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AMENER LES ÉLÈVES À PRENDRE LA PAROLE

L’attitude bienveillante du professeur est un facteur essentiel

Il est primordial de donner confiance aux élèves et de les encourager. La prise de parole face à un auditoire est un exercice difficile et nécessite une attitude bienveillante et patiente de la part de l’enseignant, ce qui n’exclut pas pour autant une légitime exigence. Laisser parler, écouter, valoriser l’élève pour ce qu’il a réussi à produire, même modestement, va stimuler sa motivation et ses progrès.

La perfection n’est pas requise

Une communication peut être efficace sans être parfaite. Les erreurs sont une étape normale de l’apprentissage ; elles permettent au professeur de se rendre compte des difficultés des élèves et de mettre en place, ultérieurement, les stratégies de remédiation nécessaires. Une focalisation excessive et immédiate sur l’erreur finit par brider la prise de parole. Il est important de laisser parler l’élève, sans l’interrompre à chaque instant, et de lui donner le temps de la réflexion, voire de l’hésitation. Enfin, toujours exiger des phrases complètes ne reflète pas la réalité de l’interaction orale authentique.

Une vision nette des objectifs et une mise en œuvre dynamique

Le professeur aura soin de :

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préparer des tâches variées en ayant un objectif précis et sans perdre de vue la progression ;

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donner des consignes claires sur la tâche, le contenu et l’objectif à atteindre ;

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de s’assurer que les consignes sont comprises de tous ;

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concevoir des séquences de durée raisonnable pour éviter de lasser les élèves (éviter de dépasser 8 séances) ;

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diversifier à bon escient les activités tout le long de la séance afin de maintenir leur intérêt et leur curiosité.

Pour arriver à une prise de parole spontanée il faut d’abord construire

La prise de parole ne s’improvise pas. Cela s’apprend et se construit. Il est donc important d’avoir réfléchi aux différentes étapes de la construction de l’expression orale.

Le professeur aura soin de :

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familiariser l’élève avec des modèles de langue authentique ;

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fournir les outils linguistiques et culturels appropriés à la situation de communication ;

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choisir des sujets, proposer des situations qui font sens et représentent un enjeu. C’est là tout l’esprit de la démarche dite « actionnelle ». Le besoin de communiquer vient si l’élève a le sentiment d’être impliqué, d’avoir quelque chose à dire, une réaction, un sentiment à exprimer, un conseil à donner ;

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partir du plus simple pour aller ensuite au plus complexe.

On veillera à ce que la progression dans l’apprentissage conduise à une production plus spontanée et à un enrichissement de l’expression.

Il n’en est pas moins nécessaire de « faire des gammes » et aussi de revenir ponctuellement sur les acquis plus anciens ou plus simples en les réactivant par des entraînements réguliers.