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Institutions Politi-

ques
Le droit constitutionnel cʼest lʼétude des constitutions, de lʼétat libéral, des ré-
gimes libéraux. Définition extrêmement prescriptible.

Définitions :
Constitution :
Chapitre 1 :
Cʼest un texte solennel, de grande 24 Septembre 2007
portée juridique, qui a pour objet Qu’est ce que c’est qu’une constitution ? C’est un texte so-
de déterminer la manière dont
fonctionnent les institutions. Il fixe lennelle, de grande portée juridique, qui a pour objet de
le statut des pouvoirs de lʼEtat. déterminer la manière dont fonctionnent les institutions.
La constitution c’est le texte qui fixe le statut des pouvoirs
Etat Libéral :
Cʼest lʼEtat qui sʼest développé au de l’état. Le pouvoir du chef de l’état.
18e siècle, le but quʼil poursuit est Qu’est ce que c’est d’un état libéral? C’est l’état qui s’est
la protection des libertés, des
développé au XVIIIs, le but qu’il poursuit est la protec-
droits et libertés du citoyen. DDH.
tion des libertés, des droits et libertés du citoyen. Ce mo-
Etats Théocraties :
dèle Anglais a été implantée en France à l’occasion de la révo-
Etats ou le dirigeant est un dieu.
lution. Le texte qui fonde l’état libéral en France c’est la dé-
Régime parlementaire : claration des droits de l’homme. La charte de l’état libéral
Séparation souple des pouvoirs,
c’est qu’on pose le principe de la liberté religieuse, la ré-
l'exécutif et le législatif disposent
de moyens de pressions récipro- sistance à l'oppression, etc. Burke : réflexion sur la révolution
ques. L'exécutif et le législatif par- "ançaise.
tagent certaine sphères de compé-
Mais c’est restrictif car le droit constitutionnel doit appré-
tence.
hender les phénomènes politiques (la conquête du pou-
Régime présidentiel :
voir par la voie des urnes). Limite : si on considère que le droit
Régime qui est fondé sur une sé-
paration stricte des pouvoirs. Le constitutionnel s'intéresse uniquement à l’état libéral, et bien
pouvoir exécutif et législatif restent on serait limité, car pendant longtemps le libéralisme a été
dans leur sphère de compétence. contesté par les communistes (appropriation des moyens de
Pas de dissolution de la chambre, productions pour le peuple) et les fascistes (nient les libertés
pas de renversement du gouver- individuelles comme les communistes). Le droit constitution-
nement. nel a donc évolué. On étudie les formes de l’états, il s’inté-
Régime dʼassemblée : resse aussi à la souveraineté, qui est le titulaire du pouvoir
Régime de confusion des pouvoirs dans l’état (qui est le souverain dans l’état). Le souverain dans
au profit de lʼassemblée.
l’état peut être dieux (états théocratiques) Israël comme
Système Féodal : Iran. On peut aussi dire que le souverain dans l’état c’est un
Système seigneurial, fondé sur le homme, c’est la royauté. Il peut être un collège d’élite, c’est
bien personnel. Hiérarchie des
l’aristocratie (gouvernement des meilleurs, richesse = plou-
personnes.
tocratie.

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Autre thème que l’on abordera c’est l’étude de l’organisation des pouvoirs. Quel est la règle
propre à l’état libéral : la règle de la séparation des pouvoirs. Il y a bien longtemps par Aristote.
Montesqieu : de l’esprit des loi. Il n’est pas libéral, plutôt libéral et défend les intérêts de la grande
aristocratie. Poser la question de la séparation des pouvoirs est assez ironique car cela permet
d’identifier l’objet politique :
• Le régime parlementaire, séparation souple des pouvoirs. l'exécutif et le législatif
disposent de moyens de pressions réciproques. L'exécutif et le législatif partagent cer-
taines sphères de compétences, exemple : la loi.
• On peut identifier le régime présidentiel. C’est un régime qui est fondé sur une sépara-
tion stricte des pouvoirs, le pouvoir exécutif et le législatifs restent chacun dans leur
sphère de compétence. L'exécutif à tout l'exécutif, le législatif a tout le législatifs. Le régime
présidentiel ignore, les moyens de pressions propres au régime parlementaire.
Dans un régime présidentiel il n’y a pas de dissolution, la chambre ne peut pas renverser
le gouvernement et il ne eu y avoir de dissolution. L'exécutif est monosépale (il a une
seule tête) et irresponsable politiquement. Le chef de l'exécutif ne répond pas de ses actes
devant l’assemblée. Régime américain. Mais on l’a pratiqué en 1791 avec la première constitu-
tion ainsi qu’en 1848 avec la constitutionnel de la seconde république. C’est pas la surpuis-
sance du chef de l’état.
• Le régime d’assemblée : régime de confusion des pouvoirs au profit de l’assemblée.

Le droit constitutionnel a évolué. Il s’intéresse aussi aux régimes politiques, le régime an-
glais Chinois Suisse. Il a vocation a étudié tout les régimes du monde.

Chapitre 1 : L’état

C’est une notion très récente, l’état a été entrevue par Rome, elle a disparu, elle a connu
l’éclipse de la féodalité, qui est né du démembrement de l’état.
• Un régime féodal est un système seigneurial, fondée sur le bien personnel, et la hié-
rarchie des personnes. La féodalité repose sur une chaîne de lien d'allégeance. Dans un
état Féodal le roi n’est qu’un seigneur parmi les autres, il y a des seigneurs plus puissants
que le roi. Patrimonalisation du pouvoir, on acquiert les droits en les payants.
L’état a réapparu à la renaissance, des auteurs comme Machiavel ont développés l’état. Au XIXs
Marx et Hegel ont prédit la disparition de l’état, il se sont trompés car l’état ne s’est jamais aus-
si bien porté, fin du communisme, fin de la colonisation ont donné naissance à plein de nou-
veaux états.
On verra donc le concept d’état, puis dans une section 2, les formes de l’état. La France n’est
plus un état univers, exemple de la nouvelles Calédonie qui fait partie de l’ensemble français
mais a une identité particulière.

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Définitions Quʼest ce que lʼétat?
lʼEtat : L’état est une personne morale de droit publique titu-
Est une personne morale de droit laire de la souveraineté sur un territoire déterminé
publique titulaire de la souveraine- d’une collectivité humaine.
té sur un territoire déterminé dʼune
collectivité humaine. Quels sont les critères de l’état?
Région : C’est la seule personne de droit publique à compé-
A pour compétence lʼaménage- tence générale. Il existe plusieurs personnes morale de
ment du territoire régional.
droit publique, les êtres juridiques sont les individus, il y a
Département : des personnes morales, il y en deux sortes :
Il gère lʼaction sociale.
1. Administration de droit publique, l’état, collectivité terri-
Nationalité :
Lien juridique et politique entre toriale, les établissements publiques. Ils n’ont de compé-
une collection dʼindividu (nombre tences qu’a l’égard de leur territoires, alors que l’état a
indifférent) à lʼétat. une compétence sur tout le territoire national. La région
Les nationaux : a pour compétence l’aménagement du territoire ré-
Individus liés à lʼEtat qui exerce à gional, la culture et la formation. Les compétences du
leur égard une compétence territo- département sont l’actions sociales, il gère le RMI. Les
riale et une compétence person- compétences des communes en matière d’urbanisme.
nelle. L’état lui n’est pas spéciales comme ces collectivités.
Compétence territoriale :
Cʼest le pouvoir conféré à lʼEtat de
faire appliquer lʼEtat.
Compétence personnelle : Paragraphe 1 : Les éléments constitutifs de lʼétat.
Lorsquʼun national part à lʼétran-
Pour qu’il y ai état il faut trois critères cumulatifs. Il faut
ger, son Etat peut toujours lui im-
poser tel ou tel chose. qu’il y ai une population un territoire, et pouvoir orga-
nisé.
Conception subjective :
La nation nʼest pas seulement une
collection dʼindividu, cʼest la volon-
té de vivre en commun qui anime
les individus. A/ La population
Conception objective : a) Lʼimportance de la population.
Cʼest la conception Allemande,
elle repose sur des éléments ob- Si l'existence de la population est une condition néces-
jectifs, la culture, la langue etc., saire de l’état, l’importance numérique de la population
elle est dangereuse. est juridiquement indifférente, l’importance de la popu-
Un territoire : lation est juridiquement neutre. Des entités a très faible
Il se détermine par ses frontière population, peuvent être des Etats à part entière. exemple :
(terrestres, maritimes, aériennes). En Océanie l’île de Maure, considéré comme un état alors
Gouvernement (sens large) : qu’il y avait 6 000 habitants. Cela pose un problème car ces
Dans un sens large cʼest le régime états ont un droit de vote aux nations unis. Ils peuvent
politique de lʼétat, dans un sens interféré dans des décisions fondamentale, mais ils n’ont
plus strict cʼest le pouvoir exécutif. pas les moyens financiers, pour contribuer. Si on décide une
Gouvernement : intervention militaire au Darfour, les micro-états n’ont pas
désigne une autorité détentrice du les moyens d’envoyé des soldats la bas. Monaco n’a pas de
monopole de la contrainte organi- prison...
sé capable de contrôlé un territoire
et sa population. Il existe un lien entre cette collection d’individu à l’état,
Institutionnalisation du pouvoir : se manifeste par un lien juridique et politique que l’on ap-
Lʼétat est fondée sur la hiérarchie, pelle la nationalité.
et sur un modèle helvétique.

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b) la nationalité
Dans un état souverain il y a deux catégories d’individus les nationaux, se sont les indivi-
dus qui sont liés à l’état. Et les ressortissants étrangers.
• Les nationaux sont liés à l’état par ce que l’Etat exerce à leur égards deux types de compéten-
ces : La compétence territoriale et la compétence personnelle.
• Compétence territoriale : C’est le pouvoir de conféré à l’Etat de faire appliquer
les lois de cet Etat. Je suis français par ce que l’état Français m’impose de respecter
ses règles.
• La compétence personnel : Lorsqu’un national part à l’étranger son Etat peut
toujours lui imposer telle ou telle chose. exemple : je suis en voyage d’affaire aux Etats-
Unis, comme je demeure plus de 6 mois en France donc je paye des impôts français. C’est
le pouvoir de l’individu sur l’état même lorsqu’il est à l’étranger qui peut expliquer que
certains états n’acceptent pas qu’il vote chez eux. Par hypothèse de ressortissent étranger
ils sont assujettis à leur état d’origine. Si certains Etats acceptent que les étrangers vo-
tent dans leur pays, c’est qu’ils ne veulent pas que les ressortissants étrangers puissent
prendre la nationalité. Dans ces états on pratique le droit du sang, détermination de la
nationalité de l’individu se fait d’après la filiation de l’individu : Juce Solly (Je sais pas
:x). En France cela résulte du lieu de naissance de l’individu, plus démocratique que le
droit du sang.
A la nationalité sont attachés des effets juridiques, ainsi seuls les nationaux peuvent vo-
ter, et bénéficient de droit civils. Autre exemple : seul des nationaux peuvent faire partie de la
fonction publique.

c) le problème de la nation
Il y a deux conception de la nation. Il y a la conception subjective et la conception ob-
jective.
1. La conception subjective, dans ce cas la nation n’est pas seulement une collection
d’individu. Elle ne se confond pas avec la population qui vit dans un état. Ce qui
fait la nation dans cette conception c’est la volonté de vivre en commun qui anime
les individus, il y a nation lorsque les individus ont la volonté de vouloir vivre ensem-
ble. Nous formons la nation Française par ce que nous sommes les héritiers d’une his-
toire. Cette conception est purement psychologique. Elle est fondée sur le vouloir vi-
vre en commun. On ne prend pas en compte le critère géographique, on ne prend pas en
compte le critère religieux. On constitue une nation par ce que on veut vire ensemble. Mais
c’est un critère essentiel qui permet l’intégration, qui permet de fusionner les composantes
de la société. Lorsqu’il n’y a plus de conscience nationale c’est la guerre exemple : en Yougo-
slavie.
2. La conception objective, c’est la conception Allemande. Cette conceptions est objec-
tive par ce qu’elle reposent sur des des éléments objectifs, la culture, le territoire les
langues, la religion. Tout est discutable. En effet le territoire la langue la religion ne sont
pas forcement des critères qui unifient une nation. exemple : on peut citer de l'Espagne et
du Portugal. De même la langue n’est pas forcement un critère d’unification cela peut aussi
être un critère de désintégration de l’état : Belgique. La religion peut être un facteur
d’intégration mais aussi de désintégration. Exemple la Hollande s’est constitué sur un cri-
tère religieux. Protestants contre l'Espagne catholique. Exemple de désintégration, Irlande
et Angleterre. Ce qui est ennuyeux avec cette conception objective c’est qu’elle est très
dangereuse. Par ce que elle légitime les guerres de conquêtes. L’annexion de l’Alsace-

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Lorraine à l’Allemagne, l’annexion de l’Autriche en 1938 car Hitler considère qu’ils font par-
tie de l’ethnie allemande.

d) le lien entre lʼétat et la nation


1ere remarque.

Le phénomène nationale peut aboutir à la création d’un état. Et justement en occident le


développement des Etats s’est achevé par la formation de l’Etat. La nation peut préexister
à l’Etat. L’état vient en fin de course. exemple : les nations allemandes et italiennes ont été
d’abord des réalités sociologiques. Se sont des construction du XIXe siècle.

2nd remarque.

Il y a des états distincts de la nation. A la suite de la décolonisation on a crée des Etat, com-
posés de population qui ne constituaient pas de nation. La réalité sociologique de ces Etats
ne poussaient pas à la constitution d’une nation. Les guerres ethniques en Afrique s’expli-
quent par cela. On peut citer également le cas des nations déchirées. C’étaient des nations qui
ont été séparés, l’Allemagne, la Corée, les Kurdes. L’Etat était distinct de la nation parsque la
Nation a été intégré dans des systèmes impériales. exemple : de l’empire hosto-hongrois.

B/ Le territoire
Comment se détermine le territoire? Le territoire se détermine par ses frontières. Il y a 3
frontières.
1. La frontière terrestre, Depuis la révolution français on a posé un principe : le territoire
doit avoir un caractère continue, il doit constituer un espace terrestre d’un seul tenant. Cela
veut dire que aujourd’hui on réprouve les enclaves dans un état. Il ne doit pas y avoir de ter-
ritoire étranger enclavé. Sous l’ancien régime on admettait les enclaves étrangères en en ter-
ritoire français. exemple : le comta de l’Essa (dominicain) , c’est une identité enclavé dans le
Vaucluse. La France est un territoire dispersé.
2. la frontière maritime : Les eaux territoriales sont limité a 12 000 marin, zone économi-
quement exclusive : situé au delà de la mer territorial et est adjacente a celle si. L’Etat
exerce sa souveraineté sur l espace aérien qui surplombe son territoire terrestre et mari-
time, et ceci depuis la révolution Française.
3. la frontière aérienne.

C/ Le gouvernement :
Dans un sens large c’est le régime politique de l’état, dans un sens plus strict c’est le
pouvoir exécutif.
Dans le cadre de la tehorigen de l’état, le gouvernement désigne une autorité détentrice
du monopole de la contrainte organisé capable de contrôlé un territoire et
sa population.
Usage de la force par l'état => Seul l'état peut avoir une arme / une police. Un entité qui
prétend constituer un état doit posséder un appareil gouvernemental, et il faut que cet
appareil exerce son autorité.

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Définitions : a) Etat représenté par un gouvernement :
Autorité effective du gouvernement sur L’Etat représenté par un gouvernement, il y a une instituna-
un territoire : lisation du pouvoir. L’état est fondée sur la hiérarchie,
• Lorsquʼil y a création dʼun nouvel et sur un modèle héttique.
état.
Il y a eu des débordements au 19ème siècle > appropriation
• Si lʼentité nʼa pas réussi à con-
trôler entièrement le territoire et de territoire qui n’était pas sur le modèle occidental. Ce fut
la population. la colonisation.
Etiam consequaterat Depuis 1970 le droit international s’est montré peu sévère :
Les gouvernements constitués sur s’attribuent le nom d'état des territoires sommaires ou pri-
des états amis lors de lʼoccupation mitifs. Il y a eu une décision de la cour de justice internatio-
de leur territoire par leur ennemis
nale dans l affaire du Sahara occidentale 16 octobre 1975 : un
Souveraineté : espace habité par des pop socialement et polmnt organisés
cʼest le premier des pouvoirs, la
en tribu est placé sous l’autorité de chef compétent pour les
plus grande des puissance elle
apparaît comme la prérogative a représenter n était pas un territoire
lʼétat de se comporter de façon
absolu dans les affaires extérieurs
comme dans les affaires domesti-
que et cela sans aucunes limites. b) ce gouvernement doit exercer une autorité ef-
Personnalité de lʼEtat : fective sur le territoire et la population
Cela permet dʼétablir une perma-
nence, la pérennité. Cela permet Ceci est valable dans deux hypothèses :
de reconnaître certains intérêts, 1. Lorsqu’il y a création d’un nouvelle état
juridiquement protégés
2. Si l’entité n’a pas réussi a contrôler entièrement le
Etat Unitaire :
1. Centre unique dʼimpulsion. territoire et la population. ils doivent montrer leur ap-
titude. Autrement ils ne seront pas reconnus la commu-
2. Il possède tout les attributs
nauté des états
quʼexerce normalement lʼEtat
3. Si il existe au sein de lʼEtat Exemple : guerre civile en Chine, Taiwan revendique son sta-
unitaire des circonscriptions tut d’état
territoriales elles ne jouissent
pas dʼautonomie politique.
Centralisation :
ne reconnaît aucunes autonomie 2)
aux collectivités locales, il se suffit Les gouvernements constitués sur des états amis lors de
à lui même, ce sont ses agents et
l’occupation de leur territoire par leur ennemis.
son budgets qui vont satisfaire
lʼensemble des besoins de la po- exemple: De Gaulle gouvernait depuis Londres. Dans ce cas
pulations sur le territoire. le gouvernement a pour fonction de maintenir l'affliction
La déconcentration : d’un état que l’ennemi a voulu supprimé. Dans ce cas les
lʼEtat unitaire détient toujours une pouvoirs de l’état apparaissent ainsi il y a bien un gouverne-
compétence générale pour lʼen- ment mais il n’a pas d autorité directe sur le territoire toute-
semble des affaires, toutefois au
lieu dʼadministrer le territoire du fois il a une autorité reconnu.
sommet de la pyramide il soient a
confier le pouvoir le décision à
certaines autorités Etatiques, qui
sont en fonctions dans certaines les attributs de lʼétat
circonscriptions administratives.
Les caractéristiques principales :
Souveraineté dans lʼétat :
Quand il possède les droits réga- • Il est d’abord souverain et a une personnalité particu-
liens. lière

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1) la souveraineté de lʼétat
a)concept de souveraineté
La souveraineté c’est le premier des pouvoirs, la plus grande des puissance elle appa-
raît comme la prérogative a l’état de se comporter de façon absolu dans les affaires ex-
térieurs comme dans les affaires domestique et cela sans aucunes limites.
Lorsque que l’état se comporte en maître avec les autres états il s’agit ici de la souveraineté aca
c les état
Lorsque l'état se comporte ne maître chez lui on parle de souveraineté dans l'état
Baudin jean 1576 : les 6 livres de la république. Pour cette auteur? imperium romaincette doctrine
de la souveraineté de l’état c est développé en premier en France car le roi de France e dégage
de 2 doctrine : celle du st empire romain germanique et celle de l’église et du pape l idée d em-
pire met e œuvre l’idée d’un pouvoir universelle? Réaction du roi de France. Début de l œuvre
des légistes : juriste qui conseillait le roi de France contestation de prérogative de l’empereur
romain fond sur la souveraineté on l imagine inaliénable et imprescriptible ( l'écoulement du
temps ne permet pas a quelques un de ce l approprié , de la aire disparaître) de plus le roi a du
s’émanciper de la tutelle du pape ( chef d’état et chef religieux) la théocratie grégorienne appli-
quer par les pape LES ROI DE France et plus particulièrement Philippe le bel a lutter contre
ce pouvoir papale

La souveraineté dans lʼétat.


Il y a souveraineté dans l'état, quand il possède les droits régaliens. Au cours de la féoda-
lité, les grands féodaux vont contester aux rois ses prérogatives, a l’époque féodal il y a plus
vraiment d’Etat, car ces droits régaliens ont été vendus, ils sont devenus, patrimoniaux. Tout le
travail des capétiens jusqu'à la révolution a été de redonné à l’Etat ses pouvoirs.
Toqueville : De l’ancien régime à la révolution.
Il existe en Europe les souverainistes qui contestent l’organisation de l’Europe qui en enlève à
l’Etat ses prérogatives régaliennes.

b) les pouvoirs qui agissent au nom de la souveraineté.


Il faut caractériser le pouvoir qui agit au nom de la souveraineté, on donnera quatre caractéris-
tiques :
1. En principe ces pouvoirs sont fondés sur la centralisation.

La personnalité de lʼEtat :
Quel est l’intérêt d’accorder à l’état une entité morale? Cela permet d’établir une perma-
nence, la pérennité. Cela permet de reconnaître certains intérêts, juridiquement proté-
gés. Quand l’état fait des activités de service publique qui sont indispensables, qui doivent
être reconnus en tant que tel l’état les transforme en établissement publique et confère a
cette activité la personnalité morale.
exemple : Les parcs nationaux sont des établissement publiques ils ont donc la personnalité
morale.

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Le grand intérêt de la personnalité morale c’est que l’on acquiert la permanence de l’ac-
tion, il ne meurt pas, elle se régénère dans d’autres formes. (Origine Indienne, les ava-
tars de l’Etat, la chine de l’empereur survit à travers le communisme)

LʼEtat unitaire :
1. Centre unique d’impulsion.
2. Il possède tout les attributs qu’exerce normalement l’Etat, cela veut dire que seul
l’Etat unitaire a le pouvoir d’auto-organisation, de législation. Lorsque il y a Etat unitaire,
cet Etat ne partage pas les pouvoirs avec les autres entités. Exemple la France du début de
58 était le prototype de l’Etat unitaire, car l’Etat ne partageait pas son pouvoir avec les
communes. Au contraire des Etats unis qui est un Etat fédéré. Aujourd’hui la France est un
Etat très compliqué, avec par exemple la nouvelle Calédonie.
3. Si il existe au sein de l’Etat unitaire des circonscriptions territoriales elles ne jouis-
sent pas d’autonomie politique.
En réalité l’Etat unitaire peut pratiquer différents types d’organisation.

B/ Lʼorganisation de lʼEtat unitaire :


3 modalités : centralisation décentralisation , déconcentration.
a) Centralisation :
Dans sa forme absolue elle ne reconnaît aucunes autonomie aux collectivités locales, dans
cette conception l’Etat est une sorte de conception hermaphrodite, car il se suffit à lui
même, ce sont ses agents et son budgets qui vont satisfaire l’ensemble des besoins de la
populations sur le territoire.
Cela n’exclue pas pour autant l'existence de circonscription homogène sur l’ensemble du
territoire, cela étant ces circonscriptions ne sont pas reconnus en tant que entités juridi-
ques propres et autonomes. Elles n’ont donc pas la personnalité juridique, il s’agit de sim-
ple cadres destinés à permettre l’implantation rationnelle des services de l’Etat.
Par exemple sous la constitution de l’an 8 la commune existait comme collectivité communale
ayant ses besoins propres, ses ressources propres, mais la le pouvoir central se manifestait dans
la mesure ou c’est lui qui choisissait et dirigeait les agents qui administraient la commune.
La centralisation ne se traduit pas simplement par un rapport particulier qu’entretient l’Etat
avec les collectivités. En effet la centralisation se manifeste aussi par un système d’orga-
nisation de l’administration de l’Etat. Cela veut dire que dans un Etat centralisé, l’admi-
nistration de l’Etat est extrêmement hiérarchisé, le pouvoir de décision est concentré au som-
met, entre les bases du ministres et du gouvernements, et les échelons inférieurs ne font que
transmettre et exécutés. Cela veut dire que lorsqu’un litige survient à la base, c’est le sommet
qui tranche.
Avantage : Une unité d’action, les citoyens sont soumis à la mêmes loi, on respecte
mieux le principe d’égalité.
Inconvénients : On éloigne le citoyen de la décision.

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B) Le déconcentration
Dans cette hypothèse l’Etat unitaire détient toujours une compétence générale pour l’en-
semble des affaires, toutefois au lieu d’administrer le territoire du sommet de la pyra-
mide il soient a confier le pouvoir le décision à certaines autorités Etatiques, qui sont
en fonctions dans certaines circonscriptions administratives.
Les problèmes relevants de la compétence l’Etat sont réglés sur l’Etat par des fonctionnai-
res sur place, et ne remontent pas forcement au ministère.
Le transfert du pouvoir de décision dans le cadre de la déconcentration se fait au sein même
de l’Etat au sein même de l'administration. Le pouvoir ne passe pas des autorités centra-
les aux collectivités locales. C’est le cas de la France. Les ministères sont implantés a Paris,
mais tout ces ministères ont des représentants locaux. Exemple le ministère de l’équipement
est implanté au niveau régional : directeur régional de l’équipement, départementale : directeur
départementale de l’équipement.
Le maire est aussi un agent de l’Etat lorsqu’il tient le service publique de l’Etat civil, et
lorsque le maire est chargé du moyen matériel des élections.
Ce système de déconcentration se traduit aussi par la mise en place d’un contrôle des
autorités étatiques locales, par les autorités étatiques centrales. C’est le système qui existe
en France qui est régit par un décret du 10 mai 1982, le préfet dirige les services extérieurs, des
administrations civiles de l’Etat, dans la région et le département.
Une partie du pouvoir de décider est déléguer à ses propres agents.

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Définitions : C/ La décentralisation
Décentralisation : On permet a une collectivité humaine, de s'administrer
On permet a une collectivité hu- elle même sous le contrôle de l’Etat. On reconnaît à la
maine, de s'administrer elle même collectivité la personnalité juridique, on lui reconnaît
sous le contrôle de lʼEtat. On re- des compétences propres et des ressources propres.
connaît à la collectivité la person-
nalité juridique, on lui reconnaît Par exemple : En France depuis longtemps la communes et la
des compétences propres et des région on la personnalité morale.
ressources propres.
Elle se manifeste en principe par une distinction entre les
Compétence discrétionnaire :
Est en opposition avec la compé- différentes affaires auxquelles l’Etat est confronté. On voit
tence liée. apparaître la distinction entre affaires nationales qui
Actes majeurs :
relèvent de la compétence de l’Etat, et les affaires lo-
Font lʼobjet dʼun énumération, tout cales, qui sont de la compétence des collectivités. Les
les actes qui intéressent lʼurba- affaires locales sont attribués discrétionnairement (en toute
nisme. Ces actes majeurs pour opportunité) aux collectivité. Cela veut dire que les affaires
être exécutés, doivent être soumis locales sont attribués en toute opportunité à L’état. Compé-
Forme personnelle de lʼEtat : tence discrétionnaire, est en opposition avec la compé-
Cʼest la situation internationales tence liée.
de deux Etats qui tout en restant
distincts et indépendants lʼun de Exemple article 12 de la constitution, le chef de l’Etat peut
lʼautre se trouvent en fait avoir le dissoudre l’assemblée nationale, il est rédigé à l’indicatif pré-
même souverain en raison du ha- sent, qui vaut l’impératif.
sard historique. En raison des lois
de successions monarchiques. Article 13 : le chef de l’Etat promulgue les lois.
Union Réelle : Autre manifestation la décentralisation admet un con-
Cʼest la situation de deux Etats qui trôle de l’Etat sur les actes des collectivités locales.
se sont associés qui partagent le En effet si il n’y avait pas de contrôle sur les actes on pourrait
même chef dʼEtat et surtout des
organes communs chargés de la aller vers le fédéralisme.
gestion dʼaffaires communes spé- Autre manifestation : le statut des collectivités locales
cialement dans le domaine de la découd de la loi ou de la constitution, ce statut ne
politique étrangère, de la défense
nationale et de la monnaie. peut pas être modifié par les collectivités locales, et
les administrations. Avant les lois du 2 mars 1982 l’Etat
Confédération :
par le biais du préfet exerçait la tutelle des collectivités loca-
Elle se présente comme étant un
groupement dʼétat associés et in- les. Le préfet exerçait la tutelle sur les actes et sur les
dépendants, qui ont par traité dé- hommes. C’était un pouvoir exorbitant, le préfet pouvait
légués lʼexercice de compétences rapporter un acte prit par une collectivité locale. Depuis 82
régaliennes à des organes et ceux on a supprimé cette tutelle tout en maintenant un contrôle
afin dʼassurer leur défense com- de l’Etat sur les collectivité locales.
mune.
Diète :
Caractéristiques de ce contrôle :
Cʼest la réunion des représentants 1. Ce n’est plus un contrôle a priori, C’est un contrôle a
des Etats confédérés, cʼest une posteriori.
sorte de parlement.
Aenean egestasurna 2. Le contrôle exercer par le préfet n’est pas un contrôle
Sed et dui sed gravida faucibused immédiat, c’est un contrôle juridictionnaliser. Le
atlt leo vel dolor ultricies pellen- contrôle n’est pas opérer par le préfet lui même mais pas
tesque. un juge, le juge administratif.
Massalorem ipsum
On distingue deux types d’actes les actes majeurs opposés
Faucibus sapien risus in risus. In
mattis, libero a hendrerit faucibus. aux actes mineurs. Les actes majeurs font l’objet d’un
énumération, tout les actes qui intéressent l’urbanisme.
Ces actes majeurs pour être exécutés, doivent être sou-
mis
au contrôle du préfet. C’est le service du préfet qui va contrôler ces actes. Les actes d’urba-
nisme touchent directement à la propriété. Ils sont soumis au contrôle du préfet. Si l’acte
lui parait porter attente à la légalité, il va saisir le juge administratif, pour que le juge adminis-
tratif se prononce sur la régularité de l’acte.
Si l’acte est valide il ne sera pas transmis. Les préfets sont très soucieux de respecter les préro-
gatives des collectivité locales.

P2 : Les Etats composés :


Ils peuvent prendre différentes formes, on peut évoquer les formes désuètes :
1. L’union personnelle
2. L’union réelle.
On peut citer la confédération et l’Etat fédéral.

A/ Les formes désuètes


a) Une forme personnelle
C’est la situation internationales de deux Etats qui tout en restant distincts et indépen-
dants l’un de l’autre se trouvent en fait avoir le même souverain en raison du hasard
historique. En raison des lois de successions monarchiques. Exemple : Grande Bretagne et
Hanovre. En 1714 la dynastie de Hanovre qui régnait sur son royaume à accéder au trône d’An-
gleterre, par l'intermédiaire de George 1er, en effet G1 électeur de Hanovre était le descendant
par sa mère de Jacques 1er roi d’Angleterre et d'Ecosse. On s’est trouvé la tête du royaume
d'Angleterre, par un allemand qui ne parlai pas l’anglais, du coup les pouvoirs ont été capté par
le premier ministre. Cette avènement a été dissoute avec la reine Victoria, car la principauté du
Hanovre n'admettait pas la succession féminine dans les mêmes conditions que la loi anglaise.
L’union personnelle entre la Belgique et le Congo. 1885, car la Belgique était une monarchie
constitutionnelle, alors que le Congo était régit par une monarchie de type absolue.
1. Caractéristique : les rapports de droits qui s’établissent entre les deux Etats ne
sont pas des rapports de droit constitutionnel, ne sont pas des rapports de droit in-
ternes, mais des rapports de droit international. Les deux Etats sont étranger l’un a l’autre
ils sont donc distincts.
2. Chaque Etat est entièrement indépendant, et conserve sa politique autonome, des
traités et des alliances distincts, une composante de l’Etat peut être en guerre et l’autre en
paix.
3. Chaque Etat conserve en propre ses structure constitutionnelles.
Pourquoi cette forme d’Etat a disparu? Car elle est particulièrement fragile, l’unité n’exis-
tait qu’au sommet et son organisation est incompatible avec la conception du pouvoir actuelle.
C’est ici un mode d’organisation Etatique, purement dynastique de caractère féodal, qui dérive
d’un conception patrimoniale du pouvoir. Un prince était le souverain d’un Etat simplement
par une succession monarchique.

b) Lʼunion réelle :
C’est la situation de deux Etats qui se sont associés qui partagent le même chef d’Etat et
surtout des organes communs chargés de la gestion d’affaires communes spécialement
dans le domaine de la politique étrangère, de la défense nationale et de la monnaie. Si

11
l’union réelle prés des traits communs avec l’union personnelles. Identité physique de chef de
l’Etat elle s’en distingue par ce que c’est une union qui a été décidé et voulue. Ce n’est pas le
produit de règles de succession s monarchiques.
Elle d’abord fondée sur une base territoriale, elle est fondée sur un traité ou des lois in-
ternes concordantes. Elle nécessite une communauté de chef d’état et elle nécessite l’exis-
tence de plusieurs organes communs. Union : Hostro-Hongroise de 1867 a 1918. Il y avait des
organes communs : le chef de l’Etat qui portait à Vienne le titre d’empereur d’Autriche, et à
Budapest de Roi de Hongrie. Il y avait également trois ministre communs : de la guerre affaires
étrangère et des financières. Il y avait des affaires communes.

B) La confédération dʼEtat
Elle se présente comme étant un groupement d’état associés et indépendants, qui ont par
traité délégués l’exercice de compétences régaliennes à des organes et ceux afin d’assu-
rer leur défense commune. C’est une optique de défense militaire. Cette association
d’Etat ne créer pas à l’Etat qui se superposerait aux autres membres. C’est la différence fonda-
mentale avec la fédération.
Les caractéristiques de la confédération :
1. Elle repose sur un traité et non pas sur une constitution comme l’Etat fédéral.
2. Etant un groupement d’Etat la confédération ne peut être assimilé a un état. Toutefois
la confédération est un sujet de droit international, distincts de droits qui la compose.
3. La nature des organes confédéraux : dans la confédération qui est l’association d’Etats in-
dépendants, les Etats conservent l’essentiel de leur compétence. La confédération
a pour organe commun une assemblée que l’on appelle la diète, c’est la réunion des
représentants des Etats confédérés. Ils siègent à la diète en nombre identique. La diète
possède les caractéristiques d’une assemblée délibérante de type diplomatique. Elle est
composée de plénipotentiaire votant sur les instructions impératives de leur gouvernement,
et chaque ministre ne possède qu’une seule lois.
Deuxième caractéristiques : Les décisions communes adoptés par la diète sont prises dans
des conditions strictes de majorité (qualifiés ou unanimité) comme il n’y a pas dans une
confédération d’exécutif confédéral, les décision de la confédérations sont exécutés par les
organes de chaque Etat fédérés. Les décisions sont prises Ad Referendum. Les Etats confé-
dérés doivent soumettre leur conflit aux procédures soumises par les traités.
Exemple de confédération : République des Provinces Unies. Il s’agissait ici d’un grou-
pement d’Etat fondée sur une base religieuse, destinée a lutter contre l’Espagne. Cette confé-
dération regroupait les 7 provinces protestantes des Pays-Bas. Elle était dirigée par deux orga-
nes centraux
Confédération des USA d'Amérique du Nord (1781-1787), chacun des Etats étaient
égaux, il avait un diète : le congrès. Chaque Etat confédéré conservait sa liberté son indépen-
dance il y avait un pouvoir diplomatique commun. Le fonctionnement du congrès posait des
difficultés car tout décision devait être prise à la majorité qualifiée de 9 états sur 13. Le Système
a évolué vers une forme Etatique plus efficace, et c’est le congrès de Philadelphie le 25 mai 87 et
ils ont sorti la constitution.
La confédération helvétique : les cantons suisses ont voulu résister à la tyrannie de l’empire.
En 1848 cette confédération et devenue une fédération.

12
Définitions : C) Lʼétat Fédéral :
LʼEtat Fédéral : a) quʼest ce que lʼétat fédéral?
Cʼest une association constitution- C’est une association constitutionnelle d’Etat au sein de
nelle dʼEtat au sein de laquelle se laquelle se superpose deux niveaux Etatiques. En effet
superpose deux niveaux Etati-
on est en présence ici, d’entité fédérés et d’un Etat fédé-
ques. En effet on est en présence
ici, dʼentité fédérés et dʼun Etat ral. La collectivité étatique tire son origine de l’aban-
fédéral. La collectivité étatique tire don de souveraineté de compétence consenti par les
son origine de lʼabandon de sou- Etats fédérés. C’est dans un système de fédérateur les Etats
veraineté de compétence consenti fédérés ont un pouvoir très important. C’est un système
par les Etats fédérés très libéral très décentralisé. Lorsqu’on observe l’Europe
Loi de superposition : on a une vision déformée du fédéralisme. Car on a fait l’Eu-
LʼEtat fédéral se trouve au som- rope sur la vie de concurrence. Le système européen est ex-
met des entités qui le compose trêmement contraignant.
La prééminence des structures fédéra-
les : L’état Fédéral est très répandu dans le monde, Canada, Bré-
Le droit fédéral présente deux ca- sil, Mexique, Allemagne, Belgique, Espagne, Inde, Emirats
ractéristiques il est directement Arabes Unis, Australie, Afrique du Sud.
applicable et prime le droits des
Etats fédérés. Il y a des raisons territoriales. Quand on a de gigantesques
étendues c’est le plus approprié. En Belgique raison linguisti-
La ratification :
cʼest lʼapprobation dʼun acte inter- que et politique.
national dʼun traité par lʼautorité
interne, habilité à engagée interna-
tionalement lʼEtat. b) Les caractères du fédéralisme :
Loi de ratification :
Comme l’a dit Georges Scelles la construction fédérale
Reprend in extenso le traité. On va
respecter le droit international non repose sur trois lois, et ces principes d’organisation du fédé-
pas par ce quʼil est droit interna- ralisme créent une entité que l’on peut identifier :
tional mais par ce quʼil est droit
1. La loi de superposition : Ce principe est une réalité
interne.
évidente. En effet l’Etat fédéral se trouve au sommet
Principe de primauté :
des entités qui le compose. Et cette précellence de
règle de primauté de droit fédéral
sur le droit des Etats fédérés. l’Etat fédéral… Ainsi l’Etat fédéral va disposer d’une or-
ganisation politique propre et spécifique. exemple : le cas
Principe dʼautonomie :
américain l’Etat fédéral a un pouvoir exécutif particulier.
Dans un système fédéral, les
composantes fédérés peuvent 2. La prééminence aussi des structures fédérales se
sʼorganiser librement, elles dispo- manifeste aussi au niveau juridique en effet le droit fédé-
seraient du pouvoir dʼauto-organi-
ral présente deux caractéristiques il est directement
sation.
applicable et prime le droits des Etats fédérés. Cela
Principe de participation :
signifie que le droit fédéral est directement applicable
LʼEtat fédéral nʼest pas une entité
imposée, cʼest une entité qui con- veut dire qu’il rentre directement dans le droit in-
senti et voulue, par conséquent les terne sans procédure préalables. Le droit international
états fédérés sont étroitement as- ne s’applique pas toujours quand il est signé, il faut qu’il
sociés à lʼorganisation de lʼétat soit ratifié. Ici ce n’est pas le cas. Le droit fédéral a une
fédéral. puissance d’application immédiate. (fin du cours). La ra-
Picabéralisme : tification c’est l’approbation d’un acte international
Cela signifie que le parlement est d’un traité par l’autorité interne, habilité à engagée
composé de deux chambres internationalement l’Etat. Une loi de ratification
Massalorem ipsum reprend in extenso le traité. On va respecter le droit
Faucibus sapien risus in risus. In international non pas par ce qu’il est droit interna-
mattis, libero a hendrerit faucibus. tional mais par ce qu’il est droit interne. Le droit in-
ternational n’a pas de force en tant que tel.

13
Le droit fédéral est le droit communautaire sont directement applicables cela veut dire qu’ils
ne fonctionnent pas comme le droit international. L’applicabilité directe c’est aussi la possi-
bilité pour les justiciables des états fédérés, ou des états membres de l’UE de contester devant
le juge la non application du droit fédéral, par les autorités des états fédérés, et donc de faire
annuler par le juge une disposition au droit fédéral.
• Principe de primauté : Le droit fédéral étant directement applicable il peut se trouver en
contradiction avec des normes de l’état fédéré, d'où la question qui doit l’emporter? Pour ré-
pondre à ce conflit de normes on a poser la règle de primauté de droit fédéral sur le droit
des Etats fédérés.

c) Principe dʼautonomie :
Dans un système fédéral, les composantes fédérés peuvent s’organiser librement, elles
disposeraient du pouvoir d’auto-organisation. On peut citer le cas des USA, en effet les
états fédérés conservent leur constitution, ils ont une structure gouvernementale spécifique en
il y a un exécutif que l’on appelle le gouverneur, un législatif que l’on appelle la législa-
ture, il y a des pouvoirs juridictionnelles spécifiques la cour suprême. Ils ont un drapeau et un
hymne distinct. Ils ont des règles juridiques tout à fait spéciales, et distinctes de l’Etat fédéral,
il y a des états qui appliquent la peine de mort, et d’autre qui l’a récuse.
Par ailleurs il y a des constitutions fédérales qui reconnaissent aux Etats fédérés une certaine
capacité internationale. On reconnaît qu’un état fédéré puisse passer des accords internatio-
naux. On peut citer la constitution suisse, l’article 9 prévoit que les cantons conservent le droit
de conclure avec les Etats étrangers des traités. Ces traités ne doivent pas contredire le do-
maine de la confédération helvétique.
Comment régler les conflits de compétences? Ces conflits ne sont pas régler par la voie diplo-
matique par ce que nous ne sommes pas en présence d’une confédération, ces conflits ne sont
pas régler par la voie administrative car nous ne sommes pas en présence d’un Etat unitaire, ces
conflits sont régler par la voie juridictionnelle.

d) principe de participation
L’Etat fédéral n’est pas une entité imposée, c’est une entité qui consenti et voulue, par
conséquent les états fédérés sont étroitement associés à l’organisation de l’état fédéral.
Ainsi les états fédérés sont associés à l’élection du président des USA. Il y a des organismes
constitutionnels, qui institutionnalise la participation des états fédérés à la vie de l’état fédéral,
le sénat américain. Et par ce biais, les états fédérés sont associés à la vie de l’état américain
car le sénat à un pouvoir immense, il confirme les nominations.

e) Identification de lʼétat général


a)distinction entre lʼétat fédéral et la confédération
Il faut d’abord prendre en considération la nature de l’acte qui définie la compétence de ces
entités. Ainsi la confédération va trouver son origine dans un traité alors que l’état fédéral va
être fondée sur une constitution.
Pour les distinguer il faut prendre en considération la nature des organes étatiques. Ainsi la
confédération possède une diète composée de représentants, des états fédérés, qui prennent les
décisions à l'unanimité. Dans un système confédéral il n’y a pas d'exécutif, à l’inverse dans un
état fédéral il y a un exécutif commun et un parlement qui légifère à la majorité.

14
Il a un autre critère c’est que dans l’état fédéral il existe un picabéralisme fédéral. Cela si-
gnifie que le parlement est composé de deux chambres. Ce système est spécifique car une
des chambres va représenter la population et l’autre chambre prendra en compte l'existence
des états fédérés. Exemple typique le régime des USA. Ainsi le congrès américain est composé
de deux chambres, l’une des chambres représente la population, la chambre des représentants,
et le sénat représente les états, deux par états, nommés pour 6 ans par la législature de l’état.
L’état fédéré n’ont pas l’a liberté juridique de se retirer de la fédération s’ils le font par la force
ce retrait peut aboutir à une guerre civile, on peut citer la guerre de cessation, ou la crise You-
goslave, la guerre de Tchétchénie.

Distinction de lʼétat fédéral et de lʼétat unitaire :


C’est une distinction plus difficile à faire dans la mesure ou certains états unitaires, pratiquent
une décentralisation très poussée, exemple type c’est l’Espagne. Le Royaume-Unis est-il tou-
jours un état unitaire, la France est-elle toujours un état unitaire avec les pouvoirs que l’on a
reconnus à la collectivité de Corse ou de Calédonie.
On peut utiliser le critère de l’élaboration de la législation. Dans l’état fédéral chaque été fédé-
ré chaque état fédéré, participe à l’élaboration de la législation fédérale, sur une base égalitaire
avec les autres états fédérés quel que soit leur importance. C’est le cas des USA. Ce processus
d’élaboration de la loi n’existe pas dans l’état unitaire, en effet la loi est voté par le parlement.
Il y a un autre critère qui permet de dire que l’on est en présence d’un état fédéral ou unitaire.
Le critère du picabéralisme, on reconnaît l’état fédéral au picabéralisme : cela veut dire que les
deux chambres sont placés sur un pied d’égalité. Elles ne doivent pas pouvoir agir l’une sur l’au-
tre.

15
Chapitre 2 : la cons-
Définitions :
Garantie constitutionnelle des droits :
Cʼest inscrire dans la constitution
un certains nombre de libertés

titution
publiques. On prévoit un méca-
nisme de sanction. Cʼest vérita-
blement un système de protection
des droits
Constitution au sens formel :
On prévoit un mécanisme de
sanction. Cʼest véritablement un Dans un régime libéral tout état possède une constitu-
système de protection des droits. tion, car il est régit par un système de gouvernement.
Constitution au sens matériel : Pour le régime libéral (qui prône la liberté publique) l'exi-
Si on identifie la constitution gence d’une constitution est une sorte d’impératif. En effet la
dʼaprès son contenu, on doit con- déclaration des droits de l’Homme du 26 août 89 affirme
sidérer comme constitution, lʼen-
semble des règles de droit qui qu’un état n’est pas libéral si il n’a pas de constitution.
sont les plus importantes pour L’article 16 dit que toute société dans laquelle la garantie
lʼétat. des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs dé-
Constitution écrite : terminés, n’a point de constitution.
Cʼest une constitution qui est af- Pour une constitution il faut proclamer un certains nombres
firmée par un texte, lʼécrit consa-
de libertés publiques dont le respect devra être assuré par
cre la loi, il la sacralise.
une garantie constitutionnelle des droits. C’est ins-
Coutume :
crire dans la constitution un certains nombre de libertés
Récuse lʼidée que lʼécrit soit le
garant la pérennité et de lʼeffectivi- publiques, comme le droit de publier, la liberté intellec-
té de la loi. tuelle. On prévoit un mécanisme de sanction. C’est véri-
tablement un système de protection des droits.
Integer imperdiettus
Faucibus sapien risus in risus. In Il faut qu’il y est une séparation des pouvoirs. On va étudier
mattis, libero a hendrerit faucibus. les modalités de créations de la constitution, ses modalités
Justo tortorult de révisions, et la suprématie constitutionnelle.
Sed et dui sed mauris faucibused
atlt leo vel dolor ultricies pellen-
tesque.
Lorem ipsumdolor Section 1 : La notion de constitution
Faucibus sapien risus in risus. In
mattis, libero a hendrerit faucibus. Elle est précisée à partir de l’étude de trois distinctions :
Lorem ipsumdolor 1. On distingue la notion de constitution au sens matériel
Faucibus sapien risus in risus. In de la constitution au sens formel.
mattis, libero a hendrerit faucibus.
2. On distinguera les notions de constitutions écrites, de
Consectetuer adip
notions de constitutions pécuniaires.
Sed et dui sed mauris faucibused
atlt leo vel dolor ultricies. 3. On distinguera les notions de constitutions souples, de
Etiam consequaterat constitutions rigides.
Faucibus sapien risus in risus. In
mattis, libero a hendrerit faucibus.
Aenean egestasurna
Sed et dui sed gravida faucibused P1 : Distinction de la constitution au sens matériel
atlt leo vel dolor ultricies pellen- du sens formel :
tesque.
Pour qualifier le texte fondamental on va prendre en consi-
Massalorem ipsum
dération la qualité de l’organe qui la produit ainsi que la pro-
Faucibus sapien risus in risus. In
mattis, libero a hendrerit faucibus. cédure qui a été utilisée. On prend en compte l’auteur du
texte ainsi que la procédure qu’il a utilisé pour la produire.

16
A l’inverse dans l’hypothèses de la constitution matériel on prend le contenu, les critères et le
caractère du texte. Quel est l’objet qui est traité par ce texte. Contenu de cet objet on peut
vous dire si on en présence d’un texte constitutionnel.

A/ La constitution au sens formel.


C’est un texte qui a une forme originale, qui ne peut être élaborée ou modifiée qu’en ob-
servant certaines procédures particulièrement rigoureuses. Qui sont en tout cas différen-
tes de celles utilisés pour adopter la loi ordinaire. Est une constitution formelle le texte qui
porte le nom de constitution.
Est une constitution formelle, celle du 4 octobre 1958. Pourquoi ? Ces lois sont le produit d’une
procédure très particulière d’élaboration. On remarquera que dans le cadre de la constitution
formel les procédés complexes d’élaboration et de révisions, ont pour unique objet de rendre la
constitution durable.
On peut tout faire n’importe quelle type de régime.

B/ La constitution au sens matériel :


Du point de vue matériel, si on identifie la constitution d’après son contenu, on doit
considérer comme constitution, l’ensemble des règles de droit qui sont les plus impor-
tantes pour l’état.
Sont visés les règles qui ont pour objet l’organisation le fonctionnement du pouvoir
publique, ainsi que les règles qui posent la forme de l’état et son gouvernement.
Cette définition pose à l’évidence un problème de frontière comment identifier celle qui sont
plus ou moins essentielles, à l’organisation de l’état.
Exemple on peut citer les procédés de désignation des parlementaires. Est-ce que la désigna-
tion des parlementaires, est-ce que ces règles la sont essentielles à l’état? Au cours de l’histoire
la réponse a varié. Ainsi la première constitution Française, qui est celle de 1704 a fait de la dé-
signation des représentants, une matière constitutionnelle, elle prévoyait qui pourrait être élec-
teur et qui pourrait être élu.

C/ Les observations critiques sur la distinction


Les notions de constitutions matérielles et formelles ne coïncident pas nécessairement,
ainsi du point de vu matériel tout pays a une constitution, même s’il n’en a pas du
point de vue formelle.
Exemple type : L'Angleterre, il n’y a pas de texte écrit, il y a une constitution, il y a des règles
coutumières qui déterminent la manière dont on doit gouverner, la manière dont sont désignés
les gouvernements.
Le souverain britannique va désigner comme premier ministre le leader du parti politique qui a
gagner les élections législatives. Pour être élu premier ministre en Angleterre, il faudra néces-
saire être élu député. C’est une règle démocratique. Il faut au moins une fois avoir été choisit
par le peuple.
Le texte constitutionnel si on envisage l’approche formel, ne s’identifie pas à la longueur de sa
composition, cela veut dire qu’on peut qualifier de constitution au sens formel des textes très
longs ou des textes très cours. 1791 texte long. Les senatus consult de 1802/1804 sont des tex-
tes rédigés à l’initiative de Napoléon premier.

17
Autres observations :
Les règles constitutionnelles au sens matériel, donc les règles qui organisent l’organisation des
pouvoirs publiques ne se trouvent pas nécessairement incluses dans la constitution au
sens formel. Ainsi ne sont pas introduites dans la constitution, les lois ordinaires les lois or-
ganiques, des décrets qui pour autant intéressent directement les pouvoirs publiques.
Par exemple le fonctionnement du conseil constitutionnel. Les règles relatives à l’a haute
coure qui juge le chef de l’état. Ces règles ne sont pas détaillés par la constitutions, elles
sont prévues par des textes spécifiques non intégrés dans la constitution au sens
formel.
On peut même soutenir en faisait les impulsions historiques que des mécanismes essentiels au
fonctionnement de l’état, se trouvent en dehors de la constitution au sens formel. Insti-
tution de la présidence du conseil des ministres sous la troisième république. Le président du
conseil est une institution qui est née de la coutume, de la pratique. Jusqu'à 1940 il n’avait pas
d'existence constitutionnelle seulement coutumière.
Le chef de l’état peut révoquer son premier ministre, cette règle est nullement inscrite,
mais qui est coutumièrement acquise.
Il existe des règles de droit qui peuvent avoir la forme constitutionnelle sans être maté-
riellement constitutionnelle. Cela veut dire que l’on va trouver dans la constitution des
notions qui n’ont rien avoir avec la constitution. Des règles qui n’ont rien avoir avec l’or-
ganisation des pouvoirs publiques. Dans la constitution helvétique on trouvait des lois prohi-
bant la consommation d'absinthe. Pourquoi? Pour montrer l’attachement de l’état à une politi-
que de l’état et aussi pour inspirer confiance au citoyen. exemple en 1926 on inscrit dans des
disposition conditionnelles la caisse autonome d’amortissement, alors que le Franc était au plus
bas, et la dette publique était considérable, les épargnants français n’avaient plus confiance
dans la parole de l’état, pour régler ce problème on a appeler Raymond Poincarré aux affaires,
et a opéré une révision constitutionnelle, l’Etat allait rembourser ses emprunts.

P2 : La distinction entre constitution écrite et coutumière


Qu’est ce qu’une constitution écrite? C’est une constitution qui est affirmée par un texte,
l’écrit consacre la loi, il la sacralise. La coutume récuse l’idée que l’écrit soit le garant
la pérennité et de l’effectivité de la loi. Les anglais pensent que la norme pour être accepté
doit être le produit de l’usage. Quels sont les deux éléments de la coutume :
• Il y a un élément matériel, c’est la répétition d’un acte, d’un principe.
• Il y a un élément psychologique : tout le monde pense qu’elle est obligatoire, car lorsque
l’on applique on considère que l’on applique la loi, on considère qu’on l’appliquant on se con-
forme à la loi.
Exemple : Le monarque Anglais ne gouverne plus. Le premier ministre rédige le discours du
trône. Les anglais les appellent les convention à la constitution.
En France, le chef de l’état peut refuser de signer des ordonnances, le chef de l’état peut ne pas
accepter la convocation en session extra-ordinaire du gouvernement.

18
Définitions : A/ Les notions
Constitution souple : Il est constaté qu’a l’heure actuelle la plupart des cons-
Elle peut être réviser par les mê- titutions se trouvent sous forme écrites. On veut que
mes organes et par les mêmes ces textes face référence. Toutefois il existe des systèmes po-
procédures que celles utiliser pour litiques qui n’ont pas écrit leurs principes. exemple : France
le de vote des lois ordinaires. Une
constitution souple peut être modi- de l’ancien régime, Angleterre.
fier par une loi. Le système coutumier : Par exemple en GB pour le parle-
Constitution rigide : ment act du 18 août 1911 ça enlevait toute compétence à la
1. La révision doit sʼeffectuer par chambre des lords.
des organes spécifiques dis-
tincts de ceux qui président la
loi ordinaire.
2. Lorsque la révision s'effectue B/ Observations critiques :
par des procédés plus com-
plexes que celles utilisés pour Les constitutions coutumières ont précédés les cons-
le vote de lois ordinaires. titutions écrites. exemple : USA GB. La constitution cou-
tumière est souple, elle peut ne pas lier le souverain. La
Intérêt de faire la distinction ?
Cela permet dʼétablir la hiérarchie précision de la constitution écrite limite les pouvoirs
des normes et dʼexpliquer lʼab- (constitution de 1791 qui encense le pouvoir monarque).
sence ou lʼexistence de contrôle Toute les constitutions écrites ont eu pour objet de limi-
de constitutionnalité des lois. ter le pouvoir du souverain. (Charte de 1814) Le choix en-
Le pouvoir constituant : tre les deux, intention des gouvernement et prendre en con-
Cʼest le pouvoir dʼétablir la consti- sidération la conception d’un droit que l’ont se fait dans cha-
tution, cʼest le plus grand des pou- que pays. Ainsi dans le système continental, la constitution
voirs qui existe dans lʼEtat est rigide par ce que le constituant lui a donner une su-
Pouvoir constituant originaire périorité à la loi. On l’écrit par ce que l’ont doit la connaî-
Cʼest le pouvoir qui se manifeste tre. (ne peut être réviser que par une révision constitution-
lorsquʼil faut établir de nouvelles
nel). droit l’inverse les systèmes de la choisissent la constitu-
institution soit quʼil sʼagisse de
donner à un nouvel Etat un cadre tion coutumière, car on considère que la loi doit devenir le
institutionnel. plus haut. Le droit sert de la base. Par exemple en 58, la cou-
Pouvoir constituant institué :
tume a fixer de nombreuses règles. Par exemple le chef de
Cʼest lʼorgane expressément dési- l’état peut révoquer son 1 ministre., possibilité par le chef de
gné dans une constitution pour l’état de divorcer. Le fait pour le chef de l’état de reuser de
réviser une constitution selon des signer des ordonnances.
procédures préalablement établies
par le pouvoir constituant origi- Le choix entre constitution coutumière et constitution
naire. écrite s’explique aussi par la force qu’on a tenté d’attribuer a
Constitution octroyée : ses règles. Les constituons écrites vont s’imposer dans le
Dans cette hypothèse le procédé temps. La coutume a du s’adapter sans cesse. Si il est vrai
exclue totalement le peuple. Cʼest que les constituions écrites sont textes de lois qui ont une
un mode autocratique dʼétablis- pérennité de fait, il est faux de prétendre qu’elle est éter-
sement des constitutions par déci- nelle. Avec RV on ne peut pas être le premier ministre, si on
sion unilatérale du souverain, qui
n’est pas élue à la chambre des communes
consent à réglementer lʼexercice
de son pouvoir.

19
P3 : Distinction entre constitution souple et constitution rigide.
A/ Les définitions :
a) la constitution souple :
Elle peut être réviser par les mêmes organes et par les mêmes procédures que celles utili-
ser pour le de vote des lois ordinaires. Une constitution souple peut être modifier par
une loi. exemple : chartes de 1814 et 1830 en France. qui était des constitutions écrites mais qui
étaient souples car elles pouvaient être modifiée par une loi ordinaire.
Autre exemple : les constituions coutumières peuvent être modifier par dune coutume con-
traire. Sous la 5ème République on dit que le 1 ministre peut être révoquer par le chef de l’était
on dit qu’il suborné au chef de l’état.

b) la constitution rigide :
Ont dit qu’une constitution est rigide lorsque deux caractères sont présent :
1. La révision doit s’effectuer par des organes spécifiques distincts de ceux qui prési-
dent la loi ordinaire.
2. Lorsque la révision s'effectue par des procédés plus complexes que celles utilisés pour
le vote de lois ordinaires.
Notre constitution est rigide pour deux raisons : Les organes interviennent pour la
réviser ne sont pas de ceux qui font la loi la constitution a une valeur supérieure à celle des
lois, et les processus pour la réviser sont complexes.
Lorsque la révision de la constitution s’effectue par des processus plus complexes que celles uti-
lisée pour des lois ordinaires, ce sont des constitutions rigides.
Pour réviser la constitution d’un pays il faut respecter une procédure qui est en France, celle de
la voie parlementaire.

B/ Lʼintérêt de la distinction
Quelle est l'intérêt de distinguer une constitution souple d’une constitution rigide?
• Le premier intérêt cela permet d’expliquer la place de la constitution dans la hiérar-
chie des normes. Ainsi en présence d’une constitution rigide la loi ordinaire sera sub-
ordonnée à la constitution. Elle devra par conséquent respecter les principes de la consti-
tution. A l’inverse en présence d’un constitution souple la constitution se trouve au
même niveau que la loi ordinaire.
• Deuxième intérêt de cette distinction : elle permet d’expliquer l’existence ou l’absence
de contrôle de constitutionnalité des lois. Ainsi en présence d’une constitution rigide la
constitution organise un contrôle de la constitutionnalité des loi, ou une vérification de la
conformité des lois à la constitution. Le système est logique, si on considère que la constitu-
tion est supérieure, et que la lois lui sont subordonnées. Le contrôle de conformité même en
présence d’une constitution rigide ne va pas de soi, car ça serait limiter le pouvoir du parle-
ment.
A l’inverse en présence d’une constitution souple il n’y a pas de contrôle de constitutionnalité
car la loi est au même niveau que la constitution.

20
Section 2 : Elaboration de la constitution au sens formel

Si on la considère au sens formel du terme, on constatera que cette constitution est élaboré par
un pouvoir spécial, c’est le pouvoir constituant, c’est le pouvoir d’établir la constitution,
c’est le plus grand des pouvoirs qui existe dans l’Etat. Il est en effet souverain et incon-
ditionné. En principe rien ne s’impose à lui il peut tout faire.
La doctrine a étudié le pouvoir constituant. Et de cette étude elles ont distingués deux types de
pouvoir constituant originaire, et le pouvoir constituant institué (créer par la constitu-
tion) ou dérivé.
Le pouvoir constituant originaire : C’est le pouvoir qui se manifeste lorsqu’il faut éta-
blir de nouvelles institution soit qu’il s’agisse de donner à un nouvel Etat un cadre ins-
titutionnel. Par exemple des pays qui accèdent à l’indépendance. Soit qu’il s’agisse de donner a
un été ancien de nouvelles institutions. Il appartient au souverain qui est le titulaire de la sou-
veraineté. Mais il peut déléguer ce droit à des représentants qui vont l’exercer au nom du peu-
ple. Dans le cadre de l’article 58 le chef de l’état peut faire réviser la constitution soit par un
référendum, soit par le congrès. Il pose un problème de légitimité en cas de création d’un nou-
vel état, il se pose la question de savoir qui aura la compétence pour établir la nouvelle consti-
tution, ce sera la raison du plus fort qui l’emportera.
Le pouvoir constituant institué est l’organe expressément désigné dans une constitu-
tion pour réviser une constitution selon des procédures préalablement établies par le
pouvoir constituant originaire.

P1 : Lʼétablissement de la constitution par le pouvoir constituant originaire


Si l’on considère l’histoire Française plusieurs procédés se sont succédés, on peut les clas-
ser en tenant compte de la participation du peuple ou de son absence à l’élaboration de la cons-
titution.
Si on considère le cas Français, on a d’abord utilisé des procédés autoritaires, semi-autori-
taires et démocratiques.

A/ les procédés autoritaires :


Ces techniques excluent, rendent passives l’intervention du peuples. Il y a l’octroi et le
pacte.
a)La constitution octroyée :
Dans cette hypothèse le procédé exclue totalement le peuple. C’est un mode autocratique
d’établissement des constitutions par décision unilatérale du souverain, qui consent à
réglementer l’exercice de son pouvoir.
Si ce procédé d’établissement de la constitution est autoritaire il n'empêche qu’il y a ici perte
du pouvoir du souverain au profit du peuple. Car la constitution va limiter le pouvoir du mo-
narque en effet lorsqu’il gouvernera il devra conformer son action aux principes consti-
tutionnels. L’octroie est irrévocable. Le pouvoir absolue abandonnée l’est pour tou-
jours il ne peut jamais être repris. On peut citer la charte constitutionnel du 4 juin 1914, c’est
une constitution octroyé par Louis 18 a son retour d’exil.

21
Définitions : b) le pacte
Le pacte : C’est un procédé moins autoritaire dans la mesure ou le
Cʼest un procédé moins autoritaire peuple participe à l’élaboration de la constitution, par
dans la mesure ou le peuple parti- l’entremise de ses représentants.
cipe à lʼélaboration de la constitu-
tion par lʼentremise de ses repré- C’est une procédé monarchique d’établissement de la
sentants. constitution. Par un accord entre une assemblée qui la
Procédés semi-démocratiques : propose et le roi qui l’accepte. En somme c’est un contrat,
Il autorise préalablement ou se entre le peuple et le souverain. En réalité ce contrat est le
contente de ratifier un texte que fruit d’un compromis. exemple : charte de 1830 de Tiers. ce
rédigera ou quʼa rédiger un organe qui enlève au pacte son caractère démocratique c’est qu’il n’y
qui ne lʼa pas élu.
a pas eu de ratification populaire.
Plébiscite :
Procédure de référendum ou les
électeurs sont moins appelés à se
prononcer sur un texte quʼa témoi- B/ Les procédés semi-démocratiques.
gner leur confiance à lʼHomme On peut utiliser de nombreuses techniques, mais le peuple
dʼEtat qui leur le soumet.
est passif, comprend-il les enjeux?
Procédé démocratique :
Dans cette hypothèse le peuple En effet il autorise préalablement ou se contente de rati-
intervient plus ou moins active- fier un texte, que rédigera ou qu’a rédiger un organe qui
ment dans lʼélaboration de la ne la pas élu.
constitution.
Assemblée constituante souveraine : a)Lʼappel au peuple par un homme charis-
Dans cette hypothèse le peuple matique
intervient plus ou moins active-
ment dans lʼélaboration de la C’est le système Napoléonien, ainsi Napoléon Bonaparte a
constitution. Elle va élaborer li- utilise ce procédé pour mettre en place la constitution de l’an
brement une constitution donc elle 8, après le coup d’état du 18 brumaire. Cette constitution a
détient la maîtrise des travaux été profondément modifier par Napoléon avant d’être sou-
constitutionnels mise a ratification populaire. On peut citer également l’appel
Assemblée constituante non souve- au peuple qui a servit à Napoléon Premier qui a servit au
raine : premier consul pour modifier le consulat en empire. Plébis-
Lʼassemblée constituante va par-
cite : Procédure de référendum ou les électeurs sont
tager son pouvoir avec dʼautres
organes. moins appelés a se prononcer sur un texte qu’a témoi-
gner leur confiance à l’homme d’Etat qui le leur soumet.
Clause de révision :
La clause de révision cʼest lʼarticle
de la constitution qui prévoit la
procédure de révision de la consti- b)La procédure utilisée en juillet 1940 :
tution.
Quelques jours après la défaite, l’assemblée nationale qui
Condition de révision de forme :
était l’organe habilité à réviser la constitution de 1875, réunie
ceux qui prennent lʼinitiative de la
modifier, devra respecter des pro- a Vichy à accorder tout le pouvoir constituant au Maréchal
cédures substantielles prévient a Pétain. Cette constitution devait simplement garantir les
cette effet, sous peine de voir la droits du travail de la famille et de la patrie. Et elle devait
procédure, nul. être ratifié par la nation et appliquer par les assemblés qu’elle
Condition de révision de temps : devait créer. Le texte final n’a jamais été promulgué ni ratifié
ont pour objet de permettre lʼenra- par la nation.
cinement dʼun régime nouveau on
veut éviter la transformation subite
dʼun régime constitutionnel
c)La constitution de 1958
Elle a conféré au gouvernement du général de Gaule investit
le premier Juin 58 la mission d’établir un projet de

22
constitution qui devait par la suite être soumis au référendum. Ce processus a été critiqué car
pour établir les nouvelles institutions on n’a pas véritablement utilisé un processus clas-
sique, mais on a utilisé la révision de la constitution. Il y avait un détournement de procédure.
Avec cette loi du 3 Juin 58 le pouvoir constituant passait de l’assemblée nationale au gouverne-
ment. Et le gouvernement constituant devait respecter certains principes.
Pour établir la constitution de 1958 le gouvernement a du recueillir l’avis d’un comité consulta-
tif. Ensuite le projet de constitution arrêté en conseil des ministres devait être soumis en réfé-
rendum après avis du conseil d’état.

C/ Les procédés démocratiques :


Dans cette hypothèse le peuple intervient plus ou moins activement dans l’élaboration
de la constitution.
a)Le recours à une assemblée constituante souveraine.
Ici le peuple se borne a élire une assemblée constituante dont la mission est de rédiger
une constitution pour le pays. Cette assemblée constituante est souveraine. Cela veut
dire qu’elle va élaborer librement une constitution donc elle détient la maîtrise des tra-
vaux constitutionnels. Elle est souveraine aussi car cette assemblée constituante à le mo-
nopole de l'approbation du texte. Cela signifie qu’une fois les travaux d’élaborations ont été
effectués un vote de cette assemblée va conférer au texte valeur obligatoire. Et cela sans ratifi-
cation du peuple.
Syst§me utilisé en France, en 1791, 1848, 1871. L’assemblée constituante dans ce dernier cas a
mis 4 ans pour rédiger le texte.

b) lʼassemblée constituante non souveraine.


L’assemblée constituante va partager son pouvoir avec d’autres organes. Le rôle de l’as-
semblée est restreint son rôle est essentiellement technique elle va se borner, a créer un projet
de constitution, qui sera soumis ensuite a approbation populaire, par le biais du
moyen des référendums constituants. C’est le procédé le plus démocratique. Il a été utili-
sé en France pour faire approuver la constitution de 1793, et celle de l’an 3. L’exemple le plus
intéressant est celle de 1946. Ainsi le premier projet de constitution rédigée par l’assemblée
constituante. A été repoussé le 19 avril 1946.

P2 : la révision de la constitutionnel au sens formel.


Une constitution a vocation à la pérennité ne serait-ce que pour établir la hiérarchie
des normes. Toutefois cette préemption a la durée présente des inconvénients. En effet une
constitution qui est une oeuvre humaine d’un temps donnée ne peut en principe tout régir.
En conséquence il faut prévoir une procédure d’amendement de l’oeuvre constitu-
tionnel originel.
Il est peut démocratique de voir régir a perpétuité un pays par une même une consti-
tution. Le réalisme constitutionnel impose, de pouvoir changer, faire évoluer la constitution.
Et ce principe est proclamé par la déclaration des droits du 24 juin 1993, article 28 “Un peuple a
toujours le droit de revoir de réformer et de changer sa constitution, une génération ne peut
assujettir a ses loi les générations futurs.”
Le meilleur gage de pérennité d’une constitution c’est de prévoir sa réformation. Les cons-
titutions au sens formel du terme prévoient un mécanisme d’améliorer les textes, d’amender le
texte constitutionnel, cela est de nature a prévenir la disparition de la constitution par une

23
révolution.

A/ Les caractères du pouvoir constituants dérivés.


a) Un pouvoir pré-établi
En effet dans les régimes libéraux les fondateurs de la constitution admettent que leur
oeuvre devra être modifiée. Ils manifestent leur volonté en insérant dans la constitution
une clause de révision. Et c’est la pratique depuis 1891. La clause de révision c’est l’arti-
cle de la constitution qui prévoit la procédure de révision de la constitution. Si on prend
le cas de 1958 la clause pertinent était la clause 89

b) Le pouvoir constituant conditionnel :


Le pouvoir constituant est limité, le pouvoir de réviser la constitution, le pouvoir constituant
dérivé ne peut faire n’importe quoi.
L’usage du pouvoir de révision est soumis a des conditions.
Les conditions de formes : ceux qui prennent l’initiative de la modifier, devra respec-
ter des procédures substantielles prévient a cette effet, sous peine de voir la procédure,
nul. Si le président veut réviser la constitution de 58 il devra utiliser les procédures de l’article
89.
Les constitutions éditent aussi des conditions de temps. Ainsi ces conditions temporels ont
deux objets. Elles ont pour objet de permettre l’enracinement d’un régime nouveau on
veut éviter la transformation subite d’un régime constitutionnel qui a du mal à s’implan-
ter, qu’une simple révision pourrait emporter. exemple : la constitution des USA. Il y a des li-
mites qui prohibent la révision de la constitution en cas de crise. On a tiré les leçon de cette
révision de la constitution de juin 40. Aujourd’hui on interdit les révisions constitutionnels
lorsque le pays est occupé. La 5eme république interdit de réviser les constitutions lorsque
s’appliquent les pouvoirs constitutionnels. Par ce que justement l’article 16 a pour objet de
maintenir. Le président intérimaire ne peut pas réviser la constitution.
Les constitutions éditent aussi des limites de fonds. Il y a des constituions qui éditent des
limites de fonds. Par conséquent l’objet de la révision n’est pas libre. Par ce que certains
principes sont proclamées intangibles. Et donc sont immuables. On peut contester leur
force juridique. Ces prohibitions ne sont pas contraignantes spécialement à l’égard des gouver-
nements de rupture. Le constituant Français se doit de par nos traditions de respecter comme
principe le régime parlementaire. La révision de la constitution de 62 ne respecte par la notion
de régime parlementaire, car l’élection du chef de l’état su suffrage universel direct, est incom-
patible avec le régime parlementaire. Les principes de la déclaration des droits de l’homme et
du citoyen ne peuvent pas faire l’objet d’une révision constitutionnelle.
Quelle est la force juridique de ces prohibitions? Elle ne sont pas si fortes, car elles ne s’impo-
sent pas aux gouvernement de rupture. Ainsi le gouvernement de Vichy n’a pas eu de grandes
difficultés, la loi du 18 juillet 1940 a permis au Maréchal Pétain d’établir l”état français”. Cela
a-t-il toujours du sens de changer l’objet de la révision. Ces limites ne sont que des limites de
papier, par une simple révision de la constitution on peut tout changer, exemple 62 le général
de Gaule modifie le mode de scrutin lors de l’élection présidentiel.

24
Définitions : c) Une procédure dʼélaboration complexe,
Procédure dʼélaboration complexe : différente de celle du vote de la loi ordinaire.
La révision de la constitution est Dans les états libéraux, la révision de la constitution est
effectué en respectant une procé-
effectué en respectant une procédure, plus complexe que
dure, plus complexe que celle uti-
lisée pour voter la loi ordinaire. celle utilisée pour voter la loi ordinaire.
Bicaméralisme inégalitaire : Par exemple : la procédure de révision de la constitution en
Supériorité du sénat sur lʼassem- 58 est prévu à l’article 89 de notre constitution. Or si on le lit
blée nationale. on s'aperçoit que la procédure de révision est totalement dif-
Mutabilité partielle : férente que celle mis en vigueur pour la loi ordinaire. La pro-
On a dit que la loi fondamentale cédure de vote de la loi ordinaire est marqué par le Bicamé-
nʼest pas intangible on peut la ré- ralisme inégalitaire, il une supériorité du sénat sur l’as-
viser, mais par une procédure par-
semblée nationale, or en matière de révision de la constitu-
ticulière
tion ce ne sont pas les règles qui s’imposent. On rétablit
L'initiative :
l’équilibre entre le sénat et l’assemblée nationale. En 58 le
Il sʼagit de déterminer qui décide
de la révision. sénat était une chambre d’opposition et avait un droit
de veto.
Bicaméralisme unitaire :
Les deux chambres ont le même Toujours sur l’article 89 en principe la loi est simplement
pouvoir. voté dans le cadre de la procédure ordinaire, il n’y a pas
Conseil de la république en 1946 : de réunion en congrès des sénateurs. En présence d’un projet
Cʼétait alors la chambre haute, de révision de la constitution, le chef de l’Etat la possibilité
une sorte de sénat dégénéré, elle de le faire adopté soit par le biais du congrès soit par le
nʼavait pas le pouvoir de voter la lo biais du référendum. L’UMP n’a pas la majorité des 3/5 au
Projet de révision constitutionnel : congrès.
Lorsque l'exécutif à l'initiative de
proposer une révision de la consti-
tution.
Proposition de révision constitution- B/ Les procédures françaises de révision de la
nelle :
Lorsque ce sont les députés qui constitution.
usent de leur droit à lʼinitiative. a)La révision de la constitution de 1791 :
Approbation parlementaire : C’est la première constitution formelle et écrite de la
Le projet ou la proposition de révi- France, c’est elle qui a posé les bases en matière de révision
sion déposé sur le bureau de lʼas-
de la constitution. On a posé 3 principes :
semblée nationale ou de Sénat
doit au terme de lʼarticle 89 alinéa 1. Mutabilité partielle de la constitution par une procé-
2 être voté par les deux assem- dure de révision. On a dit que la loi fondamentale
blées en termes identiques
n’est pas intangible on peut la réviser, mais par une
Ratification (58) : procédure particulière.
Deux façons, selon quʼil sʼagit
dʼune proposition de révision ou 2. Le constituant a décidé de confié le pouvoir de révision
dʼun projet de révision. aux pouvoirs institués. Et spécialement à l’assemblée.
Sʼagissant dʼune procédure de droit 3. La révision devait se faire selon des formes substan-
commun :
Référendum. tielles, plus complexes, que celles en vigueur pour
le vote de la loi ordinaire.
Sʼagissant dʼune procédure dʼexcep-
tion :
Députés réunis en congrès.

25
b)La procédure de révision des lois constitutionnelles de 1875.
Sous la troisième république il n’y avait de constitution classique. Il y avait trois lois cons-
titutionnelles, de 1875. La procédure de révision de ces lois constitutionnelles, étaient prévu par
l’article 8 de la loi du 25 février 1875 relative à l’organisation des pouvoirs publics.
Comment était révisé la constitution, deux phases :
• L’initiative, qui décide de la révision. Cet article prévoit que les chambres (députés et le
sénat) avaient le droit pas délibération de déclarer qu’il y avait lieu de réviser la constitution.
Les chambres pouvaient le décider soit spontanément soit sur la demande du président de la
république. Le processus initiatif était dominé par le bicaméralisme unitaire les deux
chambres avaient le même pouvoir de révision de la constitution. C’était pour protéger
le sénat contre une demande de révision directement dirigée contre lui, destinée à abaisse le
pouvoir ou le statut de ses membres.
• L’adoption les deux chambres se réunissaient en assemblée nationale, pour procéder à la ré-
vision. Et l’assemblée nationale chargée d’opérer la révision constitutionnelle écartaient sur
trois points les règles gouvernants le fonctionnement des chambres. L’assemblée nationale
n’élisait pas son bureau, et la constitution lui imposait le bureau du sénat.
Lorsque l’assemblée nationale adoptait la révision elle ne siégeait pas à Paris mais à Ver-
sailles.
L’article 8 prévoyait que les délibérations portant les révisions constitutionnelles
devaient êtres prises à la majorité absolue des membres.
Le peuple est totalement écarté de la procédure de révision de la constitution. La révision
c’est l’affaire des parlementaires. La 3 république s’est constitué contre l’empire donc pour
limiter l'exécutif on a créer un régime parlementaire.

c) la procédure de révision dans le cadre de la constitution de 1946 :


C’est une procédure complexe, elle a été fixée par l’article 90 de cette constitution. Quelles
sont les grandes données ?
C’était l’assemblée nationale qui en 1946 avait le monopole de la révision constitu-
tionnelle. C’était la chambre basse du parlement qui représentait le peuple. C’est elle qui
avait le monopole de l’initiative en matière de révision. Elle avait également le monopole
de l’élaboration de la proposition de lois, portant révision de la constitution. C’est
vrai toutefois que l’article 90 prévoyait des hypothèses ou l’assemblée nationale était obligée de
partager son pouvoir. Par exemple cette procédure prévoyait le recours au référendum pour
trancher un conflit constitutionnel, s’élevant entre l’assemblée nationale et le conseil de la
république, qui était alors la chambre haute, une sorte de sénat dégénéré, elle n’avait
pas le pouvoir de voter la loi. Si on lit bien l’article 90 de la constitution on ne dit rien du
gouvernement, on parle simplement du chef de l’état, et lui accorde un rôle notarial, c’est lui
qui promulgue la loi constitutionnelles. Malgré cela on a reconnu au gouvernement un
pouvoir d’initiative en matière de révision de la constitution. Cette reconnaissance a
été le fait du conseil d’état qui a donnée un avis sur 6 février 1953.

d) la révision de la constitution en 1958.


Il y a dans notre constitution une close prévoyant la révision de la constitution,
cette procédure est prévu à l’article 89 de la constitution or, on s'aperçoit que en prati-
que, les révisions les plus essentielles, se sont opérés sur l’article 11.
1)La procédure normale de révision (article 89).

26
On va étudier la procédure en distinguant trois étapes :
1. L’article 89 dit : que l’initiative que la révision de la constitution appartient concurremment au
président de la république, sur proposition du parlement. Le partage du pouvoir constituant, du
droit d'initiative est équitablement réalisée. Entre pouvoir législatif et exécutif. L'exécutif
va réaliser son pouvoir d’initiative en proposant un projet de révision constitutionnel-
les. A l’inverse les parlementaires vont user de leur droits d’initiative proposition
de révision constitutionnelles.
Le pouvoir de révision se partage aussi équitablement entre l'exécutif et le légis-
latif ainsi se considère l’initiative des parlementaires, on remarquera que les parlementaires
qu’ils soient sénateurs ou députés on le pouvoir d’initiative en matière de révision constitu-
tion. Bicaméralisme unitaire. Pour réviser la constitution on admet l’initiative indi-
viduelle. Un député ou un sénateur peuvent proposer la révision on exige pas non
plus de proposition collectives.
Sans doute on dit que l’initiative en matière de proposition de révisions est réelle, mais dans
les faits ce n’est pas vrai. Dans la procédure on va ici faire application de la procédure clas-
sique. Comme en matière de loi ordinaire les propositions de révision de la constitu-
tion sont certes déposés sur les bureaux de l’assemblée mais c’est le premier mi-
nistre qui a la maîtrise de l’ordre du jour de l’assemblée. Le Premier Ministre peut
ne pas inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée la proposition de loi constitution-
nelle, et anéantit ainsi la proposition des parlementaires.
Pour que la révision soit retenue il faut qu’elle soit reprise par l'exécutif.

Le partage de la révision constitutionnelle au sein du gouvernement. A priori il y a par-


tage du pouvoir puisque le chef de l’état et le premier ministre collabore à la ré-
vision constitutionnelles, mais il faut faire des nuances, ce pouvoir d’initiative de la révi-
sion constitutionnelles n’est pas un pouvoir qui appartient au propre du chef de
l’état, c’est en effet un pouvoir qui appartient au premier ministre. En effet l’initia-
tive du chef de l’état est conditionné a un projet de révision constitutionnel émanant du
premier ministre. C’est une prérogative du premier ministre, le chef de l’état ne peut inter-
venir que si une proposition émane du premier ministre.
1 remarque : lorsqu’il y a présidentialisation du régime cette lecture des textes ne vaut pas,
en effet c’est le chef de l’état qui décide. Et le droit d’initiative du premier ministre n’est
qu’une condition de forme. Ce fut la pratique du général de Gaulle, ou de François Mitter-
rant, le 12 juillet 1984 lorsqu’il a voulu modifié le champs d’application de l’article 11 et qu’il
a voulu procédé à une révision de la constitution, a initier une révision, sans que le premier
ministre ait été consulté. Le 14 juillet 1989 le chef de l’état a indiqué qu’il allait faire réviser
la constitution.
2 remarque : Lorsqu’il y a cohabitation chacun des protagonistes revendiquent ses
pouvoirs l’article 22 qui dit que c’est le gouvernement qui décide l’orientation po-
litique de la France, car il faut qu’il gouverne.
2. L’approbation parlementaire, le projet ou la proposition de révision déposé sur le
bureau de l’assemblée nationale ou de Sénat doit au terme de l’article 89 alinéa 2
être voté par les deux assemblées en termes identiques, voilà la seconde phase de la révi-
sion de la constitution. On confère ici aux assemblées le pouvoir d'empêcher la ré-
vision de la constitution car une assemblée peut empêcher une autre de réviser
la constitution. Elle ne votent pas en terme identique ou refusent de voter.
Le constituant a conféré au sénat le pouvoir d'empêcher au sénat la révision de la constitu-
tion, car le sénat sous la 3 république a souvent été une chambre d’opposition.
3. La ratification sur ce point la constitution de 58 prévoit deux hypothèses de la ratifica-
tion, lesquelles dépendant de l’origine du texte, tout dépend si on est en présence d’un pro-
jet de révision ou d’un proposition de révision.

27
Définitions : En réalité il y a une procédure de droit commun (référen-
dum constituant, article 92-2 la révision est définitive
Pouvoir discrétionnaire du chef de après avoir été approuvé par référendum) et d’excep-
lʼétat :
Ici de choisir entre le congrès et le tion (congrès). Il faut savoir, lorsque les parlementaires sont
référendum pour faire adopter une à l’origine de la révision, elle sera toujours approuvée par ré-
révision de la constitution. férendum. Le choix du chef de l’état entre le référen-
Article 11 : dum et le congrès ne se pose que pour le projet de ré-
Peut être utilisé pour réviser la vision. A côté de cette procédure subsiste une procédure
constitution car il prévoit lʼutilisa- exceptionnelle, l’adoption du projet de révision par le con-
tion du référendum constituant grès, seul les projets pourront êtres adoptés en cette voie. Le
* Argument coutumier : chef de l’état dispose d’un pouvoir discrétionnaire, celui
il considérait que lʼutilisation de de choisir entre le congrès et le référendum. Ici s’il y a
lʼarticle 11 nʼétait pas contraire à la pouvoir discrétionnaire de choisir, il n’y a pas pouvoir propre.
constitution en raison de lʼappari- Ce choix doit être mis en oeuvre au plan formel par un dé-
tion dʼune coutume constitution-
nelle qui aurait modifié la constitu- cret qui devra être signé par le premier ministre.
tion de 1958. Une question se pose a quel moment le chef de l’état va faire
Double ratification : son choix entre la voix du congrès et le référendum, c’est le
Les Français ont adopté le projet chef de l’état qui décide, les textes ne disent rien. Si le chef
de révision de la constitution et le de l’état se lit trop tôt il peut encourir à l’échec. Une
gouvernement du général De
fois que le texte a été voté en terme identique par les deux
Gaulle a en 1962 ont remporté les
élections législatives qui ont fait chambres aucun délai n’est imposé au chef de l’état pour im-
suite à la dissolution de la cham- poser un référendum ou un congrès. On a même dit que
bre l’interruption de la procédure de révision ne rendait
Interprétation du texte : pas caduque le texte voté par les deux chambres. Pro-
La constitution de 1958 prévoit un position = Référendum. Projet = Chef de l’état qui choisit.
titre (titre 16) consacré à la révi-
sion de la constitution qui com- 1/La révision de la constitution par la procédure controversée
porte un seul article. de l’article 11. 2/La révision par la procédure de droit com-
mun.
Interprétation déformante :
On peut aboutir à une modification
de fait de la constitution.
Lorem ipsumdolor 2/La révision de la constitution par la procédure
Faucibus sapien risus in risus. In controversée de lʼarticle 11.
mattis, libero a hendrerit faucibus.
L’article 11 peut être utilisé pour réviser la constitution
car il prévoit l’utilisation du référendum constituant.
Pourquoi est ce qu’on a utilisé l’article 11 à la place du 89 ?
Pour échapper au droit de veto du Sénat.
Le chef de l’Etat rédige lui-même la question pour l’initia-
tive du référendum, il choisit le moment du référendum.
Quelle est la validité de la procédure ? Elle a été contes-
tée par l’ensemble de la doctrine car elle était inconstitu-
tionnelle. Cela étant, cette vision n’a pas été unanime no-
tamment le professeur Lampue a combattu cette thèse.

28
Pour certain elle était maligne car l’article 11 prévoit l’hypothèse du référendum cons-
tituant, la ratification par le peuple du projet de révision qui lui est soumis purgerait la procé-
dure de tout vice d’inconstitutionnalité au motif que la souveraineté du peuple serait au dessus
de la constitution.
Argument coutumier développé par le doyen Vedel en 1968 : il considérait que l’utilisa-
tion de l’article 11 n’était pas contraire à la constitution en raison de l’apparition d’une
coutume constitutionnelle qui aurait modifié la constitution de 1958 spécialement les ar-
ticles 11 et 89. Cette coutume constitutionnelle résulterait de l’approbation populaire de 1962
réalisée aux moyens de l’article 11 et de la double ratification ultérieure par le peuple.
Double ratification : les français ont adopté le projet de révision de la constitution et le
gouvernement du général De Gaulle a en 1962 ont remporté les élections législatives qui
ont fait suite à la dissolution de la chambre. On peut en déduire que le peuple français a
doublement approuvé le choix de De Gaulle et cela a créé une coutume : le chef de l’Etat peut
réviser la constitution par le biais de l’article 11.
Il y a une thèse dominante qui pense le contraire :
• 1er argument qui découle de l’interprétation du texte : la constitution de 1958 prévoit
un titre (titre 16) consacré à la révision de la constitution qui comporte un seul article
: l’article 89 donc c’est cet article qui doit être utilisé pour réviser la constitution. D’autant
plus que l’article 89 ne fait aucunement référence à l’article 11 et l’article 11 ne fait aucune ré-
férence à l’article 89.
Ces doctrinaires rejettent l’argument coutumier. En effet pour la doctrine dominante, les
éléments constitutifs n’existeraient pas en l’espèce, en effet pour qu’il y ait coutume il
faudrait deux éléments : la répétition de l’usage et la croyance en l’utilisation de cet usage
comme règle de droit. Or pour la doctrine dominante ces éléments font défaut.
Elle prend en compte les modalités du plébiscite de 1962 et le rejet de 1969.
La réforme constitutionnelle essentielle a été réalisé sur le fondement de l’article 11 de la cons-
titution de 1958 : De Gaulle a fait approuvé l’élection du chef de l’Etat au SUD. Le 27 avril 1969
ont rejeté le projet de régionalisation.

3) Les procédures informelles de révision de la constitution


C’est ici poser le problème de l’interprétation constitutionnelle et de la coutume cons-
titutionnelle.
Première remarque : par une interprétation déformante de la constitution, on peut abou-
tir à une modification de fait de la constitution. Exemple : la Vème république : les chefs
d’Etat de la Vème république se sont accordé le pouvoir d’interpréter la constitution.
Ce pouvoir, ils l’ont fondé sur l’article 5 de la constitution qui dispose « le président de la républi-
que vei'e au respect de la constitution » Donc le chef de l’Etat a le pouvoir d’interpréter la consti-
tution pour accomplir sa mission. 
Le général De Gaulle a interprété la constitution en disant qu’on peut réviser la constitution
par l’article 11.
On a sollicité les interprétations de la constitution : on a sollicité François Mitterrand qui in-
terprète la constitution avec l’affaire des avions renifleurs : le chef de l’Etat avait souhaité
mettre en œuvre un projet de détection par avions des zones pétrolières.
Deuxième remarque : la coutume peut modifier la constitution. La constitution ne peut
pas tout prévoir et par la force des choses, elle doit s’adapter aux temps qui passe, à
l’évolution des modes.

29
De par la confrontation avec le temps, certaines règles constitutionnelles tombent en
désuétude. D’autres règles naissent dans le silence des textes pour combler le vide
constitutionnel. En somme ici la coutume constitutionnelle a été imaginée pour rattacher
ces pratiques au droit qui ne sont pas considérées comme étant du fait mais comme une éma-
nation du droit. Ces coutumes peuvent modifier la constitution.
Jusqu’en 1939 l’assemblée nationale (la réunion des deux chambres : sénat et chambre
des députés) n’a réélu qu’une fois le président de la république sortant. Après la crise du 16 mai
1877, les chefs d’Etat de la IIIème République se sont abstenus d’utiliser le droit de dissolution.
Sur ce point il y a eut modification par l’article 5, de la loi du 25 février 1875 relative à l’organisa-
tion des pouvoirs publics.

4) Lʼabrogation de la constitution
La survenance de deux phénomènes peut mettre fin à la constitution :
1. En application du principe de l’acte contraire, une volonté juridique peut mettre fin
à la constitution. Exemple : la loi du 3 juin 1958 a mis un terme à la constitution de la IV
république. Un fait juridique contraire peut mettre fin à une constitution soit que ce fait
ait été prévu expressément par la constitution, ainsi l’article 146 de la loi fondamentale de
Bonn (= constitution de la république fédérale d’Allemagne) prévoyait que la présente loi
fondamentale cesserait d’avoir effet lorsque le peuple allemand se réunifiera.
2. Mais la constitution peut aussi disparaître brutalement à la suite d’une révolution =
doctrine, de la table rase constitutionnelle. Exemple : la révolution de 1830 a mis un terme
à la charte de 1814.

30
Section 3 : La suprématie de la constitution
Si on affirme la suprématie de la constitution, il est normal que l’on rende sa modification plus
difficile en tout cas il est tout aussi logique, que la production normative soit conforme aux
principes juridiques édités par la constitution, dans cette perspective il est normal que
l’on mette en place une procédure de la vérification de la constitutionnalité/vérifica-
tion des lois. Cette procédure soulève différents problèmes.

P1 : Les problèmes soulevés par le contrôle de constitutionnalité.


A/Les problèmes soulevés par le choix de lʼorgane.
Le problème surgit en raison de la nature particulière de la chose contrôlée, la loi. En
effet la loi n’est pas simplement un texte de portée générale qui s’impose a tous. En effet elle
est votée par le parlement, qui représentent en principe le souverain qui est le peuple,
d'où le caractère sacré de la loi. La loi est sacrée. Le problème est qu’il faudrait prévoir
un contrôle de nature politique, pour défaire ce que le souverain à fait. En effet pas
n’importe quelle juge constitutionnel ne pourra procéder au contrôle de la constitu-
tionnel. C’est un acte de même nature que faire la loi, donc il est de nature politique, c’est
pourquoi que le juge constitutionnel soit une émanation pourquoi pas du parlement, solution
admise en France. Comme c’est effectué par un organe politique, le contrôle est plus légitime
pour le parlement, il peut apparaître anormal que des juges non élus peuvent contrôlé la volon-
té du parlement.. Mais il y a des inconvénients. Un contrôle partisan et partial, le peuple ne
peut pas saisir cet organe, on pourrait craindre que ce soit un contrôle d’opportunité, dominée
par la discrétion.
Quel est la nature de l’organe qui va exercé le contrôle. Politique ou judiciaire. Le politi-
que a la légitimité par rapport au judiciaire. Mais on peut choisir aussi la voie judiciaire,
on pourrait imaginer un contrôle de la constitutionnalité de la loi opérer par des juges profes-
sionnel. Soit on met en place une cours suprême constitutionnelle qui sera saisit des questions
de vérifications de conformités soit directement soit sur recours des juridictions du fond. Ou
on pourrait permettre aussi de soulever l’exception d'inconstitutionnalité devant toutes juridic-
tions. Le système judiciaire dans ses deux formes est utilisées aux USA.

B/Assurer la dépendance des membres de lʼorgane qui assurent la constitu-


tionnalité des lois.
C’est une préoccupation constante des différentes constitution.
La constitution de l’ex-RFA assurait que les membres du Conseil constitutionnel ne pouvait
être ni membre du gouvernement fédéral ni d’organes correspondants d’un Land. On exige la
dépendance total des juges. On peut également citer la constitution italienne.
Les fonctions de juges à la cours sont incompatibles avec les fonctions de membres
du parlement ou d’un conseil régional. C’est plus ou moins la solution françaises, les juges
constitutionnels ont un statut particulier. L’indépendance des juges constitutionnels français
est faite selon la parole donnée. En effet avant d’entrer en fonction ils prêtent serment devant
le conseil constitutionnel. Parfois on méconnaît cette impartialité. En 1986 François Miterrand
savait qu’il allait subir la cohabitation, et voulait la préparer à son avantage. Il a révoquer le
président du conseil constitutionnel, et il a nommé Badinter. On a porter ici attente à la dé-
pendance des membres du conseils constitutionnels.

31
Définitions : Le seul système qui garantisse l’indépendance c’est l’inamo-
vibilité et la nomination vie (aux USA). Ce qui peut don-
La loi : ner des décisions extraordinaires.
Elle est votée par le parlement, qui
représentent en principe le souve- Les membres du conseil constitutionnel bénéficie de l’in-
rain qui est le peuple amovibilité. Par ailleurs notre droit dit que les fonctions du
Inamovibilité : membres du conseil constitutionnel sont incompatibles avec
Une personne ne peut révoquer les fonctions du gouvernement du parlement. Leur domina-
un membre du conseil constitu- tion est forcément politique. Le chef de l’état désigne le
tionnel. président du conseil. Qui désigne trois membres du con-
Normes de références : seil. 3 autres sont nommés par le président du sénat
Ce sont celles qui vont servir de
bases aux références de la consti-
tutionnalité de la loi.
C/Le problème qui se pose est relatif aux normes
Constitution au sens strict :
Cʼest le corps de la constitutionna- de référence et aux normes contrôlées.
lité par rapport aux articles codifiés Quelles vont être les bases du contrôle de constitutionnalité
de la constitution.
de la loi ? Quelles sont les références, par rapport à quoi on
Préambule : va contrôler la loi ? Quels types de normes va-t-on contrôler ?
Cʼest un exposé qui précède les
La loi ou autre chose.
constitutions, qui introduit à la
constitution qui a pour objectif
dʼexpliciter les principes, lʼidée de
a) Les normes de références
droit qui va régir le régime politi- Ce sont celles qui vont servir de bases aux références de
que et animé par les institutions. la constitutionnalité de la loi. La constitution au sens
Déclaration des droits : strict c’est le corps de la constitutionnalité par rapport
Documents qui précèdent généra- aux articles codifiés de la constitution, mais c’est aussi
lement les constitutions politiques le préambule ou les traités. Ce toute forme le bloc de
ce sont des documents énoncent
constitutionnalité. Un préambule c’est un exposé qui pré-
les droits des individus face à lʼétat
cède les constitutions, qui introduit à la constitution
Règlements des parlements :
qui a pour objectif d’expliciter les principes, l’idée de
Est un règlement adopté par cha-
que chambre du parlement et qui droit qui va régir le régime politique et animés les insti-
a pour objet de déterminer dans le tutions. Dont la portée juridique est discutée. On a considé-
détail lʼorganisation et le fonction- rer que ces préambules étaient dépourvues de toutes valeurs
nement du parlement juridiques.
Auto-saisine : On a également des déclarations des droits. Ce sont des
Lʼorgane constitutionnel se saisi-
documents qui précèdent généralement les constitutions
rait lui même
politiques ce sont des documents énoncent les droits des
Saisine facultative :
individus face à l’état. Ainsi que les principes fondamen-
Cʼest le contrôle facultatif de la loi.
On ne rend pas obligatoire la sai- taux face à leur garantie. Quelle est la différence entre un
sine de lʼorgane de contrôle cʼest préambule et une déclaration des droits, la déclaration des
un contrôle dominé par lʼopportuni- droits est codifiée, elle est formalisée. La déclaration des
té. droits a généralement une portée universelle. En 89
Sécurité juridique : elle n’a pas été écrit pour le droit français mais pour le reste
Cʼest le droit que peut invoquer de l’humanité.
tout citoyen de voir les règles qui
régissent la société de ne pas Aujourd’hui les déclarations des droits et les préambules font
changer de manière rapide et op- parties du bloc de constitutionnalité c’est-à-dire que l’on
portune. peut contrôler une loi par rapport à la déclaration des droits
Contrôle a priori/posteriori : de 1789 ou au préambule de 1946. Nul personne ne peut se
Sʼeffectue avant/après lʼentrée en voir inquiété si le législateur n’a pas prévu un tel agissement :
vigueur de la loi. Principe d’égalité des peines et des...

32
Principes qui trouvent son origine dans la déclaration des droits de l’homme. Lorsqu’on veut
mettre en place l’égalité entre hommes et femmes on peut contrôler cette loi par rapport à la
constitution de 58 (égalité de tous devant la loi).
L'extension du bloc de constitutionnalité en France, est due à une décision du conseil constitu-
tionnel du 16 jullet 71 : Liberté d’association. Ici le conseil constitutionnel a reconnu
valeur constitutionnelle au préambule de la constitution de 1958 et par ricocher à la dé-
claration des droits de l’homme de 89 et au préambule de 46, ça a été une révolution.
Car on contrôlant les lois par rapport a des normes qui imposent le respect des libertés on a
imposer au législateur le respect des libertés publiques. En opérant cette révolution le conseil
constitutionnel est devenu une véritable cours suprême car il a augmenté son pouvoir. Car il a
dû déterminer sa doctrine sa position par rapport a des principes variés.

b) La question des normes contrôlées


Quelles sont les normes que l’on va soumettre a vérification de conformité ? Est-ce que l’on va
contrôler seulement les actes législatifs, la loi ou les actes de l'exécutif. Les solutions sont va-
riables et dépendent des traditions juridiques. Le conseil constitutionnel ne peut connaître en
contentieux que des lois ordinaires qui peuvent lui être déferré avant la promulgation de loi. Il
peut être saisit facultativement pour se prononcer sur la constitutionnalité d’un engagement
international.
Si un traité est contraire à la constitution il modifie la constitution alors que pour la loi, il an-
nule la loi.
Le conseil contrôle les lois, les engagements internationaux, et contrôle de manière automati-
que les lois organiques (lois qui ont pour objet de préciser certains articles de la constitution),
et les règlements des parlements qui est un règlement adopté par chaque chambre du
parlement et qui a pour objet de déterminer dans le détail l’organisation et le fonction-
nement du parlement.
Cela étant le conseil constitutionnel refuse depuis sa décision de principe du 28 octobre 82
d’apprécier la constitutionnalité d’un projet de loi adopté par référendum. Il refuse
d’apprécier la volonté du peuple. De même il refuse de connaître des actes émanent de l’exécu-
tif. exemple : la décision du chef de l’état de révoquer le premier ministre. Eventuellement la
haute cours de justice en cas de crime commis par l’état. Pour les autres actes de l’éxécutif on
peut saisir le conseil d’état, si le premier ministre prend un décret.
Autre exemple, les solutions françaises sont restrictives ce qui n’est pas le cas des solutions
américaines. En effet aux USA tous les actes peuvent faire l’objet d’un contrôle de consti-
tutionnalité.

D) Autre type de problème, comment saisir lʼorgane.


On peut citer l’auto-saisine l’organe constitutionnel se saisirait lui même. Il avait été
proposé en 1974 par Giscard, cet aspect de la réforme a été écarté. La saisine proprio-motu
n’entre pas dans nos traditions juridiques. Les parlementaires l’ont également écartés car cela
aurait contribué a faire du conseil constitutionnel un quatrième pouvoir. C’est le procédé de
corriger les inconvénients liés de la saisie discrétionnaire du conseil constitutionnel.
Deuxième système c’est la saisine facultative de l’organe. C’est le contrôle facultatif de la
loi. On ne rend pas obligatoire la saisine de l’organe de contrôle c’est un contrôle domi-
né par l’opportunité. L’inconvénient c’est qu’il va y avoir des lois. C’est le contrôle en vigueur
en France.
Autre procédé le contrôle automatique. Les lois avant promulgations seront vérifiées par l’or-
gane habilité. Système prévu par la constitution de 1852 : Aucune loi ne pouvait avoir été pro-

33
mulgué avant avoir d’avoir été vérifié par le sénat impérial. En France il y a contrôle automati-
que pour les lois organiques et les règlements d’assemblée pour s’assurer qu’ils ne dénaturent
pas la constitution.
On peut également décider de limiter la saisine a certaines institutions. C’est le cas français.
On pourrait imaginer un système ou tout le monde pourrait saisir l’organe de contrôle c’est
l’action populaire, en Espagne le tribunal des garanties constitutionnelles pouvaient être sai-
sies par toute personne même celles non saisies par la loi.

E/A quel moment peut on saisir lʼorgane de contrôle ?


La plupart du temps les systèmes imaginent un contrôle préalable avant que la loi ne créer de
droit au profit des citoyens. Quel est l'intérêt ? On évite la difficulté du contrôle de vérification
des lois en vigueur. Vous avez une loi qui est appliquée elle créer des droits au profit des justi-
ciables. Cela permet de purger le vice d’inconstitutionnalité qui affecterait la loi.
On peut aussi admettre le contrôle des lois après promulgations, cela peut porter atteinte aux
principes de sécurité juridiques. Mais cela peut limiter les inconvénients. Qu’est ce que la sé-
curité juridique ? C’est le droit que peut invoquer tout citoyen de voir les règles qui ré-
gissent la société de ne pas changer de manière rapide et opportune. On pourrait dire que
le juge qui serait saisit d’un tel conflit en présence d’un cas d’inconstitutionnalité pourrait le
constater et ne pourrait pas invalider la loi. Pour limiter l’atteinte au principe de sécurité juri-
dique on pourrait dire que si le juge remarque une atteinte à la constitutionnalité il le signale
n’applique pas la loi mais la modifie pas.

F/Cinquième problème concernant le moment où le contrôle va être effectué


Il peut s’effectuer préalablement à l’entrée en vigueur de la loi = contrôle a priori. Cette
solution présente beaucoup d’utilités pratiques, en effet on peut corriger la loi, purger la loi
des vices d’inconstitutionnalité, avant qu’elle ne crée des droits au profit des citoyens.
Il peut s’effectuer après l’entrée en vigueur de la loi = contrôle a posteriori. C’est-à-dire
qu’on admet le contrôle des lois en vigueur. Pour admettre ce contrôle il faut imaginer un mé-
canisme de l’exception d’inconstitutionnalité. Cela pose des problèmes car le juge est face à
un texte qui a créé des situations juridiques, on contrebalance le principe de sécurité juridique
face à la nécessité de faire en sorte que les lois qui existent soient conformes à la constitution.

G/Sixième problème : quel type de contrôle doit on mettre en place ?


Facultatif ou permanent?
Dans un système facultatif : La saisine de l’organe est laissée à la discrétion des person-
nes compétentes pour la saisine de l’organe constitutionnel, c’est à dire que le contrôle
n’est pas systèmatique donc des lois vont échapper au contrôle.
Dans un système automatique : toutes les lois doivent être soumises, avant promulga-
tion de préférence, à un contrôle du juge constitutionnel.
Le système automatique existe en France pour les règlements des assemblées et les
lois organiques. Les lois organiques sont celles qui complètent la constitution donc elles sont
en mesure dénaturer la constitution. Les règlements d’assemblées sont des règlements qu’édic-
tent les assemblées parlementaires pour régir leur fonctionnement interne.

34
Définitions la sanction de l’inconstitutionnalité

Système facultatif : Deux solutions sont admissibles : en présence d’une loi in-
Saisine de lʼorgane est laissée à la constitutionnelle on peut sanctionner énergiquement
discrétion des personnes compé- l’inconstitutionnalité ou adopter une solution moins
tentes pour la sasine de lʼorgane sévère.
constitutionnel. Contrôle pas sys-
tématique. La solution énergique conduit à invalider tout ou une
Système automatique :
partie de la loi non conforme à la constitution =solution
Toutes les lois doivent être soumi- française = article 62 de la constitution «une disposition dé-
ses, avant promulgation de préfé- clarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise
rence, à un contrôle du juge cons- en application».
titutionnel.
Des solutions moins sévères existent, ainsi en présence
Solution énergique :
d’une loi déclarée inconstitutionnelle, le juge se contentera
Conduit à invalider tout ou une
partie de la loi non conforme à la de ne pas l’appliquer en l’espèce, tout en la déclarant non
constitution conforme à la constitution = en vigueur aux EU, en effet un
Solution moins sévère :
jugement d’inconstitutionnalité n’aura qu’une autorité rela-
Le juge se contente de ne pas tive de la chose jugée, une loi n’est pas annulée.
lʼappliquer. Solution qui apparaît comme étant contestable car une autre
Voie dʼaction : juridiction pourra statuer en sens contraire d’où la mise en
Sed et dui sed mauris gravida fau- place dans ce cas-là de cour constitutionnelle
cib used atlt leo vel pellentesque.
Procédé défensif :
Cʼest une hypothèse judiciaire au
cours dʼun procès quelconque, H/ Huitième problème : quel type de procédure
pendant, devant une juridiction, choisir pour saisir lʼorgane de contrôle?
lʼun des plaideur allègue lʼinconsti-
tutionnalité de la loi que lʼon veut Le contrôle par voie d’action ou le contrôle par voie
lui appliquer. d’exception.
Parlements : Le contrôle par voie d’action est le procédé le plus offen-
Sous lʼancien régime des cours sif : dans cette hypothèse là, les lois prétendument in-
souveraines de justice. constitutionnelles sont déférées dans les conditions que
Jurie constitutionnaire : la constitution prévoit à un organe spécialisé afin de les
Ce devait être un corps de repré- faire annuler à l’égard de tous si leur inconstitutionna-
sentants recrutés parmi les législa- lité est établie. Ce contrôle est appelé «par voie d’action»
teurs et qui avait reçue compé-
tence pour annuler erga omnes parce que la contestation de la loi, pour motif d’inconstitu-
tous les actes jugés inconstitution- tionnalité, fait l’objet d’une action directe en justice.
nels
• Première remarque : un tel contrôle n’est possible que
III République : s’il est expressément prévu par la constitution.
Pas de contrôle constitutionnel.
• Deuxième remarque : si la loi est jugée inconstitution-
IV République :
Contrôle constitutionnel absurde. nelle, elle est annulée rétroactivement, c’est-à-dire qu’elle
est réputée n’avoir jamais existé dans le passé.
• Troisième remarque : l’annulation a un effet erga omnes
c’est-à-dire que l’annulation va bénéficier à tous même à
ceux qui n’ont pas participer à l’action.
• Quatrième remarque : Cette décision d’annulation est
revêtue de l’autorité absolue de la chose jugée.

35
Ex : en France c’est le contrôle mis en place, en Italie, en Autriche, en Allemagne.
Le contrôle par voie d’exception est un procédé défensif : c’est une hypothèse judiciaire
au cours d’un procès quelconque, pendant, devant une juridiction, l’un des plaideur al-
lègue l’inconstitutionnalité de la loi que l’on veut lui appliquer. Il soulève une exception
d’inconstitutionnalité. (Un procès pendant est une affaire en cours devant une juridiction).
• Première remarque : Pour connaître de l’exception d’inconstitutionnalité, le tribunal qui
est appelé à en connaître n’a pas à être investi d’un texte spécial. Le CE en France à réprouver
ce système tout comme la Cour de cassation.
• Deuxième remarque : La loi considérée comme non conforme à la constitution n’est pas
annulée, elle est simplement paralysée pour le cas jugé.
• Troisième remarque : La décision n’a que l’effet relatif de la chose jugée, c’est-à-dire que la
paralysie de la loi n’a d’effets que pour les parties au procès.

P2/ La question du contrôle de constitutionnalité en France


Notre tradition juridique s’est montré hostile à tout contrôle de constitutionnalité des lois.
Tentative pour l’organiser. Mise en place d’un contrôle à partir de 1958.

1. Une tradition hostile au contrôle de la constitutionnalité des lois


La question de la vérification de conformité n’était pas une question ignorée sous l’ancien ré-
gime.
Il n’y avait pas de constitution au sens formel, il y avait une constitution coutumière, le monar-
que devait respecter les lois fondamentales du royaume. Ex : principe de la catholicité du roi de
France, le principe de l’imprescriptibilité du domaine, le principe de l’exclusion des femmes du
règne.
De fait les Parlements, qui étaient sous l’ancien régime des cours souveraines de justice,
faisaient respecter ces lois fondamentales en refusant d’enregistrer les édits royaux qui les mé-
connaissaient et en faisant des remontrances, au besoin, au roi. Les Parlements n’ont pas hési-
ter à censurer les actes royaux, d’autant plus que les parlementaires étaient indépendants du
roi. Les monarques ont été obligés de limiter leurs pouvoirs.
«Il faut enlever la couronne au greffe»
Les révolutionnaires français étaient pour l’essentiel des juristes qui ont vu fonctionner les Par-
lements de l’ancien régime, c’est la raison pour laquelle la révolution effectuée s’est opposée au
Parlement de peur de leur réapparition.

Lʼhostilité des révolutionnaires


Si la puissance des Parlements ont conduit a rejeter l’idée du contrôle de conformité, ce n’est
pas la seule raison. En effet, ce qui apparaît essentiel, c’est que pour les révolutionnai-
res la loi avait un caractère sacré = article 6 de la DDHC du 26 août 1789 «la loi est l’ex-
pression de la volonté générale»
Donc il n’était pas normal de confier aux tribunaux judiciaires le contrôle de con-
formité alors même que les tribunaux n’avaient pas la possibilité d’interpréter la loi. En effet
en présence d’une loi obscure, ceux-ci devaient faire un référé législatif c’est-à-dire renvoyer la
loi au législateur pour que celui-ci les éclairent sur la portée et l’application de la loi.

36
Les législateurs de la révolution, ont été très loin, ils ont interdit aux juges de s’immis-
cer dans l’exercice du pouvoir exécutif et législatif.
Article 10 de la loi des 16 et 24 août 1790 sur l’organisation judiciaire qui dispose «Les tri-
bunaux ne pourront prendre directement ou indirectement aucune part à l’exercice du
pouvoir législatif, ni empêcher ou suspendre l’exécution des décrets et des….»
Cette prohibition fait encore ressentir ses effets aujourd’hui.
Par exemple sur ces fondements le CE a refusé de procéder a tout contrôle de la constitution-
nalité des lois. 6 novembre 1936 = arrêt Arrighi
Cela étant on a quand même mis en place un organe pour le contrôle de constitutionnalité.

2. Le contrôle platonique
Première remarque : si les révolutionnaires se sont montrés hostiles à la mise en place d’une
vérification de constitutionnalité, ils n’en ont pas moins imaginer quelques projets.
Le projet de Sieyès qui a mis en place la jurie constitutionnaire qui devait être un corps
de représentants recrutés parmi les législateurs et qui avait reçue compétence pour an-
nuler erga omnes tous les actes jugés inconstitutionnels. Cette solution a été rejetée et on
a été ensuite vers un contrôle fondé sur la sanction morale. Ex : la constitution du 3 septembre
1791.
Deuxième remarque : les solutions qui ont été mises en place sous les empire auraient pu
être efficaces si les
Ex : les solutions adoptées par la constitution de l’an VIII apparaissent au premier abord, satis-
faisantes, en effet on assurait l’indépendance des membres de l’instance de l’organe
de contrôle. Les sénateurs au nombre de 80 étaient inamovibles et nommés à vie. La sanction
de l’inconstitutionnalité était aussi efficace puisque les actes étaient soient maintenus soient
annulés. On faisait aussi le choix du contrôle par un organe politique.
Les solutions adoptées par la constitution de 1852 du second empire (suite à la seconde républi-
que de 1848 à 1852 présidée par le prince Napoléon) prévoyaient un contrôle automatique des
lois. Aucune loi ne pouvait être promulguée avant d’avoir été soumise au Sénat.
Troisième remarque : après le second empire, la question du contrôle de conformité
n’est plus une préoccupation des constituants.
Sous la IIIème république il n’y a eut aucun contrôle de conformité et ce pour des
questions politiques, car période de la souveraineté parlementaire avec la montée en puis-
sance des parlementaires. Il n’était pas question de mettre en place un quelconque con-
trôle qui aurait renier les prérogatives des Parlements.
La question du contrôle de conformité réapparaît sous la IVème république mais c’est un con-
trôle absurde. Dans le cadre de la constitution 1946 le contrôle est assuré par un or-
gane politique appelé le comité constitutionnel. Celui-ci était présidé par le président de
la république, il comprenait le président du conseil de la république et du président de l’assem-
blée nationale, et 7 membres prévus par l’assemblée nationale et 3 prévus par le conseil de la
république.
En présence d’une saisine, le comité constitutionnel examinait si les lois votées par l’assemblée
nationale supposaient une révision de la constitution.

37
Définitions : Cela veut dire qu’en présence d’une loi non conforme
à la constitution, on n’annulait pas la loi mais on révi-
Première signification du conseil : sait la constitution. Il y a une modification de la hiérarchie
L'origine pour garantir le respect
des normes puisque la norme supérieure est la loi et non la
du partage de compétence entre
la loi et le règlement constitution.
Consectetuer adip Le régime politique l’explique car on est à l’apogée de
Sed et dui sed mauris gravida atlt la souveraineté parlementaire.
leo vel dolor ultricies pellentesque.
Etiam consequaterat
Faucibus sapien risus in risus. In 3. En 1958 mise en place dʼun véritable contrôle
mattis, libero a hendrerit faucibus.
de la constitutionnalité des lois
Théocratie :
Dieu est le gouvernant. Première remarque : il ne faut pas se tromper sur la
Aristocratie : signification première du conseil constitutionnel, mis
Les meilleurs gouvernent. en place à l’origine pour garantir le respect du partage
Monarchie :
de compétence entre la loi et le règlement. Comment ga-
Un seul. rantir le partage de compétence dans le cadre de cette révo-
lution normative. Le conseil a été imaginé comme une
Gérontocratie :
Les plus vieux gouvernent. sorte de gendarme de la loi.
Démocratie : Par ailleurs, on a créé le conseil constitutionnel pour être
Le peuple est le gouvernant. aussi juge de l’élection, ainsi il est le juge du contentieux
Plutocratie : électoral pour l’élection du président de la république
Les plus riches gouvernent. ainsi que celui de l’élection des sénateurs et des députés, il
Lorem ipsumdolor veille aussi à la régularité des opérations référendaires.
Faucibus sapien risus in risus. In Sa fonction de cour suprême, de juge constitutionnel n’est
mattis, libero a hendrerit faucibus.
pas primordiale. Le conseil s’est véritablement révélé comme
Consectetuer adip un juge constitutionnel lorsqu’il a décidé souverainement
Sed et dui sed mauris faucibused
d’élargir les bases du contrôle qui servaient à apprécier la
atlt leo vel dolor ultricies.
constitutionnalité des textes.
Etiam consequaterat
Faucibus sapien risus in risus. In Il a attribué, valeur constitutionnelle a la liberté d’associa-
mattis, libero a hendrerit faucibus. tions en 1971.
Aenean egestasurna En 1974 lorsque Giscard d’Estaing ouvre la saisine du conseil
Sed et dui sed gravida faucibused
constitutionnel a 60 sénateurs et 60 députés il effectue une
atlt leo vel dolor ultricies pellen-
tesque. révolution.
Massalorem ipsum
Faucibus sapien risus in risus. In
mattis, libero a hendrerit faucibus.

38
Chapitre 3 : La souveraineté :

Le problème qui se pose ici est de savoir qui est le souverain dans l’Etat, au nom de qui va t’on
exercer le pouvoir. Plusieurs solutions : dieu (théocratie), les meilleurs (aristocratie), un
seul (monarchie), des plus riches (plutocratie), des plus vieux (gérontocratie), peuple
(démocratie)…
Dans les régimes modernes libéraux on admet de se référer au principe démocratique
donc le souverain sera soit le peuple soit la nation. Le problème qui se pose est de sa-
voir comment on va mettre en œuvre l’idée que le souverain est le peuple ou la na-
tion.
Les difficultés naissent de l’idée que l’on se fait de la place du peuple dans les institutions.
Problème d’application de la démocratie pure pour des raisons politiques mais aussi
car la participation dépend du nombre de la population et du territoire,…
Il faut que la participation puisse se faire matériellement donc cela pose des diffi-
cultés.
Cela étant dit, deux systèmes se sont dégagés : on a admis que le peuple souverain participe
directement à la vie politique = démocratie directe, on peut aussi admettre que le peuple
est souverain mais qu’il ne participe à la vie politique, aux pouvoirs politiques, que par
l’entre mise de ses représentants = démocratie représentative ou indirecte.

Section 1 : Les différentes modalités de la participation du peuple au


gouvernement
La participation du peuple au gouvernement repose sur deux fondements de théories dif-
férentes. Lorsque le constituant fait le choix de l’un ou de l’autre, ce choix a des consé-
quences juridiques et politiques très importantes.

P1 : Les fondements de théories différentes


Le choix entre la souveraineté populaire et la souveraineté nationale s’est posé pour la pre-
mière fois sous la révolution française après la mort du roi, le souverain ne s’incarnait
plus en la personne du roi. Mais on se demandait donc qui était le souverain. C’est pour sa dé-
termination que se sont opposées deux conceptions.
La première est celle de la souveraineté populaire et la seconde celle de la souveraineté
nationale

1. La souveraineté populaire
Dans le cadre de la souveraineté populaire, le souverain c’est le peuple. Sa participa-
tion au pouvoir peut être directe, mais celle-ci peut être empêchée pour des raisons
objectives comme le nombre de la population. Dans ce cas-là le peuple se verra représenté par
des représentants qui auront un statut particulier qui n’ont pas le même statut que les repré-
sentants du souverain dans le cadre d’une démocratie représentative. En effet dans le sys-
tème de la démocratie directe, le représentant est lié par un mandat impératif,
c’est-à-dire qu’il est autorisé à faire qu’une chose que le peuple l’a autorisé à faire.

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Rousseau est le théoricien de la souveraineté populaire dans «Du contrat social».
Pour Rousseau le souverain est un être collectif qui ne peut être représenté que par lui-même.
Selon Rousseau «Le pouvoir peut bien se transmettre mais non pas la volonté». Pour Rousseau
le souverain c’est le peuple, en conséquence tous les citoyens vivants dans un Etat donné, à un
moment donné, sont titulaires d’une parcelle de la société. Comme dit Rousseau s’il y a 10000
citoyens dans un Etat, chacun dispose de la 10000ème partie de la souveraineté.
Si l’on considère le droit public français, il y a une constitution qui s’inspire des idées de Rous-
seau : la constitution montagnarde de 1793 qui dit dans son article 2 «le peuple français est dis-
tribué pour l’exercice de sa souveraineté en assemblée primaire de cantons». Par ailleurs l’arti-
cle 7 dispose «Le peuple souverain est l’universalité des citoyens français».

2/ La souveraineté nationale
La démocratie représentative est un système dans lequel le souverain n’est plus vrai-
ment le peuple c’est la nation qui est une personne morale, une fiction juridique, donc
on représente des représentants qui sont liés d’un mandat représentatif. Le souverain
c’est-à-dire le titulaire du droit de commander c’est la nation. La nation est une personne
juridique distincte des individus qui la compose.
Pour définir la nation soit on se fonde sur des éléments objectifs (géographie, langue, …) soit
on se fonde sur des éléments subjectifs (vision psychologique puisque la nation c’est le par-
tage du même rêve). Dans la nation, on intègre les vivants et les morts.
Si la nation apparaît à certains comme une notion purement métaphysique, elle est sur-
tout une conception juridique. Et on peut dire que la formulation de cette notion est an-
cienne si l’on considère la nation. On peut citer à ce propos l’œuvre des légistes de l’ancien ré-
gime qui a eut pour objet de conférer un pouvoir au roi qui s’applique à l’extérieur comme à
l’intérieur. Si les révolutionnaires conservent cette conception de la souveraineté, ils ont donc
changer le titulaire. La souveraineté passe de la tête du roi à la nation. Ce principe est affirmé
par l’article 3 de la DDHC « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la
nation, nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément ».
La mise en œuvre de ce principe, pose au plan pratique de nombreux problèmes, en particulier
le problème de la manifestation de la volonté de la nation qui est un être désincarné.
Afin d’exprimer sa volonté, on va désigner des représentants qui vont s’exprimer et agir en son
nom. La constitution va désigner des représentants de la nation, qui vont s’exprimer en son
nom.
Ex : constitution de 1791 : article 1 : « la souveraineté est une, indivisible, inaliénable,
elle appartient à la nation, aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en at-
tribuer l’exercice » Article 2 : «la nation de qui seule émanent tous les pouvoirs, ne peut les
exercer que par délégations. La constitution française est représentative et les représentants
sont le corps législatif et le roi»
On dit que Montesquieu est le théoricien de la souveraineté nationale, mais il est surtout
le défenseur des droits de l’aristocratie face au pouvoir absolu du roi. «l’Esprit des lois».
En France la question de la souveraineté à été une question très conflictuelle, on a fait la
révolution au nom de la souveraineté, en effet le choix du souverain dans l’Etat est un
choix qui n’est pas neutre. Si vous choisissez comme souverain le peuple, vous mettez dans une
mauvaise position les possédants. Dans un système de souveraineté nationale, le peuple
sera discriminé. Le régime d’assemblée est un régime despotique. Le peuple fait tout.
Article 3 de la constitution de 1958 « la souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce
par ses représentants et par la voie du référendum » on a produit cette idée fausse pour aboutir
à la synthèse des deux sortes de souveraineté, on a pacifié le débat sur les différentes
conceptions de la souveraineté. Il ne veut rien dire ! Il a juste un sens idéologique.

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Définitions : P2 : Les conséquences juridiques résultantes de
Régimes modernes libéraux : lʼapplication de ces deux théories.
Admet de se référer au principe Si l’on fait prévaloir dans le cadre d’une constitution ou d’un
démocratique donc le souverain
régime politique l’une ou l’autre conception de la souveraine-
sera soit le peuple soit la nation
té il en découlera des conséquences au plan du sys-
Problème dʼapplication de la démocra-
tème politique, au plan de la conception de l’électo-
tie pure :
Pour des raisons politiques mais rat, au niveau des statuts des représentants, les idées
aussi car la participation dépend ne sont donc pas neutres.
du nombre de la population et du
territoire
Démocratie directe : A/ Les conséquences impliquées par le choix de
Le peuple souverain participe di-
rectement à la vie politique
la souveraineté au plan du système politique.
Démocratie indirecte ou représentative Si l’on fait le choix de la souveraineté nationale le régime
le peuple est souverain mais quʼil va tendre vers le régime représentatif cela veut dire que
ne participe à la vie politique, aux dans cette hypothèse les gouvernants ne vont exercer
pouvoirs politiques, que par lʼentre leurs compétences qu’en raison de leur qualité de repré-
mise de ses représentants sentant, acquise par a voie de l’élection et non en vertu
Souveraineté populaire : d’un droit propre.
Souverain cʼest le peuple. Le peu-
ple est représenté par des repré- Dans ce système les représentants, n’ont que l’exercice du
sentants. pouvoir, il n’en n’ont absolument pas la jouissance, la-
Démocratie représentative : quelle jouissance appartient au titulaire de la souveraineté,
est un système dans lequel le c’est-à-dire la nation.
souverain nʼest plus vraiment le
Ce système n’est pas forcément démocratique, bien
peuple cʼest la nation qui est une
personne morale, une fiction juri- que fondé sur l’élection, car la qualité d’électeur n’ai pas
dique, donc on représente des fonction nécessairement de la qualité de citoyen. En effet la
représentants qui sont liés dʼun qualité d’électeur peut dépendre de la situation de fortune.
mandat représentatif Le système est peu démocratique car il conduit à l’oligarchie.
Régime représentatif :
Dans le cadre du régime représentatif le caractère
Cela veut dire que dans cette hy-
pothèse les gouvernants ne vont démocratique de celui-ci dépend de la plus ou moins
exercer leurs compétences quʼen grande participation du peuple aux élections.
raison de leur qualité de représen- Avec le temps le système représentatif est devenu de plus en
tant, acquise par a voie de lʼélec-
tion et non en vertu dʼun droit pro- plus démocratique, parce qu’on a fait participer de plus en
pre. plus les citoyens à la démocratie. Aujourd’hui il est évident
que le régime représentatif est démocratique lorsque les re-
Démocratie directe :
Le peuple va participer directe- présentants du souverain sont élus au SUD. Il y a aussi des
ment au pouvoir, par le biais dʼas- élections partielles qui rendent le système plus représentatif.
semblées populaires et à ce titre il
Si la conception de la souveraineté populaire est adoptée,
va pouvoir traiter de la législation,
de lʼadministration intérieure et de au plan politique, le régime va tendre vers la démocratie
la justice directe. Dans le système de la démocratie directe le peu-
Sʼexprimer en tant que tel :
ple va participer directement au pouvoir, par le biais
Dans ce cas on est en présence d’assemblées populaires et à ce titre il va pouvoir traiter
de ce quʼon appelle lʼélectorat de de la législation, de l’administration intérieure et de la
droit. justice.
Souveraineté populaire : Dans ce système-là il n’y a pas à proprement parlé de parle-
Le souverain cʼest le peuple.
ment, de juges ou de gouvernement.
C’est un système extrêmement dangereux, car c’est un ré-
gime fondé sur la confusion des pouvoirs.

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Dans un système de démocratie directe, en principe c’est le peuple qui administre di-
rectement, mais un tel système n’exclut pas pour autant les représentants. Mais dans ce
cas-là leurs compétences sont particulièrement limitées. En somme ils feront ce que le peuple
ne peut pas faire lui-même pour des raisons objectives de temps et de droit.
Heraut de Sechelles : «le gouvernement n’est représentatif que dans toutes les choses que le
peuple ne peut pas faire lui même».

B/Les conséquences impliquées par le choix de la souveraineté au plan de


lʼélectorat
Si la conception de la souveraineté populaire est adoptée, et si l’on applique la conception
Rousseau, chaque citoyen titulaire d’une part de la souveraineté s’il est réputé avoir le droit de
voter, pourra s’exprimer en tant que tel : dans ce cas on est en présence de ce qu’on ap-
pelle l’électorat de droit. Cette conception impose logiquement le choix du SUD. Ex : la
constitution de 1793 article 8 « les citoyens français nomment immédiatement des députés»
Si la conception de la souveraineté nationale est choisie, on sera en présence de la théorie de
l’électorat fonction. La solution est logique si l’on retient cette conception de la souveraine-
té. En effet dans le système de la souveraineté nationale, les individus ne détiennent pas
une part de la souveraineté puisque celle-ci appartient à la nation. Mais la nation est
une personne morale incapable de désigner ses représentants elle-même, donc on fait
appel aux individus qui vont remplir une fonction de désignation des représentants de
la nation. Ils remplissent cette fonction au nom de la nation.
Dans cette hypothèse, comme pour l’exercice des fonctions publiques, c’est une loi qui va
déterminer les conditions auxquelles l’électorat est subordonné = conditions qui per-
mettent aux individus de voter. Ce système-là va favoriser la mise en place du suffrage restreint,
dans la mesure où le législateur peut estimer que certains citoyens sont plus à même, de dési-
gner les représentants de la nation, que d’autres.
L’histoire démontre que cette crainte s’est réalisé : mise en place en 1791 du système censitaire
avec la différence entre les citoyens actifs et passifs. Dans d’autres pays on exigeait des capaci-
tés intellectuelles pour voter.

C/ Les conséquences impliquées par le choix de la souveraineté au plan du


statut des représentants
1) Les caractères du mandat impératif
Si l’on choisit l’une ou l’autre des deux souverainetés le statut des représentants se-
ra différent. Dans le cadre de la souveraineté populaire, le peuple est souverain donc il
peut participer directement aux affaires, mais il peut se trouver que pour des raisons de nom-
bre, il ne puisse pas régir les affaires, dans ce cas-là le peuple sera représenté par des représen-
tants.
Alors ceux-ci verront leur autonomie de décision limitée, dans la mesure où ils représen-
tent directement le souverain. Les représentants seront liés par le mandat impératif.
Dans le cadre du mandat impératif, les élus qui sont les mandataires, tenant leur mandat des
électeurs, qui sont les mandants, devront impérativement se conformer aux directives des élec-
teurs, du peuple, à peine de révocation de leur mandat.
Le mandat impératif présente plusieurs caractéristiques :
1. Il traduit un bien de subordination entre l’élu et les électeurs : ainsi l’élu doit scru-
puleusement accomplir les missions, les ordres prévus par le mandat. En cas de

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question nouvelle, l’élu ne peut pas agir de sa propre initiative, il devra au préalable
en référé à ses mandants.
2. La subordination apparaît au niveau de la sanction, en effet dans le cadre du mandat
impératif il n’y a pas de démission, car seul un responsable démissionne et non pas
une personne subordonnée. En effet le représentant lié par un mandat impératif reste
en fonction tant qu’il n’est pas désavoué. Avant d’être une institution de la démocratie di-
recte, le mandat impératif avait déjà été utilisé en France sous l’ancien régime, en effet les
députés aux Etats généraux, étaient quant à leur pouvoir, soumis à un mandat impératif.
Le mandat impératif est aussi utilisé aux USA, le président est élu par les grands élec-
teurs lesquels sont liés par un mandat impératif. Il y a une seule constitution qui prévoit le
mandat impératif c’est celle de 1793, depuis le mandat impératif est mis hors la constitution.

2) Les caractères du mandat représentatif


Dans le cadre de la souveraineté nationale, le peuple étant distinct du souverain
qu’est la nation, les représentants élus bénéficieront d’une plus grande autonomie.
Ce qui est logique puisque les électeurs qui votent ne remplissent qu’une fonction = fonction
de désignation. Une fois cette fonction accomplie, bien évidemment, les électeurs ne doivent
plus intervenir. La souveraineté nationale implique la mise en place du mandat repré-
sentatif.
• A l’inverse du mandat impératif, le mandat représentatif ne fixe pas limitativement
les pouvoirs de l’élu. En effet le titulaire du mandat représentatif, est considéré
comme participant à l’exercice de la souveraineté = Le titulaire du mandat repré-
sentatif est investit du droit de parler, du droit d’agir, du droit de prendre les décisions
au nom de la nation. C’est-à-dire que les actes juridiques accomplis par les représentants
sont présumés êtres accomplis par la nation, par conséquent ces actes n’ont pas à être ratifiés
par le peuple.
• le mandat représentatif est un mandat collectif c’est-à-dire que l’élection qui s’effec-
tue dans le cadre d’une circonscription électorale est analysée comme un simple pro-
cédé de désignation du représentant. En aucun cas l’élection n’est réputée créer un lien
juridique entre la circonscription et l’élu. Le mandat conféré à l’individu par une élection
dans une circonscription donnée, n’est pas réputé individuel, en effet ce mandat est réputé
donné par la nation entière. En conséquence, chaque député concoure à la représentation de
la nation entière. Notre droit, la pratique parlementaire tend à faire respecter cette concep-
tion.
• Ex : en 1871 lorsque l’assemblée nationale va ratifier le traité de Francfort qui enlevait la
souveraineté française au département de l’Alsace-Lorraine pour le transférer à l’Allema-
gne. Les députés des départements annexés ont démissionnés, leur démission a été re-
fusée car ils n’étaient pas les représentants de leur circonscription mais de la
nation dans son ensemble.
• Autre exemple en 1962, après de l’accession de l’Algérie à l’indépendance, le mandat des
élus des circonscriptions algériennes a été maintenus.
• Caractère qui tient aux missions de l’élu : dans un système de démocratie représentative,
l’élu bénéficie d’une indépendance totale à l’égard des électeurs. Dans les faits, l’élu doit
tenir compte des demandes des électeurs s’il veut se faire réélire. Lorsqu’il s’exprime il est
considéré comme parlant au nom de la nation.
Le droit français prohibe tout ce qui est mandat impératif : pour assurer l’indépendance totale
on interdit le lobbying en France c’est-à-dire qu’on interdit qu’il se constitue au sein du parle-
ment français des groupes de pression.

43
Définition Cela étant les lobbys ont toujours fonctionné. Ex : sous les
IIIème et IVème républiques, le législateur a connu la pres-
Caractères du mandat impératif : sion des groupes de pression des agriculteurs ou des
- Fixe les pouvoirs de lʼélu.
bouilleurs de crue qui pesaient sur le parlement lorsque le
- parlement votait des dispositions fiscales d’une consomma-
Caractère du mandat représentatif : tion d’une boisson alcoolisée.
- ne fixe pas limitativement les
pouvoirs de lʼélu.
- Le titulaire du mandat représen- 3)Les effets du mandat représentatif :
tatif est investit du droit de parler,
du droit dʼagir, du droit de prendre • Les élus sont présumés pouvoir décider de toute chose
les décisions au nom de la nation au nom de la nation.
• L’élu est irresponsable politiquement à l’égard de ses
Les effets du mandats représentatifs : électeurs. Aucun membre du parlement ne peut être pour-
Cʼest un mandat collectif cʼest-à- suivie, recherché, arrêté détenu ou jugé à l’occasion des
dire que lʼélection qui sʼeffectue opinions ou vote émis par lui lors de l’exercice de ses fonc-
dans le cadre dʼune circonscription tions, ceci est prévu par notre constitution. De même au-
électorale est analysée comme un cun membre du parlement ne peut pendant la durée des
simple procédé de désignation du
représentant sessions peut être arrêté en matière criminelle, qu’avec
l’autorisation de l’assemblée dont il fait partie sauf en ma-
- Les élus sont présumés pouvoir tière de flagrant délit.
de décider de toute chose au
nom de la nation. • On exclue tout mandats impératifs, article 27 de la cons-
- Lʼélu est irresponsable politique- titution de 1958. Cela veut dire que l’on va annuler systé-
ment à lʼégard de ses électeurs. matiquement les démissions en blancs. Ce sont des let-
On exclue tout mandats impératifs tres de démissions signées mais non daté qu’un candi-
dat remet à un état major électoral ou a son comité
Référendum facultatif :
électoral pour que celui-ci au cas ou il estimerait que
Sur pétition formulée dans un cer-
tain délai par un nombre détermi- son mandat a été violé l’adresse au président de l’as-
né de citoyen. Dʼopposer son refus semblée.
à une loi régulièrement votée par
En effet c’est le comité politique qui vous place sur la liste
le parlement. A défaut dʼopposition
populaire la loi entre en vigueur. donc on prend des précautions en vous faisant signer cette
lettre de démission.
Referendum :
Constituant/legislatif/de ratification.
Ou obligatoire/populaire/dʼinitiative
gouvernementale. D/ Les conséquences impliquées par le choix de
Suffrage : la souveraineté au plan des institutions :
Il doit être : universel ; égal pour
tous ; libre et secret. En présence de la souveraineté nationale on va mettre en
Suffrage universel direct :
place un système représentatif dont les assemblées par-
Ordonnance du 21 avril 1944 por- lementaires sont les principaux rouages, à l’inverse la souve-
tant organisation des pouvoirs pu- raineté populaire impliquant une participation plus
blics en France après la libération grande du peuple aux affaire publiques va engendrer des mé-
qui a instauré le droit de vote pour canismes spécifiques. Ces mécanismes on ne les retrouve
les femmes pas systématiquement dans les états pratiquant la démocra-
* Majorité électorale : tie directe. Sauf en Suisse.
Il faut un minimum de maturité
politique pour élire les représen-
tants

44
1 - Le véto ou le référendum facultatif :
Nous sommes ici en présence d’un procédé de la démocratie semi directe qui permet au peu-
ple. Sur pétition formulée dans un certain délai par un nombre déterminé de citoyen.
D’opposer son refus à une loi régulièrement votée par le parlement. A défaut d’opposi-
tion populaire la loi entre en vigueur. Dans cette hypothèse l’intervention du peuple dans la
création de la loi est pas très forte en effet la loi demeure le fait des assemblées mais si l’opposi-
tion s’est faite dans le délai et bien la loi est tout de même annulée rétro-activement.

2 - Le référendum :
C’est un procédé de la démocratie semie-directe par lequel le peuple. Le peuple collabore à
l’élaboration de la loi qui ne devient parfaite qu’après son consentement, le référendum classi-
que est le référendum legisltatif. On a étendu l’objet du référendum, il existe plusieurs types de
référendum.
1. Le référendum constituant c’est celui qui porte sur l’adoption ou la révision de la
constitution. En France c’est prévue par l’article 89.
2. On peut citer le référendum législatif, c’est celui qui porte sur l’adoption d’un texte
legislatif. C’est prévue en France par l’article 11.
3. Enfin il y a aussi le référendum de ratification, il permet ici l’approbation d’un en-
gagement international. Il est prévu par la constitution.
Il y a une autre façon classifier les référendums selon le critère de l’autorité qui a prit l’initative
de l’opération du référendum. A cet égard il y 3 types de référendums.
1. Référendum obligatoire : c’est celui que la constitution impose dans certaines hy-
pothèses. constitution de 1793 prévoyait un référendum voisin du véto.
2. Référendum populaire : En application de la constitution un nombre de citoyen
déterminé peut prendre l’initiative d’organiser un référendum. Dans cette hypo-
thèse le référendum a généralement deux objets. Se prononcer sur un texte adopté par
les assemblées, soit le peuple peut également l’initiative d’organiser un référendum sur un
projet de loi qu’il a lui même organisé. Exemple : Suisse ou Italie. La France l'exclue pour
des raisons politiques. Notre souveraineté est nationale.
3. Référuendum d’initiative gouvernementale : dans ce cas là l’initiative est refusée
au peuple, elle est expressément conférée aux pouvoirs publics et spécialement aux
membres de l’exécutif ou aux assemblées parlementaires. Référendum n’est pas obliga-
toire. Exemple article 11 de la constitution de 58.

Section 2 : la désignation du gouvernement :


Cette question est fondamentale car la votation est le moyen le plus répandu qui permette la
participation du peuple aux affaire publiques. Par ces procédés le peuple désigne ses re-
présentants, ou prend directement ses décisions par le procédé de référendum.
Cette question de la votation soulève différents problèmes de fonds. Ils tiennent d’abord au
droit de suffrage, mais la question de la votation poser également des problèmes techniques,
qui sont relatifs au recensement des suffrages exprimés par le peuple lors des opérations de vo-
tes.

45
P1 : Le droit de suffrage.
Dans un régime démocratique le suffrage doit présenter trois caractères :
1. Il doit être universel
2. Egal pour tous
3. Libre et secret.

A/ Le suffrage universel :
Il n’a pas été acquis spontanément il est le fruit d’une lutte politique. Si l’on considère la cons-
titution de 1791 celle-ci subordonne le droit de suffrage. Universel au paiement du cens. Suf-
frage censitaire = dans ce cas le suffrage est condition de la condition de fortune de l’électeur.
Le système est encore plus restrictif dans la mesure ou pour être électeur il fallait payer un im-
pôt plus élever. En conséquence sous la révolution le corps électoral n’était composé que de
quelques centaines de milliers de personnes.
Le suffrage universel a été mise en place dans la constitution 1793, mais cette cons-
titution n’a jamais été appliquée. La constitution du 5 fructidor an 3 = 22 août 1795 rétablit
le cens = le régime du directoire. Parce que le droit de vote est conditionné par l’inscription sur
le rôle des contributions directes.
La constitution du 13 décembre 1799, constitution Napoléonienne, affirme le principe du Suf-
frage Universel Directe. Il était tout de même limitée En effet l’article 7 de cette constitution
prévoit que les citoyens de chaque arrondissement communal désigne par le suffrage ceux d’en-
tre eux qu’ils croyaient les plus propres à gérer les affaires publiques.
La restauration a rétablie le cens. Par exemple La charte de 1830 a également mis en place
un système censitaire = 500 francs d'impôt pour être éligible, 200 francs d’impôt pour être
électeur. Le corps électoral s’élevait à 248 000 électeurs. En 1846 il y avait 248 000 électeurs…
Le suffrage universel a été instauré par un décret du 5 mars 1848, soit sous la se-
conde république, mais il n’était pas parfait car les femmes étaient excluent (elles
avaient un statut de mineure et par ce qu’on pensait qu’elles étaient trop proche du clergé, on
craignait que le clergé vote à travers elle). C’est l’ordonnance du 21 avril 1944 portant or-
ganisation des pouvoirs publics en France après la libération qui a instauré le droit
de vote pour les femmes.

1 - Si le suffrage est universel, il peut néanmoins supporté quelques atténua-


tions
En fonction de l’âge, de la nationalité, de la capacité, du comportement.
• la majorité électorale :
Il faut un minimum de maturité politique pour élire les représentants. Cette maturité
politique est présumée être fonction de l’âge. La maturité politique est manifestement diffé-
rente si l’on considère les sociétés.
Ainsi la charte de 1814 prévoyait qu’il fallait avoir 30ans pour voter, en 1974 en France le
président Giscard d’Estaing a abaissé la majorité de 21 à 18 ans.
• La condition de la nationalité :
Le droit de vote est réservé aux nationaux, c’est la solution du droit français. Toutefois
avec la ratification du traité de Maastricht, la constitution a été modifiée pour permettre aux
ressortissants des communautés européennes, sous réserve de réciprocité, de participer aux
élections municipales.
Pour les élections professionnelles et universitaires, on appel le vote des étrangers.

46
Définitions • L’exigence de qualités morales indéniables :
On exige en réalité des qualifications morales minimales =
* Condition de nationalité : solution du droit français. Ainsi ne doivent pas être ins-
Le droit de vote est réservé aux
crits sur les listes électorales les individus condamnés
nationaux, cʼest la solution du droit
français. pour crime, ceux condamnés à une peine d’emprisonne-
ment sans sursis ou à une peine d’emprisonnement avec
* Exigences de qualité morales et in-
tellectuelles : sursis d’une durée supérieure à 1 mois assorti ou non d’une
Ne peuvent être inscrit sur les lis- amende, pour vol, escroquerie, abus de confiance, pour les
tes les individus condamnés, il faut délits punis des peines du vol, faux témoignage.
avoir 18 ans révolu et jouir de ses
capacités intellectuelles. • l’exigence de qualités intellectuelles minimales :
Pour voter, dans les régimes libéraux, on n’exige pas l’ob-
* Principe dʼuniversalité :
Suppose que les pouvoirs publics tention d’un diplôme quelconque qui attesterait d’une
recensent les détenteurs du droit compétence à participer aux affaires publiques. Plus de
de vote. vote capacitaire.
* Le suffrage doit être égal : Cette position du droit français est particulièrement large
Valeur constitutionnelle puisquʼil et correspond au modèle démocratique. Sont électeurs les
est consacré par lʼarticle 3 de la français et les françaises de plus de 18 ans, encore faut
constitution de 1958, cʼest la règle il que les personnes en âge de voter jouissent de leurs
un homme, une voix. capacités intellectuelles. En effet il ne faut pas que ces
Suffrage plural : personnes soient atteintes de démence ou d’imbécillité. En
procédé qui accorde aux citoyens somme on applique les règles du droit privé. Article 89 du
la possibilité de déposer dans code civil : Pour faire un acte valable, il faut être saint d’es-
lʼurne plusieurs bulletins de vote
prit. En réalité, lorsque le juge des tutelles prononcera l’ou-
* Suffrage doit être libre : verture de la tutelle, il en édictera les conséquences juridi-
En France voter nʼest pas un de-
ques.
voir, lʼabstention, lors des périodes
de vote, nʼest pas sanctionnée, Il en effet le code électoral : « ne doivent pas être inscrits
sauf un cas marginal. sur les listes électorales les interdits » = majeurs incapables.
Vote par correspondance :
Il se met en œuvre par un système
de double enveloppe, qui permet 3) Pour que lʼuniversalité du suffrage soit ef-
aux bureaux de vote, de vérifier la
qualité de lʼélecteur et qui permet
fective, il faut quʼelle soit organisée
aussi de maintenir le secret du La mise en œuvre du principe d’universalité suppose que
vote. les pouvoirs publics recensent les détenteurs du droit de
La sincérité du vote : vote. Si on considère cette réalisation de l’universalité au
Lʼinscription publique du nom de la plan technique, en France les pouvoirs publics dressent les
personne pour laquelle on vote, listes électorales. Nul ne peut être inscrit sur plusieurs listes
sur un bulletin de vote, est une
électorales :
fraude parce que par ce biais on
peut inciter dʼautres à voter pour la • Sont inscrits à leur demande tous les électeurs qui ont leur
personne que lʼon a désigné domicile réel dans la commune depuis 6 mois au moins.
Etiam consequaterat
Faucibus sapien risus in risus. In • Ceux qui figurent pour la 5ème fois sans interruption l’an-
mattis, libero a hendrerit faucibus. née de la demande d’inscription, au rôle d’une contribution
directe communale.
Aenean egestasurna
Sed et dui sed gravida faucibused • De même peuvent être inscrits sur les listes, même s’ils ne
atlt leo vel dolor ultricies pellen- résident pas dans la commune, ceux qui ont déclaré
tesque.
vouloir y exercer leurs droits électoraux.
Massalorem ipsum
Faucibus sapien risus in risus. In Les listes électorales sont permanentes c’est-à-dire que ces
mattis, libero a hendrerit faucibus. listes ne sont pas détruites après le déroulement du scrutin.
Les mêmes listes sont utilisées pour l’ensemble des consulta-
tions électorales.

47
Les listes électorales font l’objet d’une révision annuelle. C’est une commission administrative
qui est chargée de la révision électorale, pour prendre en compte le flux de la population : per-
sonnes décédées, personnes radiées de la commune, personnes nouvellement ins-
tallée dans la commune.

B/ Le suffrage doit être égal


En droit français ce principe a valeur constitutionnelle puisqu’il est consacré par l’article
3 de la constitution de 1958. Ce principe a un fondement politique, et la mise en place du
suffrage égal pour tous implique le rejet de certaines techniques de vote.
Ce principe a une valeur politique puisqu’on applique la règle « un homme, une voix », il est
démocratique puisqu’on réprouve l’idée qu’un individu puisse disposer, dans l’expression politi-
que, de plus d’une voix.Ce principe conduit à rejeter le mécanisme du suffrage multi-
ple qui est une technique de vote qui permet à une même personne de voter dans
plusieurs circonscriptions.
Ce système a été en vigueur en Grande Bretagne jusqu’en 1948, donc les propriétaires fonciers
pouvaient voter dans les différentes circonscriptions où ils possédaient des terres. Une loi du 6
février 1918 limitait ce privilège au vote dans deux circonscriptions. De même le principe «un
homme une voix», écarte le mécanisme du suffrage plural = procédé qui accorde aux ci-
toyens la possibilité de déposer dans l’urne plusieurs bulletins de vote. Ce système a été
en vigueur en Belgique de 1893 à 1921. Ainsi un électeur belge pouvait déposer dans l’urne, trois
bulletins de vote aux motifs qu’il était père de famille, diplômé ou épargnant.

C/ Le suffrage doit être libre


1/ Le problème du vote obligatoire
La position du droit français est claire, si voter est un droit pour les membres du corps électo-
ral, juridiquement ce n’est pas un devoir. En conséquence l’abstention, lors des périodes
de vote, n’est pas sanctionnée, sauf un cas marginal. En effet, les membres du collège élec-
toral sénatorial, en cas d’absence le jour du scrutin, doivent s’acquitter d’une amende,
purement symbolique. Il y a des pays où le vote n’est pas facultatif mais obligatoire. Exem-
ple de la Belgique depuis 1893, le Danemark, la Hollande, l’Australie

2 - Le vote est personnel


C’est ici une garantie de l’élément détermination des électeurs. C’est sous la IIIème répu-
blique que ce principe a été véritablement respecté. Ainsi l’électeur ne pouvait pas dési-
gner un représentant pour exercer le droit de vote à sa place. Le système de la IIIème républi-
que excluait le vote par procuration. De surcroît pour bien respecter le principe du vote per-
sonnel, la loi exigeait aussi que l’électeur participe directement au vote, en déposant lui même
le bulletin dans l’urne. Cette obligation de présence excluait le vote par correspon-
dance. Ce principe a quand même fait l’objet de limitation, sous la IIIème République, déve-
loppées par la suite.
Ainsi sous la IVème république, pour lutter contre les abstentions, a été votée la loi du
12 avril 1946, qui a introduit, à titre permanent, le mécanisme du vote par procura-
tion et du vote par correspondance.
Le vote par procuration a été reconnu, à l’origine, pour les marins et pour certaines
catégories militaires. Dans ce cas là les électeurs se conformant aux conditions prévues par
la loi, désignaient un mandataire qui votait en ses lieux et place.

48
Le vote par correspondance a été plus largement ouvert, en effet il a existé, au profit de
certaines catégories de militaires, aux profits des femmes en couche, et des marins. Il se met
en œuvre par un système de double enveloppe, qui permet aux bureaux de vote, de véri-
fier la qualité de l’électeur et qui permet aussi de maintenir le secret du vote.
Dans un premier temps, le vote par correspondance a été retenu par la Vème république no-
tamment une l’ordonnance, il a bénéficié aux militaires, aux forains, aux personnes âgées et aux
personnes résidentes hors de France. Pour des raisons de fraude, il a été supprimé par la loi du
31 décembre 1975. A l’inverse la loi a étendue le mécanisme du vote par procuration.

D/ La sincérité du vote et la lutte contre la fraude électorale


L’inscription publique du nom de la personne pour laquelle on vote, sur un bulletin de
vote, est une fraude parce que par ce biais on peut inciter d’autres à voter pour la per-
sonne que l’on a désigné.
De même on ne peut pas inscrire sur un bulletin de vote la personne pour laquelle
on vote, pour pas que le président du bureau de vote discrimine cet électeur.
De même il ne faut pas distribuer des enveloppes de différentes couleurs ou de dif-
férents formats pour éviter d’identifier l’électeur.
De même il est interdit au président du bureau de vote, de prendre à la main le bulletin qui
lui est tendu par l’électeur parce que celui-ci pourrait l’entrouvrir sous prétexte de
mieux le fermer ou parce qu’il pourrait lire par transparence le nom du candidat.
Ces fraudes ont été écartées grâce aux lois du 29 juillet 1913 et du 31 mars 1914 qui ont im-
posé le vote sous enveloppe, effectué en isoloir. Mais cette réglementation n’a pas empêchée la
fraude, on a vu fleurir des urnes à double fonds
Autre fraude = vote des morts = ne pas rayer des listes électorales les personnes décédées que
l’on fait voter par procuration.
Autre fraude = système de l’enveloppe kangourou = enveloppe qui apparemment est inno-
cente, mais qui va s’ouvrir entre le moment où on la met dans l’urne et le moment où elle va
toucher le fonds, en s’ouvrant elle libère d’autres enveloppes.
Règles pour lutter contre la fraude :
• Loi du 10 mai 1969 a prévu des machines à voter dans les bureaux de vote dans les
communes de plus de 30 000 habitants.
• Principe des urnes transparentes.
• Peines de prison prévues pour les fraudeurs au stade du dépouillement.

P2 : Les modes de scrutin


Le droit de suffrage s’exprime à l’occasion des scrutins qui sont organisés par les pouvoirs pu-
blics. L’étude de cette question pose de nombreux problèmes concernant le cadre territo-
rial du scrutin, le découpage de la circonscription, mais également sur les techniques de
vote destinées à départager les candidats à une élection.
Il existe deux grands modes de scrutin : les scrutins majoritaires, à la représentation
proportionnelle.
On va étudier la manière dont on décompte les voix, le choix de tel mode de scrutin n’est pas
neutre. En effet, le mode de scrutin a une incidence sur la psychologie de l’électeur, elle a
une influence sur le système partisan, sur les institutions, puisque par le mode de scrutin on va
avoir la stabilité politique ou non.

49
Définitions : A. Les scrutins majoritaires
Scrutin majoritaire à un tour : 1° Le scrutin majoritaire à un tour
• Dès que les électeurs votent, le • Le mécanisme :
siège à pourvoir est attribué à
celui qui a obtenu le plus grand Dans l’hypothèse où le scrutin se fait à un tour, c’est à dire
nombre de voix. que le poste est pourvu dès la première fois, dès que les
• Il nʼest pas neutre et façonne le électeurs votent, le siège à pourvoir est attribué à celui
comportement des électeurs. Il qui a obtenu le plus grand nombre de voix. Pour attribuer
faut voter utile. les sièges on ne considère que la majorité simple ou la majo-
• Ce mode de scrutin entraîne le rité relative. Ce système est adopté dans les pays anglo-
bipartisme. saxons.
• Il permet lʼapparition de majorité • Les conséquences du scrutin majoritaire à un tour :
très tranchée
ce scrutin n’est pas neutre, en effet, il façonne le compor-
Scrutin majoritaire à deux tours :
tement des électeurs, il donne une physionomie parti-
• le candidat pour être élu au
premier tour devra obtenir la culière au système partisan. L’effet du scrutin majoritaire
majorité absolue. Ce type de à un tour sur la psychologie des électeurs.
scrutin impose également un
second tour lorsque aucun des Dans le cadre du scrutin majoritaire à un tour, l’élec-
candidats en liste nʼa obtenu au teur doit voter utile, parce que l’électeur sait que s’il vote
premier tour le nombre de voix pour le candidat de son choix, qui n’a pas de chance d’être
suffisant pour être élu. élu, la portée de son vote sera sans effet, dans la mesure
• Il nʼest pas neutre, il a une in- où les voix obtenues par ce candidat, ne lui permettront pas
fluence sur la psychologie de d’être désigné, étant donné les particularités de ce mode de
lʼélecteur, sur le système parti- scrutin.
san, et sur la stabilité ministé-
rielle. En conséquence dans un réflexe rationnel, l’électeur
aura tendance à laisser de côté ses préférences politi-
• Le scrutin majoritaire à deux
tours peut favoriser lʼinstabilité ques, pour voter pour le candidat restant proche de
ministérielle et lʼinstabilité institu- ses idées, et qui lui en revanche a de solides chances d’être
tionnelle. élu au premier tour.
La représentation proportionnelle : • L’incidence sur le système partisan
• Elle vise à corriger les inconvé-
nients du scrutin majoritaire à un Ce mode de scrutin entraîne le bipartisme. Peut être vé-
tour qui ne donne quʼune vision rifié si l’on étudie le système britannique, où le vote utile
schématique des tendances po- conduit à éliminer les candidats des petits partis, et à
litiques existantes dans le pays faire triompher les candidats des grands partis : con-
et qui ne permet pas à lʼélecteur
servateur ou travailliste.
de vraiment choisir son candi-
dat. Ce mode de scrutin explique en partie, le déclin constant du
• Elle vise à corriger les effets du parti libérale en Grande-Bretagne.
scrutin majoritaire à deux tours,
Ce que l’on peut voir en Grande-Bretagne, se constate aussi
en tant que celui-ci tend à surre-
présenté le parti majoritaire aux Etats-Unis puisque la vie politique est depuis longtemps
dominée par le parti républicain et le parti démocrate.
• Elle permet à lʼélecteur de choi-
sir les candidats en fonction de • Les conséquences sur le système institutionnel :
sa préférence politique et non
plus en fonction de lʼutilité de Le scrutin majoritaire à un tour façonne le système parti-
son vote. Faussement démocra- san, en effet, dans les démocraties libérales, le poids des dif-
tique. férents partis influence directement. Spécialement le scru-
tin majoritaire à un tour permet l’apparition de majo-
rité très tranchée, lesquelles vont favoriser la stabilité de
l’exécutif

50
Ainsi le parti victorieux, aura la majorité au Parlement, ce qui va lui permettre de
voir son ou ses leaders, exercer les charges de l’Etat. Ces derniers seront sûrs de se
maintenir aux affaires, puisqu’ils sont maintenus par leur majorité au Parlement.
En GB, où il n’y a pas de crise parlementaire au sens stricte, le chef du gouvernement n’est plus
renversé par un vote de censure de l’opposition, laquelle est toujours minoritaire de par l’effet
du scrutin majoritaire à un tour, les crises parlementaires sont des crises sèches c’est-à-dire
que la crise qui va emporter le premier ministre naît au sein même du parti auquel ap-
partient le premier ministre.
Le premier ministre Mac Millan avait quitté en 1963 son poste de premier ministre à la suite
des critiques qui lui ont été faites au sein de son propre parti, dues à la mauvaise gestion de l’af-
faire Profumo (pendant la guerre froide, le ministre Profumo partage la même maîtresse que
l’attaché soviétique à Londres).
Madame Tatcher après plus de 10 ans d’exercice de pouvoir, a dut quitté le gouvernement car
elle a fait l’objet de critiques au sein de son propre parti.
Tony Blair a été contraint d’annoncer son départ en mai 2007 parce que son propre ministre
des finances l’a critiqué et lui a demandé de quitter le pouvoir pour le remplacer.

B/ Le scrutin majoritaire à deux tours


• Le mécanisme de vote :
Lorsque le scrutin majoritaire est à deux tours, le candidat pour être élu au premier tour
devra obtenir la majorité absolue.Ce type de scrutin impose également un second tour
lorsque aucun des candidats en liste n’a obtenu au premier tour le nombre de voix suffi-
sant pour être élu. Dans ce cas-là les électeurs sont à nouveau convoqué aux urnes.
Ne peuvent se présenter que les candidats qui ont obtenu un nombre de voix déterminé. Au
second tour pour être élu il faut obtenir la majorité relative, en conséquence ce sont les
règles du scrutin majoritaire à un tour qui s’appliquent.
Il existe des scrutins majoritaires à 4 tours qui peuvent imaginer par des consti-
tuants ou des voix électorales, ce mode de scrutin exigera, pour être élu, la majorité abso-
lue au trois premiers tours et la majorité relative au quatrième tour.
On peut également prévoir des scrutins majoritaires à plusieurs tours, sans en prévoir le nom-
bre de tours. Mais en prévoyant simplement que le candidat sera élu s’il obtient la majorité ab-
solue.
Ce système a été en vigueur sous la IVème république pour désigner le président de la républi-
que. En effet, la constitution de 1946, prévoyait simplement que le président de la ré-
publique était élu pour 7 ans.
Mécanisme de désignation très contestable, car bien que dans cette hypothèse le mécanisme
de désignation électorale exige la majorité absolue pour être élu, ce mode d’élection ne con-
fère pas à l’élu choisit, l’assise politique indispensable pour assurer sa mission. En
effet, son élection apparaît inévitablement, comme étant le fruit de plusieurs com-
promis au sein du Parlement.
• Les conséquences de ce scrutin
Ce mode de scrutin n’est pas neutre, il a une influence sur la psychologie de l’électeur, sur
le système partisan, et sur la stabilité ministérielle. L’effet du scrutin majoritaire à deux
tours sur la psychologie de l’électeur.
L’effet de ce mode de scrutin a été mis en avant par un député socialiste Bracke qui
disait « au premier tour on choisit, au second tour on élimine ». Contrairement au scrutin majo-
ritaire à un tour, le scrutin majoritaire à deux tours favorise l’expression de la volonté
politique des électeurs.

51
Exemple : au premier tour dans les années 90 certains électeurs de droite votaient à l’extrême
droite et au deuxième tour ils votaient pour la droite classique. Au premier tour les communis-
tes votent pour les communistes, et au second tour ils votent pour le candidat le mieux placé à
gauche.
Si au premier tour les électeurs choisissent selon leur conviction, au second tour, un
réflexe plus rationnel prend le dessus. En effet, aux vues des résultats du premier
tour, les électeurs connaissant les chances respectives de leur candidat, si certains
disposent de trop peu de voix pour être élus, ils donneront leur voix à celui qui a le
plus de chance d’être élu = vote utile.
Ce scrutin majoritaire à deux tours, a également une influence sur les candidats à l’élection.
Ainsi, les candidats malchanceux, à la suite d’une tractation, pourront marchander leur désis-
tement au profit de l’un des deux candidats restant en liste, mais peuvent aussi se maintenir.
Les accords de second tour, font l’objet de négociation, et en réalité s’applique au sein des blocs
de gauche et de droite, une règle de bonne conduite électorale. A droite s’applique la discipline
nationale = on se désiste pour le candidat le mieux placé au second tour à l’exclusion du FN. A
gauche on applique la discipline républicaine = on va se désister pour le candidat le mieux placé
au second tour.
Aujourd’hui cela pose de nombreux problèmes. Exemple : pour certains communistes il
est très difficile de voter socialiste. L’effet du scrutin majoritaire à deux tours sur le sys-
tème partisan. Ce mode de scrutin favorise le multipartisme, il entraîne également une
surreprésentation des forces politiques modérées et le tassement ou la disparition des forces
politiques extrêmes. Exemple : Au cours des premières élections législatives de 1958, le parti
communiste avec 3 800 000 voix obtenait simplement 10 députés, alors que les indépendants
avec 3 400 000 voix obtenaient 132 députés
• L’effet du scrutin majoritaire à deux tours sur le système institutionnel
Bien que favorisant le multipartisme, le scrutin majoritaire à deux tours peut favoriser
l’instabilité ministérielle et l’instabilité institutionnelle. Ainsi, en période d’élection, les
forces politiques appartenant à une même tendance politique auront vocation à se coaliser, à
s’unir pour obtenir le maximum de siège. On s’aperçoit que la coalition gouvernementale, sur-
vit à l’époque du gouvernement.
Ex : De 1958 à 1981, lors des élections législatives, le parti gaulliste et ses avatars, s’est allié avec
les indépendants et l’UDF, et a survécu à l’épreuve gouvernementale avec un poids en 1981.

C/ La représentation proportionnelle
• Le mécanisme
Elle vise à corriger les inconvénients du scrutin majoritaire à un tour qui ne donne
qu’une vision schématique des tendances politiques existantes dans le pays et qui ne
permet pas à l’électeur de vraiment choisir son candidat.
De plus la RP vise à corriger les effets du scrutin majoritaire à deux tours, en tant que
celui-ci tend à surreprésenté le parti majoritaire.
En conséquence en choisissant la RP, le législateur satisfait un soucis d’équilibre. En
effet, il s’efforce de donner à chaque parti, le nombre de siège proportionnel au suffrage qu’il a
recueilli.

52
Définitions Il y a deux types de représentation proportionnelle
pratiqués
Calcul dʼune RP au plus fort reste :
On va se baser sur les suffrages • La RP au plus fort reste
non-utilisés.
• La RP à la plus forte moyenne
Calcul dʼune RP à plus forte moyenne
: L’opération débute toujours par le calcul du quotient électo-
On utilise aussi le quotient électo- ral, il s’agit de calculer dans chaque circonscription,
ral mais on va répartir les sièges combien il faut d’électeurs pour pourvoir à un siège
différemment. mis en compétition. Cette opération n’est possible que si
Etiam consequaterat l’on connaît le nombre de suffrages exprimés et le nombre de
Faucibus sapien risus in risus. In sièges à pourvoir.
mattis, libero a hendrerit faucibus.
Calcul d’une RP au plus fort reste : On suppose qu’il y a
Aenean egestasurna
Sed et dui sed mauris gravida fauc trois listes en présence dans une circonscription et 5 sièges à
ibused atlt leo vel dolor ultricies. pourvoir.
Massalorem ipsum A = 50 000 suffrages
Faucibus sapien risus in risus. In
mattis, libero a hendrerit faucibus. B = 45 000 suffrages
Sedvarius egestas C = 20 000 suffrages
Sed et dui sed mauris gravida fau-
cib used atlt leo vel pellentesque. Nombre de suffrages exprimés = 115 000
Integer imperdiettus 115 000/5 = 23 000 = quotient électoral
Faucibus sapien risus in risus. In
mattis, libero a hendrerit faucibus. A a obtenu 2 sièges, il lui reste 4000 suffrages non utilisés
Justo tortorult B a obtenu 1 siège, il lui reste 22 000 suffrages non utilisés
Sed et dui sed mauris faucibused
C a obtenu 0 siège, il lui reste 20 000 suffrages non utilisés
atlt leo vel dolor ultricies pellen-
tesque. A ce stade il faut utiliser les suffrages non utilisés
Lorem ipsumdolor pour attribuer les sièges restants qu’on appelle en tech-
Faucibus sapien risus in risus. In nique électorale les sièges en l’air. Il faut classer dans un or-
mattis, libero a hendrerit faucibus. dre hiérarchiquement décroissant, les suffrages non utilisés.
Lorem ipsumdolor
B = 22 000
Faucibus sapien risus in risus. In
mattis, libero a hendrerit faucibus. C = 20 000
Consectetuer adip
A = 4000
Sed et dui sed mauris faucibused
atlt leo vel dolor ultricies. D’où les résultats suivants, le premier siège en l’air sera attri-
Etiam consequaterat bué à la liste B, le deuxième sera attribué à la liste C.
Faucibus sapien risus in risus. In
Résultat final :
mattis, libero a hendrerit faucibus.
Aenean egestasurna A = 2 sièges
Sed et dui sed gravida faucibused B = 2 sièges
atlt leo vel dolor ultricies pellen-
tesque. C = 1 siège
Massalorem ipsum Calcul d’une RP à la plus forte moyenne :
Faucibus sapien risus in risus. In
mattis, libero a hendrerit faucibus. On utilise aussi le quotient électoral mais on va répartir
les sièges différemment.
Quotient électoral = 23 000 On va attribuer les sièges qui
n’ont pas été accordés au quotient électoral de manière diffé-
rente.

53
Dans l’exemple précédent la liste A a obtenu 2 sièges, la liste B 1 siège et la liste C n’a aucun
siège. Pour attribuer le siège en l’air on va calculer la moyenne d’électeurs qu’aurait chaque liste
si on lui donnait ce siège.
On va attribuer les sièges en l’air à la liste qui a la plus forte moyenne parce que la plus forte
moyenne correspond au plus grand nombre d’électeurs. Premier et deuxième siège à attribuer
A a obtenu 2 sièges au quotient, on va lui attribuer fictivement le premier siège en l’air.
A = 16 666,6 = nombre d’électeurs en moyenne dont A a besoin pour chaque siège
B = 22 500 = nombre d’électeurs en moyenne dont B a besoin pour chaque siège
C = 20 000
Ce sera la liste B qui a la plus forte moyenne d’électeurs Pour le deuxième siège en l’air on pro-
cède comme précédemment.
C = 20 000
A = 16 666, 6
B = 15 000
Le deuxième siège en l’air va être attribué à la liste C
Résultat final :
A = 2 sièges
B = 2 sièges
C = 1 siège
Chaque mode de scrutin va induire un comportement donné de l’électeur, mais aussi on peut
jouer avec les modes de scrutin. Le mode de scrutin a un effet.
• Les conséquences de la RP Sur le comportement de l’électeur :
Le système en question permet à l’électeur de choisir les candidats en fonction de sa pré-
férence politique et non plus en fonction de l’utilité de son vote. En ce sens-là le mode de
scrutin apparaît plus démocratique. Mais l’électeur ne fait pas la liste donc il n’a pas d’in-
fluence sur la liste. On va présenter aux électeurs des listes. Parfois on ne peut pas panacher.
Donc mode de scrutin faussement démocratique. En réalité on le voit fleurir dans les
régimes où les partis politiques sont dominants, où le système partisan est dominant. La res-
ponsabilité de la campagne politique repose sur le parti et non sur les individus.
• Sur le système partisan
La RP a un effet sur le statut de l’élu mais également sur le système des parti à pro-
prement dit.
• L’effet sur le statut de l’élu
Comme la RP est un scrutin de liste, elle favorisera immanquablement la discipline au
sein du parti, ainsi que la subordination des hommes politiques aux Etats majeurs po-
litiques. En effet, la carrière des hommes politiques, dans ce système, va dépendre de leur ca-
pacité à suivre la politique décidée par le parti. En cas de manquement à la discipline de parti,
soit le candidat disparaît de la liste, soit il est placé en position d’inéligibilité sur la liste. En ef-
fet, c’est les partis politiques qui établissent la liste et qui investissent les candidats à l’élection.
En fait ce mode de scrutin éloigne l’électeur du candidat, l’électeur n’a plus qu’un contact
abstrait avec l’appareil politique, auquel il délègue le pouvoir de choisir les hommes politiques.
En somme avec ce système, on ne vote pas pour un homme mais pour un parti politique.

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Parfois cette subordination de l’élu est accentuée par la pratique de la démission en blanc
(IVème république).
• L’effet sur le système partisan à proprement dit
• La RP aboutit à favoriser le multipartisme. Logique puisque l’objectif de la RP c’est de
permettre aux partis qui obtiennent un nombre de voix minimum, d’être représentés au Par-
lement avec un nombre de sièges proportionnel.
• La RP va favoriser l’apparition des petites formations car elles ont plus d’autonomie
et lors des grandes échéances électorales, elles n’ont pas tendance à s’allier avec les partis do-
minants (sinon elles disparaîtraient).
C’est une sorte de prime à l’expression d’une individualité politique spécifique.
Sous la IVème république la RP a favoriser la SFIO, la RMP, et le PC.
L’Israël pratique la RP et voit fleurir tout un ensemble de partis, des partis de toute sorte et
même des partis religieux voire des partis d’extrême droit. Cela pose un problème car on a ra-
rement des élections gagnées par un parti seul.
• La RP conduit parfois à l’éclatement des partis de coalition.
On peut citer l’exemple Israélien, élections législatives anticipées car plein de petits partis
quittaient la coalition.
• La RP conduit à la représentation des extrêmes. Exemple : Le parti poujadiste a été représen-
té en 1956 en France au Parlement.
La question qui se pose est la suivante, est ce qu’il est bien que les partis politiques, qui
contestent le système libéral, (extrême gauche, extrême droite,..) soient représen-
tés au Parlement ? Si certains partis ne sont pas interdits, comme en Allemagne qui a inter-
dit le parti communiste et le parti nazi, rien n’empêche qu’ils soient représentés à l’as-
semblée.
Le FN est financé sous fonds publics. Il vaut mieux qu’ils soient visibles pour être con-
trôlés, surveillés, plutôt qu’ils agissent dans la discrétion.
• Sur le système institutionnel
En principe la RP est un facteur d’instabilité ministérielle car dégageant un grand nombre
de partis politiques, il leur est difficile de gouverner seuls, il leur faut par conséquent trouver
une majorité au Parlement, donc former des coalitions.
Or, en raison même de la logique de la RP, la coalition repose rarement sur un programme so-
lide. Les divisions apparaissent lorsqu’il s’agira d’exécuter le programme, et il y aura éclatement
du gouvernement, parce que les partis de la coalition n’ont pas intérêt à abandonner leur spéci-
ficité politique. En effet, la logique de la RP impose toujours de mettre en avant leur
originalité politique afin justement de bénéficier des voix des électeurs. Cela rend
difficile l’apparition de programmes de gouvernement.

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