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iches

ratiques

de la police territoriale

n° 193 Juin/Juillet 2017
n° 193
Juin/Juillet 2017

JURISPRUDENCE

Mendicité : le maire peut l’interdire lorsqu’elle porte atteinte à l’ordre public

S’il appartient au maire, en application des pouvoirs de police qu’il tient des articles L.2212-1 et L.2212-2, 1° et 2°, de prendre les mesures nécessaires pour assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques, les interdictions édictées à ce titre doivent être strictement proportionnées à leur nécessité. Le maire peut, par arrêté, interdire dans certaines rues et sur certaines places de la ville, du 15 mai au 15 septembre, de 9 heures à 20 heures, toutes sollicitations financières à l’égard des passants, lorsqu’elles sont de nature à entraver la libre circulation des usagers ou de porter atteinte

à la tranquillité ou au bon ordre public. Cet arrêté n’édicte précisément, eu égard à sa formulation, aucune

interdiction de principe mais conditionne seulement l’exercice des activités qu’il mentionne à l’absence d’at- teinte à l’ordre public.

CAA Lyon, n° 16LY03766 du 6 avril 2017, Ligue française pour la défense des droits de l’homme et du citoyen.

pour la défense des droits de l’homme et du citoyen. JURISPRUDENCE Stationnement sur le trottoir gênant

JURISPRUDENCE Stationnement sur le trottoir gênant le cheminement des piétons : le maire doit intervenir

En application de l’article L.2213-2 du CGCT, il appartient au maire, dans l’exercice de ses pouvoirs de police, de déterminer les modalités d’arrêt et de stationnement des véhicules dans l’intérêt de la sûreté et de la commodité de la circulation sur les voies à l’intérieur de la commune. Lorsque le sta- tionnement de véhicules sur le trottoir le long d’une rue aux heures d’entrée et de sortie de l’école com- munale est de nature à gêner considérablement le cheminement des piétons et la desserte d’une habi-

tation, constituant ainsi une atteinte au droit d’accès

à leur propriété pour les riverains et à l’usage normal

du trottoir pour les piétons, le maire ne peut s’abs- tenir d’y porter remède.

CAA Nantes, n° 16NT00732 du 12 avril 2017, M. et M me B.D.

Vente ambulante sur les plages : le maire peut l’interdire sur les plages les plus fréquentées

Il appartient au maire de réglementer dans l’intérêt de la sécurité, de la tranquillité et de la salubrité publiques et plus généralement de l’ordre public, la vente de marchandises par des commerçants ambu- lants. Il peut ainsi interdire par arrêté, sur certaines plages, la vente ambulante, le colportage de glaces, beignets ou tout autre produit du 1 er juin au 15 septembre. Eu égard à l’importante fréquentation de ces plages, l’activité de vente ambulante présente, pour la circulation et l’ordre public, des inconvénients de nature à justifier l’interdiction édic- tée. Compte tenu de l’existence d’autres lieux où les marchands ambu- lants peuvent exercer leur activité, notamment sur sept autres plages de la commune, ainsi que sur les abords immédiats des plages en cause, le maire a pu, sans porter une atteinte illégale au principe de la liberté du commerce et de l’industrie, restreindre l’exercice du com- merce ambulant par cette mesure d’interdiction qui, bien que concer- nant toute la période estivale, ne présente pas de caractère général et absolu.

CAA Marseille, n° 16MA03890 du 9 mai 2017, SARL Sosogood.

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LES 4 FICHES PRATIQUES DU MOIS : • La procédure du relevé d’identité (1) applicable
LES
4 FICHES PRATIQUES DU MOIS :
• La procédure du relevé d’identité (1) applicable
aux agents de police municipale
• Verbaliser la conduite d’un véhicule à une vitesse
excessive eu égard aux circonstances
• L’usage des armes par le policier municipal (2) :
la légitime défense
• Législation funéraire (6) : l’exhumation
des armes par le policier municipal (2) : la légitime défense • Législation funéraire (6) :

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LÉGISLATION – RÉGLEMENTATION

Ancien sentier piéton situé sur une propriété privée :

le maire ne peut enjoindre au propriétaire de le rouvrir à l’usage du public

Lorsque la cour d’appel a décidé que l’emprise d’un ancien sen- tier piéton situé sur une parcelle appartient aux propriétaires de cette parcelle, et à supposer même que ce chemin ait été antérieurement ouvert à la circu- lation du public, le maire ne tient pas des dispositions de l’article L.161-5 du code rural et de la pêche maritime le pouvoir de

réglementer la circulation sur ce chemin. Le propriétaire d’une voie privée ouverte à la cir- culation publique est en droit d’en interdire à tout moment l’usage au public. Dès lors, le maire ne peut enjoindre aux propriétaires de rouvrir le chemin à la circulation et à l’usage du public.

CAA Nancy, n° 16NC00507 du 30 mai 2017, M. A E et M me C.D.

n° 16NC00507 du 30 mai 2017, M. A E et M m e C.D. Circulation de

Circulation de troupeaux de bovins :

le maire peut la réglementer pour des motifs de salubrité publique

Le maire peut interdire, pour préserver la salubrité publique et la propreté des voies publiques, du 1 er mars au 30 novembre, la circulation des troupeaux de bovins sur une portion de voie communale qui cause des nuisances, pour les riverains de la voie publique, liées plus particuliè- rement aux déjections de ces animaux lors de leur passage. Son arrêté ne porte pas une atteinte disproportionnée aux conditions de fonctionnement de l’exploitation agricole concernée, dès lors qu’un chemin de substitution, dont l’allongement reste limité, a été réalisé par la commune pour permettre aux troupeaux de l’éleveur d’accéder aux zones de pâturage sans emprunter la portion de voie en cause.

CAA Nancy, n° 16NC00909 du 18 avril 2017, GAEC des Ronchaux.

Alain Larrain, administrateur territorial hors classe

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complet des fiches et l’index alphabétique sur : Courrier des lecteurs Dans quelles circonstances prévues

Courrier des lecteurs

et l’index alphabétique sur : Courrier des lecteurs Dans quelles circonstances prévues par l’article L.435-1

Dans quelles circonstances prévues par l’article L.435-1 du code de la sécurité intérieure, les policiers municipaux armés peuvent-ils faire usage de leur arme ?

Précision sollicitée par M me Isabelle Guillaume, chef de service de police municipale 69 740 Genas

Depuis la loi du 28 février 2017 relative à la sécurité inté- rieure, en application de l’article L.511-5-1 du CSI, les agents de police municipale peuvent faire usage de leurs armes dans les conditions fixées prévues à l’article L.435-1 alinéa 1 et 1° du CSI. Les conditions ainsi défi- nies sont :

• en cas de nécessité absolue et de manière strictement proportionnée ;

• lorsque des atteintes à la vie ou à l’intégrité physique sont portées contre eux ou contre autrui ;

• lorsque des personnes armées menacent leur vie ou leur intégrité physique ou celles d’autrui. Cette situation se distingue dans le libellé de l’article L.435-1/5° du CSI, qui ne rentre pas dans les champs où le policier municipal est autorisé à faire usage de son arme : « Dans le but exclusif d’empêcher la réitération, dans un temps rapproché, d’un ou de plusieurs meurtres ou tentatives de meurtre venant d’être commis, lorsqu’ils ont des raisons réelles et objectives d’estimer que cette réitération est probable au regard des informations dont ils disposent au moment où ils font usage de leurs armes ». L’article L.431-1/5° du CSI insiste sur la nécessité de faire usage de l’arme pour empêcher la réitération de meurtres ou de tentatives de meurtre dans des circons- tances définies comme suit :

• un ou des meurtres viennent d’être commis ;

• ces actes vont probablement être réitérés en raison d’informations réelles, objectives et actuelles connues. L’article L.431-1/1 ° du CSI est une situation de légitime défense qui entre dans les compétences de l’agent de police municipale. L’article L.431-1/5 ° du CSI est une situation qui décrit des actes pouvant être de nature terroriste, qui relèvent de la compétence des fonction- naires de police et des gendarmes. En application des autres alinéas de l’article L.431-1 du CSI, les agents de police municipale ne sont pas autori- sés à procéder à des sommations et ce, même lorsqu’ils ne peuvent pas immobiliser un véhicule parce que le conducteur n’obtempère pas à l’ordre de stopper son véhicule et de s’arrêter. Les fiches 133/04 et 134/04 analysent les nouvelles dis- positions relatives à l’usage des armes pour les agents de police municipale avec l’impact de la légitime défense qui leur est imposée par le code de déontologie.

Cécile Hartmann, magistrat

par le code de déontologie. Cécile Hartmann, magistrat Inclus dans votre abonnement Retrouvez les Fiches pratiques

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iches r a t i q u e s de la police territoriale Compétences 131/02
iches r a t i q u e s de la police territoriale Compétences 131/02

iches ratiques de la police territoriale

Compétences 131/02 Juin-Juillet 2017
Compétences
131/02
Juin-Juillet 2017

La procédure du relevé d’identité (1) applicable aux agents de police municipale

L’article 17 de la loi n° 2017-258 du 28 février 2017 a modifié les règles relatives au relevé d’identité prévues par l’article 78-6 du code de procédure pénale. Ces modalités s’appliquent aux agents de police municipale.

Le relevé d’identité : un cadre juridique

• Article 78-6 du code de procédure pénale (loi n° 2017-258 du 28 février 2017) « Les agents de police judiciaire adjoints mentionnés aux 1° bis, 1° ter, 1° quater et 2° de l’article 21 sont habilités à rele- ver l’identité des contrevenants pour dresser les procès-ver- baux concernant des contraventions aux arrêtés de police du maire, des contraventions au code de la route que la loi et les règlements les autorisent à verbaliser ou des contraventions qu’ils peuvent constater en vertu d’une disposition législative expresse. Si le contrevenant refuse ou se trouve dans l’impossibilité de justifier de son identité, l’agent de police judiciaire adjoint mentionné au premier alinéa en rend compte immédiatement à tout officier de police judiciaire de la police nationale ou de la gendarmerie nationale territorialement compétent, qui peut alors lui ordonner sans délai de lui présenter sur-le-champ le contrevenant ou de retenir celui-ci pendant le temps néces- saire à son arrivée ou à celle d’un agent de police judiciaire agissant sous son contrôle. À défaut de cet ordre, l’agent de police judiciaire adjoint mentionné au premier alinéa ne peut retenir le contrevenant. Pendant le temps nécessaire à l’infor- mation et à la décision de l’officier de police judiciaire, le contrevenant est tenu de demeurer à la disposition d’un agent mentionné au même premier alinéa. La violation de cette obligation est punie de deux mois d’emprisonnement et de 7 500 d’amende. Lorsque l’officier de police judiciaire décide de procéder à une vérification d’identité, dans les conditions prévues à l’article 78-3, le délai prévu au troisième alinéa de cet article court à compter du relevé d’identité. »

• Article R.515-10 du code de la sécurité intérieure (décret n° 2013-113 du 4 décembre

2013)

« Lorsque l’agent de police municipale relève l’identité des contrevenants pour dresser les procès-verbaux concernant les contraventions que la loi et les règlements l’autorisent à ver- baliser et que le contrevenant refuse ou se trouve dans l’im- possibilité de justifier de son identité, il doit en rendre compte

Auteur

Vincent Champenois, chef de service de police municipale

Cécile Hartmann, magistrat

immédiatement à tout officier de police judiciaire de la police nationale ou de la gendarmerie nationale territorialement compétent. Si l’officier de police judiciaire de la police nationale ou de la gendarmerie nationale territorialement compétent lui ordonne de lui présenter sur-le-champ le contrevenant, il doit le faire sans délai, en usant, le cas échéant, de la contrainte stricte- ment nécessaire et proportionnée à cet effet. À défaut de cet ordre, l’agent de police municipale ne peut retenir le contre- venant. »

• Mise en perspective L’article 78-6 alinéa 1 du CPP n’a pas été modifié : le relevé d’identité relève de la compétence des agents de police judi- ciaire adjoints. L’article 78-6 alinéa 2 du CPP, indique la procédure à res- pecter par l’agent de police judiciaire adjoint et crée un nou- veau délit pour le contrevenant qui ne respecte pas l’obliga- tion de rester à la disposition de l’agent de police judiciaire adjoint jusqu’à la décision de l’officier de police judiciaire. L’article R.515-10 du CSI n’a pas été modifié. Ses dispositions indiquent le comportement respectueux des règles de déon- tologie qui s’appliquent aux agents de police municipale qui effectue un relevé d’identité.

Le relevé d’identité : compétence de l’agent de police municipale

Aux termes de l’article 78-6/2° du code de procédure pénale, les agents de police municipale sont habilités à effectuer un relevé d’identité lorsque les conditions sont remplies.

Le relevé d’identité : les infractions concernées

« […] La personne qui fait l’objet d’une vérification ne peut être retenue que pendant le temps strictement exigé par l’éta- blissement de son identité. La rétention ne peut excéder quatre heures […] ». Les agents de police municipale sont habilités à procéder au relevé d’identité lorsque l’infraction commise est une contra-

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iches r a t i q u e s de la police territoriale Compétences vention,

iches ratiques de la police territoriale

Compétences
Compétences

vention, et uniquement lorsqu’une disposition législative leur donne une compétence particulière pour relever cette contravention par le biais d’un procès-verbal. Il leur est donc impossible de procéder à un relevé d’identité

dans le cadre d’un délit (sauf disposition législative ou régle- mentaire particulière). Il est ainsi impossible pour les policiers municipaux d’effec- tuer un relevé d’identité à l’égard d’un délinquant appré- hendé par ces derniers à la suite d’un vol. Il est également important de noter que le texte indique que

« […] pour dresser les procès-verbaux », ceci implique que

les policiers municipaux ne peuvent effectuer un relevé d’identité que s’ils procèdent à la verbalisation du contreve- nant. Il est également impossible aux policiers municipaux de pro- céder à un relevé d’identité en l’absence de la commission préalable, par la personne concernée par le relevé d’identité, d’une contravention qu’ils peuvent relever par procès-verbal.

La procédure à suivre lors du relevé d’identité

Lorsque le contrevenant refuse ou se trouve dans l’impossi- bilité de justifier de son identité, les policiers municipaux ne peuvent en aucun cas en rendre compte au maire ou à l’un de ses adjoints.

Il leur faut prendre contact avec un officier de police judiciaire de la police nationale ou de la gendarmerie nationale terri- torialement compétent. Le policier municipal, le garde champêtre doit rendre compte

« immédiatement ». Ceci implique qu’il faut rendre compte à

l’OPJ professionnel dès l’instant où il a connaissance du fait que le contrevenant refuse ou se trouve dans l’impossibilité de justifier de son identité. L’officier de police judiciaire peut alors :

- soit lui ordonner sans délai de lui présenter sur le champ le contrevenant ; - soit lui ordonner de retenir le contrevenant le temps néces- saire à l’arrivée de l’OPJ sur les lieux ou à l’arrivée d’un agent de police judiciaire agissant sous le contrôle de l’OPJ.

De plus, l’article 78-6 du code de procédure pénale indique :

« […] Pendant le temps nécessaire à l’information et à la déci-

sion de l’officier de police judiciaire, le contrevenant est tenu

de demeurer à la disposition d’un agent mentionné au même premier alinéa. La violation de cette obligation est punie de deux mois d’emprisonnement et de 7 500 d’amende ».

La circulaire du 7 mars du ministre de la Justice, relative à la présentation des dispositions de droit pénal ou de procédure immédiatement applicable de la loi n° 2017-258 du 28 février 2017 relative à sécurité publique, précise que les agents de police judiciaire adjoints, dont les agents de police municipale disposent « d’un pouvoir de contrainte strictement limité à la

durée nécessaire pour conduire le contrevenant devant l’offi- cier de police judiciaire ». Il ressort de ces nouvelles dispositions de l’article 78-6 du code de procédure pénale que le fait pour un contrevenant, qui est dans l’impossibilité ou qui refuse de justifier de son identité, de ne pas demeurer à la disposition d’un policier municipal pendant le temps nécessaire à l’information et à la décision de l’officier de police judiciaire territorialement compétent constitue un délit puni d’une peine d’emprison- nement de deux mois et de 7500 d’amende. - Natinf 32249 : « Violation de l’obligation de demeurer à la disposition d’un agent de police judiciaire adjoint habilité à relever l’identité d’un contrevenant ». - Textes applicables : articles 21, 1° bis, 1° ter, 1° quat, 2°, 78-6 al. 2 du code de procédure pénale.

Dans cette hypothèse, conformément aux dispositions des articles 53 et 73 du code de procédure pénale relatifs au flagrant délit, les policiers municipaux pourront alors utiliser la coercition pour appréhender le délinquant et le mettre à disposition de l’OPJ.

Si l’OPJ ordonne au policier municipal de lui présenter le contrevenant sur-le-champ, et dans l’hypothèse où ce der- nier refuserait de suivre le policier municipal, l’article R.515- 10 du code de la sécurité intérieure indique que : « […] Si l’officier de police judiciaire de la police nationale ou de la gendarmerie nationale territorialement compétent lui ordonne de lui présenter sur-le-champ le contrevenant, il doit le faire sans délai, en usant, le cas échéant, de la contrainte stricte- ment nécessaire et proportionnée à cet effet. […] »

Si le contrevenant oppose une résistance violente, ce com- portement constitue une rébellion conformément aux dispo- sitions de l’article 433-6 du code pénal, délit puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. (article 433-7 du code pénal).

Ainsi, dans l’hypothèse où l’officier de police judiciaire terri- torialement compétent ne donne pas l’ordre au policier muni- cipal de lui présenter sur-le-champ le contrevenant ou de retenir celui-ci pendant le temps nécessaire à son arrivée ou à celle d’un agent de police judiciaire agissant sous son contrôle, le policier municipal doit laisser partir immédiate- ment le contrevenant et se contenter d’un recueil d’identité.

Lorsque l’officier de police judiciaire décide de procéder à une vérification d’identité, dans les conditions prévues à l’article 78-3, le délai doit se faire dans les 4 heures qui suivent le relevé d’identité.

La prochaine fiche analysera la procédure du relevé d’iden- tité applicable au garde champêtre.

du relevé d’iden- tité applicable au garde champêtre. Inclus dans votre abonnement Retrouvez les Fiches pratiques

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iches r a t i q u e s de la police territoriale Compétences 132/02
iches r a t i q u e s de la police territoriale Compétences 132/02

iches ratiques de la police territoriale

Compétences 132/02 Juin/Juillet 2017
Compétences
132/02
Juin/Juillet 2017

Verbaliser la conduite d’un véhicule à une vitesse excessive eu égard aux circonstances

Outre le respect des limitations de vitesse prescrites par le code de la route, les conducteurs usagers doivent adapter leur vitesse en fonction de certaines circonstances sous peine de sanction. Ainsi, configuration des lieux, météorologie, fluidité du trafic, manque de visibilité etc. déterminent la conduite qui s’impose aux automobilistes.

Obligation de réduire la vitesse du véhicule en mouvement : le cadre légal

• Article R.413-17 du code de la route « I. -Les vitesses maximales autorisées par les dispositions du présent code, ainsi que celles plus réduites éventuellement prescrites par les autorités investies du pouvoir de police de la circulation, ne s’entendent que dans des conditions opti- males de circulation : bonnes conditions atmosphériques, trafic fluide, véhicule en bon état. II. — Elles ne dispensent en aucun cas le conducteur de rester constamment maître de sa vitesse et de régler cette dernière

en fonction de l’état de la chaussée, des difficultés de la cir- culation et des obstacles prévisibles.

III. — Sa vitesse doit être réduite :

1° Lors du croisement ou du dépassement de piétons ou de cyclistes isolés ou en groupe ; 2° Lors du dépassement de convois à l’arrêt ; 3° Lors du croisement ou du dépassement de véhicules de transport en commun ou de véhicules affectés au transport d’enfants et faisant l’objet d’une signalisation spéciale, au moment de la descente et de la montée des voyageurs ; 4° Dans tous les cas où la route ne lui apparaît pas entière- ment dégagée, ou risque d’être glissante ;

5° Lorsque les conditions de visibilité sont insuffisantes (temps de pluie et autres précipitations, brouillard…) ; 6° Dans les virages ; 7° Dans les descentes rapides ; 8° Dans les sections de routes étroites ou encombrées ou bordées d’habitations ; 9° À l’approche des sommets de côtes et des intersections où la visibilité n’est pas assurée ; 10° Lorsqu’il fait usage de dispositifs spéciaux d’éclairage et en particulier de ses feux de croisement ; 11° Lors du croisement ou du dépassement d’animaux.

IV. — Le fait, pour tout conducteur, de ne pas rester maître de

sa vitesse ou de ne pas la réduire dans les cas prévus au présent article est puni de l’amende prévue pour les contra- ventions de la quatrième classe.

Auteur

David Lévi-Valensi,

police municipale Aix-en-provence, intervenant CNFPT

Si les articles R.413-1 à R.413-14-1 indiquent quelles sont les vitesses que les conducteurs de véhicules ne doivent jamais dépasser, l’article R.413-17 définit quant à lui les cas dans lesquels ces vitesses doivent être diminuées. Ainsi, ne pas ralentir son véhicule lorsque les circonstances le nécessitent entraîne une contravention de la quatrième classe. » L’article R.413-17 du CR est d’interprétation stricte. S’agissant d’une liste restrictive de circonstances, l’agent verbalisateur se bornera à viser l’une d’entre elles pour maté- rialiser l’infraction. Ainsi, la constatation de cette dernière ne reposera pas sur une appréciation personnelle de l’auxiliaire de justice mais sur l’élément légal décrit à l’article R.413-17 du code de la route. Or, dans la pratique, il n’est pas rare de voir que certains personnels répriment cette infraction après la survenue d’un accident de la circulation routière. Pour fonder leur procès-verbal, ces agents arguent que, si le conducteur était resté maître de sa vitesse, il aurait pu éviter l’accident dans lequel il est impliqué. Consécutivement, les officiers du Ministère public sont saisis par des défendeurs qui, pour être renvoyés des fins de pour- suites, mettent en avant le non-respect des conditions de l’article 429 du code de procédure pénale ; article qui dispose que pour être valable, un procès-verbal doit rendre compte de ce que son auteur a vu, entendu ou constaté personnel- lement. Or, s’il n’est pas sur place au moment de la survenue de l’accident, le rédacteur de la procédure travaille sur des déductions et non pas des constatations. Ainsi, en omettant les dispositions légales de l’article 429 du CPP, le procès- verbal perd la nécessaire force probante qui doit lui rester attachée, ce qui contraint les officiers du ministère public à abandonner les poursuites pénales.

Sanctions et mise en œuvre des mesures connexes

Cette contravention étant issue du code de la route (CR- Natinf 213), les dispositions de l’article R.48-1 du CPP requièrent la mise en œuvre de la procédure de l’amende

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iches r a t i q u e s de la police territoriale Compétences forfaitaire.

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Compétences
Compétences

forfaitaire. Ainsi, l’automobiliste condamné devra s’acquitter sous 45 jours d’un montant de 135 euros. Pour bénéficier de la minoration à 90 euros, la somme devra être réglée dans les 15 jours qui suivent l’établissement de l’avis de contra- vention. En cas de non-paiement de l’amende, le montant de celle-ci sera majoré et la somme due s’élèvera à 375 euros. Cette contravention n’entraînant pas de suspension du per- mis de conduire, le dépistage de l’alcoolémie et des produits ou plantes classés comme stupéfiants sera facultatif. Ces dépistages, s’ils sont autorisés, s’opéreront sur ordre et sous la responsabilité permanente de l’officier de police judiciaire territorialement compétent.

Compétence des agents

Le défaut de maîtrise de la vitesse des véhicules eu égard aux circonstances n’étant pas listé parmi les contraventions figurant à l’article R.130-2 du CR, les policiers municipaux recourront au procès-verbal pour relever cette infraction qui n’entraîne aucun retrait de point. De fait, ils pourront mettre en œuvre les dispositions de l’article 78-6 du CPP qui auto- rise le relevé d’identité. À noter que, listée par l’article R.130-3 du CR, cette infraction relève également du champ de compétence des gardes champêtres. Quant aux agents de surveillance de la voie publique, ils n’ont pas de compétence spécifique pour la relever.

Réprimer cette infraction lorsque son auteur n’a pas pu être intercepté

•Article L.121-3 du code de la route (loi n° 2016- 1547 du 18 novembre 2016) – extrait :

« Par dérogation aux dispositions de l’article L.121-1, le titulaire du certificat d’immatriculation du véhicule est redevable pécu- niairement de l’amende encourue pour des infractions dont la liste est fixée par décret en Conseil d’État, à moins qu’il n’éta- blisse l’existence d’un vol ou de tout autre événement de force majeure ou qu’il n’apporte tous éléments permettant d’établir qu’il n’est pas l’auteur véritable de l’infraction. La personne déclarée redevable en application des dispositions du présent article n’est pas responsable pénalement de l’infraction. Lorsque le tribunal de police, y compris par ordonnance pénale, fait application des dispositions du présent article, sa décision ne donne pas lieu à inscription au casier judiciaire, ne peut être prise en compte pour la récidive et n’entraîne pas retrait des points affectés au permis de conduire. Les règles sur la contrainte judiciaire ne sont pas applicables au paiement de l’amende. […] » • Article R.121-6 du code de la route (décret n° 2016-1955 du 28 décembre 2016) – extrait :

« Le titulaire du certificat d’immatriculation du véhicule est, en application de l’article L.121-3, redevable pécuniairement de l’amende encourue pour des infractions aux règles sur :

[…] 8° Les vitesses maximales autorisées prévues aux articles R.413-14, R.413-14-1 et R.413-17 ; […] »

S’agissant d’une infraction relative à la vitesse du véhicule, il peut parfois s’avérer dangereux ou impossible d’intercepter l’auteur de l’infraction. Aussi lorsque le conducteur n’a pas été identifié formellement et que les agents habilités estiment nécessaire de procéder à la verbalisation, les dispositions de l’article R.121-6/8° du CR s’appliqueront rendant responsable pécuniairement le titulaire du certificat d’immatriculation.

Libellé de

Textes

Conduite

l’infraction Natinf

applicables

adaptée

Conduite d’un véhicule à une vitesse excessive eu égard aux circonstances Natinf 213

Prévue par les

TA 4 de 90 (blanc) ou PVe Agent de police

articles R.413-17 ; L.121-3 ; R.121-6-

du code de la

municipale :

route

compétent Garde champêtre :

Réprimée par

 

l’article R.413-17/

compétent

IV

du code de la

ASVP : non compétent

route

Mettre en œuvre la responsabilité pécuniaire du titulaire du certificat d’immatriculation du véhicule

Le titulaire du certificat d’immatriculation du véhicule est condamné par ordonnance pénale ou par jugement suite à

une convocation devant le tribunal de police. Il ne peut pas être condamné par amende forfaitaire. L’amende qui sera infligée est une amende civile qui n’em- porte aucune conséquence de nature pénale :

- pas d’inscription au fichier des permis de conduire et donc pas de retrait de points ;

- pas de suspension du permis de conduire ;

- pas d’inscription au casier judiciaire. Les contraintes judiciaires du recouvrement des amendes pénales ne s’appliquent pas aux amendes civiles.

À retenir

- Les circonstances imposant le ralentissement de l’allure des véhicules sont à rechercher dans une liste limitative qui se compose de 11 cas spécifiques.

- La répression de cette infraction est une amende forfaitaire de la quatrième classe (Natinf 213).

- Cette contravention n’entraîne, ni retrait de point, ni aucune autre peine complémentaire.

- Sous réserve de l’autorisation obligatoirement donnée par un OPJ professionnel, les dépistages de l’alcoolémie et des produits stupéfiants peuvent être effectués.

- Lorsque l’auteur de l’infraction a été intercepté et qu’il est dans l’incapacité de justifier de son identité, les dispositions de l’article 78-6 du code de procédure pénale pourront être mises en œuvre (se reporter à la fiche 131/02).

- Lorsque le véhicule n’a pu être stoppé, la responsabilité pécuniaire incombera au titulaire du certificat d’immatricu- lation.

incombera au titulaire du certificat d’immatricu- lation. Inclus dans votre abonnement Retrouvez les Fiches pratiques

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iches ratiques de la police territoriale

Comportement professionnel
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134/04 Juin-Juillet 2017
134/04
Juin-Juillet 2017

L’usage des armes par le policier municipal (2) : la légitime défense

Les nouvelles dispositions des articles L.511-5, L.511-5-1, L.435-1 du code de la sécurité intérieure modifiés par la loi n° 2017-258 du 28 février 2017 relative à la sécurité publique précisent le cadre juridique de l’usage des armes applicable aux agents de police municipale et ce, par rapport aux règles fixées pour les forces de sécurité de l’État. (Voir fiche 133/04)

C ette évolution des textes ne modifie pas les conditions de port et d’emploi des armes et les règles de déon- tologie des agents de police municipale qui renvoient

l’usage des armes dans les conditions prévues pour la légi- time défense. C’est l’objet de la présente fiche.

L’obligation pour le policier municipal de se trouver en état de légitime défense

• Article R.511-23 du code de la sécurité intérieure (décret n° 2013-1113 du 4 décembre

2013)

« L’agent de police municipale ne peut faire usage de l’arme

qui lui a été remise qu’en cas de légitime défense dans les conditions prévues par l’article 122-5 du code pénal. »

• Article R.515-9 du code de la sécurité intérieure (décret n° 2013-1113 du 4 décembre 2013)

« Lorsqu’il est autorisé, dans les conditions prévues par la loi,

à utiliser la force et, le cas échéant, à se servir de ses armes réglementaires, l’agent de police municipale ne peut en faire usage qu’en état de légitime défense et sous réserve que les moyens de défense employés soient proportionnés à la gravité de l’atteinte aux personnes ou aux biens. » • Mise en perspective Lorsqu’il fait usage de son arme réglementaire le policier municipal doit se trouver en état de légitime défense. L’usage de l’arme doit être proportionné à la gravité de l’atteinte subie par lui-même, autrui, ou un bien.

Les conditions de la légitime défense

• Article 122-5 du code pénal

« N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant

une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui, sauf s’il y a dis- proportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte. N’est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l’exécution d’un crime ou d’un délit

Auteur

Cécile Hartmann,

magistrat

contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu’un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement néces- saire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l’infraction. » • Mise en perspective Le policier municipal se trouve en état de légitime défense :

- lorsqu’il est victime d’une atteinte injustifiée envers lui- même ou autrui ;

- lorsqu’il est nécessaire d’interrompre un crime ou un délit contre un bien ;

- et qu’il se défend simultanément en employant des moyens proportionnés à la gravité de l’atteinte. Les fiches 185/01 et 187/01 développent les conditions juri- diques de la légitime défense.

Comment s’articulent les dispositions nouvelles avec l’exigence de la légitime défense des personnes ?

En application de l’article L.511-5-1 et de l’article L.435-1 du CSI, le policier municipal revêtu de son uniforme ou des insignes extérieurs et apparents de sa qualité peut faire usage de son arme :

– en cas d’absolue nécessité et de manière strictement pro- portionnée ;

– lorsque des atteintes à la vie ou à l’intégrité physique sont portées contre eux ou contre autrui ;

– lorsque des personnes armées menacent leur vie ou leur intégrité physique ou celle d’autrui.

La loi n° 2017-258 du 28 février 2017 relative à la sécurité publique identifie des situations pour lesquelles il sera plus facile pour le policier municipal de démontrer le bien-fondé de l’usage de l’arme. • En exigeant d’être revêtu de l’uniforme et des insignes apparents de la fonction de policier municipal, le législateur donne tout son poids à l’apparence, ce qui n’était pas écrit jusqu’à présent, même si les juges en ont toujours tenu compte.

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• Les atteintes à la vie ou à l’intégrité physique portées contre

le policier municipal ou contre autrui : c’est la situation clas- sique de la légitime défense mais elle est renforcée par la reconnaissance du policier municipal en raison de sa tenue professionnelle.

• Les personnes armées menacent le policier municipal ou

autrui : le législateur introduit ici une situation particulière- ment dangereuse où il sera plus facile de démontrer l’usage de l’arme en état de légitime défense.

La nécessité absolue et le moyen proportionné pour se défendre restent toujours les mêmes, même dans les situa- tions qui justifient l’usage de l’arme. La riposte immédiate prévue par l’article 122-5 du code pénal pour la légitime défense n’est pas exigée par l’article L.435-1 du CSI. La circulaire du 7 mars du ministre de la Justice, relative à la présentation des dispositions de droit pénal ou de procédure immédiatement applicable de la loi n° 2017-258 du 28 février 2017 relative à sécurité publique précise le régime d’usage des armes applicable aux policiers municipaux en indiquant qu’« il s’agit d’une précision de l’application du régime géné- ral de la légitime défense de l’article 122-5 du code pénal repris au 1° de l’article L.435-1 du CSI qui n’a donc pas de conséquence sur le fond du droit existant ».

La charge de la preuve pour le policier municipal

Le policier municipal à qui il est reproché d’avoir fait usage de son arme de manière injustifiée devra toujours démontrer dans le cadre d’une procédure pénale le bien-fondé de sa décision. Les juges apprécient la situation in concreto, c’est- à-dire au cas par cas.

• Le policier municipal a utilisé son arme de service pendant

son service en tenue de service alors qu’il se trouvait victime de violences volontaires portant atteinte à sa vie, à son inté- grité physique ou à celle d’un ou plusieurs collègues, il doit justifier qu’il était dans une situation de nécessité absolue, que l’usage de l’arme était proportionné. Il n’y a plus, en droit, à démontrer la riposte immédiate exigée par l’article 122-5 pour la légitime défense classique.

• Le policier municipal a utilisé son arme de service parce

qu’il était menacé par des personnes armées : il devra démontrer qu’il était en tenue de service, qu’il a utilisé son arme de service que sa vie ou celle d’autre personne était menacée et que ses agresseurs étaient armés. Il doit justifier qu’il était dans une situation de nécessité abso- lue, que l’usage de l’arme était proportionnée. Il n’y a plus, en droit, à démontrer la riposte immédiate exigée par l’article 122-5 pour la légitime défense classique. La menace par une personne armée suffit, il n’y a plus lieu d’attendre qu’elle fasse usage de l’arme.

Le policier municipal qui se trouve dans les deux situations prévues par l’article L.435-1 alinéa 1-1° du CSI n’est plus soumis à la règle de la riposte immédiate, prévue par l’ar- ticle 122-5 du code pénal. Les autres exigences de la légitime défense doivent être réunies : la nécessité absolue et le moyen de défense proportionné.

Les cas de légitime défense qui relèvent du droit commun prévu par les articles 122-5 et 122-6 du code pénal

• La légitime défense des biens

La loi du 27 février 2017 sur la sécurité intérieure ne prévoit pas de dispositions spécifiques pour le policier municipal armé en cas de commission de crime ou de délit contre un bien. Il faut appliquer le cadre juridique de l’article L.122-5 alinéa 2 du code pénal soit :

- un acte de défense strictement nécessaire ;

- par un moyen proportionné à la gravité de l’infraction com- mise contre le bien ;

- sans causer d’homicide volontaire.

• La légitime défense présumée : article 122-6 du code pénal Est présumé avoir agi en état de légitime défense celui qui accomplit l’acte :

1° Pour repousser, de nuit, l’entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité ; 2° Pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence.

Il s’agit des seuls cas où la légitime défense est présumée et qui est une règle générale applicable à tous les citoyens. La légitime défense est présumée s’il est possible de démon- trer que l’usage de l’arme était nécessaire.

- pour repousser de nuit, l’entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité ;

- ou pour se défendre, de jour comme de nuit, dans les situations de pillages, de vols exécutés par plusieurs auteurs avec violence. La présomption de légitime défense est une présomption simple qui peut céder devant la preuve contraire.

Le policier municipal doit respecter non seulement les règles relatives à l’usage de l’arme mais aussi à celles qui sont pré- conisées pour son utilisation. Quelle que soit la gravité à affronter, il faut éviter par son comportement de se trouver dans une situation irrémédia- blement compromise. En cas de mort d’homme du fait du policier municipal, l’arme est retirée dans un premier temps au policier municipal et une procédure judiciaire et administrative est ouverte. Le policier municipal doit bénéficier de la protection statutaire pour être assisté d’un avocat. C’est à l’issue de ces procédures que le port d’arme est autorisé à nouveau ou non à l’agent.

port d’arme est autorisé à nouveau ou non à l’agent. Inclus dans votre abonnement Retrouvez les

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135/04 Juin-Juillet 2017
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Législation funéraire (6) : l’exhumation

Les opérations relatives à l’exhumation appellent des mesures particulières d’hygiène et de respect dû aux morts. Il y a lieu de distinguer les exhumations effectuées à la demande des familles de l’exhumation administrative.

Exhumation et réinhumation dans le même cimetière

La demande d’exhumation est faite auprès du maire de la commune où elle doit avoir lieu, par le plus proche parent de la personne défunte qui doit justifier : de son état civil ; de son domicile ; de la qualité en vertu de laquelle il formule la demande. L’exhumation est un droit opposable à l’administration : le maire ne doit, en aucun cas, apprécier l’opportunité de la demande. Il ne saurait opposer un refus au demandeur que pour des raisons de bon ordre dans le cimetière ou de salu- brité publique. L’exhumation a lieu sans prescription de délai ; toutefois, si le défunt était atteint d’une des maladies contagieuses dont

la liste est fixée aux a) et b) de l’article R.2213-2-1 du CGCT, un délai minimum d’un an à compter de la date du décès est exigé. Cependant, ces dispositions ne sont pas applicables en cas de dépôt temporaire dans un édifice cultuel, un dépôt mor- tuaire ou un caveau provisoire (CGCT, art. R.2213-41). L’exhumation est effectuée soit en dehors des heures d’ou- verture du cimetière au public, soit durant ces ouvertures dans une partie du cimetière fermée au public. Il est à noter que la réinhumation peut avoir lieu dans un autre cimetière d’une autre commune. Si le maire ne donne pas suite à la demande d’autoriser l’exhumation, ce silence équivaut à un refus (décret n° 2015-1459 du 10 novembre 2015, art. 2 et annexe).

Modèle d’arrêté d’exhumation et de réinhumation dans le même cimetière

Le maire de…… (nom de la commune) ;

Vu les articles L.2213-14, R.2213-40 à R.2213-42 du code général des collectivités territoriales ;

Vu la demande en date du…… (date du dépôt de la demande) formulée par…… (nom, prénoms, adresse complète du demandeur) en qualité de plus proche parent du défunt, à l’effet de faire exhumer le corps de feu(e)…… (Nom, prénoms du défunt ou de la défunte), inhumé(e) le…… (date) ;

Vu l’extrait du certificat du décès dressé par le docteur…… (nom et prénom) attestant que le défunt n’était pas atteint par l’une des infections transmissibles dont la liste est fixée aux a) et b) de l’article R.2213-2-1 ;

Arrête

Article 1 – Le demandeur susnommé est autorisé à faire procéder à l’exhumation du corps de feu(e)…… (nom, prénoms du défunt ou de la défunte) en vue de la réinhumation immédiate dans le caveau de famille…… (préciser le nouvel emplacement).

Article 2 – Cette opération sera effectuée le…… (date de l’exhumation), à partir de…… (heure précise), en présence du deman- deur ou de son mandataire…… (nom et prénom du mandataire).

Article 3 – Le directeur des services techniques communaux est chargé de l’exécution du présent arrêté dont l’affichage et la diffusion seront assurés par le directeur général des services dans les conditions habituelles.

Article 4 – Un exemplaire du présent arrêté sera remis au pétitionnaire susnommé. Le délai de recours contre le présent arrêté auprès du tribunal administratif de…… (indiquer le tribunal compétent) est de deux mois.

Fait à…… (nom de la commune), le…… (date)

Le maire

Exhumation administrative

Le maire peut décider de procéder à l’exhumation du corps dans les cas suivants :

- transfert d’un cimetière désaffecté vers un nouveau cime- tière ;

Auteur

Alain Larrain,

administrateur territorial hors classe

- constatation de l’état d’abandon d’une concession funé- raire. En dehors de ces deux cas, il ne peut imposer aux familles concernées des exhumations en relation directe avec l’orga- nisation du cimetière communal.

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Dans le cas de reprise de concession en état d’abandon, le maire peut, trente jours après la publication et la notification de l’arrêté prononçant cette reprise, et une fois enlevés les matériaux des monuments et les emblèmes funéraires restés sur la concession, faire procéder à l’exhumation des restes des personnes inhumées dans la sépulture. Un terrain dont les corps n’ont pas été auparavant exhumés ne peut être concédé à nouveau. Les restes des personnes exhumées sont alors réunis dans un cercueil de dimensions appropriées dénommé « reliquaire » ou « boîte à ossements » ou encore « cercueil de réduction » et aussitôt réinhumés dans l’ossuaire aménagé à cet effet (CGCT, art. L.2223-4). Les noms et prénoms des personnes dont les restes ont été exhumés et réinhumés dans l’ossuaire sont consignés dans le registre ad hoc du cimetière ou gravés sur la stèle de l’ossuaire, ou du jardin du souvenir en cas de crémation.

Les communes doivent prendre en charge sur leur budget les frais générés par les opérations suivantes : exhumation, transferts, réinhumation ou crémation des restes des per- sonnes concernées. Il est à noter que l’article 24 de la loi n° 2011-525 du 17 mai 2011 de simplification et d’amélioration de la qualité du droit exclut expressément le paiement de vacations à l’occasion des opérations d’exhumation effectuées lors de la reprise des concessions et des sépultures échues ou abandonnées qui, en vertu de la jurisprudence du Conseil d’État, étaient jusque-là dues pour chaque corps exhumé. De ce fait, les communes ne sont plus dans l’obligation de faire surveiller les opérations d’exhumation. Il n’en demeure pas moins que les maires restent responsables de l’exécution de ces opé- rations qui présentent des risques particuliers de vols ou d’atteintes à l’intégrité des cadavres.

Modèle d’arrêté d’exhumation administrative

Le maire de la commune de…… (nom de la commune) ;

Vu le code général des collectivités territoriales, notamment ses articles L.2223-4 et R. 2223-20 ;

Vu l’arrêté municipal en date du…… (date de l’arrêté) ordonnant la reprise de la concession de feu(e)…… (nom, prénoms du ou de la titulaire de la concession), située dans le cimetière communal à…… (désignation précise de l’emplacement) et passé le délai légal de trente jours ;

Arrête

Article 1 – La reprise de la concession ci-dessus désignée interviendra à partir du…… (date).

Le directeur des services techniques communaux fera procéder à l’enlèvement des matériaux des monuments et emblèmes funéraires restés sur la concession. Ceux-ci seront déposés dans le local prévu à cet effet où ils seront tenus à la disposition des familles pendant six mois.

Passé ce délai, les matériaux et signes funéraires non déclarés seront acquis à la commune en vue de leur aliénation dans les conditions habituelles.

Article 2 – Il sera procédé à l’exhumation des restes des corps des personnes inhumées qui seront réunis dans une boîte à ossements de dimensions appropriées…

1 – Réinhumation immédiate dans l’ossuaire municipal :

… et réinhumés sur le champ dans l’ossuaire du cimetière.

2 – Crémation

… et transportés au crématorium de…… (lieu du crématorium) où ils seront incinérés sans délai. À l’issue de cette opération, les cendres seront recueillies dans une urne et dispersées dans le jardin du souvenir.

Article 3 – Les noms et prénoms des personnes exhumées seront…

1 – Réinhumation immédiate dans l’ossuaire municipal :

… consignés dans le registre ad hoc (ou gravés sur la stèle de l’ossuaire)

2 – Crémation et dispersion des cendres :

… consignés dans le registre ad hoc (ou gravés sur la stèle du jardin du souvenir).

Article 4 – Les opérations visées aux articles 2 et 3 du présent arrêté seront effectuées le…… (date prévue de l’exhumation), à partir de…… (heure précise).

Article 5 – Les dépenses résultant de cette opération sont à la charge de la commune.

Article 6 – Le directeur des services techniques communaux est chargé de l’exécution du présent arrêté dont l’affichage et la diffusion seront assurés par le directeur général des services dans les conditions habituelles.

Article 7 – Le présent arrêté sera notifié à…… (nom et prénom du descendant ou successeur du concessionnaire), domicilié(e)…… (adresse). Le délai de recours auprès du tribunal administratif de…… (indiquer le tribunal compétent) est de deux mois après sa notification ou son affichage en mairie ou au cimetière.

À…… (nom de la commune), le…… (date).

Le maire

( nom de la commune ), le…… ( date ). Le maire Inclus dans votre abonnement

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TGV Paris 1h30 Lyon 1h35 Marseille 3h25 Lausanne 2h00www.dijon.fr 255 000 habitants www.grand-dijon.fr Dijon Métropole est la capitale de la nouvelle Région

TGV Paris 1h30 Lyon 1h35 Marseille 3h25 Lausanne 2h00 Dijon Métropole est la capitale de la
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Dijon Métropole est la capitale de la nouvelle Région Bourgogne-Franche Comté. Située sur un nœud stratégique ferroviaire et autoroutier proche de la capitale (1h30 par TGV), Dijon b é n é f i c i e p a r a i l le u rs d ’ u n e d o u b le reconnaissance de l’ UNESCO au titre des climats du vignoble de Bourgogne et du repas gastronomique des Français avec la réalisation de la Cité internationale de la gastronomie et du vin.

Au sein de la direction de la tranquillité publique (environ une centaine d’agents), la police municipale, composée de 57 policiers municipaux (+ 20 agents en cours de recrutement), recrute

SON FUTUR MONITEUR DE POLICE MUNICIPALE AUX BÂTONS ET TECHNIQUES PROFESSIONNELLES D’INTERVENTION F/H

(arrêté du 14 avril 2017 relatif aux formations à l’armement des policiers municipaux).

Afin de mener les missions qui lui sont confiées en matière de prévention, de tranquillité et de salubrité publiques et inscrite dans une logique de professionnalisation au quoti- dien, la police municipale se dote d’un pôle dédié à l’entretien physique et professionnel. Ce pôle sera constitué d’un coach sportif et d’un moniteur aux bâtons et techniques professionnelles d’intervention. Ainsi, sous l’autorité du chef de service de police muni- cipale, en lien avec les responsables de l’action opérationnelle et en appui du « coach » sportif (pôle « Entretien Physique et Professionnel »), vous concourrez à la formation des policiers municipaux au maniement du bâton, ainsi qu’aux gestes et techniques professionnels d’intervention. En lien avec le CNFPT et après avoir suivi la formation nécessaire, vous organiserez les sessions de formation pour les armes détenues par la police municipale. En lien avec le logisticien de la DTP, vous veillerez à la gestion du stockage des armes, au contrôle des procédures de retraits et de dépôts et ainsi qu’à l’entretien de celles-ci. Vous consacrerez également une partie de votre temps aux missions de police municipale de voie publique.

Vous êtes agent de police municipale, depuis quatre ans et vous avez au moins un an de dotation d’une arme détenue par la police municipale de Dijon (Bâton télescopique, pistolet à impulsion électrique et bombes lacrymogènes capacité 100 et 500 ml), doté d’une bonne connaissance du cadre juridique du port et de l’usage des armes, d’une bonne connaissance et maîtrise des techniques d’intervention, du sens de la pédagogie et du travail en équipe. Permis B.

DES POLICIERS MUNICIPAUX F/H

Pour mettre en œuvre le projet de service construit autour d’une police de proximité en lien avec les acteurs locaux et régulant les différents rythmes de la Ville. Vous exercez toutes les tâches dévolues aux pouvoirs de police du Maire. Ainsi, sont confiées à la police municipale les missions suivantes : • Surveillance générale des espaces publics

• Surveillance des équipements municipaux et protection des agents et de leurs usagers

• Sécurisation des manifestations municipales • Prévention et lutte contre les troubles à

la tranquillité publique et les atteintes au cadre de vie • Prévention et lutte contre les incivilités liées à la circulation, au stationnement et à la propreté • Participation à la

régulation du cadre de vie et des différents rythmes de ville (terrasses et débits de boissons)

• Contribuer au vivre ensemble et au développement local en lien avec les acteurs locaux.

Vous possédez une expérience significative sur un emploi de policier municipal. Vous appréciez le travail en équipe et avec des services partenaires et faites preuve du sens du devoir et du service public. Dynamique, discret, disponible et rigoureux, vous possédez le sens de l’écoute et du dialogue avec la population. Vous maîtrisez l’outil informatique.

Amplitude horaire : du lundi au dimanche de 7h15 à 1h du matin (1 WE sur 3 travaillé).

Veuillez faire parvenir vos CV et lettre de motivation avant le 07/07/2017 par mail à

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Municipale et à son adjoint, vous programmez et planifiez
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capable de porter un projet de service tout en motivant
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VILLE DE MEYRARGUES Bouches-du-Rhône 3 800 habitants, proche d’Aix-en-Provence Recrute par voie statutaire Un Agent

VILLE DE MEYRARGUES

Bouches-du-Rhône 3 800 habitants, proche d’Aix-en-Provence

Recrute par voie statutaire

Un Agent de police municipale h/f

Sous l’autorité du Maire et sous la responsabilité hiérarchique du DGS et du Chef de service.

Missions : • Faire respecter le bon ordre, la tranquillité, la sécurité des personnes et des biens et la salubrité publiques - Surveillance des biens publics, manifestations, cérémonies - Patrouilles, gardes statiques (écoles) - Mise en œuvre des pouvoirs de police du Maire - Relever les infractions aux lois et règlements - Mise en fourrière automobile, gestion du marché de fourrière animale, PVE…

• Rédaction d’arrêtés, mains courantes, rapports • Implication

dans la videoprotection • Interventions diverses sur sollicitations (Maire, DGS, administrés, Gendarmerie, sapeurs-pompiers …).

Profil : • Titulaire d’un des grades d’agent de PM - FIA effectuée si possible • Agrément et assermentation • Certificat médical d’aptitude au port d’armes • Suivi FPA • A jour FCO • Apte physiquement à la pratique sportive • Connaissances GTPI

• Qualités rédactionnelles - Connaissances des domaines légaux et réglementaires du métier • Maîtrise suite bureautique et

d’Internet - Permis B - Expérience souhaitée • Travail en équipe

• Recherche autonome de connaissances peu ou mal maîtrisées

• Gestion des conflits et des relations avec les usagers.

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Adressez votre candidature (CV + lettre de motivation manuscrite + photographie) par courrier avant le 1 er octobre 2017 à : M. Erik Delwaulle - Directeur Général des Services : Hôtel de Ville - Avenue d’Albertas - 13650 Meyrargues ou par courriel à : dgs@meyrargues.fr

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