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J.-L.

MONINO
M.-C. LESAGE et al.
Sous la direction de Jean-Louis Monino,
Marie-Claude Lesage et de l’équipe Portices

RÉUSSISSEZ LE C2i niveau 1


Certificat Informatique et Internet

C2i niveau 1
Le C2i (Certificat Informatique et Internet) a été créé par Les contributeurs qui ont
collaboré à cet ouvrage sont
le ministère de l’Éducation nationale pour que les étudiants (par ordre alphabétique) :
puissent valider leur niveau de compétence dans la FRÉDÉRIC CANTAROGLOU,
maîtrise des Technologies de l’Information et de la BERNARD DIMET,
JACQUELINE GUIBAL,
Communication (TIC). MARCELA MAFTOUL,
MICHEL MOREAU-BELLIARD,
Ce livre a été conçu comme un guide à l’intention des ISABELLE POULIQUEN,
étudiants qui veulent obtenir cette certification. Il leur JEAN-MARIE RIGAUD,
ÉTIENNE SAMYN,
explique comment s’inscrire, quelles sont les compétences

RÉUSSISSEZ LE
NICOLAS TRUCHAUD
requises telles quelles sont décrites dans le « référentiel » et ALEXIA TRUCHAUD.
officiel, et où trouver de l’aide et des informations utiles
pour se préparer efficacement.
Rédigé par une quinzaine d’enseignants universitaires ce
manuel bénéficie de l’expérience accumulée au sein du
projet Portices qui rassemble vingt-cinq établissements
de l’enseignement supérieur. Le projet Portices, soutenu
par le ministère de l’Éducation nationale et l’UO-MLR,
a été mis en place pour renforcer et valider la maîtrise
des TIC au cours des études et dans la vie active.

ISBN 2 10 049600 X www.dunod.com


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Réussissez le

C2i niveau1
Document1 4/10/05 10:38 Page 1

PPP
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Jean-Louis Monino,
Sous la direction de
Marie-Claude Lesage et de l’équipe Portices
Préface de Benoît Sillard

Réussissez le

C2i e
niveau1
Certificat Informatique et Internet
lim Monino OK Page IV Mercredi, 28. septembre 2005 11:52 11

C2i® est une marque déposée par le ministère de l’Éducation nationale,


de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Portices (Passe Opérationnel pour Réussir avec les TIC dans l’Enseignement
Supérieur ou PORte ouverte sur la maîtrise des TIC dans l’Enseignement
Supérieur) est un programme de création de documents médiatisés pour
l’autoformation aux TIC soutenu par MENESR/SD/TICE.

Réalisation de la couverture : MATEO


Illustration de couverture : Getty Images et Portices

© Dunod, Paris, 2005


ISBN 2 10 049600 X
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Préface

Le projet d’une société de l’information pour tous constitue un axe fort de


la politique du gouvernement. En effet la généralisation des nouvelles
technologies, dans l’enseignement comme dans le grand public, répond à
l’impérieuse nécessité de permettre l’accès au savoir et la communication
avec autrui.
La mission du ministère de l’Éducation, de l’enseignement supérieur et
de la Recherche consiste à faciliter l’équipement, l’accès à l’Internet et à
des ressources numériques, la formation et l’usage des TIC dans le système
éducatif, auprès des familles et du grand public. Cette action confiée à la
sous-direction des technologies de l’information et de la communication
pour l’éducation – SDTICE – et à la délégation aux usages de l’Internet –
DUI – est menée en partenariat étroit avec les collectivités territoriales,
conscientes des enjeux, et qui ont consenti des efforts importants en faveur
des équipements et des services en ligne.
C’est dans le cadre d’un dispositif global que de grandes actions ont été
lancées dans l’enseignement supérieur depuis 2003, parmi lesquelles : les
Universités Numériques en Région (UNR) qui développent des services
en ligne destinés aux étudiants, les Universités Numériques Thématiques
(UNT) qui mutualisent et diffusent des ressources et des usages disciplinai-
res, les espaces Wi-Fi dans les établissements d’enseignement supérieur et
les offres d’ordinateurs portables (opération MIPE) pour les étudiants, qui
se poursuivent et vont être étendues, en 2005, à un public plus large.
La formation est bien évidemment un élément prépondérant du disposi-
tif global mis en place par le ministère car elle doit permettre, au-delà de la
simple maîtrise des technologies qui donne accès aux services et aux conte-
nus numériques, de percevoir les possibilités et les limites des traitements
informatisés, de faire preuve d’esprit critique face aux résultats de ces trai-
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VI Réussissez le C2i niveau 1

tements et d’identifier les contraintes juridiques et sociales dans lesquelles


s’inscrivent ces utilisations. Aussi la généralisation des Brevets et Certifi-
cats Internet et Informatique dans le système éducatif, en s’inscrivant dans
une démarche pluridisciplinaire et en impliquant l’ensemble des ensei-
gnants, est un objectif prioritaire du dispositif général.
Le succès de toutes ces actions est le fruit d’une mobilisation générale :
État, collectivités, établissements. Les initiatives comme celle du projet
Portices de l’Université Ouverte Montpellier Languedoc-Roussillon pour
accompagner et faciliter la préparation du C2i, participent à la réalisation
de l’objectif commun qui est celui d’une société de l’information pour tous.
Je ne peux que me réjouir de ce projet que je soutiens avec force et convic-
tion.

Benoît SILLARD
Délégué aux usages de l’Internet
au ministère de l’Éducation nationale
et de la Recherche
49600_Monino_pVIIpX Page VII Vendredi, 23. septembre 2005 9:49 09

Table des matières

Préface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . V

Avant-propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . XI

Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Certifier le bon usage des nouveaux outils
pour le métier de l’étudiant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Positionnement ou problématique . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
La certification . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

Chapitre 1 – Avantages et apports du C2i . . . . . . . . . . . . 5


1.1 Quelques dates dans l’histoire de l’informatique . . . . . . . 5
1.2 Les premières inventions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3 Les principes fondateurs du C2i . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.1 Un pilotage national d’un projet original . . . . . . . . 8
1.3.2 Un référentiel national . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.3.3 Le C2i est un certificat national . . . . . . . . . . . 10
1.3.4 Un cadrage national . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.3.5 Aides à la diffusion . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.4 La formation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.5 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
49600_Monino_pVIIpX Page VIII Vendredi, 23. septembre 2005 9:49 09

VIII Réussissez le C2i niveau 1

Chapitre 2 – Comment passer le C2i ? . . . . . . . . . . . . . . 19


2.1 Les questions qu’il faut se poser . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.2 Se préparer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.2.1 Étape 1 : S’informer… . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.2.2 Étape 2 : Se situer… . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.2.3 Étape 3 : Le cas échéant, se former . . . . . . . . . . 29
2.2.4 Étape 3 bis : Trouver de l’aide en autoformation . . . . 31
2.3 Passer l’épreuve de certification . . . . . . . . . . . . . . . 39
2.3.1 Étape 4 : Faire acte de candidature… . . . . . . . . . 50
2.3.2 Étape 5 : Passer la certification… . . . . . . . . . . 50
2.3.3 Étape 6 : Récupérer son certificat . . . . . . . . . . . 51

Chapitre 3 – Le référentiel de compétences du C2i . . . . . . . 53


3.1 Tenir compte du caractère évolutif des TIC (A1 *) . . . . . 55
3.1.1 Le comportement des ménages français vis-à-vis des TIC 55
3.1.2 Internet et services publics . . . . . . . . . . . . . . 57
3.1.3 Généralisation du haut débit . . . . . . . . . . . . . 58
3.2 Intégrer la dimension éthique
et le respect de la déontologie (A2 ***) . . . . . . . . . . . 60
3.3 S’approprier son environnement de travail (B1 **) . . . . . 61
3.4 Rechercher l’information (B2 **) . . . . . . . . . . . . . . 63
3.5 Sauvegarder, sécuriser, archiver ses données en local
et en réseau (B3 **) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
3.6 Réaliser des documents destinés à être imprimés (B4 **) . . 66
3.7 Réaliser la présentation de ses travaux en présentiel
et en ligne (B5 **) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
3.8 Échanger et communiquer à distance (B6 ***) . . . . . . . 69
3.9 Mener des projets en travail collaboratif à distance (B7 ***) 70
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Table des matières IX

Chapitre 4 – Les ressources . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73


4.1 Descriptif du programme Portices . . . . . . . . . . . . . . 74
4.1.1 Connaissance des outils . . . . . . . . . . . . . . . . 75
4.1.2 Usages et « bonnes pratiques » . . . . . . . . . . . . . 75
4.1.3 Nature du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
4.1.4 Objectifs pédagogiques et didactiques . . . . . . . . . . 76
4.1.5 Priorités décrites dans le projet Portices . . . . . . . . . 76
4.1.6 Pratiques innovantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
4.1.7 Portices : l’existant, la valeur ajoutée et le positionnement . 77
4.2 Les types d’outils logiciels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
4.2.1 Outils à installer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
4.2.2 Outils accessibles en ligne . . . . . . . . . . . . . . . 82

Chapitre 5 – Réalités et perspectives . . . . . . . . . . . . . . . 101


5.1 Historique du C2i . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101
5.1.1 Le(s) B2i . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 101
5.1.2 Le C2i niveau 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103
5.1.3 Les C2i niveau 2 ou C2i « métiers » . . . . . . . . . . 105
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

5.2 Le C2i dans son environnement . . . . . . . . . . . . . . . 108


5.2.1 Les universités numériques en région – UNR . . . . . . 108
5.2.2 Les universités numériques thématiques – UNT . . . . . 118

En guise de conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121

Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123

Annexe – Comment utiliser le CD-Rom . . . . . . . . . . . . . 125


Utilisation avec un ordinateur compatible PC . . . . . . . . . . 125
Autoformation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128
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X Réussissez le C2i niveau 1

Vocabulaire et Lexique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129


C2i . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130
FreeBase . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 131
Pack JIMINI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132
Utilisation avec un ordinateur Macintosh . . . . . . . . . . . . . 133

Index . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135
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Avant-propos

« L’objectif ultime de l’effort scientifique est de rendre plus lucide notre regard
sur nous-mêmes. »
Albert JACQUARD

Notre société a évolué.


L’étudiant est plongé dans un nouvel univers. On apprend toujours à
lire, à écrire… mais on doit maintenant apprendre à lire et écrire de façon
virtuelle et numérique.
L’enseignement supérieur doit donc permettre aux étudiants de maîtriser
les compétences qui sont désormais indispensables à la poursuite d’études
supérieures.
En effet le concept de « compétences » s’est imposé au fil du temps
comme un moteur essentiel de la création de valeur. Le e-learning, promet-
teur dans une économie du savoir, permet-il des avancées significatives ? Il
faut, pour cela, posséder l’acquisition, la maîtrise et le développement de
compétences.
Dans ce contexte, il faut assurer une certification attestant que tous les
étudiants possèdent les compétences requises pour utiliser les TIC de la
meilleure façon, et mettre éventuellement à leur disposition une formation
permettant cette certification. Il s’agit du C2i mis en place par le ministère
de l’Éducation nationale.
Il nous est donc apparu nécessaire d’apporter une aide à l’étudiant dans
sa formation aux Technologies de l’Information et de la Communication
d’une part, et sa préparation au C2i, d’autre part. On trouvera donc, dans
ce guide, à la fois des informations pratiques, des conseils, des exemples,
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XII Réussissez le C2i niveau 1

une méthodologie. Il s’adresse essentiellement à l’étudiant ; cependant


nous sommes convaincus que le formateur y puisera également des élé-
ments très utiles pour mener à bien sa mission.
Une équipe d’enseignants et de chercheurs issus de plusieurs universités
françaises ont participé à l’élaboration de ce guide (par ordre alphabétique) :

• Frédéric CANTAROGLOU – Expert généralisation C2i niveau 1, SDTICE


MEN – Responsable C2i Université Grenoble 2 – Pierre Mendès-France.
• Bernard DIMET – Université Paris 9 – Dauphine.
• Jacqueline GUIBAL – Expert C2i niveau 1 et métiers de la santé,
SDTICE MEN Université Montpellier – Promoteur de Bologne.
• Marie-Claude LESAGE – Directrice de l’Université Ouverte de Montpel-
lier Languedoc-Roussillon – Responsable C2i Université Montpellier 2.
• Marcela MAFTOUL – Université Grenoble 2 – Pierre Mendès-France.
• Jean-Louis MONINO – Chargé de mission C2i Université Montpellier 1 –
Expert national généralisation C2i niveau 1, SDTICE MEN.
• Michel MOREAU-BELLIARD – Directeur du service TICe de Paris 1 –
Chargé de mission à la DT-SDTICE MENESR.
• Isabelle POULIQUEN – Chef de projet UNR-PACA – Chargée de mission
TICE Université Aix-Marseille 3.
• Jean-Marie RIGAUD – Chargé de mission C2i Université Toulouse 3 –
Expert généralisation C2i niveau 1 SDTICE MEN.
• Étienne SAMYN – Chargé de mission C2i Université de Savoie.
• Alexia TRUCHAUD – Étudiante en Sciences de l’Éducation – Université
Lyon 2.
• Nicolas TRUCHAUD – Responsable du pôle Web-TICE – Université
Lyon 2.

Nous tenons également à remercier pour l’aide précieuse qu’ils nous ont
apportée tout au long de la rédaction de cet ouvrage Rachid EL BOUSSAR-
GHINI expert co-responsable du C2i, Bruno LE BERRE expert national du C2i
et… le jeune photographe Nils TRUCHAUD.
49600_Monino_pXIpXIV Page XIII Vendredi, 23. septembre 2005 9:50 09

Avant-propos XIII

Nous remercions également pour leur participation « dématérialisée »


les auteurs de deux sites :
• AERIS par Guillemette LAUTERS ;
• « Comment écrire un rapport en français » par Colette KLEEMANN et
Graziella FARINA de l’European University Institute de Florence (Ita-
lie), de Mercedes FERNANDEZ de l’université d’Oviedo (Espagne),
Mireille MICHEL l’University College de Londres (Grande-Bretagne).
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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49600_Monino_p001p004 Page 1 Vendredi, 23. septembre 2005 9:50 09

Introduction

Depuis septembre 2004, un groupe de formateurs se réunit régulièrement


dans le cadre d’une mutualisation des outils, des contenus de formation et
des logiciels au sein du groupe Portices, afin de proposer une formation aux
TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) et une pré-
paration à la certification du C2i.
Le groupe n’aurait pas pu se mettre en place sans l’aide efficace de la
Direction de la technologie du ministère de l’Éducation nationale, sous-
direction des TICE (Technologies de l’Information et de la Communica-
tion pour l’Enseignement), en la personne de Michel MOREAU-BELLIARD
qui est le directeur du service TICe de Paris 1 et chargé de mission à la
DT-SDTICE MENESR.
Cet ouvrage a pour objet essentiel de servir de guide à tout étudiant qui
souhaite préparer le C2i, qu’il soit en formation initiale ou continue.

CERTIFIER LE BON USAGE DES NOUVEAUX OUTILS


POUR LE MÉTIER DE L’ÉTUDIANT
La mise en place des TICE dans l’enseignement supérieur et leur intégra-
tion dans le cursus Licence-Master-Doctorat (LMD), la mise en place
d’Environnements Numériques de Travail (ENT), le développement des
Universités Numériques en Région (UNR), l’accès simplifié aux bases de
données offrant tout type de ressources nécessaires à l’apprentissage, nous
conduisent à poser les questions suivantes :
• Que doit savoir faire un étudiant qui entre à l’université pour exercer
son « métier d’étudiant » ?
• Que doit-il acquérir pour suivre les enseignements et participer active-
ment à des parcours spécifiques ?
49600_Monino_p001p004 Page 2 Vendredi, 23. septembre 2005 9:50 09

2 Introduction

L’enseignement supérieur doit permettre aux étudiants de maîtriser les


compétences qui sont désormais indispensables à la poursuite d’études
supérieures.

POSITIONNEMENT OU PROBLÉMATIQUE

Notre société a évolué ; dans un passé récent, le support utilisé pour


apprendre ou pour travailler était le papier que l’on trouvait dans des clas-
seurs et des cahiers qui se trouvaient eux-mêmes sur un bureau ; pour y
écrire, on utilisait des crayons ou des stylos, l’ensemble étant mis dans un
cartable afin de le transporter pour permettre l’échange d’informations et
des savoirs… Le contexte a changé, la situation présente utilise les mêmes
mots, mais les supports ne sont plus les mêmes. La situation actuelle plonge
l’étudiant dans un univers où l’information disponible est très abondante
et très rapidement accessible ; on parle toujours de classeurs et de bureaux,
mais ils sont devenus virtuels.
Internet et les réseaux ont accentué le phénomène, ils ont permis un foi-
sonnement de moyens de communication ; le téléphone, le téléphone par
IP, la télévision par ADSL, les SMS, les fichiers compressés pour écouter de
la musique (MP3), le téléchargement des images, des sons et des vidéos, la
rapidité d’accès à l’information en général ; tout cela est devenu un enjeu
majeur pour tous (offreurs et demandeurs). On peut également citer
comme nouveau phénomène les wikis, les blogs, le cartable électronique,
le e-learning, le e-portefolio…
L’étudiant est plongé dans un nouvel univers. Perçoit-il toutes les possi-
bilités qui lui sont offertes ? Sait-il s’en servir de manière optimale ? Sait-il
utiliser l’ensemble des moyens mis à sa disposition pour lui faciliter la vie et
l’échange avec les autres ? La communication devient un des facteurs de
développement économique et social.
On apprend toujours à lire, à écrire… mais on doit maintenant appren-
dre à le faire de façon virtuelle et numérique.
La lecture, l’écriture, la manipulation de fichiers, l’échange, la collabo-
ration entre plusieurs étudiants distants, par vidéo, par téléphone, font naî-
tre de nouveaux modes de fonctionnement.
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La certification 3

Le monde universitaire, personnel enseignant et non enseignant, décou-


vre les TIC et les utilise de façon optimale dans le contexte des ENT. C’est
la mise en place des ENT dans les établissements du supérieur qui permet
de développer ces environnements virtuels de travail… Dans ce nouveau
cadre, nous aurons suivant notre profil, (étudiant, personnel enseignant ou
non enseignant), des logiciels, des fichiers, des espaces de stockage, des
courriels, une gestion des plannings, des solutions de tutorat en ligne…
Tous ces services seront individualisés.

LA CERTIFICATION

Dans ce contexte, il faut assurer une certification pour que tous les étu-
diants possèdent les compétences requises pour utiliser les ENT de la
meilleure façon et mettre éventuellement à leur disposition une formation
permettant cette certification.
Avant tout, il est indispensable de s’assurer que les pré-requis sont là
(pour les étudiants, personnels enseignant ou non enseignant) d’où la mise
en place de tests de positionnement. Le B2i, Brevet informatique et Inter-
net, est actuellement en train de se développer dans les établissements
d’enseignement primaire et secondaire.
En attendant, le paradoxe est de pouvoir faire passer ce diagnostic
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

« informatique » à des populations massives d’étudiants avec un papier et


un crayon (les investissements en matériel ne peuvent pas suivre la forma-
tion de masse). Ainsi, le ministère de l’éducation nationale a impulsé deux
actions : l’une vers les étudiants, qui concerne le plan MiPE (achat de
micro-ordinateur portable Wi-Fi) et l’autre vers les établissements en
aidant la mise en place du plan Wi-Fi. Ces actions doivent permettre la
mise à disposition pour les étudiants d’un ensemble de ressources qui seront
disponibles dans les ENT.
La mise en place de la formation pourra se faire de façon traditionnelle
en présentiel (en utilisant un vidéoprojecteur) et/ou par autoformation
tutorée avec le programme Portices développé par un ensemble d’universi-
tés et d’établissements du supérieur (Portices est un consortium de
25 établissements d’enseignement supérieur).
49600_Monino_p001p004 Page 4 Vendredi, 23. septembre 2005 9:50 09
49600_Monino_p005p018 Page 5 Vendredi, 23. septembre 2005 9:51 09

1
Avantages et apports du C2i

1.1 QUELQUES DATES DANS L’HISTOIRE


DE L’INFORMATIQUE

Dans les universités, les lycées, les collèges et les écoles, nos ordinateurs
nous permettent d’envoyer des courriels, de rechercher sur Internet,
d’écrire des textes (mémoires, rapports, devoirs, etc.). Dans des branches
plus spécialisées, l’ordinateur associé au tableur est l’outil du gestionnaire,
de l’économiste. Associé à des interfaces et des logiciels de CFAO, CIAO,
CAO, il est l’outil du technicien ou de l’ingénieur, etc. À la maison, il per-
met maintenant de regarder des films, d’écouter de la musique, de les enco-
der, etc.
Ces usages sont possibles avec deux choses indissociables : l’ordinateur
d’une part (qui n’a jamais cessé d’évoluer en puissance et en capacité) et les
logiciels qui ont petit à petit permis de transformer l’ordinateur en outil à
tout faire. Nous sommes passés de l’outil de programmation, à l’ordinateur
multimédia et à présent à l’ordinateur unimédia, concept qu’avait appré-
hendé Joël de Rosnay1.

1. « Plutôt que multimédia, qui représente une juxtaposition de supports, je préfère


appeler ce secteur unimédia. En effet, l’unimédia est un nouveau langage de communi-
cation pour les années 2000, et le multimédia en est le moyen » in L’homme symbiotique,
Joël de Rosnay, Paris, Seuil, 1995.
49600_Monino_p005p018 Page 6 Vendredi, 23. septembre 2005 9:51 09

6 Chapitre 1. Avantages et apports du C2i

Mais comment cela a-t-il été possible, comment cela s’est-il petit à petit
développé ?

1.2 LES PREMIÈRES INVENTIONS


À la fin de la guerre, un ordinateur comme l’ENIAC était une machine qui
prenait la place de plusieurs pièces.
Jusqu’à la fin des années 1960, les ordinateurs étaient des gros systèmes,
des « mainframes », et le marché était essentiellement dominé par le géant
IBM. Très volumineux, ces ordinateurs étaient très coûteux et réservés à
des grandes entreprises ou à des consortiums d’universités.
À la fin des années 1960, les choses bougent : en 1968 apparaît le Dec
Pdp 8, le premier mini-ordinateur qui sera suivi par d’autres (Honneywell,
IBM…). Ils sont plus petits, de la taille d’une armoire et sont relativement
moins coûteux que les « gros ». Quoique chers, ils sont plus accessibles,
mais cela ne suffit pas pour qu’ils s’implantent dans l’école et la société.
Quelques inventions ont contribué au progrès des machines et ont fait
faire le grand bond de l’informatique.
En 1968, Douglas C. Engelbart du Stanford Research Institute présente
un environnement graphique avec des fenêtres à manipuler avec une sou-
ris, un traitement de texte, un système hypertexte et un logiciel de travail
collaboratif (travail en groupe).
Début 1969, entre en service le réseau militaire ARPANET de l’ARPA
(Advanced Research Project Agency). Il est constitué de quatre mini-ordina-
teurs Honeywell puissants (24 Ko de mémoire) qui communiquent entre
eux. C’est le premier réseau qui donnera naissance au réseau mondial
Internet.
Au début des années 1970, apparaissent les premiers microprocesseurs
comme les Intel 4004 puis 8008 ainsi que le Motorola 6800.
En mars 1973, le prototype de la station de travail Xerox Alto est pré-
senté. Elle a été conçue au PARC (Palo Alto Research Center) et utilise un
langage orienté objet, une interface graphique, une souris et peut être mise
en réseau via un port Ethernet.
49600_Monino_p005p018 Page 7 Vendredi, 23. septembre 2005 9:51 09

1.2 Les premières inventions 7

En mai 1973, François Gernelle présente le premier micro-ordinateur


vendu tout assemblé : le Micral N, microprocesseur 8 bits Intel 8008, inter-
face réseau Ethernet de chez Xerox. Il est commercialisé par la société fran-
çaise R2E (Réalisations et études électroniques). La presse américaine lui
donnera le nom de microcomputer et ce nom restera.
D’autres micro-ordinateurs vont apparaître comme l’Altaïr et surtout
l’Apple I puis l’Apple II. En avril 1976, Apple Computer crée son premier
micro-ordinateur muni d’une ROM qui lui permet d’être opérationnel dès
l’allumage. À partir de ce prototype, l’Apple II sera créé en avril 1977 et
deviendra très populaire.
En 1981, IBM qui avait raté la révolution du mini-ordinateur, ne vou-
lant pas rater celle du micro-ordinateur, sort l’IBM PC avec un système
d’exploitation de Microsoft, connu à l’époque pour réaliser des cartes CP/M
pour l’Apple II.
En 1983, Apple sort le LISA (Local Integrated Software Architecture),
entièrement et exclusivement utilisable à la souris grâce à son interface
graphique. L’année suivante, Apple commercialise un ordinateur appelé
Macintosh.
Tout était en place. La dernière grande évolution a été de créer une
interface graphique digne de ce nom sur les ordinateurs compatibles PC, ce
que fit Microsoft en 1995 avec le lancement de son système d’exploitation,
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Windows 95.
Pendant ce temps, les réseaux avaient évolué et en 1997, on arrive dans
l’ère de la révolution Internet.
En 1997, les grands serveurs télématiques de l’État accessibles depuis un
Minitel, passent sur le réseau Internet et c’est le début de cette grande
mutation que nous sommes en train de vivre. Place à la nouvelle révolu-
tion informatique qui va faire de l’ordinateur associé aux réseaux rapides et
aux logiciels, l’objet central des foyers.
En 2005 enfin, avec l’arrivée des très hauts débits, on assiste à une nou-
velle révolution informatique : l’ordinateur multimédia, associé aux logi-
ciels, a absorbé tous les usages possibles, c’est bien l’unimédia qui est
devant nous, sur nos bureaux et dans nos salons.
49600_Monino_p005p018 Page 8 Vendredi, 23. septembre 2005 9:51 09

8 Chapitre 1. Avantages et apports du C2i

1.3 LES PRINCIPES FONDATEURS DU C2I

1.3.1 Un pilotage national d’un projet original


L’initiative de la création du B2i, puis du C2i, revient à la Direction de
la Technologie (DT) et plus précisément à la Sous-direction des
Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Éducation
(SD-TICE).
Le pilotage du projet est assuré par le ministère et par deux groupes de
travail.
• Un premier groupe, constitué de représentants des grands acteurs de la
formation de l’enseignement supérieur (CPU, CDIUFM, CGE,
CDFI…) a défini les objectifs et le cadre général d’un tel certificat.
• Un second groupe, constitué de personnels enseignants et non ensei-
gnants de l’enseignement supérieur impliqués dans des actions de type
TICE, a proposé les règles de mise en œuvre du C2i, à partir des directi-
ves formulées par le premier groupe et en cohérence avec la mise en
place concomitante du LMD et les divers textes le réglementant.

Une prise de conscience des établissements d’enseignement supérieur


sur la nécessité d’investir dans les TICE, plusieurs étapes d’expérimenta-
tion suivies d’évaluations critiques, la prise en compte des réelles difficultés
sur le terrain par la mise en place de correspondants dans les établisse-
ments, ainsi que diverses actions de communication, ont généré une large
adhésion du monde universitaire à la création du C2i.
Enfin, l’approche retenue pour le développement des usages des TICE
dans l’enseignement supérieur est une approche interdisciplinaire et non
une approche purement disciplinaire, spécifique et normalisée. La certifica-
tion devient ainsi une reconnaissance de compétences dans le domaine des
TICE. S’appuyant sur les diverses disciplines de la formation, elle génère
presque automatiquement, par « effet de levier », une pratique plus systé-
matique des TICE dans l’ensemble de ces disciplines.
Le C2i vise donc à certifier les connaissances et les compétences en
direction des concepts, des outils et des domaines d’utilisation.
49600_Monino_p005p018 Page 9 Vendredi, 23. septembre 2005 9:51 09

1.3 Les principes fondateurs du C2i 9

1.3.2 Un référentiel national


Alors que les formations du supérieur entrant dans les schémas LMD ont
été globalement peu cadrées a priori par la tutelle, voire pas du tout pour
certains aspects (absence de noms de domaines nationaux, idem pour les
mentions et les spécialités, absence de cadrage des contenus pédagogiques
des diplômes), les textes concernant le C2i précisent de manière détaillée,
les savoirs et savoir-faire que doit posséder un étudiant pour obtenir le cer-
tificat.
La spécification de ces connaissances et de ces compétences constitue le
référentiel national du C2i.
Un tel choix est essentiel et présente de nombreux avantages :
• Pour les établissements certificateurs, il définit les contenus pédagogi-
ques en précisant tous les points à valider et uniquement les points jugés
importants.
• Pour les étudiants, il garantit une reconnaissance nationale du certificat,
quel que soit l’établissement certificateur.
• Pour les enseignants intervenant dans les enseignements disciplinaires,
il fixe les limites de ce qu’il est possible d’exiger des étudiants en termes
de TICE ; il peut aussi, dans certains cas et du fait de cet affichage, cons-
tituer un élément catalyseur à la mise en pratique des TICE dans le
cadre de ces disciplines.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

• Pour une utilisation du certificat dans une démarche de demande


d’emploi, il définit les connaissances et compétences de la personne cer-
tifiée.

Rappelons que le principal objectif du C2i est de fournir, à tout étu-


diant, les connaissances et les compétences, dans le domaine des TICE, lui
permettant de mieux réussir dans son activité d’étudiant. Le C2i n’a donc
pas, dans une première approche, un objectif professionnel ; il est bien évi-
dent que de telles compétences restent essentielles aussi dans le cadre
d’une activité professionnelle. Le référentiel vise donc plusieurs objectifs.
• Une utilisation optimale d’un ordinateur personnel – Aujourd’hui, un
nombre important d’étudiants dispose d’un ordinateur personnel. Bien
49600_Monino_p005p018 Page 10 Vendredi, 23. septembre 2005 9:51 09

10 Chapitre 1. Avantages et apports du C2i

que cette hypothèse ne puisse être avérée comme systématique, il est


certain que le pourcentage d’étudiants ainsi équipés ne peut que croître
durant les prochaines années. L’opération « Un micro-portable Wi-Fi
pour chaque étudiant » initiée par la DT-SDTICE va dans ce sens.
• Une bonne compétence dans les activités avancées de la bureautique –
Le C2i complète les connaissances déjà acquises par la préparation au
B2i, pour un usage plus systématique dans la formation suivie.
• Une utilisation efficace des services d’Internet – Le développement
des plates-formes pédagogiques nécessite des compétences spécifiques
s’appuyant sur un échange et une communication à distance.
• Une mise en pratique du travail collaboratif à distance – Cet aspect est
très certainement le plus original ; il rejoint le point précédent et
concerne l’utilisation de plates-formes pédagogiques.
• Une sensibilisation au droit et à la déontologie des domaines concernés.

Le C2i reprend les principaux sujets traités dans le cadre du B2i en les
approfondissant. Par ailleurs, il introduit de nouveaux sujets tels que le tra-
vail collaboratif à distance ; l’utilisation de plus en plus fréquente de plates-
formes pédagogiques nécessite des compétences que l’étudiant doit impéra-
tivement posséder afin d’aborder sa formation dans les meilleures condi-
tions. Une pondération affichée des différents thèmes du référentiel en
souligne explicitement les éléments majeurs.
Enfin, il est important de noter que le référentiel est exprimé en termes
de compétences et non en termes de modes d’emploi de tel ou tel logiciel.
Ce choix incite notamment à l’utilisation de logiciels libres chaque fois
que cela est possible. Une analyse approfondie des fonctionnalités de tels
logiciels est mise à la disposition des étudiants et des établissements sur le
site web du C2i.

1.3.3 Le C2i est un certificat national


Le monde universitaire utilise habituellement le terme « diplôme » pour
désigner un objectif de formation. Par exemple, la licence de chimie est un
diplôme et un étudiant peut s’inscrire administrativement à une telle
licence.
49600_Monino_p005p018 Page 11 Vendredi, 23. septembre 2005 9:51 09

1.3 Les principes fondateurs du C2i 11

Les diplômes ont été durant longtemps définis au niveau national, ce qui
n’est plus vraiment le cas depuis la mise en place du LMD. Chaque univer-
sité définit aujourd’hui sa propre nomenclature de diplômes. Cette nomen-
clature doit s’inscrire dans l’architecture LMD et doit être validée par le
ministère.
Un étudiant qui s’inscrit à un diplôme suit la formation associée, les
modalités de contrôles de connaissances précisant les conditions dans les-
quelles le diplôme peut être délivré à l’étudiant.

Que signifie le terme « certificat » ?


S’il était possible de faire une comparaison avec le permis de conduire, la
certification au C2i serait l’épreuve de conduite permettant d’obtenir le
permis de conduire. Le C2i ne fait aucune supposition sur la façon dont les
connaissances évaluées ont été acquises et il en va de même de la présenta-
tion à l’épreuve du permis de conduire qui ne fait pas de supposition sur la
manière dont le candidat a appris à conduire.
Comme cela a été dit précédemment, l’approche retenue pour le déve-
loppement des usages des TICE dans l’enseignement supérieur est une
approche interdisciplinaire. La certification devient ainsi une reconnais-
sance de compétences dans le domaine des TICE, indépendante des diplô-
mes préparés.
L’usage qui est fait d’un certificat est le même que celui d’un diplôme.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Tous les deux garantissent un niveau de compétences certifié par une auto-
rité reconnue.
Le référentiel constitue un pilier de cette reconnaissance nationale de
même que la procédure de certification dont certains éléments sont impo-
sés aux établissements.
Le C2i doit être proposé aux étudiants, le plus tôt possible durant le
cycle de la licence. L’objectif majeur étant de fournir à tout étudiant les
connaissances et les compétences dans le domaine des TICE, pour mieux
réussir dans son activité d’étudiant, il est important que ces compétences
soient acquises le plus tôt possible. L’étudiant ainsi que les enseignants du
cycle licence auront alors la possibilité de mettre en application ces compé-
tences nouvelles dans le cadre des activités pédagogiques.
49600_Monino_p005p018 Page 12 Vendredi, 23. septembre 2005 9:51 09

12 Chapitre 1. Avantages et apports du C2i

Le C2i

* Les niveaux du C2i


Le C2i est une certification nationale à deux niveaux :

• Le niveau étudiant, (ou niveau 1) plutôt généraliste, certifiant les com-


pétences acquises pour utiliser les TIC de façon utile et responsable et
que tout étudiant peut passer au cours de son cursus de licence. Il pourra
devenir obligatoire à l’issue du L3. Il est d’ores et déjà obligatoire pour
les étudiants qui se destinent à l’enseignement et préparent le concours
d’entrée à l’IUFM.
• Le niveau métier (ou niveau 2) qui a des exigences plus élevées en
fonction :
– des orientations professionnelles ;
– des filières professionnalisées.

Ce niveau est en cours de mise en œuvre pour les métiers de l’enseigne-


ment du droit et de la santé.
Le but du C2i (niveaux 1 et 2) est de :
• Permettre aux étudiants :
– de maîtriser les compétences TIC indispensables à la poursuite d’étu-
des supérieures ;
– d’être capables de faire évoluer ces compétences en fonction des déve-
loppements technologiques ;
– de pouvoir établir qu’ils maîtrisent ces compétences qui leur permet-
tront de mieux s’insérer dans le monde des activités professionnelles
à la fin de leur cursus.

• Spécifier les compétences :


– acquises pendant le cursus universitaire des étudiants dans les forma-
tions d’enseignement supérieur, qu’ils soient en formation initiale ou
continue ;
– utiles dans l’enseignement supérieur.
49600_Monino_p005p018 Page 13 Vendredi, 23. septembre 2005 9:51 09

1.3 Les principes fondateurs du C2i 13

• Attester de la maîtrise d’un ensemble de compétences nécessaires :


– au métier de l’étudiant au cours de son cursus ;
– à toute personne au cours de sa vie professionnelle quelle qu’elle soit.

* Le C2i et le LMD
Dans le cadre du LMD, le texte fondateur qui est l’arrêté du 23 avril 2002
relatif au grade de licence, stipule dans son article 14 :
« Après évaluation du niveau de l’étudiant, la formation propose, de manière
adaptée, un enseignement de langues vivantes étrangères et un apprentissage de
l’utilisation des outils informatiques. »

• L’étudiant doit pouvoir acquérir les connaissances correspondant au C2i


étudiant, au cours de la licence, en L1, L2, ou L3. L’expérience – et le
bon sens – montre que la certification se passe de préférence en L1 ou
L2.
• Le C2i peut être une certification indépendante ou intégrée dans le
cursus.
• Le nombre d’ECTS (crédits européens) qui lui sont attribués est déter-
miné par les établissements (de 5 à 8).

Le site pour accéder aux informations ministérielles sur le C2i


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

http://c2i.education.fr/
Le site pour accéder à l’autoformation au C2i
http://www.portices.univ-montp1.fr/

1.3.4 Un cadrage national


Le législateur a donné aux universités une autonomie les autorisant à défi-
nir et à assurer leur propre politique de formation et de recherche. Un ren-
dez-vous périodique est organisé par la tutelle dans un processus de
contractualisation dans lequel chaque université précise son projet straté-
gique pour une durée de quatre années, projet intégrant notamment l’offre
de formation proposée par l’université. Chaque élément de cette offre
49600_Monino_p005p018 Page 14 Vendredi, 23. septembre 2005 9:51 09

14 Chapitre 1. Avantages et apports du C2i

devant être habilité, une affectation de ressources est engagée par le minis-
tère en fonction des charges habilitées ainsi générées.
Le C2i tel qu’il est défini aujourd’hui, n’entre qu’en partie dans ce
schéma directeur. L’établissement précise uniquement s’il accepte de déli-
vrer ce certificat. Deux conditions sont alors nécessaires pour que cette
demande soit recevable : d’une part, que l’établissement propose des forma-
tions respectant le schéma LMD, d’autre part, que l’établissement respecte
un cahier des charges défini par le ministère et valide l’ensemble des connais-
sances et compétences décrites dans le référentiel pour les candidats.
Les établissements n’ayant pas adhéré au schéma LMD ne peuvent donc
pas délivrer le C2i. Le C2i devant être proposé à tous les étudiants engagés
dans une formation du supérieur, les établissements non habilités peuvent
passer une convention avec un établissement habilité. Il s’agit, en particu-
lier, des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), des clas-
ses préparatoires aux grandes écoles (CPGE), des sections de techniciens
supérieurs (STS).
L’établissement habilité à délivrer le C2i a toute latitude pour organiser
la formation. Seule la certification doit répondre à certaines contraintes
fixées par les textes réglementaires.

1.3.5 Aides à la diffusion


Afin de faciliter la diffusion du C2i, des outils ont été réalisés et sont à la
disposition des établissements certificateurs ainsi que des étudiants candi-
dats à la certification.
La réalisation de cette base d’informations et d’outils s’appuie sur le
principe de mutualisation entre les établissements. Chacun apporte ce qu’il
a produit de spécifique et profite des apports des autres établissements.

Un site web
Un site web présentant le C2i est accessible sur les serveurs du ministère :
www.c2i.education.fr
On y trouve tous les textes afférant au C2i, mais aussi divers outils tels
que des tests de positionnement et des listes de logiciels libres en liaison
avec les compétences à acquérir dans le C2i.
49600_Monino_p005p018 Page 15 Vendredi, 23. septembre 2005 9:51 09

1.4 La formation 15

Une base de ressources


Il est important de rappeler que le référentiel est exprimé en termes de
compétences. Aucune référence n’est faite à tel ou tel logiciel, même si le
vocabulaire utilisé peut laisser penser que ce référentiel ait été conçu à par-
tir de logiciels propriétaires qui sont largement diffusés. L’utilisation de
logiciels du domaine public est au contraire largement soutenue.
Une compilation des ressources développées dans les établissements et
en accès libre est disponible.
Par ailleurs, des conventions ont été signées entre le ministère et cer-
tains producteurs de logiciels pour obtenir les logiciels à des tarifs préféren-
tiels.
Le site web serveur du C2i contient toutes les informations à ce sujet.

Une plate-forme de certification


Une base de questions présentées sous forme de QCM couvrant la totalité
du référentiel est disponible pour les établissements certificateurs. Il est
souhaitable que les établissements puissent puiser les questions nécessaires
à une certification dans cette base. Ils sont aussi invités à alimenter cette
base en transmettant les QCM qu’ils ont développés. Une commission spé-
cifique valide la qualité des contenus de la base.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

En plus de l’ensemble des questions de type QCM, l’établissement certi-


ficateur dispose d’une plate-forme de positionnement et de certification.

1.4 LA FORMATION

Bien que le C2i ne soit qu’un certificat, la phase de formation ne peut être
occultée. L’article 14 de l’arrêté organisant la licence, que nous avons déjà
cité, stipule qu’« après évaluation du niveau de l’étudiant, la formation pro-
pose, de manière adaptée… un apprentissage de l’utilisation des outils
informatiques ». Une telle spécification reste relativement vague et ne con-
duit pas obligatoirement les établissements à proposer aux étudiants une
véritable formation à l’usage des TICE.
49600_Monino_p005p018 Page 16 Vendredi, 23. septembre 2005 9:51 09

16 Chapitre 1. Avantages et apports du C2i

Le Bulletin officiel (BO) n° 19 du 9 mai 2002 apporte un nouvel


éclairage : « Dans le but de développer, de renforcer et de valider la maîtrise des
technologies de l’information et de la communication par les étudiants en forma-
tion dans les établissements d’enseignement supérieur, est institué un Certificat
informatique et Internet (C2i) comportant deux niveaux ».
La difficulté est alors de relier ces deux textes : le C2i constitue-t-il
l’apprentissage dont on parle dans le texte sur la licence ? Aucun texte sup-
plémentaire ne viendra, par la suite, confirmer ou infirmer cette hypothèse.
Seul le BO n° 15 du 14 avril 2005 apporte des précisions concernant les
conditions de certification.
Les établissements, dans le cadre de leur autonomie et de leurs préroga-
tives, ont donc une grande liberté pour relier ces deux actions.
• L’établissement peut construire une unité pédagogique de licence dont
le contenu recouvre en tout ou partie le référentiel du C2i.
• L’établissement peut proposer une formation, totalement déconnectée
de la licence, assurant une préparation à la présentation au C2i.
• L’établissement peut proposer une solution intermédiaire dans laquelle
le complément de l’unité pédagogique sera acquis soit par un enseigne-
ment classique, soit par autoformation.

L’intérêt d’intégrer le référentiel au sein d’une unité pédagogique recon-


nue dans la formation de licence est indiscutable. Cet intérêt est d’abord
économique puisque de telles unités pédagogiques sont financées ; cet inté-
rêt est aussi lié à l’aspect systématique d’un tel enseignement surtout s’il est
défini comme unité obligatoire.
Rappelons que la mise en œuvre de tests de positionnement permet
d’adapter la formation aux réels besoins des étudiants. D’une part, la dis-
pense de formation est autorisée par le texte sur la licence (« après évalua-
tion du niveau de l’étudiant »). D’autre part, la dispense d’épreuve de
certification est autorisée par le BO du 14 avril (« Pourront être dispensés de
certaines épreuves, les candidats ayant obtenu des certifications avérées dans un
ou plusieurs domaines de compétences du référentiel national. »)
Dans le cas où l’établissement ne proposerait pas de formation spécifique
adaptée au contenu du référentiel, l’étudiant doit alors assumer, seul ou en
49600_Monino_p005p018 Page 17 Vendredi, 23. septembre 2005 9:51 09

1.5 Conclusion 17

liaison avec l’établissement, une autoformation. Dans ce cas, le site web du


C2i fournit toutes les informations pertinentes.
La réforme LMD a introduit la notion de crédits (ECTS : European
Credit Transfert System). L’année universitaire est décomposée en deux
semestres, à chaque semestre sont associés 30 ECTS. Le nombre d’ECTS
associés à une unité pédagogique est fonction de la quantité de travail que
doit fournir l’étudiant pour acquérir les connaissances correspondantes. Si
une formation est mise en place pour préparer au C2i, il est donc possible
que des ECTS lui soient alloués et puissent être comptabilisés dans le par-
cours de licence.

1.5 CONCLUSION
Les apports d’un certificat de compétences en TICE à un étudiant sont
multiples.
Tout d’abord, les TICE, comme cela a été dit précédemment, induisent
une pédagogie dite active ; elles permettent à l’étudiant d’avancer à sa pro-
pre vitesse qui n’est pas obligatoirement celle du groupe. Elles ne résolvent
pas tous les problèmes, bien évidemment, et la présence d’un enseignant
reste une nécessité permettant de traiter des difficultés plus délicates à
aborder face à un écran. Il n’est pas imaginable, et ce n’est pas le but d’un
tel certificat, que toute la formation soit effectuée devant un clavier d’ordi-
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

nateur sans avoir l’occasion de s’exprimer par un autre moyen.


Le C2i constitue un plus dans le CV de l’étudiant. Il permet d’attester,
auprès d’un employeur, dans le cadre d’un stage ou d’une demande
d’emploi, que l’étudiant possède les compétences pour exploiter directe-
ment les technologies informatiques de l’entreprise. L’obtention du C2i
peut aboutir, dans certains cas, à l’obtention d’ECTS comptabilisables dans
un parcours de licence.
Le C2i peut aussi être proposé dans le cadre de la formation permanente
ou de la validation d’acquis par l’expérience (VAE). En particulier, on peut
penser que la formation et l’obtention du C2i par les personnels des établis-
sements puissent être prises en compte dans le déroulement de carrière de
ces personnels.
49600_Monino_p005p018 Page 18 Vendredi, 23. septembre 2005 9:51 09

18 Chapitre 1. Avantages et apports du C2i

Enfin, il faut rappeler que l’OCDE a intégré, depuis 2002, l’investisse-


ment en TIC comme indicateur supplémentaire dans la mesure de la
société de la connaissance. Bien que l’investissement en France place notre
pays dans la moyenne des pays de l’OCDE, cet investissement reste faible
par rapport à ceux de pays comme les États-Unis ou les pays de l’Europe du
Nord. Tous ces pays s’accordent pour reconnaître les TIC comme un élé-
ment moteur dans le développement économique. Le C2i, à son niveau,
participe à cette mesure et constitue donc un élément essentiel dans la for-
mation des acteurs de notre société que sont les étudiants.
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2
Comment passer le C2i ?

La mise en place du C2i dans les différentes universités se fait progressive-


ment et il serait illusoire de présenter une démarche unique et unifiée.
Pour traiter de la préparation à la certification et des modalités de passage
de l’épreuve, nous allons donc nous appuyer sur un schéma qui en présente
les grandes étapes et sur les sites Internet les plus représentatifs qui, par
nature, permettront des mises à jour plus régulières de l’information.

2.1 LES QUESTIONS QU’IL FAUT SE POSER

Ce guide est réalisé pour vous aider à obtenir la certification C2i. Plusieurs
questions doivent être posées qui suscitent plusieurs types de réponses. Le
but de ce chapitre n’est pas de vous entraîner concrètement aux exercices
et aux épreuves du C2i, mais de vous guider dans les démarches nécessaires
et dans les méthodes de travail.

Que dois-je faire pour passer le C2i ?


Pour passer et valider le C2i il faut :

• trouver un établissement ayant reçu l’habilitation ;


• faire acte de candidature en prenant une inscription spécifique auprès de
l’établissement ;
49600_Monino_p019p052 Page 20 Vendredi, 23. septembre 2005 9:52 09

20 Chapitre 2. Comment passer le C2i ?

• passer les épreuves à la date prévue ;


• et enfin retirer votre certificat (… si tout s’est bien passé).

Que faut-il faire pour se préparer ?


Un ensemble de ressources téléchargeables sont mises à votre disposition
sur le site :
http://c2i.education.fr
Elles vous permettent :
• de mesurer les champs couverts par la certification (se reporter au réfé-
rentiel du C2i de niveau 1 décrit dans le chapitre suivant) ;
• d’évaluer vos compétences :
– soit je pense que « je sais déjà tout ! » et une petite vérification ne
coûte rien…
– soit j’estime que « je n’y connais rien ! » et on s’aperçoit parfois du
contraire.
Dans tous les cas, un petit détour par les tests de positionnement
s’impose. Si votre test fait apparaître un résultat inférieur à 80 %, nous
vous conseillons de réaliser les activités qui vous sont proposées et d’utiliser
les ressources didactiques (didacticiels et liens vers des pages web) mis à
votre disposition sur le site.
• de compléter vos connaissances et votre pratique.

Quand puis-je estimer que je peux passer l’épreuve de certification en toute quiétude ?
Vous avez des résultats aux tests de positionnement de 80 % de réussite ou
plus ? Alors vous êtes fin prêt pour passer dans de bonnes conditions la cer-
tification.

Comment faire si je rencontre de véritables difficultés pour combler mes lacunes ?


Voici quelques pistes que vous pourriez suivre pour y parvenir :
• Existe-t-il un enseignement d’informatique dans le cadre de votre
formation ?
• Des formations spécifiques sont-elles prévues hors cursus ?
49600_Monino_p019p052 Page 21 Vendredi, 23. septembre 2005 9:52 09

2.1 Les questions qu’il faut se poser 21

• Des heures de regroupement des candidats au C2i sont-elles prévues


dans votre établissement pour répondre à vos questions ?
• D’autres candidats au C2i peuvent, sans doute, vous apporter une aide.

Combien de temps faut-il pour préparer le C2i ?


Il n’y a pas de réponse unique. Cela dépend du résultat de vos premières
auto-évaluations. Une chose est sûre, il faut s’y prendre suffisamment tôt
pour mettre le maximum de chance de votre côté. Il ne faut pas hésiter à
faire un calendrier en posant des échéances avec des objectifs à atteindre.

Où trouver le référentiel national de compétences du C2i niveau 1 ?

Le référentiel national est défini dans la circulaire n° 2005-051 du 7/04/2005


parue au B.O. n° 15 du 14/04/2005 :
« Le référentiel national du C2i niveau 1 comprend deux parties : la première
décrit les compétences générales et transversales visées par la certification, la
seconde définit les différents domaines de compétences et les savoirs spécifi-
ques et instrumentaux qui y sont associés. La certification du C2i niveau 1 doit
associer la partie générale et transversale et la partie spécifique et
instrumentale. »
L’ensemble du référentiel est présenté et commenté dans le chapitre suivant.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Quels sont les objectifs et les caractéristiques du C2i niveau 1 ?


• continuité par rapport au B2i et positionnement au regard des autres dis-
positifs similaires en Europe ;
• caractère nécessairement évolutif (actualisation périodique au BO dans
lequel le référentiel est publié) ;
• définition par chaque université des modalités d’acquisition des compé-
tences et de la certification de leur maîtrise ;
• ambition européenne du C2i (ECTS), niveau L du LMD (Licence-Mas-
ter-Doctorat) ;
• formation tout au long de la vie en bénéficiant des dispositifs de FOAD ;
• autres compétences (organisationnelles, communication…).
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22 Chapitre 2. Comment passer le C2i ?

Pour mémoire, voici un extrait de l’arrêté du 23 avril 2002 relatif au grade de


licence :
« Les parcours sont organisés en unités d’enseignement articulées entre elles en
cohérence avec les objectifs de formation. Ils comprennent des unités d’ensei-
gnement obligatoires et, pour une part, des unités d’enseignement choisies libre-
ment par l’étudiant sur une liste fixée par l’université et, le cas échéant, des
unités d’enseignement optionnelles.
Après évaluation du niveau de l’étudiant, la formation propose, de manière
adaptée, un enseignement de langues vivantes étrangères et un apprentissage
de l’utilisation des outils informatiques. »

2.2 SE PRÉPARER

2.2.1 Étape 1 : S’informer…


Le C2i est un dispositif visant :
« … à attester de la maîtrise d’un ensemble de compétences nécessaires à
l’étudiant pour mener les activités qu’exige aujourd’hui un cursus d’enseigne-
ment supérieur.1 »
Il ne s’agit pas de passer un examen de plus, mais de vérifier le niveau de
ses compétences dans le domaine de « l’informatique et Internet » et, le
cas échéant de les compléter en vue, finalement, de les faire certifier.
Avant toute chose, il convient donc de bien prendre connaissance des
compétences dont il est question et qui sont définies dans le référentiel offi-
ciel du certificat.
Pour cela, il existe un site de référence, à l’adresse suivante :
http://c2i.education.fr/..

1. Circulaire n° 2002-106 du 30 avril 2002 parue au Bulletin officiel de l’Éducation


nationale (BOEN) du 9 mai 2002.
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2.2 Se préparer 23

On observera la distinction entre le C2i niveau 1 (dont il est question


ici) et le C2i niveau 2 (ou encore C2i Métiers) qui est encore, à ce jour, en
phase d’expérimentation.
En cliquant sur le menu C2i niveau 1, on obtient le détail des informations
disponibles, au rang desquelles on retiendra la rubrique « Référentiel ».
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24 Chapitre 2. Comment passer le C2i ?

Le référentiel du certificat s’organise en deux parties :


Un référentiel général et transversal qui définit plutôt les « bons
comportements » (aspects éthiques et déontologiques).

Et un référentiel dit « spécifique et instrumental » qui définit plus précisé-


ment les sept domaines de compétences attendues de la part des candidats.
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2.2 Se préparer 25

Les exemples qui sont montrés ci-dessus ne reprennent pas, bien évi-
demment, la totalité de ces référentiels.

2.2.2 Étape 2 : Se situer…


Tests de positionnement
* Qu’est-ce que le positionnement ?
L’arrêté du 23 avril 2002 relatif au grade de licence stipule dans son
article 14 : « Après évaluation du niveau de l’étudiant, la formation propose, de
manière adaptée… un apprentissage de l’utilisation des outils informatiques ».
La diversité de la mise en œuvre du B2i dans les lycées, les origines
sociales très variables des étudiants ainsi que leur attirance plus ou moins
prononcée pour l’informatique peuvent conduire à une hétérogénéité trop
importante des étudiants dans le domaine des TICE et nuire à une bonne
conduite du projet, voire à un échec partiel.
Le positionnement des étudiants vise plusieurs objectifs :
• En début de processus, il permet d’adapter la formation aux réels besoins
de chaque étudiant.
• En phase de certification, il permet de dispenser le candidat de passer
certains tests de certification si les compétences à certifier sont avérées
acquises.
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• Enfin, ce positionnement informe l’étudiant sur les compétences qu’il


lui reste à acquérir et sur le travail à produire ; l’étudiant sait ainsi
lorsqu’il est prêt à présenter le certificat.

* Quelle forme peut avoir un test de positionnement ?


La manière la plus simple de connaître le positionnement du candidat au
C2i dans l’échelle des compétences consiste à effectuer un test pour chaque
étudiant. Ce test peut utiliser différents supports et prendre des formes
diverses.
Le support de test
Le support du test doit permettre une correction aisée et une exploitation
en détail de ces résultats. Les techniques habituellement pratiquées
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26 Chapitre 2. Comment passer le C2i ?

dans l’enseignement supérieur permettent d’envisager plusieurs formes


possibles :
Le test de positionnement peut être une épreuve sur poste informatique.
Cette solution présente l’avantage de fournir les résultats en temps réel,
mais a l’inconvénient de supposer que tous les candidats sont déjà compé-
tents pour utiliser un tel support.
L’utilisation d’un support informatique, peut permettre au candidat de
faire ce test au moment où il le souhaite.
Une autre forme de test consiste à utiliser des fiches pré-imprimées lues
par lecteur optique. Ce support est déjà largement utilisé dans certains
concours tels que ceux des corps de santé, ce qui garantit une bonne con-
naissance des avantages et des inconvénients de la procédure.

La forme du test
Le test peut être structuré de diverses façons :

• Utilisation d’une enquête déclarative – Le candidat décrit le domaine


de ses compétences en répondant à des questions non évaluatives. Bien
que la confiance qu’on puisse accorder à cette solution reste limitée, ces
erreurs de déclaration restent sans conséquences importantes s’il ne
s’agit pas d’accorder une dérogation à présenter une partie du certificat
et s’il s’agit uniquement de constituer les groupes de travail.
• Sous la forme de QCM à l’image d’une certification – Cette forme
reste la plus fiable et permet de situer exactement la position du candi-
dat. La plate-forme de positionnement mise à disposition sur le serveur
du C2i s’appuie sur cette technique.
• Des épreuves pratiques adaptées – De tels tests seraient certainement
très précis, mais la mise en œuvre pour de grandes populations serait
probablement difficile à produire.

Comme nous l’avons vu dans ce chapitre, les tests de positionnement


ont un intérêt pédagogique indéniable. Certaines méthodes peuvent
aller au-delà en permettant la dispense de certaines épreuves de certifi-
cation.
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2.2 Se préparer 27

Exemple de tests déclaratifs

Savez-vous :
1. Mettre en route et arrêter un ordinateur.
Oui Non
2. Utiliser les icônes, le menu Démarrer, les menus déroulants.
Oui Non
3. Manipuler les fenêtres sur le « bureau » : ouvrir, fermer, réduire, déplacer
une fenêtre.
Oui Non
4. Basculer d’une fenêtre à une autre, même quand elles sont masquées l’une
par l’autre.
Oui Non
5. Personnaliser l’environnement de travail (barre d’outils et insertion
automatique ?).
Oui Non
6. Afficher à l’écran le contenu d’une disquette, d’un dossier, du disque dur,
d’un cédérom.
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Oui Non
7. Parcourir l’arborescence des différents lecteurs, c’est-à-dire le chemin pour
accéder à un document.
Oui Non

Sachant quelles compétences sont attendues et donc, seront évaluées, il


paraît judicieux d’essayer de faire le point au préalable sur l’état de ses pro-
pres compétences au moyen d’un test de positionnement.
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28 Chapitre 2. Comment passer le C2i ?

Voici, sous forme de schéma, les différentes étapes à respecter :

Inscription
auto-inscription, inscription
auprès de la scolarité…)

Test de positionnement
(faire le point sur
Formation ses compétences)
(en fonction de l’état
de ses compétences)
Test de certification
(valider ses compétences)

Jury

Édition/délivrance
du certificat

Le plus souvent, il s’agira de questionnaires en ligne, parfois d’activités, qui


sont proposés pour vous permettre d’auto-évaluer l’état de votre savoir-faire.
Vous aurez sans doute noté, dans l’écran du site officiel du C2i, une
rubrique « Positionnement ».
Cette rubrique, appelée à s’étoffer, vous indique quelques modalités
offertes en ce domaine.
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2.2 Se préparer 29

Parmi les sites utiles pour la préparation au C2i, on signalera le site d’un
regroupement d’universités qui présente des informations et des ressources
sur ce thème, le site Portices :
www.portices.univ-montp1.fr/
Ce site est également appelé à évoluer, mais parmi les ressources propo-
sées on trouvera, dans la rubrique « Autoformation » des QCM en ligne
qui, après inscription, vous autoriseront à vous tester.
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En ce domaine, comme dans d’autres qui seront évoqués ci-après, il faut


rappeler que chaque université possède un « correspondant C2i » pour
piloter le dispositif de certification et, sans doute aussi, un site dédié où l’on
pourra trouver des informations plus spécifiques aux particularités locales.

2.2.3 Étape 3 : Le cas échéant, se former


Cette étape n’est pas indispensable si, après le test de positionnement, vous
êtes en mesure de vous présenter directement à la certification. Le test de
positionnement, calibré sur le référentiel officiel, sert surtout à mettre en
évidence les lacunes qu’il vous faudra combler.
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30 Chapitre 2. Comment passer le C2i ?

À vous de vous former et de vous entraîner pour acquérir ou confirmer


les compétences déficitaires.
Vous disposerez pour cela de ressources publiques, accessibles à tous mais
qui nécessiteront de votre part un fort engagement et une grande motiva-
tion dans la mesure où le bon déroulement de votre formation ne dépen-
dra, généralement, que de vous.
À ce jour, on peut citer1 deux ressources, toutes les deux accessibles
depuis le site Portices déjà évoqué ci-dessus (rubrique « Activités ») :
• le site de l’université Paris Dauphine ;

1. Il existe également sur le site Portices deux autres ressources : AERIS une « Aide
aux étudiants pour la recherche d’information » réalisé par Guillemette Lauters et
« Création d’un rapport » par Colette Kleemann, Graziella Farina, Mercedes Fernandez,
Mireille Michel.
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2.2 Se préparer 31

• le site de l’université Pierre Mendès-France de Grenoble.

Il est plus que probable que de telles ressources se multiplieront dans un


proche avenir. Là encore, la fréquentation régulière des sites permettra de
suivre les évolutions en la matière.
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Par ailleurs, chaque université engagée dans la mise en place du C2i pro-
posera à ses étudiants des ressources ou des moyens de formation qui lui
seront propres (autoformation, séances de TD ou TP, documents en ligne,
etc.). L’accès à ces ressources sera plus ou moins ouvert selon les choix faits
par chaque établissement. Il sera peut-être nécessaire, dans ce cas, d’en pas-
ser par une procédure d’inscription ou d’ouverture d’un compte.

2.2.4 Étape 3 bis : Trouver de l’aide en autoformation

Si aucune formation n’est mise en place dans votre établissement, tout


n’est pas perdu et les paragraphes suivants vous sont destinés.
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32 Chapitre 2. Comment passer le C2i ?

De l’aide – pourquoi ?
Un étudiant en autoformation a besoin de plusieurs types d’aide :
• Soutien pédagogique – quand il éprouve les difficultés à comprendre, à
faire, à avancer, quand il se trouve bloqué, bref, quand il a l’impression
qu’un mauvais esprit l’empêche de progresser…
• Soutien méthodologique – quand il s’y prend mal et donc avance
lentement ;
• Soutien psychologique – quand sa motivation commence à faiblir,
quand il ne consacre pas assez de temps pour se donner toutes les chan-
ces de réussir.

Pour trouver de l’aide…


Un étudiant en autoformation peut trouver de l’aide sous plusieurs formes :
• En contactant des personnes (enseignants, tuteurs, étudiants) soit direc-
tement, soit à l’aide de l’ordinateur connecté ;
• En se documentant tout seul avec la documentation traditionnelle ou
en utilisant l’ordinateur.

Types d’aides
Faisons le tour des aides, des soutiens, ou accompagnements que vous pou-
vez trouver dans votre université.

* Documentation
Dès l’entrée à l’université, on vous délivre des informations sous diverses
formes concernant votre environnement informatique (livret d’informa-
tions, charte à lire attentivement, à signer et à adopter, mode d’emploi,
journaux d’université…)
Lisez attentivement cette documentation, conservez-la – elle pourra
vous dépanner quand, un jour, vous vous trouverez bloqué.
De plus, dans les salles d’informatique et autour de diverses ressources
informatiques de votre université, vous trouverez certainement des affiches
ou des documents qui vous expliqueront comment vous servir des ordina-
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2.2 Se préparer 33

teurs ou vous connecter au réseau avec votre portable, ce qu’il faut faire et
ce qu’il faut éviter.
Cherchez d’abord l’information qui vous manque dans tous ces docu-
ments avant d’aller chercher de l’aide. Dans la plupart des cas, cette docu-
mentation vous permettra de vous débrouiller, éventuellement avec un peu
d’aide des étudiants déjà rôdés.
* Enseignants
Si vous avez des cours pour votre formation C2i, les enseignants vous pro-
poseront probablement des polycopiés où vous pourrez trouver sans doute
des définitions, des glossaires ou des informations qui vous manquent.
Notez les questions qui vous viennent à l’esprit pendant votre autofor-
mation et profitez des séances avec l’enseignant pour les poser.
Souvent, les enseignants proposent aux étudiants de poser leurs ques-
tions par courrier électronique. La réponse arrive ainsi plus vite et cela
évite de prendre un rendez-vous.
* Tuteurs
Voici comment est défini le tutorat par l’Office Québécois de la Langue
Française (OQLF, 2003 (www.granddictionnaire.com) :
« Forme d’aide en enseignement individualisée, qui est offerte soit pour
accompagner un apprenant qui éprouve des difficultés, soit pour donner
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une formation particulière, complémentaire ou à distance. »


Le métier de tuteur est un nouveau métier de la formation ouverte et à
distance. Le plus souvent, les tuteurs sont des étudiants en M ou en D,
éventuellement d’anciens étudiants, qui ont reçu une formation spécifique
pour l’accompagnement des étudiants en autoformation.
Généralement, vous pouvez les joindre par l’intermédiaire de l’ordina-
teur à partir de vos didacticiels.
La rubrique d’aide vous propose souvent un formulaire où vous devez
écrire votre question.
Après validation, votre question aboutit dans la boîte aux lettres élec-
tronique de l’un des tuteurs qui vous répondra dans les meilleurs délais.
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34 Chapitre 2. Comment passer le C2i ?

Vous pouvez également monter un système de tutorat associatif comme


cela existe déjà dans certains établissements (cf. www.tuteurs.ens.fr).
Pour leur travail, les tuteurs disposent de nombreux outils techniques
dont vous trouverez ci-dessous une liste non exhaustive :

Les outils d’organisation Le programme de formation


Ces outils sont dédiés aux tâches Le planning
d’organisation facilitant L’agenda
l’apprentissage individuel et collectif Les nouvelles du jour
ainsi que le suivi Le suivi des actions des utilisateurs

Les outils de partage Espace partagé de dépôt de documents


Ces outils sont dédiés au partage
des documents

Les outils de communication Outils asynchrones Outils synchrones


Ces outils sont dédiés à tous les (Réponse différée) (Réponse instantanée)
travaux nécessitant la
communication entre les étudiants Fax Téléphone
et les tuteurs, les étudiants Courrier électronique Chat
et leurs pairs, etc. Liste de diffusion Tableau blanc
Forum Audio conférence
Visio conférence

Les outils d’évaluation Les outils d’évaluation automatique :


Ces outils sont dédiés aux phases (principalement des QCM.)
d’évaluation ou d’auto évaluation Les guides de correction
des étudiants

* Avec vos pairs, les autres étudiants en autoformation


Dans le contexte du tutorat par les pairs, le but est de partager ses connais-
sances et son expérience ; chacun donne et reçoit pour enrichir la connais-
sance commune. De plus, cette entraide limite le besoin de recourir au
tuteur.
Le tutorat par les pairs favorisera le soutien moral et la reconnais-
sance. Il constitue probablement un puissant moyen de lutte contre les
abandons.
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2.2 Se préparer 35

Conseil à ceux qui travaillent seuls


Travailler seul et à distance n’est pas facile. Aussi, afin de rompre l’isolement,
téléchargez Skype et à l’inscription, indiquez votre nom suivi de « C2i ». Ainsi,
en cherchant dans l’annuaire de Skype le mot C2i, vous pourrez contacter
d’autres étudiants qui travaillent sur les modules de formation et pratiquer
l’enseignement mutuel ou vous soutenir…

* Moniteurs
Dans les salles d’informatique, vous trouverez des moniteurs. Ce sont géné-
ralement des jeunes dont le rôle est de maintenir les ordinateurs en bon
état de marche. Ils pourront également vous dépanner avec la plupart des
logiciels que vous étudierez.
Essayez de ne pas trop les solliciter car ils sont en général très occupés.

* Dans le didacticiel
Un didacticiel est un programme informatique d’enseignement ou d’appren-
tissage. Si vous avez un didacticiel pour le C2i dans votre université, lisez
bien le mode d’emploi.
Très probablement, ce didacticiel comporte, en plus des cours, des outils
qui peuvent vous aider en cas de problèmes.
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Explorez donc attentivement ce programme d’apprentissage et cherchez


les outils suivants :
• Aide.
• Glossaire.
• Foire aux questions.

En plus de ces outils, le programme d’apprentissage lui-même comporte


peut-être des indications qui peuvent vous sortir des situations de blocage :
cela peut être par exemple les définitions ou les informations complémen-
taires qui apparaissent quand vous survolez avec la souris les termes diffici-
les ou importants.
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36 Chapitre 2. Comment passer le C2i ?

* Dans les logiciels


Le logiciel que vous êtes en train d’étudier, que ce soit un traitement de
texte, un tableur, un logiciel de messagerie ou bien n’importe quel autre
logiciel, comporte le plus souvent son propre mode d’emploi.
Regardez bien ce qui vous est proposé :

La touche F1 : Aide – utilisez-la quand vous ne savez pas comment


avancer

Le signe ? À utiliser quand vous voulez approfondir une notion

Clic droit sur PC ou clic Menu contextuel – pensez à l’utiliser chaque fois que
prolongé sur Macintosh vous ne savez pas comment vous y prendre

* Sur Internet
De nombreux sites web proposent de l’aide à l’utilisation de l’ordinateur.
Citons-en juste quelques-uns, mais vous en trouverez d’autres :
• www.coupdepoucepc.com
Ce site est conçu pour les débutants, il propose des aides concernant
aussi bien le matériel que le logiciel.
• Encyclopédie informatique libre :
www.commentcamarche.net
• Pour ceux qui savent déjà pas mal de choses et qui souhaitent approfon-
dir, ce site collaboratif est d’une grande qualité :
http://memoclic.com/
• Un site qui propose des dossiers thématiques rangés chronologiquement
et des aides pour de nombreux logiciels :
www.pcastuces.com
Comme son nom l’indique, il propose des quantités d’astuces pour amé-
liorer et faciliter l’utilisation des différents logiciels et permet également
le téléchargement de nombreux programmes (applications).
• Sites spécialisés – Informations, aides et astuces pour l’utilisation des
moteurs de recherche :
www.abondance.com
• Courrier électronique en général :
www.arobase.org
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2.2 Se préparer 37

• Courrier électronique de type « webmail » :


www.defidoc.com/Rech_info_int/WebmailDefinitions.htm
• Certains sites – comme Framasoft – sont spécialisés dans les programmes
d’apprentissage pour les logiciels libres, aussi appelés logiciels à code
ouvert (open source) :
www.framasoft.net/sommaire.php3
• Il y a également des sites où vous pouvez poser la question qui vous taraude :
www.linternaute.com/0redac_fils/maquestion/maquestion_theme2.shtml

Dans votre université


Différents dispositifs d’accompagnement peuvent être organisés dans votre
université. Renseignez-vous !
Si vous n’arrivez pas à trouver des renseignements, vous pouvez contac-
ter le correspondant C2i de votre université. Sur le site officiel du C2i
(http://c2i.education.fr), on peut trouver la liste des universités habilitées à
faire passer la certification ainsi que le nom des correspondants désignés
dans chaque établissement.
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38 Chapitre 2. Comment passer le C2i ?

Attitude - vous êtes votre meilleur tuteur


En autoformation, vous aurez besoin de plus de ténacité que pour les cours
traditionnels où il suffit d’aller en cours pour se persuader que l’on progresse.
Mais l’autoformation présente aussi de nombreux avantages :
• Vous pouvez avancer à votre propre rythme ;
• Vous pouvez choisir librement vos horaires d’apprentissage ;
• Vous pouvez fractionner votre apprentissage en petites séquences ;
• Vous n’avez pas besoin de vous déplacer.
Cependant, en autoformation, vous n’avez pas toujours quelqu’un sous
la main pour vous aider : sachez donc être votre meilleur tuteur :

Logiciels Ayez une attitude active, expérimentez, avancez-vous sur les terres
inconnues.
Problèmes Sachez trouver les réponses dans les diverses sources grâce à tout ce
que vous avez appris dans ces pages.
Démotivation Réservez donc pour votre apprentissage un temps suffisant, si possi-
ble des plages régulières. Il ne faut pas hésiter à faire un calendrier
en posant des échéances avec des objectifs à atteindre.
Faites des auto-évaluations pour suivre vos propres progrès.

En guise de conclusion
Nous espérons que ce tour presque exhaustif des différents types d’aide vous
permettra de vivre une autoformation pleine de succès.
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2.3 Passer l’épreuve de certification 39

Petit rappel de droit


En général, la réutilisation des textes, des images ou des animations que
vous trouvez sur le Web est soumise à des restrictions d’utilisation dues au
respect des règles du droit d’auteur. Dans ces conditions, apprenez à utiliser
la technique du copier-coller tout en respectant la loi !
Il y a, bien sûr, des exceptions. Par exemple, vous pouvez trouver des
sites web proposant des images libres de droit, comme la bibliothèque
d’images du site canadien disponible à l’adresse suivante :
www.picto.qc.ca

Sur ce site, il est précisé :


« Bienvenue sur PICTO ! Vous trouverez sur ce site une banque d’illustra-
tions destinée à être utilisée dans des travaux scolaires, sites web ou tout autre
contexte relié au monde de l’éducation. Les illustrations et animations disponibles
sur le site PICTO sont libres de droit et gratuites si elles sont utilisées dans un
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

contexte éducatif. Par « contexte éducatif » nous entendons toute réalisation par
un enseignant ou autre intervenant pour ses élèves comme des notes de cours ou
un site web. Les élèves et étudiants, peu importe leur niveau peuvent aussi utili-
ser les illustrations et animations dans leurs travaux scolaires ou toute autre réa-
lisation non commerciale en relation avec le monde étudiant.
Bien que ce soit gratuit, nous apprécions toujours que vous indiquiez la source
de l’image lors de son utilisation. »

2.3 PASSER L’ÉPREUVE DE CERTIFICATION

Rappelons que le projet C2i est d’abord un processus de certification.


L’obtention du certificat comporte deux avantages :
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40 Chapitre 2. Comment passer le C2i ?

• valider les compétences du référentiel dans le cadre d’un cursus univer-


sitaire, en particulier pour les étapes qui nécessiteront cette attestation
(entrée à l’IUFM, par exemple) ;
• au-delà de cette valeur, essentiellement attachée à la période des études,
la généralisation du certificat devrait permettre une reconnaissance plus
large, notamment dans le contexte de la vie professionnelle.

Modalités de certification

Elles sont définies par une circulaire qui peut être consultée à l’adresse
suivante :
www.education.gouv.fr/bo/2005/15/MENT0500561C.htm

En résumé, ce texte précise que la certification distingue :


Une partie théorique évaluée par questionnaire (comptant pour un tiers de
l’évaluation finale),
Une épreuve pratique permettant l’évaluation des neuf compétences défi-
nies par le référentiel (comptant pour deux tiers de l’évaluation finale).

Certificat Informatique et Internet (C2i)

Épreuve théorique
Épreuve pratique

Dans ce cadre général, chaque établissement habilité est libre de définir


la manière dont il entend organiser les épreuves de certification.
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2.3 Passer l’épreuve de certification 41

Les activités
Pour bien se préparer au passage du C2i, nous proposons de réaliser diffé-
rents exercices regroupés dans ce que l’on appelle une activité. Une activité
doit être menée avec méthode et doit permettre de maîtriser les compéten-
ces du référentiel du C2i. Il est possible de définir sept grandes activités qui
donneront naissance à des exercices tout en balayant les différents points
du référentiel.
Voici les différentes étapes constituant une activité :
• définir son objectif ;
• concevoir une solution ;
• réaliser et tester sur ordinateur.

À chacune des activités sont associés un ou plusieurs points du référen-


tiel, par exemple :
• Activité 1 : Gestion de l’environnement de travail
Le référentiel :
– A2 : Intégrer la dimension éthique et le respect de la déontologie
– B1 : S’approprier son environnement de travail
• Activité 2 : Recherche efficace d’informations
Le référentiel :
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– A1 : Tenir compte du caractère évolutif des TIC


– B2 : Rechercher l’information
• Activité 3 : Mise en forme d’un texte brut, conception et réalisation
d’un CV, mise en forme d’un rapport, utilisation d’un modèle
Le référentiel :
– A1 : Tenir compte du caractère évolutif des TIC
– B4 : Réaliser des documents destinés à être imprimés
• Activité 4 : Présentation de données avec des tableaux et des graphiques
Le référentiel :
– A1 : Tenir compte du caractère évolutif des TIC
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42 Chapitre 2. Comment passer le C2i ?

– A2 : Intégrer la dimension éthique et le respect de la déontologie


– B4 : Réaliser des documents destinés à être imprimés
• Activité 5 : Présentation assistée par ordinateur (PréAO)
Le référentiel :
– B5 : Réaliser la présentation de ses travaux en présentiel et en ligne
• Activité 6 : Création de quelques pages web, mise en œuvre de notions
avancées du web
Le référentiel :
– A1 : Tenir compte du caractère évolutif des TIC
– B1 : S’approprier son environnement de travail
– B3 : Sauvegarder, sécuriser, archiver ses données en local et en réseau
– B5 : Réaliser la présentation de ses travaux en présentiel et en ligne
• Activité 7 : Utilisation de la messagerie électronique, réalisation d’un
travail collaboratif-coopératif en groupe
Le référentiel :
– A1 : Tenir compte du caractère évolutif des TIC
– A2 : Intégrer la dimension éthique et le respect de la déontologie
– B5 : Réaliser la présentation de ses travaux en présentiel et en ligne
– B6 : Échanger et communiquer à distance

Exemple d’exercice lié à une activité


Description : Cette activité a pour objectif l’optimisation de la recherche d’infor-
mations avec les outils à votre disposition, et dans le respect de la législation.
Durée : 20 minutes
Total questions : 22
Total points : 36
1. Indiquez des moteurs de recherche
a) Altavista.com
b) Google.com
c) Hotmail.com
d) Yahoo.fr

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2.3 Passer l’épreuve de certification 43


2. Dans un moteur de recherche, pour afficher les pages contenant exacte-
ment l’expression : Certificat Informatique et Internet
a) Je place cette expression entre parenthèses
b) Je saisis cette expression en majuscules
c) Je saisis : Certificat-Informatique-et-Internet
d) Je place cette expression entre guillemets
3. Vous devez faire un exposé sur la vie et les travaux de Marie Curie. Parmi
les liens suivants, quels sont ceux que vous visiterez en premier ?
a) mariecurie.science.gouv.fr
b) perso.wanadoo.fr/jeanpaul.petit/travaux/marie-curie
c) mariecurie.org
d) Nobelprize.org/physics/laureates/1903/marie-currie-bio.html
4. Quels opérateurs booléens peuvent être utilisés pour effectuer une recher-
che sur Internet ?
a) ET
b) SANS
c) OU
d) AVEC
e) OR
f) SAUF
5. Quelle affirmation est exacte ?
a) Un moteur de recherche trouve l’information sur la page d’accueil des sites
b) Un moteur de recherche donne uniquement accès à du texte
c) Un moteur de recherche utilise une indexation automatique
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d) Un moteur de recherche ne tient pas compte des noms propres


6. En un clic, actualisez cette page
7. Indiquez des annuaires de recherche
a) Voila.fr
b) Search.com
c) pagesjaunes.fr
d) Yahoo.fr
8. Qu’est-ce qu’une URL ?
a) C’est le code alphanumérique qui donne une adresse web et des infor-
mations d’accès aux fichiers échangés sur Internet
b) C’est une page web avec le protocole http
c) Une adresse électronique
d) Une méthode d’adressage uniforme (Uniform Resource Locator)

49600_Monino_p019p052 Page 44 Vendredi, 23. septembre 2005 9:52 09

44 Chapitre 2. Comment passer le C2i ?


9. Que représentent les domaines Internet suivants ?
a) com : organismes de communication
b) edu : organismes éducatifs
c) org : organismes gouvernementaux
d) fr : correspond à la France
10. Cette image me plaît, je peux l’intégrer dans un document destiné à être
diffusé : (avec illustration)
a) Si j’obtiens l’accord de son auteur
b) Si elle est libre de droits
c) Dans tous les cas, car sur Internet toute image est libre de droits
d) Si je modifie son format
11. Dans une recherche avancée, il est possible de spécifier des critères sur :
a) Le type de fichier
b) La taille des fichiers
c) Les domaines
d) La taille des pages web affichées
12. Indiquez des méta-moteurs de recherche
a) Profusion.com
b) Google.com
c) Metacrawler.com
d) Lycos.com
13. Cliquez sur un lien déjà visité
14. Quelle est la fonction du lien « en cache » ? (avec illustration)
a) Il permet d’enregistrer la page web dans la mémoire cache de l’ordinateur
b) Il permet de visiter un site anonymement
c) Il permet de visualiser une page mémorisée par le moteur de recherche.
d) Il permet d’enregistrer rapidement la page dans le dossier « Mes Favoris »
15. Limitez votre recherche aux pages françaises
16. Pour traduire un texte, je clique sur
17. Lequel de ces logiciels pourra se télécharger le plus rapidement ?
18. Dans le résultat d’une recherche, que signifie l’affichage en retrait d’un
site ? (avec illustration)
a) La page est plus ancienne que celle du dessus
b) Cette page et la page du dessus appartiennent au même site
c) C’est un résultat moins pertinent que la page du dessus
d) La page a été visitée au moins une fois
19. En un clic, affichez la page d’accueil

49600_Monino_p019p052 Page 45 Vendredi, 23. septembre 2005 9:52 09

2.3 Passer l’épreuve de certification 45


20. Dans Google, si j’effectue une recherche en saisissant ce qui suit : sécurité
– sociale
a) J’obtiendrai tous les sites traitant du social et de la sécurité en général
b) J’obtiendrai toutes les pages web contenant le mot « sécurité » mais pas
celles contenant le mot « social »
c) Google va rechercher tous les sites sur la sécurité sociale
d) Google va rechercher tous les sites sur la sécurité qui contiennent au
moins une fois le mot social
21. Avant de poser une question dans un forum de discussion, je consulte la :
a) FAQ
b) FTP
c) FAC
d) FAP
22. Quelle adresse me permet de télécharger une base de données sur les
gènes ?
a) smtp://infobiogen.fr/pub/db/genexpress
b) http://infobiogen.fr/pub/db/genexpress
c) ftp://infobiogen.fr/pub/db/genexpress
d) pop://infobiogen.fr/pub/db/genexpress

Évaluation des compétences


Le mot « compétence » pose beaucoup de problèmes aux universitaires
pour deux raisons :
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

• L’individualisation des parcours et la mobilité des étudiants nécessitent


que soit associé au diplôme un document certifiant les compétences
acquises par l’étudiant au cours de sa formation. Ce document, connu au
niveau européen sous le nom de « supplément au diplôme » est acté dans
l’arrêté du 8 avril 2002 « portant application au système français d’ensei-
gnement supérieur de la construction de l’Espace européen de l’enseigne-
ment supérieur » sous le nom d’« annexe descriptive » et inscrit dans les
arrêtés licence (article 30) et master (article 4) d’avril 2002.
• L’évolution vers le système LMD, qui s’inscrit dans le contexte social du
développement de la formation tout au long de la vie, va obliger les uni-
versités à une déclinaison des diplômes en compétence pour répondre
aux enjeux de la loi de modernisation sociale votée en 2002 :
49600_Monino_p019p052 Page 46 Vendredi, 23. septembre 2005 9:52 09

46 Chapitre 2. Comment passer le C2i ?

– Les universités vont devoir redéfinir les diplômes par des référentiels
de compétences afin de pouvoir les inscrire de manière cohérente au
Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP).
– La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE), pour être effective,
devra s’appuyer sur un diplôme décliné en compétences afin de pou-
voir vérifier que les compétences acquises à l’extérieur correspondent
à celles visées par le diplôme (Bernard Froment, AMUE 6 juillet
2004).
Ce mot « compétence », qui ne devrait pas poser de problème d’inter-
prétation a priori, n’est pas approché avec sérénité par un grand nombre
d’universitaires qui s’interrogent sur leurs propres compétences à le définir
dans le cadre des formations qu’ils offrent… Ceci est d’autant plus vrai que
les universités ont longtemps « dispensé » des savoirs, laissant leurs diplô-
més les utiliser à des fins culturelles ou les négocier dans des emplois pour
lesquels ils étaient plus ou moins préparés ; cela n’est pas le cas des écoles
d’ingénieurs ou des filières professionnelles d’installation relativement
récente (BTS, DEUST, IUT, IUP, MST, MSG… et récemment licences
professionnelles) destinées à intégrer directement le monde du travail.
Aujourd’hui, le paysage universitaire français a changé. Les diplômes
habilités par l’État doivent être présentés dans le cadre d’une offre de for-
mation cohérente, s’appuyant sur la recherche et justifiée par les débouchés
professionnels. Le tout dans le contexte de l’espace européen de l’enseigne-
ment supérieur dont la France a été l’initiatrice à la Sorbonne, le 25 mai
1998, aux côtés de l’Italie, du Royaume Uni et de l’Allemagne et qui, le
19 juin 1999 s’est concrétisé à Bologne par un engagement commun de
29 pays signataires.
La déclaration de la Sorbonne met en exergue « le rôle clé des universités
dans le développement des dimensions culturelles européennes et la nécessité de
créer un espace européen de l’enseignement supérieur comme moyen privilégié
pour encourager la mobilité des citoyens, favoriser leur intégration sur le marché
du travail européen et promouvoir le développement global de notre continent »
(cité dans la déclaration de Bologne).
Cette déclaration de Bologne (29 pays signataires), acte cet engagement
par sept propositions parmi lesquelles :
49600_Monino_p019p052 Page 47 Vendredi, 23. septembre 2005 9:52 09

2.3 Passer l’épreuve de certification 47

• l’adoption d’un système de diplômes facilement lisibles et comparables,


entre autres par le biais du « supplément au diplôme », afin de favoriser
l’intégration des citoyens européens sur le marché du travail et d’amélio-
rer la compétitivité du système d’enseignement supérieur européen à
l’échelon mondial ;
• la mise en place d’un système de crédits – comme celui du système
ECTS – comme moyen approprié pour promouvoir la mobilité des étu-
diants le plus largement possible. Les crédits pourraient également être
acquis en dehors du système de l’enseignement supérieur, y compris par
l’éducation tout au long de la vie, dans la mesure où ceux-ci sont recon-
nus par les établissements d’enseignement supérieur concernés ;
• la promotion de la coopération européenne en matière d’évaluation de
la qualité, dans la perspective de l’élaboration de critères et de méthodo-
logies comparables.

Les compétences attendues d’une formation universitaire constituent


donc une valeur d’échange et une garantie de qualité, mais ne convien-
drait-il pas toutefois de nuancer ce terme ?
La norme AFNOR FDX50-183 définit la compétence comme une
« capacité éprouvée à mettre en œuvre des connaissances, des savoir-faire et des
comportements en situation d’exécution ; c’est aussi une capacité éprouvée à
résoudre des problèmes dans un contexte donné ». En matière de formation
universitaire, ne serait-il pas plus pertinent de parler de capacité ? Capacité
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

que Henri Pieron définit comme « une possibilité de réussite dans l’exécution
d’une tâche ou l’exercice d’une profession ». Nicole Quétin lors du séminaire
organisé par l’AMUE le 6 juillet 2004 évoque plutôt des « compétences
universitaires » qui deviennent « compétences professionnelles » lors d’un
transfert vers l’entreprise au travers de pratiques professionnelles comme
les stages ou l’alternance. Inversement, la VAE permettra d’attester la
compétence universitaire à partir de compétences professionnelles.
La compétence s’acquiert en fait tout au long de l’apprentissage par la
mobilisation progressive des savoirs. Elle résulte de la mise en œuvre, dans
des situations concrètes, de capacités acquises par la formation et utilisant
les aptitudes propres à l’individu. Ainsi, à l’issue de sa formation, un
apprenti maçon a la capacité de faire un mur. Il a la compétence lorsqu’il
l’a fait et bien fait.
49600_Monino_p019p052 Page 48 Vendredi, 23. septembre 2005 9:52 09

48 Chapitre 2. Comment passer le C2i ?

Compétence universitaire ? Compétence professionnelle ? Capacité ?


Comment les formuler ? Comment les attester ? Et surtout, comment
caractériser les acquis d’un « apprenant » à un moment donné de son
parcours ?
Quels que soient les objectifs, ils sont rédigés en terme de capacité à
atteindre : « l’apprenant doit être capable de… »
L’énoncé doit être précis et commencer par un verbe d’action, mesurable
(connaître n’est pas un verbe d’action). Ces objectifs font appel à la fois au
savoir, au savoir-faire, au savoir-être, à des degrés divers.
Ils doivent être définis de façon claire afin de pouvoir se prêter à une
évaluation en vue de la validation et traduits en compétence.
Cette évaluation peut également permettre la certification comme par
exemple dans le cas du C2i.

SAVOIR
Objectifs Objectifs
intermédiaires intermédiaires
Situation
d’intégration
SAVOIR-FAIRE SAVOIR-ÊTRE
CAPACITÉ

Éprouvée COMPÉTENCE
SAVOIR-DEVENIR

Ce n’est qu’après avoir décrit l’enseignement en termes d’objectifs que


le programme pourra se structurer en tenant compte des moyens matériels
(financiers, techniques, locaux…) et humains (étudiants, enseignants, pro-
fessionnels, administratifs…) de l’espace temps (emplois du temps)…
L’évaluation des capacités et des compétences s’appuiera sur les objectifs
pour répondre « oui » ou « non » à la liste des capacités et compétences
caractérisant le diplôme, qu’elles soient énumérées dans l’annexe descrip-
tive ou dans le référentiel de RNCP.
49600_Monino_p019p052 Page 49 Vendredi, 23. septembre 2005 9:52 09

2.3 Passer l’épreuve de certification 49

Évaluation par QCM


La première épreuve de la certification du C2i est destinée à l’évalua-
tion d’un certain nombre de compétences inscrites dans un référentiel
publié au Journal officiel (JO) du 7 avril 2005. Cette épreuve peut se faire
en ligne afin de mettre l’étudiant en situation réelle de montrer ses com-
pétences dans une situation donnée. Elle peut également se prêter à une
évaluation de masse utilisant le papier pour répondre, mais il faudra alors
organiser l’épreuve de façon à mettre l’étudiant en situation virtuelle de
réponse.
L’organisation d’une telle épreuve pour évaluer des compétences fait
l’objet d’un certain nombre de réactions négatives de la part de la commu-
nauté universitaire car il est parfois fait un usage primaire, voire complète-
ment farfelu des QCM. Or, l’organisation d’une épreuve par QCM requiert
un certain savoir-faire issu des travaux de nombreux chercheurs sur ce
thème qui ont montré leur intérêt, leur efficacité mais aussi leurs limites.
Tous ces travaux mettent en évidence l’importance d’une méthodologie
stricte et non ambiguë qui prend sa source dans la définition claire de ce
que l’on veut évaluer.
En matière de compétences, il s’agit de se retourner vers le référentiel
publié au JO pour apprécier, dans une situation donnée et à un niveau
déterminé, si le candidat sait ou ne sait pas utiliser les connaissances qu’il a
acquises dans une situation donnée où il est amené à exécuter, démontrer
ou faire. Les QCM permettent alors d’explorer ces compétences dans des
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

domaines variés allant jusqu’à l’analyse critique et la résolution de pro-


blème.
Des QCM pour mesurer une compétence ?…
Les QCM sont des questionnaires fermés qui se prêtent facilement à une
correction massive en ligne ou à une correction optique lorsqu’ils utilisent
des supports papier.
Ils se prêtent à l’évaluation de la maîtrise d’un grand nombre d’objectifs
visant des capacités allant de la simple mémorisation (cognitif de base)
jusqu’à la résolution de problème.
Des QCM bien construits sont discriminants et permettent le classe-
ment.
49600_Monino_p019p052 Page 50 Vendredi, 23. septembre 2005 9:52 09

50 Chapitre 2. Comment passer le C2i ?

Dans leur forme classique, les QCM sont constitués d’un énoncé et
d’une suite de propositions appelées « items » parmi lesquelles l’étudiant
doit reconnaître puis indiquer la bonne ou les bonnes réponses parmi des
« distracteurs » ou leurres. Les « distracteurs » sont des réponses fausses ou
moins appropriées que les autres choisies, mais plausibles, récoltées parmi
les erreurs que font le plus souvent les étudiants.

2.3.1 Étape 4 : Faire acte de candidature…

Le passage de la certification, sauf disposition contraire définie par l’éta-


blissement, est à l’initiative de l’étudiant. À ce jour (fin 2005), seul le pro-
jet d’entrée dans un IUFM exige l’obtention du C2i. Par contre, tout
étudiant régulièrement inscrit à l’université peut demander à passer
l’épreuve de certification.
Suivant les contextes locaux, cet acte de candidature pourra se traduire
par une « inscription » (en ligne ou traditionnelle) associée à l’ouverture
d’un compte pour accéder aux ressources internes et aux outils mis à dispo-
sition pour la préparation aux épreuves.

2.3.2 Étape 5 : Passer la certification…

Seul l’établissement peut, sur ce point, préciser le détail du déroulement et


le calendrier des sessions pour le passage du C2i.
On trouvera sur le site officiel du C2i (http://c2i.education.fr) la liste des
universités habilitées à faire passer la certification ainsi que le nom des cor-
respondants désignés dans chaque établissement.
49600_Monino_p019p052 Page 51 Vendredi, 23. septembre 2005 9:52 09

2.3 Passer l’épreuve de certification 51

Progressivement, on trouvera sur le site Portices des liens vers les pages
consacrées au C2i pour chaque établissement participant au projet du
même nom.

2.3.3 Étape 6 : Récupérer son certificat


À la suite des épreuves, les textes officiels prévoient la réunion d’un jury
qui établira la liste définitive des candidats ayant validé leurs compétences.
C’est seulement après la réunion de ce jury que ces candidats pourront
retirer leur certificat.
On peut ainsi, maintenant, représenter la démarche complète qui con-
duira à la délivrance de votre certificat :

Inscription
(auto-inscription, inscription
auprès de la scolarité…)

Test de positionnement
(faire le point sur
Formation ses compétences)
(en fonction de l’état
de ses compétences)
Test de certification
(valider ses compétences)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Jury

Édition/délivrance
du certificat
49600_Monino_p019p052 Page 52 Vendredi, 23. septembre 2005 9:52 09
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3
Le référentiel
de compétences du C2i

Le référentiel national de compétences du C2i niveau 1 est défini dans la


circulaire n° 2005-051 du 7/04/2005 parue au B.O. n° 15 du 14/04/2005
dans laquelle il est précisé que « le référentiel national du C2i niveau 1 com-
prend deux parties : la première décrit les compétences générales et transversales
visées par la certification, la seconde définit les différents domaines de compéten-
ces et les savoirs spécifiques et instrumentaux qui y sont associés. La certification
du C2i niveau 1 doit associer la partie générale et transversale et la partie spéci-
fique et instrumentale. »
Avant de détailler chacun des modules qui composent les deux parties
de ce référentiel, il convient de préciser la genèse de ce référentiel.
Chacun peut constater la place grandissante de l’outil informatique dans
notre société, mais plusieurs questions restent en suspens :
• Comment déterminer les compétences des utilisateurs ?
• Comment améliorer les compétences des utilisateurs ?
• Comment augmenter la qualité du travail sur ordinateur ?

À la fin des années 1990, l’Union européenne, face à ce nouveau défi, a


décidé d’instaurer un Passeport de Compétences Informatique Européen
(PCIE). Ce « permis de conduire informatique » est un dispositif modu-
49600_Monino_p053p072 Page 54 Vendredi, 23. septembre 2005 9:54 09

54 Chapitre 3. Le référentiel de compétences du C2i

laire qui permet à toute personne de valider ses compétences en informati-


que. Le PCIE se compose d’un référentiel de sept modules qui couvrent les
domaines fondamentaux dans l’utilisation de la bureautique.
Certaines universités ont alors commencé à proposer des formations
permettant de délivrer le PCIE. En 2001, à l’initiative de la SDTICE du
ministère de l’Éducation nationale, un groupe de travail a élaboré un réfé-
rentiel de compétences différent de celui du PCIE. Pour schématiser, on
peut dire que le PCIE est plus orienté vers le monde de l’entreprise que
celui de l’université et des TICE. En effet, aucun module du PCIE ne cou-
vre la recherche d’information ou bien le travail collaboratif. De la même
manière, le PCIE est plus orienté vers les logiciels propriétaires, alors que le
C2i est plus neutre à cet égard et encourage vivement l’utilisation des logi-
ciels libres.
La première partie du référentiel (modules A1 et A2) recouvre l’évoluti-
vité et les aspects éthiques et déontologiques, alors que la deuxième partie
(modules B1, B2, B3, B4, B5, B6 et B7) définit sept domaines de compé-
tences.
Comme le précise le texte réglementaire du C2i, il convient d’associer
les deux parties du référentiel et il y a donc lieu de croiser le référentiel
transversal avec le référentiel instrumental. Pour prendre un exemple, lors
de l’étude du module consacré à la communication à distance (B6), il ne
faut pas négliger les aspects déontologiques et juridiques (A2) des échanges
électroniques d’informations.
Nous allons ci-dessous vous présenter en détail chacun des neuf modules
du référentiel national du C2i. Vous noterez que chaque module comporte
une pondération qui est représentée par des étoiles (de une étoile à trois
étoiles). Le texte du C2i précise que « la délivrance de la certification
prendra en compte l’importance relative des différents domaines de com-
pétences du référentiel national ».
49600_Monino_p053p072 Page 55 Vendredi, 23. septembre 2005 9:54 09

3.1 Tenir compte du caractère évolutif des TIC (A1 *) 55

3.1 TENIR COMPTE DU CARACTÈRE ÉVOLUTIF


DES TIC (A1 *)

1. Être conscient de l’évolution constante des TIC et de la déontologie qui doit


leur être associée, et capable d’en tenir compte dans le cadre des apprentissages.
2. Prendre conscience des nécessaires actualisations du référentiel du C2i
niveau 1.
3. Travailler dans un esprit d’ouverture et d’adaptabilité (adaptabilité aux diffé-
rents environnements de travail, échanges).
4. Tenir compte des problèmes de compatibilité, de format de fichier, de
norme et procédure de compression et d’échange.

Chacun a bien conscience que tout va très vite en matière de nouvelles


technologies. Il faut cependant apprendre à toujours intégrer cette dimen-
sion dans l’enseignement du savoir-faire informatique. Il faut admettre que
ce que l’on a appris aujourd’hui ne sera pas forcément vrai demain. Cette
contrainte d’évolutivité a de nombreuses conséquences pratiques quand on
apprend à se servir de l’outil informatique ; notamment, il faut privilégier
les standards ouverts qui sont garants de la pérennité du stockage des infor-
mations. D’autre part, il est préférable de se concentrer sur les concepts
plutôt que sur les modes opératoires propres à un logiciel.
Les sections ci-dessous illustrent le caractère extrêmement mouvant des
nouvelles technologies en France. Il va sans dire que cette évolution rapide
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

induit une profonde modification des usages.

3.1.1 Le comportement des ménages français vis-à-vis des TIC


La lecture de l’enquête permanente sur les conditions de vie des ménages
(EPCV), réalisée par l’INSEE en 2004 auprès d’un échantillon de
8 800 ménages en France métropolitaine permet de proposer un instantané
de la situation française actuelle en matière d’appropriation des TIC.
En mai 2004, 45 % des ménages français disposaient d’un micro-ordina-
teur à leur domicile, soit trois fois plus qu’en 1996 (41 % en mai 2003,
36 % en mai 2002). À titre de comparaison, 72 % des ménages danois
étaient équipés en 2004, 65 % des ménages allemands, 63 % des ménages
japonais, 58 % des ménages britanniques.
49600_Monino_p053p072 Page 56 Vendredi, 23. septembre 2005 9:54 09

56 Chapitre 3. Le référentiel de compétences du C2i

Dans le même temps, 68 % des ménages disposant d’un micro-ordina-


teur avaient un accès à Internet en 2004 alors qu’ils n’étaient que 28 % en
1996. Au total, 33 % des ménages français avaient accès à Internet en
octobre 2004, soit plus de cinq fois plus qu’en 1999 (31 % en mai 2004,
28 % en mai 2003, 24 % fin 2002). Fin 2004, à titre de comparaison, 59 %
des ménages danois étaient connectés à Internet, 49 % des ménages britan-
niques, 44 % des ménages japonais, 43 % des ménages allemands.
Cette diffusion accélérée d’Internet dans les ménages français touche
toutes les générations : toujours en 2004, 69 % des jeunes de moins de
17 ans avaient accès à un micro-ordinateur à la maison et 46 % à Internet
alors que 28 % des ménages de 60-69 ans disposaient d’un micro-ordina-
teur à leur domicile et 9 % des ménages de plus de 70 ans.
Le risque de « fracture numérique » existe cependant et est avant tout
d’ordre social : l’équipement en micro-ordinateurs pour le quart des ména-
ges les plus modestes est certes passé de 7 % en 1996 à 29 % en 2004 et
l’accès à Internet de 2 % en 1999 à 15 % en 2004 mais si un jeune sur qua-
tre vivant au sein d’un foyer modeste a accès à Internet, trois jeunes sur
quatre y ont accès dans les ménages les plus aisés. Ainsi également, il est à
noter que si 3 jeunes sur 10 issus d’un milieu ouvrier ont accès à Internet,
on dénombre 8 jeunes sur 10 issus d’un milieu de cadres. Pour l’accès à un
micro-ordinateur, les écarts demeurent importants : 5 jeunes sur 10 dispo-
sent d’un micro-ordinateur dans les familles modestes contre 9 sur 10 dans
les familles aisées. Les ménages ouvriers sont deux fois moins équipés en
micro-ordinateur (44 % contre 81 %) et trois fois moins connectés à Inter-
net (23 % contre 67 %) que les cadres.
En 2004 comme en 1996, les catégories qui utilisaient le moins l’infor-
matique au travail sont les moins équipées au domicile. Mais les ouvriers et
les employés sont plus équipés au domicile qu’utilisateurs au travail.
La présence d’enfants scolarisés en primaire, collège ou lycée est détermi-
nante. En 2004, 70 % des couples avec enfants disposent d’un micro-ordina-
teur au domicile. Pour l’accès à Internet, l’écart est plus important encore :
16 % des personnes seules sont connectées, 25 % des couples sans enfant et
50 % des couples avec enfants. Le nombre d’enfants compte également puis-
que le passage d’un enfant à deux enfants fait passer les équipements de
63 % à 74 % pour le micro-ordinateur, de 44 % à 55 % pour Internet.
49600_Monino_p053p072 Page 57 Vendredi, 23. septembre 2005 9:54 09

3.1 Tenir compte du caractère évolutif des TIC (A1 *) 57

Source : Lettre Insee Première n° 1011, mars 2005


À télécharger sur :
www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/IP1011.pdf

L’opération « micro portable étudiant » lancée en septembre 2004 cons-


titue selon la Délégation aux usages de l’Internet : « un formidable levier
pour la généralisation d’Internet chez les étudiants ». Dans les quatre premiers
mois de l’opération, 100 000 étudiants se sont équipés d’un ordinateur por-
table (3 fois plus que l’année précédente), 32 000 ayant bénéficié de prêts
bancaires à taux préférentiel.
L’opération « micro portable étudiant » a pour ambition de favoriser la
maîtrise et l’usage des nouvelles technologies de l’information pris comme
« des nécessités culturelles et économiques » alors qu’aujourd’hui, 85 % des
étudiants utilisent régulièrement Internet, mais seulement 8 % possèdent
un ordinateur portable.
Le choix de proposer des micros portables Wi-Fi à des tarifs et des condi-
tions de financement avantageux grâce à un partenariat associant établis-
sements bancaires, constructeurs informatiques et éditeurs de logiciels
permet un accès facilité aux nouveaux services déployés dans les universi-
tés, qui, aidées par l’État, se sont équipées en points d’accès sans fil Wi-Fi.
Les principaux « lieux de vie de l’étudiant » sont aussi en cours d’équipe-
ment pour élargir l’espace Wi-Fi.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

En savoir plus :
http://delegation.internet.gouv.fr/mipe/index.htm

3.1.2 Internet et services publics


L’engagement de l’État dans la modernisation de l’administration (e-admi-
nistration) a abouti ces dernières années à une profonde mutation des ser-
vices publics en téléservices.
Alors qu’en 2002, on recensait 110 téléservices publics, ils étaient plus
de 200 en 2004. Sur la même période, les sites Internet publics passaient
de 5 500 à 7 000 et la part des formulaires administratifs accessibles en
ligne passait de 74 % à 90 %.
49600_Monino_p053p072 Page 58 Vendredi, 23. septembre 2005 9:54 09

58 Chapitre 3. Le référentiel de compétences du C2i

L’évolution la plus visible de cette mutation profonde des comporte-


ments des administrés réside sans doute dans l’usage de la télédéclaration
de l’impôt sur le revenu qui est passé de 150 000 télédéclarations en ligne
en 2002 à plus de 600 000 en 2003, 1,2 millions en 2004 et 3,7 millions en
2005 soit 11 % des contribuables.

En savoir plus :
http://service-public.fr/ (Portail de l’administration française)
http://adele.service-public.fr/ (démarches en ligne)
www.impots.gouv.fr/ (impôts)

3.1.3 Généralisation du Haut Débit

Le plan RE/SO 2007 (Pour une REpublique numérique dans la SOciété de


l’information) a été présenté par Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, le
12 novembre 2002. Il doit permettre de « donner un nouvel élan à la société
de l’information » en agissant pour un développement efficace des infras-
tructures (équipement, modalités d’accès à Internet, cadre législatif, etc.)
et des usages.

En savoir plus :
www.internet.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=61

Les revenus générés par l’ensemble du marché des télécommunications


étaient fin 2004 de 9 434 millions d’euros, soit une hausse de 2,9 % par
rapport à la fin 2003. Cette croissance est essentiellement due à l’augmen-
tation des revenus de la téléphonie mobile et d’Internet alors que la télé-
phonie fixe recule sur la même période.

En savoir plus :
Observatoire des marchés, Autorité de régulation des communications
électroniques et des postes
www.arcep.fr/
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3.1 Tenir compte du caractère évolutif des TIC (A1 *) 59

En juin 2004, il y avait 24 millions d’internautes en France, passant en


moyenne 650 minutes par mois sur Internet (ils étaient 22 millions en
décembre 2003 et 18,7 millions en décembre 2002) pour 11 millions
d’abonnements dont 5 millions au haut débit (ils étaient 4,5 millions en
mars 2004, 3,6 fin 2003 et 0,5 mi-2002).
La France comptait 7,4 millions d’abonnements haut débit au 31 mars
2005, soit près de 3 millions d’abonnements supplémentaires en un an. Au
cours du 1er trimestre 2005, le nombre d’abonnements a augmenté de
850 000 (+ 13%). L’ADSL représente aujourd’hui 94 % des accès à haut
débit avec 6,9 millions d’abonnements.
Le haut débit en France au 1er trimestre 2005 – Résultats provisoires / 10 juin 2005

En fin de trimestre T1 2004 T2 2004 T3 2004 T4 2004 T1 2005


Nombre
d’abonnements
haut débit 4 401 446 4 911 413 5 497 695 6 529 876 7 383 000
Nombre
d’abonnements ADSL 3 978 077 4 482 948 5 061 779 6 072 723 6 900 000
Nombre
d’abonnements
par le câble 419 779 424 978 432 500 454 035 480 000
Autres abonnements
haut débit (BLR, fibre
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

optique, etc.) 3 590 3 488 3 416 3 118 3 000


Source : Autorité de régulation des communications électroniques et des postes.

La Délégation aux usages de l’Internet a publié en 2004 un guide inti-


tulé « Haut débit pour tous, partout », à l’usage des décideurs des collectivi-
tés territoriales, et présentant notamment les principaux enjeux du
développement du haut débit.

Guide à télécharger sur :


www.recherche.gouv.fr/discours/2004/Guide-HD-total.pdf
En savoir plus :
http://delegation.internet.gouv.fr/HD/index.htm
49600_Monino_p053p072 Page 60 Vendredi, 23. septembre 2005 9:54 09

60 Chapitre 3. Le référentiel de compétences du C2i

3.2 INTÉGRER LA DIMENSION ÉTHIQUE


ET LE RESPECT DE LA DÉONTOLOGIE (A2 ***)

1. Respecter les droits fondamentaux de l’homme, les normes internationales


et les lois qui en découlent.
2. Maîtriser son identité numérique.
3. Sécuriser les informations sensibles – personnelles et professionnelles –
contre les intrusions frauduleuses, les disparitions, les destructions volontaires
ou involontaires.
4. Assurer la protection de la confidentialité.
5. Faire preuve d’esprit critique et être capable d’argumenter sur la validité des
sources d’information.
6. Mettre en œuvre des règles de bons comportements, de politesse et de
civilité.
7. Comprendre et s’approprier des chartes de comportement.

L’informatique a toujours eu des rapports conflictuels avec le droit et il y a


plusieurs raisons à ce phénomène. La première difficulté est que la techno-
logie évolue beaucoup plus vite que le droit, si bien que ce dernier a du mal
à s’adapter aux mutations techniques. Au début d’Internet, de nombreux
utilisateurs pensaient d’ailleurs (à tort) que la toile était une zone de non
droit et qu’aucune législation ne pouvait s’appliquer au réseau des réseaux
en raison de son caractère transfrontalier.
Le deuxième écueil est que le droit de l’informatique est par nature
complexe car il fait appel à des concepts juridiques pointus et très variés ;
d’autre part, certaines lois ont du mal à être appliquées car le grand public
n’en perçoit pas d’emblée l’intérêt. C’est notamment le cas de la loi Infor-
matique et libertés du 6 janvier 1978. Dans la mesure où nul n’est censé
ignorer la loi, il convient de connaître les grands principes du droit de
l’informatique, sans pour autant être juriste de formation. Mais il ne suffit
pas de connaître la loi, il faut également appliquer les règles de bon usage
qui sont en vigueur sur Internet (la nétiquette).
Respecter la loi et les chartes d’utilisation en vigueur sur Internet est le
minimum que l’on doit attendre de tout étudiant, mais comme tous les
internautes n’ont pas ces scrupules, il faut en même temps songer à se pro-
téger contre la cybercriminalité.
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3.3 S’approprier son environnement de travail (B1 **) 61

La sécurité des systèmes d’information passe obligatoirement par un


contrôle d’accès à son environnement de travail numérique. Dans ces
conditions, il est important de ne pas négliger le choix de son mot de passe
qui doit être long (huit caractères au minimum), difficile à deviner et être
changé régulièrement.
En définitive, le problème est plus psychologique que technique : l’étu-
diant doit prendre conscience que le travail sur ordinateur comporte de
nombreux règlements et règles d’usage, mais également de nombreux ris-
ques. Seule une réelle prise de conscience des risques encourus pourra
engendrer une politique de sécurisation de son environnement de travail
ainsi que le développement de l’esprit critique. Pour de nombreux utilisa-
teurs, l’outil informatique est tellement merveilleux qu’ils ne conçoivent
pas que l’on puisse l’utiliser à des fins malhonnêtes. La réalité est malheu-
reusement bien différente et si l’ordinateur permet d’accroître de façon
spectaculaire sa productivité, il permet aussi à des escrocs de commettre de
nombreux délits.

3.3 S’APPROPRIER SON ENVIRONNEMENT


DE TRAVAIL (B1 **)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

1. Organiser et personnaliser son bureau de travail.


2. Être capable, constamment, de retrouver ses données.
3. Structurer et gérer une arborescence de fichiers.
4. Utiliser les outils adaptés (savoir choisir le logiciel qui convient aux objectifs
poursuivis).
5. Maintenir (mise à jour, nettoyage, défragmentation…).
6. Organiser les liens (favoris signets) dans des dossiers.
7. Se connecter aux différents types de réseaux (filaires et sans fil).

L’utilisation efficace d’un ordinateur passe par la maîtrise des gestes de base
qui permettent de manipuler l’interface utilisateur. Dans la mesure où il
existe plusieurs systèmes d’exploitation en usage actuellement sur le mar-
ché (Windows, Mac OS ou Linux), il est particulièrement important que
49600_Monino_p053p072 Page 62 Vendredi, 23. septembre 2005 9:54 09

62 Chapitre 3. Le référentiel de compétences du C2i

chaque étudiant connaisse les rudiments de chaque système afin de pouvoir


passer d’une machine à l’autre sans être complètement perdu.
Comme la principale activité d’un étudiant consiste à produire des
fichiers, il est nécessaire de savoir parfaitement organiser leur classement.
Par conséquent, les commandes de base de l’explorateur de fichiers doivent
être maîtrisées (création de dossiers, copie, suppression et déplacement de
fichiers). Savoir retrouver les fichiers que l’on a créés est aussi une compé-
tence importante à acquérir. Cela devient primordial quand on travaille
dans un environnement numérique où l’on utilise un disque virtuel. Dans
ces conditions, il convient de bien faire la différence entre le disque virtuel
et le disque dur local de la machine sur laquelle on travaille.
Même si les machines qui sont utilisées dans les universités sont en
général administrées par une équipe chargée de la maintenance informati-
que, il est important que chaque étudiant comprenne bien qu’un ordina-
teur doit être entretenu pour fonctionner correctement. Cette connaissance
devient vitale s’il possède une machine personnelle. La mise à jour régu-
lière de son système d’exploitation est une nécessité si l’on veut se prému-
nir contre les failles de sécurité qui sont découvertes. Il en va de même de
son antivirus dont la mise à jour est la seule protection efficace contre les
nouveaux virus qui apparaissent quotidiennement.
Internet est devenu une source formidable d’information pour les étu-
diants qui consultent fréquemment de nombreux sites pour leurs recher-
ches. Le stockage des favoris (adresses Internet fréquemment consultées)
est un gage d’efficacité pour l’étudiant. Afin d’améliorer la consultation des
sites favoris, il convient d’organiser la gestion de ces favoris. Ces favoris
peuvent être regroupés en catégories et classés selon différents critères.
Leur gestion peut être assurée sur l’ordinateur en local, ou bien en réseau si
l’étudiant dispose d’un bureau virtuel. Cette dernière solution a l’avantage
que les favoris sont disponibles sur toute machine reliée à Internet.
Avec l’avènement des outils numériques comme les bureaux virtuels, le
concept de réseau devient primordial. L’étudiant doit par conséquent par-
faitement maîtriser les notions de base de la mise en réseau d’ordinateurs.
Le déploiement des réseaux sans fil étant pratiquement achevé dans les
universités, il faut que l’étudiant qui possède un ordinateur portable Wi-Fi
sache se connecter à un réseau sans fil et en connaisse les limitations.
49600_Monino_p053p072 Page 63 Vendredi, 23. septembre 2005 9:54 09

3.4 Rechercher l’information (B2 **) 63

3.4 RECHERCHER L’INFORMATION (B2 **)

1. Distinguer les différents types d’outils de recherche.


2. Formaliser les requêtes de recherche.
3. Récupérer et savoir utiliser les informations (texte, image, son, fichiers,
pilote, applications, site…).

Rechercher des informations, c’est rechercher des connaissances, mais à la


différence de la recherche scientifique ou de la recherche appliquée qui
visent à découvrir de nouvelles parcelles de savoir ou de savoir-faire, la
recherche d’informations a pour objectif de satisfaire un besoin de connais-
sances en consultant des sources de savoir disponibles. Toute recherche
d’informations met en jeu une relation client-fournisseur. Depuis des siè-
cles, les sources d’information produites par des fournisseurs se sont multi-
pliées et diversifiées considérablement. Cependant, quel que soit l’état des
gisements de connaissances d’une époque donnée, le problème du client
(celui qui est demandeur d’informations) reste le même : connaître les
sources d’informations existantes et savoir les consulter.
Internet n’est que la dernière d’une série de mutations historiques de
l’information qui comportent plusieurs phases successives. Il faut cepen-
dant noter que chaque nouveau mode de production de l’information
n’abolit pas le précédent mais le complète, l’ordinateur ne supprimant pas
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

le livre.
Internet est devenu aujourd’hui la première source d’information de
nombreux étudiants. Il convient cependant de bien prendre conscience
que des informations de nature très différentes sont stockées sur Internet,
que ces informations sont par nature très volatiles et qu’enfin de nombreu-
ses informations sont inaccessibles (Web invisible).
Dans cette jungle informationnelle que représente Internet, il faut
s’aider de différents outils si l’on souhaite pouvoir retrouver des informa-
tions pertinentes. On distingue en général cinq grandes catégories d’outils :
• Les annuaires.
• Les moteurs de recherche.
49600_Monino_p053p072 Page 64 Vendredi, 23. septembre 2005 9:54 09

64 Chapitre 3. Le référentiel de compétences du C2i

• Les bases de données spécialisées.


• Les OPAC (Online Public Access Catalog).
• Les bibliothèques numériques.

La recherche dans un annuaire est thématique et l’on affine successive-


ment sa recherche en passant du général au particulier en navigant dans
l’arborescence de l’annuaire.
La recherche dans un moteur de recherche est différente car elle fait
appel à une syntaxe particulière qu’il faut apprendre à maîtriser. Même s’il
paraît de prime abord extrêmement simple de saisir quelques mots clés dans
un moteur de recherche tel que Google, la connaissance des opérateurs
booléens (ET, OU et SAUF) permettra d’améliorer grandement la perti-
nence des requêtes.
L’étudiant doit également apprendre à utiliser de manière optimale les
informations qu’il récupère sur Internet. Si les informations textuelles ne
posent en général aucun problème, il n’en va pas de même pour les images
ou les autres fichiers multimédias. Il convient donc d’apprendre à sauvegar-
der les fichiers téléchargés sur Internet pour ensuite les exploiter efficace-
ment.

3.5 SAUVEGARDER, SÉCURISER, ARCHIVER


SES DONNÉES EN LOCAL ET EN RÉSEAU (B3 **)

1. Rechercher un fichier (par nom, par date, par texte…).


2. Assurer la protection contre les virus.
3. Protéger ses fichiers et ses dossiers (en lecture/écriture).
4. Assurer une sauvegarde (sur le réseau, support externe…).
5. Compresser décompresser un fichier ou un ensemble de fichiers/dossiers.
6. Récupérer et transférer des données sur et à partir de terminaux mobiles.

Les données que l’on traite avec un ordinateur sont regroupées et stockées
sous la forme de fichiers. Les informations que contiennent ces fichiers
sont parfois le fruit de très nombreuses heures de travail et il faut par
49600_Monino_p053p072 Page 65 Vendredi, 23. septembre 2005 9:54 09

3.5 Sauvegarder, sécuriser, archiver ses données en local et en réseau (B3 **) 65

conséquent bien prendre conscience de leur valeur. Cela est d’autant plus
important que par nature le stockage des informations sur un support
numérique est fragile. En effet, le matériel informatique est somme toute
fragile et les données qui y sont stockées sont donc sujettes à effacement. Il
existe de très nombreuses raisons pour qu’une information stockée sur un
support informatique devienne illisible ; dresser un inventaire complet de
tous les types d’accidents qui peuvent survenir serait fastidieux, mais il
n’est pas inutile de rappeler que les coupures de courant, les virus, l’inat-
tention, la malveillance, l’incendie, les dégâts des eaux et le vol existent et
n’arrivent pas qu’aux autres.
Il existe également un autre facteur auquel on ne pense pas souvent,
mais qui se révèle cruel en informatique : le temps. Il joue contre nous dou-
blement car rien n’indique vraiment que les technologies de stockage
actuelles vieillissent bien ; d’autre part, étant donné la rapide obsolescence
des logiciels, il n’est pas rare de constater que moins d’une dizaine d’années
après, un format de fichier est devenu illisible.
Nous vivons donc dans un contexte numérique qui est incertain et il
convient de bien réfléchir à une politique de sauvegarde des données que
l’on juge importantes. Le premier écueil vient du fait que la majorité des
étudiants ne voit pas du tout l’intérêt de réaliser des sauvegardes. Pour
l’utilisateur d’un ordinateur, la sauvegarde des données est fastidieuse,
coûte cher en temps et en argent et reste réservée au monde des entre-
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

prises.
Il est vraiment nécessaire de prendre de bonnes habitudes et de réaliser
régulièrement des sauvegardes de son travail sur ordinateur. Il existe quel-
ques grandes règles de base en informatique et notamment le fait que l’on
doit toujours effectuer une copie de sauvegarde de ses informations impor-
tantes. Cette copie de sauvegarde doit bien évidemment s’effectuer sur un
support physique indépendant de l’emplacement où le fichier original se
situe ; en effet, il serait totalement inutile d’effectuer une copie de sauve-
garde sur le même disque qui renferme le fichier original car, en cas de
défaillance du disque, l’original et sa copie seraient perdus. Pratiquement,
cela signifie que si l’on stocke ses fichiers sur son disque dur, ce qui est le cas
le plus fréquent, il faut créer la copie de sauvegarde sur une disquette, un
disque virtuel, un CD-R ou bien encore une clé USB.
49600_Monino_p053p072 Page 66 Vendredi, 23. septembre 2005 9:54 09

66 Chapitre 3. Le référentiel de compétences du C2i

Deux raisons principales peuvent nous pousser à faire des sauvegardes :


• Nous vivons aujourd’hui dans un monde hautement numérisé et nous
manipulons de plus en plus d’informations numériques.
• Certaines informations sont importantes pour nous, mais nous ne nous
en rendons pas toujours compte.

3.6 RÉALISER DES DOCUMENTS DESTINÉS


À ÊTRE IMPRIMÉS (B4 **)

1. Réaliser des documents courts (CV, lettre…).


2. Élaborer un document complexe et structuré (compte rendu, rapport,
mémoire, bibliographie…).
3. Maîtriser les fonctionnalités nécessaires à la structuration de documents
complexes (notes de bas de pages, sommaire, index, styles…).
4. Intégrer les informations (image, fichiers, graphiques…).
5. Traiter des données chiffrées dans un tableur (formules arithmétiques et
fonctions simples comme la somme et la moyenne, notion et usage de la réfé-
rence absolue), les présenter sous forme de tableau (mise en forme dont for-
mat de nombre et bordures) et sous forme graphique (graphique simple
intégrant une ou plusieurs séries).
6. Créer des schémas (formes géométriques avec texte, traits, flèches et
connecteurs, disposition en profondeur, groupes d’objets, export sous forme
d’image).

Le traitement de texte et le tableur font aujourd’hui faire partie des outils


numériques dont tout étudiant doit savoir maîtriser les principes de base.
Si l’utilisation de ces logiciels commence à être relativement répandue,
l’expérience prouve que le savoir est minimal et ne permet pas d’assurer les
travaux complexes que sont, par exemple, les mémoires d’étudiants.
Pour illustrer notre propos, nous ne prendrons que deux exemples qui
montrent bien que les étudiants doivent faire des efforts s’ils veulent utili-
ser efficacement un traitement de texte.
La rédaction d’un document long (plus d’une cinquantaine de pages)
impose l’utilisation et la création d’une feuille de styles. Comprendre ce
49600_Monino_p053p072 Page 67 Vendredi, 23. septembre 2005 9:54 09

3.7 Réaliser la présentation de ses travaux en présentiel et en ligne (B5 **) 67

concept est primordial car il permettra notamment d’avoir une mise en


page homogénéisée et modifiable en quelques secondes, si le besoin s’en fait
sentir. De plus, l’utilisation des niveaux hiérarchiques des styles de titres
rendra la génération de la table des matières du document automatique.
De la même manière, la création d’un index à la fin d’un long document
en rendra sa lecture plus facile. Or la création d’un index obéit à deux
exigences : la maîtrise d’un savoir-faire pratique (insertion des entrées
d’index dans le document) et d’un savoir-faire intellectuel (choix et formu-
lation des entrées d’index).
Ainsi, le pire ennemi de l’étudiant est sans doute son impression qu’il
connaît déjà ce qu’il lui est demandé de faire. Ce n’est pas parce que l’on a
déjà utilisé un logiciel de traitement de texte pour rédiger une lettre de
motivation ou un CV que l’on sait forcément réaliser un mémoire compor-
tant une table des matières et un index. L’expérience prouve que le princi-
pal écueil de certains étudiants à l’apprentissage de compétences
informatiques est l’impression erronée qu’ils ont de maîtriser ce savoir-
faire.
Ce qui vaut pour le traitement de texte est également valable pour le
tableur. Si les étudiants arrivent sans trop de problèmes à réaliser des
tableaux simples, la différence conceptuelle entre référence absolue et réfé-
rence relative a souvent bien du mal à être assimilée.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

3.7 RÉALISER LA PRÉSENTATION DE SES TRAVAUX


EN PRÉSENTIEL ET EN LIGNE (B5 **)

1. Communiquer le résultat de ses travaux en s’appuyant sur un outil de pré-


sentation assistée par ordinateur.
2. Communiquer le résultat de ses travaux en s’appuyant sur un outil de pré-
sentation assistée par ordinateur.
3. Adapter des documents initialement destinés à être imprimés pour une
présentation sur écran.
4. Réaliser des documents hypermédias intégrant textes, sons, images fixes et
animées et liens internes et externes.
49600_Monino_p053p072 Page 68 Vendredi, 23. septembre 2005 9:54 09

68 Chapitre 3. Le référentiel de compétences du C2i

Si l’on demande aux étudiants de réaliser des travaux longs écrits, on exige
également aujourd’hui qu’ils sachent présenter leurs travaux selon différen-
tes modalités : que ce soit en ligne en convertissant au format HTML leurs
documents créés dans un traitement de texte, ou bien encore en produisant
une présentation assistée par ordinateur à l’aide d’un logiciel comme
PowerPoint ou Impress.
Le changement du support de présentation (on passe du papier à la page
web lue sur un écran ou bien du papier à une diapositive projetée sur un
mur blanc) implique de nombreuses modifications dans l’approche de la
conception du document. Si les modalités techniques restent relativement
identiques (il n’y a pas de réelles différences entre le concept de feuille de
styles dans un traitement de texte, un éditeur de pages HTML et un logi-
ciel de présentation assistée par ordinateur), il n’en reste pas moins que la
finalité du document étant différente, il faut respecter un certain nombre
de règles d’usage si l’on souhaite réaliser un document efficace, c’est-à-dire
délivrant un message facilement compréhensible pour le public.
La principale difficulté pour l’étudiant sera donc d’intégrer ces règles de
lisibilité qui relèvent plus des techniques de communication que de l’infor-
matique.
Dans le cas d’une présentation en ligne, il faut adopter des règles de
typographie qui sont propres aux sites web. Pour ce faire, le plus simple est
sans doute d’analyser différents sites web afin de repérer ceux dont la com-
munication est la plus efficace. En la matière, n’oubliez jamais que la
sophistication n’est pas un gage de réussite ; il vaudra donc mieux vous
contenter d’une mise en page simple et efficace plutôt que de pages web
recherchées, mais complexe à lire.
Dans le cas d’une présentation assistée par ordinateur, il ne faut pas per-
dre de vue certaines contraintes dont le non respect peut nuire gravement
à la qualité de votre présentation. Parmi les erreurs communes que l’on
rencontre dans les présentations des étudiants, on peut citer :
• un texte trop important sur les diapositives (tout ce qui est oralisé ne
doit pas figurer sur les diapositives et il faut se contenter de synthétiser) ;
• un texte écrit trop petit (n’oubliez pas que les diapositives sont projetées
et que votre auditoire peut être situé à une dizaine de mètres de l’écran) ;
49600_Monino_p053p072 Page 69 Vendredi, 23. septembre 2005 9:54 09

3.8 Échanger et communiquer à distance (B6 ***) 69

• un trop grand nombre de diapositives (votre présentation doit se dérou-


ler en un temps limité et vous ne respecterez pas le temps imparti si vous
avez prévu trop de diapositives dans votre présentation).
Ne perdez jamais de vue qu’une communication sert à faire passer un
message et que tout ce qui peut brouiller ce message est à proscrire.

3.8 ÉCHANGER ET COMMUNIQUER À DISTANCE


(B6 ***)

Utiliser à bon escient et selon les règles d’usage :


1. Le courrier électronique (en têtes, taille et format des fichiers, organisation
des dossiers, filtrage).
2. Les listes de diffusion (s’inscrire, se désabonner).
3. Les forums de discussion (modéré, non modéré).
4. Le dialogue en temps réel.
5. Les terminaux mobiles.

Communiquer est une activité naturelle à l’être humain qui a très vite
cherché à communiquer à distance. Au départ, les techniques étaient fort
rudimentaires et les humains utilisaient, par exemple, des langages sifflés
pour communiquer entre deux vallées ou bien encore des signaux de fumée
et des systèmes de sémaphores. Les réseaux se sont développés au cours de
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

l’histoire parce que les hommes avaient un besoin vital de communiquer et


il est important de bien comprendre qu’il y a toujours un réseau à la base de
toute communication électronique distante. L’acheminement du courrier
par la malle-poste constitue une première tentative d’élaboration d’un
réseau de communication rationnel. Plus tard, l’invention du télégraphe
puis du téléphone a bouleversé la manière de communiquer entre les
humains. Aujourd’hui, même si nous n’en avons plus vraiment conscience,
les réseaux de communication sont omniprésents dans notre vie quoti-
dienne et on assiste à leur convergence qui est le rapprochement entre des
moyens de communications apparemment indépendants, comme la télé-
phonie, la radiophonie, la télévision, le cinéma et l’informatique. C’est la
numérisation de l’information et la montée en puissance des réseaux qui
rendent possible la convergence.
49600_Monino_p053p072 Page 70 Vendredi, 23. septembre 2005 9:54 09

70 Chapitre 3. Le référentiel de compétences du C2i

Apprendre les techniques qui permettent de communiquer à distance


grâce à un ordinateur relié à Internet est relativement simple et ces techni-
ques sont pour la plupart largement répandues aujourd’hui. Ce qui est en
revanche beaucoup moins connu, ce sont les règles d’usage de ces différents
outils comme le courrier électronique, les forums de diffusion ou bien
encore les listes de diffusion. Cela est particulièrement dommage car leur
méconnaissance peut engendrer de très nombreux problèmes et risque
même, dans certains cas, de bloquer complètement le système.
Par exemple, le fait de diffuser des canulars (hoaxes) par courrier électro-
nique peut faire croître de manière exponentielle l’activité des serveurs de
messagerie de votre université et, par voie de conséquence, nécessiter
l’arrêt du service de courrier électronique.
Dans ces conditions, la lecture de la nétiquette qui est l’étiquette du
Net, c’est-à-dire les règles du bon usage en vigueur sur les réseaux électro-
niques, devrait être un préalable à toute utilisation d’Internet. De la même
manière que la politesse facilite les rapports sociaux, le fait de suivre les
recommandations de la nétiquette améliorera grandement l’utilisation du
courrier électronique.
Aujourd’hui, tout étudiant possède une adresse électronique et chacun
sait envoyer un courriel car il n’y a aucune complexité en la matière. En
revanche, le respect des règles d’usage (que ce soit celles de la nétiquette ou
bien celles qui sont édictées par la charte de votre université) est beaucoup
plus problématique et encore une fois, c’est souvent l’illusion de savoir
bien faire qui sera un obstacle à l’apprentissage.

3.9 MENER DES PROJETS EN TRAVAIL


COLLABORATIF À DISTANCE (B7 ***)

Travailler dans un environnement de travail collaboratif :


1. Utiliser les outils d’un espace de travail collaboratif (plate-forme, bureau ou
campus virtuel…).
2. Élaborer en commun un document de travail (assurer le suivi des correc-
tions, ajouts et suppressions).
3. Gérer différentes versions d’un même document.
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3.9 Mener des projets en travail collaboratif à distance (B7 ***) 71

La généralisation de l’outil informatique a profondément modifié les


méthodes d’accès à l’information. Les données qui étaient auparavant stoc-
kées sur un support papier ont peu à peu migré sur un support électronique.
Ainsi, de nombreuses encyclopédies sont désormais disponibles sur
CD-Rom ou DVD-Rom.
Avec le développement d’Internet, cette numérisation de l’information
s’est encore amplifiée, même si les modalités ont quelque peu évolué.
L’information est toujours au format électronique, mais elle n’est plus dis-
ponible sur le disque dur de l’utilisateur ; elle est stockée sur un serveur
auquel on accède grâce à Internet (on parle alors d’information déportée).
Cette nouvelle organisation comporte deux avantages : d’une part l’infor-
mation n’encombre plus le poste de travail de l’utilisateur, d’autre part elle
peut être mise à jour plus rapidement et plus fréquemment sur le serveur,
l’utilisateur ayant ainsi toujours à sa disposition la dernière version quand il
se connecte au serveur.
Dans ces conditions, il paraît normal que les informations personnelles
de l’utilisateur aient suivi cette tendance à la numérisation et que l’on ait
cherché à se débarrasser de ces objets que sont les carnets d’adresses et les
agendas.
On a ainsi vu apparaître sur nos ordinateurs des programmes de gestion
d’informations personnelles qui ont remplacé nos répertoires et nos calen-
driers. Les utilisateurs ont très vite mesuré l’intérêt d’un tel système, mais
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

se sont trouvés démunis lorsqu’ils étaient en déplacement et n’étaient plus


face à leur ordinateur.
Une autre tendance est apparue récemment pour la gestion des informa-
tions personnelles : le bureau virtuel. On assiste là au même mouvement
que pour les informations factuelles où l’on était passé du papier au CD-
Rom, puis du CD-Rom au serveur web. L’utilisateur a désormais troqué son
agenda papier pour un programme de gestion des informations personnel-
les qui organise les données sur son ordinateur personnel. À présent, ces
mêmes données ne sont plus stockées sur le poste de l’utilisateur, mais sur
un serveur web afin d’y accéder à partir de n’importe quel point du monde
relié à Internet. Chaque utilisateur du réseau peut avoir accès pour lire ou
modifier les données qui sont partagées. Ce procédé garantit que les infor-
mations se trouvent en un lieu unique, ce qui évite, par exemple, d’avoir
49600_Monino_p053p072 Page 72 Vendredi, 23. septembre 2005 9:54 09

72 Chapitre 3. Le référentiel de compétences du C2i

plusieurs versions légèrement différentes d’un même document éparpillées


sur le disque dur des utilisateurs. Grâce au réseau, chaque membre du
groupe de travail peut accéder à une version unique de chaque document
et y apporter ses modifications quand il le souhaite. La possibilité de parta-
ger des informations instaure un nouveau mode de fonctionnement au sein
des organisations que l’on nomme travail collaboratif.
Chacun comprendra donc bien qu’une architecture de bureau virtuel
nécessite la présence d’un réseau sous-jacent. C’est bien évidemment le
réseau Internet qui sert au transport et au partage de l’information. Le pro-
cessus qui consiste à stocker ses données sur un serveur web comporte trois
avantages majeurs :
• L’accessibilité – On peut accéder à ses informations personnelles à par-
tir de n’importe quelle machine connectée à Internet. Le fait de pouvoir
accéder à son agenda ou à son courrier électronique où que l’on se
trouve est une avancée considérable pour tous les utilisateurs nomades
ou bien pour tous ceux qui n’ont pas d’ordinateur attitré et qui tra-
vaillent dans des salles de libre accès, des cybercafés ou tout autre lieu.
Plutôt que de stocker les informations localement sur le disque dur d’une
machine qu’il faudra obligatoirement transporter si l’on souhaite tra-
vailler ailleurs, on stocke ses informations sur un serveur auquel on
accède, à distance, grâce au réseau Internet.
• Le partage – On peut facilement partager ses informations avec d’autres
personnes puisque les données sont accessibles en réseau. Grâce au
réseau, il est désormais facile de partager des documents et des agendas ;
de nouvelles manières de travailler peuvent se mettre en place. L’infor-
mation circule mieux entre les membres du groupe de travail et le pro-
cessus de révision des documents gagne en fluidité.
• La sécurité – En cas de virus, de vol ou de détérioration de matériel, le
fait de posséder une copie en ligne assure la sauvegarde et la récupéra-
tion instantanée de vos données : carnet d’adresses, agenda, documents
de travail, courrier électronique, favoris web, etc. Si votre machine
habituelle est indisponible, il suffit de vous connecter à votre bureau vir-
tuel depuis un autre ordinateur connecté à Internet et vous retrouvez
votre environnement de travail.
49600_Monino_p073p100 Page 73 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

4
Les ressources

Plusieurs types de ressources sont à votre disposition pour compléter votre


formation au C2i :
• les ressources mutualisées par un ensemble d’établissements regroupés
sous l’acronyme Portices dont l’accès est libre sur Internet ;
• un ensemble d’outils et de logiciels décrit dans ce chapitre ;
• le cédérom qui accompagne cet ouvrage dont l’utilisation est décrite en
annexe.

Deux projets pour la création et la mutualisation de ressources pour le C2i


ont été soutenus par le ministère de l’Éducation nationale (SDTICE1) :
• le projet Portices ;
• le projet de l’UPMF de Grenoble 2.

Le projet Portices (Passe Opérationnel pour Réussir avec les Technolo-


gies de l’Information et de la Communication dans l’Enseignement Supé-
rieur ou PORte ouverte sur la maîtrise des TIC dans l’Enseignement
Supérieur), et le projet de l’UPMF de Grenoble 2 ont fait le choix de tra-

1. SDTICE : Sous-Direction des Technologies de l’Information et de la Communica-


tion pour l’Enseignement.
49600_Monino_p073p100 Page 74 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

74 Chapitre 4. Les ressources

vailler ensemble et de mettre en commun leurs deux approches d’auto-


formation.
Ces deux projets se sont enrichis des travaux de deux collaborateurs
européens :

• AERIS « Aide aux étudiants pour la recherche d’informations scientifiques »


par Guillemette Lauters 1999-2005 Les contenus rédactionnels de ce
site sont publiés sous licence Creative Commons ;
• « Comment écrire un rapport en français ? ou comment écrire un mémoire,
un projet de recherche, une activité de recherche en cours ? » par Colette
Kleemann et Graziella Farina de l’European University Institute de Flo-
rence (Italie), de Mercedes Fernandez de l’université d’Oviedo (Espa-
gne), Mireille Michel de l’University College de Londres (Grande
Bretagne).

Vous trouverez en ligne sur le site Portices :

• dix modules d’autoformation, conformément au référentiel, réalisés par


le groupe éditorial ;
• une autoformation spécifique à OpenOffice réalisée par Paris Dauphine ;
• des modules d’autoformation à la bureautique par l’université de
Bourgogne ;
• une autoformation sur la construction de textes longs à l’aide de LateX
par l’université Lille 3.

4.1 DESCRIPTIF DU PROGRAMME PORTICES

Comme cela a été fait dans l’enseignement scolaire avec la création des dif-
férents niveaux du Brevet informatique et Internet (B2i), l’enseignement
supérieur doit permettre aux étudiants de maîtriser les compétences qui
sont désormais indispensables à la poursuite d’études supérieures.
Le B2i niveau 3 constitue la base des pré-requis pour accéder au
niveau 1 de la formation Portices.
49600_Monino_p073p100 Page 75 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

4.1 Descriptif du programme Portices 75

4.1.1 Connaissance des outils


Acquisition ou approfondissement des connaissances théoriques, pratiques
et savoir-faire dans les domaines suivants :
• Bureautique : traitement de texte, tableur, base de données, présenta-
tion assistée par ordinateur
• Multimédia : acquisition, retouche, compression de données (texte/
image/son/vidéo/animation),
• Internet : messagerie, FTP (transfert de données/conversions/compres-
sions), News, Web (navigation/création), travail collaboratif…

4.1.2 Usages et « bonnes pratiques »


Portices propose une formation et une validation sur projet personnel :
• création d’un produit original et multimédia ;
• présentation d’un projet personnel (travaux, rapports, mémoire ou sup-
ports de communication) ;
• recours maîtrisé à plusieurs outils de travail collaboratif.
Les auto-évaluations réalisées par les apprenants seront accessibles sur le Web.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
49600_Monino_p073p100 Page 76 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

76 Chapitre 4. Les ressources

4.1.3 Nature du projet


Portices est de nature transversale pour les étudiants, les enseignants et les
personnels non enseignants du supérieur, tant au niveau général qu’au
niveau technique et professionnel. Les contenus à la disposition des appre-
nants sont aussi bien méthodologiques que didactiques.
La formation peut être réalisée en présentiel, en travail collaboratif par
groupes, en autoformation individuelle ou à distance avec suivi tutoré.

4.1.4 Objectifs pédagogiques et didactiques


Il s’agit d’une part de donner les moyens aux étudiants, tuteurs, enseignants
de tester leurs connaissances, de s’autoformer et de se préparer à devenir un
usager averti et compétent en matière de TICE et, d’autre part, de leur
donner la possibilité de certifier leurs compétences quel que soit leur
niveau dans les cursus LMD ou leur situation professionnelle.
• Portices niveau 1 vise la maîtrise d’un ensemble de compétences néces-
saires à l’étudiant pour mener les activités qu’exige aujourd’hui un cur-
sus d’enseignement supérieur ;
• Portices niveau 2 doit confirmer la maîtrise des outils professionnels en
accompagnant la réalisation d’un projet personnel par une réalisation
multimédia.
Savoir utiliser plusieurs médias pour :
– élaborer un projet ;
– présenter un projet en utilisant divers supports (visioconférence…) ;
– travailler et échanger en utilisant des plates-formes de travail collabo-
ratif.

4.1.5 Priorités décrites dans le projet Portices


• Certification de compétences informatique et Internet (compétences
transversales pour non spécialistes) ;
• Certification qui peut donner à l’apprenant des ECTS.
49600_Monino_p073p100 Page 77 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

4.1 Descriptif du programme Portices 77

4.1.6 Pratiques innovantes

Pratiquer l’échange de données intégrées :

• prendre en compte les processus de chaque acteur, ses analyses, ses sim-
plifications et la spécification des données juste nécessaires, qui appor-
tent une valeur ajoutée, dans l’échange entre les différents partenaires
(apprenants, enseignants, entreprises…) ;
• s’envoyer mutuellement de l’information d’application à application,
sans ressaisie par celui qui la reçoit ;
• s’assurer de la maîtrise par les apprenants de la bonne utilisation de la
dématérialisation des échanges, entre les apprenants, entre l’apprenant
et l’enseignant (ou le tuteur), entre l’apprenant et des extérieurs (lors de
stages en entreprise par exemple).

4.1.7 Portices : l’existant, la valeur ajoutée et le positionnement

La pénurie d’enseignants qualifiés en nouvelles technologies, ainsi que le


faible niveau d’équipement technologique dans les centres d’apprentissage,
ne permettent pas aux enseignants et aux élèves d’utiliser efficacement les
outils de la société de l’information.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Après avoir étudié, d’une part, les ressources disponibles sur le marché
et, d’autre part, les besoins formulés par les universités et les entreprises
pour leurs étudiants et personnels, nous avons conclu que l’offre (produits
sous licence ou CD-Rom) correspondait très imparfaitement aux besoins et
contraintes de formation dans les universités.
Il nous a paru nécessaire de proposer aux étudiants et acteurs de l’ensei-
gnement supérieur un produit original et simple d’exploitation qui ne se
contenterait pas de proposer des tutoriels pour s’approprier tel ou tel logi-
ciel équipant systématiquement nos ordinateurs, mais qui viserait essen-
tiellement les usages et bonnes pratiques indispensables pour accomplir les
tâches quotidiennes de l’étudiant ou du formateur, pour réussir les travaux
de recherche, pour communiquer efficacement, c’est-à-dire pour devenir
un usager expérimenté et averti.
49600_Monino_p073p100 Page 78 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

78 Chapitre 4. Les ressources

Nord-Pas-de-Calais

Haute- Picardie
Normandie Champagne-
Basse-
Normandie Ardenne
Île-de-France Lorraine
Alsace
Bretagne

Centre
Pays de la Loire Bourgogne
Franche-Comté

Poitou-Charentes Auvergne
Limousin
Rhône-Alpes

Aquitaine
Provence-Alpes-
Côte-d’Azur
Midi-Pyrénées
Lanquedoc-
Roussilon

Corse
Territoires d’Outre-mer

Wallis et Futuna Polynésie française


Nouvelle-Calédonie
Départements d’Outre-mer

Guadeloupe Martinique Guyane Réunion

Liste des établissements qui participent au projet Portices


Carte de l’AMUE1 : www.amue.fr/Universites/Default.asp

1. Agence de Mutualisation des Universités et Établissements.


49600_Monino_p073p100 Page 79 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

4.2 Les types d’outils logiciels 79

IUFM de Montpellier IUFM Pays Loire IUT de Grenoble

Université Clermont 1 Université d’Angers Université d’Avignon

Université de Bourgogne Université de Brest Université de Corse

Université Lille 1 Université Lille 3 Université de Limoges

Université de Savoie Université du Maine Université Le Mans

Université Lyon 2 Université Marseille 1 Université Marseille 2

Université Marseille 3 Université Montpellier 1 Université Montpellier 2

Université Montpellier 3 Université Paris 1 Université Paris 7

Université Paris 8 Université Paris 9 Dauphine Université Paris 10

Université de Reims Universités de Strasbourg (UNS) Université Toulouse 1

Université Toulouse 2 Université Toulouse 3 UPMF Grenoble

4.2 LES TYPES D’OUTILS LOGICIELS


Bien que relativement semblables dans leur forme, les outils logiciels que
vous serez amené à utiliser peuvent être notablement différents dans le
fond, que ce soit dans leur mode d’installation, de fonctionnement ou
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

d’utilisation.
Nous avons choisi de les regrouper en deux grandes catégories : les outils
à installer sur votre disque dur (les logiciels) et les outils accessibles en
ligne.

4.2.1 Outils à installer


Pour pouvoir s’exécuter, un logiciel doit généralement être installé dans
votre ordinateur à l’aide d’un installeur1.

1. Dans certains cas, il suffit de faire glisser le programme vers votre disque dur pour
l’installer, sans passer par un installeur.
49600_Monino_p073p100 Page 80 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

80 Chapitre 4. Les ressources

Vous trouverez des installeurs sur Internet1 ou sur cédéroms.


Pour connaître la procédure d’installation d’un logiciel, reportez-vous au
fichier « Lisez moi » (ou Read me) qui accompagne l’installeur. Il suffit de
double-cliquer sur l’icône de l’installeur pour démarrer l’installation, puis
de suivre les instructions qui vous sont données.

Installeur PC

1. Comme par exemple : www.telecharger.fr


49600_Monino_p073p100 Page 81 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

4.2 Les types d’outils logiciels 81

Installeur PC
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Installeur Mac
49600_Monino_p073p100 Page 82 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

82 Chapitre 4. Les ressources

Installeur Mac

Une fois l’installation terminée, double-cliquez sur l’icône du nouveau


programme pour le lancer et commencez à vous en servir.
Les logiciels de ce type aussi appelés « exécutables » ont l’énorme avan-
tage d’utiliser les ressources de votre ordinateur et de votre système pour
fonctionner, vous permettant ainsi de bénéficier d’une grande ergonomie
d’utilisation et de fonctionnalités avancées : palettes d’outils, assistants,
menus contextuels, système d’aide évolué, glisser-déposer d’objets, etc.
Ces programmes enregistrent généralement le résultat de votre travail
sous la forme de fichiers sur votre disque dur.
Le fait de quitter un logiciel ou d’éteindre l’ordinateur sans enregistrer
vos données entraîne la perte de celles-ci.

4.2.2 Outils accessibles en ligne


De plus en plus d’outils sont aujourd’hui accessibles en ligne, sur Internet
comme sur intranet. On peut citer les plates-formes de travail collaboratif
49600_Monino_p073p100 Page 83 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

4.2 Les types d’outils logiciels 83

ou d’e-learning, les portails de services, les bases de données thématiques,


les annuaires spécialisés ou encore les bases de données documentaires
(GED).
Ils diffèrent des « logiciels installés » autant dans leur fonction que dans
leur forme, en ce qu’ils résident sur des serveurs et non sur l’ordinateur de
l’utilisateur. Par conséquent, ils en héritent la capacité de partager, de
communiquer et de diffuser des informations entre un grand nombre de
personnes, de manière synchrone et universelle.
Pour bien en comprendre le fonctionnement, étudions ensemble le cas
d’une plate-forme e-learning accessible via Internet.
Tout d’abord, il faut disposer d’une connexion au réseau sur lequel l’outil
est accessible : il s’agit ici d’une connexion Internet.
On y accède via un navigateur (Mozilla, Firefox, Internet Explorer,
Safari) en saisissant son URL1 dans la barre d’adresse de celui-ci.
Elle est de la forme : www.monoutil.com/
Comprenez par là que l’outil en question est un programme installé non
plus sur votre ordinateur, mais sur un serveur auquel vous pouvez accéder
par cette adresse.
Dans le cas où la plate-forme dispose d’un accès réservé et/ou personna-
lisé, il vous est demandé de vous authentifier. Cela revient à saisir un iden-
tifiant et un mot de passe qui vous ont généralement été remis lors de votre
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

inscription au service.

1. URL : Uniform Resource Locator – Dénomination unique à caractère universel qui


permet de localiser une ressource ou un document sur Internet, et qui indique la
méthode pour y accéder, le nom du serveur et le chemin à l’intérieur du serveur (JO du
16 mars 1999).
49600_Monino_p073p100 Page 84 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

84 Chapitre 4. Les ressources

Profil : étudiant

Taper votre identifiant et votre mot de passe

Identifiant : truchaud

Mot de passe :
********

Connexion

Si vous ne disposez pas de ces informations ou que vous avez perdu votre
mot de passe, vous pouvez demander à vous inscrire ou à les récupérer via
un lien « S’inscrire » ou « Mot de passe perdu ».
Une fois authentifiée, la plate-forme vous propose les informations cor-
respondant à votre profil : si, par exemple, vous êtes identifié comme ensei-
gnant, vous aurez la possibilité de déposer des cours ou de créer des
nouvelles ressources, alors qu’en tant qu’étudiant, vous ne pourrez que
consulter des ressources et faire des tests…
Contrairement aux logiciels installés, ce type de plate-forme stocke au
fur et à mesure de votre session d’utilisation les informations que vous four-
nissez en remplissant des champs de formulaires et en validant votre saisie
par un clic sur un bouton « enregistrer les modifications », « confirmer » ou
autre.
L’avantage d’accéder en ligne à ce type d’outil est de pouvoir le faire
depuis n’importe quel lieu à tout moment : depuis chez vous, un cybercafé
à l’étranger ou un campus universitaire… et de toujours avoir ses données
sous la main.

Qu’est-ce qu’un plug-in ?


Un certain nombre d’outils offrent la possibilité d’étendre leurs fonction-
nalités en y ajoutant des extensions appelées « plug-in ».
49600_Monino_p073p100 Page 85 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

4.2 Les types d’outils logiciels 85

Ajoutées à votre navigateur favori, elles vous permettent, par exemple,


de visualiser des sites Internet exploitant des technologies spécifiques
comme les animations Flash, les documents PDF Acrobat, les séquences
vidéo QuickTime ou Real, ou encore les visites virtuelles QuickTime VR.
Les sites en question vous invitent à télécharger les plug-in requis par les
pictogrammes comparables à ceux-ci :

Après téléchargement, ces extensions s’installent elles aussi à l’aide d’un


installeur.

Les autres types d’outils (applets Java…)


Au-delà des grandes familles d’outils qui vous ont été présentées ici, il
existe d’autres types de logiciels dont le nombre et la variété grandissent
chaque jour.
On peut par exemple citer les applications Macromedia Flash, Macro-
media ShockWave ou les appliquettes Java (applets en anglais).
Le JO du 16 mars 1999 définit une « appliquette » comme une « petite
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

application indépendante du matériel et du logiciel utilisés, qui est téléchargée


depuis un serveur de la toile mondiale et qui est exécutée localement au sein d’un
logiciel de navigation. »
D’un positionnement hybride entre programme installé et outil en
ligne, ces types de logiciels regroupent des caractéristiques leur permettant
de disposer du meilleur des deux mondes : accès nomade, ergonomie d’uti-
lisation enrichie…
Ce type de logiciel devrait se multiplier dans les années à venir, leur
intérêt résidant, entre autres, dans leur degré de portabilité sur tous types
de terminaux : micro-ordinateurs, assistants personnels (Palm, Pocket
PC), SmartPhone (téléphones intégrant les fonctionnalités d’un assistant
personnel) ou téléphones portables.
49600_Monino_p073p100 Page 86 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

86 Chapitre 4. Les ressources

Les types de licences


Tout logiciel informatique s’accompagne d’une licence d’utilisation qui en
définit les conditions d’utilisation, de copie et de session.
Il existe, par exemple, des logiciels gratuits et des logiciels payants, des
logiciels que l’on trouve uniquement en téléchargement et d’autres que
l’on peut acheter dans des magasins spécialisés, d’autres encore ne sont gra-
tuits que dans un certain cadre d’utilisation ou existent en version limitée
ou sur une durée déterminée…
Pour simplifier, nous pourrions dire qu’il existe quatre « formes » de logi-
ciels informatiques :
• les progiciels,
• les graticiels (freeware),
• les partagiciels (shareware),
• les logiciels libres (ou logiciel en open source).

Les définitions ci-dessous ont été extraites de l’encyclopédie libre


Wikipédia1 sous licence GNU Free Documentation Licence2.

* Progiciels
Ces logiciels sont commercialisés par des éditeurs informatiques comme
Adobe, Macromedia, Microsoft…
« Le terme progiciel résulte de la contraction des mots produit et logi-
ciel. C’est donc un logiciel commercial.
Complet, il comprend :
• une documentation en ligne et (ou) imprimée,
• éventuellement une assistance téléphonique,
• des stages de formation, etc.

Le terme est très souvent employé pour des logiciels professionnels utili-
sés par des entreprises. »

1. www.wikipedia.org
2. www.gnu.org/copyleft/fdl.html
49600_Monino_p073p100 Page 87 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

4.2 Les types d’outils logiciels 87

Gardez en tête qu’en achetant un logiciel de ce type, vous achetez avant


tout une licence d’utilisation, qui vous donne le droit d’utiliser celui-ci
dans un contexte bien précis, et toujours de façon personnelle.
Ce n’est pas parce qu’une personne dans une organisation achète une
licence que toute l’organisation peut en profiter : il faut pour cela qu’elle
acquiert une « licence de groupe » (pour un nombre d’utilisateurs défini)
ou une « licence sur site » (pour une organisation définie, quel qu’en soit le
nombre d’utilisateurs).
* Graticiels (freeware)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Freeware
« Un graticiel ou gratuiciel (freeware) est un logiciel qui est mis gratuite-
ment à disposition par son créateur, mais qui est soumis à certaines con-
traintes quant à sa diffusion. Les graticiels sont soit des logiciels complets,
soit des logiciels commerciaux qui sont diffusés de manière bridée en ter-
mes de fonctionnalités (version réduite). Ils sont parfois financés par la
publicité qu’ils contiennent (adware).
Il ne faut pas confondre graticiel et partagiciel, où on peut utiliser le
logiciel complet ou bridé gratuitement mais pendant une durée
déterminée : un traitement de texte pourrait par exemple interdire la sau-
vegarde des fichiers créés, ou fonctionner uniquement pendant les deux
mois qui suivent son installation.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Il faut aussi distinguer le graticiel du logiciel libre. Le logiciel libre,


même s’il est souvent gratuit, offre des libertés que la gratuité ne prend pas
en compte. Notamment, un graticiel sera la plupart du temps diffusé sans
les sources des programmes. La licence de distribution peut être restrictive
(pas de diffusion sur cédérom, ou uniquement sur certains sites Internet) ».
Vous trouverez ci-dessous une liste de sites proposant uniquement des
graticiels à télécharger :

Espace Francophone www.espacefr.com/


FreewareFrance www.freewarefrance.com/
Freeware heaven www.ifrance.com/freeheaven/
Pricelessware www.pricelessware.org/
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88 Chapitre 4. Les ressources

Voici quelques sites généralistes proposant des graticiels à télécharger :

Je Télécharge www.jetelecharge.com/

01net http://telecharger.01net.com/

Caloga http://telecharger.caloga.com/

Clubic www.clubic.com/t/

* Partagiciels (shareware)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Partagiciel
« Un partagiciel ou shareware est un logiciel, protégé par le droit
d’auteur, dont l’usage peut être limité dans le temps, à moins d’en rétribuer
l’auteur.
Le mot partagiciel est un calque du mot anglais shareware également très
souvent utilisé en français. Shareware est lui-même une contraction de
share et software. Share se traduit ici par contribution. On peut aussi trou-
ver le terme contribuciel, mais plus rarement. »
Erreurs fréquemment commises
Un partagiciel peut facilement être confondu avec un abandonware1 ou avec
un logiciel libre.
Un partagiciel n’est pas un logiciel libre car :
• il est souvent livré sans son code source,
• il n’est pas possible de le distribuer sans que celui qui en fasse l’acquisi-
tion n’ait à payer une licence.

1. Abandonware, mot anglais, vient de abandon (abandonné) et ware pour software


(logiciel). Il caractérise un logiciel considéré comme abandonné par son éditeur (s’il
n’est plus en vente par exemple) et passe malgré la législation dans le domaine public.
49600_Monino_p073p100 Page 89 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

4.2 Les types d’outils logiciels 89

Généralités
Un partagiciel peut être utilisé gratuitement et librement pendant une
durée ou un nombre d’utilisations qui sont indiqués par l’auteur. Cela per-
met de tester les fonctionnalités et voir si elles correspondent à ses besoins.
Au bout de cette période d’essai, il est possible soit de payer une contri-
bution (souvent modique) et continuer à utiliser le logiciel, soit de le
désinstaller. Il est également permis de distribuer le logiciel à une autre per-
sonne, toujours pour essai.
Hormis l’utilisation légale du produit, le paiement de la licence peut
aussi débloquer un certain nombre de fonctionnalités jusqu’alors inaccessi-
bles comme la sauvegarde, la réception régulière de mises à jour et, parfois,
la possibilité de prendre contact avec l’auteur.
Certains auteurs ne demandent que l’envoi d’une carte postale comme
paiement de la licence, dans ce cas on parle de carticiel (ou cardware en
anglais).
Généralement conçus par des passionnés, les programmes diffusés en
partagiciel sont souvent de bon niveau.

Évolution du concept
Les premiers partagiciels étaient disponibles en version complète et non
limitée dans le temps. Ce mode de distribution n’a pas vraiment
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

fonctionné : les clients continuaient d’utiliser le logiciel sans le payer.


Depuis lors, les partagiciels ont évolué en trois branches selon la concep-
tion qu’en a l’auteur :
• L’auteur peut choisir de maintenir la disponibilité de son logiciel en ver-
sion complète et non limitée, mais ajoute un message récurrent pour
rappeler à l’utilisateur qu’il doit payer ce logiciel s’il l’utilise régulière-
ment.
• Il peut préférer limiter l’usage de son logiciel, en le distribuant comme
une version de démonstration : l’usage du logiciel ou de certaines fonc-
tionnalités sont bloquées après une période d’essai, afin de forcer l’utili-
sateur à payer le logiciel. Certains de ces partagiciels (en réalité, ce sont
des versions de démonstration) ont des fonctionnalités bloquées même
49600_Monino_p073p100 Page 90 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

90 Chapitre 4. Les ressources

pendant la période d’essai ; dans ce cas ce sont souvent des fonctions de


confort. Elles sont débloquées lors du paiement de la contribution.
• Enfin, il peut au contraire décider que les utilisateurs sont libres de choi-
sir de payer ou non le logiciel, selon l’utilisation qu’ils en font. Ce mode
de distribution, de plus en plus répandu, se nomme donationware en
anglais ».

* Logiciels libres
http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre
« L’expression logiciel libre correspond au terme anglais free software.
Comme ce dernier est ambigu en anglais, free pouvant signifier « libre » ou
« gratuit », on voit le terme français « libre » de plus en plus utilisé.
L’expression « logiciel libre », donnée par Richard M. Stallman, fait
référence à la liberté pour tous (simples utilisateurs ou développeurs) d’exé-
cuter, de copier, de distribuer, d’étudier, de modifier et d’améliorer le logi-
ciel. Plus précisément, elle fait référence à quatre libertés pour un individu
ayant acquis une version du logiciel, définies par la licence de ce logiciel :
• la liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages (liberté 0) ;
• la liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à
ses besoins (liberté 1) ; pour cela, l’accès au code source est nécessaire ;
• la liberté de redistribuer des copies, donc d’aider son voisin, (liberté 2) ;
• la liberté d’améliorer le programme et de publier ses améliorations, pour
en faire profiter toute la communauté (liberté 3) ; pour cela, l’accès au
code source est nécessaire.

Pour illustrer le principe du logiciel libre, face au logiciel non-libre, on


peut comparer cela à une recette de cuisine :
• selon le principe du libre : vous avez obtenu cette recette par n’importe
quel moyen (revue, bouche à oreille…) et personne n’a rien à y redire…
Vous avez le droit de redistribuer cette recette comme vous l’entendez
tout comme vous pouvez la modifier comme il vous plaît…
• selon le principe du logiciel non-libre, elle est un peu plus restrictive : il
faut vous acquitter d’une licence d’utilisation de la recette valable dans
49600_Monino_p073p100 Page 91 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

4.2 Les types d’outils logiciels 91

« une seule » cuisine et pour ne préparer des plats que pour vous. Toute
copie ou modification de la recette est interdite. D’ailleurs, vous ne pou-
vez même pas accéder aux détails de la recette, qui sont souvent cachés
aux yeux de tous.

Par extension, on parle de contenu libre pour des documents dont le


contenu est librement consultable et copiable, voire parfois modifiable par
tout le monde, notamment les documents régis par la GFDL, comme
l’encyclopédie en ligne Wikipédia. Notons cependant que l’aspect libre de
GFDL est l’objet d’un débat, certains (comme le projet Debian) estimant
qu’elle ne l’est pas.
Le modèle du logiciel libre s’est révélé dans les années 1990, avec
(GNU)/Linux, pour constituer un mode de production à part entière, à
ajouter aux autres déjà connus.
Les brevets logiciels sont considérés par leurs détracteurs comme un
danger mortel pour les logiciels libres. Les tentatives d’introduire en
Europe des brevets sur les logiciels ont d’ailleurs été particulièrement
combattues par les associations et utilisateurs de logiciels libres ».

Les grandes familles de logiciels


Nous trouvons plusieurs catégories de logiciels couvrant différents domai-
nes d’application.
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* Bureautique
Cette famille regroupe les logiciels de traitement de texte, les tableurs, les
logiciels de PréAO… Nous trouvons parmi ceux-ci les outils de la suite
Microsoft Office (Word, Excel, PowerPoint, Access), ceux de la suite
Open Office (Open Office Writer, Open Office Calc, Open Office
Impress), ou encore ceux de la suite iWork (Pages et Keynote) ; mais il en
existe bien d’autres…

* Communication
Dans cette catégorie, nous avons les outils « d’échange » immédiat ou dif-
féré d’informations que sont les logiciels de courrier électronique, de mes-
sagerie instantanée, de transfert de fichiers… Citons :
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92 Chapitre 4. Les ressources

• Eudora, Outlook Express, Thunderbird, Mail pour le courrier électro-


nique ;
• AIM, MSN Messenger et iChat pour la messagerie instantanée ;
• Fetch ou CuteFTP pour le transfert de fichiers.
Tous ces outils de communication utilisent Internet comme support de
circulation de l’information.

* Internet
Nous pourrions comparer Internet à une route qui relie le monde entier et
sur laquelle circule l’information. Pour être accessible, cette information
doit passer par un logiciel permettant de la lire, un peu comme un filtre de
décodage qui transformerait des signes étrangers en langage compréhensi-
ble.
Les navigateurs sont des programmes conçus pour la lecture des sites
web. Les plus utilisés sont Mozilla Firefox, Internet Explorer, Netscape
Navigator, Opera et Safari.
D’autres outils permettent de lire et de produire d’autres types
d’informations : nous trouvons par exemple les outils de communication
électronique cités plus haut.

* Infographie
Il s’agit d’une famille d’outils concernant la création et la retouche d’ima-
ges fixes ou animées. Elle comporte des logiciels de dessin vectoriel comme
Illustrator, Open Office Draw ou Freehand, de retouche de photographie et
d’image tels que Photoshop, The Gimp, mais aussi de 3D comme 3DS,
LightWave ou Rhino.

* Multimédia
Nous sommes dans le domaine de la production et de l’intégration de
contenus multimédia. Les logiciels utilisés varient en fonction des objectifs :
• Flash et Director permettent la création d’animations et le développe-
ment d’applications multimédia à intégrer sur un site Internet, un cédé-
rom, ou une borne interactive ;
49600_Monino_p073p100 Page 93 Vendredi, 23. septembre 2005 9:55 09

4.2 Les types d’outils logiciels 93

• DreamWeaver, Golive, FrontPage, Mozilla Composeur, OpenOffice


HTML, Bluefish sont des éditeurs HTML qui permettent de créer des
sites Internet ;
• iMovie et Virtualdub concernent le montage de vidéos numériques ;
• Audacity, Garage Band et CDex sont des outils de traitement du son
(création musicale et compression audio).

* Utilitaires
Cette catégorie regroupe tous les programmes augmentant le degré de
confort et de sécurité de l’utilisateur.
On y trouve, par exemple, des outils comme Acrobat ou PDFCreator qui
permettent de lire et de créer des documents PDF ; ou encore des antivirus
comme ClamWin AntiVirus, F-Secure Anti-Virus, McAfee VirusScan,
Norton AntiVirus qui détectent les présences parasites sur votre disque
dur. Pour réduire le poids des données à envoyer via Internet par compres-
sion (puis décompression) vous aurez par exemple recours à 7-Zip, gZip,
WinZip ou WinRAR.

Les outils du monde universitaire


Ce chapitre a pour objectif de vous présenter quelques-uns des outils que
vous êtes susceptible d’utiliser dans un contexte universitaire.
Bien que toutes les universités ne disposent pas de l’ensemble des outils
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

présentés, il est important que vous vous imprégniez des concepts qui les
sous-tendent.
* ENT
Un Environnement Numérique de Travail (ENT) est un ensemble d’informa-
tions et d’outils à la disposition des étudiants, enseignants et personnels
administratifs de l’université.
Le concept fédérateur est simple : « une seule adresse pour tout faire,
depuis n’importe où, avec un seul mot de passe ».
Après vous être authentifié une seule et unique fois, vous accédez à un
environnement constitué d’informations et d’outils personnalisés : l’actua-
lité de votre faculté, la liste des derniers cours mis à disposition par vos
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94 Chapitre 4. Les ressources

enseignants ou encore l’accès direct aux derniers courriels ou annonces de


réunions que vous avez reçus.
Accessible depuis une seule adresse, depuis tout type de plate-forme à
partir d’un simple navigateur Internet, un ENT regroupe plusieurs familles
de fonctionnalités :
• l’information : souvent gérée sous forme de sites Internet, de listes de
diffusion et de flux d’information auxquels vous pouvez vous abonner
pour rester en contact avec toute l’actualité universitaire :

• la communication : avec au centre un bureau virtuel doté des outils les


plus évolués pour le travail personnel et collaboratif : messagerie,
forums, agendas, carnet d’adresses, groupes, etc.
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4.2 Les types d’outils logiciels 95

• la pédagogie : une plate-forme d’e-learning vous permet d’accéder aux


compléments de cours, didacticiels interactifs et présentations multimé-
dias correspondant à votre cursus universitaire :
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
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96 Chapitre 4. Les ressources

• la documentation : véritable extension de la bibliothèque universitaire,


elle vous donne accès à des dictionnaires, des encyclopédies ou des bases
documentaires à toute heure du jour et de la nuit :

• l’e-administration : guichet unique de vos informations de scolarité,


vous y trouverez vos relevés de notes publiés en temps réel dès l’officiali-
sation de vos résultats, mais aussi vos contrats pédagogiques, votre
emploi du temps ou vos certificats de scolarité :
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4.2 Les types d’outils logiciels 97

* Bureau virtuel
Un bureau virtuel est un ensemble intégré d’outils de communication (mes-
sagerie multicompte, liste de diffusion multiterminaux), d’organisation
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

(agenda, notes, alertes mail ou SMS, carnet d’adresses, favoris Internet,


annuaires) et d’échange (espace de stockage, téléchargement de docu-
ments, chat, forums).
Étudiants, enseignants et personnels administratifs peuvent créer des
groupes de travail paramétrables et choisir de partager ou non les informa-
tions qu’ils déposent. Le bureau virtuel se transforme alors en plate-forme
de travail collaboratif dans laquelle on peut échanger des documents, des
agendas, des favoris web, des carnets d’adresses, des forums, des chats ou
encore des listes de tâches.
Un bureau virtuel est accessible depuis un simple navigateur Internet
indifféremment sur plate-forme Macintosh, Windows ou Linux, et même
parfois depuis votre terminal mobile (téléphone WAP, assistant numéri-
que, tablet PC).
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98 Chapitre 4. Les ressources

Des fonctions de synchronisation permettent de disposer des informa-


tions à tout instant, en tout lieu : sur votre ordinateur personnel, votre
téléphone portable ou votre assistant personnel.

* Plate-forme de cours
Une plate-forme de cours permet aux enseignants de mettre leurs cours à
disposition des étudiants :
• elle leur permet de créer des QCM et des exercices d’auto-évaluation, de
mettre en ligne des ressources pédagogiques… tout en contrôlant le
moment de leur diffusion via un agenda automatisé ;
• des bilans permettent de suivre le parcours de chaque étudiant ou
groupe tout en rendant compte des ressources les plus consultées pour
devancer les demandes des élèves.

De leur côté, les étudiants accèdent aux ressources correspondant à leur


cursus universitaire, mises à disposition par leurs enseignants. Ces ressour-
ces vont du simple cours en version électronique à des outils d’auto-évalua-
tion, quiz, enquête en ligne en passant par des contenus multimédias
interactifs évolués.
Ce nouveau type d’apprentissage s’intègre au sein des différents parcours
d’étude.
En permettant une individualisation des méthodes, les plates-formes
pédagogiques offrent à l’enseignement supérieur les nouvelles opportunités
offertes par le e-learning.

Les outils du C2i


Le tableau suivant vous propose une classification par finalité de quelques
outils abordés dans les modules du C2i.
Il est extrait du site c2i.education.fr et disponible en ligne à l’adresse :
http://c2i.education.fr/C2i1/documents/logiciels.htm
Certains de ces outils sont disponibles sur le cédérom joint à cet
ouvrage.
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4.2 Les types d’outils logiciels 99

Gratuits Payants
Logiciels

Libres Propriétaires Propriétaires


Système Linux (PC, Mac) Microsoft
d’exploitation Windows, Mac OS
Antivirus ClamWin AntiVirus avast! 4 Home Edition, F-Secure Anti-Virus,
Antivir Personal McAfee VirusScan,
Edition F-Prot Antivirus,
Norton Antivirus,
Intego VirusBarrier X
(Mac : utile ?)…
Navigateur Mozilla Firefox Opera, Internet Safari (Mac)
(PC, Mac), Amaya Explorer, Netscape
(Mac, PC)
Traitement Open Office writer Staroffice Write*, Microsoft Word,
de texte (PC, Mac), RagTime Solo WordPerfect,
NeoOffice/J (Mac), Applixware
Abiword
Traitement Gimp PaintShopPro
d’image fixe (PC, Mac),
Photoshop(PC, Mac)
Vidéo Virtualdub iMovie
Dessin OpenOffice draw RagTime Solo
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

(vectoriel), Sketch :
dessin vectoriel,
Inkscape : dessin
vectoriel, Dia :
dessin technique
Traitement Audacity (PC, Mac), Garage band (Mac)
du son CDex : compression
audio
Compression et 7-Zip, gZip (mac) Powerarchiver, Winzip, WinRAR
décompression QuickZip
Tableur Open Office Calc RagTime Solo, Microsoft Excel
Staroffice Calc
Présentation OpenOffice Impress StarOffice* Microsoft PowerPoint
Assistée par
Ordinateur
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100 Chapitre 4. Les ressources

Gratuits Payants
Logiciels

Libres Propriétaires Propriétaires


Éditeur HTML Mozilla Composeur, Netscape Composer Macromedia
OpenOffice HTML DreamWeaver, Adobe
Editor, Bluefish (Mac), Golive, Microsoft
Amaya (Mac), Nvu Front Page
Lecture et PDFCreator Adobe Reader Acrobat, PDF (Mac)
création de PDF
Lecteur VideoLan, VLC Media Windows Media
multimédia Player p, Media Player Player, Winamp,
Classic QuickTime (Mac, PC)
Gestionnaire Zope Macromedia
de site web DreamWeaver, Adobe
Golive, Microsoft
Front Page, Webeditor
Namo
Logiciel de Thunderbird, Mozilla Qualcomm Eudora, Mail (Mac Os X)
messagerie Courrier, Exodus, Netscape Messenger,
Gaim : messagerie Microsoft Outlook,
instantanée Express
Webmail Laposte, Imp, Hotmail
Site de création CRU, Yahoo groupe,
de groupes Mayeticvillage, Kanari
en ligne
Plate-forme BSCW QuickPlace
de travail Listes sympa
collaboratif
Portail SPIP, PhpNuke
informationnel
Plate-forme Moodle, Claroline, Phedre, Acolad… WebCT, IBM
de FOAD Ganesha LearningSpace,
CybEO…
Pour télécharger les logiciels : www.cigogne.infini.fr/Ressources/interface_html/index.htm
Voir également le site du pôle de compétences en logiciels libres du réseau SCEREN : services, culture,
éditions, ressources pour l’Éducation Nationale : http://logiciels-libres-cndp.ac-versailles.fr/
* Staroffice est gratuit pour les universités (accords cadres signés par le ministère de la jeunesse, de
l’éducation nationale et de la recherche).
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5
Réalités et perspectives

5.1 HISTORIQUE DU C2I

Du B2i au C2i…

5.1.1 Le(s) B2i


L’objectif du brevet informatique et Internet (B2i1) est d’attester le niveau
acquis par les élèves du primaire et du secondaire dans la maîtrise des outils
multimédias et de l’Internet.
On distingue actuellement :
• un niveau 1 intégré aux programmes de l’école primaire depuis la ren-
trée 2002 ;
• un niveau 2 qui concerne les élèves des collèges et de la classe de
seconde ;
• un niveau 3, défini par la circulaire du 25 avril 2002 adressée aux rec-
teurs, qui concerne les lycées d’enseignement général, les lycées profes-
sionnels et les centres de formation d’apprentis.

1. Voir à propos de l’utilisation de la marque B2i :


www.educnet.education.fr/formation/B2i-marque.htm
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102 Chapitre 5. Réalités et perspectives

En février 2001, le ministère de l’Éducation nationale a déposé la mar-


que « B2i - Brevet informatique et Internet ». Cette marque désigne et spéci-
fie les compétences devant être acquises pour obtenir la délivrance du
brevet et protège de toute utilisation qui induirait en erreur le public sur la
nature, les caractéristiques et l’esprit du B2i.
À l’école, comme au collège, les TICE sont avant tout un outil au ser-
vice des apprentissages des divers domaines disciplinaires et transversaux.
C’est donc dans des contextes variés que les élèves recourent, en fonction
des besoins réels, à l’usage des technologies de l’information et de la com-
munication, que les enseignants vérifient l’acquisition des compétences
spécifiées pour le brevet informatique et Internet.
Le B2i de niveau 1 vise à évaluer cinq champs de compétences :
• maîtriser les premières bases de la technologie informatique ;
• adopter une attitude citoyenne face aux informations véhiculées par les
outils informatiques, lors de manipulations de données utiles aux activi-
tés d’apprentissage et à la suite de débats organisés au sein de la classe ;
• produire, créer, modifier et exploiter un document à l’aide d’un logiciel
de traitement de texte ;
• chercher, se documenter au moyen d’un produit multimédia (cédérom,
DVD-Rom, site Internet) ;
• communiquer au moyen d’une messagerie électronique, dans le cadre
d’une correspondance authentique.

Le B2i de niveau 2 suppose la maîtrise de l’ensemble des compétences


du niveau 1 et les complète par les compétences suivantes :
• organiser des traitements numériques à l’aide d’un tableur ;
• organiser des documents complexes comportant des tableaux, des for-
mules et des liens avec d’autres documents ;
• s’informer et se documenter en utilisant un navigateur et en usant d’un
moteur de recherche ;
• organiser son espace de travail en gérant fichiers et dossiers de manière
appropriée à ses besoins ;
49600_Monino_p101p120 Page 103 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

5.1 Historique du C2i 103

• communiquer au moyen d’une messagerie électronique et notamment


échanger des fichiers ;
• percevoir les limites relatives à l’utilisation d’informations nominatives
ainsi que celles que fixe le respect de la propriété intellectuelle.

Un B2i Greta a également été mis en place pour les adultes.


Le B2i a été créé par une note de service de la direction de l’enseigne-
ment scolaire. BOEN n° 42 du 23 novembre 2000 (www.education.
gouv.fr/bo/2000/42/encart.htm).
Le brevet atteste que l’élève utilise de manière autonome et raisonnée les
technologies de l’information et de la communication disponibles à l’école
et au collège pour lire et produire des documents, rechercher des informa-
tions qui lui sont utiles et communiquer au moyen d’une messagerie.
En 2000-2001, le Brevet informatique et Internet a concerné les
collèges ; il est désormais intégré dans les programmes en vigueur à la ren-
trée 2002 pour l’école primaire. Enfin, le B2i de niveau 2 peut être validé
au cours de la scolarité en classe de seconde des lycées d’enseignement
général et technologique (voir le BOEN n° 13 du 29 mars 2001, disponible
à l’adresse www.education.gouv.fr/bo/2001/13/default.htm).
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Source :
http://tice.education.fr/educnet/formation/b2i
En savoir plus :
www.eduscol.education.fr/B2i

5.1.2 Le C2i niveau 1

Le C2i, niveau 1, pour lequel cet ouvrage a voulu être un guide vous don-
nant tous les atouts pour le réussir, attestera de votre capacité à maîtriser
les TIC en général. Il sera un élément indispensable de votre curriculum
vitae. Il sera également un pré-requis obligatoire si vous voulez aller plus
loin et passer un des C2i niveau 2, orientés métiers :
49600_Monino_p101p120 Page 104 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

104 Chapitre 5. Réalités et perspectives

Le certificat informatique et Internet niveau 1 est aujourd’hui généralisé


à l’ensemble des établissements de l’enseignement supérieur ayant mis en
œuvre la réforme LMD, selon des modalités précisées dans la circulaire
n° 2005-051 du 14 avril 2005.
Le C2i niveau 1 peut être considéré comme la suite logique du B2i. Il a
pour objectif de permettre aux étudiants de maîtriser les compétences qui
sont désormais indispensables à la poursuite d’études supérieures et d’être
capables de faire évoluer ces compétences en fonction des développements
technologiques. Il vise également à établir qu’ils maîtrisent des compéten-
ces qui les aideront à s’insérer dans le monde des activités professionnelles
à la fin de leurs études.
Ainsi, le C2i niveau 1 atteste de la maîtrise d’un ensemble de compé-
tences nécessaires à l’étudiant pour mener les activités qu’exige
aujourd’hui un cursus d’enseignement supérieur :
49600_Monino_p101p120 Page 105 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

5.1 Historique du C2i 105

• recherche, création, manipulation, gestion de l’information ;


• récupération et traitement des données ;
• gestion des données ;
• sauvegarde, archivage et recherche de ses données ;
• présentation en présentiel et à distance du résultat d’un travail ;
• échange et communication à distance ;
• production en situation de travail collaboratif ;
• positionnement face aux problèmes et enjeux de l’utilisation des TIC :
droits et devoirs, aspects juridiques, déontologiques et éthiques…

En savoir plus :
http://tice.education.fr/educnet/formation/c2i-etud
http://c2i.education.fr

5.1.3 Les C2i niveau 2 ou C2i « métiers »


Dans un avenir proche, une certification spécifique aux métiers sera mise
en place notamment pour les métiers du droit, de la santé, la formation des
formateurs…

Le C2i niveau 2 « Métiers du droit »


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La circulaire sur le C2i niveau 2 Métiers du droit (Extrait)


« La présente circulaire a pour objet d’engager, dans le cadre du master, la mise
en place, pour les métiers du droit, du niveau 2 du C2i‚ annoncé par la circulaire
n° 2002-106 du 30 avril 2002 et d’en identifier les principaux domaines de
compétences. Elle fixe également les principes généraux de sa mise en œuvre et
de sa validation. Le niveau 2 suppose la maîtrise des compétences définies par
le C2i‚ niveau 1. Ce niveau 2 vise à attester des compétences professionnelles
communes et nécessaires aux professions du droit qu’elles soient orientées vers
le judiciaire, l’administration, l’entreprise ou la relation des citoyens entre eux,
pour l’exercice de leurs métiers dans ses dimensions professionnelles, déontolo-
giques et citoyennes. Cet ensemble de compétences se déclinera dans les
domaines suivants pour des usages à mettre en œuvre au cours du master :

49600_Monino_p101p120 Page 106 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

106 Chapitre 5. Réalités et perspectives


– les problématiques et les enjeux liés aux TIC en général et dans les activités
juridiques et judiciaires en particulier ;
– la recherche et l’utilisation de ressources de l’informatique juridique telles que les
bases de données jurisprudentielles, les moteurs de recherche juridiques, les revues
spécialisées en ligne, les encyclopédies électroniques ou les sites juridiques ;
– les applications, dans le domaine juridique, de l’intelligence artificielle (les sys-
tèmes experts…) ;
– le travail collaboratif en réseau ;
– les échanges numériques entre acteurs judiciaires (greffe électronique…) ou
juridiques (authentification, intégrité, paiement, signature…) ».
Extrait du BOEN n° 24 du 17 juin 2004, p. 1179-1180.

Dès la création du C2i niveau 1 par la circulaire n° 2002-106 du 30 avril


2002, il était prévu le développement d‘un C2i niveau 2 « faisant l’objet
d’exigences plus élevées en fonction des orientations professionnelles des forma-
tions dispensées ». Compte tenu de l’homogénéité et de la spécificité de
l’enseignement juridique, le choix s’est d’abord porté sur un C2i niveau 2
« Métiers du droit » concernant tous les étudiants en Master de droit.
La conduite de ce projet est réalisée en étroite concertation avec les
représentants des professions du droit (avocats, notaires, huissiers, juristes
d’entreprises), de l’enseignement universitaire (Conférence des présidents
d’université, Conférence des doyens de faculté de droit, Université numé-
rique juridique francophone), des grandes écoles applicatives (École natio-
nale de la magistrature, École nationale des greffes), et des services
ministériels concernés (direction de la technologie, direction de l’ensei-
gnement supérieur, sous-direction des professions judiciaires et juridiques
du ministère de la justice).
La circulaire n° 2004-090 du 9 juin 2004 a pour objet de définir le
niveau 2 du C2i pour les professionnels du droit et d’en préciser les grands
domaines de compétences. Elle fixe également le cadre général de sa mise
en œuvre ainsi que les principes généraux des modalités d’acquisition et
d’attestation des compétences.

En savoir plus :
http://tice.education.fr/educnet/Public/formation/c2i-droit/
49600_Monino_p101p120 Page 107 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

5.1 Historique du C2i 107

Métiers de l’enseignement

La circulaire sur le C2i niveau 2 (Extrait)


« Cette circulaire a pour objet d’engager, pour le métier d’enseignant, la mise en
place du niveau 2 du C2i annoncé par la circulaire n° 2002-106 du 30 avril
2002 et d’en identifier les principaux domaines de compétences. Elle fixe égale-
ment les principes généraux de sa mise en œuvre et de sa validation. Le niveau
2 suppose la maîtrise des compétences définies par le C2i niveau 1. Ce niveau 2
vise à attester des compétences professionnelles communes et nécessaires à
tous les enseignants pour l’exercice de leur métier dans ses dimensions pédago-
gique, éducative et citoyenne. Cet ensemble de compétences se déclinera dans
les domaines suivants, à la fois pour des utilisations individuelles et pour des usa-
ges à mettre en œuvre avec les élèves ou les étudiants :
– les problématiques et les enjeux liés aux TIC en général et dans l’éducation en
particulier ;
– les gestes pédagogiques liés aux TIC ;
– la recherche et l’utilisation de ressources ;
– le travail en équipe et en réseau ;
– les espaces numériques de travail ;
– l’évaluation et la validation des compétences TIC dans le cadre des référen-
tiels inscrits dans les programmes d’enseignement. »
Extrait du B.O. n° 11, 11 mars 2004, p. 500-501.
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Dans la continuité de la circulaire instituant le C2i niveau 1, le minis-


tère de l’Éducation nationale a mis en place un C2i niveau 2
« Enseignant » destiné aux enseignants stagiaires des IUFM (Institut uni-
versitaire de formation des maîtres).
La finalité de ce certificat est d’attester les compétences professionnelles
communes et nécessaires à tous les enseignants pour l’exercice de leur
métier, dans les dimensions pédagogique, éducative et citoyenne. Ces com-
pétences devant permettre à tout enseignant d’évoluer et de continuer à se
former tout au long de sa carrière.
La circulaire parue au BO du 11 mars 2004 a pour objet de définir le niveau
2 du C2i pour les enseignants et d’en préciser les grands domaines de compéten-
ces. Elle fixe également le cadre général de sa mise en œuvre ainsi que les prin-
cipes généraux des modalités d’acquisition et d’attestation des compétences.
49600_Monino_p101p120 Page 108 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

108 Chapitre 5. Réalités et perspectives

En savoir plus :
http://tice.education.fr/educnet/Public/formation/c2i-ens

5.2 LE C2I DANS SON ENVIRONNEMENT


5.2.1 Les universités numériques en région – UNR
Avec la mise en chantier des Universités Numériques en Région (UNR),
c’est un nouvel espace numérique de l’enseignement supérieur français qui
s’édifie et englobera, en 2006, 11 régions, 47 universités, 800 000 étudiants
et plus de 60 000 personnels.
Au sein des UNR, sur les campus, dans les résidences universitaires ou à
distance, étudiants, enseignants-chercheurs, administratifs, ingénieurs et
techniciens bénéficieront de nouvelles possibilités de connexion au réseau
et de services en ligne pédagogiques, administratifs et de vie universitaire.
Équipé de son ordinateur portable ou installé dans une des salles d’ordi-
nateurs en libre accès de son campus, l’étudiant de l’université numérique
pourra consulter son emploi du temps, les messages de ses professeurs, les
cours en ligne auxquels il est inscrit, les résultats des examens, participer à
un groupe de travail collaboratif, expédier ses copies électroniques, s’ins-
crire à un cours de yoga, lire une revue scientifique, suivre en direct une
conférence vidéo, écrire un message à ses parents… Avec l’université
numérique, les murs s’effacent, le monde universitaire change et les condi-
tions de travail et d’étude participent aux conditions de la réussite.
Il ne s’agit pas là d’une vision venue d’un futur brumeux, ni d’une publi-
cité. Cet étudiant de l’ère numérique est déjà une réalité dans un nombre
grandissant d’établissements de l’enseignement supérieur.

Un dispositif d’aménagement numérique du territoire


Associant le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supé-
rieur et de la recherche (direction de la technologie-SDTICE1), la Datar

1. Sous-Direction des Technologies de l’Information et de la Communication pour


l’Éducation.
49600_Monino_p101p120 Page 109 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

5.2 Le C2i dans son environnement 109

(Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale), le


Centre national des œuvres universitaires et scolaires (CNOUS), les
Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) et
les collectivités territoriales (régions mais aussi dans certaines UNR,
département, communautés d’agglomérations), les Universités Numéri-
ques en Région participent à l’aménagement numérique du territoire.
Les UNR s’inscrivent dans la logique du plan RE/SO 2007 (pour une
REpublique numérique de la SOciété de l’information), annoncé par le
gouvernement le 12 novembre 2002. Parmi les mesures arrêtées pour sou-
tenir ce plan, celle décidant de la création d’Universités Numériques en
Région a été rendue publique le 13 décembre 2002, à l’issue d’un Comité
interministériel de l’aménagement du territoire (CIADT).

Les nouvelles technologies au service de l’enseignement supérieur.


Si les établissements d’enseignement supérieur occupent une place straté-
gique dans le programme des actions lancées par l’État1 c’est parce que l’on
peut considérer que l’école est le socle de la société de l’information et
qu’elle doit être un des premiers lieux d’apprentissage et d’usage des nou-
velles technologies. Le B2i et le C2i illustrent cette volonté de développer
les usages par la formation, les Universités Numériques en Région offrent à
ces usages maîtrisés un champ d’applications nouvelles à l’échelle des
grands sites universitaires, dans leur contexte régional.
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État et géographie des universités numériques en région


L’opération UNR, préparée par la décision du CIADT du 13 décembre
2002 (cf. supra) s’est traduite par le lancement d’un appel à projets publié
le 12 mai 2003 ; à l’issue d’une étude des dossiers déposés par des groupe-
ments d’établissements, un jury représentatif, réuni en septembre 2003 a
retenu 11 projets opérationnels. Ce sont ces 11 projets qui sont en cours de
réalisation aujourd’hui. La carte des UNR s’établit ainsi :

1. Dans les attendus de ce plan Réso 07, les établissements d’enseignement supérieur
ont aussi été invités à assurer une présence forte de leurs formations et de leurs publica-
tions sur Internet et à en faire un support privilégié de la formation continue.
49600_Monino_p101p120 Page 110 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

110 Chapitre 5. Réalités et perspectives

• UNRNDPC : université numérique en région Nord Pas de Calais :


6 universités, 1 école,
• UNERA : université numérique en région Alsace : 4 universités,
1 école,
• UNIRE : université numérique interrégionale de l’Est : 6 universités,
1 institut,
• UNRB : université numérique de Bretagne : 4 universités, 1 IUFM, les
grandes écoles de Bretagne,
• UNRPC : université numérique en région Poitou-Charentes :
2 universités, 1 IUFM,
• UNR ACOR : université numérique Aquitaine Campus Ouvert en
Région : 5 universités, 1 IUFM,
• UNRC : université numérique de la région Centre : 2 universités,
• UNRRA : université numérique en région Rhône-Alpes : 8 universités,
5 grandes écoles,
• UNRPACA : université numérique en région Provence-Alpes-Côte
d’Azur : 6 universités,
• UNR UO-MLR : université numérique en région Montpellier-Langue-
doc-Roussillon : 4 universités, 1 IUFM, 1 EPA1, les grandes écoles, des
établissements de recherche et plusieurs établissements relevant des
ministères de l’Agriculture, des Affaires Étrangères,
• UNR RUNCO : université numérique en région Réunion : 1 université,
1 IUFM.

1. Établissement Public Administratif.


49600_Monino_p101p120 Page 111 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

5.2 Le C2i dans son environnement 111

UNRNPDC
ENT
ESUP
UNERA
ENT
UNIRE
UNRB EPPUN
UNRC

UNRPC

INPRA
ENT
UNRACO ENCORA
UNR PACA
UOMLR UNR ENT
RUNCO MONTE
CRISTO

La construction des universités numériques en région repose sur un


contrat d’objectifs à 2 ans, signé par l’ensemble des partenaires de chaque
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

projet : État, établissements d’enseignement supérieur, CROUS, région (et


parfois diverses collectivités territoriales), autres partenaires éventuelle-
ment. Ce contrat stipule les objectifs stratégiques assignés par le ministère
de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche et
la Datar et décrit les objectifs opérationnels et les actions que les différents
partenaires se sont engagés à réaliser. Les financements sont partagés entre
l’apport de l’état, celui des régions et les contributions des établissements
et autres partenaires.
La subvention totale affectée aux UNR par les services de l’état s’élève à
10 M€, en provenance du ministère de l’éducation nationale (5 M€) et de
la Datar (5 M€). Le financement des régions est du même ordre. Compte
tenu des moyens délégués par les établissements et des actions conjointes,
le budget total de l’opération UNR dépasse les 30 M€.
49600_Monino_p101p120 Page 112 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

112 Chapitre 5. Réalités et perspectives

Quel est le rôle des universités numériques ?


La mission assignée aux UNR vise à renforcer la qualité du service public
d’enseignement supérieur, en développant des services en ligne (ou servi-
ces numériques) destinés prioritairement aux étudiants, mais aussi à tous
les membres des communautés universitaires.
Ces services couvrent la plupart des activités liées aux études, à l’ensei-
gnement, à l’administration de la scolarité et à la vie étudiante :
• Bureau numérique : carnet d’adresses, espace de travail et de stockage,
agenda, publication web, gestion de signets, outils de bureautique (trai-
tement de texte, tableur, préAO, etc.).
• Services d’information : vie de l’établissement, actualités, journaux en
ligne, web-tv.
• Services pédagogiques : formations en ligne (Enseignement A Distance),
cours et ressources pédagogiques en ligne, environnement pédagogique
numérique.
• Services vie scolaire : scolarité, examens, emploi du temps.
• Services vie universitaire : sports, culture, loisirs.
• Services documentaires : catalogues et ressources en ligne.
• Services de communication : annuaires, messagerie, forums, chat, visio-
conférence…
Le niveau régional est un atout fort pour la mise en place de stratégies
répondant réellement aux besoins aujourd’hui exprimés par les utilisateurs
actuels ou potentiels. Les régions couvrent toutefois des territoires présen-
tant de fortes disparités géographiques, démographiques et économiques,
sur lesquels les sites et antennes universitaires sont largement déployés,
avec des universités aux historiques très divers présentant une image riche
mais complexe de l’enseignement supérieur en région. À cette image vont
correspondre des projets UNR tout aussi riches et complexes qui reposent
plus sur une conduite du changement et un apprentissage du travail en
commun que sur des problématiques technologiques.
L’existence d’une UNR et des services numériques régionaux qu’elle va
déployer implique donc une volonté commune des établissements de
mutualiser et capitaliser les efforts consentis afin de les rationaliser et de
poser ainsi la trame d’une évolution stratégique de développement de
49600_Monino_p101p120 Page 113 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

5.2 Le C2i dans son environnement 113

l’enseignement supérieur en région. Sa pérennité et sa qualité sont propices


à l’émergence au niveau régional de moyens et compétences communes.
Supportés par une technologie complexe, celle d’un ENT (Espace
Numérique de Travail), ces services numériques sont organisés selon une
double logique, dans un souci de rendre à l’usager étudiant (ou personnel)
des conditions de travail améliorées et de meilleurs services de proximité…
même à distance :
• Au niveau des établissements partenaires d’une région, par le déploiement
d’un socle commun de services de base : c’est le principe même de l’UNR.
• Au niveau de l’établissement, en fonction de ses spécificités, des services
« personnalisés » sont greffés : c’est le principe de l’autonomie des éta-
blissements.
Pour l’usager, l’UNR et ses services se présenteront sous forme d’un por-
tail web, « aux couleurs » de son établissement, rassemblant à travers une
interface fonctionnelle correspondant à son profil (étudiant de L ou de M
ou doctorant, etc. – ou enseignant, administratif…) les grandes familles de
services tant régionaux que d’établissement auxquels lui sont concédés des
droits d’accès.
Pour que cette offre de services nouveaux puisse rencontrer ses publics, les
UNR se devaient de faciliter l’accès à ces services, sur les campus, dans les
locaux gérés par les CROUS, depuis le domicile. Cela impliquait de multi-
plier dans les établissements les salles équipées d’ordinateurs en libre accès, de
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

relier les résidences CROUS au réseau et de les doter de possibilités de


connexion (prises réseau dans les chambres), mais aussi de prendre en compte
le nomadisme en ouvrant des espaces Wi-Fi sur le domaine universitaire et en
autorisant les connexions distantes, via un navigateur et l’Internet.
Espaces Wi-Fi et ordinateurs portables pour l’université numérique
Des mesures d’accompagnement de l’opération UNR ont donc suivi la
mise en œuvre des premières actions de terrain. À l’initiative de la direc-
tion de la technologie (SDTICE), l’action incitative « Wi-Fi » lancée à
l’été 2004, a mobilisé 84 universités sur 88 et 111 établissements d’ensei-
gnement supérieur au total.
Au cours de l’année 2005, ce sont plus de 3 500 bornes Wi-Fi qui ont été
déployées dans la presque totalité des universités, multipliant par 5 les pos-
49600_Monino_p101p120 Page 114 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

114 Chapitre 5. Réalités et perspectives

sibilités de connexions nomades. Les UNR, partie prenante de cette action


Wi-Fi ont toutes bénéficié de subventions spécifiques. Dans ce même
cadre, les établissements étaient invités à proposer des dispositifs de prêts
d’ordinateurs dédiés plus particulièrement aux étudiants boursiers. Ce sont
plus de 2 000 ordinateurs qui sont dorénavant mis à disposition des étu-
diants dans 52 établissements de l’enseignement supérieur (principalement
membres des UNR).
Quels que soient les efforts réalisés par les établissements pour fournir
des salles équipées en libre accès (78 millions d’heures/ordinateur par an,
soit 54 h/étudiant), seul l’équipement personnel des étudiants apparaît
comme une réponse appropriée au travail étudiant dans les universités et la
société d’aujourd’hui.
Favoriser l’équipement personnel des étudiants en micro-ordinateurs
portables supposait de convaincre constructeurs, distributeurs et banques
de coopérer pour monter une action de grande envergure conjuguant offre
de produits labellisés, accompagnement des acheteurs et possibilité de prêt
à des taux compatibles avec la condition étudiante.
C’est ainsi qu’est née l’opération MiPE (Micro Portable Étudiant) pilo-
tée par la Délégation aux Usages de l’Internet (DUI) et la direction de la
technologie (SDTICE), et largement médiatisée sous son autre appellation
« Un ordinateur pour un euro par jour ».
Cette campagne d’incitation et d’aide à l’équipement personnel s’est révé-
lée être un succès sans précédent : en quelques mois, de septembre 2004 à
avril 2005, 150 000 ordinateurs ont été distribués, le taux d’équipement
moyen des étudiants en ordinateur portable est passé de 8 à 12 %.
Forte de la notoriété de cette opération, la Délégation aux usages de
l’Internet (DUI) et la direction de la technologie (SDTICE) ont lancé la
campagne MIPE 2 en septembre 2005.
MiPE 2 amplifie l’opération MiPE 1 en offrant une gamme élargie
d’ordinateurs et des options d’équipement en contenus numériques (logi-
ciels et ressources) à des tarifs préférentiels. Quatre enseignes de la grande
distribution ont rejoint MiPE 2 pour assurer une meilleure présence de ser-
vices de proximité.
Un nouvel appel à projets adressé le 15 juin 2005 aux présidents d’univer-
sité et directeurs d’établissement supporte l’opération MiPE 2 en attribuant
49600_Monino_p101p120 Page 115 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

5.2 Le C2i dans son environnement 115

des financements aux établissements qui mettront en place de nouveaux dis-


positifs d’information, d’accompagnement et de formation des étudiants :
• information sur les offres matérielles et financières MiPE 2 et les condi-
tions d’utilisation du réseau et des espaces Wi-Fi sur le domaine univer-
sitaire,
• aide aux étudiants les moins favorisés : prêt d’ordinateurs portables,
aides financières ou cautionnement pour l’obtention de prêt,
• assistance technique, formation complémentaire à la formation C2i,
valorisation des compétences acquises,
• mise à disposition de logiciels et ressources numériques.

Pour bénéficier pleinement de l’université numérique, l’étudiant du


XXIesiècle ne pourra se passer de son ordinateur portable.

Les UNR et la formation


L’initiative « Universités Numériques en Région » concerne également le
développement de l’accessibilité à une offre structurée de formation ouverte
et à distance (FOAD), adossée aux formations LMD, pour permettre à cha-
cun d’accéder, par les nouveaux modes de communication, aux savoirs les
plus divers, en formation initiale et tout au long de la vie.
De par leur organisation mutualisée et la mise en œuvre de portails
régionaux des formations supérieures, les UNR donnent aux formations
FOAD une lisibilité accrue et permettent, par le support des plates-formes
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

pédagogiques intégrées aux Espaces Numériques de Travail, de délivrer aux


étudiants distants des services pédagogiques de qualité.
Dans ce domaine, l’action UNR est complétée par l’action de soutien
aux campus numériques thématiques et disciplinaires nationaux (CNF1
aujourd’hui intégrés dans les Universités Numériques Thématiques) indis-
pensables pour réaliser une économie d’échelle au niveau notamment des
contenus pédagogiques numérisés et des formations en ligne par domaine
disciplinaire.

1. Campus numériques français, « appellation d’origine » accordée par le ministère aux


64 campus numériques sélectionnés lors des appels à projets 2000, 2001 et 2002.
Tableau récapitulatif UNR

116
Développement des services aux étudiants
et aux personnels

NDPC
PACA

UNRB
UNRC

ACOR

UNIRE
UNERA

Réunion
UNR-PC
UNR-RA

UO-MLR
Services de base
Services communs à tous les services x x x x x x x x x x x
Inscription à l’ENT, Identification
unique et gestion des profils,
Personnalisation de l’environnement,
Gestion des groupes d’usagers,
Moteur de recherche, Aide
Services de communication x x x x x x x x x x x
49600_Monino_p101p120 Page 116 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

Courrier électronique, Forum de


discussion et listes de diffusion,
Pages blanches (annuaires), Chat,
Visioconférence-audioconférence
Bureau numérique x x x x x
Carnet d’adresses, Espace de travail et
de stockage, Agenda, Publication Web,
Gestion de signets, Outils de
bureautique (traitement de texte,
tableur, PréAO, etc.)
Back-office x x x x x x x x x x x
Administration de l’ENT, Statistiques
d’usages
Chapitre 5. Réalités et perspectives
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Développement des services aux étudiants


et aux personnels

UNRB
NDPC
UNIRE
ACOR
Réunion
PACA
UO-MLR
UNERA
UNR-PC
UNR-RA
UNRC
Services applicatifs
Services pédagogiques x x x x x x x x x x x
Services de vie scolaire x x x x x x x x
Services documentaires x x x x x x x x x
Autres services et actions
Méta-annuaire Annuaire régional x x x
5.2 Le C2i dans son environnement

Carte à puce Carte multiservices régionale


complémentaire x x x x
de l’ENT
Formation Portail régional des formations initiales x x x x x x x x x
Portail régional des formations continues x x x
49600_Monino_p101p120 Page 117 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

Portail régional information/


x x x
orientation/emploi
Ouverture et Passerelle avec les entreprises x
partenariat Passerelle avec le secondaire x
Passerelle avec l’international x x
Accessibilité Aide aux handicapés x x
Hotline x
Salles libre accès/tutorat x x x x x x
Équipement portable étudiant
x x x x x x x
(achat/prêt)
Conduite du Formation à la maîtrise des
x x x x x x x x x
117

changement environnements numériques


49600_Monino_p101p120 Page 118 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

118 Chapitre 5. Réalités et perspectives

5.2.2 les universités numériques thématiques – UNT


Les universités numériques thématiques (UNT) apparaissent comme le
prolongement attendu des UNR. Si les UNR développent infrastructures
et services en ligne, les UNT proposent des ressources numériques et des
formations en ligne pour alimenter les services pédagogiques destinés aux
étudiants de la formation initiale et aux publics de la formation tout au
long de la vie.

Des campus numériques aux universités numériques thématiques


La création des universités numériques thématiques a été annoncée le
1er octobre 2003 par la ministre déléguée à l’Enseignement supérieur,
comme une action de structuration et d’élargissement des campus numéri-
ques français (CNF) qui se sont constitués de 2000 à 2002.
Les campus numériques avaient pour objectif de renouveler et enrichir
l’offre diplômante de formation ouverte et à distance de l’enseignement
supérieur français. Leur ambition était également de conquérir de nou-
veaux publics, tant au plan national qu’à l’international. Pour ce faire, des
partenariats avaient été tissés avec des universités francophones ou étran-
gères et l’AUF1.
Au terme des trois appels à projets mentionnés précédemment, une
soixantaine de campus ont reçu l’agrément du ministère et ont été autori-
sés à utiliser l’appellation « Campus Numériques Français ».
Ces campus recouvraient un certain nombre de grands domaines
disciplinaires : médecine et santé, droit, économie-gestion, sciences (phy-
sique, chimie, biologie, sciences de la terre), environnement et développe-
ment durable, sciences de l’ingénieur, sciences de l’éducation, langues et
cultures. Modules de formation et diplômes complets en ligne (licences,
licences pro, DESS voire DEA) charpentaient l’offre de formations supé-
rieures qui s’était ainsi élaborée en moins de trois ans.
L’un des effets induits de la mise en chantier des campus numériques fut
une réflexion nouvelle et féconde dans le domaine de la pédagogie univer-

1. Agence universitaire de la francophonie.


49600_Monino_p101p120 Page 119 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

5.2 Le C2i dans son environnement 119

sitaire et une avancée significative de la place des « nouvelles technologies »


dans les dispositifs de formation des universités.
Le terrain était ainsi préparé pour la généralisation de l’enseignement
numérique, sur site ou à distance, et par là même, la création des Universi-
tés Numériques Thématiques.

Les grandes caractéristiques des universités numériques thématiques


S’appuyant sur les campus existants, les universités numériques thémati-
ques sont des organisations transversales, des consortiums, regroupant des
établissements d’enseignement et de recherche autour des campus numéri-
ques existants et sur des axes disciplinaires généraux. Une petite dizaine
d’UNT seront constituées d’ici 2006. Actuellement Cinq UNT sont
entrées en activité :
• UMVF : université médicale virtuelle francophone (médecine et santé).
• UNIT : université numérique ingénierie et technologie (sciences de
l’ingénieur).
• UNJF : université numérique juridique francophone (droit).
• AUNEGE : association des universités pour l’enseignement numérique
en économie et gestion.
• UVED : université virtuelle environnement et développement durable.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Deux autres UNT sont en gestation, l’une explore la thématique lettres


et sciences humaines, l’autre, celle des sciences dites « dures ».
Ces universités numériques thématiques, autonomes dans leur mode de
fonctionnement, ont pour objectifs communs de mettre en cohérence et
rendre lisible l’offre de formation en ligne de leur domaine disciplinaire et
de développer en leur sein des ressources numériques et de nouvelles for-
mations, notamment des masters. C’est une véritable structuration de
l’enseignement numérique français qui s’installe ainsi, dans la perspective
de l’espace européen de l’enseignement supérieur.
En général, le projet de chaque UNT se traduit par l’ouverture d’un por-
tail web qui affichera les formations existantes dans le domaine discipli-
naire considéré et renverra les étudiants sur les établissements qui les
49600_Monino_p101p120 Page 120 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

120 Chapitre 5. Réalités et perspectives

dispensent. Mais les universités, écoles et organismes qui la composent,


entendent explorer en parallèle la demande de formation et y répondre en
unissant leurs forces pour mettre sur pied à court et moyen terme, les for-
mations diplômantes qui répondent aux besoins recensés.
Les UNT s’engagent pour conduire cette politique dans une véritable
normalisation de leur mode de production pédagogique et s’appuient sur
les normes et standards du e-learning en vigueur au plan international, afin
de pouvoir déployer leur dispositif en direction de la francophonie et de la
demande internationale.
L’économie des UNT repose non seulement sur un financement initial
du ministère, mais également sur une démarche de mutualisation des com-
pétences et des ressources humaines et matérielles qui s’exprime dans leur
organisation collégiale et la mise en place de procédures projet et qualité.
En cela les Universités Numériques Thématiques s’apparentent claire-
ment à leurs aînées, les Universités Numériques en Région. L’appartenance
conjointe de nombre d’établissements d’enseignement supérieur à l’une et
l’autre de ces organisations est un gage des synergies qu’elles entendent
développer.
49600_Monino_p121p122 Page 121 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

En guise de conclusion

Vous êtes à présent en possession des outils (informations) qui vont vous
permettre de réussir le Certificat informatique et Internet dans le supé-
rieur, réussir à maîtriser les Technologies de l’Information et de la Commu-
nication dans votre vie d’étudiant et de citoyen.
Dans ce guide nous avons eu le souci constant du respect de la culture
informatique de chacun et du refus de la monoculture.
De plus, la mise en place des ENT dans les établissements du supérieur
permet désormais de développer votre environnement virtuel de travail…
Dans ce nouveau cadre se mettent en place, suivant les profils, (étudiant,
personnel enseignant ou non enseignant), des logiciels, des fichiers, des
espaces de stockage, des courriels, la gestion des plannings, le tutorat en
ligne… Et tous ces services sont individualisés.
Dans l’expression Technologies de l’Information et de la Communica-
tion, se trouve un concept essentiel : celui d’information et de
communication ; et notre société fait effectivement face à un foisonne-
ment de moyens de communication ; le téléphone, le téléphone par IP, la
télévision par ADSL, les SMS, les fichiers compressés pour écouter de la
musique (MP3), le téléchargement des images, des sons et des vidéos, la
rapidité d’accès à l’information en général tout cela est devenu un enjeu
majeur pour tous (offreurs et demandeurs). On peut encore citer comme
nouveau phénomène les wikis, les blogs, le cartable électronique, le e-lear-
ning, le e-portefolio… La communication devient un des facteurs de déve-
loppement économique et social.
Or vous avez à présent les bases non seulement pour créer de l’informa-
tion, toute sorte d’information, mais aussi pour la recevoir et surtout la
maîtriser.
49600_Monino_p121p122 Page 122 Vendredi, 23. septembre 2005 9:56 09

122 Réussissez le C2i niveau 1

Chaque fois que vous utilisez ces technologies, ces moyens de communi-
cation et d’accès au savoir, il vous faut non seulement maîtriser leur aspect
technique mais encore vous interroger sur vos droits et vos devoirs les con-
cernant. C’est un des aspects essentiels mais Ô combien délicat de cette
préparation au C2i pour laquelle nous avons souhaité vous proposer un
guide aussi complet que possible.
49600_Monino_p123p124 Page 123 Vendredi, 23. septembre 2005 9:57 09

Bibliographie

Apprendre PowerPoint 2000, Visuel, First Interactive, 2001.


BIRRIEN Jean-Yvon, Histoire de l’informatique, P.U.F. Que sais-je ?, n° 2510,
1992.
BRETON Philippe, Une histoire de l’informatique, Seuil Points Sciences,
1990.
DIMET Bernard, Réussir avec l’ordinateur, Bordas, 2002 (le B2i niveau école
et collège).
DUFOUR Arnaud, Internet, P.U.F. Que sais-je ?, n° 3073, 2002.
GOUPILLE Pierre-Alain, Les outils informatiques de l’étudiant (Word, Excel
Access, PowerPoint, Internet Explorer, Outlook), Dunod, 2001.
HUITEMA Christian, Et Dieu créa l’Internet, Eyrolles, 1996.
LANGLET Monique, Informatique par les documents. Windows XP, Word
2003, Access 2003, Excel 2003, Outlook Express 6, Nathan, 2005.
LARRIEU Jacques, Droit de l’Internet, Ellipses Marketing, 2005.
LENTZNER Rémy, OpenOffice 2 (avec CD-Rom), Dunod, 2005.
LILEN Henri, Faites parler les chiffres avec les graphiques Excel, Dunod, 2005.
NEGROPONTE Nicholas, L’homme numérique, Pocket, 1997.
O’LEARY T. et al., Pour s’initier à l’informatique, Dunod, 2005.
PILLOU Jean-François, Tout sur la sécurité informatique (encyclopédie
commentcamarche.net sur l’informatique), Dunod, 2005.
PILLOU Jean-François, Tout sur le hardware PC (encyclopédie commentca-
marche.net sur l’informatique), Dunod, 2005.
49600_Monino_p123p124 Page 124 Vendredi, 23. septembre 2005 9:57 09

124 Réussissez le C2i niveau 1

PILLOU Jean-François, Tout sur le webmastering (encyclopédie commentca-


marche.net sur l’informatique), Dunod, 2005.
ZANELLA Paolo, LIGIER Yves, Architecture et technologie des ordinateurs,
Dunod, 2005.
49600_Monino_p125p134 Page 125 Vendredi, 23. septembre 2005 9:58 09

Annexe
Comment utiliser le CD-Rom

UTILISATION AVEC UN ORDINATEUR COMPATIBLE PC


Quand vous insérez dans votre lecteur le CD-Rom qui accompagne
cet ouvrage, ce dernier démarre automatiquement et affiche l’écran
suivant :
49600_Monino_p125p134 Page 126 Vendredi, 23. septembre 2005 9:58 09

126 Annexe

Si le CD-Rom ne démarre pas automatiquement, visualisez les fichiers


du CD-Rom dans l’Explorateur de fichiers et exécutez le programme inti-
tulé PORTICES.exe.

Pour commencer à utiliser le contenu du CD-Rom, cliquez sur le bouton


ENTRER.
La page de sommaire du CD-Rom s’affiche :
49600_Monino_p125p134 Page 127 Vendredi, 23. septembre 2005 9:58 09

Utilisation avec un ordinateur compatible PC 127

Le menu, situé en haut de l’écran, comporte cinq items :


• Autoformation.
• Vocabulaire et Lexique.
• C2i.
• FreeBase.
• Pack JIMINI.

Pour accéder à l’un des éléments de formation, il suffit de cliquer sur son
nom. Une fois un menu sélectionné, sa description est affichée ; pour voir
son contenu, il suffit de cliquer sur l’icône située en bas en droite de
l’écran.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
49600_Monino_p125p134 Page 128 Vendredi, 23. septembre 2005 9:58 09

128 Annexe

Autoformation

Le module de formation possède trois entrées. La première entrée est celle


d’un cours : découvrir ce que l’on peut faire avec un logiciel, pas à pas, menu
après menu. La seconde entrée est celle d’exercices : pratiquer pour apprendre.
Faire les exercices proposés et découvrir le logiciel en créant un document
électronique. De ces deux entrées, aucune n’est parfaite ni complète. Il est bien
souvent nécessaire de faire des allers et retours entre les deux. Il existe une troi-
sième entrée par le référentiel du Certificat Informatique et Internet. Parmi les
sujets abordés dans ce module de formation, on peut citer :
• Apport d’une culture de base sur l’informatique, histoire et technique.
• Initiation aux réseaux et leurs usages ; les services d’Internet.
• Utilisation du traitement de texte. Connaissance de ses fonctions de
base, débouchant sur la réalisation d’un mémoire.
– Initiation aux fonctions avancées du traitement de texte, premier pas
vers le multimédia en intégrant des images à un texte dans le respect
des règles de la typographie héritées de Gutenberg.
49600_Monino_p125p134 Page 129 Vendredi, 23. septembre 2005 9:58 09

Utilisation avec un ordinateur compatible PC 129

– Initiation au multimédia dans sa dimension théorique puis initiation


à l’« écriture multimédia » avec un logiciel de présentation assistée
par ordinateur (PréAO) pour créer une première présentation linéaire
qui sera enrichie par des images, des sons et des vidéos.
– Travail sur les fonctions avancées de la présentation assistée par ordi-
nateur par la réalisation de présentations interactives.
• Évolution vers la création de pages web et la publication en ligne. Les
fonctionnalités du format PDF sont abordées.
• Initiation au travail de création d’images, des sons et des vidéos.
Ressources matérielles ou logicielles requises
Tous les travaux pratiques peuvent être réalisés sur des logiciels fonction-
nant à la fois sur Macintosh et PC sous Windows. Il suffit d’un ordinateur
personnel relié au réseau, un navigateur, Microsoft Office (version 97/98
minimum) ainsi que les logiciels Adobe Photoshop, Adobe GoLive et
Adobe Acrobat en version d’essai (appelés TryOut).
Photoshop a été choisi car il est la référence des créateurs, GoLive car il
est le plus simple et le plus évolutif des logiciels de création de pages web et
Acrobat parce qu’il est devenu inévitable.

Vocabulaire et Lexique
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130 Annexe

Les problèmes liés à l’utilisation de l’outil informatique ne sont souvent


qu’une question de mots ; on ne comprend pas la consigne ou le mode
d’emploi du logiciel parce que l’on ne maîtrise pas le vocabulaire de base.
C’est la raison pour laquelle ce CD-Rom propose un lexique qui vous per-
met d’éclaircir un terme qui vous est inconnu.

C2i
49600_Monino_p125p134 Page 131 Vendredi, 23. septembre 2005 9:58 09

Utilisation avec un ordinateur compatible PC 131

Cet élément reprend toutes les informations qui sont disponibles sur le
site officiel du C2i. Ainsi, les étudiants qui n’ont pas accès à Internet peu-
vent consulter toutes les informations importantes relatives au C2i.
FreeBase

Le CD-Rom possède un dossier nommé FreeBase qui contient toute une


série de logiciels gratuits qui serviront à vous entraîner aux activités propres à la
certification C2i. Le répertoire FreeBase est divisé en quatre dossiers (bureauti-
que, communication, multimédia et système) dont voici l’arborescence :
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
49600_Monino_p125p134 Page 132 Vendredi, 23. septembre 2005 9:58 09

132 Annexe

Si vous ne savez pas comment installer un logiciel, reportez-vous à la


section Outils à installer du chapitre 4.

Pack JIMINI

JIMINI est un logiciel qui vous permet de répondre à des QCM sur l’uti-
lisation d’Internet, des bases de données et du tableur Excel. Pour installer
ce logiciel, cliquez sur l’icône située en bas à droite de l’écran.
Attention ! L’installation de ce logiciel est relativement longue car elle
nécessite le chargement sur le disque dur de nombreux fichiers dont le
volume total approche les 150 Mo.
49600_Monino_p125p134 Page 133 Vendredi, 23. septembre 2005 9:58 09

Utilisation avec un ordinateur Macintosh 133

Une fois JIMINI installé, vous pouvez choisir votre domaine d’activité
et sélectionner ensuite un questionnaire.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

UTILISATION AVEC UN ORDINATEUR MACINTOSH


Le logiciel qui accompagne cet ouvrage est plutôt conçu pour être utilisé
avec un ordinateur compatible PC. C’est notamment la raison pour
laquelle il ne démarre pas automatiquement sur un Macintosh.
Vous pouvez cependant exploiter une partie du contenu qui s’y trouve.
Pour ce faire, faites afficher dans le Finder la liste des dossiers du CD-Rom :
49600_Monino_p125p134 Page 134 Vendredi, 23. septembre 2005 9:58 09

134 Annexe

Le dossier FreeBase ne contient que des logiciels pour PC et il est par


conséquent inutilisable.
Le dossier fscommand contient toute une série de dossiers qui renferment,
hormis le dossier jimini, des ressources au format HTML, c’est-à-dire des
pages web qui peuvent parfaitement être lues sur un ordinateur Macintosh.
Par exemple, pour consulter le cours de Bernard Dimet, ouvrez le dossier
Dimet et ouvrez le fichier index.htm. Vous accédez ainsi à l’ensemble du
module d’autoformation.
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Index

A bureau virtuel 71, 97


bureautique 91
A1 55
autoformation 74
A2 60
abandonware 88
C
activité 41
exercices 42 C2i
ADSL 59 B2i 10
AERIS 74 cadrage national 13
aide en ligne 36 candidature 50
applet Java 85 certificat national 10
ARPANET 6 correspondant 37
autoformation 31 différences avec le PCIE 54
documentation 32 formation 15
modules en ligne 74 historique 101
sites web 36 jury 51
LMD 13
B logiciels recommandés 98
B1 61 métiers de l’enseignement 107
B2 63 métiers du droit 105
B2i 8, 101 niveau 1 103
Greta 103 niveau 2 105
niveau 1 102 niveaux 12, 23
niveau 2 102 objectifs 9, 12, 21
B3 64 passage de la certification 50
B4 66 préparation 19
B5 67 principes fondateurs 8
B6 69 référentiel 53
B7 70 référentiel national 9
49600_Monino_p135p138 Page 136 Vendredi, 23. septembre 2005 9:59 09

136 Réussissez le C2i niveau 1

ressources de formation 73 E
site web ministériel 13
ECTS 13, 17
temps de préparation 21
e-learning 98
textes réglementaires 16
ENT 1, 93
validation 19 environnement de travail,
candidature C2i 50 appropriation 61
CD-Rom, guide d'utilisation 125 Environnement Numérique de
certificat 11 Travail Voir ENT
certification 3, 11 établissement certificateur 14
conditions 16 éthique 60
conditions pour un établissement étudiant, achat d'un ordinateur
14 portable 114
contraintes réglementaires 14 European Credit Transfert System Voir
modalités 40 ECTS
passage 50 évaluation
passage de l'épreuve 39 compétences 45
plate-forme 15 par QCM 49
communication à distance 69 personnelle 20
compétence 45
définition AFNOR 47 F
mesure par QCM 49 formation 15
correspondant C2i 37 sites web 30
courrier électronique 69 free software Voir logiciel libre
CPGE 14 freeware Voir graticiel
crédit européen 13
G
D graticiel 87
Datar 108 téléchargement 87
déontologie 60 Greta
didacticiel 35 B2i 103
document
mise en ligne 67 I
présentation 67 infographie 92
réalisation 66 information, recherche 63
données, sauvegarde 64 informatique, histoire 6
49600_Monino_p135p138 Page 137 Vendredi, 23. septembre 2005 9:59 09

Index 137

installeur 79 N
Internet 7, 92
niveau 1
connexion à haut débit 59 C2i 12
IUFM 14 niveau 2
concours d'entrée 12 C2i 12

J O
jury 51 OpenOffice, autoformation 74
ordinateur
L plan d'achat pour les étudiants
114
lexique 130
licence logicielle 86 P
LMD 13
partagiciel 88
article 14 15 Passeport de Compétences
logiciel Informatique Européen Voir
aide en ligne 36 PCIE
C2i 98 PCIE 53
catégories 91 plan RE/SO 2007 58, 109
de communication 91 plate-forme de cours 98
en ligne 82 plug-in 84
pondération, référentiel 54
installation 79
portable, plan d'achat MiPE 3
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Internet 92
Portices 1, 3, 73
libre 90 descriptif du programme 74
présentation assistée par liste des établissements 77
ordinateur 68 projet 76
types 79 site web 29
types de licences 86 positionnement 25
PowerPoint 68
M préparation
C2i 19
Micro Portable Étudiant Voir MiPE candidature 50
MiPE 3, 114 durée 21
MiPE 2 114 évaluation 25
multimédia 92 formation 29
49600_Monino_p135p138 Page 138 Vendredi, 23. septembre 2005 9:59 09

138 Réussissez le C2i niveau 1

informations 22 TIC 55
présentation caractère évolutif 55
assistée par ordinateur 68 traitement de texte 66
progiciel 86 travail collaboratif 70
projet réalisé en travail collaboratif tutorat 33
70
U
Q
unimédia 5
QCM 26, 49 université
mesure d'une compétence 49 correspondant C2i 37
Université Numérique en Région
R Voir UNR
référentiel 21, 24 Université Numérique Thématique
compétences 10, 15 Voir UNT
instrumental 53 UNR 1, 108
modules 54 formation 115
national 9 liste 109
pondération 54 mission 112
transversal 53 tableau des services 116
UNT 118
S liste 119
utilitaire 93
SD-TICE 8
shareware Voir partagiciel V
site web
C2i 14 VAE 17, 46
Skype 35 validation
STS 14 C2i 19
d'acquis par l'expérience Voir
T VAE
tableur 66 W
Technologies de l'Information et de
la Communication Voir TIC web
téléchargement, logiciels gratuits 87 sites d'autoformation 36
test de positionnement 16, 20, 25 Wi-Fi 57, 113
test déclaratif 27 ordinateur portable 3
autopubMonino Page I Vendredi, 23. septembre 2005 4:39 16

Timothy O’Leary, Linda O’Leary, Danielle Hevey, Jean-Claude Nadeau


Pour s’initier à l’informatique
Dunod, 2005, 368 p.
2 10 049077 X
autopubMonino Page II Vendredi, 23. septembre 2005 4:39 16

Jean-François Pillou
Tout sur le Hardware PC
Comprendre avant de s’équiper
Faire évoluer son PC
Dunod, 2005, 240 p.
2 10 049652 2

Jean-François Pillou
Tout sur le Webmastering
Créer et promouvoir son site web
Dunod, 2005, 256 p.
2 10 049653 0

Jean-François Pillou
Tout sur la Sécurité informatique
Comprendre les menaces
pour mieux s’en protéger
Dunod, 2005, 220 p.
2 10 049654 9
PPP
PPP
PPP
PPP
PPP
49600 - (I) - (3) - OSB 100° - CP2 - MER

Achevé d’imprimer sur les presses de


SNEL Grafics sa
rue Saint-Vincent 12 – B-4020 Liège
Tél +32(0)4 344 65 60 - Fax +32(0)4 341 48 41
octobre 2005 — 36064

Dépôt légal : novembre 2005


Imprimé en Belgique
J.-L. MONINO
M.-C. LESAGE et al.
Sous la direction de Jean-Louis Monino,
Marie-Claude Lesage et de l’équipe Portices

RÉUSSISSEZ LE C2i niveau 1


Certificat Informatique et Internet

C2i niveau 1
Le C2i (Certificat Informatique et Internet) a été créé par Les contributeurs qui ont
collaboré à cet ouvrage sont
le ministère de l’Éducation nationale pour que les étudiants (par ordre alphabétique) :
puissent valider leur niveau de compétence dans la FRÉDÉRIC CANTAROGLOU,
maîtrise des Technologies de l’Information et de la BERNARD DIMET,
JACQUELINE GUIBAL,
Communication (TIC). MARCELA MAFTOUL,
MICHEL MOREAU-BELLIARD,
Ce livre a été conçu comme un guide à l’intention des ISABELLE POULIQUEN,
étudiants qui veulent obtenir cette certification. Il leur JEAN-MARIE RIGAUD,
ÉTIENNE SAMYN,
explique comment s’inscrire, quelles sont les compétences

RÉUSSISSEZ LE
NICOLAS TRUCHAUD
requises telles quelles sont décrites dans le « référentiel » et ALEXIA TRUCHAUD.
officiel, et où trouver de l’aide et des informations utiles
pour se préparer efficacement.
Rédigé par une quinzaine d’enseignants universitaires ce
manuel bénéficie de l’expérience accumulée au sein du
projet Portices qui rassemble vingt-cinq établissements
de l’enseignement supérieur. Le projet Portices, soutenu
par le ministère de l’Éducation nationale et l’UO-MLR,
a été mis en place pour renforcer et valider la maîtrise
des TIC au cours des études et dans la vie active.

ISBN 2 10 049600 X www.dunod.com