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Le point sur La gestion des fréquences radio Les applications de communication et diffusion par
Le point sur
La gestion des fréquences radio
Les applications de communication et diffusion par radio cohabitent dans un ensemble borné : à une
fréquence, un instant et un lieu donnés, on ne peut avoir qu'une seule onde porteuse d'un signal
intelligible. Le spectre radio, domaine public de l'Etat, est une ressource rare gérée par différents
acteurs institutionnels. Parmi ceux-ci, l'ARCEP est chargé des fréquences ouvertes aux services de
télécommunications ; elle en autorise l'utilisation suivant différentes méthodes. Dans l'avenir, une
utilisation plus efficace du budget radio permettra d'optimiser la gestion du spectre.
Les fréquences radio : une ressource rare
Principe physique
Synthèse
Les technologies dites hertziennes (ou radio) sont basées sur la radiodiffusion : des ondes électromagnétiques, portant
les signaux à transmettre, sont émises dans l'air. Physiquement, une onde électromagnétique correspond à une variation
régulière de la valeur du champ électromagnétique, en un point donné. Le nombre de variations par seconde est la
fréquence de l'onde. A un instant et en un lieu donnés, il ne peut avoir qu'une seule onde d'une fréquence donnée. Si on
génère plusieurs ondes de même fréquence, alors il n'est plus possible de distinguer les différents signaux, portés par
chacune des ondes (phénomène d'interférences). A l'inverse, plusieurs signaux radio peuvent cohabiter sans
interférences si leurs fréquences sont différentes.
Le spectre radiofréquence : un ensemble borné
La famille des ondes électromagnétiques inclue les ondes radio et les micro-ondes mais aussi la lumière visible, les
rayons X
Le spectre radiofréquence utilisé par les technologies de transmission radio s'étend de quelques hertz à
300 gigahertz. Toutes les applications radio (télévision, radiophonie, téléphonie mobile, réseaux d'accès internet sans fil,
applications militaires, communications avec les satellites
)
doivent cohabiter dans cet intervalle clos et inextensible.
Plus la fréquence utilisée est basse, plus la portée des ondes est élevée et plus les ondes sont capables de
traverser les obstacles. En revanche, la fréquence détermine la capacité de transport d'information de l'onde : plus la
fréquence est élevée, plus les variations de signal sont nombreuses dans un intervalle de temps donné. Or l'information
numérique est constituée de variations du signal représentant les successions de 0 et de 1
Application
Fréquence
(les bits) ; plus le signal varie souvent, plus on peut véhiculer de bits par seconde, et donc
plus la vitesse de transmission de l'information numérique est élevée.
Radio FM
≈ 100 MHz
De ces deux contraintes, l'une poussant à l'utilisation de fréquences basses, l'autre à
l'utilisation de fréquences hautes, on déduit qu'il existe un ensemble de fréquence
constituant le meilleur compromis entre vitesse de transmission et portée ; il s'agit
des fréquences de l'ordre de quelques centaines à quelques milliers de MHz. Les
applications consistant à desservir des utilisateurs répartis sur un territoire ont tendance à
se concentrer dans cette partie réduite du spectre. Cette concentration et le bornage
physique du spectre font des fréquences radio une ressource rare.
TNT
GSM
UMTS
Wi-Fi (b-g)
WiMAX
450-860 MHz
≈ 900 MHz
≈ 2100 MHz
≈ 2400 Mhz
≈ 3500 MHz
Fréquences utilisées en France par
quelques applications de
communication grand public
Acteurs chargés de la gestion de la ressource
Répartition des rôles
Le spectre radio fait partie du domaine public de l'Etat. Afin de permettre la cohabitation des différents émetteurs d'ondes
radio, plusieurs acteurs institutionnels fixent les règles : type d'application autorisé (fixe ou mobile, civile ou militaire ),
limitation de puissance (afin de limiter la portée et le niveau de pollution radioélectrique), localisation des stations
Ainsi, l'Agence Nationale des Fréquences Radio (ANFR) attribue des portions du spectre radio (c'est-à-dire des
bandes de fréquence) à différentes autorités, comme par exemple l'ARCEP, le CSA, l'Aviation Civile
Ces affectataires
peuvent utiliser les fréquences pour leurs besoins propres ou bien les attribuer à des entités utilisatrices (éventuellement
après les avoir redécoupées en plus bandes plus étroites) par l'attribution de licences d'autorisation d'émettre.
Ces différents acteurs sont également chargés de fixer les limites réglementaires (puissances, fréquences) que doivent
respecter les objets grands publics émettant des ondes radio (téléphones fixes sans fil, jouets radiocommandés, puces
RFID, etc.) afin d'éviter que ceux-ci ne perturbent la propagation des signaux en extérieur.
L'ensemble des règles d'utilisation des fréquences fait l'objet de travaux d'harmonisation aux niveaux européen et
mondial, d'une part pour faciliter la conception et la commercialisation d'équipements sur les marchés internationaux,
d'autre part pour éviter les éventuels problèmes d'interférences aux frontières, liés à des règles de
d'autre part pour éviter les éventuels problèmes d'interférences aux frontières, liés à des règles de gestion différentes.
L'exemple de l'ARCEP
L'ARCEP est chargée de définir les conditions d'utilisation des fréquences dédiées
aux services de communications électroniques (téléphonie et internet en
particulier). Pour cela, l'ANFR lui attribue certaines bandes de fréquences.
Méthode d'attribution des autorisations
Dans les bandes qui lui sont attribuées par l'ANFR, l'ARCEP délivre les
autorisations d'émettre suivant différents modes d'autorisation. Le plus permissif
est celui des bandes libres, dans lesquelles tout le monde est autorisé à émettre,
sous certaines conditions (en particulier une puissance du signal limitée). C'est le
cas de la bande 2,4 GHz, utilisée notamment par le Wi-Fi. Le second mode
d'autorisation est dit "au fil de l'eau" : les autorisations sont délivrées suivant la
règle du "premier arrivé, premier servi" ; cette méthode est utilisée lorsque les
fréquences mises en jeu sont relativement peu sollicitées. Enfin la troisième voie
groupe Aménagement
Numérique
des Territoires
CETE de l'Ouest
MAN – rue René Viviani
BP 46223
44262 Nantes cedex 2
téléphone :
est celle des autorisations délivrées après appel à candidatures ; cette méthode est utilisée lorsque la quantité de
fréquences disponible sera probablement insuffisante pour satisfaire tous les candidats. C'est la solution qui a été
employée pour les licences de téléphonie mobile (GSM et UMTS) ou encore pour la bande des 3,5 GHz utilisée pour le
WiMAX. Les critères de choix peuvent porter sur
02
40 12 83 01
télécopie :
02
40 12 84 44
Type d'autorisation,
la somme proposée par le candidat, ses
engagements sur la couverture du territoire, les
services qu'il prévoit de proposer
Fréquences
Usage
cete-ouest
méthode d'attribution
@equipement.gouv.fr
Wi-Fi
Bande 2,4 GHz
802.11b/g
Bande libre (sous
conditions d'usage)
Réseaux locaux sans fil, petites
boucles locales radio
Les différents types d'autorisation
WiMAX
Bande 3,5 GHz
Allotissement par région
après appel à candidatures
Boucles locales radio (desserte
haut débit sans fil)
Il existe deux types d'autorisations. L'assignation
consiste à autoriser une station d'émission à un
endroit précis et une fréquence donnée.
L'allotissement consiste à autoriser d'émettre
dans une fréquence donnée, mais en laissant la
liberté quand au positionnement des stations
(sous réserve du respect des éventuelles
servitudes de protection radioélectrique).
Faisceaux
hertziens
Différentes
bandes entre 3
et 40 GHz
Allotissement/assignation,
généralement au fil de l'eau
Liaisons point-à-point, par
exemple pour relier entre elles
des stations de téléphonie mobile
GSM
Bandes 900
MHz et 1,8 Ghz
Allotissement national après
appel à candidatures
Réseau de téléphonie mobile 2G
Quelques exemples gérés par l'ARCEP
Note : une autorisation porte bien sur une bande, càd un intervalle de fréquences, et non sur
une fréquence ponctuelle. Par exemple, la bande libre 2,4 GHz correspond en fait aux
fréquences comprises entre 2,4000 et 2,4835 GHz.
Evolutions
L'évolution des applications entraîne une évolution des besoins. Par exemple, le remplacement de la télévision
analogique par la télévision numérique terrestre permet de libérer certaines bandes de fréquences ; ce « dividende
numérique » intéresse de nombreux acteurs car les fréquences concernées se situent dans le domaine des centaines
de MHz, particulièrement adapté (comme expliqué précédemment) aux applications de téléphonie mobile, desserte
haut débit ou encore télévision locale.
L'électronique, les techniques de codage et le multiplexage (transport de plusieurs signaux distincts sur un même
canal) se perfectionnent, permettant de transporter davantage de bits utiles par hertz. Un peu plus loin dans l'avenir, la
radio cognitive apporte des perspectives de gestion plus dynamique du spectre. Selon l'ARCEP, à un instant
donné, seul 20% du spectre est utilisé. Si les réseaux radio sont capables de s'adapter en temps réel en choisissant
eux-mêmes d'émettre dans une fréquence peu encombrée, on peut décloisonner les bandes de fréquences et
autoriser plusieurs utilisateurs sur les mêmes bandes.
Sur internet
Dossier Fréquences sur le site de l'ARCEP : http://www.arcep.fr/index.php?id=8807
Radio sur Wikipedia (page en anglais) : http://en.wikipedia.org/wiki/Radio
Agence Nationale des Fréquences Radio (ANFR) : http://www.anfr.fr
Contact
Stéfan Le Dû – Chargé d'études techniques
Groupe Aménagement Numérique des Territoires – CETE de l'Ouest
stefan.le-du@equipement.gouv.fr –
téléphone : 02.40.12.85.36
Dernière mise à jour : 22 novembre 2006. La dernière version de ce document est disponible sur intranet : http://extranet.ant.cete-ouest.equipement.gouv.fr
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