Vous êtes sur la page 1sur 39

Procédure civile:

Sur le site de la BU, Lexis Nexis.


Bibliographie : Droit judiciaire privé, Litec Cadiet et Jeuland / Ginchard et Rolland précis Dalloz /
Droit judiciaire privé, Montchrestien / Procédure civile Héron et Le Bars.

Il y a un débat terminologique car plusieurs formulations sont utilisées pour présenter la procédure
civile. La procédure civile est également qualifiée de droit processuel ou de droit judiciaire privé.
Le droit judiciaire privé correspond à l’étude de l’ensemble des règles relatives à l’organisation et
au fonctionnement du service public de la justice.
A l’inverse, le terme procédure civile au sens stricte permet d’étudier l’ensemble des actes
susceptibles d’être accomplis dans le cadre d’un procès civil.

La distinction droit judiciaire privé et procédure civile est délicate car il y a l'apparition de la
formule du droit processuel qui correspond à une étude comparée du contentieux civil, pénal et
administratif. Cette étude met en évidence certains droits fondamentaux comme le droit d’accès au
juge. Ces droits fondamentaux se révèlent essentiels, notamment en raison du développement de
l’article 6 §1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

S’agissant de l’utilité de la matière, la procédure civile se révèle être une matière essentielle et
indispensable pour toute pratique judiciaire, soit au sein de la magistrature soit en qualité
d’auxiliaire de justice. Cette matière se révèle au centre de ces différentes professions et permet aux
praticiens de bénéficier de connaissance essentiellement pratique mais aussi fondée sur des notions
théoriques.

La procédure civile est aussi marquée par sa mauvaise réputation. En effet, cette procédure est
parfois considérée comme une matière complexe, technique, composée de règles impératives
(exemple: les délais).
Or cette approche de la procédure civile ne correspond pas totalement à la réalité. En effet, il s’agit
également d’une matière qui présente de nombreuses subtilités, des différentes règles contenues
dans le code, ayant leur justification.

La procédure civile est enfin au centre de différentes problématiques qui sont d’actualité.
Exemple: le problème du développement massif du contentieux.
Introduction:

Section 1: Les sources de la procédure civile:

§1- Les sources nationales:

A-Les textes:

La procédure civile relève pour l’essentiel du domaine réglementaire et non du pouvoir législatif par
application des art 34 et 37 de la Constitution. Seuls certains domaines en effet sont régis par des
textes législatifs comme le statut des magistrats, la création ou la suppression de juridiction ou
encore le domaine des voies d’exécution.

A l’inverse le reste de la procédure civile relève du pouvoir réglementaire. Il appartient alors au


Conseil d'État d’apprécier la légalité des décrets adoptés en matière de procédure civile.

La procédure civile a fait l’objet d’une codification. La première date de l’époque révolutionnaire
avec le code de procédure civile publiée en 1806. En raison du caractère incomplet de ce code
initial, une nouvelle codification fut mise en place dans la deuxième moitié du 20e siècle. Différents
décrets ont ainsi été adoptés de 1970 à 1975, confirmé par un décret de codification du 5 déc 1975,
instituant le NCPC.
Ce code était composé de différents livres et il débutait par des principes directeurs. La loi du 20
déc 2007 a enfin modifié le nom de cette codification, désormais appelée CPC.
De manière complémentaire, il existe un code de l’organisation judiciaire, qui contient pour
l’essentiel des règles relatives à l’organisation, la compétence et le fonctionnement des juridictions.

Le CPC a été très fréquemment modifié par de nombreuses réformes récentes de la matière.
Les règles de procédures civiles sont également présentes dans d’autres codes, qu’il s’agisse par
exemple du code civil (exemple: compétence du JAF), du code du travail ou encore dans le code de
la consommation. Certains textes qui concernent la procédure civile ne sont enfin pas codifiés.

B-La jurisprudence:
En ce qui concerne les juridictions de l’ordre judiciaire, les arrêts de cour d'appel ou ceux rendus
par la 2° chambre civile de la Cour de cassation, permettent de préciser des éléments essentiels en
matière de procédure civile.
De même, certains arrêts importants ont été rendus soit par l’assemblée plénière soit par une
chambre mixte dans le domaine de la procédure civile.

En ce qui concerne les juridictions de l’ordre administratif, le conseil d'état est régulièrement appelé
à se prononcer en matière de procédure civile. En effet, les dispositions étant de nature
réglementaire, leur légalité peut être contesté devant le conseil d'état.
De plus, dans le cadre d’un contentieux, le conseil d'état s’est ponctuellement prononcé pour mettre
en évidence certains principes fondamentaux et notamment le respect des droits de la défense ou la
publicité des débats.

Le conseil constitutionnel est parfois saisi pour contrôler un texte de procédure civile qui doit être
conforme aux grands principes constitutionnels.
Il a ainsi pu affirmer que la garantie des droits de la défense était un principe constitutionnel.

C-La doctrine:

Au début du 20e siècle, la procédure était essentiellement analysée par les théoriciens du droit
spécialiste de droit public. Ce n’est qu’au milieu du 20e siècle que différents auteurs se sont
spécialisés en procédure civile tout en étant des privatistes. La doctrine intervient alors pour
proposer les réformes. De plus, les auteurs apprécient et commentent les décisions de justice
relatives à la procédure civile.

§2: Les sources internationales:

A-Les règles internationales de procédure:

De telles règles sont applicables à deux niveaux. En droit interne, des textes supranationaux ont
vocation à être appliqués directement. Le texte essentiel est l’article 6 §1 de la CESDH, et plus
précisément les droits fondamentaux qu’il énonce sont susceptibles d’être invoqué devant le juge
français.

Ces mêmes dispositions européennes sont également susceptibles d’être appliquées devant des
instances supranationales. La CEDH peut être saisie par les justiciables après l’épuisement des
voies de recours internes.

B-Les conventions internationales:

Les États sont signataires de différentes conventions qui portent sur la procédure civile. Ces
conventions permettent de régler des conflits qui comportent un élément d’extranéité. Ces
conventions sont donc signées par la France avec d’autres États dans des domaines spécifiques.
Exemple: en matière de contentieux de droit de la famille, une convention de Bruxelles a pour objet
de déterminer les règles de compétence judiciaire.
De telles conventions se révèlent enfin essentielles lorsqu’elles relèvent du domaine de l’exécution
des décisions de justice.

Section 2: Les principes directeurs du procès civil:

L’une des particularités du CPC est de débuter par différents principes directeurs énoncés aux art 1er
à 24. Ces principes ont vocation à s’imposer à tous types de contentieux, quelque soit la matière
concernée. Ils permettent notamment de déterminer le rôle conféré au juge et aux parties. A ce titre,
ces derniers doivent collaborer étroitement dans le cadre des règles de procédure civile.
Deux principes gouvernent plus particulièrement la matière: le principe dispositif et le principe du
contradictoire.

§1- Le principe dispositif:

Selon ce principe, les parties à un litige déterminent l’objet de la matière qui sera traité. Ces parties
apportent les éléments qu’elles estiment nécessaires. Dès lors, la difficulté est de préciser la mission
qui doit être confiée de manière corrélative au juge.

A-Les parties et le principe dispositif:

Selon ce principe, les parties à un litige maîtrise les différents aspects du procès. Ce sont donc elles
et elles seules qui ont la possibilité d’introduire l’instance et donc par la même de saisir le juge. Le
juge civil ne peut donc pas, sauf cas particulier, se saisir d’office.

Dès lors que l’instance est introduite, les parties fixent librement les faits qui vont déterminer
l’ensemble des prétentions selon l'article 4 du CPC. Les plaideurs à un litige ont donc la charge
d’apporter les faits qui vont justifier, fonder leurs prétentions.

En droit de la preuve, l’article 9 du CPC précise alors qu’il incombe à chaque partie de prouver les
faits apportés dans le cadre du litige et qui vont se révéler nécessaire pour obtenir gain de cause.

De manière corrélative à cette présence des parties lors de l’introduction de l’instance, ces mêmes
parties peuvent mettre fin à l’instance dans le cadre du principe dispositif. À tout moment il leur est
possible de renoncer au procès par un acte appelé désistement d’instance.

B-Le juge et le principe dispositif:


La détermination du rôle respectif du juge et des parties a été présentée dans la doctrine sous la
forme d’un adage : « da mihi factum, tibi dabo jus » (donne moi le fait, je te donnerai le droit).
Selon cette formule, la mission du juge devrait se limiter à dire le droit dans un cas particulier. A
l’inverse, les éléments de fait relevant alors de la compétence exclusive des parties.

Cette répartition des fonctions, certes privilégiée par certains auteurs dans les années 70, se révèle
tempérée par différents textes récemment adoptés en matière de procédure civile.

En ce qui concerne toutefois les principes directeurs du procès, il faut distinguer deux catégories
d’élément par rapport au rôle du juge.
-S’agissant des éléments de fait, certes ils sont apportés par les parties et le juge ne peut fonder sa
décision sur des faits qui ne seraient pas dans le débat selon l'article 7 du CPC.
Pour tempérer ce principe, le juge dispose de certains moyens. Il peut tout d’abord prendre en
considération des éléments de fait qui sont dans le débat mais que les parties n’ont pas spécialement
invoquées dans le cadre de leur prétention. De tels faits sont qualifiés de faits adventices.
De plus, le juge peut inviter les parties à fournir des explications de fait qu’il estime nécessaire pour
la résolution des litiges.
Enfin, en matière de preuve, les parties ont un rôle essentiel. Mais même dans cette hypothèse le
juge n’est pas passif car il peut toujours ordonner, même d’office des mesures d’instruction, qui
vont permettre de démontrer la véracité des éléments indiqués.
-S’agissant des éléments de droit, l’article 12 détermine les missions confiées au juge. En premier
lieu, l’alinéa 1er prévoit de manière logique que le juge tranche le litige conformément aux règles de
droit qui lui sont applicables. En d’autres termes, la solution d’un juge doit se fonder sur des
éléments de droit, des textes sans référence aux seules considérations d’équité. Les juges du fond
qui fondent leur décision sur uniquement l’équité sont censurées par la Cour de cassation sous le
visa de cet article.
L’alinéa 5 de ce même article 12 permet aux parties, après la naissance du litige, de conférer au juge
la qualité d’amiable compositeur. Dans cette hypothèse, le juge a alors la possibilité de fonder sa
décision sur des considérations d’équité.
De plus, l'alinéa 2 de cet article précise que le juge n’est pas tenu par la dénomination et donc la
qualification juridique proposée par les parties. Il doit même donner ou restituer l’exacte
qualification aux faits ou actes litigieux.
Enfin, si un moyen de pur droit n’a pas été invoqué, le juge a alors la possibilité de le relever
d’office. Toutefois, s’il s’agit d’un moyen d’ordre public, ce même juge a alors une obligation de
soulever d’office ce moyen.

§2- Le principe du contradictoire:

Le recours à ce principe se révèle essentiel car un tel principe est une exception des droits de la
défense, droits qui acquiert une importance considérable sous l’impulsion des droits de l'homme. En
effet, les droits de la défense sont plus larges que le seul principe du contradictoire. Ils contiennent
notamment la garantie d’impartialité ou encore l’obligation de motiver les décisions de justice. De
telles exigences sont susceptibles de prendre la forme d’un principe général de loyauté, présent
également en matière de procédure civile. Ce principe de loyauté constitue alors une garantie pour
les justiciables comme le confirme en particulier les différentes applications des exigences du
procès équitable.
Au sein des principes directeurs du procès plus spécialement, le principe du contradictoire est mis
en évidence par différentes dispositions, et en premier lieu l’article 14 du CPC. Selon ce texte, nul
partie ne peut être jugé sans avoir été entendu ou appelé. Le caractère général de ce texte impose le
respect du principe du contradictoire, non seulement par les parties mais aussi par le juge.

A-Le principe du contradictoire et les parties:

Art 15 CPC impose au partie de se faire connaitre mutuellement les moyens de faits ou de droit
qu’elles invoquent. Elles doivent aussi transmettre les différents éléments de preuve qu’elles
entendent fournir ( expertise, état des pièces )
Le respect de ce principe est exigé pour que chaque partie puissent organiser sa propre défense, il
faut donc communiquer en temps utile les différents éléments à la partie adverse mais aussi au juge,
ce principe étant mis en œuvre par l’avocat quand ce dernier est présent. Cette obligation de
communication s’impose au nom d’une certaine loyauté des débats, le non respect est alors
sévèrement sanctionné car toutes pièces ou document non communiqué a al partie adverse sera
considéré comme inexistante par le juge.
Au moment de l’audience ce principe est essentiel il se traduit par l’ordre des prises de paroles
strictement réglementé.

B-Le respect de ce principe par le juge:

Art 16 CPC fixe les obligation du juge pour faire respecter ce principe. Il doit s’assurer que chaque
parties a bien mis en ouvre se principe et peut même enjoindre une des parties qu’elle communique
une pièce déterminer.
Ceci concerne tout juge que la procédure ait nécessité un procédure de mise en état ou non.
Art 16al 2 précise que le juge ne doit retenir dans sa décision que les moyens, document pou
explication préalablement invoquer par les parties qui ont pu en débattre contradictoirement.
Le juge est aussi tenu de respecter lui-même ce principe du contradictoire, Art 16 al 3 impose a ce
titre la réouverture des débats s’il souhaite soulever d’office un moyen de droit. Cette obligation
permet au parties de présenter leur observation et donc d’exposer leur argument de manières
contradictoire.
En toute hypothèse la mise en œuvre du principe du contradictoire est une manifestation du principe
de loyauté prévu aux Art 14 et suivant, le juge ayant alors une mission essentielles au nom d’une
bonne administration de la justice.
Partie 1 : les règles du procès civil:
Les différentes règles du procès civil peuvent être représenter de manière chronologiques

Titre 1 : l’instance:

Cela correspond a une période qui débite par une saisine du tribunal et continu jusqu’au prononcé
du jugement.
L’assignation est l’une des modalité qui va créer une relation particulière appelé le lien d’instance,
ce lien suppose qu’au préalable qu’une action en justice ait été exercé.
L’action doit respecter différentes conditions = qualité et l’intérêt a agir
Au niveau de la procédure le CPC distingue les règles relative a l’instance qui concerne soit la
procédure ordinaire devant le TGI soit des procédure spéciale.

Chapitre 1 : Procédure ordinaire devant le TGI:

Cette procédure peut être soit sans incidents soit affecté par le constat d’un incident

Section 1 : La procédure sans incident:

3 temps :
L’introduction
L’instruction
L’audience

§1: L’introduction d’instance:

3 temps :

A-L’assignation:

La forme la plus courantes d’introduction d’instance devant le TGI en matière contentieux est
l’assignation = acte signifié par l’huissier à la personne du défendeur sur l’initiative du demandeur
= Art 55 CPC. Ce n’est pas une saisine procédurale qui suppose un autre acte.
L’assignation doit être rédigée et signifié a la parties adverses.

1-La rédaction de l’assignation:

Des règles particulières s’appliquent pour déterminer les mentions obligatoires ainsi que les
sanction encourues.

a-les mentions obligatoires:

Les mentions obligatoires permanentes :


* 1er catégories : il convient de respecter les règles de formes
Art 648 CPC prévoit que pour tout actes d’huissier il convient de préciser la date de l’acte, les
élément permettant d’identifier le requérant, le nom et domicile de l’huissier , nom et domicile du
destinataire.
* 2ème catégorie : il faut indiquer la juridiction saisie devant laquelle l’action sera portée,
nature + siège. L’objet de la demande doit être précisée. Décret du 28 décembre 1998 en vigueur en
1999 a apporté une nouveauté = Art 56 CPC : toute assignation doit contenir un exposé des
moyens en faits et en droit tout en indiquant les pièces sur laquelle la demande est fondée.
Selon le droit antérieur a 98 l’assignation n’avait pas être motivée, la réforme a imposé aux parties
ou plus précisément aux avocats. Il s’agit désormais d’une obligation nouvelle souhaité par les
magistrat qui contribue a une meilleures coopération entre els parties et le juges pour la recherche
d’une solution adaptée.
Comme pour toute assignation il convient d’indiquer au défendeur que s’il ne comparait pas il
s’expose a ce qu’un jugement soit rendu contre lui a partir des seuls éléments fourni par son
adversaire.
* 3ème catégories : certaines précisions doivent être apporté relative a la présence d’un
avocat Art 752 CPC prévoit que l’assignation doit indiquer que le défendeur doit recourir a un
avocat.
Il faut que soit mentionné également le délai pour constituer avocat = Art 752 al 2
Art 755 délai de 15 jours a compter de l’assignation.

L’ensemble de ces indications a pour objectif d’informer au mieux la partie adverse de certaine
obligation et de différents éléments de droit ou de fait qui lui sont reproché pour qu’il organise sa
propre défense.

Les mentions ponctuelles :


Différentes mentions s’imposent de manière complémentaires et s’ajoutent en raison des
circonstances. Ceci peut être lié a l’objet du litige avec des indications qui doivent préciser les
éléments d’un immeubles si le litiges concerne un immeuble.
De plus en fonction de la nature du contentieux certains actes juridiques devront être indiqués dans
l’assignation pour garantir une meilleures résolution du litige ( en droit responsabilité assignation
doit mentionner l’existence d’un contrat d’assurance )
Ces éléments dépendent donc des spécificités du litiges.

b-Les sanctions:

Les différentes mentions imposées lors de la rédaction d'une assignation doivent être respectées et
ce à peine de nullité de l'assignation.
Le prononcé de cette sanction qui va s'imposer au demandeur suppose le constat de deux conditions
cumulatives:
-un texte doit avoir prévu le recours à la nullité en raison du non respect d'une formalité
importante.
Exemple: article 56 du CPC prévoit cette sanction.
-un préjudice doit être constaté par celui qui invoque la nullité.
L'assignation ayant pour effet d'interrompre la prescription, le prononcé d'une nullité de cette même
assignation efface alors cette interruption.
Si le défendeur qui reçoit l'assignation comparait, ce même défendeur ne pourra plus alors invoquer
la nullité de la demande initiale.

2-la signification de l'assignation:

La signification est l'acte par lequel le défendeur est informé de l'existence d'un litige.
Le CPC prévoit différentes exigences formelles notamment en terme de délai ou encore de recours à
un huissier de justice.
De tels impératifs se justifient par l'importance de l'enjeu mais aussi par la volonté de préserver les
intérêts du destinataire de l'assignation.
La signification doit être accomplit un jour ouvrable entre 6h et 21h.
Il existe donc différentes modalités de signification réglementé par le CPC:
-en principe la signification doit être remise à la personne même du défendeur. (article 654).
S'il s'agit d'une personne morale, l'alinéa 2 énonce que l'acte est délivré au représentant légal de
cette personne morale.
En d'autres termes, une telle assignation dite à personne suppose que l'huissier remette l'acte entre
les mains du défendeur.
Si l'huissier ne signifie pas l'acte dans ces conditions, il doit alors mentionner sur l'acte même toutes
les diligences accomplies pour trouver le défendeur.
-si la signification à personne se révèle impossible, l'huissier peut alors remettre l'assignation
à toute personne présente au domicile du défendeur. (article 655).
L'huissier doit demander l'identité de la personne qui réceptionne l'assignation tout en laissant un
avis de passage.
-si la signification à personne est impossible et si aucune personne n'est au domicile du
défendeur, avant le décret du 28 décembre 2005, l'huissier devait alors déposer l'acte en mairie
après avoir laissé un avis de passage au domicile du destinataire lui indiquant la possibilité d'aller
chercher l'acte en mairie. Depuis l'entrée en vigueur du décret, l'huissier laisse uniquement un avis
de passage au domicile du défendeur et doit désormais conserver dans son étude l'assignation, l'acte
n'étant plus conservée par une tierce personne.

B-la comparution du défendeur:

Dans le sens commun, comparaitre indique qu'une personne est tenue de venir et d'assister à une
audience. En matière de procédure civile, il ne s'agit pas techniquement de la présentation du
défendeur devant le tribunal. En effet, comparaitre que le défendeur choisisse un avocat pour se
défendre.
En effet devant le TGI, les parties ne peuvent comparaitre en personne et doivent avoir recours à un
avocat inscrit au barreau du tribunal où le procès sera tranché.
L'avocat est alors lié à son client par un contrat de mandat et à ce titre, le client doit rédiger un
document appelé une constitution d'avocat qui contient toutes les mentions nécessaires à une
identification.
Le défendeur doit avoir un délai suffisant pour pouvoir organiser sa défense au non du principe du
contradictoire.
En théorie, conformément à l'article 755 du CPC, le délai pour constituer avocat est de 15 jours à
compter de l'assignation. En pratique, ce délai se révèle théorique et sans incidence pratique car la
constitution d'avocat peut intervenir jusqu'à la clôture des débats c'est à dire au moment de
l'audience de plaidoirie. Dans cette dernière hypothèse, il faudra toutefois que l'avocat du défendeur
choisis tardivement, conclu et communique ses pièces dans un délai suffisant qui permet à l'avocat
du demandeur d'y répondre.

Si un jugement est prononcé sans que le défendeur ait au préalable accompli cette comparution, il
s'agira alors d'un jugement réputé contradictoire également appelé jugement par défaut.
Il est possible pour une demandeur de faire échec au délai de 15 jours prévu par le texte en
demandant au président du TGI l'autorisation d'une assignation à jours fixe.
Enfin, la constitution d'avocat a deux conséquences particulières au niveau procédurale:
-elle emporte élection de domicile pour le défendeur au cabinet de son avocat.(article 751).
Donc les actes accomplis dans le cadre de la procédure seront notifiés par acte du palais et donc
transmis directement au cabinet de l'avocat sauf pour certains actes notifiés à la personne même du
plaideur.
-la constitution d'avocat accompli par le défendeur doit impérativement être adressé à l'avocat
adverse par acte du palais.
Il s'agit d'un acte préalable à la saisine du juge.
Enfin une copie de la constitution d'avocat doit être remise au secrétariat greffe.

C-la saisine du tribunal:

La saisine du TGI ne s'effectue pas par la seule signature d'une assignation.


En effet cette saisine suppose une formalité supplémentaire qui consiste en une inscription au rôle
d'une juridiction.
Le rôle est un répertoire général tenu par le secrétariat greffe de la juridiction et contient différents
éléments comme la date de la saisine, les noms des parties ou encore la nature de l'affaire. Chaque
contentieux porté devant le TGI est donc mis au rôle du tribunal, ce qui permet de conserver une
trace de toutes les affaires portées devant la juridiction.
En pratique, la mise au rôle suppose que soit déposé au TGI une photocopie de l'assignation du
demandeur. Il existe un délai d'enrôlement de 4 mois à compter de l'assignation prévu à l'article 757
du CPC.
Passé ce délai, tout enrôlement sera alors considéré comme caduque, l'affaire enrôlé à tord sera rayé
du rôle et l'assignation n'aura alors pas interrompu la prescription.
À l'inverse, si les délais sont respectés, l'affaire est alors inscrite sur le répertoire général, le
secrétariat greffe constitue alors un dossier à la disposition du tribunal qui mentionne les pièces
essentielles de la procédure.
L'article 727 du CPC énumère les différentes pièces comme notamment la constitution du
défendeur, les conclusions écrites ou les ordonnances du juge de la mise en état.
Ainsi, lorsqu'une affaire est transmise à une autre juridiction, le dossier enrôlé est transmis à la
juridiction qui sera amené à tranché le litige. C'est le cas par exemple lors de l'exercice d'une voie
de recours.
Il existe une incertitude pour déterminer à quel moment le lien d'instance est créé.
Est-ce à la date de l'assignation ou alors celle de la saisine?
Faute de textes, la cour de cassation a jugé que la date qui devait être prise en considération pour
déterminer la création du lien d'instance est celle de l'assignation, à l'inverse la saisine du tribunal
ne constituant qu'une formalité administrative qui permet d'informer la justice.

§2: l'instruction de l'instance:

Il convient de distinguer le rôle des parties et celui du juge.

A-le rôle des parties lors de l'instruction:

Conformément au principe du contradictoire, les parties doivent transmettre à la partie adverse et au


juge leurs prétentions. Cela suppose que soient rédigées des conclusions.

La procédure devant le TGI ayant pour particularité d'être une procédure écrite.
Trois points de précision sur le rôle des parties:

1-le contenu des conclusions:

Devant le TGI, les conclusions ont pour particularités d'être nécessairement écrites et signées par
l'avocat rédacteur des conclusions.
Ces conclusions doivent contenir différentes informations:

L’article 815 précise que les conclusions doivent énoncer des éléments qui permettent d’identifier
les parties au procès.

Il faut de plus que les conclusions énoncent expressément les prétentions des parties.
Le décret du 28 décembre 1998 précise que les conclusions doivent désormais énoncer les moyens
de fait et de droit spécifique à chaque prétention. Il s’agit de la même formulation énoncée à
l’article 56 du CPC pour les assignations.
L’article 753 al 1 imposant désormais que les conclusions soient qualificative. Il appartient donc
aux avocats d’énoncer ces différents arguments en qualifiant juridiquement la situation concrète.
Le juge peut donc compter sur la coopération des parties et plus précisément, les qualifications
juridiques apportées par les professionnels du droit.

2-La transmission des conclusions:

Les plaideurs doivent par l’intermédiaire des avocats se faire connaitre mutuellement leurs
conclusions et en cas de pluralité d’avocats, chaque défenseur doit être le destinataire des
conclusions.
Cette transmission n’est qu’une application du principe du contradictoire qui garantie ainsi une
loyauté des débats.
Les plaideurs déposent leurs conclusions également au secrétariat greffe du tribunal et elles seront
ainsi jointent au dossier, article 753 al 4.

3-les différentes catégories de conclusion:

Pour les premières conclusions, le demandeur rédige une assignation qui vaut conclusion (article
56). On considère ainsi que l'assignation correspond aux premières conclusions du demandeur.
Pour le défendeur, il répond à l'assignation et rédige ses premières conclusions.
Ces premières conclusions sont essentielles en procédure civile non seulement pour le demandeur
au nom du principe de concentration et aussi pour le défendeur car c'est dans ces premières
conclusions que ce défendeur doit notamment invoquer les contestations de compétence.
Il convient de les distinguer des dernières conclusions dont le contenu a été récemment précisé.
Tout d'abord, le décret du 28 décembre 1998 a apporté une précision énoncé à l'article 753 alinéa 2
CPC. Ce texte a instauré une obligation pour les avocats de reprendre dans leurs dernières
conclusions les prétentions invoquées dans les conclusions antérieures. Il s'agit de conclusions
récapitulatives qui existaient avant la réforme de 1998 mais uniquement de manière facultative et
seulement devant les cours d'appel.
Ces conclusions récapitulatives sont imposées devant le TGI de manière autoritaire. Ceci permet de
favoriser le travail des juges qui disposent d'un document complet qui ne retient que les arguments
essentiels du plaideurs.
Selon ce décret, toute prétention non reprise dans les dernières conclusions sera alors considéré
comme abandonnée. Il appartient donc à l'avocat de reprendre ces arguments préalablement
énoncées dans les conclusions antérieures.
Cette exigence ne correspond pas à un simple copier-coller. En effet le respect de l'article 753 alinéa
2 suppose une reprise intellectuelle des conclusions c'est à dire une réécriture complète des
prétentions et moyens invoqués.
La cour de cassation a précisé dans un avis du 10 juillet 2000 que la rédaction des conclusions
récapitulatives écarté toute possibilité d'un simple renvoi aux écritures précédentes.

B-le rôle du juge lors de l'instruction:

Il faut distinguer deux modalités d'instruction en matière civile:


-dans les affaires simples, le juge se limite à un renvoi de l'affaire à l'audience dans le cadre d'une
procédure appelée circuit court.
-à l'inverse pour les affaires plus complexes, instruction civile s'effectue devant un magistrat
spécialité dans le cadre d'un circuit long qui est le juge de la mise en état.

1-l'instruction sans renvoi au juge de la mise en


état:

L'instruction lorsqu'elle est qualifié de circuit cours est règlementé aux articles 760 et suivants du
CPC.
Deux hypothèses:
-le renvoi à l'audience peut être immédiat (article 760). chaque fois que le défendeur ne comparait
pas ou lorsque les parties ont préalablement échangé leurs conclusions ou leurs pièces.
Si le juge estime que l'affaire est en état d'être jugé sur le fond, l'inscription est considérée comme
terminée.
Le président rend alors une ordonnance de clôture, déclare l'inscription clos e et fixe la date de
l'audience de plaidoirie. Cette audience peut même se tenir le jour même.
-l'article 761 prévoit le recours à un tel circuit court tout en retenant un délai plus long.
Le président estime qu'un échange de conclusions entre les parties est nécessaire avant que l'affaire
ne soit en état d'être jugé.
Il va donc organiser une deuxième convocation des avocats (conférence des avocats) avant de les
renvoyer ultérieurement à une audience de plaidoirie.
En pratique, ces deux hypothèses sont assez peu utilisés car les affaires portées devant les TGI sont
complexes et nécessitent l'intervention d'un magistrat spécialités dans l'instruction civile.

2-l'instruction par le juge de la mise en état:

a-le juge de la mise en état:


Le président du TGI peut renvoyer l'affaire à un juge spécialité en matière d'instruction civile.
Il s'agit du juge de la mise en état compétent lorsque l'affaire se révèle complexe. Ce magistrat
appartient par principe à la chambre à laquelle l'affaire a été attribué selon l'article 763 alinéa 1.
pour les juridictions à juge unique, c'est le même juge qui est susceptible d'exercer les fonctions du
magistrat de la mise en état.
Exemple: le JAF ou le juge de l'exécution.
Et toute hypothèse, ce juge de la mise en état bénéficie d'une compétence exclusive dès lors qu'il a
été saisie et ce jusqu'à ce qu'il soit dessaisie de l'affaire. Cette précision permet d'exclure la
compétence du juge des référés.

b-les attributions du juge de la mise en état:

Le premier travail du juge de la mise en état est de convoquer les parties pour une première
audience de la mise en état et dès cette première étape, ce magistrat a pour fonction essentielle de
surveiller le déroulement loyal des échanges et par la même la bonne collaboration entre les avocats
et la ponctualité des échanges des conclusions.
En raison du caractère contradictoire de la procédure civile dominée par son aspect accusatoire,
l'évolution du procès dépend donc des parties.
Le juge de la mise en état n'est donc présent que pour veiller au bon déroulement de la phase
d'instruction civile dans un cadre qu'il détermine.
C'est l'article 763 qui précise cela.

De manière plus concrète ce magistrat exerce différentes fonctions assez méconnues. Ce magistrat
lorsqu'il entend les parties et les avocats a pour mission de tenter de les concilier et de rédiger alors
un procès verbal de conciliation.
Lorsque l'existence d'une obligation de l'un des plaideurs n'est pas sérieusement contestable, ce
magistrat a la possibilité d'accorder des provisions dans le cadre d'une mesure à caractère
provisoire.
Exemple: l'attribution d'une somme lors du prononcé de mesures provisoires en matière de divorce.
Le juge de la mise en état peut de plus demander aux parties dans le cadre de cette phase de
conclure ou encore de prendre toutes les mesures d'instruction et enfin d'ordonner la communication
ainsi que la production de pièces.
À ce titre, l'article 768-1 permet à ce magistrat d'inviter les parties à mettre en cause tout tiers
intéressé dont la présence lui paraît nécessaire à la solution du litige.
Si ces différentes mesures qui ne sont que des invitations ne sont pas respectées par les parties, ce
magistrat a alors la possibilité de mettre en œuvre des mesures plus contraignantes en particulier en
sollicitant une injonction aux parties qu'elles respectent dans un délai déterminée les obligations
demandées selon l'article 764 alinéa 1.
Pour éviter un trop grand nombre de renvoi ou à la suite de la défaillance de l'une des parties, le
juge de la mise en état dispose de deux prérogatives:
-le juge de la mise en état peut procéder à une radiation du rôle lorsque les avocats s'abstiennent
d'accomplir tout acte de procédure.
Au niveau procédurale, il s'agit d'une péremption d'instance, instance qui pourra donc être affectée
directement sur l'initiative du juge.
-ce même juge peut prendre prématurément une ordonnance de clôture de la mise en état et
l'affaire est alors renvoyé devant le tribunal pour l'audience.

Ces différentes prérogatives ont été précisées par plusieurs décrets récemment adoptés et d'ailleurs
les décrets récents ont modifiés les pouvoirs du juge de la mise en état à un double niveau:
-le juge de la mise en état dispose désormais d'une véritable compétence en cas d'irrégularité
de la procédure.
+En effet depuis le décret du 28 décembre 1998, le juge de la mise en état pouvait être saisi
pour apprécier les exceptions de nature procédurale sans que les décisions prononcées par ce
magistrat n'aient autorité de la chose jugée.
+Le décret du 20 aout 2004 a précisé que ce magistrat était également compétent pour les
incidents mettant fin à l'instance que ce soit à titre principal lors d'une péremption, d'une caducité
ou d'un désistement d'instance selon l'article 385 ou que ce soit à titre accessoire, transaction ou
décès de l'une des parties notamment.
Si ces événements interviennent, le juge de la mise en état peut alors rendre une ordonnance qui
permet de prononcer une extinction de l'instance. Or, en 2004, de telles décisions n'étaient pas
dotées dans le texte de l'autorité de la chose jugée.
+Le décret du 28 décembre 2005 a enfin précisé que dans les différentes situations
évoquées, les décisions du juge de la mise en état étaient désormais dotées de l'autorité de la chose
jugée.
Les décisions rendues par ce magistrat sous la forme d'une ordonnance sont susceptibles d'appel qui
est donc la voie de recours par excellence.
Le CPC réglemente le délai d'appel à l'article 776, à un délai de 15 jours.
Ce délai s'applique notamment lorsque l'un des plaideurs conteste la décision portant sur la
compétence de la juridiction. La voie de recours exercée qualifiée alors de contre dit devra être
soumise à ce délai de 15 jours.
De même, les autres mesures prononcées par le juge de la mise en état prévues à l'article 776 sont
soumises à ce délai notamment les mesures provisoires.
-le décret du 28 décembre 2005 a intégré dans le CPC à l'article 764, la possibilité d'établir un
calendrier de la mise en état.
Il s'agit d'une nouveauté dans le CPC qui était ponctuellement mise en œuvre devant certaines
juridictions.
Un tel calendrier de procédure permet de déterminer à l'avance les modalités de fonctionnement
souhaitées par le juge de la mise en état dans le cadre de l'instruction.
Un tel calendrier comporte alors certains éléments comme notamment le nombre prévisible et la
date des échanges de conclusion, la date de la clôture de la mise en état ainsi que celle de la fin des
débats et enfin la date du prononcé de la décision.
Pour l'ensemble de ces différentes étapes, un accord doit être obtenu entre le juge de la mise en état
et les parties, plus précisément leur représentant.
Les délais prévus dans le cadre de cette mise en état ne peuvent être prorogés qu'en cas de cause
grave ou lorsque différents événements le justifient.
Enfin, le juge peut en dépit de ce calendrier renvoyer l'affaire à une conférence ultérieure afin de
faciliter le règlement du contentieux.

C-la clôture de l'instruction:

Le juge de la mise en état prononce une décision appelée ordonnance de clôture qui est alors
soumise à des règles particulières en cas de révocation.
Deux aspects:

1-l'ordonnance de clôture:

Lorsque le juge de la mise en état estime que l'affaire peut être jugé, il va alors prononcer une
ordonnance de clôture qui permet ainsi de renvoyer l'affaire à l'audience de plaidoirie.
Une telle ordonnance de clôture présente différentes particularités.
-cette décision n'a pas à être motivé, le juge de la mise en état disposant alors d'un pouvoir
discrétionnaire.
-Cette même ordonnance n'est susceptible d'aucun recours.
-cette même ordonnance n'est en principe soumise à aucune formalité particulières lors de son
prononcé.
Elle doit être simplement datée et signée par le juge qui rend l'ordonnance.
Et donc techniquement l'ordonnance de clôture établit ainsi une présomption que les parties ont
véritablement communiqué leurs pièces et échangé leurs conclusions.
Si ces différentes conditions sont respectées, les effets de l'ordonnance de clôture sont essentielles
car par principe, les parties ne peuvent plus déposer de nouvelles pièces ou formuler de nouvelles
conclusions qui seraient alors déclarées irrecevables d'où l'obligation de diligence des avocats.
Toutefois par exception, l'article 783 admet la recevabilité postérieure à l'ordonnance de clôture
pour certaines demandes. Ce texte admet en effet que les conclusions puissent être communiquées
tardivement après l'ordonnance de clôture notamment en matière de loyer, d'intérêt et autres
accessoires dès lors que leur décompte ne peut pas faire l'objet d'une contestation sérieuse.

2-la révocation de l'ordonnance de clôture:

Plutôt que de déposer des pièces à la dernière minute ce qui constituerai éventuellement un vice de
procédure, un avocat peut demander la révocation de l'ordonnance de clôture.
L'article 784 du CPC prévoit justement l'hypothèse de la révocation et plus précisément les
conditions qui se révèlent restrictive.
Et donc, cette ordonnance ne peut être révoquée que si intervient une cause grave liée à un élément
nouveau depuis que l'ordonnance de clôture a été rendue.
Si une révocation intervient très tardivement, en particulier après la clôture des débats, et alors
même que l'affaire est mise en délibérée, elle ne pourra être prononcée qu'à titre exceptionnelle que
part une décision du tribunal dans sa collégialité.
Le tribunal concerné doit alors rouvrir les débats.
Pour conclure sur cette phase de mise en état et d'ordonnance de clôture, le juge de la mise en état a
donc des pouvoirs très étendu, a fortiori depuis les réformes récentes adoptées sous la forme de
décret.
Et donc il s'agit d'une manifestation supplémentaire d'une tendance de la procédure civile favorable
au recours à un juge unique au détriment de la collégialité.

§3: l'audience:

L'audience est le moment où les parties mais ainsi que leur représentant se trouvent confrontés
devant le tribunal et dans cette hypothèse, le tribunal de grande instance siège alors en formation de
jugement donc collégiale.
Si le président n'a pas fixé immédiatement la date de l'audience, c'est l'ordonnance de clôture qui
détermine cette date.
Les parties peuvent alors échanger oralement leurs prétentions dans le cadre d'un débat devant la
formation de jugement qui aura alors pour mission de mettre un terme au litige.
Il existe toutefois une dérive qui consiste à faire tenir cette audience devant un ou deux magistrats
pourtant membre de la formation collégiale.
La cour de cassation a d'ailleurs admis la validité de telles audiences même lorsque deux magistrats
sont présents en rappelant que la règle de l'imparité n'est exigé qu'au stade du délibéré.

A-la publicité des débats:

Par principe l'instruction ainsi que le délibéré sont secrets.


À l'inverse, l'audience bénéficie d'un principe de publicité et le public a la possibilité d'assister au
débat alors même que l'affaire en jeu ne l'est concerne pas directement.

Le principe de publicité est affirmé au niveau européen avec l'article 6 §1 de la convention


européenne.
En droit interne, il s'agit d'un PGD et le conseil d'état a d'ailleurs consacré ce principe en 1974.
De manière générale, la publicité est d'ailleurs considérée comme une garantie de bonne justice.
L'article 22 du CPC prévoit d'ailleurs au titre des principes directeurs du procès que les débats sont
publics.
Toutefois, ce même texte précise que par exception, l'audience en matière civile peut ne pas être
publique.
L'article 433 du CPC énonce également ce même principe de publicité tout en exposant également
la possibilité d'écarter ce même principe.
Conformément aux termes des articles 22 et 433, les débats peuvent ne pas être publics par
exception et ils ont alors lieu en chambre du conseil.
Le CPC prévoit différents contentieux jugés en chambre du conseil. Ceci concerne notamment
toutes les affaires relatives à l'incapacité ainsi qu'à l'état des personnes.
Exemple: litige en matière de divorce ou d'autorité parentale.
Le président du TGI peut également considérer que certains débats doivent avoir lieu sans publicité,
si le caractère public est susceptible de porter atteinte à l'intimité de la vie privée ou de troubler la
sérénité de la justice.
Précisions:
-Si le public est en principe admis aux audiences civiles, l'enregistrement reste par principe
interdit.
-le président assure la police de l'audience, il est assisté d'un huissier audiencié. Le public qui
assiste au débat doit avoir une attitude digne, il ne peut donc pas manifester son approbation ou sa
désapprobation et au besoin, le président peut ordonner l'expulsion de tiers présents dans la salle.
Cette mission concerne aussi les parties qui selon l'article 24 doivent elles mêmes respecter une
obligation de réserve.

B-l'oralité des débats:

Le principe d'oralité des débats concerne tout d'abord les avocats. En effet lors des plaidoiries, les
avocats vont résumer leurs prétentions et moyens à la barre du tribunal pour tenter de convaincre les
magistrats. La fonction de l'avocat dans le cadre de la plaidoirie correspond à sa fonction
d'assistance.
Cette fonction d'assistance est rémunéré par un droit de plaidoirie avec un tarif qui est facturé au
client par l'avocat.
De plus, l'ordre des interventions orales lors de l'audience est prévue par la loi, dans un premier
temps, le demandeur ou son avocat prend la parole et le défendeur intervient en dernier.
Quand le ministère public est partie au procès, il doit également respecter cette ordre.
De plus, l'importance des plaidoiries dans le procès civile tend à diminuer. Certaines procédures
privilégient d'ailleurs l'écrit et le président a également le pouvoir d'interrompre les débats dès lors
qu'il s'estime suffisamment éclairé selon l'article 440 alinéa 3.
Le simple dépôt des dossiers de plaidoirie à l'audience est ponctuellement utilisé.

Le juge prononce après les plaidoiries des avocats la clôture des débats. Le tribunal se retire pour
délibérer.
Il n'est plus possible alors pour ces mêmes parties de se manifester sauf lorsqu'elles produisent des
notes en délibéré qui doivent alors être communiquées à la partie adverse.
Tout autre dépôt de pièce nécessite la réouverture des débats. Enfin le président a la possibilité
d'opérer une réouverture pour demander un complément d'information aux parties afin qu'elles
puissent s'expliquer contradictoirement.

Section 2: la procédure avec incident:

Il existe deux catégories d'incidents.


-Certains sont directement liés à des éléments de preuve
-d'autres ne sont pas liés à ces mêmes éléments.
§1: les incidents non relatifs à la preuve:

Il existe trois catégories d'incident:


-les exceptions de procédure.
-les fins de non recevoir.
-les incidents qui affectent l'instance.

A-les exceptions de procédure:

Les articles 71 et suivants prévoient trois hypothèses d'exception de procédure:


-les défenses au fond:
elles permettent de faire rejeter une prétention pour des raisons tenant au fond du droit.
Les arguments de la partie adverse, les moyens de droit sont alors contestés. Il s'agit alors d'un
moyen de défense qui permet d'obtenir le gain d'un procès.
-les exceptions de procédure:
elles constituent également un moyen de défense non lié au fond du droit qui tend soit à faire
déclarer la procédure irrégulière ou éteinte, soit à en suspendre le cours.
Le défendeur utilise un moyen de défense de nature procédurale qui va permettre notamment soit de
retarder le prononcé du jugement, soit pour obliger le demandeur à renouveler sa demande.
-les fins de non recevoir:

1-les divers cas d'exception de procédure:

Il existe plusieurs formes d'exception de procédure prévu par le CPC prévu notamment à l'article
73:
-l'exception d'incompétence qui peut être invoqué par l'avocat défendeur lorsqu'il estime que la
juridiction saisie n'est pas celle qui doit trancher le litige.
Il peut alors s'agit d'une incompétence constaté pour des raisons d'attribution ou des raisons de lieu.
-l'exception de litispendance: cette exception intervient lorsqu'un même litige et donc une même
affaire est porté devant deux juridictions différentes toutes deux potentiellement compétentes.
La deuxième juridiction saisie devra alors se dessaisir au profit de la première juridiction car deux
jugements ne pourront être rendu pour la même affaire.
-l'exception de connexité: elle est invoquée lorsque deux juridictions doivent statuer sur deux
affaires pour lesquelles il existe un lien.
Une telle exception permet alors de faire juger ces deux affaires ensemble et ce au non d'une
meilleure organisation de la justice.
-l'exception de nullité: elle intervient lorsque le défendeur souhaite remettre en cause un acte de la
procédure soit en cas de vice de forme soit en cas de vice de fond.
-l'exception dilatoire: elle est admise lorsque le défendeur démontre le bénéfice d'un délai
d'attente. Et le code civil comme le CPC prévoient de tels délais pendant lequel le demandeur ne
peut plus agir. Un tel délai suspend le cours de l'instance qui peut reprendre son cours
ultérieurement.
L'objectif étant de permettre aux parties d'accomplir certains actes dans le cadre du litige.
Exemple: en matière de succession, le délai d'inventaire correspond à une exception dilatoire.
Exemple: en matière de droit du cautionnement, le débiteur peut parfois être saisi lorsqu'un bénéfice
de discussion est sollicité ou un bénéfice de division pour une autre caution.

2-la mise en œuvre de l'exception de procédure:

a-les conditions:

La mise en œuvre d'une exception de procédure suppose la réunion de différentes exigences.


L'exception est invoquée par qui?
Ce moyen de défense peut être soulevé soit par les parties soit par le juge.
L'exception est invoquée comment?
Les parties dans le cadre de leurs conclusions et généralement le défendeur met en évidence
l'exception de procédure, de manière complémentaire lorsqu'il y a une mise en état, le juge de la
mise en état peut également invoquer une telle exception.
L'exception est invoquée à quel moment?
Il faut en principe que l'exception de procédure soit relevé dès le début du litige ''in limine litis'' c'est
à dire au seuil de l'instance. Et donc l'exception de procédure doit être invoquée avant toute défense
au fond.
À l'inverse, le défendeur dès lors qu'il a conclu au fond, ne peut plus ultérieurement se prévaloir
d'une telle exception. (article 74).
Seule l'exception de connexité peut être soulevée à tout moment.

b-les effets:

Il convient de distinguer deux hypothèses:


-soit le tribunal ou le juge de la mise en état rejette l'exception.
Le tribunal doit alors statuer sur le fond et la procédure reprend son cours.
-soit l'exception de procédure est retenue.
Le tribunal ne peut plus alors statuer au fond et il doit même désigner la juridiction compétente. Le
fait d'invoquer une telle exception permet donc automatiquement de retarder l'issue du litige ce qui
justifie très généralement la suspicion qui caractérise de telles exceptions.

En ce qui concerne les voies de recours et en particulier l'appel, lorsque le juge n'a statué que sur la
compétence, il existe alors une voie de recours particulière qui peut être utilisé appelé le contre dit.
Ce recours doit être exercé dans un bref délai de 15 jours.
Il a également comme caractéristique d'être suspensif, donc le juge ne peut plus statuer sur le fond
tant que le contre dit est en cours.

B-les fins de non recevoir:

Il s'agit d'un moyen de défense par lequel le défendeur s'oppose à la demande car il souhaite qu'elle
soit déclarée irrecevable.
L'article 122 du CPC précise les différentes hypothèses de fins de non recevoir notamment en cas de
défaut de qualité ou d'intérêt à agir, de non respect des délais de prescription ou d'un délai préfixe,
ou encore lorsque la chose a déjà été jugée.
L'article 122 ne contient pas toutefois une liste exhaustive et dans certains cas la jurisprudence a
reconnu la possibilité d'invoquer une telle fin de non recevoir.
Exemple: les juges de la cour de cassation ont du apprécier les conséquences procédurales du non
respect d'une clause de médiation ou de conciliation.
Dans cette hypothèse, certains contentieux ont été lié au fait que les parties en dépit de telles clauses
avaient agi en justice. Or par principe, ces clauses devraient écarté la saisine du juge et un arrêt du
14 février 2003 a donc considéré que la stipulation de telles clauses constituaient une cause de fins
de non recevoir pour toute action en justice exercé en dépit de la clause.

De plus, une telle défense invoquée dans le cadre d'un procès est caractérisé par une nature mixte:
-les fins de non recevoir sont proches de l'exception de procédure par leurs causes:
elles consistent en effet à faire déclarer l'adversaire irrecevable et ce sans examen au fond. Exemple:
la prescription.
Il s'agit donc d'une sanction rigoureuse en cas de défaut des conditions essentielles et fondamentales
pour toute action en justice.
Sous cette aspect, les fins de non recevoir apparaissent donc proches des exceptions de procédure
car le défendeur se place sur le plan procédural sans examen au fond.
-les fins de non recevoir sont proches de la défense au fond:
en effet, elles entrainent un échec définitif de la demande.
Toutefois techniquement la fin de non recevoir ne correspond pas à une défense au fond car le juge
n'apprécie pas le fond du litige.

Ces fins de non recevoir présentent deux particularités:


-elles peuvent être invoquées contrairement aux exceptions de procédure en tout état de cause
par les parties.
-le juge a parfois l'obligation de relever d'office les fins de non recevoir dès lors qu'elles ont un
caractère d'ordre public.
Exemple: le non respect d'un délai de prescription doit être invoqué par le juge.
C-les incidents relatifs à l'instance:

Il convient de distinguer les incidents qui affectent soit l'étendu, soit l'existence même du lien
d'instance.

1-les incidents affectant l'étendu du lien


d'instance:

a-les incidents relatifs aux personnes


concernées:

Par principe, le contentieux porté devant le TGI concerne deux personnes, un demandeur et un
défendeur dans le cadre d'une procédure contentieuse.
Mais au delà de ces parties, il peut arriver qu'un tiers vienne s'associer à un procès.
Au niveau procédural, il existe potentiellement la possibilité pour ce tiers de solliciter ce que l'on
appelle une intervention. Il faut que cette intervention pour être recevable se rattache aux
prétentions des parties par un lien suffisant.
Cette exigence de lien suffisant s'impose pour l'intervention volontaire ou forcée.

*l'intervention volontaire:
suppose qu'une personne s'associe à une instance déjà engagée par d'autres personnes. En effet
cette tierce personne considère que ces interêts sont susceptibles d'être affétcté par le procès. Il
existe alors deux modalités différentes d'intervention dites volontaires.
• 1e forme : intervention principale cpc 329 lorsque le tiers qual d'intervenant invoque un
droit propre. Il formule ainsi des pretentions distinctes de celles dont la juridiction a déjà été
saisie
Ex : accident à eu lieu, premiere victime assigne et une tierce personne intervient. Cette personne
dispose d'un droit d'agir spécifique.

• 2E forme : 330 l'intervention peut à l'inverse être qualifiée d'accessoire; lorsque l'intervenant
appuie les pretentionsde l'une des parties lors de ses demonstrations. Celui qui formule
intervention accessoire n'evoque pas devant le juge une pretention qui lui est propre. Il suffit
qu'un interêt à agir soit constaté.
Ex : Les syndicats ou associations qui font valoir en justice des règles de droits sans être à l'origine
du procès. En toutes hypothèses, il s'agit d'une demande incidente susceptible d'être admise en tout
état de cause. Elle doit être par principe formulé par un avocat qui dépose une requête contenant les
moyens et les buts de l'intervention. Le tiers devient alors partie au procès, il participe ainsi au débat
et reçoit également les pièces et conclusions.
L'intervention forcée
concerne situation dans lesquelles l'une des parties à une instance en cours en appelle à une autre
personne en l'obligeant à integrer le rapportjuridique d'instance. L'objectif est d'obtenir la
condamnation du tiers afin ainsi de lui rendre opposable la décision de justice.
Ex : une personne victime d'un préjudice assigne dans un premier temps l'auteur de ce préjudice et
sollicite dans un second temps l'intervention forcée d'une autre personne en qualité de co-auteur.

2e ex : Une personne débitrice préalablement assigné souhaite par une intervention forcée solliciter
la présence d'un tiers qui va également prendre en charge la dette; CPC 332 al 1er prevoit que le
juge peut inviter les parties à mettre en cause tous les interressés dont la presence lui parait
necessaire à la resolution du litige. Il existe différentes justifications du recours à une telle
intervention forcée;
1er hyp : aux fins de condamnation. L'une des parties est alors en droit d'agir contre ce tiers qui
devra prendre part au procès. 331 a1er.
2e hyp : la misen en cause d'un tiers peut egalment resulter de la volonté d'une declaration de
jugement ou d'arrêt commun. L'intervention est alors le fait d'une partie qui a interêt à ce quela
décision soit opposable aux tiers.
Ce tiers qui intervient à l'instance ne pourra plus exercer une tierce opposition.
3 hyp : l'appel en garantie : lorsque le demandeur en garantie est lui même poursuivie comme
personnellement obligé ou s'il est poursuivi comme détenteur d'un bien. Ceci concerne le cas de
l'acquereur d'un bien assigné à la suite d'une action en revendication exercé par une personne qui se
prétend propriétaire. L'acquereur peut alors devenir demandeur en garantie en sollicitant
l'intervention forcée du vendeur. L'intervention forcée est possible à n'importe quel moment, même
en appel. Le tiers doit toutefois être sollicité en temps utils pour pouvoir faire valoir sa defense (331
al3). Ce tiers pourra ainsi préparer ses arguments au nom du principe du contradictoire.

b. Les incidents relatifs à l'objet du débat

En principe l'instance est liée par l'immutabilité du litige; selon a 4 al 2 cpcp, les
pretentions des parties sont fixées dans l'acte introductif d'instance et dans les
conclusions apportées en défense. Or ce même article 4 al 2 précise que l'objet
du litige peut être modifié par des demandes incidentes lorsqu'elles se rattachent
aux pretentions originaires par un lien suffisant. Cette formule permet ainsi de
nuancer le principe d'immutabilité du litige. Le procès civil connait la possibilité
de formuler des demandes additionnelles ou reconventionnelles pour lesquels
existe un lien de connexité entre les prétentions en cause.
Pour de telles demandes, il n'est pas necessaire de produire une nouvelle assignation mais
uniquement d'apporter le contenu d'une telle demande dans les conclusions.

1 les demandes additionnelles.


Correspondent à des pretentions nouvelles du demandeur ou du defendeur par lesquelles la
prétention anterieure est alors modifiée en augmentant, diminuant, ou modifiant le chef de la
demande. Selon l'article 70 al 2 la demande complémentaire doit se rattacher aux prétentions
initiales afin de ne pas modifier la compétence de la juridiction saisie initialement.
Ex : demande initiale resolution du contrat complété dans un second par une demande additionnelle
de dommages interêts; appartient aux juges d'apprecier le lien en tre la demande initiale et la
demande additionnelle. En pratique formellement ces demandes s'effectuent par l'echange de
conclusions d'avocats à avocats.

2. Les demandes reconventionnelles


Une telle demande est mis en oeuvre lorsque le defendeur originaire ne se contente pas de contester
la demande formulée car il invoque une prétention personnelle pour obtenir un avantage. En
soumettant donc aux juges une nouvelle demande au delà du simple rejet de la demande initiale. Le
défendeur devient à son tour demandeur.
Ex : assignation pour inexecution (action en resolution) le defendeur peut avec une demande
reconventionnelle invoquer quant à lui une nullité du contrat. Une telle notion a été précisé par un
arrêt d'une chambre mixte du 21 fevrier 2003. Cet arrêt concernait le cas d'une caution qui invoquait
cette demande pour s'opposer à l'action exercé par un créancier. La Cass en 2003 a précisé que la
contestation invoqué par la caution pouvait être qualifié soit de demande reconventionnelle soit de
moyen de défense. Le raisonnement retenu en 2003 s'est fondé sur le fait que dans les deux hyp la
caution devait proceder par voie de conclusions. Au niveau procédural, l'assignation des deux a
toutefois été critiqué en raison du régime différent qui s'applique aux deux fondements. En effet la
demande reconventionnelle doit être rattaché avec un lie suffisant à la prétention initiale, or cette
conditio n'est pas exigé lors d'une simple défense au fond.

II les incidents affectant l'existence du lien d'instance


a les incidents affectant provisoirement le liens d'instance
1 la suspension de l'instance.
Survient quant un evenement fait obstacle à la poursuite de cette instance. Le deroulement du lien
d'instance n'est toutefois que stoper car la disparition de l'evenement va permettre la reprise de
l'instance sans qu'il soit necessaire d'accomplir comme lors d'une interruption le formalisme de
reprise de l'instance. La realisation de l'evenement doit enfin etre etranger à la situation personnelle
des parties oude leur représentant. Convient de distinguer deux catégories de suspension;:
• Peut tout d'abord être fondé sur un cas particulier prévu par la loi, le juge est tenu de
suspendre l'instance.
Ex : quand le juge se déclare incompétent. Ne peut statuer sur le fond, ce qui suppose une
suspension d'instance dans l'attente de la décision de la cour d'appel.

• La suspension peut ensuite être liée à une décision du juge. Une telle decision ayant alors
trois effets différents. (317 et S).
1er effet : le sursis à statuer : la decision d'un tel sursis permet de suspendre le cour de
l'instance sans que le juge ne soit pour autant déssaisi. Au terme du sursis, l'instance reprend
alors son cours sur l'initiative des parties ou du juge. Il s'agit d'un cas facultatif de
suspension d'instance, le juge dispose en effet d'un pouvoir discretionnaire dès lors qu'un
texte au préalable le prévoit. Exemple type est celui de la question prejudicielle lorsqu'il
appartien à une autre juridiction de statuer, la juridiction initialement saise suspend l'instance
dans le cadre du sursis à statuer A 49 CPC).
Autre exemple : en cas de litige concernant un acte authentique, la procédure d'inscription
de faux constitue un sursis à statuer. Lorsque l'appels est prononcé en premiere instance un
tel sursis, l'appel de la décision d'un tel sursis suppose l'autorisation préalable du premier
président de la cour seul un motif grave et legitime justifie qu'un tel appel soit interjeté.

Autre moyen : La radiation est une mesure judiciaire ayant pour objectif de sanctionner le
comportement de l'une des parties. ma pas a être motivé et n'est pas susceptible de recours.
Est prononcé par magistrat lorsque les parties ou leur representant n'accomplissent pas les
actes de procédures et donc l'inertie, la passivité justifie le prononcé d'une telle mesure ('non
com° pieces, C° avocat alors que rep° oire, ou encore lorsque les conclusions ne sont pas
déposés en appel dans le délai requi.
Cette msure doit etre notifiée par une lettre adréssée aux parties et aux representant
indiquant le défaut de diligence (381). cette mesure a alors pour effet de supprimer l'affaire
du rang des affaires en cours. L'instance est toutefois simplement suspendue, il sera alors
necessaire ulterieurement de proceder à une nouvelle assignation pour obtenir un nouvel
enrôlement de l'affaire. Pour que l'instance reprenne, il faut qu'une nouvelle mise au rôle
intervienne tout en respectant les délais de peremption de l'instance.
Le retrait du rôle est la conséquence d'un accord des parties : au même titre que la
radiation, il suspend lm'instance mais il se distingue en raison du né cessaire accord.
L'objectif est de contribuer à la realisation d'une conciliation entre les parties. L'article 382
CPC prévoit qu'un tel retrait suppose que les parties formulent une demande ecrite et
motivée. Contrazirment à la radiation, le retrait du rôle ne correspond pas à une sanction
mais à une simple mesure d'administration judiciaire.

Le retrait du rôle ne permet qu'une suspension provisoire, le retablissement de l'instance


reste possible sauf en cas de peremption.

2 L'interruption de l'instance.
Resulte d'un evenement qui affecte la situation personnelle des parties ou de leur
representant. Ceci entrainent une rupture du lien d'instance. En cas de suspension de l'instance, la
disparition de sa cause permet la poursuite de l'instance comme auparavant. Pour une interruption,
l'instance a été arrêtée, il y a lieu de la reprendre ulterieurement en fonction des modifications qui
ont pu intervenir.
Les causes sont prévues a 369. certaines sont dites automatiques en cas de majorité d'une
desparties ou de cessation des fonctions de l'avocat lorsque la représentation est obligatoire ou
enfin en raison de l'effet d'un jugement qui prononce le reglement judiciaire ou le redressement
judiciaire.
A l'inverse certaines causes d'interruption sont qualifiées de non automatiques car supposent le
recours à une notification opérée par l'une des parties. Ainsi en cas de décès de l'une des parties
lorsque l'action est transmissible ou encore en cas de passage de l'une des parties sous un régime
d'incapacité. L'instance est alors interrompu dès lors que de tels evenement sont anterieurs a
l'ouverture des débats.

Concernant les effets : l'interruption paralyse le lien d'instance.L'article 392 al 1er précise que
l'interruption de l'instance emporte interruption des délais de peremption. En effet cette peremption
correspond à un mode d'extinction de l'instance liée à un défaut d'accomplissement des diligences.
Cette interruption de la peremption dure tant qu'il n'y a pas de reprise de l'instance. La reprise de
l'instance peut alors être volontaire si les parties le decident par voie de conclusions car le juge n'a
pas été dessaisi. Suite a cette interruption de l'instance, le juge peut demander aux parties de lui
faire part de leur initiative en vue de reprendre l'affaire (comme décès de l'une des parties alors que
l'action etait transmissible). Se peut toutefois que faute de diligence l'affaire soit radiée.

b. les incidents affectant definitivement le lien d'instance

En principe le lien d'instance a vocation à s'éteindre par une decision de justice qui met un
terme au litige sur le fond. Il arrive toutefois que cette même extinction soit le fait d'autres
evenements qui interviennent soit à titre accessoire soit à titre principale.

• Un contrat de transaction peut être conclue entre les parties qui decident demettre fin à leur
different.
• Le juge p eut constater un aquiescement à la demande quand l'une des parties reconnait le
bienfondé des prétentions de la partie adverse. Ceci suppose une renonciation à l'action
prévu à 408.
• L'article 409 prévoit l'aquiescement au jugement quand les parties renoncent à toute voies de
recours. Le juge peut constater le desistement d'action du demandeur. Un tel desistement
met fin à un droit susceptible d'être invoqué devant le juge.
• L'instance s'eteint à titre accessoire en cas de décès de l'une des parties dès lors que l'action
n'est pas transmissible.

Dans ces quatres hypothèses, le juge ne fait que constater l'evenement, ce qui a pour effet
d'eteindre l'instance et si les parties le souhaitent, le juge peut donner force executoire à l'acte qui
viendrait consacrer un eventuel accord des parties.

L'extinction à titre principale : 385


la constatation de l'extinction d'une instance n'empêche pas l'introduction d'une nouvelle instance si
l'action n'est pas elle même eteinte. On peut distinguer deux cas particuliers d'extinction : la
peremption et le desistement;

• la peremption : afin de reduire les instances excessivement longue, elle permet sanctionner
plaideur qui se desinterrsse d'une affaire. 386 précise que ce délai de peremption est de deux
ans. Il suppose qu'aucune des parties n'ait accompli de diligences pendant deux ans. La
notion de diligence suppose la realisation de tout acte qui permet une progression de
l'affaire. Peut s'agir d'acte de procédure (redaction conclusions) et plus generalement de
toute initiative necessair epour la resolution du litige (redaction d'une lettre par un avocat,
fait de solliciter l'intervention d'un expert).
Les juges ont également indiquer que le délai de l'article 386 devait courir a cpompter de
l'accomplissement des dernières diligences. Elle doit alors être demandé par es parties aux
termes de ce délai, le juge ne pouvant relever d'office cette peremption de l'instance. Ellle
doit donc faire l'objet d'une demande en étant invoquer par tous moyens par les parties.
La peremption n'affecte pas le droit d'agir et ne fait qu'eteindre le lien d'instance initialement
mis en oeuvre.

• Le desistement d'instance.
Il s'agit d'une renonciation du demandeur quio abandonne le procès sans attendre le
jugement. La renonciation est toujours possible quelque soit la matière en premiere instance.
En appel certains textes écartent la possibilité d'un tel desistement (notamment le divorce).
• Distinction du desistement d'action : se revèle plus grave car il 's'agit d'un acte unilatéral de
renonciation au droit d'agir et ce de manière définitive. Pour un desistement d'instance le
demandeur ne renonce pas definitivement à son droit d'agir mais seulement à l'instance
préalablement entamé. La procédure pourra donc reprendre ulterieurement si le droit d'agir
n'est pas eteint.

§2 Les incidents relatifs à la preuve.


Différents domaines sont concernés : l'ecrit , lesmesures d'instructions, le serment.

A. les incidents concernant l'ecrit.


Les incidents relatifs à la preuve écrite interviennent quand l'un des plaideurs contestent l'origine ou
la validité d'un écrit notamment à la suite d'une falsification, les règles applicables à l'écrit
dependent de la nature du document

1 La contestation des actes SSP


Deux procédures peuvent être éxercées.

a.La vérification d'écriture.


Cette procédure intervient quand une partie produit un écrit contesté par son adversaire. L'article
287 prévoit que si l(une des parties à un litige déni l'ecriture qui est attribuée ou déclare ne pas
reconnaitre l'écriture attribuée à son auteur, le juge à la possibilité de verifier l'écrit concerné. Le
demandeur est donc celui qui souhaite utiliser un acte contesté. Le juge dispose àlors de plusieurs
mesures pour operer cette verification.Peut demander aux parties concernées de produire un autre
document pour operer une comparaiosn. Il peut egalement faire rediger sous sa dictée un texte.
Ilpeut egalement demander l'intervention d'un technicien.
Le recours à une procedure de verification d'ecriture peut tout d'abord intervenir à titre incident dans
le cadre d'une procédure déjà engagée. Cette même procedure peut être mise en oeuvre à titre
pincipal. Ceci suppose qu'une instance ait été introduite pour confirmer qu'un document emane bien
d'une personne determinée. 285 indique que la verification d'ecriture à titre principale relève de la
compétence exclusive du TGI.
Pour une procedure à titre incident, elle demeure de la compétence de la juridiction préalablement
saisie.

b. Le faux en ecriture privée.


Cette procédure suppose qu'un ecrit SSP est produit par une partie mais son adversaire prétend que
l'acte concerné a été soit contrefait soit altéré. Deux éléments permettent de distingue les deux
procédures.
Contrairement à la verification d'ecriture, le faux en ecriture privée suppose d'une part que le
demandeur est celui contre lequel une autre personne risque d'invoquer l'acte. D'autre part
que le faux soit lié à des manoeuvres frauduleuses. Si le faux est justement invoqué en cours
d'instance il est procédé à l'examen de l'écrit litigieux conformement aux mêmes exigences
que celles prévues pour la verification d'écriture. Si le faux est demandé à titre principal,
l'assignation doit alors mentionné les moyens de faux et de plus faire sommation au
defendeur de declarer s'il entend ou nonfaire usage de l'acte pretendu falsifié.Il faut alors
distinguer deux hypothèse : si le défendeur déclare ne pas vouloir se servir de l'écrit, le juge
doit alors donner acte de cette declaration au demandeur.
Si le defendeur ne comparait pas ou déclare qu'il souhaite
utiliser l'acte litigieux, le juhe doit alors procéder comme en matière de vérification
d'écriture.

2 la contestation des actes authentiques.


La procédure concernant ces actes est appelé la procedure d'inscription de faux, les regles
procedurales sont plus contraignantes car il s'agit d'une procedure concernant un officier public. Par
principe seul le TGI est competent, le ministere public doit etre informé lors de la mise en oeuvre de
l'inscription de faux car des pooursuites penales sont susceptibles d'être mise en oeuvre. Si une telle
procédure concerne une juridiction d'exception, un sursis a statuer doit alors intervenir jusqu'à ce
qu'un jugement soit rendu concernant cette procedure. L'inscription de faux est formé par la remise
de l'acte contesté au secretariat gref, l'avocat doit alors exposer les differents moyens pour etablir le
faux. Sile juge considère la pièce comme fausse, le jugement portant cette reconnaissance doit alors
être mentionné en marge de l'acte dès que le jugement sera passé en force de choses jugées.

B. Les mesures d'instructions.


143s CPC. Peuvent être demandé par le juge pour qu'l puisse demander des precisions
relatives aux demandes des parties. Des regles particulières relevant l'instruction civile s'applique
devant les juridictions judiciaires en matière civile. On peut distinguer les regles generales et
certaines regles particulières.

I les regles g sappliquant aux mesures d'inscriptions.


Ces regles s'appliquent qu'elle que soit la mesure d'instruction prononcée par le juge. Différentes
regles s'appliquent de manière chronologiques

a. Le prononcé des mesures d'instructions.


Trois elements :
• Concernant le moment du prononcé d'une mesure, cette mesure peut être adopté en cours de
procès dès lors que le juge souhaite obtenir une précision sur certains elements particuliers.
Ponctuellement une telle instruction peut être accompli à la demande du juge sur un eventuel
futur litige. Ceci correspond alors a des mesures d'instructions particulières 145 : Mesures
d'inscriptions in futurum. Une ordonnance de requête ou de référé doit alors être prononcée
pour solliciter une telle mesure dès lors que différents elements sont reunis. Le CPC prévoit
deux exigences cumulatives : il faut la présence d'un motif legitime afin de conserver ou
d'etablir la preuve de fait (dont pourrait dependre la solution d'un litige et donc d'un futur
procès). Deuxième exigence : un simple prejudice eventuel invoqué par le demandeur suffit.

En pratique de telles mesures d'instructions ont pour objet le recours à une expertise.

• L'origine de la mesure d'instruction : elle doit être ordonné soit d'office par le juge soit à la
demande de l'une des parties. Dans cette dernière hypothèse le juge apprecie toujours
l'opportunité de la mesure. La demande formulée ne s'impose pas au juge qui peut toujours
etendre ou restreindre la mesure initiée. Une disposition met en evidence le caractère
excceptionnel des mesures d'instructions : elles doivent apparaitre comme accessoire car par
principe chaque plaideur doit faire la preuve des fait qu'il allegue. L'article 146 precise
d'ailleurs que la mesure d'instruction ne peut en aucun cas être ordonnée en vue de suppleer
la carence de la partie dans l'administration de la preuve.

• Le coût : lorsque le juge decide de recourir a une telle mesure, l'article 147 précise qu'il doit
opter pour ce qui est le plus simple et le moins onereux. Cette mesure est justifiée car le
recours à une instruction est potentiellement cher et le coût doit être à la charge des parties.

b. l'execution des mesures d'instructions.


CPC 155 : Le juge qui a ordonné la mesure d'instruction doit toujours garder le contrôle de
son execution. Le juge peut a cet effet si necessaire se deplacer eventuellement hors de son ressort
pour proceder à une telle mesure ou en contrôler l'execution. En pratique le juge chargé de
l'execution de la mesure fixe les dates et lieu des opérations qui seront menées. Si des parties ou des
tiers doivent apporter leur concours à la mesure d'instruction, il font l'objet d'une convocation, le
ministere public peut choisir d'être présent lors de ette execution même s'il n'est pas partie
principale. Ces mesures lorsqu'elles sont executées devant la juridiction le sont soit en audience
publique, soit en chambre du conseil en fonction des regles applicables au debat sur le fond.

c . Les conséquences des mseures d'instructions.


A l'égard du juge la decision par laquelle est ordonnée une telle mesure ne dessaisi pas le
juge. Celui qui a ordonné la mesure peut même ne pas attendre le terme de cette mesure et peut
trancher plus rapidement le litige. CPC 153.
Pour acceler l'instruction, le decret du 28 decembre 2005 prevoit desormais que la decision
qui ordonne l'instruction doit indiquer la date à laquelle l'affaire sera rappelée et ce pour un nouvel
examen.
Concernant le dossier concerné par la mesure, le recours à une mesure d'instruction suppose
en pratique une simple mention au dossier ou au registre d'audience. La decision qui ordonne ou
moifie une mesure d'instruction n'a pas a être notifiée aux parties.
d. Voie de recours

la decision d'une mesure d'instruction n'est pas susceptible d'opposition. CPC 150, l'appel et
le pourvoi ne peuvent être éxercé contre ces decisions independemment du jugement sur le
fond.

II les differentes mesures d'instructions (4)


a. La comparution personnelle des parties.
En principe, le TGI peut statuer sans avoir au prealable entendu les parties.Celles ci étant
imperativement representées. Toutefois, ce même tribunal peut solliciter une comparution
personnelle de ces mêmes parties. Cette mesure peut être prononcée en toute matière soit d'office,
soit à la demande des parties. L'objectif etant d'obtenir des precisions sur certains points
particuliers.
Seule la chambre de jugement ou le magistrat de cette chambre chargé de l'instruction de
l'affaire peut ordonné une telle comparution d'office en chambre du conseil si necessaire, la
comparution ayant lieu selon ce qui a été prévu par le juge. Concernant les consequences de la
mesure : lorsque la comparution personnelle des parties a été ordonné, ces parties doivent se
presenter elle même devan le juge pour être entendu sur les faits du procès. L'article 184 CPC
permet au juge de faire comparaitre qu'une seule des parties. Pour ce qui est des conséquences,
lorsqu'une comaprution personnelle a été ordonnée, le comportement des parties est significatif, il
appartient au juge de tirer toutes les consequences des declarations formulées, de l'absence ou
eventuellement du refus de répondre. L'attitude des personnes concernées pourra alors être
considérée comme equivalent à un commencement de preuves par ecrit : CPC 198. cette mesure
d'instruction permet au juge de declarer admissible notamment la preuve par temoins ou encore par
presomption de faits.

b. Les verifications personnelles du juge.


En toute matière CPC 199 prevoit que le juge peut prendre une connaissance personnelle des
fais litigieux, ce juge procede a des constatations, evaluation, appreciation ou reconstitution qu'il
estime necessaire. Le juge peut se transporter sur les lieux personnellement en beneficiant
eventuellement de l'assistance d'un expert. La possibilité de reocurir à des verifications personnelles
doit être éxercée en respectant le principe du contradictoire, si un juge souhaite proceder
immediatement à de telles verifications il ne peut agir ainsi que si les parties sont présentes. Aux
termes de ces verifications personnelles le juge va dresser un PV.

c. Les declarations des tiers.


Quetion de la preuve testimonial est reglementée aux CPC 199s : Des declarations de nature
à eclrairer le juge sur les faits litigieux sont faitre soit par des attestations ecrites ou recueillies lors
d'une enquete.

1. Article 202 al 1er definie l'attestation comme un ecrit qui contient l'exposé des faits
auquels l'auteur de l'attestation à personnellement constaté ou les personnes
concernées ont assisté. Le tiers redige un acte ecrit qui contient certaines indications
indispensables comme la date, les elements de faits constatés, l'identification de
l'auteur de l'attestation et enfin les liens de parenté, de communauté d'interêts ou de
subordination avec le beneficiaire du document. Ces attestations peuvent être
produites spontanement par les parties ou à la demande du juge (ex : divorce).
Dans le respect du contradictoire une copie de l'attestation doit être remise à chaque
partie, le juge n'est pas tenu par les differentes indications contenu dans l'attestation,
il peut donc proceder par voie d'enquête afin d'auditionner l'auteur de l'attestation

2. l'enquete
Elle correspond à l'audition des temoins : CPC 204s. Le juge comme les partie peut
provoquer le temoignage des tiers. Dès que le juge décide de proceder à une enquête,
une contre enquete est de droit ce qui signifie que la preuve contraire peut être
rapportée par un autre temoin. Differentes precisions sont énoncées dans les textes
relative aux personnes susceptibles de faire l'objet d'une enquête. 205 prévoit qu'en
principe toute personne peut être entendue comme témoin, sauf celle frappée d'une
incapacité de temoigner en justice. Ceci concerne notamment les personnes qui
justifient d'un interêt legitime (secret professionnel), les parents ou alliés en ligne
directe de l'une des parties peut refuser de temoigner ou encore le conjoint, même
divorcé. A l'inverse celui qui refuse de temoigner sans raison s'expose à une
condamnation à payer une amende civile. Le juge doit entendre les temoins
separement dans un ordre qu'il determine, chaque temoin devant prêter serment
avant de s'exprimer, les parties au litige ne doivent pas interrompre, interpeller, ou
chercher à influencer les temoins. Ces parties ne doivent pas s'adresser directement
aux temoins sous peine d'exclusion. Les temoins en principe doivent rester à la
disposition du juge jusqu'à la clôture des debats, leurs depositions doivent etre
consignées dans un PV signé par les temoins.

d. Les mesures d'instructions executées par un technicien

1 Les regles communes à chaque technicien


Pour certaines affaires particulierement complexe un technicien doit pouvoir intervenir. En
matière médicale, en batiment... Un tel recours doit par principe demeurer exceptionnel, 232s.
Le juge reste par principe toujours libre dans le choix du technicie, mais aussi dans la delimitation
de sa mission. Il existe en pratique des listes de personnes habilitées. Ces listes ne sont toutefois
qu'indicatives, de plus le juge peut a tout momentchanger le technicien prealablement désigné qui
peut etre une personne physique ou une personne morale. 246 indique que le juge n'est pas lié par
les constatations et conclusions du technicien. Il s'agit d'un simple avis qui ne s'impose pas au juge,
le technicien n'intervenant que dans un domaine déterminé et n'appartien pas à lui d'obtenir une
consignation des parties ou encore de donner une solution juridique au litige. 248 prévoit egalement
que le technicien doit respecter une exigence d'impartialité. Il ne peut donc recevoir de
remuneration sous quelque forme que ce soit de la part des parties. Seule une decision du juge peut
aller en sens inverse et prevoir que depend de l'une des parties. Il appartient au juge de fixer la
remuneration du technicien. Comme à l'egard de tous magistrat le tech designé peut être récusé par
les parties en raison de circonstances particulières : 234.
2. Les regles specifiques à chaque technicien
Il existe différentes modalités d'intervention d'un technicien :
▪ La constatation : le juge a la possibilité de demander a une personne de simplement
constater certains faits sans avis a donner sur les conséquences de faits u de droits
qui peut en resulter 249.en pratique ceci releve du rôle de l'huisier de justice, ce
technicien pouvant ainsi requerir toute information ecrite ou orale.
▪ Les consultations : supposent que soit interrogé un technicien specialisé dans un
domaine précis. Cette consultation ne requiert pas d'investigations particulierement
complexe : 256. La cosultation ageneralement lieu a l'oral au moment de l'audience
necessite que soit rediger un PV.
▪ Les expertises : interviennent quant un technicien est sollicité car des recherches
s'imposent. La decision qui ordonne l'expertise doit necessairement être motivé. Ele
fixe les délais dans lesquels l'expert doit donner son avis : 263. differentes regles
essentielles doivent etre respectées dans le cadre de l'expertise notamment le principe
du contradictoirre ainsi que la redaction d'un rapport ecrit par l'expert. Celui ci doit
fixer un dela aux aprties pour leur permettre de formuler leurs observations et il peut
ne pas prendre en consideration ces observations si elles sont formulées trop
tardivement. 276. l'avis de l'expert devra rappeler sommairement les observations
des parties. Si les parties arrivent à se concilier au moment de l'expertise, il
appartient alors à l'expert de constater que sa mission est terminée, il redige alors un
rapport au juge dans un acte. Les parties peuvent m^me demander au juge de rendre
force executoire l'avis de l'expert qui constate cet accord.
▪ Le recours d'un amicus curiae : le juge peut en effet entendre une ersonne qualifiée
d'amicus curiae pour obtenir des explications de fait ou de droit, l'audition a lieu au
moment de l'audience et permet à une personne particulièrement qualifiée de donner
son avis sur les elements d'un litige.

C. Le serment judiciaire
Decisoire/supplétoire.
• Decisoire : est défféré par une partie à l'autre partie. Si cette dernière accepte de preter
serment, la preuve est faite à son profit. A l'inverse si elle refuse, la preuve est alors faite au
profit de son adversaire. Un serment decisoire peut de plus etre frappé de nullité...?
• Supplétoire : défféré d'office par le juge, celui ci procede a une telle mesure quant il souhaite
obtenir un complement des preuves existantes mais jugé insuffisante.

Chapitre 2 les procedures spéciales;


Certianes procedures spéciales concernent le TGI d'autres s'appliquent aux juridictions
d'exception.

Section 1 affectant leTGI


soit devant le tribunal, soit devant son président.
§ 1 Les procedures spéciales concernant le tribunal lui même.
Deux procédures peuvent etre plus partiulièrement appliqué.
A La procedure d'assignation a jour fixe.
Manque des cours
§ 3 La tierce opposition;
Par principe, les tiers ne sont pas liés par la chose jugée. Et contrairement aux parties, les tiers n'ont
aucun intérêt à exercer une voie de recours. Toutefois, comme la décision de justice est opposable
aux tiers, ils peuvent essayer d'éviter l'opposabilité en formant une voie de recours particulières qui
ne peut être exercé que par des tiers. Il s'agit de la tierce opposition, en tant que voie de recours
extraordianire, elle permet uniquement à un tiers de faire rejuger une affaire en fait et en droit.
L'objet de la tierce opposition n'est donc pas la remise en cause de la chose jugée entre les parties;
Seul les tiers sont concernés. CPC 481al 2. Ce texte est un cas particulier pour lequel le juge n'est
pas déssaisi après une première décision car la mise en oeuvre de ce recours permet de revenir
devant le même juge.

A; Les conditions.
• Les décisions susceptibles d'une voie de recours sont énoncés a 585 cPC. Ce texte retient
une conception large car tout jugement est susceptible d'une tierce opposition. Peut importe
la juridiction préalablement saisie, peut être de droit commun, d'exception, la tierce
opposition peut concerner un jugement rendu en premier et dernier ressort ou à charge
d'appel. Seul certains domaines écartent expressement la tierce opposition, notamment en
matière de procédure collective ou lorsque le litige est limité à certaines personnes en raison
de la matière même du litige (divorce filiation). Les arrêts de la cour de cassation ne
peuevent faire l'objet d'une tierce opposition.
• Les personnes qui peuvent exercer cette voie de recours. 583 al 1er prévoit une conception
large permettant à toute personne qui a un intérêt de former une telle voie de recours. Le
texte prévoit toutefois une restriction car l'auteur de la voie de recours ne doit pas avoir été
partie ou représenté au jugement attaqué.
Il existe un texte particulier relatif aux ayants causes et aux créanciers (583 al 2) pour
lesquels le recours à la tierce opposition suppose une fraude à la loi.
• Les délais à respecter : lorsque la tierce oppositon est formée, par principe le tiers n'a pas été
informé de la décision qui ne lui a pas été notifiée. La mise en oeuvre de la tierce opposition
peut donc être exercé sauf texte contraire dans les trente ans à compter du jugmenet si la
tierce opposition est formée à titre principale. La longue durée de ce délai se justifie car les
tiers peuvent ignorées l'existence de ce jugement et il n'auront connaissance de la décision
qu'au jour ou la partie qui en bénéficie poursuit l'execution : 586 al 1er.
Il existe deux catégories de tempérament à cette règle
• La décision est par exception notifiée à un tiers. Ce tiers ne dispose plus que d'un
délai de deux mois à compter de la notification pour exercer la tierce opposition. 586
al 3. Cette disposition permet donc à un plaideur dont le droit a été reconnu par la
justice de se mettre assez rapidement à l'abri d'une éventuelle tierce opposition. Passé
ce délai, la tierce opposition ne peut plus être formée.
• Il existe différentes dérogations prévues par les textes notamment en matière de
régime matrimoniaux pour lesquels le délai est plus court.

• Les exigences procédurales.


Peut être formé à titre incident lorsqu'elle est formé au cours d'une instance contre une
décision dont l'un des plaideurs entend se prévaloir contre son adversaire. Or cet adversaire
n'a pas été partie à la décision. La tierce opposition est donc invoquée contre une décision au
cours d'une instance par ce lieu auquel on oppose la décision. A l'inverse la tierce opposition
est principale quand elle est formé en dehors de tout procès et en l'absence d'instance en
cours. En toute hypothèse la tierce opposition est formé contre la juridiction préalablement
saisie qui peut toutefois être composée de magistrats différents. L'instance de la tierce
opposition. Est soumise aux règles applicables à la procédure suivie devant la juridiction
concernée.
Toutes les règles de l'instance comme par exemple la procédure d'assignation à jour fixe
applicable devant la juridiction suivie ne peuvent être utilisées.

B; Les effets de la tierce opposition.


Comme pour toute voie de recours extraordiaire, la tierce opposition est dépourvue d'effet
suspensif. 590 CPC permet cependant aux juges saisis par une tierce opposition de
suspendre l'execution du jugement attaqué.
De plus la tierce opposition est dôtée de l'effet dévolutif. Cet effet permet de faire juger à
nouveau des points de droit d'une décision critiquée. 582 CPC al 1er prévoit que cette voie
de recours tend à faire retracter ou réformer un jugement au profit d'un tiers qui l'attaque.
La jurisprudence a précisé que cet effet dévolutif se limitait aux éléments qui avaient été
tranchés initialement.Cette précision écarte alors toute nouvelle demande lords de la tierce
opposition. Concernant le résultat obtenu, deux situations sont envissageables. Tout d'abord
en cas d'échec de la tierce opposition, le jugement attaqué est maintenu et se révèle alors
opposable aux tiers.
Ensuite si la tierce opposition est admise, le jugement est alors rétracté ou réformé. Toutefois le
jugement initial conserve ses effets entre les parties, même sur les points de droit remis en
cause par la tierce opposition.
Concernant les tiers, la décision contestée perd ses effets.
Lorsque la décision est rendue après tierce opposition, elle peut alors à son tour être frappée
d'une voie de recours comme pour toute décision de justice rendue.

Partie 2. Les règles relatives à l'arbitrage.


Est un mode de réglement des litiges qui suppose le recours à une ou plusieurs personnes
privées appelées des arbitres choisies par les parties en raison de leur compétence, autorité
dans un domaine spécifique. La décision rendue est appelée sentence arbitrale.

§ 1 les particluarités de l'arbitrage.


Doit être distingué de notions voisines. Tout d'abord la conciliation est également un mode de
réglement des litiges qui suppose l'accord des parties obtenu avec l'aide d'un tiers appelé le
conciliateur. L'accord est concrétisé par un procès verbal de conciliation par les parties et le
conciliateur. Plusieurs éléments permettent toutefois de distinguer les deux.
Ce PV de conciliation contrairement à la sentence arbitrale ne lie pas les parties. De plus la
solution proposée par le conciliateur doit être accepté par les parties alors que la sentence
arbitrale à vocation à s'imposer à ces parties.
L'expertise est l'examen par des personnes saisies en raison de leurs compétences d'un litige ou
d'un point particulier. L'arbitrage se distingue de l'expertise car il a pour objectif de résoudre
un litige entre des parties alors que l'expertise permet de procéder à des analyses et des
constatations.
La transaction est une convention par laquelle lesparties mettent fin à un litige en effectuant des
concessions réciproques. La principale différence avec l'arbitrage réside dans la nature de la
transaction. Celle ci est un mode conventionnel de résolution des litiges alors que l'arbitrage
se rapproche d'un mode judiciaire de nature contentieuse.

Au delà de ces distinctions, l'arbitrage présente différents avantages et inconvenients.


• Avantage : le recours à un arbitrage est une garantie de confidentialité souvent très appréciée
dans le domaine des affaires.
• De plus, la compétence technique des arbitres, leur connaissance des problèmes soulevés par
le litige justifie l'attrait de ce mode de résolution.
• Procédure arbitral est moins formaliste et complexe que la justice étatique.

En dépit de ces avantages la procédure arbitrale présente inconvénients : procédures peuvent être un
peu longue, se révèlent potentiellement couteuses pour les parties mais ces deux élément ne limitent
pas les attraits de cette procédure.

§ 2. les sources de l'arbitrage.


Au niveau interne chaque pays a réglementé le droit de l'arbitrage, le CPC contient différentes
règles adopté en 1981 relative d'une part à l'arbitrage interne : 1442s, d'autre part à l'arbitrage
internationale : 1492s. Il existe différentes sources supra nationale notamment des conventions
bilatérales ou multilatérale qui ont vocation a réglementer. Certaines vocations à s'appliquer au sein
UE pour résolution certains litiges particuliers.

Titre 1 la convention d'arbitrage.


Contrat par lequel les parties décident de recourir à un arbitre. Cette convention porte le nom de
clause compromissoire quand cette stipulation est rédigée en vue d'un litige éventuel futur 1442.
Elle est également appelé compromis lorsqu'elle porte sur un litige déjà né 1447. Le droit de
l'arbitrage contient différentes dispositions soit commumnes à la clause compromissoire et au
compromis soit à l'inverse spécifique.

Chapitre 1 Les règles communes à la clause compromissoire et au compromis.


Section 1 Les CG de validité.
Étant par principe un contrat, elle est necessairement soumise aux CG des contrats. Cette convetion
ne peut être conclue que par une personne capable de compromettre et pour un litige susceptible
d'être arbitré.

I La capacité de compromettre.
A. la capacité de compromettre des personnes privées.
Il faut avoir par principe la capacité juridique. Ce qui permet d'écarter le recours à cette convention
pour les mineurs sauf émancipés ou les majeurs sous tutelle. Le non respect de cette règle est
sanctionné par la nullité du compromis.

B; La capacité de compromettre de l'éata et personnes publiques.


En rpincipe en droit interne les persones publiques ne peuvent pas compromettre. Par exception
certains établissemsnt publics à caractére ind et com peuvent être autorisé à compromttre. En droit
internationale il a été jugé par la cass que l'état pouvait valablement compromttre.

§ 1 la capacité.
Litige soumis à un arbitre, la convention dot porter sur un litige qui peut faire l'objet d'une
procédure arbitral. Selon 2059 est par principe impossible de compromettre sur des droits dont les
parties n'ont pas la libre dispositions; Le droit concerné doit donc être dans le commerce juridique;
ce qui permet d'écarter l'arbitrage notamment pour les litiges relatif à l'état des personnes,à la
capacité, au divorce ou encore à la pension alimentaire. De plus 2060 énonce expressement qu'il est
interdit de compromtettre dans certain domaines qui interresse l'ordre public, l'objectif étant alors
d'imposer pour certain litige le recours à un juge en cas de contestation.

Secytion é Les effets des conventions d'arbitrage.


§& L'incompétence du juge étatique.
1458 prévoit que dès qu'éxiste une convention d'arbitrage, les juridictions étatiques doivent se
déclarer incompétentes si elles sont saisis. Ce principe s'impose aux juges que la saisine soit
postérieure ou antérieure à la constitution du tribunal arbitral

§ 2 la compétence des arbitres.


Toute convention d'arbitrage a pour effe de rendre compétent les arbitres désignés. les arbitres
désignés deviennent alors les arbitres de toutes les parties. Ces mêmes arbitres contractent
d'importantes obligations en particulier celles de remplir leur mission jusqu'à son terme

. Les effets à l'égard des tiers


Les conventions d'arbitrage sont inopposables aux personnes qui n'y sont pas parties. Toutefois cette
règle connait des exxceptions notamment en cas de groupes de sociétés lorsque différentes
conditions sont réunies.

Chapitre é les règles spécifiques à la clause compromissoire;


N'est qu'une stipulation accessoire au sein d'un contrat plus général. La difficulté concerne
l'éventuelmaintien du contrat en cas d'annulation du contrat. La jurisprudence a consacré leprincipe
d'autonomie de la clause compromissoire. La nullité du contrat ne doit affecter la clause
préalablement stipulée. Solution retenue en droit internationale comme en droit interne. L'objectif
est d'assure aisni l'éfficacité des clauses compromissoires non affecté par l'évolution du contrat
principal.

Seection é le domaine de la clause