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Éric Malassis espère un podium pour le kendo français aux championnats du monde en 2018.

Éric Malassis espère un podium pour le kendo français aux championnats du monde en 2018.

Les universités d'été du Kendo (UEK) ont réuni 70 pratiquants de cette escrime japonaise, et ce pendant cinq jours. Elles se sont terminées dimanche matin, sur une compétition. Fondées par Jean-Pierre Labru, ancien capitaine de l'équipe de France, Pascale Clarac et Dominique Dupuis (5e dan) et Philippe Maher (4e dan), elles se déroulaient cette année encore au Campus. Rencontre avec Éric Malassis, président du Comité national de kendo et disciplines rattachées.

Quelle est la particularité de ces UEK ? Éric Malassis :

« C'est un des grands rassemblements d'été qui permet de pratiquer

pendant la coupure estivale des dojos. À Dinard, il y a une dimension particulière car les UEK sont basées sur le principe de partage du savoir et de la pédagogie avec des enseignants de plusieurs clubs, de plusieurs pays d'Europe et de plusieurs niveaux. »

À quand remonte le kendo en France ?

« Il existe depuis 70 ans. Sous l'ère Meiji, lorsque le Japon est passé à

l'ère industrielle, il a fait appel aux Européens ce qui a entraîné dans les années 1950-1960 des rapprochements culturels par les arts martiaux. La France est la plus grande fédération européenne. Avec 5.000 licenciés, elle compte 25 % des licenciés européens. Mais contrairement au judo, le kendo ne bénéficie pas de l'effet de masse car il est peu médiatisé. »

Aux championnats d'Europe à Budapest, le kendo français a remporté tous les titres possibles sauf un

« Oui nous avons cinq titres sur six (hommes et femmes, individuel et

équipe, et junior en équipe). En junior individuel, nous sommes vice- champions. Nous sommes la bête noire de l'Europe. Il y a 28 pratiquants qui sont 7e dan en France, niveau le plus haut en Europe. Nous espérons un podium aux championnats du monde en 2018 à Séoul. »

Que vous apporte la pratique du kendo ?

« C'est un art martial très exigeant tant au niveau physique que mental et qui demande un engagement total. Il faut beaucoup travailler mais si on travaille on progresse quel que soit l'âge ou la condition physique. Et ce n'est pas le physique qui fait la différence mais le mental, je compare souvent ça au marathon. Le plus difficile est de dépasser ses propres errances. Au Japon, les entreprises voient la bataille commerciale comme une guerre et forment leurs employés au kendo. On y puise sérénité, confiance en soi et détermination. »

Pratique Côte d'Émeraude Kendo Club Tél. 06.98.70.13.42.