Volume viiii N 0 9

- Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa -

Un climat de condescendance

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éditorial Mathieu Tovar-Poitras
redaction@larotonde.ca
Rédacteur en chef

Participez... mais pas trop
MATHIEU TOVAR-POITRAS
RÉDACTEUR EN CHEF
Vous savez, il y a des dossiers que vous lirez chaque année
dans  La Rotonde. On pense par exemple aux élections de
sphère de la politique étudiante, aux hausses des frais de sco-
larité (parce que oui, c’est devenu une garantie) et la culture
du bilinguisme à l’Université d’Ottawa. Et bien, nous sommes
en novembre, alors oui, c’est maintenant le temps des assem-
blées générales (AG).

Le 14 novembre, soit ce mardi, se tiendra la première
Assemblée générale de l’année 2017-2018 dans l’Audito-
rium des anciens dès 18h30. Pourquoi est-ce important
de le préciser ? Parce que comme d’habitude, la cam-
pagne de communications et de publicité de l’événement
fait encore défaut, au point où l’expression faire pitié
semble très adéquate.

À part l’habituel événement Facebook où disent vouloir
participer un peu moins d’une centaine de personnes, il
n’y a rien. Pas d’affiches. Il n’y a aucune annonce sur la
page d’accueil du site web de la Fédération étudiante de
l’Université d’Ottawa (FÉUO). Le petit rappel du 3 no-
vembre écrit avec un français douteux n’inclut aucune
mention de la possibilité d’y présenter des motions. Non, ILLUSTRATION: ANDREY GOSSE
on n’invite la population étudiante qu’à « poser des ques-
tions aux exécutifs de la FÉUO ».
dépendra l’efficacité de la réflexion du laser et l’altération membres de la Fédération de voter directement sur des
Un jeu d’optiques de la lumière transmise. motions est par l’entremise de référendums.

« C’est une occasion de t’impliquer dans la gouvernance Dans le contexte uottavien et féuosien, le laser repré- Cet outil a une force contraignante selon l’article 4.3.5 de
de la Federation! » sente les intérêts réels de la population étudiante. Cette la Constitution de la FÉUO, ce qui veut dire qu’elle est
dernière souhaite les voir se concrétiser, mais pour ce liée et devra concrétiser la volonté de ses membres en
Tels sont les mots exacts que vous pouvez lire au bas de faire, aura à passer par un intermédiaire, la FÉUO, qui fonction des résultats.
la note invitant les membres de la FÉUO à se présenter en théorie agira comme un écho à la voix plus forte. Tou-
à l’AG. Oublions un instant l’absence des accents pour tefois, si cet intermédiaire, cette surface réceptive, est Malgré tout, les questions référendaires sont tout de
d’abord remettre les points sur les i. composée d’un revêtement aux propriétés qui dispersent même gérées par le joug du Conseil d’administration,
la réflexion du laser, qui en changent complètement la perpétuant la tangente institutionnelle qui accorde à
Poser des questions ne devrait pas être la quête tant re- nature, ou qui n’est tout simplement pas reflété, les inté- cette instance un monopole politique.
cherchée pour pouvoir dire qu’il y a une réelle partici- rêts de la population étudiante se perdront.
pation de la sphère étudiante au sein de ses institutions. La défaillance du fédéralisme exécutif féuosien, et en
Poser des questions n’est que la base. Avec le ton qu’elle Ils ne seront pas transmis, ni même écoutés, et ce parce une certaine mesure du fédéralisme de concertation, ali-
a adopté, la FÉUO présente les assemblées comme étant que l’élément sensé agir comme un tremplin et un miroir mente aussi la non-participation concrète de la popula-
un forum informatif sur les rouages de la FÉUO où l’on est composé de matériaux qui ne reflètent pas les inté- tion étudiante, mais cette fois par l’entremise des corps
peut interroger ceux et celles qui sont au pouvoir. rêts des membres de la Fédération. fédérés. Ce déficit hiérarchique fait en sorte que l’enti-
té centralisée, soit la FÉUO, jouit du fait que les autres
Mais le caractère réel de cette instance n’est pas d’être Une vraie fédération ? membres de l’accord fédéral ne participent aux discus-
une journée portes ouvertes. C’est une instance visant à sions qu’à titre de membre du public, ne faisant qu’expri-
donner une opportunité sérieuse aux étudiant.e.s pour Maintenant au tour d’une autre lentille, celle de la dé- mer leur opinion sur un sujet.
responsabiliser l’exécutif de la Fédération et de faire mocratie. L’an dernier, l’encre qu’ont fait couler les AG
valoir leurs véritables intérêts. Malheureusement, il est a épongé les pages de propos au sujet de la perte du sta- Sans cette participation des membres de la Fédération,
évident que ce caractère fondateur des AG a été complè- tut de pouvoir décisionnel de cette institution. Ce chan- il devient clair que la conversation évolue vers une ques-
tement mis de côté et remplacé par une fausse assemblée gement a écarté le caractère véritable des AG, tout en tion beaucoup plus large que celle où l’on ne s’interroge
participative. confiant au Conseil d’administration de la FÉUO le sta- que sur le caractère véritable des AG.
tut de plus haute instance décisionnelle.
Disons que la FÉUO est la surface réceptive de lasers. La question à se poser maintenant, et dans le futur, est
Ces faisceaux lumineux sont émis sur une surface com- Certes, cette décision controversée est venue retirer aux de savoir si la FÉUO respecte encore son esprit fonda-
posée de différents alliages métalliques aux propriétés et étudiant.e.s leur pouvoir de participation active et directe teur et, subsidiairement, de se poser la question si cette
épaisseurs variées. C’est sur ce revêtement optique dont en leur Fédération. Désormais, la seule manière pour les institution est réellement, dans les faits, une fédération.

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ACTUALITÉS Nicolas Hubert
actualites@larotonde.ca
Chef de pupitre actualités

Relations entre professeur.e.s et étudiant.e.s 

Des rapports déconseillés mais peu encadrés
rapports inévitables de pouvoir et
YASMINE EL KAMEL
d’autorité, entre les professeur.es et
Co-fondateur de l’École de musique les étudiant.e.s. D’après lui, même
en l’absence de règlement, les profes-
de l’Université d’Ottawa (U d’O),
seur.es devraient éthiquement éviter
Francoys Bernier, décédé il y a plus
de s’engager dans des relations in-
de 20 ans, a récemment été accu-
times avec des étudiant.e.s.
sé d’agression sexuelle par sa nièce.
Alors qu’une bourse d’études porte ac-
L’Ontario et l’Université d’Ottawa
tuellement son nom, l’administration
de l’Université pense à la renommer. font preuve de leadership sur la
En parallèle, au Québec, un projet de question de la violence sexuelle
loi est actuellement développé pour
encadrer les relations intimes entre « Prévenir la violence sexuelle, c’est
professeur.e.s et étudiant.e.s. Qu’en changer toute une culture. Les fémi-
est-il à l’U d’O ? Comment l’Univer- nistes luttent depuis plus de 40 ans
sité œuvre-t-elle pour se prémunir contre la culture du viol », rappelle
de toutes formes de harcèlements et Lapierre, tout en précisant que l’On-
tario et l’U d’O font preuve de lea-
d’agressions en son sein ? 
dership sur la question. L’Université a
Il faut des « politiques claires avec en effet mis en œuvre des initiatives,
ILLUSTRATION: ANDREY GOSSE telles que le programme de formation
des définitions » et d’éducation (mobilisation des té-
La gestionnaire de relations médias « dans quelques universités ». que « les membres de sa communau- moins) qui a été déployé à travers le
té s’abstiennent de telles relations ». campus.
de l’U d’O, Néomie Duval, a confir-
Elle ajoute que ces mêmes universités Simon Lapierre, professeur au dé-
mé dans un premier temps que la Par ailleurs, le gouvernement cana-
ne sont cependant pas dérangées par partement de Service social et ancien
bourse portant actuellement le nom dien élabore actuellement un pro-
le fait « de travailler sur les agressions membre du Comité contre la violence
du co-fondateur de l’École de mu- jet de loi portant sur le harcèlement
sexuelles commises entre étudiants ». sexuelle de l’Université, souligne ce-
sique sera renommée. Elle n’a par la sexuel en milieu de travail. Cette loi
suite pas désiré développer davan- Martin appelle alors à ce que les po- pendant ne pas avoir connaissance pourrait exiger que les employeurs
tage en ce qui concerne l’encadrement litiques contre les agressions à carac- d’un règlement visant à réguler les se dotent d’une politique interne spé-
des relations entre professeur.e.s et tère sexuel et le harcèlement dans le relations entre le personnel de l’Uni- cifique au harcèlement sexuel et que
étudiant.e.s. Duval a en effet simple- milieu académique soit « vraiment versité et les étudiant.e.s. En souli- chaque cas rapporté fasse l’objet d’une
ment renvoyé les questions lui étant claires avec des définitions » et des gnant l’intérêt d’un tel encadrement, résolution. Pour Lapierre, ce projet de
adressées à ce sujet au règlement 67 « procédures en cas d’agression ». il explique que comme dans le cas de loi est intéressant, car il ne remet pas
de l’Université. la loi québécoise, « il n’est pas ques- uniquement aux survivantes la res-
L’U d’O « désapprouve » des relations tion d’interdire les relations intimes ponsabilité de dénoncer leurs agres-
Intitulé «  harcèlement sexuel  », ce- entre étudiant.es et professeur.es ».
entre professeur.e.s et étudiant.e.s sions; l’employeur doit agir s’il est au
lui-ci prévoit, entre autres, la com- Selon lui, « un tel règlement pourrait courant d’une situation.
position du Comité du harcèlement Le règlement 67 de l’U d’O reconnait peut-être éviter qu’une étudiante de-
sexuel (CHS), ses attributions, la mé- toutefois l’inégalité de pouvoir que meure dans une relation avec un pro- « Plusieurs survivantes ne souhaitent
thode de présentation des plaintes et peuvent avoir « les relations à carac- fesseur par crainte de répercussions pas porter plainte à la police (moins
les droits de la personne plaignante et tère amoureux ou sexuel entre des négatives sur ses résultats scolaires ». de 5% le font) et il est donc important
des intimés. Maïra Martin, directrice membres du corps professoral et des qu’il y ait d’autres mécanismes pour
générale de l’Action ontarienne contre étudiants et étudiantes ». Lapierre estime néanmoins qu’il assurer leur sécurité et leur bien-être
la violence faite aux femmes (AOcVF), pourrait être plus approprié d’inter- dans leur milieu de travail », rappelle-
explique que ce sujet est un peu tendu L’Université s’attend ainsi à ce dire ces relations, et ce en raison des t-il.

lA ROTONDE EST À LA RECHERCHE DE BÉNÉVOLES. eNVOYEZ
VOS CANDIDATURES À BENEVOLAT@LAROTONDE.CA
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4 actualités l laar ro ot to onnd de e l u nldei m1 3a rndoiv2e9m bmraer s2 021071 6

Entrevue avec l’AOcVF
Entre mythes et réalité, comprendre les agressions sexuelles
yasmine el kamel une femme d’aller soit dire qu’elle a été
agressée sexuellement auprès d’un ami
La juge en chef de la Cour Suprême ou de sa famille, ou même d’aller voir
du Canada, Beverly McLachlin, a ré- la police. Il ne faut pas se dire qu’aller
cemment déclaré que les plaignantes porter plainte contre une agression
d’agressions sexuelles « devaient avoir sexuelle c’est aussi facile qu’aller por-
des attentes plus réalistes par rapport ter plainte pour un vol de voiture ou
à un système de justice qui doit proté- autre. Il faut comprendre tout ce que
ger de fausses condamnations ». ça représente pour la victime. Surtout
quand c’est quelqu’un qu’elle connais-
En réponse à ses propos, l’Action on- sait, en qui elle avait confiance.
tarienne contre la violence faite aux
femmes (AOcVF) lui a adressé une LR : Vous pensez qu’il n’y aurait
lettre ouverte dans laquelle il est rap- pas eu de réformes sur le traite-
pelé que « les victimes ont également ment des agressions sexuelles
des droits qu’il faut respecter ». Nous illustration: andrey gosse dans le système criminel cana-
revenons sur le sujet avec Maira Mar- dien ?
tin, directrice générale d’AOcVF. MM  : Oui. Je pense définitivement
vont même attendre très longtemps quoi elles ne vont pas en parler. Vrai- que le projet de loi 337 au niveau fé-
La Rotonde : Que voulez-vous avant d’en parler. ment comprendre les impacts globaux déral est dû au fait qu’on parle de plus
dire par « le secteur de la justice qu’il peut y avoir sur une victime et en plus, dans les médias traditionnels
est imprégné par des mythes » LR : D’après vous, qu’est-ce que comprendre aussi que les effets ne sont et surtout sur les médias sociaux, des
dans votre lettre ? les professionnels du secteur pas identiques sur toutes les femmes. agressions sexuelles. Surtout le mouve-
criminel pourraient faire pour ment #AgressionsNonDenoncees qui a
Maira Martin : Je pense que beau- mieux comprendre la réalité des LR : Pourquoi est-ce important commencé après l’affaire Gomeshi. On
coup de gens ont en tête une « victime agressions sexuelles ?  qu’une agression sexuelle ne soit voit vraiment que ce mouvement était
parfaite » : une femme qui va porter pas vue comme « n’importe quelle en réponse au système criminel et au
plainte immédiatement à la police, MM : Ce qu’il faudrait, ce serait com- autre infraction » ? fait qu’il ne répondait pas adéquate-
qui va pleurer, qui va être bouleversée prendre ce que c’est une agression ment aux besoins des victimes. Donc je
suite à l’agression. On va aussi penser à sexuelle, comprendre la réalité et puis MM : C’est une agression qui touche pense que c’est clairement tout ce qui
un viol commis par un inconnu la nuit. surtout comprendre les impacts d’une très fortement à l’intimité de la victime. se passe actuellement dans la société,
Dans la majorité des cas, l’agresseur agression sexuelle. Il faut comprendre Il y a énormément de honte, de culpa- tout le débat qui est vraiment ouvert
n’est pas un inconnu et les femmes ne aussi tout le traumatisme qui est dû à bilité, de stigmates qui lui sont asso- sur les agressions sexuelles, qui a mené
vont pas aller porter plainte. Certaines l’agression, qui explique aussi pour- ciés. C’est extrêmement difficile pour à cette loi.

chronique
Haute trahison sans condamnation
vous avez ENFIN compris que per- drait pas les Irréductibles (les vrais,
gabrielle lemire
sonne ne voulait s’associer. Continuez ceux qui lèvent les menhirs que des Non, je ne parle pas de vous, chers
de trasher des drapeaux et d’encoura- gens comme vous laissent tomber sur traîtres au sein de la délégation qui
En 50 avant Jésus-Christ, les Romains ger le séparatisme des communautés nous) montre un manque flagrant de avez eu trop peur de vous manifester
occupent toute la Gaule. Toute? Non. de la francophonie canadienne à coup jugement. La prochaine fois que vous pour empêcher la publication de tels
Il s’y trouve un petit village qui résiste d’humour discutable et ce, au nom de oserez vous qualifier de « délégation propos. Trop tard, qui se tait consent.
malgré tout, complètement entouré de l’Université d’Ottawa. C’est vrai que » et de représenter une collectivité,
camps romains. On appelle ses habi- d’user d’oppression envers les nôtres apprenez à la connaître. Ce manque Pour ceux d’entre vous qui vous in-
tants les Irréductibles. Grâce à leur
constitue la meilleure technique pour d’éducation provient évidemment terrogez sur cette potion, cette fierté
potion magique, mais surtout grâce à
faire briller la culture francophone d’une culture de discrimination pré- identitaire si caractéristique des Ir-
leur colonne vertébrale, ils se tiennent
dans nos institutions. existante que vous perpétrez. réductibles, regardez autour de vous:
debout pour revendiquer leurs droits.
nous nous ferons le plaisir de vous ins-
Merci de nous rassurer en exprimant Tout de même, bravo d’avoir su vous truire sur nos druides, qui eux, ont la
Un jour, pendant que les Irréductibles
de façon « sincère et sans réserve », démarquer, sans toutefois avoir sur- décence de représenter leur collectivité
s’attèlent à leurs 12 travaux (sans ob-
nous dit le Département de commu- passé la délégation de l’autre rive de en étant « sensibles aux relations hu-
tenir de points) en se battant pour les
nication, que votre intention ne fut l’an passé... Au moins, après avoir sa- maines », en « s’intéress[ant] de près
services en français; pendant qu’ils
se regroupent en FESFO, REFO et en jamais de « porter atteinte aux droits vamment fourni en 2014 une plate- aux phénomènes sociaux et culturels »
AFO; pendant qu’ils manifestent pour et à l’intégrité des Franco-Ontariens forme publique qui normalise l’emploi et surtout en voulant « contribuer au
une Université franco-ontarienne; ». C’est vrai qu’avec votre événement du mot « gay » de manière péjorative mieux-être de leurs semblables ». En
pendant qu’ils pansent leurs blessures 100% québécois, vous ne faites pas et la ridiculisation des enfants triso- attendant la maturation de votre co-
infligées par les Ah, t’es un immigré du d’oppression. Vous remplissiez de fa- miques et des Jeux paralympiques; lonne vertébrale, pour faire partie de
Québec! un groupe de traîtres évolue çon exemplaire la mission de l’Univer- votre organisation ajoute une corde à la solution plutôt que du problème,
au sein du village, préparant leur évé- sité que vous représentez, soit de vous son arc en 2017 avec le doigt d’honneur méditez sur votre prochain move,
nement pré-jeux de la communication. engager « envers la promotion de la mis en valeur sur cette même plate- sur celui de l’organisation des Jeux
Chers traîtres, les Irréductibles vous culture française en Ontario ». forme ET la discrimination contre un et celui du Département que vous re-
encouragent à continuer de minimiser C’est loin, notre village. Mais de penser groupe minoritaire reconnu pour sa présentez. Un communiqué et c’est
la valeur d’une culture avec laquelle que de publier de tels propos n’attein- potion boostée à la fierté identitaire. réglé? Le laxisme ne sera pas toléré.

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actualités la rotonde numéro 9 5

Conseil d’admnistration de la FÉUO

La Fédération étudiante suscite la controverse
campus en légitimant l’antisémitisme. la FÉUO ont toutefois montré leur La rencontre, prévue pour mardi le 14
stéphanie bacher Moumouni-Tchouassi a précisé par appui à la motion qui permettrait de novembre à 18h30 à l’Auditorium des
courriel à La Rotonde que cette mo- mieux soutenir les personnes dans le anciens, cherchera à atteindre le quo-
La Fédération étudiante a été plongée tion « n’est pas faite pour contrôler les besoin et d’aider à prévenir la discri- rum pour seulement la deuxième fois
dans la controverse lors de son der- étudiants ». mination à l’égard de ces personnes. de son histoire.
nier Conseil d’administration (CA), Le Conseil d’administration s’est
tenu le 5 novembre, en raison de pro- Selon elle, il est important de discu- conclu en début de soirée après plu- Rappelons que l’objectif n’a été réalisé
positions de changements à son Ma- ter de ces enjeux même si elle affirme sieurs heures de débat. que l’an dernier suite à la présenta-
nuel de Politiques pour soutenir le avoir reçu des menaces et messages tion de motions ayant suscités de vifs
mouvement BDS (Boycott, Désinves- inappropriés en lien avec cette mo- Malgré la fin de la réunion, les membres débats au sein de la communauté étu-
tissement, Sanctions) et pour affir- tion. de la Fédération étudiante auront la diante. L’une de ses motions consistait
mer sa position pro-choix. Ces modi- possiblité de faire entendre leur voix à retirer le pouvoir décisionnel des as-
fications à son règlement, et surtout lors de la première Assemblée générale semblées générales.
la première modification, ont été au La motion 47 amendée de la FÉUO de l’année 2017-2018.
coeur des débats qui ont duré plu-
sieurs heures dans une salle comble Au cours des débats, plusieurs étu-
un dimanche après-midi à Roger diant.e.s ont accusé la FÉUO de
Guindon. prendre une position unilatérale qui
représente seulement un côté d’un
Des positions politiques qui suscitent problème très complexe à leur avis. Un
de fortes réactions
étudiant en sciences a même interpe- Faites votre
lé l’exécutif de la FÉUO en suggérant
que la Fédération étudiante intercepte
demande
Une résolution proposée par Leila l’Organisation Nations Unies (ONU) d’admission
Moumouni-Tchouassi, vice-prési- sur cette question, ce à quoi on lui a pour janvier
dente aux affaires de l’équité de la répondu que l’ONU avait déjà une po-
FÉUO, pour prendre position sur plu- sition très claire à ce sujet et condam- 2018 !
sieurs enjeux politiques, a notamment nait l’occupation israélienne dans les
suscité une importante mobilisation territoires palestiniens. Un débat qui
étudiante venue renverser le dernier s’est répercuté sur les réseaux sociaux,
CA de la Fédération étudiante. où le CA était diffusé en direct.

96 %
En effet, pour une rare fois, les étu- La motion a finalement été amendée
diant.e.s se sont présenté.e.s en grand
nombre pour débattre des sujets à
pour affirmer que la FÉUO fera tout
en son pouvoir pour promouvoir la *
l’ordre du jour. paix dans le conflit israélo-palesti-
nien. Amit Scheer, vice-président du
Deux sujets ont monopolisé presque Israel Awareness Committee, salue
l’entièreté de la réunion: la section ainsi « les membres du Bureau des
47 de la résolution qui affirme que directeurs pour avoir voté pour expri-
la Fédération étudiante soutiendra le mer leur soutien à une résolution pa-
mouvement BDS et prendra une po- cifique du conflit ». TAUX DE SATISFACTION
sition pro-Palestine ainsi que la sec-
tion 48 affirmant que la FÉUO est une Marisa Maslink, étudiante au pre- de nos étudiants !
Fédération pro-choix et soutien ainsi mier cycle en science politique et en
l’avortement. histoire, a pour sa part regretté que
l’exécutif de la Fédération se focalise DÉCOUVREZ NOS PROGRAMMES !
Un débat centré sur la résolution du sur des enjeux politiques internatio-
naux sensibles alors que « malheureu- • Communications • Leadership
conflit israélo-palestinien sement, tout ce qu’on a vu [de la part sociales transformatif
de la FÉUO] ce sont des politiques qui • Éthique publique • Théologie
Interrogée sur les origines de la po- divisent et une mauvaise gestion fi-
sition en faveur de la Palestine et du nancière ». • Études de conflits • Droit canonique
mouvement BDS par la FÉUO, Mou- • Relations humaines • Innovation
PORTES
OUVERTES
mouni-Tchouassi a répondu que « sociale
• Counselling et
cette motion est venue après des Une motion pro-choix adoptée psychothérapie • Soins palliatifs 18 novembre
consultations avec des étudiants ». 10 h à 14 h
Selon Moumouni-Tchouassi, la mo-
Bien que beaucoup d’étudiant.e.s pré- tion 48, affirmant la position pro-
* L’Enquête nationale sur la participation étudiante 2017 (ENPÉ) révèle
sent.e.s lors de la réunion se soient choix de la FÉUO, a été déposée à la que 96 % des étudiants de dernière année qualifient leur expérience
plaints que cette motion ne représen- suite de la présence de photos trau- à l’Université Saint-Paul d’excellente ou de bonne.
tait pas l’opinion de l’ensemble des matisantes contre l’avortement sur le
étudiant.e.s, Moumouni-Tchouassi a campus au courant des dernières se-
tenu à souligner qu’elle en avait discu- maines. Un membre de l’organisation
té avec de nombreux étudiants et que pro-vie, 
plusieurs organisations étudiantes
universitaires avaient déjà pris posi- Students for Life, s’est cependant pro-
tion pour le mouvement BDS. noncé contre la motion qui enlèverait,
selon lui, la possibilité de s’exprimer
Durant les débats, certaines personnes
dans la salle ont accusé la FÉUO de
librement sur le sujet. ustpaul.ca
tenter de limiter leur liberté d’opinion Plusieurs représentants étudiants sié- 223, rue Main, Ottawa ON 613-236-1393 | 1-800-637-6859
et de favoriser les actes haineux sur le geant au Conseil d’administration de

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6 actualités l laar ro ot to onnd de e l u nldei m1 3a rndoiv2e9m bmraer s2 021071 6

Rapport sur les engagements de l’U d’O contre les changements climatiques

L’Université optimiste sur ses progrès 
stéphanie bacher
L’U d’O récompensée par le Prix ministé- ment augmenter le nombre d’espaces
L’Université souhaite augmenter riel d’excellence environnementale verts, continuer à réduire le nombre
Le 30 octobre, lors de la dernière ré- le nombre d’espaces verts, conti- de déchets sur le campus et diminuer
union du Bureau des Gouverneurs nuer à réduire le nombre de dé- Le rapport de progrès fait état de plu- sa consommation d’énergie de 2 % par
(BdG), le recteur et vice-chancelier chets sur le campus et diminuer sieurs progrès de l’Université dans an. Le rapport annonce également que
de l’Université d’Ottawa, Jacques sa consommation d’énergie. la lutte contre le changement clima- l’Institut de l’environnement, qui offre
Frémont, a présenté le premier rap- tique. L’Université a par exemple reçu actuellement une maîtrise interdisci-
port annuel sur les mesures mises en plusieurs cotes « A » pour la qualité de plinaire en durabilité de l’environne-
oeuvre par l’Université d’Ottawa (U ses investissements responsables. ment, va offrir un nouveau programme
d’O) pour lutter contre le réchauf- L’Université avait alors décidé de ne de doctorat à partir de l’an prochain.
fement planétaire. La Rotonde fait pas suivre la voie du désinvestisse- Le ministère de l’Environnement et de
le point sur les progrès effectués et ment, qu’elle décrit comme une me- l’action en matière de changement cli- Le candidat au doctorat en science
le plan d’action de l’Université pour sure insuffisante avec une incidence matique de l’Ontario lui a également politique Xavier Laberge admet que
l’avenir. limitée, afin de favoriser une approche décerné en 2016 le Prix ministériel « comparativement à plusieurs autres
axée sur les investissements respon- d’excellence environnementale pour institutions au Canada, l’Université
L’U d’O veut se placer parmi les chefs sables. la diminution des gaz à effet de serre. d’Ottawa semble prendre les change-
Il y a en ce moment 50 potagers com- ments climatiques sérieusement ».
de file en développement durable Dans un rapport déposé par Tessa munautaires sur le campus, soit 30 de
Hebb, directrice du Centre d’innova- plus qu’en 2014. Il note toutefois qu’« une université
Ce rapport de suivi vient faire suite au tion communautaire de l’Université de l’ampleur de celle d’Ottawa devrait
précédent rapport présenté l’an der- Carleton, « le désinvestissement est Réduire les déchets et créer plus utiliser les projets provenant de ses
nier à la suite des travaux du Comité perçu comme une politique brutale et chercheurs et chercheuses afin d’at-
des finances et de la trésorerie du BdG inefficace par la plupart des investis- d’espaces verts teindre des objectifs beaucoup plus
pour décider si l’Université devait ou seurs responsables et des experts en ambitieux ».
non désinvestir des combustibles fos- investissements responsables ». Dans son plan d’action pour les années
siles. à venir, l’Université souhaite égale-

Débat du chancelier
Les changements climatiques sous la présidence Trump
charley dutil Interrogée par le public sur le fait que
les entreprises canadiennes doivent
Lundi 6 novembre, le débat du chan- suivre des régulations environnemen-
celier de l’Université d’Ottawa (U tales plus strictes que leurs concur-
d’O) s’est interrogé sur les impacts rentes américaines, Verschuren a ré-
des politiques de l’administration de pondu que « c’est aux distributeurs
Donald Trump sur le réchauffement de demander aux fournisseurs de leur
climatique. Cinq experts interna- vendre des produits verts ». Elle a
tionaux spécialisés dans différents par exemple expliqué que lorsqu’elle
domaines reliés au réchauffement occupait ses fonctions à Home Dépôt
climatique se sont prononcés sur la Canada, elle a « implémenté une poli-
question et ont élargi le débat aux po- tique que tous les produits venant de
litiques canadiennes mises en œuvre tierces parties devaient être verts s’ils
dans ce domaine ainsi que sur les ré- voulaient continuer à faire affaire avec
gulations pesant sur les entreprises nous ».
canadiennes. ILLUSTRATION: ANDREY GOSSE

En tant que conseillère pour le Canada
Les politiques environnementales du seur en études politiques de l’U d’O et ments climatiques maintenant », en dans les négociations de l’ALÉNA, Ver-
spécialiste dans les politiques énergé- ajoutant qu’il est donc vain d’évoquer
gouvernement Trudeau critiquées schuren a alors affirmé que l’élabora-
tiques. « un plan futur ».
tion de « normes environnementales
Pour le débat, le chancelier de l’U d’O, pour toutes les entreprises nord-amé-
Lors de leurs échanges, ces expert.e.s Elgie a pour sa part présenté trois po-
Calin Rovinescu, a accueilli cinq ac- ricaines est un enjeu sur lequel nous
ont également vivement critiqué les litiques que le gouvernement Trudeau
teurs engagé.e.s sur la question : An- travaillons ». Elle a cependant recon-
politiques environnementales du gou- devrait mettre en place, soit une taxa-
nette Verschuren, ex-présidente de nu la difficulté engendrée par le fait
vernement canadien et de son Premier tion sur le carbone, un investissement
Home Dépôt Canada et Asie, actuelle de négocier « avec un président amé-
ministre, Justin Trudeau. Berman fut massif de fonds publics dans un fonds
présidente de NRstor, une compagnie ricain qui ne croit pas au changement
la plus incisive à ce sujet. d’innovation pour des projets verts et
de stockage d’énergie verte, Tzeporah climatique ». Pour conclure, Berman a
la fin des subventions gouvernemen-
Berman, professeur auxiliaire à l’Uni- pour sa part souligné que des régula-
tales accordées aux industries pol-
versité York et activiste environne- En réponse à une question sur les ef- tions environnementales plus strictes
luantes.
mental, Stewart Elgie, spécialiste en forts menés par le Canada pour com- rendront les entreprises canadiennes
droit environnemental et professeur battre les changement climatiques, « technologiquement plus avancées et
associé à la Faculté de droit de l’U d’O, elle a affirmé que « le Canada n’a pas Une régulation réduisant la compéti- plus rentables dans le futur vis-à-vis
ainsi que Monica Gattingere, profes- de plan pour combattre les change- tivité des industries canadiennes leurs compétiteurs américains ».

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actualités la rotonde numéro 9 7

Stress académique
Comment développer de saines habitudes et promouvoir une université en santé?
L’institution universitaire peut pro-
LILIANE DIONNE
mouvoir un environnement qui aide
Professeure à la Faculté d’éducation, l’étudiant.e à utiliser des stratégies
Liliane Dionne nous partage cette d’ajustement pour faire face aux élé-
semaine quelques éléments de com- ments stressants. Selon l’Organisa-
préhension du stress académique et tion mondiale de la Santé, une univer-
quelques réflexions issues de son ex- sité en santé promeut le bien-être des
périence comme professeure et pa- individus pour leur permettre d’at-
rent. teindre leur plein potentiel. Un cam-
pus proactif prend en compte la santé
Des sources de stress et leurs in-
des étudiants et leur bien-être.
fluences
Les modèles socio-écologiques pour
Plusieurs sources de stress peuvent promouvoir la santé et le bien-être sur
influencer l’étudiant.e universitaire
les campus sembleraient être les plus
dans ses sphères mentale, sociale,
performants. En faisant participer les
physique et au niveau de son bien-
utilisateurs dans le processus même
être. Elles peuvent venir de l’insti-
de création d’une université en san-
tution académique, de la famille, de
té, les campus intègrent des services
l’environnement social ou de soi-
et un environnement qui encouragent
même. Au niveau institutionnel, les
les étudiants à déployer leurs stra-
demandes faites à travers les cours
tégies d’adaptation. Pareil campus
seraient considérées comme les plus
encouragerait l’adoption de saines
grandes sources de stress.
habitudes de vie en fournissant des
La famille peut aussi engendrer une services d’aide académique et psycho-
pression scolaire. Il importe de lais- logique, des services alimentaires qui
PHOTO: COURTOISIE
ser le jeune décider de son orientation font la promotion d’une alimentation
professionnelle, en fonction de ses académique. Ces sources de stress Trouver un.e collègue pour étudier saine et des espaces suffisants pour
goûts et de ses talents. Les encoura- peuvent causer des symptômes phy- fait partie des stratégies pour mieux l’activité physique et de la méditation.
gements et le soutien familial se tra- siques (maux de tête, fatigue, troubles se préparer aux évaluations. Faire lire
Il veillerait à procurer quantité d’es-
duiraient par un plus grand succès son travail par une personne compé-
digestifs, douleur). Au niveau émo-
paces verts et de détente, et des
chez l’étudiant.e, en particulier chez tente en langue avant de le remettre
tionnel et mental, le stress pourrait
moyens de faire des sorties en nature.
ceux qui éprouvent des difficultés peut rehausser considérablement la
être responsable de l’anxiété, d’une
Cet environnement serait riche au ni-
d’apprentissage ou une fragilité. Au qualité du texte produit. Prendre soin
baisse d’estime de soi, d’un manque
veau socioculturel en proposant des
niveau social, le jeune adulte qui vit
de concentration et du sentiment de de soi en adoptant des habitudes de vie
une transition en milieu universitaire activités de loisir et de dépassement
se sentir désorganisé. saine (nutrition, sommeil, exercice,
s’y trouve stimulé par la découverte de de soi qui font la promotion de l’art,
détente) permettrait de mieux faire
ce nouvel environnement. comme la musique, la danse, les arts
Différentes stratégies d’ajustement face à la pression. Je souscris person-
visuels, etc. La culture adoucit les
Les nouvelles relations que le jeune au stress pour l’étudiant.e nellement à des exercices de yoga et
mœurs !
veut se créer peuvent aussi lui cau- de méditation, et à des activités en
Pour faire face au stress, différentes
ser du stress. Le désir de s’insérer milieu naturel pour faire face aux En résumé, l’étudiant.e détient les
stratégies peuvent être mises en place
socialement peut entrainer certains stress qu’amène la vie académique. clés pour réduire le stress acadé-
par la personne. Au niveau personnel,
jeunes à vouloir abuser de substances Il importe aussi pour l’étudiant.e qui mique, en adoptant pour soi-même de
de bonnes méthodes de travail comme
comme l’alcool et les drogues. Parfois, éprouve de sérieuses difficultés face à saines habitudes de vie et de travail et
prendre des notes efficacement, dé-
c’est l’individu lui-même qui devient la pression d’aller chercher de l’aide à en conservant un équilibre. Mais l’ins-
dier un lieu calme aux travaux sco-
sa principale cause de stress. Des at- l’université ou par le biais de services titution académique peut contribuer à
laires, inscrire des périodes d’études à
tentes élevées envers soi-même, une psychologiques externes. ce que la communauté universitaire
son agenda et se tenir à ce qu’on a pré-
organisation ou une gestion de temps puisse plus aisément utiliser ces clés,
vu constituent des mesures que tout Une université en santé pour pro-
déficiente en regard des études, le en adoptant une approche socio-éco-
individu peut adopter pour s’aider.
désir de plaire à ses amis, à une re- mouvoir le bien-être des étu- logique et en devenant un modèle
lation intime peuvent nuire au vécu diant.e.s d’université en santé.

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8 actualités l laar ro ot to onnd de e l u nldei m1 3a rndoiv2e9m bmraer s2 021071 6

3 questions pour comprendre - la vague des voitures électriques La Parenthèse
REDA BOURGEOIS-MAAROUFI française
Ryan M. Katz-Rosene
Chaque semaine, La Rotonde inter-
roge un des 1200 professeurs de l’U NICOLAS HUBERT
d’O sur un sujet d’actualité. L’occa-
Professeur adjoint, Études politiques sion pour vous d’en apprendre da-
Faculté des sciences sociales vantage, et pourquoi pas, de briller
dans les soupers de famille et autres Cameroun – Un militaire assas-
Université d’Ottawa
lieux propices aux débats. siné dans la région du Sud-Ouest,
dans la nuit du 9 au 10 novembre.
C’est le quatrième militaire tué

1
dans les régions anglophones en
Bannir les voitures à énergie fossile d’ici 2030-2040, est-ce un projet réaliste ? moins d’une semaine. Alors que les
Plusieurs de ces pays, ainsi que de nombreuses grandes villes autour du monde, ont promis d’interdire la vente (ou, dans le cas des villes, la conduite) soupçons se portent sur le mouve-
de voitures à essence et au diesel. Chaque juridiction a ses objectifs, et chaque juridiction a différents niveaux de véhicules électriques (VEs) dans leur ment sécessionniste Southern Ca-
marché. La question de la réalisation dépend de la ville ou du pays. Néanmoins, l’idée d’interdire les véhicules à essence dans les prochaines décen-
nies semble généralement de plus en plus réaliste. En effet, les ventes de VEs connaissent une croissance incroyable; si elles continuent à grandir au
meroons Ambazonia Consortium
rythme actuel, certaines projections suggèrent qu’elles pourraient occuper plus de 35% de la flotte mondiale de véhicules d’ici 2040. United Front, les autorités came-
rounaises suspectent que certains
groupes séparatistes se servent du
Quels sont les avantages et désavantages d’une voiture électrique ?

2
Nigéria comme base arrière.
Les conséquences sont multiples tant pour le bien-être que pour la santé mentale. Certainement, on pense ici à l’anxiété, à divers degrés. La
plupart des véhicules électriques sur le marché aujourd’hui font face à l’inconvénient d’une distance/plage minimale par charge de batterie
complète. C’est un gros désavantage, car la plupart des chargeurs de véhicules électriques prennent aujourd’hui un certain nombre d’heures
pour charger la batterie. Cependant, les nouvelles générations de VEs, et les nouvelles générations de chargeurs changent très rapidement Vietnam – Hanoï s’inquiète du re-
cette équation. Ces dernières peuvent souvent recharger une batterie en 30-45 minutes; ces nouveaux modèles de VEs affichent des dis- trait américain en Asie et redoute
tances impressionnantes (entre 250 et 500 km, selon la marque), ce qui les rend très compétitifs face aux voitures à essence ou au diesel. l’influence croissante de Pékin. Alors
que le président américain, Donald
Est-ce que ce projet pourrait être possible à Ottawa; les comportements des Canadiens Trump, s’est rendu au Vietnam le 10

3
novembre à l’occasion du sommet
ont-ils déjà commencé à changer ?  de l’organisme de Coopération Éco-
Ce type d’interdiction est tout à fait possible à Ottawa, si la ville d’Ottawa fait preuve de leadership dans la construction de nomique Asie-Pacifique (APEC),
l’infrastructure requise pour accommoder les VEs. Les Canadiens veulent des voitures électriques et ils veulent lutter contre le
changement climatique. Les vrais obstacles sont liés aux limites de l’infrastructure : par exemple, l’un des plus grands défis est la
l’échec des négociations autour du
mise à niveau nécessaire de l’infrastructure électrique pour permettre la recharge des VEs. La plupart des bâtiments résidentiels Partenariat Transpacifique (TPP),
doivent être rénovés pour accueillir des chargeurs à haute tension. Un autre défi est que les constructeurs de véhicules n’ont pas dont les États-Unis ont annoncé
été en mesure de répondre à la demande de VEs aussi rapidement que prévu. leur retrait, pourrait être contreba-
lancé par l’initiative du Canada qui
Revue de presse par Mathieu Tovar-Poitras a confirmé le 11 novembre la relance
d’un nouveau partenariat établi sans
Washington.
Un professeur voit ses propos être condamnés par diverses associations
The Varsity, Université de Toronto Sahel – La force conjointe du
G5 Sahel a achevé sa première
Des membres de la Faculté d’études des femmes et genres et de l’Association des facultés de l’Université de Toronto ont opération le 11 novembre sur la
condamné des propos tenus par le controversé professeur de psychologie Jordan Peterson. Ce dernier avait proposé de
zone frontalière séparant le Mali,
créer un site web permettant aux utilisateurs de mettre en ligne des descriptions de cours et de professeurs afin d’identifier
le Niger et le Burkina Faso. Plus
ceux ayant une approche « post-moderne ». Le professeur identifie certains programmes, tels ceux de droit et d’éducation,
comme étant « corrompus ». de 700 militaires africains ont été
mobilisés dans cette zone pour
mettre un terme aux agissements
des groupes armés déstabilisant la
Rencontre tendue entre un collectif de femmes et BUSL région et ont spécifiquement visé
The Quill, Université de Brandon le groupe Ansarul Islam, basé au
Mali et agissant dans le nord du
Lors d’une rencontre du Brandon University Students for Life (BUSL), des membres d’un collectif de femmes de l’Université Burkina Faso.
Brandon s’y sont présentés afin d’installer une table visant à partager du matériel informatif sur le choix à l’avortement. Les
discussions entre les deux groupes étaient « tendues », mais un dialogue clair a pu être tenu entre les représentant.e.s, ce que
chaque organisme a voulu souligner par la suite. L’Association étudiante de l’Université de Brandon a par la suite annoncé Togo – Les manifestations se
qu’elle évaluera le statut de club de l’organisme pro-vie. poursuivent et s’étendent à tout le
pays, tandis que le président togo-
lais, Faure Gnassingbé, a accusé le
10 novembre l’opposition politique
Acadia devient officiellement un campus pour le commerce équitable d’être responsable des violences
The Athenaeum, Université Acadia qui endeuillent le pays depuis sep-
tembre. Au moins 16 personnes ont
L’Université Acadia est devenue, à la fin du mois de septembre dernier, la première université des Maritimes à recevoir la
trouvé la mort depuis l’émergence
désignation officielle en faveur du commerce équitable. Un comité sera ensuite formé pour assurer le respect des condi-
tions de la continuité du programme et pour développer ces premières initiatives afin de les faire évoluer. Rappelons que des mobilisations qui appellent à la
l’an dernier, Acadia avait, en partenariat avec Just Us!, créé un café équitable et on élaboré un concept graphique pour ce démission du président Gnassing-
produit par l’entremise d’un concours populaire. bé.

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section

Arts et culture Gabrielle Lemire
culture@larotonde.ca
Cheffe de pupitre

Le Sympo art jeunesse, une première en Ontario

Les jeunes ont aussi leur mot à dire ! ont eu lieu le vendredi. Le Conseil de jeu-
YASMINE EL KAMEL
nesse de la GAO a abordé la manière dont
Le Sympo art jeunesse est un événement
les adultes ne prennent pas au sérieux
de trois jours, conjointement organisé
les jeunes, à travers une présentation
par la Galerie d’art d’Ottawa (GAO), le
des différentes phrases qu’ont tendance
Département d’arts visuels de l’Univer-
à prononcer les adultes à leurs enfants,
sité d’Ottawa, et 4 galeries publiques

en Ontario : le Musée des beaux-arts de tel que « c’est à cause de ton téléphone ».
PHOTO: AYOUB BEN SASSI
l’Ontario à Toronto, le Museum London, Tous les conseils mènent des activités

à London en Ontario, le Workers Art & rière de la salle. Le symposium débu- Film, qu’elle trouve aujourd’hui ridi-
qui permettent de créer des liens entre
Heritage centre à Hamilton, et enfin, la tait avec les mots de bienvenue d’Alexis cule. La jeune cinéaste n’a jamais arrêté
les jeunes de la communauté, mais aussi
Thunder Bay Art Gallery. Boyle, coordinatrice des programmes de de filmer, même si ses court-métrages
d’avoir un rôle à jouer et de se faire en-
jeunesse et éducation de la GAO, et ceux n’étaient pas « très bons ». C’est lors-
tendre au sein de leur communauté. Lors
Le symposium est fait pour les jeunes de Candide Uyanze, membre du Conseil qu’un de ses court-métrages s’est fait re-
de leur présentation, chacun des conseils
de 15 à 25 ans et leur permet de s’ex- de jeunesse de la GAO. Le programme fuser par un festival de film que McKen-

enchaînait sur un discours de la cinéaste zie a réalisé qu’il y avait un énorme de jeunes a fait un exposé des activités
primer sur l’art, sur ce qu’ils aiment et

sur ce qu’ils entreprennent. Il comporte Morgana McKenzie, puis sur toutes les décalage entre les goûts du créateur, ce qu’ils entreprennent et des différents

un programme de trois jours riches en présentations des conseils de jeunesse, qu’il juge beau, et les normes du cinéma. succès qu’ils ont eu. Le slogan du conseil

activités telles que le visionnement de animées par l’artiste Mique Michelle. C’est ainsi qu’elle a appris à reconnaître de jeunesse venant de Thunder Bay, par
court-métrages faits par des jeunes, des cet écart et à s’y faire, à comprendre la
exemple, est « Habiliter la jeunesse pour
déjeuners et dîners et de nombreux ate- On fait croire aux jeunes que l’art n’est pression de la « norme » qui domine
créer un changement social », et celui de
liers artistiques. Surtout, le symposium pas une « carrière durable » l’industrie des arts. « L’art cinématogra-
la GAO a pour objectif de garantir l’accès
se concentrait sur des discussions, no- phique ne pardonne pas », ce n’est pas
à l’art pour les jeunes.
tamment sur l’accessibilité de l’art pour McKenzie est une cinéaste de 18 ans. un travail « confortable », et il faut véri-

notre génération. Les activités se dérou- Dans son discours, elle aborde le stéréo- tablement le vouloir pour arriver à per-

type négatif des jeunes adultes de 18 ans, cer dans ce domaine, nous dit-elle dans Uyanze nous confie que c’est « vraiment
laient au 12eme étage du bâtiment Des-

marais (DMS) de l’Université d’Ottawa, souvent jugés paresseux et qui manquent son discours. important » pour elle de participer à la

au Centre national des Arts (CNA) mais de motivation. « Pourquoi est-ce qu’une première édition du symposium. L’évè-

aussi à la GAO. personne de 18 ans ne pourrait pas pro- nement est inspiré du Teen Convening
duire une publicité, ou un documen- Les conseils de jeunes, une manière pour aux États-Unis, qui a permis à la jeu-
La Rotonde était présente le vendredi 10 taire ? » se questionne-t-elle. D’après les adolescents de s’engager dans la
nesse de s’exprimer sur le développe-
novembre à Desmarais. S’y trouvaient McKenzie, l’âge ne définit pas qui tu es communauté
ment de l’éducation de l’art des jeunes,
des groupes de jeunes venant d’un peu ni ce que tu peux faire.
dans une perspective nationale. Elle af-
partout au Canada, quelques organi- Lors du symposium, toutes les discus-
firme que dans le contexte canadien, ce
sateurs ainsi que l’artiste en résidence La cinéaste a commencé à s’intéresser sions sont menées par les communautés

Naomi Tessler. Cette dernière accueillait aux arts visuels à un âge très jeune. C’est de jeunesse à travers l’Ontario. genre de conférence n’a jamais existé et

le public en l’encourageant à participer à l’âge de 13 ans qu’elle a fait son pre- c’est en ça qu’elle qualifie le symposium

aux ateliers d’art qui se faisaient à l’ar- mier court-métrage Yet Another Zombie Cinq présentations de conseils de jeunes d’ « unique ».

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10 A R T S e t C U LT U R E l a lrao troont do en d e L u n d li e1 3m na or vd ei m2 9b rmea2r0s1 27 0 1 6

Festival de films de l’Union européenne

Cinéphiles, tous au Musée!
réalisatrice, elle-même un peu bohème, arts pour présenter son film et en discu- qui vise plus à faire ressortir des sensa-
GABRIELLE LEMIRE
a décidé d’élaborer un scénario mettant ter avec le public le 21 novembre. tions au public que de lui présenter un
Cette année, l’Institut canadien du Film pré- en vedette une troupe de théâtre ambu- fil conducteur, une histoire.
sentera du 17 novembre au 5 décembre la lant. Au coeur de l’intrigue: les liens fa- Baden Baden
32e édition du Festival du film de l’Union eu- miliaux entre les membres de la troupe, La réalisatrice, qui a choisi d’exposer
ropéenne au Musée des beaux-arts du Ca- qui ne sont pas du tout liés par le sang Baden Baden est un film franco-belge la neutralité des genres chez un per-
en fin de compte. de 2016 réalisé par Rachel Lang. Le sonnage qui aurait pu être joué par une
nada. Au programme, l’Estonie, qui préside
long-métrage met en scène Ana, 26 femme comme par un homme,  s’ex-
cette édition du Festival, présente 26 longs
Les parents de Fehner, Marion Bouva- ans, qui en gros, ne fait que rénover la prime sur les différences genrées :
métrages provenant de 26 pays membres
rel et François Fehner, se prêtent même baignoire de sa grand-mère. Campé à « Pour moi, la frontière n’a pas lieu
de l’Union. Parmi ceux-ci se trouvent deux
au jeu en incarnant des membres de la Strasbourg, la ville natale d’Ana, le film d’être. Elle est trop restrictive. On est
films en français: Les Ogres en provenance
troupe dans le film. « C’était mettre en passe de l’anglais, au flamand, puis au beaucoup plus complexes que ce qui
de la France et Baden Baden de la Belgique.
danger des relations qui sont vivantes français. Pas de panique, il y a aura des nous est imposé par un genre ». Cette
et fragiles. C’était mettre mon père dans sous-titres lors de la présentation. mentalité est mise de l’avant chez le
Les Ogres la position d’être dirigé par sa fille », personnage d’Ana. Agnès Ruffat, l’ana-
explique la réalisatrice. Les person- Malgré sa base en philosophie et en lyste diplomatique de l’ambassade du
Ce long-métrage de 142 minutes a été nages tous plus saugrenus les uns que production, Lang se décrit comme une Royaume de Belgique, dévoile en riant
réalisé en France en 2015 par Léa Feh- les autres étofferont assurément ce réalisatrice intuitive et très peu théo- : « Elle ne se rend jamais à Baden Ba-
ner, nommée pour de nombreux prix long-métrage qui ne manquera pas de ricienne: « Je ne suis pas un démiurge den ». Ce sont les expériences qu’aura
notamment le Prix du public au Fes- rebondissements. Ce n’est qu’un deu- tyrannique qui impose une forme à la vécues Ana qui construisent l’intrigue.
tival du film de Cabourg de 2016 et xième long-métrage pour la réalisatrice vie. C’est la vie qui doit prendre et ga-
Meilleur.e réalisateur.trice en 2017 aux Léa Fehner, qui sera présente lors de la gner à l’intérieur de ce cadre, par cette Rendez-vous au Musée des beaux-arts
Lumières de la presse étrangère. Cette projection du film au Musée des beaux- forme ». Cette approche ponctue le film, du 17 novembre au 5 décembre!

Festival LGBT Inside Out
Les court-métrages LGBTQ+ canadiens à l’honneur
STÉPHANIE BACHER nuyant. En tout, sept courts-métrages
de tous genres, du film d’animation au
documentaire en passant par le drame,
Du 10 au 12 novembre dernier, le Musée
des beaux-arts du Canada a accueilli le ont été projetés, dont le film typique-
Festival LGBT d’Ottawa qui en était à sa ment québécois Tapette qui raconte
11ème année d’existence. La Rotonde y l’histoire d’un adolescent qui hésite à
a fait un tour et vous fait part des films
faire son coming out  auprès de ses coé-
LGBTQ+ à découvrir.
quipiers de hockey.
Des films engagés qui célèbrent la
diversité des personnes LGBTQ+ Le coup de coeur dans les court-mé-
trages: le documentaire Older Than
L’organisation Inside Out, qui orga- What de la réalisatrice Steen Star, qui
nise le festival de films chaque année, « nous dit qu’elle a « toujours voulu dans
existe pour remettre en question les at- [s]a vie adresser les stéréotypes et la
titudes et changer les vies par la promo-
discrimination ». Le documentaire, qui
tion, production et exposition de films
et vidéos produits par les personnes porte sur la vie des aînés LGBTQ+, n’a
lesbiennes, gay, bisexuelles et trans de pas cessé de faire rire la salle presque
tout âge, race et capacité ». Le Festival PHOTO: ANDREY GOSSE comble tout en lui faisant part de pro-
de films Inside Out a commencé à To-
blèmes réels. Comme le souligne un des
ronto il y a plus de 20 ans auprès d’une
petite communauté qui était intéressée Cette année comme à son habitude, le Toronto plus tôt cette année. Celui-ci a aînés LGBTQ+ dans le court-métrage,
à voir des films créés par et pour les per- Festival compte plusieurs films inté- également remporté des prix aux festi- « l’âgisme est aussi solide que du roc et
sonnes LGBTQ+. C’est maintenant de- ressants, dont le film Signature Move, vals Sundance (États-Unis) et Berlinale que l’homophobie déjà vécue ».
venu le plus grand événement du genre une comédie romantique qui n’a rien de (Allemagne).  
qui dure 11 jours et attire près de 35 000 banal et qui raconte l’histoire d’une ren-
personnes par année. En faisant ses contre entre une Pakistanaise musul- Jo-Ann Chiam, membre du Conseil
premiers pas à Ottawa en 2007, il en est mane queer et une Mexicaine, dans un Des court-métrages en tout genre d’administration de l’organisation In-
maintenant à sa 11e année d’existence et bar. God’s Own Country est également side Out, résume bien le Festival en
offre cette année un mélange de films et au programme du festival, un film qui a Les meilleurs court-métrages LGBTQ+
concluant: « On a trouvé une place où
court-métrages avec une fête le samedi remporté le Prix Bill-Sherwood pour le de l’année au Canada ont été à l’hon-
soir et un brunch avec les producteurs meilleur premier long métrage au Fes- neur du programme du samedi et il faut on peut raconter nos histoires, où on
dimanche avant-midi. tival international du cinéma LGBT de le dire, ce ne fut pas un après-midi en- peut partager nos histoires ».

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A R T S e t C U LT U R E la rotonde numéro 9 11

Entrevue avec Iskwé
Une voix porteuse de son et de sens
ait de plus en plus de conversations sur d’autres pays. Je crois qu’il est important Iskwé: Le produire n’était pas un défi.
GABRIELLE LEMIRE
les choses qui ont un impact sur ma com- de se regarder soi-même et de se deman- Les conversations abordées dans l’al-
munauté. Me rappeler que je peux gran- der qu’est-ce qu’on fait pour que chaque bum sont toutes importantes pour moi.
Après deux ans de tournée, Iskwé, la chan-
teuse crie-denée, lançait son album, The Fight dir à travers les gens avec qui j’interagis personne dans le pays ait l’expérience Chaque chanson me parlait personnelle-

Within, le 3 novembre dernier. Ses paroles sur grâce à la musique. J’ai eu la chance de d’un même niveau de soins, d’engage- ment et je voulais en parler. Je crois que

les enjeux qui affectent les Premières Nations rencontrer de nouveaux gens autant dans ment et de compréhension auquel nous le seul défi était de trouver le courage de
la placent comme porte-voix de la culture au- les arts qu’au-delà du monde des arts. Je nous attendons d’un autre pays. sortir l’album. Quand on parle d’enjeux
tochtone: « Je voulais contrer les stéréotypes crois qu’il est important de porter atten- politiques et de choses qui incluent l’ac-
[et] redonner aux gens qui me tiennent à coeur: tion à chacun de ces moments et de conti- Ce n’est pas une fête, ni une célébration tivisme, ce n’est pas toujours facile. Je
nos nouvelles générations. Cet album est pour nuer à apprendre, à grandir et à être une de nos 150 ans de confédération ou de co- devais me dire que c’était correct, que les
eux ».  La Rotonde a eu la chance de l’interro- meilleure personne. lonialisme. C’est une réflexion sur les sec- gens que j’allais atteindre étaient ceux
ger en vue de son concert au Centre national teurs dans lesquels on peut s’améliorer. que je pouvais atteindre, sans plus. Je me
des arts le jeudi 23 novembre prochain. LR: Quel est l’impact de la cam- Sans vouloir freiner le party, mais d’être suis dit qu’au lieu de contrôler la portée et
pagne Canada 150 sur vous? réaliste et de réaliser que ce n’est pas tout le succès de l’album, je vais le sortir et le
La Rotonde: Quels sont les trois ob- le monde qui vit ces célébrations, donc on laisser agir de lui-même.
jectifs principaux que vous tentez Iskwé: Plein de choses formidables font doit être capable de reconnaître et d’ho-
d’atteindre avec votre musique? du Canada un endroit unique où vivre. norer ça. Présentement étudiante à temps partiel
Par exemple, notre ouverture à soutenir en sciences politiques avec mineure en
Iskwé: Je veux faire partie du change- les nouveaux arrivants, plus particulière- LR: Quels sont les défis que vous études autochtones, Iskwé participera à
ment que je veux voir arriver. Je veux ment ceux en provenance de pays déchi- avez rencontré durant la produc- une résidence musicale au Banff Center
faire partie de l’impact sur les jeunes. J’ai rés par la guerre. Mais en même temps, tion de l’album The Fight Within ? for Arts and Creativity. Elle sera en spec-
une vision où je veux rejoindre les gens, je crois qu’il existe plusieurs moments où tacle au Centre national des arts le jeudi
où je peux étendre ma portée pour qu’on les Canadien.ne.s aiment pointer du doigt 23 novembre prochain.

Le calendrier culturel
Du 13 au 19 novembre 2017

Lundi Mardi Mercredi Jeudi vendredi Samedi Dimanche

Exposition Vicky F. Table ronde Beneath the Culture Fest Soirée Cinéma Naughty 90’s Timber Timbre, Boyhood John Muirhead et Mos-
Boudreault et Femmes Tame cow Apartment
cosmonautes 17h30 20h
midi 21h
19h 14h
16h
Centre universitaire de Lisgar OperationSmile Centre Bronson
Galerie 101
1848
Tonik Carleton The Record Center

Exposition Advocatus Rococode Festival de films d’aven- Jeudis créatifs Motherland et Dreaded Tall Pines Thrift Événement multi-foi
Diaboli ture d’Ottawa Rebels
20h 18h 11h 14h30
10h midi 20h
House of TARG Musée des Beaux-Arts Bar Robo Hôtel de ville d’Ottawa
Bouquinart Librairie Mayfair Theatre Café Nostalgica

Lancement de
Tarot 101 Jam de Femmes Soirée Cinéma The Frankenstein Sound Healing Concert The Elephant Girls They Grieve

18h30 19h 17h30 17h30 19h30 19h30 19h

Singing Pebble Books Triple Seven Lisgar OperationSmile Rama Lotus Yoga Center Arts Court Pressed
Orange Art Gallery

Légende:
festivals cinéma théatre arts visuels musique ateliers divers

w w w. l a r o t o n d e .c a
section

sports et bien-être Slim Essid
sports@larotonde.ca
Chef de pupitre

hockey masculin
Un autre coup dur pour les Gee-Gees
éclaté sur la glace à deux reprises au
DANIEL BIRRU
cours de la dernière minute, durant la-
Vendredi soir dernier, c’est devant une quelle les arbitres ont sévi trois fois lors
salle comble de plus d’une centaine de des onze dernières secondes.
spectateurs que les Gee-Gees ont renoué
leur rivalité avec les Ravens de Carleton à
l’aréna du complexe sportif Minto. Les deux En entrevue avec La Rotonde, l’entraî-
équipes, qui s’affrontaient pour la deuxième neur-chef de l’équipe, Patrick Grand-
fois de la saison, ont livré tout un duel avec maître, s’est attardé sur le début de
beaucoup d’intensité, de rudesse et de ba- match que son équipe a connu. « J’ai ce-
garres à l’honneur.
pendant bien aimé le restant du match.
On a frappé fort chez les Ravens, on a
Une partie riche en émotions
eu autant de chance qu’eux, on n’a pas
Les Ravens ont connu un excellent dé- lâché. Je pense qu’on aurait pu revenir
but de rencontre, marquant deux fois dans le match, mais le début de la ren-
en l’espace de dix-huit secondes dans contre a été vraiment atroce, et j’en suis
les trois premières minutes. Les joueurs
certainement déçu ».
se sont ensuite butés à deux gardiens
très solides au cours de la deuxième,
Graham Hunt chez les Gee-Gees et PHOTO: AYOUB BEN SASSI Grosse foule des deux côtés
François Brassard du côté des Ravens.
Ce n’est qu’en fin de période, avec deux
minutes à jouer, que les Ravens ont Tant les Gee-Gees que les Ravens ont
réussi à tripler leur avance en marquant eu droit à de gros encouragements de la
leur troisième but de la période. Les part de la foule, qui s’est vraiment fait
Gee-Gees ne sont pas pour autant ren- sentir tout au long du match. Le Doc-
trés au vestiaire avec un retard de trois
teur Stephen Shannahan, qui en faisait
buts; l’attaquant Cody Drover a réussi à
faire dévier le tir de Mathieu Newcomb, partie, a laissé savoir qu’il appréciait
ce qui a trompé la vigilance du gardien grandement l’ambiance des partisans.
Brassard pour inscrire Ottawa au poin- « Les Gee-Gees ont connu un dur dé-
tage. part, et certainement la foule n’a pas
apprécié. Ce soir, les adversaires sont
Les deuxième et troisième périodes au-
ront toutefois été bien moins chargées de la ville, ils ont des partisans ici, alors
que la première. Seules deux rondelles on ressent au moins un peu de vie dans
ont trouvé le fond du filet lors des qua- l’aréna. Par contre, c’est du mauvais
rante dernières minutes de jeu. Car- côté ! » Les partisans des Gee-Gees
leton a réinstauré son avance de trois
n’ont quand même pas cessé de faire du
buts après seulement onze secondes
de jeu, en deuxième. C’est après ce mo- bruit pendant toute la durée du match.
ment qu’on a vraiment pu percevoir
de l’insistance par l’équipe locale au- Les Gee-Gees ont subi un troisième re-
tour du filet des Ravens. Malgré tous vers de suite, tous par un seul but, et
leurs tirs, leurs avantages numériques
et leurs nombreuses chances de mar- ce, à domicile. Ils affichent maintenant
quer, un seul de leurs tirs s’est retrou- quatre victoires, cinq défaites et une en
vé derrière Brassard, un peu plus d’une bris d’égalité, bon pour la sixième posi-
minute après le début de la troisième. tion de la division Est du championnat
Par ailleurs, Ottawa a opté pour ne pas
des Sports universitaires de l’Ontario
confier le filet au gardien Hunt pour le
troisième vingt : l’équipe a plutôt fait (SUO).
PHOTO: AYOUB BEN SASSI
confiance à Anthony Brodeur. Fina-
lement, le match s’est terminé par la Les deux rivaux de la capitale nationale
marque de 4 à 2 en faveur des Ravens, se rencontreront une fois de plus dès
qui sont maintenant à deux victoires breuses altercations entre les joueurs ; lequel il a perdu une dent et a craché du
plusieurs coups durs, bagarres et tensions sang sur la glace. Il a brièvement quitté ce vendredi à la Place TD, domicile des
en autant de matchs face à leurs rivaux
d’Ottawa cette saison. ont pimenté le match tout au long de la la rencontre quelques minutes, mais est 67’s d’Ottawa, prochain match pour les
soirée. L’attaquant Kevin Domingue a rapidement revenu sur le banc des siens. deux équipes à l’occasion de la classique
Un jeu très rude été victime d’un violent coup à la tête Les choses se sont vraiment intensifiées du Colonel By. Les billets sont en vente
Les partisans ont assisté à de nom- en milieu de deuxième période, jeu sur en fin de match, alors qu’une mêlée a dans le complexe sportif Minto.

w w w. l a r o t o n d e .c a
Sports et Bien-être la rotonde numéro 9 13

Entrevue

Dévouement d’un technicien expérimenté
aux commandes des Gee-Gees ? qui s’entraînent pour rivaliser sur la
DANIEL BIRRU ET SLIM ESSID scène internationale, on est en charge LR : Avez-vous un système tac-
Entraîneur-chef de l’équipe féminine de soc- SJ : J’ai toujours aimé être entraîneur. d’organiser une série de camps d’en- tique préféré ou préférez-vous
cer depuis 1994, Steve Johnson entame sa C’est quelque chose que j’ai toujours traînement, de périodes d’évaluations vous adapter aux joueuses à votre
première saison à temps plein. Vainqueur fait depuis que je suis adolescent. Par et ensuite on se met ensemble pour un disposition ?
de huit championnats SUO (Sports univer- contre, ce n’a pas été ma seule car- temps très serré, mais intense. C’est
sitaires de l’Ontario) et ayant déjà remporté rière – j’ai aussi été enseignant dans tout un défi. SJ : En équipe, nous essayons de faire
un titre national, il est le deuxième entraî- une école secondaire. Ce fut donc une
correspondre le système tactique aux
neur le plus ancien du campus. Son expé- énorme responsabilité pour moi, d’al- LR : Quels points communs trou-
joueuses que nous avons. C’est une
rience et sa soif du défi témoignées par sa terner entre mon travail de coach et ce- vez-vous entre le fait d’enseigner
question d’adaptation pour tout le
carrière en font une référence dans l’univers lui d’enseignant. et entraîner ?
monde. On ne contrôle pas le type de
des sports universitaires. Cette semaine,
LR : Si vous deviez choisir votre SJ : La patience. Il s’agit d’une énorme personnes qui entrent dans notre pro-
l’entraîneur-chef est revenu sur son passé
meilleure saison à la tête de qualité en tant que coach et en tant gramme, il faut donc être flexible au
et son avenir.
l’équipe, laquelle serait-ce? qu’enseignant. Il faut aussi avoir la ca- niveau de la mise en scène de l’équipe.
La Rotonde : Qu’est-ce qui vous a pacité de s’entendre avec les gens de Je pense qu’on n’est pas gagnants en
amené à cette carrière ? SJ : Certainement l’année du cham- notre entourage, que ce soient des col- forçant les joueuses à s’adapter à un
pionnat, en 1996. J’en étais à ma troi- lègues, patrons ou élèves. certain niveau tactique qui ne leur
Steve Johnson : J’ai commencé à sième année avec l’équipe. Nous avons convient pas vraiment. On a donc fait
m’enrôler dans l’entraînement du soc- connu une merveilleuse saison sans dé- LR : Comment avez-vous réussi à des changements tous les ans au cours
cer féminin dès ma première année faite, et je l’ai faite avec un de mes meil- faire les deux à la fois ? des quatre dernières années dans notre
d’université. Il faut remonter jusqu’en leurs amis d’université, qui lui venait du style de jeu.
1980! J’étais alors assistant-entraîneur. Nouveau-Brunswick. Il y a eu quelques SJ : C’était tout ce que je faisais. Au-
Ce n’est que lorsque je suis allé à l’uni- changements apportés à l’équipe, dont jourd’hui, je n’enseigne plus. Je suis LR : Un mot sur la dernière élimi-
versité de Moncton que je suis deve- une de mes meilleures joueuses qui a entraîneur à temps plein, et durant la nation en quart de finale des SUO,
nu entraîneur-chef du programme de été obligée d’abandonner pour retour- saison, je travaille aux alentours de face aux Gaels de Queen’s, aux tirs
soccer féminin. Je me suis par la suite ner à l’école, mais tout de même, ce fut onze heures par jour. Chaque jour, au but des Gee-Gees dimanche
retrouvé à Ottawa, où nous étions un une année magique, mémorable! je me plains de ne pas avoir assez de
dernier?
simple club de 1990 à 1993, et c’est en temps pour finir toutes les tâches que
1994 que nous sommes officiellement LR : Selon vous, quelles sont les j’ai au programme. À ce moment-là, je
SJ : On accepte la défaite, mais c’est
devenus une équipe universitaire (Var- grandes différences entre entraî- suis obligé de les finir le jour suivant, ce
ner dans une équipe universitaire qui me met en retard dans mes autres dommage d’avoir vu refuser deux
sity Program). Mon titre actuel est donc
le responsable gérant du programme de et une équipe nationale ? tâches! C’est comme une roue qui buts alors qu’ils étaient valides. Toute
soccer féminin à l’Université d’Ottawa. tourne sans fin. Je me retrouve donc à l’équipe sait qu’on a marqué trois buts
SJ : Dans une équipe universitaire, on me demander : « Comment ai-je réussi dans le match. Ça fait mal de sortir
LR : Vous êtes le deuxième en- travaille avec nos athlètes pour un mi- à en faire bien plus alors que j’avais un comme ça, aux tirs au but qui relèvent
traîneur avec le plus d’expérience nimum de huit mois par année alors autre emploi ? ». Il faut adorer ce tra- de la chance. L’an prochain, le tournoi
au niveau universitaire. Pen- qu’ils sont à l’école. Lorsqu’on met au vail, il faut pouvoir faire des sacrifices, se passera à Ottawa et je pense qu’on
siez-vous rester aussi longtemps point un groupe de joueurs, de joueuses on ne s’en tirera pas autrement. sera redoutable!

L’œil sur la semaine
Dimanche 5 novembre 2017:
En réalité, la semaine commence le dimanche. Impossible de ne pas mentionner ce que les Gee-Gees ont accompli au Rugby féminin. Elles ont inscrit l’histoire de leur empreinte en devenant la première
équipe des RSEQ à s’imposer dans les U Sports. La finale historique était face au Rouge et Or de l’Université de Laval, eux aussi faisant partie des RSEQ et passant tout prêt de l’exploit, et s’est soldée
par un résultat final de 20-10.

Mardi 7 novembre :
Éliminée en quart de final des SUO, l’Université d’Ottawa peut au moins sourire, car comme en chaque fin de saison, les SUO ont présenté leur équipe étoile composée des meilleurs joueurs de l’année,
et comme à son habitude, les Gee-Gees sont fortement représentés. Cette fois, ce sont trois joueurs qui figurent dans la liste tant convoitée : l’ailier défensif Alain Pae, de retour en tant que titulaire cette
saison, le quart arrière Alex Lavric et le joueur de ligne offensive Tanner Bishop.

Vendredi 10 novembre :
Basket-Ball masculin : Les Gee-Gees se sont inclinés vendredi soir face aux Golden Hawks de Laurier. Ces derniers ont livré un match époustouflant, ne laissant aucune chance à nos Gris et Grenats. Le
résultat final révèle une partie serrée, mais où les Gee-Gees n’ont jamais vraiment donné l’impression de pouvoir égaler la force de leur adversaire du soir.

Basket-Ball féminin : Même sort réservé du côté féminin. Les joueuses de Andy Sparks ont dû elles aussi s’avouer vaincues contre leurs hôtes, les Golden Hawks de Laurier. Le résultat final a donné l’im-
pression d’une photocopie de l’autre match masculin : 87-83. Malgré le retour en force de Kelly Forland, la défenseuse, les Gee-Gees n’ont pas pu concrétiser leur remontée de la deuxième partie du match.

Samedi 11 novembre :
Basket-Ball masculin : Ce fut un match joué jusqu’au dernier souffle pour les Gee-Gees et les Warriors de Waterloo. Finalement, ce sont nos gris et grenats qui ont remporté le match 79-73. Ils prennent
un peu d’oxygène au classement et se mettent dans un bon état d’esprit avant le grand match face à Carleton mardi prochain.

w w w. l a r o t o n d e .c a
14 A RSTpSo re t sC eU tLTBUi Re En - ê t r e l al laraortroootntodonenddee L u n d li le1u3mn dnaior1vd3ei m2n9bo rvmeam2rb0sr1 2e7 021061 7

Chronique
Réviser ses notes... et ses choix!
SLIM ESSID
line, sont fortement secrétées lors de l’effort
Le temps passe vite. Alors que le semestre est à et ensuite diminuent afin que le système cor-
peine commencé dans la tête de certains, enta- porel déstresse, se calme et se repose. Cela
mons en réalité sa dernière phase. Les examens explique pourquoi on se sent plus relaxé
de mi-session touchent à leur fin et les étudiants après une séance de sport. Après la récupé-
commencent à se préparer pour les projets et ration, le corps se reconstruit et devient da-
examens finaux. Comme d’habitude, les cafés, vantage adapté au stress. Par conséquent, si
les Red Bull, Monster et autres stimulants seront l’on veut se renforcer, l’effort physique est un
de la partie pour maintenir les étudiant.e.s en stimulus stressant primordial.
alerte et supporter le rythme effréné des révisions.
Bon stress contre mauvais stress
Réflexion
Le bon stress est celui qui est relié au mou-
La question qu’on doit tous se poser est la vement et qui ne peut que nous rendre plus
suivante : Est-ce que réussir mes examens fort mentalement et physiquement. Cela
doit empiéter sur ma santé? Il faut savoir peut même nous protéger des maladies
que ces substances ne créent pas de l’éner- vu que le système immunitaire est positi-
gie. Elles ne « vous donnent pas de l’énergie vement influencé par l’effort physique. Le
», comme ce que disent souvent les gens. problème qui se pose, vous l’aurez sûrement
Cela ne reflète en rien la réalité du processus. compris, est que les stimulants enclenchent
de l’excitation sans activité physique. Le cor-
Les hormones à la rescousse tisol et l’adrénaline restent anormalement
élevés, ce qui stresse trop le corps, amenant
Le mécanisme est simple: ces substances à des ravages physiologiques et psycholo-
viennent stimuler votre lobe frontal, la par- giques. Comment vous sentez-vous après
tie du cerveau reliée aux capacités cognitives quelques heures de stimulation intense?
telles que la mémoire, la concentration et la Généralement pas très bien, avec beaucoup
maîtrise des émotions. Ceci enclenche une de fatigue. Vos organes et votre cerveau sont
libération de différentes hormones telles complètement épuisés.
que :
Sacrifice au nom du court terme
La dopamine : l’hormone de la motivation,
qui nous donne la volonté d’agir et nous rend Cette fatigue s’explique aussi par le fait que
concentrés sur l’objectif. Celle-ci représente vous ne recevez pas davantage d’énergie
le système de récompense de l’être humain, lorsque vous buvez un Red Bull (comme
où, lorsque l’on se fixe un objectif, la dopa- indiqué plus haut), mais vos réserves d’éner-
mine est relâchée par le cerveau pour nous gies sont vidées. En d’autres mots, votre
aider à agir. La concentration augmenxfte et stock qui allait être utilisé dans les jours
la mémoire aussi, ce qui va nous aider à at- suivants est sacrifié au nom du court terme.
teindre notre but. Une fois le tout accompli, Vous vous enlevez de l’énergie de demain,
le sentiment de satisfaction que l’on ressent pour en avoir plus aujourd’hui. Sur le long
est la phase finale de cette sécrétion de do- terme, cela va tout bonnement vous drainer
pamine. et vous déclencherez une sorte de dépen-
dance au stimulant. Effectivement, ceci crée
Le cortisol : l’hormone de stress, diabolisée un cercle vicieux où vous devenez dépendant
vu l’époque dans laquelle nous vivons. En de ces substances pour fonctionner puisque
effet, le stress chronique est l’épidémie du vous serez toujours fatigué.e! Maintenant,
21ème siècle, selon ce qu’a conclu l’Organi- si l’on veut trouver une voie du milieu, qui
sation mondiale de la santé. Toutefois, nous nous permettrait de faire un petit effort tous
avons besoin de cette hormone, surtout lors les jours, sans pour autant se stresser à un
de l’effort physique, car c’est elle qui va per- point où le corps aurait besoin d’un ou deux
mettre au corps d’être en état d’alerte. Elle jours de repos entre les séances, la solution
est un élément important à l’ensemble du est simple : le jogging de 10-15-20 minutes,
mécanisme de défense nécessaire à la survie. le minutage dépendra bien sûr de votre
Le cortisol et une autre hormone, l’adréna- condition physique

ILLUSTRATION: ANDREY GOSSE

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La bande-dessinée
Par Andrey Gosse Rédacteur en chef Correcteur
Mathieu Tovar-Poitras Nonibeault Gagnon-Thibeault
redaction@larotonde.ca texte@larotonde.ca

Actualités Direction générale
Nicolas Hubert Ghassen Athmni
actualites@larotonde.ca direction@larotonde.ca

Arts et culture Directeur artistique
Gabrielle Lemire Andrey Gosse
culture@larotonde.ca direction.artistique@larotonde.ca

sports Directeur de production
Slim Essid Maxime Jolicoeur
sports@larotonde.ca production@larotonde.ca

journalistes Vidéaste
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informations@larotonde.ca
WEB
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reportage@larotonde.ca web@larotonde.ca

Stéphanie Bacher Photographe
nouvelles@larotonde.ca À la recherche!
emploi@larotonde.ca
Secrétaire de rédaction Coordinnatrice des bénévoles
Molly de Barros Charlotte Côté
correction@larotonde.ca benevolat@larotonde.ca

La Rotonde est le journal étudiant de l’Université d’Ottawa, publié
chaque lundi par Les Publications de La Rotonde Inc., et distribué à
2 000 copies dans la région d’Ottawa. Il est financé en partie par les
membres de la FÉUO et ceux de l’Association des étudiants diplômés.
La Rotonde n’est pas responsable de l’emploi à des fins diffamatoires de

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