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Management international Management international

Approche Intégrée ou Partielle de
l’Internationalisation des Firmes : Les Modèles
Uppsala (1977 et 2009) face à l’Approche
« International New Ventures » et aux Théories de la
Firme
Olivier Meier et Pierre-Xavier Meschi

Paradigme éclectique, modèle Uppsala… Quoi de
neuf pour analyser les décisions et modes
d’investissement à l’international ?
Volume 15, numéro 1, Automne 2010

URI : id.erudit.org/iderudit/045621ar
DOI : 10.7202/045621ar

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Éditeur(s)

HEC Montréal and Université Paris Dauphine

ISSN 1206-1697 (imprimé)
1918-9222 (numérique)

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Olivier Meier et Pierre-Xavier Meschi "Approche Intégrée ou
Partielle de l’Internationalisation des Firmes : Les Modèles
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Uppsala (1977 et 2009) face à l’Approche « International New
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Ventures » et aux Théories de la Firme." Management
International Management / Gestión Internacional,
international 151 (2010): 11–18. DOI : 10.7202/045621ar pouvez consulter en ligne. [https://apropos.erudit.org/fr/usagers/politique-
2010 dutilisation/]

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En este artículo introductivo double  : il s’agit tout d’abord de faire un Second. críticas y las respuestas dadas para la deci- pour le choix du pays cible. théories de la firme Ventures (INV). y para la part pour le choix du mode d’entrée. To our knowledge. International New Ven- decisión del modo de entrada. on the other hand. par l’approche sión del país de destino. theories of the firm teorías de la firma. et d’autre Keywords: Uppsala model. International New de internacionalización. processus Palabras claves: Modelo Uppsala. tures (INV). teorías de la firma Le Renouvellement de la Réflexion Théorique proviennent des actifs intangibles (image de marque. La première Celui-ci a défendu l’idée que la possession d’avantages condition porte sur l’intérêt de la firme à investir à l’étran- spécifiques était la condition essentielle à l’internationali. Ensuite. capa- sur l’Internationalisation des Firmes cité d’innovation. par ization process. maîtrise technologique. a estas preguntas y han propuesto algunas posé un certain nombre de réponses. A notre connaissance. for estas teorías de la firma tienen un enfoque plupart d’entre-elles une approche partielle most of them. . however. it provides a state of the teoría del proceso de internacionalización cet article introductif. cifique) de l’internationalisation de la firme. firm have addressed these issues and sug. notre objectif est art of the Uppsala model (1977 and 2009). This introductory article has two manera a haber desarrollado una verdadera d’internationalisation de la firme. motivation) de la condition suffisante (cf. Dans objectives: first. la mayoría de théories de la firme ont cependant pour la theories of the firm. a partial approach to the parcial del proceso de internacionalización du processus d’internationalisation et des internationalization process and to country y de los criterios de decisión asociados critères de choix (du pays et du mode d’en. by the de efectuar un estado del modelo en su ver- sions. Mots clés : Modèle Uppsala. International New Ventures (INV). Ces questions (cf. Kindleberger (1969) la volonté de mieux comprendre pourquoi et quand la firme élargit ces questions en distinguant la condition nécessaire doit faire le choix de s’internationaliser. These respuestas. have. and answers provided on one hand. Celle-ci a été formalisée avec le prolongement d’Hymer.Approche Intégrée ou Partielle de l’Internationalisation des Firmes : Les Modèles Uppsala (1977 et 2009) face à l’Approche « International New Ventures » et aux Théories de la Firme* Olivier Meier Pierre-Xavier Meschi Université Paris-Est-IRG IAE Aix-en-Provence (Université Aix-Marseille) & SKEMA Business School Résumé Abstract Resumen La firme qui décide de se développer hors The firm expanding beyond its domestic La firma que decide desarrollarse afuera de son marché local est confrontée à plu. de tal ainsi une véritable théorie du processus process. cet article vise à présenter les cri. Según nuestro conocimiento. ces avantages spécifiques pays d’origine. “international new ventures” approach and sión inicial (1977) y actual (2009). Dans est née dans les années 1960. para el estudio de « international new ventures ». Sin embargo. de su mercado local se confronta a varias sieurs questions : Quel pays choisir ? Quel try to select? Which entry mode to imple. market faces several issues: which coun. según las les théories de la firme. capacité de financement. Ces gested a certain number of answers. international- las “international new ventures”. it aims to present the questions tenemos un interés doble: Primero se trata état du modèle Uppsala dans ses deux ver. Luego. and entry mode choice. avantage spé- ont d’abord été soulevées par Stephen H. preguntas: ¿Qué país escoger? ¿Qué modo mode d’entrée faut-il utiliser ? Et à partir de ment? And which criteria should be used de entrada se debe usar? Y ¿Partiendo de quels critères. personnel quali- fié. …) La réflexion théorique sur l’internationalisation de la firme qui eux-mêmes sont à relier à la taille de la firme. Hymer (1960). de la firma . (sobre el país de destinación y del modo trée) associés. le modèle Uppsala a apporté une réponse answer to those issues and thus develops solo el modelo Uppsala a propuesto una conjointe à ces questions et a développé a real theory of the internationalization respuesta conjunta a estas preguntas. Une réponse satisfaisante à cette première * Les auteurs tiennent à remercier Ernesto Tapia-Moore pour ses remarques et suggestions sur les premières versions de cet article intro- ductif. Charles P. by the theories of the este artículo se empeña en presentar las tiques et les réponses apportées d’une part firm. ger plutôt que de recourir à un investissement dans son sation de la firme. seul only the Uppsala model provides a joint de entrada). expérience managériale. initiale (1977) et amendée (2009). Pour Hymer. proceso d’internationalisation. ces différents choix vont-t-il for decisions regarding the target country qué criterios debe efectuarse la decisión? se faire ? Plusieurs théories de la firme se and the entry mode? Many theories of the Varias teorías de la firma se han interesado sont intéressées à ces questions et ont pro.

Cette réaction oligopolistique d’entrée) associés. la firme qui agit en premier modifie à son avantage bureau de représentation. Ce comportement est ressenti comme évaluer et de choisir l’un d’entre eux. Cet s’internationaliser. (1973) formalise une autre motivation associée au concept de « réaction oligopolistique ». lui permettant de devancer durablement ses principaux le processus d’internationalisation.12 Management international / International Management / Gestión Internacional. de choix du mode d’entrée (théorie des coûts de transac- rique sur l’internationalisation a initialement focalisé son tion. infrastructure. local et internationalisation en soulignant l’importance de A notre connaissance. théorie néo-institutionnelle. En effet. le processus d’interna- pourquoi les firmes suivent leurs concurrents lorsqu’elles tionalisation de la firme se caractérise par une succession s’implantent à l’étranger. Dans cette démarche. Inde et Chine) et plus mais également de ses nombreuses critiques dans le monde généralement par les pays dits émergents. seul le modèle Uppsala a apporté la (grande) taille de la firme. en vue de rechercher de nouveaux une certaine taille. guidant le choix du pays cible par la firme est centrale dans tif. des avantages spécifiques qui lui permettent de couvrir les En effet. par les BRIC (cf. le choix de choix incrémentaux. une agression par les autres firmes de l’oligopole local. En synthèse. il n’est pas rare de voir aujourd’hui des PME pré- coûts générés par l’entrée sur le nouveau marché. Cette question de l’in- à l’entrée. tenir en échec ou devancer des firmes rivales. forces en présence. ce choix va-t-il se faire ? La question des critères décide de conquérir unilatéralement un avantage compéti. ainsi une véritable théorie du processus d’internationalisa- Avec les opportunités de croissance forte offerte tion de la firme. D’après Knickerbocker. de l’apport de ressources complémentaires. L’internationalisation n’est plus une option peut parfois s’avérer compliqué. la firme se doit de définir les différents modes comportement d’imitation des firmes. de les les règles du jeu. Il ne s’agit plus de savoir si la firme doit de grande taille). Les problémati- oligopole sur ce marché) ou impossibles (mise en place ques liées au processus d’internationalisation des firmes se d’une législation antitrust défavorable aux firmes locales sont déplacées. l’un concernant le pays ou du mar- de s’internationaliser concerne en priorité des firmes oli. . pour une stratégie d’internationalisation que si elle détient aux grandes structures oligopolistiques comme aux PME. Russie. En s’internationali. Les autres firmes locales vont dès lors chercher à annuler l’avantage de l’adversaire et rétablir leur Plusieurs théories de la firme se sont intéressées à ces propre part de marché en imitant son comportement. la firme qui a décidée de se développer contrer. sant. Après avoir déterminé concurrents.  Brésil. …). matières premières. Les firmes peuvent alors se tourner vers s’internationaliser ou pas. Cependant. Il en questions et ont proposé un certain nombre de réponses. Cette réaction oligopolistique s’apparente à un le pays cible. réseau pour s’internationaliser. joint venture. 15 (1) condition est possible. découle une sorte de fuite en avant. la thématique académique. Ces questions ne se posent plus de distribution…). A côté de la recherche de nouveaux débou- taille et de la période du cycle de vie de la firme qui soient chés. modèle des ressources et attention sur l’arbitrage entre investissement sur le marché compétences et théorie de l’apprentissage organisationnel). Ce concept vise à expliquer D’un point de vue stratégique. de sa situation concurrentielle une réponse conjointe aux deux questions et a développé (oligopolistique) et du degré de maturité de ses produits. Frederick T. C’est sans doute la raison de son succès. lorsque les opportunités de croître « classique » de l’internationalisation a trouvé de nouveaux sur le marché local deviennent difficiles (émergence d’un champs d’étude et a ainsi été renouvelée. Une firme ne peut donc raisonnablement opter ternationalisation s’impose aujourd’hui à toutes les firmes. Raymond senter une répartition géographique de leur chiffre d’affai- Vernon approfondit en 1966 les motivations de la firme à res qui soit proche de celle des grandes multinationales. si celle-ci doit attendre d’avoir les marchés étrangers. une certaine maturité dans le cycle de vie de ses produits rain. d’autres sur les critères la recherche de rentabilité. En hors de son marché local est confrontée au choix du mar- effet. compte tenu des barrières parmi d’autres choix stratégiques. l’accès à un marché étranger aujourd’hui. ou encore si celle-ci doit atteindre débouchés et l’apport de ressources complémentaires (ter. personnel. la question des critères du choix du mode d’entrée par l’in- puisqu’il y a remise en cause de l’équilibre (local) des vestisseur étranger est centrale. où chacun s’internatio. Knickerbocker tionalisation laissent la place à d’autres types d’arbitrage. lorsque son produit se banalise sur son la faible croissance de leur marché local. de la ges- les plus propices pour déclencher un processus d’interna- tion du cycle de vie du produit. Certaines se sont concentrées sur les met par conséquent en avant la dimension défensive de critères de choix du pays cible (« born globals » et « inter- l’internationalisation où la position sur le marché prime sur national new ventures » ou INV). la réflexion théo. même si cela tre-elles une approche partielle du processus d’interna- ne procure pas un avantage immédiat (sauf celui de prendre tionalisation et des critères de choix (du pays et du mode part au partage du marché). Celui-ci rapproche le choix d’internatio- impératif de l’internationalisation est particulièrement fort nalisation du cycle de vie du produit : une firme innovatrice pour les firmes des pays développés qui sont confrontés à s’internationalise. Ces théories de la firme ont cependant pour la plupart d’en- nalise parce que le concurrent leader l’a fait. ché cible et l’autre portant sur le mode d’entrée dans ce gopolistiques qui investissent dans différents pays pour pays cible. une menace majeure pour la stabilité d’un oligopole ché étranger cible : quel pays choisir ? Et à partir de quels est que l’un des acteurs d’un tel système concurrentiel critères. filiale. La question de la marché local. d’entrée ou d’investissement à leur disposition (export.

chés étrangers présentant la distance psychique la plus fai- Dans la version initiale du modèle Uppsala. nombre de filiales. et d’autre part pour le choix niveau d’engagement sur les marchés étrangers (séquence du mode d’entrée. de formation. mémorisation et diffusion). tude. Ce critère Le principal objectif de cette expansion progressive est de se définit comme « l’ensemble des facteurs bloquant le flux réduire l’incertitude spécifique aux marchés étrangers en d’informations entrants et sortants du marché. Le critère de minimisation pratiques managériales. De ce point de vue. De plus. acquisition). franchise.Approche Intégrée ou Partielle de l’Internationalisation des Firmes : Les Modèles Uppsala (1977 et 2009) face à l’Approche. En d’autres déterminant prioritaire des choix de la firme en matière de termes.. 1). le modèle Uppsala s’appuie sur la notion de tous les marchés étrangers. 1977) par des cher. sance générale concerne les outils et les routines d’expan- sus d’internationalisation. La connais- de l’incertitude et sur les facteurs contraignant le proces. le modèle rientielle du modèle Uppsala se distingue en connaissance Uppsala est avant tout une théorie fondée sur le contrôle générale et connaissance spécifique (ou locale). des réglementations. par l’approche séquences qui s’enchainent graduellement (cf.. dans le cas du choix du sion internationale qui sont applicables indifféremment à mode d’entrée. transfert de ressources fondateur en 1977 (Johanson & Vahlne. La séquence  2 correspond à la base de cheurs de l’Université d’Uppsala. des modes plus capitalistiques (joint venture de production. La sélection des marchés Le modèle Uppsala est caractérisé par l’importance de étrangers cibles se fait à partir de la distance psychique la progressivité dans l’expansion internationale des firmes. de culture et de développement de l’incertitude est au cœur du modèle Uppsala  : c’est le industriel » (Johanson & Vahlne.  séquence  3) ainsi que les résultats de ces choix d’« expansion ». La connaissance expé- montrerons. Ces chercheurs de l’Université d’Uppsala (cf. cet S’appuyant sur ce critère de la minimisation de l’incerti- article vise à présenter les critiques et les réponses appor. Les deux séquences consécutives de celles ont construit un modèle qui intègre ces deux enjeux en les « de situation » permettent de comprendre les décisions. stratégiques. Cette cherché à apporter une réponse conjointe et articulée à deux séquence découle directement de la séquence 1 au travers questions centrales pour toute firme qui veut s’internatio. La séquence 1 présente une analyse de la firme des expan- d’Internationalisation de la Firme sions internationales actuelles en regard de deux critères : la Le Modèle Initial (1977) quantité des ressources engagées dans chaque pays (nom- bre de salariés. l’incertitude ble en regard de sa base de connaissances expérientielles. p. C’est à qui sont faits lors de la séquence 3 s’appuient respective- notre connaissance la seule théorie qui décrive et explique ment sur le critère de « distance psychique » et sur celui le processus d’internationalisation dans son intégralité. de « chaîne d’établissement ». ger réalisées dans le passé par la firme. tion » d’un nouveau pays cible et d’« expansion » dans ce tions renvoient respectivement aux enjeux de « sélection » et pays (cf. par les théories de la firme. des mécanismes d’apprentissage organisationnel. …). la firme va cibler et approcher en priorité les mar- « sélection » du pays cible et d’« expansion » dans ce pays. …) et Ebauché au début des années 1970 (Johanson & le degré d’engagement (degré de dépendance de la firme Wiedersheim-Paul. dans le cas du choix du pays cible. 13 L’objectif de cet article introductif est double : il s’agit stock d’expériences internationales. 24). 1975) puis formalisé dans un article vis-à-vis des marchés étrangers. Ce stock d’expériences dans un premier temps de faire un état du modèle Uppsala internationales est constitué par les expansions à l’étran- dans ses deux versions. connaissance des marchés étrangers (séquence 2). perçue par la firme est inversement proportionnelle à son L’expansion dans les marchés étrangers qui ont été ciblés se . Dans un deuxième temps. Plus d’Uppsala ont cherché à développer une théorie « intégrée » précisément. le modèle Uppsala se présente sous la forme de quatre tées d’une part pour le choix du pays cible. Ceux-ci s’appuyant sur une connaissance « expérientielle » élargie comprennent les différences de langage. les abordant successivement avec la même dynamique incré. Il se transforme au La première partie de cet article propose ainsi une étude cours du temps en une connaissance expérientielle grâce des spécificités du modèle Uppsala et de ses apports en aux mécanismes d’apprentissage organisationnel (codifi- matière d’internationalisation des firmes. de des opérations internationales. tion. initiale (1977) et amendée (2009).  Figure 1)  : « international new ventures ». perçue entre la firme et chacun de ces marchés. La connaissance locale renvoie « chaîne d’établissement » (« establishment chain ») postu. les choix de « sélection » et d’« expansion » du processus d’internationalisation de la firme. déci- sions d’engagement à l’international (séquence 3) et résul- tats des opérations d’engagement (séquence  4). des canaux de distribu- temps allant de modes peu ou pas capitalistiques (export. 1977. les chercheurs de l’Université nalisation : ce sont des séquences « de changement ». Comme nous le cation. montant investi. …) qui sont propres à un marché bureau de représentation. Les deux Les Modèles Uppsala (1977 et 2009) : premières séquences permettent d’établir un diagnostic de Le Développement d’une Théorie du Processus la situation de la firme en matière d’internationalisation. filiale à 100%. lant un investissement gradué (ou incrémental) au cours du des habitudes de consommation. Cette naliser : quel pays/marché faut-il choisir ? Quelle modalité séquence 2 va conditionner à son tour les choix de « sélec- d’expansion dans le pays faut-il choisir ? Ces deux ques. séquence 4). actions et les résultats de la firme en matière d’internatio- mentale. le modèle éponyme a connaissances expérientielles dont dispose la firme. à des savoirs et à une expertise (connaissance des clients. accord commercial) à étranger en particulier.

1975) : ■ absence d’activité régulière d’export Le Modèle Amendé (2009) ■ étape d’export à l’aide d’agents locaux indépendants Dans leur article paru dans Journal of International ■ étape de création d’une filiale locale de commercialisation Business Studies en 2009. celui-ci aura tendance à fonctionner indépen- d’engagement local. le concept de réseau d’affaires s’est temps de connaissances expérientielles couplée avec des substitué à celui de marché étranger. De manière schématique. Ensuite. ches et durables [de la firme] avec des fournisseurs et des blissement sont importants dans le modèle Uppsala car ils clients importants » (Johanson & Vahlne. notamment Johanson & Vahlne. p. L’appartenance à un tel réseau offre à la firme des infor- chés étrangers et renforcent la dynamique incrémentale mations. cette dynamique étrangère se développe dans chaque marché étranger en sui.14 Management international / International Management / Gestión Internacional. nome  : « une fois que le processus d’internationalisation sement par étapes des ressources transférées et du de degré a démarré. 1990). 2009. contribuent à minimiser l’incertitude spécifique aux mar. des relations de confiance et des du modèle. 15 (1) fait selon le critère de la chaîne d’établissement. 1990. p. 12). Cet article formalise des Par la suite. La firme incrémentale du modèle Uppsala. & Wiedersheim-Paul. En effet. ils restent secondaires par rapport partenaires sur lesquels elle va s’appuyer dans son pro- à la connaissance expérientielle qui est le concept central cessus d’internationalisation. réflexions menées par les deux chercheurs depuis le début plétée avec l’ajout d’autres modalités d’expansion locale des années 1990 sur l’importance de la place du « réseau telles que le partenariat non-capitalistique et la coentreprise d’affaires » dans le processus d’internationalisation (voir (ou joint venture). Cependant.  1414). Le réseau d’affaires est défini comme « l’ensemble des relations variées. cette chaîne damment des décisions stratégiques qui pourraient l’affec- d’établissement comprend les étapes suivantes (Johanson ter » (Johanson & Vahlne. incrémentale s’autoalimente et se cumule de manière auto- vant un même cycle d’expansion qui conduit à un accrois. pro- Les critères de distance psychique et de chaîne d’éta. Pour la firme engagée choix d’expansion internationale fondés sur la distance dans un processus d’internationalisation. la question n’est psychique et la chaîne d’établissement initie la dynamique plus de cibler « des marchés qu’elle peut plus facilement FIGURE 1 Les Séquences du Processus d’Internationalisation (Modèle Uppsala 1977) Niveau Connaissance d’engagement des sur les marchés marchés étrangers étrangers Séquences de situation Séquences Distance psychique de changement Chaîne d’établissement Résultats des Décisions opérations d’engagement d’engagement à l’international . des opportunités. Jan Johanson et Jan-Erik Vahlne ont amendé le modèle Uppsala initial et développé une ■ étape de création d’une filiale locale de production nouvelle version de ce modèle. Dans cette nouvelle version du modèle Uppsala. l’accumulation au cours du du modèle Uppsala. cette chaîne d’établissement va être com.

d’engagement des distance psychique et de chaîne d’établissement sur les marchésqui appa. la minimisation de (séquence 1). cette nouvelle version du modèle Décisions toujours sous la forme de quatre séquences qui s’enchai- opérations Uppsala procède d’une évolution. quelle est la position (centrale ou non) de peuvent constituer des ressources clés permettant d’assurer celle-ci dans le réseau ? En effet. 1990. ces nouvelles relations en termes de connaissances et de Distance psychique de changement confiance (cf. En effet. de connaissances expérientielles. décisions d’engagement dans les relations de la dynamique incrémentale et son moteur. p. déjà bien implantés dans les marchés étrangers. l’affirmative.  séquence 3) ainsi que les conséquences de Séquences 2009. (séquence 2). et non d’une rupture par d’engagement nent graduellement (cf. FIGURE 2 Les Séquences du Processus d’Internationalisation (Modèle Uppsala 2009) Position Connaissances dans un et opportunités réseau du réseau Séquences de situation Séquences de changement Résultats Décisions au niveau de d’engagement l’apprentissage dans les et de la relations de confiance réseau . l’accumulation réseau (séquence 3) et résultats au niveau de l’apprentis. p. Chaîne d’établissement La nouvelle version du modèle Uppsala se présente Résultats des De notre point de vue. On passe ainsi (2009. 1421). du réseau (cf. initiale du modèle : « la corrélation entre le cycle à partir Cette séquence 2 va conditionner à son tour le développe- Séquences duquel une firme sélectionne les marchés étrangers et la ment de nouvelles relations avec un ou plusieurs membres de situation distance psychique s’est affaiblie » (Johanson & Vahlne. Cette base est positivement corrélée au nombre d’opportu- marchés raissent beaucoup moins pertinents que étrangers version dans la nités d’expansion étrangers internationale qui se présentent à la firme. Figure 2) : position dans un réseau d’engagement à l’international rapport à la version initiale. connaissances et opportunités du réseau l’incertitude spécifique au processus d’internationalisation. la base de connaissances expérientielles issues du réseau et Ces éléments entraînent la mise en retraitNiveau des concepts de Connaissance dont dispose la firme pour l’aider dans internationalisation. de confiance et d’implication peuvent être d’une logique où la firme devait faire face au « handicap inégalement distribués entre les parties [au réseau]. Johanson & Vahlne le succès de son expansion internationale. séquence 4). p. nouvelle version.. 13) mais d’être La séquence 1 analyse la firme en relation avec un réseau intégré dans un réseau d’affaires dans lequel un ou plusieurs d’affaires  : celle-ci appartient-elle à un réseau ? Et dans membres. et par de la firme étrangère » (ou liability of foreignness) à celle conséquent peuvent avoir un impact différencié sur le suc- où la firme doit désormais faire face au « handicap de ne cès de l’internationalisation ». 15 comprendre » (Johanson & Vahlne. La séquence 2 correspond à pas appartenir à un réseau » (ou liability of outsidership).Approche Intégrée ou Partielle de l’Internationalisation des Firmes : Les Modèles Uppsala (1977 et 2009) face à l’Approche.. restent au cœur de cette sage et de la confiance (séquence 4). 1424) précisent que « les niveaux spécifiques de connaissances.

que de maximisation de la valeur et de l’autre. et par Bonaccorsi (1992). Plus préci- dère la création de valeur et l’exploitation des ressources sément. entrer sur de nouveaux marchés (étrangers) afin d’exploiter cet avantage de la manière la plus efficiente. Cette approche consi. l’incertitude et la complexité des situations. libéralisation de l’investissement direct étran. dès sa conception. présen. Les formes extrêmes sont p. Selon un investisseur étranger. en reprenant une terminologie proposée transaction. Le décideur doit dès lors effectuer proche « international new ventures ». lité limitée et l’opportunisme des opérateurs (Williamson. les défaillances Les Théories de la Firme et le Choix du Mode du marché. sur l’internationalisation. …) ne nalisation s’est faite à travers le développement de modèles sont plus les mêmes que ceux qui prévalaient lors de l’éla. en vue d’en étudier leurs apports tionnels mais de situations organisationnelles relevant d’un mais également leurs différences fondamentales avec le véritable modèle d’internationalisation. peu de temps après leur création. Des la Firme analyses visant à rendre compte de ces stratégies sont ainsi apparues dès les années 1960-1970. les firmes répondent ainsi au souci d’éviter les coûts inhérents aux échanges sur le marché. et les d’Entrée coûts qui en découlent. est rapide et ne suit pas la dynamique incrémentale postu- lée par le modèle Uppsala. d’expérience et d’ap- res ». l’approche « international new ventures » avec une logi- 1975 et 1985). Ces « international new ventures » sont appe. Les théories McDougall ont décrit la situation particulière de PME ou proposées correspondent avant tout à des approches fon- de start-ups qui. ou d’« international new ventu. Ces firmes qui ont connu théories de la firme réfutent cette notion de cycle « univer- une expansion géographique originale ont été qualifiées de sel » et privilégient une approche contingente aux coûts de « born globals ». Selon ce cou- boration du modèle Uppsala. la théorie des coûts de transaction montre qu’un de la firme comme des facteurs moteurs du processus d’in- entrepreneur a le choix entre plusieurs formes d’organisa- ternationalisation. tion pour mener à bien son projet. Oviatt & McDougall (1994. …) et les savoirs des managers (plus forte L’une des avancées théoriques en matière d’internatio- exposition internationale. aux facteurs institutionnels du pays cible. un équilibre entre celles qui relèvent du marché et celles alors que le modèle Uppsala est plus concerné par les actifs relevant de la hiérarchie. 15 (1) Critiques et Réponses de l’Approche fait l’objet de recherches nombreuses en raison de leur « International New Ventures » et des Théories de importance dans le développement des organisations. ressources stratégiques. alternatif à celui modèle Uppsala. spécificité des actifs. A ce sujet. expériences plus variées. dées sur l’identification/captation d’opportunités et sur les tent une répartition géographique du chiffre d’affaires pro. concurrentiel significatif de l’exploitation de ressources et Ces deux pôles sont dénommés respectivement « mar- de la vente de biens dans de multiples pays ». le modèle la loi du petit nombre. l’écono- et le Choix du Pays Cible mie industrielle et l’économie internationale. fondés sur l’existence de coûts de transaction. rant. communication. la firme possède un certain nombre d’avantages spéci- L’approche « international new ventures » se focalise fiques comme la détention de savoir-faire et va chercher à sur la question du choix du pays cible. tout . Elles sont principale- L’Approche « International New Ventures » ment nées du rapprochement de deux disciplines. Ces che de celle des multinationales. Pour ces firmes. développement des technologies d’information et de d’entrée. d’expérience et d’ap- des clients. Le pays est évalué avant tout à partir de ses déterminer s’il vaut mieux intégrer (relation interne organi- potentialités et des opportunités uniques qu’il peut offrir à sée) ou recourir au marché (relations contractuelles). les obstacles à l’échange international. Oviatt & McDougall (1994 et Il est proposé une synthèse des principales théories 2005) défendent l’idée qu’il ne s’agit pas là de cas excep. Elles reposent sur le constat de la nature imparfaite de la concurrence Dans un article publié en 1994. En synthèse. prentissage de l’investisseur étranger) de choix du mode ger. 49) note que « l’international new venture est une orga- les pures relations de marché ou au contraire l’agencement nisation qui. De manière générale. Benjamin Oviatt et Patricia régissant le fonctionnement des marchés. Pour l’ap- ché » et « hiérarchie ». cette théorie Le thème relatif au processus d’internationalisation et à la s’intéresse donc avant tout à la sélection de modes d’en- question du mode d’entrée des firmes sur un marché ont trée susceptibles de minimiser les coûts de transaction. C’est la comparaison entre les et connaissances expérientielles détenus par l’investis- coûts spécifiques à chaque mode de transaction qui va alors seur étranger. Cette synthèse s’appuie notamment sur d’Uppsala. un article de Madhok (1997) dans lequel il fait un travail de lées à se multiplier car l’environnement international des comparaison important entre les critères transactionnels et firmes (globalisation des marchés. cherche à tirer un avantage de tous les échanges au sein d’une organisation intégrée. facteurs facilitant le processus d’internationalisation.16 Management international / International Management / Gestión Internacional. le processus d’internationalisation prentissage de l’investisseur étranger. le choix d’un pays un arbitrage entre les transactions qu’il effectue et trouver cible se fait en regard de son potentiel de création de valeur. En internalisant leurs activités inter- nationales. au niveau de ressources stratégiques. le marché est caractérisé par la rationa- approches du choix du pays cible se font face : d’un côté. il apparaît que deux cette perspective. l’asymétrie de l’information et la Uppsala avec une logique de minimisation de l’incertitude. convergence des attentes internes (cf.

l’entrée sur un marché compétences en commercialisation et le savoir-faire tech. 221-241. bien qu’utiles en ter- situation économique et politique du pays. vol. vol. De ce point de vue. à combiner ressources existantes et intégration de nouvelles quement tout ce qui a trait au capital humain (y compris les capacités. Il peut Elles ont en effet pour la plupart d’entre-elles une approche également s’agir d’interventions exogènes de la part des partielle du processus d’internationalisation et se focalise gouvernements en place. p. basée sur l’apprentissage et la construction de nouveaux la qualité des produits. 14. de la firme à être compétitive. N°1. Schoemaker. en veillant ceux qui les détiennent. Cette approche des marchés. localisation. un ensemble unique de ressources tangibles et intangibles N°10. Aujourd’hui. ou comme un portefeuille de noyaux de compétences et de Birkinshaw. B. donne une approche consistante à la fois sur les détermi- ce cadre s’avère insuffisant pour expliquer la majeure partie nants de choix du pays cible et sur les critères de choix du des IDE. Les firmes sont hétérogènes en rai. qui sont la propriété exclusive de déploiement de ces compétences fondamentales. 15. que recouvre la notion centrale de spécifi- réalisation de l’internationalisation de la firme : « avantage cité. rée au travers de son portefeuille d’activités mais comme luck and business strategy ». Management Science. à certaines variables clés. Enfin. les économies d’échelle ou l’importance des globale de l’internationalisation est unique en son genre et actifs intangibles permettent ainsi de mieux appréhender le développement des investissements internationaux au c’est une des raisons pour lesquels le modèle Uppsala a été cours des deux dernières décennies. Raphael. définissent leur cadre d’analyse: la firme n’est pas considé. 33-46. mes d’analyse et de réflexion. les barrières culturelles et globale et dynamique de l’internationalisation des firmes. Jay. Paul J.. les droits de propriété (y compris développements organisationnels et processuels. insiste sur le fait que ce ne sont pas les ressources en tant que p. Strategic Management Journal. Les avantages ce courant met donc avant tout en exergue le management spécifiques (ownership advantage) prennent la forme d’ac. seul le modèle Uppsala. rendent ainsi difficile une vision res premières. Journal of International Management. « The impact of distance firme comme un ensemble de ressources productives et qui on knowledge transfer effectiveness in multinational corpora- tions ». L’approche ressource met Le courant. Jonsson . N°3. matiè. H. vol. A partir de Amit. étranger est beaucoup plus dynamique et principalement nique). infrastructure). réglementaires ou encore le potentiel du marché.. l’image de marque. « Strategic assets ces travaux. en limitant leurs démarches l’accessibilité à certaines ressources (main d’œuvre. Ses fondements sont à rechercher dans les travaux d’Edith Penrose qui aborde la Ambos. à travers des politiques relatives sur un aspect spécifique de ce processus (le choix du pays aux droits de douane et aux barrières non tarifaires. les formules et les marques commerciales). p. Par rapport à la question relative au mode d’entrée. organisée autour de trois conditions nécessaires à la reproduction. dans extérieurs correspond à ce qu’on appelle les avantages de ses deux versions (initiale en 1977 et amendée en 2009). constitués par l’implantation à l’étranger d’uni- mode d’entrée . Entrent dans cette catégorie prati. Ils concernent la Ces différentes théories et approches. Enfin. 1231-1241. Des facteurs notamment comme la taille cessus d’internationalisation de la firme. Hood. telles qui constituent les inputs des processus d’offre. incorporels. Bjorn (2009). ce qui fait encore aujourd’hui de ce modèle tés de production dont les activités sont similaires à celles une des références théoriques incontournables sur le pro- du pays d’origine.Approche Intégrée ou Partielle de l’Internationalisation des Firmes : Les Modèles Uppsala (1977 et 2009) face à l’Approche. Julian. les brevets. la réflexion en se focalisant sur trois points en particulier qui vol. ressources distinctes. (1993). la différenciation des produits. « Building firm-specific advantages in multinational cor- son de la nature des ressources qu’elles détiennent et par la porations: The role of the subsidiary initiative ». N°1. Stefan (1998). internalisation ». l’internalisation (internalization advantage). le transport. cible dans le cas de l’approche « international new ventu- la possibilité d’effectuer des opérations internationales au res » et le choix du mode d’entrée dans le cas des théories de sein d’une même firme plutôt que de recourir aux marchés la firme). des capacités des firmes en termes de développement et de tifs mobiles. Strategic façon dont elles les utilisent. 1-14. spécifique. Ambos. Tina C. . mais les services que ces ressources peuvent rendre. la nature des ressources Management Journal. Barney. et la technologie. 19. 17 en recherchant une exploitation optimale des avantages et la manière dont elle les utilise déterminent la capacité existants.. Les avantages de localisation (location advantage) permettent de mesurer aussi bien le caractère Conclusion attractif que les aspects dissuasifs des politiques pays en matière de développement international. p. 1993 et ainsi l’accent sur la nature des ressources engagées et plus 2000) propose une approche de l’internationalisation des particulièrement sur leurs propriétés de transmission et de firmes. développé par Dunning (1980. Wernerfelt (1984) et Barney (1986) prolongent and organizational rent ». « Strategic factor markets: Expectations. (1986). l’objet de toutes les attentions mais également de toutes les critiques ! L’approche ressource ou RBV (resource-based view) a été développée dans les années 1980 en pointant l’im- portance des facteurs internes et spécifiques de la firme Bibliographie pour comprendre ses performances. Selon cette perspective. Neil. 32.

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