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Républiqu e Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Reche rche Scientifique

Université Hassiba Benbouali de Chlef

Faculté de Génie Civil et d’Archit ecture

Département de Génie Civil

Civil et d’Archit ecture Département de Génie Civil ا  ا و

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Polycopié

BAT IMENT 2

LICENCE GENIE C IVIL - OPTION : CONSTRUCTIO N BATIMENT

P rof. KASSOUL Amar

PROGRAMME BATIMENT 2

Chapitre 1 : Les planchers Chapitre 2 : Calculs de charges et surcharges Chapitre 3 : Les poutres Chapitre 4 : Les poteaux en béton armé Chapitre 5 : Encorbellements Chapitre 6 : Toitures et terrasses

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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CHAPITRE 1 : PLANCHERS

1. INTRODUCTION

2. FONCTIONS DES PLANCHERS

3. LES PLANCHERS A CORPS CREUX

4. LES PLANCHERS EN BETON ARME (dalles)

4.1. Les dalles pleines en béton armé 4.2. Les dalles champignons

5. LES PLANCHERS A PREDALLES

6. LES PLANCHERS METALLIQUES

6.1 Planchers en tôle pliée ou ondulée

6.2 Planchers à corps creux et poutrelles en acier

6.3 Les planchers collaborant

7. LES DALLAGES

8. LES PLANCHERS ALVEOLES

9. LES REVETEMENTS

1. INTRODUCTION

Le plancher est une aire plane horizontale séparant deux niveaux d une construction et est capable de supporter des charges (plancher sur vide sanitaire, planchers intermédiaires, plancher de toiture terrasse) (Figure 1). Les planchers sont des éléments porteurs. Les dallages sur terre-plein peuvent être assimilés à des planchers.

sur terre-plein peuvent être assimilés à des planchers. Figure 1 : Différents niveaux Il peut être

Figure 1 : Différents niveaux

Il peut être exécuté en bois, en acier ou en béton armé. Le plancher est réalisé par une dalle horizontale de 160 à 300 mm d épaisseur et un réseau porteur horizontal constitué de poutre, poutrelles et chevêtres (Figure 2). Les voiles et les poteaux constituent les porteurs verticaux du plancher.

Généralement, le plancher est constitué de 3 parties distinctes qui sont : le revêtement, la partie portante et le plafond.

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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partie portante : est constituée par des poutres en B.A. ou en béton précontraint, des poutrelles métalliques, des solives en bois, des dalles en béton armé pleines ou nervurées. La partie portante doit résister aux charges transmises par le poids propre (de l élément porteur lui même, du revêtement et du plafond) ; les surcharges d exploitation qui sont fonction de l utilisation qu on va faire du bâtiment ; le poids des diverses cloisons de séparation (dans le cas de bâtiment à usage d habitation, on assimilera leur effet à celui d une charge supplémentaire d environ 75kg /m²).

Le revêtement : repose sur la partie portante : ce peut être du carrelage, parqué en bois, dallages divers, revêtements synthétiques. Il doit être adapté au type de la construction, il doit garantir essentiellement une isolation acoustique et thermique satisfaisante, tout en présentant un aspect esthétique.

Le plafond : est réalisé sous l élément porteur, c est un enduit de plâtre, ce peut être des plâtres préfabriqués en matériaux de tous genres. Il contribue à l amélioration de l isolation qui peut être obtenue tout en obéissant à l esthétique.

peut être obtenue tout en obéissant à l esthétique. Figure 2 : un réseau porteur horizontal

Figure 2 : un réseau porteur horizontal constitué de poutre, poutrelles et chevêtres

2. FONCTIONS DES PLANCHERS Les planchers doivent répondre aux critères suivants :

- Résistance et stabilité (porteuse)

- supporter les charges d utilisation

- ne pas fléchir (limiter la flèche au moment du coffrage puis en cours d utilisation)

- durabilité

- Etanchéité et protection

- à l air

- au feu

- aux effractions

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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- Isolation thermique et acoustique

- isolant thermiquement (par exemple au-dessus d un garage)

- isolant acoustiquement (bruits d impacts,

)

- Fonction architecturale

- aspect décoratif en sous face

- Fonctions techniques

- facilité de mise en uvre

- liaisons avec les porteurs verticaux

- passage de gaines (eau, chauffage, électricité,

)

Suivant la destination de la construction, chacune des fonctions peut prendre plus ou moins

d importance.

3. LES PLANCHERS A CORPS CREUX

3.1. Définition

Les planchers à corps creux sont composés de 3 éléments principaux (Figure 3) :

- les corps creux ou "entrevous" qui servent de coffrage perdu (ressemblent à des parpaings),

- les poutrelles en béton armé ou précontraint qui assurent la tenue de l'ensemble et reprennent les

efforts de traction grâce à leurs armatures,

- une dalle de compression armée ou "hourdis" coulée sur les entrevous qui reprend les efforts de compression. Le plancher est entouré par un chaînage horizontal.

Le plancher est entouré par un chaînage horizontal. Figure 3 : les éléments principaux d un

Figure 3 : les éléments principaux d un plancher à corps creux

3.2. Dimensions

La hauteur de l'entrevous et du plancher dépendent de la portée des poutrelles. Par contre, l'entraxe entre ces poutrelles est de 60 cm.

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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Tableau 1 : portée indicative du plancher en fonction de sa hauteur

1 : portée indicative du plancher en fonction de sa hauteur 3.3. Les poutrelles (Figure 4)

3.3. Les poutrelles (Figure 4)

Les poutrelles supportent le plancher et transmettent ses charges à la structure porteuse. On trouve toute une gamme de poutrelles préfabriquées sur le marché:

- poutrelle en béton précontraint par fils adhérents,

- poutrelle en béton armé,

- poutrelle treillis,

- poutrelle en béton armé, - poutrelle treillis, Figure 4 : les différents types de poutrelles

Figure 4 : les différents types de poutrelles

3.4. Les entrevous (hourdis) (Figure 5)

Le rôle des entrevous consiste au départ à supporter le poids de la dalle de compression en phase de coulage. Ce sont donc des éléments de coffrage perdu. Mais on peut aussi leur octroyer un rôle d'isolant.

Mais on peut aussi leur octroyer un rôle d'isolant. Figure 5 : Schémas des entrevous en

Figure 5 : Schémas des entrevous en béton et des entrevous en polystyrène

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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Il faut savoir que les entrevous n ont pas de rôle mécanique et que ce type de plancher travaille comme un plancher nervuré (Figure 6).

de plancher travaille comme un plancher nervuré (Figure 6). Figure 6 : partie résistante du plancher

Figure 6 : partie résistante du plancher

Généralement les entrevous sont en béton de petits granulats. Mais, on trouve aussi dans le commerce des entrevous en terre cuite ou en polystyrène (isolation thermique). La hauteur des éléments en béton varie de 9 à 30 cm suivant la portée du plancher. La largeur varie de 16 à 21 cm. La longueur est constante et correspond à un espacement des poutrelles de 60 cm.

5) La table de compression (Figure 7) Le hourdis est l'âme de ce type de plancher. Il a généralement une épaisseur supérieure à 4 cm. Cette dalle de compression qui est coulée en place sur les entrevous et les poutrelles doit être correctement armée. (Voir cours sur les armatures).

être correctement armée. (Voir cours sur les armatures). Figure 7 : la table de compression 3.6.

Figure 7 : la table de compression

3.6. Mise en uvre des planchers avec poutrelles préfabriquées (Figure 8) Les poutrelles sont tout d'abord posées sur les porteurs. Leur bon écartement est assuré par la mise en place d'entrevous à chaque extrémité. Ensuite, on pose des bastaings soutenus par des étais sous les poutrelles afin de leur permettre de supporter la mise en uvre du hourdis.

Les files d'étais sont posées au 1/3 de la portée pour les poutrelles BA et au 2/5 pour les poutrelles BP. Puis, on pose les autres entrevous, le treillis et on coule le hourdis. La pose s effectue à partir du plan fourni par le constructeur : Préconisations de certains constructeurs

- pose d une poutrelle d extrémité,

- pose d une seconde poutrelle d entraxe 60 cm,

- pose des 2 entrevous d extrémité de poutrelles,

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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- pose de toutes les poutrelles + 2 entrevous,

- étaiement (ou non) des poutrelles en L/2,

- pose des entrevous,

(ou non) des poutrelles en L/2, - pose des entrevous, Figure 8 : Mise en uvre

Figure 8 : Mise en uvre des planchers avec poutrelles préfabriquées

- coffrage « classique » des zones restantes et étude des zones particulières (trémies, renforts ponctuels, balcons )

particulières (trémies, renforts ponctuels, balcons ) Figure 9 : Mise en uvre des planchers avec poutrelles

Figure 9 : Mise en uvre des planchers avec poutrelles préfabriquées 2

- mise en place d appuis particuliers (poutre noyée, poutre en retombée ),

- ferraillage de la table de compression avec treillis soudés

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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- coulage

Les étais resteront en place au moins 21 jours afin d obtenir une résistance mini du béton.

3.7. Critiques de ce mode de construction

AVANTAGES

INCONVENIENTS

C'est le type de plancher le plus employé par les petites entreprises, car:

- Grande épaisseur de plancher,

- Sous face à enduire,

- Mise en uvre facile, pas de coffrage,

- Portée limitée à 6 ou 7 mètres,

- Ne nécessite pas de gros engin de levage,

- Pas de souplesse de forme et de taille.

- Isolation thermique améliorée,

- « Mauvaise » isolation acoustique,

- Le plancher est relativement léger,

- Nécessite beaucoup de manutentions

- Idéal pour la confection des vides sanitaires.

- Mise en uvre relativement longue.

3.8. Pose des planchers poutrelles - entrevous Les divers constituants sont manu-portables et ne nécessitent donc pas obligatoirement un moyen de levage particulier. Levage

pas obligatoirement un moyen de levage particulier. Levage Figure 10 : Mise en uvre des planchers

Figure 10 : Mise en uvre des planchers avec poutrelles préfabriquées 3

Dispositions constructives : armatures

préfabriquées 3 Dispositions constructives : armatures Figure 11 : Dispositions constructives - armatures Cours :

Figure 11 : Dispositions constructives - armatures

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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Chapitre 1 : LES PLANCHERS 8 Figure 12 : Dispositions constructives armatures 2 Dispositions constructives :

Figure 12 : Dispositions constructives armatures 2

Dispositions constructives : raccordements particuliers

2 Dispositions constructives : raccordements particuliers Figure 13 : Dispositions constructives armatures 3

Figure 13 : Dispositions constructives armatures 3

Dispositions particulières

constructives armatures 3 Dispositions particulières Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE Génie Civil

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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Chapitre 1 : LES PLANCHERS 9 Figure 14 : Dispositions particulières 4- LES PLANCHERS EN BETON

Figure 14 : Dispositions particulières

4- LES PLANCHERS EN BETON ARME (DALLES) Les planchers en béton armé présentent des avantages qui expliquent leur utilisation de plus en plus répandue, non seulement le béton armé permet des réalisations variées et économique mais de plus, il offre, par son monolithisme, des garanties d une excellente liaison entre les différents éléments (Figure 15).

liaison entre les différents éléments ( Figure 15 ). Figure 15 : Plancher en béton arme

Figure 15 : Plancher en béton arme (dalles)

Les planchers en béton armé peuvent être entièrement coulés sur place (d où nécessité de coffrage) ; Ils peuvent être semi-préfabriqués (les éléments préfabriqués vont servir de coffrage) ; Ils peuvent être entièrement préfabriqués. Dans la suite on expose les trois types de planchers les plus répandus.

4.1. Les dalles pleines en béton armé C est une plaque en béton armé qui peut reposer avec ou sans continuité sur 2, 3 ou 4 appuis constitués par des poutres, des poutrelles ou des murs (Figure 16 (a, b, c, d)).

L épaisseur à donner aux dalles résulte des conditions :

- de résistance à la flexion :

1/30 à 1/35 de la portée pour une dalle reposant sur 2 appuis ; et 1/40 à 1/50 pour une dalle reposant sur 3 ou 4 cotés.

- d isolation acoustique : 16 cm

- de rigidité ou limitation de la flèche 1/500 ; - de sécurité vis à vis de l incendie : on adopte une épaisseur de 7 cm pour 1 heure de coupe-feu et de 11 cm pour 2 heures de coupe-feu.

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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Chapitre 1 : LES PLANCHERS 10 Figure 16 a Figure 16 b Figure 16 c  

Figure 16 a

Figure 16 b Figure 16 c     Figure 16 d : Dalle unidirectionnelle Figure
Figure 16 b Figure 16 c     Figure 16 d : Dalle unidirectionnelle Figure

Figure 16 b

Figure 16 c

 
 
 

Figure 16 d : Dalle unidirectionnelle

16 b Figure 16 c     Figure 16 d : Dalle unidirectionnelle Figure 16 e
16 b Figure 16 c     Figure 16 d : Dalle unidirectionnelle Figure 16 e

Figure 16 e : Grille de poutres

Figure 16 f

La dalle est réalisée sur un coffrage jointif recouvrant toute la surface. Le ferraillage est simple et facile à poser, cependant la dalle est un élément plan, les efforts qui la sollicitent doivent être repris suivant les deux directions principales d où la nécessité de constituer un quadrillage lors du ferraillage des dalles.

Les ouvertures nécessitées par le passage de conduites électriques ou de tuyauteries doivent être prévues et tracées sur le plan de coffrage avant la réalisation.

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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4.2. Dalles coulées en place

4.2.1. Disposition des armatures (Figure 17)

Les planchers sont généralement armés comme ci-dessous en fonction de leur chargement et des

liaisons aux appuis.

* En zone courante: En partie basse, un treillis à calculer.

* Aux appuis: Des aciers en chapeau.

* Aux rives: un chaînage tout autour du plancher.

chapeau. * Aux rives: un chaînage tout autour du plancher. Figure 17 : Disposition des armatures

Figure 17 : Disposition des armatures dans les dalles

4.1.2. Mise en uvre du béton.

Le béton est coulé sur un coffrage préalablement mis en place comme il est vu dans les TP d atelier.

Avant la phase de coulage, on a positionné les armatures.

Le coffrage doit rester en place tant que le béton n'est pas assez résistant pour se tenir seul. Puis, après son démontage et pendant une vingtaine de jours, on laissera des étais sous la dalle afin d'éviter le fluage du béton.

étais sous la dalle afin d'éviter le fluage du béton. 4.3. Critiques de ce procédé AVANTAGES

4.3. Critiques de ce procédé

AVANTAGES

 

INCONVENIENTS

- Pas de contrainte liée à la préfabrication,

-

nécessite l'immobilisation de nombreux

- Dalle de taille et de forme quelconque,

coffrages,

ne nécessite pas forcément un gros matériel de levage,

-

- mise en uvre longue,

- mauvaise résistance aux bruits d'impacts.

- bonne isolation aux bruits aériens,

 

- bonne résistance au feu.

4.3. Les dalles champignons

C est des dalles pleines reposant sur des points d appuis isolés constitués par des poteaux et comme les poteaux ont la tête évasée, on les appelle dalle champignon. Ce type de dalle est adopté

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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lorsqu on a besoin d un espace libre important sans murs avec simplement les piliers et les planchers et lorsqu on veut éviter la présence de poutres apparentes (Figure 18).

Les poteaux disposés selon une trame régulière doivent cependant être implantés de manière à ce que la portée dans un sens ne dépasse pas 2 fois la portée dans l autre sens.

Dans le cas de plancher champignon, l évasement, c.a.d., l augmentation progressive de la section du poteau en tête s appelle chapiteau. Le chapiteau présente une forme homothétique à celle du poteau pour une distribution régulière des forces.

L écartement des poteaux varie de 8 à 12 m dans chaque sens, et l épaisseur de la dalle varie de 22 à 35 cm.

sens, et l épaisseur de la dalle varie de 22 à 35 cm. Plancher champignon Figure

Plancher champignon

de la dalle varie de 22 à 35 cm. Plancher champignon Figure 18 : Les dalles

Figure 18 : Les dalles champignons

5. LES PLANCHERS A PREDALLES 5.1. Définition La partie inférieure du plancher est préfabriquée en usine ou sur chantier. Cet élément s'appelle une prédalle (Figure 19). Il fait entièrement partie du plancher et il renferme toute ou partie des armatures de la zone courante.

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Chapitre 1 : LES PLANCHERS 13 a- b- c- Figure 19 : les planchers à predalles

a-

Chapitre 1 : LES PLANCHERS 13 a- b- c- Figure 19 : les planchers à predalles

b-

Chapitre 1 : LES PLANCHERS 13 a- b- c- Figure 19 : les planchers à predalles

c-

Figure 19 : les planchers à predalles

5.2. Dimensions

Si ht est la hauteur totale du plancher et hp la hauteur de la prédalle, alors: hp ht/2. En règle générale, on prend : 5 cm hp 7,5 cm, mais on peut descendre à 4 cm si la portée est faible.

La largeur varie de 0,6 à 2,4 m et la longueur est égale à la portée de la dalle.

5.3. Phase de préfabrication.

Les prédalles sont des éléments relativement légers bien que leur manipulation nécessite un engin de levage. Elles sont coulées sur une table vibrante. Les armatures doivent dépasser d'au moins 10 cm dans le sens de la portée afin d'assurer la continuité sur appuis en phase finale. Des crochets de levage sont positionnés pour permettre le transport de la prédalle.

5.4. Mise en uvre - Manutention

Dès que le béton a atteint une résistance suffisante on peut poser les prédalles sur les éléments porteurs. Toutefois, leur faible inertie ne permet pas un transport induisant des efforts horizontaux

dans l'élément.

Elles sont donc transportées à l'aide d'un palonnier dont l'action de levage n'engendre que des actions verticales sur la pièce. Ainsi, elle ne risque pas de se plier en deux comme une vulgaire feuille de papier.

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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Les prédalles sont des dalles d épaisseur limitée (de 5 à 10 cm), peu rigides, qui peuvent donc facilement fléchir et rompre si elles sont mal manutentionnées.

Suivant leurs dimensions, elles peuvent être soulevées à l aide d élingues ou par palonnier de manutention avec équilibrage.

  Palonnier élingage : différents systèmes
  Palonnier élingage : différents systèmes
 

Palonnier élingage : différents systèmes

  Palonnier élingage : différents systèmes
  Palonnier élingage : différents systèmes

Figure 20 : Mise en uvre - Manutention

Stockage Le stockage s effectuera sur surface horizontale et les prédalles seront posées sur des chevrons alignés sur une même verticale en respectant les porte-à-faux préconisés par le fabricant.

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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Chapitre 1 : LES PLANCHERS 15 MISE EN OEUVRE DES PREDALLES * Les prédalles sont appuyées

MISE EN OEUVRE DES PREDALLES * Les prédalles sont appuyées d'au moins 2 cm sur les porteurs verticaux, côte à côte, et sont étayées,

* On pose un treillis à la jonction de 2 prédalles afin d'assurer la continuité transversale,

* on pose les chapeaux aux appuis,

* le reste du béton (hourdis) est coulé sur les prédalles. Les étais restent en place le temps nécessaire à contrer le fluage du béton.

place le temps nécessaire à contrer le fluage du béton. Figure 21 : Mise en uvre

Figure 21 : Mise en uvre des predalles

Après le coulage du hourdis, il est important de traiter soigneusement les joints entre prédalles par lesquels de la laitance a pu passer. Le schéma ci-contre présente 4 solutions possibles.

Le schéma ci-contre présente 4 solutions possibles. Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE Génie Civil

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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Chapitre 1 : LES PLANCHERS 16 Figure 22 : mise en uvre des predalles 5.5. Critiques

Figure 22 : mise en uvre des predalles

5.5. Critiques de ce procédé

AVANTAGES

INCONVENIENTS

utilise des éléments préfabriqués sur place ou en usine de formes diverses.

-

- nécessite un gros matériel (grue, palonnier),

- traitement des joints nécessaire,

- pas de coffrages à placer en hauteur,

- portée relativement limitée

- mise en uvre rapide et facile,

Dispositions constructives

mise en uvre rapide et facile, Dispositions constructives Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE Génie
mise en uvre rapide et facile, Dispositions constructives Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE Génie

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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Chapitre 1 : LES PLANCHERS 17 Figure 23 : Détails constructifs des prédalles 6. LES PLANCHERS
Chapitre 1 : LES PLANCHERS 17 Figure 23 : Détails constructifs des prédalles 6. LES PLANCHERS
Chapitre 1 : LES PLANCHERS 17 Figure 23 : Détails constructifs des prédalles 6. LES PLANCHERS

Figure 23 : Détails constructifs des prédalles

6. LES PLANCHERS METALLIQUES

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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Le système de plancher métallique permet de franchir de grandes portées avec des charges considérables, son exécution est rapide et précise, par contre il est coûteux et les aciers doivent être protégés de la rouille soit par la peinture soit en les enrobant de béton. On distingue les types suivants :

6.1 Planchers en tôle pliée ou ondulée Ce sont des planchers développés pour les constructions industrielles et les constructions de bureaux.

constructions industrielles et les constructions de bureaux. Plancher en tôle ondulée Plancher en tôle pliée Figure

Plancher en tôle ondulée

et les constructions de bureaux. Plancher en tôle ondulée Plancher en tôle pliée Figure 24 :

Plancher en tôle pliée

Figure 24 : les planchers métalliques

6.2. Planchers à corps creux et poutrelles en acier Ce sont des planchers appropriés pour les constructions d habitation et de commerce. Les hourdis peuvent prendre différentes formes et être fabriqués en différents matériaux (Figure 25).

et être fabriqués en différents matériaux (Figure 25). Figure 25 : Planchers à corps creux et

Figure 25 : Planchers à corps creux et poutrelles en acier

6.3. Les planchers collaborant

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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Ce plancher est surtout utilisé pour les constructions métalliques (Figure 26). Une tôle bac en acier est placée dans la zone tendue du plancher et collabore avec le béton par l intermédiaire de connecteurs (plots) pour reprendre les efforts de traction.

connecteurs (plots) pour reprendre les efforts de traction. Figure 26 : Les planchers collaborant 7. LES

Figure 26 : Les planchers collaborant

7. LES DALLAGES Un dallage constitue une plate-forme rigide ou un plancher bas au niveau du rez-de-chaussée ; il utilise le sol comme assise. Son rôle principal est d isoler la construction de l humidité provenant du sol et de limiter les déperditions thermiques (Figure 27).

Le dallage est composé des éléments constitutifs suivants :

- Une forme drainante : épaisseur de 15 à 30 cm, c est un mélange de tout venant (granulats

de carrière, 0 à 40 mm) en une couche régulière et compactée ;

- Une couche de sable : épaisseur de 3 à 5 cm, c est une couche nivelée de sable de carrière (0 à 5 mm) et qui sert d assise aux couches supérieures ;

- Des panneaux isolants : épaisseur 40 ou 50 mm, c est du polystyrène incompressible ;

- Une membrane étanche ou film : épaisseur 200 microns, c est un film polyéthylène en rouleaux de largeur 3,00m ; - Une dalle en béton armé : épaisseur 10 à 14 cm avec armature par treillis soudé.

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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Chapitre 1 : LES PLANCHERS 20 Figure 27 : Composants d un dallage sur terre plein

Figure 27 : Composants d un dallage sur terre plein

On distingue trois types de dallage :

7.1. Dallage indépendant des murs

La dalle en B.A. prend appui sur le terre-plein et sur quelques supports judicieusement espacés, reposant sur la fondation (Figure 28). Cette solution permet de réduire les ponts thermiques à la périphérie du dallage, mais il y a risque de tassement différentiels si les supports verticaux sont trop

espacés (on prévoit un espacement de 1,50m d intervalle entre les supports verticaux).

de 1,50m d intervalle entre les supports verticaux). Figure 28 : Dallage en béton armé indépendant

Figure 28 : Dallage en béton armé indépendant du mur de rive

7.2. Dallage avec appui sur les murs (Les dallages solidaires)

La dalle porteuse en béton armé prend appui sur le terre-plein et sur les murs de soubassement de rive et de refend éventuellement (Figure 29). Cette disposition est la plus utilisée car elle réduit les risques de désordres par tassement (tassement

lent de la forme drainante sous le dallage).

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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Chapitre 1 : LES PLANCHERS 21 Figure 29 : Dallage avec appui sur les murs de

Figure 29 : Dallage avec appui sur les murs de rive

7.3. Les planchers sur vide-sanitaire Le plancher solidaire n'est pas du tout en contact avec le sol. Un vide d'au moins 60 cm de hauteur permet de faire passer des canalisations, d'isoler le plancher de l'humidité (Figure 30). Ils sont souvent réalisés avec des planchers à corps creux en polystyrène.

avec des planchers à corps creux en polystyrène. Figure 30 : Planchers sur vide-sanitaire 7.4. Constitution

Figure 30 : Planchers sur vide-sanitaire

7.4. Constitution d'un dallage Un dallage est constitué de bas en haut par (Figure 31) :

- un remblai en tout venant compacté (ou gravier lavé) de plus de 10 cm servant de couche d'assise;

- une couche drainante en sable de plus de 5 cm;

- un film plastique pour l'étanchéité du béton;

- le dallage en béton dosé à 350 kg/m3 de 6 à 12 cm;

- dans le béton, un treillis de barres d'acier.

12 cm; - dans le béton, un treillis de barres d'acier. Figure 31 : Constitution d'un

Figure 31 : Constitution d'un dallage

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

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De plus, pour éviter les « ponts thermiques », c est à dire les pertes de chaleur par le sol, on placera un isolant thermique imputrescible (polystyrène) en périphérie intérieure (sous le polyane) ou extérieure (bêche thermique) du bâtiment (Figure 32).

ou extérieure (bêche thermique) du bâtiment (Figure 32). Figure 32 3) Armatures minimales: Les dallages doivent

Figure 32

3) Armatures minimales:

Les dallages doivent être ferraillés par un treillis sur toute leur surface:

* En zone courante: un treillis composé de HA 3 espacés de 10 cm (en partie basse)

* Aux appuis (pour dallage solidaire): en chapeau, des HA 8 ou des ø 10 espacés de 25 cm.

8. LES PLANCHERS ALVEOLES Les planchers alvéolés se composent d éléments creux préfabriqués en usine. Ils se manipulent au palonnier.

préfabriqués en usine. Ils se manipulent au palonnier. Figure 32 : les planchers alvéoles Ces dalles

Figure 32 : les planchers alvéoles

Ces dalles précontraintes allégées et d épaisseur réduite permettent de franchir des portées exceptionnellement élevées. A la rapidité de mise en uvre s ajoute une simplification de la structure par la suppression des porteurs intermédiaires et une réduction de la hauteur finie des bâtiments. Les grands volumes ainsi dégagés, grâce à l utilisation de ce type de plancher, permettent une très grande latitude dans l aménagement intérieur des locaux.

L utilisation de la dalle alvéolée est particulièrement indiquée dans:

- les constructions industrielles,

- les locaux commerciaux,

- les parkings,

- les immeubles de bureaux,

- les groupes scolaires,

Avantages et inconvénients des dalles alvéolées

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

23

AVANTAGES

INCONVENIENTS

- Préfabrication en usine,

- Coût élevé,

- Portée atteignant 16 à 20 m sans aciers

- Problèmes de fixations ultérieures,

complémentaires et sans hourdis

- Joints très nombreux,

- Généralement, pas d étaiement,

- Levage de forte puissance,

- Cadence de pose élevée,

- Trame plus ou moins imposée.

- Peu ou pas d armatures complémentaires.

Définition des dalles alvéolées Les dalles alvéolées sont des produits préfabriqués structurels, préfabriqués en usine, qui comportent des évidements longitudinaux disposés à intervalles généralement réguliers dénommés alvéoles.

intervalles généralement réguliers dénommés alvéoles. Les dalles alvéolées sont posées jointivement puis

Les dalles alvéolées sont posées jointivement puis assemblées par un béton de clavetage dans les joints et associées ou non à une dalle collaborant coulée en uvre.

Les dalles alvéolées sont généralement en béton précontraint, d épaisseur comprise entre 12 et 40 cm, de largeur standard 1,20 m et de longueur pouvant aller jusqu à 20 m.

1,20 m et de longueur pouvant aller jusqu à 20 m. Caractéristiques techniques Cours : Bâtiment

Caractéristiques techniques

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

24

Chapitre 1 : LES PLANCHERS 24 9. LES REVETEMENTS Le revêtement doit garantir essentiellement l isolation

9. LES REVETEMENTS Le revêtement doit garantir essentiellement l isolation thermique et acoustique tout en présentant un aspect esthétique, mais le choix du revêtement dépend des qualités qu on exige de lui et qui peuvent être très variées, par exemple, dans l industrie, il doit supporter des attaques mécaniques et chimiques, on peut donc demander à un revêtement d être antidérapant, de résister à l humidité et aux frottements, d avoir une bonne tenue au gel, à la chaleur, aux variations de température, une bonne tenue de la couleur à la lumière, être non putrescible, bactéricide (ex : pour les hôpitaux). Toutes ces exigences nécessitent souvent la disposition de plusieurs couches dans le revêtement, et chacune assure une fonction définie.

couche de séparation : pour éviter les retraits, les vapeurs d eau, les cloques, etc. Pour cela on utilise du papier huilé, feuilles en matières plastiques (polyane), carton bitumineux, etc. couches d isolation thermiques et phonique : on utilise des matériaux présentant une bonne élasticité à la pression (ex : plaque de liège compressée, carton feutre, déchets végétaux divers) couches d étanchéité : elles servent à protéger la partie portante de l humidité, leur emplacement dépend du sens d arrivée de l humidité. On utilise pour cela des feuilles métalliques collées, du mastic bitumineux, une chape ou du béton hydrofuge. Forme de pente : elle est nécessaire dans le cas de chutes abondantes de liquide (cas de toiture terrasse, de laiteries, etc.).

Exemple de revêtement :

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

25

Chapitre 1 : LES PLANCHERS 25 - La forme est un remplissage servant à la répartition

- La forme est un remplissage servant à la répartition des charges et à l égalisation des surfaces, elle contient l isolation thermique et acoustique. C est du sable damé de 3 à 4 cm d épaisseur.

- La chape : c est un mortier riche dosé à 600 kg/m 3 de ciment, d épaisseur allant de 2 à 3 cm. Il sert à l adhérence du revêtement.

- Le carrelage : c est des carreaux en ciment comprimé ou en terre cuite d environ 2cm d épaisseur ;

les carreaux sont fortement battus puis serrés contre la forme à l aide d une cale en bois. Les joints

d environ 2mm (entre les carreaux) sont ensuite comblés par un coulis de mortier (dosé à 900

kg/m 3 ).

Chapitre 1 : LES PLANCHERS

26

http://www.cstb.fr/pdf/cpt/CPT_2920.PDF

http://www.cours-genie-civil.com/IMG/pdf/CoursParoisHoriz_procedes-generaux-de-

construction.pdf

http://www.cours-genie-civil.com/IMG/pdf/Cours-PLANCHER_procedes-generaux-de-

construction.pdf

http://www.gramme.be/unite9/beton/Documents/PPT_chap5_part2_Types%20de%20dalles.pdf

http://www.4shared.com/get/p4hjjrFr/utf-8

_planchers.html;jsessionid=42FACF58BE5A6500FA3FFA4CB422DFD0.dc7

http://www.scribd.com/doc/38623463/Cours-PLANCHER-Procedes-Generaux-de-Construction

http://www.cours-genie-civil.com/IMG/pdf/cours-toitures-terrasses-APMBTP8_procedes-generaux-

de-construction.pdf POUR LE CHAPITRE cours-toitures-terrasses

http://mescoursdegeniecivil.wifeo.com/documents/Pmca4.pdf

Pour le chapitre charge et surcharges fichier Pmca4.pdf

http://www.brico.be/wabs/fiches/pdf/fr/7-1.pdf

Chapitre_III-

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

1

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

I SYSTEME PORTEUR

I 1 Définition :

L architecte dessine l intérieur et l extérieur d un bâtiment et envoie les plans à un

bureau d études. Le travail de ce bureau d études est alors de définir à partir de ces plans, tous les éléments porteurs du bâtiment. La structure composée de tous les éléments porteurs est appelée système porteur et correspond au squelette du bâtiment. Le système porteur sert :

- à assurer la solidité de l ouvrage :

par rapport au séisme, vent, etc . sans se rompre, sans déformations excessives,

- et à transmettre les charges aux fondations.

I 2 Eléments du système porteur :

En ce qui concerne les différents matériaux utilisés dans le BTP (béton armé, béton

précontraint, bois lamellé collé, bois, pierres, acier ) et le type de bâtiment qui leur correspond, on se reportera à l introduction à la mécanique. On rappelle qu il existe deux sortes d éléments porteurs :

- les porteurs horizontaux, situés dans un plan horizontal,

- les porteurs verticaux, situés dans un plan vertical.

Et que le cheminement des charges a lieu du haut vers le bas, des planchers vers les porteurs verticaux, pour aboutir finalement aux fondations. En bois lamellé collé et en acier, les porteurs horizontaux sont les poutres et les porteurs verticaux, les poteaux. En béton armé (béton précontraint), les porteurs verticaux sont des poteaux ou des voiles en béton armé ou des murs en maçonneries et les dalles reposent sur des poutres ou des murs ou des voiles.

I 3 Modélisation du système porteur :

Le but d une descente de charges est de trouver les charges qui s appliquent sur chaque

élément de la structure pour le dimensionner. On doit donc commencer par modéliser le système porteur :

Les assemblages entre éléments d une structure doivent être modélisés par une liaison appui simple, articulation ou encastrement.

Les éléments d une structure doivent être eux-mêmes modélisés par leur ligne moyenne en faisant attention à ne pas reporter les charges sur la ligne moyenne n importe comment.

Les distances à utiliser pour les portées des poutres sont :

- les entraxes pour les poutres en bois et en acier,

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

2

- les entraxes (ou les distances entre nus d appuis pour certaines méthodes) pour les poutres et les dalles en béton armé d après l eurocode 2,

- entre nus d appuis + 1/3 de l épaisseur du mur d appui dans le cas d un mur en maçonneries.

I 4 Stabilité du système porteur du bâtiment Un bâtiment est soumis à des actions horizontales comme le séisme et le vent. Les effets de ces actions horizontales sont repris par un dispositif appelé contreventement qui a deux fonctions principales : transmettre au sol l effet des actions horizontales et limiter les déformations d ensemble de la structure.

Dans le cas d un bâtiment courant en béton armé, les voiles, les planchers et les cages d escalier et d ascenseur jouent le rôle de contreventement. Il n y a donc pas de problème et pas de calcul à faire. Mais dans le cas d un bâtiment en acier ou en bois lamellé collé, il faut penser à placer des contreventements dans les trois plans perpendiculaires au bâtiment (sans que cela soit nécessaire sur toute la surface extérieure du bâtiment) :

nécessaire sur toute la surface extérieure du bâtiment) : II LES CHARGES II 1 Les différents

II LES CHARGES

II 1 Les différents types de charges verticales

Il existe deux types de charges :

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

3

- les charges permanentes, qui ont pour symbole G, comprenant les poids des parties porteuses telles que les poutres, les poteaux et les poids des parties non porteuses telles que les isolants, les revêtements ,

porteuses telles que les isolants, les revêtements , - les charges variables comprenant les charges d

- les charges variables comprenant les charges d exploitation comme les poids des personnes, des meubles , notées Q, et les charges climatiques comme le poids de la neige notée S.

climatiques comme le poids de la neige notée S . II 2 Les différents types de

II 2 Les différents types de charges horizontales ou obliques :

Les deux types de charges sont les mêmes :

- les charges permanentes comme la poussée des terres, notée P t ,

- les charges variables comprenant les charges climatiques comme le vent noté W, mais aussi les effets dus à des variations de températures, à des séismes, ou à d autres actions accidentelles.

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

4

II 3 Calcul des charges permanentes : (eurocode 1) On détermine le poids propre P en N ou en kN de tous les éléments d un bâtiment en utilisant les tableaux en annexe 1 page 11 et 12 et on y lit :

- soit le poids volumique en kN/m 3 , donnés pour les matériaux, par exemple pour le

béton armé, 25 kN/m 3 , on utilise alors P = . v

avec v volume de la paroi en m 3 ,

- soit le poids surfacique s en kN/m 2 , donnés pour des épaisseurs définies, par exemple

pour les briques creuses d épaisseur 15 cm, 1,3 kN/m 2 . On utilise alors P = s . S

avec S : surface de la paroi en m 2 , S n étant jamais calculé avec l épaisseur de la paroi,

- Soit la masse volumique du matériau considéré, en kg/m 3 , comme par exemple pour les isolants. On utilise alors P = . v . g

de la

avec

v volume de la paroi en m 3 et g = 9,81 N/kg, g étant l accélération pesanteur,

- Soit la densité d sans unité du matériau considéré. On utilise alors P = d . 0 . v . g

avec 0 = 1000 kg/m 3 , masse volumique de l eau, v volume de la paroi en m 3 et g

= 9,81 N/kg, g étant l accélération de la pesanteur.

II 4 Calcul des charges d exploitation : (eurocode 1) De la même façon que pour les poids propres, on détermine les charges d exploitation appliquées à un bâtiment au moyen des tableaux donnés en annexe 2 page 13. On lit

dessus les charges d exploitation surfaciques q k en kN/m 2 déterminées selon la nature

des locaux ou selon le type d usage du bâtiment. On multiplie ensuite ce poids surfacique par la surface d influence SP pour obtenir les charges d exploitation en N ou en kN. Q = s . SP

Il existe en plus un coefficient de majoration pour faible surface et de minoration pour grande surface. Ce coefficient notéA n est utilisé que pour les catégories d usage suivantes : A, B, C3, D1, et F. Ces différentes catégories sont données dans le tableau en annexe 2 page 13. Il n y a pas de réduction à appliquer pour les autres catégories. Ce coefficient se multiplie à q k .

autres catégories. Ce coefficient se multiplie à q k . Ce coefficient est calculé selon l'expression

Ce coefficient est calculé selon l'expression : 200531770m,AAA,A= += A aire chargée

Il existe aussi un autre coefficient noté n qui sert à diminuer les charges d exploitation pour tenir

compte du fait que l occupation des divers niveaux ne se fait pas toujours en même temps. Mais ce coefficient s applique sur un grand nombre de niveaux. Le coefficient n n est pas cumulable

avec le coefficient A .

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

5

II 5 Charge d entretien des toitures terrasses : (eurocode 1) Les toitures terrasses de catégorie I sont des toitures terrasses accessibles. (voir tableau de l annexe 2 page 13). Si une toiture terrasse de catégorie I ne correspond pas à une catégorie d utilisation précédemment définie mais à un aménagement paysager, une valeur minimale de 3

kN/m 2 est recommandée dans les documents particuliers du marché. Cela facilite l organisation des travaux de réfection qui nécessitent une planification tenant compte du déplacement d une protection lourde. Les toitures de catégorie H sont des toitures terrasses inaccessibles.

La charge répartie q k couvre une aire rectangulaire de 10 m 2 , dont la forme et la

localisation sont à choisir de la façon la plus défavorable pour la vérification à effectuer (sans toutefois que le rapport entre longueur et largeur dépasse la valeur 2). Les charges q k correspondent à la surface projetée de la toiture considérée.

Les charges d exploitation appliquées sur les toitures terrasses ne sont pas prises en compte en même temps que les charges de neige ou les actions du vent.

Il existe aussi les toitures de catégorie K qui sont accessibles pour des usages particuliers comme pour les hélicoptères. Ce sujet n est pas développé dans ce cours.

II 6 Calcul des charges de neige : (eurocode 1) L accumulation de la neige sur les toits est rarement uniforme. Elle dépend de la forme de la toiture et de beaucoup d autres facteurs. La neige est toujours considérée comme une action verticale et elle est donnée par mètre carré horizontal, c est à dire qu il faut projeter horizontalement la surface de la toiture. On détermine d abord la valeur caractéristique de la charge de neige sur le sol s k qui est

fonction de la localisation géographique et de l altitude du lieu considéré, comme le montrent la carte et les tableaux de l annexe 3 page 14. Le domaine d application concerne les altitudes A 2000 m.

200,ks correspond à la valeur caractéristique de la charge de neige sur le sol, pour une altitude inférieure à 200 m. Le tableau page 14 donne en fonction de la zone définie par la carte suivant la région. Pour une altitude A (en mètres) :

suivant la région. Pour une altitude A (en mètres) : Le tableau page 14 permet d

Le tableau page 14 permet d obtenir si(A) à rajouter pour tenir compte des effets de l altitude. On calcule ensuite la charge de neige s sur une toiture qui vaut pour les situations de projet durables/transitoires : s = s k . i .C e

avec i : coefficient de forme pour la charge de neige donné dans le tableau en annexe page

14,

Ce : coefficient d exposition

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

6

C e = 1,25 Lorsque les conditions d abri quasi permanentes de la toiture dues aux

bâtiments voisins conduisent à empêcher pratiquement le déplacement de la neige par le vent. C e = 1 Dans tous les autres cas

Cas de toitures présentant des zones de faible pente (inférieure ou égale à 5%). Lorsque la toiture présente des zones de faible pente (inférieure ou égale à 5%), il y a lieu, pour tenir compte de l augmentation de la densité de la neige résultant des difficultés d évacuation de l eau, de majorer la charge de neige sur la toiture de : s

- 0,2 kN/m 2 lorsque la pente nominale du fil de l eau est inférieure ou égale à 3%,

- 0,1 kN/m 2 si elle est comprise entre 3% et 5%.

II 6 Calcul des charges horizontales

entre 3% et 5%. II 6 Calcul des charges horizontales Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6
entre 3% et 5%. II 6 Calcul des charges horizontales Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6
entre 3% et 5%. II 6 Calcul des charges horizontales Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

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CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 7 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE
CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 7 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE
CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 7 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

8

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 8 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

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CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 9 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE
CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 9 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE
CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 9 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

10

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 10 III TRANSMISSION DES CHARGES VERTICALES - SURFACES

III TRANSMISSION DES CHARGES VERTICALES - SURFACES D INFLUENCE Quel que soit le matériau de construction, pour déterminer les charges transmises par les dalles aux poutres ou aux voiles, et pour tout type de charges G, Q ou S, il faut se servir de la surface de plancher reprise par ces poutres ou voiles. Ces surfaces de planchers sont appelées surfaces d influence et notées SP. * Lorsqu il s agit de planchers en acier, en bois, ou en béton armé préfabriqué comme les planchers à prédalles, à poutrelles et entrevous ou à dalles alvéolées, les planchers sont porteurs dans un seul sens. La surface du plancher est donc divisée en deux parties égales parallèlement aux deux poutres, murs ou voiles porteurs. Une poutre reprend donc la moitié de l espacement de chaque côté de ce qu elle supporte.

l espacement de chaque côté de ce qu elle supporte. * Lorsqu il s agit de

* Lorsqu il s agit de planchers en béton armé coulés en place, il y a deux sens porteurs avec une répartition à 45° par rapport aux angles de la dalle pour un angle droit. Cette inclinaison à 45° conduit à des découpes en triangles et trapèzes isocèles, comme on peut le voir sur le schéma ci-dessous. De plus, si l angle que font les éléments porteurs de la dalle n est pas un angle droit, la répartition n est plus à 45° mais se fait suivant la bissectrice (droite située à angles égaux).

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

11

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 11 IV CALCUL DE CHARGES SUR UNE POUTRE

IV CALCUL DE CHARGES SUR UNE POUTRE

Les hypothèses suivantes sont faites pour ce calcul :

- charges uniformément distribuées sur toute la surface susceptible d être chargée,

- appuis simples pour toutes les liaisons entre éléments porteurs,

- absence de continuité entre les travées successives des poutres, poutrelles et dalles.

Quel que soit le matériau utilisé, il faudra bien séparer les charges permanentes et les charges variables.

IV - 1 Cas d une poutre en bois, en bois lamellé collé, en acier ou en béton armé préfabriqué IV 1 1 poutre secondaire Les charges verticales appliquées sur une poutre qui ne porte aucune autre poutre sont :

Pour les charges permanentes,

- son poids propre g, charge linéique uniformément répartie exprimée en kN/m. Ce poids se calcule en multipliant le poids volumique du matériau de la poutre par la section de la poutre perpendiculaire à sa ligne moyenne. Il faut aussi tenir compte des poids des éléments non porteurs situés juste au-dessus de la poutre.

- le poids de la dalle ou plancher et des éléments non porteurs supportés de chaque côté de la poutre qui est aussi une charge linéique uniformément répartie exprimée en kN/m. Ce poids se calcule :

soit à partir du poids surfacique du plancher multiplié par la longueur perpendiculaire à la poutre reprise par la poutre comme on le voit sur la figure en haut de la page 5 de ce cours, soit à partir du poids volumique du matériau de la dalle ou du plancher multiplié par l épaisseur de la dalle ou du plancher et la longueur perpendiculaire à la poutre reprise par la poutre.

Pour les charges variables,

- les charges d exploitation q appliquées sur la poutre et la dalle ou le plancher qui donnent des charges linéiques uniformément réparties exprimées en kN/m et qui se calculent à partir de leur poids surfacique multiplié par la longueur perpendiculaire à la poutre reprise par la poutre.

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

12

- Ou les charges de neige s dans le cas des toitures qui sont des charges linéiques uniformément réparties exprimées en kN/m et qui se calculent en multipliant la surface horizontale de toiture par la charge de neige surfacique.

IV 1 2 poutre principale

Les charges verticales appliquées sur une poutre portant d autres poutres sont :

Pour les charges permanentes,

- son poids propre g, charge linéique uniformément répartie exprimée en kN/m. Ce poids se calcule en multipliant le poids volumique du matériau de la poutre par la section de la poutre perpendiculaire à sa ligne moyenne. Il faut aussi tenir compte des poids des éléments non porteurs situés juste au-dessus de la poutre.

- les poids P apportés par les poutres secondaires, charges ponctuelles exprimées en kN, qui correspondent :

. Aux poids linéiques des poutres secondaires calculés au IV - 1 1 multipliés par la demi longueur de chaque poutre secondaire. (+ éléments non porteurs) . Aux poids linéiques des dalles ou planchers calculés au IV 1 1 multipliés par la demi-longueur de chaque poutre secondaire. (+ éléments non porteurs)

Pour les charges variables, - les charges d exploitation Q apportées par les poutres secondaires, charges ponctuelles exprimées en kN, et calculées à partir de la charge d exploitation linéique calculée au IV 1 1 multiplié par la demi-longueur de chaque poutre secondaire appuyée sur cette poutre.

- les charges d exploitation q appliquées sur la surface du dessus de la poutre principale, en kN/m et calculées à partir de la charge d exploitation du tableau multipliée par la largeur de la poutre.

- Ou les charges de neige pour lesquelles on appliquera le même raisonnement que pour les charges d exploitation.

NB : On utilisera des lettres majuscules pour les charges ponctuelles comme G, Q, et des lettres minuscules pour des charges linéiques uniformément réparties comme g, q.

IV - 2 Cas d une poutre d un plancher en béton armé coulé en place :

Les charges verticales appliquées dessus ne sont plus linéiques et uniformément réparties mais trapézoïdales ou triangulaires comme le montre le schéma page 10/14, cas d une dalle rectangulaire :

le schéma page 10/14, cas d une dalle rectangulaire : Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

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V DESCENTE DE CHARGES SUR UN POTEAU OU UN VOILE OU UN MUR

V DESCENTE DE CHARGES SUR UN POTEAU OU UN VOILE OU UN MUR Cours : Bâtiment
V DESCENTE DE CHARGES SUR UN POTEAU OU UN VOILE OU UN MUR Cours : Bâtiment
V DESCENTE DE CHARGES SUR UN POTEAU OU UN VOILE OU UN MUR Cours : Bâtiment
V DESCENTE DE CHARGES SUR UN POTEAU OU UN VOILE OU UN MUR Cours : Bâtiment
V DESCENTE DE CHARGES SUR UN POTEAU OU UN VOILE OU UN MUR Cours : Bâtiment

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

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CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 14 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE
CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 14 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE
CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 14 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE
CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 14 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE
CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 14 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE
CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 14 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

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CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 15 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE
CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 15 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE
CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 15 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE
CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 15 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE
CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 15 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE
CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 15 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

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CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 16 DEGRESSION DES CHARGES D EXPLOITATIONS Cours :
CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 16 DEGRESSION DES CHARGES D EXPLOITATIONS Cours :
CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 16 DEGRESSION DES CHARGES D EXPLOITATIONS Cours :

DEGRESSION DES CHARGES D EXPLOITATIONS

ET SURCHARGES 16 DEGRESSION DES CHARGES D EXPLOITATIONS Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE Génie

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

17

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 17 VI - COEFFICIENTS DE PONDERATION Une construction

VI - COEFFICIENTS DE PONDERATION

Une construction est soumise à un grand nombre d actions qui peuvent se combiner entre elles. On est donc amené à faire un choix en essayant de déterminer les circonstances les plus défavorables qui pourront se présenter au cours de la vie de l ouvrage.

Pour le béton armé, les combinaisons et coefficients de pondération les plus utilisés sont :

- aux états limites de service : G + Q

- aux états limites ultimes : 1,35 G max + G min + 1,5 Q

avec G max : action permanente défavorable G min : action permanente favorable

Les états limites de service (ELS) correspondent aux conditions normales d exploitation, c est à dire aux déformations élastiques des structures. Les états limites ultimes (ELU) correspondent à un état de ruine conventionnel. On sollicite le matériau au maximum.

ANNEXE 1 : CHARGES PERMANENTES G DES BÂTIMENTS

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

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CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 18 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE
CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 18 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

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CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 19 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

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CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 20 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

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CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES 21 Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6 LICENCE

CHAPITRE 2 : CALCULS DE CHARGES ET SURCHARGES

22

ANNEXE 2 : CHARGES D EXPLOITATION Q DES BÂTIMENTS

22 ANNEXE 2 : CHARGES D EXPLOITATION Q DES BÂTIMENTS Cours : Bâtiment 2 (12/13) S6

CHAPITRE 3 : LES POUTRES

1

CHAPITRE 3 : LES POUTRES

CHAPITRE 3 : LES POUTRES 1 CHAPITRE 3 : LES POUTRES Cours : Bâtiment 2 (10/11)

CHAPITRE 3 : LES POUTRES

2

CHAPITRE 3 : LES POUTRES 2 Cours : Bâtiment 2 (10/11) S6 LICENCE Génie Civil Option

CHAPITRE 3 : LES POUTRES

3

CHAPITRE 3 : LES POUTRES 3 Cours : Bâtiment 2 (10/11) S6 LICENCE Génie Civil Option
CHAPITRE 3 : LES POUTRES 3 Cours : Bâtiment 2 (10/11) S6 LICENCE Génie Civil Option

CHAPITRE 3 : LES POUTRES

4

CHAPITRE 3 : LES POUTRES 4 Cours : Bâtiment 2 (10/11) S6 LICENCE Génie Civil Option
CHAPITRE 3 : LES POUTRES 4 Cours : Bâtiment 2 (10/11) S6 LICENCE Génie Civil Option

CHAPITRE 3 : LES POUTRES

5

CHAPITRE 3 : LES POUTRES 5 2.2.1. Pré dimensionnement des poutres Les dimensions des poutres doivent

2.2.1. Pré dimensionnement des poutres Les dimensions des poutres doivent vérifier les conditions suivantes :

-la résistance, -la déformation, -l'exécution sur chantier. La hauteur de la poutre est donnée par la formule suivant :

Avec :

h

L

m

L : la portée de la poutre (entre nus d appuis). m : Coefficient qui dépend de la charge sur la poutre.

Type de charge

Lourde

Moyenne

Légère

Charge

P > 45KN/ml

15 < P < 45KN/ml

P < 15KN/ml

m

10÷12

12÷15

15÷20

On a deux types de poutres :

Poutres principales. Poutres secondaires.

1. Poutres principales (porteuses) On prend la poutre la plus chargée, et on calcul le chargement P. P =g 0 + g

Avec :

g 0 : poids propre de la poutre.

CHAPITRE 3 : LES POUTRES

6

g : La charge du plancher revenant à la poutre. On prend une poutre principale de section (b×h) = (30×45) cm2

prend une poutre principale de section (b×h) = (30×45) cm2 Figure 2.1 : surface revenant au

Figure 2.1 : surface revenant au poutre.

g

0

0,30

0,45

25

g

6,52 4,5

2

4,5

2

g= 29,34KN/ml

3,375KN / ml

P 3,375 29,34 32,715KN / ml

La charge d exploitation :

4,5

4,5

1

2

Q

2

4,50KN / ml

La charge totale à L E.L.U.R :

P

0

1,35P

1,5Q

1,35(32,751)

1,5(4,50)

50,91KN / ml

P 0 =50,91KN/ml > 45KN/ml charge lourde. D après le tableau on prend : m
P 0 =50,91KN/ml > 45KN/ml
charge lourde.
D après le tableau on prend :
m = 10÷12
L
525
L
525
43,75 cm
h
52,5 cm
12
12
10
10

On prend :

h = 45cm.

La largeur b comprise entre 0,3h et 0,7h.

0,3h 13,5cm b 0,7h 31,5cm

On prend :

b = 30cm.

Vérification des conditions exigées par RPA2003 :

CHAPITRE 3 : LES POUTRES

7

b h h b
b
h
h
b

30cm 20cm condition vérifier.

45cm 30cm condition vérifier.

1,5 4

condition vérifier.

30 cm condition vérifier. 1,5 4 condition vérifier. Cours : Bâtiment 2 (10/11) S6 LICENCE Génie

CHAPITRE 3 : LES POUTRES

8

CHAPITRE 3 : LES POUTRES 8 Cours : Bâtiment 2 (10/11) S6 LICENCE Génie Civil Option
CHAPITRE 3 : LES POUTRES 8 Cours : Bâtiment 2 (10/11) S6 LICENCE Génie Civil Option

CHAPITRE 3 : LES POUTRES

9

CHAPITRE 3 : LES POUTRES 9 Cours : Bâtiment 2 (10/11) S6 LICENCE Génie Civil Option

CHAPITRE 3 : LES POUTRES

10

CHAPITRE 3 : LES POUTRES 10 Cours : Bâtiment 2 (10/11) S6 LICENCE Génie Civil Option

CHAPITRE 3 : LES POUTRES

11

CHAPITRE 3 : LES POUTRES 11 http://public.iutenligne.net/structure_techno/Hivin/beton_arme/documents/Cours_BA_ST2_c
CHAPITRE 3 : LES POUTRES 11 http://public.iutenligne.net/structure_techno/Hivin/beton_arme/documents/Cours_BA_ST2_c
CHAPITRE 3 : LES POUTRES 11 http://public.iutenligne.net/structure_techno/Hivin/beton_arme/documents/Cours_BA_ST2_c
CHAPITRE 3 : LES POUTRES 11 http://public.iutenligne.net/structure_techno/Hivin/beton_arme/documents/Cours_BA_ST2_c

http://public.iutenligne.net/structure_techno/Hivin/beton_arme/documents/Cours_BA_ST2_c

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hap_2.pdf

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hap_3.pdf

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hap_4.pdf

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME

1

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETONS ARME

EN BETON ARME 1 CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETONS ARME Cours : Bâtiment 2 (10/11)
EN BETON ARME 1 CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETONS ARME Cours : Bâtiment 2 (10/11)
EN BETON ARME 1 CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETONS ARME Cours : Bâtiment 2 (10/11)

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME

2

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME 2 Cours : Bâtiment 2 (10/11) S6 LICENCE Génie
CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME 2 Cours : Bâtiment 2 (10/11) S6 LICENCE Génie

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME

3

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME 3 Voir disposition constructives du RPA99 Cours : Bâtiment
CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME 3 Voir disposition constructives du RPA99 Cours : Bâtiment

Voir disposition constructives du RPA99

EN BETON ARME 3 Voir disposition constructives du RPA99 Cours : Bâtiment 2 (10/11) S6 LICENCE

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME

4

7.4. SPECIFICATIONS POUR LES POTEAUX d après le RPA 99 7.4.1. Coffrage : (VOIR MODIFICATIFS ET COMPLEMENTS AUX RPA 99)

Les dimensions de la section transversale des poteaux doivent satisfaire les conditions suivantes (voir figure 7.1)

satisfaire les conditions suivantes (voir figure 7.1) Figure 7.1 Coffrage des poteaux - Min (b 1

Figure 7.1 Coffrage des poteaux

- Min (b1,h1) 25cm

- Min ( b1,h1) 30 cm

-

Min (b1,h1) h e/20

1/4 < b1/h1 < 4

en zones I et II en zone III

7.4.2 Ferraillage

7.4.2.1 Les armatures longitudinales

Les armatures longitudinales doivent être à haute adhérence, droites et sans crochets :

* leur pourcentage minimal sera de :

- 0,7% en zone I

- 0,8% en zone II

- 0,9% en zone III

* Leur pourcentage maximal sera de

- 4% en zone courante

- 6% en zone de recouvrement

* Le diamètre minimum est de 12mm

* La longueur minimale des recouvrements est de:

- 40 en zone I et II

- 50 en zone III

* La distance entre les barres verticales dans une face du poteau ne doit pas dépasser :

- 25 cm en zone I et II

- 20 cm en zone III

7.4.2.2 Armatures transversales

Les armatures transversales des poteaux sont calculées à l'aide de la formule :

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME

5

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME 5 - Vu est l'effort tranchant de calcul -

- Vu est l'effort tranchant de calcul

- h 1 hauteur totale de la section brute

- fe contrainte limite élastique de l acier d armature transversale

- a est un coefficient correcteur qui tient compte du mode fragile de la rupture par effort

tranchant; il est pris égal à 2,50 si l'élancement géométrique g dans la direction considérée est supérieur ou égal à 5 et à 3,75 dans le cas contraire.

-

-

t est l'espacement des armatures transversales dont la valeur est déterminée dans la formule (7.1); Par ailleurs la valeur maximum de cet espacement est fixée comme suit:

la valeur maximum de cet espacement est fixée comme suit: * dans la zone nodale :

* dans la zone nodale :

t

Min (10 l, 15cm) en zone I et II

t

10 cm. en zone III

*dans la zone courante :

t' 15 l en zone I et II t' Min (b1/2, h1/2, 10 1) en zone III où 1 est le diamètre minimal des armatures longitudinales du poteau

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME

6

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME 6 Cours : Bâtiment 2 (10/11) S6 LICENCE Génie

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME

7

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME 7 Cours : Bâtiment 2 (10/11) S6 LICENCE Génie

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME

8

Les jonctions par recouvrement doivent être faites si possible, à l'extérieur des zones nodales (zones critiques). La zone nodale est constituée par le n ud poutre-poteaux proprement dit et les extrémités des barres qui y concourent. Les longueurs à prendre en compte pour chaque barre sont données dans la figure 7.2.

compte pour chaque barre sont données dans la figure 7.2. Cours : Bâtiment 2 (10/11) S6

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME

9

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME 9 Cours : Bâtiment 2 (10/11) S6 LICENCE Génie

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME

10

2.2.2. Exemple de Pré dimensionnement des poteaux Le pré dimensionnement s effectue d après le règlement CBA 93, en respectant la condition de stabilité de forme et les exigences du règlement 2003.

Pour le pré dimensionnement des poteaux, on prend le poteau le plus chargé non lié aux voiles, du plan architectural. Ainsi, pour chaque poteau on considère :

son poids propre. La charge du plancher qu il support. Le poids propre des poutres qu il support. On procède une descente de charge pour le poteau et on détermine l effort N u qui doit vérifier la condition suivante :

Avec :

N

u

N

u

N u : L effort normal ultime.

N

u

: Capacité de résistance ultime.

-La surface du plancher revenant aux poteaux de déférent étage :

4,50

4,50

2 2

5,25 2 4,50 2
5,25
2
4,50
2

Figure 2.5 : Surface revenant au poteau

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME

11

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME 11 Figure 2. 6 : Descente de charge du

Figure 2. 6 : Descente de charge du poteau

Etage 5, 4et3 :

On prend la section du poteau (b×h) = (35×35) cm2.

S

4,50

2

4,50 0,30 5,25

2

2

Etage 2, 1,RDC :

4,50 0,30 19,21

2

cm

2

On prend la section du poteau (b×h) = (40×40) cm2.

S

4,50

2

4,50 0,30 5,25

2

2

1. Charge permanente Niveau N 1 : S = 19,21 cm 2

4,50 0,30 19,21

2

cm

2

poteau (35×35) cm 2

Plancher courant

6,52 19,21 125,24KN

Poutre principale

0,30 0,45 4,875 25 16,45KN

Poutre secondaire

0,30 0,40(4,50 0,35).25 12,45KN

 

N 1 =154,14KN

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME

12

Niveau N 2 :

Poids venant de N 1

154,14KN

Poids propre du poteau

0,35 0,35 3,06 25 9,37KN

 

N 2 = 163,51KN

Niveau N 3

Poids venant de N 2

163,51KN

Plancher courant

5,04 19,21 96,82KN

Poutre principale

0,30 0,45 4,875 25 16,45KN

Poutre secondaire

0,30 0,40(4,50 0,35).25 12,45KN

 

N 3 =289,23 KN

Niveau N 4 :

Poids venant de N 3

289,23 KN

Poids propre du poteau

0,35 0,35 3,06 25 9,37KN

 

N 4 =298,60 KN

Niveau N 5 :

Poids venant de N 4

298,60 KN

Plancher courant

5,04 19,21 96,82KN

Poutre principale

0,30 0,45 4,875 25 16,45KN

Poutre secondaire

0,30 0,40(4,50 0,35).25 12,45KN

 

N 5 = 424,32KN

Niveau N 6 :

Poids venant de N 5

424,32KN

Poids propre du poteau

0,40 0,35 3,06 25 9,37KN

 

N 6 = 433,69 KN

Niveau N 7 : S 2 =19,21cm 2

poteau (40×40) cm2

Poids venant de N 6

433,69 KN

Plancher courant

5,04 19,21 96,82KN

Poutre principale

0,30 0,45 4,875 25 16,45KN

Poutre secondaire

0,30 0,40(4,50 0,40).25 12,30KN

 

N 7 = 559,26KN

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME

13

Niveau N 8 :

Poids venant de N 7

559,26KN

Poids propre du poteau

0,40 0,40 3,06 25 12,24KN

 

N 8 = 571,5 KN

Niveau N 9 :

Poids venant de N 8

571,5 KN

Plancher courant

5,04 19,21 96,82KN

Poutre principale

0,30 0,45 4,875 25 16,45KN

Poutre secondaire

0,30 0,40(4,5 0,40).25 12,30KN

 

N 9 = 697,07KN

Niveau N 10 :

Poids venant de N 9

697,07KN

Poids propre du poteau

0,40 0,40 3,06 25 12,24KN

 

N 10 = 709,31KN

Niveau N 11 :

Poids venant de N 10

709,31KN

Plancher courant

5,04 19,21 96,82KN

Poutre principale

0,30 0,45 4,875 25 16,45KN

Poutre secondaire

0,30 0,40(4,5 0,40).25 12,30KN

 

N 11 =834,88KN

Niveau N 12 :

Poids venant de N 11

834,88KN

 

Poids propre du poteau

D

2

/ 4

3,40

25

10,68KN

 

N 12 = 845,56 KN

 

G total = N 12 = 845,56 KN

2. Charge d exploitation :

Loi de dégression des surcharges :

On a :

S0 4,50

S0= 21,94cm 2

2

4,50

2

5,25

2

4,50

2

CHAPITRE 4 : POTEAUX EN BETON ARME

14

Q

Q

Q

Q