17-31436-DGP

ECSS
Ville
de Marseille

RAPPORT
AU
CONSEIL MUNICIPAL

- 206 -
2èmeRECTIFICATIF VALANT SUBSTITUTION

D ELEGA TION GEN ERA LE URBAN ISME AMEN A GEMENT ET HAB ITAT - D IR ECTION
D ES GRAND S PROJETS - D ELEGATION GEN ERALE ARCH ITECTU RE ET
VALOR ISATION D ES EQU IPEMEN TS - D ELEGATION GEN ERALE EDUCA TION
ENFANC E SOC IAL - Pla n Eco les - Ren ou ve lle me nt d es gr ou pe s sco la ir es e t
é co l es d it s "G E E P" - A ut o r isa t i o n d e lanc e men t de l a pr océ du re .

1 7-3 143 6-DG P ECSS

-o-

Monsieur le Maire, sur la proposition de Madame l'Adjointe déléguée aux Ecoles
Maternelles et Élémentaires et au Soutien scolaire, soumet au Conseil Municipal le rapport suivant :

I - Contexte du projet

La Commune de Marseille a la charge des écoles publiques établies sur son territoire.
Elle est propriétaire des locaux et en assure la construction, la reconstruction, l'extension et les grosses
réparations. Elle gère les crédits d'équipement, de fonctionnement et d'entretien des écoles.

Parmi le patrimoine municipal scolaire de Marseille comptant plus de 440 écoles
recevant les 77 000 enfants scolarisés sur son territoire, 32 groupes scolaires et écoles présentent une
architecture spécifique, basée sur un mode constructif des années 1960 en structure métallique, selon le
principe de la préfabrication sur la base de normes modulaires alors préconisées par le Ministère de
l’Education Nationale. Ces écoles sont appelées « GEEP », du nom du concepteur-réalisateur
« Groupement d’Etudes et d’Entreprises Parisiennes ».

Le vieillissement de cet imposant parc immobilier, qui représente environ 10% du parc
scolaire, engendre des surcoûts et des difficultés en termes de maintenance et d’entretien. Il présente
une réelle difficulté d’adaptation dans le temps aux nouveaux usages et aux contraintes réglementaires et
normatives qui s’imposent à ces équipements, et ne répond pas aux objectifs environnementaux fixés par
la Ville.

En accord avec la Ministre de l’Education Nationale et le Ministre de la Ville, de la
Jeunesse et des Sports, la Ville a évalué les conditions de fonctionnement du service public de
l’Education, et a initié les démarches pour une modernisation de ses établissements. Ainsi, par la
délibération n°16/0175/ECSS en date du 1er avril 2016, le Conseil municipal a décidé le lancement d’une
mission d’assistance à l’évaluation préalable à caractère économique, financier, juridique et technique en
vue du renouvellement des « GEEP ».

1/6
17-31436-DGP
ECSS
Accompagné de cette assistance à maitrise d’ouvrage, la Ville a depuis étudié les
différents modes de portage juridiques et financiers possibles, analysé les bâtiments concernés, consulté
les différentes institutions publiques concernées par le projet, ce qui permet à l’Exécutif de proposer
aujourd’hui un projet complet, ambitieux et sécurisé.

II - Présentation du projet

Depuis le vote de la délibération susmentionnée, il a été décidé de moderniser
certains établissements séparément, et de nouveaux besoins ont été identifiés. Les travaux du présent
projet portent donc aujourd’hui sur :

- la démolition des 31 établissements GEEP existants et leur remplacement par
28 nouveaux établissements ;

- la construction de 6 nouveaux établissements ;

- la réalisation d’un gymnase et d’un plateau d’évolution pour chacun des
établissements créés ;

- la réalisation de prestations d’entretien, maintenance et gros entretien
renouvellement des établissements. La répartition précise des tâches entre celles qui resteront à la
charge de la Ville celles qui relèveront du titulaire sera précisée dans le cahier des charges ;

- l’atteinte de performances environnementales et énergétiques importantes.

Ce projet constitue une véritable opportunité pour la Ville de Marseille d’accompagner
les nouveaux changements relatifs à l’école de demain : changement des rythmes scolaires, scolarisation
des tous petits, apprentissage numérique… Les enjeux de ce projet ambitieux sont donc multiples et
visent à minimiser au mieux l’impact des reconstructions sur la bonne continuité du service public, sur les
conditions d’accueil des enfants scolarisés et leurs apprentissages.

Les grands objectifs du projet sont donc ainsi définis :

- offrir aux jeunes marseillais des écoles neuves, et adaptées à l’évolution des
pratiques scolaires, notamment par l’introduction du numérique comme support pédagogique,

- innover sur l’ensemble des champs du projet,

- accompagner le développement urbain en anticipant les besoins scolaires et en
identifiant les secteurs en tension,

- inscrire le développement durable dans toutes les composantes du projet
(construction, maintenance, et énergie),

- communiquer sur la démarche auprès des acteurs en présence : l’Education
Nationale, le Rectorat, les personnels municipaux des écoles, les parents d’élèves, les enseignants.

III – Etudes et consultations externes préalables

Conformément à la réglementation :

- une évaluation préalable du mode de réalisation a été conduite afin d’étudier les
différentes modalités juridiques et financières de portage de l’opération. Il en ressort que le mode de
portage juridique et financier le plus avantageux pour la Ville est la conclusion d’un accord cadre de
marchés de partenariat.

Cette évaluation, qui figure en annexe 1 à la présente délibération, et qui est
synthétisée ci-après, a été soumise pour avis à la Mission d'Appui au Financement des Infrastructures
(dite Fin Infra), organisme expert de la structuration juridique et financière des projets d'investissement
dans les infrastructures d'intérêt général, placée auprès du ministre chargé de la réglementation de la
commande publique.

2/6
17-31436-DGP
ECSS
Le 15 septembre 2017, Fin Infra a rendu un avis favorable au projet, qui figure en
annexe 2 à la présente délibération. Il conclut que : « Au regard de l'analyse, l'accord-cadre de marché
de partenariat présente le meilleur bilan et répond aux problématiques du projet et aux objectifs de la
Ville ».

Une étude de soutenabilité budgétaire a été réalisée, afin d’étudier la faisabilité du
projet et son impact sur les finances communales. Elle conclut que le projet est d’une ampleur importante
au regard de la capacité financière de la Ville de Marseille, mais que sur la base des hypothèses
prudentes qui ont été retenues, le projet est soutenable dans sa durée d’observation (25 ans).

Cette étude, qui figure en annexe 3 à la présente délibération et synthétisée ci-après,
a été soumise pour avis à la direction régionale des finances publiques.

Le 12 septembre 2017, la DRFIP-PACA a émis un avis favorable à la réalisation du
projet en accord cadre de marché de partenariat. Il figure en annexe 4 à la présente délibération.

IV - Synthèse de l’Evaluation préalable :

Les grandes orientations de l’évaluation préalable du mode de réalisation peuvent être
résumées de la façon suivante :

* parmi les modes de portages juridiques existants :

- il n’est pas envisageable de réaliser le projet sous la forme d’une délégation de
service public, d’une concession de travaux, d’un montage « en boucle », d’un marché de conception
réalisation ou d’un marché global de performance ;

- un montage institutionnalisé (type SEMOP) présente des inconvénients, notamment en
termes de transfert de risques, et soulève des incertitudes juridiques susceptibles de fragiliser le projet;

* les montages envisageables sont donc :

- la Maitrise d’Ouvrage Publique (MOP) avec des marchés dissociés, dit « MOP
classique » ;

- le marché de partenariat, et notablement l’accord cadre de marchés de partenariat.

Ces deux modes de réalisation ont fait l’objet d’une comparaison détaillée, sur la base
des critères suivants, à la fois issus de la liste prévue à l’article 152 du décret du 25 mars 2016 et de
critères propres au projet :

- l’étendue du transfert de la maîtrise d'ouvrage du projet au titulaire ;

- le périmètre des missions susceptibles d'être confiées au titulaire ;

- les modalités de partage de risques entre l'acheteur et le titulaire ;

- le coût global du projet compte-tenu notamment de la structure de financement
envisagée ;

- le respect strict des délais ;

- la maitrise des risques budgétaires ;

- la gestion patrimoniale sur le long terme ;

- la performance en matière de développement durable.

3/6
17-31436-DGP
ECSS
Il ressort de l’analyse que l’accord-cadre de marchés de partenariat présente des
avantages qualitatifs et quantitatifs sur la MOP « classique » au titre de l’ensemble de ces critères :

- il permet de transférer l’ensemble des risques attachés à la maitrise d’ouvrage des
travaux au titulaire ;

- il permet de mieux garantir le respect des délais : les modalités de paiement et la
pluralité de procédures dans le cadre de marchés dissociés exposant la Ville à davantage de risques de
retard et les importants surcouts associés ;

- il permet, du fait de son approche en « coût global », d’assurer sur une longue durée
l’entretien et le maintien en bon état des ouvrages quand, en MOP « classique », l’entretien et la
maintenance peuvent constituer une variable d’ajustement au détriment de la pérennité des ouvrages ;

- il permet à la Ville d’avoir un interlocuteur unique, responsable de l’atteinte des
objectifs de performance qualitatifs et quantitatifs imposés, notamment en termes techniques et de
développement durable, alors que la multiplicité des intervenants (concepteur, constructeur, mainteneur,
exploitant…) est souvent source d’incohérences techniques (risque d’interface) ;

* et enfin, s’agissant plus particulièrement du critère du cout global :

- après prise en compte des risques du projet et valorisation de l’avantage socio-
économique positif lié à une livraison plus précoce des ouvrages en marchés de partenariat, la valeur
actuelle nette (en valeur Euros 2017) de l’accord-cadre de marchés de partenariat s’établit à
670 842 986 Euros, quand en MOP, elle atteint 733 889 696 Euros. Ainsi mesuré le coût de l’accord
cadre de marchés de partenariat est inférieur à celui de la MOP de 8,6% ;

- en intégrant un cofinancement public de 70%, le montant total des décaissements
« bruts » de la Ville s’établit, dans cette hypothèse, à 1,042 milliard d’Euros.

Après appréciation globale des avantages et des inconvénients des différents modes
de réalisation et de gestion possibles, compte tenu des 4 critères réglementaires et de 4 critères
spécifiques au Plan Ecoles, il résulte que l’accord-cadre de marchés de partenariat est le mode de
portage juridique et financier qui présente le plus d’avantages qualitatifs et quantitatifs. Il est notamment
préférable au schéma en MOP « classique » au titre de l’ensemble des huit critères étudiés, et son coût
est inférieur de 8,6% à celui de la MOP.

V - Synthèse de l’étude de soutenabilité budgétaire

L’étude de soutenabilité budgétaire indique que :

* le projet est d’une ampleur importante au regard de la surface financière de la Ville
de Marseille ;

* sur la base des hypothèses prudentes qui ont été retenues, le projet est soutenable
dans sa durée d’observation (25 ans), au regard :

- de la Capacité d’Autofinancement (CAF) ;

- du ratio de rigidité des charges de fonctionnement ;

- du ratio de désendettement du budget principal.

Une attention particulière devra être portée sur les années 2025 et 2026, au cours
desquelles le ratio de désendettement de la Ville de Marseille connaîtra un pic.

VI - Procédure de passation et calendrier prévisionnel

Il est fait l’hypothèse que l’ensemble de ces 34 opérations seront réalisées au moyen
d’un accord-cadre multi attributaires, permettant à la Ville de conclure six marchés subséquents de
partenariat, répartis en trois « vagues » de deux marchés, conclus sur une période de 4 ans (sauf

4/6
17-31436-DGP
ECSS
justification d’une durée plus longue tel que prévu au III de l’article 78 du décret susmentionné) selon le
planning prévisionnel suivant :

Choix des attributaires de l’accord-cadre et signature de l’accord-cadre : fin 2018.

Le recours au dialogue compétitif pour la conclusion de l’accord-cadre de marchés de
partenariat du Plan Ecoles est fondé sur les prestations de conception qu’il incombera aux titulaires des
marchés subséquents de mettre en œuvre pour la réalisation des établissements.

* Première « vague » relative aux marchés subséquents 1 et 2 :

- signature des marchés subséquents au printemps 2019,

- livraison de 14 écoles en juillet 2021.

* Deuxième « vague » relative aux marchés subséquents 3 et 4 :

- signature des marchés subséquents au printemps 2022,

- livraison d’une dizaine d’écoles en juillet 2024.

* Troisième « vague » relative aux marchés subséquents 5 et 6 :

- signature des marchés subséquents en décembre 2022,

- livraison d’une dizaine d’écoles en juillet 2025.

Ce planning sera affiné au fur et à mesure de l’avancement de la procédure.

Compte-tenu du montant du projet, la valeur du marché sera supérieure aux seuils de
recours au marché de partenariat fixés par l’article 151 du décret susmentionné, qui s’établissent à 2 ou
10 millions d’Euros HT selon les caractéristiques du contrat.

VII – Etablissements envisagés pour la première « vague » de marchés subséquents

La liste prévisionnelle des établissements concernés par la première « vague » de
marchés subséquents est la suivante :

* Etablissements GEEP démolis et reconstruits :

- groupe scolaire Flotte (8ème arrondissement),

- groupe scolaire cité Azoulay (8ème arrondissement),

- groupe scolaire Mazargues Vaccaro (9ème arrondissement),

- groupe scolaire Saint-Tronc Castel Roc (10ème arrondissement),

- groupe scolaire Grande Bastide Cazaulx (12ème arrondissement),

- groupe scolaire Rosière - Figone (12ème arrondissement),

- groupe scolaire Chartreux – Eugène Cas (4ème arrondissement),

- groupe scolaire Bouge (13ème arrondissement),

- groupe scolaire Emile Vayssière I et II (14ème arrondissement),

- groupe scolaire Notre Dame Limite – HLM Jean Perrin (15ème arrondissement),

5/6
17-31436-DGP
ECSS
- groupe scolaire Parc Kallisté 1 et 2 (15ème arrondissement),

- groupe scolaire Aygalades Oasis (15ème arrondissement).

* Ecoles neuves :

- Marceau 2 (3ème arrondissement),

- Docks Libres (3ème arrondissement).

VIII - Consultations internes préalables

Conformément à la réglementation, ce projet a également été soumis pour avis à :

- à la Commission Consultative des services publics locaux, le 9 octobre 2017, qui a
rendu un avis favorable à l’unanimité figurant en annexe 5 à la présente délibération

- au Comité Technique, le 12 octobre 2017.

Telles sont les raisons qui nous incitent à proposer au Conseil Municipal de prendre la
délibération ci-après :
LE CONSEIL MUNICIPAL DE MARSEILLE
VU LE CODE GENERAL DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
VU L’ORDONNANCE DUN°2015-899 DU 23 JUILLET 2015 RELATIVE AUX
MARCHÉS PUBLICS ET SON DECRET D’APPLICATION N°2016-360 DU 26 MARS
2016
VU LA DELIBERATION N°16/0175/ECSS DU 1ER AVRIL 2016
VU L’AVIS DE FIN INFRA
VU L’AVIS DE LA DRFIP
VU L’AVIS DE LA COMMISSION CONSULTATIVE DES SERVICES PUBLICS
LOCAUX
VU L’AVIS DU COMITE TECHNIQUE
VU L’ETUDE PREALABLE DU MODE DE REALISATION
VU L’ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE
OUÏ LE RAPPORT CI-DESSUS

DELIBERE

ARTICLE 1 Dans le cadre du Plan Ecoles, est approuvé le principe du recours à un accord-cadre
de marchés de partenariat et à des marchés de partenariat subséquents pour la
réalisation d’une opération de rénovation des GEEP et de construction
d’établissements nouveaux, selon les modalités du présent rapport.

ARTICLE 2 Monsieur le Maire ou son représentant est autorisé à signer tous actes et documents
inhérents à l’exécution de la présente délibération.

Vu et présenté pour son enrôlement
à une séance du Conseil Municipal
MADAME L'ADJOINTE DÉLÉGUÉE AUX
ECOLES MATERNELLES ET ÉLÉMENTAIRES
ET AU SOUTIEN SCOLAIRE
Signé : Danielle CASANOVA

6/6
Plan Ecoles de la Ville de Marseille

Evaluation préalable du mode de réalisation

Version définitive envoyée à Fin Infra le 11 août 2017, consolidée suite à l’addendum du 6
septembre 2017
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

SOMMAIRE

I. INTRODUCTION ........................................................................................................ 3
II. PRESENTATION DU PLAN ECOLES ............................................................................ 5
II.1 Présentation de la Ville de Marseille ............................................................................................ 5
II.1.1 Statut et missions........................................................................................................... 5
II.1.2 Capacités techniques et humaines de la Ville pour le projet ......................................... 6
II.1.3 Capacités financières..................................................................................................... 8
II.2 Présentation de l’Opération ........................................................................................................ 12
II.2.1 Objet, contexte et maturité du projet ............................................................................ 12
II.2.2 Caractéristiques fonctionnelles et techniques du projet .............................................. 13
II.2.3 Economie générale du projet ....................................................................................... 23
II.2.4 Sources de financement envisageables pour le projet ................................................ 24
II.2.5 Aspects fonciers et immobiliers du projet .................................................................... 24
II.2.6 Éléments de complexité du projet ................................................................................ 25
II.3 Identification des risques du projet ........................................................................................... 25
III. ANALYSE COMPARATIVE ........................................................................................ 26
III.1 Enjeux du choix du mode de réalisation ................................................................................... 26
III.2 Identification des modes de réalisation .................................................................................... 26
III.2.1 Analyse juridique des modes de réalisation envisageables ........................................ 26
III.2.2 Présentation des montages retenus pour le projet ...................................................... 47
III.3 Analyse qualitative des montages retenus ............................................................................... 49
III.3.1 Critères d’analyse retenus par la Ville ......................................................................... 50
III.3.2 Synthèse sur l’analyse qualitative ................................................................................ 58
III.4 Analyse quantitative des coûts et des délais des montages retenus .................................... 59
III.4.1 Hypothèses de délais et de coûts propres à chaque mode de réalisation .................. 59
III.4.2 Coût complet des différents modes de réalisation avant prise en compte du risque .. 82
III.4.3 Coût complet des différents modes de réalisation avec prise en compte du risque ... 85
III.4.4 Tests de sensibilité et de basculement ........................................................................ 96
III.4.5 Synthèse de l’analyse comparative quantitative .......................................................... 98
III.4.6 Analyse complémentaire avec valorisation des benéfices socio-économiques du projet
99
IV. BILAN AVANTAGES-INCONVENIENTS ..................................................................... 100

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 2/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

I. INTRODUCTION

Le présent rapport d’évaluation préalable du mode de réalisation est réalisé dans le cadre de
l’article 74 de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics qui
permet le recours au marché de partenariat après une justification appropriée.
Cet article prévoit en effet que :
« La décision de recourir à un marché de partenariat, quel que soit le
montant d'investissement, doit être précédée de la réalisation d'une
évaluation ayant pour objet de comparer les différents modes envisageables
de réalisation du projet. Cette évaluation comporte une analyse en coût
complet ainsi que tout élément permettant d'éclairer l'acheteur dans le choix
du mode de réalisation du projet.
L'acheteur réalise également une étude de soutenabilité budgétaire qui
apprécie notamment les conséquences du contrat sur les finances publiques
et la disponibilité des crédits. »
Le I de l’article 75 de l’ordonnance du 23 juillet 2015 prévoit plus particulièrement, s’agissant
du rapport d’évaluation préalable réalisé préalablement au recours au marché de partenariat,
que :
« La procédure de passation d'un marché de partenariat ne peut être
engagée que si l'acheteur démontre que, compte tenu des caractéristiques
du projet envisagé, des exigences de service public ou de la mission
d'intérêt général dont l'acheteur est chargé, ou des insuffisances et difficultés
observées dans la réalisation de projets comparables, le recours à un tel
contrat présente un bilan plus favorable, notamment sur le plan financier,
que celui des autres modes de réalisation du projet. Le critère du paiement
différé ne saurait à lui seul constituer un avantage. Les modalités
d'établissement de ce bilan sont fixées par décret en Conseil d'Etat. ».
Le rapport d’évaluation préalable, remis pour avis à la Mission d’Appui aux Financements
des Infrastructures (FIN INFRA) par la Ville de Marseille, en application de l’article 153 du
décret du 25 mars 2016, a donc pour objet de comparer les différents modes de réalisation
envisageables afin d’analyser la possibilité du recours à un marché de partenariat dans le
cadre du Plan Ecoles de la Ville de Marseille.
En application de l’article 147 du décret n° 2016-360 du 25 mars 2016 relatif aux marchés
publics, l’évaluation préalable des modes de réalisation doit comporter :
« 1° Une présentation générale :
a) Du projet, notamment son objet, l'historique, le contexte, ses
enjeux et les caractéristiques de son équilibre économique ;
b) De l'acheteur, notamment ses compétences, son statut et ses
capacités financières ;
2° Une analyse comparative en valeur actualisée des différentes options de
montages contractuels et institutionnels de la commande publique
envisageables pour mettre en œuvre le projet, comprenant :

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 3/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

a) Un cadrage, incluant notamment le périmètre, les procédures et le
calendrier pour chacune des phases de réalisation du projet, ainsi
que la durée totale du contrat ;
b) Une estimation en coût complet des différentes options
comprenant notamment les coûts de programmation, de conception,
de réalisation, de financement et de fonctionnement pour l'acheteur
et pour le cocontractant avec leur évolution dans le temps jusqu'à la
fin de vie ainsi que, le cas échéant, des recettes résultant du projet et
le traitement comptable et fiscal retenu ;
3° Une présentation des principaux risques du projet comprenant les risques
financiers et la répartition des risques entre l'acheteur et le titulaire et, le cas
échéant, une valorisation financière de ces risques ;
4° Une analyse de la compatibilité du projet avec les orientations de la
politique immobilière de l'acheteur lorsque le marché de partenariat emporte
occupation du domaine public ou privé. »
Il convient toutefois de préciser au préalable, ainsi que le confirme FIN INFRA dans sa
doctrine, que l’évaluation préalable ne saurait être considérée comme une étude
d’opportunité de l’opération en question (bien qu’elle puisse la compléter utilement sur la
question du montage approprié), la démonstration de l’utilité socio-économique du projet
étant antérieure à cette évaluation préalable.
La présente évaluation concerne le projet Plan Ecoles de la Ville de Marseille.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 4/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

II. PRESENTATION DU PLAN ECOLES

II.1 Présentation de la Ville de Marseille

II.1.1 Statut et missions

Répartie sur plus de 24 000 hectares, soit deux fois et demie la taille de Paris, et avec plus
de 859 000 habitants, la commune de Marseille est la deuxième ville de France. Elle en est
également la doyenne, puisque la formation de la citée de Massilia est datée d’il y a 26
centenaires.
Lorsqu’elle est rattachée à la France, en 1481, Marseille s’impose comme l’une des
premières villes du royaume par sa population et par son port qui constitue le principal
débouché français sur la Méditerranée. Signe de la vitalité de son négoce, c’est d’ailleurs à
Marseille qu’est créée la première Chambre de commerce du pays, en 1599.
Acquise aux idéaux révolutionnaires, la ville lève un bataillon de fédérés qui « montent » à
Paris, en juin 1792, afin de défendre la Révolution menacée. La reprise de leur chant de
marche, initialement écrit par Rouget de l’Isle pour l’armée du Rhin, deviendra notre hymne
national.
Le Second Empire est une nouvelle période faste pour Marseille. Le port se dote de
nouveaux bassins à la Joliette, les lignes ferroviaires et la gare Saint- Charles révolutionnent
les transports. Les industries se développent et les compagnies maritimes accompagnent
l’essor de l’empire colonial. La population est multipliée par 3,5 dans une ville qui connaît
une impressionnante mutation urbaine - percement de la rue de la République, arrivée de
l’eau au Palais Longchamp, construction de la préfecture, du palais du Pharo, de la
cathédrale de la Major et de Notre-Dame-de-la-Garde…
Concentrée à l’origine autour du Vieux-Port, la ville est sortie de son rempart médiéval au
XVIIe siècle pour absorber ses faubourgs et englober les hameaux et les villages ruraux qui
parsemaient le terroir, au gré de son expansion économique. Cent onze quartiers se sont
peu à peu agrégés autour du centre historique, et sont autant de noyaux villageois attachés
à leur identité, leur dénomination d’origine, leurs coutumes et leurs fêtes locales. Une
spécificité qui donne à la ville cette hétérogénéité urbanistique surprenante, contribue
largement à son charme, et offre à Marseille la particularité, voire la singularité, d’être une
grande ville dépourvue de banlieues.
En ce début de troisième millénaire, Marseille se relance une nouvelle fois en appuyant
désormais son développement sur l’économie de la connaissance, la recherche, la logistique
portuaire, les nouvelles technologies et le numérique, un secteur tertiaire dont l’essor est
symbolisé par le succès d’Euroméditerranée, ou encore sur sa vitalité culturelle et ses atouts
touristiques enfin valorisés.
Marseille est également la ville-centre de la Métropole Aix-Marseille Provence,
intercommunalité qui regroupe 92 communes et 1,8 million d’habitants, et dont les
compétences sont les suivantes :
 Développement et aménagement économique, social et culturel
 Aménagement de l’espace métropolitain

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 5/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 Politique locale de l’habitat
 Politique de la ville
 Gestion des services d’intérêt collectif
 Protection et mise en valeur de l’environnement et politique du cadre de vie

II.1.2 Capacités techniques et humaines de la Ville pour le projet

La commune de Marseille a la charge des écoles publiques établies sur son territoire. Elle
est propriétaire des locaux et en assure la construction, la reconstruction, l'extension et les
grosses réparations. Elle gère les crédits d'équipement, de fonctionnement et d'entretien des
écoles.
C’est dans ce cadre qu’elle lance son Plan Ecoles décrit au point II.2, qui est porté par six
délégations et directions de la Ville de Marseille :
 La DGUAH (Délégation Générale de l’Urbanisme, l’Aménagement et de l’Habitat) :
elle a pour vocation la mise en œuvre des compétences communales en matière
d'urbanisme en incluant l'ensemble des missions qui peuvent contribuer à un
développement intégré de toutes les composantes urbaines. Elle conduit également
les grands projets nécessitant une ingénierie urbaine innovante et un pilotage
transversal, comme le contrat de partenariat relatif au Stade Orange Vélodrome. A ce
titre, La Direction des Grands Projets assure le pilotage de cette opération.

 La DGAVE (Délégation Générale de l’Architecture est de la Valorisation des
Equipements) : elle est composée de plusieurs directions, dont :
o La direction DGECP (Direction des Etudes et Grands Projets de Construction)
affectée aux opérations de constructions, d’extension et de rénovation des
équipements publics municipaux. Cette direction comprend une équipe de
chefs de projets expérimentés dans la conduite d’opérations et le suivi des
procédures afférentes ;
o Deux directions territoriales (Nord et Sud) qui assurent les travaux d’entretien
et de maintenance du parc immobilier public et privé municipal, composé
d’environ 2 500 bâtiments (écoles, crèches, équipements sociaux, sportifs,
administratifs, culturels ou cultuels).

 La DGAAJ (Direction Générale Adjointe de l'Action Juridique) : elle procède à la
défense des intérêts de la Ville et à la sécurisation des actions mises en œuvre par
cette dernière. La Direction Générale Adjointe de l'Action Juridique, est à l'écoute des
services en vue d'apporter les réponses les plus adaptées aux questions d'ordre
juridique qu'ils rencontrent. La DGAAJ assure les missions globales suivantes :
o assurer la sécurité juridique des actes et des décisions de la Ville de
Marseille, en conseillant et assistant les services municipaux,

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 6/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

o défendre dans les meilleures conditions les intérêts de la Ville devant les
tribunaux,
o sécuriser les différents processus de la commande publique,
o développer une politique en matière d'assurances adaptée aux besoins de la
Ville.
C'est le sens des actions menées par les trois Directions, à savoir :
o La Direction des Marchés et Procédures d'Achats Publics dont les missions
essentielles consistent en un accompagnement des services municipaux, au
travers de son expertise juridique, lors de l'établissement et le suivi des
dossiers de consultation envisagés par les services de la Ville ainsi qu'en la
coordination des procédures complexes. Le Service des marchés publics
apporte son expertise sur les marchés publics, l’assistance juridique, l’examen
de l’ensemble des actes produits par les services opérationnels, le secrétariat
de la Commission d’Appels d’offres, la notification des marchés ;
o La Direction des Assurances dont le rôle majeur consiste en la prise en
compte des risques encourus par la collectivité ainsi que l'étude et le suivi des
cas de mise en cause de sa responsabilité ;
o La Direction du Contentieux qui à pour activité principale la défense des
intérêts de la Ville et de ses agents dans des affaires contentieuses dont elle
a à connaître tant en défense qu'en demande ;

 La DEPPGE (Direction de l’Evaluation des Politiques Publiques et de la Gestion
Externalisée) dont le champ de compétences est composé de toutes les structures et
actions impliquant les intérêts de la Ville en matière de gestion extérieure, pour :
o les satellites (sociétés d'économie mixte, sociétés publiques locales,
établissements publics et de manière générale toute structure partenariale à
enjeu financier),
o les délégations de service public (DSP) et autres montages juridiques et
financiers du même type à travers lesquels la Ville confie la mise en œuvre et
la gestion d'un service, moyennant une large autonomie dans l'atteinte du
résultat (ce qui la distingue des marchés publics),
o les associations subventionnées en raison de l'intérêt de leur action
(subventionnement – libéralités) : la Ville assure une analyse préalable
systématique de faisabilité du subventionnement via un guichet unique
dématérialisé.

 La Direction des Finances : elle met en œuvre la politique budgétaire et financière
de la Municipalité. À ce titre, elle est notamment chargée de :
o préparer les différentes étapes d’élaboration du budget (débat d’orientations
budgétaires, budget primitif, décisions modificatives),
o suivre le plan pluriannuel d’investissement,

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 7/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

o établir le compte administratif,
o réaliser des enquêtes et des analyses en matière de fiscalité directe locale,
des études démographiques,
o réalisation d’études rétrospectives et prospectives sur les finances de la Ville,
o organiser et contrôler l’exécution comptable,
o gérer la dette et la trésorerie.

 La DGES (Délégation Générale de l’Education et de la Solidarité) met en œuvre les
politiques d'accueil, d'intégration et d'éducation de la Ville de Marseille, en matière
d'enseignement du 1er degré, d'accueil de la petite enfance et de loisirs éducatifs
pour la jeunesse. Elle gère l'accueil de 76 000 élèves dans 444 écoles comptant plus
de 3 000 classes. Plus de 60 000 enfants marseillais ont bénéficié des animations
développées pour la jeunesse. Elle s'est organisée autour de quatre missions :
o promouvoir la solidarité, en mettant en place les outils nécessaires à la
scolarisation des enfants dès l'âge de trois ans et en ajustant la capacité
d'accueil des enfants en maternelle, en achevant le programme d'installation
des self-services pour les enfants des classes élémentaires,
o renforcer la proximité, en optimisant le réseau de crèches et d'écoles sur
l'ensemble du territoire (création de nouveaux sites dans les quartiers en
expansion démographique ou dans le cadre du renouvellement urbain) et en
organisant un service en ligne permettant aux usagers d'accéder aux
informations qu'ils recherchent,
o favoriser la citoyenneté et la mixité sociale sur l'ensemble du territoire de la
commune au travers des programmes éducatifs et des actions de loisirs
durant les temps scolaires, périscolaires, et extrascolaires et mettre en œuvre
la nouvelle organisation des rythmes scolaires, dans les écoles maternelles et
élémentaires, décidée au plan national.

II.1.3 Capacités financières

Le compte administratif approuvé au Conseil municipal du 26 juin 2017 fait apparaitre les
principales ressources financières suivantes pour la Ville de Marseille :

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 8/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Recettes d'investissement CA 2016 (en M€)

12%
19%
Subventions et divers (23,809 M€)

6% Emprunts (127,285 M€)

Cessions d’actifs (12,484 M€)

Autres recettes (39,593 M€)

63%

Recettes de fonctionnement CA 2016 (en M€)

7%
19%
DGF (220,604 M€)

Autres dotations publiques et
participations (254,881 M€)
Impôts et taxes (579,404 M€)

22%
51% Produits des services (82,168 M€)

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 9/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

La décomposition détaillée des recettes de fonctionnement de la Ville est la suivante :

Recettes de fonctionnement CA 2016 (en M€)

DGF 220,604
Dotation forfaitaire 145,221
DSUCS 60,540
DNP 14,843
Autres dotations d’État 38,391
Compensation TH et FB 32,146
Compensations et péréquations 3,301
DGD 2,835
DSI 0,110
Dotations communautaires 155,943
Attribution de compensation 140,030
FPIC 15,913
Participations 60,547

Sous-total Ressources externes : 42% 475,485
Impôts et taxes 579,404
Impositions directes 512,815
Autres impôts et taxes 63,030
Rôles supplémentaires 3,559
Produits des services 82,168
Produits des services et du domaine 48,681
Autres produits de gestion courante 23,702
Produits financiers 1,244
Atténuations de charges 5,651
Produits exceptionnels 2,890

Sous-total Ressources internes : 58% 661,572

TOTAL Recettes de fonctionnement 1 137,058

Les sources de financement envisageables pour le projet sont détaillées infra, qu’il s’agisse
des subventions mobilisables, des recettes de valorisation ou de la structure de financement
envisagées par la Ville de Marseille.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 10/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

S’agissant des dépenses, le tableau ci-dessous présente, en synthèse, les principales
opérations programmées du budget communal.

Pour une analyse plus complète du budget communal, de ses dépenses d’investissement et
une analyse des conséquences du Plan Ecoles sur les finances publiques municipales et la
disponibilité des crédits, se reporter à l’Etude de soutenabilité budgétaire.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 11/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

II.2 Présentation de l’Opération

Le Plan Ecoles concerne à la fois (i) des écoles maternelles, (ii) des écoles élémentaires, et
(iii) des groupes scolaires (qui regroupent écoles maternelle et élémentaire). Dans le présent
rapport, nous utiliserons donc indistinctement les termes d'école, de groupe scolaire ou
d’établissement pour désigner conjointement ces types de structure.

II.2.1 Objet, contexte et maturité du projet

Parmi le patrimoine municipal scolaire de Marseille comptant 444 écoles recevant les 76 000
enfants scolarisés sur son territoire, un parc de 32 écoles et groupes scolaires dits « GEEP
», du nom du concepteur-réalisateur « Groupement d’Etudes et d’Entreprises Parisiennes »,
présente une architecture spécifique, basée sur un mode constructif des années soixante en
structure métallique, et sur le principe de la préfabrication sur le base de normes modulaires
préconisées par le Ministère de l’Education Nationale.
Globalement, le vieillissement de cet imposant parc immobilier engendre des surcouts et
difficultés en termes de maintenance et d’entretien. Il ne répond pas aux objectifs
environnementaux fixés par la Ville.
Ces typologies constructives présentent une réelle difficulté d’adaptation dans le temps aux
nouveaux usages et aux contraintes réglementaires et normatives qui s’imposent à ces
équipements.
En février 2016, la Ministre de l’Education Nationale et le Ministre de la Ville, de la Jeunesse
et des Sports ont demandé aux instances locales qu’une évaluation des conditions de
fonctionnement du service public de l’Education soit conduite en concertation avec les
services de la commune. Ces travaux ont permis d’établir un « Plan école de Marseille ».
Dans ce cadre, la Ville a prévu la création de nombreux groupes scolaires d’ici à 2020, pour
accompagner sa croissance démographique (cf. Point d’étape sur la situation des écoles de
Marseille. Education.gouv.fr). Il s’agit de :
 le groupe scolaire Chanterelle (8 classes / livraison prévue en septembre 2018)
 l’école Bernard Dubois (10 classes en 2019)
 les écoles Bugeaud/Quartier Libres (27 classes en 2020)
 la nouvelle école Ruffi (20 classes en 2019)
 l’école du Rouet (14 classes / livraison prévue en septembre 2017)
 l’école de La Capelette (8 classes / livraison prévue en septembre 2016)
 l’école de Sainte Marthe (15 classes / livraison prévue en septembre 2017)
 l’école Allar (8 classes en 2018)
 l’école Saint Louis/Valnatureal (13 classes en 2019)
La ville de Marseille a également décidé de lancer une opération de grande ampleur afin de
procéder au remplacement des 32 GEEP, qui représentent environ 10% du parc scolaire,
constituant une véritable opportunité pour accompagner les nouveaux changements :

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 12/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

réformes, changement des rythmes scolaires, scolarisation des tous petits, apprentissage
numérique, qui font que l’école change. L’établissement de La Roseraie (7ème
arrondissement) faisant actuellement l’objet d’une procédure de modernisation, le Plan
Ecoles a donc pour objectif de remplacer les 31 autres GEEP par 28 nouveaux
établissements, et de construire 6 nouveaux établissements sur le territoire marseillais – soit
un total de 34 écoles et groupes scolaires à construire.
Les enjeux de ce projet ambitieux sont multiples et visent à minimiser au maximum l’impact
des reconstructions sur la bonne continuité du service public, sur les conditions d’accueil des
enfants scolarisés et leurs apprentissages.
Les grands enjeux sont ainsi définis :
 Offrir aux jeunes marseillais des écoles neuves, et adaptées à l’évolution des
pratiques scolaires, notamment par l’introduction du numérique comme support
pédagogique,
 Innover sur l’ensemble des champs du projet (le montage contractuel, le service
public délégué),
 Accompagner le développement urbain en anticipant les besoins scolaires et en
identifiant les secteurs en tension,
 Inscrire le développement durable dans toutes les composantes du projet
(construction, maintenance, et énergie)
 Communiquer sur la démarche auprès des acteurs en présence : Education
Nationale, le Rectorat, les parents d’élèves, les enseignants.
Ainsi, la réflexion sur « l’école de demain » sera détaillée dans le cahier des charges par
objectifs, servant de socle à la procédure contractuelle qui sera retenue à l’issue de la phase
évaluation pour le renouvellement d’une partie des écoles marseillaises.

II.2.2 Caractéristiques fonctionnelles et techniques du projet

II.2.2.1 Avancement de la démarche

L’opération est aujourd’hui au stade des études préliminaires.
Pour cette opération, la Ville de Marseille a choisi d’être accompagnée par un Assistant à la
personne publique (APP), qui la conseille sur le plan juridique, technique, économique et
financier.
La gouvernance, en mode projet et en mode collaboratif est mise en place sous la forme
d’un premier Comité de Pilotage ayant eu lieu le 27 février 2017, et qui a réunit les élus
impliqués dans la démarche et les services.
Planning tenu :
 Lancement de l’opération : par délibération n°16/0175/ECSS du 1er avril 2016, le
Conseil Municipal a approuvé le lancement d'une consultation pour la réalisation
d'une mission d'assistance à l'évaluation préalable en vue du renouvellement des 32
groupes scolaires et écoles type GEEP.
 Avis d'Appel Public à la concurrence pour la désignation d'un APP : juillet 2016

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 13/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 Conseil Municipal du 3 Octobre 2016 : Augmentation de l’Autorisation de Programme
d’un montant de 900 000 €
 Notification et démarrage du contrat d'APP : 31 janvier 2017

II.2.2.2 Périmètre des investissements

Le projet porte sur :
 la démolition des 31 établissements GEEP et leur remplacement par la construction
de 28 établissements, certains établissements démolis étant regroupés dans le cadre
du Plan Ecoles ;
 la construction de 6 nouveaux établissements, de 15 classes (5 écoles maternelles et
10 écoles élémentaires). Si leur liste n’est pas encore arrêtée de manière définitive,
les premiers sites envisagés sont les suivants :
o Marceau 2,
o Marceau 3,
o Docks Libres,
o XXL,
o Saint Loup,
o Château Gombert.
Pour chacun des établissements un gymnase de 600 m² est prévu ainsi qu’un plateau
d’évolution.
La réalisation de ce périmètre est prévue au travers de 3 marchés subséquents comportant
chacun 10 à 12 sites.
Le périmètre du projet est résumé dans le tableau ci-après :

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 14/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 15/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Total
SHO projetée
Nb de classes classes Nb de
Surface compris
ETABLISSEMENTS EXISTANTS existantes existante ETABLISSEMENTS PROJETES classes
terrain Equipements
2016/2017 s projetées
Sportifs
2016-17

9 classes
1 - Amédée Autran Vallon de l’Oriol (7ème) 5 252 3M+5E 8 1
Modèle A 4 Mat + 5 Elem
9 3 235

ème 15 classes
2 - Flotte (8 ) 17 865 5M+9E 14 2
Modèle B 5 Mat + 10 Elem
15 4 100

ème 5M+9E+1 15 classes
3 - Azoulay (8 ) 10 026 15 3
Modèle B 5 Mat + 10 Elem
15 4 100
CLIS
ème 15 classes
4 - Etienne Milan (8 ) 6 207 4 M +8 E 12 4
Modèle B 5 Mat + 10 Elem
15 4 100

15 classes
5 - Roy d’Espagne Chabrier 0 et 1(8ème) 15 992 5 M + 10 E 15 5
Modèle B 5 Mat + 10 Elem
15 4 100

24 classes
6 M + 15 E + 1 Modèle A 4 Mat + 5 Elem
6 - Maurelette (15ème) 10 502 23 6
+ Modèle B 5 Mat + 10
24 6 735
ADAP + 1 CLIS
Elem(dont 1 ADAP et 1 CLIS)

20 classes
7 - Castellas les Lions (15ème) 12 502 8 M +13 E 21 7
Modèle C
20 5 200

15 classes
Modèle B 5 Mat + 10 Elem(dont 1
6 M +8 E + 1
8- Aygalades Oasis (15ème) 22 911 16 8 ADAP et 1 CLIS) 15 4 100
ADAP + 1 CLIS classe m anquante dans
existant non GEEP
24 classes
6 M + 13 E +1 Modèle A 4 Mat + 5 Elem
9 - Saint Louis le Rove (15ème) 28 301 21 9
+ Modèle B 5 Mat + 10
24 6 735
CLIN + 1 CLIS
Elem(dont 1 CLIN +1 CLIS)
6 M+ 10 E + 2 20 classes
10 - Saint André la Castellane (16ème) 35 532 19 10
Modèle C
20 5 200
ADAP + 1 CLIS
24 classes
8 M + 16 E + 1 Modèle A (4 Mat + 5 Elem)
11- Parc Kallisté 1 et 2 (15ème) – 3 écoles 10 270 26 11
+ ModèleB 2(5 Mat + 10 Elem+ 1
26 6 845
CLIN + 1 ADAP
CLIN + 1 ADAP)

15 classes
6M+9E+1
12 - Notre Dame Limite (15ème) 11 459 16 12 ModèleB1(5 Mat + 10 Elem+ 1 16 4 155
CLIS CLIS)

Modèle D
13 - Les Olives (13ème) 11 303 7 E + 1 CLIS 8 13
10 classes Elem
10 2 946

15 classes
4M+6E+1
14 - Rose la Garde (13ème) 9 586 12 14 Modèle B 5 Mat + 10 Elem(dont 1 15 4 100
ADAP + 1 CLIS ADAP + 1 CLIS)

5M+7E+1 15 classes
15- Bouge (13ème) 6 456 14 15
Modèle B 5 Mat + 10 Elem
15 4 100
ADAP + 1 CLIS
9 classes
16 – Parc des Chartreux (13ème) 2 171 4M 4 16
Modèle A 4 Mat + 5 Elem
9 3 235

24 classes
7M+7 E + 7 E
Modèle A 4 Mat + 5 Elem +
17 - Eugène Cas (4ème) 7 523 (application) + 1 22 17 24 6 735
Modèle B 5 Mat + 10 Elem(dont 1
CLIS CLIS)
9M + 12 E 20 classes
18 - Malpassé les Oliviers B (13ème) 11 033 21 18
(+ 1 ULIS )ModèleC1
21 5 254
+1ULIS
ème 10 E + 1 CLIN +
19 - Emile Vayssière 1 (14 ) 7 474 12
1 CLIS 24 classes
ème 4M+ 10 E + 1 Modèle A 4 Mat + 5 Elem +
20 - Emile Vayssière 2 (14 ) 6 600 16 19 26 6 845
CLIN + 1 ADAP ModèleB2(5 Mat + 10 Elem+2
CLIN /CLIS ou ADAP)
21- Maternelle Emile Vayssière (14ème) 6M 6

15 classes
7M+9E+1
22- Sainte Marthe (14ème) 7 452 17 20 Modèle B 15 4 100
CLIN 5 Mat + 10 Elem(dont 1 CLIN)

9 classes
23 - La Visitation (14ème) 6 379 3M+4E 7 21 Modèle A 9 3 235
4 Mat + 5 Elem

9 classes
24 - Roy d’Espagne 2 et Granados (9ème) 5 252 3M+5E 8 22
Modèle A 4 Mat + 5 Elem
9 3 235

15 classes
25 - Mazargues Vaccaro (9ème) 10916 5M+9E 14 23
Modèle B 5 Mat + 10 Elem
15 4100

26 - Saint Tronc Castel Roc (10ème) 15 635 6 M + 11 E 17
15 classes
24 15 4 100
Modèle B 5 Mat + 10 Elem
27 - Saint Thys (10ème) 13 244 2 M (E fermée) 2

18 classes
6M+9E+1
28 - Grande Bastide Cazaulx (12ème) 12 695 17 25 2 X Modèle A = 2 X ( 4 Mat + 5 18 5 870
ADAP + 1 CLIS Elem)

20 classes
29 - La Rosière et la Figone (12ème) 5 556 6M+14E 20 26
Modèle C
20 5200

Modèle D
30 - Montolivet (12ème) 2 522 10 E 10 27
10 classes Elem
10 2 946

Modèle D
31 - Les Trois Lucs (12ème) 5508 9E 9 28
10 classes Elem
10 2946

TOTAL 455 128 152

15 classes
6 Nouvelles écoles type B + 600 m² de gymnase 73 366 90 24 600
M odèle B 5 M at + 10 Elem.

TOTAL 34 Etablissements 73 366 152 752

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 16/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

II.2.2.3 Périmètre d’exploitation maintenance

La Ville de Marseille a retenu un périmètre identique pour les 34 sites qui peut être
synthétisé dans le tableau suivant :

Répartition des prestations d'entretien et maintenance et GER

Prestations / Installation A la charge du Titulaire Restant à la charge de la Ville

VRD

Réseaux extérieurs X

Voirie – trottoirs – caniveau - avaloirs X

GROS ŒUVRE

Fondations X

Murs - Planchers X

CLOS COUVERT

Façade X

Revêtements de façades X

Equipements de façades X

Menuiseries extérieures (dont volets roulants et volets roulants motorisés) X

Charpente X

Couverture X

Etanchéité X

Descentes d’eaux pluviales X

Métallerie X

Serrurerie X

CHAUFFAGE

Equipements et réseaux de distribution X

Régulation X

Equipements terminaux X

VENTILATION

Equipements et réseaux de distribution X

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 17/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Répartition des prestations d'entretien et maintenance et GER

Prestations / Installation A la charge du Titulaire Restant à la charge de la Ville

Régulation X

Equipements terminaux X

CLIMATISATION

Equipements et réseaux de distribution X

Régulation X

Equipements terminaux X

DESENFUMAGE

Exutoire de fumée X

Commande électrique X

Commande pneumatique X

Commande manuelle X

Consommables (cartouches CO2…) X

COURANTS FORTS

Poste de livraison / Transformateurs X

TGBT/TGS X

Tableaux divisionnaires X

Equipements et réseaux de distribution X

Equipements terminaux X

Equipements d'éclairage intérieur X

Eclairage de secours X

Relamping X

Paratonnerre et parafoudre X

SECURITE INCENDIE

Système de sécurité incendie (système de détection incendie et système
X
de mise en sécurité incendie)

Equipements de protection incendie (colonnes, RIA, extincteurs,
X
extinction automatique notamment des hottes de cuisine)

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 18/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Répartition des prestations d'entretien et maintenance et GER

Prestations / Installation A la charge du Titulaire Restant à la charge de la Ville

Commandes et signalisations DAS X

COURANTS FAIBLES

Réseaux VDI hors équipements actifs X

Pré-câblage VDI X

Gestion des équipements actifs (routeurs, switch, batteries, autocom…) X

Gestion des équipements actifs et passifs relatifs au bâti (GTB, SSI,
X
Sûreté)

Terminaux informatiques et téléphoniques X

Fourniture d'accès téléphonie fixe X

Fourniture d'accès internet X

GMAO X

Contrôle d'accès, Visiophonie X

Anti-intrusion X

GTB / GTC X

PLOMBERIE SANITAIRES

Réseaux distribution EF et ECS X

Production ECS X

Réseaux évacuation EU/EV/EP X

Arrosage automatique des espaces verts X

Equipements sanitaires X

APPAREILS ELEVATEURS

Ascenseurs, monte-charge X

Nacelle X

PORTES ET PORTAILS AUTOMATIQUES

Barrières levantes X

Portes automatiques X

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 19/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Répartition des prestations d'entretien et maintenance et GER

Prestations / Installation A la charge du Titulaire Restant à la charge de la Ville

Portails automatiques X

SECOND ŒUVRE

Revêtements de sols X

Revêtements muraux X

Faux plafonds X

Faux planchers X

Menuiseries intérieures et quincailleries X

Occultations intérieures X

Cloisons intérieures X

Signalétique X

ENERGIE ET FLUIDES

Achat et fourniture de chaleur X

Achat et fourniture d'électricité X

Achat et fourniture d'eau X

Gestion et pilotage des fluides et énergies X

Intéressement économie d'énergie X

TRAVAUX A LA SUITE DE DEGRADATIONS

X
Prise en charge des dégradations volontaires et involontaires (provision de 15 à 20
k€ par an)

Réalisation des travaux à la suite de dégradations volontaires et
X
involontaires

ASTREINTE

Astreinte (y compris logements de fonction) X

CONTRÔLE REGLEMENTAIRES

Contrôles techniques réglementaires X

X X
Diagnostic périodique
(sauf le dernier qui (pour le dernier)
est à la charge de la

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 20/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Répartition des prestations d'entretien et maintenance et GER

Prestations / Installation A la charge du Titulaire Restant à la charge de la Ville

Ville)

EQUIPEMENTS DE CUISINE

Gestion équipements CVC (groupes froid, hottes de cuisine y compris
X
ramonage)

Gestion des équipements raccordés aux fluides X

Renouvellement des équipements raccordés aux fluides X

Gestion équipements non raccordés aux fluides X

Renouvellement des équipements non raccordés aux fluides X

EQUIPEMENTS SPECIFIQUES

Maintenance des bacs à graisse X

Curage du bac à graisse et traitement des graisses X

Nettoyage et changement des filtres de cuisine X

Equipement et mobilier des cuisines X

Distributeurs automatiques, fontaines à eau et d’une manière générale
X
tous les équipements non fournis au titre du marché de partenariat

Réservoirs tampons et hydrocarbures X

MOBILIER INTERIEUR ET EXTERIEUR

Renouvellement du mobilier fixe (mobilier immobilier : banques
X
d’accueil, jardinières intérieures, mobiliers…)

Renouvellement du mobilier non fixé (mobilier de bureau, scolaire, petit
X
luminaire)

Renouvellement des équipements et mobiliers en extérieur (bancs,
X
panneaux de basket…)

OUTILS D’EXPLOITATION

Maquette numérique X

SERVICES

Nettoyage des locaux X

Nettoyage des façades X

Nettoyage des vitrages extérieurs X

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 21/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Répartition des prestations d'entretien et maintenance et GER

Prestations / Installation A la charge du Titulaire Restant à la charge de la Ville

Nettoyage des vitrages intérieurs X

Gestion des déchets X

3D (Dératisation, désinfection, désinsectisation) X

Entretien des espaces verts X

La maintenance des bâtiments existants en fonctionnement durant la phase réalisation des
travaux restera à la charge de la Ville.

II.2.2.4 Performances attendues

La Ville de Marseille a des ambitions environnementales importantes et souhaite que les
bâtiments obtiennent le label BEPOS Effinergie 2013.

II.2.2.5 Contraintes opérationnelles et techniques en lien notamment avec le service
public de l’enseignement, et risques associés

Sur les 34 sites retenus, 28 sont des sites existants dont les écoles doivent être maintenues
en fonctionnement. La coexistence entre la réalisation d’un chantier et le maintien d’activité
d’enseignement constitue une contrainte forte pour la réalisation des opérations.
Les nouvelles écoles n’ont pour la plupart pas le même périmètre que les écoles existantes,
ce qui implique que le personnel et le nombre d’élèves accueillis seront différents. Cette
modification du périmètre pédagogique impose que les nouvelles écoles soient
impérativement opérationnelles pour les rentrées scolaires de septembre, ce qui impose
consécutivement des mises à disposition durant l’été précédent la rentrée.
Pour les écoles dont le nombre de classes est augmenté par rapport à l’existant, cette
contrainte de rentrée de septembre imposera au Titulaire, en cas de retard, de prendre des
dispositions pour que la rentrée puisse se dérouler normalement. L’une des dispositions
possible est la mise en place de locaux provisoires (type bungalow) pour les classes
manquantes.
Dans l’hypothèse d’un chantier en Maîtrise d’Ouvrage Publique (MOP), c’est la Ville qui
devra prendre en charge la mise en place de ces mesures provisoires dans des délais
compatibles avec la rentrée, la Ville devra également en assumer le surcout.
Les bâtiments existants de type « GEEP » contiennent de l’amiante. Des diagnostics ont été
effectués révélant la présence d’amiante dans des dalles de sols, en façades et diverses
gaines. La présence d’amiante constitue toujours un risque majeur de dépassement de coût
et de délais.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 22/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

II.2.3 Economie générale du projet

II.2.3.1 Coûts du projet

Les coûts du projet sont détaillés infra.
Les principales données sont les suivantes, dans le cas d’une réalisation dans le cadre du
scénario de référence (MOP) :

II.2.3.1.1.1 Coûts d’investissement

MOP

Investissement

Coût des travaux avant indexation et risques 378 813 204 €

Coûts annexes 61 154 113 €
Maîtrise d'œuvre 41 669 452 €
Honoraires divers 7 576 264 €
Aléas / coût de maîtrise d'ouvrage - €
Assurances et garanties 11 364 396 €
Diagnostics 544 000 €
Total en euros HT 2017 439 967 317 €

Frais financiers à intégrer au MAF 4 865 112 €
Frais Financiers Intercalaires - €
Commissions bancaires 4 865 112 €
Commissions de non-utilisation - €

Coût d'indexation 48 305 790 €

Montant à financer HT 493 138 219 €

II.2.3.1.1.2 Coûts d’exploitation (annuels)

Les coûts d’exploitation des écoles sont les suivants :

(€HT/an, valeur 2017) MOP
Entretien courant 2 503 288 €

GER 2 714 186 €

Assurance 440 000 €
Total 5 657 474 €

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 23/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

II.2.3.2 Recettes de valorisation

La valorisation des emprises constructibles constitue un enjeu important pour la Ville de
Marseille. Il est attendu que les projets puissent intégrer la construction et la valorisation de
surfaces pouvant être commercialisées.
Les terrains d’assiette de certains groupes scolaires permettent ainsi d’envisager une
opération immobilière connexe à la réalisation du groupe scolaire, imbriquée (superposition)
ou adjacente (juxtaposition) à celui-ci mais intégrant les contraintes fonctionnelles et
techniques liées au groupe scolaire, et à ce stade du projet, les emprises susceptibles d’être
valorisées ne sont pas définitivement arrêtées.
A titre d’hypothèse de travail très prudente, la Ville a fait le choix de réaliser l’ensemble des
simulations sans intégrer de produits issus de la valorisation des emprises. Les recettes liées
à cette valorisation immobilière n’ont donc pas été intégrées dans la présente évaluation.
Il s’agit d’une approche conservatrice, qui permet une parfaite comparabilité des montages.

II.2.4 Sources de financement envisageables pour le projet

La Ville entend financer le projet sur son budget propre, étant précisé que, le cas échéant,
une partie des financements mis en place pourraient provenir de la Banque Européenne
d’Investissement.
Si des subventions (par exemple de l’ADEME, de l’ANRU ou du Département) étaient
disponibles, elles seront intégrées dans le plan de financement et réduiront le coût du projet
pour la Ville. Toutefois, à ce stade du projet, aucune subvention n’a été intégrée dans les
simulations du présent rapport.
Ces éléments sont également détaillés dans l’Etude de soutenabilité budgétaire.

II.2.5 Aspects fonciers et immobiliers du projet

Le Plan Ecoles de la Ville de Marseille concerne des bâtiments qui sont établis sur des
emprises foncières appartenant à la Ville de Marseille. Une première estimation de la surface
totale du foncier concernée par le Plan Ecole est de 340 000 m².
Les surfaces à développer, quant à elles, sont de l’ordre de 1 190 000 m². Le détail
prévisionnel des surfaces hors œuvre consacrées aux écoles ainsi qu’aux équipements
sportifs associés est précisé supra.
Les bâtiments existants relèvent de la typologie des GEEP, et 6 établissements nouveaux
seront créés. La répartition prévisionnelle des tâches entre celles qui resteront à la charge
de la Ville et celles qui relèveront du titulaire, et impliqueront donc sa présence sur site en
phase d’exploitation maintenance, est également développé supra.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 24/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

II.2.6 Éléments de complexité du projet

L’opération comporte plusieurs éléments de complexité technique :
 Multiplicité des sites
L’une des complexités de l’opération réside dans le nombre et la disparité des sites
concernés. Il s’agit en effet de réaliser, en même temps un nombre important d’équipements.
 Le calendrier
L’opération est soumise à une forte contrainte de calendrier. Comme dans beaucoup de
bâtiments d’enseignement, les livraisons des différents sites sont rythmées par les rentrées
scolaires. Les mises à disposition devront être réalisées durant l’été. De plus l’un des
objectifs de la Ville de Marseille est qu’un nombre maximal d’établissements puissent être
opérationnels à la rentrée 2021.
 La réalisation de chantiers sur des sites en fonctionnement
Le maintien de l’activité d’enseignement dans de bonnes conditions durant la réalisation des
travaux est une contrainte forte. Cette contrainte impose une maitrise renforcée de
l’encadrement des nuisances et une vigilance particulièrement importante en termes de
sécurité pour permettre la réalisation d’un chantier en présence et à proximité des
utilisateurs.
 Phasage
L’impératif de maintien de l’activité imposera pour certains sites la conduite du chantier en
« opérations tiroirs » ce qui implique une maitrise accrue du calendrier pour tenir compte du
calendrier scolaire.
 L’amiante
Avant d’être démolis les bâtiments existants devront être désamiantés ce qui constitue une
complexité supplémentaire.

II.3 Identification des risques du projet
Pour des raisons de simplification de la présentation des risques, l’analyse des risques
figurant au point III.4.3.2 présente les risques liés au projet et ceux liés aux modes de
réalisation.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 25/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III. ANALYSE COMPARATIVE

Conformément aux dispositions de l’article 147 du décret du 25 mars 2016, l’évaluation doit
comporter une analyse comparative en valeur actualisée (VAN) des différentes options de
montages contractuels et institutionnels de la commande publique envisageables pour
mettre en œuvre le projet.

III.1 Enjeux du choix du mode de réalisation
Les enjeux du choix du mode de réalisation du projet Plan Ecoles reposent notamment sur
les critères suivants tels que prévus par l’article 152 du décret du 25 mars 2016 :
 l'étendue du transfert de la maîtrise d'ouvrage du projet au titulaire ;
 le périmètre des missions susceptibles d'être confiées au titulaire ;
 les modalités de partage de risques entre l'acheteur et le titulaire ;
 le coût global du projet compte tenu notamment de la structure de financement
envisagée.
Sur la base de la liste présentée dans le « plan type » du rapport d’évaluation préalable des
modes de réalisation établi par FIN INFRA1, la Ville de Marseille a retenu les critères
complémentaires suivants :
 le respect strict des délais ;
 la maitrise des risques budgétaires (intègre le respect strict des couts) ;
 la gestion patrimoniale sur le long terme ;
 la performance en matière de développement durable.
L’ensemble de ces critères (à l’exclusion du cout global présenté en partie III.4) permettront
de réaliser l’analyse qualitative des modes de réalisation présentée en partie III.3 et le bilan
présenté en partie IV.

III.2 Identification des modes de réalisation

III.2.1 Analyse juridique des modes de réalisation envisageables

III.2.1.1 Les montages juridiques écartés

III.2.1.1.1.1 Délégation de service public

Conformément aux dispositions de l’article L.1411-1 du CGCT (Code général des
collectivités territoriales), « Une délégation de service public est un contrat de concession au
sens de l'ordonnance n°2016-65 du 29 janvier 2016 relative aux contrats de concession,

1
http://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/ppp/NouveauDecret/plan_type-epmrv14.doc$

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 26/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

conclu par écrit, par lequel une autorité délégante confie la gestion d'un service public à un
ou plusieurs opérateurs économiques, à qui est transféré un risque lié à l'exploitation du
service, en contrepartie soit du droit d'exploiter le service qui fait l'objet du contrat, soit de ce
droit assorti d'un prix.»2.
Ainsi définie, une délégation de service public se caractérise par :
 le transfert de gestion d’un service public : l’activité doit donc être qualifiée de service
public délégable ;
 une rémunération du délégataire substantiellement liée aux résultats de l’exploitation
du service, ce qui ne peut résulter que du transfert d’une part significative du risque
au cocontractant3.
En l’espèce, le recours à ce mode opératoire est impossible, la Ville de Marseille ne
pouvant confier à un cocontractant « la gestion » du service public.

III.2.1.1.1.2 Concession de travaux

Le contrat de concession de travaux se définit comme une convention par laquelle une
personne publique charge un opérateur économique de réaliser un ouvrage à ses frais et de
l’exploiter, ce dernier se rémunérant par des redevances perçues à l’occasion de cette
exploitation. Longtemps, ces contrats ont constitué une catégorie de conventions de
délégation de service public telles que définies ci-dessus4.
L’ordonnance n°2016-65 du 29 janvier 2016 relative aux contrats de concession définit ainsi
les concessions :
« Les contrats de concession sont les contrats conclus par écrit, par lesquels
une ou plusieurs autorités concédantes soumises à la présente ordonnance
confient l'exécution de travaux ou la gestion d'un service à un ou plusieurs
opérateurs économiques, à qui est transféré un risque lié à l'exploitation de
l'ouvrage ou du service, en contrepartie soit du droit d'exploiter l'ouvrage ou
le service qui fait l'objet du contrat, soit de ce droit assorti d'un prix.
La part de risque transférée au concessionnaire implique une réelle
exposition aux aléas du marché, de sorte que toute perte potentielle
supportée par le concessionnaire ne doit pas être purement nominale ou
négligeable. Le concessionnaire assume le risque d'exploitation lorsque,
dans des conditions d'exploitation normales, il n'est pas assuré d'amortir les
investissements ou les coûts qu'il a supportés, liés à l'exploitation de
l'ouvrage ou du service. ».
L’ordonnance distingue les concessions de travaux des délégations de services publics en
les définissants comme des contrats ayant pour objet :

2
Loi n°93-122 du 29 janvier 1993 relative à la prévention de la corruption et à la transparence de la vie économique et des
procédures publiques, article 38.
3
Cf. CE, 7 novembre 2008, Département de la Vendée, AJDA 2008 p. 2454 et CE, 5 juin 2009, Société Avenance, BJCP 2009
n°66
4
Cf. CE, 17 juin 2009, SAEMN BIBRACTE, req. n°297509

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 27/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

« 1° Soit l'exécution, soit la conception et l'exécution de travaux dont la liste
est publiée au Journal officiel de la République française ;
2° Soit la réalisation, soit la conception et la réalisation, par quelque moyen
que ce soit, d'un ouvrage répondant aux exigences fixées par l'autorité
concédante. ».
Un ouvrage est le résultat d'un ensemble de travaux de bâtiment ou de génie civil destiné à
remplir par lui-même une fonction économique ou technique.
En tout état de cause, certaines raisons doivent conduire à écarter ce mode opératoire pour
le projet de Plan Ecoles de la Ville de Marseille.
En l’espèce, il n’est ni envisagé, ni envisageable, que le concessionnaire se rémunère
principalement par l’exploitation des différents équipements scolaires.

III.2.1.1.1.3 Montages « en boucle »

Les montages « aller-retour » avaient pour objet de confier à un opérateur économique la
charge de réaliser, sur une dépendance domaniale, un ouvrage public qui était ensuite loué
à la personne publique, les loyers couvrant les investissements réalisés ainsi que les
prestations restant à la charge de l’opérateur économique. Ces montages « en boucle »
pouvaient faire appel à plusieurs cadres juridiques (autorisation d’occupation domaniale, bail
emphytéotique administratif) dont certains avaient été, avant l’intervention de l’ordonnance
n°2004-559 du 17 juin 2004 sur les contrats de partenariat, expressément prévus à cet effet
par des textes spécifiques :
 loi n°2002-1094 du 29 août 2002 d'orientation et de programmation pour la sécurité
intérieure (LOPSI),
 loi n°2002-1138 du 9 septembre 2002 d'orientation et de programmation pour la
justice (LOPJ),
 ordonnance n°2003-850 du 4 septembre 2003 portant simplification de l'organisation
et du fonctionnement du système de santé
 etc…
De tels « montages en boucle » pouvaient également être mis en œuvre dans le cadre
d’autorisations d’occupation temporaire ou des baux emphytéotiques administratifs en
dehors des cas prévus par les législations sectorielles susmentionnées.
Dans un objectif de simplification, l’ordonnance du 23 juillet 2015 a regroupé les différentes
formes de partenariats public-privé, y compris ces « montages en boucle », sous le régime
unique du nouveau marché de partenariat. Elle a également supprimé ces « montages en
boucle » en modifiant l’article L.1311-2 du CGCT et l’article L.1311-5 du CGCT afin
d’interdire qu’une autorisation d’occupation temporaire et qu’un bail emphytéotique
administratif aient pour objet « l’exécution de travaux, la livraison de fournitures, la prestation
de services, ou la gestion d’une mission de service public, avec une contrepartie
économique constituée par un prix ou un droit d’exploitation. ».
Ainsi, il n’est légalement plus possible de recourir à de tels montages.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 28/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.2.1.1.1.4 Marché de conception réalisation

Le marché de conception-réalisation permet au pouvoir adjudicateur, en tant maître
d’ouvrage du projet, de confier la conception et la réalisation d’un immeuble à un même
opérateur économique.
Prévu par l’article 18-1 de la loi n°85-704 du 12 juillet 1985 relative à la maîtrise d’ouvrage
publique et à ses rapports avec la maîtrise d’œuvre privée (dite « loi MOP »)5, le marché de
conception-réalisation constitue une dérogation à l’obligation de distinction de la mission de
conception de l’immeuble de celle de réalisation instituée par l’article 7 de la loi précitée.
Un marché public associant des missions de conception et de réalisation ne peut être conclu
que dans deux hypothèses, et ce conformément aux dispositions de l’article 33 de
l’ordonnance du 23 juillet 2015 :
 si des motifs d'ordre technique rendent nécessaire l'association de l'entrepreneur aux
études de l'ouvrage, ou
 si un engagement contractuel sur un niveau d'amélioration de l'efficacité énergétique
rend nécessaire l'association de l'entrepreneur aux études de l'ouvrage.
La présente partie va donc analyser si le Plan Ecoles de la Ville de Marseille répond au
moins à l’une de ces conditions.

a) Marché de conception réalisation pour motifs d’ordre technique

S’agissant des motifs d’ordre technique, l’article 91 du décret du 25 mars 2016 indique qu’ils
sont liés à la destination ou à la mise en œuvre technique de l'ouvrage, et que sont
concernées des opérations dont la finalité majeure est une production dont le processus
conditionne la conception, la réalisation et la mise en œuvre ainsi que des opérations dont
les caractéristiques, telles que des dimensions exceptionnelles ou des difficultés techniques
particulières, exigent de faire appel aux moyens et à la technicité propres des opérateurs
économiques.
La jurisprudence relative aux motifs d’ordre technique manque d’homogénéité. Ainsi, le juge
administratif a estimé qu'était légal le recours à la procédure de conception-réalisation pour :
 la construction d'une usine d'incinération avec valorisation énergétique des déchets
ménagers et assimilés (TA Strasbourg, 10 novembre 1997, Soc Krebs contre SIVOM
de l'agglomération messine, req n° 972122) ;
 la réalisation d'un parking caractérisée par des difficultés liées à un ouvrage enterré
de grande profondeur, affectant les nappes phréatiques superficielles et profondes et
l'environnement de la fouille par l'utilisation éventuelle d'explosifs, les solutions

5
« I-Nonobstant les dispositions du titre II de la présente loi, le maître de l'ouvrage peut confier par contrat à un groupement de
personnes de droit privé ou, pour les seuls ouvrages d'infrastructure, à une personne de droit privé, une mission portant à la
fois sur l'établissement des études et l'exécution des travaux, lorsque des motifs d'ordre technique ou d'engagement
contractuel sur un niveau d'amélioration de l'efficacité énergétique rendent nécessaire l'association de l'entrepreneur aux
études de l'ouvrage. Un décret précise les conditions d'application du présent alinéa en modifiant, en tant que de besoin, pour
les personnes publiques régies par le code des marchés publics, les dispositions de ce code. »

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 29/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

techniques diverses affectant fortement les coûts et les délais (TA Lyon, 24 juin 1996,
Monsieur Jean-Claude Chamberlain c/ Conseil Régional de l'Ordre des Architectes
de Rhône-Alpes, req n° 960.2420) ;
 De même, dans un arrêt du 29 mai 20086, la cour administrative d’appel de Lyon,
semble avoir considéré (bien que le contrat ait été annulé pour des raisons autres
que les critères d’éligibilité) que les conditions du recours au marché de conception-
réalisation étaient remplies et a retenu « qu’il résulte de l’instruction, notamment du
rapport d’expertise et des écritures d’appel de la ville de Lyon, que l’exhaussement
de l’opéra de Lyon n’était pas une « création ordinaire et répétitive d’un savoir-faire
connu », mais une réalisation singulière et spéciale ; que la méthode constructive,
soit un dôme de verre pour un immeuble de grande hauteur et un établissement
recevant du public, est qualifiée par l’expert de « monument de l’histoire
contemporaine doublé d’une prouesse technique » ».

En revanche, le recours à cette procédure a été censuré pour :
 la réalisation d’un atelier relais pour dirigeables projetés (CE 8 juillet 2005,
Communauté d’agglomération de Moulins, req n° 268610) ;
 la réalisation d'un centre hospitalier d'urgence dont les spécifications techniques
(longue portée de l'ouvrage, renforcement des conditions thermiques par rapport aux
normes légales) ont été considérées comme communes à tout bâtiment de même
importance (TA Orléans, 28 juin 1994, Conseil Régional des architectes de la Région,
req 94413) ;
 la réalisation d'un complexe omnisports (CAA Nancy 5 Aout 2004, Daniel Delrez
c/Ville de Metz, req. n°00NC01524), et ce contrairement au jugement du TA de
Strasbourg (TA Strasbourg, 14 novembre 2000, req n° 993999) qui avait considéré
en 1ère instance que compte tenu des dimensions et du volume exceptionnel de
l'ouvrage (dimension : 15 000 M², volume : 70 000 m3, capacité : 5 000 spectateurs)
et des contraintes particulières de construction (superposition des salles les unes au-
dessus des autres, étroitesse de l'emprise au sol, proximité de la nappe phréatique et
de vestiges archéologiques) le recours à cette procédure était fondé ;
 la réalisation de bâtiments scolaires modulaires (préfabriquées) et la réhabilitation
d’un bâtiment existant d’un groupe scolaire qui ne présentent pas de contraintes
techniques (TA Caen, 23 janvier 2014, n°1300604) ;
 l'extension et de la restructuration du collège Jean Vilar de Riom, qui ne présentaient
pas de difficultés techniques particulières susceptibles de constituer des motifs
techniques rendant nécessaire l'association de l'entrepreneur aux études (CE, 28
décembre 2001, Conseil régional de l'ordre des architectes c/département du Puy-de-
Dôme, n°221649).
Dès lors, le recours à un marché associant la conception à la réalisation pour des motifs
d’ordre technique est difficilement justifiable pour la réalisation d’écoles neuves qui ne

6
CAA de Lyon, 29 mai 2008, Ville de Lyon, n° 06LY01546

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 30/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

présentent pas de dimensions ni de difficultés techniques rendant nécessaires l’association
de l’entrepreneur aux études de l’ouvrage.
De plus, il n’est pas évident que la réglementation permette de conclure un seul marché de
conception-réalisation portant sur plusieurs écoles visées par le Plan Écoles de la Ville de
Marseille. En effet, l’article 91 du décret du 25 mars 2016 et l’article 33 de l’ordonnance du
23 juillet 2015 indiquent qu’un marché de conception-réalisation porte sur la réalisation d’un
seul ouvrage.
En d’autres termes, les textes et la jurisprudence relatifs aux motifs d’ordre technique
ne permettent pas d’affirmer que la réalisation des écoles du Plan Ecoles serait
éligible à un marché associant la conception et la réalisation, et éventuellement
l’entretien et la maintenance des bâtiments, en raison de contraintes techniques.

b) Marché de conception-réalisation lié à la nécessité d’un engagement
contractuel sur un niveau d’amélioration de l’efficacité énergétique

Par ailleurs, un marché de conception-réalisation peut être conclu si un engagement
contractuel sur un niveau d'amélioration de l'efficacité énergétique rend nécessaire
l'association de l'entrepreneur aux études de l'ouvrage.
En l’espèce, la Ville souhaite en effet un engagement du prestataire sur un niveau de
performance énergétique des bâtiments après la réalisation des travaux.
Cependant, la volonté de la Ville est de pouvoir également bénéficier des prestations
d’entretien, maintenance et de gros entretien renouvellement des installations mises en
place pour atteindre les performances énergétiques attendues, ce que le périmètre du
marché de conception-réalisation, excluant l’entretien et la maintenance, ne permet pas
d’atteindre.
Si l’on peut envisager la conclusion d’un marché d’entretien et de maintenance dans un
second temps, il apparait que ce « découpage » des prestations en deux marchés distincts
soulèverait des difficultés pour la Ville tenant :
 à la limitation dans le temps de la responsabilité du concepteur-constructeur (et tout
particulièrement du constructeur) à partir de la date de la réception des travaux
rendant très improbable la possibilité de sanctionner un défaut d’exécution de ses
obligations s’agissant du niveau de performance ; les dispositifs de garanties légales
sont en la matière non adaptés à la sanction dans le temps de telles obligations de
performance ;
 au fait que l’intervention « en aval » d’un prestataire tiers au marché de conception-
réalisation pour l’entretien et la maintenance des équipements mis en place pour
assurer la performance énergétique exclurait en outre de facto toute responsabilité
concrète du groupement constructeur-concepteur intervenu « en amont » s’agissant
de l’atteinte des performances attendues
Au demeurant, et dès lors que le marché de conception-réalisation ne permet de
couvrir l’ensemble du périmètre fonctionnel de l’opération, il ne peut être retenu pour
l’analyse comparative.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 31/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.2.1.1.1.5 Marché global de performance

Créés par l’article 34 de l’ordonnance du 23 juillet 2015, les marchés globaux de
performance sont des contrats qui associent l'exploitation ou la maintenance à la réalisation
ou à la conception-réalisation de prestations afin de remplir des objectifs chiffrés de
performance définis notamment en termes de niveau d'activité, de qualité de service,
d'efficacité énergétique ou d'incidence écologique.
Ces marchés publics comportent des engagements de performance mesurables.
Ainsi, le marché global de performance doit intégrer les prestations suivantes :
 réalisation ou conception – réalisation,
 exploitation ou maintenance.
Il doit intégrer des objectifs chiffrés de performance en termes de niveau d'activité, de qualité
de service, d'efficacité énergétique ou d'incidence écologique et comporter des
engagements de performance mesurables.
En application de l’article 92 du décret du 25 mars 2016, le marché public global de
performance fait obligatoirement apparaître, de manière séparée, les prix respectifs de la
réalisation et de l'exploitation ou de la maintenance.
La rémunération des prestations d'exploitation ou de maintenance doit être liée à l'atteinte
des engagements de performances mesurables fixées par le marché public pour toute sa
durée.
Le marché global de performance n’opère pas de transfert de la maitrise d’ouvrage au
titulaire. En conséquence, les risques liés à la maitrise d’ouvrage resteraient à la charge de
la Ville, et plus particulièrement ceux liés à la validation des différentes phases de réalisation
du projet (APS, APD, PRO, EXE) et au dépôt des demandes d’autorisations de construire.
A l’échelle du Plan Ecoles de la Ville, comportant un grand nombre d’écoles et donc de
demandes de permis de construire à valider, un tel montage impliquerait une charge que la
Ville ne pourrait à ce jour assumer au regard des effectifs dont elle dispose.
De fait, ce montage rallongerait les délais de validation des autorisations administratives et
ferait peser sur la Ville des responsabilités et taches auxquelles elle n’est pas à ce jour en
mesure de faire face sans avoir recours à une mission d’assistance à maitrise d’ouvrage. Or,
le recours à une mission d’assistance externe n’empêche pas de faire peser in fine le risque
lié à la maitrise d’ouvrage sur la Ville.
Au demeurant, le marché global de performance tel qu’il est aujourd’hui prévu par la
réglementation ne permet pas d’intégrer de schéma de valorisation immobilière par le
titulaire, ce qui constitue pourtant un souhait de la Ville de Marseille s’agissant du projet Plan
Ecoles. En effet, aucune disposition ne prévoit la possibilité pour le titulaire du marché global
de performance de se rémunérer grâce à la réalisation d’un programme immobilier annexe à
l’opération sur le reliquat de foncier le cas échéant disponible après la réalisation de
l’ouvrage ou en réalisant un programme immobilier intégrant l’école et répondant aux
besoins et contraintes définies par la Ville. A ce titre, il convient donc de relever que le
périmètre fonctionnel du marché global de performance ne recouvre pas l’intégralité des
attentes que la Ville a définies.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 32/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

En outre, un certain nombre de dispositions applicables au marché global de performance
limitent considérablement la possibilité de responsabiliser efficacement le titulaire sur la
globalité des prestations faisant l’objet du marché. La succession des missions (conception,
construction puis entretien-maintenance) donne ainsi lieu, au regard de la situation du
marché des opérateurs, à une succession d’intervenants (concepteur, constructeur puis
mainteneur) qu’il est juridiquement délicat de responsabiliser entre eux compte-tenu des
règles applicables aux paiements, aux garanties et à la sous-traitance. Le mode de
rémunération du titulaire d’un marché global de performance au fur et à mesure de
l’avancement des travaux (paiement mensuel) avec une retenue de garantie plafonnée à 5%
pouvant être remplacée par une garantie à première demande (articles 122 et suivants du
décret du 25 mars 2016) ne permet pas de responsabiliser le cocontractant de la personne
publique à la hauteur de la responsabilisation qui peut être prévue dans un marché de
partenariat avec un niveau d’exposition lié aux fonds propres (perdus en cas de déchéance)
et au montant de garantie pouvant être exigé.
Il est par ailleurs peu probable qu’un groupement d’opérateur économie constitué pour un
marché global de performance accepte d’être solidaire. Le schéma parfois constaté sur les
CREM7 consistait à proposer un groupement conjoint avec mandataire solidaire et une
succession de mandataires en cours d’exécution : constructeur en phase de construction,
« mainteneur » en phase d’exploitation. Ce schéma n’est pas satisfaisant parce que la
substitution de mandataires prétendument solidaires ne saurait masquer l’absence de
solidarité réelle : le constructeur est mandataire en phase de construction et le mainteneur
en phase d’exploitation à une date où l’intégralité de la rémunération au titre de la
construction a été payée et où seules subsisteront les garanties légales.
A ce titre, il convient donc de relever que le périmètre fonctionnel du marché global de
performance n’apparait pas pleinement pertinent dès lors :
 qu’il n’opère pas de transfert de la maitrise d’ouvrage et des responsabilités
afférentes,
 qu’il ne permet pas d’assurer une pérennité des engagements des opérateurs
intervenant dans le cadre de ce marché présenté comme « global »,
 qu’il ne permet pas d’intégrer de manière optimale le gisement de valorisation et les
potentielles recettes qui pourraient en résulter.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les projets engagés le plus récemment l’ont été dans
le cadre d’une opération « MOP classique » et pas dans le cadre d’un marché de
conception-réalisation exploitation maintenance ou, depuis le 1er avril 2016, un marché
global de performance. Le fait que la Ville ait un important retour d’expérience en MOP
« classique » avec des marchés dissociés s’agissant de la réalisation d’écoles conduit
également à écarter le montage en marché global de performance de l’analyse comparative.
Enfin, la Ville a conclu un marché de maintenance avec un opérateur portant sur l’ensemble
de ses écoles. La conclusion d’un marché global de performance intégrant ces prestations
remettrait en cause cette organisation « transversale » des prestations de maintenance.

7
Marchés de conception, réalisation, exploitation et/ou maintenance tels que définis à l’article 73 du Code des marchés publics,
aujourd’hui abrogé

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 33/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Au regard de l’ensemble de ces contraintes, le marché global de performance n’a pas
été retenu dans l’analyse comparative, la MOP demeurant le schéma de référence.

III.2.1.2 Les montages envisageables pour le périmètre fonctionnel défini par la
Ville

III.2.1.2.1.1 Le marché de partenariat – l’accord-cadre de marchés de partenariat

a) Caractéristiques du marché de partenariat

 Périmètre des prestations
Aux termes de l’article 67 de l’ordonnance du 23 juillet 2015 :
« I. - Un marché de partenariat est un marché public qui permet de confier à
un opérateur économique ou à un groupement d'opérateurs économiques une
mission globale ayant pour objet :
1° La construction, la transformation, la rénovation, le démantèlement ou la
destruction d'ouvrages, d'équipements ou de biens immatériels nécessaires
au service public ou à l'exercice d'une mission d'intérêt général ;
2° Tout ou partie de leur financement.
Le titulaire du marché de partenariat assure la maîtrise d'ouvrage de
l'opération à réaliser.
II. - Cette mission globale peut également avoir pour objet :
1° Tout ou partie de la conception des ouvrages, équipements ou biens
immatériels ;
2° L'aménagement, l'entretien, la maintenance, la gestion ou l'exploitation
d'ouvrages, d'équipements ou de biens immatériels ou une combinaison de
ces éléments ;
3° La gestion d'une mission de service public ou des prestations de services
concourant à l'exercice, par la personne publique, de la mission de service
public dont elle est chargée.
III. - L'acheteur peut donner mandat au titulaire pour encaisser, en son nom et
pour son compte, le paiement par l'usager de prestations exécutées en vertu
du contrat. ».
Selon ces dispositions, un marché de partenariat doit obligatoirement porter sur :
 la construction, la transformation, la rénovation, le démantèlement ou la destruction
d'ouvrages, d'équipements ou de biens immatériels nécessaires au service public ou
à l'exercice d'une mission d'intérêt général ;
 le financement total ou partiel de ces travaux.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 34/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

En revanche, les missions suivantes sont facultatives dans le cadre d’un marché de
partenariat :
 tout ou partie de la conception de ces ouvrages, équipements ou biens immatériels ;
 l’aménagement, l’entretien, la maintenance, l’exploitation et/ou la gestion de ces
ouvrages, équipements ou biens immatériels ;
 la gestion d’une mission de service public ;
 la réalisation d’autres prestations de services concourant à l’exercice, par la
personne publique, de la mission de service public dont elle est chargée.
Au titre du marché de partenariat, la personne publique peut en outre prendre les décisions
suivantes :
 donner mandat au titulaire d’encaisser, en son nom et pour son compte, le paiement
par l’usager des prestations effectuées en vertu du contrat ;
 charger le titulaire de l’acquisition des biens nécessaires à la réalisation de
l’opération, y compris par voie d’expropriation ;
 céder au titulaire, avec l’accord du contractant concerné, tout ou partie des contrats
passés par elle pouvant concourir à l’exécution de sa mission.
Le marché de partenariat doit en outre prévoir le partage des risques entre l’acheteur et le
titulaire.

 Aspects financiers du marché de partenariat
Sur le plan du financement, il est à noter que :
 la personne publique peut concourir au financement des investissements ;
 les marchés de partenariat sont éligibles à des subventions et autres participations
financières ;
 le concours de l'Etat, des collectivités territoriales ou d'autres organismes publics au
financement des investissements peut prendre la forme d'une participation minoritaire
au capital du titulaire lorsque celui-ci est constitué en société dédiée à la réalisation
du projet ;
 le marché de partenariat fixe les conditions dans lesquelles l'actionnariat du titulaire,
lorsque celui-ci est constitué en société dédiée à la réalisation du projet, peut être
modifié, et prévoit notamment les modalités d'information de l'acheteur et, le cas
échéant, les modalités de partage de la plus-value de cession des titres.
Enfin, la rémunération du titulaire :
 fait l'objet d'un paiement par l'acheteur, à compter de l'achèvement des opérations,
pendant toute la durée du contrat ;
 est liée à des objectifs de performance assignés au titulaire pour chaque phase du
contrat ;
 peut être cédée conformément aux dispositions des articles L. 313-29-1 et suivants
du code monétaire et financier.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 35/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 Aspects domaniaux du marché de partenariat
S’agissant de l’occupation du domaine appartenant à la personne publique par le titulaire, il
est à noter que :
 lorsque le marché de partenariat emporte occupation du domaine public, il vaut
autorisation d'occupation de ce domaine pour sa durée. Le titulaire a, sauf stipulation
contraire de ce contrat, des droits réels sur les ouvrages et équipements qu'il réalise.
Ces droits lui confèrent les prérogatives et obligations du propriétaire, dans les
conditions et les limites définies par les clauses du contrat ayant pour objet de
garantir l'intégrité et l'affectation du domaine public ;
 le marché de partenariat peut prévoir la possibilité pour l'acheteur d'exercer une
option lui permettant d'acquérir, avant le terme fixé par l'autorisation d'occupation, les
installations édifiées dans le cadre du contrat ;
 l'acheteur peut, après avoir procédé, s'il y a lieu, à une délimitation des biens
appartenant au domaine public, autoriser le titulaire :
o 1° à consentir des autorisations d'occupation du domaine public ;
o 2° à consentir des baux de droit privé pour des biens appartenant au domaine
privé et à y constituer tous types de droits réels à durée limitée8 ;
o 3° à procéder à des cessions pour des biens qui lui ont été préalablement
cédés ;
 lorsque l'opération est réalisée sur le domaine d'une autre personne morale de droit
public ou privé, le titulaire peut être autorisé à valoriser une partie du domaine, après
accord du propriétaire du domaine.

 Dispositifs de contrôle de l’exécution du marché de partenariat
L’ordonnance du 23 juillet 2015 à prévu la mise en place de certains dispositifs de contrôle
de l’exécution du marché de partenariat et notamment :
 la remise d’un rapport annuel par le titulaire ;
 l’établissement d’au moins un compte-rendu par la personne publique à la fin de
chacune des phases d’exécution des missions prévues par le contrat.
Ces documents sont transmis à l’assemblée délibérante et font l’objet d’un débat.

 L’Accord-cadre de marchés de partenariat
La réalisation d’un grand nombre de groupes scolaires et écoles sur le territoire marseillais
semble difficilement envisageable de manière simultanée par un seul opérateur dans le
cadre d’un marché de partenariat unique.
Il a donc été envisagé de recourir à un accord-cadre de marchés partenariat permettant de
réaliser progressivement le projet de Plan Ecoles.

8
Si les baux consentis par le titulaire pour une durée excédant celle du contrat, les conditions de reprise du bail par
l'acheteur doivent faire l'objet d'une convention entre l'acheteur, le titulaire, le preneur et, le cas échéant, le propriétaire du
domaine.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 36/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

L’article 4 de l’Ordonnance n°2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics
prévoit à ce titre que :
« Les marchés publics soumis à la présente ordonnance sont les marchés et
les accords-cadres définis ci-après.
Les marchés sont les contrats conclus à titre onéreux par un ou plusieurs
acheteurs soumis à la présente ordonnance avec un ou plusieurs opérateurs
économiques, pour répondre à leurs besoins en matière de travaux, de
fournitures ou de services.
Les accords-cadres sont les contrats conclus par un ou plusieurs acheteurs
soumis à la présente ordonnance avec un ou plusieurs opérateurs
économiques ayant pour objet d'établir les règles relatives aux bons de
commande à émettre ou les termes régissant les marchés subséquents à
passer au cours d'une période donnée, notamment en ce qui concerne les prix
et, le cas échéant, les quantités envisagées.
Les marchés de partenariat définis à l'article 67 sont des marchés publics au
sens du présent article ».
L’article 78 de l’Ordonnance n°2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics
prévoit trois types d’accord-cadre :
 accord-cadre avec marchés subséquents ;
 accord-cadre - marché à bons de commande ;
 accord-cadre avec les deux modalités.
En outre, lorsqu’il est conclu avec un seul opérateur économique, l’accord-cadre est dit
mono attributaire et les marchés subséquents sont attribués dans les conditions fixées par
l'accord-cadre. Lorsqu’il est conclu avec plusieurs opérateurs économiques, il s’agit d’un
accord-cadre multi attributaires, et le pouvoir adjudicateur organise une mise en concurrence
selon les modalités prévues à l’article 79 de l’ordonnance du 23 juillet 2015.
La durée de l’accord-cadre est limitée à quatre ans, « sauf dans des cas exceptionnels
dûment justifiés, notamment par leur l'objet ou par le fait que leur exécution nécessite des
investissements amortissables sur une durée supérieure ».
Les marchés subséquents et les bons de commande doivent être conclus ou émis durant la
période de validité de l'accord-cadre. Cependant, leur durée d'exécution est fixée
conformément aux conditions habituelles d'exécution des prestations faisant l'objet de
l'accord-cadre, étant précisé que « l'acheteur ne peut fixer une durée telle que l'exécution
des marchés subséquents ou des bons de commande se prolonge au-delà de la date limite
de validité de l'accord-cadre dans des conditions qui méconnaissent l'obligation d'une remise
en concurrence périodique ».
À ce titre, il convient de préciser que le considérant n°62 de la directive européenne
n°2014/24 du 26 février 2014 sur la passation des marchés publics indique que :
« (…) si les marchés fondés sur un accord-cadre doivent être attribués avant
la fin de la période de validité de celui-ci, la durée des différents marchés
fondés sur un accord-cadre ne doit pas nécessairement coïncider avec celle
dudit accord-cadre, mais pourrait, selon le cas, être plus courte ou plus

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 37/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

longue. En particulier, il devrait être permis de fixer la durée des différents
marchés fondés sur un accord-cadre en tenant compte de facteurs tels que le
temps nécessaire pour les exécuter, lorsqu’il est prévu d’assurer la
maintenance d’équipements dont la durée de vie utile escomptée est
supérieure à quatre ans ou qu’une formation approfondie du personnel est
nécessaire pour exécuter le marché. ».
Il est donc possible que les marchés subséquents aient une durée supérieure à celle de
l’accord-cadre notamment dans l’hypothèse où ils intègrent des prestations de maintenance.
Par ailleurs, s’agissant plus particulièrement du marché de partenariat, l’article 150 du Décret
n°2016-360 du 25 mars 2016 relatif aux marchés publics prévoit que :
« Lorsque le marché de partenariat est passé sous la forme d'un accord-
cadre, l'évaluation préalable du mode de réalisation du projet et l'étude de
soutenabilité budgétaire sont réalisées avant le lancement de la procédure de
passation de l'accord-cadre ».
En pratique, il apparait donc que l’accord-cadre de marché de partenariat s’exécutera par
marchés subséquents de partenariat.

 Synthèse sur les caractéristiques du marché de partenariat
Le marché de partenariat est par conséquent un contrat global dont l’originalité repose
notamment sur :
 la diversité des prestations pouvant être confiées au titulaire ;
 le transfert au titulaire de la maitrise d’ouvrage de l'opération à réaliser et des risques
afférents ;
 son mode de financement, le titulaire finançant la conception / construction et se
voyant rémunéré par la personne publique sur toute la phase d’exploitation par le
versement d’un loyer ;
 le mode de rémunération du titulaire, lequel s’articule autour d’une part fixe et d’une
part variable liée aux objectifs de performance définis dans le contrat. Il s’agit en
général plus de performance technique que de performance commerciale.
Le recours au marché de partenariat présente un réel intérêt lorsque le besoin de la
personne publique à externaliser répond à trois caractéristiques principales :
 la recherche d’une répartition des risques entre la personne publique et la personne
privée ;
 la volonté de la personne publique de conclure un contrat global incluant une
pénalisation des performances attendues du titulaire (par rapport aux montages
dissociés dans le temps entre conception, réalisation puis exploitation ou conception-
réalisation puis exploitation) ;
 la maitrise des délais de mise en service de l’ouvrage, dès lors que la rémunération
du titulaire est conditionnée par la mise à disposition de l’ouvrage ;
 la perspective d’un financement du « cout global » de l’opération par la personne

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 38/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

publique.
En outre, l’accord-cadre de marché de partenariat, s’exécutant par marchés subséquents de
partenariat, présente un intérêt s’agissant de la réalisation d’une certaine quantité de
bâtiments, comme c’est le cas dans le cadre du Plan Ecoles de la Ville de Marseille.

b) Conditions de recours au marché de partenariat

La possibilité de recourir au marché de partenariat est subordonnée à deux conditions :
 la condition de seuil minimal prévue par le II de l’article 75 de l’ordonnance du 23
juillet 2015 et détaillée à l’article 151 du décret du 25 mars 2016 ;
 la démonstration que le recours au marché de partenariat présente un bilan plus
favorable que celui des autres modes de réalisation, condition prévue par le I de
l’article 75 de l’ordonnance du 23 juillet 2015 et dont les modalités sont fixées dans
l’article 152 du décret du 25 mars 2016.
Il convient de vérifier si le Plan Ecole remplit ces deux conditions.

 Condition de seuil minimal
L’article 151 du décret du 25 mars 2016 distingue trois seuils en fonction de l’objet principal
du marché de partenariat :
 2 millions d'euros hors taxes (HT) lorsque :
o l'objet principal du marché de partenariat porte sur des biens immatériels, des
systèmes d'information ou des équipements autres que des ouvrages, ainsi
que lorsque
o le contrat comporte des objectifs chiffrés de performance énergétique et
prévoit que la rémunération du titulaire tient compte de l'atteinte de ces
objectifs;
 5 millions d'euros HT lorsque l'objet principal du marché de partenariat porte sur :
o des ouvrages d'infrastructure de réseau, notamment dans le domaine de
l'énergie, des transports, de l'aménagement urbain et de l'assainissement ;
o des ouvrages de bâtiment lorsque la mission confiée au titulaire ne comprend
aucun des éléments relatifs à l'aménagement, l'entretien, la maintenance, la
gestion ou l'exploitation, la gestion d'une mission de service public ou des
prestations de services concourant à l'exercice, par la personne publique, de
la mission de service public dont elle est chargée.;
 10 millions d'euros HT lorsque l'objet principal du marché de partenariat porte sur des
prestations ou des ouvrages autres que ceux mentionnés supra.
Il convient de considérer que la valeur du marché de partenariat, estimée au moment de
l'envoi de l'avis d'appel à la concurrence à la publication, comprend :
 la rémunération du titulaire versée par l'acheteur ;

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 39/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 le cas échéant, les revenus issus de l'exercice d'activités annexes ou de la
valorisation du domaine ;
 le cas échéant, les éventuels concours publics.
Au ce jour, cette valeur est estimée à 754 776 496 € HT9, valeur 2017, ce qui permet de
considérer à titre prévisionnel que la première condition de recours au marché de partenariat
pour le projet est satisfaite.

 Condition du bilan plus favorable
En application de l’article 75 de l’ordonnance du 23 juillet 2015, pour recourir au marché de
partenariat, la personne publique doit démontrer que le recours au marché de partenariat
présente un bilan plus favorable que celui des autres modes de réalisation, compte-tenu :
 des caractéristiques du projet envisagé,
 des exigences de service public ou de la mission d'intérêt général dont l'acheteur est
chargé,
 ou des insuffisances et difficultés observées dans la réalisation de projets
comparables.
Le critère du paiement différé ne saurait à lui seul constituer un avantage.
Les modalités d'établissement de ce bilan sont fixées par l’article 152 du décret du 25 mars
2016 prévoyant que, pour établir ce bilan, l’acheteur tient compte :
 de ses capacités à conduire le projet,
 des caractéristiques, du coût et de la complexité de celui-ci,
 des objectifs poursuivis,
 ainsi que, le cas échéant, des exigences du service public ou de la mission d'intérêt
général dont il est chargé.
Pour démontrer que ce bilan est plus favorable que celui des autres modes de réalisation de
ce projet envisageables, la personne publique procède à une appréciation globale des
avantages et des inconvénients du recours à un marché de partenariat, compte tenu
notamment :
 1° de l'étendue du transfert de la maîtrise d'ouvrage du projet au titulaire de ce
marché ;
 2° du périmètre des missions susceptibles d'être confiées au titulaire ;
 3° des modalités de partage de risques entre l'acheteur et le titulaire ;
 4° du coût global du projet compte tenu notamment de la structure de financement
envisagée,
 et d’autres critères qu’il lui appartient de définir.

9
En intégrant un co-financement public de 70% (hypothèse de travail).

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 40/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Ainsi, le décret et l’ordonnance prévoient la prise en compte de paramètres distincts et
parfois communs, au demeurant assez nombreux.
Les éléments communs à prendre en compte au titre des deux textes sont les
caractéristiques du projet et les exigences du service public ou de la mission d'intérêt
général dont est chargé l’acheteur. L’ordonnance impose en outre de prendre en compte les
insuffisances ou difficultés observées dans la réalisation de projet comparables, et le décret
prévoit quant à lui la prise en compte des capacités de l’acheteur à conduire le projet et de
ses objectifs.
La présente évaluation expose, dans ses différentes parties, ces éléments à prendre en
compte au travers notamment des enjeux définis au point III.1, de l’analyse des scénarios
retenus présentée au point III.2.1.2 et du bilan présenté en partie IV.

c) Procédure de conclusion d’un marché de partenariat

 Avis préalables et décision de recours au marché de partenariat
En application de l’article 76 de l’ordonnance du 23 juillet 2015, la présente étude doit être
soumise pour avis à FIN INFRA, qui émet son avis sous un délai de 6 semaines en
application de l’article 153 du décret du 25 mars 2016. A défaut, l'avis est réputé favorable.
En outre, une étude de soutenabilité budgétaire doit être réalisée pour le projet et soumise
pour avis au ministre du budget en application de l’article 154 du décret du 25 mars 2016. Il
se prononce dans un délai de six semaines suivant sa saisine. A défaut, l'avis est réputé
favorable.
L'évaluation préalable du mode de réalisation du projet, l'étude de soutenabilité budgétaire et
les avis sur celles-ci sont présentés au conseil municipal, qui se prononce sur le principe du
recours à un marché de partenariat.

 Procédures de passation du marché de partenariat
Dès lors que la valeur estimée du besoin10 est supérieure aux seuils de procédure formalisée
(fixés à 5 225 000 € pour les travaux et 209 000 € pour les fournitures et services), l’article
25 du décret du 25 mars 2016 prévoit que trois procédures peuvent être mises en œuvre par
le pouvoir adjudicateur pour passer le contrat :
 l'appel d'offres ;
 la procédure concurrentielle avec négociation ;
 le dialogue compétitif.

10
La valeur du marché de partenariat est définie par l’article 151 du décret du 25 mars 2016. Elle est estimée au
moment de l'envoi de l'avis d'appel à la concurrence à la publication et comprend :
- la rémunération du titulaire versée par l'acheteur ;
- le cas échéant, les revenus issus de l'exercice d'activités annexes ou de la valorisation du domaine ;
- le cas échéant, les éventuels concours publics.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 41/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Le recours à la procédure concurrentielle avec négociation ou au dialogue compétitif n’est
possible que dans les cas suivants :
 lorsque le besoin ne peut être satisfait sans adapter des solutions immédiatement
disponibles ;
 lorsque le besoin consiste en une solution innovante11;
 lorsque le marché public comporte des prestations de conception ;
 lorsque le marché public ne peut être attribué sans négociation préalable du fait de
circonstances particulières liées à sa nature, à sa complexité ou au montage juridique
et financier ou en raison des risques qui s'y rattachent ;
 lorsque le pouvoir adjudicateur n'est pas en mesure de définir les spécifications
techniques avec une précision suffisante en se référant à une norme, une évaluation
technique européenne, une spécification technique commune ou un référentiel
technique ;
 lorsque, dans le cadre d'un appel d'offres, seules des offres irrégulières ou
inacceptables, au sens de l'article 59, ont été présentées pour autant que les
conditions initiales du marché public ne soient pas substantiellement modifiées. Le
pouvoir adjudicateur n'est pas tenu de publier un avis de marché s'il ne fait participer
à la procédure que le ou les soumissionnaires qui ont présenté des offres conformes
aux exigences relatives aux délais et modalités formelles de l'appel d'offres.
Ainsi, dès lors que le marché intègre des prestations de conception, il sera possible de
recourir à la procédure de dialogue compétitif ou concurrentielle avec négociations.
Le dialogue compétitif est défini par l’article 42 de l’ordonnance du 23 juillet 2015 comme un
dialogue entre la personne publique et les candidats admis à participer à la procédure en
vue de définir ou développer les solutions de nature à répondre à ses besoins et sur la base
desquelles ces candidats sont invités à remettre une offre.
L’article 75 du décret du 25 mars 2016 prévoit qu’il s’agit d’une « procédure dans laquelle
l'acheteur dialogue avec les candidats admis à participer à la procédure en vue de définir ou
développer une ou plusieurs solutions de nature à répondre à ses besoins et sur la base de
laquelle ou desquelles les participants au dialogue sont invités à remettre une offre. ».
La personne publique définit ses besoins et ses exigences dans l'avis de marché et, le cas
échéant, dans un programme fonctionnel ou un projet partiellement défini.
La directive européenne n°2014/24/UE du 26 février 2014 sur la passation des marchés
publics et abrogeant la directive n°2004/18/CE vante les mérites de la procédure de dialogue
compétitif, qui « s’est révélée utile dans les cas où les pouvoirs adjudicateurs ne sont pas en
mesure de définir les moyens permettant de satisfaire leurs besoins ou d’évaluer les
solutions que le marché peut offrir sur les plans technique, financier ou juridique. Tel peut
notamment être le cas de projets innovants, de la réalisation de projets importants

11
Sont innovants les travaux, fournitures ou services nouveaux ou sensiblement améliorés. Le caractère innovant peut
consister dans la mise en œuvre de nouveaux procédés de production ou de construction, d'une nouvelle méthode de
commercialisation ou d'une nouvelle méthode organisationnelle dans les pratiques, l'organisation du lieu de travail ou les
relations extérieures de l'entreprise

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 42/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

d’infrastructures de transport intégrées, de grands réseaux informatiques ou de projets
comportant un financement complexe et structuré. ».
Ainsi, la procédure de dialogue compétitif permet à la personne publique, au terme d’un
processus itératif avec les candidats, de trouver les solutions répondant parfaitement à ses
besoins.
La procédure concurrentielle avec négociation est une nouvelle procédure introduite par
l’article 42 de l’ordonnance du 23 juillet 2015 et précisée par l’article 71 du décret du 25 mars
2016. Il s’agit pour le pouvoir adjudicateur de négocier les conditions du marché public avec
un ou plusieurs opérateurs économiques autorisés à participer aux négociations. Le pouvoir
adjudicateur indique dans les documents de la consultation les exigences minimales que
doivent respecter les offres.
A la différence de la procédure concurrentielle avec négociation, dans le dialogue compétitif,
la personne publique n’a pas l’obligation de définir d’exigences minimales que les offres
devront satisfaire. En effet, le dialogue ayant pour but de trouver des solutions « sur
mesure » et parfaitement adaptées au besoin de la personne publique, celle-ci ne peut être
en mesure de définir des exigences minimales que devront satisfaire les offres.
Ainsi, la procédure de dialogue compétitif semble plus adaptée lorsque la personne publique
n’est pas en mesure de définir les moyens permettant de satisfaire ses besoins ou lorsqu’elle
ne peut évaluer les solutions techniques, juridiques et financières offertes par le marché. La
procédure concurrentielle avec négociation implique une meilleure maitrise par la personne
publique des solutions offerte par le marché lui permettant de définir des exigences
minimales qui devront être satisfaites.

 Achèvement de la procédure de passation du marché de partenariat
En application de l’article L.1414-2 du code général des collectivités territoriales, dès lors
que la valeur du marché dépasse les seuils européens, le titulaire du marché est choisi par
une commission d’appel d’offres conformément aux dispositions de l'article L. 1411-5 du
même code.
L'assemblée délibérante autorise la signature du marché de partenariat par l'organe exécutif.
La Ville a la possibilité de saisir FIN INFRA pour avis (réputé rendu au terme d’un délai de 6
semaines) sur le projet de marché de partenariat préalablement à la délibération. Dans ce
cadre, FIN INFRA peut solliciter l'avis des services du ministre chargé du budget sur la
soutenabilité budgétaire du contrat.
Une fois signés, le marché de partenariat et ses annexes sont communiqués à FIN INFRA à
des fins de recensement et d'analyse économique.

III.2.1.2.1.2 Marchés dissociés ou « MOP classique »

Les marchés publics représentent une catégorie de contrats très variés, tant par leur objet
(travaux, fournitures, prestations de services) que par leur procédure de passation (appel
d’offres, procédure concurrentielle avec négociation, concours, dialogue compétitif…).
Un marché public se caractérise notamment par le versement d’un prix par la personne
publique au titulaire du marché en contrepartie de la réalisation de travaux, de fournitures ou

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 43/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

de services répondant aux besoins de cette dernière12.
Il est précisé, à cet égard, que l’article 60 de l’ordonnance du 23 juillet 2015 interdit l’insertion
dans un marché de toute clause de paiement différé.
Par ailleurs, conformément aux dispositions de l’article 16 du décret du 25 mars 2016, la
durée d'un marché public est fixée en tenant compte de la nature des prestations et de la
nécessité d'une remise en concurrence périodique.
En cas de recours à des marchés publics séparés, il convient nécessairement de dissocier la
conception des missions de construction et de maintenance, et ce en application de l’article
7 de la loi 85-704 du 12 juillet 1985 dite loi MOP qui impose une distinction de la mission de
conception de l’immeuble de celle de réalisation.
En outre, s’agissant de la réalisation des travaux et des prestations de maintenance, l’article
32 de l’ordonnance du 23 juillet 2015 pose le principe de l’allotissement des prestations.
En vertu de ces dispositions, la Ville de Marseille serait notamment tenue de prévoir la
conclusion de plusieurs marchés en fonction de la nature de chaque prestation.
Dans certains cas, l’article 32 de l’ordonnance du 23 juillet 2015 prévoit que l’acheteur peut
déroger au principe de l’allotissement. Il peut ainsi recourir à un marché global lorsque la
dévolution du marché en lots séparés présente, dans le cas particulier, l’un des
inconvénients suivants :
 s'il n’est pas en mesure d'assurer par lui-même les missions d'organisation, de pilotage
et de coordination, ou
 si la dévolution en lots séparés est de nature à restreindre la concurrence, ou
 si la dévolution en lots séparés risque de rendre techniquement difficile ou
financièrement plus coûteuse l'exécution des prestations.
Même dans l’hypothèse où la Ville pourrait recourir à un marché global en justifiant la
satisfaction de l’un de ces critères, elle ne pourrait avoir recours à un marché global incluant
les missions de conception, de réalisation et d’exploitation-maintenance, et ce en application
de l’obligation de distinction de la mission de conception de l’immeuble de celle de
réalisation instituée par l’article 7 de la loi MOP.
En outre, de manière générale, il convient de préciser que de telles exceptions au principe
de l’allotissement sont par nature d’interprétation stricte13. Il n’apparait pas de manière
évidente que la Ville puisse en l’espèce fonder le recours à un marché unique relatif aux
travaux ou à un marché unique relatif aux travaux et à la maintenance au regard des
dérogations au principe de l’allotissement précitées.
Ainsi, l’hypothèse de réalisation du Plan Ecoles impliquerait nécessairement, en plus de la
conclusion d’un marché de maitrise d’œuvre pour la mission de conception, la conclusion

12
Article 4 de l’ordonnance du 23 juillet 2015
13
Le Conseil d’Etat a pu juger, s’agissant d’un marché de sécurisation des espaces publicitaires, et malgré l’existence de
prestations distinctes (rénovation d’une partie de l’éclairage public, mise aux normes de la signalisation lumineuse, installation
d’un dispositif de vidéosurveillance), qu’une commune a pu valablement choisir de passer un marché global compte-tenu en
particulier des difficultés techniques qui auraient pu résulter, lors de l’exécution du marché, de sa dévolution en lots séparés,
ainsi que des conséquences probables de cet allotissement sur le cout du marché (CE, 9 décembre 2009, Département de
l'Eure, n°328803 ; CE, 27 octobre 2011, Département des Bouches-du-Rhône, n°350935 : économie de plus de 60% par
rapport à un marché précédent).

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 44/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

d’un marché global (sous réserve de satisfaction des critères susvisés) ou de plusieurs
marchés allotis pour les travaux et la maintenance, et donc une multiplicité de procédures et
de risques que la Ville devrait assumer.

III.2.1.2.1.3 La SEMOP

Introduite par la loi n°2014-744 du 1er juillet 2014 permettant la création de sociétés
d'économie mixte à opération unique, la SEMOP constitue un mécanisme de partenariat
public-privé institutionnalisé. La loi du 1er juillet 2014 répondait ainsi au constat par le Conseil
d’Etat que l’introduction en droit français du partenariat public privé institutionnel (avis
n°383.264 du 1er décembre 2009) nécessitait un texte législatif.

a) Objet de la SEMOP

Conformément aux dispositions de l’article L.1541-2 du CGCT, la procédure conduisant à sa
création permet à la fois, par un « unique appel public à concurrence », de lui attribuer un
contrat de la commande publique et de sélectionner les opérateurs qui en seront les
actionnaires. La SEMOP pourrait donc être attributaire d’un marché de partenariat.
La SEMOP est constituée à titre exclusif en vue de la conclusion et de l'exécution d'un
contrat avec la collectivité territoriale dont l'objet unique est :
 soit la réalisation d'une opération de construction, de développement du logement ou
d'aménagement ;
 soit la gestion d'un service public pouvant inclure la construction des ouvrages ou
l'acquisition des biens nécessaires au service ;
 soit toute autre opération d'intérêt général relevant de la compétence de la collectivité
territoriale ou du groupement de collectivités territoriales.

b) Avantages et risques liés à un montage institutionnalisé

La personne publique choisit son degré d'implication dans la SEMOP puisqu'elle peut détenir
entre 34 % et 85 % de son capital social et doit détenir 34 % au moins des voix dans les
organes délibérants. La part de capital de l'ensemble des actionnaires opérateurs privés ne
peut être inférieure à 15 %.
La SEMOP permet donc à la personne publique d’exercer un véritable contrôle et de réaliser
un suivi opérationnel du projet.
Cependant, les inconvénients de la SEMOP sont les suivants :
 complexité du dispositif de création de la SEMOP et de répartition des risques:
sélection de l’opérateur/investisseur à quel niveau de maturation du projet ;
 si la SEMOP est qualifiée de pouvoir adjudicateur, elle sera, sauf exceptions,
soumise aux règles de publicité et de mise en concurrence prévues par l'ordonnance
relative aux marchés publics14 ;
 une partie des investissements est portée par la personne publique: risques pour la
collectivité à toutes les étapes du projet ;

14
Question orale sans débat n° 1656, JOAN 7 février 2017

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 45/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 difficulté potentielle pour la personne publique de mettre en œuvre des sanctions en
cas de non atteinte des performances attendues à l’encontre de la SEMOP,
puisqu’elle en est partie prenante (faible propension à l’auto-sanction) ;
 incertitude juridique sur le statut des biens à l’issue de l’opération (obligation de
rachat / « désintéressement » des autres actionnaires).

c) Contrat attribué à la SEMOP

L’article L.1541-1 du CGCT vise l’attribution à la SEMOP d’un seul et unique contrat.
Compte-tenu du périmètre fonctionnel défini par la Ville pour le Plan Ecoles, la SEMOP ne
pourrait donc être titulaire que d’un marché global intégrant l’ensemble des prestations
prévues pour répondre au besoin de la Ville. Il devrait donc s’agir soit d’un marché global de
performance, soit d’un marché de partenariat.
S’agissant du montage en marché global de performance, il ne répond pas aux attentes ni
au périmètre fonctionnel défini par la Ville, ainsi que cela est indiqué au point III.2.1.1.1.5.
S’agissant du marché de partenariat, il convient de relever que l’article 80 de l’ordonnance
du 23 juillet 2015 autorise une participation minoritaire de la personne publique au capital du
titulaire lorsque celui-ci est constitué en société dédiée à la réalisation du projet. La mise en
œuvre de cette faculté ferait de facto du marché de partenariat un montage « institutionnel »
associant étroitement la Ville au projet, à l’instar d’une SEMOP.
Ainsi le montage de l’opération en SEMOP ou en marché de partenariat avec prise de
participation de la personne publique au capital de la société de projet apparaissent très
proches, la variable résidant essentiellement dans le niveau de participation de la personne
publique au capital de la société (« minoritaire » s’agissant de la prise de participation prévue
par l’article 80 de l’ordonnance du 23 juillet 2015, 34 à 85% dans la SEMOP.
Sous cette réserve, le recours éventuel à une SEMOP qui serait titulaire de l’accord-cadre de
marché de partenariat ou la prise de participation de la Ville au capital de chacune des
sociétés de projet attributaires des marchés subséquents à l’accord-cadre de marché de
partenariat pourrait être indifféremment envisagé par la Ville et n’aurait pas d’impact sur
l’analyse comparative figurant ci-après.
Dans l'hypothèse où l’objet de la création d’une SEMOP ou de la prise de participation au
capital de la société de projet serait de réduire le coût du financement en apportant du
financement public, il convient de rappeler :
 qu’ainsi qu’il sera vu d’autres dispositifs permettent d’apporter un financement public
réduisant le coût du financement du projet,
 que le niveau d’apport public qui serait nécessaire pour réduire le coût du
financement ne trouverait pas de niveau satisfaisant d’apport privé en contrepartie
sauf à conduire à un niveau de capitalisation / dotation en fonds propres rédhibitoire
et renchérissant significativement le coût du financement du projet.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 46/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.2.2 Présentation des montages retenus pour le projet

III.2.2.1 Le scénario en accord cadre de marchés de partenariat

III.2.2.1.1.1 Procédures

L'évaluation du mode de réalisation du projet, l'étude de soutenabilité budgétaire et les avis
sur celles-ci (avis FIN INFRA sur l’évaluation des modes de réalisation et avis du Ministre du
Budget sur l’étude de soutenabilité budgétaire, réputés favorable au terme d’un délai de 6
semaines à compter de la saisine) sont présentés au conseil municipal de la Ville de
Marseille, qui se prononce sur le principe du recours à un accord-cadre de marchés de
partenariat.
Dès lors qu’en l’espèce les marchés subséquents de partenariat comporteraient des
prestations de conception liées notamment à la reconstitution de la façade du bâtiment, il
serait possible de recourir soit au dialogue compétitif, soit à la procédure concurrentielle
avec négociation.
Pour recourir à la procédure concurrentielle avec négociation, il faut que la Ville ait défini des
exigences minimales auxquelles devront satisfaire les offres. Dans la mesure où la Ville n’est
pas en mesure d’identifier l’ensemble des solutions techniques offertes par le marché ni de
déterminer la plus avantageuse permettant de satisfaire ses besoins, elle ne pourra définir
les exigences minimales que devront satisfaire les offres. La procédure concurrentielle avec
négociation ne pourra donc être retenue.
Elle pourrait en revanche recourir à la procédure de dialogue compétitif afin de lui permettre
de définir ou développer une ou plusieurs solutions de nature à répondre à ses besoins lors
des échanges avec les candidats. La consultation ne repose pas ici sur la fixation
d’exigences minimales auxquelles devront satisfaire les offres, mais sur la simple définition
de ses besoins dans un programme fonctionnel.
Afin de ne pas retarder la mise en œuvre du projet, il est envisagé de recourir à un accord-
cadre d’une durée de 4 ans, multi attributaires, durant lequel des marchés de partenariat
subséquents regroupant plusieurs groupes scolaires seront conclus.
Le cas échéant, la durée de l’accord-cadre pourra être portée à six ans sous réserve de
justification d’une dérogation à la durée de quatre ans. Cette hypothèse et son impact sur le
budget communal sont présentés dans l’étude de soutenabilité budgétaire.
Il est en outre envisagé de conclure, à une date très proche de l’accord-cadre, les deux
premiers marchés subséquents intégrant une partie des écoles. Les exigences techniques
relatives à ces premiers marchés subséquents de partenariat auront été abordées dans le
cadre du dialogue compétitif sous la forme de « chantiers blancs » permettant aux candidats
d’élaborer leurs offres.
La commission d’appel d’offres de la Ville procédera au choix des titulaires de l’accord-
cadre. Elle pourra également se prononcer sur les marchés subséquents.
La Ville pourra consulter FIN INFRA sur le projet de contrat et FIN INFRA peut dans ce
cadre consulter le ministre du budget sur la soutenabilité budgétaire du contrat.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 47/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Le conseil municipal autorise la signature de l’accord-cadre de marchés de partenariat par
Monsieur le Maire ou son représentant.

III.2.2.1.1.2 Organisation prévisionnelle à mettre en place par la Ville

La directive européenne n°2014/24/UE du 26 février 2014 sur la passation des marchés
publics et abrogeant la directive 2004/18/CE préconise, pour la procédure de dialogue
compétitif, de désigner un chef de projet afin d’assurer une bonne coopération entre les
opérateurs économiques et le pouvoir adjudicateur durant la procédure d’attribution.
En outre, le suivi de l’exécution d’un tel contrat, et plus particulièrement la mise en œuvre
des obligations de contrôle par la personne publique des prestations accomplies par le
titulaire à chacune des phases de la réalisation du projet conformément aux articles 165 et
166 du décret du 25 mars 2016, implique la mise en place d’une équipe projet de la Ville.
Une équipe projet sera en principe mise en place par la Ville au moment du lancement de la
procédure et pour le suivi de l’exécution des marchés subséquents.

III.2.2.1.1.3 Architecture contractuelle envisagée

Il est envisagé de recourir à un accord-cadre de marchés partenariat qui :
 définirait le cadre juridique des marchés de partenariat pouvant être conclus pour la
mise en œuvre échelonnée dans le temps de l’ensemble de l’opération ;
 préciserait les engagements du cocontractant dans le cadre de la passation des
marchés subséquents suivants, par exemple :
o ratio de fonds propres / dette ;
o montant maximum de fonds propres mobilisables simultanément ;
o niveau d’exposition minimale aux risques du projet en fonction des phases de
celui-ci ;
o conditions de consultation des établissements de crédit en transparence vis-à-
vis de la Ville de Marseille ;
o prix plafond par m² (selon le niveau de détail du programme de l’accord-
cadre) ;
o clauses types des marchés de partenariat subséquents.
La conclusion du premier marché subséquent serait immédiate à compter de l’entrée en
vigueur de l’accord-cadre, et les marchés subséquents suivants devraient être conclus
durant le délai de validité de l’accord-cadre.

III.2.2.1.1.4 Durée totale du contrat

La durée de l’accord-cadre est fixée à 4 ans (sauf hypothèse d’une durée plus longue
dument justifiée). Pour les besoins de l’évaluation préalable, il a été retenu l’hypothèse selon
laquelle la Ville lancerait trois vagues de marchés subséquents, avec deux marchés
subséquents pour chaque vague. Il est donc envisagé de conclure six marchés subséquents
pour réaliser l’ensemble des écoles du projet, chacun d’une durée couvrant la durée de la
construction augmentée de 25 ans d’exploitation.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 48/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.2.2.2 Le scénario en maitrise d’ouvrage publique « classique »

III.2.2.2.1.1 Procédures

La Ville devra conclure un marché de maitrise d’œuvre pour chaque école.
Ensuite, un allotissement par catégorie de marchés (travaux, fournitures, services) et par
caractéristiques fonctionnelles (par type de prestation) devra être prévu ainsi qu’indiqué au
point III.2.1.2.1.2.
Plusieurs procédures de publicité et de mise en concurrence devront être organisées par la
Ville pour chaque école.

III.2.2.2.1.2 Organisation prévisionnelle à mettre en place par la Ville

Compte-tenu de la priorité affichée par la Ville de Marseille sur ce projet, il a été retenu
comme hypothèse un renforcement des effectifs de la Ville afin de permettre de lancer le
même nombre d’écoles en MOP qu’en marchés subséquents de partenariat sur une période
de 4 ans, en retenant des délais de procédure légèrement optimisés par rapport à ceux
récemment constatés par la Ville sur des écoles en MOP (17 mois au lieu de 20 mois).
L’hypothèse retenue est qu’en « MOP classique » les projets seraient, eu égard à leur
caractère prioritaire, engagés au même rythme qu’en marché de partenariat.
Ainsi, l’hypothèse « MOP classique » repose sur un renforcement des moyens de la Ville.
Les coûts liés à ce renforcement des équipes sont chiffrés dans l’analyse comparative (cf.
infra).

III.2.2.2.1.3 Architecture contractuelle envisagée

L’architecture contractuelle repose sur une multiplicité de marchés dissociés.
Certains marchés de travaux ou de services pourront prévoir des clauses incitatives. En
effet, l’article 17 du décret du 25 mars 2016 dispose que « des clauses incitatives peuvent
être insérées dans les marchés publics notamment aux fins d'améliorer les délais
d'exécution, de rechercher une meilleure qualité des prestations et de réduire les coûts de
production».
Enfin, la recherche d’une répartition des risques entre la Vile et les titulaires des marchés
publics pourra être recherchée au travers, notamment, des systèmes de pénalités pour
défaut de performance mis en place dans les cahiers des charges des marchés publics.

III.2.2.2.1.4 Durée

Le calendrier détaillé figurant en partie III.4.1.2 indique la durée des phases du projet mené
en MOP.

III.3 Analyse qualitative des montages retenus
Les tableaux ci-dessous présentent une appréciation globale des avantages et inconvénients
des montages retenus, selon les critères fixés par l’article 152 du décret du 25 mars 2016 et
définis en partie III.1 (hors coût global traité dans les sections III.4 à IV.2).

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 49/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.3.1 Critères d’analyse retenus par la Ville

Au point III.1 de la présente évaluation, la Ville a identifié des enjeux propres au projet de
Plan Ecoles. Une analyse qualitative des montages retenus au regard de ces enjeux est
menée ci-après.

III.3.1.1 Étendue du transfert de la maîtrise d'ouvrage du projet au titulaire de ce
marché

MOP Marché de partenariat
Avantages Avantages
L’acheteur public reste maitre de la Le marché de partenariat permet un transfert
validation des phases de conception et de de la totalité de la responsabilité de la
réalisation du projet. maitrise d’ouvrage au titulaire, ce qui
exonère la personne publique de toute
responsabilité à cet égard tout en lui
permettant de sanctionner le titulaire au
stade de l’acceptation des ouvrages si le
résultat attendu n’est pas atteint, tant sur le
plan de la qualité architecturale que sur le
plan de la performance énergétique.
Inconvénients Inconvénients
Ne permet pas le transfert de la maitrise La personne publique doit définir très
d’ouvrage. Les risques liés à la maitrise précisément ses attentes techniques en
d’ouvrage restent à la charge de la personne termes de performance à atteindre au stade
publique (validation des différentes phases du dossier de demande d’offres finales.
de réalisation du projet - APS, APD, PRO,
EXE -), ce qui limite la possibilité de mise en
cause de la responsabilité du concepteur au
moment de la réception des travaux, et
rallonge les délais d’obtention des
autorisations administratives. Ces validations
par la personne publique impliquent en outre
le recours à une importante mission
d’assistance à maitrise d’ouvrage pour lui
permettre d’être en mesure de remplir ses
obligations compte-tenu de l’importance de
l’opération.
CONCLUSION
S’agissant du critère du transfert de la maitrise d’ouvrage du projet au titulaire, seul
le marché de partenariat l’autorise. Ainsi, c’est le montage le plus avantageux dès
lors qu’il permet de transférer au titulaire l’ensemble des risques attachés à la
maitrise d’ouvrage des travaux (absence de validation par la personne publique des
phases de réalisation, transfert de la responsabilité des autorisations administratives
notamment).

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 50/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.3.1.2 Périmètre des missions susceptibles d'être confiées au titulaire

MOP Marché de partenariat
Avantages Avantages
L’absence de caractère global du montage Le MP permet un transfert de la totalité de la
en MOP (marché dissociés) permet une responsabilité de la maitrise d’ouvrage au
remise en concurrence tous les quatre ans titulaire, ce qui exonère la personne publique
des marchés de services. de toute responsabilité tout en lui permettant
de sanctionner le titulaire à l’acceptation des
Assure une gestion plus souple des contrats.
ouvrages, si le résultat attendu n’est pas
atteint (sur le plan de la qualité architecturale
ou de la performance énergétique).
L’intégration de la conception dans les
missions confiées au titulaire lui permet de
tenir compte dès la conception du projet des
problématiques liées la future maintenance
de l’ouvrage.
Inconvénients Inconvénients
En l’absence de recours à un marché de La personne publique doit définir très
conception-réalisation ou à un marché global précisément ses attentes techniques en
de performance, chacune des missions termes de performance à atteindre au stade
relevant du projet envisagé devra faire l’objet du dossier de demande d’offres finales.
de marchés séparés. Plus précisément, en
vertu du principe de l’allotissement des
marchés publics, la personne publique
devrait conclure des marchés séparés pour
la conception, la construction, l’entretien et
la maintenance pour chaque école.
En outre, l’article 7 de la loi MOP impose de
conclure des marchés de maîtrise d’œuvre,
préalablement à la passation des marchés
publics de travaux. A cet égard, la
dissociation de la conception d’une part, et
des travaux et de la maintenance /
exploitation d’autre part, peut être source
d’incohérences techniques (risque
d’interface).
Enfin, la dissociation des différentes
missions ne permet pas de prendre en
compte des dépenses de gros entretien et
de renouvellement dès l’origine du projet.
CONCLUSION
S’agissant du critère du périmètre des missions susceptibles d’être confiées au
titulaire, le marché de partenariat s’avère plus performant que les marchés séparés.
En effet, le marché de partenariat peut inclure l’ensemble des prestations relevant de
l’opération (financement, conception, construction, maintenance, exploitation,
services annexes etc.).
En revanche, les marchés publics dissociés ne permettent en aucune façon d’inclure
dans un même contrat l’ensemble de ces prestations.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 51/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.3.1.3 Modalités de partage de risques entre l'acheteur et le titulaire

MOP Marché de partenariat
Avantages Avantages
La personne publique a la possibilité Le MP permet de transférer au titulaire les
d’insérer des clauses incitatives dans les risques qu’il est le mieux à même d’assumer
marchés publics. grâce à (i) l’association de la conception, la
construction et l’exploitation dans un seul
De même, rien ne s’oppose à ce qu’un
contrat, et (ii) la possibilité de pénaliser la
mécanisme de pénalités soit prévu afin
performance à compter de la réception des
d’optimiser l’exécution des prestations par
ouvrages. Le recours à une procédure de
les titulaires de marchés publics en
dialogue permettra d’affiner le partage des
transférant une partie des risques du projet à
risques entre la personne publique et le
ces derniers.
titulaire.
Le marché de partenariat permet, à la
différence des marchés dissociés, de
transférer la totalité des risques liés à la
maitrise d’ouvrage au titulaire.
Ce transfert de maitrise d’ouvrage permet de
sanctionner plus efficacement le
cocontractant en cas de révélation des
risques se traduisant par l’absence d’atteinte
des résultats escomptés.
S’agissant du risque de non-respect des
délais d’exécution, il est considéré comme
plus faible en marché de partenariat du fait
de la forte incitation à tenir les délais
inhérente à ce type de contrat. Cette
incitation s'explique par le versement des
loyers au titulaire seulement à compter de la
mise à disposition.
Inconvénients Inconvénients
Ce montage ne permet pas de transférer les Nécessité d’identifier en amont de la
risques liés à la maitrise d’ouvrage au conclusion du contrat les risques liés au
titulaire ce qui expose la personne publique projet afin de prévoir clairement leur
à davantage de risques en période de répartition entre le titulaire et la personne
conception (nécessité de validation des publique.
étapes de conception, dépôt des demandes
d’autorisations administratives par la
personne publique).
La personne publique sera en charge de
prestations qu’il lui sera difficile d’assumer
compte-tenu de l’ampleur du projet portant
sur un grand nombre d’écoles.
En outre, il y a dans de ce schéma des
difficultés à sanctionner fortement les écarts
entre les offres des candidats sur la base
desquelles les contrats seront signés et les
prestations effectivement réalisées en raison
du plafonnement de la retenue de garantie

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 52/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

ayant pour objet de couvrir les réserves à la
réception des travaux ou services à 5 % en
application de l’article 122 du décret n°2016-
360 du 25 mars 2016 et de la possibilité
pour le titulaire de substituer à cette retenue
de garantie une garantie à première
demande en application de l’article 123 du
même décret.
CONCLUSION
Concernant les modalités de partage des risques, l’absence de transfert de la
maitrise d’ouvrage au titulaire et le plafonnement de la retenue de garantie (et la
possibilité de substitution d’une garantie) dans le cadre de marchés dissociés
donnent un avantage qualitatif au montage en marché de partenariat.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 53/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.3.1.4 Le respect strict des délais

MOP Marché de partenariat
Avantages Avantages
Des pénalités de retard peuvent être La maitrise des délais est avant tout liée au
prévues. Les différents Cahiers des Clauses montage financier du marché de partenariat.
Administratives Générales applicables aux
En imposant un préfinancement privé de
travaux, fournitures et services en prévoient
l’opération, ce schéma incite le titulaire à
d’ailleurs les termes.
réaliser le projet dans les meilleurs délais et
conditions dès lors que la mise à disposition
des ouvrages constitue le fait générateur du
paiement des loyers dus par la personne
publique.
En effet, la rémunération du titulaire n’est
versée qu’à compter de la mise à disposition
de l’ouvrage à la personne publique, ce qui
incite à une courte durée de réalisation des
travaux.
Le risque de construction est ainsi transféré
au titulaire pendant toute la période de
réalisation, ce qui le pousse à mettre en
place des techniques d’organisation de
chantier permettant d’optimiser les délais.

Inconvénients Inconvénients
La diversité des procédures ainsi que le Les causes légitimes de retard doivent faire
risque d’interface généré par la diversité des l’objet d’une identification précise et
intervenants peut être à l’origine de retard. exhaustive dans le contrat pour assurer
l’efficacité de ce montage contractuel sur le
Dans le cadre de l’opération envisagée, la
plan du respect des délais.
répartition des risques et l’application des
pénalités pourrait s’avérer complexe compte
tenu du nombre et de la diversité des
intervenants d’une part, et de l’imbrication et
l’interdépendance des prestations d’autre
part.
CONCLUSION
Concernant le respect des délais, les modalités de paiement et la pluralité de
procédures dans le cadre de marchés dissociés expose à davantage de risques de
retard. Le montage financier reposant sur le paiement des redevances qu’à partir de
la mise à disposition des ouvrages donne un avantage qualitatif au montage en
marché de partenariat.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 54/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.3.1.5 La maitrise des risques budgétaires

MOP Marché de partenariat
Avantages Avantages
Les règles de financement sont beaucoup La forte intégration des prestations de
plus simples en marchés dissociés : conception, réalisation et entretien-
l’emprunt ou les liquidités. maintenance permet de contenir les coûts
pour la collectivité et d’obtenir un
Le caractère global et forfaitaire du prix des
engagement contractuel en coût global sur
marchés inclut l’ensemble des aléas de
la durée du contrat.
réalisation pouvant affecter le projet.
Inconvénients Inconvénients
La diversité des procédures ainsi que le Aucun inconvénient spécifique notable
risque d’interface généré par la diversité des
intervenants peut être à l’origine de surcoûts
pour la personne publique.
CONCLUSION
L’approche en cout global dans le cadre d’un marché de partenariat permet de mieux
maitriser les risques budgétaires par rapport à un montage en MOP.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 55/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.3.1.6 La gestion patrimoniale sur le long terme

MOP Marché de partenariat
Avantages Avantages
Souplesse de la gestion sur le long terme et La forte intégration des problématiques de
absence d’engagement ferme de la conception, réalisation et entretien-
personne publique. maintenance permet une meilleure prise en
compte dans la conception des enjeux
d’exploitation et, d’autre part, un
engagement en coût global.
En outre, l’approche en cout global permet
d’intégrer dès le lancement de l’opération les
couts d’entretien, maintenance et GER qui
permettent d’assurer la pérennité de
l’ouvrage dans le temps.
Remise en concurrence du prix de ces
prestations d’entretien maintenance GER
avant le terme du contrat envisageables par
une résiliation anticipée portant sur ces
prestations qui ne font pas partie des
missions obligatoirement confiées au titulaire
du marché de partenariat.
Inconvénients Inconvénients
Absence de « sanctuarisation » des Aucun inconvénient spécifique notable
dépenses d’entretien, maintenance et GER
qui peuvent alors constituer une variable
d’ajustement dans le budget de la personne
publique au détriment de la pérennité des
ouvrages.
CONCLUSION
Du fait de son approche en « cout global » le marché de partenariat permet d’assurer
sur une longue durée l’entretien et le maintien en bon état des ouvrages. Il présente
un avantage qualitatif par rapport à la MOP où l’entretien et la maintenance peuvent
constituer une variable d’ajustement au détriment de la pérennité des ouvrages.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 56/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.3.1.7 La performance en matière de développement durable

MOP Marché de partenariat
Avantages Avantages
Des clauses incitatives peuvent être prévues La rémunération du titulaire est liée à des
sur le fondement de l’article 17 du décret du objectifs de performance, et notamment des
25 mars 2016 qui dispose que « des clauses objectifs en matière de développement
incitatives peuvent être insérées dans les durable. La non-atteinte de ces objectifs
marchés publics notamment aux fins fonde l’application de pénalités au titulaire
d'améliorer les délais d'exécution, de sur la longue durée du contrat.
rechercher une meilleure qualité des
Le titulaire doit se conformer à ces objectifs
prestations et de réduire les coûts de
performanciels dans son propre intérêt
production».
(réduction des frais d’entretien maintenance
notamment) et pour éviter des pénalités en
cas de défaillance.
Les conditions d’utilisation ne dépendent pas
directement du partenaire privé (et sont
souvent la cause des dépassements de
consommations théoriques, permettant au
privé d’éviter les pénalités) mais peuvent
néanmoins être intégrés au contrat :
 soit à partir d’éléments mesurables
(nombre d’élèves, nombre de
repas…) permettant d’effectuer des
variables au niveau de
consommation définit initialement.
 soit à partir de dispositifs techniques
importants permettant le contrôle de
l’utilisation du bâtiment (par exemple
la mise en œuvre de contact de
feuillure sur les menuiseries
permettant l’arrêt du système de
chauffage).
Le titulaire doit alors réaliser un
surinvestissement en conception pour éviter
des pénalités trop importantes.
Inconvénients Inconvénients
Absence d’intéressement de la maitrise Le contrat établi entre le titulaire et la
d’œuvre et des entreprises de travaux à personne publique est basé sur un niveau
l’atteinte d’objectifs de performance en de performance théorique, basé sur le
matière de développement durable qui programme performanciel, fixant une
conduit généralement à un bâtiment BEPOS utilisation théorique (scénarios d’utilisation)
à la livraison uniquement, sur l’unique base et selon un climat type.
du calcul, sans mise en œuvre de dispositif
Le titulaire ne prend aucun risque quant à
de contrôle (hormis ceux réglementaires), et
l’évolution du coût de l’énergie (ou alors
sans surinvestissement pour la bonne
avec une évaluation du risque prohibitive).
exploitation du bâtiment et la bonne maitrise
des consommations.
Les concepteurs ont tendance à s’effacer au

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 57/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

profit de l’entreprise en phase travaux (volet
technique notamment) et disparaissent
rapidement après les levés de réserves.

CONCLUSION
La pénalisation de la non-atteinte des objectifs de performance en matière de
développement durable par le titulaire d’un marché de partenariat et le transfert sous
sa responsabilité des couts d’entretien maintenance conduit à un avantage qualitatif
du marché de partenariat sur ce critère.

III.3.2 Synthèse sur l’analyse qualitative

En synthèse, l’accord-cadre permettant la conclusion de marchés de partenariat
subséquents présente des avantages qualitatifs sur le montage en « MOP classique » tenant
principalement :
 au transfert de la maitrise d’ouvrage des opérations ;
 au périmètre des missions susceptibles d’être confiées au titulaire ;
 à l’exposition du cocontractant plus importante aux risques du projet ;
 au respect strict des délais ;
 à la maitrise des risques budgétaires ;
 à la gestion patrimoniale sur le long terme ;
 à la performance en matière de développement durable.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 58/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.4 Analyse quantitative des coûts et des délais des montages
retenus
La comparaison portera sur la réalisation du projet via :
 un montage en accord-cadre de Marché de Partenariat (MP) ;
 un montage sous Maitrise d’Ouvrage Publique « classique » avec des marchés
dissociés (MOP).

L’analyse économico-financière comparative est réalisée sur la base des étapes suivantes :
 I Eléments comparatifs de périmètre et de calendrier des schémas retenus
o Identification du périmètre du projet en MP et MOP;
o Calendrier prévisionnel du déroulement de la procédure ;
o Durée d’exploitation prévisionnelle.
 II Analyse comparative en VAN des coûts avant prise en compte monétaire des
risques
 III Analyse comparative en VAN des coûts après prise en compte monétaire des
risques
o Valorisation monétaire des risques – Principes
o Risques valorisés
o Valorisations proposées
o Estimations des Valeurs Actualisées Nettes (VAN) en risque

III.4.1 Hypothèses de délais et de coûts propres à chaque mode de
réalisation

III.4.1.1 Périmètre du projet

 Périmètre travaux, identique en MP et en MOP, à savoir :
o la démolition des 31 établissements GEEP et leur remplacement par la
construction de 28 établissements ;
o la construction de 6 nouveaux établissements ;
 Périmètre exploitation : en phase d’exploitation, et pour une comparabilité pertinente
entre les montages, le périmètre retenu est le suivant :
o la maintenance courante du bâtiment, (en ce compris l’entretien des espaces
verts et le nettoyage de la vitrerie)
o le Gros Entretien et Renouvellement (GER) du bâtiment
o Les coûts d’achat de fluides (eau, électricité, chaleur) et les coûts de
personnel propres au fonctionnement du service (ATSEM notamment) ne sont
pas inclus dans le périmètre de la comparaison.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 59/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.4.1.2 Calendriers du projet

L’ensemble des délais présentés ci-après s’entendent hors prise en compte des risques de
dérive des délais (valorisés dans un second temps, cf. infra).
L’approche des délais prévisionnels des différentes procédures envisageables présentée ci-
après a été réalisée sur la base de l’expérience acquise par la Ville de Marseille et ses
conseils sur d’autres opérations similaires et correspond à un déroulement des procédures
sans aléa majeur.

III.4.1.2.1.1 Délais des procédures et études

Les différentes étapes des procédures MOP et MP sont présentées dans le calendrier
comparatif ci-dessous.
S’agissant des marchés subséquents de la première « vague » (deux marchés
subséquents), il en résulte un écart de 8 mois au bénéfice de la procédure d’accord-cadre de
marché de partenariat avant le démarrage des travaux :
 Pour la procédure MOP, le délai entre le lancement de la procédure (avis de marché)
et la désignation du Maître d’œuvre a été estimé à 17 mois sur la base d’une
optimisation des délais par rapport aux expériences précédentes de la Ville lors de la
réalisation d’opérations similaires en MOP compte-tenu du caractère prioritaire du
projet induisant un renforcement des moyens de la Ville.
 Pour l’accord-cadre de marchés de partenariat et les premiers marchés subséquents,
le délai jusqu’à la désignation des titulaires des deux marchés subséquents de la
première « vague » a été estimé à 16 mois.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 60/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 61/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.4.1.2.1.2 Délais Etudes et travaux

L’un des objectifs de la Ville est de pouvoir mettre en service des écoles pour la rentrée
scolaire de septembre 2021. Cet objectif implique des livraisons durant l’été 2021.

a) Premiers groupes d’écoles

En marché de partenariat, la durée de la procédure ajoutée à celle de la réalisation des
études de conception (compris instruction du permis de construire) permet de livrer 11
écoles pour la rentrée 2021.
En procédure MOP, la réalisation des études de conception après désignation du Maitre
d’œuvre ne permet la livraison des 11 premières écoles qu’à la rentrée 2022.

b) Autres marchés

En accord-cadre de marché de partenariat, c’est l’hypothèse de la mise en place de six
marchés subséquents durant les 4 ans de l’accord cadre qui a été retenue. Cette hypothèse
permet la livraison des dernières écoles pour la rentrée 2025.
En MOP, une hypothèse de lancement des opérations similaire a été retenue, ce qui permet
la livraison des dernières écoles pour la rentrée 2027.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 62/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 63/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 Montage en MP
En MP, il est fait l’hypothèse que l’ensemble de ces 34 opérations seront réalisées dans le
cadre de six contrats successifs, répartis en trois « vagues » de deux marchés, dans une
période de 4 ans. Pour l’analyse budgétaire du projet dans le cadre d’un déclenchement des
marchés subséquents dans une période de six ans (au lieu de quatre), se reporter à l’Etude
de soutenabilité budgétaire.
Pour les besoins de la simulation, les six contrats sont réputés représenter un volume
d’investissement identique.
Les dates d’achèvement des travaux, qui correspondent à ce stade à des hypothèses de
travail pour les besoins de la simulation, sont donc les suivantes :
 Première « vague » relative aux marchés subséquents 1 et 2 :
o Signature des marchés subséquents en mars 2019
o Livraison de 11 écoles en juillet 2021
 Deuxième « vague » relative aux marchés subséquents 3 et 4 :
o Signature des marchés subséquents en mars 2022
o Livraison de 11 écoles en juillet 2024
 Troisième « vague » relative aux marchés subséquents 5 et 6 :
o Signature des marchés subséquents en décembre 2022
o Livraison de 12 écoles en juillet 2025

 Montage en MOP
En MOP, il est fait l’hypothèse que l’ensemble de ces 34 opérations seront réalisées selon
un rythme similaire à celui envisagé pour le MP (trois « vagues » lancées au même dates).
Les travaux sont réputés être réalisés en vue des dates de livraison suivantes :
 Vague 1 : été 2022 ;
 Vague 2 : été 2025 ;
 Vague 3 : été 2026.

III.4.1.2.1.3 Durée d’exploitation prévisionnelle

Les simulations financières ont été établies sur la base d’une durée d’exploitation
prévisionnelle de 25 ans. Cette période est déclinée de la manière suivante selon le montage
étudié :
 En montage MP : En accord-cadre de marché de partenariat, les simulations
financières ont été établies sur la base d’une durée d’amortissement des instruments
financiers de 25 ans, à compter de la mise à disposition.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 64/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Il est à noter que, dans le cas d’un accord-cadre de marchés de partenariat, l’avis de
publicité pourra indiquer une fourchette plutôt qu’une durée fixe et la question de la
recherche de la durée optimale pourra constituer l’un des sujets du dialogue
compétitif.
 En montage MOP : Afin d’harmoniser les durées de projection des flux, les
simulations financières MOP ont été établies sur la base d’une durée d’exploitation
identique par rapport au marché de partenariat, soit 25 ans. Les instruments de
financement long terme sont réputés être souscrits au 31/12/n de chaque année de la
période de décaissement travaux, à hauteur du besoin en financement de l’année n.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 65/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.4.1.3 Coûts du projet

III.4.1.3.1.1 Estimation coût de démolition et construction

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 66/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

SHO projetée
Nb de Surface
dont TOTAL montant
ETABLISSEMENTS classes existantes
Equipement Travaux
projetées à démolir
Sportif

1 - Amédée Autran Vallon de l’Oriol (7 ème) 9 3 235 1 758 7 417 046

2 - Flotte (8ème) 15 4 100 1 904 10 852 483

3 - Azoulay (8ème) 15 4 100 3 268 9 869 867

4 - Etienne Milan (8ème) 15 4 100 2 699 11 465 867

5 - Roy d’Espagne Chabrier 0 et 1(8ème) 15 4 100 3 078 10 136 817

6 - Maurelette (15ème) 24 6 735 2 344 14 680 113

7 - Castellas les Lions (15ème) 20 5 200 4 396 12 181 533

8- Aygalades Oasis (15ème) 15 4 100 4 468 12 565 967

9 - Saint Louis le Rove (15ème) 24 6 735 3 719 16 638 063

10 - Saint André la Castellane (16ème) 20 5 200 4 396 14 413 083

11- Parc Kallisté 1 et 2 (15ème) – 3 écoles 26 6 845 4 234 18 297 554

12 - Notre Dame Limite (15ème) 16 4 155 2 267 9 685 013

13 - Les Olives (13ème) 10 2 946 1 955 7 222 565

14 - Rose la Garde (13ème) 15 4 100 2 500 9 417 667

15- Bouge (13ème) 15 4 100 3 032 12 255 633

16 – Parc des Chartreux (13ème) 9 3 235 748 7 295 446

17 - Eugène Cas (4ème) 24 6 735 3 509 17 271 713

18 - Malpassé les Oliviers B (13ème) 21 5 254 5 910 12 399 368

3 651
19 - Emile Vayssière 1 (14ème) 26 6 845 19 311 204
2 847

20 - Sainte Marthe (14ème) 15 4 100 3 855 9 441 417

21 - La Visitation (14ème) 9 3 235 1 949 7 335 346

22 - Roy d’Espagne 2 et Granados (9ème) 9 3 235 3 304 10 205 296

23 - Mazargues Vaccaro (9ème) 15 4 100 2605 9 564 917

24 - Saint Tronc Castel Roc (10ème) 15 4 100 5 526 12 617 267

25 - Grande Bastide Cazaulx (12ème) 18 5 870 3 483 13 407 192

26 - La Rosière et la Figone (12ème) 20 5 200 3293 13 837 383

27 - Montolivet (12ème) 10 2 946 1 650 7 581 665

28 - Les Trois Lucs (12ème) 10 2 946 1880 6 648 765

TOTAL € H.T. 324 016 247

6 Nouvelles écoles type B + 600 m² de gymnase 90 24 600 54 796 957

TOTAL € H.T. 34 Etablissements 378 813 204

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 67/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Un même cout de construction a été envisagé en MOP et en Marché de partenariat.
Pour les 28 écoles construites sur sites existants, une provision correspondant à la
réalisation des chantiers sur des sites à maintenir en fonctionnement a été intégrée au
montant des travaux.

III.4.1.3.1.2 Couts d’exploitation maintenance GER

Marché de partenariat

Maintenance courante (niveaux 1 à 3) Services GER (niveaux 4 et 5) Total HT/an
Management, Contrôle Nettoyage Contrôles
Maintenance Espaces verts GER
outils, GMAO réglementaire vitrerie périodiques
Total HT/an 158 102 € 1 844 528 € 144 927 € 529 737 € 36 891 € 46 113 € 2 503 288 €

Total HT/an 2 147 558 € 566 628 € 2 549 401 € 5 263 587 €

MOP
Maintenance courante (niveaux 1 à 3) Services GER (niveaux 4 et 5) Total HT/an
Management, Contrôle Nettoyage Contrôles
Maintenance Espaces verts GER
outils, GMAO réglementaire vitrerie périodiques

Total HT/an 158 102 € 1 844 528 € 144 927 € 529 737 € 36 891 € 2 503 288 €

Total HT/an 2 147 558 € 566 628 € 2 503 288 € 5 217 474 €

NB : La correspondance entre décaissements en MOP et les éléments du loyer en montage
MP est la suivante :

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 68/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.4.1.3.1.3 Coûts d’investissement

Il s’agit ici d’évaluer l’ensemble des coûts directs associés à la réalisation des ouvrages.

a. Coûts des travaux
Les données technico-économiques intégrées dans les simulations sont conformes aux
estimations techniques réalisées par l’assistance technique de la Ville. Le coût travaux
déterminé et retenu à l’issue de l’analyse technique et financière est la suivante :

Déconstruction des 31 établissements GEEP existants et
reconstruction de 28 établissements 324 016 247 €

Construction de 6 nouveaux établissements 54 796 957 €
Total (coût travaux HT) 378 813 204 €

Le coût des travaux est considéré comme objectif et est évalué de façon identique quel que
soit le montage contractuel, MOP ou MP (pour rappel, les risques propres à chaque montage
ne sont dans un premier temps pas pris en compte).

b. Coûts annexes
Aux coûts travaux, doivent être rajoutés les postes techniques suivants :

MOP MP

Maitrise d'œuvre 11,00% 9,00%

Honoraires divers (OPC-CPI-CSSI-CSPS) 2,00% 1,00%

Coûts de maitrise d'ouvrage privée
(rémunération du promoteur en MP
uniquement) 0,00% 3,00%
Assurances et garanties 3,00% 3,00%

TOTAL 16,00% 16,00%

Les diagnostics sol et amiante sont estimés à 544k€, indépendamment du mode de
réalisation.

c. Coûts d’investissement hors taxe
Les coûts d’investissement hors taxe hors quantification des risques sont évalués pour
chaque montage, en euros valeur 2017 :

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 69/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

MOP CP

Investissement

Coût des travaux avant indexation et risques 378 813 204 € 378 813 204 €

Coûts annexes 61 154 113 € 61 154 113 €
Maîtrise d'œuvre 41 669 452 € 34 093 188 €
Honoraires divers 7 576 264 € 3 788 132 €
Aléas / coût de maîtrise d'ouvrage - € 11 364 396 €
Assurances et garanties 11 364 396 € 11 364 396 €
Diagnostics 544 000 € 544 000 €
Total en euros HT 2017 439 967 317 € 439 967 317 €

d. Hypothèses d’indexation des coûts d’investissement
Les coûts prévisionnels déterminés par les services de la Ville lors de l’étude technique sont
exprimés en valeur 2017.
Nous avons par conséquent intégré un coût prévisionnel d’indexation des travaux, sur la
base d’un taux d’indexation de 2,0% par an (ce qui correspond à une hypothèse
relativement prudente, puisque la prévision d’inflation de la Banque de France à l’horizon
2019 est de 1,5%).

e. Frais financiers intercalaires et commissions bancaires
En MP, entre la date du premier décaissement et la livraison définitive des équipements,
l’ensemble des dépenses d’investissement fait l’objet d’un préfinancement bancaire unique.
Ce préfinancement fait l’objet d’un crédit de construction, rémunéré à un taux flottant margé.
Par conséquent, le montant à financer définitif en fin de travaux intègre pour le MP une
valorisation des frais de portage des travaux en période de réalisation des travaux. Ces frais
sont capitalisés sur la durée des travaux :
 Les frais financiers intercalaires (FFI), qui correspondent au portage financier des
montants décaissés ;
 Les commissions d’arrangement, qui sont des frais forfaitaires généralement versés à
l’établissement financier à l’ouverture de la ligne de crédit ;
 Les commissions d’engagement (dit également « de non-utilisation des fonds »), qui
sont dues chaque mois aux établissements financiers sur la base du montant engagé
mais non tiré – c’est-à-dire de la part du montant maximal d’engagement qui n’a pas
été tirée au mois considéré.
En MOP, seules les commissions d’arrangement sont dues pour la mise en place des
emprunts. Il n’existe pas de frais financiers intercalaires ni de commissions d’engagement,
puisque les instruments de financement long terme sont mis en place annuellement, au fur et
à mesure des besoins.
Les hypothèses de taux de ces frais financiers et commissions sont détaillées infra.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 70/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

f. Montant à financier consolidé tenant compte de l’actualisation de
l’investissement et des frais financiers
A partir des dépenses d’investissement exprimées en euros 2017 et des hypothèses
d’inflation définies ci-dessus, le modèle financier détermine un montant à financer en euros
courants total pour l’ensemble des 34 écoles :
MOP CP

Investissement

Coût des travaux avant indexation et risques 378 813 204 € 378 813 204 €

Coûts annexes 61 154 113 € 61 154 113 €
Maîtrise d'œuvre 41 669 452 € 34 093 188 €
Honoraires divers 7 576 264 € 3 788 132 €
Aléas / coût de maîtrise d'ouvrage - € 11 364 396 €
Assurances et garanties 11 364 396 € 11 364 396 €
Diagnostics 544 000 € 544 000 €
Total en euros HT 2017 439 967 317 € 439 967 317 €

Frais financiers à intégrer au MAF 4 865 112 € 20 117 449 €
Frais Financiers Intercalaires - € 12 514 723 €
Commissions bancaires 4 865 112 € 4 839 910 €
Commissions de non-utilisation - € 2 762 816 €

Coût d'indexation 48 305 790 € 47 313 581 €

Montant à financer HT 493 138 219 € 507 398 347 €

g. Coûts de procédure
Outre les dépenses d’investissement, et dans une logique d’évaluation du coût global
supporté par la Ville, les coûts de procédure ont été rajoutés à l’évaluation, à savoir en
l’espèce les coûts liés aux indemnités dues aux candidats non retenus :
 En montage MP : l’hypothèse de travail retenue pour les besoins de la modélisation
est celle d’une enveloppe globale d’indemnité de 500.000€ par vague de marché
subséquents, soit 1 500 000 € au total (sur la base de trois vagues de marchés
subséquents). Il s’agit d’une hypothèse de travail qui pourra être redéfinie dans le
cadre de la consultation ;
 En montage MOP : trois primes de 50 000 € par groupe scolaire, soit un montant de
5 100 000 €.

h. Coûts interne à la Ville
La réalisation du projet nécessite la mobilisation d’équipes en interne à la Ville. Ces coûts
ont fait l’objet d’une valorisation, sur la base de l’estimation des ressources qui devront être
mobilisées.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 71/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

L’estimation des ressources à mobiliser est la suivante :
Période Période
MOP
travaux exploitation
Ingénieur 6 0
Technicien 6 6
Agent administratif Cat A 3 1
Agent administratif Cat C 3 1
TOTAL 18 8

Coût annuel 1 022 118 € 383 526 €

Période Période
MP
travaux exploitation
Ingénieur 2 0
Technicien 1 2
Agent administratif Cat A 0 0
Agent administratif Cat C 0 0
TOTAL 3 2

Coût annuel 187 035 € 91 942 €

III.4.1.3.1.4 Coûts d’exploitation

Les hypothèses relatives au coût annuel d’entretien/maintenance, de GER et de gestion ont
été valorisées lors de l’analyse technico-économique et sont détaillées ci-dessous :

a. Coûts d’entretien / maintenance
Les coûts d’entretien/maintenance sont lissés sur la durée de modélisation, à partir de la
mise à disposition définitive de chaque école, soit 25 ans (100 trimestres). Le coût
d’entretien / maintenance annuel pour les 34 écoles est le suivant :

(€HT/an, valeur 2017) MOP MP

Entretien + Services espaces verts et vitrerie 2.714.186 € 2.714.186 €

Ces charges sont valorisées en intégrant une hypothèse d’inflation prudente de 2,0% par an.
Ce coefficient reflète l’application d’une formule de révision relative aux dépenses
d’exploitation. La difficulté de prévoir l’évolution de ces indices et la longue durée du contrat
impose de considérer cette hypothèse avec prudence.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 72/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

b. Coûts de Gros Entretien et Renouvellement (GER)
Les coûts de GER sont lissés sur la durée de modélisation, à partir de la mise à disposition
définitive de chaque école, soit 25 ans (100 trimestres). Le coût de GER annuel pour les 34
écoles est le suivant :

(€HT/an, valeur 2017) MOP MP

GER 2 503 288 € 2 549 401 €

Les éléments différenciant suivant les modes de gestion pour le GER concernent
uniquement les coûts de diagnostic périodique demandés dans un marché de partenariat
(diagnostic du bâti et des équipements technique tous les cinq ans par un expert extérieur
permettant à la personne publique de s’assurer que le partenaire privé respecte ses
engagements sur les durées de vie résiduelles des ouvrages à la fin de son Contrat) et
absent d’un marché MOP.
Ces charges sont valorisées en intégrant une hypothèse d’inflation prudente de 2,0% par an.

c. Mode de calcul des coûts de gestion de société dédiée, d’assurance et de
fiscalité
La gestion du projet en phase d’exploitation entraîne des frais, pris en compte dans la
présente évaluation préalable.
Les coûts de gestion sont lissés sur la durée du contrat, à partir de la mise à disposition
définitive de chaque école.

 En MP, ces frais représentent :
o les frais de gestion de la société de projet constituée pour le portage financier
des investissements ;
o les frais d’assurance ;
o la fiscalité applicable à la société de projet, notamment la Cotisation sur la
Valeur Ajoutée des Entreprises. Il est à noter que l’Impôt sur les Sociétés est
comptabilisé dans la redevance financière R1.
Les hypothèses retenues ont été déterminées en référence au coût d’investissement.
Elles sont les suivantes :

% du coût Montant HT (toutes
d'investissement tranches confondues)

Gestion 0,10% 439 967 €

Assurance 0,10% 439 967 €

Fiscalité 0,05% 219 984 €
Total 0,25% 1 099 918 €

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 73/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 En MOP, un coût d’assurance égal à celui en MP a été valorisé (439.967 €). En
l’absence de véhicule juridique dédié, les autres coûts (gestion de société dédiée et
fiscalité) sont nuls.

 Rappel : les coûts internes à la Ville en MOP et MP sont valorisés supra.

d. Synthèse
L’ensemble des coûts valorisés en phase d’exploitation sont présentés dans le tableau ci-
dessous :

(€HT/an, valeur 2017) MOP MP

Entretien courant + Services 2 714 186 € 2 714 186 €

GER 2 503 288 € 2 549 401 €

Gestion, Assurance, Fiscalité 440 000 € 1 099 918 €

Total 5 657 474 € 6 363 505 €

III.4.1.3.1.5 Hypothèses fiscales

Pour information les hypothèses fiscales retenues pour la réalisation des simulations sont les
suivantes :

a. Taxe sur la Valeur Ajoutée
Plusieurs situations sont envisageables :
 Si l’opération se fait en contrat MOP :
La TVA au taux plein sera applicable à l’ensemble des factures acquittées par la Ville
(taux actuel de 20%).
Les dépenses d’investissement de chaque exercice ouvriront droit pour la Ville à
perception du Fonds de Compensation de la TVA (FCTVA), qui permet en année n+1
de percevoir une dotation équivalente à 16,404% du montant d’investissement toutes
taxes comprises (TTC), ce qui permet de compenser 94,6% de la TVA acquittée sur
les dépenses d’investissement.
Le montant emprunté sur le long terme par la Ville est réputé net de FCTVA. Les
intérêts financiers sont donc calculés sur une base empruntée « hors taxes ». Les
opérations financières étant exonérées de TVA, lesdits intérêts ne sont pas taxables
à la TVA.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 74/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 Si l’opération se fait en contrat MP :
Le partenaire privé, maitre d’ouvrage, est assujetti à la TVA. A ce titre, il pourra
récupérer par la voie fiscale la totalité de la TVA grevant l’ensemble des coûts
d’investissement et d’exploitation qu’il supporte au titre des sous-contrats.
L’investissement porté par le partenaire privé est donc financé sur une base « hors
taxes ».
Toutefois, les redevances facturées par le partenaire privé à la Ville, y compris la
redevance financière R1, sont taxables à la TVA au taux plein (20%) :
o Seule la part de la redevance R1 se rapportant au remboursement du
principal (amortissement des emprunts et des instruments de fonds propres)
ouvre droit pour la Ville à perception du Fonds de Compensation de la TVA
(FCTVA), qui permet en année n+1 de percevoir une dotation équivalente à
16,404% de ladite part « principal » de la redevance R1.
o Les autres redevances, et notamment la part « intérêts » de la redevance R1
(intérêts dus au titre des emprunts bancaires et rémunération des fonds
propres), n’ouvrent pas droit à récupération de la TVA via le FCTVA.
La Ville supporte donc la TVA sur les intérêts refacturés par le partenaire privé sur les
instruments de financement qu’il met en place.

b. Taxes générées par la réalisation des investissements
Le montant de taxe d’aménagement (et taxes afférentes) et/ou de la taxe foncière sur les
propriétés bâties qui pourrait être dues par le titulaire du MP n’ont pas été intégrées à ce
stade.

c. Contribution Economique Territoriale
La contribution économique territoriale (CET) est composée :
 d’une part, d’une cotisation foncière des entreprises (CFE) assise sur les seules
valeurs locatives des biens passibles d’une taxe foncière. La CFE est due par
l’occupant des locaux. Elle ne devrait pas être due en l’espèce car les bâtiments sont
mis à la disposition de la Ville, qui bénéficie d’une exonération ;
 et, d’autre part, d’une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) assise
sur la valeur ajoutée des entreprises. Le barème de la CVAE est progressif, allant de
0% pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500 000 € à 1,5% pour
les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 50 000 000 €. La cotisation
sur la valeur ajoutée des entreprises sera due par le titulaire du MP, sur la base de la
valeur ajoutée produite. Le montant de cette CVAE est intégré dans les frais de
gestion valorisés (cf. supra).

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 75/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.4.1.4 Structuration financière du contrat et coûts associés

Pour les deux montages comparés :
 la détermination des coûts financiers se base sur une hypothèse d’une
distribution uniforme des travaux sur la durée de construction.
 une marge de prudence de l’ordre 100 points de base (bps) a été appliquée
sur l’ensemble des taux de financement présentés par rapport à la situation des
taux au jour de rédaction du présent rapport, afin de tenir compte de l’incertitude
pesant sur l’évolution des taux.

III.4.1.4.1.1 Structuration financière du contrat MP et coûts associés

a. Financement en phase travaux
En MP, entre la date du premier décaissement et la livraison définitive des équipements,
l’ensemble des dépenses d’investissement fait l’objet d’un préfinancement bancaire unique.
Ce préfinancement fait l’objet d’un crédit de construction, rémunéré à un taux flottant margé.
Par conséquent, le montant à financer définitif en fin de travaux intègre pour le MP une
valorisation des frais de portage des travaux en période de réalisation des travaux. Ces frais
sont capitalisés sur la durée des travaux :
 Les frais financiers intercalaires (FFI), qui correspondent au portage financier des
montants décaissés ;
 Les commissions bancaires, commissions d’arrangement, qui sont des frais
forfaitaires généralement versés à l’établissement financier à l’ouverture de la
ligne de crédit ;
 Les commissions de non-utilisation des fonds, qui sont dus chaque mois aux
établissements financiers sur la base du montant engagé mais non tiré – c’est-à-
dire de la part du montant maximal d’engagement qui n’a pas été tirée au mois
considéré).
Est également intégré un crédit-relais pour le préfinancement de la TVA (portage entre la
date de décaissement et la date de récupération, soit un délai estimé à 3 mois).
En MOP, seules les commissions d’arrangement sont dues pour la mise en place des
emprunts. Il n’existe pas de frais financiers intercalaires ni de commissions d’engagement,
puisque les instruments de financement long terme sont mis en place annuellement, au fur et
à mesure des besoins.

Les conditions de financement simulées pour ce crédit sont les suivantes :

MOP MP

Taux de base Euribor 1 mois 0,50%

Marge bancaire 1,50%

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 76/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

MOP MP

Taux de financement 0,00% 2,00%

Commission d'arrangement 1,00% 1,00%

Commission d'engagement 0,50%

b. Financement en phase d’exploitation
Le présent paragraphe expose les seuls coûts liés aux instruments de financement long
terme, les hypothèses relatives au préfinancement ayant été présentées supra.
Plusieurs modalités de structuration du financement peuvent être envisagées en marché de
partenariat, notamment :

 Le financement en « financeur investisseur » : dans ce cas, un établissement
financier est directement titulaire du contrat. Il assure directement le financement de
l’ouvrage. La construction et la maintenance sont réalisées dans le cadre de sous-
contrats, conclus entre l’établissement financier (partenaire privé) et des sociétés
spécialisées ;

 Le financement « corporate » : dans ce cas, une société préexistante,
généralement une grande société de construction ou de BTP, est titulaire du bail. Le
financement est assuré par recours à la dette bancaire ou, plus exceptionnellement,
sur les fonds propres du groupe ;

 Le financement en « société de projet » ou « special purpose vehicule (SPV) » :
dans ce cas, une société spécifique (dite SPV) est constituée pour porter le projet.
Les fonds propres de la SPV, apportés par les investisseurs, participent au
financement de l’opération. Le solde du besoin en financement est assuré par
recours à la dette bancaire. Ce montage est très fréquent lorsque la surface
financière du projet est importante, mais génère un certain nombre de surcoûts
(notamment liés aux conditions de rémunération des fonds propres et aux diverses
garanties spécifiques demandées par les établissements financiers prêteurs).

Compte-tenu de la taille importante du projet (coûts d’investissement supérieurs à 50 millions
d’euros), nous avons retenu l’hypothèse d’un financement en société de projet. Il s’agit en
outre de l’hypothèse la plus prudente (puisque reposant sur le montage a priori le plus
coûteux).

Co-financement public (70%) :
Il est fait l’hypothèse d’un co-financement public du contrat, avec versement par la Ville
d’une échéance majorée de redevance R1, permettant de couvrir 70% des coûts
d’investissement. Il est précisé qu’il s’agit d’une hypothèse de travail retenue à ce stade de

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 77/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

l’étude de soutenabilité pour les besoins du calcul : le montant définitif du cofinancement
public sera déterminé ultérieurement (par exemple au cours de la négociation).
Ce cofinancement serait versé à la date de mise à disposition des ouvrages (c’est-à-dire
70% du besoin en financement de chaque groupe d’école à la mise à disposition du groupe
d’écoles considéré).
Ce cofinancement public est réputé être emprunté par la Ville auprès d’un créancier financier
(banque).
Pour la détermination des hypothèses de taux d’emprunt, et à titre d’hypothèse de travail, il
est pris comme hypothèse que la Ville pourrait avoir recours à :
 un financement de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) à hauteur de 50%
du besoin en financement total du projet (limite généralement retenue par la BEI)
 le solde du financement pourra être levé par la Ville auprès d’autres financeurs (par
exemple auprès du secteur bancaire commercial).
Ces financements ont été simulés en intégrant une marge de prudence de l’ordre de 100 bps
par rapport aux conditions actuelle. Ils sont réputés consentis aux conditions suivantes :
 Pour le financement BEI : taux all-in de 2,0%
 Pour le financement autre : taux all-in de 2,5%
Le taux du co-financement de 70% constitue à ce stade une hypothèse de travail, qui pourra
être modifiée en fonction des résultats du dialogue compétitif.

Financement par le partenaire privé (30%) :
Le solde du financement sera apporté par le secteur privé.
A ce stade du projet et à titre d’hypothèse de travail, les trois instruments de financement
suivants ont été intégrés :
 Fonds propres : Les fonds propres apportés par les investisseurs sont réputés couvrir
5% du besoin en financement total du projet (ce qui représente ici 17% de la part
financée par le partenaire privé). Ces fonds propres seraient apportés sous forme de
dette subordonnée d’actionnaire, amortissable sur la durée du contrat. Un objectif de
rentabilité des fonds propres de 11,00% a été intégré, ce qui correspond au taux
moyen rencontré dans les contrats comparables récemment conclus.
 Dette bancaire non garantie (dette projet) : Le partenaire souscrira une dette bancaire
non garantie par la Ville. Dans les simulations, cette dette est réputée couvrir 5% du
besoin en financement total du projet (ce qui représente ici 17% de la part financée
par le partenaire privé). Les hypothèses de taux ont été déterminées en intégrant une
hypothèse de prudence de l’ordre de 100 bps par rapport aux conditions actuelle,
soit le taux suivant :

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 78/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Taux de base swap 25a c.E3M 2,00%

Marge bancaire 2,00%

Taux de financement 4,00%

 Dette bancaire garantie par la Ville (dette Dailly) : Le partenaire souscrira une dette
bancaire bénéficiant d’une cession Dailly acceptée par la Ville à titre de garantie.
Dans les simulations, cette dette est réputée couvrir 20% du besoin en financement
total du projet (ce qui représente ici 67% de la part financée par le partenaire privé).
Les hypothèses de taux ont été déterminées en intégrant une hypothèse de prudence
de l’ordre de 100 bps par rapport aux conditions actuelle, soit le taux suivant :

Taux de base swap 25a c.E3M 2,00%

Marge bancaire 1,00%

Taux de financement 3,00%

Synthèse du plan de financement en MP :
La structure de financement retenue en MP est la suivante :

En % du En % du
besoin en besoin en dont MP 1 dont MP 2 dont MP 3
En € HT
financement financement (€HT) (€HT) (€HT)
total privé

Co-financement public 70,0% 355,2 M€ 113,3 M€ 119,8 M€ 122,1 M€
Emprunt BEI 50,0% 253,7 M€ 80,9 M€ 85,5 M€ 87,2 M€
Emprunt autre 20,0% 101,5 M€ 32,4 M€ 34,2 M€ 34,9 M€

Financement partenaire privé 30,0% 100,0% 152,2 M€ 48,6 M€ 51,3 M€ 52,3 M€
Fonds propres 5,0% 16,7% 25,4 M€ 8,1 M€ 8,6 M€ 8,7 M€
Dette projet 5,0% 16,7% 25,4 M€ 8,1 M€ 8,6 M€ 8,7 M€
Dette Dailly 20,0% 66,7% 101,5 M€ 32,4 M€ 34,2 M€ 34,9 M€

TOTAL 100,0% 507,4 M€ 161,9 M€ 171,1 M€ 174,5 M€

Remarques :
 La structuration financière ci-dessus permet, en tenant compte des différentes
maturités des instruments, de respecter le ratio de créance cédée de 80% de la
rémunération due par la personne publique au titre des coûts d’investissement et des
coûts de financement.
 Les flux financiers liés au financement en période d’exploitation ont été projetés à
partir du coût moyen pondéré du capital (WACC) issu des hypothèses ci-dessus, de
2,85%.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 79/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 Le cofinancement public est soumis à TVA. Il a la nature d’une échéance majorée de
redevance R1 « capital » qui ouvre droit à perception du FCTVA en année n+1. Dans
les simulations, il est considéré que le montant emprunté par la Ville (auprès de la
BEI et des banques commerciales) est égal au montant Toutes Taxes Comprises
(TTC) réduit du FCTVA récupéré :

MP 1 MP 2 MP 3 TOTAL
Co-financement public HT 113,3 M€ 119,8 M€ 122,1 M€ 355,2 M€
TVA versée 22,7 M€ 24,0 M€ 24,4 M€ 71,0 M€
FCTVA reçue -22,3 M€ -23,6 M€ -24,0 M€ -69,9 M€

Emprunt 113,7 M€ 120,1 M€ 122,5 M€ 356,3 M€
dont BEI 81,2 M€ 85,8 M€ 87,5 M€ 254,5 M€
dont banques commerciales 32,5 M€ 34,3 M€ 35,0 M€ 101,8 M€

III.4.1.4.1.2 Description de la structuration financière du schéma MOP et coûts
associés

Les frais et commissions bancaires liées au financement en phase travaux, en MOP, ont été
présentés supra.
L’hypothèse retenue quant au montage MOP est celle d’un instrument unique pour le
préfinancement et le financement long-terme. En effet, en début de phase travaux et en
début de chaque année consécutive en phase de construction, un emprunt est contracté par
la personne publique afin de couvrir les besoins nets de la récupération de FCTVA issus de
la phase travaux, soit :
2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 TOTAL
Besoin en financement 11,6 M€ 40,8 M€ 41,6 M€ 74,7 M€ 91,9 M€ 76,4 M€ 77,9 M€ 59,5 M€ 20,2 M€ 494,7 M€

emprunt BEI 5,8 M€ 20,4 M€ 20,8 M€ 37,4 M€ 45,9 M€ 38,2 M€ 39,0 M€ 29,8 M€ 10,1 M€ 247,3 M€
emprunt banques commerciales 5,8 M€ 20,4 M€ 20,8 M€ 37,4 M€ 45,9 M€ 38,2 M€ 39,0 M€ 29,8 M€ 10,1 M€ 247,3 M€

Ces financements ont été simulés en intégrant une marge de prudence de l’ordre de 100 bps
par rapport aux conditions actuelles. Ils sont réputés consentis aux conditions suivantes :
 Pour le financement BEI : taux all-in de 2,0%
 Pour le financement commercial : taux all-in de 2,5%

III.4.1.5 Subventions

Si des subventions (par exemple de l’ADEME, de l’ANRU ou du Département) étaient
disponibles, elles seraient intégrées dans le plan de financement et réduiraient le coût du
projet pour la Ville.
A titre prudentiel, aucune subvention n’a été intégrée au projet dans les présentes
simulations.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 80/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.4.1.6 Recettes du projet – valorisation foncière

La valorisation des emprises constructibles constitue un enjeu important pour la Ville de
Marseille. Il est attendu que les projets puissent intégrer la construction et la valorisation de
surfaces pouvant être commercialisées.
Les terrains d’assiette de certains groupes scolaires permettent ainsi d’envisager une
opération immobilière connexe à la réalisation du groupe scolaire, imbriquée (superposition)
ou adjacente (juxtaposition) à celui-ci mais intégrant les contraintes fonctionnelles et
techniques liées au groupe scolaire, et à ce stade du projet, les emprises susceptibles d’être
valorisées ne sont pas définitivement arrêtées.
A titre d’hypothèse de travail très prudente, la Ville a fait le choix de réaliser l’ensemble des
simulations sans intégrer de produits issus de la valorisation des emprises. Les recettes liées
à cette valorisation immobilière n’ont donc pas été intégrées dans la présente étude.
Il s’agit d’une approche conservatrice, qui permet une parfaite comparabilité des montages
et garantit la pertinence de l’étude de soutenabilité budgétaire du projet.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 81/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.4.2 Coût complet des différents modes de réalisation avant prise en compte du risque

III.4.2.1 Echéanciers consolidés des décaissements prévisionnels

Les tableaux qui figurent ci-après constituent les échéanciers annuels prévisionnels de décaissements, pour la Ville, dans les deux montages MOP et MP, avant prise en compte des risques. Ces échéanciers sont
présentés T.T.C. et récupération FCTVA inclus.
MOP TTC

TOTAL 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049 2050 2051

Remboursement des emprunts 494 677 k€ 0 k€ 0 k€ 352 k€ 1 593 k€ 2 886 k€ 5 211 k€ 8 107 k€ 10 599 k€ 13 194 k€ 15 291 k€ 16 245 k€ 16 610 k€ 16 984 k€ 17 366 k€ 17 757 k€ 18 156 k€ 18 565 k€ 18 983 k€ 19 410 k€ 19 847 k€ 20 293 k€ 20 750 k€ 21 217 k€ 21 694 k€ 22 182 k€ 22 681 k€ 23 191 k€ 23 100 k€ 21 469 k€ 19 758 k€ 16 261 k€ 11 781 k€ 8 017 k€ 4 087 k€ 1 040 k€
Intérets bancaires 157 505 k€ 0 k€ 0 k€ 262 k€ 1 171 k€ 2 072 k€ 3 688 k€ 5 639 k€ 7 175 k€ 8 690 k€ 9 733 k€ 9 842 k€ 9 477 k€ 9 103 k€ 8 721 k€ 8 330 k€ 7 931 k€ 7 522 k€ 7 105 k€ 6 677 k€ 6 241 k€ 5 794 k€ 5 338 k€ 4 871 k€ 4 393 k€ 3 905 k€ 3 406 k€ 2 896 k€ 2 374 k€ 1 854 k€ 1 371 k€ 927 k€ 561 k€ 296 k€ 115 k€ 23 k€
Service de la dette Ville 652 182 k€ 0 k€ 0 k€ 614 k€ 2 764 k€ 4 958 k€ 8 899 k€ 13 746 k€ 17 775 k€ 21 885 k€ 25 024 k€ 26 087 k€ 26 087 k€ 26 087 k€ 26 087 k€ 26 087 k€ 26 087 k€ 26 087 k€ 26 087 k€ 26 087 k€ 26 087 k€ 26 087 k€ 26 087 k€ 26 087 k€ 26 087 k€ 26 087 k€ 26 087 k€ 26 087 k€ 25 474 k€ 23 323 k€ 21 129 k€ 17 188 k€ 12 342 k€ 8 312 k€ 4 203 k€ 1 064 k€

GER 114 680 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 564 k€ 1 150 k€ 1 173 k€ 1 795 k€ 3 051 k€ 3 735 k€ 3 810 k€ 3 886 k€ 3 964 k€ 4 043 k€ 4 124 k€ 4 206 k€ 4 290 k€ 4 376 k€ 4 464 k€ 4 553 k€ 4 644 k€ 4 737 k€ 4 832 k€ 4 928 k€ 5 027 k€ 5 127 k€ 5 230 k€ 5 335 k€ 5 441 k€ 4 625 k€ 3 774 k€ 3 850 k€ 2 945 k€ 1 001 k€
Entretien courant 124 341 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 611 k€ 1 247 k€ 1 272 k€ 1 946 k€ 3 309 k€ 4 050 k€ 4 131 k€ 4 213 k€ 4 298 k€ 4 384 k€ 4 471 k€ 4 561 k€ 4 652 k€ 4 745 k€ 4 840 k€ 4 937 k€ 5 035 k€ 5 136 k€ 5 239 k€ 5 343 k€ 5 450 k€ 5 559 k€ 5 671 k€ 5 784 k€ 5 900 k€ 5 015 k€ 4 092 k€ 4 174 k€ 3 193 k€ 1 086 k€
Frais de gestion et assurances 20 157 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 99 k€ 202 k€ 206 k€ 316 k€ 536 k€ 657 k€ 670 k€ 683 k€ 697 k€ 711 k€ 725 k€ 739 k€ 754 k€ 769 k€ 785 k€ 800 k€ 816 k€ 833 k€ 849 k€ 866 k€ 884 k€ 901 k€ 919 k€ 938 k€ 956 k€ 813 k€ 663 k€ 677 k€ 518 k€ 176 k€
Frais d'exploitation des bâtiments 259 178 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 1 274 k€ 2 599 k€ 2 651 k€ 4 057 k€ 6 896 k€ 8 441 k€ 8 610 k€ 8 782 k€ 8 958 k€ 9 137 k€ 9 320 k€ 9 506 k€ 9 696 k€ 9 890 k€ 10 088 k€ 10 290 k€ 10 496 k€ 10 706 k€ 10 920 k€ 11 138 k€ 11 361 k€ 11 588 k€ 11 820 k€ 12 056 k€ 12 297 k€ 10 453 k€ 8 529 k€ 8 700 k€ 6 655 k€ 2 263 k€

Frais de gestion projet (coûts procédure) 39 019 k€ 0 k€ 3 399 k€ 1 302 k€ 1 328 k€ 1 354 k€ 5 976 k€ 1 409 k€ 1 437 k€ 1 466 k€ 1 495 k€ 1 525 k€ 572 k€ 584 k€ 595 k€ 607 k€ 619 k€ 632 k€ 644 k€ 657 k€ 670 k€ 684 k€ 698 k€ 712 k€ 726 k€ 740 k€ 755 k€ 770 k€ 786 k€ 801 k€ 817 k€ 834 k€ 850 k€ 867 k€ 885 k€ 902 k€

Total 950 380 k€ 0 k€ 3 399 k€ 1 915 k€ 4 092 k€ 6 312 k€ 16 149 k€ 17 754 k€ 21 863 k€ 27 407 k€ 33 415 k€ 36 054 k€ 35 270 k€ 35 453 k€ 35 641 k€ 35 832 k€ 36 027 k€ 36 225 k€ 36 428 k€ 36 635 k€ 36 846 k€ 37 061 k€ 37 280 k€ 37 504 k€ 37 733 k€ 37 966 k€ 38 203 k€ 38 445 k€ 38 079 k€ 36 180 k€ 34 244 k€ 28 475 k€ 21 721 k€ 17 880 k€ 11 743 k€ 4 229 k€

CP TTC

TOTAL 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049 2050 2051
Échéance bancaire - remboursements 356 298 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 1 735 k€ 3 507 k€ 3 583 k€ 5 501 k€ 9 345 k€ 11 430 k€ 11 674 k€ 11 925 k€ 12 180 k€ 12 441 k€ 12 708 k€ 12 980 k€ 13 258 k€ 13 542 k€ 13 832 k€ 14 129 k€ 14 432 k€ 14 741 k€ 15 057 k€ 15 379 k€ 15 709 k€ 16 046 k€ 16 389 k€ 16 741 k€ 17 099 k€ 14 518 k€ 11 881 k€ 12 136 k€ 9 267 k€ 3 135 k€ 0 k€
Échéance bancaire - intérêts 107 536 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 1 213 k€ 2 389 k€ 2 313 k€ 3 524 k€ 6 010 k€ 7 128 k€ 6 883 k€ 6 633 k€ 6 377 k€ 6 116 k€ 5 850 k€ 5 577 k€ 5 299 k€ 5 015 k€ 4 725 k€ 4 428 k€ 4 126 k€ 3 816 k€ 3 500 k€ 3 178 k€ 2 848 k€ 2 512 k€ 2 168 k€ 1 817 k€ 1 458 k€ 1 061 k€ 780 k€ 526 k€ 233 k€ 34 k€ 0 k€
Service de la dette Ville 463 834 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 2 948 k€ 5 896 k€ 5 896 k€ 9 024 k€ 15 355 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 15 578 k€ 12 661 k€ 12 661 k€ 9 500 k€ 3 169 k€ 0 k€

Loyer financier - remboursements 182 663 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 689 k€ 1 403 k€ 1 455 k€ 2 237 k€ 3 780 k€ 4 653 k€ 4 826 k€ 5 008 k€ 5 199 k€ 5 400 k€ 5 611 k€ 5 833 k€ 6 066 k€ 6 313 k€ 6 573 k€ 6 849 k€ 7 140 k€ 7 449 k€ 7 776 k€ 8 124 k€ 8 495 k€ 8 889 k€ 9 309 k€ 9 758 k€ 10 238 k€ 8 757 k€ 7 204 k€ 7 569 k€ 6 085 k€ 3 977 k€ 0 k€
Loyer financier - intérets 132 369 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 1 306 k€ 2 586 k€ 2 535 k€ 3 866 k€ 6 587 k€ 7 865 k€ 7 692 k€ 7 510 k€ 7 319 k€ 7 118 k€ 6 907 k€ 6 685 k€ 6 452 k€ 6 205 k€ 5 944 k€ 5 669 k€ 5 378 k€ 5 069 k€ 4 742 k€ 4 394 k€ 4 023 k€ 3 629 k€ 3 209 k€ 2 760 k€ 2 280 k€ 1 716 k€ 1 325 k€ 960 k€ 510 k€ 127 k€ 0 k€
FCTVA récupéré -29 964 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ -113 k€ -230 k€ -239 k€ -367 k€ -620 k€ -763 k€ -792 k€ -822 k€ -853 k€ -886 k€ -920 k€ -957 k€ -995 k€ -1 036 k€ -1 078 k€ -1 123 k€ -1 171 k€ -1 222 k€ -1 276 k€ -1 333 k€ -1 393 k€ -1 458 k€ -1 527 k€ -1 601 k€ -1 679 k€ -1 436 k€ -1 182 k€ -1 242 k€ -998 k€ -652 k€
Loyer financier R1 285 069 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 1 995 k€ 3 877 k€ 3 759 k€ 5 865 k€ 10 001 k€ 11 898 k€ 11 755 k€ 11 726 k€ 11 696 k€ 11 665 k€ 11 632 k€ 11 598 k€ 11 561 k€ 11 523 k€ 11 482 k€ 11 440 k€ 11 394 k€ 11 347 k€ 11 296 k€ 11 242 k€ 11 185 k€ 11 125 k€ 11 060 k€ 10 991 k€ 10 917 k€ 8 793 k€ 7 092 k€ 7 347 k€ 5 354 k€ 3 106 k€ -652 k€

GER (loyer R2) 114 502 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 563 k€ 1 148 k€ 1 171 k€ 1 792 k€ 3 047 k€ 3 729 k€ 3 804 k€ 3 880 k€ 3 958 k€ 4 037 k€ 4 117 k€ 4 200 k€ 4 284 k€ 4 369 k€ 4 457 k€ 4 546 k€ 4 637 k€ 4 730 k€ 4 824 k€ 4 921 k€ 5 019 k€ 5 119 k€ 5 222 k€ 5 326 k€ 5 433 k€ 4 618 k€ 3 768 k€ 3 844 k€ 2 940 k€ 1 000 k€ 0 k€
Entretien courant (loyer R3) 121 903 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 599 k€ 1 223 k€ 1 247 k€ 1 908 k€ 3 244 k€ 3 970 k€ 4 050 k€ 4 131 k€ 4 213 k€ 4 298 k€ 4 384 k€ 4 471 k€ 4 561 k€ 4 652 k€ 4 745 k€ 4 840 k€ 4 937 k€ 5 035 k€ 5 136 k€ 5 239 k€ 5 343 k€ 5 450 k€ 5 559 k€ 5 671 k€ 5 784 k€ 4 916 k€ 4 012 k€ 4 092 k€ 3 130 k€ 1 064 k€ 0 k€
Frais de gestion et assurances (loyer R4) 49 401 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 243 k€ 495 k€ 505 k€ 773 k€ 1 315 k€ 1 609 k€ 1 641 k€ 1 674 k€ 1 707 k€ 1 742 k€ 1 776 k€ 1 812 k€ 1 848 k€ 1 885 k€ 1 923 k€ 1 961 k€ 2 001 k€ 2 041 k€ 2 081 k€ 2 123 k€ 2 165 k€ 2 209 k€ 2 253 k€ 2 298 k€ 2 344 k€ 1 992 k€ 1 626 k€ 1 658 k€ 1 269 k€ 431 k€ 0 k€
Frais d'exploitation des bâtiments 285 807 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 1 405 k€ 2 867 k€ 2 924 k€ 4 474 k€ 7 605 k€ 9 308 k€ 9 495 k€ 9 685 k€ 9 878 k€ 10 076 k€ 10 277 k€ 10 483 k€ 10 693 k€ 10 906 k€ 11 125 k€ 11 347 k€ 11 574 k€ 11 805 k€ 12 042 k€ 12 282 k€ 12 528 k€ 12 779 k€ 13 034 k€ 13 295 k€ 13 561 k€ 11 527 k€ 9 406 k€ 9 594 k€ 7 339 k€ 2 495 k€ 0 k€

Frais de gestion projet (coûts procédure) 7 286 k€ 0 k€ 234 k€ 557 k€ 568 k€ 579 k€ 253 k€ 258 k€ 263 k€ 268 k€ 134 k€ 137 k€ 140 k€ 143 k€ 146 k€ 148 k€ 151 k€ 154 k€ 158 k€ 161 k€ 164 k€ 167 k€ 171 k€ 174 k€ 177 k€ 181 k€ 185 k€ 188 k€ 192 k€ 196 k€ 200 k€ 204 k€ 208 k€ 212 k€ 216 k€ 0 k€

Total 1 041 996 k€ 0 k€ 234 k€ 557 k€ 568 k€ 6 927 k€ 12 892 k€ 12 837 k€ 19 626 k€ 33 229 k€ 39 898 k€ 39 944 k€ 40 108 k€ 40 275 k€ 40 444 k€ 40 615 k€ 40 789 k€ 40 965 k€ 41 144 k€ 41 325 k€ 41 508 k€ 41 693 k€ 41 880 k€ 42 069 k€ 42 259 k€ 42 451 k€ 42 645 k€ 42 840 k€ 43 035 k€ 43 231 k€ 36 098 k€ 29 363 k€ 29 810 k€ 22 405 k€ 8 986 k€ -652 k€

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 82/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.4.2.2 IV.3.2. Profils des décaissements

 Détail des décaissements MOP et MP

MOP MP
45 000 000€ 50 000 000€

45 000 000€
40 000 000€

40 000 000€
35 000 000€

35 000 000€
30 000 000€

30 000 000€
25 000 000€
25 000 000€
20 000 000€
20 000 000€

15 000 000€
15 000 000€

10 000 000€
10 000 000€

5 000 000€ 5 000 000€

€ €

2017

2019

2038

2040

2042
2018

2020
2021
2022
2023
2024
2025
2026
2027
2028
2029
2030
2031
2032
2033
2034
2035
2036
2037

2039

2041

2043
2044
2045
2046
2047
2048
2049
2050
2026
2027

2041
2042
2017
2018
2019
2020
2021
2022
2023
2024
2025

2028
2029
2030
2031
2032
2033
2034
2035
2036
2037
2038
2039
2040

2043
2044
2045
2046
2047
2048
2049
2050
Échéance finanicère GER Entretien Gestion Frais projet Échéance finanicère Loyer financier GER Entretien Gestion Frais projet

 Comparaison des décaissements par montage
AVANT VALORISATION DES RISQUES MOP MP

45000 000 k€

40000 000 k€

35000 000 k€

30000 000 k€

25000 000 k€

20000 000 k€

15000 000 k€

10000 000 k€

5000 000 k€

0 k€
2017
2018
2019
2020
2021
2022
2023
2024
2025
2026
2027
2028
2029
2030
2031
2032
2033
2034
2035
2036
2037
2038
2039
2040
2041
2042
2043
2044
2045
2046
2047
2048
2049

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 83/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.4.2.3 Actualisation des décaissements prévisionnels

A partir de l’ensemble des hypothèses concernant l’investissement, le financement,
l’exploitation, l’entretien/maintenance, et le GER des éléments du projet, le modèle financier
calcule les flux actualisés relatifs aux décaissements en MOP et aux loyers en MP.

Hypothèses d’actualisation retenues
La méthode de la Valeur Actuelle Nette (VAN) permet d’exprimer en euros actuels
l’ensemble des coûts constatés pendant la durée de vie de l’opération, par application d’un
taux d’actualisation. Le taux d’actualisation retenu est de 2,25%, correspondant au taux de
financement simulé pour la Ville de Marseille.

Valeur actualisée nette des décaissements en MOP et en MP
Le tableau suivant synthétise les VAN des décaissements, pour chaque montage :

VAN en MOP 620 160 910 €

VAN en MP 675 442 476 €

Ecart (€) 55 281 567 €

Ecart % 8,91%

Ainsi, avant valorisation des risques, la VAN des décaissements de la Ville de Marseille en
MP est supérieure à la VAN des décaissements en MOP de 9% environ. Ce surcoût est
notamment la conséquence d’un taux de financement plus élevé, qui constitue la
contrepartie d’un transfert de risque vers le partenaire privé.

C’est la raison pour laquelle la comparaison entre montages doit être réalisée en prenant en
compte une valorisation monétaire des risques pesant sur la Ville dans chaque montage.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 84/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.4.3 Coût complet des différents modes de réalisation avec prise en
compte du risque

III.4.3.1 Valorisation monétaire des risques – Principes de la méthode « Monte-
Carlo»

L’analyse des risques du Plan Ecoles de la Ville de Marseille a été élaborée conformément
aux stipulations de Fin Infra, publiées dans le Guide d’utilisation du Modèle Financier
d’Evaluation Préalable en date du 18 avril 2011. Elle inclut une valorisation conjointe :
 de la probabilité d’occurrence ou de survenance de chacun des risques identifiés ;
 de la sévérité de l’impact du risque si ce dernier se réalise, tant en termes de coût
que de délai.
La méthode de valorisation retenue est la méthode dite de « Monte-Carlo ». La méthode de
valorisation retient une approche statistique, basée sur un tirage de 10 000 occurrences
aléatoires de risques répondant aux lois statistiques présentées ci-après.
Les résultats sont analysés en valeur moyenne, d’une part, et en valeur à Risque (VaR)
85%, d’autre part.
La Valeur à Risque à n% (VaR n%) mesure le risque pour un niveau de confiance n%
donné. Ainsi, la VaR n% signifie que n% des scénarios auront une VAN inférieure ou égale à
celle correspondant à la VaR n%.
Le niveau de confiance préconisé par Fin Infra pour ce type de projets est de 85% (VaR
85%).
Fin Infra, dans son guide des PPP, indique que la VaR doit être considérée comme l’indice
de référence pour comparer les procédures : « La VaR est l’indicateur qui sera retenue pour
comparer les deux schémas, sachant que la Valeur Moyenne à risque n’est pas pertinente
pour procéder à cette comparaison ».

III.4.3.2 Risques valorisés

Un risque est un événement, un facteur ou une influence qui menace la bonne marche du
projet en agissant sur les délais ou les coûts.
En MOP, ces risques sont internalisés par la personne publique. A l'inverse, dans un contrat
sous maîtrise d’ouvrage privée (MP), une partie de ces risques est transférée au partenaire
privé.
Les risques dans un montage MOP et dans un montage en MP ont été listés, décrits,
évalués dans le cadre de la présente simulation, en suivant les principes méthodologiques
proposés par l’autorité publique de référence en matière de montages complexes type
Partenariat Public Privé qu’est Fin Infra.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 85/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Plusieurs risques ont été identifiés dans le présent projet, se répartissant en trois catégories :
 Risques liés à la phase de conception et de réalisation des travaux. Ces risques
ont été valorisés sur la base des données communiquées par Fin Infra, sans
retraitement. Il s’agit des :
o Risques « étude » : Risque lié à une mauvaise connaissance du site, du
terrain ou du contexte ayant conduit à un sous-dimensionnement des coûts
prévisionnels (risque géologique, risque archéologique, risque
météorologique, …).
o Risques « modification » : Risque lié à une modification demandée par la
personne publique en cours de réalisation
o Risques « défaillance » : Risque lié à la défaillance d’un prestataire en cours
de conception ou de réalisation.
o Risques « Maintien d’activité » : Risque lié aux conséquences d’une
construction en site occupé (opérations tiroir).

 Risques liés aux prestations de GER des ouvrages : Ces risques ont été valorisés
sur la base des données communiquées par Fin Infra, sans retraitement. Il s’agit
des :
o Risques « interface » : Risque de surcoût lié à une mauvaise interface entre
les entreprises intervenant dans la maintenance.
o Risques « performance » : Risque de défaut d’un prestataire ou d’incapacité
de ce dernier à atteindre les performances attendues.

 Risques liés aux prestations d’entretien courant des ouvrages : Ces risques ont
été valorisés sur la base des données communiquées par Fin Infra, sans
retraitement. Il s’agit des :
o Risques « interface » : Risque de surcoût lié à une mauvaise interface entre
les entreprises intervenant dans l’exploitation technique.
o Risques « évolution » : Risque lié à une évolution des prestations
demandée par la personne publique.
o Risques « performance » : Risque de défaut d’un prestataire ou d’incapacité
de ce dernier à atteindre les performances attendues.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 86/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.4.3.3 Quantification des risques

a. Risques de conception construction
 Risque étude

 Risque modification

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 87/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 Risque défaillance

Il est à noter que, s’agissant du présent projet de la Ville de Marseille, l’importance
d’une maitrise du risque « délai » est particulièrement important, car :
 la rentrée des élèves dans les nouveaux bâtiments n’est possible qu’à une
rentrée scolaire, ce qui nécessite une bonne maitrise des délais de livraison ;
 l’allongement des délais de réalisation des écoles reconstruites risque
d’entrainer un surcoût de location des bâtiments provisoires nécessaires à
l’accueil des élèves.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 88/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

b. Risques de GER

 Risque interface

Etablissements médico-sociaux (crèches,
ProjetRisque performance MAPAD, …)

Phase Maintenance Exemple
Risque Performances Défaut d'un prestataire, incapacité à atteindre les performances
attendues
Public Privé
Allocation des surcoûts en CP
0% 100%

Contrat MOP CP

Probabilité d'occurrence 10% 10%

Impact Coût Impact Coût
3 300,0%
MOP
Loi Exponentielle Exponentielle
Densité de probabilité

Lambda (1/Moyenne) 333,3% 400,0% CP

0,0% 0,0%
0,0% 0,0%

Moyenne 30,0% 25,0%
Ecart-type 30,0% 25,0%

Impact moyen 3,0% 2,5%
Surcoût

Impact Délai Impact Délai
3 3
MOP
Loi Exponentielle Exponentielle
Densité de probabilité

Lambda (1/Moyenne) 0,1 0,2 CP

0,0 0,0
0,0 0,0

Moyenne 8,0 6,0
Ecart-type 8,0 6,0
2…
2…
2…
3…
1…
1…
1…
1…
1…
2…
2…

Impact moyen 0,80 0,60
0,0
2,0
4,0
6,0
8,0

Délai supplémentaire (mois)

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 89/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

c. Risques d’entretien/maintenance

Etablissements médico-sociaux (crèches,

Projet
Risque interface MAPAD, …)

Phase Exploitation Exemple
Risque Interface Surcoûts liés aux interfaces entre co-contractants

Public Privé
Allocation des surcoûts en CP
0% 100%

Contrat MOP CP

Probabilité d'occurrence 98% 98%

Impact Coût Impact Coût
3 300,0%
MOP
Loi Exponentielle Exponentielle

Densité de probabilité
Lambda (1/Moyenne) 1250,0% 10000,0% CP

0,0% 0,0%
0,0% 0,0%

Moyenne 8,0% 1,0%
Ecart-type 8,0% 1,0%

Impact moyen 7,8% 1,0%
Surcoût

Impact Délai Impact Délai
3 3
MOP
Loi Exponentielle Exponentielle
Densité de probabilité

Lambda (1/Moyenne) 0,5 1,0 CP

0,0 0,0
0,0 0,0

Moyenne 2,0 1,0
Ecart-type 2,0 1,0

2…
2…
2…
3…
1…
1…
1…
1…
1…
2…
2…
Impact moyen 1,96 0,98
0,0
2,0
4,0
6,0
8,0

Délai supplémentaire (mois)

 Risque évolution

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 90/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Etablissements médico-sociaux (crèches,
ProjetRisque performance MAPAD, …)

Phase Exploitation Exemple
Risque Performances Défaut d'un prestataire, incapacité à atteindre les performances
attendues
Public Privé
Allocation des surcoûts en CP
0% 100%

Contrat MOP CP

Probabilité d'occurrence 98% 98%

Impact Coût Impact Coût
3 300,0%
MOP
Loi Exponentielle Exponentielle

Densité de probabilité
Lambda (1/Moyenne) 1052,6% 4000,0% CP

0,0% 0,0%
0,0% 0,0%

Moyenne 9,5% 2,5%
Ecart-type 9,5% 2,5%

Impact moyen 9,3% 2,5%
Surcoût

Impact Délai Impact Délai
3 3
MOP
Loi Exponentielle Exponentielle

Densité de probabilité
Lambda (1/Moyenne) 0,5 1,0 CP

0,0 0,0
0,0 0,0

Moyenne 2,0 1,0
Ecart-type 2,0 1,0

2…
2…
2…
3…
1…
1…
1…
1…
1…
2…
2…
Impact moyen 1,96 0,98
0,0
2,0
4,0
6,0
8,0
Délai supplémentaire (mois)

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 91/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.4.3.4 Estimations des VAN en risque

a. Présentation des résultats de l’analyse « Monte Carlo » en termes de délais
Pour chacun des 10 000 tirages en risque, le risque de dérive des délais de réalisation est
calculé.

Résultats statistiques en termes de délais de réalisation

Délai de
Délai de
réalisation
Statistiques réalisation
contrat de
MOP
partenariat
Nombre de tirages 10000 tirages 10000 tirages
Moyenne 113 mois 95 mois
Médiane 111 mois 95 mois
Ecart-type 6 mois 1 mois
Minimum 107 mois 95 mois
Maximum 157 mois 109 mois
Valeur sous risque 85% (VaR) 118 mois 95 mois

On observe qu’en termes de délais, la procédure en MP semble beaucoup plus optimisée
que le contrat MOP, tant :

 par des surdélais inférieurs en MP en risque moyen et en risque VaR à 85%

 par un écart-type des risques beaucoup plus réduit en MOP qu’en MP

b. Présentation des résultats de l’analyse « Monte Carlo » en termes de VAN de
coûts
L’analyse de risque a été réalisée en appliquant la méthode « Monte-Carlo ». Les résultats
présentés dans le présent paragraphe correspondent à une série de tirages aléatoires de
tous les types de risques, chacun des tirages respectant les lois statistiques présentées ci-
dessus.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 92/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Présentation graphique des résultats de l’analyse
Pour chacun des 10 000 tirages de risques, la Valeur Actuelle Nette (VAN) sous chaque
montage est calculée. Les principaux résultats statistiques obtenus sont les suivants :
VAN TTC coûts VAN TTC coûts
Statistiques
MOP MP
Nombre de tirages 10 000 tirages 10 000 tirages
Moyenne 686 243 k€ 685 807 k€
Médiane 672 521 k€ 679 990 k€
Ecart-type 52 329 k€ 16 126 k€
Minimum 620 286 k€ 675 442 k€
Maximum 1 093 304 k€ 839 865 k€
Valeur sous risque 85% (VaR) 733 603 k€ 692 010 k€

La distribution des résultats obtenus est la suivante :
Percentiles VAN TTC coûts VAN TTC coûts
(VAR x%) MOP MP
0% 620 286 246 675 442 476
5% 630 418 722 676 104 610
10% 635 277 375 676 547 322
15% 639 866 078 676 900 569
20% 644 119 843 677 277 629
25% 647 972 067 677 646 861
30% 652 509 338 678 011 692
35% 656 906 190 678 421 908
40% 662 119 428 678 845 825
45% 666 571 612 679 346 148
50% 672 505 271 679 987 116
55% 678 874 767 680 596 747
60% 685 625 055 681 465 719
65% 693 001 297 682 584 127
70% 700 766 191 683 996 100
75% 709 702 865 685 638 133
80% 721 007 455 687 992 420
85% 733 602 994 692 010 097
90% 753 301 854 701 935 584
95% 790 693 777 724 531 613
100% 1 093 304 329 839 864 504

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 93/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Analyse de la valeur moyenne à risque
On observe que la Valeur Moyenne à Risque est supérieure en montage MP qu’en montage
MOP. Cette Valeur Moyenne à Risque représente le coût moyen attendu du projet après
prise en compte des risques.

Toutefois, comme l’indique Fin Infra dans le dernier guide disponible « la Valeur Moyenne à
risque n’est pas pertinente pour procéder à [la] comparaison dans la mesure où, comme le
montre la figure suivante, ce critère peut induire en erreur la Personne Publique lorsque son
aversion au risque est importante, ce qui est souvent le cas ». L’organisme illustre ce point
pas le schéma suivant :

Analyse de la Valeur sous Risque (VaR)
La Valeur à Risque à n% (VaR n%) mesure le risque pour un niveau de confiance n%
donné. Ainsi, la VaR 85% signifie que 85% des scénarios auront une VAN inférieure ou
égale à celle correspondant à la VaR 85%.
Fin Infra indique que la VaR doit être considérée comme l’indice de référence pour comparer
les deux procédures : « la VaR est l’indicateur qui sera retenu pour comparer les deux
schémas, sachant que la Valeur Moyenne à risque n’est pas pertinente pour procéder à
cette comparaison ».
Ainsi, en risque VaR à 85%, on observe que le contrat MP est moins onéreux que le
contrat MOP.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 94/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Le graphique ci-après présente la comparaison des VaR en fonction du niveau de confiance
retenu :

Comparaison VàR en fonction du niveau de confiance retenu
1 200 000 000

VAN TTC coûts MOP VAN TTC coûts MP
1 100 000 000

1 000 000 000

900 000 000

800 000 000

700 000 000

600 000 000

500 000 000

400 000 000

Il ressort que la VàR 85% de la VAN des coûts du Marché de Partenariat est inférieure
à la VàR 85% de la VAN des coûts de la Maitrise d’Ouvrage Publique.
L’écart mesuré est de - 5,7% :
VaR 85% de la VAN en MOP 733 602 994 €
VaR 85% de la VAN en MP 692 010 097 €

Ecart (€) - 41 592 897 €
Ecart % -5,67%

Cette analyse, réalisée conformément aux préconisations de FIN INFRA, confirme la
pertinence du recours au montage en Marché de Partenariat, qui permet une
économie de l’ordre de 5,7%.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 95/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.4.4 Tests de sensibilité et de basculement

III.4.4.1 Tests de sensibilité

La sensibilité du classement en termes de coût global à la variation des hypothèses est
mesurée par plusieurs calculs, réalisés à l’aide du modèle financier. Les tests de sensibilité
ont été réalisés par la Ville de Marseille afin d’identifier l’impact sur la VAN d’une variation
des coûts d’investissement. Les résultats des tests de sensibilité sont les suivants :
Variation coût
VAN HT Impact
investissement
30% 831 165 k€ 23,1%
20% 779 257 k€ 15,4%
10% 727 350 k€ 7,7%
VAN base 675 442 k€ 0,0%
-10% 623 535 k€ -7,7%
-20% 571 628 k€ -15,4%
-30% 519 720 k€ -23,1%

Le montant du coût global est assez élastique par rapport aux variations du coût de
l’investissement, en raison de l’importance des coûts d’investissement (redevance R1) au
sein du loyer total.
Ceci démontre l’importance, pour la Ville, de sécuriser le coût d’investissement du projet en
veillant à la bonne maitrise des risques.

III.4.4.2 Tests de basculement

Les tests de basculement réalisés consistent à calculer les valeurs de basculement à partir
desquelles le classement entre MOP et MP est susceptible de s’inverser.

 Coûts d’investissement
La valeur de basculement calculée est le pourcentage de surcoût d’investissement en
marché de partenariat (s’imputant sur le total coût des travaux + frais annexes hors FFI) pour
lequel la VaR 85% avant recalage calendrier des deux modes de réalisation est identique.
Les tests effectués pour le projet conduisent au résultat suivant: + 7,82%
Cela signifie donc que si le montant de l’investissement s’avère supérieur de + 7,82%
environ par rapport aux prévisions faites dans les simulations, alors les deux montages
contractuels devraient présenter un coût global identique, exprimé en termes de VaR 85%.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 96/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 Taux du financement bancaire
La valeur de basculement calculée est la valeur du taux des instruments de financement
bancaires mis en place en marché de partenariat (dette cédée et dette projet) pour lequel la
VaR 85% avant recalage calendrier des deux modes de réalisation est identique.
Les tests effectués pour le projet conduisent au résultat suivant: + 234 bps (+2,34%)
Cela signifie donc que si le taux de financement s’avère supérieur de 234 points de base
environ par rapport aux prévisions faites dans les simulations (en dette projet comme en
dette cédée), alors les deux montages contractuels devraient présenter un coût global
identique, exprimé en termes de VaR 85%.

 Montant des coûts récurrents (entretien courant, GER et SPV)
La valeur de basculement calculée est la valeur du surcoût (en %) des coûts d’exploitation
en marché de partenariat pour laquelle la VaR 85% avant recalage calendrier des deux
modes de réalisation est identique.
Les tests effectués pour le projet conduisent au résultat suivant : + 26,98%
Cela signifie donc que, toutes choses étant inchangées par ailleurs, si les coûts
« récurrents » (entretien courant, GER, SPV) connaissent une augmentation de 27% environ
par rapport aux prévisions faites dans les simulations, alors les deux montages contractuels
devraient présenter un coût global identique, exprimé en termes de VaR 85%.

 Analyse des résultats

Les résultats montrent que l’analyse et l’écart entre les deux montages en termes d’écart de
VaR 85% est relativement robuste s’agissant de l’impact des coûts récurrents. Globalement,
ils permettent de conclure à la bonne stabilité de l’avantage économique induit par le recours
au marché de partenariat.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 97/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.4.5 Synthèse de l’analyse comparative quantitative

Avant valorisation monétaire des risques, la valeur actualisée nette des coûts des deux
procédures comparées est la suivante :

VAN en MOP 620 160 910 €

VAN en MP 675 442 476 €

Ecart (€) 55 281 567 €

Ecart % 8,91%

Ainsi, avant valorisation des risques, la VAN des décaissements de la personne publique en
MP est supérieure à la VAN des décaissements en MOP de 9% environ. Ce surcoût est
notamment la conséquence d’un taux de financement plus élevé, qui constitue la
contrepartie d’un transfert de risque vers le partenaire privé. C’est la raison pour laquelle la
comparaison entre montages doit être réalisée en prenant en compte une valorisation
monétaire des risques pesant sur la Ville dans chaque montage.
L’analyse des risques du projet GEEP de la Ville de Marseille a été élaborée conformément
aux stipulations de Fin Infra, publiées dans le Guide d’utilisation du Modèle Financier
d’Evaluation Préalable en date du 18 avril 2011.

Il ressort de cette analyse que la VàR 85% de la VAN des coûts du Marché de
Partenariat est inférieure à la VàR 85% de la VAN des coûts de la Maitrise d’Ouvrage
Publique :

VaR 85% de la VAN en MOP 733 602 994 €

VaR 85% de la VAN en MP 692 010 097 €

Ecart (€) -41 592 897 €

Ecart % -5,67%

Ainsi mesuré, le coût du marché de partenariat est inférieur à celui de la MOP de -
5,7% environ. Cette étude valide donc la pertinence du recours au marché de
partenariat.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 98/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.4.6 Analyse complémentaire avec valorisation des benéfices socio-
économiques du projet

Une simulation complémentaire a été réalisée afin de valoriser l’avantage socio-économique
lié à la mise en service des ouvrages plus précoce en marché de partenariat. Cette
valorisation a été réalisée conformément à la méthode préconisée à l’annexe 2 du Guide de
la MAPPP en date du 7 février 2011. Cette méthode permet d’estimer l’avantage socio-
économique lié à la mise en service du projet.
Le principe de calcul appliqué par le modèle financier construit est le suivant :
 Le modèle calcule la VAN des coûts d’investissement et de financement nets hors
taxes dans le montage MOP (schéma de référence).
 Le postulat peut être fait que la valeur actualisée de l’avantage socio-économique
annuel peut être déterminée de telle manière à ce que les deux montants suivants
soient identiques :
o VAN des coûts du projet en montage MOP ;
o VAN de l’avantage socio-économique annuel.

Le modèle calcule l’avantage socio-économique annuel en valeur 2017 permettant de
respecter les contraintes présentées ci-avant. L’avantage socio-économique annuel procuré
par l’ouvrage ne dépendant pas du schéma de réalisation, le modèle ajoute à la VAN du MP
la somme actualisée des avantages durant la période durant laquelle l’ouvrage est mis en
service en MP mais non en MOP.
L’avantage socio-économique constant ainsi calculé ressort à 8 046 821 € par
trimestre.
La simulation réalisée consiste à minorer le coût du marché de partenariat à hauteur de cet
avantage socioéconomique, et ce pour chaque trimestre pour lequel les travaux et
équipements sont livrés en MP mais pas en MOP.
Après intégration de ces bénéfices socioéconomiques, les résultats de la simulation
sont les suivants, il ressort de l’analyse que la VàR 85% de la VAN des coûts du
Marché de Partenariat est inférieure à la VàR 85% de la VAN des coûts de la Maitrise
d’Ouvrage Publique :

VaR 85% de la VAN en MOP 733 889 696 €

VaR 85% de la VAN en MP 670 842 986 €

Ecart (€) -63 046 710 €

Ecart % -8,59%

Ainsi mesuré avec valorisation de l’impact socio-économique, le coût de l’accord
cadre de marchés de partenariat est inférieur à celui de la MOP de - 8,6%.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 99/100
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

IV. BILAN AVANTAGES-INCONVENIENTS

La présente évaluation préalable des modes de réalisation a permis de procéder à une
appréciation globale des avantages et des inconvénients du recours à un marché de
partenariat par rapport à la MOP « classique », compte tenu des 4 critères identifiés par
l’article 152 du décret du 25 mars 2016, à savoir :
 l’étendue du transfert de la maîtrise d'ouvrage du projet au titulaire de ce marché ;
 le périmètre des missions susceptibles d'être confiées au titulaire ;
 les modalités de partage de risques entre l'acheteur et le titulaire ;
 le coût global du projet compte-tenu notamment de la structure de financement
envisagée ;
Compte tenu des spécificités du Plan Ecoles, la Ville a par ailleurs ajouté les critères
complémentaires suivants :
 le respect strict des délais ;
 la maitrise des risques budgétaires ;
 la gestion patrimoniale sur le long terme ;
 la performance en matière de développement durable.

Il résulte de la présente évaluation que l’accord-cadre de marchés de partenariat
présente des avantages qualitatifs et quantitatifs sur la MOP « classique » au titre de
l’ensemble de ces critères.

S’agissant plus particulièrement du critère du cout global présenté dans l’analyse
quantitative, après prise en compte des risques, la VAN TTC du scénario en accord-cadre de
marchés de partenariat ressort inférieure à celle du scénario en « MOP classique » (Valeur à
Risque 85% de la VAN : 692.010 k€ en MP contre 733.603 k€ en MOP). Ainsi mesuré, le
coût de l’accord-cadre de marchés de partenariat est inférieur à celui de la MOP de - 5,7%.
L’analyse complémentaire réalisée en valorisant l’imapct socio-économique positif lié à une
livraison plus précoce des ouvrages en MP montre en outre que, après prise en comptre de
ce bénéfice socio-économique, le coût de l’accord-cadre de marchés de partenariat est
inférieur à celui de la MOP de - 8,6%.

En conclusion, l’accord-cadre de marchés de partenariat présente un bilan plus favorable par
rapport à la MOP « classique » s’agissant du projet Plan Ecoles de la Ville de Marseille.

EVALUATION PREALABLE DU MODE DE REALISATION - AOUT 2017 – VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 100/100
Plan Ecoles de la Ville de Marseille

Etude de Soutenabilité Budgétaire

Version définitive envoyée à la DRFIP – PACA le 11 août 2017, consolidée suite à
l’addendum du 6 septembre 2017
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

SOMMAIRE

I. INTRODUCTION........................................................................................................ 4
II. PRESENTATION DU PLAN ECOLES ............................................................................ 5
II.1 Présentation de la Ville de Marseille ............................................................................................ 5
II.2 Présentation de l’Opération .......................................................................................................... 6
II.2.1 Objet, contexte et maturité du projet.............................................................................. 6
II.2.2 Caractéristiques fonctionnelles et techniques du projet ................................................ 7
III. COUT PREVISIONNEL DU PROJET .............................................................................16
III.1 Présentation des coûts du projet ............................................................................................... 16
III.1.1 Présentation globale du projet réalisé en Marché de Partenariat ............................... 16
III.1.2 Coûts du projet............................................................................................................. 17
III.1.3 Recettes du projet – valorisation foncière ................................................................... 27
III.1.4 Coût complet du projet de marché de partenariat ....................................................... 28
III.1.5 Montant de la dette souscrite au titre du projet ........................................................... 29
III.2 Coûts d’entretien courant et de GER économisés ................................................................... 31
IV. PRESENTATION SYNTHETIQUE DE LA SITUATION FINANCIERE DE LA VILLE SUR LES CINQ
DERNIERES ANNEES .....................................................................................................33
IV.1 Grandes masses du budget de la Ville ...................................................................................... 33
IV.2 Détail de l’équilibre du budget principal de la Ville.................................................................. 36
IV.2.1 Section de fonctionnement .......................................................................................... 36
IV.2.2 Section d’investissement et encours de dette ............................................................. 38
V. IMPACT DU PROJET SUR LA SITUATION FINANCIERE DE LA VILLE ................................42
V.1 Impact sur la capacité d’autofinancement de la Ville .............................................................. 42
V.1.1 Explication du calcul réalisé ......................................................................................... 42
V.1.2 Rappel de la CAF brute de la Ville de Marseille sur les derniers exercices ................ 43
V.1.3 Hypothèses retenues pour la projection théorique de la CAF brute en intégrant le Plan
Ecoles .......................................................................................................................... 43
V.1.4 Calcul de la projection sur la CAF brute ...................................................................... 45
V.2 Impact sur les dépenses obligatoires ....................................................................................... 49
V.2.1 Explication du calcul réalisé ......................................................................................... 49
V.2.2 Impact du projet sur les dépenses obligatoires ........................................................... 50
V.3 Impact sur l’endettement ............................................................................................................ 52
V.3.1 Explication du calcul réalisé ......................................................................................... 52
V.3.2 Impact du projet sur l’endettement de la Ville .............................................................. 53
V.4 Prise en compte des engagements hors bilan ......................................................................... 57
V.4.1 Etat actuel des engagements hors bilan de la Ville ..................................................... 57
V.4.2 Impact du Marché de Partenariat Plan Ecoles sur les engagements hors bilan ......... 57
V.5 Impact d’une éventuelle rupture anticipée du contrat ............................................................. 58

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 2/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

V.5.1 Modalités d’estimation ................................................................................................. 58
V.5.2 Estimation de l’indemnité due par la Ville en cas de résiliation du contrat .................. 60
VI. ANNEXE I : PRESENTATION DE L’IMPACT DU PROJET SUR LA CAF DANS LE CADRE D’UN
ACCORD-CADRE D’UNE DUREE DE 6 ANS ........................................................................61
VI.1 Impact d’un allongement de la durée de l’accord-cadre du projet sur la CAF brute............ 61
VI.2 Impact d’un allongement de la durée de l’accord-cadre du projet sur la CAF nette ............ 62
VII. ANNEXE II : PRESENTATION DE L’IMPACT DU PROJET SUR LA CAF NETTE DE LA VILLE 64

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 3/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

I. INTRODUCTION

La présente étude de soutenabilité budgétaire est réalisée dans le cadre de l’article 74 de
l’ordonnance n°2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics qui permet le
recours au marché de partenariat (ci-après « MP ») après une justification appropriée.
Cet article prévoit en effet que :
« La décision de recourir à un marché de partenariat, quel que soit le montant
d'investissement, doit être précédée de la réalisation d'une évaluation ayant pour
objet de comparer les différents modes envisageables de réalisation du projet. Cette
évaluation comporte une analyse en coût complet ainsi que tout élément permettant
d'éclairer l'acheteur dans le choix du mode de réalisation du projet.
L'acheteur réalise également une étude de soutenabilité budgétaire qui apprécie
notamment les conséquences du contrat sur les finances publiques et la disponibilité
des crédits. »
L’étude de soutenabilité budgétaire, remise pour avis, par la Ville de Marseille à la Direction
Régionale des Finances Publiques (DRFIP) de la Région Provence- Alpes – Côte d’Azur, a
donc pour objet d’analyser les conséquences financières du projet sur les finances de la
Ville.
En application de l’article 148 du décret n° 2016-360 du 25 mars 2016 relatif aux marchés
publics, l'étude de soutenabilité budgétaire prend en compte tous les aspects financiers du
projet de marché de partenariat. Elle inclut notamment le coût prévisionnel global du contrat
en moyenne annuelle, l'indication de la part que ce coût représente par rapport à la capacité
d'autofinancement annuelle de l'acheteur et son effet sur sa situation financière, l'impact du
contrat sur l'évolution des dépenses obligatoires de l'acheteur, ses conséquences sur son
endettement et ses engagements hors bilan ainsi qu'une analyse des coûts résultant d'une
rupture anticipée du contrat.

La présente étude de soutenabilité budgétaire concerne le projet Plan Ecoles de la
Ville de Marseille.

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 4/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

II. PRESENTATION DU PLAN ECOLES

II.1 Présentation de la Ville de Marseille
Répartie sur plus de 24 000 hectares, soit deux fois et demie la taille de Paris, et avec plus
de 859 000 habitants, la commune de Marseille est la deuxième ville de France. Elle en est
également la doyenne, puisque la formation de la citée de Massilia est datée d’il y a 26
centenaires.
Lorsqu’elle est rattachée à la France, en 1481, Marseille s’impose comme l’une des
premières villes du royaume par sa population et par son port qui constitue le principal
débouché français sur la Méditerranée. Signe de la vitalité de son négoce, c’est d’ailleurs à
Marseille qu’est créée la première Chambre de commerce du pays, en 1599.
Acquise aux idéaux révolutionnaires, la ville lève un bataillon de fédérés qui « montent » à
Paris, en juin 1792, afin de défendre la Révolution menacée. La reprise de leur chant de
marche, initialement écrit par Rouget de l’Isle pour l’armée du Rhin, deviendra notre hymne
national.
Le Second Empire est une nouvelle période faste pour Marseille. Le port se dote de
nouveaux bassins à la Joliette, les lignes ferroviaires et la gare Saint- Charles révolutionnent
les transports. Les industries se développent et les compagnies maritimes accompagnent
l’essor de l’empire colonial. La population est multipliée par 3,5 dans une ville qui connaît
une impressionnante mutation urbaine - percement de la rue de la République, arrivée de
l’eau au Palais Longchamp, construction de la préfecture, du palais du Pharo, de la
cathédrale de la Major et de Notre-Dame-de-la-Garde…
Concentrée à l’origine autour du Vieux-Port, la ville est sortie de son rempart médiéval au
XVIIe siècle pour absorber ses faubourgs et englober les hameaux et les villages ruraux qui
parsemaient le terroir, au gré de son expansion économique. Cent onze quartiers se sont
peu à peu agrégés autour du centre historique, et sont autant de noyaux villageois attachés
à leur identité, leur dénomination d’origine, leurs coutumes et leurs fêtes locales. Une
spécificité qui donne à la ville cette hétérogénéité urbanistique surprenante, contribue
largement à son charme, et offre à Marseille la particularité, voire la singularité, d’être une
grande ville dépourvue de banlieues.
En ce début de troisième millénaire, Marseille se relance une nouvelle fois en appuyant
désormais son développement sur l’économie de la connaissance, la recherche, la logistique
portuaire, les nouvelles technologies et le numérique, un secteur tertiaire dont l’essor est
symbolisé par le succès d’Euroméditerranée, ou encore sur sa vitalité culturelle et ses atouts
touristiques enfin valorisés.
Marseille est également la ville-centre de la Métropole Aix-Marseille Provence,
intercommunalité qui regroupe 92 communes et 1,8 million d’habitants, et dont les
compétences sont les suivantes :
 Développement et aménagement économique, social et culturel
 Aménagement de l’espace métropolitain
 Politique locale de l’habitat
 Politique de la ville
 Gestion des services d’intérêt collectif
 Protection et mise en valeur de l’environnement et politique du cadre de vie

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 5/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

II.2 Présentation de l’Opération

Le Plan Ecoles concerne à la fois (i) des écoles maternelles, (ii) des écoles élémentaires, et
(iii) des groupes scolaires (qui regroupent écoles maternelle et élémentaire). Dans le présent
rapport, nous utiliserons donc indistinctement les termes d'école, de groupe scolaire ou
d’établissement pour désigner conjointement ces types de structure.

II.2.1 Objet, contexte et maturité du projet

La commune de Marseille a la charge des écoles publiques établies sur son territoire. Elle
est propriétaire des locaux et en assure la construction, la reconstruction, l'extension et les
grosses réparations. Elle gère les crédits d'équipement, de fonctionnement et d'entretien des
écoles.
Parmi le patrimoine municipal scolaire de Marseille comptant 444 écoles recevant les 76 000
enfants scolarisés sur son territoire, un parc de 32 groupes scolaires et écoles présente une
architecture spécifique des années 1960, en structure métallique, établi sur le principe de la
préfabrication, sur la base de normes modulaires préconisées par le Ministère de l’Education
Nationale. Il s’agit des écoles dites GEEP, du nom du concepteur-réalisateur « Groupement
d’Etudes et d’Entreprises Parisiennes ».
Ce mode constructif présente une réelle difficulté d’adaptation dans le temps aux nouveaux
usages et aux contraintes réglementaires et normatives qui s’imposent à ces équipements.
Globalement, le vieillissement de cet imposant parc immobilier engendre des surcouts et
difficultés en termes de maintenance et d’entretien. Il ne répond pas aux objectifs
environnementaux fixés par la Ville.
En février 2016, la Ministre de l’Education Nationale et le Ministre de la Ville, de la Jeunesse
et des Sports ont demandé aux instances locales de conduire une évaluation des conditions
de fonctionnement du service public de l’Education, en concertation avec les services de la
commune. Ces travaux ont permis d’établir un « Plan école de Marseille ».
Dans ce cadre, la Ville a prévu la création de nombreux groupes scolaires d’ici à 2020, pour
accompagner sa croissance démographique (cf. Point d’étape sur la situation des écoles de
Marseille.Education.gouv.fr). Il s’agit de :
 le groupe scolaire Chanterelle (8 classes / livraison prévue en septembre 2018)
 l’école Bernard Dubois (10 classes en 2019)
 les écoles Bugeaud/Quartier Libres (27 classes en 2020)
 la nouvelle école Ruffi (20 classes en 2019)
 l’école du Rouet (14 classes / livraison prévue en septembre 2017)
 l’école de La Capelette (8 classes / livraison prévue en septembre 2016)
 l’école de Sainte Marthe (15 classes / livraison prévue en septembre 2017)
 l’école Allar (8 classes en 2018)
 l’école Saint Louis/Valnatureal (13 classes en 2019)

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 6/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

La ville de Marseille a également décidé de lancer une opération de grande ampleur afin de
procéder au remplacement des 32 GEEP, qui représentent environ 10% du parc scolaire,
constituant une véritable opportunité pour accompagner les nouveaux changements :
réformes, changement des rythmes scolaires, scolarisation des tous petits, apprentissage
numérique, qui font que l’école change. L’établissement de La Roseraie (7ème
arrondissement) faisant actuellement l’objet d’une procédure de modernisation, le Plan Ecole
a donc pour objectif de remplacer les 31 autres GEEP par 28 nouveaux établissements, et
de construire 6 nouveaux établissements sur le territoire marseillais, le Plan Ecoles a donc
pour objectif de remplacer les 31 autres GEEP par 28 nouveaux établissements, et de
construire 6 nouveaux établissements sur le territoire marseillais – soit un total de 34 écoles
et groupes scolaires à construire.
Les enjeux de ce projet ambitieux sont multiples et visent à minimiser au maximum l’impact
des reconstructions sur la bonne continuité du service public, sur les conditions d’accueil des
enfants scolarisés et leurs apprentissages.
Les grands enjeux sont ainsi définis :
 Offrir aux jeunes marseillais des écoles neuves, et adaptées à l’évolution des
pratiques scolaires, notamment par l’introduction du numérique comme support
pédagogique,
 Innover sur l’ensemble des champs du projet : le montage contractuel, la gestion du
service public,
 Accompagner le développement urbain en anticipant les besoins scolaires et en
identifiant les secteurs en tension,
 Inscrire le développement durable dans toutes les composantes du projet :
construction, maintenance, et gestion énergétique,
 Communiquer sur la démarche auprès des acteurs en présence : Education
Nationale, Rectorat, élèves et parents d’élèves, enseignants.
Ainsi, la réflexion sur « l’école de demain » sera détaillée dans le cahier des charges par
objectifs, servant de socle à la procédure contractuelle qui sera retenue à l’issue de la phase
évaluation pour le renouvellement d’une partie des écoles marseillaises.

II.2.2 Caractéristiques fonctionnelles et techniques du projet

II.2.2.1 Avancement de la démarche

L’opération est aujourd’hui au stade des études préliminaires.
Pour cette opération, la Ville de Marseille a choisi d’être accompagnée par un Assistant à la
personne publique (APP), qui la conseille sur le plan juridique, technique, économique et
financier.
La gouvernance, en mode projet et en mode collaboratif est mise en place sous la forme
d’un premier Comité de Pilotage ayant eu lieu le 27 février 2017, et qui a réunit les élus
impliqués dans la démarche et les services.
Planning tenu :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 7/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 Lancement de l’opération : par délibération n°16/0175/ECSS du 1er avril 2016, le
Conseil Municipal a approuvé le lancement d'une consultation pour la réalisation
d'une mission d'assistance à l'évaluation préalable en vue du renouvellement des 32
groupes scolaires et écoles type GEEP.
 Avis d'Appel Public à la concurrence pour la désignation d'un APP : juillet 2016
 Conseil Municipal du 3 Octobre 2016 : Augmentation de l’Autorisation de Programme
d’un montant de 900 000 €
 Notification et démarrage du contrat d'APP : 31 janvier 2017

II.2.2.2 Périmètre des investissements

Le projet porte sur :
 la démolition des 31 établissements GEEP et leur remplacement par la construction
de 28 établissements, certains établissements démolis étant regroupés dans le cadre
du Plan Ecoles ;
 la construction de 6 nouveaux établissements, de 15 classes (5 écoles maternelles et
10 écoles élémentaires). Si leur liste n’est pas encore arrêtée de manière définitive,
les premiers sites envisagés sont les suivants :
o Marceau 2,
o Marceau 3,
o Docks Libres,
o XXL,
o Saint Loup,
o Château Gombert.
Pour chacun des établissements un gymnase de 600 m² est prévu ainsi qu’un plateau
d’évolution.
La réalisation de ce périmètre est prévue au travers de 3 marchés subséquents comportant
chacun 10 à 12 sites.
Le périmètre du projet est résumé dans le tableau ci-après :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 8/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Total
SHO projetée
Nb de classes classes Nb de
Surface compris
ETABLISSEMENTS EXISTANTS existantes existante ETABLISSEMENTS PROJETES classes
terrain Equipements
2016/2017 s projetées
Sportifs
2016-17

9 classes
1 - Amédée Autran Vallon de l’Oriol (7ème) 5 252 3M+5E 8 1
Modèle A 4 Mat + 5 Elem
9 3 235

15 classes
2 - Flotte (8ème) 17 865 5M+9E 14 2
Modèle B 5 Mat + 10 Elem
15 4 100

ème 5M+9E+1 15 classes
3 - Azoulay (8 ) 10 026 15 3
Modèle B 5 Mat + 10 Elem
15 4 100
CLIS
ème 15 classes
4 - Etienne Milan (8 ) 6 207 4 M +8 E 12 4
Modèle B 5 Mat + 10 Elem
15 4 100

15 classes
5 - Roy d’Espagne Chabrier 0 et 1(8ème) 15 992 5 M + 10 E 15 5
Modèle B 5 Mat + 10 Elem
15 4 100

24 classes
6 M + 15 E + 1 Modèle A 4 Mat + 5 Elem
6 - Maurelette (15ème) 10 502 23 6
+ Modèle B 5 Mat + 10
24 6 735
ADAP + 1 CLIS
Elem(dont 1 ADAP et 1 CLIS)

20 classes
7 - Castellas les Lions (15ème) 12 502 8 M +13 E 21 7
Modèle C
20 5 200

15 classes
Modèle B 5 Mat + 10 Elem(dont 1
6 M +8 E + 1
8- Aygalades Oasis (15ème) 22 911 16 8 ADAP et 1 CLIS) 15 4 100
ADAP + 1 CLIS classe m anquante dans
existant non GEEP
24 classes
6 M + 13 E +1 Modèle A 4 Mat + 5 Elem
9 - Saint Louis le Rove (15ème) 28 301 21 9
+ Modèle B 5 Mat + 10
24 6 735
CLIN + 1 CLIS
Elem(dont 1 CLIN +1 CLIS)
6 M+ 10 E + 2 20 classes
10 - Saint André la Castellane (16ème) 35 532 19 10
Modèle C
20 5 200
ADAP + 1 CLIS
24 classes
8 M + 16 E + 1 Modèle A (4 Mat + 5 Elem)
11- Parc Kallisté 1 et 2 (15ème) – 3 écoles 10 270 26 11
+ ModèleB 2(5 Mat + 10 Elem+ 1
26 6 845
CLIN + 1 ADAP
CLIN + 1 ADAP)

15 classes
6M+9E+1
12 - Notre Dame Limite (15ème) 11 459 16 12 ModèleB1(5 Mat + 10 Elem+ 1 16 4 155
CLIS CLIS)

Modèle D
13 - Les Olives (13ème) 11 303 7 E + 1 CLIS 8 13
10 classes Elem
10 2 946

15 classes
4M+6E+1
14 - Rose la Garde (13ème) 9 586 12 14 Modèle B 5 Mat + 10 Elem(dont 1 15 4 100
ADAP + 1 CLIS ADAP + 1 CLIS)

5M+7E+1 15 classes
15- Bouge (13ème) 6 456 14 15
Modèle B 5 Mat + 10 Elem
15 4 100
ADAP + 1 CLIS
9 classes
16 – Parc des Chartreux (13ème) 2 171 4M 4 16
Modèle A 4 Mat + 5 Elem
9 3 235

24 classes
7M+7 E + 7 E
Modèle A 4 Mat + 5 Elem +
17 - Eugène Cas (4ème) 7 523 (application) + 1 22 17 24 6 735
Modèle B 5 Mat + 10 Elem(dont 1
CLIS CLIS)
9M + 12 E 20 classes
18 - Malpassé les Oliviers B (13ème) 11 033 21 18
(+ 1 ULIS )ModèleC1
21 5 254
+1ULIS
10 E + 1 CLIN +
19 - Emile Vayssière 1 (14ème) 7 474 12
1 CLIS 24 classes
ème 4M+ 10 E + 1 Modèle A 4 Mat + 5 Elem +
20 - Emile Vayssière 2 (14 ) 6 600 16 19 26 6 845
CLIN + 1 ADAP ModèleB2(5 Mat + 10 Elem+2
CLIN /CLIS ou ADAP)
21- Maternelle Emile Vayssière (14ème) 6M 6

15 classes
7M+9E+1
22- Sainte Marthe (14ème) 7 452 17 20 Modèle B 15 4 100
CLIN 5 Mat + 10 Elem(dont 1 CLIN)

9 classes
23 - La Visitation (14ème) 6 379 3M+4E 7 21 Modèle A 9 3 235
4 Mat + 5 Elem

9 classes
24 - Roy d’Espagne 2 et Granados (9ème) 5 252 3M+5E 8 22
Modèle A 4 Mat + 5 Elem
9 3 235

15 classes
25 - Mazargues Vaccaro (9ème) 10916 5M+9E 14 23
Modèle B 5 Mat + 10 Elem
15 4100

26 - Saint Tronc Castel Roc (10ème) 15 635 6 M + 11 E 17
15 classes
24 15 4 100
Modèle B 5 Mat + 10 Elem
27 - Saint Thys (10ème) 13 244 2 M (E fermée) 2

18 classes
6M+9E+1
28 - Grande Bastide Cazaulx (12ème) 12 695 17 25 2 X Modèle A = 2 X ( 4 Mat + 5 18 5 870
ADAP + 1 CLIS Elem)

20 classes
29 - La Rosière et la Figone (12ème) 5 556 6M+14E 20 26
Modèle C
20 5200

Modèle D
30 - Montolivet (12ème) 2 522 10 E 10 27
10 classes Elem
10 2 946

Modèle D
31 - Les Trois Lucs (12ème) 5508 9E 9 28
10 classes Elem
10 2946

TOTAL 455 128 152

15 classes
6 Nouvelles écoles type B + 600 m² de gymnase 73 366 90 24 600
M odèle B 5 M at + 10 Elem.

TOTAL 34 Etablissements 73 366 152 752

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 9/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

II.2.2.3 Périmètre d’exploitation maintenance

La Ville de Marseille a retenu un périmètre identique pour les 34 sites qui peut être
synthétisé dans le tableau suivant :

Répartition des prestations d'entretien et maintenance et GER

Prestations / Installation A la charge du Titulaire Restant à la charge de la Ville

VRD

Réseaux extérieurs X

Voirie – trottoirs – caniveau - avaloirs X

GROS ŒUVRE

Fondations X

Murs - Planchers X

CLOS COUVERT

Façade X

Revêtements de façades X

Equipements de façades X

Menuiseries extérieures (dont volets roulants et volets roulants motorisés) X

Charpente X

Couverture X

Etanchéité X

Descentes d’eaux pluviales X

Métallerie X

Serrurerie X

CHAUFFAGE

Equipements et réseaux de distribution X

Régulation X

Equipements terminaux X

VENTILATION

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 10/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Répartition des prestations d'entretien et maintenance et GER

Prestations / Installation A la charge du Titulaire Restant à la charge de la Ville

Equipements et réseaux de distribution X

Régulation X

Equipements terminaux X

CLIMATISATION

Equipements et réseaux de distribution X

Régulation X

Equipements terminaux X

DESENFUMAGE

Exutoire de fumée X

Commande électrique X

Commande pneumatique X

Commande manuelle X

Consommables (cartouches CO2…) X

COURANTS FORTS

Poste de livraison / Transformateurs X

TGBT/TGS X

Tableaux divisionnaires X

Equipements et réseaux de distribution X

Equipements terminaux X

Equipements d'éclairage intérieur X

Eclairage de secours X

Relamping X

Paratonnerre et parafoudre X

SECURITE INCENDIE

Système de sécurité incendie (système de détection incendie et système
X
de mise en sécurité incendie)

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 11/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Répartition des prestations d'entretien et maintenance et GER

Prestations / Installation A la charge du Titulaire Restant à la charge de la Ville

Equipements de protection incendie (colonnes, RIA, extincteurs,
X
extinction automatique notamment des hottes de cuisine)

Commandes et signalisations DAS X

COURANTS FAIBLES

Réseaux VDI hors équipements actifs X

Pré-câblage VDI X

Gestion des équipements actifs (routeurs, switch, batteries, autocom…) X

Gestion des équipements actifs et passifs relatifs au bâti (GTB, SSI,
X
Sûreté)

Terminaux informatiques et téléphoniques X

Fourniture d'accès téléphonie fixe X

Fourniture d'accès internet X

GMAO X

Contrôle d'accès, Visiophonie X

Anti-intrusion X

GTB / GTC X

PLOMBERIE SANITAIRES

Réseaux distribution EF et ECS X

Production ECS X

Réseaux évacuation EU/EV/EP X

Arrosage automatique des espaces verts X

Equipements sanitaires X

APPAREILS ELEVATEURS

Ascenseurs, monte-charge X

Nacelle X

PORTES ET PORTAILS AUTOMATIQUES

Barrières levantes X

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 12/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Répartition des prestations d'entretien et maintenance et GER

Prestations / Installation A la charge du Titulaire Restant à la charge de la Ville

Portes automatiques X

Portails automatiques X

SECOND ŒUVRE

Revêtements de sols X

Revêtements muraux X

Faux plafonds X

Faux planchers X

Menuiseries intérieures et quincailleries X

Occultations intérieures X

Cloisons intérieures X

Signalétique X

ENERGIE ET FLUIDES

Achat et fourniture de chaleur X

Achat et fourniture d'électricité X

Achat et fourniture d'eau X

Gestion et pilotage des fluides et énergies X

Intéressement économie d'énergie X

TRAVAUX A LA SUITE DE DEGRADATIONS

X
Prise en charge des dégradations volontaires et involontaires (provision de 15 à 20
k€ par an)

Réalisation des travaux à la suite de dégradations volontaires et
X
involontaires

ASTREINTE

Astreinte (y compris logements de fonction) X

CONTRÔLE REGLEMENTAIRES

Contrôles techniques réglementaires X

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 13/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Répartition des prestations d'entretien et maintenance et GER

Prestations / Installation A la charge du Titulaire Restant à la charge de la Ville

X
X
Diagnostic périodique (sauf le dernier qui
est à la charge de la (pour le dernier)
Ville)

EQUIPEMENTS DE CUISINE

Gestion équipements CVC (groupes froid, hottes de cuisine y compris
X
ramonage)

Gestion des équipements raccordés aux fluides X

Renouvellement des équipements raccordés aux fluides X

Gestion équipements non raccordés aux fluides X

Renouvellement des équipements non raccordés aux fluides X

EQUIPEMENTS SPECIFIQUES

Maintenance des bacs à graisse X

Curage du bac à graisse et traitement des graisses X

Nettoyage et changement des filtres de cuisine X

Equipement et mobilier des cuisines X

Distributeurs automatiques, fontaines à eau et d’une manière générale
X
tous les équipements non fournis au titre du marché de partenariat

Réservoirs tampons et hydrocarbures X

MOBILIER INTERIEUR ET EXTERIEUR

Renouvellement du mobilier fixe (mobilier immobilier : banques
X
d’accueil, jardinières intérieures, mobiliers…)

Renouvellement du mobilier non fixé (mobilier de bureau, scolaire, petit
X
luminaire)

Renouvellement des équipements et mobiliers en extérieur (bancs,
X
panneaux de basket…)

OUTILS D’EXPLOITATION

Maquette numérique X

SERVICES

Nettoyage des locaux X

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 14/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Répartition des prestations d'entretien et maintenance et GER

Prestations / Installation A la charge du Titulaire Restant à la charge de la Ville

Nettoyage des façades X

Nettoyage des vitrages extérieurs X

Nettoyage des vitrages intérieurs X

Gestion des déchets X

3D (Dératisation, désinfection, désinsectisation) X

Entretien des espaces verts X

La maintenance des bâtiments existants en fonctionnement durant la phase réalisation des
travaux restera à la charge de la Ville.

II.2.2.4 Performances attendues

La Ville de Marseille a des ambitions environnementales importantes et souhaite que les
bâtiments obtiennent le label BEPOS Effinergie 2013.

II.2.2.5 Contraintes opérationnelles et techniques en lien notamment avec le service
public de l’enseignement, et risques associés

Sur les 34 sites retenus, 28 sont des sites existants dont les écoles doivent être maintenues
en fonctionnement. La coexistence entre la réalisation d’un chantier et le maintien d’activité
d’enseignement constitue une contrainte forte pour la réalisation des opérations.
Les nouvelles écoles n’ont pour la plupart pas le même périmètre que les écoles existantes,
ce qui implique que le personnel et le nombre d’élèves accueillis seront différents. Cette
modification du périmètre pédagogique impose que les nouvelles écoles soient
impérativement opérationnelles pour les rentrées scolaires de septembre, ce qui impose
consécutivement des mises à disposition durant l’été précédent la rentrée.
Pour les écoles dont le nombre de classes est augmenté par rapport à l’existant, cette
contrainte de rentrée de septembre imposera au Titulaire, en cas de retard, de prendre des
dispositions pour que la rentrée puisse se dérouler normalement. L’une des dispositions
possible est la mise en place de locaux provisoires (type bungalow) pour les classes
manquantes.
Dans l’hypothèse d’un chantier en Maîtrise d’Ouvrage Publique (MOP), c’est la Ville qui
devra prendre en charge la mise en place de ces mesures provisoires dans des délais
compatibles avec la rentrée, la Ville devra également en assumer le surcout.
Les bâtiments existants de type « GEEP » contiennent de l’amiante. Des diagnostics ont été
effectués révélant la présence d’amiante dans des dalles de sols, en façades et diverses

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 15/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

gaines. La présence d’amiante constitue toujours un risque majeur de dépassement de coût
et de délais.

III. COUT PREVISIONNEL DU PROJET

Sont présentés ci-après :
 les coûts prévisionnels du projet Plan Ecoles. Il est à noter que, conformément aux
préconisations de la DGFIP, les coûts du projet présentés ci-après sont identiques à
ceux détaillés dans l’Evaluation Préalable des Modes de Réalisation du Projet, dans
le cas du recours au Marché de Partenariat ;
 les coûts qui, dans le budget actuel de la Ville, se rapportent aux écoles incluses
dans le périmètre du projet (coûts qui disparaitront, car ils seront remplacés par les
redevances dues au Partenaire au titre du Marché de Partenariat).

III.1 Présentation des coûts du projet

III.1.1 Présentation globale du projet réalisé en Marché de Partenariat

III.1.1.1 Objet des Marchés subséquents de l’Accord cadre

Le projet d’accord cadre en MP porte sur :
 la démolition des 31 établissements GEEP et leur remplacement par la construction
de 28 établissements ;
 la construction de 6 nouveaux établissements.

En MP, il est fait l’hypothèse que l’ensemble de ces 34 opérations seront réalisées dans le
cadre de six contrats successifs, répartis en trois « vagues » de deux marchés, dans une
période de 4 ans. Pour l’analyse budgétaire du projet dans le cadre d’un déclenchement des
marchés subséquents dans une période de six ans (au lieu de quatre), se reporter à
l’Annexe I de la présente étude.
Pour les besoins de la simulation, les six contrats sont réputés représenter un volume
d’investissement identique.
Les dates d’achèvement des travaux, qui correspondent à ce stade à des hypothèses de
travail pour les besoins de la simulation, sont donc les suivantes :
 Première « vague » relative aux marchés subséquents 1 et 2 :
o Signature des marchés subséquents en mars 2019
o Livraison de 11 écoles en juillet 2021
 Deuxième « vague » relative aux marchés subséquents 3 et 4 :
o Signature des marchés subséquents en mars 2022
o Livraison de 11 écoles en juillet 2024

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 16/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 Troisième « vague » relative aux marchés subséquents 5 et 6 :
o Signature des marchés subséquents en décembre 2022
o Livraison de 12 écoles en juillet 2025

En phase d’exploitation, il est envisagé de confier au partenaire privé :
 la maintenance courante des bâtiments et espaces verts,
 le Gros Entretien et Renouvellement (GER) des bâtiments

III.1.1.2 Durée des Marchés subséquents de l’Accord cadre

Les simulations financières ont été établies sur la base d’une durée d’exploitation
prévisionnelle de 25 ans, à compter de la mise à disposition des ouvrages par le
partenaire.
Il est à noter que l’avis de publicité pourra indiquer une fourchette plutôt qu’une durée fixe et
la question de la recherche de la durée optimale pourra constituer l’un des sujets du dialogue
compétitif.

III.1.2 Coûts du projet

III.1.2.1 Coûts d’investissement

Il s’agit ici d’évaluer l’ensemble des coûts directs associés à la réalisation des ouvrages.

 Coûts des travaux
Les données technico-économiques intégrées dans les simulations sont conformes aux
estimations techniques réalisées par l’assistance technique de la Ville.
Le coût travaux déterminé et retenu à l’issue de l’analyse technique et financière est le
suivant :

Déconstruction des 31 établissements GEEP existants et
reconstruction de 28 établissements 324 016 247 €

Construction de 6 nouveaux établissements 54 796 957 €

Total (coût travaux HT) 378 813 204 €

 Coûts annexes
Aux coûts travaux, doivent être rajoutés les postes techniques suivants :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 17/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Maitrise d'œuvre 9,00%

Honoraires techniques divers (MOE-CPI-CSSI-CSPS) 1,00%

Aléas / surcoûts de maitrise d'ouvrage privée (rémunération du
promoteur en MP uniquement) 3,00%

Assurances et garanties 3,00%

TOTAL 16,00%

Les diagnostics sol et amiante sont estimés à 544 000 €.

 Coûts d’investissement hors taxe
Les coûts d’investissement hors taxe hors quantification des risques sont évalués pour
chaque montage, en euros valeur 2017, en MP : CP

Investissement

Coût des travaux avant indexation et risques 378 813 204 €

Coûts annexes 61 154 113 €
Maîtrise d'œuvre 34 093 188 €
Honoraires divers 3 788 132 €
Aléas / coût de maîtrise d'ouvrage 11 364 396 €
Assurances et garanties 11 364 396 €
Diagnostics 544 000 €
Total en euros HT 2017 439 967 317 €

 Hypothèses d’indexation des coûts d’investissement
Les coûts prévisionnels présentés ci-avant sont exprimés en valeur 2017.
Nous avons par conséquent intégré un coût prévisionnel d’indexation des travaux, sur la
base d’un taux d’indexation de 2,0% par an (ce qui correspond à une hypothèse
relativement prudente, puisque la prévision d’inflation de la Banque de France à l’horizon
2019 est de 1,5%).

 Frais financiers intercalaires et commissions bancaires
Entre la date du premier décaissement et la livraison définitive des équipements, l’ensemble
des dépenses d’investissement feront l’objet d’un préfinancement bancaire unique porté par
le partenaire privé. Ce préfinancement fait l’objet d’un crédit de construction, rémunéré à un
taux flottant margé.
Par conséquent, le montant à financer définitif en fin de travaux intègre une valorisation des
frais de portage des travaux en période de réalisation des travaux. Ces frais sont capitalisés
sur la durée des travaux :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 18/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 Les frais financiers intercalaires (FFI), qui correspondent au portage financier des
montants décaissés ;
 Les commissions d’arrangement, qui sont des frais forfaitaires généralement
versés à l’établissement financier à l’ouverture de la ligne de crédit ;
 Les commissions d’engagement (dit également « de non-utilisation des fonds »),
qui sont dus chaque mois aux établissements financiers sur la base du montant
engagé mais non tiré – c’est-à-dire de la part du montant maximal d’engagement
qui n’a pas été tirée au mois considéré.
Les hypothèses de taux de ces frais financiers et commissions sont détaillées infra.

 Montant à financier consolidé tenant compte de l’actualisation de
l’investissement et des frais financiers
A partir des dépenses d’investissement exprimées en euros 2017 et des hypothèses
d’inflation définies ci-dessus, le modèle financier détermine un montant à financer en euros
courants total pour l’ensemble des 34 écoles, en MP :

CP

Investissement

Coût des travaux avant indexation et risques 378 813 204 €

Coûts annexes 61 154 113 €
Maîtrise d'œuvre 34 093 188 €
Honoraires divers 3 788 132 €
Aléas / coût de maîtrise d'ouvrage 11 364 396 €
Assurances et garanties 11 364 396 €
Diagnostics 544 000 €
Total en euros HT 2017 439 967 317 €

Frais financiers à intégrer au MAF 20 117 449 €
Frais Financiers Intercalaires 12 514 723 €
Commissions bancaires 4 839 910 €
Commissions de non-utilisation 2 762 816 €

Coût d'indexation 47 313 581 €

Montant à financer HT 507 398 347 €

 Coûts de procédure
Outre les dépenses d’investissement, et dans une logique d’évaluation du coût global
supporté par la Ville, les coûts de procédure ont été rajoutés, à savoir en l’espèce les coûts
liés aux indemnités dues aux candidats non retenus.
L’hypothèse de travail retenue pour les besoins de la modélisation est celle d’une enveloppe
globale d’indemnités de 500.000€ par vague de marché subséquents, soit 1 500 000 € au
total (sur la base de trois vagues de marchés subséquents).

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 19/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Il s’agit d’une hypothèse de travail qui pourra être redéfinie dans le cadre de la consultation.

 Coûts interne à la Ville
La réalisation du projet nécessite la mobilisation d’équipes en interne à la Ville. Ces coûts
ont fait l’objet d’une valorisation, sur la base de l’estimation des ressources qui devront être
mobilisées.
L’estimation des ressources à mobiliser est la suivante :
Période Période
MP
travaux exploitation
Ingénieur 2 0
Technicien 1 2
Agent administratif Cat A 0 0
Agent administratif Cat C 0 0
TOTAL 3 2

Coût annuel 187 035 € 91 942 €

III.1.2.2 Coûts d’exploitation

a. Coûts d’entretien / maintenance et services et coûts de GER

Les hypothèses relatives au coût annuel de GER et d’entretien/maintenance ont été
valorisées lors de l’analyse technico-économique et sont détaillées ci-dessous :

Maintenance courante (niveaux 1 à 3) Services GER (niveaux 4 et 5) Total HT/an
Management, Contrôle Nettoyage Contrôles
Maintenance Espaces verts GER
outils, GMAO réglementaire vitrerie périodiques

Total HT/an 158 102 € 1 844 528 € 144 927 € 529 737 € 36 891 € 46 113 € 2 503 288 €

Total HT/an 2 147 558 € 566 628 € 2 549 401 € 5 263 587 €

Ces charges sont valorisées en intégrant une hypothèse d’inflation prudente de 2,0% par an.
Ce coefficient reflète l’application d’une formule de révision relative aux dépenses
d’exploitation. La difficulté de prévoir l’évolution de ces indices et la longue durée du contrat
impose de considérer cette hypothèse avec prudence.

 Entretien – maintenance et services (redevance R3)

Les coûts d’entretien/maintenance sont lissés sur la durée de modélisation, à partir de la
mise à disposition définitive de chaque école, soit 25 ans (100 trimestres).
Le coût annuel d’entretien et services (espaces verts / vitrerie) pour les 34 écoles est estimé
à 2 714 186 € Hors Taxes (HT), valeur 2017 (soit un coût moyen annuel par école de

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 20/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

79 829 € HT, valeur 2017), y compris les services d’entretien des espaces verts et de
nettoyage de la vitrerie inclus dans le marché de partenariat.

 Gros Entretien et Renouvellement (GER) (redevance R2)

Les coûts de GER sont lissés sur la durée de modélisation, à partir de la mise à disposition
définitive de chaque école, soit 25 ans (100 trimestres).
Le coût de GER annuel pour les 34 écoles est estimé à 2.549.401 €HT, valeur 2017 (soit un
coût moyen annuel par école de 74.982 €HT, valeur 2017).

b. Coûts de gestion, d’assurance et de fiscalité de la société de projet
La réalisation du projet en marché de partenariat reposera sur la création de sociétés
dédiées, dites special purpose vehicule (SPV).
La gestion de ces sociétés en phase d’exploitation entraîne des frais, pris en compte dans la
présente étude.
Les coûts de gestion sont lissés sur la durée du contrat, à partir de la mise à disposition
définitive de chaque école.
Ces frais représentent :
 les frais de gestion de la société de projet constituée pour le portage financier des
investissements, y compris les éventuelles commissions annuelles d’agent
bancaire ;
 les frais d’assurance ;
 la fiscalité applicable à la société de projet, notamment la Cotisation sur la Valeur
Ajoutée des Entreprises. Il est à noter que l’Impôt sur les Sociétés est
comptabilisé dans la redevance financière R1.
Les hypothèses retenues ont été déterminées en référence au coût d’investissement. Elles
sont les suivantes :

% du coût d'investissement Montant HT (toutes tranches confondues)

Gestion 0,10% 439 967 €

Assurance 0,10% 439 967 €

Fiscalité 0,05% 219 984 €
Total 0,25% 1 099 918 €

c. Synthèse
L’ensemble des coûts valorisés en phase d’exploitation sont présentés dans le tableau ci-
après :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 21/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

(€HT/an, valeur 2017) MP

Entretien courant 2 714 186 €

GER 2 549 401 €

Gestion, Assurance, Fiscalité 1 099 918 €

Total 6 363 505 €

III.1.2.3 Hypothèses fiscales

Les hypothèses fiscales retenues pour la réalisation des simulations sont les suivantes :

 Taxe sur la Valeur Ajoutée
Le partenaire privé, maitre d’ouvrage, est assujetti à la TVA. A ce titre, il pourra récupérer
par la voie fiscale la totalité de la TVA grevant l’ensemble des coûts d’investissement et
d’exploitation qu’il supporte au titre des sous-contrats.
L’investissement porté par le partenaire privé est donc financé sur une base « hors taxes ».
Toutefois, les redevances facturées par le partenaire privé à la Ville, y compris la redevance
financière R1, sont taxables à la TVA au taux plein (20%) :
 Seule la part de la redevance R1 se rapportant au remboursement du capital
(amortissement des emprunts et des instruments de fonds propres) ouvre droit pour
la Ville à perception du Fonds de Compensation de la TVA (FCTVA), qui permet en
année n+1 de percevoir une dotation équivalente à 16,404% de ladite part
« principal » de la redevance R1.
 Les autres redevances, et notamment la part « intérêts » de la redevance R1 (intérêts
dus au titre des emprunts bancaire et rémunération des fonds propres), n’ouvrent pas
droit à récupération de la TVA via le FCTVA.
La Ville supporte donc la TVA sur les intérêts refacturés par le partenaire privé sur les
instruments de financement qu’il met en place.

 Taxes générées par la réalisation des investissements
Le montant de taxe d’aménagement (et taxes afférentes) et/ou de la taxe foncière sur les
propriétés bâties qui pourrait être dues par le titulaire du MP n’ont pas été intégrées à ce
stade.

 Contribution Economique Territoriale
La contribution économique territoriale (CET) est composée :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 22/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 d’une part, d’une cotisation foncière des entreprises (CFE) assise sur les seules
valeurs locatives des biens passibles d’une taxe foncière. La CFE est due par
l’occupant des locaux. Elle ne devrait pas être due en l’espèce car les bâtiments sont
mis à la disposition de la Ville, qui bénéficie d’une exonération ;
 et, d’autre part, d’une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) assise
sur la valeur ajoutée des entreprises. Le barème de la CVAE est progressif, allant de
0% pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500 000 € à 1,5% pour
les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 50 000 000 €. La CVAE sera
due par le titulaire du MP, sur la base de la valeur ajoutée produite. Le montant de
cette CVAE est intégré dans les frais de gestion valorisés (cf. supra).

III.1.2.4 Structuration financière du contrat

La détermination des coûts financiers dans les deux montages se base sur une hypothèse
d’une distribution uniforme des travaux sur la durée de construction.
Pour les deux montages comparés, une marge de prudence de 100 points de base (bps)
a été appliquée sur l’ensemble des taux de financement présentés afin de tenir compte de
l’incertitude pesant sur ces derniers.

 Financement en phase travaux
Entre la date du premier décaissement et la livraison définitive des équipements, l’ensemble
des dépenses d’investissement fait l’objet d’un préfinancement bancaire unique. Ce
préfinancement fait l’objet d’un crédit de construction, rémunéré à un taux flottant margé.
Par conséquent, le montant à financer définitif en fin de travaux intègre pour le MP une
valorisation des frais de portage des travaux en période de réalisation des travaux. Ces frais
sont capitalisés sur la durée des travaux :
 Les frais financiers intercalaires (FFI), qui correspondent au portage financier des
montants décaissés ;
 Les commissions bancaires, commissions d’arrangement, qui sont des frais
forfaitaires généralement versés à l’établissement financier à l’ouverture de la
ligne de crédit ;
 Les commissions de non-utilisation des fonds, qui sont dus chaque mois aux
établissements financiers sur la base du montant engagé mais non tiré – c’est-à-
dire de la part du montant maximal d’engagement qui n’a pas été tirée au mois
considéré).
Est également intégré un crédit-relais pour le préfinancement de la TVA (portage entre la
date de décaissement et la date de récupération, soit un délai estimé à 3 mois).
Les conditions de financement simulées pour ce crédit sont les suivantes :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 23/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Taux de base Euribor 1 mois 0,50%

Marge bancaire 1,50%

Taux de financement 2,00%

Commission d'arrangement 1,00%

Commission d'engagement 0,50%

 Subventions
A titre prudentiel, aucune subvention n’a été intégrée au projet dans les présentes
simulations.
Si des subventions (par exemple de l’ADEME, de l’ANRU ou du Département) étaient
disponibles, elles seront intégrées dans le plan de financement et réduiront le coût du projet
pour la Ville

 Financement en phase d’exploitation
Le présent paragraphe expose les seuls coûts liés aux instruments de financement long
terme, les hypothèses relatives au préfinancement ayant été présentées supra.
Plusieurs modalités de structuration du financement peuvent être envisagées en marché de
partenariat, notamment :
 Le financement en « financeur investisseur » : dans ce cas, un établissement
financier est directement titulaire du contrat. Il assure directement le financement de
l’ouvrage. La construction et la maintenance sont réalisées dans le cadre de sous-
contrats, conclus entre l’établissement financier (partenaire privé) et des sociétés
spécialisées ;

 Le financement « corporate » : dans ce cas, une société préexistante,
généralement une grande société de construction ou de BTP, est titulaire du bail. Le
financement est assuré par recours à la dette bancaire ou, plus exceptionnellement,
sur les fonds propres du groupe ;

 Le financement en « société de projet » ou « special purpose vehicule (SPV) » :
dans ce cas, une société spécifique (dite SPV) est constituée pour porter le projet.
Les fonds propres de la SPV, apportés par les investisseurs, participent au
financement de l’opération. Le solde du besoin en financement est assuré par
recours à la dette bancaire. Ce montage est très fréquent lorsque la surface
financière du projet est importante, mais génère un certain nombre de surcoûts
(notamment liés aux conditions de rémunération des fonds propres et aux diverses
garanties spécifiques demandées par les établissements financiers prêteurs).

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 24/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Compte-tenu de la taille importante du projet (coûts d’investissement supérieurs à 50 millions
d’euros), nous avons retenu l’hypothèse d’un financement en société de projet. Il s’agit en
outre de l’hypothèse la plus prudente (puisque reposant sur le montage a priori le plus
coûteux).

Co-financement public (70%) :
Il est fait l’hypothèse d’un co-financement public du contrat, avec versement par la Ville
d’une échéance majorée de redevance R1, permettant de couvrir 70% des coûts
d’investissement. Il est précisé qu’il s’agit d’une hypothèse de travail retenue à ce stade de
l’étude de soutenabilité pour les besoins du calcul : le montant définitif du cofinancement
public sera déterminé ultérieurement (par exemple au cours de la négociation).
Ce cofinancement serait versé à la date de mise à disposition des ouvrages (c’est-à-dire
70% du besoin en financement de chaque groupe d’école à la mise à disposition du groupe
d’écoles considéré).
Ce cofinancement public est réputé être emprunté par la Ville auprès d’un créancier financier
(banque).
Pour la détermination des hypothèses de taux d’emprunt, et à titre d’hypothèse de travail, il
est pris comme hypothèse que la Ville pourrait avoir recours à :
 un financement de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) à hauteur de 50%
du besoin en financement total du projet (limite généralement retenue par la BEI)
 le solde du financement pourra être levé par la Ville auprès d’autres financeurs (par
exemple auprès du secteur bancaire commercial).
Ces financements ont été simulés en intégrant une marge de prudence de l’ordre de 100 bps
par rapport aux conditions actuelle. Ils sont réputés consentis aux conditions suivantes :
 Pour le financement BEI : taux all-in de 2,0%
 Pour le financement autre : taux all-in de 2,5%
Le taux du co-financement de 70% constitue à ce stade une hypothèse de travail, qui pourra
être modifiée en fonction des résultats du dialogue compétitif.

Financement par le partenaire privé (30%) :
Le solde du financement sera apporté par le secteur privé.
A ce stade du projet et à titre d’hypothèse de travail, les trois instruments de financement
suivants ont été intégrés :
 Fonds propres : Les fonds propres apportés par les investisseurs sont réputés couvrir
5% du besoin en financement total du projet (ce qui représente ici 17% de la part
financée par le partenaire privé). Ces fonds propres seraient apportés sous forme de
dette subordonnée d’actionnaire, amortissable sur la durée du contrat. Un objectif de
rentabilité des fonds propres de 11,00% a été intégré, ce qui correspond au taux
moyen rencontré dans les contrats comparables récemment conclus.

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 25/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 Dette bancaire non garantie (dette projet) : Le partenaire souscrira une dette bancaire
non garantie par la Ville. Dans les simulations, cette dette est réputée couvrir 5% du
besoin en financement total du projet (ce qui représente ici 17% de la part financée
par le partenaire privé). Les hypothèses de taux ont été déterminées en intégrant une
hypothèse de prudence de l’ordre de 100 bps par rapport aux conditions actuelle,
soit le taux suivant :

Taux de base swap 25a c.E3M 2,00%

Marge bancaire 2,00%

Taux de financement 4,00%

 Dette bancaire garantie par la Ville (dette Dailly) : Le partenaire souscrira une dette
bancaire bénéficiant d’une cession Dailly acceptée par la Ville à titre de garantie.
Dans les simulations, cette dette est réputée couvrir 20% du besoin en financement
total du projet (ce qui représente ici 67% de la part financée par le partenaire privé).
Les hypothèses de taux ont été déterminées en intégrant une hypothèse de prudence
de l’ordre de 100 bps par rapport aux conditions actuelle, soit le taux suivant :
Taux de base swap 25a c.E3M 2,00%
Marge bancaire 1,00%

Taux de financement 3,00%

Synthèse du plan de financement :
La structure de financement retenue est la suivante :

En % du En % du
besoin en besoin en dont MP 1 dont MP 2 dont MP 3
En € HT
financement financement (€HT) (€HT) (€HT)
total privé

Co-financement public 70,0% 355,2 M€ 113,3 M€ 119,8 M€ 122,1 M€
Emprunt BEI 50,0% 253,7 M€ 80,9 M€ 85,5 M€ 87,2 M€
Emprunt autre 20,0% 101,5 M€ 32,4 M€ 34,2 M€ 34,9 M€

Financement partenaire privé 30,0% 100,0% 152,2 M€ 48,6 M€ 51,3 M€ 52,3 M€
Fonds propres 5,0% 16,7% 25,4 M€ 8,1 M€ 8,6 M€ 8,7 M€
Dette projet 5,0% 16,7% 25,4 M€ 8,1 M€ 8,6 M€ 8,7 M€
Dette Dailly 20,0% 66,7% 101,5 M€ 32,4 M€ 34,2 M€ 34,9 M€

TOTAL 100,0% 507,4 M€ 161,9 M€ 171,1 M€ 174,5 M€

Remarques :
 La structuration financière ci-dessus permet, en tenant compte des différentes
maturités des instruments, de respecter le ratio de créance cédée de 80% de la

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 26/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

rémunération due par la personne publique au titre des coûts d’investissement et des
coûts de financement.
 Les flux financiers liés au financement en période d’exploitation ont été projetés à
partir du coût moyen pondéré du capital (WACC) issu des hypothèses ci-dessus, de
2,85%.
 Le cofinancement public est soumis à TVA. Il a la nature d’une échéance majorée de
redevance R1 « capital » qui ouvre droit à perception du FCTVA en année n+1. Dans
les simulations, il est considéré que le montant emprunté par la Ville (auprès de la
BEI et des banques commerciales) est égal au montant Toutes Taxes Comprises
(TTC) réduit du FCTVA récupéré :

MP 1 MP 2 MP 3 TOTAL
Co-financement public HT 113,3 M€ 119,8 M€ 122,1 M€ 355,2 M€
TVA versée 22,7 M€ 24,0 M€ 24,4 M€ 71,0 M€
FCTVA reçue -22,3 M€ -23,6 M€ -24,0 M€ -69,9 M€

Emprunt 113,7 M€ 120,1 M€ 122,5 M€ 356,3 M€
dont BEI 81,2 M€ 85,8 M€ 87,5 M€ 254,5 M€
dont banques commerciales 32,5 M€ 34,3 M€ 35,0 M€ 101,8 M€

III.1.3 Recettes du projet – valorisation foncière

La valorisation des emprises constructibles constitue un enjeu important pour la Ville de
Marseille. Il est attendu que les projets puissent intégrer la construction et la valorisation de
surfaces pouvant être commercialisées.
Les terrains d’assiette de certains groupes scolaires permettent ainsi d’envisager une
opération immobilière connexe à la réalisation du groupe scolaire, imbriquée (superposition)
ou adjacente (juxtaposition) à celui-ci mais intégrant les contraintes fonctionnelles et
techniques liées au groupe scolaire, et à ce stade du projet, les emprises susceptibles d’être
valorisées ne sont pas définitivement arrêtées.
A titre d’hypothèse de travail très prudente, la Ville a fait le choix de réaliser l’ensemble des
simulations sans intégrer de produits issus de la valorisation des emprises. Les recettes liées
à cette valorisation immobilière n’ont donc pas été intégrées dans la présente étude.
Il s’agit d’une approche conservatrice, qui permet une parfaite comparabilité des montages
et garantit la pertinence de l’étude de soutenabilité budgétaire du projet.

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 27/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.1.4 Coût complet du projet de marché de partenariat

Le tableau qui figure ci-après présente l’échéancier annuel prévisionnel des décaissements, pour la Ville, du projet de MP. Cet échéancier est présenté T.T.C. et récupération FCTVA inclus.

Flux de décaissement TTC

TOTAL 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049 2050 2051
Échéance bancaire - remboursements 356 298 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 1 735 k€ 3 507 k€ 3 583 k€ 5 501 k€ 9 345 k€ 11 430 k€ 11 674 k€ 11 925 k€ 12 180 k€ 12 441 k€ 12 708 k€ 12 980 k€ 13 258 k€ 13 542 k€ 13 832 k€ 14 129 k€ 14 432 k€ 14 741 k€ 15 057 k€ 15 379 k€ 15 709 k€ 16 046 k€ 16 389 k€ 16 741 k€ 17 099 k€ 14 518 k€ 11 881 k€ 12 136 k€ 9 267 k€ 3 135 k€ 0 k€
Échéance bancaire - intérêts 107 536 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 1 213 k€ 2 389 k€ 2 313 k€ 3 524 k€ 6 010 k€ 7 128 k€ 6 883 k€ 6 633 k€ 6 377 k€ 6 116 k€ 5 850 k€ 5 577 k€ 5 299 k€ 5 015 k€ 4 725 k€ 4 428 k€ 4 126 k€ 3 816 k€ 3 500 k€ 3 178 k€ 2 848 k€ 2 512 k€ 2 168 k€ 1 817 k€ 1 458 k€ 1 061 k€ 780 k€ 526 k€ 233 k€ 34 k€ 0 k€
Service de la dette Ville 463 834 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 2 948 k€ 5 896 k€ 5 896 k€ 9 024 k€ 15 355 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 18 557 k€ 15 578 k€ 12 661 k€ 12 661 k€ 9 500 k€ 3 169 k€ 0 k€

Loyer financier - remboursements 182 663 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 689 k€ 1 403 k€ 1 455 k€ 2 237 k€ 3 780 k€ 4 653 k€ 4 826 k€ 5 008 k€ 5 199 k€ 5 400 k€ 5 611 k€ 5 833 k€ 6 066 k€ 6 313 k€ 6 573 k€ 6 849 k€ 7 140 k€ 7 449 k€ 7 776 k€ 8 124 k€ 8 495 k€ 8 889 k€ 9 309 k€ 9 758 k€ 10 238 k€ 8 757 k€ 7 204 k€ 7 569 k€ 6 085 k€ 3 977 k€ 0 k€
Loyer financier - intérets 132 369 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 1 306 k€ 2 586 k€ 2 535 k€ 3 866 k€ 6 587 k€ 7 865 k€ 7 692 k€ 7 510 k€ 7 319 k€ 7 118 k€ 6 907 k€ 6 685 k€ 6 452 k€ 6 205 k€ 5 944 k€ 5 669 k€ 5 378 k€ 5 069 k€ 4 742 k€ 4 394 k€ 4 023 k€ 3 629 k€ 3 209 k€ 2 760 k€ 2 280 k€ 1 716 k€ 1 325 k€ 960 k€ 510 k€ 127 k€ 0 k€
FCTVA récupéré -29 964 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ -113 k€ -230 k€ -239 k€ -367 k€ -620 k€ -763 k€ -792 k€ -822 k€ -853 k€ -886 k€ -920 k€ -957 k€ -995 k€ -1 036 k€ -1 078 k€ -1 123 k€ -1 171 k€ -1 222 k€ -1 276 k€ -1 333 k€ -1 393 k€ -1 458 k€ -1 527 k€ -1 601 k€ -1 679 k€ -1 436 k€ -1 182 k€ -1 242 k€ -998 k€ -652 k€
Loyer financier R1 285 069 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 1 995 k€ 3 877 k€ 3 759 k€ 5 865 k€ 10 001 k€ 11 898 k€ 11 755 k€ 11 726 k€ 11 696 k€ 11 665 k€ 11 632 k€ 11 598 k€ 11 561 k€ 11 523 k€ 11 482 k€ 11 440 k€ 11 394 k€ 11 347 k€ 11 296 k€ 11 242 k€ 11 185 k€ 11 125 k€ 11 060 k€ 10 991 k€ 10 917 k€ 8 793 k€ 7 092 k€ 7 347 k€ 5 354 k€ 3 106 k€ -652 k€

GER (loyer R2) 114 502 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 563 k€ 1 148 k€ 1 171 k€ 1 792 k€ 3 047 k€ 3 729 k€ 3 804 k€ 3 880 k€ 3 958 k€ 4 037 k€ 4 117 k€ 4 200 k€ 4 284 k€ 4 369 k€ 4 457 k€ 4 546 k€ 4 637 k€ 4 730 k€ 4 824 k€ 4 921 k€ 5 019 k€ 5 119 k€ 5 222 k€ 5 326 k€ 5 433 k€ 4 618 k€ 3 768 k€ 3 844 k€ 2 940 k€ 1 000 k€ 0 k€
Entretien courant (loyer R3) 121 903 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 599 k€ 1 223 k€ 1 247 k€ 1 908 k€ 3 244 k€ 3 970 k€ 4 050 k€ 4 131 k€ 4 213 k€ 4 298 k€ 4 384 k€ 4 471 k€ 4 561 k€ 4 652 k€ 4 745 k€ 4 840 k€ 4 937 k€ 5 035 k€ 5 136 k€ 5 239 k€ 5 343 k€ 5 450 k€ 5 559 k€ 5 671 k€ 5 784 k€ 4 916 k€ 4 012 k€ 4 092 k€ 3 130 k€ 1 064 k€ 0 k€
Frais de gestion et assurances (loyer R4) 49 401 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 243 k€ 495 k€ 505 k€ 773 k€ 1 315 k€ 1 609 k€ 1 641 k€ 1 674 k€ 1 707 k€ 1 742 k€ 1 776 k€ 1 812 k€ 1 848 k€ 1 885 k€ 1 923 k€ 1 961 k€ 2 001 k€ 2 041 k€ 2 081 k€ 2 123 k€ 2 165 k€ 2 209 k€ 2 253 k€ 2 298 k€ 2 344 k€ 1 992 k€ 1 626 k€ 1 658 k€ 1 269 k€ 431 k€ 0 k€
Frais d'exploitation des bâtiments 285 807 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 1 405 k€ 2 867 k€ 2 924 k€ 4 474 k€ 7 605 k€ 9 308 k€ 9 495 k€ 9 685 k€ 9 878 k€ 10 076 k€ 10 277 k€ 10 483 k€ 10 693 k€ 10 906 k€ 11 125 k€ 11 347 k€ 11 574 k€ 11 805 k€ 12 042 k€ 12 282 k€ 12 528 k€ 12 779 k€ 13 034 k€ 13 295 k€ 13 561 k€ 11 527 k€ 9 406 k€ 9 594 k€ 7 339 k€ 2 495 k€ 0 k€

Frais de procédure Ville [hors personnel] 1 624 k€ 0 k€ 0 k€ 531 k€ 541 k€ 552 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€ 0 k€

Total 1 036 333 k€ 0 k€ 0 k€ 531 k€ 541 k€ 6 900 k€ 12 639 k€ 12 579 k€ 19 363 k€ 32 961 k€ 39 764 k€ 39 807 k€ 39 968 k€ 40 132 k€ 40 298 k€ 40 467 k€ 40 638 k€ 40 811 k€ 40 986 k€ 41 164 k€ 41 344 k€ 41 526 k€ 41 709 k€ 41 895 k€ 42 082 k€ 42 270 k€ 42 460 k€ 42 651 k€ 42 843 k€ 43 035 k€ 35 898 k€ 29 159 k€ 29 602 k€ 22 193 k€ 8 770 k€ -652 k€

MP
45 000 000€

40 000 000€

35 000 000€

30 000 000€

25 000 000€

20 000 000€

15 000 000€

10 000 000€

5 000 000€


2017

2019

2021

2023

2025

2027

2032

2034

2036

2038

2040

2042

2044

2046

2048

2050
2018

2020

2022

2024

2026

2028
2029
2030
2031

2033

2035

2037

2039

2041

2043

2045

2047

2049

Échéance finanicère Loyer financier GER Entretien Gestion Frais projet

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 28/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.1.5 Montant de la dette souscrite au titre du projet

Le tableau ci-après présente le niveau de dette long terme (y compris dette d’actionnaire privé) tiré et remboursé pour chaque exercice :

2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049 2050 2051
Dette tirée
Dette publique Ville 356 298 k€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 113,2 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 120,1 M€ 123,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€
Dette privée 152 220 k€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 48,4 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 51,3 M€ 52,5 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€
Dette remboursée
Dette publique Ville -356 298 k€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ -1,7 M€ -3,5 M€ -3,6 M€ -5,5 M€ -9,3 M€ -11,4 M€ -11,7 M€ -11,9 M€ -12,2 M€ -12,4 M€ -12,7 M€ -13,0 M€ -13,3 M€ -13,5 M€ -13,8 M€ -14,1 M€ -14,4 M€ -14,7 M€ -15,1 M€ -15,4 M€ -15,7 M€ -16,0 M€ -16,4 M€ -16,7 M€ -17,1 M€ -14,5 M€ -11,9 M€ -12,1 M€ -9,3 M€ -3,1 M€ 0,0 M€
Dette privée -152 220 k€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ -0,6 M€ -1,2 M€ -1,2 M€ -1,9 M€ -3,2 M€ -3,9 M€ -4,0 M€ -4,2 M€ -4,3 M€ -4,5 M€ -4,7 M€ -4,9 M€ -5,1 M€ -5,3 M€ -5,5 M€ -5,7 M€ -6,0 M€ -6,2 M€ -6,5 M€ -6,8 M€ -7,1 M€ -7,4 M€ -7,8 M€ -8,1 M€ -8,5 M€ -7,3 M€ -6,0 M€ -6,3 M€ -5,1 M€ -3,3 M€ 0,0 M€
Montant net 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 159,3 M€ -4,7 M€ -4,8 M€ 164,1 M€ 163,0 M€ -15,3 M€ -15,7 M€ -16,1 M€ -16,5 M€ -16,9 M€ -17,4 M€ -17,8 M€ -18,3 M€ -18,8 M€ -19,3 M€ -19,8 M€ -20,4 M€ -20,9 M€ -21,5 M€ -22,1 M€ -22,8 M€ -23,5 M€ -24,1 M€ -24,9 M€ -25,6 M€ -21,8 M€ -17,9 M€ -18,4 M€ -14,3 M€ -6,4 M€ 0,0 M€

L’évolution prévisionnelle du stock de dette long terme (y compris dette d’actionnaire privé) relatif au projet est le suivant :

2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049 2050 2051

Dette publique Ville 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 111,5 M€ 108,0 M€ 104,4 M€ 219,0 M€ 332,6 M€ 321,2 M€ 309,5 M€ 297,6 M€ 285,4 M€ 273,0 M€ 260,3 M€ 247,3 M€ 234,0 M€ 220,5 M€ 206,7 M€ 192,5 M€ 178,1 M€ 163,4 M€ 148,3 M€ 132,9 M€ 117,2 M€ 101,2 M€ 84,8 M€ 68,0 M€ 50,9 M€ 36,4 M€ 24,5 M€ 12,4 M€ 3,1 M€ 0,0 M€ 0,0 M€
Dette privée 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 47,8 M€ 46,6 M€ 45,4 M€ 94,9 M€ 144,2 M€ 140,4 M€ 136,4 M€ 132,2 M€ 127,8 M€ 123,3 M€ 118,7 M€ 113,8 M€ 108,8 M€ 103,5 M€ 98,0 M€ 92,3 M€ 86,4 M€ 80,1 M€ 73,7 M€ 66,9 M€ 59,8 M€ 52,4 M€ 44,7 M€ 36,5 M€ 28,0 M€ 20,7 M€ 14,7 M€ 8,4 M€ 3,3 M€ 0,0 M€ 0,0 M€
Montant total du capital restant dû 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 0,0 M€ 159,3 M€ 154,6 M€ 149,8 M€ 313,9 M€ 476,9 M€ 461,6 M€ 445,9 M€ 429,8 M€ 413,3 M€ 396,3 M€ 378,9 M€ 361,1 M€ 342,8 M€ 324,0 M€ 304,7 M€ 284,8 M€ 264,5 M€ 243,5 M€ 222,0 M€ 199,8 M€ 177,0 M€ 153,6 M€ 129,4 M€ 104,6 M€ 78,9 M€ 57,1 M€ 39,2 M€ 20,8 M€ 6,4 M€ 0,0 M€ 0,0 M€

Stock dette Stock dette - zoom à 10 ans
500 000 000 €
500 000 000 € 450 000 000 €
400 000 000 €
400 000 000 €
350 000 000 €
300 000 000 €
300 000 000 €
250 000 000 €
200 000 000 € 200 000 000 €
150 000 000 €
100 000 000 € 100 000 000 €
50 000 000 €
€ €
2020

2026

2032

2041

2047
2017

2023

2029

2035
2038

2044

2050
2053

2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 29/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.1.5.1 Cout complet du projet

Le coût complet du projet, tel que présenté ci-avant, avec TVA incluse et déduction des
droits FCTVA, est le suivant :

Coûts inclus dans Coûts non inclus
€ TTC (FCTVA déduit) le Marché de dans le Marché Coût total
Partenariat de Partenariat

Redevance R1 (investissement / co-financement public) 356 298 366 € 356 298 366 €
Redevance R1 (investissement / financement par partenaire) 152 699 300 € 152 699 300 €
Total investissement 508 997 666 € - € 508 997 666 €

Redevance R1 (intérets) 132 369 479 € 132 369 479 €
Intérets bancaires Dette Ville 107 535 661 € 107 535 661 €
Total financement 132 369 479 € 107 535 661 € 239 905 139 €

Redevance R2 (GER) 114 502 299 € 114 502 299 €
Redevance R3 (Entretien) 121 903 356 € 121 903 356 €
Redevance R4 (Gestion) 49 401 084 € 49 401 084 €
Total 285 806 739 € - € 285 806 739 €

Coûts de procédure du projet 1 624 000 € 1 624 000 €

Coût total 927 173 884 € 109 159 661 € 1 036 333 545 €

III.1.5.2 Comptabilisation des loyers dans le compte administratif de la Ville

La comptabilisation des redevances du Marché de Partenariat est conditionnée par la nature
de charges ou d’investissements couverts par ce loyer, selon la nomenclature M14.
 La part « remboursement du financement privé » de la redevance R1 représente le
montant annuel à rembourser du partenaire privé que la personne publique couvre.
Cette part sera affectée en dépenses d’investissement dans le compte « dettes et
assimilés », car elle est considérée comme une dette envers le partenaire privé. En
contrepartie, pour matérialiser les tirages sur cet emprunt, ceux-ci seront affectés en
recettes d’investissement.
 La part de la redevance R1 « remboursement des intérêts » liés à l’emprunt du
partenaire privé est affectée aux « charges financières » dans la section de
fonctionnement.
 Les redevances R2 et R3 correspondant respectivement aux dépenses d’entretien
courant et de GER sont placées dans les charges à caractère général.
 La redevance R4 est considérée comme une dépense entrant dans les dépenses de
gestion courante.

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 30/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

III.2 Coûts d’entretien courant et de GER économisés

Afin de définir l’impact du projet sur la soutenabilité budgétaire de la Ville, il faut prendre en
compte les coûts que la Ville ne devra plus prendre en charge à la suite de la démolition des
établissements existants.
Il s’agit des coûts actuellement supportés par la Ville, notamment dans le cadre de marchés
publics d’entretien, qui ont vocation à être « remplacés » par les redevances du marché de
partenariat.
Les coûts identifiés, dans le budget 2016 de la Ville, sont les suivants :

 Coût moyen des opérations de maintenance courante des écoles dans le
périmètre du projet

Le coût moyen des opérations de maintenance courante des écoles dans le périmètre du
projet a été déterminé sur la base d’une clé de répartition théorique par classe.
Dans le budget 2016, le coût total des opérations de travaux, réparation et maintenance
courant est de 3 615 225€ TTC.
Considérant le nombre total de classes, soit 3 200, cela représente donc un coût moyen par
classe de 1130€/ an.
Le projet Plan Ecoles intégrant une déconstruction-reconstruction de 455 classes, le coût
pris en compte est le suivant :

1 130 € par classe

X 455 classes

= 514 040 € total (projet Plan Ecoles)

 Coût moyen des opérations de gros entretien des écoles dans le périmètre du
projet

Le coût moyen des opérations de gros entretien a été déterminé sur la base d’une clé de
répartition théorique par classe.
S’agissant d’une dépense plus incertaine, plus volatile que les dépenses de maintenance,
relativement stable, il est préférable, dans le présent cas, de faire une moyenne des derniers
exercices connus. Sur les budgets 2014, 2015 et 2016, le coût total des opérations de gros
entretien (dit « OPA » dans les documents analytiques de la Ville) est de 7 800 000€ TTC.
Considérant le nombre total de classes, soit 3 200, cela représente un coût moyen par
classe de 2437€/ an :
Le projet Plan Ecoles intégrant une déconstruction-reconstruction de 455 classes, le coût
pris en compte est le suivant :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 31/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

2 437 € par classe

455 classes

1 109 062 € total (projet Plan Ecoles)

 TOTAL

Maintenance 514 040 €
GER moyen 1 109 062 €
TOTAL TTC 1 623 102 €

Les charges d’exploitation des 455 classes concernées par le projet Plan Ecole
correspondent à un montant de 1,6 millions d’euros. Ces dépenses ayant vocation à être
« remplacées » par les redevances du marché de partenariat, ce montant est donc soustrait
au budget dans la partie prospective.

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 32/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

IV. PRESENTATION SYNTHETIQUE DE LA SITUATION FINANCIERE DE LA VILLE
SUR LES CINQ DERNIERES ANNEES

Le présent chapitre vise à rappeler les principales caractéristiques du budget de la Ville de
Marseille. Il s’agit d’une vision rétrospective, sur les 5 derniers exercices, donc avant impact
du Plan Ecoles.

IV.1 Grandes masses du budget de la Ville
La Ville des Marseille comportait en 2016, en sus du budget général, 5 budgets annexes :
 Services des Pompes Funèbres
 Stade Orange Vélodrome
 Espaces Evènementiels
 Espace Opéra et Odéon
 Pôle Média Belle de Mai.

L’équilibre global de ces budgets est présenté ci-après :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 33/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Budget principal

2012 2013 2014 2015 2016
Total des dépenses réelles de fonctionnement 938 580 185 1 000 414 385 966 690 664 1 008 395 064 985 524 563
Total des recettes réelles de fonctionnement 1 109 003 187 1 179 354 452 1 144 837 423 1 175 225 104 1 149 542 077
Produits de cession (exclus) 18 033 150 49 578 459 22 867 416 13 822 093 12 484 367
Epargne brute (RRF-775)-DRF 152 389 852 129 361 608 155 279 343 153 007 947 151 533 147
Remboursement de la dette (16 sauf : 166 16449 165) 170 417 632 158 447 703 164 965 127 160 067 882 161 544 155
Epargne nette -18 027 779 -29 086 095 -9 685 784 -7 059 935 -10 011 008
Encours de dette long terme 1 805 572 741 1 841 379 609 1 852 200 566 1 823 758 221 1 789 499 067
Capacité de désendettement 11,8 14,2 11,9 11,9 11,8

Budgets annexes

Espace Evènementiels 2012 2013 2014 2015 2016
Total des dépenses réelles d'exploitation 2 064 974 2 064 974 2 564 027 383 408 2 285 549
Total des recettes réelles d'exploitation 2 431 661 2 431 661 2 698 728 3 315 898 3 229 682
Subventions d'équilibre 0 418 000 133 412 942 057 460 091
Epargne brute (RRF-774)-DRF 366 687 -51 313 1 289 1 990 433 484 042
Remboursement de la dette (16 sauf : 166 16449 165) 215 066 0 221 518 404 088 221 518
Epargne nette -215 066 418 000 -88 106 537 969 238 573
Encours de dette long terme 4 000 000 8 210 934 9 496 415 10 156 327 10 070 467
Capacité de désendettement 10,9 -160,0 7367,3 5,1 20,8

Pôle Média Belle de Mai 2012 2013 2014 2015 2016
Total des dépenses réelles de fonctionnement 2 379 915 2 379 915 2 491 988 1 545 243 1 864 385
Total des recettes réelles de fonctionnement 2 836 796 2 836 796 2 392 147 2 396 778 2 447 050
Subventions d'équilibre 0 0 0 0 0
Epargne brute (RRF-775)-DRF 456 881 456 881 -99 841 851 535 582 665
Remboursement de la dette (16 sauf : 166 16449 165) 0 0 0 0 0
Epargne nette 456 881 456 881 -99 841 851 535 582 665
Encours de dette long terme 0 0 0 0 0
Capacité de désendettement 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0

Service des Pompes Funèbres 2012 2013 2014 2015 2016
Total des dépenses réelles d'exploitation 6 026 397 6 026 397 5 398 155 5 451 970 6 908 682
Total des recettes réelles d'exploitation 5 557 940 5 557 940 6 085 952 7 458 538 6 236 684
Subventions d'équilibre 0 0 0 0 0
Epargne brute (RRF-775)-DRF -468 457 -468 457 687 797 2 006 568 -671 998
Remboursement de la dette (16 sauf : 166 16449 165) 88 812 93 252 97 915 8 895 97 915
Epargne nette -557 269 -561 709 589 882 1 997 673 -769 913
Encours de dette long terme 191 168 97 915 300 000 291 104 278 929
Capacité de désendettement -0,4 -0,2 0,4 0,1 -0,4

Stade Vélodrome 2012 2013 2014 2015 2016
Total des dépenses réelles d'exploitation 2 780 546 2 780 546 9 807 645 23 271 358 24 152 976
Total des recettes réelles d'exploitation 3 485 356 3 485 356 11 701 217 28 998 222 35 537 374
Subventions d'équilibre 3 624 143 3 429 712 7 283 465 13 209 638 15 418 061
Epargne brute (RRF-775)-DRF - 2 919 333 - 2 724 902 - 5 389 893 - 7 482 774 - 4 033 663
Remboursement de la dette (16 sauf : 166 16449 165) 615 220 639 829 1 903 519 5 775 334 1 903 519
Epargne nette -3 534 553 -3 364 731 -7 293 412 -13 258 108 -5 937 182
Encours de dette long terme 35 884 780 35 244 950 43 322 688 42 371 398 41 296 844
Capacité de désendettement -12,3 -12,9 -8,0 -5,7 -10,2

Opéra et Odéon 2012 2013 2014 2015 2016
Total des dépenses réelles fonctionnement 20 809 269 21 151 700
Total des recettes réelles fonctionnement 4 567 947 21 822 857
Subventions d'équilibre 17 556 634 17 360 281
Epargne brute (RRF-775)-DRF -33 797 956 -16 689 124
Remboursement de la dette (16 sauf : 166 16449 165) 803 088 842 776
Epargne nette -34 601 044 -17 531 900
Encours de dette long terme 11 180 149 11 290 372
Capacité de désendettement 1,0 1,1

Palais Omnisport 2012 2013
Total des dépenses réelles fonctionnement 2 805 077 2805077
Total des recettes réelles fonctionnement 3 721 935 3 721 935
Subventions d'équilibre 3 305 144 2 945 010
Epargne brute (RRF-775)-DRF -2 388 286 -2 028 152
Remboursement de la dette (16 sauf : 166 16449 165) 786 211 890 624
Epargne nette -3 174 497 -2 918 776
Encours de dette long terme 13 009 888 12 119 263
Capacité de désendettement -5,4 -6,0

TOTAL des budgets annexes 2012 2013 2014 2015 2016
Total des dépenses réelles d'exploitation 16 056 909 16 056 909 20 261 815 51 461 248 56 363 292
Total des recettes réelles d'exploitation 18 033 688 18 033 688 22 878 044 46 737 383 69 273 647
Subventions d'équilibre 6 929 287 6 792 722 7 416 877 31 708 329 33 238 433
Epargne brute (RRF-775)-DRF -4 952 508 -4 815 943 -4 800 648 -36 432 194 -20 328 078
Remboursement de la dette (16 sauf : 166 16449 165) 1 705 309 1 623 705 2 222 952 6 991 405 3 065 728
Epargne nette -6 657 817 -6 439 648 -7 023 600 -43 423 599 -23 393 806
Encours de dette long terme 53 085 835 55 673 062 53 119 103 63 998 978 62 936 612
Capacité de désendettement 10,7 11,6 11,1 1,8 3,1

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 34/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

L’équilibre global des budgets annexes est dont très marginal sur le total :

Epargne brute des différents budgets (moyenne à 5 ans)

Palais Omnisport

Opéra et Odéon

Stade Vélodrome

Service des Pompes Funèbres

Pôle Média Belle de Mai

Espace Evènementiels

Budget principal

-50 000 000 0 50 000 000 100 000 000 150 000 000 200 000 000

Pour la suite de l’analyse, les impacts seront analysés sur le seul budget principal.

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 35/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

IV.2 Détail de l’équilibre du budget principal de la Ville

IV.2.1 Section de fonctionnement

IV.2.1.1 Dépenses de fonctionnement

L’évolution des dépenses de la section de fonctionnement est la suivante :
2012 2013 2014 2015 2016
SECTION DE FONCTIONNEMENT
Dépenses de fonctionnement

Charges à caractère général 173 474 183 201 663 549 167 901 903 166 731 247 177 118 078
Charges de personnel et assimilés 550 448 596 567 619 693 581 899 626 580 122 686 572 541 733
Atténuations de produits 12 660 985 12 825 244 13 087 432 13 231 958 11 365 593
Autres charges de gestion courante 109 865 137 120 408 205 116 724 447 123 625 691 119 822 588
Frais de fonctionnement groupes d'élus 644 148 659 305 627 216 835 072 821 117
Total des dépenses de gestion courante 847 093 049 903 175 996 880 240 624 884 546 654 881 669 109
Charges financières 57 960 805 57 283 947 55 244 707 53 252 846 50 698 574
Charges exceptionnelles 33 526 331 39 954 442 31 205 333 70 595 564 53 156 880
Dotations provisions semi-budgétaires 0 0 0 0 0
Dépenses imprévues 0 0 0 0 0
Total des dépenses réelles de fonctionnement 938 580 185 1 000 414 385 966 690 664 1 008 395 064 985 524 563
Virement à la section d'investisssement 0 0 0 0 0
Opé d'ordre de transferts entre sections 81 296 565 110 738 899 99 487 002 79 487 177 72 480 014
Opé d'ordre à l'intérieur de la section fonct. 0 0 0 18 764 000 16 893 000
Total des dépenses d'ordre de fonctionnement 81 296 565 110 738 899 99 487 002 98 251 177 89 373 014
TOTAL 1 019 876 750 1 111 153 284 1 066 177 666 1 106 646 241 1 074 897 577

Recettes de fonctionnement
Atténuation de charges 887 740 1 108 718 987 284 1 137 542 5 650 606
Les paramètres notables des dépenses de la section de fonctionnement
Produits des services du domaine et ventes sont
45 386 158
46 757 031 les
50 490 138suivants
48 681: 322
48 722 358
Impôts et taxes 666 745 510 682 954 098 690 840 294 734 740 140 735 347 678
Dotations et participations 344 210 193 354 301 758 349 089 725 333 618 218 319 541 826
Autres produits de gestion courante 29 839 101 31 017 005 30 235 405 37 292 341 23 702 425

Total des recettes de gestion courante
Maitrise des charges de fonctionnement :
Produits financiers
1 087 068 702
2 315 566
1 118 103 937
1 563 623
1 117 909 739
1 062 917
1 157 278 379
1 578 751
1 132 923 857
1 243 814
Produits exceptionnels 19 618 919 59 686 892 25 864 767 16 367 974 15 374 406
Globalement, on constate que l’évolution des dépenses de gestion courante est maitrisée :
Reprises provisions semi-budgétaires 0 0 0 0 0
l’évolution sur la période 2012-2016 est en moyenne de 1,0% par an.
Total des recettes réelles de fonctionnement 1 109 003 187 1 179 354 452 1 144 837 423 1 175 225 104 1 149 542 077
Opé d'ordre de transferts entre sections 4 126 524 2 578 757 11 219 867 14 193 287 3 554 465
Opé d'ordre à l'intérieur de la section fonct. 0 0 0 18 764 000 16 893 000
Au sein de ces dépenses de gestion courante, on note en particulier :
Total des recettes d'ordre de fonctionnement 4 126 524 2 578 757 11 219 867 32 957 287 20 447 465
TOTAL 1 113 129 711 1 181 933 209 1 156 057 290 1 208 182 391 1 169 989 542
o que les charges à caractère général sont stables (+0,5% / an en moyenne) ;
RRF - DRF (CAF brute) 170 423 002 178 940 067 178 146 759 166 830 040 164 017 514
o que les charges de personnel sont maitrisées (+1,0% / an en moyenne).

 Optimisation significative des charges financières :
Entre 2012 et 2016, les charges financières ont été en diminution constante. L’évolution
annuelle moyenne est de -3,3%.

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 36/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

IV.2.1.2 Recettes de fonctionnement

L’évolution des recettes de la section de fonctionnement est la suivante :
2012 2013 2014 2015 2016
SECTION DE FONCTIONNEMENT

Recettes de fonctionnement
Atténuation de charges 887 740 1 108 718 987 284 1 137 542 5 650 606
Produits des services du domaine et ventes 45 386 158 48 722 358 46 757 031 50 490 138 48 681 322
Impôts et taxes 666 745 510 682 954 098 690 840 294 734 740 140 735 347 678
Dotations et participations 344 210 193 354 301 758 349 089 725 333 618 218 319 541 826
Autres produits de gestion courante 29 839 101 31 017 005 30 235 405 37 292 341 23 702 425
Total des recettes de gestion courante 1 087 068 702 1 118 103 937 1 117 909 739 1 157 278 379 1 132 923 857
Produits financiers 2 315 566 1 563 623 1 062 917 1 578 751 1 243 814
Produits exceptionnels 19 618 919 59 686 892 25 864 767 16 367 974 15 374 406
Reprises provisions semi-budgétaires 0 0 0 0 0
Total des recettes réelles de fonctionnement 1 109 003 187 1 179 354 452 1 144 837 423 1 175 225 104 1 149 542 077
Opé d'ordre de transferts entre sections 4 126 524 2 578 757 11 219 867 14 193 287 3 554 465
Opé d'ordre à l'intérieur de la section fonct. 0 0 0 18 764 000 16 893 000
Total des recettes d'ordre de fonctionnement 4 126 524 2 578 757 11 219 867 32 957 287 20 447 465
TOTAL 1 113 129 711 1 181 933 209 1 156 057 290 1 208 182 391 1 169 989 542

RRF - DRF (CAF brute) 170 423 002 178 940 067 178 146 759 166 830 040 164 017 514

Les paramètres notables des recettes de la section de fonctionnement sont les suivants :

 Diminution des dotations :
En cohérence avec le contexte national notoirement contraint, on constate la diminution des
dotations (-1,8% sur la période).
En particulier, les dotations ont diminué de 4,4% entre 2014 et 2015, puis de 4,2% entre
2015 et 2016.

 Augmentation des produits de la fiscalité :
Les produits de la fiscalité sont en hausse d’en moyenne 2,6% sur les 4 dernières années.
Entre 60% et 65% des recettes réelles de fonctionnement sont couvertes par les impôts et
les taxes.
Impôts et taxes 666 745 510 682 954 098 690 840 294 734 740 140 735 347 678
Total des recettes réelles de fonctionnement 1 109 003 187 1 179 354 452 1 144 837 423 1 175 225 104 1 149 542 077
60% 58% 60% 63% 64%

Il est à noter que le produit de la Taxe Foncière sur les Propriétés Bâties (TFPB) et de la
Taxe d’habitation (TH) ont augmenté respectivement de 4.2% et 3.30% en 2015.
La Ville de Marseille se situe à un niveau de taux d’imposition locale élevé par rapport à la
moyenne nationale :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 37/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Taux d'imposition 2015 Marseille National
Taxe d'habitation 41,9% 38,2%
communal 28,6% 24,2%
intercommunal 13,3% 14,0%
TFPB 43,0% 40,3%
communal 24,02% 20,52%
intercommunal 3,88% 4,36%
départemental 15,05% 15,44%

IV.2.2 Section d’investissement et encours de dette

La situation de la section d’investissement est la suivante :

IV.2.2.1 Dépenses d’investissement
2012 2013 2014 2015 2016
SECTION D'INVESTISSEMENT
Dépenses d'investissement
Stocks 0 0 0 0 0
Immobilisations incorporelles 8 636 639 9 883 318 8 452 363 10 107 564 7 310 178
Subventions d'équipements versées 53 559 144 51 081 084 42 704 502 46 008 348 35 233 856
Immobilisations corporelles 79 794 822 100 002 016 95 427 929 84 769 770 97 444 932
Immobilisations reçues en affectation 0 0 0 0 0
Immobilisations en cours 71 241 709 101 571 604 52 879 232 34 626 076 29 138 732
Total des dépenses d'équipement 213 232 314 262 538 022 199 464 026 175 511 758 169 127 698
Dotations fonds divers et réserves 0 0 0 0 0
Subventions d'investissement 22 866 495 648 4 239 557 1 176 333 0
Emprunts et dettes assimilés 261 487 505 207 570 901 237 242 272 227 146 314 223 205 234
Compte de liaison : affectation (BA, régie) 0 0 0 0 0
Participation et créances rattachées 0 4 284 357 8 095 500 4 731 100 4 731 100
Autres immobilisations financières 4 665 940 18 973 221 8 503 720 11 545 749 5 498 280
Dépenses imprévues 0 0 0 0 0
Total des dépenses financières 266 176 312 231 324 127 258 081 049 244 599 496 233 434 614
Total des opé pour compte de tiers 728 357 4 638 819 3 427 016 762 950 792 762
Total des dépenses réelles d'investissement 480 136 983 498 500 968 460 972 091 420 874 204 403 355 074
Opé d'ordre de transferts entre sections 4 126 524 2 578 759 11 219 867 14 193 287 3 554 465
Opérations patrimoniales 63 412 430 26 372 538 11 935 830 5 976 420 32 011 853
Total des dépenses d'ordre d'investissement 67 538 954 28 951 297 23 155 697 20 169 707 35 566 318
TOTAL 547 675 937 527 452 265 484 127 788 441 043 911 438 921 392

Les paramètres notables des dépenses de la section d’investissement sont les suivants :

 Limitation des dépenses d’équipement :
Pour les deux derniers exercices, les dépenses d’équipement se situent dans la fourchette
basse (169M€ en 2016, à comparer au « pic » de dépenses en 2013 de 262M€).

 Stabilité du remboursement de la dette :
Ce point est analysé infra.

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 38/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

IV.2.2.2 Recettes d’investissement
2012 2013 2014 2015 2016
SECTION D'INVESTISSEMENT
Recettes d'investissement
Stocks 0 0 0 0 0
Subventions d'investissement 16 588 686 26 245 230 28 718 920 29 112 673 19 811 022
Emprunts et dettes assimilées 260 001 543 242 656 150 236 584 518 209 939 063 188 935 004
Immobilisations incorporelles 152 190 0 0 0 129
Subventions d'équipements versées 2 173 041 4 442 463 52 539 53 707 1 200 174
Immobilisations corporelles 1 355 67 139 114 220 1 026 176 263 866
Immobilisations reçues en affectation 0 0 0 0 0
Immobilisations en cours 5 501 23 239 386 175 1 440 932 73 399
Total des recettes d'équipement 278 922 316 273 434 221 265 856 372 241 572 551 210 283 594
Dotations fonds divers et réserves 20 314 424 21 088 009 30 780 854 23 439 593 19 746 347
Excédents de fonctions capitalisés 107 769 000 101 341 268 67 520 220 56 095 341 91 089 466
Autres subventions d'investissement non transf 0 0 0 0 0
Dépôts et cautionnements reçus 26 944 12 298 9 159 7 766 3 023
Compte de liaison : affectation (BA, régie) 0 0 0 0 0
Participation et créances rattachées 0 0 0 0 0
Autres immobilisations financières 10 442 258 16 638 539 20 009 049 6 164 108 19 926 244
Produits des cessions d'immobilisations 0 0 0 0 0
Total des recettes financières 138 552 626 139 080 114 118 319 282 85 706 808 130 765 080
Total des opér pour compte de tiers 300 000 52 321 8 109 415 540 302 2 377 477
Total des recettes réelles d'investissement 417 774 942 412 566 656 392 285 069 327 819 661 343 426 151
Virement de la section de fonctionnement 0 0 0 0 0
Opé d'ordre de transferts entre sections 81 296 565 110 738 899 99 487 002 79 487 177 72 480 014
Opérations patrimoniales 63 412 430 26 372 538 11 935 830 5 976 420 32 011 853
Total des recettes d'ordre d'investissement 144 708 995 137 111 437 111 422 832 85 463 597 104 491 867

TOTAL 562 483 937 549 678 093 503 707 901 413 283 258 447 918 018

Les paramètres notables des recettes de la section d’investissement sont les suivants :
 Excédents de fonctions capitalisés :
Après une diminution sur la période 2012-2015, le niveau des excédents de fonctions
capitalisés a retrouvé fin 2016 un niveau satisfaisant (proche de celui de 2013).

 Dette souscrite :
Ce point est analysé infra.

IV.2.2.3 Encours de dette

Etat de l’encours de dette
L’encours de dette est le suivant :
 1 789 499 066 € en 2016, au budget principal
 163 172 263 € en 2016, aux budgets annexes
Au total, la Ville de Marseille a donc un encours de dette total de l’ordre de 1,953 Mds €.

Budget principal 2012 2013 2014 2015 2016
TOTAL encours de dette 1 805 572 740 1 841 379 608 1 852 200 565 1 823 758 220 1 789 499 066

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 39/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Budgets annexes 2012 2013 2014 2015 2016
TOTAL encours de dette 53 085 833 55 672 128 53 119 103 174 544 179 163 172 263
Pompes funèbres 191 167 97 915 300 000 291 104 279 000
Omnisport 13 009 887 12 119 263 0 0 0
Stade Vélodrome 35 884 779 35 244 950 43 322 688 152 917 075 141 531 892
Espace évènementiels 4 000 000 8 210 000 9 496 415 10 156 000 10 071 000
Espace Opéra et Odéon 11 180 000 11 290 371
Pôle Média Belle de Mai
Total dette 1 858 658 573 1 897 051 736 1 905 319 668 1 998 302 399 1 952 671 329

On observe que l’encours de dette, y compris budget annexes, augmente à partir de 2015.
Cette hausse s’explique notamment par une dette assortie de conditions particulières
contractée pour le Stade Vélodrome à partir de 2015 pour le paiement du Contrat de
Partenariat relatif au Stade Vélodrome et à ses abords :

DETTE VELODROME 2012 2013 2014 2015 2016
Emprunt obligataire 0 0 0 0 0
Emprunt en euros 35 885 000 35 245 000 43 322 688 42 371 397 41 296 843
E. et d. ass de cond. Part. - - - 110 545 678 100 235 049
TOTAL encours de dette 35 885 000 35 245 000 43 322 688 152 917 075 141 531 892

 Analyse de l’évolution maitrisée de l’encours de dette du budget principal

L’évolution de la dette du budget principal est la suivante :
ENCOURS DE DETTE 2012 2013 2014 2015 2016
Emprunt obligataire 166 800 000 235 600 000 263 400 000 282 200 000 315 500 000
Emprunts en euros 1 587 122 612 1 559 292 518 1 547 552 733 1 505 629 603 1 443 473 550
Lignes de trésorerie 51 650 128 46 487 090 41 247 832 35 928 617 30 525 516
Total général encours de dette 1 805 572 740 1 841 379 608 1 852 200 565 1 823 758 220 1 789 499 066

L’ensemble des analyses est réalisée hors lignes « refinancement de dette » et « dépôts et
cautionnements reçus ».

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 40/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

L’évolution du stock de dette est la suivante :

Encours de dette
2 000 000 000
1 800 000 000
1 600 000 000
1 400 000 000
1 200 000 000
1 000 000 000
800 000 000
600 000 000
400 000 000
200 000 000
0
2012 2013 2014 2015 2016

Globalement, le stock de dette a été maitrisé car le niveau de 2016 est légèrement inférieur
à celui de 2012. Il est à noter que le stock de dette a augmenté sur 2012-2014 puis a
diminué sur 2015 et 2016. Le déstockage total de la dette sur les deux derniers exercices
représente une diminution de -63M€ du stock de dette, soit -3,4% du stock en deux
exercices.

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 41/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

V. IMPACT DU PROJET SUR LA SITUATION FINANCIERE DE LA VILLE
Cette présente partie analyse l’impact du projet Plan Ecoles sur les finances de la Ville.
Les points d’analyse correspondent aux préconisations de la DGFIP telles que détaillées
dans les circulaires applicables.

V.1 Impact sur la capacité d’autofinancement de la Ville

V.1.1 Explication du calcul réalisé
Le calcul a été réalisé sur la base de la CAF brute de la Ville. Pour l’analyse du projet sur la
CAF nette, se reporter à l’Annexe II de la présente étude.
Dans le calcul suivant, la CAF brute résulte de la différence entre les produits de
fonctionnement réels encaissables (hors produits exceptionnels liés aux cessions d’actifs) et
les charges de fonctionnement réels décaissables. Ce résultat indique l’excédent de
fonctionnement qui peut être utilisé pour investir.

Le calcul est le suivant :

CAF brute = (recettes réelles de fonctionnement – produits de cession d’actifs) – produits
exceptionnels

Il s’agit d’un indicateur important car l’autofinancement brut dégagé sera une recette
d’investissement, à la suite d’une opération d’ordre :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 42/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

V.1.2 Rappel de la CAF brute de la Ville de Marseille sur les derniers exercices

Sur les derniers exercices, la CAF brute de la Ville de Marseille est la suivante :
2012 2013 2014 2015 2016
Total des dépenses réelles de fonctionnement 938 580 185 1 000 414 385 966 690 664 1 008 395 064 985 524 563
Total des recettes réelles de fonctionnement 1 109 003 187 1 179 354 452 1 144 837 423 1 175 225 104 1 149 542 077
Produits de cession (exclus) 18 033 150 49 578 459 22 867 416 13 822 093 12 484 367
Epargne brute (RRF-775)-DRF 152 389 852 129 361 608 155 279 343 153 007 947 151 533 147

CAF brute
180 000 000

160 000 000

140 000 000

120 000 000

100 000 000

80 000 000

60 000 000

40 000 000

20 000 000

0
2012 2013 2014 2015 2016

On observe que sur les deux derniers exercices, la CAF brute a connu un léger repli :
environ -1,5% en 2015 et environ -1,0% en 2016.

V.1.3 Hypothèses retenues pour la projection théorique de la CAF brute en intégrant le
Plan Ecoles
Pour pouvoir évaluer l’impact du projet sur la soutenabilité budgétaire de la Ville de
Marseille, un modèle permettant d’intégrer les conséquences du projet à la situation
financière actuelle de la collectivité a été réalisé.
Le modèle retient volontairement des hypothèses conservatrices afin d’obtenir une
estimation prudente de l’impact du projet pour la Ville.
Les principales hypothèses du modèle dont les suivantes :

 Augmentation des dépenses et des recettes de la Ville :
Une hypothèse unique d’indexation des charges et des dépenses a été intégrée. Il s’agit
d’une hypothèse de travail volontairement prudente, qui a vocation à transcrire l’impact de
l’inflation sur les comptes de la Ville. Le taux d’indexation retenu est de 2,0% par an (ce qui
correspond à une hypothèse prudente, puisque la prévision d’inflation de la Banque de
France à l’horizon 2019 est de 1,5%). Cette hypothèse est identique à celle retenue dans le
cadre de l’Evaluation Préalable des Modes de Réalisation.

 Augmentation des dépenses de personnel :
Une analyse spécifique de l’augmentation des dépenses de personnel a été réalisée (cf.
supra). Il ressort de cette analyse que, sur les quatre derniers exercices, l’augmentation
moyenne des charges de personnel est de 0,3% (avec une baisse des dépenses depuis

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 43/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

2014). Toutefois, à titre d’hypothèse prudente et afin d’assurer une cohérence avec les
autres charges indexées, la simulation a été réalisée avec une augmentation de 2,00% par
an, comme pour les autres charges.

 Augmentation du produit des impôts et taxes :
Une analyse spécifique de l’augmentation du produit des impôts et taxes a été réalisée (cf.
supra). Il ressort de cette analyse que, sur les quatre derniers exercices, l’augmentation
moyenne du produit des impôts et taxes est de 2,6%. Toutefois, à titre d’hypothèse prudente
et afin d’assurer une cohérence avec les charges et recettes indexées, la simulation a été
réalisée avec une augmentation de 2,00% par an. Cette hypothèse a donc été bâtie en
prenant comme postulat que les bases fiscales augmenteraient comme l’inflation. Aucune
augmentation de taux n’a donc été intégrée dans la simulation.

 Evolution de l’endettement de la Ville :
Dans la simulation réalisée, le paramétrage de la courbe de désendettement de la Ville est
un point fondamental. La question se pose en effet de savoir si la Ville serait en mesure de
diminuer son stock de dette (hors opération GEEP). A titre d’hypothèse prudente, il a été
considéré dans la simulation que la dette hors opération GEEP resterait stable. Ceci signifie
qu’il est considéré que, chaque année et hors opération GEEP, la Ville n’emprunterait pas
davantage que ce qui est remboursé au titre des emprunts déjà souscrits.
Le montant annuel de remboursement de la dette (et donc de souscription de dette nouvelle)
a été projeté sur la base des emprunts déjà souscrits au 31 décembre 2016. Il est fait
l’hypothèse que la Ville souscrira de nouveaux emprunts, ce qui aurait pour effet que la dette
(hors GEEP) du budget principal resterait constante (soit 1.789.499.067€). A titre
d’hypothèse de travail, on considère que les emprunts hors GEEP nouvellement souscrits
sont amortissables sur 15 ans, au taux de 2,5% (hypothèse de travail).
Il s’agit d’une hypothèse volontairement prudente, qui n’intègre aucun déstockage de dette.
Or, pour mémoire, sur les deux derniers exercices 2015 et 2016, la Ville a réalisé un
déstockage de dette (i.e. variation de l’encours entre le 31/12/2014 et le 31/12/2016) de -
45M€ (soit 2,0% de la dette).
Pour information, les caractéristiques de la dette au 31/12/2016 sont les suivantes :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 44/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Evolution prévisionnelle du stock de la dette souscrite au
31/12/2016
2 000 000 000
1 800 000 000
1 600 000 000
1 400 000 000
1 200 000 000
1 000 000 000
800 000 000
600 000 000
400 000 000
200 000 000
0

2037

2039

2041
2017

2019

2021

2023

2025

2027

2029

2031

2033

2035
Montant annuel de l'amortissement de la dette
souscrite au 31/12/2016
300 000 000

250 000 000

200 000 000

150 000 000

100 000 000

50 000 000

0
2017

2021

2023

2027

2033

2039
2019

2025

2029

2031

2035

2037

2041

Nota : Le pic de remboursement en 2022 est lié à l’échéance d’un emprunt
obligataire in fine souscrit en 2011.

V.1.4 Calcul de la projection sur la CAF brute

V.1.4.1 Eléments du calcul

Pour mémoire, l’impact sur la CAF brute intègre :
 En charges nouvelles :
o La part « intérêts » de la redevance financière R1 due au partenaire ;
o La redevance GER R2 due au partenaire ;
o La redevance Entretien courant R3 due au partenaire ;

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 45/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

o La redevance Gestion R4 due au partenaire ;
o Les intérêts versés par la Ville à ses financeurs (BEI et/ou autre banque) sur
la part cofinancée
 En charges retranchées :
o Les frais actuellement supportés par la Ville au titre des marchés d’entretien
et de GER sur les écoles
 En recettes :
o Sans objet.

Le calcul d’impact est donc le suivant :

Epargne brute (projet) = recettes réelles de fonctionnement actuelles
- (dépenses réelles de fonctionnement actuelles + redevance R2 + redevance R3 +
redevance R4 + charges financières R1 + charges financières dette publique – charges de
maintenance anciennes écoles – GER anciennes écoles )

(En rouge, figurent les charges supplémentaires. En vert, les charges économisées.)
Le calcul figure à la page suivante.

V.1.4.2 Impact du projet sur les charges à caractère général

L’impact du projet sur les charges à caractère général est le suivant :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 46/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049

Charges à caractère général 180,66M€ 184,27M€ 187,96M€ 191,72M€ 195,55M€ 199,46M€ 203,45M€ 207,52M€ 211,67M€ 215,91M€ 220,22M€ 224,63M€ 229,12M€ 233,70M€ 238,38M€ 243,15M€ 248,01M€ 252,97M€ 258,03M€ 263,19M€ 268,45M€ 273,82M€ 279,30M€ 284,88M€ 290,58M€ 296,39M€ 302,32M€ 308,37M€ 314,53M€ 320,82M€ 327,24M€ 333,79M€ 340,46M€
Charges économisées maintenance 0,00M€ 0,00M€ 0,00M€ -0,06M€ -0,19M€ -0,19M€ -0,39M€ -0,60M€ -0,61M€ -0,63M€ -0,64M€ -0,65M€ -0,66M€ -0,68M€ -0,69M€ -0,71M€ -0,72M€ -0,73M€ -0,75M€ -0,76M€ -0,78M€ -0,79M€ -0,81M€ -0,83M€ -0,84M€ -0,86M€ -0,88M€ -0,89M€ -0,91M€ -0,93M€ -0,95M€ -0,97M€ -0,99M€
Charges économisées GER 0,00M€ 0,00M€ 0,00M€ -0,12M€ -0,40M€ -0,41M€ -0,84M€ -1,29M€ -1,32M€ -1,34M€ -1,37M€ -1,40M€ -1,43M€ -1,46M€ -1,48M€ -1,51M€ -1,54M€ -1,58M€ -1,61M€ -1,64M€ -1,67M€ -1,71M€ -1,74M€ -1,77M€ -1,81M€ -1,85M€ -1,88M€ -1,92M€ -1,96M€ -2,00M€ -2,04M€ -2,08M€ -2,12M€
Redevance R3 (maintenance) 0,00M€ 0,00M€ 0,00M€ 0,00M€ 0,60M€ 1,22M€ 1,25M€ 1,91M€ 3,24M€ 3,97M€ 4,05M€ 4,13M€ 4,21M€ 4,30M€ 4,38M€ 4,47M€ 4,56M€ 4,65M€ 4,74M€ 4,84M€ 4,94M€ 5,04M€ 5,14M€ 5,24M€ 5,34M€ 5,45M€ 5,56M€ 5,67M€ 5,78M€ 4,92M€ 4,01M€ 4,09M€ 3,13M€
Redevance R2 (GER) 0,00M€ 0,00M€ 0,00M€ 0,00M€ 0,56M€ 1,15M€ 1,17M€ 1,79M€ 3,05M€ 3,73M€ 3,80M€ 3,88M€ 3,96M€ 4,04M€ 4,12M€ 4,20M€ 4,28M€ 4,37M€ 4,46M€ 4,55M€ 4,64M€ 4,73M€ 4,82M€ 4,92M€ 5,02M€ 5,12M€ 5,22M€ 5,33M€ 5,43M€ 4,62M€ 3,77M€ 3,84M€ 2,94M€
Redevance R4 (gestion société dédiée) 0,00M€ 0,00M€ 0,00M€ 0,00M€ 0,24M€ 0,50M€ 0,51M€ 0,77M€ 1,31M€ 1,61M€ 1,64M€ 1,67M€ 1,71M€ 1,74M€ 1,78M€ 1,81M€ 1,85M€ 1,89M€ 1,92M€ 1,96M€ 2,00M€ 2,04M€ 2,08M€ 2,12M€ 2,17M€ 2,21M€ 2,25M€ 2,30M€ 2,34M€ 1,99M€ 1,63M€ 1,66M€ 1,27M€
Charges à caractère général retraitée 180,66M€ 184,27M€ 187,96M€ 191,54M€ 196,37M€ 201,73M€ 205,15M€ 210,10M€ 217,35M€ 223,24M€ 227,71M€ 232,26M€ 236,91M€ 241,65M€ 246,48M€ 251,41M€ 256,44M€ 261,57M€ 266,80M€ 272,13M€ 277,58M€ 283,13M€ 288,79M€ 294,56M€ 300,46M€ 306,47M€ 312,59M€ 318,85M€ 325,22M€ 329,42M€ 333,66M€ 340,33M€ 344,69M€
Evolution annuelle 2,0% 2,0% 1,9% 2,5% 2,7% 1,7% 2,4% 3,4% 2,7% 2,0% 2,0% 2,0% 2,0% 2,0% 2,0% 2,0% 2,0% 2,0% 2,0% 2,0% 2,0% 2,0% 2,0% 2,0% 2,0% 2,0% 2,0% 2,0% 1,3% 1,3% 2,0% 1,3%

Impact projet 0,00M€ 0,00M€ 0,00M€ -0,18M€ 0,82M€ 2,27M€ 1,70M€ 2,58M€ 5,67M€ 7,34M€ 7,48M€ 7,63M€ 7,79M€ 7,94M€ 8,10M€ 8,26M€ 8,43M€ 8,60M€ 8,77M€ 8,94M€ 9,12M€ 9,31M€ 9,49M€ 9,68M€ 9,88M€ 10,07M€ 10,27M€ 10,48M€ 10,69M€ 8,60M€ 6,42M€ 6,55M€ 4,23M€
Impact projet (en % des ch. générales) 0,00% 0,00% 0,00% -0,09% 0,42% 1,12% 0,83% 1,23% 2,61% 3,29% 3,29% 3,29% 3,29% 3,29% 3,29% 3,29% 3,29% 3,29% 3,29% 3,29% 3,29% 3,29% 3,29% 3,29% 3,29% 3,29% 3,29% 3,29% 3,29% 2,61% 1,92% 1,92% 1,23%
Impact projet (en % des DRF) 0,00% 0,00% 0,00% -0,02% 0,08% 0,20% 0,15% 0,22% 0,48% 0,61% 0,61% 0,61% 0,61% 0,61% 0,61% 0,61% 0,61% 0,61% 0,61% 0,62% 0,62% 0,62% 0,62% 0,62% 0,62% 0,62% 0,62% 0,62% 0,62% 0,49% 0,36% 0,36% 0,23%

Les coûts de maintenance, GER et de gestion du projet (en période de croisière) entrainent une augmentation de l’ordre de 3,30% des charges à caractère général, soit une augmentation de 0,61% du total des
dépenses réelles de fonctionnement.

V.1.4.3 Impact du projet sur les charges financières

L’impact du projet sur les charges financières est le suivant :
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049

Charges financières hors GEEP 49,96M€ 52,13M€ 52,62M€ 52,07M€ 51,15M€ 50,13M€ 47,34M€ 46,74M€ 46,46M€ 46,10M€ 45,82M€ 45,69M€ 45,03M€ 44,83M€ 44,71M€ 44,61M€ 44,56M€ 44,53M€ 44,51M€ 44,56M€ 44,66M€ 44,68M€ 44,69M€ 44,71M€ 44,72M€ 44,73M€ 44,73M€ 44,73M€ 44,73M€ 44,73M€ 44,73M€ 44,73M€ 44,73M€
Intérêts dette Ville pour projet écoles 0,00M€ 0,00M€ 0,00M€ 0,00M€ 1,21M€ 2,39M€ 2,31M€ 3,52M€ 6,01M€ 7,13M€ 6,88M€ 6,63M€ 6,38M€ 6,12M€ 5,85M€ 5,58M€ 5,30M€ 5,01M€ 4,72M€ 4,43M€ 4,13M€ 3,82M€ 3,50M€ 3,18M€ 2,85M€ 2,51M€ 2,17M€ 1,82M€ 1,46M€ 1,06M€ 0,78M€ 0,53M€ 0,23M€
Part intérets redev. R1 ttc 0,00M€ 0,00M€ 0,00M€ 0,00M€ 1,31M€ 2,59M€ 2,53M€ 3,87M€ 6,59M€ 7,87M€ 7,69M€ 7,51M€ 7,32M€ 7,12M€ 6,91M€ 6,69M€ 6,45M€ 6,20M€ 5,94M€ 5,67M€ 5,38M€ 5,07M€ 4,74M€ 4,39M€ 4,02M€ 3,63M€ 3,21M€ 2,76M€ 2,28M€ 1,72M€ 1,32M€ 0,96M€ 0,51M€
Charges financières retraitées 49,96M€ 52,13M€ 52,62M€ 52,07M€ 53,67M€ 55,10M€ 52,19M€ 54,14M€ 59,06M€ 61,09M€ 60,39M€ 59,83M€ 58,73M€ 58,06M€ 57,47M€ 56,87M€ 56,31M€ 55,75M€ 55,18M€ 54,66M€ 54,17M€ 53,56M€ 52,93M€ 52,28M€ 51,59M€ 50,87M€ 50,11M€ 49,31M€ 48,47M€ 47,51M€ 46,84M€ 46,22M€ 45,48M€
Evolution annuelle 4,3% 0,9% -1,1% 3,1% 2,7% -5,3% 3,7% 9,1% 3,4% -1,1% -0,9% -1,8% -1,1% -1,0% -1,0% -1,0% -1,0% -1,0% -0,9% -0,9% -1,1% -1,2% -1,2% -1,3% -1,4% -1,5% -1,6% -1,7% -2,0% -1,4% -1,3% -1,6%

Impact projet 0,00M€ 0,00M€ 0,00M€ 0,00M€ 2,52M€ 4,97M€ 4,85M€ 7,39M€ 12,60M€ 14,99M€ 14,57M€ 14,14M€ 13,70M€ 13,23M€ 12,76M€ 12,26M€ 11,75M€ 11,22M€ 10,67M€ 10,10M€ 9,50M€ 8,89M€ 8,24M€ 7,57M€ 6,87M€ 6,14M€ 5,38M€ 4,58M€ 3,74M€ 2,78M€ 2,11M€ 1,49M€ 0,74M€
Impact projet (en % des ch. financières) 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 4,69% 9,03% 9,29% 13,65% 21,33% 24,54% 24,13% 23,64% 23,32% 22,79% 22,20% 21,56% 20,87% 20,12% 19,33% 18,47% 17,55% 16,59% 15,57% 14,48% 13,32% 12,07% 10,73% 9,28% 7,71% 5,84% 4,49% 3,21% 1,63%
Impact projet (en % des DRF) 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 0,23% 0,45% 0,43% 0,64% 1,07% 1,24% 1,18% 1,13% 1,07% 1,02% 0,96% 0,91% 0,86% 0,80% 0,75% 0,70% 0,64% 0,59% 0,54% 0,48% 0,43% 0,38% 0,32% 0,27% 0,22% 0,16% 0,12% 0,08% 0,04%

Les intérêts financiers générés par le projet entrainent une augmentation maximale en 2026 de 24,54% des charges financières de la Ville, soit une augmentation de 1,24% du total des dépenses réelles
de fonctionnement. Cet impact est décroissant compte tenu de la diminution normale des intérêts du projet.

V.1.4.4 Impact du projet sur la CAF brute

L’impact cumulé de l’augmentation des charges à caractère général et des charges financières sur la CAF brute est le suivant :
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049

CAF brute sans projet 156,31M€ 158,52M€ 162,50M€ 167,62M€ 173,18M€ 178,94M€ 186,57M€ 192,10M€ 197,41M€ 202,90M€ 208,42M€ 213,89M€ 219,99M€ 225,75M€ 231,54M€ 237,42M€ 243,36M€ 249,40M€ 255,55M€ 261,76M€ 268,04M€ 274,54M€ 281,16M€ 287,92M€ 294,81M€ 301,84M€ 309,03M€ 316,36M€ 323,84M€ 331,46M€ 339,24M€ 347,17M€ 355,27M€
Caf brute avec projet GEEP 156,31M€ 158,29M€ 162,27M€ 167,55M€ 169,60M€ 171,45M€ 179,76M€ 181,86M€ 179,01M€ 180,44M€ 186,22M€ 191,97M€ 198,37M€ 204,43M€ 210,53M€ 216,74M€ 223,03M€ 229,43M€ 235,95M€ 242,56M€ 249,25M€ 256,17M€ 263,25M€ 270,49M€ 277,88M€ 285,44M€ 293,19M€ 301,11M€ 309,21M€ 319,89M€ 330,51M€ 338,93M€ 350,08M€

Impact projet sur la CAF brute 0,00M€ -0,23M€ -0,24M€ -0,07M€ -3,58M€ -7,49M€ -6,80M€ -10,23M€ -18,40M€ -22,47M€ -22,20M€ -21,92M€ -21,63M€ -21,32M€ -21,01M€ -20,68M€ -20,33M€ -19,97M€ -19,60M€ -19,21M€ -18,79M€ -18,36M€ -17,91M€ -17,43M€ -16,93M€ -16,40M€ -15,84M€ -15,25M€ -14,62M€ -11,57M€ -8,73M€ -8,24M€ -5,19M€
Impact projet en % de la CAF brute 0,0% -0,1% -0,1% 0,0% -2,1% -4,2% -3,6% -5,3% -9,3% -11,1% -10,6% -10,2% -9,8% -9,4% -9,1% -8,7% -8,4% -8,0% -7,7% -7,3% -7,0% -6,7% -6,4% -6,1% -5,7% -5,4% -5,1% -4,8% -4,5% -3,5% -2,6% -2,4% -1,5%

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 47/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Il est à noter que l’impact du projet se mesurera réellement à partir de 2021 dans la
mesure où :
 Le cofinancement par la Ville sera apporté à partir de la mise à disposition des
ouvrages. Or, le premier lot d’écoles devrait être livré à la rentrée 2021.
 Le versement des loyers, dans le cadre d’un marché de partenariat, s’effectue à partir
de la mise à disposition des ouvrages (par tranche) également.

L’impact sur la CAF brute est donc le suivant :

CAF brute avec et sans projet
400 000 000 €
350 000 000 €
300 000 000 €
250 000 000 €
200 000 000 €
150 000 000 €
100 000 000 €
50 000 000 €
0€
2018
2019
2020
2021

2024
2025
2026
2027

2031
2032
2033
2034

2038
2039
2040
2041

2044
2045
2046
2047
2017

2022
2023

2028
2029
2030

2035
2036
2037

2042
2043

2048
2049
CAF brute sans projet Caf brute avec projet GEEP

Imapct du projet en % de la CAF brute
0,0%
2021

2023

2029

2035

2037

2041

2043

2049
2017

2019

2025

2027

2031

2033

2039

2045

2047

-2,0%

-4,0%

-6,0%

-8,0%

-10,0%

-12,0%

En moyenne sur la période 2021-2047, l’impact du projet sur la CAF brute par an est de -
16,50M€, soit -6,6% de la CAF hors projet.
Comme le montre le tableau ci-dessous, la capacité d’autofinancement de la Ville (dont
l’indicateur est l’épargne brute) baisse jusqu’en 2025 mais augmente de manière continue

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 48/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

après 2025, ce qui signifie que la Ville continuera de dégager un excédent de
fonctionnement disponible pour investir ou rembourser une dette future.

V.2 Impact sur les dépenses obligatoires

V.2.1 Explication du calcul réalisé
Le calcul a été réalisé sur la base de la somme des dépenses obligatoires de la section de
fonctionnement.
Les dépenses obligatoires sont la somme des charges de personnel, des contributions
obligatoires et des charges d’intérêt.
La couverture de ces dépenses par les recettes réelles de fonctionnement constitue le ratio
de rigidité des charges structurelles. Le ratio permet ainsi de déterminer si la collectivité
perçoit suffisamment de recettes de fonctionnement pour pouvoir continuer à fonctionner a
minima.
Le calcul de ce ratio est le suivant :

Ratio de rigidité des charges structurelles. = Dépenses obligatoires / recettes réelles de
fonctionnement

L’évolution de ce ratio sur les derniers exercices est le suivant :

Budget général 2012 2013 2014 2015 2016

Charges de personnel et assimilés 550 448 596 567 619 693 581 899 626 580 122 686 572 541 733
Charges financières 57 960 805 57 283 947 55 244 707 53 252 846 50 698 574
Total dépenses obligataoires 608 409 401 624 903 640 637 144 333 633 375 532 623 240 307

Total des recettes réelles de fonctionnement 1 109 003 187 1 179 354 452 1 144 837 423 1 175 225 104 1 149 542 077

Ratio de ridigité des charges structurelles 54,9% 53,0% 55,7% 53,9% 54,2%

Le ratio de rigidité des charges structurelles moyen sur les 5 derniers exercices se situe
autour de 54,3% en moyenne, ce qui signifie que 54,3% des recettes réelles de
fonctionnement servent à couvrir les charges obligatoires précédemment citées.
Or, le seuil critique généralement admis à ne pas dépasser est de 55%. La Ville de Marseille
doit donc veiller à limiter la croissance de ses dépenses obligatoires et/ou de conserver des
recettes de fonctionnement similaires afin d’assurer une couverture suffisante des dépenses
obligatoires :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 49/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Ratio de ridigité des charges structurelles
60,0%
55,0%
50,0%
45,0%
40,0%
35,0%
30,0%
25,0%
20,0%
15,0%
10,0%
5,0%
0,0%
2012 2013 2014 2015 2016

V.2.2 Impact du projet sur les dépenses obligatoires
Les hypothèses détaillées d’évolution du modèle sont présentées supra.
Les dépenses obligatoires seront impactées par le projet, car les charges d’intérêts (part
intérêts de la redevance R1 et intérêts de la dette publique) vont venir augmenter les
dépenses obligatoires.
Les dépenses de personnel ne sont pas modifiées par le projet.
Le calcul du ratio de rigidité des charges après prise en compte du projet est le
suivant :

Ratio de rigidité des charges struct. (projet) = (dépenses obligatoires actuelles + charges
supplémentaires de personnel + charges d’intérêts R1 + charges d’intérêts dette Ville) /
recettes réelles de fonctionnement actuelles

Les charges de personnel supplémentaires ont été calculées sur la base d’un effectif de 3
agents de la Ville (2 de catégorie A, 1 de catégorie. B) en phase de réalisation, puis de 2
agents en phase d’exploitation (2 de catégorie B). Ceci représente le coût annuel suivant :
Période Période
MP
travaux exploitation
Ingénieur 2 0
Technicien 1 2
Agent administratif Cat A 0 0
Agent administratif Cat C 0 0
TOTAL 3 2

Coût annuel 187 035 € 91 942 €
Le calcul figure à la page suivante.

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 50/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Dans le modèle, à partir de 2020, date à partir de laquelle la Ville va rembourser son emprunt ainsi que les intérêts afférents à cet emprunt, on observe une augmentation des charges financières qui vont venir
impacter les recettes réelles de fonctionnement. Le ratio de rigidité des charges structurelles augmente de 2022 à 2025, puis diminue :
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049

Charges de personnel et assimilés 584,0M€ 595,7M€ 607,6M€ 619,7M€ 632,1M€ 644,8M€ 657,7M€ 670,8M€ 684,2M€ 697,9M€ 711,9M€ 726,1M€ 740,6M€ 755,5M€ 770,6M€ 786,0M€ 801,7M€ 817,7M€ 834,1M€ 850,8M€ 867,8M€ 885,1M€ 902,8M€ 920,9M€ 939,3M€ 958,1M€ 977,3M€ 996,8M€ 1016,7M€ 1037,1M€ 1057,8M€ 1079,0M€ 1100,6M€
Charges de personnel supplémentaire 0,0M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,3M€ 0,3M€ 0,3M€ 0,1M€ 0,1M€ 0,1M€ 0,1M€ 0,1M€ 0,1M€ 0,1M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€ 0,2M€
Charges financières hors projet GEEP 50,0M€ 52,1M€ 52,6M€ 52,1M€ 51,2M€ 50,1M€ 47,3M€ 46,7M€ 46,5M€ 46,1M€ 45,8M€ 45,7M€ 45,0M€ 44,8M€ 44,7M€ 44,6M€ 44,6M€ 44,5M€ 44,5M€ 44,6M€ 44,7M€ 44,7M€ 44,7M€ 44,7M€ 44,7M€ 44,7M€ 44,7M€ 44,7M€ 44,7M€ 44,7M€ 44,7M€ 44,7M€ 44,7M€
Intérêts dette Ville pour projet écoles 0,0M€ 1,2M€ 2,4M€ 2,3M€ 3,5M€ 6,0M€ 7,1M€ 6,9M€ 6,6M€ 6,4M€ 6,1M€ 5,8M€ 5,6M€ 5,3M€ 5,0M€ 4,7M€ 4,4M€ 4,1M€ 3,8M€ 3,5M€ 3,2M€ 2,8M€ 2,5M€ 2,2M€ 1,8M€ 1,5M€ 1,1M€ 0,8M€ 0,5M€ 0,2M€
Part intérets redev. R1 ttc 0,0M€ 1,3M€ 2,6M€ 2,5M€ 3,9M€ 6,6M€ 7,9M€ 7,7M€ 7,5M€ 7,3M€ 7,1M€ 6,9M€ 6,7M€ 6,5M€ 6,2M€ 5,9M€ 5,7M€ 5,4M€ 5,1M€ 4,7M€ 4,4M€ 4,0M€ 3,6M€ 3,2M€ 2,8M€ 2,3M€ 1,7M€ 1,3M€ 1,0M€ 0,5M€
Total dépenses obligatoires 634,0M€ 648,0M€ 660,4M€ 672,0M€ 686,1M€ 700,1M€ 710,1M€ 725,2M€ 743,4M€ 759,2M€ 772,4M€ 786,1M€ 799,5M€ 813,7M€ 828,2M€ 843,0M€ 858,2M€ 873,6M€ 889,4M€ 905,6M€ 922,1M€ 938,9M€ 955,9M€ 973,4M€ 991,1M€ 1009,2M€ 1027,6M€ 1046,3M€ 1065,4M€ 1084,8M€ 1104,9M€ 1125,4M€ 1146,2M€

Total des recettes de fonctionnement 1149,5M€ 1172,5M€ 1196,0M€ 1219,9M€ 1244,3M€ 1269,2M€ 1294,6M€ 1320,5M€ 1346,9M€ 1373,8M€ 1401,3M€ 1429,3M€ 1457,9M€ 1487,1M€ 1516,8M€ 1547,1M€ 1578,1M€ 1609,6M€ 1641,8M€ 1674,7M€ 1708,2M€ 1742,3M€ 1777,2M€ 1812,7M€ 1849,0M€ 1885,9M€ 1923,7M€ 1962,1M€ 2001,4M€ 2041,4M€ 2082,2M€ 2123,9M€ 2166,4M€

HORS PLAN ECOLE
Ratio de rigidité des charges structurelles 55,1% 55,2% 55,2% 55,1% 54,9% 54,8% 54,5% 54,3% 54,3% 54,2% 54,1% 54,0% 53,9% 53,8% 53,7% 53,7% 53,6% 53,6% 53,5% 53,5% 53,4% 53,4% 53,3% 53,3% 53,2% 53,2% 53,1% 53,1% 53,0% 53,0% 53,0% 52,9% 52,9%

Y COMPRIS PLAN ECOLE
Ratio de rigidité des charges structurelles 55,1% 55,3% 55,2% 55,1% 55,1% 55,2% 54,9% 54,9% 55,2% 55,3% 55,1% 55,0% 54,8% 54,7% 54,6% 54,5% 54,4% 54,3% 54,2% 54,1% 54,0% 53,9% 53,8% 53,7% 53,6% 53,5% 53,4% 53,3% 53,2% 53,1% 53,1% 53,0% 52,9%

L’impact du Plan Ecole sur le ratio des dépenses obligatoires est le suivant :
Zoom :

Ratio de dépenses obligatoires
60,0% Ratio de dépenses obligatoires
55,0% 56,0%

50,0% 55,5%
45,0%
55,0%
40,0%
54,5%
35,0%

30,0% 54,0%

25,0%
53,5%
20,0%
53,0%
15,0%
52,5%
10,0%

5,0% 52,0%

0,0%
51,5%
2017
2019
2021
2023
2025
2027
2029
2031
2033
2035
2037
2039
2041
2043
2045
2047
2049
Ratio hors Plan Ecole Ratio y compris Plan Ecole Ratio hors Plan Ecole Ratio y compris Plan Ecole

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 51/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Sur une période de 30 ans, considérant la durée des emprunts et l’ampleur du projet, le ratio
de rigidité des charges structurelles se maintient à un niveau proche de celui actuellement
constaté jusqu’en 2026.
Le niveau des dépenses obligatoires ne dépasse jamais 55,3%. Le seuil limite généralement
admis étant de l’ordre de 55%, l’impact du projet sur le ratio de rigidité des dépenses
obligatoires reste acceptable.
L’impact du projet est de l’ordre de +1 point environ sur le ratio.

V.3 Impact sur l’endettement
V.3.1 Explication du calcul réalisé
Le calcul a été réalisé en projetant l’impact du projet sur le niveau de la dette de la Ville.
L’endettement est défini comme la somme des encours des dettes bancaires et assimilées et
des engagements à long terme de la collectivité (montants afférents aux PPP, marchés
publics).
Le calcul a été réalisé :
 Dans un premier temps, sur la base de la dette du budget principal ;
 Dans un second temps, sur la base de la dette totale (budget principal et budgets
annexes).
Pour mémoire, l’encours de la dette du budget principal et des budgets annexes est le
suivant :

Budget principal 2012 2013 2014 2015 2016
TOTAL encours de dette 1 805 572 740 1 841 379 608 1 852 200 565 1 823 758 220 1 789 499 066

Budgets annexes 2012 2013 2014 2015 2016
TOTAL encours de dette 53 085 833 55 672 128 53 119 103 174 544 179 163 172 263
Pompes funèbres 191 167 97 915 300 000 291 104 279 000
Omnisport 13 009 887 12 119 263 0 0 0
Stade Vélodrome 35 884 779 35 244 950 43 322 688 152 917 075 141 531 892
Espace évènementiels 4 000 000 8 210 000 9 496 415 10 156 000 10 071 000
Espace Opéra et Odéon 11 180 000 11 290 371
Pôle Média Belle de Mai

Budget principal + budgets annexes 2012 2013 2014 2015 2016
TOTAL encours de dette 1 858 658 573 1 897 051 736 1 905 319 668 1 998 302 399 1 952 671 329

En complément du calcul réalisé sur l’endettement de la Ville, les présentations infra
détaillent l’impact du projet sur la capacité de désendettement exprimée en années, dont le
calcul est le suivant :

Ratio de désendettement = encours de la dette / épargne brute

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 52/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Pour mémoire, tel que présenté supra, le ratio de désendettement de la Ville sur les
dernières années est le suivant :
2012 2013 2014 2015 2016
Epargne brute budget principal 152,4 M€ 129,4 M€ 155,3 M€ 153,0 M€ 151,5 M€

Dette budget principal 1 805 M€ 1 841 M€ 1 852 M€ 1 823 M€ 1 789 M€
Capacité de désendettement BP 11,8 ans 14,2 ans 11,9 ans 11,9 ans 11,8 ans

Dette budget consolidée BP + BA 1 858 M€ 1 897 M€ 1 905 M€ 1 998 M€ 1 952 M€
Capacité de désendettement consolidée 12,0 ans 14,4 ans 12,1 ans 13,5 ans 11,9 ans

On estime généralement que la capacité de désendettement de la collectivité ne doit pas
durablement dépasser 10 à 12 ans.

V.3.2 Impact du projet sur l’endettement de la Ville
L’encours de dette du projet sera comptabilisé dans le budget principal de la Ville de
Marseille :
 s'agissant de la dette directement souscrite par la Ville (part du projet cofinancée par
la Ville) : la dette figurera à l’Annexe 4 du Budget, au compte 164 (Emprunts auprès
d’établissement de crédit).
 s'agissant de la dette souscrite par le partenaire privé, dont les échéances sont
refacturées à la Ville via les échéances R1 (part du projet cofinancée par le
partenaire) : la dette figurera à l’Annexe 4 du Budget, au compte 1675 (Dettes pour
METP et PPP).

Capacité de désendettement (projet) = (encours de dette hors Plan Ecole + Capital
Restant Dû dette privée + Capital Restant Dû dette publique ) / épargne brute retraitée

Nota :
Pour mémoire, comme indiqué supra, dans la simulation réalisée, le paramétrage de la
courbe de désendettement de la Ville est un point fondamental. La question se pose en effet
de savoir si la Ville serait en mesure de diminuer son stock de dette (hors opération GEEP).
A titre d’hypothèse prudente, il a été considéré dans la simulation que la dette hors opération
GEEP resterait stable. Ceci signifie qu’il est considéré que, chaque année et hors opération
GEEP, la Ville n’emprunterait pas davantage que ce qui est remboursé au titre des emprunts
déjà souscrits.
Il s’agit d’une hypothèse volontairement prudente, qui n’intègre aucun déstockage de dette.
Or, pour mémoire, sur les deux derniers exercices 2015 et 2016, la Ville a réalisé un
déstockage de dette (i.e. variation de l’encours entre le 31/12/2014 et le 31/12/2016) de -
45M€ (soit 2,0% de la dette).
L’impact du projet sur l’endettement figure ci-après :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 53/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

V.3.2.1 Evolution de l’encours de dette

L’évolution de l’encours de dette est le suivant :

2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049 2050

Dette publique Ville PLAN ECOLE 0 M€ 0 M€ 0 M€ 0 M€ 111 M€ 108 M€ 104 M€ 219 M€ 333 M€ 321 M€ 310 M€ 298 M€ 285 M€ 273 M€ 260 M€ 247 M€ 234 M€ 220 M€ 207 M€ 193 M€ 178 M€ 163 M€ 148 M€ 133 M€ 117 M€ 101 M€ 85 M€ 68 M€ 51 M€ 36 M€ 25 M€ 12 M€ 3 M€ 0 M€
Dette privée PLAN ECOLE 0 M€ 0 M€ 0 M€ 0 M€ 48 M€ 47 M€ 45 M€ 95 M€ 144 M€ 140 M€ 136 M€ 132 M€ 128 M€ 123 M€ 119 M€ 114 M€ 109 M€ 103 M€ 98 M€ 92 M€ 86 M€ 80 M€ 74 M€ 67 M€ 60 M€ 52 M€ 45 M€ 37 M€ 28 M€ 21 M€ 15 M€ 8 M€ 3 M€ 0 M€
Encours dettes Plan Ecoles 0 M€ 0 M€ 0 M€ 0 M€ 159 M€ 155 M€ 150 M€ 314 M€ 477 M€ 462 M€ 446 M€ 430 M€ 413 M€ 396 M€ 379 M€ 361 M€ 343 M€ 324 M€ 305 M€ 285 M€ 264 M€ 244 M€ 222 M€ 200 M€ 177 M€ 154 M€ 129 M€ 105 M€ 79 M€ 57 M€ 39 M€ 21 M€ 6 M€ 0 M€
Encours de dette hors Plan Ecoles 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€
Montant total de l'encours 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 949 M€ 1 944 M€ 1 939 M€ 2 103 M€ 2 266 M€ 2 251 M€ 2 235 M€ 2 219 M€ 2 203 M€ 2 186 M€ 2 168 M€ 2 151 M€ 2 132 M€ 2 113 M€ 2 094 M€ 2 074 M€ 2 054 M€ 2 033 M€ 2 011 M€ 1 989 M€ 1 967 M€ 1 943 M€ 1 919 M€ 1 894 M€ 1 868 M€ 1 847 M€ 1 829 M€ 1 810 M€ 1 796 M€ 1 789 M€
Evolution en % 0,0% 0,0% 0,0% 0,0% 8,9% -0,2% -0,2% 8,5% 7,7% -0,7% -0,7% -0,7% -0,7% -0,8% -0,8% -0,8% -0,9% -0,9% -0,9% -0,9% -1,0% -1,0% -1,1% -1,1% -1,1% -1,2% -1,2% -1,3% -1,4% -1,2% -1,0% -1,0% -0,8% -0,4%

Evolution de l'encours
2 500 000 000

2 000 000 000

1 500 000 000

1 000 000 000

500 000 000

0
2017
2018
2019
2020
2021
2022
2023
2024
2025
2026
2027
2028
2029
2030
2031
2032
2033
2034
2035
2036
2037
2038
2039
2040
2041
2042
2043
2044
2045
2046
2047
2048
2049
2050
2051
2052
2053

Encours de dette hors Plan Ecoles Dette publique Ville PLAN ECOLE Dette privée PLAN ECOLE

Sur la période d’analyse, l’encours de dette du projet représente la quote-part représentant jusqu’à 21% de la dette totale (en 2025) :
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049 2050
Montant dette hors Plan Ecole 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€
Montant dette Plan Ecole 0 M€ 0 M€ 0 M€ 0 M€ 159 M€ 155 M€ 150 M€ 314 M€ 477 M€ 462 M€ 446 M€ 430 M€ 413 M€ 396 M€ 379 M€ 361 M€ 343 M€ 324 M€ 305 M€ 285 M€ 264 M€ 244 M€ 222 M€ 200 M€ 177 M€ 154 M€ 129 M€ 105 M€ 79 M€ 57 M€ 39 M€ 21 M€ 6 M€ 0 M€
Montant total de l'encours 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 789 M€ 1 949 M€ 1 944 M€ 1 939 M€ 2 103 M€ 2 266 M€ 2 251 M€ 2 235 M€ 2 219 M€ 2 203 M€ 2 186 M€ 2 168 M€ 2 151 M€ 2 132 M€ 2 113 M€ 2 094 M€ 2 074 M€ 2 054 M€ 2 033 M€ 2 011 M€ 1 989 M€ 1 967 M€ 1 943 M€ 1 919 M€ 1 894 M€ 1 868 M€ 1 847 M€ 1 829 M€ 1 810 M€ 1 796 M€ 1 789 M€
Ratio [Plan Ecole / TOTAL] 0,0% 0,0% 0,0% 0,0% 8,2% 8,0% 7,7% 14,9% 21,0% 20,5% 19,9% 19,4% 18,8% 18,1% 17,5% 16,8% 16,1% 15,3% 14,5% 13,7% 12,9% 12,0% 11,0% 10,0% 9,0% 7,9% 6,7% 5,5% 4,2% 3,1% 2,1% 1,1% 0,4% 0,0%

Ratio [Plan Ecole / TOTAL]
25,0%

20,0%

15,0%

10,0%

5,0%

0,0%
2017
2019
2021
2023
2025
2027
2029
2031
2033
2035
2037
2039
2041
2043
2045
2047
2049
2051
2053

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 54/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

V.3.2.2 Evolution de la capacité de désendettement de la Ville

La capacité de désendettement, exprimée en années, du budget général de la Ville est
impactée par le projet.
L’évolution calculée de cette capacité de désendettement calculée sur le budget principal est
la suivante :

Capacité de désendettement
14,00

12,00

10,00

8,00

6,00

4,00

2,00

0,00
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
2023
2024
2025
2026
2027
2028
2029
2030
2031
2032
2033
2034
2035
2036
2037
2038
2039
2040
2041
2042
2043
2044
2045
2046
2047
2048
2049
Capacité de désendetement Capacité de désendetement hors GEEP

Ainsi calculée, la capacité de désendettement moyenne sur la durée du projet apparait
globalement acceptable (9,15 ans). Il faut toutefois noter que la capacité de
désendettement excède la limite généralement admise de 12 ans pour les années 2025
et 2026.
Cela signifie que, sur ces deux exercices, la Ville de Marseille se situerait à un niveau
excédant légèrement les normes : bien qu’elle ne remette a priori pas en cause la
soutenabilité du projet, cette situation ne doit donc être durable et il importera que la Ville
limite au maximum la dette souscrite par ailleurs.

Nota :
En complément, et à titre informatif, la capacité de désendettement sur le budget consolidé
(budget principal + budgets annexes), intégrant l’impact de la dette liée au Contrat de
Partenariat Vélodrome a été calculée :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 55/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Capacité de désendettement y compris budgets annexes
14,0

12,0

10,0

8,0

6,0

4,0

2,0

0,0
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
2023
2024
2025
2026
2027
2028
2029
2030
2031
2032
2033
2034
2035
2036
2037
2038
2039
2040
2041
2042
2043
2044
2045
2046
2047
2048
2049
Capacité avec Projet GEEP y compris BA Capacité hors GEEP y compris BA

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 56/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

V.4 Prise en compte des engagements hors bilan
V.4.1 Etat actuel des engagements hors bilan de la Ville
Les engagements hors bilan figurant au budget de la Ville de Marseille concernent les postes
suivants

V.4.1.1 Emprunts garantis par la Ville.

Le montant total des emprunts garantis par la Ville était de 1 136 716 048 € au 31 décembre
2015. Ces emprunts concernent des organismes de logement social, des établissements
publics et des collectivités.
A titre informatif, les provisions figurant au budget principal de la Ville au 31 décembre 2016
sont les suivantes :

au 31/12/2016
Provisions pour litige 4 000 000 €
Provisions pour garanties d'emprunt 6 891 859 €
Provisions pour dépréciation des comptes de tiers 6 193 044 €
Total 17 084 903 €

V.4.1.2 Contrat de partenariat Vélodrome

Un contrat de partenariat relatif au Stade Vélodrome et à ses abords a été conclu par la Ville
de Marseille en 2010. Les engagements de la Ville au titre de ce contrat figurent dans les
engagements hors bilan de la Ville. Le montant de la dette liée à ce contrat, figurant au
budget annexe Stade Vélodrome, est le suivant :

Capital restant dû
au 31/12/2016
Dette souscrite par la Ville 41 269 844 €
Dette du partenaire privé 100 235 049 €
Total 141 504 893 €

V.4.2 Impact du Marché de Partenariat Plan Ecoles sur les engagements hors bilan
Chacun des Marché de Partenariats subséquents conclus par la Ville figureront dans les
engagements hors bilan de la Ville.
Comme indiqué supra, le coût global des contrats de partenariat à conclure au titre du projet,
qui devra figurer dans les engagements hors bilan, est le suivant :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 57/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

Coûts inclus dans Coûts non inclus
€ TTC (FCTVA déduit) le Marché de dans le Marché Coût total
Partenariat de Partenariat

Redevance R1 (investissement / co-financement public) 356 298 366 € 356 298 366 €
Redevance R1 (investissement / financement par partenaire) 152 699 300 € 152 699 300 €
Total investissement 508 997 666 € - € 508 997 666 €

Redevance R1 (intérets) 132 369 479 € 132 369 479 €
Intérets bancaires Dette Ville 107 535 661 € 107 535 661 €
Total financement 132 369 479 € 107 535 661 € 239 905 139 €

Redevance R2 (GER) 114 502 299 € 114 502 299 €
Redevance R3 (Entretien) 121 903 356 € 121 903 356 €
Redevance R4 (Gestion) 49 401 084 € 49 401 084 €
Total 285 806 739 € - € 285 806 739 €

Coûts de procédure du projet 1 624 000 € 1 624 000 €

Coût total 927 173 884 € 109 159 661 € 1 036 333 545 €

V.5 Impact d’une éventuelle rupture anticipée du contrat
V.5.1 Modalités d’estimation
Au jour de rédaction du présent rapport, les modalités de calcul des indemnités de résiliation
du contrat ne sont pas connues, par définition.
Les conditions de calcul de cette indemnité ont donc été estimées sur la base d’hypothèses
de travail, qui correspondent aux pratiques de marché standards constatées sur un panel de
contrats ou marchés de partenariat conclus récemment en France.

V.5.1.1 Principe de calcul de l’indemnité en cas de résiliation pour motif d’intérêt
général (fait du prince)

Le cas d’une résiliation pour motif d’intérêt général est le cas de résiliation le plus coûteux
pour une collectivité.
Les principaux postes indemnitaires suivants sont généralement prévus :
 l’encours de l’ensemble des instruments de financement (emprunts bancaires,
instruments de fonds propres) mis en place par le partenaire privé pour le
préfinancement ou le financement des ouvrages.
 le gain manqué (ou manque à gagner) du cocontractant. Ce poste est souvent
calculé en procédant une somme actualisée les flux que l’actionnaire aurait dû
recevoir jusqu’au terme du contrat. A titre d’hypothèse de travail, l’indemnité a été
estimée égale à 100% des flux actionnaires futurs actualisés au taux de 8%.

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 58/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 les coûts de rupture des sous-contrats de construction. Ce poste est souvent calculé
sur la base d’un % des travaux non réalisés. A titre d’hypothèse de travail, l’indemnité
a été estimée égale à 3% des travaux non réalisés.
 les coûts de rupture des sous-contrats de maintenance. Ce poste est souvent calculé
sur la base du coût annuel de la maintenance et du GER. A titre d’hypothèse de
travail, l’indemnité a été estimée égale à 100% d’une année de maintenance – GER
(somme des redevances R2 et R3).
Les autres postes (rémunération échue non payée, soulte de débouclage des instruments de
couverture de taux, …) ne peuvent être estimées à ce stade.

V.5.1.2 Principe de calcul de l’indemnité en cas de résiliation pour force majeure
(bouleversement de l’économie du contrat)

Dans le cas d’une résiliation pour force majeure, l’indemnité est généralement égale au seul
encours de l’ensemble des instruments de financement (emprunts bancaires, instruments de
fonds propres) mis en place par le partenaire privé pour le préfinancement ou le financement
des ouvrages.

V.5.1.3 Principe de calcul de l’indemnité en cas de résiliation pour faute du
cocontractant

Dans le cas d’une résiliation pour force majeure, l’indemnité est généralement égale :
 à l’encours de l’ensemble des instruments de financement (emprunts bancaires,
instruments de fonds propres) mis en place par le partenaire privé pour le
préfinancement ou le financement des ouvrages.
 réduit d’une pénalité destinée à couvrir le préjudice de la Ville, généralement
plafonnée en % de l’encours des instruments de financement.
A titre d’hypothèse de travail, cette indemnité a été estimée plafonnée à 10% de
l’encours des instruments de financement.

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 59/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

V.5.2 Estimation de l’indemnité due par la Ville en cas de résiliation du contrat
L’estimation de l’indemnité due par la Ville en cas de résiliation figure ci-après :

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 60/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

VI. ANNEXE I : PRESENTATION DE L’IMPACT DU PROJET SUR LA CAF DANS LE
CADRE D’UN ACCORD-CADRE D’UNE DUREE DE 6 ANS

La présente annexe vise à déterminer la sensibilité des résultats de la présente évaluation,
par rapport au rythme de lancement des projets.
En hypothèse de base, présentée supra, les marchés subséquents sont lancés dans une
période de 4 années après la conclusion de l’accord-cadre.
La présente annexe détaille les principaux résultats qui seraient obtenus dans le cas où le
rythme de lancement des opérations serait plus relâché, avec un lancement des marchés
subséquents dans une période de 6 années après la conclusion de l’accord-cadre.

VI.1 Impact d’un allongement de la durée de l’accord-cadre du
projet sur la CAF brute

L’impact d’un allongement de la durée de l’’accord-cadre du projet aura pour effet de décaler
de deux ans dans le temps l’évolution de la CAF brute est le suivant :

Impact projet CAF brute (AC 4 ans/6ans)
0,0%

-2,0%

-4,0%

-6,0%

-8,0%

-10,0%

-12,0%
Impact projet en % de la CAF brute (AC 6 ans)
Impact projet en % de la CAF brute (AC 4 ans)

En moyenne sur la période 2021-2047, avec un calendrier sur 6 années, l’impact du projet
sur la CAF brute par an est de -15,22M€ (-15,50M€ en accord-cadre de 4 ans), soit -6,0% de
la CAF hors projet (-6,2% de la CAF hors projet accord-cadre de 4 ans).

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 61/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

VI.2 Impact d’un allongement de la durée de l’accord-cadre du
projet sur la CAF nette

L’impact d’un allongement de la durée de l’accord-cadre du projet sur l’évolution de la CAF
nette est le suivant :
 2017-2049 :

Evolution de la CAF nette (AC 4 ans/AC 6 ans)
350 M€
Millions

300 M€

250 M€

200 M€

150 M€

100 M€

50 M€

0 M€
2017
2018
2019
2020

2027
2028
2029
2030
2031

2038
2039
2040
2041
2042
2043

2049
2021
2022
2023
2024
2025
2026

2032
2033
2034
2035
2036
2037

2044
2045
2046
2047
2048
- 50 M€

- 100 M€

- 150 M€
CAF nette y compris GEEP (6 ans) CAF nette y compris GEEP (AC 4 ans)

 Zoom 2017-2030 :

Evolution de la CAF nette (AC 4 ans/AC 6 ans)
20 M€
Millions

0 M€
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030
- 20 M€

- 40 M€

- 60 M€

- 80 M€

- 100 M€

- 120 M€

- 140 M€
CAF nette y compris GEEP (6 ans) CAF nette y compris GEEP (AC 4 ans)

Il ressort des simulations réalisées que l’allongement de la durée de l’accord-cadre :
 A pour effet de décaler l’effet du projet sur la CAF nette d’un an ;

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 62/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

 Mais, en revanche, n’a pas pour effet de minimiser pas l’impact maximal du projet.
o La valeur maximale de l’impact négatif du projet, en accord-cadre 4 ans, est
de -26,8M€ en 2044.
o La valeur maximale de l’impact négatif du projet, en accord-cadre de 6 ans,
est de -26,5M€ en 2044.

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 63/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

VII. ANNEXE II : PRESENTATION DE L’IMPACT DU PROJET SUR LA CAF NETTE DE
LA VILLE

La CAF nette mesure le niveau de l’épargne brute diminuée du remboursement des
emprunts sur l’exercice.
La CAF nette de la Ville de Marseille sur les 5 derniers exercices est négative :
2012 2013 2014 2015 2016

CAF brute 152 389 852 129 361 608 155 279 343 153 007 947 151 533 147
Remboursement dette 170 417 632 158 447 703 164 965 127 160 067 882 161 544 155
CAF nette -18 027 779 -29 086 095 -9 685 784 -7 059 935 -10 011 008

Cela signifie que l’épargne dégagée par le fonctionnement de la Ville est insuffisante pour
couvrir la charge de l’amortissement de la dette. C’est une situation qui n’est donc pas
optimale.

L’évolution prévisionnelle de la CAF nette est présentée ci-après :
Nota : la dette « hors GEEP » présentée dans cette simulation est égale à la dette au 31
décembre 2015, plus la dette qui sera souscrite (avec les hypothèses présentées supra, à
savoir un stock de dette stable et des nouveaux emprunts amortissables sur 15 ans)

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 64/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040 2041 2042 2043 2044 2045 2046 2047 2048 2049

CAF brute 156,3M€ 158,3M€ 162,3M€ 167,5M€ 169,6M€ 171,4M€ 179,8M€ 181,9M€ 179,0M€ 180,4M€ 186,2M€ 192,0M€ 198,4M€ 204,4M€ 210,5M€ 216,7M€ 223,0M€ 229,4M€ 236,0M€ 242,6M€ 249,2M€ 256,2M€ 263,3M€ 270,5M€ 277,9M€ 285,4M€ 293,2M€ 301,1M€ 309,2M€ 319,9M€ 330,5M€ 338,9M€ 350,1M€

Remboursement emprunts hors GEEP 167,1M€ 174,8M€ 177,3M€ 173,2M€ 215,8M€ 291,6M€ 178,1M€ 177,8M€ 171,5M€ 183,4M€ 193,2M€ 200,9M€ 192,3M€ 187,1M€ 194,3M€ 204,1M€ 201,6M€ 201,1M€ 192,1M€ 191,6M€ 169,0M€ 150,6M€ 141,2M€ 131,2M€ 121,4M€ 107,7M€ 95,8M€ 83,0M€ 70,6M€ 58,4M€ 45,2M€ 31,0M€ 15,7M€
Remboursement emprunts GEEP Ville 0,0M€ 0,0M€ 0,0M€ 0,0M€ 1,7M€ 3,5M€ 3,6M€ 5,5M€ 9,3M€ 11,4M€ 11,7M€ 11,9M€ 12,2M€ 12,4M€ 12,7M€ 13,0M€ 13,3M€ 13,5M€ 13,8M€ 14,1M€ 14,4M€ 14,7M€ 15,1M€ 15,4M€ 15,7M€ 16,0M€ 16,4M€ 16,7M€ 17,1M€ 14,5M€ 11,9M€ 12,1M€ 9,3M€
Remboursement emprunts GEEP dette privée 0,0M€ 0,0M€ 0,0M€ 0,0M€ 0,7M€ 1,4M€ 1,5M€ 2,2M€ 3,8M€ 4,7M€ 4,8M€ 5,0M€ 5,2M€ 5,4M€ 5,6M€ 5,8M€ 6,1M€ 6,3M€ 6,6M€ 6,8M€ 7,1M€ 7,4M€ 7,8M€ 8,1M€ 8,5M€ 8,9M€ 9,3M€ 9,8M€ 10,2M€ 8,8M€ 7,2M€ 7,6M€ 6,1M€
Total remboursement dette 167,1M€ 174,8M€ 177,3M€ 173,2M€ 218,2M€ 296,5M€ 183,1M€ 185,5M€ 184,6M€ 199,5M€ 209,7M€ 217,9M€ 209,7M€ 204,9M€ 212,6M€ 222,9M€ 221,0M€ 221,0M€ 212,5M€ 212,5M€ 190,5M€ 172,8M€ 164,1M€ 154,7M€ 145,6M€ 132,7M€ 121,5M€ 109,5M€ 98,0M€ 81,7M€ 64,3M€ 50,7M€ 31,0M€

CAF nette -10,8M€ -16,5M€ -15,0M€ -5,6M€ -48,6M€ -125,0M€ -3,4M€ -3,7M€ -5,6M€ -19,0M€ -23,5M€ -25,9M€ -11,4M€ -0,5M€ -2,1M€ -6,2M€ 2,1M€ 8,4M€ 23,4M€ 30,0M€ 58,7M€ 83,4M€ 99,2M€ 115,8M€ 132,2M€ 152,8M€ 171,7M€ 191,6M€ 211,2M€ 238,2M€ 266,2M€ 288,2M€ 319,1M€

CAF nette hors GEEP -10,8M€ -16,5M€ -15,0M€ -5,6M€ -46,2M€ -120,1M€ 1,7M€ 4,1M€ 7,5M€ -3,0M€ -7,0M€ -9,0M€ 6,0M€ 17,3M€ 16,3M€ 12,6M€ 21,4M€ 28,3M€ 43,8M€ 51,0M€ 80,3M€ 105,6M€ 122,0M€ 139,3M€ 156,4M€ 177,7M€ 197,4M€ 218,1M€ 238,6M€ 261,5M€ 285,3M€ 307,9M€ 334,4M€
CAF nette y compris GEEP -10,8M€ -16,5M€ -15,0M€ -5,6M€ -48,6M€ -125,0M€ -3,4M€ -3,7M€ -5,6M€ -19,0M€ -23,5M€ -25,9M€ -11,4M€ -0,5M€ -2,1M€ -6,2M€ 2,1M€ 8,4M€ 23,4M€ 30,0M€ 58,7M€ 83,4M€ 99,2M€ 115,8M€ 132,2M€ 152,8M€ 171,7M€ 191,6M€ 211,2M€ 238,2M€ 266,2M€ 288,2M€ 319,1M€
Ecart (=impact projet) 0,0M€ 0,0M€ 0,0M€ 0,0M€ -2,4M€ -4,9M€ -5,0M€ -7,7M€ -13,1M€ -16,1M€ -16,5M€ -16,9M€ -17,4M€ -17,8M€ -18,3M€ -18,8M€ -19,3M€ -19,9M€ -20,4M€ -21,0M€ -21,6M€ -22,2M€ -22,8M€ -23,5M€ -24,2M€ -24,9M€ -25,7M€ -26,5M€ -27,3M€ -23,3M€ -19,1M€ -19,7M€ -15,4M€

La présentation graphique de cette évolution est la suivante :

Evolution de la CAF nette
400 000 000 €

300 000 000 €

200 000 000 €

100 000 000 €

0€
2019
2020

2024
2025
2026

2030
2031

2035
2036

2040
2041

2045
2046
2047
2017
2018

2021
2022
2023

2027
2028
2029

2032
2033
2034

2037
2038
2039

2042
2043
2044

2048
2049
-100 000 000 €

-200 000 000 €

CAF nette hors GEEP CAF nette y compris GEEP

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 65/66
VILLE DE MARSEILLE PLAN ECOLES

On observe que, en tout état de cause, la CAF nette sera fortement négative en 2021 et
2022, mais cela n’est pas lié au projet GEEP : c’est la conséquence de l’échéance d’un
emprunt obligataire in fine souscrit en 2011.

L’impact du projet GEEP est sensible à partir de 2023 :

Evolution de la CAF nette (zoom)
35 000 000 €

15 000 000 €

-5 000 000 € 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033

-25 000 000 €

-45 000 000 €

-65 000 000 €

-85 000 000 €

-105 000 000 €

-125 000 000 €

CAF nette hors GEEP CAF nette y compris GEEP

Mis à part les exercices spécifiques 2021 et 2022, le niveau le plus bas de l’épargne nette se
situe en 2028 :
 Avec le projet GEEP, la CAF nette est négative à hauteur de -25 M€ ;
 Sans le projet GEEP, la CAF nette est négative à hauteur de -7,9 M€ (c’est-à-dire a
peu près le niveau actuel).

ETUDE DE SOUTENABILITE BUDGETAIRE AOUT 2017 - VERSION CONSOLIDEE LE 4 SEPTEMBRE 2017 66/66
COMMISSION CONSULTATIVE
DES SERVICES PUBLICS LOCAUX

SEANCE DU 9 OCTOBRE 2017

COMPTE-RENDU
________________________________________________________________________________

Etaient présents (es) :
Mesdames Catherine GINIER - Maliza SAÏD-SOILIHI - Elisabeth PHILIPPE - Jany BELKIRI -
Françoise DOUAGLIN - Vanina ALESSANDRINI
Messieurs Roland BLUM - Jean-Marc CHAPUS représenté par Monsieur TOSTAIN

Etaient excusés (es) :
Mesdames Marie-Louise LOTA – Caroline POZMENTIER-SPORTICH – Marie-Laure ROCCA-
SERRA
Monsieur Julien RAVIER - Patrice ANGOSTO

Etaient absents (es)
Madame Sylvie VIOLETTE
Messieurs Stéphane MARI - Michel PEIFFER

Assistaient à la Réunion :
Marion LORANG, Danielle DIEME et Philippe LLINARES (Direction de l'Evaluation des
Politiques Publiques et de la Gestion Externalisée) – Sébastien KOPELIANSKIS (DGUAH -
Direction des Grands Projets)

-o=O=o-

La séance est ouverte à 15h00 dans la 1ère salle des Commissions – Pavillon Puget de l'Hôtel de
Ville, sous la présidence de Monsieur Roland BLUM.

Après avoir souhaité la bienvenue aux participants, Monsieur BLUM indique qu'est inscrit à l'ordre
du jour de la séance un projet de marché de partenariat pour le "Plan Ecoles de la Ville de
Marseille".

VILLE DE MARSEILLE – DEPPGE
Présentation par Monsieur Sébastien KOPELIANSKIS

Monsieur Kopelianskis évoque tout d'abord le contexte du projet "plan écoles" et le nombre de
groupes scolaires concernés par la démolition/reconstruction et la construction de nouveaux
établissements. Il rappelle ensuite les grandes lignes de l'évaluation préalable du mode de
réalisation du projet, qui a écarté certains modes de portage juridiques pour n'en retenir que deux
(maîtrise d'ouvrage publique et marché de partenariat), ceux-ci ayant fait l'objet d'une comparaison
détaillée sur la base de critères réglementaires et de critères propres au projet. L'autre étude, visant à
examiner la faisabilité du projet et son impact sur les finances communales, a conclu à sa
soutenabilité budgétaire dans sa durée. Les instances consultatives (Mission d'Appui au
Financement des Infrastructures, dite Fin Infra, et la DRFIP-PACA ont rendu un avis favorable à la
réalisation du projet en accord cadre de marché de partenariat. Des éléments de calendrier ont
ensuite été communiqués.

Les échanges ont porté tout d'abord sur le nombre d'écoles impactées. Il s'agit de 31 groupes
scolaires qui seront regroupés sur 28 sites à reconstruire, auquel il convient d'ajouter 6 écoles
nouvelles à construire. Il y aura donc 34 sites concernés, dont 14 écoles qui seront en travaux dès
2019 pour la première phase. Deux autres phases suivront.

Les critères de choix des écoles prioritaires ont ensuite été évoqués. La vétusté des écoles, mais ausi
les contraintes techniques et les enjeux territoriaux ont été mis en relief pour parvenir à un équilibre
sur le territoire.

Monsieur Roland Blum souligne en conclusion la concertation qui aura lieu en son temps avec les
différents partenaires concernés par ce projet (enseignants, parents d'élèves, CIQ, etc...).

Vote sur l'approbation du projet de marché de partenariat pour le Plan Ecoles de la Ville de
Marseille :
avis favorable à l'unanimité.

La séance est levée à 16 heures

-o=O=o-

La date de la prochaine Commission Consultative des Services Publics Locaux (CCSPL) est
précisée par Madame LORANG de la DEPPGE : le 22 novembre 2017 à 15h00.

VILLE DE MARSEILLE – DEPPGE