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I-

patrimoniales):

Le

patrimoine

culturel

dans

la

Daïra

d’El-Kseur (les

ressources
ressources

I-1- Les biens culturels matériels :

I-1-1- Les biens culturels matériels classés :

I-1-1-1- Tiklat (Antique TUBUSUPTU) :

Se situe à la limite entre deux communes (EL kseur à l’Est et Fenaia Il-Maten à l’Ouest), Précisément à 3 Kms de l’agglomération d’El kseur, sur la route nationale N° 26 reliant Bejaia à Alger et sur la rive gauche de l’Oued Soummam, à une vingtaine de kilomètres de Bejaia. Epoque du bien culturel : Antique ; Une colonie parmi d’autres fondées à l’intérieur par Octave Auguste vers la fin du premier siècle AV.J.C, formée, tel la colonie de Saldae, de vétérans de la septième légion ; Aujourd’hui ce site est classé en tant que site archéologique (Année de classement 30/12/1991 J.O n° 22 du 22/03/1992).

   Photo n°1 et n°2 : Tiklat (Antique TUBUSUPTU)
Photo n°1 et n°2 : Tiklat (Antique TUBUSUPTU)

Source : Auteurs, 2013

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I-1-1-2- Citernes d’El AROUIA :

I-1-1-2- Citernes d’El AROUIA :    Localisation (commune) : Entre Fenaia et El-Kseur ;
   Localisation (commune) : Entre Fenaia et El-Kseur ;  Epoque du bien
 Localisation (commune) : Entre Fenaia et El-Kseur ;
 Epoque du bien culturel : Antique ;
 Les citernes d’El Arouia sont édifiées sur les hauteurs de la cité antique de Tiklat
pour alimenter cette dernière en eaux de sources, érigées à partir du IIème siècle
après J.C ;
 Ces citernes étaient alimentées par l’eau de source de Tala Itchouren « la grande
source » du côté d’Il Maten à 7 Kms de distance par un aqueduc captant toutes les
sources sur son passage (Timri-Inourer, d’El-kebour et d’Iouchfan…) ;
Ces citernes sont de forme rectangulaire (76 m de longueur et de 38 m de largeur),
elles sont divisées en 15 compartiments égaux de 35m de longueur et de 04 m de
largeur ;
Aujourd’hui ce site est classé en tant que Monument historique (Année de
classement 30/12/1991 J.O n° 22 du 22/03/1992).
Photo n°3 : Citernes d’El ARIOUA

Source : Auteurs, 2013

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I-1-1-3- Lassouar ( Temzezdekt) :

I-1-1-3- Lassouar ( Temzezdekt) :    Localisation (commune) : El-Kseur ;  Epoque du
   Localisation (commune) : El-Kseur ;  Epoque du bien culturel : Médiévale
 Localisation (commune) : El-Kseur ;
 Epoque du bien culturel : Médiévale ;
 Sur la rive gauche de la Soummam, pas loin de l’antique Tubusuptu s’élèvent les
ruines du camp de Temzezdekt appelé communément « LASSOUAR » par la
population locale. Il fût bâti en 1327 sur l’ordre du sultan Abdelouadide de Tlemcen
Abou Tachfin, tandis qu’il assiégeait Bgayet. Les murs ont près de 06 mètres de
haut, Abou Tachfin donna à la forteresse le nom de Temzizdekt pour "rappeler le
souvenir de l'ancienne citadelle que les Abd el Wadides possédaient dans la
montagne qui s'élève au midi d'Oujda et dont ils se servaient avant d'avoir fondé
leur royaume".
La forteresse de Temzezdekt joua au moyen âge le même rôle que Tubusuptu à
l’époque romaine ;
Aujourd’hui ce site est classé en tant que site historique (Année de classement
30/12/1991 (J.O n° 22 du 22/03/1992).
Photo n°4 : Lassouar ( Temzezdekt)

Source : Auteurs, 2013

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I-1-2- Les biens inscrits sur l’inventaire supplémentaire

d’El Kseur) :

I-1-2-1- Aqueduc de Toudja ( Tihnaine )

d’El Kseur ) : I-1-2-1- Aqueduc de Toudja ( Tihnaine ) de la Wilaya dans (Daïra

de la Wilaya dans (Daïra

   Localisation (commune) : Toudja ;  Epoque du bien culturel : Antique
 Localisation (commune) : Toudja ;
 Epoque du bien culturel : Antique ;
 En 27-26 avant J.C, l’empereur romain Octave fonda sur le territoire actuel de
Bejaia la colonia julia Augusta saldensieum septimana immunis, pour les vétérans de
la legion VII Augusta ;
La ville s’équipa de nombreux ouvrages d’utilité publique. Le ravitaillement en eau
de la ville était assuré par un aqueduc qui captait la source de Toudja, sur le flanc
du massif de Taddart Agbbalou, à 16,5 kms à l’Ouest de Saldae. Une célèbre
inscription à Lambèse nous renseigne sur les péripéties liées au creusement du
canal pour le passage de l’aqueduc. Selon les thèses traditionnelles, l’aqueduc
aurait constitué un exemple d’ouvrage de génie, réalisé par la main d’œuvre
militaire.
Les travaux auraient duré de 4 à 6 ans et le rôle de l’armée se serait cantonné à la
mise à disposition du chantier d’un technicien de haut niveau (un géomètre
spécialisé), en la personne de Nonius Datus.
Aujourd’hui ce site est inscrit sur l’inventaire supplémentaire de Wilaya en tant que
Monument historique (date d’inscription Arrêté du Wali n° 481/09 du 25/04/2009).
Photo n°5 : Aqueduc de Toudja ( Tihnaine )

Source : DPAT/ monographie de la wilaya de Bejaia 2009. Edition 2010.

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I-1-2-2-Nécropole Mégalithique d’Ibarissen :

I-1-2-2- Nécropole Mégalithique d’Ibarissen : Photo n°6 : Nécropole Mégalithique d’Ibarissen  Localisation

Photo n°6 : Nécropole Mégalithique d’Ibarissen

: Photo n°6 : Nécropole Mégalithique d’Ibarissen  Localisation (commune) : El-Kseur ;  Epoque du

Localisation (commune) : El-Kseur ;

Epoque du bien culturel :

Préhistorique ;

Très peu d’informations quant à sa

datation et son histoire.

sur

l’inventaire supplémentaire de

Aujourd’hui ce site

est

inscrit

Wilaya en tant que site archéologique (date d’inscription Arrêté du Wali n° 1975/10 du 19/12/2010).
Wilaya
en
tant
que
site
archéologique (date d’inscription
Arrêté du Wali
1975/10
du
19/12/2010).

Source : Auteurs, 2009

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I-2- Les biens culturels immatériels : Le patrimoine culturel immatériel est devenu un concept opératoire

I-2- Les biens culturels immatériels :

Le patrimoine culturel immatériel est devenu un concept opératoire assez souple pour définir les cultures des sociétés. Ainsi, les traditions et expressions orales, y compris la langue sont des vecteurs du patrimoine culturel immatériel, qui sont :

a)- Les arts de spectacles (musique, danse, festival, etc.) b)- Les pratiques sociales, rituelles et événements festifs. c)- Les connaissances et pratiques concernant la nature et l'univers. d)- Les savoir-faire liés à l'artisanat traditionnel. e)- Les savoir-faire en matière de "bâti" et d'architecture vernaculaire. f)- Les savoir-faire en matière d'agriculture, d'art culinaire, de parfums, de cosmétiques, etc. g)- Les savoir-faire en matière de décoration et de symbolique h)- La transmissibilité, ses mécanismes et techniques. i)- les identités et les diversités culturelles.

I-2-1- Le bâti est considéré comme un vecteur d’une culture constructive (savoir-faire vernaculaires de
I-2-1- Le bâti est considéré comme un vecteur d’une culture constructive (savoir-faire
vernaculaires de l’architecture kabyle) :

Un des atouts majeurs de l’habitat traditionnel Kabyle est son originalité ; qui s’exprime dans l’emploi des matériaux, l’adoption des formes, l’utilisation rationnelle des espaces, la fonction, le rôle et l’utilité de chaque construction. L’architecture vernaculaire Kabyle a utilisé des matériaux naturels et locaux dans les différentes parties de sa construction. La maison kabyle ne consomme pas beaucoup d’espace, ni beaucoup de matériaux de construction. Cet habitat traditionnel semble adapté au site à savoir, un climat de montagne assez rude, la forme et la topographie du terrain et la disponibilité des matériaux.

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I-2-2- Savoir-faire artisanaux : Le mot artisanat, est utilisé pour toute production s’appuyant sur la

I-2-2- Savoir-faire artisanaux :

Le mot artisanat, est utilisé pour toute production s’appuyant sur la main d’œuvre ; exprimant toute activité allant de la cordonnerie au transport et de la poterie au tissage. Parmi les savoir-faire artisanaux les plus répandus dans la daïra, nous pouvons citer :

Le costume traditionnel kabyle : Le costume traditionnel (la robe kabyle, le burnous) est l’outil de communication et le moyen d’identification par excellence. L’habillement de la femme kabyle est particulièrement bien adapté à ses activités ; obligée de se dépenser sans cesse physiquement, rien ne vient entraver ses mouvements qui demeurent libres et aisés. Le costume se compose essentiellement d’une longue robe, serrée à la taille par une ceinture et fermée sur la poitrine à l’aide d’une agrafe ronde. Un foulard de tête couvre toujours sa chevelure. Les vêtements féminins évoluent rapidement. Il faut donc distinguer le costume encore porté par les femmes.

 La sculpture sur bois : le bois utilisé provient d’arbres tel que : le
 La sculpture sur bois : le bois utilisé provient d’arbres tel que : le chêne, l’acajou, le
noyer et le frêne, la bruyère et l’olivier
 Poterie : est un savoir-faire pratiqué dans la plupart des temps par les femmes.
Dans la commune de Fenaia.
I-2-3- Les coutumes et traditions :
Parmi les coutumes les plus répandues, on peut citer :

LOUZIAA : C’est un rite qui est pratiqué à l’approche des occasions religieuses tels que : le Ramadhan, le Mouloud, l’Achoura, etc. chaque chef de fraction compte le nombre de familles participantes. Une fois ce nombre connu, on procède à l’achat des bœufs. Quelques personnes se portent volontaires pour l’opération d’abattage, qui se passe le soir au niveau de l’espace réservé spécialement pour cette cérémonie à côté de la mosquée. Ces derniers y passent la nuit et prennent une part de viande de cette Louziaa qui leur sert de diner. Le lendemain matin, la viande est coupée et répartie en parts égales. La tête, les pieds et les peaux sont vendues aux enchères. Chaque chef de fraction est appelé pour prendre et distribuer les parts de ses familles. C’est en dernier lieu qu’on procède au paiement de Louziaa.

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 Yennayer : Célébration du nouvel an berbère, le 12 janvier de chaque année. 

Yennayer : Célébration du nouvel an berbère, le 12 janvier de chaque année.

TIWIZI rite de l’entraide Mutuelle :

C’est un contrat d’aide gratuite à charge de réciprocité qui existe entre les personnes d’un même quartier, de village ou d’une même fraction de tribu. Toute personne ayant à réaliser des travaux nécessitant beaucoup de main- d’œuvre, appelle à une Tiwizi. Un nombre important de personnes répondent à l’appel.

LEKHTHANA la circoncision:

La circoncision est une pratique religieuse ancestrale. Les enfants, en bas âge, sont circoncis généralement
La circoncision est une pratique religieuse ancestrale. Les enfants, en bas âge, sont
circoncis généralement avant l'âge de sept ans. La célébration de l'événement
mérite une grande cérémonie, on invite les parents et les amis. Les femmes et les
hommes expriment leurs joies.
 SEKSOU OUD H ERYIS : Ce rituel se déroule la première semaine du mois de mars ; le
couscous étuvé à base des racines de la plante appelée en kabyle Adheryis et des
œufs bouillis dans l’eau avec les racines et les 7 autres plantes.
Conclusion :
Les atouts culturels et historiques de la région d’El-Kseur autorisent la pratique sans
limites de nombreuses activités touristiques parmi lesquelles nous avons le tourisme
culturel, où dans ce cadre la région présente un potentiel appréciable.
Enfin, le patrimoine n’est qu’un des éléments de valorisation touristique d’un site, ce qui
implique qu’il ne faut pas oublier les autres composantes du produit : l’hotellerie, la
restauration, l’accueil…
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