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Effets du séisme sur les structures en éléments industrialisés en béton - Calcul de la

Effets du séisme sur les structures en éléments industrialisés en béton - Calcul de la résistance au séisme des ossatures, avec ou sans mezzanine (Guide Eurocodes, CSTB Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, octobre 2010)

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Effets du séisme sur les structures en éléments industrialisés en béton

sur les structures en éléments industrialisés en béton D’après l’Eurocode 8 > Calcul de la résistance
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D’après l’Eurocode 8

> Calcul de la résistance au séisme des ossatures, avec ou sans mezzanine

en béton D’après l’Eurocode 8 > Calcul de la résistance au séisme des ossatures, avec ou
en béton D’après l’Eurocode 8 > Calcul de la résistance au séisme des ossatures, avec ou
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Guide

Eurocode

D’après la norme NF EN 1998-1: 2005

(Eurocode 8, partie 1)

la norme NF EN 1998-1: 2005 (Eurocode 8, partie 1) EFFETS DU SÉISME SUR LES STRUCTURES

EFFETS DU SÉISME SUR LES STRUCTURES EN ÉLÉMENTS INDUSTRIALISÉS EN BÉTON

Calcul de la résistance au séisme des ossatures avec ou sans mezzanine

Directeur de collection : Ménad CHENAF (CSTB)

Auteurs :

André de CHEFDEBIEN (CERIB) Adel LACHIHAB (CERIB) Céline VINOT (CERIB)

de collection : Ménad CHENAF (CSTB) Auteurs : André de CHEFDEBIEN (CERIB) Adel LACHIHAB (CERIB) Céline

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EFFETS DU SÉISME SUR LES STRUCTURES EN ÉLÉMENTS INDUSTRIALISÉS EN BÉTON

Acteur public indépendant, au service de l’innovation dans le bâtiment, le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) exerce quatre activités clés - recherche, expertise, évaluation, diffusion des connaissances - qui lui permettent de répondre aux objectifs du développement durable pour les produits de construction, les bâtiments et leur intégration dans les quartiers et les villes. Le CSTB contribue de manière essen- tielle à la qualité et à la sécurité de la construction durable grâce aux compétences de ses 850 collaborateurs, de ses filiales et de ses réseaux de partenaires nationaux, européens et internationaux.

Avertissement

Le présent guide ne se substitue en aucun cas aux textes de références qu’ils soient régle- mentaires, normatifs ou codificatifs. Le CSTB décline toute responsabilité quant aux conséquences directes ou indirectes de toute nature qui pourraient résulter de toute interprétation erronée du contenu du présent guide.

toute interprétation erronée du contenu du présent guide. Feuilles de calcul Vous pouvez télécharger gratuitement

Feuilles de calcul

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© CSTB septembre 2010

ISBN 978-2-86891-449-1

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AVANT-PROPOS

AVANT-PROPOS

Les autorités publiques ont confié au CSTB l’organisation et la gestion d’un programme d’accompagnement de la mise en œuvre de la directive « produits de construction » (Directive 89/106 du 21 décembre 1988). Ce programme d’accompagnement, appelé « Plan Europe » comporte plusieurs volets, tous concourant à l’intégration des textes techniques européens du domaine de la construction dans les usages français.

Le Plan Europe a été dirigé et organisé par le CSTB, en partenariat avec les acteurs du bâtiment, partenariat formalisé par une convention en date du 1 er juin 2004. Les partenaires concernés sont :

le ministère de l’Équipement, des Transports, de l’Aménagement du Territoire, du Tourisme et de la Mer ;

le Secrétariat d’État au Logement ;

la Fédération Française du Bâtiment (FFB) ;

la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) ;

l’Union Sociale pour l’Habitat (USH) ;

la Fédération française des Promoteurs Constructeurs de France (FPC France) ;

le Comité professionnel de la Prévention et du Contrôle technique dans la Construction (COPREC) ;

l’Union Nationale des Syndicats Français d’Architectes (UNSFA) ;

la Fédération des Professionnels de l’Ingénierie (SYNTEC-Ingénierie) ;

la Chambre de l’Ingénierie et du Conseil de France (CICF) ;

l’Association Française de Normalisation (AFNOR) ;

le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB).

L’un des volets du Plan Europe est dédié spécifiquement aux Eurocodes. Il vise à procurer aux acteurs de la construction, pour les ouvrages courants, des outils pratiques consistant en des guides d’analyse commentés et des programmes de calcul leur permettant d’appliquer les principes et méthodes de dimensionnement proposées dans ces normes. Sont abordés à ce titre tous les matériaux habituels de structure : acier, béton, bois et maçonnerie vis-à-vis des actions normales, climatiques (vent, neige) ou accidentelles (feu, séisme).

béton, bois et maçonnerie vis-à-vis des actions normales, climatiques (vent, neige) ou accidentelles (feu, séisme).

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EFFETS DU SÉISME SUR LES STRUCTURES EN ÉLÉMENTS INDUSTRIALISÉS EN BÉTON

Ce guide attire l’attention de l’utilisateur sur le domaine d’application couvert, forcément restreint par rapport à celui de l’Eurocode en question. Le choix délibéré a été de traiter les cas les plus couramment rencontrés, cette restriction s’accompagne d’une simplification de traitement.

Enfin, il est indispensable de souligner que les méthodes proposées dans ce guide sont destinées à réaliser des calculs de structure, et que leur utilisation suppose la connaissance des principes généraux de résistance des matériaux et de la mécanique des structures. Cette connaissance est indispensable pour effectuer les choix judicieux qui incombent au calculateur et apprécier la pertinence des résultats obtenus dans le contexte particulier de l’ouvrage qu’il dimensionne.

et apprécier la pertinence des résultats obtenus dans le contexte particulier de l’ouvrage qu’il dimensionne.

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SOMMAIRE

SOMMAIRE

1

1.

INTRODUCTION

3

2.

DOMAINE D’APPLICATION

5

3.

MÉTHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT

7

3.1

Description des types de bâtiments et fonctionnements associés

7

3.2

Modèle mécanique

9

3.3

Vérification de l’applicabilité de la méthode

14

3.4

Calcul de l’action sismique

17

3.5

Dimensionnement des éléments sismiques primaire

25

3.6

Dimensionnement en capacité

30

3.7

Dispositions constructives

32

4.

RÉFÉRENCES

37

ANNEXE 1 : Calcul de la loi moment – courbure pour une section quelconque

39

A 1.1 Introduction

39

A 1.2 Notices d'utilisation des feuilles Excel

41

ANNEXE 2 : Exemples de calcul

47

A 2.1 Bâtiment à un niveau, toiture souple

47

A 2.2 Bâtiment à un niveau, toiture rigide

50

A 2.3 Bâtiment avec mezzanine, toiture rigide

55

47 A 2.2 Bâtiment à un niveau, toiture rigide 50 A 2.3 Bâtiment avec mezzanine, toiture

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1. INTRODUCTION

3

1.

INTRODUCTION

Le présent guide d’application vise les ossatures en éléments industrialisés en béton à un seul niveau ou avec mezzanines. Il traite de la vérification et du dimensionnement des bâtiments pour leur résistance aux séismes conformément à :

l’EN 1998-1 [

la norme NF DTU 23.3 [ 2 ]. Le guide se compose :

1 ]
1
]

;

NF DTU 23.3 [ 2 ]. Le guide se compose : − 1 ] ; −

d'une partie générale qui précise, pour le domaine d'application visé, la méthodologie de vérification et de dimensionnement ;

d’exemples de calcul.

le domaine d'application visé, la méthodologie de vérification et de dimensionnement ; − d’exemples de calcul.

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2. DOMAINE D’APPLICATION

5

2. DOMAINE D’APPLICATION

Le domaine d’application du présent guide vise les bâtiments dont le contreventement est assuré par des poteaux encastrés rigidement dans des fondations. Les têtes de poteau sont liaisonnées à des poutres porteuses par des articulations linéaires ou des rotules. Le fonctionnement des bâtiments vis-à-vis des actions sismiques horizontales est schématisé ci-dessous.

actions sismiques horizontales est schématisé ci-dessous. Figure 1 : Fonctionnement des bâtiments vis-à-vis des
actions sismiques horizontales est schématisé ci-dessous. Figure 1 : Fonctionnement des bâtiments vis-à-vis des

Figure 1 : Fonctionnement des bâtiments vis-à-vis des actions sismiques horizontales.

Des mezzanines peuvent être crées sur la totalité ou une partie de la surface du bâtiment : elles reposent sur un système de poutres liaisonnées aux poteaux par des articulations ou des rotules.

Les poteaux participant au contreventement ne comportent pas de changement de section dans leur hauteur et sont continus depuis la fondation jusqu’à la toiture. Les bâtiments peuvent ainsi être considérés réguliers en élévation au sens de l’EN 1998-1. La classe de ductilité considérée dans ce guide est la classe DCM (Ductilité Moyenne).

Les éléments de bardage sont considérés comme des éléments non structuraux (leur raideur latérale doit être inférieure à 15 % de la raideur de la structure primaire, conformément à l’article 4.2.2 (4) de l’EN 1998-1).

La conception recommandée consiste à utiliser des modes de fixation des éléments de bardage sur la structure tels que ces éléments n’interfèrent pas avec les déformations de la structure. Lorsque les éléments de bardage interfèrent avec les déformations de la structure, leur ductilité vis-à-vis des déplacements escomptés doit être assurée.

La méthode de vérification et de dimensionnement proposée repose sur la « méthode d’analyse par forces latérales » au sens de l’EN 1998-1. Elle est applicable aux bâtiments réguliers en élévation et en plan : elle peut être utilisée pour des bâtiments à un seul niveau (sans mezzanine) réguliers en élévation et faiblement irréguliers en plan. Une annexe permet d’expliciter le calcul par « analyse modale utilisant les spectres de réponse », applicable aux bâtiments avec mezzanines irréguliers en élévation.

modale utilisant les spectres de réponse », applicable aux bâtiments avec mezzanines irréguliers en élévation.

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EFFETS DU SÉISME SUR LES STRUCTURES

6 EN ÉLÉMENTS INDUSTRIALISÉS EN BÉTON

L’attention est attirée sur l’irrégularité potentielle des bâtiments à mezzanine, comportant des ponts roulants ou des charges localisées.

Lorsque la méthode simplifiée proposée n’est pas applicable, il y a lieu soit de faire une étude spéciale (basée par exemple sur une analyse modale), soit de fractionner le bâtiment en blocs dynamiquement indépendants de façon à se ramener aux cas d’application de ce guide.

fractionner le bâtiment en blocs dynamiquement indépendants de façon à se ramener aux cas d’application de

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3. MÉTHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT

7

3. MÉTHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT

Remarque

La régularité des bâtiments doit être recherchée dans la mesure du possible. Il convient que les structures aient des formes régulières en plan et en éléva- tion. Si nécessaire, ceci peut être réalisé en divisant la structure, par des joints, en unités indépendantes du point de vue dynamique.

3.1 Description des types de bâtiments et fonctionnements associés

3.1.1 Bâtiments à un niveau et diaphragme rigide en toiture

Poteaux encastrés en pied dans des fondations, liaisons poteaux poutres porteuses articulées ou rotulées, toiture constituée d’éléments reliés entre eux de façon à former un diaphragme indéformable : tous ces bâtiments peuvent être considérés comme réguliers en élévation.

Les toitures permettant d’assurer la fonction diaphragme sont généralement constituées de composants plans rigides liés à des poutres porteuses (dalles alvéolées, éléments en TT, dalles en béton cellulaire armé, etc.). Les joints entre éléments sont clavés et/ou présentent une résistance suffisante vis-à- vis du cisaillement horizontal résultant du fonctionnement en diaphragme.

Une alternative fréquemment utilisée est la réalisation d’une toiture poutre- panne avec couverture en éléments légers de type bac-acier et mise en place de contreventements horizontaux entre pannes et poutres (croix de Saint-André disposées par exemple entre deux files de poteaux dans les deux directions).

entre deux files de poteaux dans les deux directions). Figure 2 : Bâtiment à un niveau

Figure 2 : Bâtiment à un niveau toiture rigide.

Les déplacements des têtes de poteaux sont ceux des points de liaison avec le diaphragme indéformable (mouvement de corps rigide) : la vérification des éléments de contreventement s’effectue pour l’ensemble du bâtiment dans les deux directions horizontales.

des éléments de contreventement s’effectue pour l’ensemble du bâtiment dans les deux directions horizontales.

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EFFETS DU SÉISME SUR LES STRUCTURES

8 EN ÉLÉMENTS INDUSTRIALISÉS EN BÉTON

3.1.2 Bâtiments à un niveau, toitures souples

Poteaux encastrés en pied dans des fondations, liaisons poteaux poutres porteuses articulées ou rotulées, pannes perpendiculaires liées aux poutres porteuses par des liaisons rotulés : tous ces bâtiments peuvent être considérés comme réguliers en élévation.

Les toitures correspondant à ce type de fonctionnement sont généralement constituées de poutres porteuses reliant les poteaux, de pannes reliées aux poutres dans la direction perpendiculaire et d’éléments de toiture légers de type bac-acier.

et d’éléments de toiture légers de type bac-acier. Figure 3 : Bâtiment à un niveau toiture

Figure 3 : Bâtiment à un niveau toiture souple.

Le déplacement des poteaux est identique par file de poutres ou par file de pannes. La vérification des éléments de contreventement s’effectue par file de poteaux dans les deux directions horizontales.

3.1.3 Bâtiments avec mezzanine

Poteaux encastrés en pied dans des fondations, liaisons poteaux poutres porteuses articulées ou rotulées au niveau toiture et au niveau mezzanine, toiture et mezzanines (planchers intermédiaires) forment un diaphragme indéformable. Lorsque la mezzanine est complète et que les poteaux intermédiaires éventuels ne participent pas au contreventement, le bâtiment est régulier en élévation : dans les autres cas, le bâtiment est irrégulier en élévation.

Les planchers de mezzanine sont généralement constitués de dalles alvéolées précontraintes ou armées, avec ou sans topping : pour la toiture, se reporter au cas des bâtiments à un niveau et diaphragme rigide en toiture.

avec ou sans topping : pour la toiture, se reporter au cas des bâtiments à un

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3. MÉTHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT

9

64.208.250.81 3. MÉTHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT 9 Figure 4 : Bâtiments à mezzanine réguliers (mezzanine
64.208.250.81 3. MÉTHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT 9 Figure 4 : Bâtiments à mezzanine réguliers (mezzanine

Figure 4 : Bâtiments à mezzanine réguliers (mezzanine complète, poteaux intermédiaires rotulés en pied).

complète, poteaux intermédiaires rotulés en pied). Figure 5 : Bâtiment à mezzanine irrégulier (mezzanine

Figure 5 : Bâtiment à mezzanine irrégulier (mezzanine partielle, poteaux intermédiaires encastrés en pied et non continus).

Les points de liaison des poteaux avec les diaphragmes indéformables (toiture et mezzanines) subissent des mouvements de corps rigide : la vérification des éléments de contreventement s’effectue pour l’ensemble du bâtiment dans les deux directions horizontales.

3.2 Modèle mécanique

3.2.1 Masse prise en compte

La masse à retenir pour déterminer les effets de l’action sismique de calcul est donnée par la combinaison des actions verticales suivante :

m tot = 1/g*(G k,j + E,i Q k,i ) (paragraphe 3.2.4 de l'EN 1998-1),

avec :

G k,j : valeur caractéristique (« k ») de l’action permanente « j » ;

g : accélération de la pesanteur ;

Q k,i : valeur caractéristique (« k ») de l’action variable « i » ;

: coefficient de combinaison pour les actions variables « i ». Ce coef- ficient est obtenu par le produit 2i (paragraphe 4.2.4 de l'EN 1998-1) ;

E,i

« i ». Ce coef- ficient est obtenu par le produit   2 i (paragraphe

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EFFETS DU SÉISME SUR LES STRUCTURES

10 EN ÉLÉMENTS INDUSTRIALISÉS EN BÉTON

2i : coefficient de combinaison, pour la valeur quasi-permanente de l’action variable Q k,i ;

: coefficient d’ajustement relatif à la concomitance des charges variables et qui dépend de la catégorie du bâtiment ainsi que de la localisation de la charge dans le bâtiment. Les valeurs de ce coefficient sont données dans l’Annexe Nationale de l’EN 1998-1 [ 3 ].

dans l’ Annexe Nationale de l’EN 1998-1 [ 3 ]. Remarque Dans le cas général, Il

Remarque

Dans le cas général, Il s’agit du poids propre supporté par les poteaux augmenté de la moitié du poids propre des poteaux.

Type d'action variable

Étage

Catégories A à C*

Toit Étages à occupations corrélées Étages à occupations indépendantes

1,0

0,8

0,5

Catégories D à F* et archives

 

1,0

* Catégories définies dans l'EN 1991-1-1 [ 4 ].

* Catégories définies dans l' EN 1991-1-1 [ 4 ].

Tableau 1 : Valeurs de pour le calcul de Ei .

Dans le cas de chemins de roulement de ponts roulants, à défaut d’indications contraires dans les documents particuliers du marché (DPM) sur les taux de chargement et d’utilisation, il convient d’adopter :

pour la masse propre du pont roulant

pour la masse suspendue au pont roulant :

= 1 ;

• dans les directions horizontales

= 0 ;

• dans la direction verticale

= 0,2.

Dans le cas général, Q k est constitué par la charge pour entretien sur les toitures, de la charge d’exploitation pour les ponts roulants.

Dans le cas des :

bâtiments à un niveau et diaphragme rigide en toiture, le calcul de m tot est effectué sur l’ensemble de la toiture ;

bâtiments à un niveau, toitures souples, le calcul est effectué par descente de charges pour chaque file de poteaux « i », dans les deux directions horizontales (m tot,i ) ;

bâtiments avec mezzanine, le calcul est effectué pour l’ensemble

du niveau de la mezzanine (m 1tot ) et l’ensemble du niveau de la toiture

l’ensemble du niveau de la mezzanine ( m 1 t o t ) et l’ensemble du

(m 2tot ).

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3. MÉTHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT

11

3.2.2 Rigidité latérale du bâtiment

Rigidité des poteaux

La raideur en flexion des sections est prise forfaitairement égale à :

E I

pour les poteaux en béton armé (N/m) ;

R =

cm

3

2

E

I

pour les poteaux en béton précontraint (N/m) ;

R =

cm

4

3 E

I

9 E

I

soit une rigidité de poteau égale à

2 L respectivement en béton armé et béton précontraint, avec :

E cm , le module sécant de déformation du béton selon l’article 3.1.3 de l’EN 1998-1 ;

I, le moment d’inertie de la section dans la direction sismique considérée ;

L, la hauteur du poteau entre le point d’encastrement (à la sortie du fût d’encuvement) et le point d’application de l’effort horizontal considéré.

Rigidité des fondations

En application de l’EN 1998-5 [ 5 ] (paragraphe 6), la souplesse apportée par les fondations devra être prise en compte lorsque le coefficient de sensibilité aux déplacements relatifs , déterminé en négligeant la rigidité de la fondation, sera supérieur à 0,2 (cf. calcul au paragraphe 1.13.4.2 de l’EN 1998-5) ou en cas de sols mous (vitesse de propagation des ondes de cisaillement inférieure à 100 m/s).

K =

p

cm

3

et

K =

cm

p 4 L

3

inférieure à 100 m/s). K = p cm 3 et K = cm p 4 L

Les formules suivantes permettent d’accéder au calcul de la rigidité en 8 G r

rotation d’une semelle de dimension a x b :

3

K =

φ

3 ( 1

ν

)

(

N m

)

r

4

b a

3

r

'

4

3

b a

avec :

;

=

4

12

4

=

,

12

R, r’ : rayon équivalent de la fondation, calculé par équivalence des moments d’inertie avec une semelle cylindrique ;

G : module de cisaillement du sol ;

v : coefficient de poisson du sol (v ≈ 0,3).

Le module de cisaillement du sol est donné par (paragraphe 3.2 (1) de l'EN 1998-5) G = pv s 2 , avec :

p : masse volumique du sol ;

v s : vitesse de propagation des ondes de cisaillement dans le sol, issue de l’étude de sol.

du sol ; − v s : vitesse de propagation des ondes de cisaillement dans le

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EFFETS DU SÉISME SUR LES STRUCTURES

12 EN ÉLÉMENTS INDUSTRIALISÉS EN BÉTON

Z   Y X b a Figure 6 : Détermination de la rigidité des
Z
Y
X
b
a
Figure 6 : Détermination de la rigidité des fondations.

L’attention est attirée sur la nécessité d’appliquer une réduction sur le module de cisaillement du sol, par rapport aux valeurs données par les mesures à faibles déformations, pour prendre en compte l’assouplissement provoqué par les oscillations fortes. Les coefficients réducteurs peuvent êtres pris dans le tableau suivant (d’après le tableau 4.1 du paragraphe 4.2.3 de l’EN 1998-5).

Accélération sur site a g .S (m/s 2 )

Coefficient d'amortissement max.

v

S

G

v

S , max

G

max

1

0,03

0,90 (0,07) 0,70 (0,15) 0,60 (0,15)

0,80 (0,10) 0,50 (0,20) 0,36 (0,20)

2

0,06

3

0,10

Tableau 2 : Coefficients moyens d'amortissement de sol et coefficients de réduction moyens (± un écart-type) pour la vitesse v s des ondes de cisaillement et pour le module de cisaillement G, jusqu'à une profondeur de 20 m.

est la valeur moyenne de v S à faibles déformations (<10 -5 ) ne

dépassant pas 360m/s et G max le module de cisaillement moyen à faibles

déformations.

Rigidité latérale poteau + fondation et bâtiment

La rigidité latérale de chaque poteau s’écrit pour chaque direction :

v S,max

k =

(

'

2

l

+ K

1

K

p φ

1

(

, où « l’ » est la distance entre la semelle et le point

d’application de l’effort horizontal considéré.

1 ( , où « l’ » est la distance entre la semelle et le point

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3. MÉTHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT

13

Lorsque la souplesse de la fondation peut être négligée, k = K p .

La rigidité latérale totale du bâtiment ou d’une file de poteaux est la

somme des rigidités latérales de tous les poteaux concernés : k = k .

tot

3.2.3 Mode fondamental de vibration

Bâtiments à un niveau et diaphragme rigide en toiture

La période fondamentale du bâtiment dans chaque direction sismique

s’exprime par :

T = 2

avec :

m tot , k tot
m
tot
,
k
tot

m tot : masse totale prise en compte ;

k tot : rigidité totale des poteaux dans la direction considérée.

Bâtiments à un niveau et toitures souples

La période fondamentale de chaque file de poteaux dans chaque direction sismique (files courantes et files d’extrémité) s’exprime par :

T i = 2

m tot , i , k tot , i
m
tot
,
i
,
k
tot
,
i

avec :

m tot,i : masse totale prise en compte pour la file de poteau « i » ;

k tot,i : rigidité de la file de poteau « i ».

Bâtiments avec mezzanine

La période fondamentale dans chaque direction peut être déterminée par

application de la formule de Rayleigh : T = 2 d , d est le déplacement

en tête de poteau sous l’effet d’une accélération égale à g exercée à l’horizontale. Lorsque les poteaux sont de hauteur sensiblement identique, d s’exprime par :

de hauteur sensiblement identique, d s’exprime par : d = g ( − 3 L m

d =

g

(

3

L m

1

,1

tot

+

3

L

2

1

L

2

m

1,

tot

+

2

3

L m

2

2 ,

tot

)

6 R

,

avec :

L 1 : hauteur entre le point d’encastrement (sortie du fût d’encuvement) à l’appui de la mezzanine ;

L 2 : hauteur entre le point d’encastrement (sortie du fût d’encuvement) et la tête de poteau ;

R : somme des raideurs en flexion des sections des poteaux participant au contreventement (poteaux continus des fondations à la toiture) ;

en flexion des sections des poteaux participant au contreventement (poteaux continus des fondations à la toiture)

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EFFETS DU SÉISME SUR LES STRUCTURES

14 EN ÉLÉMENTS INDUSTRIALISÉS EN BÉTON

m 1,tot : masse totale prise en compte au niveau mezzanine ;

m 2,tot : masse totale prise en compte au niveau toiture.

Lorsque la période fondamentale ne satisfait pas aux critères explicités au paragraphe 3.3.1, une analyse modale est nécessaire.

3.3 Vérification de l’applicabilité de la méthode

3.3.1 Applicabilité de la méthode par forces latérales

La méthode par forces latérales est applicable aux bâtiments réguliers en élévation lorsque la période fondamentale T 1 est telle que :

T

1

{

4 T

2,0 s

c

,

avec

T c

:

période

supérieure

du

plateau

d’accélération

constante sur le spectre de dimensionnement.

Dans le cas contraire et dans le cas de bâtiments irréguliers en élévation, il convient d’utiliser la méthode modale dans le cadre d’une étude spécialisée, applicable à tout type de bâtiment.

Pour les bâtiments à un niveau, le comportement dynamique est régi par un seul mode de vibration par direction horizontale. Dans ce cas, la méthode par forces latérales et la méthode modale sont équivalentes.

Le tableau suivant donne les modèles mécaniques ainsi que la méthode d’analyse requise selon les configurations de bâtiment.

Bâtiment

Régulier en élévation

Régulier en plan

Irrégulier en plan

Irrégulier en

élévation

1 niveau, diaphragme rigide

Modèles plans

Forces latérales

Modèles tridim.

Forces latérales

1 niveau, toitures souples

Modèles plans

Forces latérales

Étude spéciale

Avec mezzanine complète

Modèles plans

Forces latérales

Étude spéciale

Avec mezzanine partielle

Étude spéciale

Étude spéciale

Étude spéciale

Tableau 3 : Modèles d’analyse en fonction de la régularité.

Étude spéciale Étude spéciale Étude spéciale Tableau 3 : Modèles d’analyse en fonction de la régularité.

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3. MÉTHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT

15

3.3.2 Régularité en plan

Bâtiments à un niveau et diaphragme rigide en toiture

La structure est classée comme régulière en plan si :

la symétrie par rapport aux axes horizontaux en raideur latérale et distribution de masse est globalement respectée ;

la surface des retraits par rapport au contour polygonal convexe est inférieure à 5 % ;

pour les formes de bâtiment en L, H, I et X, la raideur latérale des excroissances doit être comparable à celle de la partie centrale ;

l’élancement en plan (L max /L min ) est inférieur à £ 4 ;

l’excentricité structurale, dans chaque direction, vérifie les conditions ci-après :

e

o £ 0,3 r et r ³ I s ;

e

o est la distance entre le centre de torsion et le centre de gravité, mesurée suivant la direction perpendiculaire à la direction de calcul considérée :

e

ox = |x 0 x G |, e oy = |y 0 y G | ;

r

est le rayon de giration pour chaque direction sismique ;

l s est le rayon de giration massique.

y

y

   
       
 
       
       
 
y           G O e ox       x  
y           G O e ox       x  
y           G O e ox       x  
y           G O e ox       x  
 
G O e ox
G
O
e
ox
 
 
 
 
 
  x
  x
 
  x
  x

x

  x
 
 

G : centre de gravité O : centre de torsion

Figure 7 : Définitions des excentricités structurales.

  x   G : centre de gravité O : centre de torsion Figure 7 :

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EFFETS DU SÉISME SUR LES STRUCTURES

16 EN ÉLÉMENTS INDUSTRIALISÉS EN BÉTON

Définitions concernant les propriétés de torsion du bâtiment :

• Soit k xi et

la rigidité latérale du poteau « i » selon les directions de

déplacement respectivement x et y, les coordonnées du centre de torsion du bâtiment s’expriment par (voir figure 7 ci-dessus) :

k yi

x 0

=

k

yi

x

i

y 0

k

yi

,

=

k

xi

y

i

k

xi

.

• Le moment d’inertie polaire du bâtiment s’écrit :

=

k

yi

(

x

i

x

0

)

2

+

k

xi

(

y

i

y

0 ) 2

.

• Le rayon de torsion pour chaque direction sismique est la racine carrée du rapport de la rigidité de torsion à la rigidité latérale dans la direction perpendiculaire à la direction sismique :

r =

x

  k yi
k
yi

,

r

y

=

  k xi
k
xi

.

• Le rayon de giration massique l s est la racine carrée du rapport entre le moment d’inertie polaire de la toiture par rapport au centre de gravité et sa masse. Soit x G et y G les coordonnées du centre de gravité, il vient :

l

s

=

 (( 2 )) 2 m x − x ) + ( y − y
((
2
))
2
m
x
x
)
+
(
y
y
i
i
G
i
G
M

, avec m i la masse associée au poteau

« i », et x i , y i les coordonnées dudit poteau.

Bâtiments à un niveau et toitures souples

Les critères d’excentricité structurale ci-dessus ne sont pas applicables compte tenu de la déformabilité de la toiture. Ils sont compensés par un critère de déplacement relatif des files de poteaux dans les deux directions. De plus, la forme du bâtiment doit être assimilable à un rectangle. La structure peut être assimilée à une structure régulière si :

la symétrie par rapport aux axes horizontaux en raideur latérale et distribution de masse est globalement respectée ;

la surface des retraits par rapport au contour polygonal convexe est inférieure à 5 % ;

la forme du bâtiment est assimilable à un rectangle ;

l’élancement en plan (L max /L min ) est inférieur à £ 4.

Bâtiments avec mezzanine

La régularité en plan est vérifiée à tous les niveaux comme pour les bâtiments à un niveau et diaphragme rigide en toiture. Les rigidités des poteaux doivent être calculées depuis la sortie de l’encuvement jusqu’au niveau considéré, les masses étant celles dudit niveau.

être calculées depuis la sortie de l’encuvement jusqu’au niveau considéré, les masses étant celles dudit niveau.

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3. MÉTHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT

17

3.4 Calcul de l’action sismique

3.4.1 Détermination du coefficient de comportement de base

A défaut de justification particulière fondée sur un calcul de la ductilité

en déplacement (par exemple effectué à l’aide de l’annexe E de la norme EN 1998-2 [ 6 ]), les coefficients de comportement applicables q 0 sont décrits dans le tableau 5, en fonction du type de structure, pour la classe de ductilité moyenne (DCM) au sens de l’EN 1998-1 et pour des bâtiments réalisés à partir d’éléments d’ossature bénéficiant d’une certification NF ou équivalente (cf. DTU 23.3), des pondérations sont prévues en fonction des systèmes qualité mis en place selon les alinéas ci-dessous et le tableau 4.

mis en place selon les alinéas ci-dessous et le tableau 4. Pour les ossatures à poteaux

Pour les ossatures à poteaux en béton précontraint, un coefficient

de

(A c f cd )) avec :

N Ed effort normal de calcul (utilisé dans la combinaison sismique) ;

pondération K Bp est à appliquer en fonction du rapport (N Ed + Pm,∞)/

P

m,∞

: précontrainte moyenne du poteau au temps infini. Ce coefficient

prend en compte le passage d’un amortissement réduit de 5 % à un amortissement réduit de 2 % : il est donc applicable avec les spectres à utiliser pour le béton armé.

Conformément à l’article 5.2.2.2 (10) de l’EN 1998-1, si un plan d’assurance qualité est mis en place pour les étapes de conception du bâtiment, de fabrication des éléments préfabriqués et mis en œuvre, le coefficient de comportement q 0 peut être majoré de 10 % (cf. DTU 23.3).

Lorsque les éléments d’ossature et leur mise en œuvre ne sont pas couverts par un système qualité, les valeurs du coefficient de comportement q 0 indiquées dans le tableau 5 sont à pondérer par un facteur 0,8.

Lorsque seule la mise en œuvre des éléments préfabriqués est couverte par un système qualité, les valeurs du coefficient de comportement q 0 indiquées dans le tableau 5 sont à pondérer par un facteur 0,9.

Lorsque les dispositions de l’article 5.11 de l’EN 1998-1 (ou de ce guide) ne sont pas appliquées, la structure doit être vérifiée selon la classe de

ductilité basse (DCL) c’est-à-dire à l’aide de l’EN 1992-1-1 [ 7 ] seul pour déterminer et dimensionner le bâtiment pour sa résistance au séisme :

le coefficient de comportement q 0 doit être pris égal à 1,5. A noter que

ce mode de conception est applicable uniquement aux zones de faible

sismicité.

est applicable uniquement aux zones de faible sismicité. Remarque Il est possible pour le cas visé

Remarque

Il est possible pour le cas visé d’effectuer des essais afin de prétendre à un coefficient de comportement supérieur à 1,5.

pour le cas visé d’effectuer des essais afin de prétendre à un coefficient de comportement supérieur

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EFFETS DU SÉISME SUR LES STRUCTURES

18 EN ÉLÉMENTS INDUSTRIALISÉS EN BÉTON

Bâtiment

Pas de système qualité pour la mise en œuvre

Système qualité pour la mise en œuvre

Pas de système qualité pour la fabrication des éléments

0,8

0,9

Système qualité pour la fabrication des éléments

1

1,1

Tableau 4 : Pondération du coefficient de comportement en fonction du système qualité. Béton Armé
Tableau 4 : Pondération du coefficient de comportement en fonction du système qualité.
Béton Armé
Béton Précontraint
Poteaux
Structure
DCM
-
1 niveau toiture rigide
3
3
k BP
1 niveau toiture souple
2
2
k BP
1 niveau + mezzanine complète
3
3
k BP
1 niveau + mezzanine partielle
2,4
2,4 k BP

Tableau 5 : Coefficients de comportement q 0 .

Remarque

Le choix du coefficient de comportement implique que le ferraillage mis en œuvre est dimensionné par le séisme. Dans le cas contraire (vent, pont rou- lant, etc.), à défaut de satisfaire les critères de ductilité définis au sous-para- graphe « Vérification du critère de ductilité en courbure » du paragraphe 3.5.3, il convient d’adopter un coefficient de comportement plus faible.

k BP 0,85 1,27/q 0 (NEd + Pm ) (A c ) f cd 0,3
k
BP
0,85
1,27/q 0
(NEd + Pm
)
(A c
)
f cd
0,3
0,6
Figure 8 : Évolution du coefficient de pondération en fonction de l’effort normal réduit.

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3. MÉTHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT

19

3.4.2 Ajustement du coefficient de comportement vis-à-vis des effets du second ordre

L’ EN 1998-1 impose une limitation des effets du 2 e ordre, par étage, sous combinaison sismique :

=

P

tot

d

r

V

tot

h

≤ 0,3

, avec :

P tot : action gravitaire totale au-dessus de l’étage considéré ;

d r : déplacement horizontal entre étage, lié au coefficient de comportement et à l’action sismique ;

V tot : effort tranchant sismique total au niveau de l’étage considéré ;

h : hauteur de l’étage considéré.

Les structures objets de ce guide étant souples, il faut, en fonction de la rigidité latérale de la structure, déterminer un coefficient de comportement permettant de satisfaire le critère de limitation des effets du 2 e ordre. Le cas échéant, le coefficient de comportement pour le calcul q doit être diminué par rapport à la valeur de base.

Bâtiments à un niveau et diaphragme rigide en toiture

Les termes de la formule précédente s’expriment par :

d r = q m tot S d (T) / k tot £

avec :

S d (T) accélération spectrale de calcul ;

S e (T) accélération spectrale élastique (voir paragraphes 3.2.2.5 et 3.2.2.2 de l'EN 1998-1) ;

h = L hauteur du poteau de la sortie de l’encuvement à la tête de poteau.

P tot =

m tot g ;

S e (T) (T/) 2 ;

En fixant une valeur limite de 0,3 pour , la condition précédente s’exprime

après simplification par :

k

L

q

0 , 3

tot

.

m

tot

g

limite de 0,3 pour  , la condition précédente s’exprime après simplification par : k L

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EFFETS DU SÉISME SUR LES STRUCTURES

20 EN ÉLÉMENTS INDUSTRIALISÉS EN BÉTON

La figure suivante présente l’évolution du coefficient de comportement maximal applicable pour satisfaire le critère  £ 0,25, en fonction de la hauteur L des poteaux. Le calcul est réalisé pour des poteaux en béton armé de section carrée (souplesse des fondations négligées, rigidité des poteaux déterminée sur la base d’une section pleine en C50/60, coefficient de réduction pour prendre en compte la fissuration : 0,5) pour différentes valeurs de l’effort normal réduit en tête de poteau n [n = P tot / (A c f ck / c )].

3.5 3.3 50 x 50 n = 3 % 50 x 50 n = 5
3.5
3.3
50
x 50 n = 3 %
50
x 50 n = 5 %
3.1
50
x 50 n = 7 %
50
x 50 n = 9 %
2.9
40
x 40 n = 5 %
2.7
60
x 60 n = 5 %
2.5
2.3
2.1
1.9
1.7
1.5
4.5
5.5
6.5
7.5
8.5
9.5
10.5
11.5
coefficient de comportement max. q

hauteur poteau h (m)

Figure 9 : Limitation du coefficient de comportement.

Bâtiments à un niveau, toitures souples

Le calcul se fait par file de poteaux dans les deux directions :

P tot = m tot,i g

;

h = L hauteur du poteau de la sortie de l’encuvement à la tête de poteau.

d r =

q m tot,i S d (T i ) / k tot,i £

S e (T) (T i /) 2 ;

En fixant une valeur limite de 0,3 pour , la condition précédente s’exprime

après simplification par :

k

tot , i

L

q

0 , 3

.

m

tot , i

g

Le graphique de la figure précédente permet de visualiser le coefficient de comportement limite en fonction de l’équation précédente.

figure précédente permet de visualiser le coefficient de comportement limite en fonction de l’équation précédente.

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3. MÉTHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT

21

Bâtiments avec mezzanine

Les formules suivantes donnent l’expression du coefficient de sensibilité au déplacement relatif entre étages pour des bâtiments dont les poteaux sont de hauteur sensiblement identique :

pour le niveau sol – mezzanine :

2

=

 

gL

 

(

 

L

2

(

L

1

 

L

 

)

L

 

)

 

1

m

1

tot

+

m

2

tot

)( 2

1

m

1

tot

3

2

2

m

2

tot

q

 

6(

L

1

m

1

tot

+

 

L

2

m

2

tot

)

R

 

3

2

   

2

3

g

( 3

L

1

m

1

tot

L

1

L

2

m

2

tot

 

+ 2

L

1

L

2

m

2

tot

+

2 L

2

m

2

tot

)

q

.

=

1

pour le niveau mezzanine – toiture :

=

=

6 L

2 R

;

Remarque

Voir le paragraphe 3.2.3 pour les définitions.

Le cas le plus défavorable est généralement le niveau toiture. Ces formules sont valables pour des bâtiments à une seule mezzanine complète, et pour des poteaux continus de la fondation à la toiture, elles sont bâties en supposant une déformée linéaire des poteaux avec la hauteur.

3.4.3 Calcul des efforts sismiques

Les accélérations spectrales de calcul sont déterminées à partir de la (des) période(s) propre(s) du bâtiment et du coefficient de comportement de calcul q, selon l’EN 1998-1 et les valeurs définissant les spectres de calcul indiqués dans l’arrêté à paraître.

Bâtiments à un niveau et diaphragme rigide en toiture

L’effort tranchant à la base V tot s’écrit : V tot = m tot S d (T), avec S d (T) l’accélé- ration spectrale de calcul. L’effort sismique sur le poteau « i » s’exprime pour chaque direction :

k

i

V

=

V

i tot
k

tot

.

Bâtiments à un niveau, toitures souples

Le calcul est fait par file de poteaux dans les deux directions :

V tot,i = m tot,i S d (T i

avec S d (T i ) l’accélération spectrale de calcul pour la file « i ».

),

L’effort sismique sur le poteau « j » s’exprime, pour chaque direction :

V

j

=

k

j

k

tot

, i

V

tot

, i

.

), L’effort sismique sur le poteau « j » s’exprime, pour chaque direction : V j

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EFFETS DU SÉISME SUR LES STRUCTURES

22 EN ÉLÉMENTS INDUSTRIALISÉS EN BÉTON

Bâtiments avec mezzanine

Le calcul de l’effort sismique à chaque niveau se fait à partir de l’effort tranchant total à la base du bâtiment, réparti en fonction de l’allure de la déformée modale. L’hypothèse adoptée est une déformée linéaire (hauteur des poteaux identique) :

= (m tot,1 + m tot,2 )

V tot

V tot1

V tot2

=

V tot m tot1 L 1 /

= V tot - V tot1 .

S d (T) ;

(m tot,1 L 1 +

m tot,2 L 2 ) ;

L’effort sismique sur le poteau « i » s’exprime pour les niveaux 1 et 2 et pour

chaque direction par :

R

i

V

i 1

,

2

=

R

V

tot 1 , 2

.

3.4.4 Prise en compte des effets de torsion

Bâtiments à un niveau et diaphragme rigide en toiture

• Calcul à partir d’un modèle tridimensionnel

Les effets de torsion sont calculés en considérant un excentrement additionnel du centre de gravité de la toiture, par rapport à sa position nominale, dans les deux directions de calcul et dans le sens le plus défavorable. Les efforts associés sont calculés à partir d’un modèle spatial résistant au moment de torsion résultant (cf. paragraphe 4.3.3.3.3 (1) de l’EN 1998-1).

Soient x G et y G les coordonnées du centre de gravité de la toiture, l’excentrement additionnel du centre de gravité est donné en fonction des dimensions en plan du bâtiment L x et L y :

e ax = 0,05 L x ;

e ay = 0,05 L y .

Les efforts dus à la torsion d’ensemble s’expriment sur chaque poteau par :

pour la direction sismique x :

T

i

T

i

,

,

x

y

=

=

V

tot

,

x

(

y

0

±

e

ay

y

G

)

(

y

i

)

y k

0

i

,

x

,

t

i

,

y

=

V

tot

,

x

(

y

0

±

e

ay

y

G

)

et par, pour la direction sismique y :

V

V

tot

,

y

(

x

0

±

e

ax

x

G

)

tot

,

y

(

x

0

±

e

ax

x

G

)

(

x

i

)

x k

0

i

,

y

,

t

i

,

x

=

(

(

x x

i

0

y

i

y

0

)

)

k

i

k

i

,

,

y

x

;

;

T i représente les efforts dus à la torsion parallèles à l’action, et t i les efforts dus à la torsion perpendiculaires à l’action sismique.

la torsion parallèles à l’action, et t i les efforts dus à la torsion perpendiculaires à

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3. MÉTHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT

23

• Calcul simplifié

Lorsque le calcul est effectué par un modèle plan dans chaque direction sismique, on peut prendre en compte forfaitairement la torsion en

multipliant les efforts sismiques relatifs à chaque poteau par le coefficient

suivant :

i

=1+1,2

x

i

L

, avec :

y

x i : distance en plan du poteau « i » par rapport au centre de masse, perpendiculairement à l’action sismique ;

L : distance entre les poteaux extrêmes du bâtiment, perpendi- culairement à l’action sismique.

y

Bâtiments à un niveau, toitures souples

Le principe d’excentrement du centre de gravité du bâtiment ne peut pas être appliqué dans ce cas : on considère par assimilation un report de masse d’une file de poteaux sur l’autre par suite d’excentrement dans la travée.

Forfaitairement la masse associée à chaque file de poteaux est majorée de 10 %. Cette majoration correspond à un déplacement accidentel défavorable des centres de gravité des masses associées aux travées adjacentes au poteau considéré de 0,05l, avec « l » portée des travées (cf. figure 10). La présente majoration est prise en compte dans le calcul de l’action sismique.

est prise en compte dans le calcul de l’action sismique. Figure 10 : Principe de majoration

Figure 10 : Principe de majoration forfaitaire pour les toitures souples.

en compte dans le calcul de l’action sismique. Figure 10 : Principe de majoration forfaitaire pour

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EFFETS DU SÉISME SUR LES STRUCTURES

24 EN ÉLÉMENTS INDUSTRIALISÉS EN BÉTON

Bâtiments avec mezzanine

Le calcul s’effectue pour chaque niveau comme pour les bâtiments à un niveau et diaphragme rigide en toiture : les effets de torsion des deux niveaux sont ensuite additionnés au niveau inférieur.

Les rigidités des poteaux doivent être calculées depuis la sortie de l’encuvement jusqu’au niveau considéré, et les masses sont celles dudit niveau.

3.4.5 Vérification des critères de limitation des déplacements

Le déplacement maximum du poteau « i » selon les deux directions sismiques s’écrit (en application du paragraphe 4.3.3.5.1 (3) de l’EN 1998- 1) des façons suivantes.

Bâtiments à un niveau et diaphragme rigide en toiture

■ Bâtiments à un niveau et diaphragme rigide en toiture • 1 r e combinaison :

• 1 re combinaison :

d xi = q x (V ix + T ix + 0,3 t ix )/k ix

• 2 e combinaison :

d xi = q x (0,3 V ix + 0,3 T ix + t ix )/k ix

d yi = q y (0,3 V iy + 0,3 T iy + t iy )/k iy

d yi = q y (V iy + T iy + 0,3 t iy )/k iy

Bâtiments à un niveau, toitures souples

• 1 re combinaison :

d xi = q x Vix /k ix

d yi = q y (0,3 Viy )/k iy

• 2 e combinaison :

d xi = q x (0,3 Vix )/k ix

d yi = q y Viy /k iy ,

où V’ i est l’effort sismique majoré (prenant en compte forfaitairement la torsion).

Bâtiments avec mezzanine

Le calcul s’effectue pour chaque niveau comme pour les bâtiments à un niveau et diaphragme rigide en toiture. Les déplacements en tête sont ensuite cumulés.

Entrechoquement des bâtiments

Lorsque les unités « i » et « j » structurellement indépendantes font partie de la même propriété, la distance dans les deux directions horizontales

entre les unités doit être supérieure à :

2 d 2 + d . i j
2
d 2
+ d
.
i
j

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3. MÉTHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT

25

Lorsque les unités « i » et « j » structurellement indépendantes ne font pas partie de la même propriété, l’espacement dans les deux directions horizontales des unités à la limite de propriété doit être supérieur à d i , respectivement d j .

Critère de limitation des dommages

On applique un coefficient réducteur n = 0,4* aux déplacements d x et

d maximaux définis plus haut, pour prendre en compte une plus petite

période de retour de l’action sismique associée à l’exigence de limitation

des dommages :

éléments non structuraux fragiles fixés à la structure : d n £ 0,005 h ;

éléments non structuraux ductiles : d n £ 0,0075 h ;

éléments non structuraux fixés de manière à ne pas interférer avec les déformations de la structure ou n’ayant pas d’éléments non structuraux :

y

d n £ 0,01 h.

Remarque

(*) n = 0,5 sera normalement retenu pour la France pour les bâtiments de catégorie d’importance I et II et n = 0,4 pour les bâtiments de catégorie d’importance III et IV.

Un élément non structural est réputé ne pas interférer avec la structure si ses attaches autorisent un déplacement tel que défini plus haut au paragraphe 3.4.5.

3.5 Dimensionnement des éléments sismiques primaire

Les poteaux doivent être dimensionnés en flexion pour les sollicitations déterminés ci-avant :

Efforts horizontaux V Ed (effort sismique). Efforts verticaux N Ed = G + 2 Q avec :

G : charges permanentes ;

Q : charges d’exploitation ;

2 : coefficient de combinaison.

Dans le cas d’une toiture, N Ed = mg avec « m » la masse prise en compte pour l’action sismique (voir paragraphe 3.2.1).

Lorsque les effets du second ordre décrits par le paramètre tel que défini au sous-chapitre 3.4 dépasse 10 % (cas général), un calcul de stabilité est nécessaire. Le calcul proposé ici est un calcul du type « force en tête - déplacement en tête » réalisé par intégration des courbures avec prise en compte du second ordre.

Les efforts sismiques en tête de poteau dans les deux directions sismiques x et y, résultant des calculs précédents, s’écrivent conformément à l’article 4.3.3.5.1 (3) de l’EN 1998-1.

et y , résultant des calculs précédents, s’écrivent conformément à l’article 4.3.3.5.1 (3) de l’ EN

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EFFETS DU SÉISME SUR LES STRUCTURES

26 EN ÉLÉMENTS INDUSTRIALISÉS EN BÉTON

Bâtiments à un niveau et diaphragme rigide en toiture

• 1 re combinaison :

V Ed,ix =

V ix + T ix + 0,3 t ix

V Ed,iy = 0,3 V iy + 0,3 T iy + t iy

• 2 e combinaison :

V Ed,ix = 0,3 V ix + 0,3 T ix + t ix

V Ed,iy =

V iy + T iy + 0,3 t iy

Bâtiments à un niveau, toitures souples

• 1 re combinaison :

V Ed,ix

=

V ix

V Ed,iy = 0,3 V iy

2 e combinaison :

V Ed,ix = 0,3 V ix

Vi est l’effort sismique majoré (prenant en compte forfaitairement la torsion).

Bâtiments avec mezzanine

Le calcul s’effectue pour chaque niveau comme pour les bâtiments à un niveau et diaphragme rigide en toiture. Les efforts en tête et les moments en pied sont ensuite cumulés.

V Ed,iy = V iy

3.5.1 Prise en compte de la flexion biaxiale

Pour les poteaux de section sensiblement carré, la direction la plus pénali-

sante est généralement la diagonale de la section transversale. Dans ce cas,

le dimensionnement peut être considéré comme satisfaisant si le poteau

résiste à un effort placé dans la direction de la diagonale, correspondant

à l’effort maximal résultant des combinaisons sismiques dans les directions

horizontales principales x ou y. L’application de l’article 5.4.3.2.1 de l’EN 1998-1 permet de s’affranchir d’un calcul selon la diagonale de la section à la condition que les armatures prises en compte dans les calculs selon les directions principales x et y soient situées dans les angles.

3.5.2 Vérification de la stabilité générale

Courbe effort-flèche des poteaux

A partir de la distribution des moments M(x) issue du schéma statique on

peut attribuer pour chaque côte, le long du poteau, la courbure k(x). La flèche en tête de poteau se détermine par double intégration des courbures (par exemple par la méthode de Simpson), à partir des équations :

par la méthode de Simpson), à partir des équations : {   ''( x )

{

''( x )

( 0)

= k

( x )

=

'( 0)

=

0

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3. MÉTHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT

27

La courbe effort tranchant-flèche en tête du poteau au premier ordre,

s’obtient en faisant varier l’effort horizontal en tête de poteau entre 0 et

M R / h (avec M R moment résistant de la section).

Prise en compte des effets du 2 e ordre

Lorsque l’effort normal réduit (n = N Ed / (A c f cd )) sur les poteaux est inférieur à 15 %, les effets du second ordre peuvent être pris en compte par la méthode des forces équivalentes, à défaut, un calcul complet est nécessaire : le moment résistant doit permettre d’équilibrer le moment résultant de la combinaison sismique de calcul et des effets du second ordre.

Pour chaque point où l’équilibre « flèche – effort horizontal résistant V R1 » est calculé au premier ordre, on déduit un effort horizontal générant un

moment équivalent au moment du second ordre :

.

N

Ed

V

R

2

=

V

R

1

L

.

Le dimensionnement de chaque poteau est satisfaisant lorsque V R2 ³ V Ed,i .

3.5.3 Confinement du béton dans les zones critiques

Dispositions minimales

Selon la classe de ductilité choisie, un frettage latéral minimal est à disposer sous forme d’armatures transversales, dans la zone critique à la base des poteaux de façon à satisfaire les ratios mécaniques minimaux de confinement w wd définis aux articles 5.4.3.2.2 (9) ou 5.5.3.2.2 (10) de l’EN 1998-1 (voir figure 11).

Pour la classe de ductilité DCM :

8 d bl ), avec :

w wd : ratio mécanique des armatures de confinement,

w wd ³ 0,08 et s £ min (b 0 /2 ; 175 mm ;

wd

=

volume armatures de confinement

f

yd

volume noyau béton

f

cd

;

d bl : diamètre des barres longitudinales.

de confinement f yd volume noyau béton f cd ; − d b l : diamètre

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EFFETS DU SÉISME SUR LES STRUCTURES

28 EN ÉLÉMENTS INDUSTRIALISÉS EN BÉTON

b i b b 0 c S h o h c Cas a Cas b
b
i
b
b
0
c
S
h
o
h
c
Cas a
Cas b

L

Figure 11 : Dispositions des armatures transversales de confinement.

Pour un poteau de section rectangulaire tel que représenté sur la figure 11, le ratio mécanique des armatures de confinement w wd s’écrit :

des armatures de confinement w w d s’écrit : − cas a) : − cas b)

cas a) :

cas b) :

wd

wd

=

=

s’écrit : − cas a) : − cas b) :   wd wd = =

2 + b

(

h

0

)

+

2

 

h

0

2

+ b

0

2

 

h

0

.

b

0

.

s

3 + b

(

h

0

0

)

f

yd

 
 

.

a

 

.

 

s

.

h

0

.

b

0

.

s

f

cd

0

.

a

s

.

f

yd

f

cd

;

Le comportement du béton confiné dans le noyau délimité dans les armatures transversales peut être pris en compte dans les calculs (paragraphe 5.4.3.2.2 (7)P de l’EN 1998-1). Afin de disposer d’un modèle adapté au calcul de sections élancées, le modèle préconisé est celui de l’annexe E2 de l’EN 1998-2.

Vérification du critère de ductilité en courbure

On définit le coefficient de ductilité en courbure m φ conformément à

l’article 5.2.3.4 (3) de l’EN 1998-1 par

u

φ

=

, avec (voir figure 12) :

y

X u la courbure atteinte lorsque la limite de déformation du béton e cu ou de l’acier e su est atteinte, limitée à la courbure correspondant à 85 % du moment résistant ;

X la courbure atteinte lorsque le premier lit d’armatures atteint sa limite élastique.

y

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3. MÉTHODOLOGIE DE DIMENSIONNEMENT

29

M r 15% M y X X y u Co urbure Moment
M
r
15%
M
y
X
X
y
u
Co urbure
Moment

Figure 12 : Loi moment-courbure.

Le comportement du béton confiné dans le noyau délimité par les armatures transversales peut être pris en compte dans les calculs conformément à l’article 5.4.3.2.2 (7) de l’EN 1998-1. Afin de disposer d’un modèle adapté au calcul de sections élancées, le modèle préconisé est celui de l’annexe E.2 de la norme EN 1998-2.

Selon la période fondamentale de la structure T, et la valeur de base du coefficient de comportement q 0 adopté pour le dimensionnement (voir tableau 2), le coefficient de ductilité en courbure doit satisfaire les conditions suivantes (paragraphes 5.2.3.4 (3) et (4), et 5.4.3.2.1 (7)P de l’EN 1998-1) :

m φ ³ 2q 0 - 1

si T C ³ T,

m φ ³ 1 + 2 (q 0 - 1) T C /T

si T < T C ' ;

avec T C la période limite supérieure du plateau d’accélération constante sur le spectre.

Le critère de ductilité en courbure peut être vérifié :

par calcul de la courbe « moment – courbure » en ajustant le ratio mécanique des armatures de confinement w wd ;

par application de la formule suivante :

b

c

 

wd

≥ 30

ϕ v

d

.

sy

,

d

.

b

0

confinement égal à = n . s .

0 ,035 , avec le coefficient d’efficacité de

. b 0 −  confinement égal à  =  n . s . 0

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EFFETS DU SÉISME SUR LES STRUCTURES

30 EN ÉLÉMENTS INDUSTRIALISÉS EN BÉTON

Pour les sections rectangulaires, on a (voir figure 11) :

s / 2h

n

=

1

n

b

i

2

/ 6b

0

h

0

et

s =

(

1

s /2b

0

)

(

1