs dT Alon Ce panorama du Jour J prend fin & Bénouville, dont le célébre Pon surnomme Pegasus Bridge (NDLA : all sion fate & 'inigne de la 6" Airborne) reste I'un des sites de I’espace histori que les plus vsités, Le pont d'origine, restauré, est exposé au Mémorial Pegasus, non loin de li, qui comme son nom Pindique est’ entiérement dédié aux acroportés.britanniques Collections diverses, matéricls, uni- formes, reproduction d’un_planeur Horse, documentaires, se mélent et proposent au final tous les ingrédients dune visite réussie. Llespace histo rique de Normandie reste done un extraordinaire centre culturel & ciel ouvert pour qui souhaite découvrit Arroceasion des cécémonios te Musée cu Dead Men's ‘Comer organise un raseemblement 4 reconstition sins ‘quune marche du souvenir Sur cette phato, on absarvera ia qualité